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Nationalité : Béninoise Naissance : 14 July 1960 à Ouidah Age : 49 ans Métiers : Chanteuse, Danseuse Genre musical : World |
Entre les années 80 et 90, un nouveau "genre musical" débarque dans les revues spécialisées et les bacs des disquaires : la world, étiquette paresseuse désignant ce vaste gloubiboulga qui rassemble tout ce qui ne relève pas de la musique occidentale, notamment les musiques africaines. Parmi ses premières représentantes, une chanteuse d'origine béninoise répondant au doux nom d'Angélique Kidjo.
L'artiste est née un 14 juillet, en 1960, à Ouidah, pas loin de Cotonou. Elle s'initie dès l'âge de six ans aux joies de la musique, de la danse et du théâtre en jouant dans la troupe de sa mère, avec laquelle elle effectuera pendant quelques années de nombreuses tournées en Afrique de l'Ouest. Elle se forge dans le même temps sa culture musicale à l'écoute des premières grandes stars du continent, celles qui, bien avant l'invention de la world, se vendaient déjà en Europe et en Amérique : la vedette sud-africaine Myriam Makeba, le pape de l'afrobeat Fela Kuti et les grands noms de la rumba congolaise. Forte de son expérience au sein de la compagnie de sa mère, Angélique intègre à onze ans le groupe qu'ont fondé ses frangins, le Kidjo Brothers Band. Elle se frotte à cette occasion aux musiques de la diaspora noire : au jazz, au gospel, au rhythm'n'blues et à la soul (James Brown, Aretha Franklin), ainsi qu'à la musique latine (Carlos Santana) et caribéenne. A l'adolescence, la jeune chanteuse bénéficie déjà d'une certaine renommée dont profite son groupe de lycée, Les Sphinx.
En 79, Angélique fait ses premiers passages sur les ondes et rencontre ainsi le producteur et chanteur camerounais Ekambi Brillant, qui lui permet d'enregistrer en 1980 à Paris l'album Pretty, véritable carton en Afrique de l'Ouest. En 83, Angélique est encouragée par son producteur à s'expatrier en France. Elle atterrit à Paris et reprend sa carrière à zéro. Tout en étudiant le chant classique, le travail corporel et le mime, elle chante avec le groupe béninois-togolais Alafia. Elle intègre un an plus tard Pili Pili, formation de jazz-funk conduite par le pianiste hollandais Jasper van't Hof et rassemblant à la fois des musiciens européens et africains. Elle enregistre notamment avec ce groupe les disques Hoomba Hoomba, Jakko et Be in two minds entre 85 et 88, et sort en 86 avec le saxophoniste hollandais Tom Barlage un disque intitulé Ewa Ka Djo.
En 88, elle monte son propre projet sous le nom d'Andie Kidjo avec des jazzmen français, dont son futur époux, le bassiste Jean Hebraïl. Elle livre l'année suivante l'album Parakou, reflet fidèle de ses diverses influences. Le succès de l'opus lui permet d'ouvir pour son idole Myriam Makeba, d'enchaîner concerts et festivals en France et en Grande-Bretagne et d'assurer la première partie de Nina Simone à l'Olympia en 1990. Un an plus tard, Angélique revient dans les bacs avec Logozo, album édité chez Island et sur lequel apparaissent notamment le saxophoniste camerounais Manu Dibango et son homologe américain Brandford Marsalis, ainsi que le Zaïrois Ray Lema. L'année 92 est celle de la reconnaissance internationale pour Angélique, qui joue au Japon, en Australie et aux Etats-Unis. Elle fait ensuite un petit break pour fonder une famille et réapparaît sur le devant de la scène en 94 avec Aye, un disque au son très dance. Le suivant, intitulé Fifa, sera celui du retour aux sources. Cet album, sur lequel intervient Santana, est en effet enregistré avec des percussionnistes béninois.
Angélique revient en 98 avec Oremi. Ce disque aux couleurs très jazz constitue le premier volet d'une trilogie thématique sur les musiques de la diaspora africaine. Angélique explorera par la suite les traditions brésiliennes sur Black Ivory Soul, et caribéennes, sur Oyaya. Elle participe en 2005 à la bande originale du dessin animé Kirikou et les bêtes sauvages, mis en musique par Manu Dibango. Elle sort en 2007 Djin Djin, qui sonne comme un nouveau retour aux sources, avec la participation de percussionistes béninois. Elle invite également sur l'album une pléiade de stars internationales, parmi lesquelles Peter Gabriel, Alicia Keys, Santana ou Ziggy Marley.
En 2008, elle rafle son quatrième Grammy Award et participe à la compilation hommage In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sur laquelle les stars de la musique africaine revisitent à leur sauce les titres les plus célèbres de la bande à Bono. Elle y reprend la chanson « Mysterious ways », un morceau tiré de l'album Achtung Baby.
Depuis 2002, Angélique Kidjo sillonne par ailleurs l'Europe et l'Afrique en tant qu'ambassadrice de bienfaisance de l'Unicef, afin de proumouvoir les droits des enfants dans le monde.
| Personnalités Similaires | Mory Kante, Salif Keita, Youssou N'Dour, Lokua Kanza |
| Inspirations | U2, Bob Marley, Serge Gainsbourg, Jimi Hendrix, Fela Kuti, Aretha Franklin, James Brown, Nina Simone, Gilberto Gil |
| Collaborations | Santana, Alicia Keys, Joss Stone, Alpha Blondy, Peter Gabriel, Ziggy Marley, Herbie Hancock |
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