Playlist : blog musique

Archives > Juin 2005

Cover Story jusqu'à l'aube

Posté par Moonlight Drive le 29.06.05 à 18:37 | tags : agenda, funk
Cover Story V

Si vous avez loupé les Cover Story précédentes, il vous reste une dernière chance demain soir pour vous déhancher sur les rythmes funky, et arborer votre toute nouvelle paire de lunettes de soleil "Chips attitude". La Cover Story V, c'est à l' Abracadabar, the last avant les vacances en attendant une nouvelle saison funk endiablée, et orchestrée par nos amis des Sillonnés. Au programme de cette nouvelle soirée de folie qui vous fera danser jusqu'à l'aube, le groupe Blind System, et ses sonorités 70's, DJ Bulllitt, DJ Oreis, et bien sûr les expos de pochettes de vinyles, ainsi que les projections de films. Un grand merci à Ingrid Ouvrard pour les infos, pour les soirées, pour l'enthousiasme, et à la saison prochaine!

Cover Story, jeudi 30 juin à l'Abracadabar, de 20h à 5h.




Une petite Sieste à Toulouse

Posté par Moonlight Drive le 29.06.05 à 18:07 | tags : agenda

Les Siestes 2005N'attendez pas que l'orage revienne pour vous enfuir sous le soleil rose de Toulouse, où vous pourrez faire de douces et tendres Siestes Electroniques, du 1er au 10 juillet... 10 jours de siestes non-stop, c'est un peu ça la définition du bonheur...







Ce jour là, tu as entendu...

Posté par Flyer le 28.06.05 à 17:11 | tags : rigolo, web
lolo.jpgLe jour de ma naissance, Lionel Richie cartonnait dans les charts avec "All Night Long", je savais bien que j'étais né sous l'étoile des lovers tendres en 3 accords. Le jour de naissance de ma copine, c'est David Bowie qui tenait le haut des ventes avec "Let's Dance".. début d'une longue période de friche pour le mec aux 27 visages. Mon meilleur pote est né sous les appels désespérés de Blondie dans "Call me", maintenant il est au chomâge, squatte mon appartement et mange toutes mes pizzas. Et vous, qu'est ce qui faisait twister la sage-femme le jour de votre naissance ?



Jazz musette aux Puces

Posté par Moonlight Drive le 28.06.05 à 15:47 | tags : agenda, django reinhardt, jazz

Festival Jazz MusetteSi vous avez raté le festival Django Reinhardt, pas de panique, le jazz manouche continue aux Puces avec le Festival Jazz Musette de Saint Ouen, organisé par Didier Lockwood et Serge Malik. D'abord dans les bars à partir de 16h, pour se rappeler les bons moments musicaux des Puces, puis sur scène à 21h, Ninine Garcia, Thomas Dutronc, David Reinhardt, Didier Lockwood, Sanseverino et bien d'autres encore vous feront découvrir les meilleurs morceaux du répertoire que vous pourrez retrouver ensuite chez les disquaires sur place. Pour se refaire un stock de Nag Champa, ce sera donc samedi sinon rien.

Festival Jazz Musette de Saint Ouen, samedi 2 juillet, à partir de 16h.




La Goutte d'Or en Fête

Posté par Moonlight Drive le 28.06.05 à 15:46 | tags : agenda

La fête de la Goutte d'OrExpos, ciné, repas de rue, tournois de foot ou de pétanque, cabaret et scène ouverte, hip-hop, rock musette ou musique traditionnelle, tout pour les yeux, les oreilles, et le reste jusqu'au 3 juillet à La Goutte d'Or en fête. A ne pas manquer ce soir, pour transcender l'orage et le temps, le blues touareg inspiré de Tinariwen à l'Eglise Saint Bernard.




I wanna jam it wid you.net

Posté par Flyer le 28.06.05 à 11:29 | tags : rigolo, techno, web
Yeah ! Turtle Jam !"Saxophoniste passioné cherche compagnons instrumentés pour buff sur le internet." Ce n'est déjà plus de la science fiction. Justin Frankel, le sympathique programmeur de Winamp et de Gnutella (un type qui aime la musique libre, quoi), vient de lancer NINJAM, un soft créé dans le seul but de permettre aux musicos de tous les pays de se lancer dans des impros tous ensemble ! Youpi ! Pour que ça fonctionne bien, Justin se base sur le modèle de Skype, pour que ça sonne bien, il utilise le format Ogg Vorbis, et pour éviter les temps de latence entre les divers instruments, le joyeux programmeur a eu l'idée... de les augmenter. NINJAM va ainsi compter la latence en "mesure". Cela signifie que vous recevrez la musique d'un de vos mélodieux camarades exactement une mesure après qu'il aie commencé à jouer, ce qui devrait vous permettre de vous synchroniser sans problème. En pratique, ça peut donner ça (d'autres exemples ici).



Lift'in

Posté par Moonlight Drive le 27.06.05 à 17:54 | tags : agenda
Bloqués dans l'ascenseur...The Killers, Placebo, Björk, Amadou et Mariam, Ghinzu, The (International) Noise Conspiracy, Bloc Party, Asian Dub Foundation, Keren Ann, pour ne citer qu'eux, se sont fait tirer le portrait par la photographe Robin en une minute chrono dans un monte charge. "Et alors" pensez-vous déjà peut-être. Alors vous pourrez découvrir ces portraits atypiques tout au long de l'été dans les magasins Fnac. L'exposition Lift'in siège actuellement au Forum des Halles, et dure jusqu'au 26 août.



Le bruit et la fureur festivalière

Posté par Moonlight Drive le 24.06.05 à 17:28 | tags : agenda, punk
The (International) Noise Conspiracy (Archive)Le premier week-end de l'été s'annonce décidément très chaud. Après le Rock dans tous ses Etats, le festival Django Reinhardt, et les premiers concerts de "sous la plage", on a encore trouvé une nouvelle activité musicale bien sympathique qui achèvera de compliquer la tâche des indécis (à défaut des imbéciles...). Cette fois-ci, c'est avec le RER A que vous arriverez ruisselant au Furia Sound Festival pour une tournée de concerts assez impressionnante, de Mano Solo à LCD Soundsytem en passant par The (International) Noise Conspiracy... Encore de bons moments de musique en perspective, si vous réussissez toutefois à échapper à Kyo...



Les Happy Hour de l'Eté...

Posté par Moonlight Drive le 24.06.05 à 17:27 | tags : agenda
Feedback (archive)La réponse des mélomanes fauchés au dilemme cornélien de Puck : l'été musical sera définitivement parisien en 2005, avec moult concerts et festivals gratuits pour redonner le sourire aux porte-monnaies vidés. On commence avec le traditionnel Paris Jazz Festival qui a lieu chaque week-end au Parc Floral jusqu'à fin juillet. Puis direction la Villette début juillet pour le festival Feedback, sept jours de festivités brésiliennes, et les scènes d'été tous les dimanches au kiosque à musique, avec notamment le 21 août, une scène spéciale Radio Nova. A ne pas manquer non plus les concerts "sous la plage" au parc André Citroën, qui débutent le 26 juin avec Four Tet (c'est gratuit cette fois Flyer!), Spontane, Velma... Et pour continuer dans la veine plagiesque, plus conventionnelle cette fois, mais toujours sans avoir à débourser un seul centime d'euro, vous pourrez découvrir non loin des quais ensablés, les concerts du festival Fnac Indétendances, avec entre autres Bjorn Berge, Pauline Croze, Nosfell... Les amateurs de verdure pourront aussi trouver leur bonheur avec les concerts itinérants du festival Paris Quartier d'Eté qui vous balladeront dans les parcs et squares parisiens, de Belleville jusqu'au Népal, en passant par Trinidad. Moi je vais peut-être rester à Paris finalement...



Le beau monde des Eurockéennes

Posté par Flyer le 24.06.05 à 11:40 | tags : agenda, eurockéennes, rock
Vive le programmeLa country d’Eagles of Death Metal, la pop sombre des nanas d’Electrelane, la douceur d’Emilie Simon, la violence de Nine Inch Nails, le rock moite de Queens of the Stone Age, les délires norvégiens de Kaizers Orchestra, et ça, c’est encore juste pour le premier jour des Eurocks, vendredi 1er juillet !
Le lendemain, Daveinthehay et moi-même iront zoner du côté de Garbage, des psychopathes belges de Ghinzu, du folk de Bonnie Prince Billy, du dub frenchy de Nosfell et Ez3kiel.
On aura perdu nos oreilles, on aura faim, on sera complètement neurasthénique, mais on retournera au charbon et on soignera notre santé mentale dimanche 3 juillet avec les papes de l’électro teutonne de Kraftwerk (peut-être pas le meilleur choix pour revenir sain d’esprit), vu qu’on sera à moitié sourd, on ira se ressourcer chez le vieux brésilien Tom Zé, puis de se relaxer chez l’ami Andrew Bird, puis on ira faire un coucou à Sonic Youth et leurs larsens. Ce sera cool.
Ps : Dave et moi avons décidé de léguer nos tympans à la science.



Les Eurockéennes dans ton blog !

Posté par Flyer le 24.06.05 à 11:39 | tags : agenda, eurockéennes, rock
weurojour.jpgPlaylist se la joue chroniqueur fanatique cet été, après l'Art Rock 2005 (et la disparition des punks à chien), c'est au tour des Eurockéennes de Belfort d'accueillir deux de nos envoyés spéciaux pour la couverture d'un des plus gros festoches de cette période calorifique.
Au programme : chroniques de concerts, reportages d'ambiance et interviews de rockers sous acides, le tout concocté par le chambouleur (cynique et dépravé) DaveInTheHay et moi-même le gentil Flyer.
Les chroniques en direct des Eurockéennes, ce sera du 1er au 3 juillet, ce sera ici sur Playlist, ce sera chouette, et on vous parlera même du coupe-gorge camping du festival : son ambiance particulière, ses locataires alcooliques, les tâches de vomi sur la tente.
A suivre donc, pour de nouvelles acouphènes !!



Four Tet en concert

Posté par Moonlight Drive le 23.06.05 à 18:19 | tags : agenda, électro, four tet


On vous parlait récemment de Four Tet sur le blog. "Le type qui joue tout seul dans sa chambre" va sortir de chez lui faire un tour au Point Ephémère le 28 juin prochain... Flyer ira-t-il faire mumuse avec lui?



Nine Inch Nails au Zénith : BAM !

Posté par Flyer le 23.06.05 à 17:41 | tags : live, metal, nine inch nails

Impressionant en live Et bien ma chère Moonlight, je peux dire qu’il a repris du poil de la bête l’ex-junkie alcoolique accroc aux jeux vidéos (Trent Reznor était le compositeur de la B.O de Quake). En tout cas, j’ai eu droit à un concert bien sauvage hier dans la chaleur crevante du Zénith, mais avec un gros bémol au niveau du choix des titres.
En bref, Nine Inch Nails est monté sur scène, NIN a magnifiquement fait péter la sauce, mais de la sauce archi réchauffée. En fait, ce concert de NIN était l'exact opposé du récent concert de Billy Corgan. Reznor s'est armé de toutes ses guitares pour faire péter le son au maximum quand Corgan se la jouait minimaliste sur tous les plans. Reznor a bien pris soin de faire plaisir à tous ses fans hardcore dans le choix des chansons lorsque Corgan les prenait tous à contre-pied. Reznor a quasiment oublié son “With teeth” sur scène ; c'est simple, nous n’avons eu droit qu’à quatre titres de cet album censé marquer un renouveau. De son côté, Corgan présentait un show complètement inédit. Reznor a joué la sécurité maximale en zappant complètement “Only”, “Getting Smaller”, “All the love in the world”, bref, tout ce qui pouvait déplaire aux vieux goths, tout ce qui aurait risqué de rafraîchir le concert et d'étonner en détonnant... Y'a même pas eu la chanson “With Teeth” qui aurait été simplement parfaite en milieu de concert. Corgan courrait vers le vautrage en balançant ses “Camera Eye”, “Bit 5” et autres “Mina Loy” qui oubliaient ce que pouvaient être les Pumpkins. Reznor a donné un set bouillant comme l'Enfer, très impressionant, sans laisser le temps au public de respirer. Corgan un set frais et aéré, mais souvent ennuyeux.
Reznor a fait preuve de patate mais a manqué de courage.
Par contre, les deux mecs ont choisi pour décor des écrans magiques en 8 bits… Preuve que le rétro-gaming touche aussi les rockstars.



Les états du rock

Posté par Moonlight Drive le 23.06.05 à 17:38 | tags : agenda, rock
Leroy, mascotte rock

Devendra Bahnart, Ghinzu, Tiken Jah Fakoly, Whitey, Sonic Youth, Alamo Race Track (qui jouera deux fois, rien que ça...), Le Peuple de l'Herbe, The Kills...En attendant de tout savoir sur les folles nuits du camping des Eurocks, et les meilleurs moments live in Belfort, vous pouvez toujours prendre un train à Saint Lazare ce week-end, pour savourer quelques bons concerts au Rock dans tous ses Etats.
Le Rock dans tous ses Etats, les 24 et 25 juin à Evreux

ps : et au fait Flyer, comment allait notre Reznor revenu de la mort hier soir au Zénith ? Encore une histoire de fil... névrotique ?




Demande à la poussière..

Posté par Flyer le 21.06.05 à 18:17 | tags : agenda, ask the dust, live, metal, rock


Demande à l'arbre C'est la Fête de la Musique, alors je vous présente l'un de mes groupes live préférés du moment.
Ask The Dust, groupe de pop rock industriel oscillant entre Bowie, The Cure, Nine Inch Nails et Iggy Pop (oui, c'est de la musique très variée.. de la vraie musique, quoi), sera en concert au croisement de la rue Monge et de la rue Censier. Se définissant comme des "producteurs nerds déguisés en rock star", ils font "de la musique rock qui ne vous ennuie pas lorsque vous l'écoutez à la maison, et de la musique électronique pas chiante quand jouée sur scène". Pour les avoir déjà vu en live, je dirai juste que, comme tous les très bons groupes, ils donnent envie de faire de la musique. Ask The Dust entrera donc en scène à 20h00, suivi de Muy Muy (stoner / stonian pop rock en français) à 21h30 et de Odja (Emo, HxC power rock) à 22h30, croisement des rues Monge et Censier, donc. N'hésitez pas !
Bonne Fête de la Musique à Tous (et surtout à Moonlight Drive qui tout le long de l'année attend ce jour béni) !



So let the sadness come again

Posté par Flyer le 21.06.05 à 17:28 | tags : billy corgan, flu, news, rock
Telex : Billy Corgan, qui est un homme psychiquement instable et complètement fou, aurait déclaré aujourd'hui au Chicago Tribune son intention de reformer d'ici peu de temps son groupe mythique : les Smashing Pumpkins, sabordé en 2000. Alors bon, même si moi, je suis très très très fan de la musique de ce mec, ça sent quand même la reformation de looser, tout ça...
MAJ : Plus d'infos sur cette note, datée d'aujourd'hui, que Billy Corgan a envoyé au Chicago Tribune et dont ils se sont servi pour leur article. On y apprend la préparation à la fin de l'année d'un second album solo.
MAJ 2 : la chronique de The Future Embrace est en ligne, sur le mag.



Fargo souffle sa cinquième bougie au Nouveau Casino

Posté par Moonlight Drive le 21.06.05 à 12:44 | tags : agenda, label, pop
Joyeux anniversaire...Fargo fête son cinquième anniversaire en musique au Nouveau Casino le 26 juin prochain, avec les songwriters Neal Casal et Richard Buckner, les mélodies simples et puissantes de Danny George Wilson, et la flamboyance pop de Crooked Fingers (en solo).
On souhaite que Fargo continue encore pour bien plus de 5 ans à nous faire découvrir le meilleur du rock indé Us, et ce n'est pas Sovo qui me contredira...



Le yiddish à l'honneur

Posté par Moonlight Drive le 20.06.05 à 18:10 | tags : agenda

Musique klezmerLe "1er festival des Cultures Juives" qui a débuté le 15 juin, propose jusqu'à la fin du mois dans les IIIè et IVè arrondissement de Paris, des expositions, des tables rondes, des lectures de textes, du théâtre, des films, et une soirée spéciale humour juif, orchestrée par le conteur Georges Perla. Côté musique, on pourra découvrir des récitals, des poèmes et chansons yiddish d'hier et d'aujourd'hui, et danser au bal yiddish place du Marché Sainte Catherine, à l'occasion de la fête de la musique. Pour plus d'infos, c'est juste ici (.pdf).




Le débat du lundi...

Posté par Moonlight Drive le 20.06.05 à 18:02 | tags : news, reggae
"Je n'incite personne à aller tuer ou brûler qui que ce soit". Aujourd'hui dans Libé, les arguments de Capleton concernant les annulations successives de ses concerts en France, en raison des discours homophobes tenus dans certaines de ses chansons.



Du Vintage et du bizarre...

Posté par Moonlight Drive le 20.06.05 à 15:24 | tags : en jpeg, rigolo, web

Fans de Vintage et collectionneurs fous, bricoleurs du dimanche et nostalgiques de vieux matos musicos, votre bonheur, c'est ici que vous le trouverez, au milieu d'autres conseils et bizarreries musicales... Merci Pipo pour l'info.




The sound of Istambul

Posté par Moonlight Drive le 17.06.05 à 17:48 | tags : agenda, vidéos musicales
Crossing the BridgeCrossing the brigde-The sound of Istambul, le nouveau documentaire de Fatih Akin, réalisateur entre autres de l'excellent Head-on (dont la B-O est remarquable), conte l'exploration sonore d'Alexander Hacke, bassiste du groupe de rock expérimental Einstürzende Neubauten, au coeur de la scène musicale d'avant-garde d'Istambul. Du rock néo-psychédélique de Baba Zula au hip hop, en passant par le folk et la musique kurde, de la rencontre du clarinettiste Selim Sesler à la performance de la chanteuse pop Sezen Aksu, Hacke navigue dans tous les quartiers stamboliotes dont il essaie de capter l'effervescence et la diversité musicale avec un "Street Recording". Crossing the bridge sort en salles le 13 juillet prochain, et la B-O du film sera disponible le 11 juillet chez Mk2 Music. Pour patienter, une soirée spéciale Crossing the brigde aura lieu au Mk2 Quai de Seine à l'occasion de la fête de la musique, où vous pourrez découvrir le documentaire en avant-première, qui sera suivi à 22h, du concert de Selim Sesler et sa formation tsigane, ainsi que d'un DJ set au bord du Canal Saint Martin. Et pour les accros à Fatih Akin, Fluctuat vous prépare une petite surprise... Affaire à suivre!



Les Impulsives électroniques

Posté par Moonlight Drive le 17.06.05 à 17:43 | tags : agenda, électro
Miss FicelJeff Mills, Improvisators Dub, Brain Damage, Kaophonic Tribu, The Hacker, Manu Le Malin... une programmation qui donne du corps aux Impulsives, entre remontées acides et voyage électro-tribal. A ne pas louper, la performance unplugged d'Hilight Tribe.
A noter sur vos agendas : festival Les Impulsives, du 29 au 31 juillet 2005, dans la citadelle de Cussac Fort Medoc (33).



La musique au pouvoir

Posté par Moonlight Drive le 17.06.05 à 17:27 | tags : agenda

Fêtons, fêtons...Si vous avez raté la brillante reprise d' Un autre monde par votre cousin germain l'an dernier, pas de panique, la fête de la musique approche, et mardi prochain, vous pourrez à nouveau croiser sur votre chemin, des Joan Baez en fleurs, les futurs rock stars de demain, et faire du bien à vos oreilles en glanant des sons de tous les styles, amateurs ou pros, histoire de se changer un peu des klaxons. On aimerait bien que la musique au pouvoir dure aussi longtemps que l'été et dépasse les 24 heures annuelles, mais en attendant que la plage fasse un pied de nez aux pavés, venez défier votre voisine - juste pour un soir - en poussant la chansonnette en bas de ses fenêtres... On attend vos futures maquettes sur le blog, ou une vidéo de votre performance inoubliable à Mains d'Oeuvres... Pour les globe-trotters, la fête se passe aussi hors hexagone, et pour les amateurs de toiles, le net sera aussi de la partie, dit-on.




La nouvelle histoire de Lili Drop

Posté par Moonlight Drive le 16.06.05 à 16:24 | tags : agenda, live, punk

Sur ma mob, cru 1979"Eh Olive, tu sais que tu nous fais plaisir ce soir!" peut-on entendre de part et d'autres du Point Ephémère, au moment où Olive change de guitare, et commence en acoustique, une nouvelle chanson de Lili Drop. Il avait l'air heureux, le public hier soir, ému de pouvoir à nouveau chanter et danser sur la musique énergique et sombre d'un groupe qui marqua ses 20 ans (je n'ai pas vu beaucoup de moins de 30 ans dans la salle, mais pas mal de figures d'époque, cuir sur les épaules, banane sur la tête, en noir sinon rien...). Sur scène, les musiciens et musiciennes de Lili Drop nouvelle mouture se font plaisir aussi, et se donnent à fond, avec Olive en tête. Les choeurs sexys de Brune et Marine, le rythme dense de la batterie, avec France Cartigny aux commandes, la basse précise et fluide de Viryane Say et les jeux de guitares puissants de Christian Brun, donnent aux textes d'Olive une nouvelle jeunesse, et une force incroyable. Sur les morceaux aux teintes punk, blues, rock, funk, le public se souvient, reprend avec ferveur les paroles coquines de Monde Animal, le refrain cultissime de Sur ma mob, et contient difficilement son émotion quand Olive dans Vivant, répète la mort, la mort, la mort, d'un ton résigné, pour crier ensuite, lors d'une montée progressive du son, les mots libérateurs, vivant, vivant, vivant, comme si le gosse maudit du rock français voulait prouver qu'il était toujours là, et qu'on ne le virerait pas encore une fois sans un dernier combat. Et dès qu'Olive se met à scander a capella le refrain de Foutoir, le public se déchaîne pour hurler avec lui "Toujours la même histoire, toujours le même foutoir, ça j'en ai vraiment marre...", même si les amis d'Olive et les fans espèrent tous secrètement, voir ouvertement, que la même histoire glauque du rock and roll ne se répètera pas, et que la musique de Lili Drop sortira enfin de l'ombre pour continuer comme hier, à enflammer les scènes, les salles et les coeurs.

Concert de Lili Drop au Point Ephémère mercredi 15 juin, initié et produit par Nathanaël Friloux-Gedanken et Aline Dejewski.




Live 8 à travers les embrouilles

Posté par Flyer le 16.06.05 à 14:36 | tags : blur, bob geldof, live 8, michael jackson, news

vers le site officiel Vingt ans ont passé depuis le Live Aid (souvenez vous... Michael Jackson et Lionel Richie entonnaient pour la première fois "We are the World"), et l'initiative louable d'une série de concert pour sensibiliser les Occidentaux pétés de thunes aux problèmes de pauvreté extrême des populations Africaines refait surface. (Ré)Organisé par Bob Geldof, le Live 8 (qui lancera un appel au G8, le meeting des huit pays les plus riches du monde) propose donc le 2 juillet des concerts gratuits à Versailles, Philadelphie, Berlin, Londres, Rome, Ottawa et un concert final le 6 juillet (jour de l'ouverture du G8) en Ecosse.
Jusque là, tout va bien. Damon Albarn a certes quelque peu traité les organisateurs anglais de gros racistes mais passe encore. Pour sa part, Bob Gedolf qui définissait le Live 8 non comme un concert de charité mais comme un moyen de remuer les consciences, s'est finalement décidé à dire qu'il s'agissait bien de charité et qu'Ebay devrait s'enterrer dans sa honte pour avoir laissé les gagnants de billets revendre leurs places sur le net. Finalement, le dernier remous en date vient du sponsoring. Et oui, Live 8 a beau être une manifestation anti-capitaliste luttant contre la faim dans le monde, son organisation demande quand même du pognon. L'évènement est donc à la recherche d'un sponsor majeur, qui pourra sainement remuer nos consciences de consommateurs sous prétexte d’éveil politique.
Et devinez qui fait du bruit au portillon ? Coca-Cola, qui aimerait bien sponsoriser le concert de Londres. Le même Coca-Cola qui acceptait mal, le mois dernier, qu'on lui refuse de taxer 500.000 litres d'eau par jour dans les lacs indiens dont dépend la survie de la population locale. Alors bon, à Live 8, ils ne sont pas très chauds. Il semblerait plutôt qu'AOL remporte le prix du sponsor majeur à Hyde Park, avec diffusion online du concert en prime. Mais la firme rouge bénéficierait tout de même d'une "présence mineure" (ce qui n'est pas sa place préférée, souvenez-vous en 2001 lorsque la boîte essayait d'imposer la boisson qui pétille dans les salles de classe au même titre que l'eau).
Pour finir, ça tombe en direct, Michael Jackson, récemment acquitté, pourrait faire partie des artistes Live 8 à Philadelphie. Hmm… un ex-noir secoueur de bébé, soupçonné de pédophilie, célèbre pour son pas de danse "touche-zizi", et vivant dans l’irréalité la plus complète va se produire sur scène pour aider les enfants africains ? Oh foutue mondialisation !

Artistes annoncés (par pays), à voir ici :
http://www.live8live.com/theconcerts/index.shtml



Le Stupeflip Crou ne mourra jamais.

Posté par Pipomantis le 15.06.05 à 16:28 | tags : punk, stupeflip

Mort à la région Ouest !Après l’annexion de la région sud, divers évènements sont venus compliquer la situation du Crou, notamment des problèmes avec la Région Nord. King-Ju se serait retiré dans le Stup Monastère pour percer le secret des majors, trouver les clefs du mystère au chocolat, et répandre la Stup religion. C’est sur ce postulat que se pose le nouvel album de Stupeflip. Plus sale, plus sombre et plus méchant, il revient et il n'est pas content. Le Crou a maintenant appris à connaître les coulisses de l’industrie et est encore plus remonté. En témoigne ce Stup Religion, album dépressif et énervé, mais qui semble bizarrement plus adulte que le premier. King-Ju et ses camarades déversent toujours leurs textes rageurs et (parfois) incompréhensibles, se permettant même de sampler leur précédent album, voire de se sampler d’un morceau sur l’autre. L’album change de style à chaque piste, jonglant avec habileté entre rock, rap, variété pop, et punk californien.
Soyons sincères : L’album est très bon, excellent même, quand on a aimé le premier. Sinon, les voix et les instrus fileront la nausée à toute personne non avertie. On adore ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent. Le Stup Monastère va trouver beaucoup d’adeptes, Pop-Hip n’arrêtera pas de faire de la soupe, et les régions Nord et Ouest n’auront qu’à bien se tenir, on a les Hergemiones à l’œil.

Stupeflip, Stup Religion, sortie le 13 juin, sur Jive/BMG




Where is my MP3 blog ?

Posté par Flyer le 14.06.05 à 16:27 | tags : mp3, web
Do you speak Blog ? Dans ce gros capharnaüm qu’est Internet, il est parfois difficile de trouver ce qu’on cherche. Chose d’autant plus frustrante qu’avec l’évolution des techniques, les sites à même d’offrir un contenu de plus en plus intéressant sont de mieux en mieux dissimulés. C’est généralement le cas des Mp3blog, qui présentent chaque jour des musiques en téléchargement gratuit à découvrir. Cela dit, des Mp3blogs, il y’en a beaucoup, autant que de styles de musiques différents, et ils sont très peu visibles. Autant dire que pour trouver son bonheur, la recherche peut se révéler fastidieuse. MAIS HEUREUSEMENT ! Le gentil Tofu, tenant lui-même un Mp3blog orienté vieilleries à guitare, a pris le temps de dresser une liste impressionnante de ces blogs selon leur catégorie musicale. Ne reste plus qu’à cliquer et écouter. Merci Tofu !



Exclu : un titre de David Crozon en mp3

Posté par Moonlight Drive le 14.06.05 à 16:01 | tags : mp3, pop, rock
David Crozon

Les aventures punk et canines ont une fin, mais les joies sonores sont éternelles. En souvenir de ces fabuleux moments live in Saint Brieuc, on vous a ramené un petit bijou de musique, que l'on avait découvert sur la plage art-rockienne. Collez le coquillage contre le creux de votre oreille, et vous pourrez découvrir la pop estivale et généreuse, venue de Brest, avec ce titre en Mp3 de David Crozon. Eleonore (avec un "o", pas un "a", contrairement à celle des Beatles) n'est encore qu'une maquette, mais son habillage définitif devrait bientôt voir le jour... Encore une affaire à suivre !

>> Télécharger Eléonore (.mp3).

Plus d'infos sur David Crozon ? Voir leur site web.

(merci à David du CCM de Brest, et à David Crozon pour leur aimable autorisation)




Hyper pop ?

Posté par fluctuat.net le 14.06.05 à 15:46 | tags : agenda, rock

Hyperclean, hypercool ?"C'est ce genre de rumeur qui s'immisce jusqu'à nos oreilles par on ne sait plus trop quelle fortune, mais qui bourdonne en sourdine et s'amplifie. On tombe alors sur un bref article dans Libé ou sur le web, et la rumeur devient trop pressante : Hyperclean serait le groupe à découvrir d'urgence, particulièrement sur scène où, miracle, ils se produisent actuellement. C'est à Paris, au théâtre le Méri les 14 et 20 juin (dans le cadre du Festival Le Bus) et, si l'on veut bien croire les spectateurs déjà initiés, la présence scénique du chanteur compositeur vaudrait largement celle d'un Dutronc ou d'un Tom Waits dans leurs grandes heures. Comme on est curieux voire téméraire, et que le jeu en vaut la chandelle, qu'ils disent..." Perso, je suis partant. Merci Rita !

Hyperclean en concert à Paris, au théâtre le Méri (Place de Clichy) ce soir et le 20 juin 2005
Album éponyme : Hyperclean (Microbe/Discograph) dans les bacs depuis le 23 mai




Quand le jazz manouche fait swinguer la Seine...

Posté par Moonlight Drive le 14.06.05 à 15:19 | tags : agenda, django reinhardt, jazz

Django ReinhardtChaque année, quand viennent les beaux jours, l'île du Berceau change de musique, et troque berceuses et ballades en péniche, contre du jazz manouche enflammé, à l'occasion du festival Django Reinhardt. Cela fait 26 ans que le festival de Samois réunit petites, grosses pointures et experts en Django, pour décliner la musique du "maître" sur tous les tons jazz. L'hommage brûlant et festif continue cette année, avec trois soirées club sur la péniche "Opéra", et quatre jours de folies musicale sur l'île du Berceau, où l'on pourra croiser les grands de la scène jazz, venus du monde entier, de Russell Malone Quartet à Chucho Valdes Sextet, en passant par le Janne Ersson Big Band ou Yorgui Loeffler Quartet. Jazz manouche, jazz classique, jazz swing musette, jazz be bop, comme jazz cubain, feront swinguer la Seine, et la java n'aura plus qu'à fuir jusqu'aux tréfonds de Samois.

Festival Django Reinhardt, du 20 au 26 juin 2005 à Samois sur Seine (77).




Bjørn Berge se déchaîne à la Défense

Posté par Moonlight Drive le 13.06.05 à 20:43 | tags : blues, live

Bjorn Berge (Archive)Eh oui, j'ai réussi à me trouver une vieille cousine à enterrer ce matin... enfin non, la vérité, c'est qu'ici, écouter du blues un lundi midi, ça fait partie du cahier des charges en quelque sorte... pas besoin d'excuse bidon. Alors c'est tout naturellement que je me suis rendue à la Défense pour écouter Bjørn Berge, le nouveau roi du blues moderne. Avec le soleil à son zénith et l'estomac dans les talons (aiguilles), je me demande si la Défense va réussir à échanger son costard cravate contre le sea, sex and blues... En effet, pour débrailler les cadres sup' de la Défense, il va falloir y mettre un peu du sien... Clope au bec, tee-shirt moulant sur torse large et musclé, Bjørn Berge ne semble pourtant pas très avenant, débutant le set sans même un bonjour. Mais dès le deuxième morceau, ce n'est plus que succession de plaisanteries et de bonne musique, de quoi oublier que l'on est dans l'endroit de Paris le moins bluesy du monde et qu'il est seulement midi trente... Chose que n'oublie pas Bjørn Berge, qui rappelle plusieurs fois qu'il n'est pas dans ses habitudes d'être aussi matinal, un lundi de surcroît... A le voir exceller à toutes les cordes et chauffer son public avec une énergie folle, on croirait plutôt que le génie du Saint Slide fait ça tous les midi. Même si je ne vois personne tomber la chemise après tant d'efforts, les sourires sont sur tous les visages, chacun admirant aussi bien l'agilité et la maîtrise du guitariste que la générosité de Bjørn Berge, qui pourrait jouer des heures devant tous les publics, avec la seule force époustouflante de son blues. La "Bjørn Berge mania" a d'ailleurs commencé dans d'autres pays, puisque, dixit ce bluesman plein d'humour : "En Suède, je suis déjà célèbre pour savoir faire trois choses en même temps : fumer une clope, rester cool, et jouer de la guitare". C'est ça la classe...




Myspace.com, vivier artistique

Posté par Flyer le 13.06.05 à 19:20 | tags : billy corgan, coldplay, electrelane, mp3, myspace, nine inch nails, web
computer.jpg Le nombre de groupes et d’artistes utilisant un blog Myspace comme espace de promotion s'accroît chaque jour. A l’heure où les blogs et les fils RSS sont abordés comme vecteur de publicité, il semble bien naturel que nos musicos préférés investissent aussi cette plate-forme. Ainsi, les Foo Fighters lâchent presque l’intégralité de leur double album sur leur blog, Electrelane y poste trois morceaux de leur dernier né "Axes", Nine Inch Nails tout l’album "With Teeth" (en une plage), Billy Corgan son autobiographie et tout l'album à venir, Weezer quatre morceaux du prochain album, et enfin, ce groupe de pompeurs à la mode n’y lâche que son single (qui passe déjà toutes les 3 minutes sur les radios). Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans cette liste, essayez le moteur de recherche myspace… Qui sait ? Peut-être la bonne fée techno-marketing vous sourira-t-elle ?



Avec le temps...

Posté par sovo le 13.06.05 à 18:57 | tags : pop

dernier albumAussi tardif qu’inattendu, ce nouvel album de House Of Love met fin à treize ans de silence discographique si l’on excepte Lazy, Soft And Slow, superbe album solo de Guy Chadwick paru en 1997. Un disque de musique automnale, paresseuse, douce et lente dont les mélodies feutrées, d’une incomparable élégance mélancolique, s’inscrivaient sans bruit dans l’éternité, aux côtés des disques de Leonard Cohen. Malheureusement, ce modeste chef d’oeuvre passa relativement inaperçu. Sur ce nouvel et inespéré opus de House Of Love, on retrouve donc avec bonheur la voix caressante de Chadwick, sa remarquable écriture, pleine de finesse, toute en suggestion, mais également le son clair et limpide des guitares de Terry Bickers, les vibrantes et sinueuses mélodies que tissent leurs arpèges cristallins. Avec Love You Too Much, ses guitares carillonnantes et ses chœurs ensoleillés, les souvenirs remontent à la surface. Dès les premiers accords, le disque éveille la nostalgie de nos années adolescentes qu’ont bercées le classique Shine On et les harmonies psychédéliques de Christine. Ces cathédrales sonores d’une admirable légèreté dressaient autrefois leurs élégantes silhouettes dans une brume de guitares réverbérées à l’infini. Plus apaisé, House Of Love reste néanmoins cet héritier digne et incertain du Velvet Underground. Days Run Away dévide, comme dans un songe, ses pénétrantes mélodies avant de se clore sur Anyday I Want, superbe ballade acoustique où se mêlent les voix réconciliées de Chadwick et Bickers. Bien plus que dix superbes pop songs printanières, l’album offre une belle réflexion sur le temps qui passe. Il présente deux hommes en paix avec eux-mêmes et invite à se replonger dans les œuvres passées d’un groupe fragile et attachant.




Billy Corgan à la Cigalle : Plouf

Posté par Flyer le 13.06.05 à 17:14 | tags : billy corgan, live, rock

3.jpgLe 10 juin, Billy Corgan, dont on vous a parlé récemment, donnait l’un des premiers concerts de sa carrière solo à la Cigale. Je ne m’étendrai pas sur « Gliss », première partie soupeuse dont on ne retiendra que les poses sexy de la bassiste. Corgan entre en scène, avec pour seul décor un immense écran carrelé, véritable star de la soirée (photo ci-contre, prise par la talentueuse Ellen Sandrin). Et mine de rien, ce truc a généré une ambiance mi-psychédélique mi-art 8 bits qui a simplement permis à toute une partie du public de ne pas lamentablement s’ennuyer durant tout le concert. Car oui, tout fan que je suis du grand chauve, et bien que je cautionne la direction étrange de l’album, l’ennui me guettait dès les premiers titres entonnés sur scène. Manque de punch, groupe jouant sur des bandes, Matt Walker le cogneur lassé par sa batterie électronique, une bimbo qui passe son temps à danser sur scène, des versions live rigoureusement identiques à celles de l’album, un son à la limite de la bouillie... Billy semble avoir loupé l’adaptation de son album studio (bientôt sur Flu) sur scène, à moins – vision plus optimiste – que le show ne se rôde au fur et à mesure des dates… N’empêche que les perles de l’album comme The Camera Eye en ont pris pour leur grade, mollissant à vue d’oreille. Corgan qui fut l’un des meilleurs performers des quinze dernières années s’est piteusement planté à la Cigale. Non pas que ses fans ne l’aient pas adulé, ils l’ont fait, et le public français semble avoir été l’un des plus chaleureux envers l’ancien leader des Smashing Pumpkins. Mais il semble bien que tout cela n’ait été qu’indulgence à l’égard d’une ancienne idole. Corgan, qui demande (louablement) à son public d’essayer ces nouvelles chansons plutôt que de réclamer encore et encore du « rock qui bouge », au risque d’engraisser les patrons de majors, est tout de même loin d’avoir offert une performance qui restera dans les mémoires. Ni suffisamment planant pour instaurer une atmosphère, ni assez punchy pour faire vibrer la foule, le concert s’est réduit à l’enchaînement d’une vingtaine de titres, certes intéressants, parfois ponctués de moments grandioses, mais souffrant généralement d’une platitude que seul sauvait cet écran magique, qui hypnotisait nos yeux… à défaut d’avoir les oreilles captivées.



Reine de sabbat

Posté par sovo le 13.06.05 à 17:05 | tags : country

Lucinda WilliamsGrande dame de la musique traditionnelle américaine, Lucinda Williams est cette longue femme aux lignes scandinaves, aux paupières fatiguées, revenue d’un cancer de la gorge et dont la voix, véritable éruption sensuelle, réveille les fantômes de Hank Williams et Misssissippi John Hurt. Lost Highway a sorti dernièrement un double live, absolument somptueux, enregistré du 20 au 22 novembre 2003 au légendaire auditorium Fillmore de San Franscisco. Sur scène, de sa voix rauque et blessée, cette chanteuse incandescente transforme le feu de camp des pionniers en un gigantesque et extraordinaire incendie. Éprise de Dylan et des plus grands bluesmen du Delta, de Robert Johnson à Skip James, cet auteur majeur puise son inspiration dans l’Amérique profonde. Les titres les plus intimes, que berce, comme alangui, le pouls paresseux d’une batterie à balais, semblent irrigués par le sang noir de l’Amérique de Faulkner car Lucinda Williams écrit depuis le cœur même de la vie. « Ce sont d’authentiques existences qui se jouent dans ses paroles. Ses histoires captent l’essence de la vérité ». Se priver des disques de Lucinda Williams, c’est se priver d’une musique lumineuse à la beauté fiévreuse. La réputation de cette artiste d’exception reste malheureusement confinée au cercle des initiés. Cette voix magnifique, ces chansons ardentes forcent pourtant l’admiration. A découvrir absolument.




La carte du blues selon Bjørn Berge

Posté par Moonlight Drive le 10.06.05 à 19:17 | tags : blues, live

Bjørn BergeEn juin, la Défense se libère avec son festival annuel de jazz, et après cinq jours de fanfares survitaminées, propose un "Jazz à la Carte" détonnant à l'esplanade de la Défense, où je pourrai enfin découvrir en live, le colossal Bjørn Berge et tous ses tatouages, que j'avais loupés au Festival Art Rock, les pouvoirs du badge jaune n'ayant cette fois rien pu faire face à la déferlante d'aficionados de ce guitariste-slide hors pair. Sur disque, la voix éraillée d'excès de clopes, le blues moderne, brut et puissant de Bjørn Berge, m'avaient sacrément donné envie de me remettre à la guitare (ça aussi, c'est un petit miracle en soi), et de maîtriser comme lui le Bottleneck (trop dur, j'ai fini par laisser tomber). Bjørn Berge fait aussi, sur cet album, des reprises étonnantes de Zappa, des RHCP ou de Motorhead, et habite avec une telle force chacune de ses chansons, que l'on a du mal à croire qu'il se la joue en solo, en studio comme sur scène. Alors pour ne pas manquer ce bluesman norvégien novateur et inspiré, trouvez dès maintenant une vieille cousine à enterrer, et prenez le premier métro pour la Défense.

Bjørn Berge en concert à l'esplanade de la Défense, La Défense Jazz Festival, lundi 13 juin à 12h




Influences musicales

Posté par Flyer le 10.06.05 à 19:14 | tags : rigolo, techno, web
plasma.jpgVoici un site intéressant. En tapant le nom d'un artiste, le programme affiche immédiatement les groupes/artistes s'en rapprochant le plus, par leur style ou leur influence. Utile pour découvrir quelques nouveaux groupes sans prendre trop de risques. En plus, les résultats sont assez justes : Lou Reed n'est pas loin du Velvet Underground, Bowie se loge entre Neil Young, les Beatles et Nine Inch Nails, et même Louis Armstrong est placé à côté de sa pote Ella Fitzgerald.
Par contre, j'ai trouvé Coldplay très injustement situé entre Radiohead et Grandaddy, qui ne méritaient pas de traîner un tel boulet (à ce sujet, voir la pétition lancée par des Anglais aux oreilles irritées par le mattraquage radiophonique du dernier album).
Un moyen sympa d'éviter de potasser les guides musicaux en recherchant du nouveau son (et ça marche même pour les films !). Follow the lines.



On the mob again

Posté par Moonlight Drive le 10.06.05 à 19:12 | tags : agenda, live, punk

Lovliv au Point EphemerePour les ex-apaches, et les nostalgiques de Téléphone ou de Taxi Girl, une occasion de remonter en selle sur sa mob, et de défier le temps qui passe, avec le concert revival de Lili Drop. C'est au Point Ephémère, qu'Olive remontera sur scène avec son groupe, que l'on appellera désormais Lovliv, composé de nouvelles musiciennes, croisées chez Castafiores Bazooka, Phonic SA, Ruby Brune, P-Funk Machine, Diam’s et Assassin.

Concert de Lovliv/Lili Drop, mecredi 15 juin au Point Ephémère, à 20h30.




T'as downloadé le dernier Beethoven ?

Posté par Flyer le 09.06.05 à 10:59 | tags : beethoven, classique, mp3, radio


beethoven.jpg
La "Beeb" se la joue classique. Depuis dimanche et jusqu'à vendredi, la BBC Radio 3 diffuse toutes les symphonies de ce bon vieux sourdingue de Ludwig. "En quoi ça nous regarde ?" me direz-vous en fronçant les sourcils, pour peu que les programmations radio des amoureux du pudding à la menthe vous semblent sans intérêt immédiat. "Et bien, le site de la BBC les poste en Mp3 librement téléchargeables !" vous répondrai-je, les yeux brillants de fierté mal contenue. "Oh my God !" répondrez vous, submergé par un accès subit d'anglophilie. Et la musique classique de notre ami Beethoven réconciliera les peuples, rendra l'Homme mélomane, et fondera l'Europe juste et égalitaire que tout le monde désire !
En attendant, chaque symphonie est téléchargeable pendant une semaine à partir de sa date de diffusion. Il vous reste donc jusqu'à lundi prochain, au minimum, pour enrichir votre Mp3thèque des cinq premières déjà disponibles.
A noter : un quizz bien difficile sur Beethoven, histoire de vérifier que vous pouvez vous la péter dans les dîners mondains en entretenant un public esbaudi par votre culture extraordinaire sur la vie et l'oeuvre d'un homme drôle et attachant que tout le monde prend pour un bougon borné à cause de son vilain portrait.



On s'en fout

Posté par Life on Mars le 07.06.05 à 21:13 | tags : hip hop, rigolo
Bad chipsVous aimez les chips ? Vous aimez le rap ?
RapSnacks devrait vous combler.



This is the end...

Posté par Emilie&Sandrine le 06.06.05 à 17:35 | tags : agenda, art rock, mp3
Punky, mascotte malgré lui

Non, les bergers allemands briochins n'auront pas eu notre peau, ni le crachin breton, ni les effets secondaires de la galette saucisse. Nous voilà de retour dans la capitale, avec ses caniches, son crachin made in paname, ses mini-sandwichs à 4euros, et ses concerts à plus de 30... Après 4 jours de folies musicales, d'enquête anarcho-punk intensive, d'overdose de kro et de galettes, on a le moral un peu dans les chaussettes, d'être revenues dans une ville sans punks à chien, avec un ciel aussi gris que les chaussettes et le moral associés. Vivement l'été pour de nouvelles aventures festivalières, histoire de se changer un peu de la routine de Paris la nuit ! En attendant, vous pouvez retrouver les nouvelles frasques musicales du moment, les bons plans MP3, et les punks à chats, sur le blog.




Dessine-moi une rock star !

Posté par Flyer le 06.06.05 à 17:26 | tags : cure, en jpeg, rigolo, rock, web



New wave prophecyLe Rock’n Roll, ça s’explore à travers des tas de facettes différentes. Et quand on est sourd, ça peut être vachement visuel ! C’est ainsi que le site Rock poster Art compile, non pas des pochettes d’albums trouvables sur ouate mille sites du web, mais un bon millier d’affiches sérigraphiées d’une centaine d’artistes (majoritairement américains).

Ayant vocation historique (voir la page présentant une chronologie du rock et la façon dont la sérigraphie a épousé l’émergence du mouvement punk) et analytique (pas mal de ces affiches sont commentées et détaillent le travail et l’évolution des artistes), ce site est un détour indispensable aux amateurs d’artwork, toutes ces petites pièces graphiques qui donnent leur caractère visuel à un groupe ou artiste. Ceux là passeront bien quelques heures à s’extasier devant les affiches d’Alice Cooper, King Crimson, de Cure (ci-à-côté), et de tous leurs copains inscrits à coups de larsens au panthéon du rock.



Boire ou jouir, il faut choisir

Posté par Moonlight Drive le 06.06.05 à 17:24 | tags : art rock, électro, live, punk
My name is Whitey, Nathan J Whitey

Ah, enfin, je commençais à me dire qu'il n'y en avait que pour les gars du premier rang, quand débarquent sur scène, les quatre petits branleurs de Whitey, groupe electro-punk anglais, qui mettent littéralement le feu dès leur premier morceau. Sexys, félins, ils nous balancent des sons bien denses et énergiques, sautent dans tous les sens, font tournoyer guitares et basses, qu'ils exhibent avec la même fièreté que pourrait avoir un groupe d'ados pubères lors d'un concours de mesure métrique aux vestiaires. Tout en admirant les acrobaties sauvages et rock and roll du guitariste, et la désinvolture du chanteur en chapeau, je me dis que l'on est parti pour un set déchaîné, jusqu'au bout de la nuit... jusqu'à ce que le batteur s'empare des cymbales et les jette sur la grosse caisse, et que les musiciens descendent brusquement, mais en titubant, de la scène vers la fosse, canette seize à la main... Il n'y a pas que l'eau froide qui fait rétrécir... Dommage.




Le rire au bout du fil

Posté par Moonlight Drive le 06.06.05 à 17:10 | tags : art rock, live, rock
Camille, Le fil, la pochette

Commencer sa journée par la pluie, surtout le dimanche, ça ne donne pas envie de conquérir Saint Brieuc et le reste du monde, mais plutôt d'attendre Stade 2 en somnolant après le repas familial. C'est ce que je me disais après ma première galette saucisse dominicale (en guise de repas de famille) tout en faisant le pied de grue devant la Passerelle, avec l'espoir que les pouvoirs du bagde jaune réussiraient à me faire rentrer au chaud pour assister au show clownesque, coquin et déluré de Camille, dont on m'avait tant parlé. Et, ô miracle, la force du bagde a été avec moi cet après-midi là, et me voilà fin prête pour un concert que j'attendais depuis belle lurette. Elle m'intriguait Camille, avec son fil sur le nez, et sa moue boudeuse, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'aller plus loin que sa pochette d'album. Maintenant, je n'ai envie que d'une chose : qu'un disquaire soit ouvert le dimanche à Saint Brieuc (ça par contre, ça tient encore plutôt de l'hallucination que du miracle), pour me procurer ces chansons pleines d'humour, de légèreté, parfois teintées de mélancolie qui peuvent vous serrer le coeur comme parfois certains textes vous font pleurer de rire. Car du rire, il y en a eu à ce concert, tant la belle Camille, avec ses bruits de bouches ingénieux, et sa langue bien pendue, sait toucher son public avec des histoires simples, fraîches, mêlant la pop au music-hall, le r'n'b au vaudeville déjanté. Les gars du premier rang n'avaient pas descotché depuis hier soir, et sont restés fidèles au poste (Camille n'a pas de talons aiguilles, mais a de très jolis pieds nus). Ils ont aussi participé au café-théâtre camillesque, en exécutant une chorégraphie mémorable au rythme des Ex, chanson écrite " pour un mec qui ne faisait que parler de ses ex toutes la journées.", et ont donné de la voix pour entamer en choeur, "Je suis une fiiiillle", refrain qu'ils auraient à peine osé murmurer dans les rues de Saint Brieuc même sous menace de mort... Mais ce que femme veut... Camille l'obtient... Camille, c'est un vrai rayon de bonheur, une fille qui fait des instants un peu morne (le repas du dimanche donc), une cascade de rires, une nana qu'on aimerait avoir pour meilleure amie. Et ce n'est toujours pas les gars du premier rang qui me contrediront... Et pour finir, une petite charade de Camille, qui a marqué les foules hier (si vous trouvez, je vous offre... une galette saucisse?) : "Rater un match de Roland Garros ou du PSG ne me rend pas malade, (...), Je ne mets pas des chaussettes de tennis avec des moquassins, et je ne rétrécis pas à l'eau froide, qui suis-je?" L'affaire est dans le sac.




I wanna be your dog

Posté par Life on Mars le 06.06.05 à 13:48 | tags : iggy pop, mp3, web

Fidèles compagnonsAlors que nous sommes sans nouvelles de Moonlight Drive (serait-elle finalement - et fatalement - tombée sur de vrais punks à chiens ?), je tombe sur cette page qui me permet d'affirmer haut et fort que oui, définitivement, I wanna be your dog.
27 fois le cultissime titre d'Iggy Pop et des Stooges, repris par une floppée d'artistes (Sonic Youth, David Bowie, Nirvana, les Sex Pistols, les Ramones, Wilco...). Ne manque que notre simonesque Emilie nationale pour parfaire le tableau (en écoute ici et sans doute ailleurs... cherchez bien).



Tempête dans un crâne

Posté par sovo le 06.06.05 à 12:37 | tags : rock
Fugues, dernier album anguleux d'Innocent XAvec Fugues, le trio français Innocent X signe un objet rock aux circonvolutions inquiétantes, sorte de bande-son imaginaire d’un esprit dérangé. Tempête dans un crâne ponctuée par les récitations cliniques d’Anne-James Chaton. Le groupe cultive l’art du contraste et de la nuance. Les guitares majestueuses d’Insomnie tranchent en effet avec la douceur acoustique de l’inaugural Aux marches du palais, chanté par France Cartigny. A dominante instrumentale, l’album développe un climat sombre et orageux où les guitares entrelacées dessinent des paysages sonores, anguleux et rêches. Cette géographie toute faite de pics lacérés et de plaines de braise n'est pas sans rappeler les univers de feu et de glace d'un Godspeed You Black Emperor ou d’un Mogwai. Fascinant.



Alamo Race Tracks

Posté par sovo le 06.06.05 à 12:31 | tags : agenda, pop

Alamo Race Track : Birds at homeLe quatuor hollandais Alamo Race Tracks connaît ses classiques. Birds At Home, publié sur le label Fargo, offre un réjouissant panorama de la pop contemporaine la plus enthousiasmante, de Radiohead aux Strokes en passant par Deus. D’une écriture appliquée, les guitares, nerveuses et racées, tracent, sur la feuille blanche, d’élégants pleins et déliés mais le groupe peine parfois à affirmer une véritable personnalité. L’écriture n’est pas toujours convaincante et certains titres versent malheureusement dans l’emphase. Toutefois, l’ensemble reste digne et l’interprétation ne se départit jamais d’une certaine élégance. Au même titre que l’album des Girls In Hawaï l’an dernier, ce premier opus annonce, à n’en pas douter, de belles pages pop à venir.

Alamo Race Tracks sera en concert le 28 juin prochain au Nouveau Casino.




Coldplay, abscisses ordonnées

Posté par Life on Mars le 06.06.05 à 12:22 | tags : coldplay, mp3, pop

Pour ceux qui y auraient échappé, X & Y en quatre titres. Voir plus si affinités : l'intégrale du dernier Coldplay en streaming pour ceux qui voudront laissé leurs coordonnées, et pourquoi pas se faire rappeler lors du lancement d' X & Y en version Nokia. Il n'y a pas de petits bénéfices.




Le fil lunaire

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 15:27 | tags : art rock, électro, live

Under Byen (DR)Henriette, ce n'est pas le prénom le plus glamour qui soit, surtout si l'on a la bonne idée de se lancer dans le trip hop langoureux ou le post-rock mystique. Pourtant, perchée sur ses talons aiguilles, la gracile Henriette Sennewald d'Under Byen, ne semble pas faire grand cas de son prénom, et réussit à conquérir en quelques couplets mystérieux et sensuels, une population mâle la bave aux lèvres, scotchée au premier rang tout le concert. Mais au delà des apparences, Under Byen sait aussi convaincre par ses ambiances sonores complexes, passant habilement de l'intimiste à la démesure, parfois très proche du trip-hop de Portishead, parfois aussi lyrique que Sigur Ros, avec peut-être moins de ténèbres dans les basses, même si les deux batteries (oui, deux batteries, ça aussi ça existe...), donnent à certains morceaux une rythmique plus soutenue. Quand la voix soyeuse d'Henriette se casse sur le fil, on pense un peu à Björk : même si la comparaison est facile, l'expérience Under Byen est habitée de la même mystique, et tout comme Homogenic, m'a donné matière à de futurs rêves lunaires... Les gars du premier rang ne me contrediront pas.




Pop Art à la brestoise

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 15:23 | tags : art rock, live, pop, rock
David Crozon au grand complet (DR)

Au Village, place de la Résistance, le soleil a montré un peu de ses rayons pour accueillir David Crozon, jeune formation brestoise, venue nous présenter des chansons pop au doux parfum sixties, aux textes légers, parsemés de petits moments ordinaires simples et lumineux. Pour David, chanteur et compositeur avec Bruno, le guitariste du groupe, la création de ces petites perles sonores est facilitée par la très bonne entente entre les membres du groupe, et une véritable osmose entre les deux compositeurs : « Avec Bruno on a les mêmes influences, cela facilite la création. Quand tu viens avec une idée et que tu as un retour, un échange, par rapport à ce que tu fais, ça donne plus de confiance »*. La majorité des musiciens de David Crozon a déjà roulé sa bosse, mais c’est depuis peu que le groupe teste en concert ses mélodies tendres et généreuses où les Beatles aiment à taquiner Delerm fils, même si à Brest, "La pop est un sport de combat". C’est grâce au Centre de Création Musicale de Brest, et son projet « Longitude », dont le festival Art Rock est parrain, que David Crozon a pu bénéficier d’un local de répétition, de moyens financiers pour enregistrer une maquette, et pour ensuite rôder sur scène le fruit de leur travail artistique : « On lâchait pas mal d’argent pour répéter en studio, le CCM nous a fourni un local pour les répétitions, un endroit à nous, où on pouvait entreposer notre matériel, des moyens pour enregistrer, pour financer la maquette, cela donne un confort ». Un travail qu’ils ont pris vraiment à cœur, arrivant chaque jour dès 7h du matin au local pour répéter, alors que tous travaillent à côté, la musique ne pouvant leur permettre à elle seule, de subvenir à leurs besoins. Forts de cette expérience d’accompagnement réussie, le CCM a envie de renouveler ce projet "Longitude", afin d'offrir à d'autres musiciens, l’espace de création et de diffusion dont ils ont besoin.

*Extraits de l'interview réalisée pour Fluctuat et le journal d'Art Rock




Amadou & Mariam : Le beau samedi

Posté par Sand le 05.06.05 à 15:10 | tags : art rock, live, punk, raï, traditionnelle

Amadou et Mariam (DR)Rachid Taha s’était contenté de chauffer la place Poulain Corbion, en usant surtout de son répertoire raï traditionnel malgré les reprises « version briochine » (punk ??) de son tube « Ya rayah » et du non moins célèbre « Rock the casbah » des Clash. Amadou et Mariam qui suivaient auront eux, mis le feu à la place Poulain Corbion. Non pas qu’un Manu Chao, collaborateur et producteur de leur dernier disque, ait déboulé à leurs côtés sans prévenir. Non, le Chao s’attelle lui aussi en ce moment à sa propre tournée et ne pouvait être de la halte briochine. Non pas non plus que le son des deux aveugles soit véritablement révolutionnaire, Amadou et Mariam s’inspirent de la musique traditionnelle malienne pour l’emmener vers des contrées plus occidentales. Bien plus que tout cela, leur véritable force réside dans leur « sourire superpuissant » (*) qui s'infiltre subrepticement dans le public à chacun de leurs concerts. « Même si le monde est triste », ces deux-là respirent la simplicité et la joie de vivre, et cela suffit amplement à notre bonheur. Les maliens n’ont pas vu la place Poulain Corbion danser sans discontinuer pendant près d’une heure et demi mais ils percevaient assurément la chaleur dégagée : « Nous ressentons l’ambiance au travers des gens qui applaudissent, qui chantent. On sait s’ils sont contents du concert ou non ». S’ils ne pouvaient le voir, il pouvaient néanmoins entendre ce public reprendre à gorge déployée le message de paix en faveur de la Côte d’Ivoire ou du Togo qui leur est cher : « Nous souhaitons par dessus-tout que les peuples travaillent main dans la main malgré leurs différences ». Un peu simpliste certes, mais tellement sicnère dans leur bouche que, l'espace d'un concert, on a envie d'y croire avec eux. Le couple a achevé sa prestation par son tube « Mon amour, ma bien-aimée », un morceau qui les a fait connaître lors des Transmusicales en 1997, « le festival à partir duquel notre succès français à débuté ». « La Bretagne est notre deuxième pays » avouent Amadou et Mariam. « Les bretons nous aiment et nous le leur rendons du mieux possible. On reviendra les voir chaque fois qu’on en aura l’occasion ». C’est quand ils veulent.

(*) : en italique : extraits de la conférence de presse d'Amadou et Mariam




Erik Marchand vs Rodolphe Burger : un concert aux confins du monde

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:47 | tags : art rock, live, rock, traditionnelle

Marchand vs Burger, l'albumUn parfait exemple de métissage culturel, c’est ce que l’on pourra retenir du concert d'Erik Marchand, de Rodolphe Burger et de Medhi Haddab ce samedi 4 juin. Un mariage qu’il fallait oser entre répertoire traditionnel breton, blues-rock atmosphérique et sonorités orientales. C’est au cours du festival Panoramas à Morlaix que Marchand, grand maître du kan ha diskan (style de chant à danser), et Burger, guitariste rock alternatif, ex-leader de Kat Onoma, se sont rencontrés. Une rencontre que ni l’un ni l’autre n’avaient véritablement envisagé mais qui s’est finalement imposée à eux comme telle et qui a même débouché sur l'enregistrement d'un album, "Before Bach" sorti en mars 2005.

Réunion surprenante certes, mais pas si improbable si l’on se penche sur les personnalité de ces artistes anticonformistes qui partagent avec Medhi Haddab (également musicien de Rachid Taha), un goût commun pour l’expérimentation musicale et l’insolite. Sur la place de la Résistance, c’est Erik Marchand qui tient le devant de la scène, même si la guitare électrique de Burger et le oud de Medhi Haddab ne sont pas bien loin. On assiste même sur certains morceaux à un véritable dialogue anglais / breton entre les deux protagonistes. Dans le public, conquis, certainement des adeptes du blues burgerien et des amateurs de la gwerz (autre grand style de chant breton) de Marchand, qui n’auraient jamais songé à se retrouver ainsi face à une même scène. Belle preuve de l’universalité de la musique.




Icon Tada : l'essence de la philosophie zen ou une énième énigme de l'art contemporain ?

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:44 | tags : art rock, live, rigolo

Icon Tada Icon Tada, kezako ? Cet artiste japonais, dessinateur de mangas et VJ, est le créateur de l'affiche d'Art Rock 2005. Une affiche haute en couleurs, puisque ce sont des superpositions de formes circulaires pleines, blanc, rose, orange, marron, kaki, etc, sur un fond bleu ciel. Une affiche qui restait malgré tout quelque peu énigmatique à mes yeux. Désireuse de comprendre enfin ce qui se dissimulait derrière ces enchevêtrements sphéroïdaux, je me rends donc au sous-sol de la Passerelle afin d'y admirer l'ensemble de l'exposition consacrée à Icon Tada. Et là, la réponse tant attendue ne m'apparaît pas si évidente. Une dizaine de tableaux constituent l'ensemble de l'exposition. Tous dans la même veine : des ronds plus ou moins ronds, des formes organiques de type globules grossis au microscope, sans doute plus justement, mais quand même des ronds et encore des ronds. Pour ceux qui se souviennent du fameux dessin animé, de quoi faire une overdose de barbapapa ! D'accord les couleurs varient d'un tableau à l'autre, mais tout ça me semble néanmoins quelque peu léger. Aucune explication pour décrypter ces "peintures numériques", comme les qualifie leur auteur. D'après ce que j'ai lu sur Icon Tada, peu je l'avoue, je sais simplement que ses œuvres sont issues de travaux mathématiques et qu'il a effectué de nombreuses recherches plastiques sur la forme et l'harmonie, mais cela ne suffit pas à assouvir ma soif de compréhension. Bref, je repars finalement bredouille et un peu honteuse de ne pas parvenir à m'extasier devant ce modèle parfait d'art contemporain tout en ne pouvant pas m'empêcher de penser - de façon un peu prétentieuse et un peu simpliste - que moi aussi je pourrais peut être leur proposer l'année prochaine ma collection de rosaces quatre couleurs...




Françoiz Breut, nature espiègle

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 14:17 | tags : art rock, live, pop

Une saison volée, dernier album de Françoiz BIl aura fallu moins de 20 à 30 000 jours (seulement 1825), pour que Françoiz Breut nous offre une Saison Volée, dont les mélodies légères et ensorcelantes, nous emportent dans un tourbillon de douceur. A l’occasion de ce troisième opus, la jeune femme espiègle s’est entourée de compositeurs brillants, de Herman Düne à Frederico Pellegrini des Little Rabbits, en passant par Jérôme Minière et bien-sûr, de son Pygmalion, Dominique A. Cette collaboration riche et variée a donné naissance à des chansons lumineuses, où la voix sensuelle et nonchalante de Françoiz Brrr se pose avec grâce. Juste avant son concert pour Art Rock, nous avons rencontré cette interprète de talent, dont les yeux pétillants nous ont transmis leur ferveur contagieuse.

Certaines chansons ont la ville pour thème : vous êtes touchée par le romantisme du mythe urbain, ou plus simplement urbaine dans l’âme ?
J’aime les chansons sur les villes, comme Amsterdam, de Brel, mais plus pour le décor, pour ce qui s’y passe. J’apprécie particulièrement les villes portuaires (je viens de Cherbourg), avec beaucoup d’ambiances, de changement d’air, d’endroits différents, d’éloignements entre les gens…Ce sont des thèmes qui m’obsèdent. J’aime qu’il y ait un décor de planté, mais en même temps, au niveau du sens, cela évoque le voyage.

Il y a sur l’album Le premier bonheur du jour, chantée à l’origine par Françoise Hardy. Est-ce un hommage ?
Je ne connaissais pas la version de Françoise Hardy que j’ai découverte beaucoup plus tard. C’est la version d’Os Mutantes, plus légère, que je connaissais. Je m’y reconnais beaucoup plus, elle est quand même beaucoup moins dramatique.

Pourquoi ne composez-vous pas vos propres chansons ?
Je n’ai jamais pris le temps de me poser pour le faire. Mais c’est vrai que j’en ai de plus en plus envie aujourd’hui. J’ai envie de parler d’autre chose dans mes chansons, de varier les thèmes. Toute chose de la vie me semble prétexte à chansons. La difficulté est davantage dans le fait de trouver la musique qui collera à ce texte, dans le travail de collaboration avec les musiciens. Et puis je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a des auteurs qui écrivent tellement bien autour de moi…

Quel rapport avez-vous à la scène, comment vivez-vous les concerts ?
Les premiers concerts ont été difficiles. Mais je prends du plaisir maintenant à donner des concerts sans artifice ni mise en scène, d’offrir des moments bruts, avec un côté très simple. J’ai envie que chaque concert soit différent d’un jour à l’autre.

Etes-vous agacée par la référence constante à Dominique A quand on parle de vous ?
Non, je n’en suis pas agacée. Je trouve peut être ça parfois un peu réducteur, Dominique n’a écrit que deux textes sur mon dernier album et il n’a pas participé à sa production. J’aimerais c’est vrai que les gens entendent autre chose que lui en écoutant mes albums. Après il est vrai que cette référence peut les aider à s’orienter, ça leur permet peut être de se retrouver plus facilement en fonction de leurs goûts.

Interview pour Flu et le journal Art Rock.




Mur du Son

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 14:03 | tags : art rock, live, rock, sonic youth

Sonic YouthMirror/ Dash, le projet expérimental de Kim Gordon et de Thurston Moore m’avait sacrément retourné les tripes avec des saturations et larsen tout droit sortis de l’enfer, des guitares charriant des cris de damnés remontant à l’ère primaire, et la voix de la Gordon frôlant le cas clinique. Tout ça sur fond d’images au bord de la crise de mort Moi je frôlais la crise de nerf, voir la crise cardiaque et j’attendais impatiemment de retrouver les deux têtes pensantes de Sonic Youth sur scène, là où le larsen est roi et retrouve tout son sens sacré. Et je n’ai pas été déçue. Après avoir échappé aux voleurs de galettes saucisses (oui oui, ça existe), j’ai pu savourer le bonheur de retrouver l’énergie souterraine et la folie progressive d’un rythme dense et profond qui lentement conquiert tout votre être. Ici, le son poussé à bout, les disharmonies des chants et guitares, s’unissent pour faire basculer le public dans une transe collective brûlante de désir. Et quand les guitares brillantes s’élèvent vers le ciel pour défier le mur du son, on ne souhaite qu’une chose : les rejoindre au firmament des étoiles soniques.
Concert de Sonic Youth, Vendredi 3 juin 05, Festival Art Rock




« Par le Boudu » : l’Auguste « trash »

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:00 | tags : art rock, live, rigolo

Par le BouduOn aurait trop souvent tendance à ne considérer Art Rock que comme un événement purement musical. Il n'en n'est rien. La pluridisciplinarité a toujours été le leitmotiv du festival briochin. Hier encore il l’a prouvé avec "Par le boudu", un spectacle de clowns, dans la veine nouveau cirque.

Un clown comme on n'en voit jamais ce Boudu. Une sorte d'Auguste atypique entre le clochard et le soûlot qui tour à tour apitoie, horrifie ou fait rire aux éclats. Entre deux crises de démence violentes, mais toujours drôles, ce sont des histoires totalement décousues et particulièrement déjantées qu'il nous raconte ; celle des petites filles qu'il croise sur sa route, tue et mange (preuve que, quand c'est fait avec talent, on peut rire de tout !) ou celle de sa vieille poêle rouillée avec laquelle il semble quasiment vivre une histoire d'amour. Les procédés plus classiques du comique de cirque sont aussi repris dans ce spectacle contemporain pour nous rappeler que Boudu reste avant tout un clown : il multiplie les gadins avec superbe, se relève pour retomber de plus belle et ainsi de suite. Une performance fine et inhabituelle de Bonaventure Gacon, qui a suscité nombre fous rires et applaudissements chaleureux d’adultes, redevenus pour l’heure de grands enfants.




Un after à la Passerelle

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 13:55 | tags : art rock, électro, live, pop

Nosfell (Archive)La réputation solidement ancrée du Festival Art Rock, tient aussi certainement à la qualité de ses soirées au forum de la Passerelle. On peut s’y ressourcer à des concerts plus intimistes, qui tranchent avec les prestations musicales place Poulain Corbion, dont l’agencement ne permet pas toujours d’apprécier les live à leur juste valeur. A la Passerelle, tout est propice pour une immersion totale, la petite jauge favorisant l’émulation et l’énergie abrasive du public. Du rock au sound system, de la chanson française au jazz, ces concerts du Forum ont toujours fait partie des meilleurs moments du festival. La soirée du 3 juin en était encore un bel exemple. C'est Nosfell, sorte d'être évanescent descendu d'on ne sait quelle planète, qui a ouvert le bal. Difficile de coller une étiquette à cet artiste tant sa musique semble n'avoir jamais été entendue. C'est au fin fond de la Kloklochazia que Nosfell nous convie. Une contrée sortie tout droit de son imaginaire dont il a même ramené une langue, le kloklobetz. Un dialecte, entre douceur et colère, fait de mots parfaitement incompréhensibles. Nosfell impressionne par sa voix, par ses voix plus exactement. Capable de passer des très aigus aux très rauques, il excelle aussi dans la pratique du beat box. Accompagnment limité à un violoncelle et à une superposition de guitares et de boucles de voix. Mais Nosfell, c'est, bien plus qu'une simple expérience sonore, un spectacle visuel totalement ensorcelant. Torse nu et tatoué, il investit l'espace scénique comme personne, allant jusqu'à descendre de la scène, le public s'écartant sur son passage telle la Mer Rouge s'ouvrant devant Moïse. Divin.
Puis, tout en costume dandyesque, Thomas Dybdhal et sa clique débarquent sur la scène du Forum, pour nous envelopper de morceaux chatoyants et sophistiqués, qu'il semble avoir médités pendant 20 ans, ce qui pour un jeune-homme de seulement 24 printemps, est une sacrée performance. Son lyrisme et sa voix vertigineuse, nous plongent avec grâce des graves vers l'aigü, ce qui n'est pas sans nous rappeler le chant sacré de Jeff Buckley ; or d'après le jeune song-writer, c'est surtout de Buckley père qu'il s'inspire. Une belle découverte pour se ressourcer l'âme.
Ensuite, c'était au tour de Rubin Steiner et de ses joyeux drilles du Neue Band (basse, laptop, trombone, etc), qui nous ont encore une fois prouvé leur parfaite qualité scénique. Dotés d'une bonne humeur contagieuse, ils ont clôturé cette soirée avec le brio qu'on leur connaissait déjà. On a retrouvé avec eux cette ambiance fiévreuses des nuits Passerelliennes. C'est un forum motivé et ne demandant qu'à danser jusqu'au bout de la nuit qui les a accompagnés jusqu'à un bon trois heures du mat' sur des rythmes très colorés, mêlant hip hop, rock, électro et autres sonorités plus farfelues.




La Phaze : l'assaut puissant de ce vendredi

Posté par Sand le 05.06.05 à 13:38 | tags : art rock, la phaze, live, punk, rock

La Phaze (archives)"L'assaut final", ça aurait pu être ça ! sauf que l'on était encore que vendredi. Les trois compères de La Phaze n'ont pas failli à leur réputation de chauffeurs de salle - chauffeurs de place en l'occurence, le concert se déroulant à ciel ouvert sur celle de la Résistance - en déversant leur énergie ravageuse sur le public. Le soleil de cette fin d'après-midi semble ramollir les guibolles de certains quand le groupe déboule sur scène. Qu'à cela ne tienne ! Damny Baluteau au clavier et à la voix, Arnaud Fournier à la guitare et DJ Mouf aux platines imposent rapidement leur cadence soutenue à base de drum'n bass et de sonorités oscillant entre le ragga, le rock, voire même le hard rock, n'étant pas sans rappeler par exemple les furieux Freedom for King Kong. Car, que l'on ne s'y trompe pas, la Phaze est un groupe aux influences multiples, partisan du métissage musical, et ses adeptes se retrouvent aussi bien parmi les aficionados de reggae, d'électro, de rock, de métal, voire même de jazz. Le public briochin encore un peu timide ne tarde finalement pas à se laisser contaminer par la performance hypravitaminée des trois angevins. Les ados amassés devant la scène répondent unanimement à l'appel incessant du pogo, la place de la Résistance chauffe, chauffe et le soleil n'y est pour rien. Les nostalgiques du Fucking Art Rock (feu le festival de la communauté punk de St Brieuc) retrouvent peut être même, avec la Phaze, le ton et l'esprit revendicatif et survolté des concerts du Wagon (leur lieu de rassemblement) qui leur manque désormais. Une mise en jambe particulièrement tendue et réussie pour un public qui ne demande alors plus qu'à se laisser guider jusqu'au bout de cette première vraie soirée art rockienne.




Se taper une galette saucisse

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 02:44 | tags : art rock, rigolo

Une p'tite galette saucisse avant de passer une bonne nuit ? Paraît qu'ça fait du bien par où qu'ça glisse, alors pourquoi s'en priver (.doc) ?!
Un manquement énorme à l'histoire des bides et de la musique à corriger sans plus tarder !!!
Heureusement l'excellent site des promoteurs de la galette saucisse rattrape quelque peu cet impair inexcusable...

 

 

 




Punk à chien, suite et défunt

Posté par Moonlight Drive le 04.06.05 à 15:43 | tags : art rock, live, punk, rigolo

Je foule le pavé plein enmoussé de St Brieuc à la recherche de nos punks. Non, pas une aiguille dans une botte de foin mais plutôt une épingle à nourrice sur la crête du Maurice ! Mais alors où est Maurice ? Je file au port de Légué et là, renseignements pris, il a été détruit, rasé, désintégré.. le Wagon n’est plus… Don’t fuck with Art Rock. Ou sont tous nos keupons, que font-ils ? Fucking art rock a il été délocalisé ? A suivre…




Rencontre avec Metric

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 19:21 | tags : art rock, électro, live, rock
Système MetricLe concert de Metric m'avait paru froid, calculé, bien qu'efficace et très énergique. En rencontrant Emily Haines, la chanteuse charismatique du groupe Metric, accompagnée de son accolyte et guitariste James Shaw, j'ai découvert deux personnes chaleureuses, simples, et très patientes avec leur interlocutrice, dont le niveau d'anglais cumulé à un excès de bière, était légèrement défaillant. Emily Haines, compréhensive, et peut-être par pitié pour mon bégaiement, s'est lancée elle aussi dans le changement de langue. Voici un extrait de notre conversation entre franglais et anglaifran.

 

Comment s'est passé votre collaboration au dernier film d'Olivier Assayas, Clean?Olivier Assayas nous a choisi parmi une cinquantaine de projets. L’expérience n’a pas été si difficile, lors du tournage ; les caméras n’ont rien changé, puisqu’on est nous-mêmes sur scène, on n’a pas eu à jouer de rôle. Ça nous a propulsé, le film a eu beaucoup de succès en France.

En écoutant les paroles de Dead Disco, on se dit que pour vous, le rock est mort, qu’il ne peut se renouveler, mais ne fait que se répéter…
Ce n’est pas le rock qui est mort ; le vrai problème c’est que les radios ne diffusent que de la musique mainstream, et c’est ça qui contribue à tuer la musique, et à laisser dans l’ombre des groupes novateurs qui mériteraient d’être entendus.

Pour vous, quelle serait la solution pour ces groupes dont on entend jamais parler ? Internet pourrait-il être le moyen d'expression idéal pour cette musique résistante?
Nous on n'utilise pas Internet, on se contente de jouer. Internet, cela concerne ceux qui aiment notre musique et qui veulent en faire la promo ; après que ce soit de la promo sur Internet, ou dans leur salle de bain… peu importe. Pour nous la seule alternative, le seul moyen d'expression, c’est de multiplier les concerts.

Interview pour Fluctuat et le journal Art Rock.




Fucking Art Rock

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 19:13 | tags : art rock, live, punk
Après les retrouvailles avec les punks à chiens taille basse (genre caniche à crête), nous avons décidé de nous lancer dans une enquête d'intérêt national : Y aura-t-il ou non Fucking Art Rock, le rendez-vous annuel de nos amis punk, au Wagon, lieu briochin aussi mythique que ses travelers en treillis ? L'équipe de Flu mène l'enquête. On vous tient au courant. Les punks à chats n'ont qu'à bien se tenir...



Dead Rock and Roll

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 18:56 | tags : art rock, électro, live, rock

Emilie Haines sur scène (archive)La plupart des nouveaux adeptes de Metric ont découvert ce groupe nord- américain dans Clean, le dernier film d’Olivier Assayas sorti en 2004, où l’on voyait Emily Haines chanter la fin du rock and roll, tué par la répétition incessante des mêmes sons, des mêmes clichés. Dead Disco, leur chanson prophétique, devint alors une obsession pour de nombreux spectateurs amateurs de rock. Rien d’étonnant alors à ce qu’Olivier Assayas accorde une place à Metric, à l’occasion de sa carte blanche dont l’objectif est, depuis le début de la soirée, de témoigner des liens indéfectibles entre musique et cinéma (témoignage plus ou moins apprécié d’ailleurs). En effet, voir Métric en vrai, c’est un peu comme si nous avions le même pouvoir que Mia Farrow dans La Rose Pourpre du Caire et que nous avions réussi à traverser le grand écran, à nous incruster dans le film. Prise au jeu, je regarde alors autour de moi, dans le forum de la Passerelle où a lieu le concert, pour voir si Maggie Cheung ne traînerait pas à tout hasard du côté du bar. Mais quand Metric arrive sur scène, la magie alors s’arrête. Le son comme le rythme ont beau être efficaces, je n’arrive pas à croire une seule seconde à la déferlante rock and roll qui se passe sous mes yeux. Tout semble calculé, au millimètre près (le nom Metric me semble alors justifié) ; le jeu de scène d’Emily Haines ressemble plus à un cours d’aérobic pimenté de quelques poses sexy qu’à un vrai déchaînement spontané ; les autres musiciens sont certes (et indéniablement) très bons, donnant un jeu puissant, resserré, dense, ils n’allument pas dans mon âme la moindre parcelle de flamme, encore moins de bûcher où balancer toutes ses inhibitions. Et curieusement, c’est leur théâtralisation systématique, leur manque de chaleur (comme pour coller à un univers curiste et new wave dont ils semblent se réclamer à chaque notes de synthé), qui m’a replongé dans une ambiance ciné ; mais malheureusement, je n’étais plus qu’une spectatrice résignée, déçue de n’avoir pu traverser l’écran noir de cette nuit blanche.




Déchiré, déchirant, mais pourquoi tant de haine ?

Posté par Sand le 03.06.05 à 18:55 | tags : art rock, live, rock, sonic youth, vidéos musicales

Sonic YouthC’est la question que beaucoup se posaient encore certainement hier soir à la sortie de cette fameuse carte blanche offerte à Olivier Assayas. Le cinéaste, propulsé au rang des grands depuis la sortie de son dernier film, Clean, avait certes choisi pour sa soirée briochine de s’entourer d’invités de prestige en sollicitant notamment les musiciens de Sonic Youth, mais la renommée n’excuse pas tout. Sur des images hypnotiques et noires qui défilent en fond de scène, le groupe Text of light formé par Lee Ranaldo, Steve Shelley, Ulrich Krieger et Tim Barnes s’acharne sur un saxophone et des guitares desquels ils puisent les sons les plus saturés possible jusqu’à créer des larsens à vous déchirer les tympans et vous faire mal jusque dans les profondeurs de vos tripes. Une sorte de prestation primale où seul compte l’expérimental, sans aucun souci de l’oreille du spectateur. Pure provocation qui pousse le public dans ses retranchements; certains n’hésitent d'ailleurs pas à quitter la salle jugeant avoir déjà été suffisamment indulgents envers cette « branlette musicale ». Les invités suivants, le couple Thurston Moore et Kim Gordon, restent dans la trempe des premiers. Devant un grand théâtre déjà clairsemé, la voix de la très rock’n roll Kim Gordon lance des cris bestiaux plus qu’elle ne chante. Le larsen est toujours le maître inconstesté de la prestation même si on peut accorder à celle-ci, davantage qu'à la précédente, un certain souci esthétique avec des images d’Olivier Assayas en fond d’écran sur lesquelles se superposent parfois parfaitement la chanteuse et le guitariste. Brefs applaudissements et surtout soulagement à la fin de cette seconde épreuve expérimentale. On ne peut que savourer la jolie voix grave et veloutée de la non moins jolie Marie Modiano qui, débarquée dans une fraîche robe à fleurs, apporte une onde de douceur que l’on n’espérait plus sur cette scène du grand théâtre. Entre blues, jazz, rock et balades minimalistes, elle est la première à recueillir enfin l’approbation générale d’un théâtre reconnaissant. Olivier Assayas l’a échappé belle !




Musiques en cascade !

Posté par Flyer le 03.06.05 à 18:42 | tags : mp3, web
Embrasse moi luci.. euh musique !Amateurs de live music de tous bords, arrêtez vous donc sur EZ Torrent ! Près de 60 enregistrements live de groupes, styles et dates différentes y sont lâchés chaque jour, à portée des vos oreilles avides et passionnées… pour peu que vous téléchargiez Bittorrent (un logiciel de partage au nom évoquant Dick Rivers) et que vous preniez 2 minutes pour vous inscrire gratuitement au site.
Au menu des derniers jours : Air aux Eurockéennes (2002), The Arcade Fire à Londres le mois dernier, un show acoustique secret de Queens of the Stone Age en Suisse (2002), les Kinks à Boston en 72, ou encore (mon chouchou) Nine Inch Nails à Las Vegas le 30 avril dernier (cliquez sur moi je suis la chronique du dernier album).
La plupart des shows sont en format très peu compressés, essentiellement en SHN ou en FLAC (codecs facilement trouvables ICI) et pèsent par conséquent ‘achement plus lourd que des mp3. A noter : le fil RSS du site, pour être informé en temps réel des derniers torrents proposés. Un site réservé aux amateurs, donc.



Les derniers punks à chiens

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 10:41 | tags : art rock, live, punk, rigolo

Panique à Saint Brieuc. Je scrute les environs de la gare, j'erre dans les rues piétonnes, je tourne en rond dans le centre ville, et rien, le néant... Je me sens perdue, et je me demande si Saint Brieuc n'a pas déjà perdu son âme... Quand soudain, je les vois, plantés devant l'église (!), les mythiques punks à chiens de Saint Brieuc... Ouf, ça y est, je peux aller me chercher galettes saucisses et barquettes de frites, le ville a toujours ses apôtres et sa légende.




De L'art et du rock, préambule

Posté par Emilie&Sandrine le 03.06.05 à 10:40 | tags : agenda, art rock

De l'art, du rock, et du rhum arrangéSonic Youth, Mercury Rev, Camille, Amadou et Mariam, Yann Tiersen, DJ Dolores, Olivier Assayas, Björn Berge, Metric... et on peut continuer comme ça longtemps, tant la programmation du festival Art Rock 2005 est riche et dense cette année. Et comme on ne voulait pas en perdre une miette, on a décidé de filer à Saint Brieuc, Côtes d'Armor, pour vous donner un petit aperçu de ces quatre jours de déferlente artistique. Affaire à suivre, sur le blog.




Exclu : deux titres de La Blanche en écoute

Posté par Life on Mars le 02.06.05 à 14:38 | tags : la blanche, mp3, web

A écouter en lisant ce portrait de groupe, deux titres inédits de La Blanche.
Nom de code de l'album, qui devrait sortir bientôt : La Croisée. Tout chauds sortis des studios, ces deux titres ne sont pas encore masterisés. Pour les versions définitives, surveillez les bacs de votre disquaire.


La Croisée


 


La Mort à Johnny


 


(merci à Eric, à la Blanche et à Nocturne pour leur aimable autorisation)
MàJ : Finalement, Eric La Blanche nous a demandé de retirer ces versions démos des titres. A déguster en entier sur son myspace.




Démoniaques simiens

Posté par Flyer le 02.06.05 à 14:35 | tags : gorillaz, hip hop, pop
All the way from hell !All the way from hell !Le nouveau Gorillaz est excellent. Si si, c’est vrai ! Damon Albarn, leader de Blur et marionnetiste des quatre singes virtuels qui s’étalent sur les banderoles de métro, vient de signer, en collaboration avec plein de gens différents (Neneh Cherry, Shaun Ryder, la chorale gospel de Londres) un album finement composé, plus hétéroclite que son prédécesseur et pourtant plus cohérent.
Le disque s’ouvre sur quelques ballades éléctro-pop bien sombres, histoire de montrer que les primates cartoonisés ont évolué depuis leur joyeux premier album, et enchaîne sur des fusions entre hip-hop (Feel Good Inc. avec De la Soul), disco-rap-trip-hop (All alone), conte musical (Fire coming out of the monkey’s head narré par l’acteur Dennis Hopper), folk (Don’t get lost in heaven), rock (White light) et un gospel symphonique (Demon Days) qui clôt ce nouvel opus en douceur.
Le quatuor imaginaire, créé sous la plume de Jamie Hewlett (le dessinateur de l’amoral Tank Girl), a sa propre version de l’enregistrement de l’album. Russell, le batteur gorille américain, explique que c’est Noodle, guitarero japonaise de 11 ans qui a eu la vision générale de ce Demon Days et qui en a composé la majeure partie, sans que Murdoc (bassiste crasseux et sataniste à l’origine du groupe) ne puisse s’en attribuer le mérite. Pendant ce temps, le chanteur 2D, icône pop aux cheveux bleus et migraineux carabiné, n’entrave de toutes façons que dalle au monde évoluant autour de lui. Une seule question nous reste au bord des lèvres : à quand les musiques de Gorillaz chez leur cousin Donkey Kong(a) ?



Lubat s’éclate en solo

Posté par Noémie le 01.06.05 à 18:43 | tags : jazz, live

Bernard Lubat en soloSur la scène de l’Européen, un piano, une batterie, un accordéon, jusqu’ici tout va bien, Lubat est musicien. Une table, une poêle remplie de balles de ping-pong, une plaque de tôle suspendue, des gongs, une cannette de Coca-Cola, c’est sans compter les multiples objets qu’il sort d’on ne sait où à tout moment de son spectacle Vive L’Amusique. Lubat livre au public la façon dont il conçoit la musique, dont il la vit, la joue. Le titre de son spectacle parle de lui-même : s’amuser en jouant mais jouer sans musique (" a "musique). La musique est partout et nulle part, chacune des petites histoires qu’il développe au fil de la soirée illustre ce propos. Le résultat est (d)étonnant : sons déformés, cordes frottées, voix dénaturée, le tout forme un espace sonore minimaliste. Il exige la contribution de son public conquis et complice : demande qu’on tousse, qu’on claque la langue pour signifier des gouttes et invite ses plus fidèles adeptes à se lancer dans des improvisations scatées (certains se lâchent !). Au lendemain du référendum, l’artiste caustique et toujours très engagé n’oublie pas Sarko, Villepin et les autres. De ses chansons, on retient son souffle sur une magnifique interprétation d'"Avec le temps" de Ferré et on savoure ses compositions Tout p’tit ou Il jouait du piano des deux bouts. Son spectacle est un vrai moment de joie et de rire, les plus accros repartiront avec le coffret Vive l’Amusique (CD/DVD/livre) qui fixe les délicieux délires d’un Bernard Lubat plus inventif que jamais. En concert jusqu’au 5 juin à L’Européen (Paris 17e).




Arab Strap est de retour

Posté par Myosotis le 01.06.05 à 13:13 | tags : arab strap, rock
Fools on the hillLes Arab Strap ne perdent pas une occasion de se signaler aux amateurs de Flu, nombreux à avoir débattu des qualités (surtout) et des (rares) défauts de l'album Monday At the Hug and Pint. Après le 2ème album solo électro-instrumental d'Aidan Moffat sous le pseudo de Lucky Pierre (bof, bof) et avant le prochain essai de Malcolm Middleton (prévu en juin), les deux compères publient sous le manteau et après le phénoménal Cunted Circus, un nouveau disque live. Cette fois, il s'agit d'un Acoustic Request Show enregistré sur leurs terres à Glasgow fin 2004. La particularité de cet enregistrement est que c'est le public qui a voté la set-list en remplissant un questionnaire quelques minutes avant le début du concert. Cela donne un disque irréprochable en forme de best-of du groupe, où l'on retrouve les imparables Shy Retirer, Packs of Three ou encore le sublime et effrayant Piglets. Le disque est en vente uniquement sur Simbiotic Store ou à partir du site des écossais bien rempli en extraits et MP3 du reste. Les fans seront également ravis par un EP sorti dans la foulée, qui réunit cette fois sous le nom de The Sick Anchors, Aidan et Stuart, leader de Mogwai, pour 3 covers dont un remarquable Bill Is Dead, emprunté à Mark E. Smith de The Fall. Quant au 6ème album du groupe, l'enregistrement serait déjà programmé pour cet automne, histoire de confirmer que le duo entend rester le maître incontesté des Lochs en 2005.



Danny et les fantômes

Posté par Pacôme le 01.06.05 à 12:25 | tags : news, rigolo
Exclu : Danny deVito a eu la révélation de Fantômas au Coachella Music Festival de Californie. "Fantomas blew me away. They are super out of this world beyond !". Source, ici.





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