Archives > Mai 2006Parfum d'Afrique en juin à L'Haÿ-les-roses Chaque dimanche de Juin, la Roseraie du Val-de-Marne, en la magnifique bourgade de L'Haÿ-les-roses raisonnera aux sons des musiques du monde dans le cadre de la série de concerts : les Parfums de musiques.Du 4 au 25 juin, l'édition de cette année offrira un voyage en quatre étapes à-travers toute la diversité des traditions musicales d'Afrique noire : - première escale, le 4 juin à 17h : Madina N’Diaye chantera le Mali armé de sa seule kora (harpe africaine composée de 21 cordes, faite d'une moitié de calebasse tendue de peau et d'un long manche étayé) - la Guinée sera à l'honneur le 11 juin à 17h avec la chanteuse Hadja Kouyaté (une des "African divas" de Frédéric Galliano), aussi à l'aise pour interpréter la musique guinéenne rurale et acoustique que des titres festifs et dansants - le 18 juin à 17h (toujours), Dobet Gnahoré nous transportera en Côte d'Ivoire grâce à ses compositions allant des mélodies mandingues à la rumba congolaise, du ziglitibi ivoirien au bikoutsi camerounais, du high-life ghanéen aux chœurs zoulous - fin du parcours le 25 juin à 17h (encore), Dizu Plaatjies (illus.) proposera un mélange de sons néo-traditionnels unique, fait de l'assemblage de mélodies du Zimbabwe, de marimbas du Mozambique, associé à un chœur congolais, ajouté à des éléments hip hop, des claquements de langue de la tribu San et des comptines rurales enfantines. Embarquement à la Roseraie du Val-de-Marne, rue Albert Watel à L’Haÿ-les-Roses. Le billet est à 3 euros (tarif d'accès la roseraie). Entrevue sur la Nouvelle Star Lorsque Dove Attia, l'un des quatres jurés de la Nouvelle Star, se fait piéger par Gérald Dahan - imitant (mal) Patrick Bruel - pour Entrevue, cela donne un dérapage très instructif. Un coup d'oeil sur les coulisses de l'émission la rend tout de suite vachement plus glauque. Sony BMG verrouille tous les participants de l'émission dès le départ, mais puisqu'aucun d'entre eux n'a de talent... excepté Christophe qui a déjà gagné. Au pire des cas, si son capital sympathie descend, on triche en coulisses ou on magouille au montage pour relancer sa cote. Cela se passait le 11 mai, il restait cinq candidats.Business made in Nouvelle Star Que la Nouvelle Star ou une autre émission de télé-réalité soit aussi manipulée n'est pas une grande découverte en soi. Mais qu'un document sonore implique clairement et directement le jury ("On sait comment faire pour les votes.") et la déontologie d'Attia est bien plus intéressant. Dove Attia qui, bien que visiblement passionné par son travail, ne s'offusque jamais des machinations cyniques et perfides du faux Bruel, voire même les approuve. Enfin, et c'est rigolo, on apprend que les complots artistiques se font par texto. (merci à Maïa pour la Tv addiction et à DaveintheHay pour l'Illuminatisme éclairé) Back to the Roots Le nouvel album des merveilleux The Roots est prévu pour le 29 août. On a le temps de voir venir, me direz-vous. En fait, pas tant que ça, puisque ces galopins n'ont rien trouvé de mieux pour nous faire saliver que de diffuser un nouveau petit morceau, comme ça, sans crier gare. "Don't feel right" donc, est écoutable à volonté sur leur blog MySpace ! Ce premier titre extrait de The game theory (d'où l'image) ne passera pas par la voie royale : radio-presse-télé en guise de publicité. Les Roots ont décidé de ne compter que sur eux-même pour sa diffusion car, selon ?uestlove, leader du groupe : "Je ne crois pas aux singles, parce que les radios et les télévisions ne croient pas plus que ça en nous. Donc on se prend nous-mêmes en main." On ne s'en plaindra pas, ça nous évite le calvaire d'avoir à écouter Skyrock en guettant un hypothétique passage du dernier "top méga hit cool" de The Roots. (via Listening Post) Je peux voir la musique !
Certaines personnes sont convaincues que l'on peut voir aparaître le visage des gens morts sur la surface d'une fenêtre si les trépassés la regardaient assez souvent. Je ne crois pas en ça, parce que je suis convaincu que les fantômes se réfugient dans les grains de sel. Cela ne veut pas dire que je fais partie de la Kabbale, mais j'ai vu cette vidéo bizarre.
Un type verse du sel sur une plaque métallique vibrant selon diverses fréquences sonores, et le sel se déplace, s'arrange en séquences selon les fréquences. Vos oreilles cracheront du sang si vous écoutez ça au casque (croyez-en mon expérience...), mais c'est indiciblement étrange. On dirait une discothèque pour les spectres des grains de sel. Demain, je vous expliquerai sous quelles conditions les petits pois se transforment en vampires. (via Music Thing) Islands s'émiette Les membres de feu Unicorns n'en finissent plus de se séparer. Lorsqu'Alden Penner a quitté le groupe en janvier 2005, Nick Diamonds et J'aime Tambeur avaient décidé de former Islands, un chouette groupe qui nous a gratifié d'un charmant Return to the Sea. Ô joie, un groupe très bien ressurgissait des cendres d'un groupe vachement bien. Mais en fait, non. Il y a trois jours, une brève sur le site officiel d'Islands (drôlement nommé Islands are Forever) annonçait le départ de J'aime Tambeur. Hum ? Rien de personnel, il a juste envie de filer en solo. Le groupe va tout de même continuer sur sa lancée, et tournera en Europe cet été (ils seront aux Eurockéennes... nous aussi). La question reste de savoir si la dernière licorne Nick décidera de reformer un nouveau groupe. Puis s'il splittera avec lui-même. Un flic dans votre iPod Au premier abord, ces Nike+ m'ont semblé un gadget inutile de plus : une paire de baskets pour joggers qui, reliée à votre ipod nano, vous informe de vos performances, vous encourage quand vous ralentissez et joue même votre power song pour vous motiver. Ca m'intéresse autant que le iDavid Guetta. Puis j'ai pensé aux autres applications possibles de cette technologie.Imaginez un instant que vous gardiez vos Nike+ et votre iPod pour manger : pour peu que vous ne mangiez pas en courant, il vous encouragera à aller plus vite. À gagner du temps. C'est aussi valable pour la cuisine, l'amour, le travail. Imaginez maintenant toutes les autres applications de cette technologie : un aspirateur+ pour faire le ménage plus vite, une voiture+ qui joue votre slow song à l'approche d'un radar, une capote+ qui vous met du Barry White, un rasoir+ qui vous aide à couper plus profond et vous joue votre suicide song. Imaginez les usines avec une chaîne de montage+, les bureaux de vote avec un bulletin+ UMP, les AK47+, les bombes H+. On dit que le plus grand tour du Diable et de nous faire croire qu'il n'existe pas. Celui de Big Brother, c'est de nous faire l'acheter. Les oubliés de la pop : Flowered Up Toujours plus loin dans mes souvenirs, je suis retombé l'autre jour sur un très très vieil album (l'un de mes premiers Cd) du groupe londonien Flowered Up, intitulé Life of Brian. En 1991, Flowered Up est l'un des premiers groupes à bénéficier de ce qu'on appellera plus tard une "hype", soit la capacité (en résumé) à faire la couverture du NME avant d'avoir enregistré une seule note de musique. Princes du baggy et tête de proue du mouvement "pills n' thrill", les Flowered Up sont réputés pour cette anecdote : lorsque leur producteur les a invités à signer leur premier contrat (en 1990 donc), il aurait sorti d'une valise un plein sac de cocaïne puis gravé sur la table à la poudre blanche les initiales du groupe en lettres de 20cm, "F.U", en disant "je vous aime tellement, que je vous ai dans la peau" et en sniffant un grand coup. Autre époque, autres moeurs.Vendus comme les pendants londoniens des Happy Mondays, lesquels enflamment alors les pistes de danse du Nord de l'Angleterre avec leur cocktail de dub-rock, les Flowered Up sont le groupe d'au moins une chanson, leur premier single "It's On". Ce titre est ce qu'on appelle une bombe, beat imparable + voix éraillée à arrêter de fumer. Emmené par Liam Maher (cousin éloigné de Johnny Marr ?) et Barry Mooncult, le groupe ne fait pas de vieux os néanmoins, et tarde à confirmer ses prestations scéniques très particulières (j'ai eu l'occasion de les voir en concert... lors d'un séjour linguistique estival ). L'album se vend mal et plombe l'avenir du groupe qui dénoncera, l'année suivante dans un single, les excès de la scène dance. On retrouve leur trace ensuite pour une fête appelée la Debauchery weekend Party où ils célèbrent, avec Kylie Minogue et le romancier Hanif Kureishi, leur mort musicale dans un vieux manoir en ruine que Barry Mooncult rénovait lorsqu'il était en sang frais (il aurait terminé, 17 ans après, la peinture de la salle de bains). D'après ce qu'on trouve, l'un des membres du groupe aurait fondé plus tard le groupe Republica (connaîs peu) et un autre sévirait sous le nom de Greedy Soul. Les Flowered Up se seraient reformés pour les festivals en 2006 et avaient prévu de partager quelques plateaux scéniques avec Wolfman, le sinistre comparse et dealer-ami de Pete Pipette Doherty, avant d'annuler... Jolie filiation en perspective. Un site existe toujours sur lequel on peut entendre deux ou trois trucs sympas. Que restera-t-il de Flowered Up ? "It's On" évidemment, mais aussi quelques singles tels que "Phobia" ou surtout "Weekender", morceau au groove long de 13 minutes, qui aurait pu mériter le scandale du Sorted with Ez & Wizz de Pulp en 1995 et garantir la survie du groupe. Un best of est également disponible et de bonne facture. On danse toujours comme une bête sur ce genre de choses. Hang the DJ : James Blunt banni des ondes L'Angleterre est décidément le pays où il fait bon écouter la radio. La station ESSEX FM a ainsi pris une décision qui l'honore et dont on n'oserait pas rêver ailleurs : celle de bannir d'antenne, jusqu'à nouvel ordre, les chansons de James Blunt. Le braillard que l'on entend depuis un an nous dire que "tu es belle (c'est vrai)", soit "Yoooouuuu Bioutifoolll (it's trou)", et "Au revoir Ma Loute" ("Goodbye, My Lover") aurait fini par retourner les oreilles des auditeurs de la station. Le directeur des programmes a déclaré qu'il prenait cette décision en son âme et conscience, ayant le sentiment (fondé par quelques courriers) que les gens en avaient assez des chansons du bon James. Il a, par ailleurs, stigmatisé les pressions de tout ordre qui assaillent les programmateurs pour que passent et repassent les chansons dites populaires, et appelé à ce que d'autres stations procèdent désormais de cette manière. Pour leur rendre un petit hommage, c'est ici.Ici, j'ai préparé ma liste 100% française... malheureusement trop longue pour ce post : Pagny "Là où je t'emmènerai", MPokora "Oh La La La", Amel Bent "Ma philosophie", etc... Phoenix : la confirmation S'il y a bien un groupe de rock français à mettre dans la même case que les bands anglo-saxons en "the" (Strokes, Rakes, Kills, Killers, Rapture et moult autres), ce sont les versaillais-qui-chantent-en-anglais de Phoenix.Aperçus déguisés en musiciens de la cour de Louis XVI dans le Marie Antoinette de Sofia Coppola - compagne de Thomas Mars, le chanteur - les auteurs de "If I ever feel better", "Everything is everything" et "Run, run, run" reviennent deux ans après Alphabetical avec It's never been like that. Pour ce nouvel album, la formation est allé en Allemagne chercher une nouvelle inspiration en s'enfermant dans le lugubre studio Planet Roc, jadis lieu d'enregistrement du ministère de la culture de la RDA. Bonne initiative puisque Phoenix en ressort l'un de ses disques les plus aboutis avec la révélation United en 2000. La majorité des plages, rock et très dansantes, font mouche du premier coup (on pense surtout à la première : "Napoleon says" ainsi qu'au single "Long distance call"). Toujours autobiographiques, les chansons sont portées par des mélodies entêtantes, fraiches et ensoleillées. La voix du chanteur et les arrangements classieux finissent de nous charmer. Du bon pop-rock à l'état pur, l'efficacité avec un grand E. Visions d'une nuit sonore
Aujourd'hui c'est relache pour votre pauvre reporter, esclave des turpitudes de son chef de rubrique (flyer, je te hais !), et donc, je fais court : les Nuits Sonores en images, c'est par là (merci After8). Ah tiens, pendant que j'y suis, dites moi qu'il ne ressemble pas au personnage de Luz ce bonhomme !!
Hein, alors ?!! Mais c'est QUI ?? Le téléchargement illégal va détruire notre civilisation En beige, le coût pour l'industrie musicale d'un mois de téléchargement sur un unique site de torrents, en pourpre, le PIB annuel de la France, et en bleu, si petit qu'on ne la voit pas, la fortune de Bill Gates. Ce graphique, on le doit à Donny, qui a calculé, en se basant sur les de 150.000$ que coûte chaque téléchargement à l'industrie musicale selon la RIAA. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le téléchargement illégal de musique (sans compter, donc, les films, les jeux ou la pornographie) représente chaque année une perte équivalente à trois fois le PIB mondial. Trois fois tout l'argent de la terre!L'économie mondiale devrait donc probablement s'effondrer d'un instant à l'autre. Rappellons que, toujours selon la RIAA, la piraterie informatique finance la mafia russe. Le monde entier est donc endetté à 300% auprès de la mafia. Si le monde ne paye pas bientôt, il va se réveiller avec une tête de cheval dans son lit. A moins que Sony, Universal et leurs amis ne décident de porter plainte contre la civilisation occidentale et obtienne des dommages et intérêts astronomiques, nous transformant tous, de fait, en leurs larbins pour le siècle à venir. Les pays d'Afrique, où l'on a le moins accès au net, deviendraient de fait les plus riches du globe, et à moins que l'occident soit assez lâche pour trouver un prétexte quelconque pour les attaquer et s'approprier leurs richesses (mais je doute fort qu'on soit capable d'une telle bassesse), nous serons le nouveau tiers monde. Quelle alternative à la ruine? Il y a bien les DRM, mais ils vont tous nous faire mourir. Moi, c'est sûr, je serais de la première colonie marsienne. (merci Krys !) Tu t'es vu quand tu joues, oui ?![]() WFMU cache, quelque part dans ses entrailles, une magnifique gallerie de guitaristes au sommet de l'extase sonique... Et ils sont beaux quand même, non ? Même le surfeur en marcel a quelque chose de suprêmement poétique sur ce coup là... Ps : j'ai volé mon titre aux tordus de Chamboultout. Votre playlist peut-elle être raciste ? L'histoire est en train de faire le tour de la blogosphère à la vitesse d'un mp3 inédit de Sufjan Stevens : Stephin Merritt, monsieur Magnetic Fields (et 6ths, Gothic Archies, Future Bible Heroes...) n'est pas raciste. Clarification apparement nécessaire puisqu' il est la victime de la campagne de deux critiques américains qui voudraient nous persuader du contraire, et depuis que Slate.com en a fait écho, le petit monde des blogs a procédé à une bonne veille levée de bouclier, donnant finalement à l'affaire une ampleur bien plus grande qu'elle ne le méritait. Au risque d'être victime du paradoxe qui fait qu'on n'a jamais l'air plus coupable que lorsqu'on se défend, je vais moi aussi lever mon petit bouclier.Sasha Frere Jones, critique au New Yorker, et Jessica Hopper du Chicago Reader ont, depuis près de deux ans, entrepris de dévoiler au monde la vraie nature de Merritt : non, ce n'est pas qu'un songwriter intello, dépressif et gay, c'est aussi un dangereux suprémaciste blanc sudiste, qui exprime son dégoût pour les afro-américains de la façon la plus vile qui soit : en critiquant leur musique. Les principales pièces à conviction proviennent d'interviews datée de 2004 dans lesquelles le chanteur avouait que s'il avait aimées "les deux premières années du rap", il trouve la plupart du hip hop contemporain raciste, personnifiant des clichés qu'un chanteur du siècle dernier avec le visage peint au cirage n'aurait pas osé. Merritt déclarait aussi être lassé d'entendre "Hey Ya !" (qui ne l'était pas en 2004 ?) et osait critiquer vivement Beyonce mais aussi Britney Spears et Justin Timberlake (les deux derniers étant, selon Hopper, "amoureux de la musique noire américaine"). Frere Jones a de son côté retrouvé une liste des cent meilleures chansons du siècle dernier selon Merritt, et y a noté une sous représentation des artistes noirs (sans préciser quel pourcentage constituerait une représentation raciale "juste"). La cerise sur le gateau étant l'amour professé par le chanteur à la voix de Droopy pour "Zip-a-Dee-Doo-Dah", chanson extraite de Songs Of The South, le film raciste que Disney tente de faire oublier et dont Merritt admet volontiers qu'il n'a pour lui que cette chanson. Le plus stupide dans toute cette histoire, ce ne sont pas les arguments spécieux invoqués pour prouver que Merritt n'aime pas la musique noire. Imaginons que ce soit vrai : et alors ? En quoi cela ferait-il de lui un raciste ? Les videurs de boîte de nuit n'écoutent-ils que du rock ? Si on faisait écouter MC Solaar à tous les DRH de France, la discrimination à l'embauche cesserait-elle ?Personnellement, j'ai passé pas mal de mes jeunes années à n'écouter que du rock et de la pop "blanches". Ce n'est que relativement récemment que je me suis mis au funk, au hip hop, à la soul. Il y a plein de standards R'n'B que je ne connais que via des british invaders on ne peut plus blancs. Et que s'est-il passé depuis que j'ai élargi mes horizons musicaux ? Mon taux de vote pour le FN n'a pas baissé, mon nombre d'ami issus des minorités visibles n'a pas augmenté, je n'ai rien fait de particulier pour me souvenir de l'esclavage et je n'ai pas regardé un seul épisode d'Arnold et Willy. Le déterminisme selon lequel on serait raciste quand on aime pas le hip hop est en fait le même que celui qui voudrait qu'en écouter vous pousse à brûler des voitures. C'est exactement le genre de raccourci intellectuel que font, devinez qui... les vrais racistes. Ne soyons donc pas aussi stupides qu'eux, et ne traitons pas ces gens d'homophobes. Juste de cons. Les oubliés de la pop : Day One En l'an 2000, Phelim Byrne et Doni Hardwidge ont failli devenir énormes. Leur premier album Ordinary Man cartonne dans une sorte de trip-hop slamé avec laquelle Mike Skinner de The Streets décrochera le pompon quelques années plus tard. Ordinary Man avec ses chansons splendides : "Waiting for the Break", "I'm Doin Fine", "Autumn Rain" (ah, autumn rain). Love on the Dole est un album essentiel de ces années là, où le label Melankolic envoie ses missiles un à un. Le groupe de Bristol Day One est emmené par un Phelim à la voix monocorde, au flow inédit et prolétaire. L'album, sans aucun déchet, rappelle les débuts de The Fall, pour ses évocations d'un quotidien sinistre fait de rêveries et de misère. Phelim aime, pleure et se balade beaucoup en traînant les savates et les cordes vocales. Et puis boum.... Day One disparaît, sans qu'on sache trop pourquoi. Sur Internet, ses couches et sous-couches, Day One devient invisible : pas de site, pas de nouvelles, pas de références, pas de discussion. Ceux qui disent qu'on peut tout trouver sur la toile mentent : Day One n'existe plus. Un deuxième album serait sorti il y a peu, sous le titre Probably Art, mais il est quasiment impossible de mettre la main dessus. Après des recherches intensives, j'ai récupéré la pochette mais rien d'autre. Un autre titre pourrait être des mêmes auteurs : un album baptisé FigurHead. Aucune critique, aucune mention (une brève des Inrocks il y a six mois), les Day One sont entrés dans le trou noir de la pop. Ne reste plus qu'Amazon pour entendre des bouts de Day One. On pourrait lancer une recherche : qui peut ramener des informations sur le groupe Day One ? Jazz en images : tribute to Jo MilgramMa collègue d'Ecrans, le blog ciné de Flu, en avait déja parlé, mais comme on aime la transversalité et donner des idées de bonnes choses à faire à nos lecteurs adorés, il me revient de vous rappeller ceci :
La Cinémathèque de la Danse organise, au sein de la Cinémathèque française (que de cinémathèques !), une soirée dédiée à Jo Milgram. ![]() Le lundi 5 juin. 20h30. Salle Henri Langlois de la Cinémathèque française. L'occasion de ressuciter (un peu) Jo Milgram, à travers ses collections. Au programme, les projections de Symphony in Swing avec Duke Ellington et son orchestre (illus.), King Cole Trio avec The Benny Carder Band, un Salute to Duke Ellington et Sugar Chile Robinson, Billie Holiday, Count Basie and his Sextet, films réalisés par Will Cowan. D'autres films compléteront bientôt cette jolie liste. Que swinguent les cuivres ! L'ambulance de Tv on the RadioJe ne vous ai jamais parlé de Tv on the Radio, non ? Ah si ? Plusieurs fois ? Ah mais c'est parce qu'ils sont tellement bons... Pas croyable. La blogosphère se fait d'ailleurs assez chiche en infos sur ces zozos, alors que leur prochain (et sublime) album Return to Cookie Mountain, est à quelques semaines de sortir. C'est dommage. Parce que Tv on the Radio, ce n'est pas simplement l'un des groupes hype et talentueux du moment, c'est simplement du génie. La pop (pas si complexe que ça) teintée de soul et d'électro la plus aboutie et excellente depuis... et bien depuis leur premier album Desperate Youth, Blood thirsty babes. Sans compter qu'en live, c'est juste incroyable. Alors, comme une pierre de plus n'est jamais suffisante à la cathédrale que j'ai envie de leur dédier, voici une belle vidéo de la bande en live, chantant le délicat "Ambulance".
Tunde Adebimpe fait montre de sa voix exceptionelle. Kyp Malone se charge tout en finesse de l'ambiance, glissant judicieusement ses échos de guitare, quand David Sitek s'occupe de faire la beat box sans jamais déborder dans la surenchère. Le tout est gracieux. Tv on the Radio fabrique de la magie. Les oubliés de la pop : Babybird Il fut un temps pas si éloigné où je guettais chaque mois la sortie du nouvel album de BABYBIRD. Pour ceux qui s'en souviennent, Stephen Jones s'était signalé au monde la pop en enchaînant cinq albums en 1995, presque aussi parfaits les uns que les autres, à un rythme effréné. On racontait alors que l'homme avait dans ses valises plus de 400 titres imparables et qu'il n'était pas prêt de s'arrêter.Un peu plus tard, après avoir réenregistré, en forme de 1er album hi-fi, quelques uns des morceaux créés en structure ultralégère, le bonhomme avait atteint une forme de sommet individuel en enchaînant deux singles hits : le fameux "You're Gorgeous" que tout le monde connaît et le non moins excellent "Goodnight". Puis... la dégringolade. Quelques albums chroniqués sur Flu qui ne se vendent pas, rupture avec la maison de disques, écriture de deux romans (je n'en ai lu qu'un - pas mal), déchéance industrielle. Le site de Babybird, dans ses forums, témoigne des traces laissées par Stephen Jones presque semaine après semaine, des signaux envoyés par l'oisillon toujours gaillard se débattant pour enregistrer ses chansons et réussir à les fourguer sur galette. Babybird a vendu ses romans, a vidé son garage en dédicaçant des singles à ses fans, sorti des anthologies de musiques de films laissées sans images. Ce qui frappe et rend triste, lorsqu'on lit tout ça, c'est de voir la manière dont passent les belles années et les ombres de gloire. Sur un dernier post, Stephen Jones qui entretient le dialogue avec ses (dix, vingt) fans annonce un nouvel album pour septembre sur la structure Chrysalis. On croise les doigts pour lui. La musique pop est un vampire qui repasse rarement les plats du succès. Matisyahu : Ragga Rabbin Le reggae n'est pas réservé aux rastas (contrairement à ce que certains peuvent penser sur le forum musique). Preuve en est le succès rencontré aux states par Matisyahu, reggaeman et accessoirement juif orthodoxe à tendance hassidique. Son premier album, King Without a Crown l'a fait rentrer directement dans le top 10 yankee, gage que le monsieur n'est pas qu'un épiphénomène (de foire). Matisyahu est un mec bien, déja parce qu'il soigne nos petites oreilles, mais aussi parce qu'il diffuse un message de paix que son appartenance, revendiquée par son look et quelques mots en yiddish lachés ça et là, rend d'autant plus retentissant. Surtout lorsqu'il est accompagné de Kenny Muhammad, beat boxeur musulman (bien que notre homme soit lui aussi très doué pour ce genre d'exercice). A voir en concert (il est déja passé par la Scène Bastille), mais prévoyez de vous libérer en semaine... eh oui les vendredi et samedi soirs c'est shabbat ! Hop, un morceau live en cadeau bonux :
(via All Due Respect) Les Nuits Sonores thématiques (2)Last night a DJ nique ma hanche, ou Comment j’ai fais tous les dancefloor, pour vous.
Lordi : avec ou sans mon masque ?![]() Le travail de sape des sectes catholiques contre le groupe finlandais Lordi continue dans le prolongement de l'Eurovision 2006. Benoit XVI, en visite en Pologne, aurait ainsi (en privé) mis la faible affluence dans le cortège qui accompagnait sa traversée de Varsovie sur le compte de l'influence des groupes satanistes. Plus tard, l'Episcopat faisait circuler cette photographie du chanteur du groupe (probablement un mauvais montage) démontrant que si Lordi sortait masqué, c'est parce que le visage de ses membres ne gagnait pas à être exposé à la lumière du jour. On se disait bien qu'avec une telle musique, l'âme des métalleux ne devait pas être belle à voir. CQFD. De Dorian Gray à Lordi, il n'y a qu'un pas. Blues MakerLes Nuits Sonores thématiques (1)I am Luuzing Emotion, ou Comment Luz et moi nous sommes embrassés. Soucieux de ménager vos petites mirettes, j’ai décidé de faire plus court, je lance donc les Nuits Sonores thématiques. Revenons donc, deux jours en arrière, le vendredi 26 donc. Je vous avais laissé sur l'ex-Suicide, Alan Vega. Après, il y a eu The Chap, un trio de barges anglais… Retour donc, suite à un rapide passage au bar – héhéhéhé - en salle 1. Et là, surprise, je retrouve une autre star dans la salle : Emma, la copine de Luz - qu’il crobarde aussi dans ses aventures. Echange de bisous (tiens un peu de vodka tonic, youpi !) et de commentaires sur ESG et l’album de The Chap, puis nous nous approchons ensemble en bord de scène ou Luz et Thierry Blons, autre membre de Trax, m’accueillent chaleureusement. Accolade, embrassade (tiens, un machin roulé sympa, youpi !), on se croirait à Cannes avec Roberto Benigni ("on s’en fout dé la mousique, ici, c’est Cannes, on s’est fait dé bizous !"). Sur scène The Chap tient autant du concert que de la performance. Les Chap sont dadaïstes et pop. Sur scène, on entend des bêbêtes. Pour le morceau d’intro c’est toute la basse court qui y passe (le guitariste, lève le bras, prêt à lancer un riff énorme, et finalement s’approche du micro pour faire : Meuuuuh !), mais The Chap joue également les perles de power pop efficace et loufe de leur dernier album Ham, "I am Oozing Emotion", "Arts Center"… Leurs paroles reflètent bien l’ironie et l’humour qui habite ce trio : "MySpace, good body, bad conversation" (t’es content hein, Frz ?). Malheureusement une sono pas du tout adpaté à leur univers electro-pop-punk-indie-disco-rock ne rend pas hommage à la finesse des compositions (après le set de Vega et surtout ESG, tout en basse) mais pas facile non plus de faire une balance pour ce groupe inclassable enchaînant cheap disco et indie pop. Toujours est-il que le vrai post-punk, post-disco, post-rock était sur la scène 1 ce soir-là, oubliez Panico (désolé, les gars). Anecdote : pendant tous les concert, Luz dessine, imite des riffs de hard rock, m’offre un chewing-gum tombé par terre (heuu, non merci…), me montre ses caricatures de Vega (tiens, Régine !), danse comme dans ses BDs (véridique, les bras en l’air et tout) et m’avoue qu’après une aspirine, il voit des bonhommes en papier mâché (mais qu’est-ce qu’ils mettent dans leurs aspirines aux Nuits Sonores ?!)… A suivre. Demain Nuits Sonores thématique, spécial DJ. Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (3)La pression monte, ou Servez m’en un autre, patron !
Cette troisième nuit sonore commence bien tranquillement, vers 21 heures, dans un excellent resto lyonnais, en compagnie de notre rédac’ chef adjoint Benoît Carretier, un gone d’origine, le truculent Franck Bolluyt, Odile de Plas, Patrice Bardot notre chef en chef, Laure Narlian, sa compagne (Attention aux vampires, Laure !), Angelo Perritore, notre DA, Jean-Yves Leloup et le photographe/reporter Pierre-Emmanuel Rastoin. Le Picoton Lyonnais est fameux mais on va certainement rater les Bush Tetras, le mythique groupe free punk new yorkais, dont le guitariste Pat Place jouait avec James Chance aux même Nuits Sonores, l’an dernier. En même temps, je ne vais pas me plaindre, je suis assis à côté d’Arnaud fondateur du projet electronica Portnoy avec qui nous avons une longue et fameuse discussion sur le système des "dates" (les rencontres) aux Etats-Unis. Système qui se décline comme suit : Premier jour restaurant/rencontre. Deuxième jour : French Kiss. Troisième jour : Fellation. Quatrième jour : La totale. Très organisée ces américaines ! De son côté, Jean-Yves Leloup, désireux de recentrer le débat, nous révèle qu’il prépare un nouveau livre. Mais chut, c’est un secret (on en reparlera en temps et en heure). Juste avant ce fascinant intermède anthropologique, nous avions eu droit à la prestation d’un quintette Krautrock parisien, à la piscine du Rhône, Zombie, à la tête duquel on retrouve Etienne Jaumet, le sax de Married Monks. Batterie métronomique à la Can, vocaux lancinants, hypnose électrique, bref, une bonne mise en bouche (en oreille, plutôt) qui n’aurait pas déplu à Bishop, notre fan de Kraut. Suivra Cheveu, que l’on préférera perdre en route… Après une visite rapide (en taxi) du vieux Lyon (ainsi qu’un rapide passage au bar) avec notre vieux lion à nous, le boss et toujours Benoît, notre autochtone qui connaît, aime et sait parler des beautés - comme des horreurs - de sa ville comme personne, nous voilà de retour Quai Rambaud, pour une nouvelle longue nuit sonique.Un petit passage au bar et … malheur, c’est sur les dernières notes de Nathan Fake que je débarque dans la salle 2 ! Et moi qui attendait le bonhomme de pied ferme (putain de picoton Lyonnais). Etrangement, l’anglais termine son set sous un déluge de bruit blanc, plus proche des expériences sonores du japonais Merzbow que du shoegazzing électro de son album Drowning in the Sea of Love. Des personnes interrogées dans le public m’annoncent qu’il s’est défoulé, privilégiant l’aspect ambiant et drone de ses compositions d’origine, délaissant du coup ses superbes mélodies. Ah ces artistes quand ils veulent faire les malins… Mais il est déjà 23 heures et je n’ai pas le temps de me poser de questions, ESG, commence à jouer scène 1. ESG nom de dieu, les quatre gamines du Bronx qui se sont sorties de la débine en inventant une musique unique mêlant rythme funk, basse new wave et guitare rythmique noisy. Un truc totalement inattendu, né à la fin des années 70, au moment même où New York vibrait déjà sous les coups de boutoir de la no wave !! Un passage au bar, et hic hop, me voilà dans la place.Et là, c’est fabuleux, le son est juste absolument fait pour elles. Ces filles sont énormes (oui aussi, mais très très belles, surtout celle du milieu, en robe rouge, vénus callipyge, tellement sensuelle et groovy qu’on en mangerait), les basses rebondissent et le public entre doucement en trance. Les musiciennes sourient, elles sont vraiment avec nous, c’est une généreuse douche sonore, pleine de roulement de hanche (aïe, la mienne !) et de clins d'yeux complices. Magnifique. Tout ça donne soif et un petit passage au bar s’impose. Surtout que The Hacker balance son électro retro-futuriste salle 2. The Hacker pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce français mordu de new wave (sa génération, comme moi il n’est plus très jeune) capable d’enchaîner un vieux Front 242 ou Depeche Mode avec un track de Japanese Telecom ou la dernière hype du moment. Un esthète dans son genre, à qui on aurait confié des platines. La salle répond plutôt bien, et dans mes veines, les passages au bar aussi… C’est la fête ! Youhouu ! zouig, zouig, les genoux, les épaules, ouais, on se la donne tous ! Dansons avec des lunettes noires, tiens, j’en ai jamais eu l’occasion, j’ai l’air d’un cake, c’est super !Pourtant il faut décrocher, car Alan Vega, la légende new yorkaise débarque sur la scène 1. L’inventeur de l’electro body music cultive un faux air de Régine en vieillissant, lunettes d’aviateur, bandeau en strass, tignasse hirsute et lippe boudeuse, il n’en reste pas moins un putain de personnage. Pendant 1 heure, Vega harangue la foule rageusement, pendant que Christine Devier-joncourt (oui, la ressemblance est frappante c'est vrai Erwan - Perron, rédacteur électro de Télérama...) fait du bruit derrière lui. Pas gâteux le papy, il nous arnaque avec quelques secondes de Bip Bop Kid et paf, nous assène une enclume rythmique électro-indus (incontestablement son truc du moment) par surprise. L’apocalypse post 11 septembre, le ground zéro, c’est ici, maintenant. Pour le coup, j’en oublierais presque de passer au bar, tiens ! "Too young too die" qu’il dit l’Alan, bin vrai ça, et comme je me suis couché à 6 heures hier, je vous garde The Chap (extraordinnaire, dans tous les sens du terme), Booka Shade, Trentemoller et Agoria pour demain. Allez, m’en voulez pas… On y parlera de Luz !La légende de Jimmy On ne l'a pas gratifié d'une très jolie pochette mais l'édition d'un best-of enfin digne de ce nom consacré à Jimmy Sommerville mérite sans doute mieux que ces quelques lignes. Passons aux aveux : adolescent (entre l'âge de 11 et 12 ans), je me suis endormi tous les soirs en écoutant les Communards, parce que j'aimais ça et que je n'avais que cette K7 à me mettre sous la dent. Je ne suis pas devenu gay pour autant (je ne savais pas ce que ça voulait dire à l'époque !) mais j'en ai gardé une (trop) haute idée de Jimmy et de son travail avec le pianiste Richard Coles (l'autre moitié des Communards). En écoutant ce best of, je m'attendais à une désillusion et me suis rendu compte que la plupart des titres du disque 1 tenaient franchement bien les années. Le best of de Jimmy nous ramène en 1983 et 1984, date à laquelle le groupe Bronski Beat explose au Top 50 avec sa pop synthétique et livre ses plus fougueuses chansons : "SmallTown Boy" évidemment puis le grandiose "Why". En 1985, Sommerville se barre et fonde les Communards, encore meilleurs, qui enchaînent immédiatement avec "You Are My World" et la reprise d'un standard de Harold Melvin and the Blue Note's Soul "Dont Leave Me This Way". A ce stade, c'est l'émeute. Les Communards sont aussi engagés politiquement, très à gauche et pro-homo. Je vibre sur la sensualité mélancolique de "So Cold the Night", puis éteint mes blessures d'ado sur "Never Can Say Goodbye". J'ai décroché en 1988 (j'avais 14 ans) quand les Communards ont explosé en vol.Ce best of reprend tous ces bons titres ainsi que d'autres. Le second disque les offre en versions remix ou extended disco, ce qui est beaucoup moins drôle. Pour ceux que ça intéresse, Richard Coles (le Communard à lunettes venu du piano classique) n'est PAS MORT DU SIDA, comme on l'a lu souvent, mais est devenu un journaliste respectable avant de... rentrer dans les ordres. Le petit Jimmy court toujours de clubs en clubs. Pour écouter un morceau : http://www.jimmysomerville.net/ World Cup Singles Si c'est le groupe (très moyen) Embrace qui a remporté le droit et le privilège de fournir à l'équipe d'Angleterre sa chanson officielle (prenant ainsi la succession toujours convoitée de New Order, des Spice Girls et d'Echo & The Bunnymen), l'ex membre de Blur Graham Coxon a choisi d'entrer en dissidence, en enregistrant un morceau piqué au groupe punk Sham 69. Coxon a d'ailleurs enregistré sa version modifiée de "Hurry Up Harry" en "Hurry Up England", avec son auteur Jimmy Pursey.Pour faire bonne mesure, les bénéfices de cette rengaine non-officielle seront versés à une oeuvre de charité. Contre le cancer des oreilles ? On l'écoute ici, ou encore dans une version alternative (à la version alternative). Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (2)J’ai le coeur en feu ou comment Villalobos m'a tué ! Deuxième jour et déjà une petite pause dans le programme ce jeudi de l’ascension, cela me permet entre autres de vous parler concrètement de la première nuit de folies sonores, celle du 24 mai. Et quelle nuit ! C’est donc la faim au ventre que l’équipe de Trax et moi-même nous ruons sur le site dit de La Sucrière, quai Rambaud. Après un épisode digne de Taxi III, où notre chauffeur en rogne nous balance hors de son véhicule comme des malpropres, pour cause de désaccord itinéraire, nous crapahutons à travers chantiers et terrains vagues, pour finalement accéder au Saint Graal du journaliste, le carré Pro ! Lieu de libation et de dépravation, par excellence, des reporters en goguette (imaginez un peu, on y lit même Libé !! Hein, quoi ? Non pas les Inrocks non, c’est pas humain des choses pareilles…) Petite collation entre amis donc, et hop, c’est parti. N’y tenant plus je me lance à fond dans ce pour quoi je suis venu : vous faire le rapport de ces fameuses Nuits Sonores.Salle 2 de cette immense usine à musique, Michael Mayer, le fameux boss du label Kompakt de Cologne, ouvre le bal dans la veine moody et minimale qui est la sienne. L’homme derrière les platines est concentré, mais on sent malheureusement qu’il ne s’agit que d’un tour de chauffe. Petite déception, Mayer est efficace mais sans surprises et surtout, il s’éreinte devant un parterre d’à peine 60 personnes. Pas facile évidemment… Du coup, direction scène 1 où jouent The MFA, les protégés du label Border Community de James Holden, aujourd’hui sur Kompakt. Et là, que du bonheur ! Pendant une heure les auteurs du magique The Difference it Makes, coupes de cheveux à la Scott Walker milésime 64, mixent gros pieds house sur nappes electronica cristallines, dans une ambiance Boards of Canada au pays des clubbers. Coup de bol, un court instant de lucidité me permet d’apercevoir un petit mec à lunette accroché à son calepin en bord de scène, Luz en action, croquant MFA sur le vif ! Je profites d’un moment de répit pour venir le regarder travailler. Nous décidons de nous rendre ensemble à Faust. "On se retrouve à gauche" me lance t’il avant de s’engouffrer à droite dans la foule. Et nous ne nous retrouverons jamais… (un classique, je sais, Luz, si tu me lis…) Faust sur scène est accompagné d’une bétonneuse. Accessoirement, nos pionniers Krautrock teutons ont aussi engagé Olivier Manchion et Amaury Cambuzat d’Ulan Bator, duo de post-rock français. Grand bien leur fasse, c’est excellent ! Faust balance, et pas que des portières de voiture sur le public, même si les premiers rangs voient arriver quelques pièces détachées automobiles. Entre prémisses indus, post-rock et prog-punk psychédélique, les quatre allemands, accompagnés de leur jeunes recrues, enchaînent pur moments bruitistes désaxés et perles mélodiques. Des métallos de Hambourg qui interprètent Picnic on a Frozen Lake (Faust IV), vous voyez le tableau ? J’en ai presque les larmes aux yeux. Un type à côté de moi, âgé, les cheveux en bataille, sourit aux anges, l’air un peu perdu. On se regarde, et je vois le folie – et le bonheur – dans ses yeux. Un peu flippant quand-même : "J’ai fait Faust avec le spectre grimaçant de la cinquantaine à mes côtés !" Mais bon, non loin de là, Villalobos commence et c’est incontournable. A deux mètre déjà, la pression du son se fait sentir. On approche, on s’immerge. Ricardo Villalobos, le chilien, berlinois d’adoption et Luciano, le suisse émigré au Chili sont sur scène, déjà bien partis. Villa balance la tête, ondule de la nuque (véritablement, ou alors c’est le muscadet !), de son côté Luciano, petite moustache et débardeur, prend visiblement son pied... et c’est parti ! 3 heures 30 de DJ set, les amis, 3 heures 30 de pure folie (et ce n’est pas un cliché journalistique). Luciano/Villalobos, c’est un trip mental véritablement chamanique, les boucles hypnotiques fusent, enveloppent, nous emmènent là où plus rien d’autre n’existe que la danse, le mouvement et le halètement du public en transe. Luciano contrôle plutôt cool, et quand Villalobos balance la sauce, toute la salle se soulève, fabuleux ! Nos deux guerriers de platines ont une endurance hors du commun, ce n’est pas mon cas, au bout d’une heure et demi de danse non-stop - pouce - je vais faire un tour voir une autre légende, Jad Fair. Leader des Half Japanese, Jad Fair est un mythe dans le monde du rock indé. Compagnon de route de Yo La Tengo, Daniel Johnson, Kramer, l’américain est maître d’un petit monde surréaliste et bruitiste. Jad Fair en solo (passablement éméché dirait-on, "ah mais non, c’est normal" me glisse t’on…) c’est pop punk, des balades qui partent en vrille, des folk songs dadaïste, bref, un sympathique n’importe quoi et un art de l’impro rarement égalé. Mais les sirènes de la danse sont trop fortes et je rejoins le plateau Kompakt en salle 2, où Mathias Aguayo et son compère Roccness joue leur album Are you Really Lost. Un set live donc, qui bouge bien malgré son aspect performance. Roccness uniquement équipé d’un micro lance des phrases hypnotiques et fait doucement glisser le public dans une trance discoïde, pendant qu’Aguayo enchaîne boucle sur boucle. On se retrouve à bouger, ventre contre fesse avec des inconnues, pas mal du tout… Mais, encore une fois, c’est l’appel du chaos, de l’oubli et un petit goût de reviens-y et je replonge dans l’univers techno-chamanique de Villalobos et Luciano, toujours en forme, malgré, déjà un peu plus de 2 heures et demi de set. Que c’est il passé ensuite? Est-ce le muscadet, les vapeurs de fumigène, les bonnes odeurs autour, la folie des corps en sueur ? Bref, je me souviens vaguement avoir vu arriver DJ Hell, ou non, je sais plus… Ma hanche lâche. Bobo. Dure je vous disais, la vie de journaliste. Ouf, une journée de repos et c'est reparti... A suivre Cheap management![]() Le dernier, à droite, c'est Jean Bernard Robichon. Le cousin par alliance du fils de la seconde femme du directeur d'EMI. On m'a obligé à le prendre, mais j'y crois pas très fort. Je me débrouillerais pour qu'il fasse une OD pendant la tournée. Euh... toi aussi, tu veux fabriquer un groupe ? D'accord. Mais n'oublie pas que les contrats, ça ne se signe qu'avec du sang. (via Syndactylus) Musique pour grands enfants et petits adultes Nous sommes au milieu du pont. Le pont de l'ascencion. Vous êtes tous en vacances et je ne m'adresse à personne. C'est pourquoi je sors de mon ouaibe chapeau une adresse mignonette (ou pas) et décadente : un répertoire ouvert sur une soixantaine de Mp3 de génériques de séries et de dessins animés, en V.O dans le texte. Le rap gentil du Prince de Bel-air, le groove du Cosby Show, la grave dégénerescence mentale du Super Mario Bros Super Show, la musique d'ascenceur de Alf, ou encore la symphonie pétomane du Monthy Pyton Flying Circus... Voilà, amusez vous bien (et ci-dessous, la meilleure zik de dessin animé jamais composée pour Warner) dans un nouveau et beau lecteur flash !Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (1)"Like a Virgin", ou comment je n’ai pas rencontré le dessinateur Luz et finalement si ! Ok, c’est parti ! Comme me le disait flyer, il y a quelques jours, c’est donc moi qui ai la chance d’inaugurer la saison des festivals. Et de la chance, j’en ai, Les Nuits Sonores étant ce qu’il se fait de mieux dans ce domaine. Invité sous la triple casquette Fluctuat.net, Trax et M&CD, je n’ai pas d'angoisse concernant l’accueil sur place, il est généralement chaleureux (salut Vincent !) Pour autant, le métier de journaliste étant ce qu’il est (rude mes amis) ce n’est pas sans inquiétude que je quitte mon petit coin de province tranquille. C’est qu’il n’est plus tout jeune le reporter, et j’ai déjà le bas du dos qui tire méchamment depuis deux jours… Cela étant, j’avais prudemment prévu large. Je débarquais donc la veille, histoire de dire bonjour et d’arroser le petit Kim, un adorable petit bonhomme de trois kilos, et un futur mélomane n’en doutons pas (faites-moi confiance, je connais le père). Le vrai marathon, la grande messe, elle, commence réellement le 24 mai dés 14 heures. C’est l’heure de vérité, la traque aux accréditations, la chasse aux têtes connues - et reconnues (parfois) - la quête des meilleurs plans. C’est là, sur les boulevards qui n’en finissent plus, entre tram, bus, vélos et circulation en folie (tout Lyon est en travaux !) que l’on prend la véritable mesure de la difficulté du métier. C’est donc les jambes flageolantes que j’arrive sur le lieu de l’inauguration de l’édition 2006 des Nuits Sonores, la Piscine du Rhône. Heureux (wouééé de la bière fraîche) mais (déjà) vidé. Pour le coup, dommage que les bassins soient sec, le soleil cogne et on se serait bien baigné et le Rhône en contrebas me direz-vous, heuu… non merci ! Sur place l’ambiance musicale n’est pas désagréable, les lyonnais de Blinks ouvre le bal, mélangeant ragga, dub et jazz, le tout relevé d’une pointe de drum’n’bass, rappelant Thievery Corporation à la grande époque. Reconnaissons le, il faut du courage pour se donner sur scène devant un parterre de journalistes un peu blasés, beaucoups fatigués. Mais les six musiciens de Blinks donnent le meilleur d’eux-mêmes au milieu des échanges d’accolades et de cartes de visite. C’est un verre à la main que l’angoisse du journaliste commence à prendre forme. Aucune connaissance à l’horizon ! Argh, quoi de plus triste qu’un festival, tout seul, perdu au milieu des VIP ? ça y est, c’est la peur du vide, ce symptôme typique de notre époque en suractivité ! Et puis tout s’accélère, car un personnage surgit de la foule et s’avance vers moi trois verres de bière à la main. Le bougre semble monter des bières du carré VIP (en terrasse du bas) pour les monter à ces infortunés camarades ne bénéficiant pas du privilège de boire à l’œil (coincés qu’ils sont sur le balcon du haut). Et tout dans ce personnage ressemble à Luz, le fameux dessinateur de Charlie et surtout Magic, célèbre pour sa peinture cocasse et parfois grinçante du monde du rock et de la nuit. Autant l’avouer, je suis fan ! Ce type génial a illustré mon papier sur The Fall pour les Nuits Sonores, il y a un an, mais situation géographique oblige nous ne nous sommes jamais vu. Je me jette donc sur ce petit bonhomme à moustache, lunette, et démarche à la Luz, et lui lance : « excusez-moi, vous ne seriez pas Luz ? », ce à quoi l’intéressé répond « Ah non désolé, j’aimerais bien, j’adore ce qu’il fait, mais ce n’est pas moi » et continu son chemin. Perplexe, je le regarde tracer et je me dis que je viens de me faire rembarrer. Mais ma déception est de courte durée puisque mon collègue Franck Bedos, une des meilleures plumes de Trax, viens me rejoindre, accompagné de la charmante Aurélia. Un vrai plaisir de revoir ce catalan, passionné de musique électronique et infatigable globe-trotter/intervieweur de ce que la planète compte de meilleurs producteurs. Il en profite pour me présenter Jean-Yves Leloup, autre grand chroniqueur de la sphère électronique, que je n’avais jamais rencontré malgré nos nombreux échanges par mails. J’explique alors mon histoire avec Luz, passé incognito dans la foule du carré pro, tout le monde rigole, me plains ou se moque gentiment. Pour finir c’est une bonne partie de l’équipe de Trax qui débarque, accompagné d’un étrange bonhomme à moustache, affublé (il fallait oser) d’un badge Wham, on nous présente : C’est Luz ! Et là forcément, je dis Non ! Non, Luz, c’est l’autre ! Ou alors, ce type, là, avec sa démarche caractéristique, ses petites lunettes, sa moustache, c’est le personnage de Luz, vu par lui-même, incarné pour de vrai ! Mais qu’ont-ils mit dans la bière aux Nuits ??? Après une franche rigolade et un échange de délire sur les troubles de la personnalité des dessinateurs de BD, nous nous lançons dans une conversation à bâton rompu , où j’apprends que les gens de Charlie n’ont aucun goût musicaux (vous le saviez déjà, ok), qu’il a hésité avant de mettre se badge Wham, surtout qu’il en avait un du groupe nanard de hard 80, Saxon (qu’il me sort ! Horreur, vite range moi ça, on nous regarde !), qu’il cultive un étrange lien de parenté avec James Murphy de DFA/LCD Sounsystem, ayant eu plus ou moins le même parcours musical, du rock à la techno, que je suis un abruti (c’est vrai) d’avoir vendu en 1992 mon maxi vinyl de Blue Monday de New Order (d’ailleurs après cet épisode traumatique, je passe une annonce, si certains parmi vous font les vides greniers, il était un peu corné au coin mon exemplaire de Blue Monday… Snif). Bref, une saine conversation de fondu de musique, quoi… Mais les meilleurs choses ont une fin et il va falloir se rendre Quai Rambaut, lieu des spectacles, accompagné de toute la troupe de Trax, car notre vénéré rédacteur en chef a faim, et quand le chef parle… Bref. C’est donc tout guilleret que votre serviteur se rend sur place et cette page commençant à être un tantinet longuette, c’est donc demain que vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur les prestations de Faust, The MFA, Ricardo Villalobos et Luciano (Aaaargh !), Jad Fair (éthylique), Mathias Aggayo & Roccness (re-Aaaargh !), Michael Mayer et Luz, bien sûr… A demain (et on parlera uniquement de musique, c’est promis !) En attendant, tous le programme des Nuits Sonores, c'est ici Archive sort de l'ombreOn les avait un peu perdus de vue depuis leur dernier album Noise et leur live débranché, ils ont pointé le bout de leur nez à la Foire du Trône, c'est maintenant l'heure du grand retour d'Archive. Leur dernière galette est sortie cette semaine (à lire : la chronique de Lights, sur Flu). Du très bon Archive à déguster avec cette vidéo du single "System" en guise de mise en bouche. Moi aussi je veux un théorbe ! Notre copain bloggeur David F. nous propose à partir d'aujourd'hui d'aller à la découverte d' instruments de musique zarbis. Aujourd'hui, 1er épisode : le théorbe, guitare XXL de la famille des archiluths (les luths aux supers pouvoirs !), en vogue au XVIIe et tombé dans l'oubli depuis. Heureusement, de mignons irréductibles ont choisi de le maintenir en vie. Ecoutez ce que ça donne par ci, par là. Si comme notre ami en kimono (illus.), vous n'avez pas peur du ridicule et refusez de vous fondre dans la masse, mettez-vous au théorbe. Je vous le promet, tout le monde trouvera ça so hype dans quelques années. Think different, think théorbe ! Lordi n'est pas sataniste... Lordi est pire ! Pour preuve, le clip de "The Devil is a looser". Ce qui fait que ce clip est immanquable, ce n'est pas la musique (oh non !), ni les costumes, ni la métaphore éculée de la renaissance, et encore moins l'esthétique digne d'un Blade 2. Oh non, ce qui en fait un titre super, c'est la première phrase du refrain : "The devil is a loser and he's my bitch !". Dans la langue de Molière : "Le diable est un perdant et c'est ma charmante demoiselle gentillement occupée à répondre à mes demandes de toutes natures".Qui osera encore les traiter de serviteurs du grand Fourchu après ça ? L'industrie musicale va très mal... n'est-ce pas EMI ? On nous le hurle partout : les producteurs de disque sont sur les genoux, le marché s'effondre, les artistes internationaux hantent les cantines du secours populaire, bref, tous les acteurs de l'industrie musicale sont appauvris par l'armée des pirates sans scrupules. Quoiqu'il en soit, dans la vraie vie pas fantasmée par des marketeux sous cocaïne, EMI affiche un profit net de 169 millions de dollars américains entre mars 2005 et mars 2006. Et ils sont tellement démunis qu'ils projettent toujours de racheter le groupe Warner Music. Le secret du funk réside-t-il dans la salade ? On sait que les lecteurs les plus fidèles de Playlist les attendaient : les résultats du concours du végétarien le plus sexy du monde viennent de tomber. Je ne vous parlerais pas de celle qui a remporté la catégorie féminine, même si je suis amoureux d'elle, parce qu'elle ne fait pas de musique... ou si peu. Non, si je vous en parle c'est que le gagnant cette année est Prince, et que lui, il fait de la musique, et bien. Pas comme le gagnant de l'an passé, Chris Martin, qui ne sait même pas exactement ce qu'être végétarien veut dire. Prince, contrairement au chanteur de Coldplay, est une publicité vivante pour le régime vert : certes, ça n'a peut-être pas aidé sa croissance, mais sur scène il a plus d'énergie que le mec de SuperSize Me après trois big macs. Chris Martin, par contre, ressemble à ce qu'il mange. Si on soustraiyait un Prince à Andre 3000 d'Outkast (le vainqueur de 2004), il ne resterait probablement que Chris Martin et quelques fluides corporels.Reste une question en suspend, qu'est-ce que PETA, l'association qui organise le concours, entend prouver exactement en traitant les végétariens comme de la viande ? Ask the Dust, pour faire flamber la Scène BastilleOn finira par convaincre chacun d'entre vous d'assister à un concert d'Ask The Dust, les excellents producteurs nerd déguisés en rock stars, dont on vous parle depuis quelque temps. Vous en reviendrez en vous disant "Mince, ils avaient raison sur Playlist ! C'était bien !".
![]() Et quelle plus belle occasion de les (re)découvrir, en chair et en riffs, que leur dernier concert avant l'été (et un break pour enregistrer de nouvelles chansons), sur la Scène Bastille, ce mercredi 24 mai, à partir de 19h30. Evidemment, je ne vous enverrai jamais là-bas en aveugle en sourd, alors voici de quoi largement découvrir leur musique : un blog Myspace et trois autres morceaux sur Playlist. En plus, et c'est une chose qui se vérifie assez peu des jeunes groupes pour le souligner, c'est encore mieux en live ! Ask the Dust - 24 mai 2006 - Scène Bastille Smells like déjà-vu... Les reprises de "Smells like Teen Spirit" (vous savez, cette chanson dont les 12 premières secondes font immanquablement défiler des années d'adolescence dans nos mémoires...) sont pléthores. Il y en a pour tous les goûts, à toutes les sauces, dans tous les styles, jusqu'à friser l'indigestion. Là, c'est une douzaine de bonhommes en costumes, le Ukulele Orchestra of Great Britain qui la reprend (très bien), avec une belle voix de stantor, sur cette vidéo. Alors... encore une bouchée ?(merci Jypègue) La musique militaire, c'est fun !![]() Quand la Corée du Nord se met au web, ce n'est pas pour permettre à ses gentils habitants asservis de goûter aux charmes de l'Occident, mais pour mieux diffuser sa propagande . Toi aussi, petit soldat qui s'ignore, soutiens la belle armée de Kim Jong-Il en participant au Karaoké de la Korean Friendship Association of National Defense ! (tiens, ça me rappelle quelque chose) Aucune excuse, c'est en phonétique avec en sus la traduction anglaise, pour être sûr de bien comprendre (et de pas se laisser manipuler). (via WFMU) Love will tear us 34 fois apart"Love will tear us apart" de Joy Division est une chanson parfaite. Ce qui explique le nombre étonnant de reprises dont elle fait l'objet. L'autre raison, c'est parce qu'elle fait profiter pour pas cher de la crédibilité de Joy Division à des mauvais groupes. QUOI QU'IL EN SOIT, voici l'originale + 33 copies.
![]() Et par ici, la même chose mais avec "God only Knows", les groupes sont meilleurs parce qu'on vampirise moins de crédibilité dans la surf pop magnifique que dans le post-punk. La faute à Bret Easton Ellis. (via La Blogothèque via My Old Kentucky Blog) Chauffe la cuillère Apprendre à jouer de la cuillère en trois étapes (quand on ne joue pas déjà de la guitare avec) :1) Tenir la cuillère du bas entre l'index et le majeur, face vers le bas et bout de la cuillère calé dans la paume. 2) Prendre la cuillère du haut entre l'index et le pouce. Bien serrer le pouce pour une bonne prise. 3) Tappez la main tenant les cuillères en rythme sur votre jambe ou dans votre autre main. AMUSEZ -VOUS ! J'ai récupéré ce précis chez David Holt, un joyeux praticien du n'importe quoi musical. Chez lui, ça dure une page et c'est très bien illustré... Il a aussi mis en ligne un guide pour performer à la "harpe de mâchoire" (euh ?), mais ça ressemble plutôt à un gadget pour s'injecter de la drogue dans la langue. Beatles x Fluide Glacial![]() Le mensuel rigolo (avec Lindingre) sort un numéro spécialement cacedédi aux Beatles. Les quatres y sont épinglés en large, à travers des bédés d'umour ou transpire l'hamour (Fluide Glacial est gay friendly). Un joli cadeau pour les 64 ans de Sir Mac Cartney, nan ? William Shatner est Rocket ManPosté par 2goldfish le 23.05.06 à 10:01 | tags : copinage, people, rigolo, vidéos musicales, youtube
Oh, vous pouvez vous moquer de William Shatner, mais ce mec a la foi. Il en faut pour chanter du Elton John comme si c'était du Lou Reed. Une preuve de plus qu'on a jamais su où commençait le second degré avec ce type. MàJ : célébrons aujourd'hui le William Shatner Day avec les gens de Chamboultout, qui ont une vidéo de William dans l'espace. Super Avant-Garde Night, plus qu'un jour...![]() Pour participer au dernier concours de Playlist et gagner des invitations pour la Super Avant-Garde Night du Festival Jazz in Japan, le 2 juin à la Maison de la Culture du Japon à Paris, il ne vous reste plus que jusqu'au 23 mai à minuit pour envoyer un mail à , titré "En avant, garde !", contenant votre nom et celui de votre camarade d'expérimentation. Les gagnants seront prévenus mercredi 24 mai. Good luck ! (illus. Atsuhiro Ito) Apprendre la musique, un nouveau privilège ? On vous en a déjà parlé il y a quelques mois, les associations de défense des majors droits d'auteurs, MPA (Music Publisher's Association) en tête, souhaitent interdire la mise à disposition gratuite sur Internet de paroles et de partitions de chansons. Réjouissez-vous ! (ironie), une nouvelle marche à été gravie dans l'ascension vers une musique vérouillée de toute part. En effet, sous la menace des éditeurs, l'un des plus gros sites de tablatures en ligne, My Song Book, vient de rendre purement et simplement impossible le téléchargement de partitions d'artistes autres que celles des généreux amateurs de sa communauté. Autant dire que le site va vers une mort certaine. Essayez-donc de télécharger la partoche du merveilleux "Moi lolita" d'Alizée. Vous tomberez inévitablement sur ce (sympathique) message : Dans l'attente d'une régularisation avec le détenteur des droits de cette partition, le téléchargement de celle-ci n'est plus autorisé. Vous qui comptiez apprendre la guitare (ou la basse, l'harmonica, le tuba...), j'ai la joie de vous annoncer que vous n'avez plus que deux alternatives : disposer d'une bourse bien garnie, afin de pouvoir vous offrir les partitions originales de vos artistes favoris ou bien... composer vous même vos propres mélodies si, comme moi, vous êtes fauchés. Youpi ? Madonna : Da Vinci BadOn avait déjà évoqué la croix géante et ultra-dispendieuse commandée par Madonna pour sa tournée. 5,7 millions de livres anglaises de diamants et de cristaux de Swarovski pour se la jouer Jésus Christ en début de concert, c'est tout de même cher. Aujourd'hui j'ai découvert des photos de cette fameuse croix géante...
![]() Aïe... Ce n'est même plus provocant. C'est juste complètement moche. Surtout avec le costume de jockey. Le petit journal de Tagaki Masakatsu C'est en 2002 que l'on découvre Tagaki Masakatsu, lorsque celui-ci produit Pia, la bande originale de Little Cheung, le film réalisé par le hong-kongais Fruit Chan. Musicien et vidéaste, Masakatsu semble clairement inspiré par les travaux d'Erik Satie sur son nouvel album, Journal For The People. Les harmonies électroniques - et les images légères qui les accompagnent sur la partie DVD - sont à la fois intemporelles et comme sorties d'un autre âge. Récemment signé sur le label américain Carpark, spécialisé dans la pop laptopiste (on leur doit les productions les plus mélodiques de Kid 606, Greg Davis, Sébastien Roux, Casino VS Japan, Jake Mandell, Marumari ou So Takahashi), Masakatsu puise son inspiration dans le quotidien, la douceur de l'enfance et la mélancolie du temps qui passe. Tout en évoluant dans le sillage des pionniers glitch des années 90, Oval ou Microstoria, ce jeune japonais - il a à peine 24 ans - cultive une vision popisante de la musique électronique, sans pour autant exclure, une approche dancefloor ("Ketle 2") ou encore expérimentale (voir "Ketle 3" est ses échos de bandonéon à la Hector Piazzola). En tant que vidéaste, son travail est en phase avec le côté aquatique et/ou aérien de ses compositions. Enfants sur une balançoire, nuée d'oiseaux dans le ciel. Découpés, saturés, recollés, ses images immergent doucement l'auditeur/spectateur dans la douceur des jours tranquilles et des émotions élémentaires de la vie. Virtuose. Tagaki Masakatsu - Journal for People CD/DVD (Carpark/La Baleine) A écouter et à voir : de nombreux extraits de son album et des vidéos l'accompagnant sont disponibles sur son site. Morrissey se place pour l'Eurovision 2007 L'ancien chanteur des Smiths, qui poursuit sa triomphale tournée en Angleterre et fête aujourd'hui ses 47 ans sur la scène du London Palladium, en a profité pour poser sa candidature en vue de l'Eurovision 2007.Affligé par la prestation de Daz Samson et sa chanson "Teenage Life", classée 19ème du concours, Morrissey a salué la victoire de Lordi et déclaré : "J'ai été terrifié - mais pas surpris - de voir que notre pays était une nouvelle fois humilié devant toute l'Europe. La question que je me pose, c'est : mais pourquoi est-ce qu'ils ne m'ont pas demandé d'y aller ? Cette question me poursuit et me poursuit encore." Si la remarque n'est pas dénuée d'humour, Morrissey ferait un bon candidat pour l'Angleterre l'année prochaine d'après le comité de sélection britannique. Sa proposition est à prendre au sérieux, d'autant plus qu'on connaît l'immense respect que voue le chanteur à Sandie Shaw, avec laquelle il a travaillé en 1984, et qui était la première chanteuse britannique à remporter l'Eurovision en 1967. Lordi n'a quà bien se tenir. Le prêcheur est prêt à défier le monstre sur son propre terrain. Michel Drucker est méchant![]() "Je ferai écouter ce morceau à ma chienne, ça lui fera peur." / "Ils ont bu c'est pour ça qu'ils votent finlandais." / "Le vote du public est désespérant." / "Il n'y a rien à comprendre." / "Le public est choqué." / "Ce n'est pas avec ça qu'ils gagneront l'Eurovision." / "Celui-ci a une figure à dormir dehors." / "Allez, arrête de chanter et vote pour la France." Voilà un petit florilège des commentaires de Michel Drucker et son acolyte Claude Siar au sujet des improbables finlandais de Lordi qui ont remporté l'Eurovision ce 20 mai. Chauvin, sans humour et franchement intolérant, le duo de vieux a passé la soirée à se lamenter en direct sur France 3, au dam de tous les téléspectateurs sympathiques du pays. Drucker et Siar ont aussi couverts de leur radotage la rediffusion de la chanson gagnante en fin d'émission, tandis qu'en Belgique, au même moment, les commentateurs plaisantaient gaiement, remerciaient les Finlandais de leur prestation décrispante, et revenaient sur leurs pronostics. Un commentateur avait dit de Lordi, "s'ils gagnent, on se transformera tous en chauve-souris". À la fin de l'émission, il se sentait déjà "pousser des ailes". Bref, c'est par ici pour voir la conclusion vidéo de l'Eurovision, au calme et en bande-son venue du froid. Et c'est par ici pour signer la pétition réclamant des excuses publiques de la part de Michel le réac'. Ça ne mènera à rien, mais c'est drôle, exactement comme l'Eurovision. Boards of Canada : la vidéo planante du lundi Si comme moi vous avez du mal à émerger en cette grise fin de matinée du pire jour de la semaine, offrez vous 4 minutes et quelques de pure détente en compagnie de ce délicieux clip de Boards of Canada : "Dayvan Cowbow", morceau extrait de leur non moins joli (tout comme l'intégralité de leur discographie) dernier album, The campfire headphase. Ce très floydien duo écossais veut votre bonheur ! Sigur Ros : l'art du vague Je lisais un post très intéressant sur Mocking Music, à propos de la façon dont l'irruption d'une chanson déjà connue peut vous faire "sortir" d'un film et, éventuellement, le gâcher. Il y a aussi des cas où, à l'inverse, un réalisateur peut tricher en s'appropriant l'émotion d'un morceau au lieu de la conjurer lui même par la force de l'image. Personnellement, je répondrais: "et alors, si ça marche ?". L'art n'est pas une compétition, il n'y a pas de règles.Mais peu importe, ce qui est intérressant, c'est que le blogueur prenait pour exemple une scène à la fin de La Vie Aquatique au cours de laquelle on entend "Starálfur" de Sigur Ros. Cette scène aurait-elle été si émouvante sans la chanson ? Certainement pas, mais ce qui m'a amusé particulièrement dans le choix de cet exemple, c'est que ce groupe encourage lui même l'association de sa musique à des élements extérieurs.Sigur Ros chante en Islandais ou en Hopelandais (langue inventée par le chanteur), et va jusqu'à ne pas donner de titres à ses chansons, tout ça pour que l'auditeur, privé de tout repère, attache ses propres souvenirs ou fantasmes à la musique. Dans ce contexte précis, l'utilisation de "Starálfur" par Wes Anderson, plutôt qu'un appropriation illégitime du travail d'un autre (bref, un vol) était le plus bel hommage qu'on put lui rendre. Le point soulevé par Mocking Music reste cependant parfaitement valable pour l'utilisation dans le même film de "Queen Bitch" de Bowie. Sigur Ros, en attendant, laisse toujours son public faire la moitié du travail avec ce photostream, un diaporama constitué de photos envoyées par les internautes, qui défile par dessus la musique du groupe. Alors, sont-ils des génies ou des fainéants ? A en juger par leur disques, je dirais les deux à la fois. Eurovision d'horreur (blague éternelle d'une nuit d'été) Toujours plus loin dans le kitsch et l'autofoutage de gueule, les européens et jurés ont donné cette année la victoire du concours de l'Eurovision 2006 au groupe de heavy-metal finlandais Lordi (déjà évoqué ici et soutenu par les fans) Le groupe chante un morceau inaudible appelé "Hard Rock Hallelujah", puissamment envoyé à coups de guitares et de tatapoum dérythmé. Le plus amusant, bien sûr, est qu'ils portent tous des masques d'orcs et d'urukais bien laids du Seigneur des Anneaux. Ainsi, la Finlande remporte le concours pour la première fois !La Russie arrive deuxième avec une soupe beaucoup plus traditionnelle, poussée par le chanteur Dima Bilan ("Never Let You Go"). La France s'est ridiculisée avec une piteuse 22e place sur 24, quelques points récoltés par charité deci delà... Il faut dire que la seconde chanson composée par Corneille (la première avait été retoquée car trop nulle) était une vraie cochonnerie et que notre interprète avait le talent et le charisme de son nom : Virginie Pouchain. La France en reste donc à la victoire de Marie Myriam en 1977. A part ça, c'était Michel Drucker qui commentait cette année. Et c'était amusant, quand on connaît sa propension au léchage les bottes, de le voir faire du 2nd degré et s'appitoyer bassement sur le résultat final. MàJ : le reste des news sur l'Eurovision, Lordi, et les frasques de Michel Drucker, c'est par ici ! Heroin on stageLou Reed et John Cale, jouant la belle ballade (au bord des ravins) "Heroin" (tirée du célèbre albm à la banane) en 1972 au Bataclan. C'est joli. Glauque et joli. Même si l'interprétation ultime de cette chanson restera sans doute celle du Rock'n roll animal. Fun fact : Lou Reed avait la même voix à 30 ans qu'à 64 ! Pipi fun : moins de 18 ans s'abstenir(les tags "Happy Hour" et "Rigolo" sont là par pure perversion intellectuelle) (merci Zed) Armrest : hommage ou plagiat ? Quelle plus grande joie pour un snob que de regarder de haut un mélomane moins averti et de lui lancer, avec dédain: "Mais Echo & The Bunnymen faisaient déja ça bien mieux il y a vingt-cinq ans, mon p"tit" ? Personnellement, je n'en vois pas. Le problème, c'est qu'on ne parvient à ce statut qu'au prix de longues années passées l'oreille à l'affut de tout ce qui se fait de vieux. Il faut acheter des réeditions triple Cd des Kinks, retrouver les faces B de Blue Cheer, endurer les derniers albums des Who ou déterrer le cadavre de Romeo Void avant de pouvoir déclarer avec l'assurance de celui qui sait qu'aujourd'hui, on ne fait plus rien de nouveau, mon bon monsieur. Ou alors, on peut lire Armrest, le blog qui pourrait s'appeler "la musique pour les nuls".Sur Armrest, les hommages ou plagiats des groupes récents sont exposés, preuve à l'appui, dans toute leur banalité. Des exemples connus comme Pavement / The Fall ou Interpol / Joy Division aux liens obscurs entre Strereolab et Alain Goraguer ou Devedra Banhart et un chanteur folk chilien des 60's, ce jeune blog s'annonce déja comme une grande source d'érudition pour nous, les snobs. DJ Shadow à la barreSon nouvel album n'est même pas encore sorti que DJ Shadow doit déja essuyer les foudres de quelques uns de ses fans déçus du titre "3 freaks", dévoilé en avant première sur son site.
Sans doute inquiet de la virulence de ses admirateurs, il se défend comme il peut : "Restez calmes, vous n'avez entendu qu'un seul titre !", ajoutant : “3 Freaks n'est pas représentatif du son de l'album. C'est un disque très risqué et très varié. Je ne suis vraiment à l'aise dans aucun genre." L'objet du litige : Gageons tout de même que le reste de l'album rattrape ce qui passe un peu pour un pétard mouillé. L'homme de l'ombre (oui, bon c'était facile), sans doute quand même légerement apeuré, a annoncé que certains morceaux de The Outsider étaient supérieurs à toutes ses productions antérieures. Puisse-t-il dire vrai. MàJ : la chronique du disque de DJ Shadow, The Outsider, est disponible sur Flu, le mag'. Fan des années 80 ?![]() De ABBA aux ZZ Top, plein (vraiment plein) de clips des années 80... Du Youtube, rien que du Youtube. Je vous conseillerai bien "Ziggy Stardust", reprise par Bauhaus. Tv on the Radio on Stage in Ze Boule Noire : Wouuuuaiiis !! C'est un truc dingue d'avoir du charisme. C'est un truc encore plus dingue quand on a du talent. Et c'est un truc encore encore plus dingue quand on sait faire partager tout ça à un public de 250 personnes électrisées. Les mecs de Tv on the Radio vont sortir en juin l'un des meilleurs albums de 2006, Return to Cookie Mountain, et ont donné hier soir l'un des meilleurs concerts de l'année (et de ma vie). Passons sur Celebration, la première partie, dont la batterie infiniment surmixée a bousillé les oreilles de tout le monde. Mais c'était pas mal, surtout vers la fin. Ah si, une chose à ajouter, le guitariste s'occupait des lignes de basse en jouant sur un orgue posé au sol avec ses pieds... Vraiment impressionant. Quand les bonhommes de Tv on the Radio débarquent en entamment un "Wrong Way" complètement survolté, au rythme multiplié par dix et impeccablement exécuté. Tunde Adebimpe (chanteur) a une patate incroyable sur scène, un coffre hallucinant et une capacité à passer du gueulement quasi-punk au blues en l'espace de dix secondes, sans s'arrêter de danser et en gardant un souffle d'enfer. Le bon Kyp Malone (monsieur cheveux + barbe) est l'exact contraire, tout calme et posé, on remarque son excitation au fait qu'il pratique de gracieux arcs-de-cercle avec ses baskets, ses talons bien plantés dans le sol. Jaleel Bunton, le batteur dans les tournées, a simplement la précision d'un sniper. David Sitek, le producteur, guitariste, homme à tout faire du groupe, est impressionnant de conviction et de technique. La Boule Noire devient théâtre de rock. S'éloignant carrément de leurs productions en disque, les bonhommes trashent les chansons de leurs deux albums sans jamais en perdre l'essence. Des titres lents et fragiles comme "I was a lover" (sur l'album à venir) se transforment en brûlots d'une puissance ahurissante, acquérant une énergie nouvelle, lourde et rapide, que le public transforme littéralement en sauts, en déhanchements dingues, l'absorbant - l'ingérant même - pour la recracher dans les balancements de corps les plus libérateurs...Chez Tv on the Radio, tout ce qui, sur album, engendre une excitation sourde et contenue va droit au but en live, les titres déferlent sur le public... Ah, magie noire ! Soit dit en passant, les bonhommes ont rapidement compris que la France n'était pas en reste en matière de téléchargement d'albums. Chacun de leur "This is a new song" était immanquablement ponctué de hurlements quand les gens reconnaissaient les premiers accords de "Province" ou "Dirty Whirlind" et se mettaient à chanter en suivant des rythmes compliqués qu'ils étaient censés entendre pour la première fois. Mais tout cela a concourru à une ambiance fantastique. Le téléchargement a un bon fond. Enfin voilà, un concert d'exception comme cela arrive trop rarement. Les messieurs seront à Strasbourg ce soir (19 mai), et à Rock en Seine en Août. Une occasion de reparler d'eux très bientôt... MàJ : sur Taste of Indie, retrouvez des photos du (sublime) concert de la Boule Noire. Homo Discoteca Au risque de mordre sur les plates bandes de Maïa et des adeptes du Blog sexe, voici un petit lien vers un clip imparable qui sert à une campagne anti-sida de l'Association Aides. Le clip contient des scènes explicites de sexe homosexuel en dessin animé (éloignez les enfants), mais est surtout soutenu par une bande-son entêtante et vigoureuse au groove imparable. Comme moi, je vous promets que vous allez entonner "Sugar Baby Love" pendant quelques heures après le visionnage. Je vous aurai prévenu.Le morceau est du fameux groupe anglais des années 70, The Rubettes, épinglé, il y a quelques années, pour ses tenues et sa musique ridicule par le teigneux Luke Haines ("I Hate The Rubettes"), leader des Auteurs. MàJ de flyer : Pas de problèmes en ce qui concerne le marchage sur les plates bandes (pourquoi plates ?!), Sexe Love & Gaudriole avait déjà posté ce magnifique clip (et la version "pour les filles"). Mais ça mérite bien une piqûre de rappel ! |