Lawrence : Highlights, from the past and future
Même si cette fois, Lowlights from the past and future est signé chez le japonais Mule, c'est bel et bien dans cette catégorie qu'il faut placer Lawrence, producteur allemand élevé à l'electro pop de New Order, et plus tard, à l'hédonisme des premiers clubs gay de Hambourg, ville pourtant peu réputée pour sa douceur et sa mélancolie (Hambourg, la ville de Digitalism !!) dans lequel il joua ses premiers sets. Malgré sa légendaire discrétion, Lawrence fait partie des producteurs les plus talentueux de sa génération. Un type dont Thomas Fehlmann dit : "Avec Lawrence, vous êtes entre de bonnes mains. Tous les rythmes, les lignes de basse, les chorus sont choisis pour les bonnes raisons, sans ajouts ou colorants intempestifs. Il n'y a rien à jeter dans sa musique, il s'agit juste de pure émotion et celles-ci vous donne un accès direct à la vision du monde de Lawrence." Producteur et trainspotter hyperactif qui se cache sous des airs d'éternel jeune homme, Lawrence développe sous le nom de "Sten" une musique plus précisément tournée vers le dancefloor et sous celui de "Lawrence", des ambiances mi-technoïdes, mi-electronica, parfaitement illustrées par le premier morceau de Lowlights, "Friday's Child", avec son introduction tintinnabulante et frissonnante suivie d'une longue plainte ambiante à peine parcourue des battements de cœur d'une rythmique transie et de vagues de synthé légères comme des bulles de savon. Sur Lowlights from the past and future, Lawrence réunit d'ailleurs ses meilleurs morceaux : le fameux "Spark" que l'on retrouve sur de nombreux mix actuels, le remix trancey-planant de "My Aeroplane Mania" de son ami Turner, ou celui carrément pop du "Happiness" de Superpitcher. Sur ses propres morceaux, Lawrence semble toujours hésiter entre electronica et techno. "If you can't understand" par exemple, c'est un peu Boards of Canada signé chez Kompakt. Ou Metamatics version club. Idem pour le bleepé "Further" ou "Swap", une lente déambulation dans une ville imaginaire. Quant à "Aranda" sa relecture d'Egoexpress, elle s'articule autour d'une ritournelle à la guitare sèche et finie en apothéose "acid minimal house" virtuose. Sans oublier le sublime et tempéré "Untitled" qui mériterait pourtant un titre, une track dans l'esprit de son précédent album l'ultra-mélancolique The night will last forever. Finalement de son goût originel pour l'electro-pop, Lawrence a su garder le meilleur : les envolées lyriques de la première et les mélodies de la seconde, histoire d'arrondir les angles d'un certain minimalisme. Pour caricaturer, on pourrait dire de Lawrence qu'il produit de la techno pour ceux qui n'aiment pas la techno. Mais ce serait manquer de respect au genre. Répétons plutôt qu'il s'agit d'un des tous meilleurs producteurs de sa génération. A ranger aux côtés des Pantha Du Prince, Gui Boratto, Trentemoller et dans la digne lignée de géants comme Thomas Fehlmann ou Maurizio. Lawrence - Lowlights from the past and future (Mule/Nocturne, juin 2007) Commentaires
De M, posté le 30.06.07 à 07:59
![]() Bon Anniversaire Maxence !!! Encore un an, boum, et c'est le jackpot De Maxence, posté le 30.06.07 à 09:02 ![]() Aaargh ! Non, en fait je le vis bien. A 18 déjà je voulais en avoir 40, c'est presque fait... Merci M !! De @bstr@it, posté le 30.06.07 à 18:47 ![]() Joyeux anniversaire! De gflu, posté le 30.06.07 à 19:24 ![]() Hey, happy birthday vieille fripouille !! crypto : papy ![]() De Aimé, posté le 01.07.07 à 15:08 ![]() Oui bon anniversaire (en retard) et merci pour cette bonne critique. Le Lawrence fera partie de mes prochains achats. De Maxence, posté le 01.07.07 à 15:14 ![]() Merci à tous (je verse ma larme là...) Crypto : Chien (et oui...) De xav303, posté le 11.09.07 à 14:32 ![]() Vendredi 26 octobre 2007 au nouveau casino smallville paris meets smallville hamburg lawrence aka sten (live!), pantha du prince (live!) dj swap, julius steinhoff, jacques Ajouter un commentaire |
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