La voleuse de pianos
Après avoir été contacté, le magazine Gramophone a demandé à un spécialiste de comparer les ondes sonores, ce qui a irréfutablement démontré que "l'enregistrement" de Hatto était un faux, tout comme plusieurs autres identifiés entre temps. Pressé de s'expliquer, le veuf de la pianiste, qui publiait les disques de sa femme sur son label, a après plusieurs jours de déni intenables fini par avouer. Selon lui, sa femme ne se doutait de rien. Elle aurait réalisé des enregistrements inexploitables car ponctués par des grognements de douleur. Il aurait utilisé d'autres enregistrements pour recouvrir les passages inexploitables et permettre à sa femme d'accéder à la reconnaissance qu'elle méritait. Elle même pourtant s'en serait moquée, déclarant après avoir lu une critique élogieuse dans Gramophone (toujours) "Il est trop tard pour tout ça". Après ça, on est tous trop occupés à sortir nos mouchoirs pour crier au voleur. C'est plutôt une belle histoire, du genre qui pourrait inspiré un film hollywoodien. On vient d'ailleurs d'annoncer un biopic pour Milli Vanilli. C'est aussi totalement invérifiable, d'autant plus que le mari de Joyce Hatto a détruit son stock de CD et refuse d'expliquer clairement quels enregistrements sont effectivement de sa femme. Il n'y en a peut-être aucun. Il n'a cependant jamais fait fortune avec son "arnaque" et le doute dans lequel il nous laisse promet de longues discussions aux mélomanes. CommentairesAjouter un commentaire |
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