Black Uhuru



Black Uhuru Nationalité : jamaïcaine
Label : Virgin
Genre musical : Reggae
Écoutez Black Uhuru sur : Radio Reggae
Guess who's comming to dinner
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L'expression "roots rocks reggae" semble avoir été forgée pour Black Uhuru. Oublions Bob Marley un instant et regardons ce trio vocal d'un peu plus près. Leur dégaine (jeans, écharpe rouge, cuir noir…), pour commencer. Leur son, ensuite, plus "brutal" ou du moins pas aussi plaintif que les rastamen bardés de vert-jaune-rouge… Bref, une certaine idée de la modernité pour un courant musical trop souvent passéiste. Telle était l'aura que dégageait Black Uhuru au plus fort de son influence, dans les années 80s. Mais l'histoire de ce groupe légendaire est plus vaste que cette période. Plus compliquée aussi. Son nom tout d'abord. En général on s'empresse de souligner que le mot "uhuru" signifie "liberté" en swahili, une des langues bantoues parlée notamment en Tanzanie. Mais on omet, allez savoir pourquoi, que c'est l'autre nom du Kilimandjaro en langage vernaculaire. Le plus haut sommet d'Afrique… Ces bases étant posées, revenons à la formation de Black Uhuru qui remonte à 1974. À l'époque, ce projet s'articule autour de trois "rude boys" de Waterhouse, un des innombrables ghettos de Kingston en Jamaïque. Ils ont pour nom Don Carlos (qui optera bien vite pour une carrière solo avec le succès que l'on sait), Rudolph Dennis qui rejoindra, lui aussi assez vite, les fameux Wailing Souls et Derrick "Duckie" Simpson qui restera la "vigie" tout au long des nombreux changements de personnel.
Mais l'âme ou plutôt la véritable signature vocale du groupe c'est incontestablement Michael Rose. C'est avec lui que Black Uhuru se forge une identité sonore. Et puis il y a la belle Puma Jones (Sandra pour les intimes…). Une jeune new-yorkaise, diplômée en sociologie, qui arbore fièrement ses dreadlocks. Elle intègre pleinement Black Uhuru en 1980 sur l'album Sinsemilia d'où l'on retiendra des titres comme "Happiness", "World is Africa", "Push push" et "No loafing" pour la présence discrète de Stevie Wonder aux claviers !

Les tournées s'enchaînent et Black Uhuru explose en 1981 avec Black Sounds Of Freedom. Une version "reliftée" de leur premier album, Love Crisis, paru 4 ans plus tôt. Cet opus contient notamment des tubes comme "I love King Selassie" et "Satan army band". Du reggae encore assez roots finalement… Mais terriblement efficace. Il faut dire que Sly And Robbie turbinent derrière. Ils assureront continuellement le backline du groupe. Et le mixage est assuré par Prince Jammy qui ne manquera pas d'en sortir une version instrumentale (Uhuru In Dub) ! Leur discographie est d'ailleurs parsemée d'albums dub. Quelques mois plus tard paraît Red sur Island. Sa sonorité et son mixage change la donne. Disons que c'est plus "anglais"… Cinglant et novateur. La plupart des morceaux ("Youth of Eglington", "Sponji reggae", "Utterance", "Puff she puff") restent des classiques. Deux autres albums du même calibre suivront : Chill Out puis Anthem qui leur vaudra, fait rarissime en reggae, un Grammy Award. La suite s'écrit sans Michael Rose qui opère une retraite dans sa ferme ! Il est remplacé par Delroy "Junior" Reid". Cette bascule marque un tournant qui s'incarne sur les albums Brutal et Positive (sur RAS en 1986 / 87). Très électriques et funky. Disons, plus "américain"… Après, c'est la débâcle. Puma Jones disparaît prématurément, plombée par un cancer en 1990. R.I.P. Black Uhuru se réorganisent autour de ses pères fondateurs. Le résultat n'est pas mauvais (cf. Now et Iron Storm) mais sans magnétisme particulier. Les lascars ne s'y trompent et ils écourtent leurs retrouvailles en 1995. Pas démonté, Derrick Simpson continue malgré tout l'aventure en faisant appel à Jenifah Nyah et Andrew Bees. Outre de nombreux lives, ils signeront notamment Unification et Dynasty (sur RAS en 2001) qui n'ont pas laissé des traces impérissables… Mais l'histoire n'est pas finie puisqu'en 2004, une nouvelle mouture du groupe a été présentée au public, live & direct et avec un single à la clef ("Dollars"). Son nom : Black Uhuru feat. Michael Rose… À suivre !
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Les titres de Black Uhuru

King Selassie I

Guess Who's Coming To Dinner (1973)

What Is Life (1983)

Solidarity (1983)

Black Uhuru Anthem (1983)

Try It (1983)

Botanical Roots (1983)

Somebody's Watching You (1983)

Bull In The Pen (1983)

Elements (1983)

I Pray (1994)

Conscience Calling (1994)

Yes I (1994)

Big Bad Bully (1994)

Genocide (1994)

Time Material & Space (1994)

Spectrum (1994)

Reggae Song (1994)

From Jump Street (1994)

Eye Of An Angel (1994)

Strongg (1994)

Brand New World (1994)

Sodom (1983)

Slaughter (1983)

Back Breaker (1983)


Toute la discographie de Black Uhuru

Personnalités associées à Black Uhuru

Personnalités Similaires Steel Pulse, Third World
Inspirations King Tubby
Collaborations Don Carlos, Junior Reid, King Jammy, Ranking Joe, Ras Michael And The Sons Of Negus, Twilight Circus
Amis/Famille Sly And Robbie, Michael Rose

Black Uhuru : vos commentaires

alt0r (invité)   19 Août 2007 à 03:26   

DON CARLOS AT THE CONTROL !!

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