Archives > Mars 2006The Rolling Krispies !Posté par Flyer le 31.03.06 à 15:42 | tags : loufoque, rigolo, rolling stones, vidéos musicales, web
![]() Année 1964. Les Rolling Stones sont encore un jeune groupe qui planche sur son premier album. Une poignée de singles sont déjà sortis et connaissent un bon succès. C'est alors que Kellogg's leur demande de composer la musique d'une pub pour Rice Krispies... Ils acceptent. (via Listening Post) Vintage Vs Oldschool La polémique et les manifestations des Japonais qui prennaient position contre le PSE (une loi interdisant la vente d'instruments de musique fabriqués avant l'an 2000) ont porté leur fruit : le gouvernement Japonais vient d'approuver la toute première liste d'instruments vintage du monde ! Il y en a pour 34 pages de .pdf et il reste encore des mises à jour à faire, le tout certifié par l'autorité légale Japonaise. Remarquez, les synthés, c'est un peu la spécialité nationale au pays du Soleil Levant. Hmmm... à quand une liste des meilleurs fromages français, certifiée par Renaud Donnedieu de Vabres himself ? James Blunt est petit, poil au...Posté par Flyer le 31.03.06 à 12:07 | tags : amazon, james blunt, news, people, rigolo, shopping, technologeek
![]() C'est pas nous, c'est Angela Ghost, sa co-compositrice qui le dit : "J'ai entendu tout ce qu'on dit sur James Blunt, comme quoi c'est un homme à femmes, mais il est vraiment trop petit pour moi, alors je ne pige pas vraiment. Mais c'est un type charmant." Ouais ouais, un type charmant, adorable, tout ça... Mais qu'est ce qu'il a, exactement, de trop petit ? The Neon Boys : garçons sauvages Oui, je sais je suis censé écrire sur les musiques électroniques sur ce blog, et alors ?! Lecture du sublime Please Kill Me et syndrome du vieux con oblige, me voilà reparti 30 ans en arrière... L'urgence me prend aux tripes, j'ai de nouveau 20 ans et il faut que je vous parle des Neon Boys ! Alors que l'engouement pour le son de New York City et la no wave bat son plein, qui se souvient des séminaux Neon Boys, le premier groupe de Richard Hell et Tom Verlaine ? Précurseurs de ce qui deviendra d'une part Television et de l'autre côté, the Voidoids, The Neon Boys annonçaient également le punk et la new wave avec pas mal d'années d'avance. A découvrir sur Strange Reaction, excellent Mp3blog dédié au punk dans tous ses états, quelques titres de ces pionniers de la déglingue, dont l'attitude inspirera largement les Sex Pistols, Clash, Buzzcocks et consort. VITAL ! KARAOKÉ !!!![]() Un petit Karaoké Indie, ça vous tente ? Choisissez parmi 52 chansons de rock, de folk et de pop, et devenez une star internationale devant votre écran. Les choix vont d'Adam Green aux White Stripes, en passant par les Pixies, Queens of the Stone Age et Johnny Cash. (Via le blog de David F) Ecouter son iPod sans saigner des oreilles Vous êtes irresponsable. Peut-être même stupide. En tout cas, vous savez à peine vous servir d'un iPod sans perdre sur-le-champ la moitié de votre audition. C'est ce que pense Apple. C'est pourquoi les gens de la multinationale à la pomme fourniront bientôt à une mise à jour permettant de limiter le volume sonore de l'iPod. Les parents pourront même fixer une limite sur l'iPod de leurs rejetons et la bloquer par un mot de passe. Bientôt, Apple s'occupera aussi de limiter les musiques rock qui rendent vos adolescents rebelles. Achetez ce livre ou je tue le chien !
Guide pour écouter un Cd J'ai dégoté ce petit précis sur l'élimination de la mauvaise musique sur le bloguo-journal des Dresden Dolls. Et c'est rigolo.Contexte : vous êtes chez vous et une vingtaine de Cd vous appellent de tous leurs voeux. Comment séparer le bon grain de l'ivraie ? "Insérer disque. Jouer les 10 premières secondes du premier titre. > Si engageant, écouter les 30 secondes suivantes. x Sinon, éjecter et balancer. > Si engageant, écouter la minute suivante. -- Si pas engageant au bout d'une minute, passer à la chanson suivante. x Si pas engageant après la chanson suivante, éjecter et balancer. > Si engageant après la minute suivante, terminer la chanson et continuer l'écoute. > Si toujours engageant, se réjouir." Ps d'Amanda : ceci est une notice TRES basique. Souvent, je passe par 4 ou 5 ou 6 chansons sur un mauvais disque avant de le jeter." Merci les Dolls ! Dresden Dolls ou la transylvanie sympa![]() En zonant sur les blogs cools du matin, je suis tombé chez Marvin Rouge, qui a récemment fait un chouette post sur les Dresden Dolls (un groupe bien sympa), avec plein de musique à télécharger. Une leçon de rattrapage qui vous permettra de vous préparer (ou non) à la sortie de leur prochain album, Yes, Virginia, le 10 avril prochain. Et tant qu'on y est, deux titres de l'album jouent les hors d'oeuvre sur leur blog Myspace. J'espère que vous n'avez pas peur des mimes... (illus. Bill T. Miller) MàJ : deux autres titres de Yes, Virgina sont proposés chez Interprétations Diverses. Pete Doherty ressemble à Gollum Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à me lasser des formidables aventures de Pete Doherty. Sérieusement, il commence à tourner en rond. Chaque semaine, ce sont les mêmes titres du genre "Pete arrêté dans Kate Moss avec une voiture bourrée", "la police quitte Pete après qu'une vidéo la montre faisant des travaux d'intérêt général", etc... Je n'irais pas jusqu'à appeler de mes voeux l'overdose qui viendra de toute façon bien assez tôt, mais il est grand temps qu'il renouvelle son numéro. Doherty continue donc d'entretenir soigneusement sa ridicule mystique, et c'est sans doute pour ça qu'il a piqué une grosse colère contre les journalistes qui, s'ils ne le dérangent pas le moins du monde lorsqu'ils le photographient dans une de ses respectables activités de rocker (arrestation, conduite sous influence, procès, etc...), le dérangent beaucoup plus quand il va s'acheter sa huitième Jaguar en quelques semaines. On imagine les fans choqués : c'est le genre d'activité qu'on prêterait plus volontiers à Britney Spears ou Madonna, mais que voulez vous, il faut bien détenir une voiture pour y cacher de la coke et la planter dans un reverbère . C'est ça le show business, les enfants : il faut faire un tas de trucs dégoutants en coulisse pour que sur scène, la magie opère. Radiohead se fait masher sur les pieds![]() Régalez vous les yeux et les oreilles avec cette sublime vidéo, qui illustre un excellent mash-up de Radiohead VS j'en-sais-rien-du-tout. Composer de la musique... sur Nintendo DSBien sûr, NitroTracker nécessitera de quoi transférer des données numériques vers votre DS, comme un adaptateur de cartes SD (du genre de GBA Movie Player,pour 25 $ vous pourrez aussi mettre des musiques, de la vidéo et des roms Nes et GameBoy sur votre console)... Mais pour séquencer à foison dans tous les endroits du monde (sauf la baignoire), ce ne sera vraiment pas cher payé. Neil Young aime les caméras![]() Après Dylan par Scorcese, attendez vous à Neil Young par Jonathan Demme. Ce documentaire est sorti en février aux Etats Unis, des bandes annonces sont à admirer par ici, et il n'y a pas encore de date de sortie prévue en France. Mais on y croit, parce que le vieux Young, on l'aime. Björk & Drawing Restraint 9 Le titre du film est incompréhensible. En plus, il m'évoque sur-le-champ Plan 9 from Outer Space d'Ed Wood, ce qui n'est pas vraiment un bon point. Bref, sautons directement à la case musique. Et c'est Björk qui se colle à la bande originale de Drawing Restraint 9 (le film de son mari Matthew Barney), pour la deuxième fois de sa carrière après Selmasongs pour Dancer in the Dark. Dans sa première B.O, Björk s'amusait avec les machines, les bruits d'usines et les tchou tchou de trains. Elle signifiait par ce moyen la façon qu'avait Selma, héroïne de Dancer in the Dark de s'inventer de la musique en permanence, et produisit au passage une B.O plutôt bonne, originale et toute entière dévouée au film. L'Islandaise remet le couvert avec Drawing Restraint 9 (par ici les extraits de la B.O). Du film, je n'ai pu voir que des images, mais celles-ci collent si bien avec les productions de Björk qu'il y a trop peu de chances de se tromper. La B.O épouse les contours du film, le soutient, s'enroule autour de lui tel un lière et se dessèche si le film n'est plus là pour la nourrir... Car au delà de quelques très beaux morceaux, comme le titre d'ouverture "Gratitude", avec ce bon vieux Will Oldham au chant (sa douceur change agréablement des intonations parfois perçantes de Björk), ou "Storm" en milieu d'album (une géniale composition de Björk, lente, déstabilisante, angoissante...), une grosse partie de cette B.O reste assez opaque à l'auditeur, peut-être à force de trop coller à des images que nous n'avons pas sous les yeux, mais pas seulement : les 10 minutes de chant traditionnel japonais de "Holographic Entrypoint" par exemple, ne sont pas un modèle d'accessibilité. Non plus le trio "Hunter Vessel", "Shimewana" et "Hunter Shimewana", composés de longues plages de tubas et de synthés. La B.O. de Drawing Restraint 9 est un disque amputé de son objet, qui peine à nous embarquer à son bord malgré sa réalisation sans failles. Pour autant, c'est une création audacieuse, et techniquement un coup de maître de Björk, qui use à la perfection de collages musicaux et d'arrangements tordus pour créer une ambience unique. Pour les curieux qui voudraient se plonger plus avant dans l'univers de Matthew Barney et Björk, la chronique de Drawing Restraint 9 est disponible sur Flu, le mag'. Ceci n'est pas une incitation à l'usage de stupéfiants BigO Magazine continue de déterrer des merveilles pour sa rubrique ROIO (Records Of Indeterminate Origins), avec cette semaine un bootleg de Pink Floyd de 1972. Le groupe jouait alors pour la première fois ce qui allait devenir Dark Side Of The Moon.On appréciera particulièrement les différences avec l'oeuvre terminée : en lieu et place des boucles pré-électronique d'On The Run se trouve un jam de Space Rock pas désagréable. The Great Gig In The Sky manque à l'appel malheureusement, à sa place se trouve un Religious Theme guère passionant, et le solo de sax de Money n'est pas encore là non plus, mais la guitare de David Gilmour est beaucoup plus féroce, par contre. A l'époque, le bootleg fut écoulé à 120 000 exemplaires et Pink Floyd décida de ne plus jamais tester de nouvelles chansons en public. Malgré (ou grâce) à cette piraterie à grande échelle, Dark Side Of The Moon est devenu le troisième disque le plus vendu de l'histoire. Voilà qui devrait rassurer un peu les majors qui s'inquiètent de voir leurs albums sur le net deux mois avant leur sortie. Broken Social Scene, en live, à télécharger, joie. Depuis janvier, il n'y a que 7 mots qui m'excitent vraiment musicalement. Les quatres premiers sont Tv on the Radio (leur nouvel album est à mourir de plaisir), les trois restants sont Broken Social Scene, qui m'ont scotché à mon fauteuil (en cuir de blogueur superstar) et tabassé les tympans avec leur dernier album. Je suis maso, j'ai adoré.Bref, aujourd'hui c'est B(oot)log - le meilleur titre de blog que j'ai jamais lu - qui joue les bons samaritains en proposant de télécharger le mini-concert + interviews du collectif canadien au World Café, pour la radio NPR, vers mi-février dernier. C'est doux, c'est fort, c'est magnifique. Hackez votre cerveau "Si un stimulus extérieur est appliqué au cerveau, il devient possible d'entraîner le cerveau d'une phase à une autre". Et oui ! Vous avez besoin de relaxation ? D'excitation ? D'un coup de fouet cérébral ? Et bien, il paraît que Brain Wave peut faire tout ça, et un peu plus (télékynésie, télépathie, projection astrale... mais pour ceux là, le site nous recommande de garder une once de scpeticisme... oh zut !).En théorie, ça fonctionne ainsi : on vous balance un son d'une fréquence de 500 hertz dans l'oreille droite et un son de 510 Hz dans la gauche. La différence de 10 hz est perçue par le cerveau et semble avoir un effet notable sur nos spongieux. Exemple : entre 8 et 13 Hz, on est en phase Alpha, cela aide à la méditation ; entre 4 et 7 Hz, c'est la phase Théta qui diminue le temps d'aprentissage et nous régénère (1 heure en phase Théta équivaut à 4 heures de sommeil ! Super, je ne dormirai plus jamais !), et puis il y a même des psychopathes qui ont noté une augmentation de leur libido en s'abreuvant d'ondes sonores. Alors bon, ça se télécharge par ici. Personellement, le truc de relaxation m'a surtout collé une bonne migraine au bout de 10 minutes (je vous parie que vous tenez moins de temps !). Priez maintenant que vos patrons ne lisent pas ce blog... Si d'ici demain, la radio diffuse des bruits étranges au lieu du "Nostalgie" habituel, vous serez fixé. Grizzly Bear = Horn of plenty = Bien Le premier album de people]Grizzly BearSufjan Stevens ou The Flaming Lips. Horn of plenty est une errance, douce et puissante, dans une gallerie de miroirs déformants.![]() Bonheur de la sortie française, nous pourrons profiter - en plus de l'album - d'un disque de remix tout à fait convenable (ce qui est déjà très bien dans le genre), qui permettront au moins de retraverser les paysages dessinés par Grizzly Bear sous un nouvel éclairage. On y trouvera pourtant rien de très transcendant, chacun des remix replaçant inéxorablement les chansons sur des voies plus convenues. Pour vous faire une idée de l'album (et des remix), allez donc (vraiment) jeter une oreille attentive sur le blog Myspace de Grizzly Bear, deux titres de Horn of plenty et deux remix y attendent votre clic. Et si vous êtes toujours branché, une interview du sympathique, timide et un peu autiste Edward Droste est disponible sur Flu, le mag'. Recel musical![]() Après s'être fait connaitre avec leur album mashup A Night at The Hip Hopera, les Kleptones reviennent avec un nouveau jeu de qui est qui ? musical : un double CD intitulé 24 Hours, et le tout est disponible gratuitement sur leur site, ce qui, plus que généreux, est plutôt intelligent dans la mesure où leur musique est faite d'ingrédients volés. Pour le plaisir de vos si beaux yeux, il y a même une vidéo. MusicubePâtisserie sonore Vous écoutez Tortoise, Xiu Xiu et Hood depuis toujours ? Vous cherchiez justement à vous dépayser en trompant de manière éhontée votre magazine en ligne préféré (honte sur vous !) ? Bon allez, c'est vraiment parce qu'on vous aime bien que l'on vous donne l'adresse de Millefeuille (sans s), un excellent webzine qui, non content de nous avoir piqué le nom de notre blog livres, se permet en plus de chroniquer de très bons disques à tendance post-rock, lo-fi et electronica. Millefeuille propose aussi des interviews et une rubrique audio encore un peu légère, mais où vous pourrez découvrir - par exemple - le très beau Young Shields de Casiotone for the Painfully Alone ou, dans un genre totalement différent, l'énorme Form a Band d'Art Brut en version live ! En somme : un vrai mille feuilles d'effeuilleuse musicale et langoureuse... Déjà chaud un lundi le Maxence, hein ? - C'est pour mieux blogger sur Sex, love 'n gaudriole, mon enfant... Ni oui nippon !Le monde est en lutte ! Tandis que l'héxagone se débat avec le CPE (ploiera-t-il ? emploiera-t-il pas ?), nos camarades japonais défilent aussi dans les rues... pour sauver leurs synthés de la précarité.
![]() On vous en parlait il n'y a pas si longtemps, une loi japonaise qui interdirait la vente de tout matériel électrique ou électronique construit avant l'an 2000 est en passe d'être appliquée. Elle se nomme PSE, et rend triste un tas de geeks ninjas passionnés de synthés, qui se sont retrouvés dans une marche de protestation le 18 mars dernier à Tokyo. Je crois qu'il y a plus d'infos sur le site du journal Asashi, mais en même temps mon japonais est plutôt rouillé (comme une vieille bagnole qui n'a jamais servi abandonnée dans un hangar depuis 23 ans). En tout cas, les mecs de Matrix Synth ont pas mal d'infos sur le sujet. Moi, j'ai juste un set de photos rigolotes en provenance de Flickr à vous proposer. Save the music ! Gay Unfriendly Je ne connais pas Clay Aiken, et vous non plus probablement. Une situation qui n'a rien de tragique, puisqu'il sort de la Nouvelle Star américaine. Ce qui nous intéresse n'est pas non plus le fait qu'il ait récemment fait son coming out à la surprise, parait-il, de personne. Ou presque : neuf de ses "fans" ont porté plainte contre Sony/BMG et RCA pour publicité mensongère."Notre démarche n'est pas homophobe" déclarent-ils. Ce qui les dérange, c'est que cette manoeuvre fasse partie d'une culture du mensonge institutionnel, citant comme exemple rien moins que Milli Vanilli et ENRON. Bref, ils visent large. Si jamais ils gagnaient, ça pourrait bien être le début d'une nouvelle ruée vers l'or judiciaire, digne des poursuites à l'encontre des compagnies de tabac. Les procès contre Bowie et Morissey s'annoncent dantesques. Note : le lecteur est invité à apprécier le bon goût avec lequel le nom de Robbie Williams n'a pas été mentionné. Maxence Grugier est un cachotier !C'est en lisant la chronique rigolote de Nôze, par Maxence, et plus particulièrement à la vue de leur photo de nu, que je me suis rendu compte de l'évidence ! Il m'a fallu du temps, des recoupements de fichiers, et une identification des points critiques du visage (exécutée en piratant les bases de données de la police internationale), pour que la vérité m'apparaisse...
Maxence Grugier pose pour Nôze !La preuve par l'image. ![]() Mais qui est Maxence ??? Nôze : la house qui a du nezC'est peu dire que l'on attendait fébrilement le deuxième essai des ahurissants Nôze. Après Craft sounds and voices, un premier album de freak-house devenu quasiment culte, How to Dance, le nouvel album des inclassables frenchies est enfin dans les bacs ! A écouter : quatre morceaux des différentes productions Circus Company, leur label, sur leur espace MySpace. Silver Jews : dream team Il n'y a guère qu'en tapat très fort dans les mains, ou en jouant de la guimbarde, qu'on pourra les amener à traverser la Manche. Les Silver Jews de David Berman - dont le dernier album en date Tanglewood Numbers est toujours dans les bacs - ont prévu de traverser l'Atlantique à la fin du mois d'avril (une performance quand on sait que leur leader ne raffole pas des tournées et des déplacements), pour se commettre à Londres et en Ecosse.Le groupe, dont l'excellence dispute à la discrétion depuis le séminal Starlite Walker, a retrouvé de sa superbe avec le retour à temps plein des ex-Pavement, Malkmus (ah, toi si brillant, pourquoi t'es-tu perdu ?) et Bob Nastanovich, qui font (normalement) partie des accompagnateurs du chanteur poète Berman. Et en renfort sur certaines dates, le groupe accueillera pour quelques titres rien moins que Will Oldham, homme lige de Palace, Bonnie Prince Billy etc, lequel a collaboré à quelques titres du dernier album. C'est donc une Dream Team low-fi qui accompagne un groupe que les chroniques disent un peu plus dur et bruyant que lors de ces précédentes apparitions scéniques. Comme il est difficile de se faire une idée (les Silver Jews n'ont pas assez de fans pour être pillés et distribués sur Bittorrent), on espère qu'une bonne fée les poussera dans l'Eurostar. Pour ceux (et ils sont nombreux) qui ne connaissent pas, un petit tour sur le site du groupe, ou sur leur blog Myspace (4 titres en écoute), vous donnera une petite idée de ce dont sont capables ces joyeux drilles. Des Pixies et des hommes Le gros Frank et ses Pixies ont annoncé hier qu'ils prolongeraient la plus rentable et la plus longue tournée de leur histoire par un nouveau tour des festivals européens. Les français sont particulièrement gâtés puisque les Pixies sont le 19 juillet à Toulon (Voix de Gaou) et le 23 juillet à Carhaix pour les Vieilles Charrues. Quelques semaines avant, Frank Black aura lancé son énième album solo, le déjà baptisé Fastman / Raiderman, prévu le 19 juin. Kim Deal, la bassiste du groupe, serait de son côté en train de mettre la dernière main à un nouvel album des Breeders.Pour ceux qui attendent (autant qu'ils craignent) l'événement, l'enregistrement d'un nouvel album du quatuor n'est toujours pas planifiée. Joey Santiago a ressorti, sur le sujet, le même discours que les fois précédentes : "on le fera quand on le sentira et pas avant". Un bel exemple de indie-langue de bois. En coulisses, on sussurre que les enchères continuent de grimper. Enfin, il faudra attendre le 14 juillet, coup d'envoi de cette mini-tournée en 7 dates, pour savoir quelles chansons seront répétées par le groupe. Dig for fire tient la corde parmi les titres susceptibles d'apparaître sur la set list. Sur le même album, Havalina m'irait très bien, ainsi que le sous-estimé Alec Eiffel. Comme dirait Drucker, "Frank, si tu nous écoutes...." Toutes les news ? LaLa : échangisme musical![]() Quelque part dans un recoin oublié de ma collection de CD, se trouve une pile poussièreuse, constituée d'albums de Blue Oyster Cult, Jefferson Airplane et autres erreurs nettement moins avouables. J'ai deux moyens de m'en débarasser : les magasins de disque d'occasion ou eBay, mais les premiers rachètent vos disques une bouchée de pain pour les revendre une louche de caviar, et le second risque de porter atteinte à ma fainéantise (m'inscrire sur le site, acheter des enveloppes spéciales, etc... pour 2 euros de bénéfice). Les acariens sont donc restés jusqu'ici les seuls à profiter de Grace Slick. LaLa.com entend mettre un terme au drame qui se déroule en ce moment même dans le plus grand silence. Comment ? En mettant en contact les gens de bon et mauv goûts différents, chacun mettant sur le site deux listes : l'une des albums qu'il aimerait posséder, l'autre des albums dont il voudrait se débarasser, les échanges se faisant ensuite pour 1.49$ (soit, à vue de nez, un euro et demi) avec des enveloppes prépayées fournies par le site. Soit vous recevez un dollar en paiement de votre CD, soit vous les redépensez directement. Et 20% de tout ça ira aux artistes. Bien que, pour ma part, je ne comprenne pas vraiment vingt pour cent de quoi sont prélevés où, et comment ils seront redistribués, ce n'est pas la peine de s'inquiéter puisque apparement les portes paroles de LaLa non plus. Heureusement, LaLa n'est encore qu'en beta-test, et est reservé aux états-uniens, ce qui a mis un terrible coup d'arrêt à mon enquête, mais en tout cas, ça a l'air sympathique, plein de social networking, de web 2.0 et d'opportunités de se débarasser du disque des Arctic Monkeys, à supposer que quelqu'un en veuille. Fais voir tes os ! Oui oui oui !![]() Show your bones, le nouvel album des Yeah Yeah Yeahs qui sort ce lundi 27 mars, est en écoute complète sur leur blog Myspace. Il y a du bon. Tranquille. NLF3 trio, et que vive le Mexique... Depuis leur Viva !, paru en 2003 et encensé par les critiques, les trois mousquetaires ambient de NLF3 trio ont attiré les oreilles des expérimentateurs de l'image. En un rien de temps, ils se sont retrouvés à écrire la musique de leur film préféré, le muet Que viva Mexico ! du cinéaste russe Sergei Eisenstein : une ode passionée au Mexique, avortée en 1931 sous les pressions d'Upton Sinclair (qui le finançait) et de Joseph Staline (soucieux de ne pas perdre Eisenstein au profit du bloc de l'ouest). Toute sa vie, Que viva Mexico ! restera l'oeuvre chérie du russe, et ne prendra véritablement forme qu'en 1979 lors du remontage final du producteur (et ami d'Eisenstein) Gregori Alexandrov.C'est ainsi que depuis 2004, NLF3 trio présente ses compositions, accompagnant les images du film monté par Alexandrov. Le trio a tourné dans une bonne partie du monde (Londres, Moscou, bientôt New York et le Mexique), et s'est offert un mois de répit en septembre 2005 pour enregistrer le successeur de Viva !. Et voilà que débarque Music for Que Viva Mexico !, un album s'appuyant sur les performances ciné-concert du groupe pour prendre un nouvel envol. Le résultat est un disque solide, riche et dense, qui laisse à découvrir l'air du pays à travers des compositions électroniques alambiquées et savoureuses, sans jamais être indigestes. Pour vous donner une idée, deux titres de l'album sont écoutables sur leur blog Myspace. Une bonne nouvelle, maintenant que je vous ai alléché avec mes présentations, le trio NLF3 donnera une représentation de son illustration musicale de Que Viva Mexico ! (avec projo du film et tout) le 1er avril prochain dans la plus charmante des salles de concert parisienne : le Café de la Danse. Serez vous du voyage ? Petit jeu : Kinks se cache derrière cette cover ? On attend généralement d'un post qu'il apprenne des choses plutôt qu'il pose des questions. Mais comme il ne faut pas s'interdire d'interdire (surtout en ce moment), je vous expose mon cas :Je regardais la télévision l'autre jour, quand j'ai noté qu'une publicité pour une grande marque connue de je ne sais plus quoi (1ère interrogation - de quelle pub s'agissait-il ?!), utilisait en illustration musicale une reprise (crois-je) d'un titre des Kinks appelé I Am Not Like Everybody Else. Ce titre présente la particularité - accidentelle - d'être le meilleur support pub qui soit, parce les paroles exposent frontalement et littéralement l'un des grands principes publicitaire : vous singulariser pour vous inciter à acheter. Le refrain dit ceci : And I don't want to ball about like everybody else, And I don't want to live my life like everybody else, And I won't say that I feel fine like everybody else, 'Cause I'm not like everybody else, I'm not like everybody else. Le tout sur une rythmique post-punk endiablée, ce qui en fait un parfait générique de pub. Ce morceau, je le connais principalement par l'un de ses meilleurs interprètes, l'ange noir du post-punk Peter Perrett, ex-frontman des Only Ones, double chamanique de Jim Morrisson et grand drogué devant l'éternel. Mon problème (et je ne veux pas mourir avec) est le suivant : de qui est la reprise utilisée dans cette fameuse publicité (2e interrogation) ? Lestéléchargements.flu ? Ma (très sympathique, drôle et sexy) amie Fifi, qui joue les modératrices sur les forums de Flu, m'y annonce l'ouverture d'une section Téléchargement : musique, vidéo, logiciels pour nous, les mélo-polémistes de tous bords. Ca parle de download légal, de smilies pirates (illus.), du désarroi des Audionautes, et bien sûr du (foutu) DADvSI... L'Eurovision est une blaguePosté par 2goldfish le 22.03.06 à 18:22 | tags : eurovision, lordi, rigolo, télévision, vidéos musicales
La France s'obstine a envoyer des candidats "sérieux" à l'Eurovision, et ne gagne jamais. Pas très étonnant quand on voit la compétition: l'effet produit est le même que celui d'arriver habillé normalement à une soirée costumée. Le ridicule change de camp.La Finlande, elle, a bien compris ce qu'était l'Eurovision et se place déja parmi les favoris en choisissant Lordi pour la représenter, groupe de métalleux a côté duquel Slipknot passe pour des punks: la principale influence de Lordi, ce sont les orcs du Seigneur des anneaux. Et comble du bonheur, on peut voir toutes leurs vidéos sur YouTube ! Ce qui n'est malheureusement pas encore le cas de Séverine Ferrer, qui nous poignardera dans le dos en chantant la Coco Dance pour le compte de Monaco... à n'en pas douter le prochain Passe-Partout de tous les vidéos blogs. Pete Doherty : 'Quoi de neuf, Docteur ?' J'ai reçu des dizaines de questions du genre : "Bah, alors Pete Doherty ?", "Quoi de neuf ?", "Pourquoi vous n'en parlez plus ?", "Il est mort ou quoi ?". Alors je m'y recolle, parce que figurez-vous qu'il n'y a pas tellement de nouveau, ce qui est déjà nouveau en soi, depuis plus de 2 semaines maintenant. La dernière fois (rappelez-vous), Pete avait encore déconné et s'était fait serrer - avec son armoire à pharmacie - pour avoir plus ou moins volé une voiture avec des amis déménageurs. Du coup, sa liberté conditionelle craignait un maximum, ainsi que son plan-réhab "zéro produits chimiques" pour le suivi duquel il devait repasser devant le Juge de sa Majesté. Pepete a fait pipi dans l'éprouvette qui verdit, jaunit, bleuit ou se change en serpent constrictor selon la teneur en substance de l'urine. Mais bonne nouvelle, la concentration de crack mesurée est très nettement inférieure aux sondages de la semaine précédente, elle-même à celle du début de sevrage. Le juge a donc félicité Doherty ("You almost did it, man !"), lui disant qu'il était sur la bonne voie et que, s'il continuait à progresser de la sorte, il pourrait enfin devenir un modèle pour tout un chacun (enfin, tout un chacun jeune et drogué). L'homme Pete rattraperait enfin le fils prodigue du pays. Fin provisoire du cycle judiciaire et rendez-vous au prochain épisode. Résultat : les Babyshambles ont repris leur tournée, reprogrammé des dates un peu partout, dont un concert, le 11 avril au Bataclan, très attendu (aura lieu, aura pas lieu ?). Damned ! Le même jour que Morrissey à l'Olympia. Je n'aurai pas l'occasion d'y être mais je ne doute pas que d'aucuns s'en feront écho ici bas. Tout le monde aime DADvSI ! Par delà les océans, le DADvSI n'a pas si mauvaise presse que par chez nous. En même temps, ils ne sont pas toujours très bien informés. N'empêche que la clause d'interopérabilité (stipulant que tous les mp3 achetés "légalement" doivent pouvoir être lus par n'importe quelle machine), la meilleure (seule ?) chose positive du projet, fait l'espoir des internautes qui claviotent dans un tas d'autres pays. Les mecs du blog musique de Wire saluent le vote de la "loi française anti-DRM" (hum hum...) mais ils confondent l'obligation faite à Apple & consorts de rendre leurs musiques compatibles (et l'autorisation de contourner leur DRM le cas échéant) avec le fait de pouvoir contourner tous les DRM du monde de l'art numérique dans la joie et l'allégresse.Du côté de chez Apple d'ailleurs, le discours n'est pas très clair. Ce mardi 21 mars, la porte parole de la boîte, Nathalie Kerris, déclarait que la loi allait résulter en un "piratage sponsorisé par l'Etat" : "Si cette loi est votée, les ventes de musique légale vont plonger, juste au moment où des alternatives légitimes au piratage commençaient à conquérir les clients." Hmm, quelqu'un a oublié de potasser son dossier. Ou alors quelqu'un est tellement en rogne de devoir rendre iTunes compatible avec le reste du monde qu'il est prêt à baver les pires idioties. Mais, d'autre part, Apple trouve que la loi n'est pas si mauvaise, parce qu'elle devrait redonner un coup de fouet aux ventes d'iPod (qui s'essouflent) : "les ventes d'iPod vont remonter avec la possibilité d'y lire de la musique 'interopérable'". C'est pas comme s'ils en étaient à une contradiction près, n'est ce pas ? T A P E : par ici les bons tuyaux ! Paradoxe : alors que le net s'est imposé depuis longtemps comme le premier média électronique interactif de masse, côté musique c'est le bon vieux rock'n'roll qui semble en être le premier bénéficiaire. C'est particulièrement le cas en ce qui concerne le phénomène des Mp3Blogs. C'est toute une génération de blogueurs qui semble vibrer de concert sur les arpèges des Beach Boys ou les envolées mélodiques de Flaming Lips (quand ce n'est pas le folk), et l'on trouve finalement assez peu d'homologue dans la catégorie électro (au sens large). T A P E fait donc figure d'exception puisqu'il s'agit bel et bien d'un blog uniquement consacré au meilleur des musiques électroniques. Exit pourtant, les Daft Punk, Chemical Brothers et autres Fatboy ultra-formatés (et un brin dépassés, il faut bien le dire), T A P E dédit ses pages aux meilleures tracks du moment. Qu'il s'agisse de minimal tech, de freak house, d'electronica ou d'hymne au clubbing effréné - mais toujours de bon goût - T A P E ose l'extase mélodique ET rythmique. De fait, le blog fait se télescoper l'inusable Heartbeat et l'indémodable Mandarine Girl de Booka Shade, un remix du Charlies House de Nathan Fake par Apparat ou encore l'ovni I Do Something Bad par Psycho Killer (quel nom !). Bref, que du bon, du fin, du dansable mais en toute intelligence. L'occasion aussi de télécharger les meilleurs titres du moment et de se faire sa compilation, sans passer par la case album complet ou P2P. Highly recommended !Comment les DRM vont tous nous faire mourir... Messieurs dames, l'heure est à l'écologie. Sérieusement. L'un des principes basiques de l'écologie est celui-ci : si chacun y met un peu du sien, nous pourrons souffrir quelques années de plus avant d'anéantir complètement la planète. Et en ce moment, avec les pics records de consommation d'électricité dans le monde, l'idée de bâtir de nouvelles bombes à retardement centrales nucléaires fait son bonhomme de chemin. Bref, modérez votre consommation électrique !Plus facile à dire qu'à faire. Surtout lorsqu'on apprend que les mélomanes convaincus, qui vont bientôt se faire imposer des DRM (licences certifiant qu'un fichier musical est "légal") à toutes les sauces, vont consommer plus d'électricité à cause de ces affreux DRM ! Et oui, le fait de vérifier les licences de chaque fichier mange énormément de puissance. Le site Mp3.com et la CNET (Centre National d'Etudes des Télécommunications) viennent de publier les résultats de leur étude sur le sujet. On y apprend que le lecteur "Zen Vision" de creative fonctionne 16 heures avec des mp3 contre 12 heures avec des wma légaux uniquement. Le "Gmini 402" d'Archos (mon préféré) dispose de 11 heures de batterie pour des mp3 et tombe à 9 heures avec des titres dopés aux DRM. Voilà. Merci DADvSI de nous imposer ce suicide collectif à petit feu. On aura l'air malins avec nos polémiques sur la copie privée lorsqu'on devra se battre jusqu'à la mort pour un morceau de poisson, dans la toundra que sera devenue l'Europe. Do the Strand !![]() Alors que le monde attend confortablement des annonces sans surprise comme celle de la reformation des Smashing Pumpkins, la sortie de Chinese Democracy ou la mort du pape d'Elizabeth 2, sortie de nulle part, une news nous prend par surprise: Brian Eno rejoint Roxy Music. Pour les plus jeunes, rappelons que Roxy Music était, dans les années soixante-dix un groupe de jeunes hommes qui s'habillaient très mal pour jouer un rock d'avant garde, trouvant un équilibre improbable entre les ambitions de crooner de Brian Ferry, les guitares cubistes de Phil Manzarena et les bidouillages électroniques d'Eno. Et je ne vous parle même pas du hautbois. Bien évidemment cela ne pouvait durer longtemps, et Eno quitta le navire après seulement deux albums pour aller inventer la new wave, l'ambient et la création artistique par jeu de carte. Le groupe continua, sans lui, pour quelques albums au moins aussi intéressants. Cerise sur le gâteau, la reformation ne se fait pas juste pour une tournée-moissoneuse à la Pixies, mais pour un véritable album inédit. Reste a espérer que les costumes de scène resteront au placard. Note: Des esprits chagrins ont laissé entendre que cette info était bidon. Ils ont raison. Shoegaze ! En voilà une bonne raison de rester bloqué à fixer ses pompes sur un air de musique. Les cordonniers magiques de DADA Suprême viennent de mettre au point le Code M : des pompes avec des baffles, 6 heures de batterie rechargeable, et une carte USB prête à stocker une centaine de chansons. L'outil ultime du cyber-jogger est vendu avec un casque sans fil, capable de capter la musique envoyée par les pompes à plus de 9 mètres de distance (au cas où vous seriez une girafe en baskets). Ce sera mis en vente (aux US) le 6 avril, pour un prix de 200 $. Puis, plus tard, ils comptent développer le même concept d'habillement pour les petons délicats des joueurs de tennis, des skaters et des basketeurs. De quoi s'habiller (attention blague nulle !) de pied en cap. The Raconteurs by Jim Jarmusch Une petite news proposée par une gentille lectrice du gueblo, qui avait déjà sévi sur Playlist."Ce n'est plus un secret (certes, non. ndf), Jack white fricote avec avec Brendan Benson ils se font même appeler The Raconteurs. Leur premier rejeton - Broken Boy Soldiers - est tout près de voir le jour (aux environs du 16 mai ) et pour nous aider à patienter, Jim Jarmusch a eu la bonne idée de mettre en image leur image le premier extrait de l'album : "Steady, as she goes"..." Merci (again) Ash ! Décore ton salon avec des photos de rockstars Ceux qui ont un peu d'argent et quelques mètres carrés de couloir, de bureau ou de chambre à décorer, pourront utilement aller faire un saut sur le site des Proud galeries, ensemble de galeries photos virtuelles (et londoniennes), sponsorisées par Ericsson. Les galeries contiennent entre autres de splendides clichés en série limitée et tirages réservés (parfois dédicacées de rockers et rockstars, à partir de 50 livres. On trouve ainsi une exposition complète sur Elvis, une autre sur Mc Cartney, Michael Jackson, mais également de très beaux clichés des Libertines, Radiohead, Morrissey, Nirvana, Bob Dylan ; des photos des Clash et quelques autres instantanés saisis à des moments importants de l'histoire du rock (Hendrix à Monterrey). Les amateurs de ciné feront un détour par la page James Dean où l'on trouve quelques pépites, certes un peu chères, mais qui restent accessibles à chacun dans le cadre d'un cadeau exceptionnel. Plutôt que de se disperser dans les reproductions de toiles peintes ou les mauvaises affiches d'art contemporain, la photo de fan est un bon moyen d'afficher ses goûts personnels d'une manière classieuse. Non ? Un Johnny peut en Casher un autre...
Une petite dernière avant le week-end ? A ne manquer sous aucun pretexte, de très belles vidéos de Johnny Cash sur Google Vidéo beta. On s'arrêtera particulièrement sur sa reprise du Hurt de Nine Inch Nails. La chanson qui fait pleurer à l'intérieur... Sampleurs et sans reproche Dans la série des "cékoidonc", aujourd’hui, le sample. Je vais m’éviter une explication fastidieuse, Monsieur Wikipédia fait ça mieux que moi : "Un sample ("échantillon" en anglais) est un extrait de musique ou un son réutilisé en dehors de son contexte d'origine afin de recréer une nouvelle composition musicale. L'extrait peut être une note ou un motif musical.""Le plus beau jeu depuis l’invention du Scrabble", selon Matt Black du duo ninja Coldcut (illus.), est largement utilisé dans l’ensemble des musiques dites "électroniques", hip hop, house (merci les samples funk !), techno et leur dérivés plus ou moins chargés en BPM. Le sample est un véritable exercice de funambule. Soit il est bien réalisé et c’est le top méga hit assuré, parce que "faire du neuf avec du vieux" ça marche. Soit son auteur, assourdi par le magot en perspective, tombe dans le méchant plagiat. C’est mal, mais malheureusement ça n’empêche pas non plus le succès commercial… Ce très bon site se place en quelque sorte comme justicier, rendant à César ce qui lui appartient. Ainsi vous serez déçu (je n’en doute pas) d’entendre (en mp3) que Daft Punk n’a rien inventé (heureusement pour les fans - dont je fait partie - ce n’est pas le cas pour tous leurs morceaux) ou que le tube french touch qui fait se rouler des pelles aux gens, You are my high de Demon vs Heartbreaker à été piqué à The Gap Band. Mais vous pourrez aussi découvrir d’où vient la sombre instru du Regulate de Warren G et celle, si magnifique, utilisée par Portishead pour Glory Box. Mais heureusement pour nos gentils artistes en panne (passagère ?) d’imagination, le public a souvent la mémoire courte, le plagiat d’un morceau leur est rarement reproché… au grand dam des géniteurs.MàJ : en parlant de Coldcut, pourquoi ne pas aller jeter un oeil à la longue interview du groupe sur Flu, le mag' ? La troisième roue du carosse![]() A Playlist, on aime WFMU et on aime Yo La Tengo, et Yo La Tengo aime WFMU et WFMU aime Yo La Tengo. Il y aurait là matière à un joli ménage à trois, si seulement les deux autres étaient au courant de notre existence. Nous ne sommes pourtant pas le moins amer du monde d'être la Jennifer de ces Brad et Angelina, non, nous sommes même heureux de vous faire partager les fruits de leur amour : une série de concerts remplie de reprises de classiques rock (on aime particulièrement celle des Byrds), on vous invite même à donner pour la sauvegarde de WFMU (raison d'être de ces concerts). Et puis si, comme nous le suspectons fortement, les comédies romantiques sont le reflet exact de la réalité, c'est nous qui finirons dans les bras de Hugh Grant. Polemix
C'est con, mais c'est comme ça ! (merci Nico) Concours Massive Attack Collected, sur Playlist A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 mars, nous ouvrons un concours Massive Attack sur Playlist. A l’occasion de la sortie, le 27 Mars, du Massive Attack Collected, nous avons des best of et deux éditions limitées du disque à vous faire gagner. Pour ça, rien de plus simple, répondez donc à cette question : « Quel est le nom du groupe originaire de Brooklyn dont deux membres au moins collaborent actuellement sur le nouvel album de Massive Attack ? » La réponse est trouvable sur Playlist. Vos réponses sont à envoyer à l’adresse /* */ en précisant « Massive Attack » dans le sujet. Les résultats seront bientôt dévoilés ! En attendant, pourquoi ne pas s'écouter un extrait du Collected ? Le morceau Live with Me, pour s'échauffer les oreilles. Live with Me Dans l'oeil (marron) du cyclone
A voir, le très beau site de l'Oeil Marron (vidéo, sons, électro, acousma, psyché... etc). Des confrères psychédéliques de Perpignan, organisateurs, décorateurs, DJ, VJay, spécialistes des manifestations musicales à tendance happening-perchasse (et autre), bref, Laurent et Sarah forme un duo d'artistes bien allumé qui éclairera certainement vos folles nuits. Adieu, chef Isaac Hayes, mécontent du scénario du dernier épisode de South Park parce que celui ci égratignait sa religion (la scientologie), a décidé de claquer la porte : il ne doublera plus Chef, le cuistot lubrique de la cantine de l'école. "Il y a une place dans le monde pour la satire, mais à un moment la satire s'arrête et l'intolérance religieuse commence" a déclaré celui qui se faisait appeler le Moïse Black. Immédiatement, 2goldfish, rédacteur à Playlist, aurait déclaré "ça existe encore South Park ?!". Visiblement mieux informé, Matt Stone, co-créateur de la série, a répondu : "en plus de 150 épisodes, Isaac n'avait jamais eu le moindre problème lorsque l'on se moquait des juifs, des chrétiens ou des musulmans". Pas très cool, Isaac. Pourtant, il suffi que je réecoute Walk On By, et tout est oublié, grâce à ce post d'un mp3-blogueur très consciencieux, qui nous rapelle qu'avant d'être un fan de mauvaise science fiction ou une guest star de luxe pour dessin animé scato, Isaac Hayes reste une des figures les plus importantes de la musique noire américaine. 10 ans de classique pour l’Adami Vendredi soir, l’ADAMI (société civile pour l'Administration des Droits des Artistes et Musiciens-Interprètes) organisera un concert exceptionnel gratuit (mais sur invitation) pour souffler les 10 bougies de ses Révélations Classiques.Depuis 1997, la manifestation a pour but de soutenir de jeunes artistes solistes intrumentalistes ou lyriques en leur offrant une reconnaissance auprès des professionnels, par l'enregistrement et la distribution de 1500 Cd promotionnels. Année Mozart oblige, le concert de vendredi consacrera une grande partie de sa programmation au célèbre viennois. Les musiciens interprèteront des extraits des opéras Cosi fan tutte, Don Giovanni, Die Zauberflöte, La Clemenza di Tito, Le Nozze de Figaro ainsi que des œuvres de Chopin, Schumann, Kreisler et Pascal Amoyel. Plutôt alléchant, n'est-il pas ? Et encore, cette soirée ne fait que clore le premier jour du Salon de la musique classique, organisé par l'Adami et Musicora, et qui continuera les 18 et 19 mars au Carroussel du Louvre. Programme complet (en .pdf) par ici. Pour obtenir une invitation pour le concert anniversaire de vendredi, il faudra passer par ce bon vieux téléphone, au 01 49 53 27 00. Le concert aura lieu à l'Eglise réformée de l'oratoire du Louvre, 145 rue Saint-Honoré, 75001 Paris. On se voit vendredi ? Je serai celui aux cheveux courts. (Merci Louise !) L'Eurovision n'est pas une blague Hier soir avaient lieu les finales françaises de l’Eurovision. Et oui ! Il semble bien qu’au milieu des travestis, des hurluberlus (vous connaissez Dschengis Khan ?) et des individus de sexe indéterminé envoyés par la quasi-totalité des autres pays, la France fisse partie des irréductibles qui prennent encore l’Eurovision au sérieux. En bref, la chanteuse qui n'est pas sélectionnée et qui fait la Une de cette notule parce que je me suis planté de patronyme s’appelle Virginie Schaeffer. Elle a 18 ans, un site officiel, elle jouit d’une petite popularité en Allemagne, elle aime Aretha Franklin, Ella Fitzgerald et Stevie Wonder, elle n'est pas la lauréate d’Entrées d’artistes (l’émission de Pascal Sevran), et elle ne prêtera pas sa voix à une complainte chanson de Corneille le soir de la finale.La vrai gagnante, 18ans, coiffeuse en Ardèche, sympa, fraîche et tout, est Virginie Pouchin. Désolé Virginie de mon infâme méprise. Voilà. Bonne chance, Virginie Pouchin. Trouve un pseudonyme, ça nous aiderait, nous les blogueurs tête en l'air. Rendez vous donc pour la grande soirée de l'Eurovision, cuvée 2006, le 20 mai prochain à Athènes (quand je vous disais que niveau sexualité, c’était mystérieux…). MàJ : c'est moi, c'est ma faute, mille pardons pour mon erreur 404 de cerveau qui m'a fait confondre la grande gagnante et le second couteau. Merci à Andreas et Katou de m'avoir prévenu ! Yacht rockin' Les historiens officiels du rock nous laisseraient croire qu'entre la fin des années soixante dix et celle des années quatre vingt, tout n'était que punk et new wave, guitares acérées et synthés glacés. C'est oublier un mouvement à contre courant de ces tendances: le Yacht Rock.Une musique faite par des musiciens de session barbus, la chemise hawaïenne sur le dos et la coke dans le nez, et dont le but ultime était de créer le son le plus lisse et onctueux possible, ne reculant devant aucune harmonie beach-boysienne pour créer un équivalent sonore à la vaseline, une musique pour tous les flics de Miami. Qu'ils se soient appelés Toto, Steely Dan ou Kenny Loggins, leur mémoire survivra, grâce à ce magnifique docu-fiction qui célèbre ceux qui ont vécu par et pour la Smooth Music. Jazz métisse à la Cité de la MusiqueDu 15 au 18 mars, la Cité de la Musique à Paris organise un "cycle de concerts" (tout ça pour ne pas dire festival... remarquez en hiver, ça se comprend), intitulé Metissage : Jazz. Un événement consacré, comme son nom l’indique, à toutes les influences dont se nourrit le jazz, véritable melting pot musical depuis sa création.
Une programmation volontairement éclectique et colorée donc, d’où ressort l’Art Ensemble of Chicago (illus.). Ce quintette de légende et son free-jazz assaisonné de sonorités africaines et européennes relevées de rythmes funk, où le synthétiseur n’hésite pas à pointer le bout de ses touches est à goûter mercredi 15 mars à 20 h, pour la "modique" somme de 22 € (promis ça vaut le coût). Le lendemain, ceux qui voudraient réaliser le doublé (pour les plus fortunés donc, 22 € encore) pourront se perdre au son du jazz new tango de Richard Galliano. Cet accordéoniste expérimentateur, ancien camarade de bœuf de Stan Getz et de Biréli Lagrène (c’est dire si c’est du sérieux) est incapable d’expliquer lui-même de quoi est faite sa (bonne) musique : "C’est difficile à définir, entre le musette que j’ai haï pendant des années et que maintenant je joue à ma manière, les tangos ou des choses un peu plus latines…". A vous de vous faire une idée. Bootleg = détournement de son = bootlegLe bootleg, cékoidonc ? On va essayer de faire simple, et de toute façon c’est simple. Littéralement en anglais "jambe de botte", le bootleg est une sorte de chanson mutante résultant du mélange de deux morceaux. La recette : prendre d'un côté l’a capella du premier, de l'autre l’instru du second... et touiller dans une grande marmite numérique.
Une foultitude de bidouilleurs/alchimistes, avec à leur tête ceux qui ont démocratisé le genre (j’ai nommé les illustres 2 Many DJ’s et le très actif DJ Zebra), s’adonnent à l’art du bootleg, et font entendre leurs créations en ligne. Pacifiste le bootleg : il contribue à faire tomber les clivages musicaux, en mixant des artistes et des styles que tout oppose. Au menu, d’alléchantes et saugrenues rencontres Led Zepellin vs Jackson Five, Grand Popo Football Club vs TTC, Camille en duo virtuel avec Nirvana, Shaggy pactisant avec Rage Against the Machine, ou encore un très funky "J’adore mon daddy", où Philippe Katerine nous fait part de son adoration des gens sur fond de "Daddy, daddy cool". Parce que la musique aussi est un produit recyclable. The King of the photographie !Vous avez déjà croisé ces photomatons rigolos/ridicules dans le métro, qui proposent, en plus de vous rater le portrait, l'occasion de vous prendre en photo dans un décor kitschissime souvent en rapport avec l'actu ciné (Harry Potter, Spider-Man, Legolas... bref, vous voyez le genre). Bon, et bien maintenant, plus la peine d'aller se coltiner le métro qui sent pas bon pour s'offrir des photos fantaisies à bas prix : les mecs de The Lighter Side ont mis au point un appareil photo jetable qui vous permettra de prendre 4 photos en compagnie d'Elvis, multipliées par 6 scènes mémorables de son affreuse carrière cinématographique. 24 fois vous & le King (voir illus.). Wow.
Les gens de Gizmodo (chez qui j'ai trouvé l'info) ont déjà fait la blague "Elvis n'est pas mort" de rigueur, alors pour ma chute, je vous conseillerai juste d'aller voir Bubba Ho-Tep, un documentaire poignant sur sa vie après sa mort. Il y a une momie égyptienne aussi. Raymond Scott : génial bidouilleur électronique"Les compositions de Raymond Scott sont ancrées dans la culture du XX° siècle, ces travaux agissent un peu comme une séquence d’ADN qui ferait partie de notre mémoire collective et qui préparerait les mutations du futur."
Tout est dit ou presque dans cette phrase de Paul D. Miller, a.k.a. Dj Spooky that Subliminal Kid. En effet, parmis les pionniers à qui l’on doit la naissance de la musique électronique, il en est un qui marqua profondemment sa génération et, plus encore, toute une lignée de musiciens et de théoriciens actuel, tels Aphex Twin, David Toop, Beck, Melodium ou Peter Namlook, il s’agit de l’ingénieur et musicien Raymond Scott, l’inventeur désormais célèbre du Clavivox et de l’Electronium, remit au goût du jour par la compilation : Manhattan Research Inc. Plus d'infos, couvertures d'albums et extraits Mp3 sur : http://raymondscott.com/mic.html La Nouvelle Star (ses bons côtés)Posté par Flyer le 10.03.06 à 18:50
Soyons gentils avec Renaud Donnedieu de VabresQuelque chose d'étrange m'est arrivé hier alors que je voyais Renaud Donnedieu de Vabres, ce grand méchant qui veut interdire la copie privée et manger nos enfants, se débattre dans l'hémicycle comme un poisson hors de l'eau. J'ai eu de la compassion pour lui. De la pitié, même.
Appelez ça comme vous voulez, mais la télévision a ce pouvoir étonnant de nous faire aimer les losers. Hitler eut-il été filmé au dernier moment, dans son bunker, nous aurions tous été - l'espace d'un instant - désolé pour lui. En l'honneur de Renaud Donnedieu de Vabres, donc, je vous propose de n'écouter aujourd'hui que de la musique légale, toute droit sortie des sites officiels d'artistes généreux : le nouveau single de Pearl Jam, un extrait du futur album solo d'Amy Millan de Stars, un morceau du nouveau Stellastar, un vieux Sufjan Stevens, un vieux Bunky... Et vous n'avez même pas à payer de licence globale pour écouter tout ça. Lost ?Vous êtes perdu ? Venez par ici et cliquez sur la touche Bubble Zoom à gauche. Alors, vous prenez quelle ligne ? (via Rock'n Blog) Death Disco !Absolument INDISPENSABLE (surtout comme ça, le matin au réveil en fin de semaine !) une collection de vidéos consacrée à Public Image Ltd, à la grande époque ! (merci Frz)
La musique contemporaine, vous connaissez ?Non ? Eh bien, vous devriez. Hier, à l'invitation de l'Ensemble intercontemporain, je suis allée écouter trois oeuvres de Magnus Lindberg, compositeur finlandais, interprétées conjointement par l'Ensemble intercontemporain et l'Orchestre des étudiants du Conservatoire de Paris.
Une bonne quarantaine de musiciens sur la scène de la Cité de la musique, des instruments classiques et d'autres que je ne saurai même pas nommer, pour un concert qui s'est transformé en véritable expérience auditive et visuelle. Par moment, certains ensembles se levaient pour venir prendre place dans la salle, autour du public. Puis revenaient sur scène. Des musiciens jonglaient entre leur instrument et toutes sortes de petites percus métalliques. Un vrai spectacle. Sur un plan purement musical, c'est un peu dur, il faut bien le dire. Pour des oreilles non habituées à la musique contemporaine, tout cela semble destructuré, laborieux... on cherche l'air à chantonner en sortant, et certains seraient tentés de se dire "c'est quoi ce bruit ?". Alors bon, pour écouter en Cd chez soi, je ne sais pas... Mais aller y plonger les yeux et les oreilles en concert, c'est extraordinaire. (illus. Ensemble intercontemporain. Petit aperçu du dispositif instrumental...) Errance urbaine et musicaleNous en parlions lundi, l'excellent site et magazine électronique du collectif Autres Directions.net (également net label, et aujourd'hui label officiel des "moulins et des moulinettes") offre également aux auditeurs aventureux une série de réalisations frayant avec l'électronica et l'électroacoustique.
Comme le somptueux The Noise & The City, un projet regroupant des artistes du monde entier dont aMute, Sogar, Fibla ou Pan American autour des grandes capitales mondiales, de Singapour à Sao Paulo, en passant par Paris et Berlin (à noter que vous pouvez également acheter ce double album ou faire une donation)... Suivez le guide. The Bad Plus enflamme le New MorningLa salle est déjà comble à 30 minutes du début du concert. Le public ne s'y trompe pas, car la prestatoin des Bad Plus ce 1er mars 2006 sera en tout point exceptionnelle. Le trio, formé de Reid Anderson (contrebasse), Ethan Iverson (piano) et David King (batterie), va aligner à un train d'enfer des compoitions issues pour la plupart de leur dernier album : Suspicious Activity.
Leurs créations vont se mêler à un panaché de reprises aussi surprenantes que réussies, puisées comme à l'habitude dans les standards les plus variés : jazz (Ornette Coleman), électro (Aphex Twin), rock (Live and Let Die de McCartney), pop (Tears for Fears) et même filmique (Chariots of Fire). Leurs relectures explosives et décallées participent à un style immédiatement identifiable : un piano fortement dissocié au placement rythmique surprenant et haletant, une basse solide qui ne rechigne pas à faire feu sur la corde aigüe dans les moments les plus intenses, et un batteur extraterrestre, sachant tirer de ses baguettes (magiques) les plus incroyables combinaisons rythmiques comme d'improbables caressements de cymbales. Mais ce sont sur ses propres morceaux que le groupe impressionne le plus : du thème trépidant, martelé à un doigt de "Anthem for the Earnest" au contemplatif "Giant", le jeu des trois artificiers se cristalise dans l'apothéose de l'antépénultième morceau (inconnu ?) : pur moment de jouissance jazzistique où les trois, dans un unisson parfait, enchaînent 231 fois le même accord, créant une ligne syncopée, abstraite... et jamais identique !!! Rock, hip hop, free, jazz ou climat débussien, tout passe à la mouliennte des Bad Plus. Deux (larges) heures de bonheur ! Vive les yeux, vive les oreilles !Posté par Flyer le 08.03.06 à 12:29 | tags : broken social scene, flu, mogwai, mp3, rock, tv on the radio, vidéos musicales
Commençons la journée sur Cliptip, avec un lien vers un clip aussi moche et insupportable à regarder que la chanson est géniale. Ibi dreams of pavement (a better day) des canadiens de Broken Social Scene qu'on aime (beaucoup).
Ensuite, une pluie de bons mp3 ! Deux excellents titres de Return to Cookie Mountain, le prochain Tv on the Radio, sont à attraper chez My Old Kentucky. "Playhouses" en particulier, est sacrément hypnotique. Dans la collection Fiery Furnaces, Interprétations Diverses lâche deux morceaux du Bitter Tea à venir : "Nevers" (déjà dispo) et "Teach me sweetheart" (nouveau !). J'en profite pour vous envoyer chez Mocking Music, histoire de récupérer la très belle interprétation du Five Years de Bowie par les gens d'Arcade Fire. Terminons par quelques titres d'un album attendu et sorti avant-hier : Mr Beast, le dernier bébé (un peu maigrichon) de Mogwai. Cinq morceaux sont dispos chez les britons de 3Hive. Ouf ! Il y a de quoi s'occuper ! Ne serait-ce qu'en cliquant sur tous les liens... MàJ : la chronique du Mr. Beast de Mogwai est en ligne sur Flu, le mag. Audio visual chaos !Une notule légère aujourd'hui (c'est le jour des - grands - enfants). DADvSI, embrouille moi"Vous prétendez que nous voudrions porter atteinte à la copie privée : ce n'est en rien le souhait du Gouvernement et c'est caricatural de le prétendre."
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, le 20 décembre 2005. Mes amis, vous dîtes que le Gouvernement veut porter atteinte au droit à la copie privée ? Bande de vipères, ce n'est pas sa faute au pauvre Gouvernement ! Si le DADvSI nouveau passe, il ne s'en occupera même plus du droit à la copie privée. Et pour cause... Le 28 février 2006, la Comission des lois de l'Assemblée Nationale a décidé de s'en remettre à la décision d'un "Collège des médiateurs" pour fixer les modalités de la copie privée, y compris le nombre de copies permises selon les différents types de contenus, les modes d'exploitation et les techniques de protection disponibles. Le rapporteur, Christian Vanneste, a souligné que le nombre de copie permises pouvait être égal à zéro. Le ministre de la Culture décidait ainsi, la semaine dernière, de décharger la responsabilité du Gouvernement ayant trait à la copie privée sur un collège de médiateurs. Une juridiction administrative d'exception qui décidera, selon son humeur et dictant la loi, quand le droit à la copie privée aura lieu d'être et sous quelles conditions. "Afin d'éviter que certains spécialistes du piratage puissent contourner les mesures techniques, le projet de loi crée une sanction." Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, même séance. Et si nous évoquions certains spécialistes de la politique qui ont coutourné les mesures démocratiques, maintenant ? Hier soir, le Gouvernement a annoncé qu'il retirait l'article 1er du projet de loi DADvSI, celui là même qui avait été amendé en faveur d'un système de licence globale et voté à la surprise générale dans la nuit du 21 au 22 décembre 2005. L'article avait déjà été renvoyé en seconde lecture par le Gouvernement, une relecture prévue pour aujourd'hui et qui n'aura donc jamais lieu. Le ministre de la Culture a remplacé l'article indésirable par une refonte de l'article originel, y ajoutant des droits pour les bibliothécaires et les journalistes, mais rien au sujet d'une licence globale. Le texte reste amendable dans ce sens, mais les députés contestataires devront reprendre les démarches de zéro et affronter les troupes fraîches de députés UMP pour réimposer un amendement sur la licence globale. Applaudissons un tel courage politique, exprimé par ce contournement politique exécuté à la sauvette, la veille de la reprise des discussions. Une manoeuvre douteuse de plus dans le dossier DADvSI. "Faites ce que je dis ! Ne faites pas ce que je fais !" Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, dans mon imagination. Creative Commons mis à nuOn en parle souvent, mais concrètement, les Creative Commons (ou CC), qu'est-ce que c'est ?
En matière de juridiction de la propriété intellectuelle, ce ne sont pas les propositions qui manquent. La dernière en date, par ailleurs totalement ignoré par nos legislateur se nomme Créative Commons. Comme l'explique judicieusement le site francophone qui lui est consacré, l'idée de licence Creative Commons "s'inspire de la souplesse de la programmation logiciel et du mouvement Open Source. Ainsi, cette nouvelle forme de licence propose gratuitement des contrats de droit d'auteur flexibles pour diffuser les créations artistiques". Le jeu complet de licences Creative Commons comporte six modules – ou options - bien distinctes qui s'emboîtent et se complètent dans une sorte de lego juridique et ludique. Ainsi, telle œuvre proposée au téléchargement pourra être copiée et remixée mais pas commercialisée. Telle autre pourra être découpée sous forme de samples, réutilisée sous une forme différente et même exploitée commercialement, la seule exigence étant que l'auteur d'origine soit porté au crédit de l'œuvre finale. A l'opposé du mouvement Copyleft (qui prône l'abandon du copyright dans sa forme actuel au profit de la libre circulation et utilisation de tout ou parties des œuvres musicales, littéraires ou audiovisuelles), le système Créative Commons innove en renouvelant l'idée de droit d'auteur. La condition sine qua non étant que l'artiste, et lui seul, décide des droits et contraintes imposées par son travail. Grâce à la mise en place de ce cadre de procédures claires, les créateurs et les internautes sont rassurés et cette tranquillité d'esprit bienvenue permet l'éclosion d'une nébuleuse de Net Labels qui peuvent enfin se concentrer sur l'essentiel : la création, l'échange et la découverte en toute liberté. Une belle idée non ? Ride : encore du shoegazeAprès la mise en oreille (bourdonnante) proposée il y a quelques jours, je ne peux pas résister à la tentation de renvoyer tout le monde écouter ce que propose le site du plus grand groupe d'Oxford et de la scène shoegazer : j'ai nommé Ride. Leur superbe site est animé par des Italiens et ne vaut pas tant pour les nouvelles, plutôt rares s'agissant d'un groupe mort il y a plus de dix ans (même si l'on y apprend qu'un DVD est dans les tuyaux, pour enfoncer le succès obtenu par le très bon coffret best-of de 2003), que pour les sons qu'il propose en libre téléchargement : comme un live complet enregistré à Milan en septembre 1992, pendant la meilleure période sonique du groupe.
A découvrir aussi, sur le micro-site consacré à Mark Gardener (le plus doué du quatuor), une foultitude de choses parmi lesquelles des concerts solo acoustiques, enregistrés pendant l'interminable tournée de relance du bonhomme, mais aussi l'enregistrement d'une mini-réunion avec Andy Bell (membre à part entière d'Oasis depuis plusieurs années) où les deux hommes revisitent leur ancien répertoire. J'ai personnellement toujours un gros faible pour "Twisterella" et "Drive Blind", chantées par Mark, dont la voix n'a pas changé, et plus globalement pour l'album Nowhere. Celui-ci fait partie de la dizaine d'albums que je réécoute régulièrement (1 fois par trimestre au moins) depuis sa sortie. On peut lui préférer Going Blank Again, plus précis, plus net, mais aucune musique n'a jamais dit aussi bien que Nowhere, la sensation de nager dans l'éther que l'on peut percevoir ado, en fixant intensément le bout de sa basket. Je déconseillerais aux fans d'acheter l'album These Beautiful Ghosts sorti fin 2005 par Mark Gardener (le DVD Edition Limitée est en cours de finalisation depuis 6 mois), dont les meilleures compositions ont été gâchées par une production infâme. Come On, re-Feel the Illin-Noise!En écoutant Illin Noise ! un remix de l'album du quasi même nom, j'ai d'abord cru que c'était ringard à cause des beats digne de Sugarhill Gang. Quand est arrivée la voix héliumisée de Sufjan Stevens, j'ai cru que c'était ironique (comprendre mauvais et qui ne s'assume pas), mais quand j'ai constaté quelques moments de vraie bonne musique, j'ai commencé à discerner un côté post-ironique. Tout ça n'est toujours pas très très clair, mais si comme moi vous avez écouté Ilinoise jusqu'à écoeurement, MC DJ vous amusera au minimum. Et puis au rythme où vont les choses, ce mec produira sûrement le prochain Madonna.
DJ Click à la croisée des cheminsPosté par Flyer le 06.03.06 à 15:41
Depuis 2001, DJ Click écume les sonorités méditerranéennes et celles d'Europe de l'Est. Des premières (et avec des compères) il a tiré Labesse ("ça va ?" en arabe maghrébin), disque paru en novembre 2005. Mi-compilation, mi-album, Labesse nourrit une ambition de transcendance multi-culturelle.
DJ Click et ses accolytes traversent les musiques arabes, y puisent leur inspiration, et les replongent dans le bain électro. Car en dépit de la chaleur des titres, c'est bien d'électro qu'il s'agit ici. Labesse n'est pas un album de musique orientale, même si la couleur du disque est effectivement celle du sud, son architecture est électronique. Les matériaux originaux utilisés - des instruments aux chansons (dont plusieurs standards tels qu'une chanson de l'inoubliable crooner égyptien des années 1950 Abdel Halim Hafez) - servent la genèse et l'élaboration d'une électro arabisante, fraîche et dépaysante, dans laquelle se retrouveront aisément les amateurs du genre. Le tout donne un album de belle facture, appétissant et finement coloré, qui entraîne doucement l'auditeur, sans le perdre ou le noyer dans l'opacité d'une autre culture. Labesse est un voyage, et DJ Click se propose de faire le guide. Vous laisserez-vous tenter ? Lenny Kravitz Vodka RemixedRueallan est sympathique. Il (elle ?) nous écrit :
"Pas mal les mp3 de Fiery Furnaces. Leur site est vraiment marrant également, dans cet esprit un peu ouf et speed. J'en profite pour vous signaler une dizaine de mix et de vidéos à télécharger sur le site d'Absolut : Little Louie Vega, Chromeo, Latinsizer, Luny Tunes, Jazzanova... c'est dans le cadre d'une pub pour Absolut (sur la base d'un mp3 de Kravitz). Tout n'est pas du même niveau, mais dans l'ensemble, ça vaut le coup" Merci pour l'info, Rueallan ! Bon week, les gens ! Depth Affect : l'autre direction du hip hopL'excellent site et magazine électronique du collectif Autres Directions.net (dont nous reparlerons sous peu) se lance dans l'aventure de l'édition traditionnelle. Après la parution de l'album de Mélodium "La tête qui flotte", et suite à de nombreux projets téléchargeables gratuitement en mp3, il signent Arche-Lymb de Depth Affect, un duo de Lorient, devenu quatuor, qui s'illustre dans un hip hop mélodique et sombre digne des meilleurs productions Anticon. Depuis leur concert en première partie d'Alias - qui a chaudement invité le public à les applaudir -, Depth Affect jouit d'un respect certain dans le milieu hip hop outre-atlantique, comme le prouve leur collaboration avec les membres de Cyne.
Décidément, après Abstract Keal Agram, la bretagne semble receler des trésors d'abstract hip hop. Vous pouvez écouter l'album ici, ainsi qu'une prestation live aux Siestes Electroniques de Toulouse. A suivre... Playlist : les Enfants de la Télé du WebPour continuer dans la série ridiculisons David Bowie, j'endosse mon costume d'Arthur et vous présente, en direct des années 70, les seuls, les uniques : Bowie & Cher ! (Attention, le volume capillaire de cette vidéo risque de heurter la sensibilité des plus jeunes.) Je me sens sale. My Bloody Valentine. Frisco. 1992.Hier, je discutais de My Bloody Valentine avec Puck et Easywriter. On ressassait le début des nineties et leur contingent de groupes shoegaze et, fatalement, on en est arrivé à pâmoiser sur les rois du genre. Première écoute, première impression perplexe. Rebelotte. Décollage. Premier live aussi, mais pour eux seulement. J'étais trop jeune à l'époque. Alors depuis, je me jette un peu voracement sur les bootlegs lives (pas forcément très jolis) du groupe. Et ce matin, la Blogothèque faisait lien vers le blog Big Static, qui propose, outre plusieurs titres d'Isn't Anything à downloader (l'autre chef d'oeuvre du groupe, traîté avec ingratitude après la sortie du merveilleux Loveless), l'enregistrement complet d'un live à San Francisco en 1992 ! Ô joie !
Et la iLumière fût...Posté par Flyer le 03.03.06 à 16:51
Il y a sans doute un expert en marketing derrière ce truc là, mais vraiment, il y a des moments où le marketing me dépasse. En tout cas, s'il vous prend l'envie, dans le futur, de descendre à la cave en vous éclairant avec votre iPod au lieu d'une bête lampe de poche, le Blinkit se fera le plaisir d'en vampiriser la batterie pour produire de la lumière bleue, rouge, ou blanche, et cela pour la "modique" somme de 25 €. Cool.
Pete Doherty à la poubellePete Doherty, le mec aux yeux bizarres qui (parfois) traîne avec les Babyshambles, est un habitué des médias. Pas qu'il soit particulièrement leur ami, mais disons que c'est une sorte de machine à frasques, un running gag qui verse de plus en plus dans l'humour noir. La fin de la blague Doherty ? Elle sera tragique, sûrement. Le pire (ou le meilleur), c'est que même le tragique, lorsqu'il s'en prend à Pete Doherty, glisse irrémédiablement vers la farce. J'en prend pour preuve la campagne récente du Sun, un tabloïd britannique de bas étage certes, mais drôle à lire.
Bref, le Sun, qui s'est fait le chantre des bêtises de Pete et consacre un nombre impressionnant d'articles à ses écarts de conduite (et aucun à sa musique), a récemment décidé de lancer une mini-campagne, Sortez Doherty de la rue, histoire "de boucler Pete et de l'aider à s'en sortir". Mais au vu de leur logo, je me dis qu'ils ont oublié d'expliquer au dessinateur le truc sur le fait de "l'aider à s'en sortir". Hot Dog : rap toutouPosté par Flyer le 03.03.06 à 12:32
Fièvre AphteuseRebecca Nesson, étudiante à Harvard, a une tendresse particulière pour les moutons. Alors elle vous invite à jouer avec eux. (via Music Thing) Wham Bam Thank You Mam'"Les forces du mal se sont assemblées. Le conseil des anciens a convoqué Ziggy, qui est capable de voyager entre les dimensions."
Ainsi commence la grande épopée en BD de David Bowie contre le dragon psychique. En chemin, il sera aidé par Ozzy Osbourne, Freddie Mercury et Batman. Ensemble ils affronteront un biplan avec la tête d'Elton John et d'autres conséquence de l'abus de substances. Ozzy mangera-t-il la tête de Batman ? Réalisera-t-il qu'il est le seul hétérosexuel du lot ? Napoleon Dynamyte a-t-il dessiné cette BD ? David Bowie a-t-il touché des royalties ? N'a-t-il pas honte ? Autant de question auquelles cette BD ne répond pas vraiment.. Alerte à la drogue à MalibuPosté par Flyer le 02.03.06 à 14:57 | tags : david hasselhoff, people, rigolo, vidéos musicales, youtube
Sur cette vidéo, David Hasselhoff reprend "Hooked on a feeling", chanson de Blue Swede qui apparaissait, notamment, sur la bande originale de Reservoir Dogs. Ah oui, il était sûrement sous acides pendant le tournage. Ou sous l'effet d'un visionnage de Yellow Submarine. Ou alors, il est pote avec des Coréens peu recommandables. Tabagisme passifIl y a 15 ans, le 2 mars 1991, Serge Gainsbourg s'en allait rejoindre le grand fumeur de havanes dans le ciel. Pour "fêter" cet "anniversaire", F.I.P (la radio, fréquence 105.1) organise une journée Gainsbourg sur ses ondes, avec des chansons enfumées, des cadeaux à gagner et des artistes influencés qui viendront témoigner. Ils proposent aussi trois titres à écouter. Enfin, pour ceux qui considèrent la radio comme le média d'un autre âge, F.I.P est à écouter en direct sur le web par ici.
Tata Yo-Yo revisitedPosté par Myosotis le 02.03.06 à 10:45
Alors qu'en France, nous avions eu droit à un Tata Yo-Yo d'anthologie, entonné à l'époque par le ministre de la Justice Dominique Perben, c'est aux Pays-Bas que le Garde des Sceaux, Piet Hein Donner, s'est illustré récemment sur la scène musicale, en proposant aux djeun's un hymne anti-drogue sous forme d'un rap assez enlevé. La chanson n'est pas si merdique que ça, elle dispose notamment d'un refrain accrocheur qui dit, en substance : "Jette la dope, car des Pays-Bas accro, j'en veux pas". C'est naze, c'est vrai, mais ça n'a rien à envier en qualité littéraire aux Enfants de la Chance de Gainsbourg, autre titre grotesque sur le sujet. L'histoire ne dit pas si notre Pompadour actuelle du Ministère, Bigoudis Clément, a prévu de slammer sur du Couperin.
Pour écouter le chef d'oeuvre et lire les textes dans la version originale, c'est par là ! Buck Fusic Musiness, I play experimentalIls sont peu nombreux les weblogs concernés par l'aspect expérimental des musiques électroniques, celles que l'on nomme électronica. Des musiques qui crissent, glitchent et clickent, mais qui explorent également la texture du son dans toute sa profondeur, à l'image des pionniers de l'électroacoustique et de l'acousmatique. Aspic Weblog est de ceux là. Issu de feu le micro label du même nom, et création de Stefan Fransioli (aka Frz), Aspic est une entité mouvante qui évolue aujourd'hui au gré des rencontres et des collaborations. Actuellement impliqué dans le domaine des arts plastiques, Frz est programmateur des fameuses Rencontres de La Salle de Bain (du nom de la galerie d'art contemporain nichée au coeur du vieux Lyon pour laquelle il travaille). De quoi s'agit-il ? D'un concept original de concerts aux casques, où l'artiste joue enfermé dans un kiosque de conception unique et qui propose à ses auditeurs une totale immersion sonore. Ces sessions pour laptopistes avertis ont vu défiler Sébastien Roux, Main, Anne Laplantine, Eddie Ladoire, Ultra Milkmaids, l'artiste Vincent Epplay, Greg Davis, Heller ou encore Servovalve.Après l'expérience Esprit III Aspic Project (téléchargez ici l'intégralité des productions du label, qui a vu passer Sage Francis, Jad Fair, Domotic ou Pimmon, pour ne citer que les plus connus...), la pop & laptop de The Brians et une association avec un autre fameux label autogéré (Optical Sound), Frz continue de composer sous son nom propre ou avec Imagho. Son univers sonore se situe quelque part entre les première production d'Oval, les expériences post-rock du label Kranky Records ou les mantras électroacoustiques de Bird Show et Keith Fullerton Whitman, soit des ritournelles obsédantes et bruissantes, dont certaines sont dédiées aux grandes figures de son panthéon personnel. Emouvant et énigmatique. A écouter : Marty et Damo (respectivement des hommages à Martin Sheen et Damo Suzuki chanteur de Can) sans oublier son radio blog.
Pete Doherty, Episode 6 : 'Oups i did it again'Mon rocker le plus bête du monde préféré continue d'enfiler les perles. Miraculeusement sauvé des griffes de la justice anglaise, qui a commué sa triple infraction à la législation sur les stupéfiants (aggravée par une triple conduite en état d'ivresse) en une simple peine de suivi médical, Pete Doherty est apparu dans un état déplorable, pupilles dilatées comme celles d'un gros lapin mort, à la cérémonie des NME Awards. La rumeur a laissé entendre qu'il n'avait pas trempé son nez que dans du Paic Citron.
Deux jours plus tard, soit ce lundi 27 février, l'incorrigible a de nouveau été arrêté, accompagné de deux armoires à glace éméchées originaires de Dundee (dixit le rapport de police), dans une voiture supposément volée et garnie de diverses substances hallucinogènes dites de classe A (les pires et les meilleures selon les spécialistes). Placés en observation avec ses amis, Doherty a été, comme toujours, relâché et comparaîtra le 8 mars devant le juge pour "soupçon de vol de voiture" et "possession de substances illégales". La sanction pourrait remettre en cause sa liberté conditionnelle. Touche de poésie et pointe de sentiment dans cette histoire bien triste, il est possible que Doherty et ses amis cherchaient à rejoindre, en voiture, Birmingham où son ami et alter ego des Libertines - Carl Barat - se produisait avec son nouveau groupe Dirty Pretty Things. L'intention était bonne, d'autant que les stations service anglaises sont si mal achalandées qu'il n'est jamais prudent d'embarquer pour une si longue route sans avoir emmené ses sandwichs au crack. Songe d'une nuit euh... nippone ?Posté par Flyer le 01.03.06 à 18:20
Un gros japonais déguisé en démon + des babes peu vêtues qui gigotent +
une espèce de sémiologie vaguement sexuelle = un tube J-Pop. Musique FabriqueLe blog Making Music proposait récemment une liste de softs gratos pour composer de la musique (et insupporter vos voisins à 3 heures du mat'). Il y a des programmes pour émuler de la batterie, des guitares, du piano... bref, plein de choses pour vous transformer en groupe de garage rock 100% lo-fi. Il n'y a plus de limite à votre créativité ! Sauf la plainte pour tapage nocturne.
The Earlies : pop électronique et chamaniqueDès l'introduction sous influence Beach Boys (période Pet Sound), l'auditeur amoureux de pop mélodique et bien faite se trouve transporté 30 ans en arrière. Une époque où Love, The Byrds et The Zombies régnaient en maître (du moins c'est ainsi qu'on aimerait qu'il en fût). Et pourtant, Christian Madden, Giles Hatton, Brandon Carr et John Mark Lapham, les quatre de The Earlies composent la plupart de leur comptines grâce - et avec - des machines !
C'est donc plus près des feu-Beta Band ou du Virgin Suicide de Air que l'on classera ce groupe généreux aux mélodies divines (voir "One of us is Dead" dans Gallery > Sounds). Pour autant, les amateurs de rythmes et de sons psychédéliques qui chavirent ne seront pas déçus, car The Earlies maîtrise parfaitement l'art de vous faire tourner sur vous même, extatique et le visage tourné vers le ciel (cf. le tubesque "Morning Wonder" en vidéo, avec son groove downtempo accompagné d'obsédantes guitares). |
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