Astor Piazzolla



Astor Piazzolla Vrai nom : Astor Pantaleon Piazzolla
Nationalité : Argentine
Naissance : 11 mars 1921 à Mar del Plata
Mort le : 04 juillet 1992

Métiers : Multi-instrumentiste, Arrangeur, Compositeur
Genre musical : Musique Contemporaine
Astor Piazzola, le bandonéon king a été un des plus grands musiciens du XX e siècle, en agissant comme Bartok en amenant la musique populaire vers le classique, le contemporain et le jazz, quand ce n’est pas la pop. D’abord merveilleux instrumentiste, il devient vite un révolutionnaire du tango, en rentrant à Buenos Aires, puis en travaillant dans le monde entier à ouvrir ses méthodes de jeu et de composition à d’autres modes musicaux et musiciens.

En 1924, Astor Piazzolla arrive à New York avec ses parents. Il commencer à jouer du bandonéon à huit ans. En 1932, il compose son premier tango "La catinga", fait la rencontre de Carlos Gardel qui lui donnera un petit rôle dans le film "El día que me quieras". De retour à Mar del Plata en 1936, il fait partie de petits groupes locaux. Dès 1938, à Buenos Aires, il entre dans l’ensemble du joueur de bandonéon Aníbal Troilo, mais celui-ci lui impose des limites, ne souhaitant pas aller trop loin dans l’avant-gardisme. Il aidera à l’apogée du tango les deux décennies suivantes.

Solo Piazzo

L’esprit novateur d’Astor Piazzolla, bandonéoniste, mais aussi pianiste va accompagner Francisco Fiorentino, avec les fameux tangos "Nos encontramos al pasar", "Viejo ciego" y "Volvió una noche". Piazzolla lance son premier orchestre en 1946, en restant dans le style traditionnel de l’époque, et se place parmi les meilleurs du moment : Horacio Salgán, Francini-Pontier, Osvaldo Pugliese, Alfredo Gobbi et Anibal Troilo lui-même. En 1948, il aura enregistré 30 titres dont quelques uns figurent comme morceaux d’anthologie : "Taconeando", "Inspiración", "Tierra querida", "La rayuela" ou "El recodo".

Période Boulanger

Au début des années 50, Piazzolla hésite entre Bandonéon et piano ; il pense même se lancer dans le classique. Il part en France, avec une bourse du Conservatoire de Paris, mais la musicologue Nadia Boulanger le persuade de développer son art à partir de ses racines : le tango et le bandonéon. En 1955, en compagnie de Martial Solal et des cordes de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, il va enregistrer 16 titres. Cet enregistrement aura un très gros succès avec les tangos "Nonino", "Marrón y azul", "Chau, París", "Bandó", "Picasso" ,

Révolutionnaire en Argentine

De retour en Argentine, il va s’affairer à deux entreprises : un orchestre de bandonéon et de cordes avec lequel il composera de nouveaux tangos, avec la complicité au chant de Jorge Sobral, puisqu’Astor cherche à étendre au chant l’esprit de son tango. L’autre grande entreprise sera la création de l’Octet Buenos Aires qui réunira des artistes de haut niveau pour jouer tout ce qui est connu du tango traditionnel. Y jouer, est le sommet de la carrière pour nombre musiciens du cru. En 1958 Astor Piazzolla retourne à New-York où il lance le Jazz-Tango, mais trop de concessions commerciales en font une expérience décevante. A son retour à Buenos Aires en 1960, il crée leQuinteto Nuevo Tango (bandonéon, piano, violon, guitare électrique et contrebasse) qui va avoir beaucoup de succès avec le chanteur Hector de Rosas. En 1963, il lance le Nuevo Octeto qui permet d’incorporer de nouveaux sons (flûte, percussion et voix). A Buenos Aires, en 1965, il enregistre une série de compositions sur des textes et poèmes de Jorge Luis Borges, avec le chanteur Edmundo Rivero et le comédien Luis Medina Castro. Il travaille ensuite avec le poèteHoracio Ferrer avec qui il crée l’opéra María de Buenos Aires. En 1969, la sortie de "Balada para un loco" et "Chiquilín de Bachín" sera un succès franc et massif. Cette même année, il enregistre avec la chanteuse Amelita Baltar et le chanteur Roberto Goyeneche.

Content pour rien ? Contemporain

En 1972, après avoir enregistré le disque "Concierto para quinteto", il forme le Conjunto 9 avec lequel il enregistre "Música contemporánea de la ciudad de Buenos Aires". Astor Piazzolla se rend en Italie où il fera connaître "Balada para mi muerte", avec la chanteuse Milva, "Libertango" et l’émouvante "Suite troileana", qu’il écrit en 1975 affecté par la mort de Troilo. Trois ans plus tard, il compose et enregistre une série d’œuvres dédiées à la coupe du monde de football, disputée en Argentine en 1976, pendant la sanglante dictature militaire qui manipula ce tournoi. En 1979, il présente "Escualo" avec son quintet. Durant les années suivantes, il va unir son talent à George Moustaki (pour qui il compose "Hacer esta canción" et "La memoria"), Gerry Mulligan et Gary Burton. En 1986, il enregistre "Suite for vibraphone and new Tango Quintet" avec Gary Burton, dans le cadre du Festival de Jazz de Montreux, recevant les éloges de Pat Metheny, Keith Jarret et Chick Corea. En 1987 il joue avec son quintet au Central Park de New York. La dernière formation, que créera Piazzolla, sera un sextet qui comprendra un deuxième bandonéon et un violoncelle pour remplacer le violon. Piazzolla composera les bandes sonores de 50 films. En 1988, il enregistre celle de  "Sur" (Le Sud) de Fernando Solanas, en hommage à la poésie de Buenos Aires.  En 1989,  Down Beat le place parmi les meilleurs musiciens du monde. En 1990,Mstislav Rostropovich joue à New Orleans l’œuvre pour violoncelle et piano qu’il avait commandé à Piazzolla, Le Grand Tango. En hommage au grand artiste, Rostropovich jouera la même œuvre au Teatro Colón de Buenos Aires en juillet 1994, deux ans après la mort de Astor Piazzolla le 4 Juillet 1992, suite à une attaque cérébrale. Mala Vida !

Personnalités associées à Astor Piazzolla

Inspirations Grace Jones
Collaborations Richard Galliano, Carlos Gardel

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