Dirty Space Disco : Dirty Dancing
L'histoire continue. En 1980, Stefan Egger un jeune Allemand qui passe ses vacances dans le coin, fréquente assidûment le Club Cosmic, il tombe fou amoureux de cette musique et la ramène dans ses bagages. Il propagera le virus cosmic en Allemagne. Ainsi naît la connexion italo-germanique qui se développera plus précisément à Munich, patrie du pape de la disco, Giorgio Moroder. Cette union n'a rien d'étonnant finalement. Le krautrock et les musiques électroniques des Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze et consort se marient très bien avec les effets électros du cosmic disco, son emphase, son aspect répétitif et hypnotique et son amour immodéré des longues durées. C'est ainsi que le cosmic disco devint ce que nous connaissons aujourd'hui : un mélange de synth-pop, d'avant-garde électronique, de motifs répétitifs purement krautrock, de percussions afros ou sud-américaines et de funk froid venu d'Europe. En ce sens, la compilation Dirty Space Disco, initiée par les Français du Dirty Sound System et le label Tigersushi est emblématique du genre. Entre les minauderies 80 de John Forde (le balnéaire "Atlantis") ou Risqué ("Starlight") et les krautrockeries de Roedelius, Conrad Schnitzler, la fine équipe glisse de surprenant edits du fameux Pilooski, pourvoyeur français d'incredible strange music. Des titres comme "Die Drachentrommier" de Clara Mondshine ou l'hilarant "Stranger in the City" de John Miles, qui clouent irrémédiablement le bec aux moqueurs tant leurs développements sont inattendus : cavalcade de percussions, vagues de synthé pulsées, utilisation éhontée de la chambre d'écho, rythme métronomique et forcément, hypnotique, sont ici de rigueur mais sans ardeur ! Tout ici est leeeeent, car "Slow is the new fast" indique avec humour le sticker de pochette. Le plus étonnant reste cet edit disco du funk spatial et lascif de Undisputed Truth, réellement cosmic, sans oublier l'indispensable version vocale d'"I Need Someone to love tonight" de Sylvester. Un must de l'été en somme, à déguster au casque au bord d'une piscine en s'imaginant revenu au temps de Club Cosmic ! Commentaires
De Trakse, posté le 08.08.07 à 21:08
![]() Je me souviens d'un excellent article sur le cosmic sound paru dans le magazine Trax il y a quelques mois... Une belle époque, où l'Italie était tiraillée entre l'italo clinquante et le cosmic mental... Et pour agrément c'est aussi bon article, je recommande les compilations Elaste sur Compost ou les EP Cosmic Sound, sélectionnés par Baldelli, le maître en personne. De Maxence, posté le 09.08.07 à 09:49 ![]() Merci Trakse (quel beau nom pour un blog ! ) et les autre rendez vous sur ce site pour ecouter Clara Mondshine !De Trakse, posté le 10.08.07 à 11:54 ![]() J'en profite pour signaler que j'ai pondu un mix kosmische dispo à cette adresse : http://trakse.net/?p=15 Bonne écoute :) De Maxence, posté le 10.08.07 à 13:13 ![]() Ton blog va faire parti de mes favoris je crois ! : ) D'ailleurs, j'ai la compil' Elaste (reçu en même temps que la Dirty) et j'en parle sous peu...
De Trakse, posté le 10.08.07 à 16:13 ![]() J'ai déjà hâte de lire ça :) De Sproutchon, posté le 24.08.07 à 12:23 ![]() Le morceau de Conrad Schnitzler est assez hallucinant sur cette compile... C'est comme si Freddy Krueger chantait en allemand au bord d'une piscine remplie de plomb avec moroder aux platines et les mecs du groupe DAF au bar de la plage... Impressionant. Ajouter un commentaire |
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