J’ai longtemps travaillé pour le cinéma. Et la combinaison de l’image et de la musique est au cœur de ce que je fais. (Jessica Congdon) ”
Que dire d’un groupe qui revendique les influences de
Depeche Mode,
Radiohead,
Franz Ferdinand,
Arcade Fire,
Air,
Portishead et
Sonic Youth ? Pas grand-chose tant qu’on ne l’a pas écouté! La bonne nouvelle, concernant Anagram, est que leur musique découle de tous ces groupes sans en piller un seul. Leur electro-pop-rock est évidemment américaine, possède quelque chose de grunge, de psychédélique... Elle bénéficie d'une indéniable fibre mélancolique et d'une maîtrise évidente du home-studio. Loin des arrangements dépouillés qui prédominaient au début des années 2000, le groupe recherche la luxuriance et l’amplitude, n"hésitant pas à multiplier et brouiller les pistes musicales.
Jessica Congdon et Eric Holland se rencontrent à Los Angeles. Tous deux sont déjà des musiciens expérimentés : anciens membres de groupes indépendants californiens (Smitten, Vervein et Milk Cut), ils gagnent leurs vies en écrivant des BO pour le cinéma. Et c’est naturellement dans un studio d’Hollywood que se scelle leur collaboration.
Toujours cadré sur le duo, qui se partage les lead vocals, le groupe fait appel à des musiciens d’horizons multiples rencontrés au détour de différents voyages. Et son premier album : « Songs From Far Away » (2005) ressemble ainsi à un carnet de routes, collecte d'impressions et de croquis mélodiques. Il sera suivi bientôt suivi de « The Lights Went Up », à paraître le 1er novembre 2006.