Personne mieux que Barbra Streisand elle-même n’a pu trouvé de meilleur qualificatif que « l’actrice qui chante » (the actress who sings) tantla reconnaissance mondiale qu’elle aur a obtenu se sera faite dans les deux domaine de la musique et du cinéma. Multi-couronnée, elle collectionne les grammys et les golden globes ; elle symbolise un pan énorme de la culture américaine, de la comédie musicae de Broadway aux grandes comédies sentimentales en passant par les chansons à l’eau de rose. Cette artiste accomplie s’illustre aussi dans son engagement généreux et humaniste (sa fondation est financée en partiep ar ses apparitions live) et son soutien au partie démocrate depuis une cinquantaine d’année.
De
Céline Dion à
Mariah Carey, elle a inspiré un nombre impressionnant de chanteuses américaines et internationales, pour le meilleur et pour le pire : il faut bien avouer que le côté un peu mièvre, guimauve et classissiste de ses compositions et reprises peuvent lasser et présentent un intérêt moindre (voire un réel ennui) pour l’amateur de musiques aventureuses…
Des débuts précoces… et déjà le succès
C’est à 13 ans que Barbara (elle « perd » le « a » quelques années plus tard) réalise son premier disque et à 18 ans qu’elle monte sur les planches de Broadway. Dès la naissance de sa carrière, on le voit, musique et comédie sont étroitement liés ; cette double casquette ne la quittera plus.
Ses interprétations de comédienne lui ouvrent grand les portes des plus prestigieux théatres de l’Est des Etats-Unis et des radios (un média incontournable à l’époque), mais c’est en chantant que les premières récompense internationales seront décrochées. Columbia produit son premier album
The Barbra Streisand Album en 1963, qui obtient trois « grammys » : album de l’année, meilleure vocaliste féminine et… meilleure pochette (une femme résolument audiovisuelle, donc !). Elle produira une soixantaine d’albums tout au long de sa carrière : les comédies musicales, avec cette forte empreinte jazzy / cabaret ; les albums de variété internationale ; les enregistrements orchestraux, plus classiques. Des collaborations marquantes peuvent être relevées, avec notre Michel Legrand national –
Je M’appelle Barbra, (1966), avec les Bee Gees (
Guilty en 1980) et plus tard Michael Gibbs, mais aussi people]Frank Sinatra
Donna Summer,
Céline Dion,
Bryan Adams...
Moins de concerts, plus de cinéma
Nous sommes en 1967 et le conflit israélo-Palestinien est extrêmement tendu. Barbra Streisand, de confession juive, reçoit des menaces de mort de l’OLP. Mue par une crainte légitime, elle donne sa dernière représentation musicale publique à Central Park devant 135 000 personnes et ne fera plus de concert public pendant… 25 ans.
Il est néanmoins toujours possible de l’entendre chanter à l’écran, puisqu’elle triomphe dans
Hello Dolly en 1969 au côté de
Gene Kelly,
Funny Girl (1975),
A Star Is Born (1976, et son incontournable tube
« Evergreen »). Elle passe derrière la caméra, notament en 1983 pour l’adaptation d’une nouvelle de
Isaac Bashevis Singer,
Yentl, et reçoit un Golden Globe pour meilleure comédie.
Le retour sur scène
C’est en 1994 à Las Vegas que Barbra Streisand signe son retour sur scène. Elle multiplie les apparitions dans son pays et même à l’étranger : Australie… et la France en 2006. Elle intensifie aussi son engagement politique au côté des démocrates et s’occupe de sa fondation, dédiée à un grand nombre de causes : victimes du sida, écologie, lutte pour les droits civiques…
Selon Forbes, elle est en 2008 aujourd’hui la seconde artiste musicale féminine la mieux payée au monde, derrière
Madonna et devant
Céline Dion.