Archives > Avril 2006Nine Inch Nails aime les clousPosté par Flyer le 30.04.06 à 10:10 | tags : google video zic, metal, nine inch nails, vidéos musicales
Dans le clip d'"Only", le single du dernier album With Teeth, Trent Reznor (aka Nine Inch Nails) filme sa tasse de café et joue avec des clous. Attention les yeux. Living with War ! De Neil Young ! En entier ! Tout de suite !![]() Excellente nouvelle ! Living with War, l'album de Neil Young à paraître bientôt, avec plein de cuivres et de choeurs dedans, est d'ores et déjà écoutable, en intégralité et en streaming, sur le site officiel de Neil Young ! En voilà une chouette démarche ! Et puis ça a l'air plutôt bon ! Youpi, quel beau week end ! Vous n'attendiez pas ça d'Avril Lavigne... Depuis la publication d'un rapport, rendu par elle-même et qui a pourfendu toute sa légitimité, la Canadian Recording Industry Association s'effondre lentement. De nombreux groupes et labels, plus ou moins influents et qui se sont sentis spoliés, l'ont quitté, la laissant se débattre dans ses problèmes. Et, coup de grâce, plusieurs de ces labels et artistes, dont Avril Lavigne, Sum 41, Sarah McLachlan, Barenaked Ladies, Broken Social Scene, ont décidé de créer une association d'un genre nouveau : la Canadian Music Creators Coalition, qui entend se baser sur trois principes pour faire pression sur le gouvernement canadien dans la réforme du copyright.1° Poursuivre les fans de musique en justice est destructeur et hypocrite. 2° Les verrous digitaux sont risqués et contre-productifs. 3° La politique culturelle devrait soutenir les artistes canadiens. La preuve est faite. Malgré nos moqueries sur leur étrange langage, les Canadiens vivent dans un beau pays où les lobbies mercantiles se craquèlent et où les artistes soutiennent (prennent part même !), aux belles décisions. Alors, le jour où le monde sera plus beau, n'oubliez pas, blame Canada ! Re-Kill Hendrix Le millénaire commence à peine que les réalisateurs vieillissant se jettent voracement sur les musiciens émérites du siècle passé. Après Ray Charles et Johnny Cash, et en attendant Neil Young, c'est le grand Jimi Hendrix qui ferait l'objet d'un nouveau biopic, dont le tournage devrait débuter à Londres vers la fin de l'année. Okay. Vous voulez mieux ? Quentin Tarantino pourrait en être le réalisateur. Le papa de Pulp Fiction est un fan absolu de Hendrix, et il semblerait avoir "flashé" sur le scénario de l'adaptation. On ne sait pas encore qui jouera le rôle (certains parient sur Lenny Kravitz) mais avec Tarantino aux commandes, on imagine facilement David Carradine et Samuel Jackson en Elvis et Chuck Berry, les idoles d'Hendrix. Être 'indé' en 2006, selon Ici d'ailleurs Sur Fluctuat, depuis hier, est publiée une excellente interview de Stéphane Grégoire, fondateur et directeur du label Ici d'ailleurs, qui s'exprime sur la position du label dans l'industrie du disque, les nouveaux défis de distribution, le téléchargement, la direction artistique et les stratégies futures du label pour survivre. Oui, tout ça.Cette interview est une part du mini-dossier Ici d'ailleurs, avec la chronique croisée de Spade & Archer / Headphones sur Flu, et la semaine de l'OuMuPo sur Playlist, votre bloguibulle dévoué. Zappa contre la censure A plusieurs reprises, le très (intelligement) politisé Frank Zappa s'est positionné contre les mesures de censure des gouvernements américains successifs. Si l'oeuvre de Zappa fait polémique chez les mélomanes (on lui reproche tout et n'importe quoi musicalement), son action politique, intimement liée à sa musique (comme sa vie et sa personalité entière), a touours été irréprochable d'intégrité et de sincérité. Chose qu'on aimerait voir plus souvent chez ceux qui font la politique, mais passons...Petit retour donc sur le thème "Zappa contre la censure", d'abord avec la polémique lancée en 1985 sur les mesures de censure des "paroles explicites", demandées par une association fondée par les femmes de députés américains (!), concernant les chansons de rock, évoquant sexe, drogue ou occultisme. Dangeureusement proches du gouvernement, leurs menançantes revendications chrétiennes avaient poussé le musicien à une débauche de lettres de contestation, envoyées au président Reagan, au Congrès américain et aux médias. Toutes visibles sur un set de photos FlickR, histoire de se plonger dans la verve et les idéaux de l'immigré aux grandes oreilles. L'année d'après, en 1986, Zappa est invité à débattre contre le commentateur politique Robert Novak dans l'émission Crossfire, et se débrouille parfaitement pour faire étaler à Novak ses visions primaires de la libre expression et la censure gouvernementale, une nouvelle fois dirigée contre les chansons de rock. La façon dont Zappa débat est, en elle-même, fascinante, mêlant argumentation précise, opposition frontale, et métaphores humoristiques qui font même rire les avocats. Il tient tête sans lacheté, respecte son interlocuteur, et n'oublie pas de divertir la discussion, convainquant aussi par l'humour des théories surranées de l'adversaire. C'est brillant. L'enregistrement vidéo (50 Mo) en Quicktime (disponible ici), vient de WFMU. Que l'on aime ou pas la musique de Zappa, le monde est un peu plus triste sans lui. Neutral Milk Hotel ou les Carrot Flowers Le problème avec les Mp3blogs, c'est un peu comme avec les trucs cancérigènes: il y en tellement plein partout qu'on passe souvent a côté sans s'en rendre compte. Heureusement nos gentils amis de Mocking Music (une amitié à sens unique reste une amitié) font un post hebdomadaire presque chaque semaine dans lequel ils rassemblent leurs trouvailles de l'à peu près semaine. Le week end dernier justement, ils nous ont pointé vers deux concerts de Neutral Milk Hotel. Si ce nom ne vous ditt rien, foncez-y, parce que NMH était la meilleure source de bande son pour suicide des années 90, et si vous connaissez déja, je sais que vous n'êtes déja plus là. Jeff Mangun, le leader de l'hotel du lait neutre, était un mélange de Bob Dylan et de Win Butler, et ces enregistrements sont d'autant plus précieux qu'il n'a pas repris sa guitare depuis le deuxième de ces concerts. Par mesure de sécurité, prévoyez juste d'écouter au casque, dès fois qu'un gothique passe par là. Snoop Easton Dogg Snoop Doggy Dog - alias Snoop Dogg - alias Calvin Cordozar Broadus... Bref, le rappeur / fumeur / proxénète / réalisateur de hard Snoop Dogg planche depuis peu sur son premier roman. Le but de ce roman étant de... euh... faire découvrir aux femmes un aspect différent de sa personnalité... le dealer, peut-être ?Bref, les gens de FARK (un site dédié aux news bizarres) ont lancé un concours très rigolo, invitant les gens à imaginer quelle pourrait bien être la couverture du bouquin de notre ami Snoop. Les participations sont publiées au jour le jour, alors n'hésitez pas à y jeter un oeil, et votez ! Pour élire la facette cachée de Snoop Doggy Dogg, tapez 1... (via Listening Post) 60 000 dollars d'iPod, 1 erreur fondamentaleTekserve, le magasin Mac le plus hype de New York, s'est offert une publicité toute en iPodominos. A peu près 200 iPod (au prix tournant autour de 325 euros) s'effondrent les uns sur les autres, et bravent finalement les lois de la physique la plus élémentaire en faisant se relever, dans le mauvais sens et sans la force suffisante, un iBook trop lourd. Mais encore, si la publicité était impressionante ! Et non, ça se limite à aligner des milliers de dollars et à faire pauvrement mumuse avec. Mais, pendant ce temps, de gentils japonais font infiniment mieux avec 3 bouts de ficelles et des aimants ! Alors déridez vous et régalez donc vos yeux avec ces dix minutes de bonheur pur. Champions du monde ! Vincent, du bloguiboulga musico-théorique Interprétations Diverses (où l'on se pose chaque jour des questions inutiles mais cruciales), dressait ce matin une carte de la Mp3blogosphère frenchy en forme d'équipe de foot. Le supporter errant y trouvera son chemin vers le bar des habitués, des indispensables, des bons gars, des chouettes surprises et des pom-pom girls. Aloz hop, vous aussi, ouvrez des blogs, venez jouer avec vos oreilles ! Ou vos pieds... Poil au nez. Ecouter la radio devient de plus en plus compliqué![]() Vous avez vu cette scène à la fin d'Alien vs. Predator dans laquelle un Gremlin surgissait de nulle part et forçait les deux créatures à s'accoupler, donnant naissance neuf mois plus tard à une licorne ou je sais pas quoi... Non ?Quoi qu'il en soit, c'est une très bonne analogie pour vous parler de Pandora FM, un site qui vous propose de lier vos comptes Pandora et Last FM, les deux radios du futur, et de soumettre au second ce que vous écoutez sur le premier, de sorte que votre profil est de plus en plus complet et précis, et vos radios deviennent plus customisées qu'une mobylette avec un pot Ninja. La musique que vous écoutez devient alors le produit d'un caclul compliqué entre son génome et vos goûts, et vous vous transformez en une sorte de mélomane du futur. En y réfléchissant, je dormais pendant le film. En fait, je crois même que ce n'était pas Alien vs. Predator mais l'Odyssée de la Vie. Passons. Mes paroles sont mieux que tes tiennes, et mes cheveux aussi A la fin de 8 Mile, Eminem ridiculisait complétement son adversaire dans un clash, quittant la scène avec l'assurance d'être le meilleur. Partout dans le monde, des songwriters envieux ont vu cette scène et aspiré à ce genre de victoire. On les imagine, devant un écran, pensant "Ouais, j'ai placé vingt titres au top 50, mais quand est-ce qu'on me dira que je suis le meilleur pour mes paroles?". Ne pleure plus Bono, ce jour est arrivé.Les anglais ont en effet répondu à un sondage de VH1 pour élire leurs paroles favorites, et, bien que n'étant pas moi-même poète, je vais tenter de vous retranscrire les résultats dans notre langue : "Une vie, ensemble, frères, soeurs", le refrain de la chanson Un de Toi Aussi, est arrivé en première place. Je ne sais pas exactement ce que c'est sensé vouloir dire, mais il parait que c'est contre le sida... ou quelque chose comme ça... ouais. "Alors tu vas et tu te tiens debout tout seul, et tu pars tout seul et tu rentres à la maison, et tu pleures et tu veux mourir", extrait de la chanson "C'est bientôt maintenant ?" des Duponds, a remporté la seconde place. Mauricet a pourtant écrit mieux. "Je me sens stupide et contagieux, nous sommes là maintenant, divertissez nous", les vers de "Ça sent comme l'esprit des jeunes", de Nirvana, ont eu la médaille de bronze, sans doute à cause du sens posthume que leur ont donné les nombreuses imitations du suicide de leur auteur. Une chose est sûre, en tout cas : lorsqu'une chaîne désespérée en viendra à lancer la Poet Academy, le vainqueur sera terrible. La musique de la vie
Affronter le monde avec les oreilles propres Cela faisait un moment que nous n'avions pas découvert un gadget bizarre et vaguement glauque. C'est chose faite grâce à ce bidule japonais (pas ma faute si les japonais sont les rois des trucs bizarres et vaguement glauques), qui vous permettra, grâce à une mini-caméra et une petite lumière, de regarder directement dans vos oreilles ! Comme la demoiselle sur la photo ! J'imagine que ça peut aussi servir à se nettoyer l'oreille incriminée, mais ce n'est pas clairement indiqué sur la page produit... Quand à l'usage de la machine, je doute que les névrotiques de la propreté auditive soient les premiers à se jeter dessus. Mais les fétichistes de tout poil seront ravis. Oh oui, et les mélomanes aussi. De belles découvertes...Posté par Flyer le 26.04.06 à 12:41 | tags : contemporaine, mp3, myspace, pop, psychédélique, punk, web
David F nous revient d'un périple électro au pays des hamburgers, et nous décoche immédiatement une série de choses sur lesquelles il serait de bon aloi (d'audieusement) se pencher. Premièrement, une petite sélection de musiques issues des récents disques de Tom Verlaine, le monsieur derrière Television, c'est par ici. Puis, un très beau morceau de la jeune Essie Jain, "Glory", une sorte de Elysian Fields en plus dépouillé et inquiétant, avec une voix de velours posée sur une instru têtue et lentement agressive (il y a d'autres choses magnifiques sur son Myspace). Et finissons sur les belles errances gentiment violentes de la harpiste Hélène Breschand, dont le blog Myspace recèle une compo à faire frémir les ours en peluche, "Salome", et une sorte de slam moche, "Au bout de la langue". Faites du doux à vos oreilles... (illus. la talentueuse Essie Jain) Flaming Lips + Cat Power = Black SabbathPosté par Flyer le 26.04.06 à 11:27 | tags : cat power, flaming lips, vidéos musicales, web, youtube
Un joli featuring Flaming Lips + Cat Power pour une reprise plutôt bien foutue du "War Pigs" de Black Sabbath. Peut-être un petit peu trop soft par rapport à l'originale, mais ce n'est pas aux maîtres de l'optimisme expérimental et à une Chan Marshall même pas saoûle jusqu'à la trogne que l'on pourra demander une chanson bien dark. Cela dit, c'est rigolo comme la phrase "Satan, laughing, spreads his wings !" résonne avec tant d'espérance sur leurs langues. Austin Pumpkins...![]() Je ne comprend pas le message caché dans l'image (trouvée sur Netphoria), mais ça m'a bien fait rigoler. Muse veut devenir Franz Ferdinand Les anglais de Muse ont annoncé la date de sortie de leur pochain single : "Supermassive Black Hole" sera dans les bacs le 19 juin prochain, suivi d'un 4e album (sans titre fixe, mais Excuse us for Absolution me paraîtrait une excellente idée) à paraître le 3 juillet. Evidemment, la magie d'internet vous permettra de récupérer tout ça d'ici 3 semaines au grand maximum... Concernant le nouveau single, Matthew Bellamy a tenu des propos choquants : "Je sortais danser dans des clubs autour de New York. Cela a aidé à écrire des chansons comme "Supermassive Black Hole". Franz Ferdinand l'a très bien fait, un genre de beat dance mixé avec des guitares alternatives (?) et j'ai toujours voulu faire ce genre de choses." Oups. Another one bites the dust... Encore The Streets ? Oui, mais en vidéo !![]() Les gens de Music (for Robots) ont un deal vidéo avec Vice Records, et chaque jour de la semaine, ils mettront en ligne des vidéos de Mike Skinner expliquant les chansons de son dernier album The Hardest way to make an easy living de The Streets (chronique sur Flu, le mag'). Ça commence logiquement par une vidéo sur le premier titre de l'album, "Pranging out", une chanson sympathique inspirée par une crise d'angoisse dans une fête pleine de drogues. C'est du vécu. La vidéo du second titre, "War of the Sexes", est disponible chez Lemon-Red. Youpi ! Rock'n'Roll Circus![]() Comme je ne vois vraiment pas comment je pourrais plaisanter sur le sujet, je vous recommande à la place de profiter au maximum de votre imitateur d'Elvis local avant qu'il ne se retrouve au chômage. Neil Young Vs. George W Bush Le canadien Neil Young est attaqué en justice par le gouvernement américain, qui lui demande 10 millions de dollars... pour avoir utilisé "illégalement" des samples de George W Bush, (lors de ses discours sur l'état de l'Union, cuvée 2004 et 2005) dans sa chanson "Let's impeach the president", tirée de l'album politique à suivre : Living in War.Young se défend en expliquant que l'office de presse de la Maison Blanche na jamais daigné le rappeller, malgré ses tentatives répétées, parce qu'il était Canadien. Il dit aussi avoir "entendu quelque part" que des samples de moins de 4 secondes ne nécessitaient pas d'autorisation légale. Tout ça est un peu léger comme défense... Sinon, une rumeur court à la CIA, comme quoi Neil Young fabriquerait secrètement des armes de destruction massive dans son grenier. Cette information, communiquée au Pentagone, devrait provoquer bientôt l'invasion armée du Canada, histoire d'y instaurer la "vraie" démocratie. Celle où on ne critique pas le chef. Compositeur de musique (satanique)![]() Sur T.y.pe.o.r.g.g se trouve un petit séquenceur de musique, tout en flash et facile à utiliser. Les samples de percussions sont tout bonnement hypnotiques... Par contre, le piano fait sonner toutes mes mélodies comme des panégyriques au Diable. Chéri, fais toi peur Matt, le bon gars du Kentucky qui s'occupe de You ain't no Picasso (un Mp3blog charmant), s'est récemment acheté un vieux vynile de Thriller (et oui, Michael Jackson faisait de la musique, il y a longtemps, avant de se tranformer en mutant pédophile blanc de l'espace) et pour l'occasion, il a décidé de poster deux sympathiques reprises des tubes "Thriller" et "Billie Jean", respectivement du brave folkeux Ben Gibbard et des joyeux popeux Belle and Sebastian.C'est assez intéressant la façon dont rend "Thriller", avec la voix claire de Gibbard simplement posée sur la mélodie de base. Quand à "Billie Jean", comme le dit Matt, c'est surtout la façon dont le public réagit et le plaisir évident du groupe qui rend la reprise touchante. Zombi à vous ! La drogue c'est malPosté par Flyer le 24.04.06 à 11:22 | tags : électro, jean-michel jarre, rigolo, vidéos musicales, youtube
Telex : la bande à Pixou![]() Chez Telex, t'envoie ton Pix et c'est la fête ! Un peu comme chez Gnomz, mais en pas pareil... (via la Blogothèque) Bon anniversaire Robert ! Avec quelques heures de retard, honorons la naissance et souhaitons un heureux 47ème anniversaire au gros Robert, roi des corbeaux et leader de The Cure. L'homme-orchestre du plus grand groupe gothique de tous les temps est né le 21 avril 1959 à Blackpool. Les Cure seraient actuellement en studio pour un nouvel album à paraître (peut-être) cet été. Aucun détail. Aucun titre. Aucune info jusqu'à présent. Cet album sera le premier enregistré depuis le départ du clavier Roger O'Donnell et du guitariste Perry Bamonte. Heureusement, le séduisant et historique Porl Thompson fait son grand retour. Pas fatigué du tout, Robert Smith planche également sur un nouveau Dvd live et écrirait une musique de film. Le groupe continuera de râcler brillamment ses fonds de tiroir avec la réédition de The Top, The Head on the Door and Kiss Me Kiss Me Kiss Me, ainsi que l'album sideproject du Glove Blue Sunshine enregistré avec Siouxsie et Steve Severin en 1983. Bon anniversaire Robert ! Devinez devinez qui je suis ? Chanteur de charme britannique, j'ai été appelé hier à m'expliquer sur 7 arrestations successives en l'espace de 3 mois et la possession de 0,406 grammes d'héroïne, 0,776 grammes de crack, 0,332 grammes de résine de cannabis, 5,94 grammes de cannabis, puis de 3,103 grammes d'héroïne, 3,664 grammes de crack et 2,503 grammes de cannabis etc. Condamné à 24 mois de suivi thérapeutique et de liberté conditionnelle, ainsi qu'à une suspension de permis de conduire de 6 mois (pour conduite en état d'ivresse sous l'emprise de stupéfiants) le jeudi 20 avril 2006 devant une cour londonienne, j'ai été de nouveau arrêté au volant de ma voiture, un peu plus tard dans la soirée, près de Birmingham avec un ami en possession de drogues de catégorie A, en quantité suffisamment importante pour être accusé de "fournir" mes potes et d'autres personnes. Relâché vendredi en attendant une nouvelle comparution, j'ai donné récemment un concert chaotique à Paris. J'entretiens une relation suivie avec un mannequin vedette et apparaîs régulièrement sur des scènes européennes. Mon père était militaire. Je suis, je suis... oui, encore et toujours moi, le prince des voleurs, le roi des crackeurs, j'ai nommé... Madonna : my Jesus is rich La cohérence est une valeur tellement surfaite lorsqu'on est une pop star mondialement connue. Par exemple, le fait que Madonna fasse partie d'une secte qui tire ses origines d'obscures ramifications judaïques (et ses revenus d'obscures ramifications dans les comptes en banque des membres) devrait, dans un plan dimensionnel normal, lui poser un cas de conscience lorsqu'elle désire utiliser une croix géante pour descendre du plafond à la scène lors de sa nouvelle tournée.Mais non. Alors, au moins, cela devrait lui poser un cas de conscience que sa croix couverte de diamants et de cristaux de Swarovski coûte la bagatelle de 5,7 millions de livres anglaises. Ce qui est légèrement excessif, tout de même. Mais non. Dans le monde de Madonna, tout le monde est heureux. (illus. Paul Raymonde) The Smashing qui ? Quelque part entre le rêve et la réalité, Billy Corgan se promène. Cela fait maintenant presque un an que les Smashing Pumpkins, groupe de pop phare des 90's, est en passe de renaître de ses cendres... En guise de news, le site officiel du groupe s'est juste offert un lifting, tout en blanc, avec un simple texte : "C'est officiel, les Smashing Pumpkins écrivent actuellement des chansons pour leur album à venir, leur premier depuis 2000. Aucune date de sortie n'a encore été fixée, mais le groupe projette de commencer à enregistrer cet été." Pendant ce temps, D'Arcy Wretsky fume du crack. Magalie Vaé ? Tout le monde s'en foutUne petite niouse qui m'a déclenché un rire sadique, Maïa m'a appris que l'album de Magalie Vaé, la dernière gagnante de la Star Academy, se payait un bon flop dans les charts français. A l'inverse de tous les vainqueurs précédents, qui entraient directement dans le top 5, l'album de Magalie s'est effondré à la 25e place dès la deuxième semaine. ![]() Rendons à César ce qui appartient à Nicos, c'est peut-être parce que son album est meilleur que ceux des autres Académiciens ? Ou pas. Architecture in Helsinki à la Maroquinerie : let's dance ! Passons sur les deux premières parties aux qualités discutables, j'en dirai simplement que, comme souvent, ça fait mal de voir à quel point les mauvaises premières parties françaises sont encore plus mauvaises que les mauvaises premières parties étrangères.Architecture in Helsinki donc, ou comment huit zozos armés de trombonnes, tubas, basses, clarinettes, guitares, synthés, bongos, percussions, batteries, triangles, trucs en bois divers, se sentent aussi libres que l'air sur une petite scène comme celle de la Maroquinerie. Comme sur leur très sympathique second album (le seul sorti en France), In Case we Die, les Australiens enchaînent des compos aussi courtes qu'étourdissantes d'idées. Les ambiances mutent, les refrains pop plongent dans un magma de synthés puis sont repêchés par des cuivres, et repartent à l'assaut sur des titres quasi-symphoniques. Le concert s'ouvre sur le premier titre de l'album, "Neverevereverdid", sombre construction au synthé qui passe en un clin d'oeil à une pop absolument dansante. Le public, qui fait presque déborder la Maroquinerie, suit le rythme immédiatement, pour ne jamais s'arrêter de danser, chanter et bouger sur les chansons mutantes et protéiformes du groupe. Cameron Bird, chanteur-guitariste principal du groupe, s'avère être à peu près complètement rond, mais cela semble plutôt lui donner la pêche, à le voir sauter partout et à se mettre aux commandes de tous les instruments. ![]() Au bout de 25 minutes de live, le groupe a déjà joué une dizaine de titres : des hits catchy du dernier album, comme 'It's 5 !" ou "Wishbone", des titres inconnus du public (mais très bien reçus), en provenance du premier album Finger Crossed, et ils enchaînent avec une ou deux nouvelles chansons. Au passage, les rigolos dédicacent leur excellente chanson (sous speed) "The Cemetary" au Père-Lachaise (situé à 150 mètres de la salle de concert). Le concert, entamé à 22 heures (deux premières parties, ça mange du temps !) se termine vers 23 h sur les hourras d'un public fatigué et conquis. Architecture in Helsinki sur scène, c'est un gentil bordel qui vire de bord à la vitesse de l'éclair (je ne sais plus qui avait dit qu'en un album, ils avaient dessiné leurs directions musicales pour les 10 ans à venir), mais qui flanque un bon sourire en un rien de temps. Ils sont tellement à 100 % dans ce qu'ils font. A noter : une équipe télé de Tracks a filmé une partie du concert. La diffusion dans l'émission n'est pas encore fixée. Affaire à suivre... PoeTV : banque de clips Un joli site à signaler sur lequel on retrouve un maximum de vidéos originales ou live d'artistes rock, pop et divers : PoeTV.Sur PoeTV, vous trouverez aussi bien "Rock the Casbah" des Clash, que des enregistrements live de Belle and Sebastian, de Björk, d'Autechre, de Prince ou, pour ceux que ça intéresse, des clips d'un championnat du monde de console Sega, et même des mangas. Le tout est en accès libre et gratuit, et enrichi chaque jour de nouveautés. Ce site est essentiellement un site de liens, comme il en existe beaucoup dans le monde anglo-saxon, sans réel équivalent chez nous. Nathan Fake : c'est pour de vrai ! Objet hype par excellence : Drowning in a Sea of Love est la preuve que, parfois, la hype a du nez ! Si la plupart des clubbers du monde entier avaient déjà remarqué le trancey The Sky Was Pink de Nathan Fake, parfait pour danser les bras en l'air dans sa version remixé par James Holden (compagnon de label du-dit Fake et co-fondateur avec le même, de Border Community), ils étaient certainement loin de se douter de la teneur de ce Drowning in a Sea of Love.De fait, le malentendu est de taille, tout le monde s'attendant plus ou moins à un album techno-trance et minimal, et se retrouvant au final avec un croisement fabuleux – et, il faut bien le dire, inespéré - entre le meilleur de Boards of Canada et la quintessence de l'écurie Kompakt. Soit, un album d'electronica mélodique, tout en bruitages subtiles et en beat cotonneux, qui enchaîne perles psychédéliques et comptines lysergiques, comme ce Grandfathered à réveiller un Kevin Shield ou la formidable version originale de The Sky Was Pink, acide en diable, et dont décidément, on ne se lasse pas. Du grand art ! A noter la parution du maxi, Drowning in a sea of remixes avec la participation d'Apparat (aka (certainement le plus beau), de Jake FairleyFairmont), de Vincent Oliver et Fortdax.
Rap prolo !Un moment de poésie, du flow pour la classe moyenne. "Quand vous aurez écouté ma démo audio, vous serez scotché !" C'est vrai. (via Listening Post) Conseil Shopping ? On est jeudi, le soleil brille, Architecture in Helsinki passe ce soir à la Maroquinerie (vous en aurez des nouvelles demain), le printemps s'installe... C'est le moment ou jamais de vous acheter l'antenne émettrice de 50 mètres de haut que vous avez toujours rêvé de posséder ! Entre autres choses... (via WFMU... et spéciale dédicace shopping à Van, la fille d'à côté) The Streets ! En entier ! Découvert ce matin en traînant mes guêtres sur Myspace, Mike Sinner de The Streets vient de balancer l'intégralité de son nouvel album The Hardest Way to make an Easy living (chronique sur Flu, le mag), sur son blog Myspace. Le NME l'avait déjà fait la semaine dernière, mais ce coup-ci, c'est un lien permanent que je vous propose... Foncez donc y jeter une oreille, c'est très bien ! Hip hip hop hourra ! Renaud Donnedieu de Vabres 2Posté par Flyer le 20.04.06 à 12:20 | tags : copinage, dailymotion, politique, vidéos musicales, web
Après la victoire ultra-critiquée du projet DADvSI, notre ministre de la Culture (qui a décidé de devenir l'un des pires souvenirs des internautes) revient s'occuper de nos libertés, pour notre bien évidemment. Selon ses propres dires, le DADvSI n'était qu'un début et, en observateur avisé des pratiques internet, Renaud Donnedieu de Vabres a bien constaté qu'un grand nombre de blogs proposaient du contenu pas vraiment "certifié". Sur cette vidéo (découverte sur le gue-blo de Marvin Rouge, un de nos gentils lecteurs qu'on aime beaucoup même si on le connait pas), le Ministre nous apprend que "sur Internet, circulent de nombreuses choses, le pire comme le meilleur" et que, par voie de fait, "redevient essentielle la certification, c'est-à-dire la signature par un journaliste parce qu'elle garantie l'authenticité".
Quel est le besoin de "certifier" un site d'information ? Les sites du Monde, du Figaro et consorts sont parfaitement identifiés en tant qu'organes de presse, tenus par des journalistes. A quoi bon réaffirmer leur statut ? Pour les mettre en avant sur les moteurs de recherches et diriger la masse des internautes vers ces sites en priorité ? Ou bien, en reviendrait-on à dire que les chroniques de disques de Libération ou de Rolling Stones sont justes car "certifiées" par des "professionnels". Je ne suis pas un fervent défenseur du "journalisme citoyen" prôné par une bonne partie de la blogosphère, mais réaffirmer la supériorité d'un journaliste sous prétexte qu'il possède une carte de journalisme, obtenue par la conformité à une bête condition financière (on peut obtenir la carte lorsque la moitié de nos revenus au moins est généré par une activité de presse, peu importe qu'on soit bon ou mauvais journaliste), dans un univers qui a pointé, à maintes reprises, d'importantes erreurs journalistiques... c'est simplement flirter avec l'imbécilité. Gothique et Suicide Je n'ai pas l'habitude de faire de la recopie pure et simple mais l'occasion est trop belle. Abonné (je ne sais pourquoi) à la lettre quotidienne du JIM (sais plus ce que ça veut dire), j'ai reçu ce matin cet article qui traite d'une question essentielle : "les ados gothiques se suicident-ils plus que les autres ?" Je me suis toujours posé la question... notamment après avoir perdu mon ami d'enfance Pierre, lequel après avoir passé 6 ans déguisé en Robert Smith a viré de bord et s'est mis à écouter ZZ Top et Supertramp. Pierre, si tu me lis... "Le style Gothique conduit-il au suicide ? (morceaux choisis) Ce comportement social, qui ne répond pas bien sûr à une définition stricte, peut être assimilé à un dérivé de la culture punk caractérisé par une esthétique vestimentaire privilégiant le noir (avec un maquillage provocateur en rapport) et des goûts musicaux spécifiques. Une équipe écossaise s’est lancée dans une étude épidémiologique très originale pour déterminer si l’appartenance à la sous culture Gothique était associée à une augmentation de la fréquence des comportements d’auto agressivité. 93 adolescents se considéraient comme gothiques (37 un peu, 41 pour beaucoup d’aspects et 15 tout à fait). Il est apparu tout d’abord que le sentiment d’appartenance à la sous culture Gothique n’est corrélé ni à des variables sociologiques ou psychologiques, ni à la consommation d’alcool et est simplement faiblement associé à un usage fréquent de drogues prohibés. En revanche l’identification à la culture Gothique est associée aux comportements d’auto agressivité et aux tentatives de suicide. L’attitude Gothique est la seule qui paraît être spécifiquement associée à des comportements auto-agressifs. Deux explications, d’ailleurs non exclusives l’une de l’autre, sont possibles. Soit l’auto-agressivité est un comportement socialement normatif de la culture Gothique, soit les sujets ayant des tendances à l’auto-agressivité sont plus enclins que les autres à adopter cette sous-culture. Quoi qu’il en soit, les adolescents Gothiques doivent être considérés comme à haut risque de comportements auto-agressifs et de suicide." Dr Nicolas Chabert, merci à vous. Le Petit Robert en a froid dans le dos. Dire qu'il aurait pu se suicider il y a longtemps longtemps. Djam's ! A ne manquer sous aucun prétexte, ces quatre sélections à écouter ou télécharger (oui quatre !) de James Murphy (je parle de l'inénarrable boss de DFA et leader de LCD Soundsytem, pas du guitariste de métal top moumoutte, hein !) pour un cours de rattrapage disco-punk. Ça se passe sur Beatsinspace l'émission que Tim Sweeney donne chaque mardi soir de 22h30 à 1h00 du matin sur WNYU 89,1 FM (New York). Immanquable également, la session de JG Wilkes d'Optimo, avec au programme : Conrad Schnitzler, Hawkwind, Sonic Youth, Can, Neu!, Nurse With Wound (et le fabuleux Rock N' Roll Session, ceux qui ne connaissent pas doivent se précipiter, morceau culte !), The Orb ou encore James Chance. Du 100 % Kraut ou affilié, on vous dit ! Beatinspace, ou "comment faire danser sur de l'indansable". Check it ! Votre cerveau a-t-il une minute de temps libre?Quand l'annonce a été faite que Jack White écrirait une chanson pour une pub coca cola, le monde entier du rock s'est scandalisé, gaussé, l'a traité de vendu, etc... Il y avait même des petits malins pour constater que la polémique déclenchée faisait déjà office de pub pour la boisson (la préférée des clous rouillés). Eh bien ceux là peuvent d'ores et déja s'armer de leur rictus narquoi favoris, parce que la pub a leaké, et elle fait déjà le tour du monde. Playlist, bien sûr, ne pouvait passer à côté de l'occasion d'être l'outil du marketing viral le plus cras. Voilà, donc, en même pas exclusivité, l'objet du crime :
Une offre qu'on ne peut pas refuser...Vas-y, tous les mecs cool en prennent ! Le label Memphis Industry tenterait-il un suicide commercial ? On peut se le demander, puisqu'il vient de décider d'offrir tout un album, remplis des joyeuses chansons de ses poulains, parmis lesquels Field Music, The Black Neon et les adorables Pipettes. Si vous aimez votre pop intelligente et inventive, faites vous plaisir, la première dose est gratuite.La dernière fois que j'ai entendu ça, je me suis réveillé six mois plus tard dans un caniveau, les poches vides et un goût de cendrier dans la bouche, mais je suis sûr que ça va bien se passer ce coup ci. Le hip hop investit le marché du jeu vidéo !
Le Printemps de Bourges : covers 1977-2006![]() Encore un anniversaire. Le printemps de Bourges (du 26 avril au 1er mai 2006) a trente ans, et le fête. Voir notamment la galerie photos des 30 affiches du festival de 1977 à nos jours, par autant de graphistes ... de saisons. 100 patates ? C'est l'histoire d'un gentil américain qui s'est mis en tête de connecter entre elles des tas et des tas de pommes de terre ! Oui. Car les pommes de terre produisent de l'électricité. Infiniment peu, à vrai dire. Mais sachez désormais que 225 kilos de pommes de terre reliées en série peuvent alimenter en électricité une petite installation sonore de 5 volts. Une installation que notre gentil américain a fait voyager dans sa camionette, invitant les gens à monter à bord pour écouter les mélodies patato-générées. Ça donne faim, mais sachez qu'il ne faut pas manger les pommes de terre après s'en être servi comme batterie. (via Gizmodo Fr) Robbie Williams e(s)t Jésus Christ Les temps avancent, la foi recule et l'Eglise perd ses fidèles. Certains cadors du Christianisme misent leurs osties sur une église moderne, quelques malins s'en servent pour soutenir n'importe quoi, et d'autres enfin... euh... confondent Robbie Williams et Jésus Christ. La nuit dernière, le Révérend anglais Ian Gregory et ses potes à faux-col ont condamné le bon Robbie pour avoir participé à un tour du magicien Derren Brown, au cours duquel il s'est laissé hypnotiser puis enfoncer des tas d'aiguilles métalliques dans les bras. Alors que toute l'angletterre, retenant son souffle, cherchait des yeux les miroirs créant l'illusion de passe-passe, la bande du révérend Ian y voyait, horrifiée, une parodie de la crucifixion du Christ : "Banaliser l'évènement le plus important de toute l'Histoire est impardonnable !" accusent-ils. Pendant ce temps, le Big Bang, véritable évènement le plus important de l'Histoire, est banalisé chaque seconde dans les moteurs à explosion, sans que personne ne crie à la caricature de prophète. Fait divers : un mélomane égaré retrouvé dans un concert des Arctic Monkeys Il y a quelques clichés sur le rock qui ont le don de m'énerver lorsqu'on me les énonce. Qu'il serait mort à la fin des années soixante-dix, notament. Ou bien ces légendes de gros durs, comme celle de Sid Vicious continuant à jouer - tout dégoulinant de sang - après avoir reçu une bouteille de bière (même après sa mort, il a continué à apporter autant à la musique).Bien sûr que le rock est vivant ! Evidemment que jouer les machos poilus n'a rien à voir avec la musique ! Je pourrais vous citer un tas de groupes dont les membres ont été conçus dans les années quatre vingt, qui fuiraient la scène si le public leur lançait des bouteilles en plastique mais qui sont pourtant plus rock qu'un coffret collector des Sex Pistols. Quand les Arctic Monkeys interrompent leur concert après avoir reçue une chaussette cependant, la cause devient vraiment difficile à plaider. Eurovision : pas une blague, une guerre ! Oui, nous avons fait notre part de plaisanteries sur cette grande institution annuelle, contribuant à notre petite échelle a miner le peu de crédibilité qui lui reste. Aujourd'hui je tiens à m'excuser en mon nom et en celui des autres rédacteurs : l'Eurovision joue un role géopolitique important. Derrière les strass et les paillettes se joue l'image de notre pays, et il est grand temps de nous ressaisir si nous voulons retrouver notre stature internationale ternie par le non à la constituion et les révoltes islamistes dans nos banlieues. Un (très sérieux) informaticien écossais vient en effet de présenter les résultats d'une étude des votes de chaque pays depuis trente ans, et ses conclusions sont édifiantes : l'introduction des votes par téléphone, il y a une dizaine d'année, a mis fin à un complexe jeu d'alliances en coulisse et a permis l'émergence de deux superrpuissances : le sanguinaire bloc balkan, centré autour de la Croatie, et le cruel bloc viking, composé de scandinaves et de baltes. L'écossais prédit même une victoire bosniaque le mois prochain. Nous laisserons nous écraser encore longtemps sous ces bottes ? La France n'est-elle pas capable de s'élever pour redevenir la lumière de l'Europe? Une seule solution, mes amis : le 20 mai, votez Belge. Ou Allemand, ou n'importe quel pays voisin prêt à se joindre à nous. Hallyday de traversPetite interview marrante autour du film Jean Philippe, où notre Johnny Hallyday tient un sacré coup dans le nez. Etrangement, ça lui fait dire des choses infiniment plus sympathiques et magiques que d'habitude.
Tant qu'on y est, mention spéciale au journaliste qui endosse de façon hallucinante le rôle du lèche-bottes de service. Question choisie : "Dans ce film, vous vous moquez de vouhou (intonation aigüe subite) ? Comment avez-vous réussi à ce point à vous moquer de vous ?" On apprend ça en école de journalisme ? (Merci Louise !) De l'art et du rock
Le style de Jillian Tamaki est inimitable, et il vend des affiches à des prix tout à fait raisonnables. Je ne devrais pas donner mes bonnes adresses mais c'est la fin de semaine et je vous veux du bien. Salve musicale no.5 : le best-of de éèëê Deux chansons (à peine en retard) pour l'anniversaire du blog...Trouver des trucs un peu joyeux fut assez difficile... Et comme 2 titres, c'est pas beaucoup, j'ai opté pour Calgon. Les 2 morceaux suivants sont proches en année (3 ans au plus), en genre (hip hop / pop / post quelque chose), en personnel (Hymie's Basement et cLOUDDEAD se partagent le chanteur Why ?), en matériel (les mêmes claviers fatigués, les mêmes boîtes à rythmes poussives). C'est proche mais c'est beau, non ? "21st Century Pop Song" par Hymie's Basement C'est de la bombe ! Cette expression un peu niaise me vient bizarrement à l'esprit quand j'écoute ce morceau. Le jeu consiste à trouver qui de Why? et de Fog chantent : aussi fous et faux l'un que l'autre. Musicalement, c'est un peu au dessus des Beatles. Hymie's Basement, "21st Century Pop Song"
"Jimmy Breeze Part 1 (final)" de cLOUDDEAD cLOUDDEAD, "Jimmy Breeze Part 1 (final)"
Bon anniversaire en retard Playlist, tu es grand(e) maintenant. Trépanons Virginie Despentes
Assertion no.1 : Tout ce que fait Virgine Despentes relève du niveau néant de l'art.
Assertion no.2 : Patrick Eudeline est un vieux poseur usé, dont la musique relève du niveau de Despentes pour la cohérence narrative. Conclusion : le clip de la chanson d'Eudeline, "Mauvaise Etoile", réalisé par Despentes, atteint un niveau de nullité insoupçonnable. Comme si on plongeait dans un océan de nullité, qu'on nageait tout au fond, à la lie de la nullité, et qu'on creusait dans le sable pour descendre plus bas encore dans la nullité. Voilà. C'est de la mauvaise vidéo amateur, avec des prétentions érotiques effondrantes de vacuité, clairement réalisé sous influence chimique, et avec la musique, c'est encore "mieux"... Bref, quitte à voir un clip pourri, foncez donc sur celui d'Electronic Supersonic qui, au moins, a le mérite d'être rigolo. (merci Zed !) ApocalyPete - Babyshambles au Bataclan
J-5 : Le guitariste des Babyshambles est arrêté pour une grosse engueulade avec sa copine. Il est emprisonné jusqu'au 13 avril ce qui le prive forcément de séjour français. Tout le monde s'en fout car il joue mal et parce qu'il ne parvient plus que très occasionnellement ces derniers temps à accompagner son groupe. A croire que son Blackberry est en panne ou qu'il a paumé son portable. J-4 : Pete Doherty paraît publiquement pour la 1ère fois avec Kate Moss. Selon la rumeur, Pete et Kate se sont re-croisés lors de la fête d'anniversaire d'un ami commun à Londres, il y a 2 semaines et 1/2. Echanges de regards, de mots tendres. Ils s'enferment dans une chambre et n'en sortent plus pendant 72 heures (la dépêche ne dit pas s'ils se font livrer à bouffer ou de quoi voir la vie sous un meilleur angle). On peut supposer qu'ils font des choses à caractère sexuel. Le jour de leur premier affichage en public, Kate déclare à la presse qu'elle et Pete sont de nouveau à la colle et que le chanteur a accepté de se refaire faire les dents. A force de prendre trop de drogue, les dents de Pete sont pourries. Il a une haleine de poney Shetland. La suite des aventures de Pete Doherty et les Babyshambles est à découvrir sur les forums de Flu. (illus. Pete Doherty, caché dans un chariot au Aldi de Bobigny) Alka Setzer![]() La fête est finie, on se réveille avec la gueule de bois et un truc collant sur la main, dont on espère que c'est du gateau et qu'il n'est pas sorti de Pete Doherty. La chose dont on a vraiment, vraiment besoin (à part d'ouvrir la fenêtre), c'est une vidéo de Django Reinhardt et du Hot Club de France. Voilà, maintenant vous pouvez vous doucher, vous habiller et partir affronter le monde derrière des lunettes de soleil. Salve musicale no.4 : le best-of de Maxence ! 1 - "Lost in Music" de The Fall : en tant que fan de The Fall, vous imaginez bien ma surprise quand j'ai réalisé que l'un de mes morceaux favoris de ce "groupe" atipyque (entité monomaniaque serait plus juste, la chose étant le jouet unique de Mark E. Smith son leader et seigneur) était en fait de Sister Sledge, quatuor vocal The Fall, "Lost in Music" 2 - "Albatros" de Justus Kohncke & Heimermann : ce morceau ambiant-techno soft et mélodique très deeeeep (avec de la guitare !) des poulains du formidable (n'ayons pas peur des superlatifs) label Kompakt, partage la face b d'un maxi déjà mythique, celui du "Wombat" des Wighnomy Brothers et c'est sur l'opus 31 de Speicher, la division dancefloor minimale du label de Cologne. Un track qui réussit l'exploit de figurer parmi mes "all time favorites" alors qu'il n'est paru que depuis 15 jours ! Kohncke & Heimermann, "Albatros" Salve musicale no.3 : le best-of de 2Goldfish "Mes deux chansons à moi", par 2goldfishQuand Flyer m'a demandé deux chansons pour l'anniversaire de Playlist, j'ai immédiatement foncé vers le magasin le plus proche pour trouver un Cd "Happy Birthday Playlist". Las, il n'y en a que pour les prénoms communs comme Emilie ou Cédric. Que d'heures de rire ironique et décalé avons nous manqué ! A la place, j'ai du me rabattre sur ces deux chansons: "She's Like Heroin To Me" de Gun Club Rien que le titre : a-t-on fait mieux pour une chanson d'amour ? Ne choisir que deux chansons, ce n'est franchement pas facile, mais avec celle là seule, j'avais déja tout : le blues, la country, le punk, Dieu, la mort, l'amour. C'est comme un morceau d'Highway 51 revisited joué à vitesse double. La chanson idéale pour fêter son anniversaire au bord d'une falaise. Gun Club, "She's like Heroin to me"
"Slow Motion" des Flaming LipsL'une des consignes pour choisir ces chansons (que Myosotis n'a pas du tout respecté, bou-ouh) c'était qu'elles devaient avoir un (je cite) happy feeling. Tout de suite, je me suis demandé "Quelle chanson des Flaming Lips dois-je choisir?". C'est qu'il y a ce truc dans la voix de Wayne Coyne qui a le même effet qu'une pleine poignée de Prozac, le risque de s'étouffer dans son vomi en moins. La musique derrière joue son rôle aussi, et s'en aquitte plus que bien, mais fondamentalement, il y a ce type, capable de nous faire pleurer de joie en chantant qu'on va tous mourir, et ça, c'est mieux que de la drogue, c'est de la magie. Flaming Lips, "Slow Motion"
Salve musicale no.2 : le best-of de Myosotis
Koos Kreuk, "Waar is mijn hoofd"
"From the Morning" est une chanson de l'aube et du printemps, belle à en pleurer. C'est sûrement la chanson la plus gaie de l'album Pink Moon, une chanson naturaliste qui donne envie de se répandre dans le monde, une chanson dansante pour les couples en pyjamas, une chanson d'expansion et de conquête pour les petits pieds. Lorsque les temps sont durs, une dose de "From the Morning" permet de courir vers le désastre le sourire aux lèvres. Nick Drake, "From the morning"
Salve musicale no 1 : le best-of de flyer Yallah, j'ouvre le bal ! Pour l'anniv de Playlist, je vous ai choisi deux de mes chansons préférées, et qui se rapportent, à mon avis, à l'esprit de ce joli blog orange :"Queen Bitch", de David Bowie. Un concentré de pop directe, qui part des guitares jusqu'au cerveau en s'arrêtant à peine à la douane du tympan. De ma première à ma deux millième écoute, ce titre ne m'a jamais lassé, et je le tiens pour l'un des très meilleurs de Hunky Dory. La dernière partie, lorsque Bowie entame son "Oh the cot is so cold, it don't feel like no bed at all !" m'arrache inmanquablement un sourire d'abruti et des dizaines de références visuelles hôtelières, du livre Demande à la poussière à Barton Fink, qui se brouillent toutes en un collage surréaliste juste jouissif. Et puis, ce morceau est à l'image de ce blog, j'aime bien me dire que Playlist est la Queen Bitch de Fluctuat, et maintenant : lecture ! David Bowie, Queen Bitch
"Bye bye Love", des Everly Brothers.Le premier succès des frères. Reprise un nombre incalculable de fois par tout le monde, des Beatles à Ray Charles. Je la met parce que une chanson qui me rappelle, chaque jour, qu'on va tous mourir et que la vie est triste, mais de façon golrie ! The Everly Brothers, Bye Bye Love
Qui sommes-nous ? (collection de zozos) Depuis des mois et des mois, on m'embête régulièrement pour que je poste des détails sur les joyeux mélophages qui hantent les coulisses de ce blog à longueur de journée. Et régulièrement, j'invoque le fait qu'à force d'avancer et de reculer d'une heure à chaque changement de saison, le seul trou dans mon emploi du temps qui m'aurait permis de mettre ça à jour disparaissait dans le néant temporel du 21e siècle.Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est prêt, c'est visible et vous pourrez y assouvir votre malsaine curiosité. La page "Qui sommes-nous ?" de Playlist, avec des détails sur les contributeurs au blog, est désormais (vraiment) disponible... Happy Birthdaaaaaay to...PLAYLIST !
Hé oui, votre bloguibulle mélodique dévoué fête aujourd'hui sa première année d'existence (et après tout, ça n'arrive que 85 fois dans une vie) ! Un an tout rond de digressions mélophiles, d'aventures soniques (le hérisson) et de grosses bêtises destinées à exciter les zones rigolotes de vos cerveaux ! C'est donc une journée toute spéciale, que nous allons fêter en musique, avec un petite sélection des chansons préférées (ou pas) des rédacteurs de votre copain textuel numérique d'urls mélodiques : Playlist ! N'hésitez pas à repasser, vous pourrez frénétiquement cliquer sur plein de morceaux à écouter !! Et puis étalez vous un morceau de gâteau sur la figure tant que vous y êtes !! Anticon, back dans les bacs ! (2)Posté par Maxence le 12.04.06 à 19:42 | tags : électro, hip hop, label, mp3, news, rock, vidéos musicales
Plus proche de l'esthétique pop psychédelique se trouve Why?, le baladin barjot du label. Pour parler de cet album, il faut revenir facilement 30 ans en arrière, quand folk rimait avec expérimentation, LSD et intimisme. Les comptines acides et les textes d'Elephant Eyelash tiennent plus du psyché lunaire d'un Syd Barrett ayant découvert les machines, que de Sugar Hill Gang. Moins hip hop et plus pop, Why? nous sert une musique telle qu'on en avait plus entendu depuis Sebadoh ou Pavement, un son lo-fi crade, allumé par des mélodies enchanteresses et boostés par des samples malins. Pour finir, dans une veine downtempo trip-hop plus soft, signalons la sortie de Brookland/Oaklyn, nouvel opus d'Alias, le producteur maison. La recette du disque est simple mais efficace : tout fonctionne autour de l'antinomie entre beats lourds et voix évanescente de Rona "Tarsier" Rapadas. Entre brûlot break hop, tout en rythme saccadés, et trip hop inspiré (Last Nail où Alias revient au Mcing le temps d'un morceau), Brookland/Oaklyn offre une nouvelle corde à l'arc déjà bien garni d'Anticon.A écouter : Jel - All Around feat Steffi Bohm of Ms. John Soda A voir : WHY? - Rubber Traits video (dir. by Ravi Zupa) Anticon, back dans les bacs !Posté par Maxence le 12.04.06 à 19:34 | tags : électro, hip hop, label, mp3, news, rock, vidéos musicales
A écouter : Rien à faire ce jeudi soir ?![]() Je vous rappelle que nous faisons gagner des places pour le concert de Medi and the Medicine Show, jeudi soir au Tryptique. Allez jeter une oreille à ses compos et envoyez moi un p'tit mail si vous êtes branché... Toutes les infos ici. Good luck ! Fétichisme de tortue![]() Voici la pochette du prochain Oh No !! Oh My !! Je ne connais pas le groupe, je ne connais pas leur musique, mais la pochette m'a vraiment donné envie de me pencher sur le sujet. Alors en furetant un peu, je suis tombé sur leur blog Myspace et deux de leurs morceaux chez You ain't no Picasso : "Walk in the Park" et "I have no sister". C'est pop, un peu folk, un peu électro, et c'est pas trop mal. Mais quelle jolie pochette ! Morrissey à l'Olympia Morrissey se produisait hier à l'Olympia pour soutenir son nouveau et très bon dernier album, Ringleader of the Tormentors (chroniqué sur Flu). Le chef des barbares est apparu, depuis son dernier passage en 2002, transformé physiquement : grossi, boudiné dans une veste ceintrée qui est (heureusement) tombée très vite, vieilli aussi (bientôt 47 ans) mais formidablement en voix. Si je reste perplexe sur les qualités acoustiques de l'Olympia (rendition moyenne des basses), le groupe de Morrissey s'est amélioré et emballe facilement son monde sur les chansons nouvelles, notamment grâce au renfort de Mike V. Pharell et ses claviers.Le set démarre en trombe avec "First of The Gang to die", premier single du précédent album You Are The Quarry. Morrissey accueille son monde en montrant fièrement derrière lui une photo géante de Sacha Distel et son banjo. Il semble aussi avoir développé une fascination bizarre (a-t-il vu la Boum 2 ?) pour Claude Brasseur qu'il citera à plusieurs reprises, jusqu'à sa dernière chanson, la magistrale "At Last I Am Born". Les meilleurs titres de ROTT font un effet boeuf, avec en tête "The Youngest Was The Most Loved", "I See You In Far Off Places", splendide, puissant et lyrique, et bien sûr "Life is A Pigsty", morceau de bravoure sur laquelle le chanteur pousse les aigus au maximum. Un petit cran en dessous de la version Cd cependant, mais quel frisson ! MàJ : Pour la suite des aventures de Morrissey à l'Olympia, zou, c'est direction les forums de Flu. Kraftwerk ou la rétro technologie du futur...![]() J'adore les vidéos de Kraftwerk, elles me font toujours doucement halluciner. Alors aujourd'hui, je vous propose une vidéo ayant pour thème : "Kraftwerk abandonne tous les instruments normaux pour les remplacer par des trucs bricolés qui pourraient servir de décor à l'Enterprise de Star Trek". C'est beau. Et puis, ils sont heureux ! Aaah, l'euphorie simple de la musique... Archive déchoit...![]() Archive...invité par France 4... à la Foire du Trône. C'est pas la gloire. Retro Music !RDDV approved C'est la saison des annonces de festivals. Je viens d'apprendre que j'ai très envie d'aller à Rock en Seine, par exemple. Dans la course aux effets d'annonce, le festival américain South By Southwest a pris une excellente initiative : offrir légalement près de mille mp3 des groupes qui y seront présents. Deus, Xiu Xiu, Band of Horses... Si vous vouliez payer pour les écouter, vous ne les trouveriez pas dans l'offre légale de téléchargement. Ca se passe sur cette page, sous la forme de deux torrents. Dark as Audion Comme vous l'aviez certainement compris, Audion est le pseudo le plus dur de Matthew Dear. Ce jeune texan le signale d'ailleurs dans la feuille d'info qui accompagne ce nouvel opus du club Fabric : "Ce mix est avant tout une preuve d'amour. Parce que ce club tient une place particulière dans mon cœur. J'ai essayé de retranscrire les différents couloirs qu'un auditeur peut emprunter là-bas. Certaines fois, vous entrerez dans une pièce à la musique un peu dure, puis vous traversez le club et vous arrivez dans une autre pièce à la musique plus profonde et subtile…" C'est donc sous son incarnation acide et expérimentale que ce digne représentant de la génération montante de la musique électronique américaine, offre son 27e mix au célèbre club londonien. Car oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, Fabric est un club des plus hype de la capitale britannique. Un lieu unique, dédié au meilleur des musiques électroniques dansantes et aux plus talentueux DJs de la planète, mais c'est aussi un label prestigieux. Quelques exemple de signatures - tous genres confondus : Fabric a accueilli le duo Swayzak, Michael Mayer (le boss du renommé label Kompakt, de Cologne), l'as du coupé/collé canadien Akufen, notre Yvan Smagghe national, les néo-krautrockers de Death in Vegas, le abstract-hip hop de The Herbaliser, l'electro-dark de Radioactive Man, l'electro-disco-punk d'Andrew Weatherall, j'en passe et des meilleurs. Le label n'est cependant pas exempt d'erreurs, comme prouve le mix plutôt lourdingue de Tony Humphries, mais nul n'est parfait n'est-ce pas ? Et il en faut pour tout les goûts. Du côté d'Audion autant le dire tout de suite : la sélection est à la hauteur de nos espérances. A la fois pointue et abordable, l'américain privilégie les découvertes et fait se télescoper rythmes marécageux et groove minimal sautillant. On y croise le suédois Mikael Stravöstrand, Robag Wruhme, Ali Kahn ou Ricardo Villalobos (dont le "Chromosul" mérite à lui seul le détour) le "I Was A Robot" de Yamo et les propres compositions d'Audion, dont un "Saks" boueux à souhait… Boueux ? Oui, car ceux qui s'attendent à une musique pour dancefloor policé doivent être prévenu, Matthew Dear as Audion, c'est sale, sexuel et brut. Les voix particulièrement, sont mises à l'épreuve. L'américain affiche un goût immodéré pour le côté obscur de la force : balbutiements, borgnonymes et bulles de salives... A ce propos on admirera tout particulièrement l'enchaînement virtuose de Dear sur le "Come With Me" de Billy Dallessendro et le "Deep Throat" (tout un programme) de Claude Vonstroke. Monstrueux et évidemment chaudement recommandé ! Fabric 27 - Matthew Dear as Audion (Fabric/PIAS) Portable Playlist Que vous soyez un jeune urbain nomade, un représentant en réfrigirateur sans fil ou SDF, Portable Playlist (aucun lien avec nous) vous intéresse. Contrairement à ce que son nom vous laisserait supposer, ce site vous permet de ne justement pas transporter vos playlists avec vous. C'est vrai : vous ne voulez surtout pas qu'on vous voit en société avec une playlist sur vous (encore une fois, je ne parle pas de ce blog). Portable Playlist vous offre donc la possibilité de créer et stocker en ligne des playlists (à base de podcasts ou de mp3) pour pouvoir les retrouver depuis n'importe quel ordinateur, sans avoir à installer le moindre logiciel.Le site est encore en version beta, ce qui veut dire qu'il reste encore quelques bugs, et le serveur est déja surchargé par moment, mais, globalement, ça marche, et votre vie devient déja un peu plus simple. The Easiest way to make an Easy listeningBon, je suis accro aux Streets alors vous allez subir ! Le nouvel album (la sortie est prévue pour demain !!) est entièrement écoutable cette semaine sur le site du NME. Tous les titres de The Hardest Way to make an Easy living sont entièrement disponibles sur le site, et c'est du bon son ! Voilà... faîtes-vous plaisir ! Moi il faut que j'écrive la critique pour demain... Brrr... (illus. Peter Hill) MàJ : la chronique de l'album The Hardest way to make an Easy living est disponible sur Flu, le mag. Final Fantasy par-ci, puis par-là...![]() A la queue leu-leu ! Pas de bol pour les Babyshambles. Après Magic Pete, en plein boulot à Paris, c'est au tour du guitariste Patrick Walden de chauffer les bancs du pénitencier de Pentonville, où l'on raconte qu'une cellule est réservée à l'année pour les membres de Babyshambles. Le guitariste à temps partiel du groupe (il a un taux de présence aux concerts de l'ordre de 30%, avec une nette baisse sur les dernières dates) est accusé d'avoir bastonné sa nana, une dénommée Nadia Patane, et sera détenu provisoirement jusqu'au 13 avril.Pas de Patrick Walden pour le concert de demain donc, ce qui ne devrait de toutes façons pas poser de problème. Pete assure parfaitement les guitares (quand il est présent) et s'est dit prêt à jouer une note sur deux. Dans l'hypothèse où Pete sécherait, il resterait donc une solide section rythmique composée de Drew McConnell à la basse et du pauvre Adam Ficek à la batterie. On raconte que ce dernier est le seul qui carbure à l'eau claire et qu'il se fait carrément chier pendant les afters. The Raconteurs bis![]() La nouvelle bande à Jack White, The Raconteurs, s'est vu forcée de changer de nom en Australie pour éviter de s'embrouiller avec un groupe de jazzmen tueurs de crocodiles qui portait déjà le titre. Désireux d'éviter un duel au coutelas dans un bar de braconneurs "et pour rester dans l'esprit d'espionage et de subversion", les Raconteurs américains se feront désormais appeler The Saboteurs. En Australie, uniquement. The Drift : enfin la pochette
On a fait moins marron mais pas moins inquiétant. Le nouvel album de Scott Walker, successeur du génial Tilt, enregistré il y a une dizaine d'années maintenant (1995), a désormais un nom : The Drift (la dérive... tout un programme), un visuel et une date de sortie : le 8 mai 2006. Enregistré sur le label 4AD, le nouveau Walker, plus attendu qu'un disque inédit d'Elvis (on exagère à peine) serait dans la lignée du précédent album : sombre, complexe et avec au moins un titre acoustique. Walker n'avait pas réapparu depuis sa présidence du Festival Meltdown et sa collaboration controversée sur le dernier album de Pulp. La tracklist est la suivante : 1. Cossacks Are ; 2. Clara ; 3. Jesse ; 4. Joson and Jones ; 5. Cue ; 6. Audience ; 7. Buzzers ; 8. Psoriatic ; 9. The Escape ; 10. A lover loves Pour le moment, impossible d'en entendre la moindre note. Par ailleurs, un documentaire sur les coulisses du disque est actuellement en cours de tournage à New York, lequel s'intitulera 30 century Man. Angry Asian Bastard L'excellent site Angry Patriotic Bastard (voir blog livres) fait ces derniers jours la promotion d'un rappeur un peu particulier en la personne de Maestro, 1er rappeur asiatique carburant exclusivement au vin rouge.L'écoute de ses premières oeuvres sur http://www.tampopoarcade.com/, galerie rap d'un ami du Bastard, vous réjouira certainement : le flow est bon, le beat inspiré d'un mélange de musiques populaires dans la lignée du Wu Tang Clan, des Négresses Vertes et sans doute d'un tas de truc. Les lyrics sont très travaillés eux aussi, marquant un engagement sain et clair en faveur d'un tas de choses comme le homard, le piratage informatique, l'enculage des cons et j'en passe. Le contenu politique, comme sur le site du Bastard, est susceptible de choquer les Européens mais cela sent l'Amérique à plein nez. Maestro est un insurgé et un digne héritier des rappeurs gansta, des gangs de Tokyo (s'il y en a) et des Mara équatoriennes. Pour ma part, j'ai un faible pour "Herman Da Lobsta" : HEY HERMAN, HEY HERMAN Drum's not dead : Percutant !
(Drum's not dead, de Liars est sorti le 2 février) Medi and the Medicine Show Medi était le guitariste d'Emilie Simon. Cela définit à peine ce qu'il fait maintenant. Poussé par la princesse électro des coccinelles et des plantes, Medi vient d'achever son premier album solo (composé et produit avec l'aide de Dave Stewart) et enchaîne les concerts, avec son groupe the Medicine Show, pour défendre ses compos. Sur scène, de ses doigts filtre une folk hybride, quelque part entre le jeu de Ben Harper et la souplesse vocale de Jeff Buckley, et il n'y a qu'à aller jeter une oreille sur son blog myspace pour se convaincre des influences du monsieur. Et puis, il fait varier les plaisirs. La version album de son single "Yeah yeah", très rock et électrique, n'a plus rien à voir avec ce qu'il en fait en live, exemple écoutable ci-tout de suite. Yeah Yeah Terminons sur une bonne nouvelle pour les nouveaux convertis, et un poil d'autopromo. Medi and the Medicine Show seront en concert jeudi 13 avril au Tryptique, Paris. Et votre blog préféré (non, pas Sexe, Love'n Gaudriole, je parle de Playlist !) dispose d'une douzaine de place à vous faire gagner ! Pour cela, rien de plus simple, filez vers le site officiel de ce Jésus folk et rapportez-en la réponse à cette question : "Quel est le titre de la 6ème piste de l'album ?" Les réponses sont à envoyer à avec "Medi and the Medicine Show" en sujet du mail. Bonne chance, bon week end et... bonne découverte ! La musique n'est pas qu'une affaire de sexe. Vous est-il déja arrivé, alors que vous vous secouiez comme un maraca humain en écoutant les Ramones, de vous arrêter un instant pour vous demander à quoi tout cela sert ? Moi pas, mais apparement c'est arrivé à Steven Mithen, professeur à Harvard. Sentant qu'il y avait probablement là matière à justifier son salaire, il a entreprit de trouver la réponse à cette question.Si l'être humain a développé un goût pour la musique, c'est que celle-ci a son utilité dans la survie de l'espèce : la nature n'a pas jugé bon de nous doter d'une paire de bras supplémentaire ou d'une vision à rayon X, pourtant elle s'est dit que la capacité à apprécier des harmonies en tierce nous aiderait à traverser la journée sans se faire piétiner par un mamouth. Merci, la nature, c'est très sympa. "Si ça ne sert pas à manger, ça sert sûrement à baiser", comme ne disait pas mais pensait surement Darwin. Il en a déduit que la musique servait à draguer les filles. C'est sans doute vrai aujourd'hui pour James Blunt ou Pink, mais je me dis tout de même qu'entre deux hommes des cavernes, l'un avec un super sens du rythme et l'autre un gros gourdin (sans mauvais jeu de mot), les ancêtres de Beethoven n'avaient pas exactement les meilleures chances de se reproduire. Ce n'est pourtant que grâce à Steven Mithen que l'on sait aujourd'hui que le rôle de la musique dans les tribus préhistoriques était de consolider le sentiment d'appartenance, de souder la collectivité. Un bon crooner des cavernes, c'était ce qui permettait à une tribu de repartir unie à la chasse lorsqu'un tigre à dents de sabre venait de manger le petit dernier. La musique serait donc un moyen de contrôl social ? Encore un scoop de nos amis scientifiques. Souvenez-vous en la prochaine fois que vous entendrez "les Chariots de feu" à fond alors que Sarkozy ou Villepin montera sur la scène de son prochain meeting : ça ne veut pas dire qu'ils veulent coucher avec vous. Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeete !Attention, scoop ! Il semblerait que "l'ultime rock star décadente" Pete Doherty viendra jouer "unplugged" (psychiquement il est TOUJOURS unplugged Pete, mais passons), lundi soir - ce 10 avril - au Triptyque ! Une preuve ? La voilà ! *
* et après ça, il y en a qui soutiendront que l'on dit toujours du mal de ce brave
Votre bouche vaut de l'or !![]() C'était jusqu'à ce qu'un gentil allemand avec un clavier visiblement défectueux invente sCrAmBlEd?HaCkZ!, un logiciel qui va vous permettre de gravir les échelons de la gloire rien qu'avec votre bouche. Je sais, vous pensez "hé, je ne suis pas Emmanuelle Béart", mais vous m'avez mal compris. Laissez le gentil monsieur allemand vous expliquer tout ça, démonstration à l'appui, dans sa vidéo. A la chasse au pirate ! Sous les directives de la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique (IFPI), qui a déposé 2000 plaintes de par le monde, la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP) vient de faire couper la connexion internet de 130 français, soupçonnés d'utilisation illégale de Peer-to-peer. Comme d'hab', les industriels parlent de l'effet "désastreux" du P2P sur les ventes de disques (le fait qu'une de leurs propres études contredisent leurs propos ne semble pas les toucher outre mesure). Pendant ce temps, la SCPP se félicite de ce genre d'actions et déplore que la CNIL (Comission Nationale de l'Informatique et ds Libertés) lui interdise de violer allégrement les droits fondamentaux des internautes en instaurant un système automatisé de chasse aux contrevenants. DADvSI & ses copains vivent leur âge d'or, mes enfants ! Plus dure sera la chute. Suicide : électro primitive
Marie Mai : ce matin dans ma boîte aux lettres... Ce matin, en ouvrant la boite aux lettres de Flu, je suis tombé sur un Cd sponsorisé M6music. "Mouais, me dis-je à moi-même dans ma tête (j'aime parler dans ma tête), c'est gentil de leur part mais je ne suis pas certain que ce soit vraiment notre genre." Le Cd, c'était Inoxydable, l'album de Marie Mai... jamais entendu parler, et pourtant elle a vendu 70 000 disques au Québec (ils espèrent en vendre 350 000 en France...). Le dossier de presse raconte qu'elle descend de Sum 41 et Evanescence, mais une rapide écoute (les affres de la conscience journalistique !) confirme plutôt une filiation directe avec Emma Daumas. Bref, j'inflige le disque à Maïa Mazo, qui me dirige vers la chanson "Encore une nuit", la seule écrite entièrement par Marie Mai... Une histoire de violence (physique ou sexuelle, je ne sais pas trop) envers les enfants. Paroles choisies : "Encore une nuit où tu es seule accroupie dans ton lit. Où tu as mal et tu n'as rien compris. Ne t'en fais pas, je sais qu'il t'aime aussi." Hein ? Quoi ? Papa-ceinture il est gentil au fond ? Il a le coeur plein d'amour et c'est pas vraiment sa faute si c'est une ordure ? Continuons... "Pourquoi c'est toi qui finis (sic) toujours dans ses bras, à supplier de pardonner des gestes que t'as jamais posés (?). Je sais un jour, tu lui pardonneras à ton tour d'avoir cru que c'était de l'amour. D'avoir volé l'enfance que t'as toujours désirée." Le pardonner ? Mais qu'est ce que c'est que cette chanson ultra démissionaire ? "Il te bat, laisse passer, serre les dents et pardonne lui." ça ne va pas la tête ? Même Nâdiya avait une meilleure position sur ce genre de situation, dans sa chanson "Parle-moi", elle exhortait au moins la môme battue à parler, s'exprimer, faire valoir ses droits, bref, à lutter contre la violence dont elle était l'objet. Conclusion : une double mauvaise surprise ce matin dans la boîte aux lettres... Ps : l'illustration vient directement du livret de l'album... admirez le cadrage. Iconoquizz spécial musiqueAprès le cinéma, le foot, le sexe, j'en passe et des primeurs, vous pouvez maintenant jouer à l'Iconoquizz spécial musique ! Là par exemple, juste là, c'est quoi ? Hmm ? OuMuPo #1 : Tristes trompettesThe Third Eye Foundation Vs Jochen Gerner
A Matt Elliott, alias The Third Eye Foundation, incombait la lourde tâche d’ouvrir la collection. Le résultat est incontestablement à la hauteur, puisque le bristolien parvient à recréer les ambiances crépusculaires de ses travaux tout en utilisant des titres qui lui ont été imposés. Ce tour de force est notamment rendu possible grâce à de subtils samples de trompettes accompagnant les pérégrinations musicales citées. Aux commandes de la Bd accompagnant le disque, Jochen Gerner construit un étrange Bulletin météorologique muet, où les cases de cieux, tantôt radieux, tantôt courroucés, se juxtaposent... en un ballet graphique superbe et expérimental. Retour sur : L'OuMuPo du mercredi (no. 2), l'OuMuPo du mardi (no. 3), l'OuMuPo du lundi (no. 4), et (ouf !) la chronique de l'OuMuPo 5 sur Flu, le mag'. KLF : leçon d'humilité dada Ne nous voilons pas la face : la musique populaire (et pas seulement la mauvaise) est fondamentalement ridicule et stupide. Partant de ce constat, on ne peut qu'admirer The KLF (pour Kopyright Liberation Front), dont la carrière ferait passer celle des Sex Pistols pour un hommage respectueux à l'industrie de la musique. Popjustice nous en fait le résumé : trois clips de leurs hits d'une absurdité très lucrative, et la vidéo de leur performance aux Brit Awards, au cours de laquelle ils interprétèrent leur plus gros tube accompagnés d'un groupe de Death Metal, tirant (à blanc) sur le public avant d'annoncer que leur prochain disque ne sortirait pas avant que la paix règne sur le monde. La suite fut au moins aussi passionante, les anciens KLF s'occupant à remettre le prix de la pire oeuvre d'art du Royaume uni, en brûlant un million de livre en petites coupures puis en essayant vainement de trouver pourquoi ils l'avaient fait, ou en tentant de sauver le monde en plantant une photo d'Elvis au Pôle Nord ou en se reformant pour vingt trois minutes. Et la contre culture serait une arnaque, parait-il. In the Club : frenchy brit-rock. Un peu de musique autoproduite, ça ne fait pas de mal. Alors aujourd'hui, Louise nous propose de nous pencher sur le cas d'In the Club, un jeune groupe frenchy qui parcoure les salles de concerts pour défendre ses deux EP (longs extraits en écoute sur leur site). Que font-ils, ces jeunes hommes ? Du pop-rock efficace et carré, où pointe une petite influence glam et une grosse patate brit-rock. Mais je vous laisse juger par vous-même sur leur blog myspace.Pour finir, In theClub sera à déguster en live au Glaz'Art, ce vendredi 7 avril, pour 6 petits euros. En plus, il paraît qu'ils sont sympa ! Merci Louise ! Terrorisme musical Et un nouvel épisode des aventures sans fin de la stupidité : Harraj Mann, anglais d'origine indienne, a raté son avion, occupé qu'il était à se faire interroger par la police de sa Majesté sur ses éventuels projets terroristes. La police agissait suite à l'appel du chauffeur de taxi qui l'avait conduit à l'aéroport : Mr Mann, profitant de la possibilité qui lui était offerte de brancher son lecteur Mp3 dans le taxi, a en effet choisi une série de chansons typiques du terroriste moyen : J'ai d'abord joué "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum, que le chauffeur a bien aimé. J'ai pensé qu'il aimait les classiques, alors j'ai mis "Immigrant Song" de Led Zeppelin, et comme j'allais à Londres, j'ai mis "London Calling" des Clash et j'ai fini avec "Nowhere Man" des Beatles. On entend tout de même dans "London Calling" que "la guerre est déclarée" et dans "Immigrant Song" que "le marteau des dieux ammarera notre vaisseau au nouveau monde pour combattre la horde". Tout le monde sait que les terroristes écoutent du classic rock à longueur de journée, de toute façon. La chanson préférée de Zacarias Moussaoui est d'ailleurs sûrement "Sweet Home Alabama". Quoi qu'il en soit, suivez désormais ces deux conseils si vous comptez prendre un avion pour Londres : assurez vous que tout le monde vous entend écouter de la country, et soyez blanc. The Streets, c'est rigolo ! The Hardest way to make an Easy Living, nouvel album des Streets, dont le thème est à peu près "Je suis célèbre depuis deux ans, et putain, c'est bien pourri aussi le monde du show biz !", entame sa dernière ligne droite avant la commercialisation, le 11 avil prochain. Pour l'occasion (et parce que l'album est très bien), allez donc jeter un oeil au clip de "When you wasn't famous" (via ClipTip), bourré de références envers Trainspotting et Vol au dessus d'un nid de coucous, et qui commence avec cette joyeuse blague : "Vous voyez... le truc qui est complètement tordu maintenant, c'est les téléphones qui font des photos. Bordel, comment suis-je supposé me faire une ligne en face d'un tas d'inconnus quand je sais qu'ils ont tous des appareils photos ?!" Spécial dédicace à Kate Moss. Wouldn't it be hype ?Et hop ! Une petite news proposée ce matin par l'énigmatique "Hibou Jaune" :
"Bonjour ! Je voulais simplement signaler un site dont la démarche envers les artistes me plait bien : BeHype. Ils m'ont contacté par Myspace récemment, en tant qu’artiste, pour me proposer d’offrir le Mp3 d’une de mes chansons à leurs lecteurs. En échange, je suis à l’affiche du site pendant 15 jours. En plus, ils font une petite interview de chacun de leurs artistes. En plein boom du piratage massif des oeuvres, cette démarche "par accord" m’a tapé dans l’oeil. C’est tout ! Longue vie a fluctuat !" Merci Hibou Jaune ! OuMuPo #2 : le Scratcheur hypnotisé...Rob Swift Vs Etienne Lecroart
Le plus planant de tous, avec ses plages de 7 minutes… Mis à part deux sursauts hip hop signés Gravité Zéro, l’atmosphère léthargique distillée par le DJ américain Rob Swift procure un engourdissement agréable… au point que lui-même semble hypnotisé par sa matière et n’ose la toucher ! Des scratches un peu rare mais savament menés et des transitions nettes font de l’OuMuPo #2 une douce compilation. Rompu à l’exercice, Etienne Lecroart propose une histoire gentiment sexuelle, où la même vignette peut changer quatre fois de signification, et où les textes tirés de Bds érotiques désuètes sont à mourir de rire. Retour sur : L'OuMuPo du mardi (no. 3), l'OuMuPo du lundi (no. 4), et la chronique de l'OuMuPo 5 sur Flu, le mag. Et en dessert, du Tom Waits ? Calum Marsh, de Mocking Music, vient de lâcher une anecdote rigolote sur les wannabees qui infestent son nouveau magasin de disques préféré (il vient de déménager). Enfin bref, la vraie news Mp3 du jour, c'est qu'il dresse ensuite un parallèle pas idiot entre Man Man et Tom Waits, avec plein de musiques à l'appui ! Des extraits du dernier Man Man donc, Six Demon Bag, plus 3 titres du vieil oncle Tom, dont les merveilleux "Clap Hands" et "Rain Dogs" tirés de l'album du même nom. Une ambiance de cabaret (plongé dans la fumée d'opium, le cabaret) par ce jour de grève générale, ça changera (un peu) du CPE. OuMuPo #3 : les Danses cachéesRubin Steiner Vs Luz
Complètement barré et loufoque à la manière de Bosco, le mix du Tourangeau prend à contrepied l’esprit de l’OuMuPo 2 (voir demain !). Le catalogue Ici d’ailleurs regorge de potentialités dancefloor insoupçonnées ! Démentielle, la version jungle survitaminée d’une mignonette chanson de Tiersen. Anthologique, le Programme enquillé par l’accordéon musette du "Bal à Mimile". Le final, boucle de piano rehaussé d’une pointe rythmique, n’est pas sans rappeler un certain… Matt Elliott. On en oublierait presque l’OuBaPo de Luz, accompagnant le disque, nuit blanche hallucinée du Personnage Récurrent. Retour sur : L'OuMuPo du lundi (no. 4), et la chronique de l'OuMuPo 5 sur Flu. OuMuPo #4 : Broyez, mélangez, versez !Kid Loco Vs JC Menu
En livrant un mix kaléïdoscopique proche de Dj Shadow, Kid Loco est le premier OuMuPien à faire fondre les extraits musicaux dans une piste unique. Assemblage méticuleux de boucles de Bed, Married Monk, ou Amor Belhom Duo (38 sources en tout !), l’ensemble prend des airs de blind test qui plaira aux fans du label Ici d'ailleurs.La pulsation relativement régulière sur 42 minutes confère à ce 4e volet un équilibre remarquable, tout en explorant les penchants rock, électro ou jazz du label. Le disque est accompagné d’une Bd de JC Menu, version revisitée des 10 petits nègres… à moins qu’il ne s’agisse d’une interprétation païenne de l’Apocalypse. Y sont dépeints les derniers jours de "Comixville", où 7 personnages provenant de 7 Bds différentes mourront tour à tour… sur 7 jours. A lire : la chronique du tout frais OuMuPo 5 sur Flu, le mag'. Subterraneans Flaming Lips BluesPosté par Flyer le 03.04.06 à 17:38 | tags : flaming lips, pop, psychédélique, rigolo, vidéos musicales
![]() Pour la promo du dernier né, At War with the Mystics, la bande à Wayne Coyne fait mumuse avec les références et s'offre un mini-clip tout à fait classe. A zyeuter par ici. Et tant qu'on y est, n'hésitez pas à parcourir la chronique d'At War with the Mystics des Flaming Lips sur Flu, le mag'. TV is a Radio Acte IV - Scène finalePlusieurs plans au ralenti : le docteur Carter rentre chez lui ; sur l'île, Sayid fait griller des marsmallows ; David et Keith regardent la télé ; Clark rentre le foin dans la grange. Une chanson récente et pas trop chère jouée par dessus tout ça transforme ces moments insignifiants en conclusion hyper émouvante. Fondu au noir, puis apparition de mon nom en grosses lettres blanches. Voilà la fin de scénario type de toute mauvaise série, et même de quelques très mauvais films. Une chanson, c'est de l'émotion pas chère quand on ne peut compter ni sur les dialogues, ni sur le jeu des acteurs. C'est aussi un bon moyen pour définir l'identité de la série auprès du public visé : "Hé, regardez les kids, Clark Kent écoute James Blunt comme vous".
Parfois pourtant, il arrive que la chanson soit bien, et le téléspectateur pris au dépourvu se demande ce qu'il écoute. Où est la réponse? Pas dans le générique qui file a toute allure dans un recoin de l'écran, non, mais sur Tunefind, l'outil indispensable du téléphage mélomane. La base de donnée est pour l'instant assez limitée, mais on peut déja constater que les meilleurs shows ont le meilleur goût, et que pour le reste, James Blunt et Coldplay dominent le monde. Tigersushi, mettez un tigre dans votre jukebox. Tigersushi, un nom qui rugit sur le net depuis bientôt 6 ans. Infatigable explorateur des musiques électroniques décalées, notre petit tigre franco-britannique (le site est exploité à Paris mais les créateurs se baladent entre Londres et la France…) se passionne également pour le Krautrock des origines, la no wave ou le punk. Friant de culture underground, Tigrou et ses amis propose de bien jolis dossiers sur les genres sus-cités, ainsi que des interviews d'artistes, des chroniques de disques, de nombreuses fiches et articles sur les labels indépendants, etc...Le plus intéressant est sans conteste la Tigersushi Radio, où l'auditeur avide de découverte pourra mettre un son sur des noms, parfois obscurs ou peu connus, des artistes chroniqués. Si vous voulez savoi r, par exemple, comment sonnent Silver Apples ou Harmonia, c'est la bonne adresse ! Egalement disponible, le shop et les Mp3 téléchargeables (moyennant contribution), ainsi qu'un forum. Au final un site qui mérite amplement le détour et, même s'ils annoncent, "WE ARE TIGERSUSHIS COMING FROM ANOTHER GALAXY. WE LIKE MUSIC. WE LIKE YOU TOO, ESPECIALLY FOR DINNER", il est fort à parier que vous y reviendrez ! Contradictions musicales au pays de Jacques Cartier Le sirop d'érable, Broken Social Scene, Neil Young... Je sais pas pour vous, mais moi je suis plutôt content qu'on ait découvert le Canada. Bien sûr, je ne suis pas un indien huron, mais j'ai une nouvelle raison de me réjouir : la Canadian Recording Industry Association (vous n'avez sans doute pas besoin de traduction) vient de publier les résultats d'une enquête sur l'usage du P2P et son influence sur l'achat de musique légale chez nos amis d'outre Groenland. Ce qui est intéressant, c'est que les résultats de cette enquête contredisent les allégations de la CRIA et de tous les autres organismes de type SACEM ou RIAA : * La principale source de la musique trouvée sur les disques durs des personnes interrogées n'est pas le P2P mais leurs propres CD qu'ils ont rippés. * Les jeunes téléchargent effectivement plus que leurs ainés, mais achètent aussi plus de musique. * La grande majorité des usagers du P2P (75%) déclarent avoir acheté de la musique après l'avoir téléchargée illégalement. * Des 35% de personnes dont l'achat de musique a diminué, seulement 10% déclarent que la cause en est le P2P, derrière le prix (16%) et le manque d'intérêt pour l'offre de musique légale (14%). Tiny Mix Tapes met en rapport ces chiffres et la diminution des parts de marché des majors, pour appuyer l'intéressante théorie selon laquelle la guerre de celles-ci contre le téléchargement n'aurait pas tant pour but d'empêcher les gens de voler la musique qui passe à la radio... que de découvrir celle qui n'y passe pas. Encore un complot des illuminatis, je parie. OuMuPo ? Kézako ? En écho à la sortie du 5e volume de la série d'OuMuPo (Ouvroirs de Musique Potentiel) initiée en 2004 par le (gentil) label Ici d'ailleurs, nous reviendrons tout au long de la semaine sur les précédents OuMuPo du label. Mais d'abord : cékoidon un OuMuPo ? Tout simplement un album de mixes provenant du catalogue du label Ici d'ailleurs. Mais des mixes qui suivent une charte établie par le label depuis 2004, avec des contraintes à respecter, du genre : "* Une itération d'un minimum de trente secondes doit intervenir 2 fois dans l'album. * La durée de l'exercice doit être égale à 42 minutes. * L'album doit pouvoir s'écouter en boucle continue, la fin de celui-ci doit s'enchaîner avec le début. * L'artiste doit s'imposer sa propre contrainte et la rendre publique." (Charte complète à consulter par ici). Tout au long de la semaine, c'est "éèêë" (qui a déjà sévi sur ce blog), l'avatar diabolique de François C. (euh, non, conservons son anonymat, c'est F. Clos) qui viendra nous donner un cours de rattrapage sur chacun des précédents OuMuPo, par ordre antéchronologique (parce que j'aime utiliser des mots compliqués). Bonne fin de Week end ! |
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