Albums cultes des géants du bizarre #10 : Excepter - Alternation
Avec Excepter, J.F Ryan aspire à la création live direct d'une "dance music" débarrassée de ses clichés et de son mercantilisme. "Créer une musique que votre frère de huit ans serait capable de faire sur un Casio bon marché, développée par un groupe d'adultes sur un équipement cher et sophistiqué", tel est donc le credo dadaïste affiché par le quatuor sur Alternation, leur dernier album en date. Connu pour ses live sets sauvage désordonnés et quatre E.P. réellement inouïs (au sens propre de "jamais entendu"), Excepter est à l'origine d'une musique inclassable, un croisement déjanté de Suicide sous tranquillisants et de transcendantalisme occidental parfaitement azimuté. Sur Alternation, le groupe tente de réconcilier l'exaltation de leurs prestations scéniques hallucinées ("If I Where You", "Back Me Up") avec des productions plus calibrées singeant la techno sans vraiment y parvenir ("Ice Cream Van", "Knock Knock"). Imaginez les deux moines de Pan Sonic sous acide, vous y êtes ! Electro pour dancefloor éthylique, la musique d'Excepter est de celle qui se titube plutôt qu'elle ne se danse, ou alors, "en claudiquant sur le dancefloor". Hésitant constamment entre post-punk, musique improvisée, techno et krautrock contemporain, Excepter réussi même à signer un hymne à la déglingue à faire pâlir d'envie LCD Soundsystem, "The Rock Stepper". Enorme ! Excepter - Alternation (5 Rue Christine/Import, 2006) (merci à Stoun pour m'y avoir fait penser) Commentaires
De Stoun, posté le 27.08.07 à 17:42
![]() Et la boucle fut bouclée... Content d'en avoir été l'instigateur : ) Il en reste combien en prévision de ces chroniques? Je suis pas encore rassasié! Ajouter un commentaire |
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