Archives > Novembre 2005L'homme qui tua John Lennon C'est le nom du documentaire diffusé ce soir à 20h40 sur Arte, dans le cadre des mercredis de l'histoire. Sous les abords d'un thème critiquable, le documentaire s'attachera d'abord aux personnalités de John Lennon et de son assassin Mark Chapman, "deux destins façonnés par la culture et les médias de masse", pour mettre en relief "le retentissement de cet assassinat dans une société vouée au culte de la publicité".Alors que le jour des 25 ans de la mort de Lennon approche à grand pas, les documents-souvenirs sur le compositeur se multiplient. Quand la Cité de la Musique joue la carte (louable) de l'hommage, en retraçant le parcours de Lennon et en intégrant son assassinat dans l'exposition de sa vie (au travers d'une vidéo poignante montrant ses fans rassemblés, durant 10 minutes de silence, à Central Park), les médias semblent s'intéresser beaucoup plus à l'instrument de sa mort (voir exemple précédant). Mark Chapman rêvait de célébrité au moment de tirer cinq fois dans le dos de Lennon ? Bingo. Un quart de siècle plus tard, les journalistes et les documentaristes s'en vont, de leur propre chef, recueillir son témoignage inchangé depuis son incarcération, sous le couvert médiatique du macabre anniversaire. Bien que le documentaire diffusé sur Arte semble vouloir se pencher sur l'aspect sociétal de l'assassinat de John Lennon (j'en témoigne "le retentissement de cet assassinat dans une société vouée au culte de la publicité" du synopsis), il n'empêche qu'il s'agit moins d'un documentaire sur l'artiste que sur la fascination morbide (et lucrative) qu'exerce toujours sa mort. A vérifier ce soir. (illus. Péter Szabo) Maj : pour ceux qui voudraient revérifier, une rediffusion est prévue aujourd'hui (vendredi 2 décembre) à 16h45. Ipod dodoLa RIAA contre les podcasts (encore)
Live365 est un site de webcasting, permettant de monter des radios amateurs et d'en diffuser le contenu via le web. Pour avoir ce droit, le site paye une taxe splendide à l'industrie musicale (pour permettre à ses utilisateurs de promouvoir les produits de la même industrie musicale).
Mais la RIAA (pour Recording Industry Association of America) a quand même trouvé le moyen de râler auprès de l'équipe du site, qui a du faire suivre à tous les utilisateurs une série d'instructions dictées par ce conglomérat de vieilles boîtes aigries détestant tout ce que les passionnés de musique peuvent faire. Au menu des diktats imposés : * L'utilisateur ne doit pas pouvoir choisir et écouter un enregistrement particulier. C'est comme ça, pas de chansons à la demande.* Dans une période de trois heures, vous ne devez pas diffuser plus de trois titres d'un même album. Et jamais deux à la suite. * Si le webcast est archivé sur le site, l'archive doit durer cinq heures au minimum, et ne doit pas être disponible pour plus de deux semaines. L'idée étant de maximiser la difficulté des utilisateurs à scanner le webcast pour y choisir (et sauvegarder) des chansons individuelles. * Pour la même raison, si le webcast se répète (diffusion en boucle), alors la boucle doit durer au moins trois heures. * Le webcast ne doit pas annoncer préalablement les chansons diffusées. Vous ne devez pas laisser les utilisateurs savoir quel sera le prochain titre à être diffusé, et vous ne devez pas publier vos playlists futures. * Vous ne devez pas "encourager" les utilisateurs à copier ou enregistrer la musique que vous diffusez, et vous devez "désactiver la copie par les utilisateurs en possession de la technologie capable de le faire". Le but de ces règles tordues étant de faire pencher les choses en faveur de la RIAA en cas de problème. Et puis de limiter l'éclosion de nouveaux diffuseurs, lassés d'avance de devoir se conformer à ce gros tas de directives. L'association se réserve aussi le droit de fermer tout webcast n'obéissant pas à ces règles. Tiens tiens... ils vont payer des mecs pour traquer ces saligauds de contrevenants sur toutes les radios dispos ? Ukulele, truc de ouf' Une vidéo.Un commentaire anonyme : "Un certain Jake Shimabukuro reprend le son de George Harisson de bien belle manière. J’te le dis entre 4 n’oeils ce n’est pas un lien où tu vois pour la 1000e fois un connard pathétique parodiant un artiste." Le bonheur du mardi matin. Musique en ligne : essouflement ?
Kundera a écrit : "C'est l'une des rares certitudes qui a été donnée à l'homme : toutes les prévisions se trompent." Il y a quelques semaines, Strategy Analytics, boîte ricaine d'analyse stratégique (hi hi), pronostiquait un essor infatiguable de la vente de musique en ligne pour les années à venir. Hier, le webzine Silicon.fr contrariait ces prévisions en annonçant le recul des ventes en ligne de 200 000 unités aux USA, entre mai et novembre 2005. Certes, le nombre de ventes reste important : la moyenne de téléchargements payants hebdomadaires est de 6,4 millions de mp3 ce mois-ci. Mais la baisse des ventes, que les firmes ne prévoyaient pas, pourrait remettre en cause plusieurs stratégies de ventes en ligne. Peut-être cela poussera les stores en ligne à diversifier leur offre ? Peut-être afficheront-ils des prix plus compétitifs pour cette musique "sans support" ? Peut-être freineront-ils les opérations de marketing basées uniquement sur les blockbusters, pour mettre en avant plus d'artistes moyennement (voire pas) connus ? Ou peut-être pas. Mp3 glou glou "T'as écouté le dernier McCartney ? - Non, mais j'ai piscine !" Après le couteau suisse-lecteur Mp3, ce sont les américains de Finis (société de matos pour aquaphiles) qui proposent le nouvel item indispensable au mélomane extrême : les lunettes de plongée - lecteur Mp3 ! Joliment nommées SwiMp3, dotées de 128 Mo de mémoire, elles utilisent la conduction osseuse pour offrir une super qualité de son dans l'eau. La conduction osseuse ? Ca signifie que le lecteur fait vibrer la partie de votre crâne avec laquelle il est en contact, afin que ces vibrations se répercutent sur votre oreille interne et soient directement traduites en ondes sonores, sans vous déformer la tête pour autant. Et puis c'est joli, non ? Il paraît que le mec qui l'a inventé est Atlante. Jazz hors norme à Clamart
Conservatoire municipal de Clamart, Samedi 26 Novembre à 20h30. Yoko Ono furieuse contre la NBC![]() On a beau être rarement d'accord avec ce que peut dire Yoko Ono, elle a touché juste en accusant le timing macabre de la NBC (on vous en parlait mercredi), qui a diffusé une interview "exceptionelle" de l'assassin de John Lennon alors qu'approche la date "anniversaire" des 25 ans de la mort du compositeur. Elliot Mintz, porte-parole de Yoko Ono, explique que cette interview "n'apporte rien de nouveau", soulignant le fait que "Chapman a déjà été interrogé par de nombreux journalistes par le passé". "La NBC a exaucé le voeu d'un assassin. Elle passe le message à tous les autres déséquilibrés que le meurtre est une voie vers la célébrité". Ce qui est pourtant une réalité, et depuis bien plus longtemps que Jack l'éventreur. L'on pourrait aussi arguer qu'en élevant John Lennon au rang d'icône du monde moderne, sa veuve a entretenu la célébrité morbide de son tueur, par ricochet. N'empêche que, si ces raisons expliquent la popularité que peut conserver un tueur, elles ne pardonnent pas le cynisme de la NBC. Mort de Link Wray Link Wray, le vieux rocker crédité comme le papa des Power Chords (technique de guitare souvent utilisée dans le punk et le grunge) et l'inventeur de la distorsion (il l'a utilisé pour la première fois dans les années 50 en perçant des trous au crayon dans le haut-parleur de son ampli) est mort au début du mois, à l'âge de 76 ans. Sans peut-être le savoir, on connait tous au moins l'un des titres de Link Wray, son hit de 1958 "Rumble" (téléchargeable ici), improvisé durant une émission de radio et apparaissant sur la bande originale du Tarentineste Pulp Fiction. Link Wray comptait parmi ses fans, dans les années 50, une poignée d'inconnus comme Neil Young, Pete Townshend des Who, Bruce Springsteen et Bob Dylan.(illus. Ian Harper - Rockometer.com) Mp3 cools en libre servicePosté par Flyer le 23.11.05 à 12:57 | tags : black rebel motorcycle club, cat power, elbow, elysian fields, mp3
Bischen Fun présente, presque quotidiennement, une sélection de mp3 librement téléchargeables. Et la sélection rock faite hier est particulièrement sympa, avec des choses aussi bonnes et diverses que Black Rebel Motorcycle Club (Ain't no easy way), Cat Power (The Greatest), Elysian Fields (Black Acres), Elbow (Independant Woman) et bien d'autres sympathiques sonorités. A tenter ! (illus. Jennifer Charles, chanteuse d'Elysian Fields) 2006 : année musicale En 2004, il y avait eu le 365 Days project : un mp3 par jour, gratuit, librement téléchargeable. En 2006, il y aura le Creative Commons Three Sixty Five. Le concept est identique, à cela près que les mp3 seront sous licence Creative Commons. C'est à dire une variante "light" du copyright, moins contraignante et obsolète, disponible sous 6 déclinaisons pour couvrir les différents besoins légaux des artistes. Allant de l'obligation de citer l'auteur à la rémunération de l'artiste ou la cession de certains droits, ces licences ouvrent un champ légal encore à définir mais plus en adéquation avec les nouvelles habitudes de consommation des produits culturels.Le Creative Commons Three Sixty Five proposera donc, à partir du 1er janvier 2006 à 12h01, un mp3 d'artiste (sous licence Creative Commons) par jour. Pour en profiter, deux possibilités : le blog ou le podcast RSS, qui offrent déjà un titre en amuse-gueule. On vous en reparlera au nouvel an. Madonna : le goût de l'autre Guy Ritchie, mari de la mégastar pop planétaire kabbaliste Madonna, lui a confié dans un accès subit d'honnêteté, qu'il détestait son dernier album (actuellement au top des charts anglais) :Nous aussi on préfère le folk Irlandais. On préfère même les cris d'un bébé dans le métro bondé à 7 heures du matin. Mais nous, on ne pourra pas s'acheter une nouvelle voiture avec les recettes du disque ! Chez Chet Baker Sandor (qui est fan des Beatles et obsédé de l'écran) a découvert un site extrêment intéressant sur Chet Baker, le blanc jazzman mélancolique. Présentant une biographie du trompetiste, des morceaux audios, plusieurs clips vidéos, de très belles photographies, une ronde des livres consacrés (Flu s'y est aussi essayé), ainsi qu'un focus sur My funny Valentine, la chanson fétiche de ce trompettiste intuitif, jouée et reconstruite un nombre incalculable de fois entre 1952 et 1988. Chet Baker est mort à 58 ans, laissant derrière lui une discographie riche mais inégale, à l'image de sa vie chaotique. Dans ses grands moments, son jeu et son chant flirtent au bord de la déchirure, donnant corps à un jazz sophistiqué mais toujours poignant. Comme en témoigne, par exemple, ses sessions parisiennes en 1955 et 1956. C'est donc un bel hommage numérique que ce site, sobre, simple, mais bourré de richesses.(illus. Cecco Maino) Robbie Williams n'est pas gay C'est juste qu'il n'aime pas rammener de femmes dans son luxueux apart' de Los Angeles pour ne pas, euh, le "contaminer". La popstar de 31 ans s'explique : “Je me suis passé de sexe pendant très, très longtemps. J'aime ma maison et ma chambre à coucher et je ne veux y rammener personne." Puis de rajuster son image de serial lover. "Mais quand je voyage, je tombe dans l'autre extrême. Je m'offre largement à tout l'univers connu !" Tout l'univers connu ? Largement ? Et dire que j'avais peur de Michael Jackson. Plaisir d'offrir, joie de décevoir Vous manquez d'inspiration pour dégoter à vos amis mélomanes LE cadeau de Noël ultime qui leur imprimera un sourire sur la figure pour les trois mois à venir ? Dommage. Tout ce que j'ai à vous proposer, c'est GiftOMatic : répondez à quelques questions pour établir votre profil (ou celui d'un ami) et GiftOMatic vous trouvera le cadeau parfait. Si on avait suivi ses conseils ici, on passerait Noël avec le Dvd du Live 8, un T-Shirt Coldplay, le strap' Abbey Road pour téléphone portable et le best-of des Celtic Women. Puis on passerait le nouvel an à se faire la gueule.
Pet Sounds + Mashups![]() Totom est quelqu'un de doué. Ce pseudonyme anonyme vient de réaliser un concept-album de mashups : Bastard Pet Sounds. Le Bastard du titre vient tout droit du principe d'un mashup : mélanger plusieurs musiques distinctes pour en créer une nouvelle. Le Pet Sounds rend hommage au mythique et magnifique album des Beach Boys, véritable monument de la pop au même titre que plusieurs albums des Beatles (les deux groupes étaient d'ailleurs en concurrence artistique). Bastard Pet Sounds est donc un album de mashups, qui suit la tracklist de la galette des Beach Boys tout en s'amusant à hybrider ses titres les uns après les autres. Etonnant, souvent surprenant, bien réalisé, chaque morceau pique la curiosité à vif sans jamais décevoir. En plus, le monde de Totom est rempli de choses mélophiles. Un beau week-end s'annonce. Merci Totom ! Top 40 !
Les 40 meilleurs groupes américains en 2005 ? On ne voit pas trop ce que font les recycleurs à la petite semaine de The National ou Brigth Eyes devant les géniaux mélodistes de Wilco mais la liste est plus qu'honnête. Surtout avec Sufjan Stevens en première place. Et surtout avec des liens vidéos et Mp3 vers la plupart des artistes nominés. A vous de juger !
La (nouvelle) Blanche La Blanche, c'est le groupe de chansons électropop (comme qu'y disent) qui reçoit les louanges de Fluctuat et les honneurs de Playlist. Leur nouveau site vient de s'ouvrir : LaBlanche.org, rempli d'"une foule de choses qui n'intéressent que nous mais qu'on veut bien partager avec vous quand même", et un forum officiel déchire le placenta numérique. La Blanche, c'est de la bonne.* Le 24 Novembre à 22h au Ninkasi Kafé (Lyon). 267 rue Marcel Mérieux. Entrée : gratuit. * Le 25 Novembre à 23h à l'Art Scène (Saint Martin d'Hères). Rue des Taillées. Entrée : 6€ 80. * Le 26 Novembre à 20h30 au Festoche Les Oreilles en Pointe (le Chambon Feugerolles). Théâtre Albert Camus. Entrée : 15 €. Opéra de Paris : 1 = 3 Les 26 et 29 Décembre, l'Opéra Bastille invite les mômes pour l'Amour des trois oranges, de Serguei Prokofiev. A l'occasion de ces dates, deux places seront offertes aux moins de 14 ans pour chaque place adulte achetée. Une occasion sans risque (pécunier) de donner aux plus jeunes le goût de l'opéra. Côté histoire, l'Amour des trois oranges met en scène la quête d'un prince mélancolique, condamné par une sorcière à poursuivre trois oranges à travers le monde, le tout sublimé par le génie mélodique et rythmique de Prokofiev, l'un des compositeurs majeurs de la première moitié du XXe siècle. Une initiative alléchante, qui change des habituels Cendrillon et autres Petit Ramoneur donnés à l'occasion des fêtes de Noël. John Lennon : interview du tueur Mark David Chapman est l'homme qui, en décembre 1980, a assassiné John Lennon de cinq balles dans le dos. C'est aussi l'un des gros titres de la rubrique People d'USAToday.com. Son interview en prison sera diffusée Vendredi par la NBC. L'article du quotidien nous en apprend déjà suffisament sur les pseudos-révélations du tueur : "J'ai entendu une voix dans ma tête qui disait : 'Fais-le, fais-le'". "C'était comme un train, un train emballé, impossible à arrêter." Ca pue le dialogue de série policière bas-de-gamme. Chapman revient ensuite à ses anciennes explications, arguant que c'est en contemplant la pochette de Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band que son idée a germé : "Voici un homme à qui tout réussissait, qui maintenait le regard du monde dans une chaîne, et il y avait moi, pas même un maillon de la chaîne, juste un type sans personalité. Quelque chose s'est brisé en moi." Rien de nouveau donc, excepté des fadaises mystiques pour crédules sensationalistes. Pourquoi alors, être allé chercher Mark Chapman dans sa prison pour en tirer une "nouvelle" interview ? N'y aurait-il pas un voile à jeter sur la couverture médiatique d'un meurtrier qui purge sa peine ? Et, à trois semaines de la date du 25e anniversaire de la mort de John Lennon, la NBC pense-t-elle que le cynisme de sa démarche, dans le seul but d'attirer de l'audience, passera inaperçu ? Ou bien, plus déprimant encore : tout le monde s'en rend compte. Mais tout le monde s'en fout. Quoi qu'il en soit, histoire de finir sur une note plus positive : l'exposition Unfinished Music, sur l'oeuvre de Lennon, reste ouverte jusqu'au 25 Juin à la Cité de la musique (Paris). Fluctuat devrait vous en parler dès la semaine prochaine ! Kevin Federline tombe au plus bas Télex. Après avoir vu ses espoirs de chanteur mondialement balayés par sa Britney Spears de femme, Kevin Federline - dont le job est censé être danseur - s'est fracturé la main gauche en s'effondrant d'un podium sur lequel il se donnait en spectacle dans un nightclub hype de Los Angeles. Plus précisément, il s'est écrabouillé la main sous les fesses en atterissant dessus. Hi hi... Vraiment, c'est pas joli de se moquer !No Smoking à l’Olympia Quelque part au croisement de la musique de fanfare, du punk, des cuivres gitans, de la musette et d'Enio Morricone, le "No Smoking Orchestra" promet des concerts toujours bouillants, et sacrément barrés. Et les messieurs passent à l'Olympia le 18 décembre prochain.Les concerts de cet orchestre, qui a inventé le style musical "Unza Unza" (parce que les rythmiques font "unza unza"), sont joyeusement loufoques mais sérieusement politisés. Pas étonnant pour une formation née à Sarajevo, en 1980, en réaction au régime du maréchal Tito. En 1986, l'orchestre intégre le cinéaste Emir Kusturica en tant que bassiste, puis se dissout en 1989. Pour mieux renaître en 1994 à Belgrade, avec de nouveaux membres dont Stribor Kusturica, fils d'Emir, à la batterie. En 1997, leur carrière prend une dimension mondiale lorsque le No Smoking compose la musique du film de Kusturica "Chat noir, Chat blanc" et part pour une tournée du globe en 2000. Rebelote en 2004 avec le film "La vie est un miracle", tournée mondiale en 2005, et enregistrement d'un live déjanté à Buenos Aires : "Live is a miracle", sorti en Septembre sous nos contrées. Très chouette disque au demeurant, bourré d'énergie (d'autres en parlent mieux que moi ici), mais auquel on préférera le DVD qui, en plus de montrer le véritable show auquel se livre l'orchestre, présente 40 minutes de concert qui sont amputées du Cd... La faute à une Warner (éditrice du live) frileuse de sortir un double disque ? Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra à l'Olympia le 18 Décembre. De 31,90 € à 37,40 €. Musique en ligne : légal = frugal. "Si la gratuité est l'un des motifs de l'usage du peer-to-peer, la recherche de diversité l'est aussi." Ainsi parle Julien Dourgnon, directeur des études de l'UFC-Que Choisir, et membre du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) à Bruxelles.Pourquoi un tel discours ? Parce que les promesses des kiosques payants de musique en ligne sont fallacieuses, c'est ce que conclut une enquête du BEUC sur l'accès à la diversité culturelle (résultats détaillés par ici). "Pauvreté de l'offre musicale", "restriction du marché", "artistes menacés", "recherche prioritaire de la rentabilité à court terme" : le constat est lapidaire. La BEUC dénonce "une politique d'accaparement des nouvelles technologies par certains professionnels", soutenue par un ministre de la Culture qui n'y comprend rien aux usages d'Internet, et réclame l'introduction dans la législation européenne de droits pour le public, ce qui est une chouette idée très bien étouffée par le lobbying des majors. Pendant ce temps, la boîte américaine Strategy Analytics pronostique 4,5 milliards de dollars de bénéfice en 2010 grâce aux ventes de musique en ligne, soit 16% des revenus des maisons de diques, contre 1 milliard et 4% en 2005. Mais... Comment se fait-il que les ventes des kiosques payants se développent si merveilleusement avec une offre musicale si pauvrement diversifiée ? Ou, si je formule plus précisément ce que j'ai en tête : l'uniformisation du marché musical suit-il les stratégies marketing des maisons de disque ou la fadeur des goûts du grand public ? Les deux, peut-être... Vous êtes invités à donner votre avis dans les commentaires. 3B + 3C + 2B + 2C
Ils s'appellent les Bing Bong Brothers (BBB) et sont labelisés "Creativ Commons Comics" (CCC). Ils diffusent à nouveau leur pop hot sur le réseau, sous une licence Creativ Commons (CC). Leur dernier clip, à visionner ici, n'a donc nul besoin d'être diffusé sur MTV pour faire un carton : le relais NBC + Lonely Island + BoingBoing suffit. Avertissement : This is (not) a sex song. Du rien avec du vieux Béatrice Ardisson (la femme de Thierry) vient de sortir un disque de reprises de chansons brésiliennes : Rio Mania. Avant cela, il y avait déjà eu un disque de reprises de Claude François : Cloclo Mania. Elle annonce maintenant un disque de reprises de David Bowie : Bowie Mania. Alors que, plongé dans l'indifférence la plus totale, le monde entier hausse les épaules de lassitude, Béatrice sourit et lâche : "Celui-là a l'air bien parti !". Oui... Entêtement Mania !Gay Space
Téléx. Il aura fallu attendre novembre 2005 mais c'est enfin arrivé : un astéroïde porte désormais le nom d'un travesti bulgare homosexuel chanteur de folk et protecteur de gitans. Azis, précisément.
Gogo gadgeto couteau ! Les gentils allumés de Swissbit lancent un couteau suisse qui embarque un lecteur Mp3 et un écran LCD. Disponible dès le 15 novembre, en trois modèles de 1, 2 ou 4 Go, c'est l'accessoire crucial pour ceux qui partent à l'aventure sans oublier d'avoir la classe. Eléments indispensables lors de la découpe du saucisson au bord du lac (pendant que la tente mal plantée s'envole dans la forêt) : une télécommande, un casque, un câble USB et une dragonne en caoutchouc. Tout ça aux côtés du couteau standard, du tournevis fidèle, des ciseaux salutaires et de la lime inutile. (via Gizmodo)Tekno KatzFoire aux Bootlegs Bootleg : n.m. Terme désignant l'enregistrement pirate d'un live. Illicite lorsqu'il fait l'objet d'une vente commerciale. Jouissif quand il s'échange gratuitement entre fans. Médiathèque : n.f. Lieu de dépôt de fichiers musicaux ou vidéos, généralement accessible au public. Médiathèque de Bootlegs : bon plan. 386 artistes dont les morceaux sont à dévorer des yeux et des oreilles PAR ICI. Le même en différentLe même explorateur qu'hier, mais avec des synthés. Pour les multiples déclinaisons non-musicales, cliquez frénétiquement sur ça. Joli, fonctionnel, ô joie. Samsung ne s'impose pas en ligne Choi Ji-Sung, boss de la division média numériques de Samsung (dont nous parlions hier), explique que The Korean News, le quotidien sud-coréen qui affirmait que Samsung lancerait son propre service de téléchargement payant en ligne, a mal interprété ses propos. "Nous ne sommes pas intéressés par le fait de lancer nous-mêmes un service de musique" a courtoisement expliqué Choi. Le mot-clé est "nous-mêmes". Samsung ne renoncera ni au marché asiatique, ni à son objectif de 25% à 30% des ventes mondiales de baladeurs Mp3 d'ici à 2007, ni à se tailler les dents sur l'hégémonie d'Apple. C'est simplement que "nous sommes en pourparler avec nos partenaires pour lancer un service semblable à l'iTunes", signifiait ce farceur de Choi. Des guitares, plein de guitares.![]() Toutes les guitares vendues sur Amazon en une seule page. Les prix augmentent de gauche à droite. Joie d'explorer, plaisir de dépenser. (Via Music Thing) Samsung s'impose en ligne Les coréens de Samsung ont décidé de croquer dans la pomme de Steve Jobs.
Choi Ji-Sung, chef de la division des médias numériques de la boîte, a annoncé dans les pages du quotidien sud-coréen Chosun Ilbo que Samsung s'apprêtait à rendre public son propre kiosque payant de musique en ligne. Le but étant de donner un coup de fouet aux ventes maussades de la gamme de baladeurs Yepp de la marque, en développant un service de vente en ligne propre au constructeur. A cette occasion, Samsung s'offre un allié de poids, puisque son kiosque en ligne s'appuiera sur la technologie Digital Right Management (DRM) de Windows Media. Avec Microsoft qui décide de contrer l'invasion d'iTunes par son non-moins invasif Media player, la guerre des frères ennemis de l'informatique s'étend à un nouveau marché.Chez Samsung, l'objectif annoncé est de récupérer 30% des parts de marché sur les ventes de baladeurs Mp3 d'ici à 2007 (actuellement, Apple goinfre encore 75% du marché mondial à lui tout seul). Le kiosque de Samsung devrait donc s'ouvrir "d'ici peu de temps" en Asie, où le constructeur est leader du marché en termes de ventes de baladeurs Mp3, et d'où Apple est absent (l' iTunes music Store n'est en service qu'au Japon). Suite à ce lancement peu risqué, Samsung prévoit une ouverture mondiale, histoire d'aller donner un coup de dents sur la main-mise d'Apple et de ses iPod sur le marché. Pi : de la musique à l'infiniHeureusement, d'autres personnes pensent Pi à notre place. C'est rassurant. Surtout que Pi ne sert pas qu'à faire des maths, comme nous le croyions tous faussement jusqu'à ce moment fatidique (dans quelques secondes) où je vais vous annoncer que l'on peut se servir de Pi pour composer de la musique mystique complètement cheloue ! Et oui. Le principe est d'associer une note de musique à chacun des nombres de 0 à 10. Le programme s'occupera ensuite de vous envoyer, en sons, les 10 000 premiers chiffres suivant la virgule de Pi. C'est absolument inutile, mais il y'a probablement une chance sur 50 milliards que vous découvriez une sorte d'étrange corrélation sonore qui expliquerait l'énigme de Pi. Cela pourrait sauver l'humanité ou du moins, vous rendre riche et célèbre et vous éviter ainsi de penser à : demander une augmentation sans vous faire virer, trouver un plan pour avoir des cigarettes pas chères ou draguer la boulangère pour une nuit folle de plaisirs coupables. Un grand pas pour l'homme... tout ça, quoi. |
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