Playlist : blog musique

Archives > Août 2005

Km 384000 : Dimanche soir, on a marché sur la lune

Posté par Moonlight Drive le 15.08.05 à 16:37 | tags : live, rock, route du rock
YadelVoix !Le coeur gonflé des sons légers et envoûtants glanés au concert de Sébastien Schuller, je me rends ensuite au Fort pour les concerts du soir. Il est déjà trop tard pour voir Boom Bip, premier groupe à monter sur scène, mais je suis malheureusement pile à l'heure pour assister à la prestation sans intérêt et prétentieuse de Maxïmo Park. Au moins une chose est sûre, je ne louperai pas les Polyphonic Spree, dont on n'a cessé de me chanter les louanges... plutôt illuminées aux dires de certains. Je confirme ! Dès leur entrée sur scène, cette communauté psychée texane (!) composée d'une vingtaine de musiciens vêtus pour l'occasion de tenues de Gospel vertes et rouges (illus.), fait chavirer le Fort dans l'exhubérance, et donne très vite le sourire au plus sombre des fans de Sonic Youth.
Difficile en effet de ne pas succomber à cet opéra pop complètement barje, aux textes certes simplistes, mais criants de vérité (n'est-il pas vrai qu'ensemble, on est plus fort ?), à cette démesure harmonique, au déchaînement des choristes, à ces atmosphères planantes, dansantes, et bouillonnantes de folie contagieuse ; à tel point que j'ai du mal à retourner ensuite à la célébration du larsen, aux expérimentations sonores multiples, à l'énergie sous tension de Sonic Youth (d'autant plus que le son est un peu mauvais...) comme aux chansons efficaces de Metric... Et lorsque Vive La Fête vient clôturer la Route du Rock 2005, ma route est pour ma part finie depuis longtemps : après l'objectif lune, je suis restée coincée sur Mars.

Live report 5 et fin - en direct de la Route du Rock 2005

km 97 : Dimanche après-midi, aire de respiration sonore

Posté par Moonlight Drive le 15.08.05 à 11:30 | tags : live, rock, route du rock, sebastien schuller

Pour Lonesome Cowboy  "I soar in silence/walking with a silvery clown/waiting for a sparkle from the sky/I'm here in silence/walking in a square alone/waiting for a sparkle of my mind ", chante Sébastien Schuller de sa voix d'enfant rêveur et un peu triste, posée comme un fil de soie sur la mélodie légère et délicate de "Tears coming home". Si ce funambule sensible et appliqué attend toujours en solitaire que vienne du ciel ou de son esprit quelques étoiles qui scintillent, c'est en l'écoutant pour la première fois sur scène au Palais du Grand Large, que j'ai pour ma part eu mon premier vrai coup de foudre sur le chemin un peu trop balisé de cette Route du rock 2005.
Son nouvel et premier album Happiness m'avait déjà remplie d'une joie étrange, celle que l'on ramasse dans un coin de son âme, comme l'on ramasse une fleur sauvage en bord de route, et qui respire la beauté simple du recueillement. De "1978" et ses notes de claviers légers et aériens à "Weeping willow" qui flirte en finesse du côté de Radiohead, en passant par la berceuse minimaliste et introspective de "Sleeping song", de "Tears coming home" et ses accents mélancoliques à "Edward's hand" - qui pourrait effectivement devenir la future bande-son du prochain fim de Tim Burton -, Sébastien Schuller fait danser son public avec le clown argenté de ses rêveries, et la plupart d'entre nous ressortons encore pleins de cette béatitude que l'on ne quitterait pour rien au monde, prêts à tout donner pour rester vivre sur la lune...


Live report 4 - en direct de la Route du Rock 2005


Km 80 : Samedi soir, virage vers le passé

Posté par Moonlight Drive le 14.08.05 à 12:19 | tags : cure, live, rock, route du rock

Here we morn again... Après une longue sieste sur la plage malouine pour faire passer les effets secondaires éthyliques, me voilà à nouveau sur pied pour la nouvelle soirée de concerts au Fort. Pour ma part, j'ai hâte de découvrir l'un des grands mythes du rock, The Cure, que je n'ai encore jamais vu sur scène. Même si je ne suis pas une curiste finie, ni particulièrement une spécialiste, à l'idée d'écouter peut-être (si Robert Smith a encore envie de chanter pour la énième fois des morceaux qui ont déjà 26 ans d'âge...) "Boys don't cry" ou "Accuracy" en live, mes docs frémissent déja, prêtes à bondir comme au bon vieux temps.
Dès 18h30, le Fort est déjà rempli de disciples grimés, corsetés, des cheveux sombres hérissés errent de part et d'autres de stands en stands, trompant l'attente dans la kro. Pourtant, le retour aux sources commence dès le premier concert, avec le groupe canadien The Organ, qui devaient certainement être fans des Smiths avant de commencer leur aventure musicale. Je n'ai pas eu l'occasion de poser la question à la chanteuse Katie Sketch, mais en écoutant sa voix, c'est celle du Moz que j'ai alors en tête, tandis que les jeux de guitares rappellent de temps en temps les compositions de Johnny Marr. Passé le trouble généré par cette ressemblance, le groupe finit par lasser. A trop jouer avec les influences, The Organ ne sort pas particulièrement du lot. Colder, qui prend la relève sur scène, ne me fera pas non plus me relever la nuit. On est encore une fois dans le déjà-vu, avec une ambiance cold wave affichée, et avec comme toujours, le vieux fantôme de Joy Division planant au-dessus du Fort (décidément, beaucoup de musiciens actuels seraient sur le carreau à l'heure qu'il est, si Joy n'avait pas existé). Tout cela serait de bonne augure, si le set était seulement un peu plus enlevé. Malheureusement, ce n'est qu'au bout de 3/4 d'heures, que l'on sent monter un peu la tension et l'angoisse entêtante qui firent les belles heures de la vague froide. Mes derniers espoirs mélancoliques se portent alors sur les Cure.
En attendant, une agréable surprise débarque sur scène, avec les mélanges de sons légers et sixties, et de guitares énergiques, qui donnent aux chansons des Ravoenettes, une tournure enfin originale à cette soirée. Voilà un groupe qui a su dépasser ses influences, et même si la frange et la blondeur de Sharin Foo lorgnent côté Nico, les morceaux sont frais, pêchus, modernes, et donnent enfin au public une envie furieuse de se dégourdir les jambes. Mais les jambes n'auront eu finalement qu'une petite heure de répit ; dès la fin du set, les corbeaux et curistes de tout poil se précipitent devant la scène, et la foule se fait dense, très dense.. Manquant de perdre une chaussure dans la bagarre, je renonce à voir les Cure de près, et m'éloigne des disciples déjà conquis et prêts à chanter en choeur à l'occasion de cette grande messe dark.
chk ! chk ! chk ! Qu'ils disent... Quand Robert Smith et ses accolytes débarquent, c'est l'euphorie, mais la masse compacte d'être humains a peine à s'agiter et à exprimer leur joie.Commence alors un concert que je ne peux m'empêcher d'appeler "pachydermique", non, pas "énooorme", comme on peut dire quand on a rien à dire, mais réellement pachydermique. Un set long, lent, lourd, des chansons interminables, sans aucune distinction les unes par rapport aux autres, un Robert Smith gras, au visage bouffi qui ne fait plus peur qu'aux enfants, avec une tête grotesque, qui me fait penser à un gros ballon de baudruche à cheveux. Evidemment, comme je le disais plus haut, je ne connais pas bien le groupe, je n'ai pas d'élement de comparaison, comme mes voisins de concerts qui les ont vus plus de 10 fois au moins au quatre coins de la France et de l'Europe, et c'est peut-être pour ça que la musique ne me touche pas, que je n'arrive pas à rentrer dans l'ambiance, et que je trouve le temps sacrément long. Ce n'est qu'au dernier rappel, qu'enfin je jubile et danse pour la première fois sur "Boy's don't cry", puis sur l'inclassable "10:15 Saturday Night"... En deux chansons, me voilà guérie de près de deux heures d'ennui total, ouf, merci Robert...
Une dernière bonne surprise encore, pour clôturer cette soirée so revival, avec un groupe complètement jeté, festif, déjanté et funky, les !!! (on m'a dit que ça se prononçait chk chk chk), grand moment de danse, et de déchaînement des corps, rien de mieux pour se remettre de ce voyage un peu décevant vers le passé, un passé qui se fait un peu trop voir en ce moment... A voir si l'avenir proche, c'est à dire ce soir avec les derniers concerts de la Route, prouvera le contraire...

Live report 3 - en direct de la Route du Rock 2005


km 22 : vendredi après-midi, contrôle des douanes

Posté par Moonlight Drive le 13.08.05 à 18:54 | tags : live, rock, route du rock

Le Labrador aime le chocolatTelex : Si vous ne le saviez pas encore, maintenant vous êtes prévenus : si vous prenez la navette gratuite à la gare de Saint Malo pour vous rendre au Fort Saint Père, vous n'échapperez pas au contrôle de la douane dans le bus, juste à l'entrée du site, avec chiens en prime (eh oui, à Saint Malo, y'a pas des masses de punks à chiens, par contre les gendarmes à labrador, c'est over tendance...) Et si vous aviez du bon matos sur vous... pas de chance, c'est votre nouvel ami le gendarme qui le fumera à votre place. Heureusement qu'ils ne confisquent pas les bières... La devise sex, drugs and rock'n'roll en a pris pour son grade !


km 79 : Samedi après-midi, Bouchons pour Camille

Posté par Moonlight Drive le 13.08.05 à 17:38 | tags : live, rock, route du rock

Telex : Le pouvoir du badge vert n'est pas aussi étendu que celui du badge jaune... Privée de Camille et de ses charades taquines, je me rends à la plage cuver ma peine. Camille, ce sera pour une autre fois.


km 12 : Incident de parcours : marée sur la voie

Posté par Moonlight Drive le 13.08.05 à 14:40 | tags : live, rock, route du rock
Telex : Vendredi après-midi, la mer a joué des tours à la Route du Rock et ses concerts de la plage Fnac, hier après-midi...Eh oui, à marée haute, difficile de ne pas jouer les pieds dans l'eau...Et pour finir, c'est le concert de Thomas Morr qui est tombé à la flotte... La blague du jour du coup, c'était qu' à la plage, tout baigne... Véridique.

km 77 : vendredi soir, un démarrage à brut...

Posté par Moonlight Drive le 13.08.05 à 13:01 | tags : live, rock, route du rock

Mercury Rev : Johnatan Donahue' trioTout festivalier spécialiste ès Route du Rock sait bien que les premiers concerts en plein jour sont de véritables défis pour les pauvres malheureux groupes de rock qui s'y collent. Généralement, ce sont les jeunes groupes qui sont commis d'office, et qui se doivent de donner le meilleur d'eux-mêmes sous un soleil étincellant face à un public faiblard, encore sobre, et qui finit généralement sa courte nuit en larvant dans l'herbe. Tout ça n'a pas ému une seule seconde le groupe Art Brut qui dès son entrée sur scène, retourne le Fort avec leur morceau explosif "We formed a band", drôlement efficace, qui conquiert d'emblée la poignée de personne présente sur le site. Pour ma part, je me demande si ce punk comique et cérébral qui se fout de lui-même comme du reste à chaque phrase, ne se fout pas un peu de ma gueule au passage. Dindon de la farce ou pas, je ne saurai jamais, mais finalement peu importe, la musique d'Art Brut m'emporte dans ses piquantes remarques, ses bondissements de scène, et ses petites chansons bien aiguisées...
Par contre, je n'arrive pas vraiment à adhérer à Alamo Race Track, qui ne semble pas encore avoir digéré leur multiples influences (Joy Division notamment, histoire de faire comme les copains). A chaque nouveau morceau, je me dis que j'ai déjà entendu ça quelque part, et côté présence scènique, les types ne sont pas encore super marquants, ni très assurés. Ils auraient bien eu besoin d'un peu de nuit et d'étoiles, pour donner à leur basse un peu plus de nerfs.

La nuit, elle, sera consacrée aux anciens et aux confirmés, avec la pop imparable de The Wedding Present, les variations musicales des pionniers de Yo la Tengo, entre ballades aériennes, rythmes puissants et sons distordus, et les mimiques volatiles de Johnatan Donahue (non, je n'étais pas encore complètement saoule, sur scène il imite vraiment l'oiseau qui s'envole cet homme-là) qui accompagnent sa pop hypnotique (illus. Mercury Rev). Cependant, un groupe jeune aura la chance de goûter à la magie nocturne ce soir-là, avec The National, mais malheureusement, je ne pourrai vous en dire plus. Je ne me souviens même plus comment je suis rentrée jusqu'à ma tente...

Live report 2 - en direct de la Route du Rock 2005


Km 00 : retrait de permis pour conduite en état d'ivresse

Posté par Moonlight Drive le 13.08.05 à 11:41 | tags : live, rock, route du rock

Camping à tribordBon, il faut que je vous avoue quelque chose, c'est qu'aujourd'hui j'ai la métaphore filée en berne, les champs sémantiques canardés, les références et l'analyse en lambeaux, la poétique fébrile, la syntaxe malade...
Car vendredi soir, la Route du Rock s'est un peu transformée en la Route du Rhum, pire, en Route de la Kro, ce qui n'est pas super glorieux et du coup je me suis salement perdue sur les chemins damnés des vices rock'n'rolliens. Ajoutez à cela un sérieux manque de sommeil (je crois que le camping de la Route du Rock est encore pire que celui des Eurocks, puisqu'ici, couleur locale oblige, le jeu consiste à hurler aux alentours de 4-5 heures du matin, "C'est à babord, qu'on gueule, qu'on gueule, c'est à babord, qu'on gueule les plus forts"... Vous imaginez bien qu'à tribord, il y a eu révolte, et qu'un violent débat a donc eu lieu, et que de dormir, il n'a plus été question...), une intoxication à la galette saucisse (oui, je sais, c'est dur de croire qu'une galette saucisse puisse vous intoxiquer, mais je vous jure que ce n'est pas une excuse, seulement la triste vérité...une galette saucisse m'a vraiment fait la peau...), les chiottes puantes et préfas pour seul refuge, et vous avez maintenant à peu près une idée de mon état.
Alors soyez indulgents avec mon prochain post... Promis, ce soir je souffle dans le ballon, et je file droit.

Live report 1 - en direct de la Route du Rhum du Rock 2005


Summer of Love

Posté par Life on Mars le 09.08.05 à 22:37 | tags : label, mp3

A d-i-r-t-y compilation.

Rock en Seine 2005 : surf baby surf !

Posté par fluctuat.net le 08.08.05 à 14:19 | tags : live, news, rock, web
Surf Paris surf ! Oh, le cool site web ! En plus d'offrir une réservation en ligne, le site du Festival Rock en Seine 2005 offre d'écouter des extraits de chacun des artistes programmés (parmi lesquels Sundays Drivers, Foo Fighters, Arcade Fire, Feist, Robert Plant et bien sûr les Pixies en guest stars). Le Nec plus ultra ? Avant d'entrer sur le site en Flash par une nouvelle pop up, la page d'accueil propose en accès direct un ring de tous les sites des artistes invités. Les 25 et 26 août 2005 au domaine national de Saint-Cloud. Le site.

Sébastien Schuller en concert

Posté par fluctuat.net le 06.08.05 à 15:16 | tags : agenda, rock, sebastien schuller, vidéos musicales


Invité de la Route du Rock 2005, Sébastien Schuller sera en concert à Saint-Malo les samedi 13 (avec Alexis) et dimanche 14 août. Il est en Live gratuit dès ce soir à Paris, à partir de 19h, dans le cadre de Paris Plage et de la scène FNAC/IndéTendances. Le clip de Sleeping Willow, lui, est à visionner ici.

Iggy Pop Live

Posté par fluctuat.net le 05.08.05 à 13:28 | tags : iggy pop, live, punk, vidéos musicales

La bonne nouvelle du jour ! Vous connaissez L'Internaute, le site d'actualités du web ? Généraliste et peu connu pour sa rock'n' roll attitude, le site n'en propose aujourd'hui pas moins de quatre vidéo Live d'Iggy Pop, et pas des moindres :
- Lust for life
- No fun
- Avenue B
- Louie Louie
Tout ça pour la Sortie-promo du disque "A million in prizes : Iggy Pop anthology". Et le dvd Live at Avenue B. Never mind. Take it wild ... and wide (plein écran) !


The Boom and the Arty

Posté par Life on Mars le 05.08.05 à 09:22 | tags : web

The Boom and the Arty

Superbe réalisation graphique, prod musicale de haute volée : la bonne surprise du vendredi matin. Apparemment, le monsieur est à Paris et il s'appelle Fabien. A suivre...


La Route du rock dans les starting blogs

Posté par Moonlight Drive le 03.08.05 à 21:06 | tags : live, rock, route du rock
Route du Rock 2005, une belle afficheLes Punks à chien de Saint Brieuc feront-ils le voyage jusqu’à la Côté d’Emeraude pour défier les vieux loups et leurs disciples de la cold et de la new wave ? Les voleurs de galettes saucisses oseront-ils les pogos post digestifs sur les rythmes déchaînés d’Art Brut ? Camille aura-t-elle de nouvelles charades et les pieds toujours nus ? Les larsens triomphants de Sonic Youth feront-ils trembler le Fort Saint Père ? Robert Smith verra-t-il la vie en rose et vert après le concert psyché de Polyphonic Spree ? La réponse, bientôt, sur Playlist…
Pour tout ceux qui pensent encore que le rock est mort, la programmation 100% adrénaline, sueur, guitares, et vintage de la Route du Rock, 15#, c’est ici !

 


Cash

Posté par Life on Mars le 01.08.05 à 07:43 | tags : agenda, country, johnny cash, vidéos musicales
Ne pas dépasser la ligne blanche...En janvier prochain devrait sortir Walk the Line, un biopic sur Johnny Cash. La bande annonce est déjà visible sur Yahoo. "All audiences", nous dit-on, ce qui n'est pas forcément bon signe quand on connaît le parcours du bonhomme, triste et désespéré... C'est Joaquin Phoenix qui se glissera dans la peau du country man. On verra bien...



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