Personnage incontournable de la vague post-punk néo-psychédélique des 80's, Julian Cope a fait les frais d'une carrière chaotique. Tout commence plutôt bien avec le succès de son groupe Teardrop Explodes, qu'il abandonne après abus de substance illicites pour incarner successivement, l'illuminé Saint Julian et le druide cybernétique des années 90. Force est de constater que c'est "dans la peau" de cet avatar qu'on le préfère. C'est en tout cas sous cette identité que cet allumé notoire signera la plupart de ses chefs-d'oeuvres, même si au vu du désintérêt suscité par ses deux derniers albums de 2005 - Citizen Cain'd et Dark Orgasm - il semble définitivement condamné à rester dans le domaine underground. 
Amateur éclairé des légendes obscures de l'histoire de la musique populaire, Cope se distingue depuis toujours par des goûts éclectiques (il est responsable entre autre du Petit guide d'initiation à la grande Kosmische musik, le Krautrocksampler).
Une chose est sûre, la modestie et la retenue ne sont pas les deux plus grandes qualités du bonhomme, il n'en reste pas moins que son site perso régulièrement mis à jour est le référence définitive pour tous les passionnés de psychédélisme déjanté, de blues taré, de rock choucroute (littéralement krautrock), de musique planante surgonflée, de synthés analogiques et de space-rock hypnotique. A noter que Cope dispose de sa radio en ligne et propose de nombreux albums (entiers) en streaming. Incontournable, on vous dit ! Et cela vaut aussi pour les lecteurs de Magic.
De Mazunte, posté le 28.01.06 à 14:23 
A mon sens, le meilleur album de Cope est "Skellington" qui contient des titres aussi incroyables que "Robert Mitchum", "Out of my mind on dope & speed" ou "Little Donkey". C'est un disque enregistré au coin du feu, imaginatif et d'une démence enfantine. Sinon "Fried" était bien mais doit avoir un peu vieilli à cause du son très années 80.
De Maxence, posté le 28.01.06 à 15:12 
Yep, tout à fait, "Skellington" est excellent, prémonitoire de la vague lo-fi, une guitare, un vieux magneto, et hop. Dans le genre, Droolian est vraiment bien aussi avec le morceau ambiant post-apocalyptique : "Church Of England 1991". Brrr...
De Un lecteur acide eu, posté le 28.01.06 à 20:31 
Merci pour les liens et pour cette bonne remontée de Kraut ! Par contre, je n'ai pas bien compris le clin d'oeil à Magic. Les deux entités ne seraient pas compatibles ?
De Maxence, posté le 29.01.06 à 16:59 
Non, non "acide lecteur", juste une boutade destinée à faire réagir ; )