Playlist : blog musique

Archives > Mai 2006

Parfum d'Afrique en juin à L'Haÿ-les-roses

Posté par Syl le 31.05.06 à 18:48 | tags : agenda, live, traditionnelle
Dizu PlaatjiesChaque dimanche de Juin, la Roseraie du Val-de-Marne, en la magnifique bourgade de L'Haÿ-les-roses raisonnera aux sons des musiques du monde dans le cadre de la série de concerts : les Parfums de musiques.
Du 4 au 25 juin, l'édition de cette année offrira un voyage en quatre étapes à-travers toute la diversité des traditions musicales d'Afrique noire :
- première escale, le 4 juin à 17h : Madina N’Diaye chantera le Mali armé de sa seule kora (harpe africaine composée de 21 cordes, faite d'une moitié de calebasse tendue de peau et d'un long manche étayé)
- la Guinée sera à l'honneur le 11 juin à 17h avec la chanteuse Hadja Kouyaté (une des "African divas" de Frédéric Galliano), aussi à l'aise pour interpréter la musique guinéenne rurale et acoustique que des titres festifs et dansants
- le 18 juin à 17h (toujours), Dobet Gnahoré nous transportera en Côte d'Ivoire grâce à ses compositions allant des mélodies mandingues à la rumba congolaise, du ziglitibi ivoirien au bikoutsi camerounais, du high-life ghanéen aux chœurs zoulous
- fin du parcours le 25 juin à 17h (encore), Dizu Plaatjies (illus.) proposera un mélange de sons néo-traditionnels unique, fait de l'assemblage de mélodies du Zimbabwe, de marimbas du Mozambique, associé à un chœur congolais, ajouté à des éléments hip hop, des claquements de langue de la tribu San et des comptines rurales enfantines.

Embarquement à la Roseraie du Val-de-Marne, rue Albert Watel à L’Haÿ-les-Roses. Le billet est à 3 euros (tarif d'accès la roseraie).



Entrevue sur la Nouvelle Star

Posté par Flyer le 31.05.06 à 15:28 | tags : nouvelle star, people, politique, rigolo, télévision
Dove AttiaLorsque Dove Attia, l'un des quatres jurés de la Nouvelle Star, se fait piéger par Gérald Dahan - imitant (mal) Patrick Bruel - pour Entrevue, cela donne un dérapage très instructif. Un coup d'oeil sur les coulisses de l'émission la rend tout de suite vachement plus glauque. Sony BMG verrouille tous les participants de l'émission dès le départ, mais puisqu'aucun d'entre eux n'a de talent... excepté Christophe qui a déjà gagné. Au pire des cas, si son capital sympathie descend, on triche en coulisses ou on magouille au montage pour relancer sa cote. Cela se passait le 11 mai, il restait cinq candidats.
Business made in Nouvelle Star

Que la Nouvelle Star ou une autre émission de télé-réalité soit aussi manipulée n'est pas une grande découverte en soi. Mais qu'un document sonore implique clairement et directement le jury ("On sait comment faire pour les votes.") et la déontologie d'Attia est bien plus intéressant. Dove Attia qui, bien que visiblement passionné par son travail, ne s'offusque jamais des machinations cyniques et perfides du faux Bruel, voire même les approuve.
Enfin, et c'est rigolo, on apprend que les complots artistiques se font par texto.
(merci à Maïa pour la Tv addiction et à DaveintheHay pour l'Illuminatisme éclairé)






Back to the Roots

Posté par Syl le 31.05.06 à 13:13 | tags : hip hop, myspace, news
The Roots Le nouvel album des merveilleux The Roots est prévu pour le 29 août. On a le temps de voir venir, me direz-vous. En fait, pas tant que ça, puisque ces galopins n'ont rien trouvé de mieux pour nous faire saliver que de diffuser un nouveau petit morceau, comme ça, sans crier gare. "Don't feel right" donc, est écoutable à volonté sur leur blog MySpace !
Ce premier titre extrait de The game theory (d'où l'image) ne passera pas par la voie royale : radio-presse-télé en guise de publicité. Les Roots ont décidé de ne compter que sur eux-même pour sa diffusion car, selon ?uestlove, leader du groupe : "Je ne crois pas aux singles, parce que les radios et les télévisions ne croient pas plus que ça en nous. Donc on se prend nous-mêmes en main."
On ne s'en plaindra pas, ça nous évite le calvaire d'avoir à écouter Skyrock en guettant un hypothétique passage du dernier "top méga hit cool" de The Roots.
(via Listening Post)



Je peux voir la musique !

Posté par Flyer le 31.05.06 à 12:53 | tags : rigolo, techno, vidéos musicales, youtube
Certaines personnes sont convaincues que l'on peut voir aparaître le visage des gens morts sur la surface d'une fenêtre si les trépassés la regardaient assez souvent. Je ne crois pas en ça, parce que je suis convaincu que les fantômes se réfugient dans les grains de sel. Cela ne veut pas dire que je fais partie de la Kabbale, mais j'ai vu cette vidéo bizarre.
Un type verse du sel sur une plaque métallique vibrant selon diverses fréquences sonores, et le sel se déplace, s'arrange en séquences selon les fréquences. Vos oreilles cracheront du sang si vous écoutez ça au casque (croyez-en mon expérience...), mais c'est indiciblement étrange. On dirait une discothèque pour les spectres des grains de sel.
Demain, je vous expliquerai sous quelles conditions les petits pois se transforment en vampires.
(via Music Thing)



Islands s'émiette

Posté par Flyer le 31.05.06 à 12:02 | tags : flu, news, pop
J'aime TambeurLes membres de feu Unicorns n'en finissent plus de se séparer. Lorsqu'Alden Penner a quitté le groupe en janvier 2005, Nick Diamonds et J'aime Tambeur avaient décidé de former Islands, un chouette groupe qui nous a gratifié d'un charmant Return to the Sea. Ô joie, un groupe très bien ressurgissait des cendres d'un groupe vachement bien.
Mais en fait, non. Il y a trois jours, une brève sur le site officiel d'Islands (drôlement nommé Islands are Forever) annonçait le départ de J'aime Tambeur. Hum ? Rien de personnel, il a juste envie de filer en solo. Le groupe va tout de même continuer sur sa lancée, et tournera en Europe cet été (ils seront aux Eurockéennes... nous aussi).
La question reste de savoir si la dernière licorne Nick décidera de reformer un nouveau groupe. Puis s'il splittera avec lui-même.



Un flic dans votre iPod

Posté par 2goldfish le 31.05.06 à 11:11 | tags : ipod, rigolo, techno
nike+ipodAu premier abord, ces Nike+ m'ont semblé un gadget inutile de plus : une paire de baskets pour joggers qui, reliée à votre ipod nano, vous informe de vos performances, vous encourage quand vous ralentissez et joue même votre power song pour vous motiver. Ca m'intéresse autant que le iDavid Guetta. Puis j'ai pensé aux autres applications possibles de cette technologie.
Imaginez un instant que vous gardiez vos Nike+ et votre iPod pour manger : pour peu que vous ne mangiez pas en courant, il vous encouragera à aller plus vite. À gagner du temps. C'est aussi valable pour la cuisine, l'amour, le travail.
Imaginez maintenant toutes les autres applications de cette technologie : un aspirateur+ pour faire le ménage plus vite, une voiture+ qui joue votre slow song à l'approche d'un radar, une capote+ qui vous met du Barry White, un rasoir+ qui vous aide à couper plus profond et vous joue votre suicide song.
Imaginez les usines avec une chaîne de montage+, les bureaux de vote avec un bulletin+ UMP, les AK47+, les bombes H+.
On dit que le plus grand tour du Diable et de nous faire croire qu'il n'existe pas. Celui de Big Brother, c'est de nous faire l'acheter.



Les oubliés de la pop : Flowered Up

Posté par Myosotis le 31.05.06 à 10:01 | tags : oubliés-de-la-pop, rock
Flowered Up Toujours plus loin dans mes souvenirs, je suis retombé l'autre jour sur un très très vieil album (l'un de mes premiers Cd) du groupe londonien Flowered Up, intitulé Life of Brian. En 1991, Flowered Up est l'un des premiers groupes à bénéficier de ce qu'on appellera plus tard une "hype", soit la capacité (en résumé) à faire la couverture du NME avant d'avoir enregistré une seule note de musique. Princes du baggy et tête de proue du mouvement "pills n' thrill", les Flowered Up sont réputés pour cette anecdote : lorsque leur producteur les a invités à signer leur premier contrat (en 1990 donc), il aurait sorti d'une valise un plein sac de cocaïne puis gravé sur la table à la poudre blanche les initiales du groupe en lettres de 20cm, "F.U", en disant "je vous aime tellement, que je vous ai dans la peau" et en sniffant un grand coup. Autre époque, autres moeurs.
Vendus comme les pendants londoniens des Happy Mondays, lesquels enflamment alors les pistes de danse du Nord de l'Angleterre avec leur cocktail de dub-rock, les Flowered Up sont le groupe d'au moins une chanson, leur premier single "It's On".  Ce titre est ce qu'on appelle une bombe, beat imparable + voix éraillée à arrêter de fumer. Emmené par Liam Maher (cousin éloigné de Johnny Marr ?) et Barry Mooncult, le groupe ne fait pas de vieux os néanmoins, et tarde à confirmer ses prestations scéniques très particulières (j'ai eu l'occasion de les voir en concert... lors d'un séjour linguistique estival ). L'album se vend mal et plombe l'avenir du groupe qui dénoncera, l'année suivante dans un single, les excès de la scène dance. On retrouve leur trace ensuite pour une fête appelée la Debauchery weekend Party où ils célèbrent, avec Kylie Minogue et le romancier Hanif Kureishi, leur mort musicale dans un vieux manoir en ruine que Barry Mooncult rénovait lorsqu'il était en sang frais (il aurait terminé, 17 ans après, la peinture de la salle de bains).
D'après ce qu'on trouve, l'un des membres du groupe aurait fondé plus tard le groupe Republica (connaîs peu) et un autre sévirait sous le nom de Greedy Soul. Les Flowered Up se seraient reformés pour les festivals en 2006 et avaient prévu de partager quelques plateaux scéniques avec Wolfman, le sinistre comparse et dealer-ami de Pete Pipette Doherty, avant d'annuler... Jolie filiation en perspective.
Un site existe toujours sur lequel on peut entendre deux ou trois trucs sympas.
Que restera-t-il de Flowered Up ? "It's On" évidemment, mais aussi quelques singles tels que "Phobia" ou surtout "Weekender", morceau au groove long de 13 minutes, qui aurait pu mériter le scandale du Sorted with Ez & Wizz de Pulp en 1995 et garantir la survie du groupe.  Un best of est également disponible et de bonne facture. On danse toujours comme une bête sur ce genre de choses.



Hang the DJ : James Blunt banni des ondes

Posté par Myosotis le 30.05.06 à 19:05 | tags : james blunt, people, radio, rigolo
James BluntL'Angleterre est décidément le pays où il fait bon écouter la radio. La station ESSEX FM a ainsi pris une décision qui l'honore et dont on n'oserait pas rêver ailleurs : celle de bannir d'antenne, jusqu'à nouvel ordre, les chansons de James Blunt. Le braillard que l'on entend depuis un an nous dire que "tu es belle (c'est vrai)", soit "Yoooouuuu Bioutifoolll (it's trou)", et "Au revoir Ma Loute" ("Goodbye, My Lover") aurait fini par retourner les oreilles des auditeurs de la station. Le directeur des programmes a déclaré qu'il prenait cette décision en son âme et conscience, ayant le sentiment (fondé par quelques courriers) que les gens en avaient assez des chansons du bon James. Il a, par ailleurs, stigmatisé les pressions de tout ordre qui assaillent les programmateurs pour que passent et repassent les chansons dites populaires, et appelé à ce que d'autres stations procèdent désormais de cette manière. Pour leur rendre un petit hommage, c'est ici.
Ici, j'ai préparé ma liste 100% française... malheureusement trop longue pour ce post : Pagny "Là où je t'emmènerai", MPokora "Oh La La La", Amel Bent "Ma philosophie", etc...



Phoenix : la confirmation

Posté par Syl le 30.05.06 à 17:09 | tags : myspace, news, rock, web
Phoenix - It's never been like thatS'il y a bien un groupe de rock français à mettre dans la même case que les bands anglo-saxons en "the" (Strokes, Rakes, Kills, Killers, Rapture et moult autres), ce sont les versaillais-qui-chantent-en-anglais de Phoenix.
Aperçus déguisés en musiciens de la cour de Louis XVI dans le Marie Antoinette de Sofia Coppola - compagne de Thomas Mars, le chanteur - les auteurs de "If I ever feel better", "Everything is everything" et "Run, run, run" reviennent deux ans après Alphabetical avec It's never been like that. Pour ce nouvel album, la formation est allé en Allemagne chercher une nouvelle inspiration en s'enfermant dans le lugubre studio Planet Roc,  jadis lieu d'enregistrement du ministère de la culture de la RDA.
Bonne initiative puisque Phoenix en ressort l'un de ses disques les plus aboutis avec la révélation United en 2000. La majorité des plages, rock et très dansantes, font mouche du premier coup (on pense surtout à la première : "Napoleon says" ainsi qu'au single "Long distance call"). Toujours autobiographiques, les chansons sont portées par des mélodies entêtantes, fraiches et ensoleillées. La voix du chanteur et les arrangements classieux finissent de nous charmer. Du bon pop-rock à l'état pur, l'efficacité avec un grand E.
Phoenix live
A voir, le clip de "Long distance call", téléchargeable ici et leur blog MySpace.



Visions d'une nuit sonore

Posté par Maxence le 30.05.06 à 16:53 | tags : copinage, live, nuits sonores

Deux demi-dieux

Aujourd'hui c'est relache pour votre pauvre reporter, esclave des turpitudes de son chef de rubrique (flyer, je te hais !), et donc, je fais court : les Nuits Sonores en images, c'est par  (merci After8). Ah tiens, pendant que j'y suis, dites moi qu'il ne ressemble pas au personnage de Luz ce bonhomme !!

Hein, alors ?!! Mais c'est QUI ??




Le téléchargement illégal va détruire notre civilisation

Posté par 2goldfish le 30.05.06 à 15:12 | tags : dadvsi, politique, rigolo
Coût de la piraterie En beige, le coût pour l'industrie musicale d'un mois de téléchargement sur un unique site de torrents, en pourpre, le PIB annuel de la France, et en bleu, si petit qu'on ne la voit pas, la fortune de Bill Gates. Ce graphique, on le doit à Donny, qui a calculé, en se basant sur les de 150.000$ que coûte chaque téléchargement à l'industrie musicale selon la RIAA. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le téléchargement illégal de musique (sans compter, donc, les films, les jeux ou la pornographie) représente chaque année une perte équivalente à trois fois le PIB mondial. Trois fois tout l'argent de la terre!
L'économie mondiale devrait donc probablement s'effondrer d'un instant à l'autre. Rappellons que, toujours selon la RIAA, la piraterie informatique finance la mafia russe. Le monde entier est donc endetté à 300% auprès de la mafia. Si le monde ne paye pas bientôt, il va se réveiller avec une tête de cheval dans son lit. A moins que Sony, Universal et leurs amis ne décident de porter plainte contre la civilisation occidentale et obtienne des dommages et intérêts astronomiques, nous transformant tous, de fait, en leurs larbins pour le siècle à venir. Les pays d'Afrique, où l'on a le moins accès au net, deviendraient de fait les plus riches du globe, et à moins que l'occident soit assez lâche pour trouver un prétexte quelconque pour les attaquer et s'approprier leurs richesses (mais je doute fort qu'on soit capable d'une telle bassesse), nous serons le nouveau tiers monde.
Quelle alternative à la ruine? Il y a bien les DRM, mais ils vont tous nous faire mourir. Moi, c'est sûr, je serais de la première colonie marsienne.
(merci Krys !)



Tu t'es vu quand tu joues, oui ?

Posté par Flyer le 30.05.06 à 12:38 | tags : en jpeg, rigolo, web
Guitar Faces
WFMU cache, quelque part dans ses entrailles, une magnifique gallerie de guitaristes au sommet de l'extase sonique... Et ils sont beaux quand même, non ? Même le surfeur en marcel a quelque chose de suprêmement poétique sur ce coup là...
Ps : j'ai volé mon titre aux tordus de Chamboultout.



Votre playlist peut-elle être raciste ?

Posté par 2goldfish le 30.05.06 à 11:21 | tags : à lire, hip hop, news, politique
Stephin MerrittL'histoire est en train de faire le tour de la blogosphère à la vitesse d'un mp3 inédit de Sufjan Stevens : Stephin Merritt, monsieur Magnetic Fields (et 6ths, Gothic Archies, Future Bible Heroes...) n'est pas raciste. Clarification apparement nécessaire puisqu' il est la victime de la campagne de deux critiques américains qui voudraient nous persuader du contraire, et depuis que Slate.com en a fait écho, le petit monde des blogs a procédé à une bonne veille levée de bouclier, donnant finalement à l'affaire une ampleur bien plus grande qu'elle ne le méritait. Au risque d'être victime du paradoxe qui fait qu'on n'a jamais l'air plus coupable que lorsqu'on se défend, je vais moi aussi lever mon petit bouclier.
Sasha Frere Jones, critique au New Yorker, et Jessica Hopper du Chicago Reader ont, depuis près de deux ans, entrepris de dévoiler au monde la vraie nature de Merritt : non, ce n'est pas qu'un songwriter intello, dépressif et gay, c'est aussi un dangereux suprémaciste blanc sudiste, qui exprime son dégoût pour les afro-américains de la façon la plus vile qui soit : en critiquant leur musique. Les principales pièces à conviction proviennent d'interviews datée de 2004 dans lesquelles le chanteur avouait que s'il avait aimées "les deux premières années du rap", il trouve la plupart du hip hop contemporain raciste, personnifiant des clichés qu'un chanteur du siècle dernier avec le visage peint au cirage n'aurait pas osé. Merritt déclarait aussi être lassé d'entendre "Hey Ya !" (qui ne l'était pas en 2004 ?) et osait critiquer vivement Beyonce mais aussi Britney Spears et Justin Timberlake (les deux derniers étant, selon Hopper, "amoureux de la musique noire américaine"). Frere Jones a de son côté retrouvé une liste des cent meilleures chansons du siècle dernier selon Merritt, et y a noté une sous représentation des artistes noirs (sans préciser quel pourcentage constituerait une représentation raciale "juste"). La cerise sur le gateau étant l'amour professé par le chanteur à la voix de Droopy pour "Zip-a-Dee-Doo-Dah", chanson extraite de Songs Of The South, le film raciste que Disney tente de faire oublier et dont Merritt admet volontiers qu'il n'a pour lui que cette chanson.
Ebony and Ivory Happy DogLe plus stupide dans toute cette histoire, ce ne sont pas les arguments spécieux invoqués pour prouver que Merritt n'aime pas la musique noire. Imaginons que ce soit vrai : et alors ? En quoi cela ferait-il de lui un raciste ? Les videurs de boîte de nuit n'écoutent-ils que du rock ? Si on faisait écouter MC Solaar à tous les DRH de France, la discrimination à l'embauche cesserait-elle ?
Personnellement, j'ai passé pas mal de mes jeunes années à n'écouter que du rock et de la pop "blanches". Ce n'est que relativement récemment que je me suis mis au funk, au hip hop, à la soul. Il y a plein de standards R'n'B que je ne connais que via des british invaders on ne peut plus blancs. Et que s'est-il passé depuis que j'ai élargi mes horizons musicaux ? Mon taux de vote pour le FN n'a pas baissé, mon nombre d'ami issus des minorités visibles n'a pas augmenté, je n'ai rien fait de particulier pour me souvenir de l'esclavage et je n'ai pas regardé un seul épisode d'Arnold et Willy.
Le déterminisme selon lequel on serait raciste quand on aime pas le hip hop est en fait le même que celui qui voudrait qu'en écouter vous pousse à brûler des voitures.  C'est exactement le genre de raccourci intellectuel que font, devinez qui... les vrais racistes. Ne soyons donc pas aussi stupides qu'eux, et ne traitons pas ces gens d'homophobes. Juste de cons.



Les oubliés de la pop : Day One

Posté par Myosotis le 30.05.06 à 10:01 | tags : oubliés-de-la-pop, people, rock
Day OneEn l'an 2000, Phelim Byrne et Doni Hardwidge ont failli devenir énormes. Leur premier album Ordinary Man cartonne dans une sorte de trip-hop slamé avec laquelle Mike Skinner de The Streets décrochera le pompon quelques années plus tard. Ordinary Man avec ses chansons splendides : "Waiting for the Break", "I'm Doin Fine", "Autumn Rain" (ah, autumn rain). Love on the Dole est un album essentiel de ces années là, où le label Melankolic envoie ses missiles un à un. Le groupe de Bristol Day One est emmené par un Phelim à la voix monocorde, au flow inédit et prolétaire. L'album, sans aucun déchet, rappelle les débuts de The Fall, pour ses évocations d'un quotidien sinistre fait de rêveries et de misère. Phelim aime, pleure et se balade beaucoup en traînant les savates et les cordes vocales.
Et puis boum.... Day One disparaît, sans qu'on sache trop pourquoi. Sur Internet, ses couches et sous-couches, Day One devient invisible : pas de site, pas de nouvelles, pas de références, pas de discussion. Ceux qui disent qu'on peut tout trouver sur la toile mentent : Day One n'existe plus. Un deuxième album serait sorti il y a peu, sous le titre Probably Art, mais il est quasiment impossible de mettre la main dessus. Après des recherches intensives, j'ai récupéré la pochette mais rien d'autre. Un autre titre pourrait être des mêmes auteurs : un album baptisé FigurHead. Aucune critique, aucune mention (une brève des Inrocks il y a six mois), les Day One sont entrés dans le trou noir de la pop. Ne reste plus qu'Amazon pour entendre des bouts de Day One.
On pourrait lancer une recherche : qui peut ramener des informations sur le groupe Day One ?



Jazz en images : tribute to Jo Milgram

Posté par Syl le 29.05.06 à 18:03 | tags : agenda, jazz, live
Ma collègue d'Ecrans, le blog ciné de Flu, en avait déja parlé, mais comme on aime la transversalité et donner des idées de bonnes choses à faire à nos lecteurs adorés, il me revient de vous rappeller ceci :
La Cinémathèque de la Danse organise, au sein de la Cinémathèque française (que de cinémathèques !), une soirée dédiée à Jo Milgram.
Duke Ellington et son groupe
Ni jazzman, ni cinéaste, Milgram était un collectionneur passionné de films de concerts de jazz, qu'il a amassé tout au long de sa vie, éteinte en novembre 2005. Sa collection présente plus de soixante heures de bandes, immortalisant tous les plus grands. Depuis 1987, il organisait des projections à la Cinémathèque de la Danse, où sa collection est précieusement conservée. C'est donc très logiquement que ses dirigeants ont décidé de dédier à Jo Milgram l'une de leurs soirées : Une histoire du jazz en images.
Le lundi 5 juin. 20h30. Salle Henri Langlois de la Cinémathèque française. L'occasion de ressuciter (un peu) Jo Milgram, à travers ses collections. Au programme, les projections de Symphony in Swing avec Duke Ellington et son orchestre (illus.), King Cole Trio avec The Benny Carder Band, un Salute to Duke Ellington et Sugar Chile Robinson, Billie Holiday, Count Basie and his Sextet, films réalisés par Will Cowan. D'autres films compléteront bientôt cette jolie liste.
Que swinguent les cuivres !



L'ambulance de Tv on the Radio

Posté par Flyer le 29.05.06 à 15:32 | tags : pop, soul, tv on the radio, vidéos musicales, youtube
Je ne vous ai jamais parlé de Tv on the Radio, non ? Ah si ? Plusieurs fois ? Ah mais c'est parce qu'ils sont tellement bons... Pas croyable. La blogosphère se fait d'ailleurs assez chiche en infos sur ces zozos, alors que leur prochain (et sublime) album Return to Cookie Mountain, est à quelques semaines de sortir. C'est dommage. Parce que Tv on the Radio, ce n'est pas simplement l'un des groupes hype et talentueux du moment, c'est simplement du génie. La pop (pas si complexe que ça) teintée de soul et d'électro la plus aboutie et excellente depuis... et bien depuis leur premier album Desperate Youth, Blood thirsty babes. Sans compter qu'en live, c'est juste incroyable. Alors, comme une pierre de plus n'est jamais suffisante à la cathédrale que j'ai envie de leur dédier, voici une belle vidéo de la bande en live, chantant le délicat "Ambulance".




Tunde Adebimpe fait montre de sa voix exceptionelle. Kyp Malone se charge tout en finesse de l'ambiance, glissant judicieusement ses échos de guitare, quand David Sitek s'occupe de faire la beat box sans jamais déborder dans la surenchère. Le tout est gracieux. Tv on the Radio fabrique de la magie.



Les oubliés de la pop : Babybird

Posté par Myosotis le 29.05.06 à 13:31 | tags : flu, oubliés-de-la-pop, people
BabybirdIl fut un temps pas si éloigné où je guettais chaque mois la sortie du nouvel album de BABYBIRD. Pour ceux qui s'en souviennent, Stephen Jones s'était signalé au monde la pop en enchaînant cinq albums en 1995, presque aussi parfaits les uns que les autres, à un rythme effréné. On racontait alors que l'homme avait dans ses valises plus de 400 titres imparables et qu'il n'était pas prêt de s'arrêter.
Un peu plus tard, après avoir réenregistré, en forme de 1er album hi-fi, quelques uns des morceaux créés en structure ultralégère, le bonhomme avait atteint une forme de sommet individuel en enchaînant deux singles hits : le fameux "You're Gorgeous" que tout le monde connaît et le non moins excellent "Goodnight". Puis... la dégringolade. Quelques albums chroniqués sur Flu qui ne se vendent pas, rupture avec la maison de disques, écriture de deux romans (je n'en ai lu qu'un - pas mal), déchéance industrielle.  Le site de Babybird, dans ses forums, témoigne des traces laissées par Stephen Jones presque semaine après semaine, des signaux envoyés par l'oisillon toujours gaillard se débattant pour enregistrer ses chansons et réussir à les fourguer sur galette. Babybird a vendu ses romans, a vidé son garage en dédicaçant des singles à ses fans, sorti des anthologies de musiques de films laissées sans images. Ce qui frappe et rend triste, lorsqu'on lit tout ça, c'est de voir la manière dont passent les belles années et les ombres de gloire.
Sur un dernier post, Stephen Jones qui entretient le dialogue avec ses (dix, vingt) fans annonce un nouvel album pour septembre sur la structure Chrysalis. On croise les doigts pour lui. La musique pop est un vampire qui repasse rarement les plats du succès.



Matisyahu : Ragga Rabbin

Posté par Syl le 29.05.06 à 13:03 | tags : myspace, reggae, vidéos musicales, web, youtube
MatisyashuLe reggae n'est pas réservé aux rastas (contrairement à ce que certains peuvent penser sur le forum musique). Preuve en est le succès rencontré aux states par Matisyahu, reggaeman et accessoirement juif orthodoxe à tendance hassidique. Son premier album, King Without a Crown l'a fait rentrer directement dans le top 10 yankee, gage que le monsieur n'est pas qu'un épiphénomène (de foire).
Matisyahu
est un mec bien, déja parce qu'il soigne nos petites oreilles, mais aussi parce qu'il diffuse un message de paix que son appartenance, revendiquée par son look et quelques mots en yiddish lachés ça et là, rend d'autant plus retentissant. Surtout lorsqu'il est accompagné de Kenny Muhammad, beat boxeur musulman (bien que notre homme soit lui aussi très doué pour ce genre d'exercice).
A voir en concert (il est déja passé par la Scène Bastille), mais prévoyez de vous libérer en semaine... eh oui les vendredi et samedi soirs c'est shabbat !
Hop, un morceau live en cadeau bonux :
 



Les Nuits Sonores thématiques (2)

Posté par Maxence le 29.05.06 à 12:47 | tags : électro, live, nuits sonores

Last night a DJ nique ma hanche, ou Comment j’ai fais tous les dancefloor, pour vous.

Nous sommes toujours vendredi 26, et pendant que The Chap revivifie le prog rock en y ajoutant une bonne dose de punk et d’humour, le producteur danois Trentemoller engage son étrange dj set + live. Au sommet de la hype, Trentemoller s’impose comme le maître d’un son intéressant, mais – est-ce le lieu ? – qui n’impressionne pas réellement ce soir-là. Il a beau cultiver une dimension Chain Reaction/Basic Channel ou même Force INC, qui rappelle le Berlin de la fin 90’s, tout en osant des incartades au sacro-saint 4x4 (hop, un petit Blur en passant), cela ne fait pas tourner la tête pour autant. Son électro, tech et pop, tout en échos qui rebondissent, s’écoute peut-être mieux dans un environnement différent, trop fin pour les docks... Bref, on est pas vraiment emballés.
Pas grave, la bonne surprise de fin de soirée (il faut dire qu’on les attendait au tournant) vient encore une fois des Allemands avec le très hype (je vous l’avais dit hein !?) duo Booka Shade, soit une house mélodique et hypnotique, chaude comme la braise – et surtout un art du rythme qui vaut presque le maître Villalobos (c’est dire !). Le public en redemande, votre serviteur aussi, les clubbers hurlent à chaque enchaînement, rebondissent dès qu’un des membres du duo se lance dans un set de percussion électronique, tout le monde s’excite sur le tube, "Mandarine Girl", etc… Un grand moment de transe électronique.
Le lendemain, samedi 27 mai, il fallait bien du courage pour enchaîner Pere Ubu (on y reviendra promis) et la nuit entièrement dédiée à la folie des corps en sueur qui s'annonçait ! Imaginez : Alex Smoke, Andrew Weatherall, Justice, Automat, Coldcut, le tout dans la même soirée ! Sans oublier ceux que je n'ai pas pu voir (n'ayant pas encore, même après les aspirines de Luz, le don d'ubiquité), c'est à dire Jennifer Cardini, Para One, Tekël, Abe Duque et John Lord Fonda (lecteur, si tu as vu c'est artistes, vas-y défoule toi et balance tes impressions dans les commentaires)... Bref, après un moment passé à errer dans les docks à la recherche de mes comparse Traxiens, me voilà dans la place pour le set d'Automat. Spécialiste de l'electro pure et dure à la Kraftwerk/Drexciya, le français Automat peut prétendre à un avenir sans nuage (de Tchernobyl) tant son art de l'enchaînement et le plaisir qu'il montre à partager ses passions avec le public est communicatif. Un set électrisant, vraiment, tout en sons robotiques et en roulement de mécanique (aussi). C'est pourtant un nuage (de "fumée") justement, qui m'oblige à décaniller pour aller rendre visite en salle 2 à l'écossais Alex Smoke, grand manitou d'une house très très deeeeeeeeeep, et là, c'est l'extase ! Transe encore, c'est reparti pour un tour. Le genre de moment où vous ne savez plus depuis combien de temps vous dansez, un peu trop mental pour certains, pour moi c'est l’espace-temps qui se dilate et se contracte inopinément tout autour… De fait, hormis un bref aperçu de la scène ou Jennifer Cardini, la Djette Star des nuits parisiennes encourage son compagnon de scène, je danse les yeux fermés pendant presque une heure.
Suit immédiatement un autre dieu de l'électro, j'ai nommé le grand Andrew Weatherall, ex-Sabre of Paradise (Warp) et actuel Two Lone Swordsmen (Warp et Sabresonic) ! Un immense bonhomme, l'équivalent de John Peel version techno. L'homme qui sait tout, a tout, mixe tout. Une folie. Et là, c'est dignement qu'il contrôle la salle, balançant un set cérébral, une grande partouze sonore, convoquant le son crade du disco-punk new yorkais des 80's et la minimale techno d'un Steve Bug, bref, que du bonheur.
C'est en courant que je rejoins l'équipe de Trax (à l'origine d'un plateau complet), puisque la révélation parisienne joue au moment même. C'est Justice ! Que dire ? Justice, ça déchire. Entre Simian ("We are YOUR Friend !", scande toute la salle), Prodigy et leur monstrueux track techno-metal, The Water of Nazareth, la formule "Motorhead de l'électro", leur va comme un gant (je l'invente à l'instant, Franck Bedos notre SR approuve). En nage, je vais me reposer sur Coldcut. Coldcut dont je n'attendais pas grand chose... j'avais raison. Un bon moment de détente, de très beaux moments de VJYing, mais les bonhommes n'ont plus grand chose à dire. Et puis... Il est 5 heures du mat’, dehors les petits oiseaux chantent, et le ciel, déjà s’éclairci. Jennifer attaque son set, mais j’en ai assez vu pour aujourd’hui, mes genoux ne suivent plus, rideau… gaaaga… dodo. Demain Pere Ubu. Yaaaah ! (Après on arrête hein les gars, flyer, je VEUX des vacances !!)




Lordi : avec ou sans mon masque ?

Posté par Myosotis le 29.05.06 à 11:08 | tags : eurovision, lordi, rigolo
Lordi

Le travail de sape des sectes catholiques contre le groupe finlandais Lordi continue dans le prolongement de l'Eurovision 2006. Benoit XVI, en visite en Pologne, aurait ainsi (en privé) mis la faible affluence dans le cortège qui accompagnait sa traversée de Varsovie sur le compte de l'influence des groupes satanistes. Plus tard, l'Episcopat faisait circuler cette photographie du chanteur du groupe (probablement un mauvais montage) démontrant que si Lordi sortait masqué, c'est parce que le visage de ses membres ne gagnait pas à être exposé à la lumière du jour. On se disait bien qu'avec une telle musique, l'âme des métalleux ne devait pas être belle à voir. CQFD. De Dorian Gray à Lordi, il n'y a qu'un pas.



Blues Maker

Posté par Flyer le 28.05.06 à 13:13 | tags : blues, rigolo, web

Blues maker
Vous avez le blues du dimanche ? Cliquez sur les petits carrés et donnez lui vie.



Les Nuits Sonores thématiques (1)

Posté par Maxence le 28.05.06 à 12:22 | tags : copinage, électro, live, nuits sonores
I am Luuzing Emotion, ou Comment Luz et moi nous sommes embrassés.

Soucieux de ménager vos petites mirettes, j’ai décidé de faire plus court, je lance donc les Nuits Sonores thématiques. Revenons donc, deux jours en arrière, le vendredi 26 donc. Je vous avais laissé sur l'ex-Suicide, Alan Vega. Après, il y a eu The Chap, un trio de barges anglais… Retour donc, suite à un rapide passage au bar – héhéhéhé - en salle 1. Et là, surprise, je retrouve une autre star dans la salle : Emma, la copine de Luz - qu’il crobarde aussi dans ses aventures. Echange de bisous (tiens un peu de vodka tonic, youpi !) et de commentaires sur ESG et l’album de The Chap, puis nous nous approchons ensemble en bord de scène ou Luz et Thierry Blons, autre membre de Trax, m’accueillent chaleureusement. Accolade, embrassade (tiens, un machin roulé sympa, youpi !), on se croirait à Cannes avec Roberto Benigni ("on s’en fout dé la mousique, ici, c’est Cannes, on s’est fait dé bizous !"). Sur scène The Chap tient autant du concert que de la performance. Les Chap sont dadaïstes et pop. Sur scène, on entend des bêbêtes. Pour le morceau d’intro c’est toute la basse court qui y passe (le guitariste, lève le bras, prêt à lancer un riff énorme, et finalement s’approche du micro pour faire : Meuuuuh !), mais The Chap joue également les perles de power pop efficace et loufe de leur dernier album Ham, "I am Oozing Emotion", "Arts Center"… Leurs paroles reflètent bien l’ironie et l’humour qui habite ce trio : "MySpace, good body, bad conversation" (t’es content hein, Frz ?). Malheureusement une sono pas du tout adpaté à leur univers electro-pop-punk-indie-disco-rock ne rend pas hommage à la finesse des compositions (après le set de Vega et surtout ESG, tout en basse) mais pas facile non plus de faire une balance pour ce groupe inclassable enchaînant cheap disco et indie pop. Toujours est-il que le vrai post-punk, post-disco, post-rock était sur la scène 1 ce soir-là, oubliez Panico (désolé, les gars).
Anecdote : pendant tous les concert, Luz dessine, imite des riffs de hard rock, m’offre un chewing-gum tombé par terre (heuu, non merci…), me montre ses caricatures de Vega (tiens, Régine !), danse comme dans ses BDs (véridique, les bras en l’air et tout) et m’avoue qu’après une aspirine, il voit des bonhommes en papier mâché (mais qu’est-ce qu’ils mettent dans leurs aspirines aux Nuits Sonores ?!)… A suivre. Demain Nuits Sonores thématique, spécial DJ.



Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (3)

Posté par Maxence le 27.05.06 à 16:32 | tags : copinage, live, nuits sonores, punk
La pression monte, ou Servez m’en un autre, patron !

Cette troisième nuit sonore commence bien tranquillement, vers 21 heures, dans un excellent resto lyonnais, en compagnie de notre rédac’ chef adjoint Benoît Carretier, un gone d’origine, le truculent Franck Bolluyt, Odile de Plas, Patrice Bardot notre chef en chef, Laure Narlian, sa compagne (Attention aux vampires, Laure !), Angelo Perritore, notre DA, Jean-Yves Leloup et le photographe/reporter Pierre-Emmanuel Rastoin. Le Picoton Lyonnais est fameux mais on va certainement rater les Bush Tetras, le mythique groupe free punk new yorkais, dont le guitariste Pat Place jouait avec James Chance aux même Nuits Sonores, l’an dernier. En même temps, je ne vais pas me plaindre, je suis assis à côté d’Arnaud fondateur du projet electronica Portnoy avec qui nous avons une longue et fameuse discussion sur le système des "dates" (les rencontres) aux Etats-Unis. Système qui se décline comme suit : Premier jour restaurant/rencontre. Deuxième jour : French Kiss. Troisième jour : Fellation. Quatrième jour : La totale. Très organisée ces américaines !
De son côté, Jean-Yves Leloup, désireux de recentrer le débat, nous révèle qu’il prépare un nouveau livre. Mais chut, c’est un secret (on en reparlera en temps et en heure).
Juste avant ce fascinant intermède anthropologique, nous avions eu droit à la prestation d’un quintette Krautrock parisien, à la piscine du Rhône, Zombie, à la tête duquel on retrouve Etienne Jaumet, le sax de Married Monks. Batterie métronomique à la Can, vocaux lancinants, hypnose électrique, bref, une bonne mise en bouche (en oreille, plutôt) qui n’aurait pas déplu à Bishop, notre fan de Kraut. Suivra Cheveu, que l’on préférera perdre en route…
Après une visite rapide (en taxi) du vieux Lyon (ainsi qu’un rapide passage au bar) avec notre vieux lion à nous, le boss et toujours Benoît, notre autochtone qui connaît, aime et sait parler des beautés - comme des horreurs - de sa ville comme personne, nous voilà de retour Quai Rambaud, pour une nouvelle longue nuit sonique.
Un petit passage au bar et … malheur, c’est sur les dernières notes de Nathan Fake que je débarque dans la salle 2 ! Et moi qui attendait le bonhomme de pied ferme (putain de picoton Lyonnais). Etrangement, l’anglais termine son set sous un déluge de bruit blanc, plus proche des expériences sonores du japonais Merzbow que du shoegazzing électro de son album Drowning in the Sea of Love. Des personnes interrogées dans le public m’annoncent qu’il s’est défoulé, privilégiant l’aspect ambiant et drone de ses compositions d’origine, délaissant du coup ses superbes mélodies. Ah ces artistes quand ils veulent faire les malins…
Mais il est déjà 23 heures et je n’ai pas le temps de me poser de questions, ESG, commence à jouer scène 1. ESG nom de dieu, les quatre gamines du Bronx qui se sont sorties de la débine en inventant une musique unique mêlant rythme funk, basse new wave et guitare rythmique noisy. Un truc totalement inattendu, né à la fin des années 70, au moment même où New York vibrait déjà sous les coups de boutoir de la no wave !! Un passage au bar, et hic hop, me voilà dans la place.
Et là, c’est fabuleux, le son est juste absolument fait pour elles. Ces filles sont énormes (oui aussi, mais très très belles, surtout celle du milieu, en robe rouge, vénus callipyge, tellement sensuelle et groovy qu’on en mangerait), les basses rebondissent et le public entre doucement en trance. Les musiciennes sourient, elles sont vraiment avec nous, c’est une généreuse douche sonore, pleine de roulement de hanche (aïe, la mienne !) et de clins d'yeux complices. Magnifique. Tout ça donne soif et un petit passage au bar s’impose. Surtout que The Hacker balance son électro retro-futuriste salle 2. The Hacker pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ce français mordu de new wave (sa génération, comme moi il n’est plus très jeune) capable d’enchaîner un vieux Front 242 ou Depeche Mode avec un track de Japanese Telecom ou la dernière hype du moment. Un esthète dans son genre, à qui on aurait confié des platines. La salle répond plutôt bien, et dans mes veines, les passages au bar aussi… C’est la fête ! Youhouu ! zouig, zouig, les genoux, les épaules, ouais, on se la donne tous ! Dansons avec des lunettes noires, tiens, j’en ai jamais eu l’occasion, j’ai l’air d’un cake, c’est super !
Pourtant il faut décrocher, car Alan Vega, la légende new yorkaise débarque sur la scène 1. L’inventeur de l’electro body music cultive un faux air de Régine en vieillissant, lunettes d’aviateur, bandeau en strass, tignasse hirsute et lippe boudeuse, il n’en reste pas moins un putain de personnage. Pendant 1 heure, Vega harangue la foule rageusement, pendant que Christine Devier-joncourt (oui, la ressemblance est frappante c'est vrai Erwan - Perron, rédacteur électro de Télérama...) fait du bruit derrière lui. Pas gâteux le papy, il nous arnaque avec quelques secondes de Bip Bop Kid et paf, nous assène une enclume rythmique électro-indus (incontestablement son truc du moment) par surprise. L’apocalypse post 11 septembre, le ground zéro, c’est ici, maintenant. Pour le coup, j’en oublierais presque de passer au bar, tiens ! "Too young too die" qu’il dit l’Alan, bin vrai ça, et comme je me suis couché à 6 heures hier, je vous garde The Chap (extraordinnaire, dans tous les sens du terme), Booka Shade, Trentemoller et Agoria pour demain. Allez, m’en voulez pas… On y parlera de Luz !



La légende de Jimmy

Posté par Myosotis le 27.05.06 à 11:39 | tags : news, pop
Jimmy SommervilleOn ne l'a pas gratifié d'une très jolie pochette mais l'édition d'un best-of enfin digne de ce nom consacré à Jimmy Sommerville mérite sans doute mieux que ces quelques lignes. Passons aux aveux : adolescent (entre l'âge de 11 et 12 ans), je me suis endormi tous les soirs en écoutant les Communards, parce que j'aimais ça et que je n'avais que cette K7 à me mettre sous la dent. Je ne suis pas devenu gay pour autant (je ne savais pas ce que ça voulait dire à l'époque !) mais j'en ai gardé une (trop) haute idée de Jimmy et de son travail avec le pianiste Richard Coles (l'autre moitié des Communards). En écoutant ce best of, je m'attendais à une désillusion et me suis rendu compte que la plupart des titres du disque 1 tenaient franchement bien les années. Le best of de Jimmy nous ramène en 1983 et 1984, date à laquelle le groupe Bronski Beat explose au Top 50 avec sa pop synthétique et livre ses plus fougueuses chansons : "SmallTown Boy" évidemment puis le grandiose "Why". En 1985, Sommerville se barre et fonde les Communards, encore meilleurs, qui enchaînent immédiatement avec "You Are My World" et la reprise d'un standard de Harold Melvin and the Blue Note's Soul "Dont Leave Me This Way". A ce stade, c'est l'émeute. Les Communards sont aussi engagés politiquement, très à gauche et pro-homo. Je vibre sur la sensualité mélancolique de "So Cold the Night", puis éteint mes blessures d'ado sur "Never Can Say Goodbye". J'ai décroché en 1988 (j'avais 14 ans) quand les Communards ont explosé en vol.
Ce best of reprend tous ces bons titres ainsi que d'autres. Le second disque les offre en versions remix ou extended disco, ce qui est beaucoup moins drôle. Pour ceux que ça intéresse, Richard Coles (le Communard à lunettes venu du piano classique) n'est PAS MORT DU SIDA, comme on l'a lu souvent, mais est devenu un journaliste respectable avant de... rentrer dans les ordres. Le petit Jimmy court toujours de clubs en clubs.
Pour écouter un morceau : http://www.jimmysomerville.net/



World Cup Singles

Posté par Myosotis le 26.05.06 à 17:37 | tags : foot et musique, rigolo, uk
Graham CoxonSi c'est le groupe (très moyen) Embrace qui a remporté le droit et le privilège de fournir à l'équipe d'Angleterre sa chanson officielle (prenant ainsi la succession toujours convoitée de New Order, des Spice Girls et d'Echo & The Bunnymen), l'ex membre de Blur Graham Coxon a choisi d'entrer en dissidence, en enregistrant un morceau piqué au groupe punk Sham 69. Coxon a d'ailleurs enregistré sa version modifiée de "Hurry Up Harry" en "Hurry Up England", avec son auteur Jimmy Pursey.
Pour faire bonne mesure, les bénéfices de cette rengaine non-officielle seront versés à une oeuvre de charité. Contre le cancer des oreilles ?
On l'écoute ici, ou encore dans une version alternative (à la version alternative).



Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (2)

Posté par Maxence le 26.05.06 à 13:23 | tags : électro, live, nuits sonores
J’ai le coeur en feu ou comment Villalobos m'a tué !

Deuxième jour et déjà une petite pause dans le programme ce jeudi de l’ascension, cela me permet entre autres de vous parler concrètement de la première nuit de folies sonores, celle du 24 mai. Et quelle nuit !
C’est donc la faim au ventre que l’équipe de Trax et moi-même nous ruons sur le site dit de La Sucrière, quai Rambaud. Michael MayerAprès un épisode digne de Taxi III, où notre chauffeur en rogne nous balance hors de son véhicule comme des malpropres, pour cause de désaccord itinéraire, nous crapahutons à travers chantiers et terrains vagues, pour finalement accéder au Saint Graal du journaliste, le carré Pro ! Lieu de libation et de dépravation, par excellence, des reporters en goguette (imaginez un peu, on y lit même Libé !! Hein, quoi ? Non pas les Inrocks non, c’est pas humain des choses pareilles…) Petite collation entre amis donc, et hop, c’est parti. N’y tenant plus je me lance à fond dans ce pour quoi je suis venu : vous faire le rapport de ces fameuses Nuits Sonores.
Salle 2 de cette immense usine à musique, Michael Mayer, le fameux boss du label Kompakt de Cologne, ouvre le bal dans la veine moody et minimale qui est la sienne. L’homme derrière les platines est concentré, mais on sent malheureusement qu’il ne s’agit que d’un tour de chauffe. Petite déception, Mayer est efficace mais sans surprises et surtout, il s’éreinte devant un parterre d’à peine 60 personnes. Pas facile évidemment…
The MFADu coup, direction scène 1 où jouent The MFA, les protégés du label Border Community de James Holden, aujourd’hui sur Kompakt. Et là, que du bonheur ! Pendant une heure les auteurs du magique The Difference it Makes, coupes de cheveux à la Scott Walker milésime 64, mixent gros pieds house sur nappes electronica cristallines, dans une ambiance Boards of Canada au pays des clubbers.
Coup de bol, un court instant de lucidité me permet d’apercevoir un petit mec à lunette accroché à son calepin en bord de scène, Luz en action, croquant MFA sur le vif ! Je profites d’un moment de répit pour venir le regarder travailler. Nous décidons de nous rendre ensemble à Faust. "On se retrouve à gauche" me lance t’il avant de s’engouffrer à droite dans la foule.
Et nous ne nous retrouverons jamais… (un classique, je sais, Luz, si tu me lis…)
FaustFaust sur scène est accompagné d’une bétonneuse. Accessoirement, nos pionniers Krautrock teutons ont aussi engagé Olivier Manchion et Amaury Cambuzat d’Ulan Bator, duo de post-rock français. Grand bien leur fasse, c’est excellent ! Faust balance, et pas que des portières de voiture sur le public, même si les premiers rangs voient arriver quelques pièces détachées automobiles. Entre prémisses indus, post-rock et prog-punk psychédélique, les quatre allemands, accompagnés de leur jeunes recrues, enchaînent pur moments bruitistes désaxés et  perles mélodiques. Des métallos de Hambourg qui interprètent Picnic on a Frozen Lake (Faust IV), vous voyez le tableau ? J’en ai presque les larmes aux yeux. Un type à côté de moi, âgé, les cheveux en bataille, sourit aux anges, l’air un peu perdu. On se regarde, et je vois le folie – et le bonheur – dans ses yeux. Un peu flippant quand-même : "J’ai fait Faust avec le spectre grimaçant de la cinquantaine à mes côtés !"
Ricardo VillalobosMais bon, non loin de là, Villalobos commence et c’est incontournable. A deux mètre déjà, la pression du son se fait sentir. On approche, on s’immerge. Ricardo Villalobos, le chilien, berlinois d’adoption et Luciano, le suisse émigré au Chili sont sur scène, déjà bien partis. Villa balance la tête, ondule de la nuque (véritablement, ou alors c’est le muscadet !), de son côté Luciano, petite moustache et débardeur, prend visiblement son pied... et c’est parti ! 3 heures 30 de DJ set, les amis, 3 heures 30 de pure folie (et ce n’est pas un cliché journalistique). Luciano/Villalobos, c’est un trip mental véritablement chamanique, les boucles hypnotiques fusent, enveloppent, nous emmènent là où plus rien d’autre n’existe que la danse, le mouvement et le halètement du public en transe. Luciano contrôle plutôt cool, et quand Villalobos balance la sauce, toute la salle se soulève, fabuleux ! Nos deux guerriers de platines ont une endurance hors du commun, ce n’est pas mon cas, au bout d’une heure et demi de danse non-stop - pouce - Jad Fairje vais faire un tour voir une autre légende, Jad Fair. Leader des Half Japanese, Jad Fair est un mythe dans le monde du rock indé. Compagnon de route de Yo La Tengo, Daniel Johnson, Kramer, l’américain est maître d’un petit monde surréaliste et bruitiste. Jad Fair en solo (passablement éméché dirait-on, "ah mais non, c’est normal" me glisse t’on…) c’est pop punk, des balades qui partent en vrille, des folk songs dadaïste, bref, un sympathique n’importe quoi et un art de l’impro rarement égalé.
Aguayo RoccnessMais les sirènes de la danse sont trop fortes et je rejoins le plateau Kompakt en salle 2, où Mathias Aguayo et son compère Roccness joue leur album Are you Really Lost. Un set live donc, qui bouge bien malgré son aspect performance. Roccness uniquement équipé d’un micro lance des phrases hypnotiques et fait doucement glisser le public dans une trance discoïde, pendant qu’Aguayo enchaîne boucle sur boucle. On se retrouve à bouger, ventre contre fesse avec des inconnues, pas mal du tout… Mais, encore une fois, c’est l’appel du chaos, de l’oubli et un petit goût de reviens-y et je replonge dans l’univers techno-chamanique de Villalobos et Luciano, toujours en forme, malgré, déjà un peu plus de 2 heures et demi de set.

Que c’est il passé ensuite? Est-ce le muscadet, les vapeurs de fumigène, les bonnes odeurs autour, la folie des corps en sueur ? Bref, je me souviens vaguement avoir vu arriver DJ Hell, ou non, je sais plus… Ma hanche lâche. Bobo. Dure je vous disais, la vie de journaliste. Ouf, une journée de repos et c'est reparti... A suivre



Cheap management

Posté par Flyer le 26.05.06 à 12:28 | tags : rigolo, rock, web
Happy Division
Grâce au net, je suis devenu manager d'un groupe de rock post-dadaïste : Happy Division. Une solide formation emmenée par Katie Moon, ma jolie bassiste qui aime Emmanuel Kant et le Slim Fast au chocolat, Sloop, mon guitariste rythmique minet fumeur de crack qui fait tomber raide les punkettes de 14 ans, et Dee Dee Stroy, ma batteuse alliant charme, puissance et poils sous les bras. C'est un trio Basse-Guitare-Batterie en proie aux guerres d'ego, toujours sur la corde raide, dont les membres se jettent les pires insultes au visage quand tombent les chèques de royalties, mais au fond (c'est-à-dire devant les médias), c'est les meilleurs amis du monde et ils composent en parfaite harmonie. Sloop se pendra dans une chambre d'hotel en 2012, pour mythifier et ajouter une fausse profondeur à la musique du groupe, c'est écrit en tout petit dans son contrat, et s'il ne le fait pas, je connais un bluesman à gage qui s'en chargera.
Le dernier, à droite, c'est Jean Bernard Robichon. Le cousin par alliance du fils de la seconde femme du directeur d'EMI. On m'a obligé à le prendre, mais j'y crois pas très fort. Je me débrouillerais pour qu'il fasse une OD pendant la tournée.
Euh... toi aussi, tu veux fabriquer un groupe ? D'accord. Mais n'oublie pas que les contrats, ça ne se signe qu'avec du sang.
(via Syndactylus)



Musique pour grands enfants et petits adultes

Posté par Flyer le 26.05.06 à 10:53 | tags : mp3, rigolo, web
Mr.TNous sommes au milieu du pont. Le pont de l'ascencion. Vous êtes tous en vacances et je ne m'adresse à personne. C'est pourquoi je sors de mon ouaibe chapeau une adresse mignonette (ou pas) et décadente : un répertoire ouvert sur une soixantaine de Mp3 de génériques de séries et de dessins animés, en V.O dans le texte. Le rap gentil du Prince de Bel-air, le groove du Cosby Show, la grave dégénerescence mentale du Super Mario Bros Super Show, la musique d'ascenceur de Alf, ou encore la symphonie pétomane du Monthy Pyton Flying Circus... Voilà, amusez vous bien (et ci-dessous, la meilleure zik de dessin animé jamais composée pour Warner) dans un nouveau et beau lecteur flash !



Les Nuits Sonores de Lyon, comme si vous y étiez (1)

Posté par Maxence le 25.05.06 à 15:00 | tags : copinage, électro, nuits sonores, people
"Like a Virgin", ou comment je n’ai pas rencontré le dessinateur Luz et finalement si !

Ok, c’est parti ! Comme me le disait flyer, il y a quelques jours, c’est donc moi qui ai la chance d’inaugurer la saison des festivals. Et de la chance, j’en ai, Les Nuits Sonores étant ce qu’il se fait de mieux dans ce domaine. Invité sous la triple casquette Fluctuat.net, Trax et M&CD, je n’ai pas d'angoisse concernant l’accueil sur place, il est généralement chaleureux (salut Vincent !) Pour autant, le métier de journaliste étant ce qu’il est (rude mes amis) ce n’est pas sans inquiétude que je quitte mon petit coin de province tranquille. C’est qu’il n’est plus tout jeune le reporter, et j’ai déjà le bas du dos qui tire méchamment  depuis deux jours…
Cela étant, j’avais prudemment prévu large. Je débarquais donc la veille, histoire de dire bonjour et d’arroser le petit Kim, un adorable petit bonhomme de trois kilos, et un futur mélomane n’en doutons pas (faites-moi confiance, je connais le père).
BlinksLe vrai marathon, la grande messe, elle, commence réellement le 24 mai dés 14 heures. C’est l’heure de vérité, la traque aux accréditations, la chasse aux têtes connues - et reconnues (parfois) - la quête des meilleurs plans. C’est là, sur les boulevards qui n’en finissent plus, entre tram, bus, vélos et circulation en folie (tout Lyon est en travaux !) que l’on prend la véritable mesure de la difficulté du métier. C’est donc les jambes flageolantes que j’arrive sur le lieu de l’inauguration de l’édition 2006 des Nuits Sonores, la Piscine du Rhône. Heureux (wouééé de la bière fraîche) mais (déjà) vidé. Pour le coup, dommage que les bassins soient sec, le soleil cogne et on se serait bien baigné et le Rhône en contrebas me direz-vous, heuu… non merci ! Sur place l’ambiance musicale n’est pas désagréable, les lyonnais de Blinks ouvre le bal, mélangeant ragga, dub et jazz, le tout relevé d’une pointe de drum’n’bass, rappelant  Thievery Corporation à la grande époque. Reconnaissons le, il faut du courage pour se donner sur scène devant un parterre de journalistes un peu blasés, beaucoups fatigués. Mais les six musiciens de Blinks donnent le meilleur d’eux-mêmes au milieu des échanges d’accolades et de cartes de visite.
C’est un verre à la main que l’angoisse du journaliste commence à prendre forme. Aucune connaissance à l’horizon ! Argh, quoi de plus triste qu’un festival, tout seul, perdu au milieu des VIP ? ça y est, c’est la peur du vide, ce symptôme typique de notre époque en suractivité !
Et puis tout s’accélère, car un personnage surgit de la foule et s’avance vers moi trois verres de bière à la main. Le bougre semble monter des bières du carré VIP (en terrasse du bas) pour les monter à ces infortunés camarades ne bénéficiant pas du privilège de boire à l’œil (coincés qu’ils sont sur le balcon du haut). Et tout dans ce personnage ressemble à Luz, le fameux dessinateur de Charlie et surtout Magic, célèbre pour sa peinture cocasse et parfois grinçante du monde du rock et de la nuit. Autant l’avouer, je suis fan ! Ce type génial a illustré mon papier sur The Fall pour les Nuits Sonores, il y a un an, mais situation géographique oblige nous ne nous sommes jamais vu. Je me jette donc sur ce petit bonhomme à moustache, lunette, et démarche à la Luz, et lui lance : « excusez-moi, vous ne seriez pas Luz ? », ce à quoi l’intéressé répond « Ah non désolé, j’aimerais bien, j’adore ce qu’il fait, mais ce n’est pas moi » et continu son chemin. Perplexe, je le regarde tracer et je me dis que je viens de me faire rembarrer. Mais ma déception est de courte durée puisque mon collègue Franck Bedos, une des meilleures plumes de Trax, viens me rejoindre, accompagné de la charmante Aurélia. Un vrai plaisir de revoir ce catalan, passionné de musique électronique et infatigable globe-trotter/intervieweur de ce que la planète compte de meilleurs producteurs. Il en profite pour me présenter Jean-Yves Leloup, autre grand chroniqueur de la sphère électronique, que je n’avais jamais rencontré malgré nos nombreux échanges par mails. J’explique alors mon histoire avec Luz, passé incognito dans la foule du carré pro, tout le monde rigole, me plains ou se moque gentiment. Pour finir c’est une bonne partie de l’équipe de Trax qui débarque, accompagné d’un étrange bonhomme à moustache, affublé (il fallait oser) d’un badge Wham, on nous présente : C’est Luz ! Et là forcément, je dis Non ! Non, Luz, c’est l’autre ! Ou alors, ce type, là, avec sa démarche caractéristique, ses petites lunettes, sa moustache, c’est le personnage de Luz, vu par lui-même, incarné pour de vrai ! Mais qu’ont-ils mit dans la bière aux Nuits ???
LuzAprès une franche rigolade et un échange de délire sur les troubles de la personnalité des dessinateurs de BD, nous nous lançons dans une conversation à bâton rompu , où j’apprends que les gens de Charlie n’ont aucun goût musicaux (vous le saviez déjà, ok), qu’il a hésité avant de mettre se badge Wham, surtout qu’il en avait un du groupe nanard de hard 80, Saxon (qu’il me sort ! Horreur, vite range moi ça, on nous regarde !), qu’il cultive un étrange lien de parenté avec James Murphy de DFA/LCD Sounsystem, ayant eu plus ou moins le même parcours musical, du rock à la techno, que je suis un abruti (c’est vrai) d’avoir vendu en 1992 mon maxi vinyl de Blue Monday de New Order (d’ailleurs après cet épisode traumatique, je passe une annonce, si certains parmi vous font les vides greniers, il était un peu corné au coin mon exemplaire de Blue Monday… Snif). Bref, une saine conversation de fondu de musique, quoi…
Mais les meilleurs choses ont une fin et il va falloir se rendre Quai Rambaut, lieu des spectacles, accompagné de toute la troupe de Trax, car notre vénéré rédacteur en chef a faim, et quand le chef parle… Bref. C’est donc tout guilleret que votre serviteur se rend sur place et cette page commençant à être un tantinet longuette, c’est donc demain que vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur les prestations de Faust, The MFA, Ricardo Villalobos et Luciano (Aaaargh !), Jad Fair (éthylique), Mathias Aggayo & Roccness (re-Aaaargh !), Michael Mayer et Luz, bien sûr… A demain (et on parlera uniquement de musique, c’est promis !)

En attendant, tous le programme des Nuits Sonores, c'est ici



Archive sort de l'ombre

Posté par Syl le 24.05.06 à 18:49 | tags : archive, électro, flu, vidéos musicales, youtube

On les avait un peu perdus de vue depuis leur dernier album Noise et leur live débranché, ils ont pointé le bout de leur nez à la Foire du Trône, c'est maintenant l'heure du grand retour d'Archive. Leur dernière galette est sortie cette semaine (à lire : la chronique de Lights, sur Flu). Du très bon Archive à déguster avec cette vidéo du single "System" en guise de mise en bouche.



Moi aussi je veux un théorbe !

Posté par Syl le 24.05.06 à 15:34 | tags : copinage, rigolo, traditionnelle, web
ThéorbeNotre copain bloggeur David F. nous propose à partir d'aujourd'hui d'aller à la découverte d' instruments de musique zarbis.
Aujourd'hui, 1er épisode : le théorbe, guitare XXL de la famille des archiluths (les luths aux supers pouvoirs !), en vogue au XVIIe et tombé dans l'oubli depuis.
Heureusement, de mignons irréductibles ont choisi de le maintenir en vie. Ecoutez ce que ça donne par ci, par .
Si comme notre ami en kimono (illus.), vous n'avez pas peur du ridicule et refusez de vous fondre dans la masse, mettez-vous au théorbe. Je vous le promet, tout le monde trouvera ça so hype dans quelques années.
Think different, think théorbe !



Lordi n'est pas sataniste...

Posté par Flyer le 24.05.06 à 14:28 | tags : lordi, metal, rigolo, vidéos musicales
Lordi CanardLordi est pire ! Pour preuve, le clip de "The Devil is a looser". Ce qui fait que ce clip est immanquable, ce n'est pas la musique (oh non !), ni les costumes, ni la métaphore éculée de la renaissance, et encore moins l'esthétique digne d'un Blade 2. Oh non, ce qui en fait un titre super, c'est la première phrase du refrain : "The devil is a loser and he's my bitch !". Dans la langue de Molière : "Le diable est un perdant et c'est ma charmante demoiselle gentillement occupée à répondre à mes demandes de toutes natures".
Qui osera encore les traiter de serviteurs du grand Fourchu après ça ?



L'industrie musicale va très mal... n'est-ce pas EMI ?

Posté par Flyer le 24.05.06 à 13:04 | tags : label, politique
EmiOn nous le hurle partout : les producteurs de disque sont sur les genoux, le marché s'effondre, les artistes internationaux hantent les cantines du secours populaire, bref, tous les acteurs de l'industrie musicale sont appauvris par l'armée des pirates sans scrupules.
Quoiqu'il en soit,  dans la vraie vie pas fantasmée par des marketeux sous cocaïne, EMI affiche un profit net de 169 millions de dollars américains entre mars 2005 et mars 2006.
Et ils sont tellement démunis qu'ils projettent toujours de racheter le groupe Warner Music.



Le secret du funk réside-t-il dans la salade ?

Posté par 2goldfish le 24.05.06 à 11:02 | tags : news, people, rigolo
Prince des végétariensOn sait que les lecteurs les plus fidèles de Playlist les attendaient : les résultats du concours du végétarien le plus sexy du monde viennent de tomber. Je ne vous parlerais pas de celle qui a remporté la catégorie féminine, même si je suis amoureux d'elle, parce qu'elle ne fait pas de musique... ou si peu. Non, si je vous en parle c'est que le gagnant cette année est Prince, et que lui, il fait de la musique, et bien. Pas comme le gagnant de l'an passé, Chris Martin, qui ne sait même pas exactement ce qu'être végétarien veut dire. Prince, contrairement au chanteur de Coldplay, est une publicité vivante pour le régime vert : certes, ça n'a peut-être pas aidé sa croissance, mais sur scène il a plus d'énergie que le mec de SuperSize Me après trois big macs. Chris Martin, par contre, ressemble à ce qu'il mange. Si on soustraiyait un Prince à Andre 3000 d'Outkast (le vainqueur de 2004), il ne resterait probablement que Chris Martin et quelques fluides corporels.
Reste une question en suspend, qu'est-ce que PETA, l'association qui organise le concours, entend prouver exactement en traitant les végétariens comme de la viande ?



Ask the Dust, pour faire flamber la Scène Bastille

Posté par Flyer le 23.05.06 à 19:36 | tags : agenda, ask the dust, live, pop
On finira par convaincre chacun d'entre vous d'assister à un concert d'Ask The Dust, les excellents producteurs nerd déguisés en rock stars, dont on vous parle depuis quelque temps. Vous en reviendrez en vous disant "Mince, ils avaient raison sur Playlist ! C'était bien !".

Ask the Dust

Et quelle plus belle occasion de les (re)découvrir, en chair et en riffs, que leur dernier concert avant l'été (et un break pour enregistrer de nouvelles chansons), sur la Scène Bastille, ce mercredi 24 mai, à partir de 19h30. Evidemment, je ne vous enverrai jamais là-bas en aveugle en sourd, alors voici de quoi largement découvrir leur musique : un blog Myspace et trois autres morceaux sur Playlist.
En plus, et c'est une chose qui se vérifie assez peu des jeunes groupes pour le souligner, c'est encore mieux en live !
Ask the Dust - 24 mai 2006 - Scène Bastille



Smells like déjà-vu...

Posté par Flyer le 23.05.06 à 17:26 | tags : rigolo, vidéos musicales, web
Smells like teen spiritLes reprises de "Smells like Teen Spirit" (vous savez, cette chanson dont les 12 premières secondes font immanquablement défiler des années d'adolescence dans nos mémoires...) sont pléthores. Il y en a pour tous les goûts, à toutes les sauces, dans tous les styles, jusqu'à friser l'indigestion. Là, c'est une douzaine de bonhommes en costumes, le Ukulele Orchestra of Great Britain qui la reprend (très bien), avec une belle voix de stantor, sur cette vidéo. Alors... encore une bouchée ?
(merci Jypègue)



La musique militaire, c'est fun !

Posté par Syl le 23.05.06 à 15:38 | tags : politique, rigolo, web
Karaoké Nord Coréen
Quand la Corée du Nord se met au web, ce n'est pas pour permettre à ses gentils habitants asservis de goûter aux charmes de l'Occident, mais pour mieux diffuser sa propagande .
Toi aussi, petit soldat qui s'ignore, soutiens la belle armée de Kim Jong-Il en participant au Karaoké de la Korean Friendship Association of National Defense !
(tiens, ça me rappelle quelque chose)
Aucune excuse, c'est en phonétique avec en sus la traduction anglaise, pour être sûr de bien comprendre (et de pas se laisser manipuler).
(via WFMU)



Love will tear us 34 fois apart

Posté par Flyer le 23.05.06 à 14:59 | tags : beach boys, joy division, mp3, web
"Love will tear us apart" de Joy Division est une chanson parfaite. Ce qui explique le nombre étonnant de reprises dont elle fait l'objet. L'autre raison, c'est parce qu'elle fait profiter pour pas cher de la crédibilité de Joy Division à des mauvais groupes. QUOI QU'IL EN SOIT, voici l'originale + 33 copies.

Love will tear us apart

Et par ici, la même chose mais avec "God only Knows", les groupes sont meilleurs parce qu'on vampirise moins de crédibilité dans la surf pop magnifique que dans le post-punk. La faute à Bret Easton Ellis.
(via La Blogothèque via My Old Kentucky Blog)



Chauffe la cuillère

Posté par Flyer le 23.05.06 à 11:48 | tags : rigolo, techno, web
Cuillère funApprendre à jouer de la cuillère en trois étapes (quand on ne joue pas déjà de la guitare avec) :
1) Tenir la cuillère du bas entre l'index et le majeur, face vers le bas et bout de la cuillère calé dans la paume.
2) Prendre la cuillère du haut entre l'index et le pouce. Bien serrer le pouce pour une bonne prise.
3) Tappez  la main tenant les cuillères en rythme sur votre jambe ou dans votre autre main.
AMUSEZ -VOUS !
J'ai récupéré ce précis chez David Holt, un joyeux praticien du n'importe quoi musical. Chez lui, ça dure une page et c'est très bien illustré... Il a aussi mis en ligne un guide pour performer à la "harpe de mâchoire" (euh ?), mais ça ressemble plutôt à un gadget pour s'injecter de la drogue dans la langue.



Beatles x Fluide Glacial

Posté par Flyer le 23.05.06 à 11:11 | tags : à lire, beatles, rigolo
Fluide Glacial - Beatles
Le mensuel rigolo (avec Lindingre) sort un numéro spécialement cacedédi aux Beatles. Les quatres y sont épinglés en large, à travers des bédés d'umour ou transpire l'hamour (Fluide Glacial est gay friendly). Un joli cadeau pour les 64 ans de Sir Mac Cartney, nan ?



William Shatner est Rocket Man

Posté par 2goldfish le 23.05.06 à 10:01 | tags : copinage, people, rigolo, vidéos musicales, youtube

Oh, vous pouvez vous moquer de William Shatner, mais ce mec a la foi. Il en faut pour chanter du Elton John comme si c'était du Lou Reed. Une preuve de plus qu'on a jamais su où commençait le second degré avec ce type.
MàJ : célébrons aujourd'hui le William Shatner Day avec les gens de Chamboultout, qui ont une vidéo de William dans l'espace.



Super Avant-Garde Night, plus qu'un jour...

Posté par Flyer le 22.05.06 à 19:38 | tags : agenda, concours, jazz, live
Super Avant-Garde Night
Pour participer au dernier concours de Playlist et gagner des invitations pour la Super Avant-Garde Night du Festival Jazz in Japan, le 2 juin à la Maison de la Culture du Japon à Paris, il ne vous reste plus que jusqu'au 23 mai à minuit pour envoyer un mail à , titré "En avant, garde !", contenant votre nom et celui de votre camarade d'expérimentation. Les gagnants seront prévenus mercredi 24 mai. Good luck !
(illus. Atsuhiro Ito)



Apprendre la musique, un nouveau privilège ?

Posté par Syl le 22.05.06 à 18:50 | tags : dadvsi, politique, web
ViolonmanOn vous en a déjà parlé il y a quelques mois, les associations de défense des majors droits d'auteurs, MPA (Music Publisher's Association) en tête, souhaitent interdire la mise à disposition gratuite sur Internet de paroles et de partitions de chansons.
Réjouissez-vous ! (ironie), une nouvelle marche à été gravie dans l'ascension vers une musique vérouillée de toute part.
En effet, sous la menace des éditeurs, l'un des plus gros sites de tablatures en ligne, My Song Book, vient de rendre purement et simplement impossible le téléchargement de partitions d'artistes autres que celles des généreux amateurs de sa communauté. Autant dire que le site va vers une mort certaine. Essayez-donc de télécharger la partoche du merveilleux "Moi lolita" d'Alizée. Vous tomberez inévitablement sur ce (sympathique) message :
Dans l'attente d'une régularisation avec le détenteur des droits de cette partition, le téléchargement de celle-ci n'est plus autorisé.
Vous qui comptiez apprendre la guitare (ou la basse, l'harmonica, le tuba...), j'ai la joie de vous annoncer que vous n'avez plus que deux alternatives : disposer d'une bourse bien garnie, afin de pouvoir vous offrir les partitions originales de vos artistes favoris ou bien... composer vous même vos propres mélodies si, comme moi, vous êtes fauchés. Youpi ?



Madonna : Da Vinci Bad

Posté par Flyer le 22.05.06 à 17:04 | tags : en jpeg, madonna, people
On avait déjà évoqué la croix géante et ultra-dispendieuse commandée par Madonna pour sa tournée. 5,7 millions de livres anglaises de diamants et de cristaux de Swarovski pour se la jouer Jésus Christ en début de concert, c'est tout de même cher. Aujourd'hui j'ai découvert des photos de cette fameuse croix géante...
Madonna
Aïe... Ce n'est même plus provocant. C'est juste complètement moche. Surtout avec le costume de jockey.



Le petit journal de Tagaki Masakatsu

Posté par Maxence le 22.05.06 à 13:31 | tags : électro, mp3, vidéos musicales
Tagaki MasakatsuC'est en 2002 que l'on découvre Tagaki Masakatsu, lorsque celui-ci produit Pia, la bande originale de Little Cheung, le film réalisé par le hong-kongais Fruit Chan. Musicien et vidéaste, Masakatsu semble clairement inspiré par les travaux d'Erik Satie sur son nouvel album, Journal For The People. Les harmonies électroniques - et les images légères qui les accompagnent sur la partie DVD - sont à la fois intemporelles et comme sorties d'un autre âge. Récemment signé sur le label américain Carpark, spécialisé dans la pop laptopiste (on leur doit les productions les plus mélodiques de Kid 606, Greg Davis, Sébastien Roux, Casino VS Japan, Jake Mandell, Marumari ou So Takahashi), Masakatsu puise son inspiration dans le quotidien, la douceur de l'enfance et la mélancolie du temps qui passe. Tout en évoluant dans le sillage des pionniers glitch des années 90, Oval ou Microstoria, ce jeune japonais - il a à peine 24 ans - cultive une vision popisante de la musique électronique, sans pour autant exclure, une approche dancefloor ("Ketle 2") ou encore expérimentale (voir "Ketle 3" est ses échos de bandonéon à la Hector Piazzola).
En tant que vidéaste, son travail est en phase avec le côté aquatique et/ou aérien de ses compositions. Enfants sur une balançoire, nuée d'oiseaux dans le ciel. Découpés, saturés, recollés, ses images immergent doucement l'auditeur/spectateur dans la douceur des jours tranquilles et des émotions élémentaires de la vie. Virtuose.
Tagaki Masakatsu - Journal for People CD/DVD (Carpark/La Baleine)
A écouter et à voir : de nombreux extraits de son album et des vidéos l'accompagnant sont disponibles sur son site.



Morrissey se place pour l'Eurovision 2007

Posté par Myosotis le 22.05.06 à 13:18 | tags : eurovision, morrissey, télévision, uk
MorrisseyL'ancien chanteur des Smiths, qui poursuit sa triomphale tournée en Angleterre et fête aujourd'hui ses 47 ans sur la scène du London Palladium, en a profité pour poser sa candidature en vue de l'Eurovision 2007.
Affligé par la prestation de Daz Samson et sa chanson "Teenage Life", classée 19ème du concours, Morrissey a salué la victoire de Lordi et déclaré : "J'ai été terrifié - mais pas surpris - de voir que notre pays était une nouvelle fois humilié devant toute l'Europe. La question que je me pose, c'est : mais pourquoi est-ce qu'ils ne m'ont pas demandé d'y aller ? Cette question me poursuit et me poursuit encore." Si la remarque n'est pas dénuée d'humour, Morrissey ferait un bon candidat pour l'Angleterre l'année prochaine d'après le comité de sélection britannique. Sa proposition est à prendre au sérieux, d'autant plus qu'on connaît l'immense respect que voue le chanteur à Sandie Shaw, avec laquelle il a travaillé en 1984, et qui était la première chanteuse britannique à remporter l'Eurovision en 1967.
Lordi n'a quà bien se tenir. Le prêcheur est prêt à défier le monstre sur son propre terrain.



Michel Drucker est méchant

Posté par Flyer le 22.05.06 à 12:49 | tags : eurovision, lordi, news, rigolo, télévision
LordiMichel Drucker"Je ferai écouter ce morceau à ma chienne, ça lui fera peur." / "Ils ont bu c'est pour ça qu'ils votent finlandais." / "Le vote du public est désespérant." / "Il n'y a rien à comprendre." / "Le public est choqué." / "Ce n'est pas avec ça qu'ils gagneront l'Eurovision." / "Celui-ci a une figure à dormir dehors." / "Allez, arrête de chanter et vote pour la France."
Voilà un petit florilège des commentaires de Michel Drucker et son acolyte Claude Siar au sujet des improbables finlandais de Lordi qui ont remporté l'Eurovision ce 20 mai. Chauvin, sans humour et franchement intolérant, le duo de vieux a passé la soirée à se lamenter en direct sur France 3, au dam de tous les téléspectateurs sympathiques du pays. Drucker et Siar ont aussi couverts de leur radotage la rediffusion de la chanson gagnante en fin d'émission, tandis qu'en Belgique, au même moment, les commentateurs plaisantaient gaiement, remerciaient les Finlandais de leur prestation décrispante, et revenaient sur leurs pronostics. Un commentateur avait dit de Lordi, "s'ils gagnent, on se transformera tous en chauve-souris". À la fin de l'émission, il se sentait déjà "pousser des ailes". Bref, c'est par ici pour voir la conclusion vidéo de l'Eurovision, au calme et en bande-son venue du froid. Et c'est par ici pour signer la pétition réclamant des excuses publiques de la part de Michel le réac'. Ça ne mènera à rien, mais c'est drôle, exactement comme l'Eurovision.



Boards of Canada : la vidéo planante du lundi

Posté par Syl le 22.05.06 à 12:01 | tags : électro, vidéos musicales, youtube

Si comme moi vous avez du mal à émerger en cette grise fin de matinée du pire jour de la semaine, offrez vous 4 minutes et quelques de pure détente en compagnie de ce délicieux clip de Boards of Canada : "Dayvan Cowbow", morceau extrait de leur non moins joli (tout comme l'intégralité de leur discographie) dernier album, The campfire headphase.
Ce très floydien duo écossais veut votre bonheur !



Sigur Ros : l'art du vague

Posté par 2goldfish le 22.05.06 à 11:30 | tags : mp3, sigur ros, web
The Life AquaticJe lisais un post très intéressant sur Mocking Music, à propos de la façon dont l'irruption d'une chanson déjà connue peut vous faire "sortir" d'un film et, éventuellement, le gâcher. Il y a aussi des cas où, à l'inverse, un réalisateur peut tricher en s'appropriant l'émotion d'un morceau au lieu de la conjurer lui même par la force de l'image. Personnellement, je répondrais: "et alors, si ça marche ?". L'art n'est pas une compétition, il n'y a pas de règles.
Mais peu importe, ce qui est intérressant, c'est que le blogueur prenait pour exemple une scène à la fin de La Vie Aquatique au cours de laquelle on entend "Starálfur" de Sigur RosSigur Ros. Cette scène aurait-elle été si émouvante sans la chanson ? Certainement pas, mais ce qui m'a amusé particulièrement dans le choix de cet exemple, c'est que ce groupe encourage lui même l'association de sa musique à des élements extérieurs.
Sigur Ros chante en Islandais ou en Hopelandais (langue inventée par le chanteur), et va jusqu'à ne pas donner de titres à ses chansons, tout ça pour que l'auditeur, privé de tout repère, attache ses propres souvenirs ou fantasmes à la musique. Dans ce contexte précis, l'utilisation de "Starálfur" par Wes Anderson, plutôt qu'un appropriation illégitime du travail d'un autre (bref, un vol) était le plus bel hommage qu'on put lui rendre. Le point soulevé par Mocking Music reste cependant parfaitement valable pour l'utilisation dans le même film de "Queen Bitch" de Bowie.
Sigur Ros, en attendant, laisse toujours son public faire la moitié du travail avec ce photostream, un diaporama constitué de photos envoyées par les internautes, qui défile par dessus la musique du groupe. Alors, sont-ils des génies ou des fainéants ? A en juger par leur disques, je dirais les deux à la fois.



Eurovision d'horreur (blague éternelle d'une nuit d'été)

Posté par Myosotis le 21.05.06 à 17:13 | tags : eurovision, lordi, news, rigolo, télévision
Lordi !Toujours plus loin dans le kitsch et l'autofoutage de gueule, les européens et jurés ont donné cette année la victoire du concours de l'Eurovision 2006 au groupe de heavy-metal finlandais Lordi (déjà évoqué ici et soutenu par les fans) Le groupe chante un morceau inaudible appelé "Hard Rock Hallelujah", puissamment envoyé à coups de guitares et de tatapoum dérythmé. Le plus amusant, bien sûr, est qu'ils portent tous des masques d'orcs et d'urukais bien laids du Seigneur des Anneaux. Ainsi, la Finlande remporte le concours pour la première fois !
La Russie arrive deuxième avec une soupe beaucoup plus traditionnelle, poussée par le chanteur Dima Bilan ("Never Let You Go"). La France s'est ridiculisée avec une piteuse 22e place sur 24, quelques points récoltés par charité deci delà... Il faut dire que la seconde chanson composée par Corneille (la première avait été retoquée car trop nulle) était une vraie cochonnerie et que notre interprète avait le talent et le charisme de son nom : Virginie Pouchain. La France en reste donc à la victoire de Marie Myriam en 1977.
A part ça, c'était Michel Drucker qui commentait cette année. Et c'était amusant, quand on connaît sa propension au léchage les bottes, de le voir faire du 2nd degré et s'appitoyer bassement sur le résultat final.

MàJ : le reste des news sur l'Eurovision, Lordi, et les frasques de Michel Drucker, c'est par ici !



Heroin on stage

Posté par Flyer le 20.05.06 à 10:01 | tags : vidéos musicales, web, youtube

Lou Reed et John Cale, jouant la belle ballade (au bord des ravins) "Heroin" (tirée du célèbre albm à la banane) en 1972 au Bataclan. C'est joli. Glauque et joli. Même si l'interprétation ultime de cette chanson restera sans doute celle du Rock'n roll animal.
Fun fact : Lou Reed avait la même voix à 30 ans qu'à 64 !



Pipi fun : moins de 18 ans s'abstenir

Posté par Flyer le 19.05.06 à 17:52 | tags : rigolo, vidéos musicales, web
Interdit aux moins de 18 ans
Parfois, en zonant sur le net pour Playlist, je tombe sur des choses un peu trop crados pour ce blogui-bulle. Mais maintenant qu'on a des voisines super chaudes (!) et courageuses, on peut leur refiler les patates brûlantes qui nous crame les doigts. Donc, pour une séance de rock doré, c'est chez Sexe, Love and Gaudriole que ça se passe.
(les tags "Happy Hour" et "Rigolo" sont là par pure perversion intellectuelle)

(merci Zed)



Armrest : hommage ou plagiat ?

Posté par 2goldfish le 19.05.06 à 15:40 | tags : mp3, rigolo, web
Kinks ? Franz Ferdinand ?Quelle plus grande joie pour un snob que de regarder de haut un mélomane moins averti et de lui lancer, avec dédain: "Mais Echo & The Bunnymen faisaient déja ça bien mieux il y a vingt-cinq ans, mon p"tit" ? Personnellement, je n'en vois pas. Le problème, c'est qu'on ne parvient à ce statut qu'au prix de longues années passées l'oreille à l'affut de tout ce qui se fait de vieux. Il faut acheter des réeditions triple Cd des Kinks, retrouver les faces B de Blue Cheer, endurer les derniers albums des Who ou déterrer le cadavre de Romeo Void avant de pouvoir déclarer avec l'assurance de celui qui sait qu'aujourd'hui, on ne fait plus rien de nouveau, mon bon monsieur. Ou alors, on peut lire Armrest, le blog qui pourrait s'appeler "la musique pour les nuls".
Sur Armrest, les hommages ou plagiats des groupes récents sont exposés, preuve à l'appui, dans toute leur banalité. Des exemples connus comme Pavement / The Fall ou Interpol / Joy Division aux liens obscurs entre Strereolab et Alain Goraguer ou Devedra Banhart et un chanteur folk chilien des 60's, ce jeune blog s'annonce déja comme une grande source d'érudition pour nous, les snobs.



DJ Shadow à la barre

Posté par Syl le 19.05.06 à 15:28 | tags : électro, flu, news, vidéos musicales, youtube
Son nouvel album n'est même pas encore sorti que DJ Shadow doit déja essuyer les foudres de quelques uns de ses fans déçus du titre "3 freaks", dévoilé en avant première sur son site.
Sans doute inquiet de la virulence de ses admirateurs, il se défend comme il peut : "Restez calmes, vous n'avez entendu qu'un seul titre !", ajoutant : “3 Freaks n'est pas représentatif du son de l'album. C'est un disque très risqué et très varié. Je ne suis vraiment à l'aise dans aucun genre."
L'objet du litige :

On savait DJ Shadow attiré par le bon gros hip-hop bien lourd, mais ce changement d'orientation reste effectivement surprenant. L'intéressé ne semble pas redouter une quelconque désaffection de son public : “J'ai arrêté de me demander si mes changements de goût allait me coûter quelques fans. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on peut se faire plaisir à soi même.
Gageons tout de même que le reste de l'album rattrape ce qui passe un peu pour un pétard mouillé. L'homme de l'ombre (oui, bon c'était facile), sans doute quand même légerement apeuré, a annoncé que certains morceaux de
The Outsider étaient supérieurs à toutes ses productions antérieures. Puisse-t-il dire vrai.

MàJ : la chronique du disque de DJ Shadow, The Outsider, est disponible sur Flu, le mag'.



Fan des années 80 ?

Posté par Flyer le 19.05.06 à 13:29 | tags : vidéos musicales, web
Ziggy Stardust par Bauhaus
De ABBA aux ZZ Top, plein (vraiment plein) de clips des années 80... Du Youtube, rien que du Youtube.
Je vous conseillerai bien "Ziggy Stardust", reprise par Bauhaus.



Tv on the Radio on Stage in Ze Boule Noire : Wouuuuaiiis !!

Posté par Flyer le 19.05.06 à 12:51 | tags : live, rock, soul, tv on the radio
Tv on the RadioC'est un truc dingue d'avoir du charisme. C'est un truc encore plus dingue quand on a du talent. Et c'est un truc encore encore plus dingue quand on sait faire partager tout ça à un public de 250 personnes électrisées. Les mecs de Tv on the Radio vont sortir en juin l'un des meilleurs albums de 2006, Return to Cookie Mountain, et ont donné hier soir l'un des meilleurs concerts de l'année (et de ma vie).
Passons sur Celebration, la première partie, dont la batterie infiniment surmixée a bousillé les oreilles de tout le monde. Mais c'était pas mal, surtout vers la fin. Ah si, une chose à ajouter, le guitariste s'occupait des lignes de basse en jouant sur un orgue posé au sol avec ses pieds... Vraiment impressionant.
Quand les bonhommes de Tv on the Radio débarquent en entamment un "Wrong Way" complètement survolté, au rythme multiplié par dix et impeccablement exécuté. Tunde Adebimpe (chanteur) a une patate incroyable sur scène, un coffre hallucinant et une capacité à passer du gueulement quasi-punk au blues en l'espace de dix secondes, sans s'arrêter de danser et en gardant un souffle d'enfer. Le bon Kyp Malone (monsieur cheveux + barbe) est l'exact contraire, tout calme et posé, on remarque son excitation au fait qu'il pratique de gracieux arcs-de-cercle avec ses baskets, ses talons bien plantés dans le sol. Jaleel Bunton, le batteur dans les tournées, a simplement la précision d'un sniper. David Sitek, le producteur, guitariste, homme à tout faire du groupe, est impressionnant de conviction et de technique. La Boule Noire devient théâtre de rock.
Tv on the RadioS'éloignant carrément de leurs productions en disque, les bonhommes trashent les chansons de leurs deux albums sans jamais en perdre l'essence. Des titres lents et fragiles comme "I was a lover" (sur l'album à venir) se transforment en brûlots d'une puissance ahurissante, acquérant une énergie nouvelle, lourde et rapide, que le public transforme littéralement en sauts, en déhanchements dingues, l'absorbant - l'ingérant même - pour la recracher dans les balancements de corps les plus libérateurs...
Chez Tv on the Radio, tout ce qui, sur album, engendre une excitation sourde et contenue va droit au but en live, les titres déferlent sur le public... Ah, magie noire !
Soit dit en passant, les bonhommes ont rapidement compris que la France n'était pas en reste en matière de téléchargement d'albums. Chacun de leur "This is a new song" était immanquablement ponctué de hurlements quand les gens reconnaissaient les premiers accords de "Province" ou "Dirty Whirlind" et se mettaient à chanter en suivant des rythmes compliqués qu'ils étaient censés entendre pour la première fois. Mais tout cela a concourru à une ambiance fantastique. Le téléchargement a un bon fond.
Enfin voilà, un concert d'exception comme cela arrive trop rarement. Les messieurs seront à Strasbourg ce soir (19 mai), et à Rock en Seine en Août. Une occasion de reparler d'eux très bientôt...

MàJ : sur Taste of Indie, retrouvez des photos du (sublime) concert de la Boule Noire.



Homo Discoteca

Posté par Myosotis le 19.05.06 à 11:03 | tags : rigolo, sexe en musique, vidéos musicales
AidesAu risque de mordre sur les plates bandes de Maïa et des adeptes du Blog sexe, voici un petit lien vers un clip imparable qui sert à une campagne anti-sida de l'Association Aides. Le clip contient des scènes explicites de sexe homosexuel en dessin animé (éloignez les enfants), mais est surtout soutenu par une bande-son entêtante et vigoureuse au groove imparable. Comme moi, je vous promets que vous allez entonner "Sugar Baby Love" pendant quelques heures après le visionnage. Je vous aurai prévenu.
Le morceau est du fameux groupe anglais des années 70, The Rubettes, épinglé, il y a quelques années, pour ses tenues et sa musique ridicule par le teigneux Luke Haines ("I Hate The Rubettes"), leader des Auteurs.

MàJ de flyer : Pas de problèmes en ce qui concerne le marchage sur les plates bandes (pourquoi plates ?!), Sexe Love & Gaudriole avait déjà posté ce magnifique clip (et la version "pour les filles"). Mais ça mérite bien une piqûre de rappel !



Green Mind ressort ?

Posté par Flyer le 18.05.06 à 15:46 | tags : news, rock, vidéos musicales, youtube
Dinosaur Jr - Green MindJe tombe des nues en apprenant la sortie remastérisée du Green Mind de Dinosaur Jr. Non pas que je trouve que l'album ne mérite pas une réédition (au contraire, il est très bien cet album, alliant simplicité mélodique et production gratinée à la voix faiblarde de J.Mascis, et puis mince, sa pochette est sublime !), mais simplement, je crois bien que c'est la première fois que je vois un Cd se faire remasterisé. J'ai peut-être vécu dans une cave ces dix dernières années mais j'étais persuadé que ce traitement n'était reservé qu'aux vinyles enregistrés dans des studios de pauvre avec des tables de mixages 4 pistes. En 91, le support était suffisament développé et implanté pour qu'un album sortant soit déjà nickel en terme de qualité sonore, non ? On dirait que non.
Enfin bref, voilà un lien vers une collection Youtube dédiée au petit Dino, au cas où vous trouveriez que ma reflexion se paye le luxe de 6 ans de retard.



Loose Fur aime Bioman

Posté par Flyer le 18.05.06 à 13:13 | tags : pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
Loose Fur, un mini-super-groupe formé de Jeff Tweedy, Glenn Kotche (respectivement chanteur/guitariste et batteur de Wilco) et de Jim O'Rourke (le producteur ex-claviériste du petit groupe expérimental pas très connu Sonic Youth), avoue ses véritables influences, celle qui ont façonné leur imaginaire de gamin et leur vie musicale entière, dans le (très drôle) clip de "Hey Chiken !".


Et leur album, Born again in the USA est très chouette !



TAKE COVER !

Posté par Flyer le 18.05.06 à 12:42 | tags : mp3, rigolo, web
Frank-n-furterAccomplissant rituellement mon saute mouton matinal de mp3blogs, j'ai relevé un joli petit nombre de reprise bien sympas. L'occasion de faire un petit "Special Cover" sur la liste à jouer que vous arpentez actuellement.

* Commençons en mêlant le hard rock glauque d'Alice Cooper à la optimistic pop des Flaming Lips (eux même plutôt friands de reprises de hardeurs capillofournis), c'est sur Un violon, un jambon et c'est "Sun Arise" qui passe aux choeurs de Coyne et ses copains.
* Puis, la sublime orchestrale de "Hey, Jude" par Mark Mothersbaugh (remember Devo ? A propos, saviez-vous que la dégaine de Doc Emett Brown, le personnage de Retour vers le Futur, a été inspirée par Devo ?) qui ouvrait The Royal Tennebaum de Wes Anderson. Ça vient du blog au nom le plus rigolo du monde : Music for kids that can't read good (and who want to learn to do other stuff good too).
* La reprise du "Baby Doll" de N.E.R.D par The (International) Noise Conspiracy sur You ain't no Picasso, plus rock, infiniment moins bonne que l'originale je trouve, mais tant de gens certifieront à coup sûr le contraire que j'abdique et l'abandonne à votre sagacité.
* Et puis, Nouvelle Vague sort un nouvel album, en juin... Il y massacreront, entre autres, Buzzcocks, Bauhaus et Echo & the Bunnymen. Mais personne n'a vraiment envie de s'infliger les reprises de Nouvelle Vague, n'est ce pas ? Sinon, allez faire un tour sur leur blog Myspace.
* Et puis allez, tant qu'on est dans les reprises moches, Said the Gramophone a récemment posté une reprise trash du "Loosing my religion" de R.E.M, méchamment grognée par les grindeux de Graveworm.
* Et puis Ben Gibbard (de Death Cab for Cuties) et Belle and Sebastian, reprenant respectivement "Thriller" et "Billie Jean", c'était ici même, avant.
* Le "meilleur" pour la fin, les mecs de WFMU (qui sont complètement fous) ont mis les pattes sur un album de reprises norvégiennes de la B.O. du Rocky Horror Picture Show... Alors voici, la première "Science Fiction Double Feature".
MàJ : Rooroo, déjà coupable d'une excellente série sur les Beatles, s'occupe aussi d'un fil de reprise. Aujourd'hui, c'est "Bohemian Rhapsody" par les Flaming Lips (il paraît que c'est cette reprise qui leur a donné l'idée de l'excellente "Yeah Yeah Yeah Song", c'est 2goldfish qui l'a dit...).

Have Fun ! Et si vous avez cliquer sur tous les liens ci-dessus avant de lire cette phrase, vous avez gagné une cadillac jaune poussin, à récupérer aux locaux de Fluctuat. (^_^)



Dimanche, on parade !

Posté par Syl le 18.05.06 à 12:01 | tags : agenda, live, politique
Parade on s'en fout pasUne petite balade en musique dans Paris - pour la bonne cause ! - ce samedi dimanche, ça vous dit ? "On s'en fout pas", c'est la phrase phare de la parade organisée samedi par Solidarité Sida entre Bastille et les Invalides.
300 000 personnes sont attendues pour cette grande fête itinérante autour de 10 chars, qui comme autant de scènes mobiles, verront passer 40 artistes et pas des moindres. Tiken Jah Fakoly, Bumcello, Dub Incorporation, Etienne de Crécy, Jim Murple Memorial, Saïan Supa Crew mais aussi (malheureusement) Bénabar, les Wampas, Cali ou la grande Sophie (liste complète ici en PDF) seront de la partie pour dénoncer les inégalités et les injustices dont sont victimes les malades du Sida dans les pays en développement.
Départ prévu à 14h, place de la Bastille. Amis playlistiens, le rendez-vous est pris !

ERRATUM : la parade a lieu dimanche 14h, et non samedi. Merci à SOLSID d'avoir rectifié mon erreur (j'ai honte... flagellez moi !).



CondiBono

Posté par 2goldfish le 18.05.06 à 10:24 | tags : news, politique, rigolo
Condozeela Rice et BonoVous avez peut-être déja entendu parler de "RED", le dernier plan de Bono pour sauver le monde. Le principe est simple: quand vous achetez un produit "RED", une part des profits servira à la lutte contre le sida en Afrique. The Independent, quotidien britannique semble croire comme le chanteur des paroles les mieux du monde qu'on peut changer le monde en s'achetant des lunettes Armani, puisque leur édition de mardi était estampillée "RED". Pour l'occasion, Bono était même "rédacteur en chef" du journal. Est-ce une pratique publicitaire douteuse ? Non, c'en est deux. Vous y croyez vraiment vous aux célébrités rédactrices en chef ?
Enfin, bref, que pouvait-on lire dans la rubrique musique du journal qui aide les petits enfants malades en Afrique ? Nulle autre que la grande copine de Bono : Condoleeza Rice ! La fort sympathique secrétaire d'Etat de George Bush s'est en effet prêtée au petit jeu du top ten. Sans surprise - quand on connait son talent pour le piano - parmi les dix meilleurs morceaux du monde de Condi, on trouve pas mal de pièces classiques. Quelques bons gags aussi tels que Rocket Man d'Elton John et Celebration de Kool & The Gang. Come on !
Plus étonnant, la présence de Cream, accompagnée d'un aveu : Condoleeza était fan d'Acid Rock a la fac. Le moins étonnant, par contre, c'est la coïncidence de la présence de U2 dans le top. On pourrait comparer ça à deux singes qui s'épouillent. En fait, c'est plutôt comme ces petits oiseaux qui viennent nettoyer les dents des alligators.



Vous en voulez encore ?

Posté par Myosotis le 18.05.06 à 10:01 | tags : people, pete doherty, vidéos musicales
Pete DohertyL'homme qui crée le scandale plus vite que son ombre a déclenché une nouvelle levée de boucliers lors de sa tournée allemande. Alors que ses deux collègues de Babyshambles, Drew Mc Connell et Adam Ficek, répondaient à une interview backstage pour MTV à laquelle Pete Le Maudit refusait de se soumettre, le chanteur est sorti de sa loge perso, s'est installé mine de rien dans le canapé et a sorti une seringue de sa poche. Il se l'est plantée dans le bras, l'a remplie de sang et a aspergé d'un jet écarlate, à quelques mètres de distance, la lentille de la caméra en action, avant de hurler : "En plein dans le mille ! Ca risque de le faire grave à l'image, non ?"
Les journalistes ont mis fin à l'interview. Le film circule sur le net (real media requis) et sur le site de MTV. La chaîne envisagerait de faire payer à Doherty la facture de stérilisation de la caméra et de ses composants, qui se monterait à plusieurs centaines de marks (oulala !).
Le lendemain, le rebellerockeur montait sur la scène à Cologne vêtu sans qu'on sache pourquoi d'une robe à fleurs, d'un soutif rouge et de bas résilles, entre les New York Dolls et la Petite Maison dans la Prairie.
Le monde est fou.



DADvSI : c'est pire

Posté par Flyer le 17.05.06 à 19:36 | tags : dadvsi, mp3, politique
Renaud Donnedieu de VabresDepuis qu'il est débattu par les sénateurs, le DADvSI, déjà pas très sympa avec les mélomanes, a été durci. Pas vraiment durci en fait, mais empiré : toutes ses mesures répressives ont été validées, tandis que les deux seules mesures qui rassuraient les internautes se sont vues massacrées.
L'interopérabilité des mp3 achetés légalement ? Le Sénat l'a fait disparaître. Le droit à la copie privée ? Déjà sur la sellette, son existence sera désormais soumise à une "Autorité de régulation" (mouture plus sévère du précédent "Collège de médiateurs"), qui va "fixer les orientations sur le fondement du périmètre de la copie privée".
CaliméroLe bon Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ne voyant pas - dans la supression des seules faveurs accordées aux internautes - un grand changement dans le texte (ah ?), s'est donc permis de violer allégrement sa promesse de faire passer le projet voté au Sénat en seconde lecture à l'Assemblée Nationale.
Alors maintenant ? Nous nous retrouvons avec un texte dur, complexe et majoritairement repressif, prêt à s'appliquer à une époque où les choses commençaient à peine à s'arranger (les internautes prenant doucement le chemin de la vente légale en ligne). Cette volonté de canaliser, voire de forcer, le passage à la caisse pour le moindre mp3 sans en garantir une libre utilisation fera-t-elle les beaux jours de l'industrie musicale ? Probablement non. Certains en tirent déjà un bilan lapidaire sur le reste.
Mais il reste une dernière épreuve avant que le projet DADvSI soit définitivement validé et entre en vigueur : la commission mixte paritaire, qui devra proposer un texte issu des délibérations de l'Assemblée et du Sénat. On y reviendra... Le dossier DADvSI a peut-être encore des (mauvais ?) tours dans son sac.



L.S.T : Petit théatre baroque

Posté par Maxence le 17.05.06 à 17:23 | tags : électro, news, pop
Plus le temps passe, plus les clichés lassent et plus les musiques électroniques contemporaines nous apportent leur lot de bonheur quotidien. Aujourd'hui, c'est le japonais Shugo Tokumaru qui s'y colle. Adepte d'une pop laptop psychédélique et luxuriante, Tokumaru fait parti de ces artistes capable de vous faire oublier le temps. Le japon serait-il, d'ailleurs, le dernier bastion de la pop enchanteresse et savante des 60's (celle des Left Banks, de Love ou des premiers Byrds) ? On se le demande, tant les artistes de l'archipel - quand ils ne s'adonnent pas au bruitisme le plus extrême - sont capables de nous en mettre plein la vue, explosant le carcan de la compostion et balançant des salves mélodiques comme on en entend rarement ailleurs.
Fin compositeur, Shugo Tokumaru semble réellement s'épanouir dans l'élaboration de comptines allègres et ensoleillées, assitées par ordinateur. Sous influence Beach Boys (à la Smile) ou High Llamas en plus complexe, le travail du Japonais rappelle également la pop telle qu'on la pratiquait en Nouvelle Zélande dans les 90's (The Chills, The Bats, David Kilgour, Verlaines... etc). Son album, L.S.T. (une allusion au L.S.D ?) propose donc un univers soyeux, lumineux et boisé, que son utilisation des canons popisants ne rendent jamais niaises (cf : "Vista"), certains morceaux sont même joyeusement allumés (voir, le très psyché "Yukinohaka"). Au final, une merveille d'album et un bon point pour le label français, Active Suspension !
N'hésitez pas à visiter son espace MySpace, où vous pourrez écouter deux morceaux de son L.S.T. ainsi que deux autres tirés de Night Piece (2004). Une vidéo de "Karte" (sur L.S.T.) est également visible ici.
Shugo Tokumaru
- L.S.T. (Active Suspension)



Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Cloud Guitar (sans jamais oser le demander)

Posté par Flyer le 17.05.06 à 17:22 | tags : à lire, rigolo, techno
Prince Cloud GuitarFabriquée exclusivement pour Prince à l'époque de Purple Rain (et ayant même un gros rôle symbolique dans le film éponyme), la Cloud Guitar a aussi sa propre FAQ. Vous y trouverez une manière de bricoler votre propre Cloud Guitar, ou en acheter une toute petite. Le guitar tech de Prince en a ensuite fabriqué toute une gamme destinées à la vente, mais elles ont l'air assez difficiles à dégoter. Techniquement, elle incorpore des choses que je ne comprends pas bien, mais est réputée pour avoir changé le son de l'Artiste.
Et euh, elle est plutôt mignonne, non ? (Non.)
(via Music Thing)



Le Festival de Cannes a son DJ !

Posté par Syl le 17.05.06 à 16:21 | tags : people, rigolo
Michael CanitrotParce qu'ici, à Playlist, on est un peu jaloux de nos collègues du blog ciné, qui depuis aujourd'hui se prélassent au festival de Cannes, on s'est dit que nous aussi on aurait droit à notre part de festival.
J'ai donc l'immense honneur de vous présenter le DJ officiel qui officiera sur la croisette, les célèbres marches et dans toutes les boîtes branchouilles du coin, j'ai nommé : Michaël Canitrot.
Ca ne vous dit rien ? C'est normal, nous non plus.
Si vous avez la chance d'être à Cannes (avec ces saligots d'Ecrans), il vous sera difficile d'éviter de croiser sa gueule (d'ange) aux platines. Il n'est autre que le metteur en sons officiel du festival. Tâche qu'il ne prend pas à la légère, dixit son attaché de presse :
"Canitrot propose chaque jour une bande son musicale d’une heure thématisée en rapport avec les films présentés. Chaque sélection musicale a soigneusement été étudiée en fonction des scénarios, des acteurs ou encore du pays d’origine des réalisateurs. Un travail de recherche minutieux enrichi par une prestation live aux platines. Michaël Canitrot fait ainsi partager, aux invités prestigieux du Septième Art et au public présent autour du Palais, sa « bande son » du film. Un travail apprécié et reconnu par les plus grands."
Impressionnant (vachement).



Pete Doherty s'exporte

Posté par Flyer le 17.05.06 à 13:25 | tags : people, pete doherty
Pete DohertyNon content d'être l'objet d'un casier judiciaire suffisament gros pour retapisser les murs de Buckingham Palace, Pete Doherty a décidé de bosser sur sa cote pan-européenne en allant faire un peu de tourisme psychotrope au pays d'Angela Merkel.
L'AFP révélait ce matin que la police Allemande a lancé une enquête sur le leader des Babyshambles, actuellement en tournée dans le pays, le soupçonnant d'avoir embarqué deux fans dans sa voiture, et d'avoir consommé des narcotiques avec eux en jouant du volant suffisament rapidement pour se faire flasher.
Les paris sont ouverts, dans la prison de quel pays Pete échouera-t-il en premier ?



Kronos Quartet - live à l'Abbaye de l'Epau

Posté par Myosotis le 17.05.06 à 13:07 | tags : contemporaine, fusion, live
J'assiste en moyenne une fois par an à des concerts de musique classique ou d'opéras. Autant dire que je suis à la fois très sélectif et mal outillé pour faire des comparaisons savantes. Hier, le Kronos Quartet donnait un concert, après un passage la veille au Théâtre de la Ville, dans la splendide Abbaye cistercienne de l'Epau, au Mans, centré sur la musique contemporaine américaine et ce fut une vraie réussite.
Kronos QuartetParmi les morceaux choisis par le Quatuor : un extrait de la composition magistrale Sun Rings de Terry Riley, "Venus Upstream", très efficace et planant, une série de "chansons pour cordes" de la compostrice Meredith Monk, un peu mollassonnes et pas très convaincantes, et une pièce exceptionnelle du pape de l'école minimaliste Steve Reich : le Triple Quartet. Cette pièce (3 mouvements joués) composée pour 3 quartets est jouée à partir de bandes pour les 2 premiers, d'un quartet live pour le denier tiers, et c'est une vraie merveille, enlevée, à la progression cyclique et à l'énergie incroyable.
Le point culminant de la soirée devait être la présentation européenne d'une oeuvre du jeune Michael Gordon intitulée Sad Park et consacrée aux attentats du 11 septembre 2001, en quatre parties (la 1ère s'appelle "There was a big boom and then there was teeny fiery coming out", la dernière "All the persons that were in the airplane died"). L'oeuvre s'articule autour de mouvements répétitifs sur les 2 premières parties et d'enregistrements de voix d'enfants évoquant l'attentat, étirées et travaillées informatiquement.  Le dispositif promettait sur le plan théorique mais j'ai eu du mal à accrocher, l'ensemble ne m'évoquant pas du tout les attentats mais plutôt un choeur de charcutiers homos découpant une carcasse de cheval en rythme. Ambitieux mais un peu trop expérimental à mon goût.
David HarringtonLe final plutôt enlevé proposait un morceau irakien très politique ("Mummy, the handsome guy just torches me out"! dixit le jeune irakien devant le soldat au lance-flammes), une gige libanaise et un morceau planant des Sigur Ros.
Le Quartet emmené par son fondateur David Harrington (illus.), et que j'avais découvert sur son album de reprises classiques de Kraftwerk, reste après 30 ans d'existence une structure étonnamment évolutive et ouverte sur l'actualité musicale.



Elliott Smith mémorial

Posté par Flyer le 17.05.06 à 11:59 | tags : cimetière, mp3, pop, web
Elliott SmithLes deux gringos de I guess I'm floatting (un titre récupéré sur le corps d'une chanson de méditation transcendentale de M83), ont dressé sur leur blog un vrai petit mémorial dédié à l'oeuvre d'Eliott Smith, le chanteur compositeur américain dont le goût passionnant pour le mélodramatisme l'aura mené à se suicider en 2003 de deux coups de couteau dans le coeur.
Les blogueurs ont donc posté et commenté 9 titres, plus ou moins rares mais tous bons, histoire de proposer un rapide tour d'horizon sur le leg d'un demi-génie du songwriting américain, à l'humeur aussi sombre que le placard de Johnny Cash.



AFX, Aphex, Richard... Chose a Lord !

Posté par Flyer le 16.05.06 à 17:50 | tags : électro, flu, rigolo, vidéos musicales, youtube
Aphex Twin vient de sortir un nouvel album, Chosen Lords, sous son alias AFX. Nouveau ? Pas complètement. Plutôt un réarrangement des meilleures productions de ses Analords sortis en 2005. Bref, un chouette disque selon Maxence, qui livre sa chronique de Chosen Lords sur Flu, le (gentil) mag'. Bon, et puis, tant qu'on y est, on se repasse un classique ? Le clip de "Come to daddy", qui fait flipper tout le monde sauf les mass murderer qui s'ignorent (ou qui écoutent du hip hop).

Je place cette notule en rubrique "Happy Hour" et j'y colle le tag "rigolo" parce que j'en veux à votre âme.



The Eraser : fréquence solo pour Thom Yorke

Posté par Flyer le 16.05.06 à 16:45 | tags : électro, news, pop, radiohead
Thom Yorke, le leader au chant plaintif de Radiohead, a annoncé un album solo, titré The Eraser et prévu pour juillet. C'est Nigel Godrich, le producteur "habituel" du groupe (mais qui ne travaillera pas sur leur prochain album) qui s'est occupé de la prod' du disque. Thom a écrit et joué toutes les chansons. Il y aura encore plus de beats et d'électro. L'artwork est moche.

Thom York The Eraser

Voilà. C'est à peu près tout ce qu'on sait de The Eraser.
(merci Kryszcztov !)




Daft Punk are not dead !

Posté par Syl le 16.05.06 à 16:36 | tags : agenda, daft punk, électro, live, vidéos musicales, youtube
Daft PunkIl y a deux petites semaines, les toujours masqués Daft Punk faisaient leur retour très attendu en live (leur dernière tournée remontait à 1998) lors du festival de Coachella, aux States.
Après leur ennuyeux dernier album Human after all, source de nombreuses désillusions chez leurs fans, on était en droit d'être sceptiques à l'approche de leur retour sur scène en cette année 2006.
A Coachella, les Daft inauguraient leur tournée mondiale. Le temps de faire hurler la foule grâce à un mix survitaminé de leurs meilleurs hymnes accompagné d'un light show époustouflant, les deux français ont montré de la meilleure des manières que leur talent ne s'est pas envolé.
La preuve par l'image :



Ouf ! Nous voilà rassurés à quelques semaines de l'unique apparition héxagonale de Thomas et Guy-Manuel, prévue aux Eurockéennes le 30 juin (on en parle déjà sur le forum Musique de Flu). On les attend de pied ferme... et pas pour jeter des tomates.



Célébration de la répétition

Posté par Maxence le 16.05.06 à 15:39 | tags : ambient, pionnier
Pianiste jazz de formation, Terry Riley (né en 1935) est un fan avéré de John Coltrane et de John Cage. Camarade de classe de La Monte Young à la fin des années 50, ils eurent tous deux la chance de fréquenter Cage et de travailler ensemble. De plus, Young et Riley partage de nombreux centres d’intérêts : les philosophies orientales, la musique indienne et un goût immodéré pour les très longs morceaux. Pourtant, la notion d’étirement tonale de Young est loin de celle de répétition, chère à Riley. C’est même son parfait contraire.
Terry Riley et La Monte Young auraient dû logiquement représenter deux écoles différentes, mais c’est compter sans les hasards de l’histoire et l’ouverture d’esprit des personnages, qui aura pour conclusion un rapprochement de ces deux artistes au sein de l'école minimaliste américaine. De fait, Riley sera même considéré comme le fondateur de la musique "minimaliste répétitive". Et pourquoi revenir sur cet illustre ancêtre ? Tout simplement pour son approche pionnière.
Au petit jeu de la reconnaissance, Terry Riley eu la chance de voir ses œuvres éditées par CBS, ce qui facilita son ascension, le propulsant "pionnier proto-ambiant" des musiques électroniques. Il est vrai qu’en 1960, Riley réalisa l’incroyable Mescalin Mix, sorte de The Orb avant l’heure, qui d’un savant mélange de jargon hippie et de sons concret (rires, chant d’oiseaux, bruit de pas, verre brisé...) l’intronisa rapidement gourou des musiques de transe méditative. "La répétition d’une même note provoque la transe, constatait-il, on peut planer rien qu’en entrant dans un groove."
Hormis l’apprentissage, au même titre que son comparse, de l’art des tablas aux côtés du religieux indien Pandit Pran Nath, il se passionne pour l’exploration des nouvelles technologies de studio et du processus de composition. Certaines de ces pièces, Poppy Nogood and The Phantom Band, In C ou A rainbow in Curved Air développaient ce sens de la longueur et du rythme, proche des œuvres du musicien pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan, induisant la transe chez ses auditeurs qui, bien souvent, amenaient des duvets pour pouvoir dormir sur place après les concerts. Boom Bip, le petit prodige de l’electronica/hip-hop signé chez Lex, donne une bonne idée de l’influence qu’a encore ce musicien du flux musical infini sur la jeune génération avec "Pulse All Over". Une longue plainte pulsée de 5 minutes 13, en forme de manifeste, juste au milieu de son album Seed To Sun. Bref, l'un comme l'autre (Riley et Boom Bip) sont à découvrir !



Blague Carambar : Nickelback

Posté par 2goldfish le 16.05.06 à 14:26 | tags : rigolo, rock, web
Nickelback
Savez vous à quoi ressemble le plus à une chanson de Nickelback ?
À une chanson de Pearl Jam ? À un élan pris dans un piège à loup ? À un Flamby ?
Non, une chanson de Nickelback ne ressemble à rien plus qu'à une autre chanson de Nickelback. Édifiant.
(merci Totom !)



MySpace interdit aux moins de 18 ans ?

Posté par Syl le 16.05.06 à 14:06 | tags : myspace, politique, web
MySpace interdit aux moins de 18 ansEncore une mesure visant à restreindre nos libertés sur Internet ? Non, ce n'est que le simple souhait (fantasme ?) d'un membre du congrès américain, le Républicain Michael G. Fitzpatrick.
Désignant MySpace comme l'un des "terrains de chasse des prédateurs d'enfants" ,et craignant que nos chers bambins ne  tombent sur des images obcènes plutôt que sur le dernier titre des Arctic Monkeys, le congressman propose d'interdire l'accès à certains sites web, dont MySpace, aux moins de 18 ans se connectant depuis une école ou une bibliothèque.
C'est bien beau, mais à ce moment là, autant directement interdire Internet aux mineurs. Remarquez, il faudrait aussi leur interdire d'aller dans le rue et puis de regarder la télévision aussi... Vous avez dit absurde ?
Tenez, pour oublier toutes ces contrariétés et parce que MySpace on aime, si on s'écoutait quelques morceaux du dernier Radio 4, sorti aujourd'hui ? Miam !



Hypnose !

Posté par Flyer le 16.05.06 à 10:46 | tags : rigolo, techno
Drogue Hypnose Meurtre
KrazyDad est un hypnotiseur amateur qui a décidé de digitaliser, graphiquement et en temps réel, des harmoniques. Plus précisément, c'est le contraire. De son programme graphique sont issues des harmoniques. Mais comme il a conçu son programme sur la base des harmoniques... Disons que l'idée des harmoniques engendre l'élaboration graphique qui, ensuite, donne physiquement naissance aux harmoniques. Hum... D'accord ?
Tout ce système de graphies musicales se base sur des petits points. Ces petits points tournent sur des cycles de trois minutes. Les petits points en périphérie des dessins achèvent une révolution complète par cycle de trois minutes. Les petits points suivants font deur tours par cycle, puis les suivants font trois tours, puis les suivants quatre, et puis et puis et puis... Jusqu'aux petits points du centre, qui s'enorgueillissent de 48 révolutions par cycle. D'accord ?
Lorsque les petits points traversent une ligne, nommée la "ligne du degré zéro" pour faire simple, chacun d'entre eux émet un son qui lui est propre. Créant ainsi des harmoniques de diverses fréquences. D'accord !
En vrai, j'ai presque rien compris mais c'est joli.



Le Hip Hop pervertit-il nos enfants ?

Posté par 2goldfish le 15.05.06 à 16:36 | tags : à lire, hip hop, news
Diam's Boulette !C'est la question que pose le Pacific Institute for Research and Evaluation's Prevention Research Center, en se basant sur les résultats d'une étude effectuée sur mille étudiants américains. Il apparait en effet que  les amateurs de hip hop sont plus prônes à la consommation d'alcool et de drogues illégales et à la violence. Leur usage de drogues est apparement plus grand que celui des amateurs de reggae et de techno, les autres poids lourd de la catégorie.
Le Dr Meng-Jinn, responsable de l'étude, pense que nous devrions nous inquiéter de la promotion de l'alcool dans le hip hop. Sans vouloir crier au lobbying de la NRA, il est curieux qu'il ne parle pas des armes. Pour une fois que des stars internationales font de la pub aux produits français.
Le même docteur souligne cependant que, comme avec les gothiques et le suicide, ils est impossible de dire si l'écoute de hip hop est la cause où la conséquence de ces comportements.
Cela veut-il que vous deviez partir en courant la prochaine fois que vous entendrez la voix de Diam's s'échappant de la portière d'une voiture ? Si vous avez des bouchons d'oreilles, non : il est scientifiquement prouvé que l'alcool diminue le champ de vision et la rapidité des réflexes, rendant votre agresseur éventuel facile à battre. D'autant plus qu'il aura probablement huit ans.



Pop, Robot pop !

Posté par Syl le 15.05.06 à 15:35 | tags : copinage, geek, mp3
Ordinateur préhistoriqueLe vintage, à savoir faire du neuf avec du vieux, c'est toujours aussi tendance. S'amuser à reprendre les standards de la pop en les réinterprétant sur des ordinateurs préhistoriques, c'est le dada d'un groupe français : Robopop, qui nous a refait "Tainted love", "We are the champions", les Beach Boys ou Madness façon ordinateur 386dx.
Les allemands de Transformer di Roboter sont eux aussi de ce genre de bienfaiteurs qui redonnent vie à des vieilleries destinées à une mort certaine. A leur actif, un "Banana split" avec une voix vocodée en lieu et place de celle de la gentille Lio, "Stranger in Moscow" et plein d'autres petites choses. La Russie n'est pas en reste, avec un certain 386dx et ses reprises de Nirvana, Metallica etc.
(via David F.)



Allofmp3.com ? до свидания !

Posté par Flyer le 15.05.06 à 15:24 | tags : geek, mp3, politique
Allofmp3Il semblerait bien qu'ait sonné le glas d'Allofmp3.com, le site russe de vente en ligne de mp3 pas chers et complètement pas légaux. Pour un prix ridiculement bas, de l'ordre de 2 dollars par album, l'internaute lambda pouvait nettoyer sa conscience de téléchargeur en achetant 5 albums pour le prix d'un sur iTunes.
Les bénéfices sur les mp3 vendus ne faisaient évidemment pas de détour par la poche des ayants droits (éditeurs, producteurs ou artistes), mais la loi russe - aussi trouée qu'un gruyère concernant les droits d'auteur à l'ère du numérique - ne considérait pas le site comme illégal, et vous pouviez donc y trouver à peu près n'importe quel album pour un prix inférieur à celui d'une tablette de Galak aux céréales. La célébrité du site était telle qu'Allofmp3 en était arrivé à marcher sur les talons d'iTunes. Comme quoi, il n'y a pas que les groupes qui sont de mauvaise foi au sujet de la vente de Mp3, les téléchargeurs aussi parfois !
Mais les récentes pressions exercées par les majors sur le Gouvernement russe ont l'air d'avoir eu raison du site, qui s'affiche K.O ce matin sur son url Allofmp3.com ou sur celle de son service client Alltunes.com.
Et "до свидания", ça veut dire au revoir et je ne sais pas comment ça se prononce.



Comment pirater un vinyle (ou faire des crêpes) ?

Posté par Flyer le 15.05.06 à 13:49 | tags : en jpeg, geek, rigolo
Vynile Pirate
Le vinyle victime de son succès ? Comment cuisiner pirater un disque vinyle en huit leçons ?



David Hasselhoff chante aussi

Posté par Myosotis le 15.05.06 à 13:29 | tags : david hasselhoff, people, rigolo
David HasselhoffVous pensiez naïvement que Bruce Springsteen était le chantre de l'Amérique moderne ?
Alors qu'un projet d'adaptation ciné de K2000, son plus grand succès avec Alerte à Malibu (il est d'ailleurs tombé dedans depuis pas mal d'années) est annoncé, il convient , par amour de la musique, de se souvenir de cet album intitulé David Hasselhoff Sings America, sorti il y a un peu plus d'un an. David Hasselfhoff y chantait "La Isla Bonita", "Love Me Tender", "These Boots Are Made For Walkin", "New York, New York" entre autres chefs d'oeuvre... et ça sentait franchement bon l'Amérique qu'on aime : choeurs de femelles en rut, grosses coupes brushées blondes sur le bonnet, costards blancs qui moulent la bite, trompettes et armada de cuivres rutilants lancés sur un fond de palmier près de Monica Beach. L'album a même été numéro 1 en Autriche, c'est dire. Et dire que cet homme là aurait pu devenir gouverneur de Californie... s'il n'avait fait le choix de la Suze et du sexe.



Beatles x 35

Posté par Flyer le 15.05.06 à 12:49 | tags : beatles, copinage, dailymotion, vidéos musicales
Le blogueur connu sous le nom de Rooroo vient d'achever sa blogo-fresque sur les Beatles, entamée il y a cinq mois et dont on vous avait parlé, par ci par . 35 notules retraçant chronologiquement le parcours des Quatre, à travers tous leurs moments forts, et largement illustrées d'extraits sonores, visuels et vidéos. Il est d'ailleurs intéressant de noter l'évolution des usages des blogueurs à travers la série de Rooroo, avec l'apparition de vidéos en ce début 2006, accompagnant la démocratisation ineffable de Youtube et consorts.


Une bien belle série s'achève donc. Un charmant dossier qui satisfera tous vos sens (sauf le goût), et une pierre de plus à la gloire des Beatles.
("Hey Jude", récupérée sur DailyMotion grâce aux bons soins du bon Rooroo)



The Fall out aux Etats-Unis

Posté par Myosotis le 15.05.06 à 11:08 | tags : news, rock, the fall, uk

Mark E SmithLe psychodrame s'est produit dans une salle sordide de Phoenix, aux premiers jours du mois de mai et de la tournée américaine du groupe mancunien. The Fall, en soutien de son merveilleux album Fall Heads Roll, sorti en 2005, avait annoncé une tournée triomphale et enfin affirmé son intention de tutoyer le succès.
Mais quand, après quelques minutes de concert, le chanteur du groupe qui assurait la première partie (The Talk, inconnu au bataillon) a lancé une peau de banane sur Mark E. Smith - que le chanteur aurait reçu en pleine tronche -, ce dernier a enfilé son blouson de cuir noir (bizarre) et a fendu la salle "remplie" de vingt (oui, 20, j'ai pas oublié un zéro, vingt personnes après 29 ans d'activités) américains survoltés à la poursuite de son agresseur.
Maîtrisé par la sécurité, Mark remonte sur scène excédé, torche un dernier titre et quitte la scène, abandonnant le concert pour "manque de respect à son égard". Le groupe, blasé du comportement de plus en plus imprévisible et violent de son leader (lequel depuis 18 mois semblait un tantinet assagi) quitte la scène après 5 minutes d'instrumental. La femme de Smith - et clavier du groupe - revient 15 minutes plus tard pour annoncer la fin du concert.
C 'est là que le drame se noue. Tandis que Mark cuve à l'hôtel, le groupe entier - épouse exceptée - fait ses affaires en catamini et démissionne. Le line up qui avait livré le meilleur album de The Fall depuis 10 ans éclate en plein vol, rentre en Angleterre, et abandonne Mark E. Smith à ses démons.
Deux jours plus tard, Mark a recruté un nouveau groupe et poursuit la tournée comme si de rien n'était. Les pirates des concerts qui suivent ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux d'avant : chaotiques, lourds, denses, irréguliers mais formidablement puissants et déchaînés. "Si c'est ma grand-mère au tambourin et moi qui chante, ça s'appelle quand même The Fall", avait plus ou moins dit Mark il y a quelques années. CQFD.
Smith reste plus que jamais la version hardcore et underdog de Pete Doherty. Plus authentique, éternel, sans concessions et renaissant sans cesse de ses propres cendres, The Fall continue sa course et fait rouler les têtes. Récit complet sur le site non-officiel de the Fall (l'ex site officiel, qui a aussi fait les frais de la susceptibiité de Smith).




Garage à beats

Posté par Flyer le 14.05.06 à 11:11 | tags : rigolo, vidéos musicales, web, youtube

Aaah... la Norvège.



Le vinyle c'est fantastique !

Posté par Syl le 13.05.06 à 10:01 | tags : à lire, politique
disques vinylesLes jeunes aiment le vinyle ! C'est la conclusion d'une enquête très sérieuse (en anglais) menée par l'Université de Toronto et l'un de ses chercheurs grisonnants (ou pas), David Hayes.
Ce bon monsieur a dû à peu près se demander : "Mais pourquoi ces (idiots) de jeunes, à l'heure de l'explosion de la musique numérique qu'on peux avoir chez soi en un clic de souris, achètent tant de disques vinyles, ces vieilleries moches et qui crépitent ?"
Donné pour mort avec l'arrivée du CD et du MP3, le vinyle de grand papa fait mieux que résister à leurs assauts, les ventes augmentent, tout comme le nombre de disque pressés. Cet attrait des djeunz pour un support considéré comme obsolète s'expliquerait donc, en partie par la "culture DJ" (un vinyle, ça sera toujours mieux pour mixer et scratcher qu'un mp3), l'attachement à l'objet en lui-même, mais surtout par un rejet de l'industrie du disque et ses pratiques.
Le vinyle c'est bien, les MP3 DRMisés c'est nul !
(via Listening Post)



Grizzly Bear buzz !

Posté par Flyer le 12.05.06 à 18:16 | tags : flu, grizzly bear, mp3
Grizzly Bear - Edward DrosteOutre sur la scène du Point Ephémère, ce soir, les new yorkais de people]Grizzly Bear commencent à montrer leurs frimousses sur les mp3blogs préférés de moi. You ain't no Picasso par exemple, en parlait récemment avec Owen Pallett (le bonhomme derrière Final Fantasy), qui s'est déclaré grand fan du groupe et de son timide leader Edward Droste (avec qui il reprend joyeusement du... euh Mariah Carrey). Pour l'occasion, il a publié un morceau de l'album à venir Yellow House : "On a neck, on a spit". Une nouvelle occase d'y jeter un tympan curieux.



Radio Classique s'électronifie aux Nuits Sonores

Posté par Syl le 12.05.06 à 17:00 | tags : agenda, électro, nuits sonores, radio
Kangding RayLes Nuits Sonores et leur programmation pléthorique s'acoquinent cette année avec Radio Classique, prouvant aux technoïdes lyonnais qu'une filiation existe bel et bien entre le classique et les musiques électroniques.
Tout au long du festival, Radio Classique consacrera une partie de son programme aux lives et interviews d'artistes soigneusement choisis.

A suivre :
- Mardi 16 mai
18h-18h30 : dans le cadre de "L'actualité musicale et artistique", interview des Emeudroïdes, groupe d'improvisation qui puise ses influences dans le jazz, les musiques contemporaines et traditionnelles.
21h-23h : les temps forts du festival, en compagnie de sa directrice artistique : Violaine Didier.
23h-6h : la Nuit blanche de la musique électronique.
- Jeudi 25 mai
21h-00h : en direct au concert d' "Architekture Sonore" avec Steinbrüchel, Kangding Ray (illus.), et Alva Noto.
- Samedi 27 mai
15h : retransmission du live des Emeudroïdes.
Enfin : les fréquences de Radio Classique.



Nuits de folie !

Posté par Maxence le 12.05.06 à 16:46 | tags : agenda, électro, live, nuits sonores

Nuits SonoresCette année encore, impossible de passer sous silence la programmation de ce qui est devenu (il faut bien le dire et le redire), le meilleur festival hexagonal, et ce, toute catégories musicales confondues ! C'est donc avec un enthousiasme non dissimulé que nous nous rendrons, dès le 24 mai prochain, aux Nuits Sonores de Lyon, afin de vous faire le compte rendu exclusif des évènements, jour par jour (heuuu... nuit par nuit serait plus juste).
Un coup d'oeil rapide à la programmation laisse pantois ! Du côté du dancefloor d'abord : Michael Mayer, Ricardo Villalobos, Nathan Fake, Andrew Weatherall, Laurent Garnier, Booka Shade, The MFA, Damian Lazarus, The Hacker, Justice, Reinhard Voigt, Jennifer Cardini, Wighnomy Brothers ou encore Tekel ! Les amateurs d'électro expérimentale et/ou décalée, seront également servis avec Alva Noto, Q Bert, Coldcut, Funkstörung.
La pop cintrée est également au rendez-vous avec les fabuleux The Chap, Clinic et Herman Düne, sans oubliez les ancêtres Alan Vega & Suicide, Pere Ubu, Faust et ESG ! Bref, un panorama vertical de la musique d'hier et d'aujourd'hui, difficile à surpasser. Demandez le programme ! C'est ici !




Nounours on the Radio

Posté par Flyer le 12.05.06 à 16:41 | tags : geek, ipod, rigolo
NounoursOn va tous mourir un jour. Et si cette cruelle vérité est censée imposer, quoi qu'on en pense, une sorte de boulimie épicurienne à la moindre seconde de notre existence, nous nous appliquons le plus souvent à la tenir en respect, au bord de notre conscience, d'un regard menaçant auquel elle répond - complaisement - par une fausse frayeur.
Tout ça pour dire que les nounours, c'est chouette. Ces bouts de cotons revenus de l'enfance aideront le quidam désespéré par la vacuité infinie de l'existence à bâtir un refuge pour son âme blessée, à glisser sa main dans la patte rassurante d'un ami made in china, dans la grande tradition adulescente qui traverse la France depuis plusieurs années.
CQFD : si les nounours sont chouettes, alors un guide pour se fabriquer une télécommande en nounours, qui contrôlera la télé (vérouillée sur Canal Jimmy) ou l'iPod (avec l'intégrale des chansons d'Aladdin et la Petite Sirène) représente le summum absolu du cool réconfortant.
Allez zou ! Un tour à la mercerie et au boulot !
(via Boing Boing)



Le mimétisme des festivals

Posté par Syl le 12.05.06 à 14:00 | tags : flu, live, news, web
Dionysos, Louise Attaque, Deus
Chaque année, un suspense insoutenable nous étreint à l'approche de la divulgation des affiches des festivals de France et de Navarre. Et chaque année on est déçu de voir que finalement, elles se ressemblent beaucoup. Les artistes en promo, avides d'écouler un maximum de copies de leur dernière galette, trustent la majorité des scènes et c'est la diversité qui en pâtit.
En témoigne ce Top 10 des plus gros squatteurs de festivals en 2006 :
1) 15 apparitions pour Dyonisos
2) 7 pour Louise Attaque et Deus
4) 6 pour Katerine, Hushpuppies, Les Wampaset the Infadels
8) 5 pour Patrice, Yann Tiersen, et Benabar
...avec 4 festivals : Emilie Simon, Cali, Marcel et son orchestre et La grande sophie
(via Sourdoreille)

Au moins, pas besoin de faire le tour de France, on est sûr de les voir passer près de chez soi.



Folktronica

Posté par Maxence le 12.05.06 à 13:01 | tags : électro, folk, psychédélique
Le folk est de retour et il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas s'en rendre compte ! Mais attention, amateurs de Devendra Banhart, Cocorosie et autres bardes velus (si, si, même Cocorosie !), passez votre chemin ! Future Folk n'est pas un manifeste supplémentaire de ce revival barbu, mais plutôt une célébration de ce qui fait l'essence de cette musique née dans les 70's et passé, aujourd'hui, à la moulinette du laptop. Tous les artistes sélectionnés sur cette compilation cultivent un don inné pour les mélodies claires, une liberté de ton totale, un certain goût pour le chamanisme digitale et surtout un grand bol d'air frais au milieu des productions électroniques formatées.
Parmi les meilleurs titres de cette galette consacrée aux revivalistes (revitalistes ?) du nouveau folk, on trouve Smell Like Content de The Books, le dansant et psychédélique Bees de Caribou (ex-Manitoba), l'enlevé Leaf House des barges d'Animal Collective ou le très beau We will become Silhouettes de The Postal Service revu et corrigé par Matthew Dear (rien que ça) ! Pas d'inédits donc, mais d'excellentes tracks et une belle façon de (re)découvrir le folk de demain.

Future Folk - S/T - Stereodeluxe/La Baleine




Hi De Ha De Ha De Ha ! Un nouvel Outkast !

Posté par 2goldfish le 12.05.06 à 11:10 | tags : hip hop, mp3, news, outkast
Cab Calloway Style /:)Spine Magazine a dégoté le premier extrait de Idlewild, le prochain album/film d'OutKast. Celui qui, s'ils miment toujours la discographie des Beatles, devrait être Let It Be. Le monde s'arrête pendant 4 minutes 16.
C'était aussi bon pour vous que pour moi ? Andre 3000 re-rappe pour de vrai ! Cab Calloway vient d'entrer dans le vingt-et-unième siècle !
Si vous êtes passéiste et préférez les vieux Beatles, vous pouvez toujours écouter des reprises de Strawberry Fields Forever ici et , mais ça commence quand même à sentir le cadavre, chez les cafards.
Bon, je vous laisse, je vais réecouter ce Mighty-O, moi.



Born To Add

Posté par 2goldfish le 12.05.06 à 10:59 | tags : rigolo, vidéos musicales, web, youtube


Spéciale dédicace à tous les fidèles de Playlist qui ont appris l'anglais avant l'addition. Ou aux fans de Springsteen.




Britney Spears nue

Posté par Flyer le 12.05.06 à 10:01 | tags : britney spears, people, rigolo
Britney SpearsBritney Spears, la star des ados et de Crossroads, a annoncé qu'elle était fin prête à apparaître complètement nue sur grand écran, si on lui demandait.

Question subsidiaire :
QUI a encore envie de voir Britney Spears nue ?

Je veux dire... en dehors de ceux qui sont tombés sur cette notule via Google.



En avant, Garde ! Gagnez des places pour la Super Avant-Garde Night du Jazz in Japan 06

Posté par Flyer le 11.05.06 à 18:21 | tags : agenda, concours, électro, fusion, jazz, live
Super Avant-Garde NightLe coup d'envoi de la sixième édition du festival Jazz in Japan sera bientôt donné à la Maison de la Culture du Japon à Paris. Du 30 mai au 3 juin, la fine fleur Jazz de l'archipel où dort le soleil passera par les salles de la MCJ, pour un festival haut en cuivres et en cordes, à la croisée de l'histoire, des traditions et l'expérimention musicale japonaise.
Et c'est l'expérimental qui nous intéresse particulièrement aujourd'hui. Parce qu'une soirée du Jazz in Japan, celle du vendredi 2 juin, sera consacrée à l'avant-garde du jazz nippon : la Super Avant-Garde Night (oui, le titre est étrange).
Cette soirée accueillera donc quatre formations alternatives, menées par des concepteurs musiciens mêlant allégrement les expériences sonores et visuelles, à l'image de Yoshimitsu Ichikaru (primé à l'Ars Eletronica 2005 et qui nous reviendra en juin à la Cité de la Musique, accompagné de son groupe psyché), batteur expérimental qui travaille dans la contingence, voire le dialogue, entre sons et images (il s'était récemment amusé à battre les fûts sur des images de Kill Bill).
Entre poésie sonore, musiques électroniques, noisy pop, onkyô-ha et montages expérimentaux, les performances successives d'Aki Onda, Masahiko Ôkura et Atsuhirô Itô (illus.) promettent également un voyage musical aux confins du jazz nippon.

Pour l'évènement, votre dévoué Playlist se propose de vous faire remporter 5 paires d'invitations à la Super Avant-garde Night du vendredi 2 juin. Pour cela, rien de plus simple, envoyez un mail, avant le 20 mai à minuit, à avec pour sujet "En avant, garde !" , et en précisant vos noms et prénoms en corps du mail.

Bonne chance ! Ouvrez les oreilles !



TOP COOL

Posté par Flyer le 11.05.06 à 17:10 | tags : rigolo, rock, uk
Le NME a révélé la liste des rockers les plus cools de l'histoire du rock'n roll, démocratiquement choisis par les lecteurs NME Rock Heroesdu magazine :
1. Kurt Cobain
2. Pete Doherty
3. Morrissey
4. Liam Gallagher
5. Carl Barat
6. Thom Yorke
7. Noel Gallagher
8. David Bowie
9. Ian Brown
10. Ian Curtis
Okay. J'en suis même à me demander où est Aerosmith ? Bref. Gageons que le NME tirera de précieuses conclusions de ce top n'importe quoi... comme, par exemple, leurs premières de couverture pour les dix prochains mois ?



Un rappeur nommé Ghislain

Posté par Syl le 11.05.06 à 16:08 | tags : agenda, hip hop, mp3, news
Ghislain PoirierGhislain Poirier, ce nom vous fait penser à un accordéoniste ou à un chanteur de variétoche tendance soupe froide ? Eh bien vous avez tout faux ! Ce monsieur au patronyme d'arbre fruitier se trouve être un pilier de la scène hip hop expérimental montréalaise.
Avant d'enflammer les platines des clubs de la belle province, il se fait d'abord la main aux commandes d'une électro à tendance minimale et ambiante. L'année 2000 marque son virage (pas si serré que ça) vers le hip hop. Auteur de cinq albums (son dernier, Beakupdown est sorti en novembre 2005), de pas mal de remixes, notre ami Ghislain enchaîne aussi les collaborations, notamment avec Beans et les p'tits français de TTC, dont il partage ce goût pour un hip hop électronique aux basses lourdes, rythmes syncopés et fréquents passages instrumentaux. Échantillons sur son site myspace.
Cet été, le bougre part en Europe "faire un break" et exporter son son, son flow (avec l'accent !) et les charmantes expressions à la "bounce le gros" qui vont avec. Escales prévues à Nantes, Paris mais aussi sur une floppée de festivals, Eurockéennes de Belfort en tête (voir le programme 2006). Vive le Québec libre !
(merci Payou !)



Beatles x 10

Posté par Flyer le 11.05.06 à 15:57 | tags : à lire, beatles, mp3, pop
The BeatlesLes anglophiles apprécieront : Eric de Marathonpacks s'est récemment offert "son" best-of des Beatles. Pas un best of des morceaux, oh non, ni des albums, ni des membres, ni des coupes de cheveux, ni des périodes, ni des femmes, ni des concerts, ni des drogues, rien de tout cela.
C'est un best of, pur et innocent, de ses 10 moments préférés de la discographie des Beatles, avec moult extraits musicaux à l'appui. Cela va des douze premières secondes de "She loves you" aux "Wouuuh" de Mac Cartney enfouis dans le mixage de "Sgt. Pepper", en passant par les bidouillages studios inaugurés dans Revolver.
Il y'en a un peu pour chacun des quatre garçons, et le tout forme simplement un très chouette moment de lecture et d'écoute, à passer en compagnie d'un fan à l'écriture rigolote, qui se prend la tête juste ce qu'il faut pour nous passionner. 



Magnetic Fields, oh oui ! Sortez les lames de rasoirs !

Posté par Flyer le 11.05.06 à 13:06 | tags : mp3, pop, usa
Stephin MerrittOn ne parle sans doute pas suffisament des Magnetic Fields sur Playlist. Les bons new yorkais menés par la contrebasse vivante Stephin Merritt (l'exact antithèse vocal de Wayne Coyne) font pourtant le bonheur (et la déprime) des plus fervents zoophiles de ce blog. Ceux là vous conseilleront en boucle l'écoute du triple album 69 love songs (la plus belle collection d'ironies sentimentales surréalistes jamais écrite). Et ils auront bien raison.
Mais en attendant, vous prendrez bien une petite rasade de banjo et de gorge profonde sur leur belle reprise de "If I were a rich man" ? C'est servi par You ain't no Picasso.



Noël en été (avec E.T)

Posté par Flyer le 11.05.06 à 12:22 | tags : flaming lips, live, psychédélique
Flaming Lips
Les Flaming Lips au Printemps de Bourges, c'était comment ?



Da Vinci Groove

Posté par 2goldfish le 11.05.06 à 10:58 | tags : à lire, news, rigolo
LHOOQAttention cher lecteur, cette notule est longue, et compliquée, mais si vous vous accrochez, je vous révélerais le secret des Templiers.
Tout d'abord, je l'avoue, je n'ai pas lu le Da Vinci Code. J'ai par contre entendu parler de la chapelle de Rosslyn et du fait qu'il en serait question dans le bouquin / film / pompe à fric de Dan Brown. Si comme moi vous ne l'avez pas lu, mais que pas comme moi vous ne vous intéressez pas aux secret des templiers et ce genre de fumisteries, vous ignorez que la chapelle de Rosslyn est censée avoir été bâtie par un templier (enfin pas vraiment lui, juste ses sujets, mais qui ça intéresse ?) et que bien évidement, plein de secrets hyper importants sont cachés dans la déco de la chapelle. Il ne serait pas venu à l'idée d'un templier de faire graver une fleur dans la pierre juste pour faire joli, non. Il fallait que ce soit la clé vers le secret de l'origine extra-terrestre des mayas ou de la mort de Paul Mac Cartney pendant l'enregistrement d'Abbey Road, sinon, pourquoi tout le monde s'embêterait à chercher depuis plus d'un siècle ?
Stuart Mitchell, pianiste et compositeur anglais, prétend avoir découvert la clé d'un des mystères de la chapelle: la cymatique. C'est un phénomène découvert au XIIXe siècle par Ernst Chladni (quatre siècles après la construction de la chapelle). Imaginez un instant que vous posiez une poudre (du genre qui laisse des marques de son passage) sur une feuille de métal que vous faites vibrer à une certaine fréquence (c'est à dire une note). La poucre, en se déplaçant, laissera une marque sur la feuille de métal. Un mi dièse fera un losange, par exemple. On peut ainsi obtenir une fleur, un diamant, un hexagone...
Vous suivez toujours ? Stuart Mitchell, donc, pense que les motifs gravés sur 213 cubes dans la chappelle sont en fait une partition cymatique. Il a ainsi passé un temps fou à décoder la partition, et a finalement obtenu un résultat que vous pouvez télécharger.
Ce mp3 laisse penser que Mitchell est vraiment sur quelque chose, mais en même temps, ma rate aussi peut de produire une jolie musique. On n'aura la preuve qu'il a raison que lorsqu'il aura fini la fabrication des instruments médiévaux dont il a besoin pour reproduire, dans la chapelle, la musique telle qu'elle avait été conçue, qu'en entendant ça la technologie futuriste découverte des ruines du temple de Salomon s'activera et que la pierre s'ouvrira pour révéler un super secret psychédélique. C'est ça le plan, en tout cas.
Evidemment, moi je connais déja le secret des templiers, et je ris du mal que certains se donne pour découvrir l'évidence : les Chevaliers du Temple avaient la tête momifiée de Jean Le Baptiste, et elle repose toujours à Rennes-Le-Chateau, où elle glossolalie. J'en ai trouvé la preuve dans le motif du carrelage des toilettes de la Gare Montparnasse.



Un siècle de clips au Cube

Posté par Syl le 10.05.06 à 18:49 | tags : agenda, vidéos musicales
Aphex Twin - WindowlickerAhhh, Issy-les-moulineaux ! Ses sculptures de Dubuffet, son Musée français de la carte à jouer et surtout... son Cube. Cet espace de création numérique proposera le 14 mai une rétrospective - en images bien sûr - de l'histoire du vidéo clip, racontée par Thomas Schmitt, journaliste et spécialiste du genre, dans le cadre des Dimanches du Cube.
Parfois création artistique géniale, souvent simple moyen de promotion marketing pour artiste plus ou moins frelaté, l'histoire du vidéoclip est intimement liée à celle du cinéma. Une chronologie qui débute non pas dans les années 80, comme on pourrait le penser, mais en 1907, avec les Phonoscènes Gaumont, et s'achève dans les délires numériques du 21e siècle.
Le rendez-vous est pris ce dimanche 14 mai, au Cube donc, où l'entrée est libre (!).
Pour vous chauffer un peu les mirettes, je ne peux m'empêcher de vous soumettre quelques-uns des clips préférés de nos amis posteurs du forum musique de Flu :

- "Karmacoma" de Massive Attack
-
"Star Guitar" des Chemical Brothers
- "Windowlicker" d'Aphex Twin
et mon chouchou à moi : "The Child" d'Alex Gopher.



Bloody Doherty s'expose

Posté par Myosotis le 10.05.06 à 17:24 | tags : en jpeg, people, pete doherty, rigolo
Pete Doherty BloodyJ'ai pensé un instant pouvoir faire une brève sur les ex-Libertines qui ne soit ni consacrée à une arrestation de Pete Doherty, ni à une quelconque info sordide. J'allais dire que, pour une fois, tout allait bien : les Dirty Pretty Things viennent de sortir un album inégal mais tout à fait écoutable (voir critique) et ont réuni des fans pour un concert secret à Londres, paraît-il très réussi, et sponsorisé par les téléphones Nokia. Pete Doherty et ses Babyshambles ont enchaîné des concerts, des vrais, en étant présents et en jouant de la musique, plutôt bonne à ce que disent les fans. Ils ont confirmé quelques dates supplémentaires en Angleterre et placé de nouvelles étapes sur la carte de France cet été.
Et puis voilà : Pete vient d'annoncer qu'il exposerait et mettrait en vente à 1000 livres l'unité des toiles peintes avec son sang, ses "blood paintings". Le nom de la galerie n'a pas été révélée mais ces toiles sont... spéciales et représentent Pete sur la route : à l'arrière du bus ou en train de fumer de l'herbe avec des fans.
Bloody painting On peut en regarder quelques unes sur le site des Babyshambles, ou faire le voyage à Londres d'ici quelques mois. Il paraît que Pete fait ça depuis longtemps et qu'il trouve ça cool....
Evidemment, il faut aimer les dessins au sang et le graphisme d'enfant. Je vous laisse apprécier le boulot. C'est franchement du haut de gamme d'école maternelle.



Dance Dance Evolution !

Posté par Syl le 10.05.06 à 13:00 | tags : rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Si vous ne connaissez rien de la musique qui se danse (ou pas) des 30 dernières années (à la louche) , que vos amis se moquent de vous et vous jettent des pierres, prenez donc un cours de rattrapage avec cette grande rétrospective chorégraphique.

Au menu : Elvis, Beegees, Village People, Michael Jackson, AC/DC, MC Hammer, Corona, Red Nex (souvenez-vous, ils avaient inventé la dance/country !), Eminem, Outkast... Profitez-en pour apprendre quelques pas, calqués sur notre gentil démonstrateur, vous ferez à coup sûr fureur dans les booms et autres soirées mondaines.



DADvSI : loi fumiste

Posté par Flyer le 10.05.06 à 12:10 | tags : dadvsi, mp3, politique
Dadvsi CigaretteAvec quelques jours de retard, je découvre cette news hallucinante sur Ratatium : le Collège des médiateurs, instauré par le DADvSI, et qui ne satisfait ni les sénateurs, ni le gouvernement, ni les industriels, pourrait se muer en Autorité de régulation sous la poussée de Michel Thiollière (raporteur au Sénat). Mais comment financer cette Autorité de régulation ? Fastoche !
"Les pertes de recettes résultant de l'application des dispositions du présent article sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts."
En mots clairs et précis, que l'hypocrisie législative n'oserait utiliser, cela signifie que l'argent nécessaire sera ponctionné sur les taxes cigarettières.
En voilà une belle idée ! Peut-être que bientôt, l'on pourra aussi subventionner le cinéma français en taxant les théâtres ? Et puis à terme, pourquoi ne pas soutenir les programmes d'armement en taxant la Croix Rouge ?
Pendant ce temps, la taxe - juteuse - qui pèse toujours sur les supports numériques (Cd & Dvd vierges, lecteurs Mp3 en tous genre) et censée combler le déficit causé par le piratage, n'est toujours pas remise en cause... elle que le DADvSI et sa tripotée de DRM rend si obsolète.
(Via Ratatium, merci à Mc Yokko)

MàJ : sur le blog de Maître Eolas, le gentil pseudonyme anonyme Authueil explique que cette taxe sur le tabac n'est qu'une ritournelle, souvent utilisée dans les articles de loi. Cela se nomme "le gage", et je prend la liberté de copier ses explications ici :
"L'article 40 de la constitution impose aux propositions parlementaires de ne pas augmenter les dépenses publiques ou de ne pas baisser les recettes (l'inverse étant possible) sous peine d'irrecevabilité. Le texte proposé étant une proposition parlementaire, il faut donc tourner cette disposition en proposant un gage, c'est à dire une augmentation de recettes à proportion du coût de la mesure. C'est purement fictif, et lors de l'examen d'une mesure gagée, si le ministre est favorable, il "lève le gage", ce qui permet l'adoption de ladite proposition parlementaire. Le gage sur les tabacs est le plus couramment utilisé, mais il en existe d'autres, tout aussi fictifs et formels. Que les fumeurs se rassurent ..."
Merci !



Veneral Madness ?

Posté par 2goldfish le 10.05.06 à 10:05 | tags : rigolo, sexe en musique, vidéos musicales, youtube
VD, comme Veneral Disease. Maladie Vénérienne. C'est pour tout le monde. Vous en voulez ?

(Merci à Neil Gaiman)



Mes badges ont la classe

Posté par Myosotis le 10.05.06 à 10:01 | tags : rigolo, web

Devo Uncontrable UrgeAvant les horribles pin's fourchus et métalliques, les revers de nos vestes en jean, de nos sacs US et de nos cahiers de texte transpercés portaient beau des rondelles d'un ou deux centimètres de diamètre, délicieusement imprimées aux couleurs de nos stars préférés, de nos albums, de nos calligraphies post-punk. Dans les années 80 et 90, je portais des lignes de badges que j'enlevais avant de rentrer chez moi pour ne pas me faire engueuler par ma mère, des badges qui laissaient des trous dans les fringues et piquaient l'index quand on les retirait.
En 2006, les badges ont la classe et ont leur site de référence. Bientôt, ils reviendront en force et vous serez à la mode. Achetez des badges. Offrez des badges. Mangez des badges.





Des nouvelles de TTC ?

Posté par Syl le 09.05.06 à 18:18 | tags : hip hop, mp3, news
TTCQue sont ils devenus ? Plus d'un an et demi après le bruyant Bâtards Sensibles et sa cohorte de tubes misogynes, les quatre membres du trio TTC (Tido Berman, Tékilatex, Cuizinier et DJ Orgasmic dans le rôle de d'Artagnan) ont quelque peu quitté le devant de la scène. Sans doute éclipsés par leurs potes de La Caution et leur excellent dernier album.
Pendant que Tido et Téki passent probablement leur temps à se la couler douce dans un bain de champagne, entourés de demoiselles dénudées, à faire des photos bizarres, Cuiz' et Orgaga se sont lancés à la conquête des States (récit d'une de leurs étapes ici).
Un road trip afin d'étrainer dans les clubs US le hip hop électro teinté de crunk de Pour les filles vol.2 (le 1er volume que j'ai eu entre les mains a dû passer aux oubliettes, ça ne sera pas une très grande perte), disque interprété et produit par les deux compères, dont une poignée de titres est écoutable sur ce site myspace. Entre nous, malgré des productions de bon aloi, Cuizinier tout seul au micro ça casse pas des briques. Heureusement, Tido et Teki, seulement glandeurs à moitié, ont assuré quelques featurings, en ligne par .
Le plus intéressant dans tout ça est finalement le remix bien barré de "Dancing box" par Modeselektor.
En attendant mieux, si on analysait les textes de TTC en compagnie d'une fan ?



Votre vie dans le buisson des fantômes

Posté par 2goldfish le 09.05.06 à 16:01 | tags : creative commons, news, web
Un buisson de fantômes?J'ai découvert My Life in The Bush of Ghosts de Brian Eno et David Byrne récemment, à l'occasion de l'excellente réedition dont le disque a été l'objet. Alors que l'étendue de mon ignorance musicale se réduit (et que la conscience que j'en ai s'intensifie), il est de plus en plus rare que je découvre un album qui me fasse me dire "c'est donc ça qu'ils essayent tous d'imiter". Soudainement, des dizaines de morceaux construit autour d'un sample parlé ont pris un nouveau sens. Maintenant, je sais ce qu'ils essayent de faire.
Et dans la continuation de l'esprit de bidouillage de l'album original, Eno & Byrne offrent en ligne toutes les pistes de deux morceaux de l'album sous licence Creative Commons, pour que n'importe qui, même vous, essaye aussi. Ca se passe par là.



Grant Mc Lennan Go-Beyond

Posté par Myosotis le 09.05.06 à 13:00 | tags : cimetière, news, pop
Grant Mac LennanLe 6 mai, Grant Mc Lennan, 48 ans, a été retrouvé mort, dans son sommeil, apparemment d'une crise cardiaque, à son domicile de Brisbane en Australie. Le co-leader des Go-Betweens, groupe australien fleuron de l'indie pop des années 80, célébré par la critique et boudé par le public jusqu'à sa reformation en l'an 2000,  partageait depuis 1977 ses aventures musicales avec le guitariste Robert Forster. Les deux hommes composaient et chantaient alternativement les morceaux des albums du groupe, dont Spring Hill Fair en 1984, Liberty Belle and The Black Diamond Express (1986) et 16 Lovers Lane (1988) resteront parmi les plus connus et estimés.
Ces albums ont fait l'objet d'une réédition lors de la reformation du groupe en 2000 et d'un soutien non dissimulé de la presse rock française, les Inrockuptibles en tête, qui assimilait le groupe aux "Beatles indie". Les Go-Betweens avaient enregistré 3 albums depuis leur reformation et tourné avec succès. Leur pop légère et mélancolique gagna à cette occasion des légions d'adeptes trentenaires, quadragénaires, nostalgiques de ces temps où l'indie ne se faisait pas entendre.
Mc Lennan travaillait à de nouvelles chansons.





Dub Tractor : Indietronics

Posté par Maxence le 09.05.06 à 12:29 | tags : électro, mp3, pop
Avec son projet Dub Tractor, le danois Anders Remmer s'attache depuis quelques années à redonner un sens au terme indie pop, à sa façon toute particulière. Issue de la scène electronica de Copenhague, compagnon de route de Future 3, System et Opiate, Remmer est un pilier de la musique électronique nordique mais également un incurable fan de pop music. Délaissant quelque peu le tout numérique sur More Or Less Mono, son avant dernier album, il façonnait déjà avec bonheur de douces mélodies boisées, à la guitare traitée par ordinateur, à peine relevées par le ronron mécanique des machines et quelques cliques. Un vrai bonheur. Avec Hide Out, il enfonce le clou et rend carrément hommage aux grands moments de la pop indé de la fin des 80's et du début des 90's, ainsi qu'à ses figures tutélaires - Kevin Shield en tête. Pour autant, le danois n'abandonne pas ses tics électroniques et compose ses mélodies minimalistes, hypnotiques ("I Woke Up") et répétitives, de la même manière abstraite que les nombreux combos electronica qui hantent son excellent label, City Center Office. Ne vous laisser pas troubler par la fausse simplicité de cet album, Hide Out fait parti de ces disques qui révèlent leur richesse un peu plus à chaque écoute.

Dub Tractor - Hide Out (City Center Office/La Baleine)
A écouter : "Mig selv" sur Systemf3.com



Musique baudruche

Posté par Syl le 09.05.06 à 12:20 | tags : geek, rigolo
Enceintes Cebop PopAvec les fantastiques enceintes gonflables Cebop Pop, devenez musicalement généreux ! Aussi plates et faciles à emporter qu'une tranche de pâté dans son sachet fraicheur une fois dégonflées, hautes de 26cm avec un peu d'air dans le ventre, elles diffusent jusqu'à 10 watts de son à 360 degrés. De quoi partager les 15000 mp3 (achétés légalement 1€ pièce sur un site légal bien sûr) de votre lecteur de poche avec vos amis, votre famille, votre rame de métro ou vos copains de piscine.
Le fabriquant ne précise pas si elles ont droit a la baignade, dommage. Avec deux bouées musicales, il y aurait de quoi faire fureur à la plage ! On peut toujours s'en servir pour jouer au foot ou au volley une fois les piles décédées (fonctionnent aussi sur secteur). À avoir toujours sur soi, aux côtés de l'indispensable couteau suisse ou Opinel (selon les goûts).



La case de l'affreux Thom

Posté par Myosotis le 09.05.06 à 10:47 | tags : blues, soul, web
Jimmy Mac CracklinCe n'est pas parce que le principal animateur de ce blog musical est du Nord, comme moi, que j'ai une affection particulière pour la Case de l'Affreux Thom.
Ce qui compte c'est qu'on peut y écouter des morceaux de blues et de soul qu'on ne trouve pas ailleurs, et que ce que dit l'affreux Thom sur l'histoire du disque, des musiques noires, des labels et des chanteurs est particulièrementjuste et intéressant. Lorsqu'il parle, comme aujourd'hui, d'un type comme Jimmy Mc Cracklin, on croirait qu'il va débarquer dans notre salon et nous jouer un truc.
Pas étonnant que Thom cite Nick Tosches parmi ses écrivains favoris.



Rock Ascii

Posté par Myosotis le 08.05.06 à 09:59 | tags : geek, rigolo, rock, vidéos musicales
Roc AsciiA voir ici une jolie collection de clips en code Ascii pour réconcilier fans de Matrix qui aiment quand les chiffres et les lettres dégoulinent, mélomanes contrariés (les versions synthé sont savoureuses) et vieux programmeurs, nostalgiques du Turbo Pascal.

J'ai un petit faible pour le "Shadowplay" de Joy Division, directement inspiré de la fameuse esthétique de Peter Saville mais il y a aussi les Sex Pistols, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Black Sabbath et les autres.

C'est kitsch et geek comme dirait mon tonton Régis.



Cage Vs Boulez : confrontation à la Cité de la Musique

Posté par Syl le 07.05.06 à 09:59 | tags : agenda, contemporaine, live
Pierre BoulezDu 13 au 21 mai, la Cité de la Musique célèbre la rencontre de deux compositeurs qui ont éclairé les années 50 de leur maestria : John Cage et Pierre Boulez. Une amitié née en 1959, de leur commune vision avantgardiste de la musique.
Feu M. Cage (aucun lien de parenté avec Nicolas, ou Johnny) est l'inventeur du piano préparé qui, soigneusement déréglé et customisé à l'aide de vis, boulons, bouts de plastique, gommes etc. lui permettait de créer des compositions à base de sons inédits.
De son côté, Pierre Boulez, toujours de ce monde aux dernières nouvelles, est un compositeur prolifique, proposant à ses interprètes de repenser à leur guise certaines parties de ses partitions : ce qu'on appelle la musique aléatoire.
Les six concerts donnés du côté de la Villette seront ainsi l'occasion d'une confrontation des oeuvres phares de ces deux grands.
L'orchestre Philarmonique de la Radio John CageFlamande essuiera les plâtres samedi 13 avec le "Concerto pour piano" de John Cage et "Livre pour Cordes" de Pierre Boulez (22 €). Le dimanche, on vibrera sur "Accentus/Axe 21" de Cage (17 €). Les plus jeunes se délecteront de la "Suite pour piano jouet" tirée du programme Once upon a time de Cage, ce concert du mercredi à 8 € leur étant spécialement dédié, avec des séances de rattrapage le 18 mai. Le même jour, l'Ensemble intercontemporain sera l'occasion pour Cage de répondre par son "First Construction (in metal)" au "Marteau sans maître" de Boulez. Vendredi 19 mai, le Quatuor Parisii interprètera "Livre pour Quatuor" de Pierre Boulez et "String Quartet in Four Parts" de John Cage (17 €). Le concert du samedi verra l'Orchestre National de Lyon interpréter "The Seasons" de Cage et des "Notations" de Boulez (version pour piano solo puis version pour orchestre).
En sus, pour les acharnés, un forum et un spectacle de danse du Junior Ballet Contemporain.



Musique pour sourds

Posté par 2goldfish le 06.05.06 à 11:11 | tags : geek, rigolo, web



Vous vous êtes déja demandé à quoi ressemblait visuellement la 5e de Beethoven ou le Blietzkrieg Bop des Ramones? Vous vous posez vraiment de drôles de questions, mais peu importe, puisque Shape Of Song a la réponse. En analysant la partition contenue dans n'importe quel fichier MIDI, cette application produit un diagramme tout bleu, qui relie entre eux, par un élégant arc de cercle, chaque passage similaire du morceau. Ils l'expliquent mieux que moi ici. Il y a déjà quelques centaines de morceaux dans leur bibliothèque, et vous pouvez ajouter n'importe lequel, y compris vos propres compositions, pour voir si elles sont aussi jolies à l'oeil que pour l'oreille.



Les Red Hot sont tristes

Posté par Flyer le 06.05.06 à 10:01 | tags : mp3, news, politique, red hot chili peppers
Red Hot Chili PeppersStadium Arcadium a leaké sur les réseaux P2P. Et vous savez quoi ? Cela "brise le coeur" des Red Hot Chili Peppers. Pour toutes les mauvaises raisons. Flea s'explique :
"Si vous le télécharger maintenant sur l'un de ces sites de partage de fichiers vous n'aurez qu'une pâle imitation de l'album. Il sera d'une mauvaise qualité sonore, à cause des techniques qu'ils utilisent pour le mettre là-dessus et cela me brisera le coeur, et ça brisera le coeur de John Frusciante, ça brisera le coeur d'Anthony Kiedis et ça brisera le coeur de Chad Smith."
Sentez-vous les larmes vous monter aux yeux ? Snif... Gardez les mouchoirs à portée de main, ce n'est pas fini :
"Nous avons passé jour et nuit, pendant un an, à faire ce qu'il fallait pour que le moindre petit son soit parfait, que tout ce que nous avons collé ensemble soit le plus beau possible.
Je ne peux pas exprimer avec des mots à quel point Stadium Arcanium nous importe, à quel point le son est sacré pour nous, et combien de nuits blanches et de journées harrassantes nous avons passé à rendre le meilleur son possible, et maintenant, que quelqu'un l'ait pris et l'ait mis dedans avec une si piètre qualité sonore, c'est une pillule douloureuse à avaler pour nous."
Je n'en peux plus, je flotte sur mes sanglots. Parce qu'évidemment, tous ceux qui achèteront le disque l'écouteront sur une chaîne hi-fi haute définition... jamais sur leur autoradio ou sur des enceintes 5 watts, ni avec le casque moyen de leur baladeur, n'est ce pas ? C'est la faute à Internet, aux nouvelles habitudes d'écoute, qui à terme détruiront toute la créaton musicale à cause de toutes ces fréquences inaudibles, qui sont effacées par la transformation en Mp3. Ce n'est pas comme s'il s'agissait d'une banale histoire d'argent, hein ? Et bien sûr, les morceaux achetés légalement sur iTunes et consorts seront tout à coup d'une qualité sonore irréprochable, n'est ce pas ?
Et puis, tant qu'on y est, vous voulez que je vous dise un secret ? Oui ? Il est mauvais Stadium Arcadium.

MàJ : la chronique de Stadium Arcadium des Red Hot Chili Peppers est en ligne sur Flu, le mag.



Rock en strophes : une compo, un studio !

Posté par Syl le 05.05.06 à 18:39 | tags : agenda, mp3, news
Rock en stropheTu fais de la musique ? Ton rêve le plus fou serait d'enregistrer en studio ?
La mairie de la somptueuse ville de Saint-Cloud - qui cherche sans doute à passer pour une ville jeune - et le festival Rock en Seine ont le moyen de le réaliser. C'est en effet l'enjeu du concours Rock en strophes. Son objet : composer la musique d'un texte imposé, portant le doux nom de "Gédéon", dont voici un extrait (en intégralité et en .Pdf ici) :

"Marie n’aime pas s’appeler Marie

Marie déteste son prénom
Il fait trop sage et trop gentil
Elle qui aime jouer les trublions."(...)

Le ou les gagnants se verra(ont) offrir 2 jours en studio pour enregistrer et mixer ce morceau et une "création personnelle", et auront l'honneur de figurer sur une compilation distribuée pendant Rock en Seine. Les déçus pourront toujours se consoler au festival. La programmation s'annonce dantesque !



CommuniPodisme

Posté par Flyer le 05.05.06 à 17:34 | tags : geek, ipod, rigolo
iPod exchange"Je ferai tes devoirs pendant un semestre entier pour un iPod vidéo."
Sur Spymac, est né le premier système économique basé sur l'iPod. Et oui ! Que vous cherchiez un iPod ou que vous souhaitiez ardemment vous débarasser du vôtre, des tonnes et des tonnes d'annonces sont disponibles pour satisfaire vos indomptables besoins de (nano)technologie moderne.
Bon, cela dit, c'est dingue ce que les gens peuvent proposer pour un iPod : être votre ami par écrit, vous donner des costumes de Tigrou, une séance de voyance par téléphone, 2 tickets pour voir Bill Cosby, il y'a même quelqu'un qui propose de soigner votre solitude en envoyant de fausses lettres d'amour que vous montrerez à vos amis, mais à mon sens, mieux vaut répondre à l'offre de la nana qui échange un iPod contre un rendez-vous galant.
Dans l'autre sens, si vous voulez vous dégoter un iPod et que vous êtes prêt à : écrire un dossier de 10 pages sur les Pandas, aider une fille en string à construire son garage, faire semblant d'être le riche fiancé d'une jeune glandeuse, vous humilier dans la rue ou, très simplement, à découvrir (preuves fiables à l'appui) quelles circonstances magiques et surnaturelles font apparaître et disparaître les tatouages sur la peau humaine... alors vous acquérerez le beau rectangle à tripoter du doigt.
...
Quoi, vous êtes toujours là ?