Playlist : blog musique

Archives > Mai 2005

Intimité complice

Posté par Noémie le 31.05.05 à 13:01 | tags : jazz

Musique à nuCharmant duo chant-contrebasse à écouter d’urgence : Musica Nuda, premier album de Ferruccio Spinetti et Petra Magoni (soprane), est un bijou d’audace. Des Beatles à Monteverdi en passant par Sting et Jobim, ils reprennent des airs aussi connus qu’éclectiques pour en faire le support d’un projet musical commun : revisiter des thèmes en les mettant littéralement à nu. Quelle hallucination que la reprise de I will survive! Ce tube insoutenable qui pullule sur toutes les radios commerciales, devient une petite merveille. Les arrangements subtils de la contrebasse de Spinetti, se mêle avec délicatesse au timbre pur de la voix de Petra Magoni. Une musique a minima, sans fioritures ni facilités, un choix hors-norme loin des sentiers battus du jazz vocal à la mode, qui affirme une grande liberté de ton et promet un bel avenir à ce surprenant duo. Extraits de Musica Nuda, en écoute sur le site du label Bonsaï Music.




Summer of Funk

Posté par Moonlight Drive le 31.05.05 à 13:00 | tags : agenda, funk

Cover StoryObjectif Funk avec Les Sillonnés, qui continuent plus que jamais à faire bouger la capitale au rythme groovy. Après une soirée survoltée au Théo'z en avril dernier, mes potes remettent le couvert, et attention, en juin, ça va chauffer sous les projecteurs. Premier round le samedi 11 au Café de Paris, avec au programme, Le Mulot, Dj Oreis et The Cooker. Pour le plaisir des pupilles, ne manquez pas non plus l'expo de pochettes de vinyles mythiques, les clips psychadélics, ainsi que des extraits de concert et des meilleurs films de blaxploitation. Deuxième round le jeudi 30 à l'Abracadabar, où la funky story dure cette fois jusqu'à l'aube, avec le groupe Blind System, DJ Bullitt aka Amar Le Terrible, et le retour de l'exprojection. Et pour patienter entre les deux tours, le Club Vintage et les Sillonnés organisent une grosse soirée soul, funk, newjack, avec Dj Bronco, tout ça à l'Elysée Montmartre. Pour toutes les infos pratiques, c'est ici.







Feed Back 2005

Posté par Moonlight Drive le 31.05.05 à 12:55 | tags : agenda, électro, rock

Feed Back 2004Boulimique de rock et d'électro rares, fin gastronome à l'affût des meilleures dégustations musicales d'avant-garde, ne manquez pas le festival Feed Back 2005 au parc de la Villette, où vous pourrez savourer, autour de pique-niques géants, les nourritures sonores et plastiques des plus délirantes. L'entrée est gratuite, et pour se reposer les papilles, Feedback a même prévu de grands tournois de pétanques bucoliques. Au programme de ces deux jours d'extase sonore, Michaela Melian, Wolf Eyes, Sébastien Schuller, Brooks, Liars, Flotation Toy Warning, DJ Elephant Power, Amusement Parks On Fire... Affaire à suivre.




Atmosphère, atmosphère...

Posté par sovo le 31.05.05 à 12:08 | tags : rock

Hitchcock Go HomeYes You’re Dead, premier album de Hitchcock Go Home, réédité le 10 mai dernier, bénéficie désormais d’une distribution décente et ce n’est que justice. Sous le très bel art-work de la pochette, le quintette grenoblois signe en effet un des plus beaux albums de post–rock entendu ces dernières années. On doit cette découverte à Drunk Dog qui, par ailleurs, abrite déjà les excellents Porcelain. Avec un goût très sûr, ce label s’emploie donc à défendre et promouvoir un rock français d’une irréprochable qualité. Mais revenons à Yes You’re Dead. De mélodies graciles en dépressions sonores, le folk-rock atmosphérique de Hitchcock Go Home y redessine les contours d’une Amérique fantasmée. L’album décline des ambiances fascinantes, oscille entre la douceur acoustique d’un banjo, le souffle chaud et languide d’une trompette mexicaine et les guitares entrelacées d’un Sonic Youth ou d’un GYBE. Les titres de facture classique revêtent le riche manteau d’une instrumentation inventive. Sur Blank, un banjo que l’on croirait échappé de Sixteen Horsepower tisse de délicats arpèges avant de se fondre dans le métal des guitares de Coward Song Plus loin, la mélodie de Night Falls épouse la course mélancolique de l’archer sur les cordes d’une guitare en pleurs. Et les colériques Misty et I’m Not Dead de s’éteindre doucement avec le triste et terminal What Have We Done. En 9 titres et cinquante-deux minutes, les grenoblois offre une bien belle alternative à un post-rock trop souvent paresseux et font de ce coup d’essai un coup de maître.




Parfums d'Amérique Latine

Posté par Moonlight Drive le 31.05.05 à 12:06 | tags : agenda, traditionnelle

Renata Rosa (Archive)Depuis 2003, les concerts Parfums de Musiques se consacrent aux musiques traditionnelles du monde, en respectant ce qui fait leur singularité, et en évitant surtout les dérives liées à une exploitation strictement commerciale. Après avoir parcouru le bassin méditerranéen, puis suivi la route de la migration gitane, les Parfums de Musiques voyagent cette année le long de la côte atlantique du continent sud-américain, zone où se sont entremêlées les traditions musicales issues des populations indiennes autochtones, des colons européens, et des esclaves africains. Cette rencontre entre ces trois continents sera le fil conducteur de cette programmation, depuis le joropo venezuelien du groupe Yare, jusqu'au candombé argentin chanté par Susana Blaszko. Entre-temps sont prévues deux escales au Brésil, avec le choro sophistiqué du Trio Madeira Brasil, et la musique créative de Renata Rosa, issue des traditions musicales nordestines. Les Pafums de Musiques, organisés entre autres par l'ADIAM 94, auront lieu tous les dimanches de juin, au parc de la Roseraie du Val-de-Marne, l'Haÿ-les-Roses.




Minimum Van, Maximum Custom

Posté par Moonlight Drive le 19.05.05 à 21:03 | tags : en jpeg, rigolo, web
Orange MécaniqueFans de Six Feet Under qui n'ont pas eu la chance d'avoir des parents croque-morts, et qui rêvent de corbillards verts ; artistes incompris qui dès l'âge de six ans, voulaient relooker, version psyché, la bagnole de leur mère ; nostalgiques des 60's et de leurs combis pâquerettes : le concours Minimum Rock'n'Roll est votre revanche. Jusqu'au 25 mai, vous allez pouvoir ressortir vos gouaches, et recostumiser le mini-van Minimum Rock'n'Roll, "de la plus chic des façons". Comment faire me demanderez-vous ? C'est simple, vous empruntez l'appareil numérique de votre beau-frère, vous immortalisez votre oeuvre post-wahrolienne, puis vous envoyez votre cliché par mail. Le 27 mai, au Palais Bar, le grand jury de Minimum, remettra au gagnant, un exemplaire du deuxième numéro de Minimum Rock'n'Roll, Bagnoles, Dragsters & Autoroutes de l'enfer, co-édité par Disco Babel/Castor Astral. Pour télécharger le van, c'est ici. Encore plus de van, c'est .



Paris-Bamako, un dimanche

Posté par Moonlight Drive le 19.05.05 à 20:54 | tags : agenda, traditionnelle

Dimanche à Bamako, dernier albumQuand Manu Chao chauffe une cigale, le concert qui vient ensuite ne peut pas être foncièrement mauvais. Même si Manu s'est fait discret lors de ses apparitions sur la scène d'Amadou et Mariam, difficile d'échapper au feu qu'il déchaîne avec ses rythmes effrénés que l'on connaît par coeur, mais dont on ne se lasse pas. Pourtant, malgré son immense présence scénique, Manu Chao n'a pas fait oublier la musique lumineuse de ce couple débordant de générosité et époustouflant de charisme. Les cordes extatiques de la guitare d'Amadou ressucitent un John Lee Hooker en transe (ce qui n'est pas sans rappeler les chants mystiques de Tinariwen). Le djembé, frénétique, se lance dans des duels avec la basse, la batterie, jusqu'à la syncope. Teintés d'une fausse naïveté, les mots doux de Mariam et d'Amadou, chantés en français et en bambara, comme les gestes tendres qu'ils ont l'un pour l'autre, ont redonné le sourire aux aigris de la vie parisienne, et une envie de dimanche à Bamako.
Amadou et Mariam, en concert le mardi 17 mai à la Cigale




Guitares lourdes

Posté par Moonlight Drive le 18.05.05 à 11:19

This is the deep endD'emblée le groupe entre dans le vif du sujet, avec un Stories from the street enlevé, sec, nerveux, où les accents hispaniques défient les riffs d'un guitariste déchaîné... Running Out of Time va calmer le jeu, mais ne se défait pas d'un choix scénique résolument rock, à tel point que je me demande quand le fan typique va lancer son cri légendaire, ce « rock and roll ! » post-coïtum musical, qui intervient parfois juste après le dernier accord de guitare. Pour ma part, j'ai du mal à suivre le groupe dans ces errances sauvagement électriques, préférant les arpèges aériens à la Chris Isaak, l'âme morrisonienne, et les visions crépusculaires dopées au Peyolt qui peuplaient Industrial Silence. The Deep End, sorti en mars 2005 sur le label Capitol, continuait le chemin fantasmagorique ouvert par ce premier opus, sublime. J'attendais donc avec impatience de m'étourdir à nouveau de cette transe mélancolique. Peut-être est-ce pour cela que je n'ai pas su rentrer dans ce numéro de rockeurs endurcis (que j'avais déjà trouvé navrant sur leur album Grit, sorti en 2002), que le porte-micro balancé par le chanteur contre la grosse caisse m'a paru à la limite du ridicule. Je n'imaginais pas Madrugada casser avec désinvolture leurs instruments contre les amplis, et j'ai regretté hier leur dernière prestation scénique dans la même salle en 2001, où ils avaient su transmettre sans chichi leurs sonorités voyageuses, dignes d'un road-movie à la Paris, Texas.
Madrugada, en concert lundi 16 mai, au Café de la Danse, Paris.




Musique électronique ecstatique

Posté par Flyer le 17.05.05 à 16:53 | tags : agenda, électro, four tet



fourtet.jpgLe type, il est anglo-indien, doué et tout seul. Le type, c’est Kieran Hebden et il tient de ses bras nus le projet Four Tet. En fait, il est aussi avec les Fridges. Mais il est mieux tout seul. Four Tet, on s’en souvient surtout par « Rounds », sorti en 2003 et qui est l’un des disques préférés de Radiohead (d'autres types anglais vaguement connus qui aiment la bière chaude et les synthés modulaires). Four Tet, c’est de l’électro progressive à tendance jazzy freestyle avec des influences de production hip hop. Dis comme ça, ça rend plutôt bien, sur Cd c’est encore mieux. Et Kieran donc, va bientôt sortir son quatrième album, avec un titre sympa qu’on croirait piqué à l'auteur de Calvin et Hobbes : « Everything Ecstatic ». Accouchement dans les bacs prévu pour le 23 mai. Kieran est donc retourné dans son studio, a repris sa recette perso (un peu réchauffée avec le temps mais toujours efficace) et il nous a pondu un album gentil et lumineux, qui démarre sur un roulement de caisse power jazz (A joy) pour amorcer un enchaînement de titres bourrés de breaks habiles (Smile around the face), de sonorités apaisantes (And then patterns) et d’expériences soniques (High fives). Mention spéciale pour la neuvième piste de l’album : Sleep, eat food, have visions, avec ses moments joyeusement inécoutables, histoire de mettre en transe les accros du progressif. Au final, Four Tet, ça fait un peu penser à la musique que ferait un type qui joue tout seul dans sa chambre avec ses grosses consoles... ce qui est tout à fait le cas d'ailleurs. Mais ça donne envie de faire mumuse avec lui.
Everything Ecstatic - Four Tet, dans le bac le 23 mai. Domino Records.



Beautiful freak

Posté par Caroline le 16.05.05 à 18:45 | tags : agenda, pop

antony2.jpgL'épineux problème du sexe des anges ayant été considéré comme suffisamment important pour donner lieu à de fiévreux débats théologiques par les siècles passés, pourquoi ne pas étendre la question à la scène musicale actuelle? C'est en tout cas ce qui peut venir à l'esprit à l'écoute du superbe et crépusculaire album d'Antony et de ses Johnsons : I am a bird now. Drôle d'oiseau que cet Antony, ex-choriste de Lou Reed (celui-ci apparait d'ailleurs en guest sur l'album), vestige surréaliste d'un esprit très Factory, interprète à la voix androgyne et aux intonations pourtant très "gospel" et digne héritier de certaines splendeurs passées du Marc Almond de Soft Cell. Un curieux mélange qui donne au final un album d'une facture à la fois classique et pourtant inclassable. Perte d'identité, souffrance d'une personnalité en dehors des normes, l'émotion est palpable, presque religieuse. A écouter d'urgence donc, à découvrir ne serait-ce que pour son étrange étrangeté et ses "Johnsons" occasionnels, outre Lou Reed, Devendra Banhart, Boy George et Rufus Wainwright...

A voir sur scène aussi pour la performance, le 21 mai à Lille et le 23 mai à Paris à la Maroquinerie.




Sensualité en suspension

Posté par Noémie le 12.05.05 à 18:33 | tags : pop

516_lallemant.jpgSur le même ton suggestif et tendre, les chansons humoristico-poétiques de Bastien Lallemant prennent du caractère dans son dernier album Les Erotiques, dont on peut en écouter des extraits sur le site du label tôt Ou tard. Quelques cuivres, un piano, des choeurs, des guitares et basses en tout genre, des emprunts à la pop, au jazz, à la musette ou au chacha : une émulsion délicate qui donne de l'épaisseur à ce nouvel album et met très justement les textes en valeur. Inspiré des Contes Moraux de Rhomer (on se souvient des métaphores cinématographiques autour du Genoux de Claire), Bastien Lallemant raconte en chanson des petites histoires douces-amères, et joue avec les mots comme avec les images pour évoquer avec subtilité, un désir amoureux somme toute très convenu. Un certain sens de la dérision et un goût manifeste pour la langue lui évite le piège d'une poésie mielleuse d'un autre temps. Avec ses fragments d'histoires traçant les contours de personnages aimablement caricaturaux (Madame Liste, ce monsieur si petit, un embobineur de jolie fille), il décline un érotisme calme et voluptueux où vient se lover une attachante naïveté.
Les Erotiques - Bastien Lallemant. Déjà dans les bacs. Tôt ou tard




Billy Corgan ré-émerge

Posté par Flyer le 12.05.05 à 17:49 | tags : billy corgan, pop, vidéos musicales, web
BillyCorgan.jpgAprès la publication de son recueil de poèmes, l’ex leader des Smashing Pumpkins (groupe de rock alternatif majeur des années 90) et de Zwan (entité pop-hippie mineure de l’histoire de la musique) revient à la charge avec un album solo tendance électro-pop : The Future Embrace. Le clip du single Walking Shade est dispo par ci, par , avec ses trips visuels bizarres à mi chemin entre Avalon et le Tour de France. Les bons vieux accros des Pumpkins peuvent aussi se délecter du récit de l’enregistrement des albums, Corgan publiant son autobiographie sur son Blog. C’est foutrement bien écrit et ça éclaircit énormément de choses sur l’enfance de ce Romain Gary musical et sur les sessions d’enregistrements d’Adore et de Siamese Dreams. Mais puisque tout est en anglais, un type sympa s’est collé à la traduction française, un chapitre par semaine avec en prime les dernières news du grand chauve. Qu'on se le dise, le musicien repart de zéro.
The Future Embrace - Billy Corgan. Dans les bacs le 21 juin. (auto) label : Cotillion



Holy music economic war

Posté par Moonlight Drive le 03.05.05 à 18:27 | tags : mp3, news
A force de télécharger sur des sites crackés, on avait fini par oublier les infos tout à fait officielles des bonnes vieilles agences de presse. Par exemple, ça, pour s'abonner à la musique sur une base mensuelle. Un nouveau modèle économique plus crédible que l'achat à l'unité. Non?



Jazz tous les soirs

Posté par Noémie le 02.05.05 à 18:58 | tags : agenda, jazz

Franck AmsallemC’est rare mais ça existe : un lieu à Paris où on peut écouter du jazz de qualité sans se ruiner, tous les soirs de la semaine (sauf les dimanches). Ça s’appelle La Fontaine, c’est dans le 11ème et les concerts sont gratuits, la bière à 3 euros, une ambiance sympa et décontractée, loin du snobisme des grands clubs parisiens. Tous les lundis du mois de mai, le pianiste Franck Amsallem est en résidence (sauf le 9 mai où il est remplacé par Alexandra Grimal Trio) et invite des musiciens de son choix. On retiendra Stéphane Belmondo (trompette) le 16 mai, Pierrick Pedron (sax) le 23 mai, Olivier Boge (sax) le 30, des solistes qui tournent beaucoup sur la scène jazz française actuellement.




L'enfant et l'oiseau

Posté par Moonlight Drive le 02.05.05 à 17:51 | tags : agenda, pop

Samedi soir, concert parisien d'Andrew Bird à la Cigale. Après une premièrL'oiseau et son violon (archive)e partie sous Stilnox avec des Great Lake Swimmers tout droit sortis d'un bal de fin d'année soporifique, je m'attendais à me réveiller grâce aux cordes magiques de l’oiseau rare. Perché sur ses gambettes tel un criquet issu d'un conte de fées, Andrew Bird débarque sur la scène avec son univers floral, un pote batteur et un sampler multisonore qui figure autant de musiciens imaginaires. Univers enfantin où l'oiseau s'amuse avec ses mimiques illuminées, ses bras rythmant les cordes du violon : ses jambes se plient, ses pieds se mettent en pointe pour former un ballet malicieux. Pourtant, plus je regarde ce môme solitaire se mettre en scène, plus je le trouve livré à lui-même dans une chambre trop grande pour lui. J'essaie bien d'aller au-delà de l'observation admirative, mais il semble qu’Andrew refuse de se laisser aller à la perte de contrôle. Comme s’il n'acceptait pas d'autres enfants dans son bac à sable, d'autres oiseaux sur sa branche. J'ai fini par repartir le coeur déçu de n'avoir pu communier avec cet artiste hors-norme, peut-être trop seul pour faire vivre la scène. Cependant, je ne peux que conseiller son album, The Mysterious Production of Eggs, son site officiel, et celui du label Fargo, pour découvrir, version studio, le chant lyrique du Bird.
Andrew Bird, en concert le 30 Avril 2005 à la Cigale.




Pravda +The Rogers Sisters : quand les femmes s'en mêlent à Marseille

Posté par Ivy le 01.05.05 à 22:45 | tags : punk

affiche festival 2005C'est pour le festival itinérant "Les femmes s'en mêlent" que Pravda, trio parisien et TRS, trio new yorkais se sont produits au poste à galène.

Pravda ouvre le bal. Suzanne adorable fashionista au visage ciselé comme Nico chante avec la gouaille de Joan Jett ou la hargne de Siouxsie Sioux période punk avec des textes en anglais ou en français bourrés d’un humour décalé à souhait (comme ces titres : « je suis french (do not touch) », « tu es à l’ouest »).Chanteuse mais aussi dompteuse de basse qu’elle échange parfois contre la guitare de son comparse Mac. Lequel, présenté par Sue comme « Mireille Mathieu » rapport à sa coupe passerait plutôt pour un beatle qui aurait entre les mains une guitare possédée par l’esprit heavy metal.

Quant aux sœurs d’Amérique, elles frayent entre guitare Psychobilly, electro 80’s, voix à la B 52’s où se répondent le bassiste et la guitariste.

Saluons les reprises superbes « Franck Sinatra » de Miss Kittin par Pravda et « object » de The Cure par TRS.

Une soirée de punk pour adulte : Une énergie tout à fait maîtrisée, de quoi donner la pêche sans se disperser ! Le tout à la gloire de la trilogie « sex, drugs & rock n roll » pourvu que les femmes s’en mêlent encore longtemps !
Pravda+The Rogers Sisters Live. Les femmes s'en mêlent, 8e à Marseille






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