Quarante ans de cirqueAu premier coup d'oeil on dirait l'un de ces jeux/outil de marketing viral où on doit deviner que les deux filles à tête de ciseaux représentent les Scissor Sisters et que dieu sait quoi représente Olivia Tremor Control. On peut effectivement jouer à ce petit jeu : une banane, des bottes de cuir brillantes brillantes, un violoniste... Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Ca pourrait bien être André Rieu, mais c'est en fait de la pochette du triple CD de John Cale qu'il s'agit. Si vous cliquez dessus, vous aurez droit à une explication par le menu de son auteur Dave McKean, qui nous instruit, entre autres, sur la différence entre Pablo Picasso et Andy Warhol, et si vous préférez ne pas l'écouter lui, vous pouvez aussi écouter quelques extraits de la compilation en streaming. La carrière solo de John Cale est beaucoup moins connue que celle de son comparse Lou Reed mais elle est bien plus intéressante. Si Lou a bien faits une poignée d'excellents disques tout seul dans les années soixante-dix, sa discographie est globalement plutot ennuyeuse. Cale lui a toujours oscillé entre ses origines avant-gardistes et ses vélléités pop et cette dualité à donné à ses créations une dynamique inépuisable, ou en tout cas jusqu'ici inépuisée. Il a été le producteur de quelques-uns des meilleurs albums des seventies (Patti Smith, les Modern Lovers, Squeeze ...) et a été un parrain du punk et de la new wave bien plus discret mais au moins aussi important qu'Iggy et Lou. Enregistré ces deux dernières années sur la route, Circus Live est à la fois un regard en arrière sur quarante ans de carrière et une réinvention intelligente des morceaux d'un homme qui n'a jamais cessé de chercher. Commentaires
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