DC Recording loves funky robots ! Conçu avec l'aide d'Alain de la Mata et d'Yves Guillemot, mais concrètement débutée en 1987 avec la création du disquaire Vinyl Solution, l'aventure DC Recordings prend réellement son envol en 1995, à l'arrivée de J. Saul Kane (aka Depth Charge, Octagon Man, etc…). Depuis, le label britannique ne faiblit pas. A l'opposé total de la vague minimal actuelle, les robots-boys de DC Recordings s'affichent comme les spécialistes d'une électro décomplexée, bordélique et brut de décoffrage, rappelant le bon vieux temps d'Afrika Bambaataa, Kraftwerk, Neu!, Harmonia et du Paradise Garage. Pourtant, qu'il s'agisse du groove bourdonnant d'Andrew Meecham (moitié du duo Chicken Lips et actuel The Emperor Machine), de l'électro disco de Padded Cell (Richard Sen et Neil Beatnik), de l'electronica funky de Kelpe, des breaks massifs de Depth Charge ou des décharges d'énergies de Vincent Markowski , les artistes DC sont difficilement assimilable à un "genre" particulier. Seule passion commune, un enthousiasme non démenti pour les vieilles bécanes analogiques (émulateur EMS VCS3, synthés Roland System 100…) et les sons spatiaux et hypnotiques digne de Cosmos 1999.D'hypnose il sera justement question ici avec The Madness of Moth, un single de Vincent Markowski, ainsi que de Rocket Ride de White Light Circus ("nom de plume" de Dean Meredith autre moitié de Chicken Lips), deux E.P. d'exception qui font figure de décharges électro(trique) dans le petit monde de la "dance music" doucement bercé par le minimalisme ambiant. De Markowski on retiendra surtout la face B, un "False Flag" de plus de six minutes, au rythme implacable, hymne pour robots danseurs totalement hors du temps, avec ses breaks terrifiants et ses sons venus d'un passé proche, le tout soutenu par une voix féminine désincarnée. Description qui colle également parfaitement au "Rocket Ride" de White Light Circus, autre ballade au coeur d'un film de SF imaginaire, sorte d'électro-krautrock dont le remix en face B, par Emperor Machine justement, baignant dans un dub ondulatoire salement perché s'avère encore plus cosmique (à l'image de la pochette, chef d'oeuvre de kitsh retro-futuriste 70's) et franchement jouissif. A noter que tous deux sont à écouter sur les profiles myspace respectifs de DC Recordings (Vincent Markowski) et White Light Circus. Vincent Markowski - The Madness of Moth White Light Circus - Rocket Ride (DC Recordings / La Baleine) Commentaires
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