| . | Entretien avec Air |
| . | Entretien avec Hecuba |
| . | Entretien avec Mayer Hawthorne |
| . | Entretien avec The XX |
| . | Entretien avec Joakim |
| . | Les interviews Musique |
| . | La nuit parisienne à l'agonie |
| . | Portrait vidéo d'un sosie de Michael Jackson |
| . | Expo Miles Davis en vidéo |
| . | Bruce Springsteen en 60 morceaux |
| . | De retour du festival Offset |
| . | Articles Musique |
|
Nationalité : belge Naissance : 21 mai 1949 Age : 60 ans Label : EMI Genre musical : Rock Écoutez Arno sur : Radio Chanson française - Radio Pop Rock |
Engagé assez tôt en musique (le groupe Tjens Couter), Arno prend la tête d’un premier ensemble en 1970 qui deviendra un groupe belge assez réputé, le TC Matic. A cette époque, la question du style est déjà posée et contournée au début des années 1980 par un mélange assez original de new wave, de rock dur (tendance cuir électrique), et de chanson traditionnelle. Arno, élevé en Néerlandais, chante anglais et français première langue. Sa capacité à mêler les deux registres (les trois en réalité) en fera l’un des rares chanteurs belges appréciés dans les deux provinces. Des quatre albums de TC Matic, on retiendra notamment son hymne "Putain, Putain", qui non content de cartonner, sera repris plus tard brillamment par Stephan Eicher, les deux hommes nouant à cette occasion une amitié durable. Le groupe TC Matic se sépare en 1986, faute peut-être de rencontrer un succès massif. Lors d’une tournée en première partie de Simple Minds, le groupe assure des concerts chaotiques qui ne correspondent pas à l’image que l’on se fait alors d’un grand groupe international. Le mythe Arno est en marche et s’installe avec le démarrage de sa carrière solo : le rockeur se fait pousser les favoris, prend du menton et, tout en continuant à travailler avec ses anciens comparses, se taille une place de choix dans un circuit mi-variété, mi-indépendant. La carrière solo d’Arno se fera dans la modestie et le panache : entre le chanteur de caf’conc, l’épave des torch songs et le loser magnifique.
A partir de son album éponyme (1986), Arno enchaîne les disques et les succès. Il se spécialise dans la reprise décalée et assure, comme Brel avant lui, un battage de terrain exceptionnel. Il joue partout, s’écroule souvent, mais crée un lien extrêmement puissant avec son pays et un public qui lui reste fidèle malgré un passage à vide entre 1997 et 2000. Arno sort des disques live, un best of et cherche une voix nouvelle. Il joue à la caricature de lui-même et est exhibé sur les plateaux télé pour créer l’événement.
Ses textes évoquent le plat pays, la mer du Nord, l’alcool, les femmes. Le mélange des trois langues conduit à des images poétiques assez puissantes et à une fusion inédite de tendresse, de dureté et de naïveté. Arno livre quelques perles noires comme "Les Yeux de ma mère", "Bathroom Singer" ou "Je veux nager". Il place habilement des reprises étonnantes de standard rock ou chanson sur la plupart de ses albums. Son art l’amène à reprendre Adamo ("Les Filles du Bord de Mer") et les Stones sur le même plan et avec la même énergie. L’ensemble de ces morceaux est d’ailleurs rassemblé en 2008 sur le très intéressant Covers Cocktail. Il obtient, par exemple, un succès inattendu avec un medley improbable entre David Bowie ("Jean Genie") et Jacques Dutronc ("La Fille du Père Noël") baptisé "Jean Baltazaarrr".
Malgré quelques bons albums, Ratata en 1990 ou Idiots Savants en 1993, la musique d’Arno reste quelque peu plombée par son essence même. Le mélange gros rock à guitares et accordéon n’est pas toujours du meilleur goût. Son anglais est mal assuré et ne lui permet pas de lutter avec ses idoles comme Tom Waits, pour ne citer que son influence vocale la plus évidente, ce qui l’amène peut-être à revenir au français ces dernières années. Sur scène, son personnage authentique fait merveille et en fait un Mark E. Smith belge tout à fait honorable. Arno boit un peu plus que ce qu’il ne faudrait pour vaincre sa timidité et aligne des performances saisissantes qui le situent, sur la carte du rock, entre le Gainsbourg provoc et le Grand Jacques, la créativité en moins.
Emblème de la belgitude, Arno s’offre quelques rôles au cinéma : il joue dans le beau Camping Cosmos de Jan Bucquoy, dans le film Alors Voilà de Michel Piccoli ou encore, plus récemment, chez le ridicule Samuel Benchetrit, où il côtoie un autre monument francophone Alain Bashung (J'ai toujours rêvé d'être un gangster). La scène qui rassemble les deux chanteurs dit assez bien ce qu’est Arno aujourd’hui : un chanteur personnage amoureux fou du rock et qui en est devenu, malgré lui, une incarnation aussi vivace et authentique que désuète et attachante.
| Personnalités Similaires | Serge Gainsbourg, Arthur H, Stephan Eicher, Mark E. Smith |
| Inspirations | David Bowie, Tom Waits, The Rolling Stones, Jacques Dutronc, ABBA, Jacques Higelin, Leo Ferré, Muddy Waters, Salvatore Adamo |
| Collaborations | Alain Bashung, Jane Birkin, Craig Armstrong, DJ Zebra, Samuel Benchetrit, Michel Piccoli |
| Amis/Famille | dEUS |
|
martin (invité)
08 Mai 2008 à 13:48
c nul arno un vieux con bidon |
||
|
mistigri (invité)
26 Mars 2008 à 23:15
je suis allée voir le concert d'Arno à Lille:Genial .J'etais au premier rang.Merci à Arno et à ses musiciens pour ce bon moment.J'espère le revoir à Ostende ou à Anvers.C'etait très physique et c'est super.Merci encore. |
||
|
JJ (invité)
14 Mai 2007 à 16:53
Du rock,du gros son,de la sincérité et de l'émotion...Bête de scène,Arno est sûrement le plus "higelinesque"de tous les Belges..!. |
||
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z