Je réécoutais il y a peu la fameuse session Fabriclive de Death in Vegas (merci CF). Un mix de haut vol où l'hypnotique et le robotique n'exclut pas l'émotion et qui voyait Richard Fearless et Tim Holmes se mélanger à la crème de l'electro, toutes tendances confondues, de Solvent à Cybotron, en passant par Alex Smoke, ou encore les Wighnomy Brothers et Mathew Jonson. Un programme de choix, donc, et je me remémorais alors tous les artistes électros venant du rock : Maurizio (Moritz Von Oswald & Mark Ernestus) ex-Palais Schaumburg. Samy Birnbach, ex-Minimal Compact, alias Solomon Pearbrook alias DJ Morpheus. Thomas Fehlmann, ex-Palais Schaumburg. Gudrun Gut, boss du label Monika Ent., ex-Malaria. James Murphy de LCD Soundsystem, ex-Speedking. Juan Atkins, ex-Cybotron (déjà bien post-punk) qui fit ses premières armes dans un groupe de new wave synthétique black sous influences OMD, Human League et consort, et dont je ne me souviens plus le nom. Colin Newman chanteur de Wire et boss de ~Swimm un label electronica. Trentemoller, le "nouvel espoir de la techno" mais déjà vieux lascar de la pop et du rock vétéran de nombreux groupes d'inspiration new wave. Orbital, anciens fans de rockabilly qui mixaient les Cramps dans leurs sets en 2002. Andrew Weatherall créateur du fanzine new wave Boys Own et du label du même nom, qui revient d'ailleurs franchement au rock en 2005, avec l'album des Two Lone Swordmen "The Double Gone Chappel"... Et j'en oublis (ah ah, quel exercice de name dropping ! Mange google, mange).
Cela me rappel immanquablement les mots du critique Lester Bangs à propos de l’évolution de la musique et de son parallèle avec l’évolution technologique : "Au début fut le feedback : des machines parlant toutes seules, répondant à leurs maîtres – supposés - par des hurlements de mésalliance. Peu à peu les humains ont appris à le contrôler, où du moins c’est ce qu’ils ont cru, et le pas suivant fut l’introduction de distorsion et de sons artificiels, sous la forme du synthétiseur, que les humains cherchèrent également à contrôler (…) aujourd’hui, les machines ne se contentent pas de dépasser les humains qui les ont créer, mais les absorbent, jusqu’à ce que l’homme et la machine, ayant développé une conscience supérieure bien à elles, ne fassent plus qu’un." Ce texte ayant été écrit en 1975, je ne vois rien à ajouter. De toute façon, ce mix de Death in Vegas le montre bien, le pouvoir émotionnel de la musique ne se mesure pas à l’utilisation de telle ou telles technologie (en comptant que la guitare est déjà un outils technologique plutôt sophistiqué) ou tel ou tels instruments...
Death in Vegas - Fabriclive 23 (Fabric/PIAS)
De largo02, posté le 01.01.07 à 15:24 
Fort intéressant mais tellement trop restrictif.
Et rien sur les titres de largo02 librement et gratuitement téléchargeables sur dogmazic:
Dogmazic.net, musique libre - Largo02Quel dommage!!!
De buzarjump, posté le 03.01.07 à 16:48 
Pas terrible ton largo02...