Playlist : blog musique

Archives > Juillet 2005

Rock'n roll ragots

Posté par Flyer le 26.07.05 à 16:36 | tags : people, pete doherty




courtney_love.jpgCourtney Love continue à gueuler sur Dave Grohl parce qu'il touche encore des royalties de Nirvana. L'accusant de voler le fric revenant à sa fille Frances Bean, la chanteuse de Hole ne se lasse pas de déverser son fiel sur Grohl (qui était dans le groupe... lui). Les bagarres juridiques entre les deux larons semblent ne jamais voir de fin. Ca me rappelle la fois où Courtney a essayé d'interdire la sortie d'un coffret de lives et raretés de Nirvana pour que les ex-membres du groupe ne touchent pas un cent dessus, les deux gars avaient réussi à convaincre le juge que la miss avait grand besoin d'un examen psychiatrique. Ah, dure loi du showbiz !
pete_who.jpgDe son côté, Pete Doherty, le gentil leader (sous crack) de Babyshambles, s'est retrouvé à appeller "3am" (tabloïd de ragots d'information anglais) pour s'excuser d'avoir colporté partout que la fille de Sir Bob Gedolf, Peaches, lui avait tripoté l'arrière-train et murmuré des propositions indécentes au creux de l'oreille juste avant qu'il ne monte sur scène. Bob ne commente même pas l'info. Pete semble l'avoir appellé, en vain, avant de joindre le mag à 4 heures du mat' et s'être entretenu avec le répondeur. "Vous pouvez dire dans le journal que Pete Doherty voudrait s'excuser auprès de Bob et de ses filles.. C'est plutôt eeeem, embêtant pour moi parce que je pensais bien m'entendre avec les Gedolf.." Ce matin, le message sentait encore l'alcool.



La musique qui fait mal

Posté par Flyer le 26.07.05 à 16:32 | tags : iggy pop, punk, web


Music Hurts, c'est le nom d'un nouveau web-magazine musical tout en flash. C'est très bien réalisé, plaisant à parcourir, et il y a une page sur les connexions musicales d'Iggy Pop, ce qui fait trois bonnes raisons de le découvrir.






La news que ta mère, elle kiffe !

Posté par Flyer le 25.07.05 à 19:18 | tags : news
Johnny Hallyday est annoncé en tête d'affiche des Vieilles Charues, édition 2006. C'est comme ça qu'ils comptent remplacer Iggy Pop ?



The artist took me Outside..

Posté par Flyer le 25.07.05 à 15:56 | tags : david bowie, pop







nathan.jpgAnniversaire : il y a 10 ans sortait 1.Outside, 22e album de David Bowie et véritable résurrection musicale du mec. Outside est un concept album (le Duke les a multipliés dans les années 70), relatant en l’an 1999 l’enquête de Nathan Adler, professeur-détective de la brigade des crimes artistiques, une discipline meurtrière en pleine expansion en cette fin de siècle psychotique.
La victime : Baby Grace Blue, rituellement éventrée sur le parvis du Musée de la ville d’Oxford Town, par un tueur se faisant appeler the Artist ou the Minotaur. Les autres personnages (suspects ?) : Ramona A. Stone, ancienne prêtresse d’un Temple de suicides allemand ; Leon Blank, arnaqueur à la petite semaine ; Algeria Touchshriek, 78 ans, dealer d’art-drogues et d’empreintes ADN vivant en reclus ; Nitsch, pionnier de ces rites sanglants dans les années 70 et un mystérieux Paddy mentionné dans le journal de Nathan Adler dont on ne sait rien du tout.

burden.jpgChaque pièce de cet album puzzle est interprétée par un personnage d’Outside, excepté la chanson We Prick You, executée par la Cour Suprême d’Oxford Town qui juge Leon Blank, vers la fin du disque. Mises en relation les unes avec les autres, les chansons dessinent les diverses implications de chacun des personnages dans le meurtre de Baby Grace, le tout relié par le livret du Cd, rédigé par le détective Nathan Adler. Adler a aussi un journal, en vérité une nouvelle écrite par Bowie qui a servi de base à l’élaboration d’Outside.
Du disque, l’atmosphère est évidemment très sombre, oppressante à souhaits. Brian Eno et Bowie, qui retravaillaient ensemble pour la première fois depuis Lodger (1979), s’en sont donnés à cœur joie, mêlant les talents de producteur et le don surnaturel d’Eno pour l’ambient à l’imagination glauque et la voix incroyable de Bowie. Reeves Gabriel et Mike Garson, collaborateurs de longue date de Bowie parachèvent la composition de l’album.
Long voyage schizophrénique dans les dérives mentales d’un bas-fond cyberpunk, Outside maîtrise ses expérimentations de bout en bout, sans condescendance pour l’auditeur, sans pitié pour ses personnages, sans faute de goût pour les mélomanes, surtout. En-deçà gothique à explorer en profondeur… « What a fantastic death abyss ! » susurre Nathan Adler.



Sexy végétal

Posté par Flyer le 25.07.05 à 15:15 | tags : coldplay, people, pop, sexe en musique

chris_martin.jpgTelex (source : www.news 24.com)
Chris Martin a été élu "végétarien le plus sexy du monde".

Est-ce la raison pour laquelle Coldplay est un groupe si fade ?




Pochettes sexy

Posté par Life on Mars le 24.07.05 à 16:05 | tags : en jpeg, rigolo, sexe en musique, web


Saurez-vous les reconnaître ?...

Tout est dans le titre. Enjoy !




La Pâte à Son

Posté par Flyer le 22.07.05 à 13:11 | tags : rigolo, web
pate.jpgMon copain Pipomantis, oeuvrant sur Chamboultout, crâne depuis plusieurs semaines avec son jeu Electroplankton, un soft qui consiste à associer des bruits pour composer de la musique uniquement appréciable par lui et des drogués en descente de trip. Et bien, voilà l'équivalent pour playlist : la Pâte à Son ! Le but étant de bâtir des chemins en tuyaux pour que les petites boulettes frappent des instruments de musique. On tripote ensuite les manettes et les leviers à l'écran pour modifier des tas de paramètres, de la vitesse de production des boulettes à la hauteur des notes obtenues. Jean Michel Jarre est déjà fan.. (merci l'ami Poisson !)



Steven contre le nucléaire

Posté par Flyer le 21.07.05 à 16:32 | tags : country, people, steven seagal
steven.jpgSteven Seagal, auteur de Songs from the Crystal Cave (avec la participation du marvelous Stevie Wonder), un album country édité en France depuis mai 2004, et qui sortira aux US début 2006, a récemment consacré 100.000 dollars à la destruction d'une ogive nucléaire russe "à haut risque". Le mec, il défend le monde même dans la vraie vie !
Il a aussi accueilli samedi dernier la cérémonie "Full Circle", dédiée aux victimes de la bombe nucléaire d'Hiroshima. Un navire japonais a livré "le feu atomique", une flamme issue des débris de 1945 et entretenue depuis par un groupe de moines Zen, qu'ils ont éteint sous l'oeil approbateur de Steven, dans son meilleur rôle.



Soigne ta musique et elle te soignera

Posté par Flyer le 21.07.05 à 15:36 | tags : mp3, rigolo
smile.jpgM'étant levé avec une migraine carabinée ce matin, je me suis amusé à chercher "migraine musique" sur Google, et je suis tombé sur plusieurs sites de musicothérapie, la thérapeutique par la musique, donc. Que l'art subtil de la musique modifie notre humeur et puisse nous faire sentir mieux, ce n'est pas vraiment une découverte. Mais apprendre qu'elle est utilisée en France dans les services psychiatriqu;es pour accompagner les soins donnés, entre autres, aux autistes et aux psychotiques, m'a laissé pantois. Bon, maintenant, je me fais charrier par les collègues qui jurent leurs grands dieux connaître la musicothérapie depuis l'époque de leurs dents de lait (c'est-à-dire il y a 5 ans). Mais pour ceux d'entre vous qui ne connaissaient pas, voici une page d'information venant du site du Centre International de Musicothérapie, ainsi que les interviews d'Alain Carré (psychopédagogue pionnier de la musicothérapie en France) et de Marie-Jo Cardinale (fondatrice du Collège de Psychophone Marie-Louise Aucher). Bref, une belle raison de plus d'écouter "Smile".



News Corp rachète Myspace.com

Posté par Flyer le 20.07.05 à 15:51 | tags : myspace, news, politique, web
RupertMurdoch.jpgLe groupe Intermix, qui détient notamment Myspace, (hébergeur de blogs utilisé par un bon paquet d'artistes pour y distribuer tout ou partie de leur art), s'est vu racheter par News Corp. La boîte de Rupert Murdoch, qui détient entre autres la Fox, le Times et le New York Post, a allongé 580 millions de dollars sur la table, espérant profiter du succès de Myspace pour booster l'audience du groupe Fox Interactive Media jusqu'à 45 millions de visiteurs uniques par mois.
Le problème ? Outre le fait que Murdoch soit un escroc qui s'exempte de payer ses 350 millions de dollars d'impôts lorsque sa firme avoue 2,5 milliards de bénéfices, qu'il ait transformé le Post très liberal en New York Post ultra conservateur, qu'il manipule Fox News à sa guise pour élire et soutenir l'actuel président américain, qu'il ait tenté d'empêcher la sortie du livre de Chris Patten (dernier gouverneur anglais de Hong Kong) sous prétexte de plaire au gouvernement chinois histoire de pouvoir lancer sa chaîne Star Tv en Chine, que la totalité de ses 175 journaux se sont vus forcé de se déclarer en faveur de l'invasion en Irak en 2003, et bien d'autres choses encore... J'avoue émettre quelques doutes sur ce soudain intérêt internautique du vieux gripsou à l'heure où les blogs outre-atlantique ont pris suffisamment d'importance pour peser dans la balance politique. Vous me direz, Myspace ressemble plus à Skyblog qu'à un blog politique. Au mieux donc, Myspace, petit fleuron des rockeurs indie, risque juste de voir fleurir des tas de liens menant aux sites de la grosse corporation. Hmm. Rappellez vous du sympathique Caramail avant que Lycos ne s'y incruste...



Ma musique, c'est un tube !

Posté par Flyer le 19.07.05 à 14:51 | tags : geek, mp3, rigolo




kktank.jpgEn provenance du blog rigolo Music Thing, un lien drôle vers un site d'Allemands un peu fous qui disposent d'un gros tube en béton armé de 11 mètres de haut, qui servait autrefois pour faire des trucs avec de la vapeur, et dans lequel ils ont installé des micros et des enceintes. Du coup, ils ont mis leur gros tube à disposition du monde entier, vous pouvez ainsi envoyer vos Mp3 à l'intérieur et les voir revenir tout bourrés d'échos bizarres. L'extrait de 50 secondes de Penny Lane que j'y ai lancé est revenu en trois minutes. C'est inutile et marrant. J'imagine que c'est encore plus marrant quand on est à côté du tube et qu'on écoute les trucs que les gens du monde y envoient. D'ailleurs, qui veut bien leur balancer douze heures de death metal norvégien, histoire qu'ils deviennent dingues?



Rock'n roll babies

Posté par Flyer le 19.07.05 à 13:10 | tags : en jpeg, rigolo, web
freddy.jpgUn site espagnol assez vieux mais pas toujours assez connu : "Bebes do Rock", qui recense 74 photos de stars du rock et de la pop en (très) bas âge. Sont-y pas mignons nos musicos préférés avec leurs grosses joues et leurs trognes de premier de la classe ? Là par exemple, à droite c'est le petit Freddy Mercury !



Le Scorcese de l'Horripilation

Posté par Flyer le 18.07.05 à 16:49 | tags : marilyn manson, metal, people, sexe en musique, vidéos musicales
Crise d'adolescence antéchristiqueMarilyn Manson, qui ne fait plus de musique depuis Mechanicals Animals, semble se lasser de sa carrière d'épouvantail sur MTV et a décidé de se lancer dans le cinéma.
“La nuit dernière, j'ai pris un singe de 80 ans empaillé, je lui ai mis le feu dans la piscine et je l'ai filmé par en dessous avec une caméra sous-marine. C'était magnifique, comme le Titanic, Hindenburg et King Kong réunis."
Imaginer Manson en train de jouer dans sa piscine avec un gorille enflammé, c'est clair que c'est indéniablement le signe d'un renouveau cinématographique majeur. Le mec va donc diffuser ses courts métrages via son site officiel. Il invente au passage un nouveau genre de ciné : l'horripilation !
“C'est horrifiant et dépilatoire, ça fera tomber les poils de vos jambes d'horreur." Mesdames, finies les crèmes épilatoires et autres cires chaudes/froides/sans-douleur, le God of Fuck se charge des petits excès de votre système pileux.
Une série de quatre court métrages, "Fantasma Gloria", est donc prévue, mettant en scène Marilyn Manson dans le rôle de Lewis Caroll, le papa d'Alice au Pays des Merveilles. L'ex-musicien déclare fièrement que les deux personnages Tweedle Dee et Tweedle Dum seront deux fraîches jeunes filles qui coucheront réellement ensemble. Pas du tout racoleur, donc.
Et le mec de conclure que, le monde ne valant actuellement pas le coup de faire de la musique (sûr que très peu de monde mérite d'écouter son Golden Age of Grotesque), il entend bien le "guérir d'abord avec l'horripilation". Voilà. Maintenant, vous pouvez rire.



Imagine all the people

Posté par Flyer le 18.07.05 à 16:41 | tags : news, rigolo
De l'air !Le record mondial de participants à un set d'Air Guitar (discipline consistant à faire semblant de s'exciter sur une six-cordes) a été amélioré hier, au Guilfest 2005, en Angleterre. Un public de 4000 musicos imaginaires suivait les mouvements des champions britaniques Farmer John et triple Slash lors de leur reprise de Sweet Child O' Mine des Guns'n'Roses. Les organisateurs du festival attendent la confirmation du Guiness des Records.
Telex : Axel Rose lui-même serait en réalité champion d'Air Guitar. "Je ne sais même pas accorder ma gratte" avouait-il récemment dans mon imagination.



C'est pas beau ! (2)

Posté par Flyer le 13.07.05 à 14:33 | tags : beethoven, classique, mp3, politique, web
beethoven2.jpgOn vous en parlait le mois dernier, la BBC (fierté radiophonique so british) a laissé en libre téléchargement, 30 jours durant, les neuf symphonies de Beethoven que son orchestre, le "Big Band", venait d'interpréter sur les ondes. Plus d’un million de downloads résultèrent de cette louable initiative, et les statistiques montrent qu’elle a attiré une large portion de gens n’écoutant pas de musique classique, conférant à leur triste existence un nouvel objectif mélomaniaque. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes ! Tu parles…
Car l’initiative a attisé les foudres des labels de musique classique. Ceux-ci dénoncent la Beethoven Experience de la BBC, l’accusant d’avoir "sapé la valeur de la musique", et préviennent que toute offre similaire dans le futur sera perçue comme de la "compétition injuste". Oh le mauvais trip.
beethoven1.jpgPourtant, les anglais ont bel et bien payé pour ces symphonies (par l’intermédiaire des redevances radio). De plus, leur libre accès a sûrement convaincu certains de filer chez leurs disquaires ou de dépoussiérer leurs vieux Cd. Et puis parler de la valeur marchande des symphonies d’un type mort depuis 178 ans, 3 mois et 18 jours frôle le cynisme absolu, celui qui n’est même plus rigolo. Enfin, comme me le signale Sandor, les labels de musique classique se collent carrément une balle dans le pied en arguant qu’une orchestration de Beethoven en vaut une autre, eux qui vivent de la diversité des interprétations de grands classiques. Bref, leurs attaques semblent découler d’une réaction épidermique à peu près idiote et carrément hypocrite. Pascal Nègre donne des cours outre-Manche ou quoi ?



C'est pas beau !

Posté par Flyer le 12.07.05 à 21:16 | tags : madonna, people, pop
Madonna est l'une des femmes les plus riches du monde. Depuis deux ans, elle a aussi publié de son nom cinq contes pour enfants, dont trois à thème cabbalistique : "Les Pommes de M. Peabody", "Yacov et les Sept Voleurs" et "Lotsa de Casha". Seulement voilà, en plus d'être à peu près unanimement qualifiés d'horripilants, le New York Post révèle aujourd'hui qu'aucun de ces trois contes n'est l'oeuvre du stylo de la Madonne. C'est Eitan Yardeni, nègre officiel (!) du Centre d'études de la Cabbale, qui s'y est collé. Ayant rejoint la chanteuse à Londres l'été dernier pour l'aider à écrire son dernier livre, celle-ci ne s'est pas penché sur la moindre page vierge. Cela explique pourquoi elle semblait si peu habituée à ses livres lorsqu'elle en donnait des lectures mondaines. On lèvera dorénavant un sourcil circonspect la prochaine fois qu'elle déclarera, souriante à la face des caméras, "je n'en pouvais plus d'attendre pour écrire un nouveau livre". Hmmm..
A noter, le prochain album de la miss est baptisé "Confessions on a Dance Floor". J'imagine qu'on y apprendra que c'est le Rabin Berg (aka the Kabballah Master) qui écrit ses chansons.



La revanche des streams

Posté par Flyer le 11.07.05 à 16:09 | tags : ask the dust, billy corgan, elvis presley, kraftwerk, mp3, radio
Corbillard to heavenEn ce moment, le site Mp3.com propose quelques albums intéressants à s'envoyer dans les oreilles. A commencer par le deuxième volume de la bande originale de Six Feet Under, joyeusement baptisé "Everything Ends". Ensuite, une collection de lives, démos et standards du King sur deux Cd : "Elvis by the Presleys". Puis les derniers albums (en vrac) de Robert Plant, Oasis, des White Stripes, de Kraftwerk et de Billy Corgan. Plein d'autres choix disponibles par ici. Et tout ça ne demande qu'un Windows Media Player ordinaire.
Et pour continuer dans le stream, Ask the Dust, ce groupe dont on vous parlait y'a pas si longtemps, dispose d'un blog Myspace sur lequel quatre de leurs compos sont en écoute. Perso, je poserai une jolie mention sur "She never lies" bien que la plupart des amateurs lui préféreront le complexe "Hope" ou la belle balade "Crash my Car".



Sonic Youth Mix-Tape #3

Posté par Life on Mars le 08.07.05 à 17:53 | tags : mp3, rock, sonic youth

Sonic Youth, en tournée cet été
Vous les avez raté à Art Rock et aux Eurocks ? Too bad. A tous les roadies frustrés, cette mix-tape donnera une idée de l'ambiance qui règne à bord de leur bus de tournée (merci Hurlante !).




The Beatles mag'

Posté par Flyer le 07.07.05 à 16:18 | tags : beatles, en jpeg, web
He say one and one and one is threeLe site officiel des Beatles propose désormais un petit magazine online, "Words", dont le premier numéro paraît ce mois-ci (July 2005). La navigation est à peu près pas clair du tout, il faut déplacer sa souris sur l'onglet au bas de l'écran, choisir une image et cliquer dessus, puis laisser le bouton de souris enfoncé et déplacer la souris de gauche à droite. Mouais, faut pas trop avoir abusé des acides du thé pour piger le fonctionnement. "Words" comprend donc quelques (rares) articles, des photos, une revue de presse du bouquin "Yellow Submarine", et surtout un clip de "Come Together" en images de synthèses toutes colorées des couleurs de la drogue du thé. Don't you know it's gonna be alright ? surtout en ce moment.



Live 8 online

Posté par Flyer le 06.07.05 à 15:01 | tags : live 8, vidéos musicales, web
AOL, sponsor officiel du Live 8 qui a eu lieu le 2 juillet dernier, propose maintenant, à vous tous qui n'y étaient pas, les vidéos en streaming des concerts de Berlin, Paris, Rome (par ici) et de Londres, Philadelphie, Toronto (par là). Une sélection par atistes (pas forcément pertinente) est aussi disponible juste ici.
Bémol : avant chaque vidéo, vous aurez à souffrir une pub Microsoft de 15 secondes, et aucune de ces vidéos ne peut se lire sous Mozilla Firefox.. cherchez l'erreur monopolistique.



Let’s dance

Posté par Flyer le 06.07.05 à 10:56 | tags : eurockéennes, live, rock
(another piece of art from Davedanslefoin)

It's a brand new dance and I don't know its nameDanser (v) : action de se mouvoir en rythme et en accord avec une musique. A Belfort, le verbe était conjugué à l’impératif par le public le plus réactif de l’Hexagone (oui enfin, s’il n’y avait eu l’exception Cake !). La fièvre s’est emparée des gambettes eurockéennes sur bien des scènes. Dépassé le classique pogo exclusif à NIN (et difficile devant Mass Hysteria, tant le chanteur démago au possible forçait à se plier en deux), la version 2005 a connu certaines chorés propres à faire rougir la ménagère de moins de 50 ans. Mama Ohandja, derniers hôtes du duo Bumcello, nous initiera ainsi en quelques minutes au bikutsi, danse traditionnelle camerounaise reposant sur une rythmique virile : mains sur les hanches, petit coup de rein sur la gauche, coup de rein en arrière, léger coup de rein sur la droite, retour en arrière et un immense vers l’avant. Le fameux coup du pelvis, également à l’honneur avec Ghinzu et repris par les fans les plus ardus de John Stargasm. Chez le zinzin Tom Zé, on préférera une chenille un peu particulière puisque accouplée à une bougeotte obligatoire du popotin. Chaleur do Brasil oblige ! Et pour finir sur une note de tendresse dans ce monde machiste, soulignons cette résurgence du slow sur quelques notes d’Emilie Simon ou de Bonnie Prince Billy. Je n’ai pas osé inviter Flyer mais le cœur y était…



Feed Back 2005 : Playlist (exclu !)

Posté par Life on Mars le 05.07.05 à 18:23 | tags : agenda, copinage, électro, mp3

Feed Back 2005 : une bien belle affiche

On en a déjà parlé ici : Feedback, c'est le 9 et 10 juillet à la Villette, c'est gratos, et ça promet. En guise d'apéritif, on vient de publier une playlist 18 titres (deux titres par artistes). Mon top 3 perso (pour le moment, mais je suis on ne peut plus versatile...) : Michaela Meliàn, Flotation Toy Warning et Sebastien Schuller (allez, et Kano aussi...). Et vous ? Résultats des courses sur la pelouse de La Villette, ce week-end.

ps, souvenir souvenir : la playlist 2004 est ici
pps, souvenir souvenir souvenir : et , c'est pour la playlist 2003...




Fight Pod, deuxième round

Posté par Flyer le 05.07.05 à 18:17 | tags : agenda, copinage
La blogothèque remet ça, après la première édition lors de la soirée Point Ephémère du 28 mai, le prochain Fight pod aura lieu au Mange-Disque, un sympatique rade musical, situé au 58 rue de la fontaine au roi. Sponsorisé par XBox, les duellistes du Fight Pod auront la mission délicate de trouver THE morceau, le truc de bon goût le mieux du monde pour remporter les fights et peut-être décrocher un joli cadeau !
Pour plus d'infos concernant les règles, c'est par là.



Eurockéennes épisode 7 : Dernière ligne droite

Posté par Flyer le 04.07.05 à 03:16 | tags : andrew bird, eurockéennes, kraftwerk, live, rock, sonic youth
Andrew Bird, malgré tout les superlatifs dont on l'a affublé, nous a déçu. Sur la scène de la Loggia, c'est à un concert ni inspiré, ni entraînant auquel nous avons assisté. De bonnes idées parfois, mais un manque profond de rythmes et de mélodies, souvent. Un type du public l'a qualifié rapidement de "Sting avec un violon", c'est très injuste certes, mais au vu du set poussif et sans relief donné aux Eurocks, c'est compréhensible. Bref, ça donnait simplement envie de dormir. Certains appellent ce type de composition (longue nappe de son, rythme lent, voix geignarde) de la subtilité, c'est pire : c'est ennuyeux.

Sonic le hérissonique !20h30, sur la Grande Scène, le (désormais) quintet new yorkais accro aux festivals de Sonic Youth entre en piste. Comme d'hab' avec Thurston Moore, Kim Gordon et leurs copains, le concert dégénère rapidos en délire bruitiste. Moore descendant vers le premier rang du public tel un halluciné, sa guitare tourbillonant autour de lui, écrasant les cordes contre le bord de scène dans sa quête de dissonance, puis s'en frottant l'entrejambe. Lee Ranaldo courre vers lui, les deux se lancent dans un duel ou les guitares se transforment en sabres, où les sons torturés poignardent nos tympans... Sonic Youth, quoi, qu'on aime ou pas. Parfois, on revient à quelque chose de plus cadré, à un format de chanson (géniale) plus habituel, tel l'un de mes titres préférés, "Drunken Butterfly". Kim, la voix travaillée par des années de clopage intensif, nous balance alors ces "I love you, I love you, I love you, what's your name ?" de paumés défoncés et on se retrouve à claquer du pied sans s'en rendre compte. Le concert s'achève avec un Moore complètement pêté qui hurle dans un micro arraché à une gratte électrique, son pote Ranaldo l'accompagne en secouant des clochettes. Thurston s'éternise dans ses gueulantes tordues jusqu'à mettre la foule mal à l'aise. Expérimentation ou hallucination ? Le débat Sonic Youth devient plus épineux avec les années. Un concert dans la plus grande tradition rock'n roll swindle toutefois. Au grand cirque du rock, Sonic Youth explose tympan et jeu de scène.

Le vélo des tarésFini le rock psychédélique à tendance tripotage de guitare, Dave et moi filons vers le Chapiteau pour Kraftwerk, les vieux papes de l'électro allemande. Kraftwerk, d'une certain façon, ils m'ont toujours fait un peu peur. Des types qui composent des chansons sur les autoroutes, les trains, les ordinateurs ou qui font tout un album sur le Tour de France, ça me perturbe. Toutefois, j'avais bien hâte de les voir en live, sujet soumis d'une sorte de curiosité hallucinée. Pour faire court : j'ai kiffé. C'était l'un des derniers concerts du festival, et les gens trippaient comme des sauvages sur l'électro toute cheloue des allemands, pareil pour moi. J'ai gueulé les "Perfect Mecanic - Aerodynamic" et d'autres trucs en -ic de rigueur alors que Dave me regardait d'un oeil navré. Avant le rappel, devant le stand de gauffres au nutella, je disais à Dave que maintenant je voulais "We are the robots" en extended version sans même savoir qu'elle existait. Et v'là-ti pas qu'les teutons redébarquent et me jouent exactement ça : un "Robots" de presque 10 minutes (loriginale fait 6 minutes déjà). Je suis en transe, je bondis au milieu des autres fans psychopathes ma gauffre à la main et on se regarde tous dans les yeux en gueulant "We are the Robots" et les types de Kraftwerk qui avaient débarqué en costumes noirs très sobres sont devenus tout bizarres et ils ressemblent aux mecs de la pub Intel parce que l'éclairage fait ressortir un cadrillage jaune tout zarbi de leur costard et leurs tronches sont tout bleues et "We are the robots" encore plein de fois et ils disent des phrases en allemand que personne capte mais que tout le monde trouve vachement bien placées dans le délire et sérieusement, Kraftwerk c'est quand même sauvagement hypnotique ! Et lorsque les quatres allemands complètement psychiquement tarés se barrent de la scène et que tout le monde hurle et qu'un sample "MUSIC NONSTOP" tourne soixante dix fois au moins et que tout le monde gueule et applaudit à s'en détruire les paumes jusqu'au silence et que le Chapiteau, où notre aventure avait commencé avec Emilie Simon, commence à se vider et que je reste seul, au centre, du nutella sur le bout des doigts, encore perturbé par le concert, assis sur le sable... les Eurockéennes prennent définitivement fin dans mon esprit.



Eurockéennes épisode 6 : Le magicien ose

Posté par Flyer le 03.07.05 à 20:05 | tags : eurockéennes, live, rock, tom zé
Tom Zé, joyeux et allumé, a mis le feu aux poudres

Dimanche. Petite pointe de nostalgie alors que nous nous dirigeons vers le premier concert de ce dernier jour de festival. A l'occasion de l'année du Brésil en France, Tom Zé est venu nous parler des problèmes de son pays sur la scène de la Plage des Eurocks. C'est l'euphorie. Loin de faire dans le pathos ou de vouloir culpabiliser le public, Tom Zé respire la joie de vivre, la gentillesse... et la folie. Entre les chansons dansantes mais tissées de façon hallucinante, le petit Tom gesticule, baragouine des trucs en portugais/anglais/français (tout ça dans la même phrase) sur le fait que nous devons faire la fête et profiter de la vie. Il dédicace une chanson aux jolies bimbos et commence à la chanter comme s'il était une sonnerie de téléphone. En musique, Tom Zé et ses joyeux acolytes parlent de l'analphabétisme, de la misère, et de leur pays le Brésil avec une détermination festive, une pêche surréaliste, entre deux bricolages sonores incongrus mais jamais barbants. Pour ma part, je regrette de tout mon coeur de rien capter au portugais tellement les chansons avaient l'air drôles, vu la taille du sourire que le Tom affichait sur son visage ridé de vieux fou.
Le dernier titre du concert fleure bon le bricolage expérimental, le rythme est créé par Tom Zé et l'un de ses camarades tapant sur le haut de leur casque de chantier aux couleurs du brésil, puis surgissent des sons de perceuses, et le bruit mat de journaux étirés, déchirés par le Zé (parfois à la bouche) sur un fond de batterie totalement en roue libre qui achève d'envoyer le public au pays des dingues. Sans mentionner le xylophone et la guitare qui débarquaient dès que les musicos trouvaient que ça pourrait bien sonner. Tout le monde se marre, mais personne ne peut s'empêcher de bouger tellement cet improbable tambouille nous pénètre les tympans jusqu'aux os. L'ensemble rappelerait presque le Sister Ray du Velvet Underground, en version brésilienne et en parlant de pauvreté sociale au lieu de drogues dures. A voir Tom Zé et ses copains sur scène, on a juste terriblement envie de monter avec eux et de s'amuser à faire de la musique, nous aussi. N'est ce pas là le vrai sens de l'expérimentation ?
Quand les brésiliens terminent le concert, c'est à la manière d'acteurs de théatre qu'ils saluent leur public. Avec humilité, ils s'inclinent vers nous, trois fois. Ils dansent un peu et crient "merci" dans un patois multilangue avant de gueuler "Belfort" en cadence et de se mettre à nous applaudir. Un gros Bye bye en sourire !




Zzzzzz

Posté par Flyer le 03.07.05 à 16:37 | tags : eurockéennes, live, rock

(another piece of Dave in the Hay)
En territoire amiOui le titre est fainéant, mais 4h47 de sommeil en deux jours, vous avouerez que ça ne prête pas forcément renfort à l’imagination. Car l’obsession aux Eurocks, ça n’est pas d’empiler le max de concerts pour frimer auprès des copains, non c’est de piquer un somme. Mission plus que périlleuse puisque la nuit n’existe pas à l’intérieur du camping. Un misérable individu surnommé ici Gueuleman perfectionne à la belle étoile ses talents de vocaliste métalleux. Ailleurs sur la place, un guitarero tente, lui, de nous endormir avec des berceuses acoustiques de Mimi Cracra, Dallas, Les Bisounours... Dommage qu’il manque une corde ou deux à son arme. Notre voisin de tente enfin marque son territoire à coups de galettes (nota bene : penser à repérer le pudding vodka / kebab / tartiflette avant de poser le pied dedans). A 9h15, alors que tout eurockéen commence enfin à se poser dans les bras de Morphée, une sirène traverse toutes les allées en trombe : «il est et quart, c’est l’heure du Ricaaaard !!!».
Là, tu te résignes au réveil et tu fonces à la douche. Tu sais qu’elle est froide, tu entends des cris de douleur émanant des cabines. Puis après une heure d’attente, tu gagnes les dernières gouttes d’eau dispo, la tête bien shampouinée. Face à tant de tribulations, vous excuserez donc Flyer de s’être vautré sur l’herbe en plein Cake, et moi-même employant la bonne vieille technique du fœtus devant Nosfell et Ez3kiel (elle marche tellement bien que je vais aussi la dédicacer pour Kraftwerk). Bref, on ne compte plus les coussins - sacs à dos improvisés sur la pelouse de la Grande Scène ou sur le sable pas si chaud de la Plage. Voilà, la chute de cette notule peinant à émerger : je vais m’offrir un café dégueu à 1 euro 50. Le quatrième.




Eurockéennes épisode 5 : Guitares et électro.

Posté par Flyer le 03.07.05 à 03:05 | tags : électro, eurockéennes, live

La journée du Samedi s'est révélé suivre une règle implicite : pour chaque bon concert auquel nous participions, un mauvais le contrebalançait. Cake et The National contre Bonnie Prince Billy et Ghinzu, et en soirée : Ez3kiel contre Garbage.

Nosfell et Ez3kielAutant le dire, nous nous sommes mis en route avec un à priori plutôt positif pour le Chapiteau, où Nosfell & Ez3kiel se produisaient. Un pressentiment favorable qui s'est rapidement effondré. Il est vrai que d'adapter de l'électro sur scène peut se révéler être une gageure, et le meilleur moyen est généralement de simplifier la mélodie pour obtenir quelque chose de plus péchu, jouable sans trop de bandes et surtout, sans risquer de perdre le public dans des mélodies contemplatives, surtout efficaces dans une ambiance intimiste, et non sous un Chapiteau devant 5000 personnes. Nosfell et Ez3kiel ont eu du mal à convaincre. Trop long parfois, ennuyeux souvent, souffrant d'un son assez mauvais. Le chant aussi ne semblait pas toujours très maîtrisé, particulièrement sur la reprise d' "I'm afraid of Americans", le titre de Bowie et Reznor, véritablement massacré par un chanteur mal calibré et des idées d'arrangements électros complétement foireuses, qui remplaçaient les distorsions vicieuses et la tranquilité flippante de l'originale par une bouillie de guitare crades et des breaks qui semblaient bricolés à la va-vite. Et ce n'était pas entièrement la faute à l'accoustique du Chapiteau, qui n'avait pas empêché Emilie Simon, la veille, de produire un set propre et bien foutu.

GarbageGrande Scène. 0h45. Shirley Manson se pointe déguisée en Lara Croft sur la Grande Scène. Butch Vig, producteur et cogneur de Garbage, lance le rythme et les 15 000 personnes attirées par l'un des groupes phares de la programmation 2005 bougent la tête et hurlent leur approbation. Depuis 10 ans, leurs titres électro-rock dansants font mouche, et malgré un début de concert un peu timide, débutant par quelques morceaux du dernier-né "Bleed like me", l'ambiance s'est réchauffée, jusqu'à littéralement exploser sur le hit Paranoïd, pour ne plus retomber jusqu'à la fin du set. Batterie puissante et intelligente, riffs imparables placés comme des coups de couteaux, Garbage va droit au but et offre un live dont l'énergie transcende de loin celle des albums. Shirley, enchaînant les poses de meneuse de revue, a fait montre d'une véritable envie de communiquer avec le public, parlant en français entre pratiquement toutes les chansons, effort qui est toujours agréable à l'oreille. Un bon concert très efficace et plus que convaincant, même si l'on sent que le groupe a quelque peu perdu l'envie d'en démordre, de s'imposer avec la rage d'un jeune challenger comme Ghinzu. La faute à l'énorme succès peut-être...




American Gods

Posté par Flyer le 03.07.05 à 02:53 | tags : eurockéennes, garbage, live, rock

(Dave aux manettes de cette notule)

Les anciens Dieux sont-ils amenés à dépérir au profit des nouvelles idoles populaires ? La question se pose dans le chef-d’œuvre éponyme de Neil Gaiman ; aux Eurocks, elle fait toute l’actualité. Dix ans après avoir déchaîné moults adolescents (j’en étais), Cake et Shirley Manson sont relégués au vide grenier. « C’est qui Garbage ? C’est bien ?» lance un néo-punk exhibant fièrement son t-shirt Sum 41. Quelques heures avant, le même hurlait par-dessus Ghinzu, conditionné probablement par l’entrée des Belges en costards / ray-ban. Restons honnête, leur prestation est la plus mémorable du festival (cf review de Flyer), aux côtés de celles de NIN et de Bonnie Prince Billy. Du peps à revendre, ce qu’il manquait sûrement à Cake qui ouvrait le samedi après-midi. L’heure de la sieste surtout. Loin d’être vieux, usés et fatigués, les californiens tranquilles n’ont pourtant pas manqué d’humour et d’interactions avec la foule… peu réceptive.


Un volcan nommé Garbage


La revanche des Anciens viendra donc de ces funestes papys inconnus menés par une rousse volcanique aux faux airs de Lara Croft. Pas dupe, la belle féministe enchaîne ses tubes oldies, rappelant au passage qu’elle occupe la scène depuis une décennie. Stupid Girl et Cherry Lips déchaînent le public, ça pousse dans tous les coins et je suis persuadé que mon petit pounk y est pour quelque chose. Puis histoire de prévenir que le groupe n’est pas décidé à passer has been, on se mange le nouvel - et passable - opus Bleed Like Me quasi-intégralement dans la setlist. Summum de la cure de jouvence, Belfort se paye avec Shirley le plus long rappel de son édition 2005 (même après la dernière sortie de sa leadeuse, le band co-orchestré par Butch Vig ne se presse pas de rentrer). La générosité, finalement ce serait ça la rançon des croyants…




Eurockéennes épisode 4 : Fifty-Fifty

Posté par Flyer le 03.07.05 à 02:30 | tags : bonnie prince billy, eurockéennes, ghinzu, live, matt sweeney, rock

Deuxième jour de festival. La journée commence avec un café infect Cake. Sur le gazon qui fait face à la grande scène, et profitant de l'un des rares moments de soleil sur le site de Belfort, votre serviteur est tombé dans un gros sommeil crapuleux au lieu de bien écouter le concert... Oui, pardon. Flagellez-moi. Bon, j'ai quand même entendu le début et la fin de Cake grâce aux coups de coude de mon camarade Dave in the Hay. Ce que je retiens : John McCrea, leader, est énervé contre Air France qui a paumé sa guitare. En dehors de ça, le set avait l'air honnête mais pas particulièrement enthousiasmant... comme Cake, quoi.


Direction le chapiteau pour The National. Groupe américain de pompeurs nécrophages. Hop, une touche de Depeche Mode, une pincée de Joy Division, un soupçon de Nick Cave, et on obtient un groupe correct en live mais sans fraîcheur ni imagination. Du folk post-punk qui sent bon sous les bras la déprime chic. Le set attire les foules.


Bonnie Prince Billy, lyrisme au poilA la Loggia, une très jolie salle du festival, ornementée de gros ballons multicolores rigolos, c'est Bonnie Prince Billy qui fait sa loi musicale. De la country-rock qui fleure bon le sable et l'asphalte. Le Bonnie est flanqué de Matt Sweney, ex-guitaro de Chavez et Zwan, toujours très impressionant dès qu'il tient une 6 cordes entre les mains. C'est simple, ce mec est capable de transformer le moindre accord débile en une touche sonore absolument délicate. Son talent transcende littéralement le répertoire du Prince Billy. L'alliance des deux voix, des deux guitares, la frappe intelligente d'un tout jeune batteur et l'apport d'un synthé discret donnent un set tout en simplicité, calme sans être ennuyeux, au lyrisme tranquille. La foule ne s'y trompe pas et le quartet reçoit une ovation assez phénoménale, bien méritée.


Ghinzu, sans réserveC'est des douleurs plein les gambettes que nous filons vers la Grande Scène pour voir ce que donnent les prodiges belges de Ghinzu. La marche impériale de la Guerre des Etoiles retentit alors que les 6 gars, grimés à la façon des Reservoir Dogs de Tarantino, costumes et lunettes noires au nez, se mettent à leur place. Tout commence par une ballade au piano mais très vite, les guitares acérées s'en mêlent, puis la frappe surpuissante du batteur, et en moins de deux, c'est une véritable explosion de rock sur scène, d'une variété carrément saisissante. Les mecs couvrent tout le registre de la pop, de la chanson à refrain jusqu'aux limites du métal, en passant par les expérimentations bruitistes du matériel bidouillé en direct, ils se fendent même d'une reprise rock du Blue Suede Shoes du King. Tous les membres du groupe se défoncent, le chanteur/guitariste/synthé John Stargasm se jette littéralement d'un bout à l'autre de la scène, multiplie les blagues envers le public ("Bon on va commencer le concert", lâche-t-il après une demi-douzaine de titres). Cet homme a une véritable présence sur scène, il danse comme un fou furieux, monte sur les amplis, retrouve son calme, boit une gorgée de bière, lance une vanne, galope sur scène comme un cinglé, le tout pratiquement sans laisser tomber une goutte de sueur. Jouant de son charisme (et peut-être de son faux air de Ben Stiller) il descend de scène vers la fin du set et embrasse une groupie, serre les mains, s'amuse dans l'espace entre l'estrade et la fosse, au milieu des photographes, continue à gueuler dans son micro des "Do you reaaaad me ?" entêtants. L'assistance s'enflamme. Les mecs de Ghinzu ont des tripes à revendre. Eux savaient déjà qu'ils étaient des rockstars, il leur a juste suffit juste de le prouver au public.




Ecrans tactiles

Posté par Flyer le 03.07.05 à 00:08 | tags : eurockéennes, live, rock, vidéos musicales

(un nouveau post du Dave)
Flash visuel, saisi en 2004Des boules quiès dans les tympans, les décibels s’estompent et le show devient visuel. Les écrans vidéo sont partie plus qu’intégrante des concerts. Sur la Grande Scène, impossible de zyeuter le courroux du micro orchestré par Reznor ou encore John Stargasm (Ghinzu). Sous le chapiteau et la Loggia, exit le live sponsorisé par Europe 2 / MCM - et probablement destiné à la diffusion DVD -, place plutôt aux cinématiques d’ambiance. Décors célestes pour Emilie Simon mais aussi Nosfell et Ez3kiel : l’animation tique sur le générique des Routes du Paradis pour la première ou nous offre une lecture scolaire des constellations pour les seconds. Jamie Lidell et Bonnie Prince Billy, eux, s’improvisent guides plus terre à terre. L’un nous faisant circuler une dizaine de fois autour de Picadilly Circus, l’autre nous menant sur une autoroute perdue qui n’est pas sans rappeler celle si chère à David Lynch. Quant aux Eagles of Death Metal, ils ne cachent pas leur affection pour le film de gangsters avec quelques clips issus du Casino Scorsesien.
Reste l’essentiel : un dialogue audiovisuel et interactif avec les Eurockéens eux-mêmes qui viennent déposer impressions à vif, slogans anti-sarkoziens et rendez-vous nocturnes au camping, au cas où…




Eurockéennes épisode 3 : Avant la nuit...

Posté par Flyer le 02.07.05 à 15:43 | tags : electrelane, eurockéennes, live, rock
Electrelane, quatre filles dans le vent

Arrivés sur la Plage, nous assistons aux réglages du dernier groupe de cette première soirée, Electrelane. Les lumières s'éteignent, nous sommes au premier rang. 3 h 15 du mat'. Les quatres anglaises entrent sur scène, sur un très joli showlight sobre et sombre. Verity Susman pose les doigts sur son synthé, Mia Clarke teste son médiator sur les cordes de sa guitare, Rachell Dalley joue quelques notes de sa basse (surmixée qui fait vibrer nos cages thoraciques) et Emma Gaze file quelques coups de baguette à ses cymbales. 1. 2. 3. BAM ! C'est parti pour une heure de rock sombre et nerveux, bourré de rythmiques si rapides qu'elles frisent la névrose obsessionelle. La batteuse à de bons muscles, à défaut d'une grande variété de frappes. Le dernier album, "Axes", est mis à l'honneur. Pas vraiment le temps de respirer, les nanas enchaînent les titres sont broncher, sans exprimer la moindre fatigue, limite robotiques. Le principal défaut d'Electrelane apparaît ensuite sur la longueur. Elles jouent toujours la même chose. Bien que parfaites meneuses et performers, elles souffrent d'une composition trop répétitive. Chaque titre fait mouche, réussit à faire bouger les corps, mais n'est au final qu'une variation parmi d'autres de la même ossature.
Lorsque les lumières se rallument, les applaudissements et les cris de rappel fusent. Les anglaises remontent sur scène, presque gênées d'être si acclamées, et délivrent un Bells sublime qui clotûre le premier jour de festival, telle une berceuse du rock'n roll moderne.




Eurockéennes épisode 2 : Embardée Fatale

Posté par Flyer le 02.07.05 à 15:09 | tags : eagles of death metal, eurockéennes, la phaze, live, rock

HaHaHoLa vie est chose hasardeuse et le bonheur n'est qu'éphémère. Suite aux deux claques de notre début de festoche, nous avons malheureusement vogué de déception en déception. Eagles of Death Metal d'abord, side-project country qui voit Josh Homme se poser derrière les fûts, s'est révélé assez moyen en live, peu inspiré, malgré une reprise rock bien réussie du standard de Dylan Stuck in the middle with you. Mettons à leur décharge le son complètement pourri dont ils ont souffert. Mais l'on peut faire un bon set avec un mauvais son. Pas de chance pour Dave et moi qui voulions guérir notre peine d'avoir manqué "Queens of the Stone Age" avec les aigles. Mais les aigles à moustache ont oublié de déployer leur ailes hier.


Le pire nous attendait encore. Au bord de la Plage (la plus jolie scène des Eurocks) : Bright Eyes. Constat : ce groupe est une blague. Conor Oberst est autant la réincarnation de Johnny Cash et Neil Young que Jack Lang est celle de Marx et Engels. Il ne sait pas chanter, les titres sont plats et les rares moments entraînants sont immédiatement avortés par le manque profond de talent du moindre membre du groupe. Oberst est un poseur, les synthés servent à couvrir le manque total de mélodies en abusant de nappes dégueulasses et le batteur est tellement répétitif que je serai prêt à jurer que c'est lui qui s'ennuyait le plus parmi toutes les personnes présentes. Pendant que je tape ces lignes, quelqu'un me dit que sur album, "Bright Eyes" c'est vraiment vachement mieux. Je rétorque que c'est juste la preuve qu'ils ont un bon producteur en studio.


Jamie LidellNous sommes ensuite tombés par hasard sur Jamie Lidell, un allemand fou entouré de machines qui bricolait des musiques en enregistrant sa voix en boucle sur plusieurs pistes. La même technique qu'utilise Dokaka (un psychopathe japonais) pour reprendre ses standards préférés. Dans le cas de Jamie (et encore), c'est extrêment naze. De la véritable électro expérimentale de crevard digne des raves les plus miteuses du monde. C'était tellement mauvais que c'en était drôle, Dave et moi on a bien dû scotché une demi-heure a halluciner en le voyant repousser les limites du dub pourri.


En passant devant le Grand Chapiteau, nous avons attrapé quelques chansons des mecs oubliables de La Phaze, dont "Embardée Fatale" de l'album "Fin de Cycle" (ha ha), tellement pourrave qu'elle méritait d'être mise à l'honneur en titrant ce post empli de déceptions rigolotes.




Une odyssée

Posté par Flyer le 02.07.05 à 11:30 | tags : eurockéennes, live, rock
(ce post est du talenteux monsieur Dave in the Hay)illustration_marge_eurock2005.gif
Pas de chien à punks au festival. Le légendaire cerbère du site a cette année laissé place à des alters ego plus humains pour vous mener la vie dure. Ainsi deux molosses à talkie walkie ont passé toute une fin d'après-midi à se fendre la gueule sur notre duo, très "pierre richard" dans le style, nous invitant à monter et démonter et monter et démonter... notre tente. Normes de sécurité obliges. Résultat : deux heures de festival balayées : sans nous Little Barrie, ciao CocoRosie, et peut-être à un d'ces quatres, Josh Homme.
Après Charybde et Scylla, place à Emilie Simon, majestueuse Athéna toute de blanc vêtue. La foule se laisse emporter par les vagues symphoniques de la Synfonietta, certains couples entament même un slow sous l'air langoureux de To the dancer in the rain. La pluie d'ailleurs se met à tomber en trombe, sous la colère du dieu Reznor / Poseïdon sans doute. Un déluge avec de la grêle humaine : les slams s'enchaînent, les pogos réchauffent, la transe est comme promise au rendez-vous. Eagles of Death Metal puis Jamie Liddell, tour à tour, essaieront de nous arracher à la tempête acoustique NIN, nous embarquant dans leurs courants country ou electro, plus dociles, plus discrets surtout. Mais rien à faire, un début d'acouphènes nous guette. Puis à 3h15, le chant des sirènes d'Electrelane viendra à bout de nos pauvres carcasses : vos deux marins spéciaux s'échouent sur la plage...
Samedi matin, 10 h 30. Un aboiement réveille le campement. C'est Ulysse, un chien DE punk. Encore un.



Eurockéennes épisode 1 : Ange et Démon

Posté par Flyer le 02.07.05 à 00:50 | tags : émilie simon, eurockéennes, live, nine inch nails, rock

Non, ce n'est pas une photo live d'Emilie SimonTrop de retard et une tente peu coopérative nous ont fait rater CocoRosie et Queens of the Stone Age. Nous sommes donc arrivés frais et dispos sur le site des Eurocks aux airs de "I wanna be your dog" version Emilie Simon. Un coup d'oeil à la scène du Grand Chapiteau. Au moins une trentaine de personnes traînent leurs accords aux côtés de la nouvelle reine de l'électronica française. Les choeurs, violonistes et violoncellistes de la Synfonietta accompagnent donc l'amoureuse des coccinelles et des manchots. En live, c'est une véritable claque. Tous les arrangements sonnent plus agressifs que sur album et la voix d'Emilie, que l'on connaissait naïve, se pare d'accents plus rauques et rock, conférant une nouvelle énergie à ses titres. Pourtant, si l'interprétation est tout à fait parfaite, la légère faiblesse de composition d'Emilie Simon se fait sentir tout le long du show. Certes, elle sait à merveille monter des ambiances musicales fraiches et attrayantes, mais semble ne pas vraiment savoir quoi en faire une fois qu'elles sont posées. Du coup, la majeure partie de ses titres se finissent sur un blanc sonore à la fin d'une mesure. Sans vouloir faire la comparaison facile avec Björk, l'islandaise a souffert de ce même problème au début de sa carrière.


Pas une photo live non plus, mais il s'agit bien de Nine Inch Nails22h. Emilie Simon s'achève, Nine Inch Nails débute sur la Grande Scène. La foule s'amasse, Trent Reznor monte sur scène et entame LE show qu'il aurait dû donner au Zénith. Bien que court (1h15 c'est court pour Nine Inch Nails), Reznor a légèrement mais merveilleusement modifié la set-list de son dernier concert parisien. Exit le faible "You know what you are", remplacé par le titre bien vicieux "With Teeth", placé comme un roi au milieu du concert. C'est à croire que Reznor lit Playlist.. (oué, j'ai le droit de rêver, quoi ! =) Le concert était violent, survolté, avec la poignée de titres calmes comme "Hurt" ou "Something i can never have" entourant les habituels "March of the Pigs", "Closer" et "Starfuckers Inc.". A ceux qui jugent Nine Inch Nails trop violent pour être bon, rappellons juste qu'il est tellement rare que du "gros son" soit si bien et précisément manié que le fait de se priver de l'un des seuls génies de la musique industrielle serait comme de se priver de Bach en parlant de musique d'église...




Scopitone à Nantes

Posté par Moonlight Drive le 01.07.05 à 13:26 | tags : agenda, copinage
Scopitone 2005 (DR)En attendant la super prog de Feedback, n'hésitez pas à faire un saut à Nantes pour le très pointu festival Scopitone, qui invite à partir du 30 juin, by night, Amon Tobin, Zenzile, Miss Kittin, Vive la Fête, ou encore NLF 3 Trio, et propose by day de l'art numérique et de la "création domestique", et ce jusqu'au 2 juillet.





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