Black Devil In Dub de Black Devil Disco Club



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Retour vers le futur



Lo Recordings est un label anglais qui se fait fort de réunir les têtes pensantes de la pop et de l'electro pour des clashs albums surprenants. C'est sur ce label qu'est donc sorti la verion Dub du fameux Disco Club de Black Devil. Novices ou initiés auront donc le grand bonheur de redécouvrir les "tubes" de l'album précédent arrangés à la sauce italo-space-disco-mutante de Quiet Village , In Flagranti, Prins Thomas, Elite Technique, ou Unit 4.

Mais qui se cache donc derrière Black Devil Disco Club ? Plus de doute possible aujourd'hui, l'on sait que c'est Bernard Fèvre. Le français cultive un esprit très 70's (entre hippie et disco, cf le kitsch "I Regret the Flower Power") qu'il est très agréable de redécouvrir aujourd'hui.

Si vous êtes de la génération qui a vu arriver les synthétiseurs VCS-3 Putney, Roland System 100, Korg ou Moog, vous serez tout ébaubi et ému en (re)découvrant cette pépite, fraîchement agrémentée de perles en versions dub (comment ça vous vous en doutiez ?).

Ce métissage flotte comme un fantôme entre Arthur Russell et King Tubby au milieu de la piste de danse. Mais l'alliance du dub et de la disco est-il si étrange que ça ? Si l'on y pense, ces deux courants ont en commun la recherche de l'innovation musicale dans le trifouillage des machines, notamment lors du mixage studio, mais aussi l'importance donnée à un groove s'étendant jusqu'à la transe, confondant les repères spatio-temporels de l'auditeur.

D'ailleurs, sur In Dub, la notion de temps ou d'archaïsme est flouée par le mélange de technologie présente et passée pour un résultat futuriste. Le dub vient donc se poser sur le disco club de Bernard Fèvre et révèle un nouvelle, belle et sombre couleur à des morceaux comme "An Other Skin", "Coach Me" ou "On Just Foot". On ne peut qu'apprécier ce melting-pot original et étrange.

Maxence Grugier Le 01 janvier 2009
Une plongée dans le monde culte et bizarre; Voir les news dub