Grand artisan de l’émergence de la scène electro minimaliste allemande au milieu des années 1990, co-fondateur du réputé label de Cologne Italic, Antonelli n’en demeure pas moins aujourd’hui un des plus discrets.
Stewan Schwander, l’homme de Düsseldorf qui se cache derrière Antonelli, débuta tout d’abord sa carrière musicale avec son groupe des Bad Examples, formation d’electro-dub qui s’intéressera déjà à la potentialité pop de la musique électronique, spécificité du travail future de l’Allemand. Les Bad Examples sortiront quatre albums,
Slow Music (1995),
The River, the Night, the Moon, Temptation and You (1997),
Electro Tiki (1999) et
Profis Like Us (2002), productions qui ne connaîtront toutefois qu’un retentissement très relatif.
C’est en 1997 que Schwander se lance dans l’aventure en solo sous le pseudo Antonelli Electr. avec la sortie de l’EP
Handclaps, suivi l’année suivante de l’album
Peng Peng Baby. La naissance d’Italic, fondé conjointement avec Marc Knauer, est inaugurée avec une pluie de EPs ainsi que la sortie d’un nouvel album,
Me, the Disco Machine, tout cela dans la même année 1999.
Artiste prolifique, Antonelli est également un adepte des pseudos multiples et variés : ainsi, outre Antonelli Electr., l’Allemand publiera aussi des disques sous les noms de Rhythm Maker (
Landing en 2001), Repeat Orchestra (
Themes from Repeat et
The Original Dimensions respectivement en 2002 et 2004), A Rocket In Dub (I
f Music Could Talk en 2003 sur son label Italic), Swimming Pool (projet commun avec Michael Scheibenreiter, qui se finalisera avec les sorties de
Anything That Doesn't Move en 2003 et
Good Old Music en 2006). Enfin, avec Pop Up, collaboration avec
Jörg Burger, autre illustre figure de la scène allemande, Schwander a sorti quelques EPs. En 2008, Antonelli sort son nouvel album
Soulkiller.