Crowdpleaser & St Plomb : Concret Funk
"Part. Detroit, part. Chicago, part. Berlin", comme diraient les Anglo-Saxons, Crowdpleaser & St Plomb a un pied dans la rave, l'autre dans l'electronica, jette un coup d'oeil en direction du bon vieux funk mais garde le visage résolument tourné vers le futur. Comme beaucoup de producteurs de la nouvelle génération (les Pantha du Prince, James Holden, Gui Boratto, Trentemoller, etc.) le duo se moque éperdument de défendre un genre plutôt qu'un autre. House ("Crash on Time"), techno, transe ou minimale electro (le fameux "1, 2, 3") leur musique purement synthétique n'a qu'un but, celui de se faire plaisir et de faire danser. Surtout, c'est toute l'esthétique "electro", dans le sens général du terme, qui est conviée à s'exprimer ici. Nul besoin de respecter une école et une seule en effet, quand on a près de 20 ans de musiques électroniques derrière soit. Des morceaux brillants comme "Zukunft" ou "1er Mai" en disent long sur la culture musicale des deux lascars. Mais Crowdpleaser & St Plomb jouent avec leurs auditeurs et le duo vaut à lui seul tous les pseudos revivals, acid, "bleep" ou "rave" actuels. Sur le scotchant "Last" qui clôt l'album, par exemple, ils semblent vouloir vous emmener au sommet de la transe, torse nu, les bras en l'air, et puis non, le titre retombe dans les bras de Pan Sonic ou d'Apparat. Leur musique restera toujours plus proche des "trips" de James Holden ou de son comparse Nathan Fake, que d'Underworld ou des Chemical Brothers. Pour autant l'album n'est pas sans faiblesse, le très court "Shift" tourne un peu en boucle sans réelle motivation, mais on reste sans voix devant l'intro cristalline de "Early" et surtout, la maîtrise typiquement allemande du groove sur "New Time Roman". Cela dit, la créativité du duo s'exprime tout au long de l'album, comme sur "Mardi Grass" et "18 Years", deux tracks tout en sub-bass réactualisant l'idée d'un funk électronique et sensuel pourtant totalement digital, ou encore sur ce "Today" hypnotique à souhait, où l'electronica la plus abstraite se frotte à la techno la plus hédoniste. Mixé par Thomas Brinkmann(c'est un indice non ?), 2006 s'offre comme un album en forme de mix, où la cohérence des éléments pris séparément n'a d'égal que l'excellence et la diversité de l'ensemble. A ce stade de la chronique, un petit tour sur le profil myspace des intéressés s'impose non ? C'est par là. Crowpleaser & St Plomb - 2006 (Mental Groove/La Baleine) Commentaires
De samuel, posté le 24.03.07 à 15:28
![]() Hé Maxence, pour rattraper ton retard tu pourras les voir à Toulouse le 2 juin ... c'est pas si loin de chez toi ;)
De Maxence, posté le 24.03.07 à 18:30 ![]() Ah ah ! magnifique ! J'y serais ! De Bishop, posté le 25.03.07 à 16:31 ![]() Les siestes electroniques...un moment bien sympa :') De cécile, posté le 21.05.07 à 22:39 ![]() Rectification, rdv le 9 juin pour admirer les performances de Crowdpleaser & St Plomb De Maxence, posté le 22.05.07 à 08:21 ![]() Cécile, un envois par mail du flyer nous permettrais de l'annoncer, tu veux faire la commission à Samuel ? ![]() De Cécile, posté le 22.05.07 à 15:36 ![]() Dès qu'il est prêt je transmets ta demande sans problème.Merci de ce support! ![]() Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum musique :
|