Playlist : blog musique

Archives > Juillet 2006

Pink Kubrick

Posté par 2goldfish le 31.07.06 à 16:16 | tags : google video zic, rigolo, vidéos musicales, web
Si AEIOU ne vous a pas déja complétement soufflé le cerveau avec The Wizard Side of The Moon, vous serez peut-être interessé par le précédent retour d'acide Pink Floyd. C'était sur Meddle en 1971: "Echoes + 2001 L'odyssée de l'espace" (mieux encore en plein écran)



111 chansons de chochottes

Posté par Syl le 31.07.06 à 13:13 | tags : à lire, james blunt, rigolo, web
R.E.M is shinyEt allez, encore une liste ! Cette fois, c'est le gentil conglomérat AOL qui régale avec son classement des 111 chansons les plus "chochottes".
Trève de suspense, la première place revient au très gentillet "Shiny happy people" de R.E.M. L'insupportable "You're beautiful" de James Blunt échoue lamentablement au pied du podium, à la 4ème place... Pour ma part je lui aurait au moins décerné une médaille, dommage.
Comme dirait flyer (en vacances) : ça c'est du bon classement de baltringues !
(via Stereogum)






Le monde a-t-il vraiment besoin de ça?

Posté par 2goldfish le 31.07.06 à 10:54 | tags : geek, ipod, rigolo
support pour ipod et papier toilette

Je pouvais comprendre pour la douche, ou les baskets, mais franchement, si vous êtes prêts à mettre cent dollars là dedans, vous feriez mieux de consulter un gastro-entérologue à la place.



Good Vacations !

Posté par Flyer le 30.07.06 à 10:01 | tags : brian wilson, vidéos musicales, youtube
À l'instant où vous lisez ces lignes, je me trouve à Vienne en train de prendre des coktails et de siroter le soleil, et c'est Syl qui va prendre la relève sur ce blogui-bulle jusqu'à la Route du Rock, avec l'aide des habitués : 2goldfish le rigolo, Maxence l'électro, et l'imaginatif Myoso.
Alors voici juste une dernière notule avant la quille, toute pleine de lumière et de génie ineffable.
Adiós muchachos !



51 (rock'n pastis)

Posté par Flyer le 29.07.06 à 11:11 | tags : label, rigolo, web
Jeu PilottiVoici une chouette news, proposée par le label Lillois Pilotti. Un jeu basé sur celui qu'avait fait tourner Virgin à Noël, mais avec encore plus d'indie rock :

"Hello à tous !
Certes, à Pilotti, nous sommes à la base un micro-label Lillois de musique... Mais encore plus que le post-rock ou le free-folk, notre véritable passion, c'est les jeux de l'été !
Nous avons donc la joie de vous présenter sur la page news de notre site un collage avec 51 groupes bien cachés à retrouver .
Tchouss à tous !"

A tes souhaits.
Il s'agit donc d'un jeu tout en rébus, à déchiffrer et faire tourner, y'a plein d'idées marrantes en tout cas. Merci Pilotti !

Ps : par exemple, il y a Hole, Tortoise, Fantomas, The Gift, Arcade Fire, TV on the Radio et The Streets (je crois) sur l'image ci-contre, et d'autres que je n'ai pas capté.



De l'intérêt du partage

Posté par 2goldfish le 28.07.06 à 16:27 | tags : dadvsi, mp3, news, politique
The Monkey Represents Sharing, Jeffrey RowlandSi le DADvSI vous a rendu paranoïaque, ne vous en faites plus : la technologie aura toujours deux trains d'avance sur la loi. On le regrettera peut-être quand un vide juridique aura permis aux génodroïdes du docteur Gargunza d'exterminer les crevettes mais en attendant on ne peut que se réjouir que la RIAA ait du abandonner les poursuites contre deux internautes américains.
Si elle pouvait en effet prouver qu'un partage de fichiers avait eut lieu sous leur adresse IP, elle n'a pas pu prouver qui en était responsable, les deux connections étaient partagée sur un réseau Wi-Fi ouvert à tous.
Sans doute que dans quelques années, une loi sera votée pour vous rendre responsable de l'usage que n'importe qui fera de votre connection, ce qui sera évidemment totalement dépassé puisque a ce moment là nous serons déja tous passé au Beetlenet, le réseau mondial de communication via cafards transgéniques, et il sera impossible de rattacher nos noms à un cafard spécifique.



Shower FM

Posté par Syl le 28.07.06 à 11:50 | tags : geek, rigolo, web
Radio DoucheJ'en ai toujours rêvé, elle existe ! La radio qui va sous la douche !
Parce que y'en a marre de devoir interrompre l'écoute de son emission favorite à cause de ce foutu (mais nécessaire - hein les gens ?) décrassage journalier, des petits génies de la Silicon Valley (ou d'ailleurs) ont mis au point l'invention qui va révolutionner notre quotidien d'occidentaux pressés et mélomanes.
Belle (on dirait un moulin à poivre translucide), ergonomique et pas chère (même pas 15€), la Radio douche est waterproof, afin d'éviter de refaire une Claude François version ondes hertziennes.
Je dis bravo. A quand le lecteur mp3 sous-marin ?
(via Checklist)



25 ans de MTV

Posté par Flyer le 28.07.06 à 11:34 | tags : à lire, rigolo, télévision
MTVLe 1er août 2006, nous fêterons les 25 ans de MTV. Un quart de siècle, et oui, c'est déjà beaucoup. On se demandera alors légitimement quel fut l'impact de MTV, la chaîne qui fait et défait les modes, la plus suivie de la jeunesse américaine, et sans doute mondiale et martienne.
C'est la question que s'est posé New York Mag, et ils en tirent de chouettes reflexions pleines de vérité et/ou de mauvaise foi:
Diddy
MTV a châtré le Hip hop
Avec la vidéo de "Walk this way" (Run-DMC / Aerosmith) en 1986, le rap a passé la frontière de la couleur pour de bon, a colonisé les banlieues moyennes et a transmué le genre d'un puissant mouvement contestataire (Public Enemy, N.W.A.) en un lieu de rendez-vous Diddy-fié pour les clichés gangsta qui passent bien à la télé.

MTV a donné la A.D.D. à tous
Le "style MTV", en coupures rapides et en plans enchaînés - connu parmi les réalisateurs vétérans sous le nom de "frame-fucking" (défonçage de l'image) - est devenu de facto le langage visuel de la culture Américaine, des blockbusters d'été de Michael Bay aux publicités pour Sunny Delight.Madonna

MTV a rendu Madonna possible
Sans un medium par lequel montrer ses célèbres réinventions de son image, Madonna ne serait restée qu'une autre voix professionelle et sexy coulant de la radio. Au lieu de ça, c'est la quintessence pop star de notre époque.

Aïe... On dirait qu'MTV n'a permis que des horreurs. Mais parfois, la chaîne, en courrant après elle-même pour débusquer de la tendance à audience, a permis de bonnes choses.

MTV a montré que c'était OK d'être gay
Bien avant Brokeback Mountain, il existait l'émission Real World (une sorte de télé-réalité du début des années 90), qui présentait des gays dans douze de ses dix-sept saisons - depuis le tordu, alcoolique bisexuel Ruthie au sympathique activiste contre le SIDA Pedro, qui épousa son petit ami dans l'émission.

La reste est à parcourir, en V.O dans le texte, par ici. Alors, pour MTV... Joyeux anniversaire ?



Who the fuck are you ?

Posté par Flyer le 27.07.06 à 16:07 | tags : rigolo, rock, web
The Man from Utopia
BeBop Fury. C'est mon nom de rockstar.
Il me servira quand je me mettrai au doo-wop trash métal.
Et le vôtre c'est quoi ?



C'est Playlist !

Posté par Flyer le 27.07.06 à 12:12 | tags : flu, news, rigolo, web
Un petit goodie venant du gentil webmaster de Flu, Nicolas Dève : tous les tags de Playlist en une page. Où l'on découvre sans surprise que le blog sur lequel vous prommenez actuellement votre curseur parle surtout... du web rigolo. (^_^)
50 cent à lire agenda ambient andrew bird anniversaire arab strap Architecture In Helsinki Archive art rock ask the dust babyshambles beach boys beatles beethoven Billy Corgan black rebel motorcycle club Blues blur bob dylan bob geldof bonnie prince billy bono brian eno brian wilson britney spears broken social scene Captain Beefheart cat power chanson française chet baker cimetière classique coldplay concours contemporaine copinage Country Creative commons cure dadvsi Daft Punk david bowie David Hasselhoff depeche mode diams django reinhardt Dresden Dolls dub eagles of death metal édito elbow electrelane électro elvis presley elysian fields émilie simon en jpeg en scène eurockéennes Eurovision Fête de la Musique fiery furnaces fiona apple Flaming lips flu le mag Folk foot forum Four Tet funk fusion garbage ghinzu gorillaz gothique grizzly bear hip hop iggy pop ipod James Blunt Jarvis Cocker Jazz Jean-Michel Jarre jimi hendrix john lennon johnny cash joy division julian cope kevin federline kinks kraftwerk la blanche la phaze label link wray live Live 8 Lordi madonna marvin gaye marylin manson mashup Massive Attack matt sweeney metal michael jackson mogwai morrissey mozart mp3 myspace neil young new wave news nine inch nails no smoking orchestra noel nouvelle star Nuits Sonores opéra oubliés-de-la-pop OuMuPo people pink floyd pionnier Pipettes Pixies politique pop presse puree PSE psychédélique psychédélique Punk radio radiohead raï red hot chili peppers reggae rigolo robbie williams rock rolling stones Route du Rock scott walker sebastien schuller sexe Siestes électroniques sigur ros sonic youth soul Steven Seagal stevie wonder Streets Stupeflip Sufjan Stevens techno télévision the darkness the fall tom zé traditionnelle trance tv on the radio UK USA Vidéo Villette Sonique web who yoko ono youtube



Chico on the piano

Posté par Flyer le 27.07.06 à 11:23 | tags : copinage, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Chico, le Marx Brother avec un vrai-faux accent italien, qui faisait le lien entre l'acidité verbale de Groucho et le burlesque visuel de Harpo, en rajoutant une teinte de tricheur-bookmaker-louche de la rue (joueur invétéré dans la vraie vie, il perdit d'ailleurs pas mal de millions aux jeux), s'essayait avec succès aux célèbres scènes musicales des films des "frères". Le voilà prendre son pied dans le film de 1946 A Night in Casablanca.
Ce qui serait bien, ce serait de voir les pianistes actuels montrer autant de bonheur à jouer.
(via Gimmick, blog du bon Marvin Rouge)



Background records fête sa cinquantième parution !

Posté par Maxence le 26.07.06 à 15:31 | tags : électro, label, news
Le label electro minimal allemand, Background Records vient de sortir son cinquantième Cd ! Home de sommités telles que Baby Ford, Akufen, Ectomorph, Geoff White, Jan Jelinek ou encore Ben Nevile, Background Records ne pouvait bien évidemment pas laisser passer cet anniversaire hautement symbolique (surtout pour un label indépendant). C'est sous la forme d'une compilation rétrospective répertoriant, en un savant "tour du monde électro", le meilleur de la musique électronique dite "minimale" que le label fête dignement l'évènement.
Au sommaire, forcément global (le genre étant en effet ces ramifications à travers le monde entier), le Mexicain Antiguo Automata Mexicano (alias Angel Sánchez Borges) dont l'album Microhate avait reçu l'an dernier un accueil plus que favorable, illustre avec "First Imago", un titre click house, avec l'efficacité d'un genre en constant développement.
Côté "classique techno" à forte influence Detroit, on retrouve Further Details, l'aspect deep techno futuriste et racée est assurée par Pascal Schaefer, la partie minimal funk expérimental revient à Andy Vaz, quant à l'Allemand Stefan Schwander (aka Antonelli Electr) il signe sous le pseudo de Rhythm_Maker un track ultra répétitif à la fois hypnotique et dancefloor (et remporte la palme du titre le plus hilarant avec son "Don't Disturb The Monotony").
La visite se conclue sur un titre de house minimaliste de Terrence Dixon, en hommage à Detroit, "Detroit City Lights", tout en modulations et en harmonie. Au final un très beau panorama du genre, loin des clichés qui lui sont associés, et une belle carte de visite pour Background. On constate également que pour une fois, le qualificatif "minimal" ne se galvaude pas : les productions Background ayant le mérite de toujours proposer un minimum d'effet pour un maximum de groove. Higly recommended !

V/A BACKGROUND RECORDS 50 (Background records/Differ-ant) à écouter en stream sur le site du label.



Lily Allen : drogo-démago

Posté par Flyer le 26.07.06 à 12:55 | tags : myspace, news, people, uk
Lily Allen, c'est la soupe du moment. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Doctor Fox, qui présentait le top 50 anglais il y a quelques années, et qui est donc passé maître dans l'art de piger quel "numéro un du moment" se transformera en "s'il vous plaît, souvenez-vous de moi" la minute d'après.
"Je pense réellement qu'il ne s'agit que de hype avec elle. Dans deux ans, en parerons-nous encore ? Non. "Smile" est une bonne chanson d'été, et très appropriée au temps que nous avons, mais je pense que ne sera l'artiste que d'un hit."
Lily AllenPersonellement, étant régulièrement sollicité par les packages Lily Allen d'E.M.I. (avec Cd, mixtapes, stickers et un... Pin's) et leurs communiqués de presse cabotins, qui font passer Internet et son blog Myspace pour un modèle de découverte underground, je suis témoin que toute la rédaction de Flu s'est retrouvée victime d'une indigestion musicale expresse au bout de quatres titres de son album Allright, Still. Entre la compo pseudo-originale, les repompées flagrantes et la production du disque super FM-friendly qui finit par stresser n'importe quelle personne qui s'intéresse un minimum au son, Lily n'a réellement que sa relative fraîcheur et son personnage vaguement provoc' pour épicer son bouillon.
Hum attendez, j'ai dit "provoc'" ? Oups. Elle n'a même plus ça depuis hier, lorsqu'elle s'est excusée publiquement d'avoir fait une blague sur la cocaïne. Elle avait confié à un quotidien Suédois, en rigolant, qu'elle fêterait le succès de son premier album avec de la cocaïne. Mais quelqu'un a dû lui dire que les drogues, ce n'est pas bien, et que l'humour n'est acceptable que si le nom de Toto est mentionné dans la phrase. Lily Allen s'est donc fendue des excuses les plus humiliantes, inutiles et centrées sur sa carrière possible :
"Je ne veux pas encourager les jeunes à se droguer. J'ai fait une blague stupide en interview. Je suis vraiment désolée si j'ai déçu le moindre d'entre vous."
En punition, j'invite le gouvernement britannique à lui faire écrire 1000 fois "Je ne ferai plus de blagues sur la drogue" sur la façade de Big Ben. Pendant ce temps, à Flu, le mercredi on fume du crack.



Retrouvons foi en l'humanité

Posté par 2goldfish le 25.07.06 à 16:57 | tags : bob geldof, live 8, news, people
bob geldofC'est vrai que nous n'avons pas été les dernier à questionner, voire moquer, Bob Geldof et son Live 8. Notre cynisme naturel nous avait persuadé que le public était plus interessé par la gratuité des concerts que par l'annulation de la dette des pays africains.
C'est une très bonne nouvelle donc, que les faits viennent nous contredire : Geldof a du annuler deux concerts en Italie après que seulement 45 personnes soient venus le voir dans une salle milanaise de dix-mille places. Ca fait beaucoup moins de public que pour le Live 8. Un rapide calcul mental hautement douteux nous apprend que la salle était remplie à 0,45%, ce qui laisse supposer par un raccourci non moins spécieux que 99,55% du public du Live 8 n'en avait rien a faire de Bob Geldof et devait donc sans doute s'intéresser à l'Afrique. Ou à Pink Floyd et U2, éventuellement.



Nu Shooz : magie des années 80

Posté par Syl le 25.07.06 à 13:13 | tags : rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Mmm... ce bassiste à nuque longue, ce synthé vintage, ces choristes déchaînées et leur chorégraphie digne des plus grandes oeuvres de Kamel Ouali, cette chanteuse blonde platine (et percutionniste par dessus le marché), sans oublier ses splendides tenues vestimentaires ... Rhhaaa ! les années 80 c'était bien ! (ou pas).
 
C'était Nu Shooz, avec I can't wait sur Nostal... euh Playlist.



Blind Test 33

Posté par Flyer le 25.07.06 à 12:12 | tags : concours, mp3, pop, rock, web
Riri Fifi & LoulouC'est l'été, le soleil caresse doucement nos nuques, et tout le monde part en vacances à la mer ou à la piscine municipale. Pendant ce temps, le gentil bilingue qui s'occupe de Pardon My Freedom a préparé un petit concours, surtout pour le fun et pour le challenge, en mixant 33 titres mystères qu'il vous revient de nommer. Toute la sélection provient des années 90 parce que... et bien parce que c'est quelque chose, les années 90. Après tout, ça nous a donné Magnolia et Loveless.
Par contre, comme le mp3 de notre camarade est assez fastidieux à récupérer (Rapidshare, c'est pratique juste en théorie), je me permet de le mettre en streaming ici aussi, mais les réponses sont toujours à envoyer sur pour participer.
"Mystère et boule de gomme X 33"

Bonne chance !



Bonjour ! T'as pas 3 millions pour sauver la mère du rock ?

Posté par Flyer le 25.07.06 à 11:05 | tags : geek, news, rock, web
Robert JohnsonLa Gibson L1 de Robert Johnson est à vendre pour tout juste 3 millions de livres anglaises. Robert Johnson est considéré comme l'un des meilleurs bluesmen à avoir vécu, et la fameuse guitare est celle qu'il utilisa lors de sessions d'enregistrements en 1936 et 1937, qui ont donné 29 chansons qui furent une énorme influence pour de petits artistes vaguement connus comme les Rolling Stones, Led Zeppelin et Bob Dylan.
Ainsi, le bon Johnson (mort à 27 ans, après s'être saoulé avec le whysky empoisonné par le mari jaloux d'une amante, comme tout bluesman qui se respecte) fut-il désigné comme le papa du rock'n roll, et sa guitare en est donc la fière maman. C'est d'ailleurs la seule guitare que j'aie jamais vu avoir son site internet dédié.
Ne reste plus qu'à prier qu'un gentil fan multi-millionnaire de Johnson achète la Gibson, où elle finira sûrement par orner le mur d'un Hard Rock Café texan, entre la première prothèse silliconée de Dolly Parton et la reproduction en frite de la banane d'Elvis.



C'est la honte !

Posté par Flyer le 24.07.06 à 15:28 | tags : à lire, pop, rigolo, rock, web
Limp Bizkit Fred DurstLorsque la tournée 2003 Summer Sanitarium de Metallica est passée par Chicago, peu des 40 000 headbangers du champ de courses Hawthorne étaient disposés à voir Limp Bizkit en première partie. Sans doute motivée par une dissenssion entre le leader du groupe Fred Durst et l'animateur radio trash Erich "Mancow" Muller, la foule s'est mise à brandir des banderoles marquées de "Fred Sucks" (Fred craint) et l'a bombardé de détritus et de pièces de monnaie.
Evitant les projectiles, Durst suggéra que l'incapacité du public à le viser expliquait les si mauvais résultats de l'équipe de baseball locale - ironiquement, il en était là lorsqu'un citron lui écrasa les testicules. Mettant fin au concert, Durst réprimanda la foule depuis les coulisses, hurlant que Limp Bizkit était le meilleur groupe du monde, jusqu'à ce qu'on lui enlève le microphone.

Une histoire honteuse parmi tant d'autres, à découvrir (en V.O) sur le site du magazine Blender.



Les 50 mieux de tous les temps

Posté par Flyer le 24.07.06 à 14:36 | tags : à lire, rigolo, web
Top 50Jusque là, on avait que des petits classements de baltringue : les 100 meilleurs albums du rock, les 50 héros du rock, les top 25 de fin d'année... que de la gnognote finalement, des classements éphémères tout juste bons à titiller vos goûts et à faire râler les puristes. Mais ça y est, on est tombé sur le classement ULTIME. Celui qui surclasse tous les autres classements jamais effectués, même celui de vos listes de course. Le classement des 50 albums angulaires de l'histoire de la musique.
Les Spice Girls sont avant Kate Bush ? Euh oui, mais l'explication du pourquoi vaut le coup. "Sans elles... les mômes de cinq ans ne seraient pas devenues une priorité marketing pour les commerciaux pop". Les choses qui marquent, les choses qui fâchent.
Hey, il y a même le Thriller de Michael Jackson dans le lot (ça plaira à nos neuneus), mais nous aussi, on l'aime plutôt bien cet album, en vrai.



Stevie Wonder et la famille Huxtable

Posté par Flyer le 24.07.06 à 12:19 | tags : soul, stevie wonder, vidéos musicales, web, youtube
Le Cosby Show n'était pas qu'une série à prétention comique vantant le mérite des familles unies et des petites filles aux répliques rigolotes répiquées au Gary Coleman de Arnold et Willy. Ce n'était pas non plus qu'une série que votre grand-mère vous forçait à regarder en mangeant votre soupe aux légumes. C'était aussi une émission culturelle, assurant le prosélytisme des grands noms des musiques noires à travers le petit écran. C'est ainsi que la série invita plusieurs guest stars de renom dans son histoire : Sammy Davis Jr, B.B King, Dizzy Gillespie... et Stevie Wonder. C'était en 1986.


C'était bien, hein ? La petite fille a même fait une blague sur la cécité.



Ceci est la bite de Jimi Hendrix

Posté par 2goldfish le 23.07.06 à 16:00 | tags : jimi hendrix, rigolo, sexe en musique
la bite de jimi hendrixC'est en regardant un moyennement intéressant documentaire sur un réalisateur complexé par la petitesse de son sexe, au coeur de la non plus passionante soirée du pénis de Canal +, que je suis tombé sur cet objet mythique. Oui, il s'agit bien d'un moulage de l'autre instrument de Jimi Hendrix, réalisé dans les années soixantes (forcément) par Cynthia Plaster Caster, une artiste rigolote qui a très tôt vu à travers les complexes freudiens des rockeurs. Elle a aussi réalisé des moulages de Wayne Kramer, Pete Shelley ou Jello Biafra, mais Jimi reste sa pièce maitresse.
Bien sûr, aujourd'hui cet objet peut vous paraitre désuet, mais il faut se souvenir que pour un tas d'adolescent pas très sur d'eux dans les années soixante/soixante-dix, ce truc était pour eux, consciemment ou non, une sorte de Graal. A la fois un modèle et un objet de désir pour beaucoup de gamins qui souillaient leurs chaussettes la nuit, dans une chambre décorée de posters 3-D et de lampes à bulles. Ils écoutaient Electric Lady Land en pensant a cet homme qu'ils aimeraient être ou (secrètement) avoir.
C'est un objet de culte. Un objet mythique. Je crois qu'une prosternation générale est de mise.



YourSpins : le remix pour les nuls

Posté par Flyer le 22.07.06 à 12:12 | tags : électro, geek, rigolo, techno, web
Coldcut YourSpins

C'est tout simple et c'est marrant, YourSpins propose des chansons complètes d'une quinzaine de DJ à remixer, ça va de Coldcut à Moby. Les pistes sont complètes, il est possible de DJmodifier chaque instrument séparément (parmi un DJchoix pré-formaté), de sauvegarder le résultat sur le site ou l'envoyer chez un DJami.
Have fun !



Michael Jackson a chanté en Français !

Posté par Syl le 21.07.06 à 13:44 | tags : michael jackson, mp3, rigolo, web
La France aime Michael JacksonLes réactions virulentes des fans survivants de Michael Jackson ne m'ayant pas refroidies, voici que je trouve encore moyen de me moquer ici - après avoir rappellé (et non révélé, je l'admet bien volontiers) que certains de ses hallucinants pas de danse étaient truqués - du chanteur inventeur du Moonwalk.
Alors que je préparais un dossier sur le "King of pop", bientôt en ligne sur Flu le mag, je suis tombé sur cette perle rare : une version française de "I just can't stop loving you" superbement (ceci est de l'ironie) intitulée "Je ne veux pas la fin de nous". Sur le morceau original, extrait de l'album Bad, Jackson était en duo avec Siedha Garrett. Pour cette version tricolore, il lui fallait une fille du terroir : il s'agit de la belle (ou pas) inconnue Christine Decroix.
Ecoutez-moi ça :


En Français, c'est rigolo, mais surtout beaucoup moins sensuel... La faute sans doute à des textes pour le moins faiblards. Cette chanson, qui existe aussi en espagnol, n'est jamais sortie. Etonnant (comment ça non ?).

M à J : pour polémiquer, défendre ou descendre Michael Jackson, rendez-vous sur le topic Michael Jackson est-il fini ? sur le Forum de Flu.



La Route du Rock 2006 : marche ou rêve

Posté par Flyer le 20.07.06 à 15:40 | tags : agenda, live, pop, rock, route du rock
Route du Rock 2006La Route du Rock s'est souvent distingué par de très bonnes programmations, mais celle de cette année est simplement exquise. Assez peu de monstres sacrés, comme Cure ou Sonic Youth les années précédentes, mais une grande variété de jeunes groupes, de découvertes confirmées, et de nouveaux poids lourds du rock.
La Route du Rock fait montre d'un goût quasiment sans faute pour cette édition 2006. The Television Personalities, fondé en 77, assurera la partie "renouons avec nos racines", tandis que Islands, Grizzly Bear, Liars et The Pipettes viendront injecter leur sang neuf dans la veine rock.
Ajoutez à cela des talents comme Why?, Calexico, Mogwai, Belle & Sebastien, Cat Power, Isobel Campbell et les incroyables Tv on the Radio et vous obtiendrez sans doute l'affiche rock la plus efficace de l'été, à consommer sans modération, au bord de la plage.
Playlist espère bien assister au festival, tellement la programmation est en accord avec ce dont nous parlons sur le blog et sur le magazine depuis plus d'un an. En tout cas, moi j'y serai, même à titre personnel... peut-être l'occasion de rencontrer quelques-uns d'entre vous ?

Sur Flu : les chroniques des derniers albums de Islands, The Pipettes, Calexico, Mogwai, Belle & Sebastian, Cat Power et Tv on the Radio. Voir aussi l'interview de Grizzly Bear.



Justin Timberlake : l'incroyable scoop trash de l'été !

Posté par 2goldfish le 20.07.06 à 12:00 | tags : copinage, europe, flickr, news, people, rigolo
Les seins de Justin TimberlakeÇa fait un moment qu'on ne vous a pas parlé de Pete Doherty et le rayon people se fait en conséquence un peu vide. Playlist est en grand danger de devenir trop classe et respectable, mais la dernière fois que j'ai entendu parler de Pete, il allait se faire poser un implant anti-drogue, une sorte de super patch. Pas passionant. Rassurez vous, j'ai fouillées les poubelles du net et je vous ai trouvé de l'info croustillante : Justin Timberlake prend de la drogue!
Oui, incroyable, une jeune star de la chanson, devenue millionaire avec son premier album et qui n'avait rien fait depuis quatre ans a avoué qu'elle utilisait des produits stupéfiants ! Si mon sens du bon goût ne me l'interdisait pas, je mettrais plusieurs points d'exclamation a cette phrase !
Pas seulement ça, mais en plus, il a des super révélations à nous faire: "Certaines drogues ne sont pas légalisées parce que ça ruinerait d'autres drogues, comme la Nicotine ou le tabac" déclare-t-il, n'hésitant pas a s'attaquer à deux puissants lobbies. La semaine prochaine, je vous révèlerai des preuves accablantes que Britney Spears n'est plus vierge.



Steve Albini hacké par des français

Posté par Maxence le 20.07.06 à 10:04 | tags : label, mp3, punk, rigolo

EphemeraPas loin d'une décennie en arrière, le label "Enregistré par Steve Albini" était considéré comme un gage de qualité par toute une écurie (celle que les médias appelaient alors "grunge", oui, oui, c'est désormais totalement ringard je sais...). On oublie pourtant que le dit Albini fut le producteur de bien d'autres styles, du post-rock en passant par le hardcore straight edge et le free-rock nippon. Des français, eux s'en souviennent, ont choisi ironiquement de se nommer "Enregistré par Steve Albini" ! Dans un style free-rock justement, proche d'Omoide Hatoba ou des brisures des premiers Gastr del Sol (formé par Jim O'Rourke et David Grubbs), les "Enregistré par Steve Albini" méritent mieux qu'un succès d'estime pour l'anecdote. Pour s'en assurer, il suffit de se rendre sur le site où ils proposent gratuitement le téléchargement de leur premier mini-LP.




Musiclens : fais glisser

Posté par Flyer le 19.07.06 à 15:12 | tags : lectures, radio, rigolo, web
Music Tune
Il s'agit plutôt d'un joujou que d'un véritable service, parce qu'il n'est possible d'écouter que trente secondes des chansons proposées, mais Musiclens est un site rigolo. A vous les manettes, définissez quelques mesures (volume, rapidité, niveau de sexualité, genre de voix...), choisissez une couleur qui corresponde à votre humeur et visez un peu les résultats de la machine. C'est souvent n'importe quoi très éclectique, mais drôle. Par exemple, pour les mesures visibles ci-dessus, on m'a proposé "Moskau" de Dschingis Khan. Par vraiment ce que j'associerai à de l'ochestrale triste, sexy et féminine. Mais bon, qu'est ce qui j'y connais en jauges, moi ?



L'iPod du futur sera une montre

Posté par Syl le 19.07.06 à 11:11 | tags : geek, ipod, rigolo, web
Son nom, vous auriez pu le trouver vous-même : la iWatch. Dessinée par Peter Burns, celle-ci n'existe pour l'instant qu'à l'état d'esquisse.

iWatch

Vivement le moment où l'on aura tous nos 10 Gigas octets (c'est la capacité annoncée de l'objet) de musique au poignet reliés à nos oreilles, non pas grâce à la télépathie mais par Bluetooth.
Quand on vous demandera "Hey mec, t'as pas l'heure steuplé ?" vous pourrez non seulement répondre par l'affirmative mais aussi ajouter en vous la racontant "J'ai le dernier TV on the Radio, le dernier Thom Yorke, le premier Para One" (qui sera devenu une star interplanétaire)... Aaah c'est beau le progrès.
(via Gizmodo)



Comme les Pipettes, les seins en plus

Posté par 2goldfish le 19.07.06 à 10:01 | tags : flu, news, pipettes, rigolo, vidéos musicales, youtube
Ça y est, on aime officiellement les Pipettes sur Playlist. Si vous êtes un peu comme nous, vous aussi vous êtes amoureux et vous avez surement déja vu le clip de "Pull Shapes" sur Youtube. C'est de loin leur meilleure chanson, alors si vous ne l'aimez pas, je suis désolé mais je ne peux rien pour vous : vous écrivez sans doute pour Technikart et vous n'êtes vraiment pas assez superficiels pour moi. Pour les autres, voici un petit cadeau : un montage de la chanson sur les images qui ont inspiré le clip.


Ces filles aiment Russ Meyer, comment ne pas les aimer en retour ?



La SACEM fait parfois des choses bien

Posté par 2goldfish le 18.07.06 à 13:30 | tags : news, politique, rigolo
les choristes: interditOn a tous d'horribles souvenirs d'une fête d'école où un instituteur sadique abusa de sa position pour nous faire parader dans un costume de canard en papier crépon en chantant la danse des canards devant un parterre de nos parents et amis. Nombreux sont les traumatismes causés par ces enseignants amers qui détestent visiblement les enfants.
Sans doute marqué a vie par une expérience de la sorte, un employé de la SACEM a pris l'initiative de nous venger tous. En lisant dans la presse locale qu'un groupe d'enfants innocents d'une école publique du Morbihan avaient été forcés de chanter en public "Adieu monsieur le professeur" d'Hugues Aufray pour trois de leurs maîtres sur le départ, cet homme courageux a pris sur lui de faire payer l'école pour des générations d'enfants humiliés et a adressé une amende de 75 euros a l'école pour utilisation sans autorisation préalable d'une oeuvre inscrite au répertoire de la SACEM.
Voilà qui devrait inciter tout ces aspirants Gérard Klein à ne plus choisir les dernières horreurs du hit parade pour nos enfants, et a leur préférer des oeuvres du domaine public comme la Marseillaise ou Maréchal Nous Voilà.



Morton Subotnick : space-rock

Posté par Maxence le 18.07.06 à 11:11 | tags : électro, pionnier

Joyeux papy electroEn 1968, Morton Subotnick défraie la chronique du petit monde de la musique électronique naissante avec "Silver Apples Of The Moon" (un morceau qui inspirera le duo pionnier d'electro-primitif de San Fransisco : Silver Apples et donnera son titre au deuxième album de Laïka).

Totalement halluciné, ce morceau de 4 minutes 20 développe une ambiance forcément lunaire digne d’un trip sous-acide, millésimé 68 justement. Des bleeps et de glitch d'avant l'electronica entraînent l’auditeur dans un labyrinthe sonore sans-équivalent à l’époque.
Soudain, surgissent des hautes fréquences tétanisantes, dignes du bruitiste Merzbow, qui elles même iront se perdre dans les limbes électroniques. Un morceau inquiétant mais profondément fascinant qui donne la mesure du génie de Subotnick. Il composa ce titre sur le synthétiseur Buchla Modular qui vit le jour en 1956. Subotnick est aujourd’hui considéré comme un très grand personnage de la musique contemporaine, il est aussi le premier compositeur américain à avoir écrit sa musique sur ordinateur. Silver Apples Of The Moon, le single sur lequel figuraient deux parties fut un véritable best-seller aux Etats-Unis, et ce, malgré l’étrangeté du morceau. A noter que Subotnick compte aujourd'hui de nombreux fans, dont Caribou, Magnetophone, Plaid, Vitamins for You et j'en passe...




DJs, faites-vous un nom !

Posté par Syl le 18.07.06 à 10:10 | tags : geek, rigolo, web













Quiz Me
Syl spins tunes as
DJ Clever Executioner

Get your dj name @ Quiz Me




Quand on tâte la platine, se trouver un nom de DJ c'est pas facile facile. Si vous êtes en panne d'inspiration, Checklist a trouvé la parade : ce site.
Pour ma part, j'ai été baptisé DJ Clever Executioner, classe ! A vous de jouer !



Edito temporel

Posté par Flyer le 17.07.06 à 17:30 | tags : édito, flu, news, pipettes, radiohead
Quelques déviances temporelles ont destabilisé le continuum espace-temps de Fluctuat. Cet édito devait être écrit vendredi, mais vendredi était férié (14 juillet oblige), du coup il débarque aujourd'hui, lundi, en début de semaine, pour vous parler de la semaine dernière sur la Fluzik. Mais comme c'est lundi, je dois forcément vous parler des choses éditées aujourd'hui, ou je serai netiquement en retard (déjà que sur internet, parler d'un truc avec dix minutes de retard, c'est parler du siècle dernier).

The PipettesBref, la semaine dernière, nous publiâmes (avec un peu d'avance sur la sortie du disque) la chronique de We are the Pipettes, ou l'histoire d'amour musicale de l'été entre tous les internautes mâles hétérosexuels qui fréquentent le rock'n'roll façon sixties et un trio déjà célèbre de jeunes filles : The Pipettes. Ces trois nanas en robes à pois sont à l'image de vos mamans dans leur jeunesse (sauf la mienne, elle écoutait Dalida), et je suis sûr que vous rêvez tous de tomber amoureux de votre maman. Comme dans le premier Retour vers le Futur. Pourquoi toutes les blagues temporelles finissent toujours par croisier une référence Retour vers le Futur ? Parce que Michael J. Fox reprennant Chuck Berry est une scène imprimée dans l'imaginaire collectif de l'humanité jusqu'à la fin des temps et des civilisations. Bref, We are the Pipettes est le vrai premier disque de l'été, avec des robes courtes, des jolis minois et des chorégraphies à l'index.

A l'inverse, nous nous sommes penchés (avec un léger retard cette fois-ci) sur The Eraser, l'effort solo de Thom Yorke, et il s'est avéré que c'était bon. Ce n'est pas trop un disque d'été, parce que Thom Yorke fait assez peu de moulinets avec ses poignets en remuant les hanches de façon sexy et provocatrice et qu'il préfère parler des angoisses apocalyptiques des sociétés modernes plutôt que de manger une glace italienne et mattant les fesses du vendeur de chouchou. Mais si l'été vous gonfle, c'est pour vous.

Côté forum, pour ou contre les filles à pois ?, le top trois des noms de groupes les plus pourris, les pochettes les plus rock, vos chansons françaises préférées, et un point sur la musique Afro Cubaine.

Il fait chaud, j'ai la cervelle en chou blanc, je ne peux plus penser, ni refléchir, ni écrire ou regarder l'horloge Windows. La chaleur dilate le temps, les secondes s'étouffent, c'est l'été.



La Gibson de Cash. Pour toi ?

Posté par Flyer le 17.07.06 à 13:00 | tags : concours, johnny cash, lectures, web
Le blog Ecrans s'en est déjà fait l'écho. Un concours est organisé sur le site du film Walk the Line, afin de remporter une belle Gibson Epiphone et faire semblant d'avoir du talent. Les trois réponses à donner sont simples et vous pourrez ainsi peut-être voler cette guitare qui est censée me revenir (Père Juillet, j'ai été très sage).

Johnny Cash Joaquim Phoenix

Le bémol : en débarquant sur le site, vous allez être assaillis de mauvaises photos représentant Joaquim Phoenix singeant Johnny Cash chose qu'il ne faisait pas dans le film.




Who's coming back ?

Posté par Flyer le 17.07.06 à 11:28 | tags : agenda, live, news, rock, uk, who
Pete TownshendPete Townshend l'avait prédit, les Who sont sur le retour. Pour une tournée mondiale, dont le coup d'envoie sera donné le 12 septembre à Philadelphie, avant de filer vers les Etats-Unis, le Canada, l'Amérique du Sud, l'Asie, l'Australie et enfin, si le temps le permet et que les rhumatismes laissent Daltrey et Townshend tranquilles, l'Europe.
Les gars comptent jouer des raretés mais aussi des chansons de l'album à venir (des ratées ?), Wire and Glass, prévu pour Octobre.
"Je ne pense pas avoir jamais attendu une tournée autant que celle-ci", confie Townshend. "Roger et moi sommes prêts et fins prêts, prêts pour le rock."
J'aimerai ne pas être quelqu'un de méfiant et d'amer. Mais la vague de ridés qui ont récemment repris du galon avec des résultats plus ou moins catastrophiques m'y oblige. Espérons quand même que les Who sauront se refaire un nom.



Motherfucking Snakes on a Plane!

Posté par 2goldfish le 15.07.06 à 11:53 | tags : mp3, rigolo, vidéos musicales, youtube
Dans son chemin vers le statut envié de David Hasselhoff noir, Samuel L. Jackson a fait un pas de géant avec le tournage de Snakes on a Plane, un film avec un grand concept qui a causé un micro-phénomène sur le web avant même sa sortie. Avec un titre comme ça, le film sera forcément bon. Hollywood a senti le coup venir et exploite au maximum le second degré dans sa promotion du film, et ce n'est nulle part aussi évident que dans ce clip de la bande originale, chantée par des espèces de sous-Black Eyed Peas (oui, c'est difficile à croire mais il restait de la place sous ces gens là).
Une seule chose à faire quand la machine à rêve passe au second degré : se mettre au troisième.En tout cas, l'effort de Samuel L. Jackson est louable mais ça n'est pas encore ça : David l'aurait chantée lui même.



Berlin inna dub stylee

Posté par Maxence le 13.07.06 à 22:26 | tags : dub, électro, label, pionnier, techno
RemixesAu début des années 90, la musique électronique - jusqu'alors dominée par les auspices des plus hautes technologies - assiste à la naissance d'un étrange paradoxe. Les techniques de production - pourtant archaïques - du style de musique le plus inventif du 20e siècle, le dub jamaïcain, insufflent un vent de fraîcheur à un gerne que l'on aurait pu supposer antagoniste : la techno (jusqu'alors dominé par Detroit et Chicago). A l'origine de cette révolution, le duo de producteur allemand Mark Ernestus et Moritz Von Oswald (plus connu sous le pseudo Maurizio). Fondateur des désormais mythiques labels Basic Channel et Chain Reaction, ils s'expriment aujourd'hui sur Burial Mix, une entité inaugurée fin 90 par l'album de dub électronique halluciné Rhythm and sound w/ Tikiman.
Après quelques années d'absence, le duo réapparaissait l'an dernier avec See Mi Yah, nouvelle pierre d'angle d'un genre inventé 10 ans plus tôt. Alors que See Mi Yah Remixes - avec Vainqueur, Carl Craig, Sweet Substance, Francois K, Ricardo Villalobos, Hallucinator, Vladislav Delay, Sleeparchive - est dans les bacs, il était temps de revenir en détail sur la saga du dub berlinois. Un genre qui - "réaction en chaîne" oblige - influencera toute la fin des 90's du trip hop à la techno.
On en reparle très bientôt sur Flu, le mag...



Matthew Friedberger en solo

Posté par Flyer le 13.07.06 à 16:16 | tags : fiery furnaces, mp3, news, politique, pop
Une news qui vaut son pesant de cacahuètes nous a été proposée par Hanna, une lectrice qui partage ses bons plans (et qui aime les Fiery Furnaces)...

Fiery Furnaces"Salut à tous !
Matthew Friedberger est en passe de sortir un double album solo (il fait son Thom Yorke). La sortie est prévue pour le 8 août, sur le label 859 Recordings. Un double album donc. Premier disque : Winter Women, qui s'annonce très pop et mélodieux, et qui devrait plaire à ceux qui, jusque là, étaient réfractaires aux Fiery Furnaces. Le second disque, Holy Ghost Language School, restera, quant à lui, dans la veine expérimentale et autres distortions sonores, histoire de ne pas dérouter les fans de la première heure.
Des extraits sont à écouter par ici."

Merci Hanna !



Musique classique pour tous sur France 2

Posté par Syl le 13.07.06 à 14:34 | tags : agenda, audio, blogs, classique, mp3, télévision
Jean-François ZygelCet été, la chaîne publique à décidé de faire comprendre - et aimer - la musique classique au plus grand nombre. Une noble cause avec pour porte drapeau le pianiste virtuose Jean-François Zygel. Pédagogue hors pair, ce musicien anti-élitiste a entamé sa mission d'initiation musicale à la Mairie du 20e arrondissement de Paris, pour ensuite "Répandre les lumières de la musique classique" sur France Musique avec sa Leçon de musique.
Le voici maintenant au petit écran pour une série de 6 émissions diffusées tout l'été en seconde partie de soirée. La boîte à musique de Jean-François Zygel, dont le premier opus est à voir demain 14 juillet à 23h35 veut réconcilier la "grande musique" avec le grand public. Toujours accompagné d'une guest star de la chanson française, Zygel se mue successivement en chef d'orchestre, en gentil professeur et en présentateur aimable pour nous dresser un panorama à la fois pointu et ludique de l'oeuvre d'un grand compositeur.
La boîte à musique de JF ZygelAu menu du permier épisode : une rencontre virtuelle entre Chopin et Julien Clerc. Chose rare pour une émission de télévision, l'invité n'est pas sur le plateau décoré façon cabaret pour faire sa promo, mais pour discuter tranquillement du parcours d'un musicien illustre. On découvre ainsi que Mr Clerc, quand il ne chante pas "femmmmmmmmes je vous aiiiiiiiiime !" est aussi un sacré connaisseur de classique. A suivre ensuite : l'exploration de la musique de Beethoven en charmante compagnie d'Emilie Simon puis de Bach avec Anaïs.
Beau programme. Espérons que l'audience, qui régit tout à la télé - même sur le service public - sera au rendez-vous.

La boîte à musique de Jean-François Zygel sur France 2, Vendredi 14 Juillet à 23h35 (durée : 1h)



Traducteur de Pop culture

Posté par Flyer le 13.07.06 à 12:30 | tags : pop, rigolo, web
50 CentL'anglais est la seconde langue mondiale, sans doute parce qu'elle est plus simple à saisir que, disons, le chinois mandarin (qui est la première langue parlée au monde). Hmm bref, la langue anglaise est très utilisée sur le globe. Mais aussi très maltraitée (et pas seulement par les chinois mandarins). Les dialectes se multiplient, selon la localisation géographique, mais aussi selon l'appartenance possible à un gang, à un groupe de rock, ou à une vision politique (auquel cas, le mot "socialist" peut devenir synonyme de "stupid bitch").
Heureusement, quelques irréductibles proffesseurs d'anglais, du Canadian College of English Language, resistent encore et toujours à la perversion linguistique qui tend à devenir une base de la culture populaire. Ils ont donc choisi six exemples de clips vidéos et rigolos, allant d'une hilarante interview d'Ozzy Osbourne à une tirade de Gollum, en passant par 50 Cent et Sean Paul, pour nous "traduire" en anglais simple et gentil l'étrange baragouinement syntaxique qui leur fait office de discours. C'est chanmax et golri !



Les Islands ou le savoir plagier

Posté par 2goldfish le 13.07.06 à 10:21 | tags : audio, mp3, pop, radio, web
The IslandsAprès les Red Hot Chili Peppers, Tori Amos et un paquet d'autres c'est au tour du blog Funtime OK de démasquer un plagiaire. Celui là m'embête un peu pour une fois, parce que les accusés sont les Islands et je les aime bien moi, les Islands. Il n'y a pourtant pas de doute quand on compare la mélodie du morceau de Ratatat à celle de Swans (Life after Death).
Islands - "Swans (Life after death)"

Ratatat - "Cherry"

Faisons preuve d'un peu de compréhension et de mauvaise foi : Nick Diamonds a surement entendu l'album de Ratatat à sa sortie en 2004, l'a écouté quelques temps puis l'a oublié, comme tout le monde. Deux ans plus tard il prend sa guitare et une mélodie lui vient à l'esprit, comme par magie. Il en fait une chanson, sans se douter qu'il est en train de plagier un combo new yorkais qu'il a entendu il y a longtemps. Certes, les deux morceaux partagent certes la même mélodie, mais tout le reste (arrangements, production, etc...) est différent. Le plagiat est nettement moins important que dans le cas Kate Bush / Tori Amos évoqué plus bas, pourtant c'est le seul qui pourrait être reconnu par un tribunal. Rappelez-vous le cas George Harrison / Chiffons.
Mais ce cas ci ne se terminera certainement par un procès. Ce sera au mieux une anecdote à raconter à vos enfants quand les Islands seront devenus les nouveaux U2 et Ratatat les nouveaux Fatboy Slim.



Coup de boule et tolérance double zéro

Posté par Flyer le 12.07.06 à 16:02 | tags : foot et musique, label, mp3, news, rigolo
ZidaneLa nouvelle blague footeuse stupide à grands renforts d'accents made in Michel Leeb, qui se paye la prétention de devenir (Bowie nous en préserve) la danse de l'été, c'est ça, "Coup de Boule" :

C'est génial, hein ? Nous devons cette merveille de l'humour aux dirigeants du label La Plage, des habilleurs publicitaires qui ont gentiment surfé sur la vague lancée par Cauet avec sa précédente horreur.
Le bon point ? Cauet perd le gâteau, Tf1 ne signera pas la sortie en single. Le mauvais point ? On va se taper pire, et les majors courrent après ce nouveau titre. Les gens de La Plage parlent d'offres avoisinnant 100 000 euros. Les jeunes artistes talentueux ? Les Majors s'en foutent. Les mafieux aussi.



In Penny Lane, there is a slave trader too

Posté par Flyer le 12.07.06 à 14:15 | tags : beatles, news, politique, rigolo
Penny Lane ClipDans une étrange tentative d'atténuer l'aspect "édifiée grâce à l'esclavage" de Liverpool, les officiels de la ville s'étaient récemment décidé à renommer les noms de rues faisant référence à des marchands d'esclaves. Puis quelqu'un s'est rappellé de James Penny.
Comme dans "Penny Lane".
Alors finalement, ils ont changé d'avis. Barbara Mace, membre du conseil de la ville et favorable au gommage du passé "sale" de la ville, nous explique :
"Je ne pense pas que quiconque envisagerait sérieusement de renommer Penny Lane. Ma proposition consiste à renommer certaines de ces rues et de les remplacer par les noms de gens qui ont fait quelque chose de positif."
Mais tout le monde n'est pas d'accord.
Eric Lynch, un guide touristique de 74 ans, qui axe ses présentations sur l'histoire de l'implication esclavagiste de Liverpool, pense que le fait de renommer les rues ou les places s'apparenterait à une "odieuse tentative de changer l'histoire" : "C'est comme si quelqu'un en Allemagne décidait de détruire Auschwitz."
Evidemment, ce n'est pas tout à fait la même chose, parce que si un Allemand décidait de forcer la destruction d'Auschwitz - qui se trouve en Pologne - on friserait l'incident diplomatique.



David et KITT se la pètent...

Posté par Flyer le 12.07.06 à 12:50 | tags : david hasselhoff, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
David Hasselhoff me fait penser au personnage de Steve dans Beverly Hills 90210 (oui, je vous sors toutes mes grandes références), bref, un faux beau gosse au visage carré et au charisme inexistant. La différence pourtant, c'est que David Hasselhoff vient d'une autre dimension, la même que celle de son père spirituel William Shatner. Et "the Hoff" le revandique.


Oui, c'était KITT, la voiture parlante de K2000. Oui, David Hasselhoff se moque de sa série cul(te) Alerte à Malibu. Oui, les incrustations d'effets cheap sont faites exprès. Oui, Hasselhoff a de l'humour. Oui, il est bizarre. Oui, il se déteste. Oui, Dereck est amoureux de lui dans les fesses.



Le hit de ta naissance...

Posté par Flyer le 12.07.06 à 11:43 | tags : geek, rigolo, web
BébéOn avait déjà évoqué un site capable de dégoter le top des charts du jour de votre naissance. Mais on en a trouvé un nouveau ! Il fait exactement la même chose, donne un résultat exactement différent, ITet vous informe de quels artistes partagent votre date d'anniversaire.
Dans mon cas, il y a Jeff Buckley, né un 17 novembre, noyé un 29 mai... dans le Mississipi ou le LSD, on ne sait pas trop.
"Ils flottent tous en bas"
, disait un clown de mon enfance.



TTC : Tékilatex part en solo

Posté par Syl le 12.07.06 à 10:01 | tags : data mémoire, hip hop, myspace, news, politique, vidéos musicales, youtube

Tékilatex, derrière ce nom bizarre se cache un mec qui l’est tout autant, qu’il soit en train d’improviser pour le collectif Kourtrajmé ou dans son bain. Au cas où vous l’ignoriez il est l’un des 3 membres de TTC. Et pas le moins influent. C’est d’ailleurs lui qui à conseillé – et quelle bonne idée ! - à Para One, l’un des producteurs du groupe de sortir un album solo.
A son tour désormais de nous pondre sa propre galette, qui s’intitulera Party de plaisir. Téki se tape lui-même un trip dont il a le secret dans cette vidéo de présentation du disque :

Pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais avec accent franchouillard, en gros : l’album – à sortir dans pas longtemps (c’est tout ce que je sais) chez Virgin - est produit par le talentueux Gonzales. Selon les dires de ce dernier, il s'agit d'un concentré d’"Electronic-Pop Music-Disco" destiné aux gens qui ont compris que "Aphex Twin et Britney Spears font la meme musique" avec notamment Feist et Lio en featuring. Ambitieux. Un premier titre est écoutable sur le blog Myspace de Tékilatex pour se faire une idée.
Je suis assez dubitatif quand au résultat, en tous cas une chose est sûre ce mec est toujours aussi marrant – et pas que par sa tronche ou sa tenue vestimentaire (colorée !). Sacré lui.





Syd Barrett est mort

Posté par 2goldfish le 11.07.06 à 17:14 | tags : cimetière, news, pink floyd, pop, psychédélique
Syd BarrettVendredi dernier, dans la maison de sa mère où il vivait reclu depuis près de quarante ans, Syd Barrett s'est éteint à l'age de soixante ans, des suites de complications liées au diabète. Fondateur de Pink Floyd et leader du groupe à ses débuts, Syd était l'une des figures les plus importantes du Londres psychédélique des années soixante, développant avec son groupe une musique improvisée qui devait autant au free jazz qu'au rock et au LSD.
C'est pourtant de petites merveilles pop aux arrangements inédits qui rempliront les premiers singles du groupe et constituent la véritable expression du talent de Syd, songwriter génial, totalement libéré des carcans rock'n'roll encore en vigueur à l'époque. Ils enregistrent The Piper At The Gates of Dawn dans le studio voisin de celui des Beatles, et Mac Cartney viendra y prendre des idées pour Sergent Pepper.
Mais les drogues et la pression du succès sont trop fortes pour Syd et son comportement devient de plus en plus erratique. Il ne joue pas pendant les concerts, ou pas la bonne chanson. Les anecdotes plus ou moins douteuses sur du LSD dans du café, des tranquilisants dans du gel coiffant s'accumulent jusqu'à ce que finalement, remplacé par David Gilmour, Barrett pète définitivement les plombs et se retire pour toujours chez sa mère.
Il enregistrera encore deux albums solo, testaments terrifiants de la folie qui guettait dès le début sous le génie. Il y a un tas de vidéos de Syd sur Youtube, mais elles semblent toutes de mauvais goût aujourd'hui. Il y a toujours eu une part de voyeurisme dans l'admiration de cet homme, quel que fut son talent. Chaque chanson, chaque photo de lui est un témoignage de la maladie qui le rongeait. Mieux vaut sans doute écouter Wish You Were Here, l'album que Pink Floyd enregistra en hommage à son ancien leader en 1975.



Marvin Gaye, entre sexualité et spiritualité...

Posté par Flyer le 11.07.06 à 15:15 | tags : à lire, marvin gaye, soul
Marvin Gaye"Si vous voulez vraiment vivre de manière à éprouver la vie comme un embryon humain devrait l'éprouver, vous devez vous placer sur un plan spirituel. Et vous devez vous maintenir là et montrer une foi considérable en quelque chose qui vous, qui nous dépasse. Ensuite, vous devez vous soumettre totalement à cette puissance, et cette puissance prendra soin de vous. Et là, et seulement là, vous respirerez et vous vous sentirez comme vous devriez vous sentir. C'est ça, vivre. Quand des personnes parviennent à une grande discipline physique et personnelle, c'est qu'elles s'y sont mises dès l'enfance, pratiquement, et il faut être élevé d'une certaine façon pour avoir la force de passer outre à la chair, aux désirs matériels et aux désirs d'une âme faible. Moi aussi, je suis un être humain. J'imagine que je fais aussi bien que n'importe qui d'autre, mais je crois que je pourrai faire beaucoup mieux. Et j'aurai voulu être une âme pure, sainte et vertueuse. Mais les gens détestent ce genre de personnes, vous le savez bien. C'est vrai, ils ne peuvent pas les supporter. Je ne jurais pas et je ne buvais jamais. Je ne touchais ni aux joints ni à d'autres trucs qui peuvent m'intéresser maintenant. J'aurais voulu ne pas être à ce point sensible aux jolies filles, aux femmes. J'aurai voulu un tas de choses. J'aurais voulu être un moine. J'aurais voulu être assez fort pour renoncer entièrement à la chair. Tout ça est parfois si difficile. La chair, cette satanée chair."


Marvin Gaye, fils d'un révérend pentecôtiste strict, en lutte avec son image de lover, les facilités du show biz et ses aspirations spirutelles. Extrait de Marvin Gaye, l'ange de la soul.
Pour plus d'extraits, faîtes donc un tour sur Millefeuilles, le blog livres de Flu.



Dans l'espace, personne ne vous entend jouer...

Posté par Flyer le 11.07.06 à 13:13 | tags : log out, rigolo, rugby, techno, web
Médiator de l'espaceSi j'étais un tantinet méfiant et cynique, je vous dirais de vous méfier de ces médiators taillés dans un météorite. Parce qu'il s'agit probablement un piège extra-terrestre pour vampiriser l'énergie pranique des terriens guitaristes. Ou une grosse arnaque taillée dans de la laine de verre produite par ma grand-mère dans son cabanon des montagnes malgaches. Ou juste le médiator le plus cher que j'ai jamais vu (et il ne fait même pas de lumière). En tout cas, si vous avez 110 dollars (minimum) à dépenser et que vous êtes une sorte de réincarnation de Ziggy Stardust : c'est pour vous.



80's radiation

Posté par Maxence le 11.07.06 à 12:12 | tags : politique, rock, vidéos musicales, web, youtube
Un petit flashback pour le début de semaine. On en parlait il y a peu... Plein d'autres, ici... (Merci Youtube)

 




Les Siestes, c’est pas Prise de Teste (JOUR 110)

Posté par éèëê le 11.07.06 à 11:11 | tags : électro, live, siestes électroniques
C’est le dernier jour du Festival des Siestes Electroniques ;  éèëê regrette déjà les marques de gazon incrustées sur ses coudes, les basses subaquatiques qui l’enveloppaient dans son farniente, et le passionnant exercice d’observation (mater, quoi !) de la foule siesteuse.

L’alléchante programmation du week-end s’est avérée monstrueusement diabolique : entre les chansonnettes de Avia Gardner et la déferlante allemande, qui n’a laissé personne indemne, l’éclectique édition avait de quoi dérider les plus moroses… et attirer un large public, des curieux aux connaisseurs.

Les Clubbeurs. Fidèle à son idée de progression "du salon au dancefloor", les Siestes proposent en fin d’après-midi les artistes les plus remue-popotins qui soient (et ça marche !!!). Cette année le (grand) papa de la techno de Detroit Juan Atkins a livré un match platinique de plus d’une heure, sur fond de nostalgie eighties, de Kraftwerk à Donna Summer. Quand à l’allemande Ada, elle  nous a tout simplement bouleversifié avec sa techno épaisse et minimale, parsemé de fréquences tordues et autres samples jouissifs.

Les Déjantés. Faire de la musique reste pour certains une activité profondément rigolote : Juicy Panic ouvre ainsi son live tonitruant par "You like Country music ?" avant de se lancer dans un set électro débilo, entre un Buck 65 survatiminé et… Garth Brooks ? Schneider TM a joué sa pop music déviante, une sorte d’électro surf music ou l’harmonica et les nappes bruitistes cohabitent joyeusement. Il est désormais acquis que l’on peut faire de la musique avec un ordinateur et une guitare… encore faut-il avoir de bonnes idées : le live de Schneider TM en regorge !

Les Intellos (?). Non, la spécialité Toulousaine à l’honneur n’est pas le canard (malgré la vente de délicieux sandwichs au magret), mais une émission de Radio Campus Toulouse, le Midi et Demix. Le concept : mixer des archives avec un sélection de disques rares. Pour les Siestes, on a eu droit à une lente progression d’ambient music vers des climats tour à tour orageux ou lumineux, le tout court-circuité par des discours scientifiques sur la physique des particules ou le poème récité du Dormeur du Val. Du grand art radiophonique.

Les Björkieux. Parce qu'elle passe son temps à vampiriser rechercher les derniers rejetons de la galaxie électro afin de produire ses chansons, la diva islandaise a indirectement marqué la programmation 2006 avec Ensemble (l'ex toulousain Olivier Alary) et Opiate (alias Thomas Knak). Au premier les montées post rock avec quelques sonorités vintage (on songe à cLOUDDEAD), au second une musique raffinée, entre dub épais et électronica ciselée. Qu'importe si le danois s'est limité à diffuser les sons depuis son laptop - degré zéro de la performance il faut l'avouer - ses créations se sont parfaitement harmonisées avec la journée finissante. Mon coup de coeur.



Dans vingt ans, Tori Amos sera originale

Posté par 2goldfish le 11.07.06 à 10:01 | tags : pop, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Regardez :

C'était le clip de "The Big Sky" par Kate Bush. C'était bien, hein ? Bon, c'était peut-être un peu kitsch, certes, mais bien quand même. Regardez ça maintenant :

C'était "The Big Picture" de Y Kant Tori Read. Oui, vous l'avez reconnue, c'était bien Tori Amos avant qu'elle ne devienne célèbre sous son propre pseudonyme. Un épisode judicieusement ignoré dans son prochain coffret rétrospectif. Avant de trouver le succès en imitant à peu près correctement Kate Bush, elle avait déja tenté le coup en la plagiant. Comme quoi, l'originalité (à petite dose) paye.



Le CBGB migre vers le cimetière des éléphants

Posté par 2goldfish le 10.07.06 à 16:04 | tags : news, punk
Les urinoirs du CBGB
En difficulté permanente depuis plusieurs années, le CBGB va finalement fermer ses portes fin septembre, victime de l'inflation exponentielle des loyers à New York. Le club qui a acquis sa réputation en étant le théâtre (avec le Whiskey a-go-go) de la naissance du mouvement punk et qui a depuis accueilli tout ce que le rock compte de mieux (et de pire) organise un ultime festival de deux mois auquel on peut légitimement s'attendre à voir quelques gros noms faire une apparition.
Ce n'est pourtant pas tout à fait terminé puisqu'il a été annoncé qu'un nouveau CBGB ouvrira à... Las Vegas. Quelque part entre Céline Dion et Tom Jones, un autre pan de la culture populaire va donc reposer ses restes séniles dans la ville qui clignote. "J'emmène le bar avec moi, j'emmène la scène. J'emmène l'urinoir dans lequel Joey a pissé avec moi. Je prends beaucoup de choses - tout ce qui fait de cet endroit le CBGB." a déclaré Hilly Kristal, le propriétaire du club et des légendaires urinoirs où il n'a surement pas fait que pisser avec les Ramones.
Pour ceux qui auraient encore eu un doute après Plastic Bertrand, après Blink 182 et après John Lydon à la télé réalité anglaise, le punk est bel et bien mort. Vive le Punk !



Play the guitar, you Cow Boy !

Posté par Flyer le 10.07.06 à 15:13 | tags : en jpeg, rigolo, techno, web
Cowboy
"Soyez demandé aux fêtes, aux camps, dans les endroits publics, à la radio, dans le line-up de Calexico et la B.O de Brokeback Mountain en 12 leçons !"
Devenez Cow Boy.
(via Modern Mechanix)



DADvSI : la boulette

Posté par Syl le 10.07.06 à 11:11 | tags : dadvsi, diams, fusion, mashup, mp3, politique
Diam'sTrouvé sur le blog de Karl Zéro (oui bon, je surfe où je veux d'abord !), ce petit mashup associant "La Boulette" de Diam's - qui est, même si il nie tout en bloc, la chanson préférée de flyer - aux paroles des parlementaires, à propos de la Loi DADvSI sur les droits d'auteurs.


Ce texte absurde est passé mais le combat continue ! Avec Diam's, voilà un renfort de poids dans nos rangs.



Je t'aime le lundi...

Posté par Flyer le 10.07.06 à 10:01 | tags : log out, mp3, news, rigolo, web
Edouardo"Il y a dix ans quand je marchais dans la rue on me reconnaissait une fois tous les dix mètres. Aujourd’hui on me reconnaît une fois tous les dix jours."
Edouardo. Son blog. Son site. Son oeuvre.



Dessins des Siestes (JOUR 101)

Posté par éèëê le 09.07.06 à 12:03 | tags : électro, en jpeg, rigolo, siestes électroniques
Samedi 8 juillet, Siestes Electroniques, Parc Raymon VI, Toulouse
"- Dis éèëê, à quoi ça ressemble, les siestes ?
- À ça !"

Il y a d'autres dessins, mais pour des raisons de place, je les laisse ici, et .
Et il y a des photos, aussi !! (enfin, bientôt)



La guitare horizontale par Erik Mongrain

Posté par Syl le 09.07.06 à 10:01 | tags : rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Le Québec n'est pas seulement le pays des chanteurs brailleurs type Céline Dion et de tous ses héritiers féminins comme masculins (Garou si tu me lis... tais toi).
Il y a aussi, dans la Belle Province de très bons guitaristes (horizontaux), comme Erik Mongrain.
Bon ok, il est présenté par Linda Lemay mais ça n'enlève rien à son talent.



Well well well you're sounding fine, Dr Ebbets

Posté par 2goldfish le 08.07.06 à 10:10 | tags : audio, beatles, mp3, pop, web
John Lennon
Parfois quand son éternel combat contre les Zarcons lui laisse un instant de répis, il arrive à Dieu de jeter un oeil par le hublot de sa soucoupe et de nous regarder nous, sur notre toute petite planète bleue. Et je suis désolé si je vous l'apprend, mais il a honte. Pas de nous voir nous entretuer en son nom, il trouve ça plutôt charmant en fait (on parle du Dieu qui cause des tsunamis, je vous le rappelle). Non, il a honte parce que depuis leur portage au format Cd il y a une quinzaine d'années, les disques des Beatles n'ont jamais été remasterisés (Dieu ne compte pas Let It Be Naked, il ne se laisse pas avoir si facilement).
Il vaut peut-être mieux, maintenant, attendre l'avènement du prochain format (mais ne pas se précipiter comme les Stones sur un mirage comme le SACD), mais en attendant nous n'avons toujours que des Cd qui sonnent beaucoup moins bien que les vynils. La preuve? Le Dr Ebbets a trouvé des pressages vynils d'époque de très bonne qualité, les a numérisés brut, sans passer par les masters, et obtenu un son bien meilleur que celui que vous obtiendrez à la FNAC. Il parait que les Cd du docteur s'arrachent sur eBay, donc en attendant de gagner au loto, le mp3blog Taste propose des mp3 de Sgt. Pepper et Revolver. Ce ne sont que des mp3, mais c'est déja mieux que les Cd.
Si vous ne les téléchargez pas pour vous, téléchargez les pour Dieu, il le mérite bien.



Pianissimi (JOUR 100)

Posté par éèëê le 08.07.06 à 09:29 | tags : classique, électro, live, siestes électroniques
En ce vendredi 7 Juillet, éèëê a cherché un peu de fraîcheur dans l’auditorium Saint Pierre des Cuisines, ou le piano était à l’honneur pour le second concert payant du Festival des Siestes électroniques. Autant le show de Kevin Blechdom and the Spankings avait été exubérant, autant les prestations de Marion Lambert et de Hauschka furent mesurées et intimistes.

La première partie fut emmenée par les mains virevoltantes de Marion Lambert. La jeune concertiste a proposé un petit voyage dans la musique du début du XXe siècle, comme autant de pistes explorées deux générations plus tard par les artistes électroniciens. De Prokofiev aux français Satie, Debussy et Ravel, le concert très impressionniste brillait par sa cohérence et son interprétation. Notons juste que ce choix de morceaux a autant inspiré la musique électronique que le jazz modal de Davis ou les chansons de Wyatt. Qu’importe le flacon tant qu’on a l’ivresse !
Pour actualiser son approche, Marion Lambert a joué une pièce (apparemment improvisée) avec un musicien électronique… où l’expérimentation n’a mené à peu près nulle part. Pas d’émulation, pas de jointure, une succession de plans sonores heurtés, sans logique apparente. Une pianiste engoncée dans des gimmicks un peu trop discrets et un électronicien agité du preset, qui tripatouillait constamment sa matière sans lui laisser d’espace. Une vingtaine de minutes assez décevantes, que le concert d’Hauschka allait gommer avec bonheur.
L’allemand s’est installé à son piano droit préparé - un tas d’objets, hétéroclites mais soigneusement choisis, sont coincés entre les cordes afin d’obtenir des sonorités nouvelles – pour un joli concert de trois quarts d’heure. Si la technique de piano préparé évoque directement John Cage, son inventeur, la musique d’Hauschka avait davantage de connexion avec le répétitisme d’un Steve Reich, la candeur d’un Hausmeister ou le son faussement naïf d’Aphex Twin. Comptines, ragtimes ou morceaux doux et touchant, le point d’orgue du concert fut certainement cette pièce où l’artiste a débarrassé progressivement le piano de ses prothèses sonores. Au terme d’un effeuillage sensuel fut révélée la beauté intrinsèque d’un instrument NU.

Parce qu’il se plie avec le même bonheur à la sophistication et la virtuosité d’une part, la simplicité et le dispositif d’autre part, le piano était la véritable vedette de cette confrontation réussie entre deux approches antithétiques.



Edito (ou tard)

Posté par Flyer le 07.07.06 à 19:22 | tags : édito, flu, forum, news, nombriliste
Tv on the RadioPremier édito du blog Playlist, en vue de vous présenter ce qui se passe de musical sur le territoire Fluctuat.net.
Parce que la musique sur Flu ne se résume pas à Playlist, nous avions déjà créé la collection Flu le mag, histoire de rassembler facilement nos contenus plus touffus et complets et avec de l'intelligence dedans.

Cette semaine, côté Mag', on s'est interressé au disque de Frank Black, Fast Man, Raider Man, d'autant plus que ce dernier a tiré un trait final sur un possible retour album des Pixies (la tournée infinie n'est pas inquiétée... tant qu'il y aura des gens qui payent...). Mais on a surtout misé nos oreilles sur la nouvelle bombe lâchée par un groupe aussi intelligent et novateur qu'efficace : TV on the Radio et son Return to Cookie Mountain. Retour plus précis sur la Cdthèque de Flu sur la rubrique Musique.

Côté interview, après l'électronique Sir Alice, nous sommes allé questionner Stuart Staples (l'(ex ?) leader des Tindersticks) sur son album solo Leaving Songs, et Matmos, que nous avons pu rencontrer lors de la dernière Villette Sonique. Et d'autres choses, multi-rayons, sur la rubrique Interviews de Flu.

Dernier aspect de la Fluzik : les forums, où échange et participation sont les maîtres mots. Cette semaine au menu des débats : "Le concert de votre vie ?", "Vos chansons déprimantes favorites", "Où sont passés les punks ?"...peut-être essayent-ils juste de faire tenir leur crête ? (existe aussi en version dreadlocks).

Et bon week end, les zouzous !



Beat it... Bite it... Hum...

Posté par Flyer le 07.07.06 à 15:22 | tags : michael jackson, rigolo, vidéos musicales, youtube


Une réinterprétation charmante du tube "Beat it" de Michael Jackson.
Avec de l'homoérotisme dedans.
(Je l'ai trouvé en même temps que Maïa, et je lui ai proposé de départager l'exclu en faisant une partie de Tetris, mais comme elle est lâche et moi imbattable, elle a laissé tomber... ah ah ah !)



La RIAA aime les sonneries, pas la musique

Posté par Flyer le 07.07.06 à 13:17 | tags : label, news, politique
Mitch Bainwol, de la Recording Industry Association of America, a eu, début juillet, ces bons mots :
"Les sonneries de téléphones sont une énorme partie de l'industry du disque émergente, sans conteste. Les enfants aiment les sonneries de téléphones. Cela définit qui ils sont."
Auquel Tamara Conniff, du Billboard (qui a ouvert un chart sonnerie en 2004) répondit :
“Il existe déjà des artistes qui vont en studio et créent des chansons uniquement dédiées aux sonneries de portable... Les jeunes enfants, de 13 à 24 ans, c'est comme ça qu'ils consomment la musique. C'est le marché. C'est le marché de la vente de disque, et c'est le futur."
RingTone
Rick RossSuper. Pas de surprises donc, lorsqu'on apprend que la RIAA organisera accordera désormais des certificats d'or ou de platine aux chansons qui font de bonnes sonneries de téléphones. 500 000 ventes de sonneries pour l'or. 1 million pour le platine. La RIAA a donné 84 certificats d'or, 40 de platines et 4 multi-platines.
Commentaire de Rick Ross, un rapper qui a gagné une médaille d'or : "C'est un vrai gros truc. Personne ne peut minimiser le certificat de la sonnerie de téléphone !".
Hmm... Devant les évolutions récentes de l'industrie musicale, nous sommes fier de vous annoncer le remaniement éditorial de Playlist. Dès lundi prochain, en partenariat avec la Sacem, retrouvez ici même (en lieu et place des news musiques, des sites rigolos, et de notre mauvaise foi patente envers U2 et Coldplay) les sonneries de portable préférées des internautes de 13 à 13 ans et demi, bourrées de DRM, au prix imbattable de 15 euros la seconde, et en complète violation de tous les copyrights existants sur Terre et dans l'univers.
Oui, on a pris des cours chez Virgin.



Gimmick aime DJ KiCKS

Posté par Flyer le 07.07.06 à 11:52 | tags : copinage, électro, four tet, label, mp3, web
La série DJ-KiCKS, entamée en 1995, est une suite de mixes d'albums par divers artistes pour le label indépendant !K7 Records. Tout a commencé par des compils house et techno, mais la série se décline désormais dans des genres jazz et drum'n bass.
Four Tet est composé du seul Kieran Hebden, qui fait aussi partie de la très belle formation Fridges. Les quatres albums de Four Tet sont un peu inégaux mais souvent très bons, et son Rounds (le 3e) est sans doute celui à ne pas louper.

Four Tet

Chez Gimmick, je suis tombé sur un gros mp3 du DJ-KiCKS de Four Tet, dont on vous avez déjà parlé, et c'est très chouette, très péchu, parfois bien barré (comme quoi, la collaboration entre Kieran et Steve Reid, traduite sur deux albums très difficiles d'accès, lui a laissé des traces).
Allez-y donc électrifier vos tympans.



Diam's, directrice artistique de la Motown

Posté par Flyer le 06.07.06 à 18:42 | tags : diams, label, news, politique, soul
Diam'sOui, vous avez bien lu. La Motown, le célèbre label de musique noire dont l'objectif purement commercial (faire acheter la musique noire au public noir et blanc) soutint en grande partie la vague soul et R'n'B des années 60 et 70, et permit de faire émerger des artistes aussi cruciaux que Marvin Gaye, Stevie Wonder ou les Supremes, et qui s'occupe - maintenant qu'elle a été phagocytée par Universal - d'artistes moins cruciaux comme Crazy Frog, les Kaiser Chiefs ou Rammstein (mais rendons-leur justice, ils éditent aussi Damian Marley et le dernier Prince), bref la Motown !
Et bien, le fameux label ouvre une filiale française, Motown France, sous la houlette d'Universal Music France. À cette nouvelle, un doute nous étreint déjà. Mais le doute devient déception profonde lorsqu'on apprend qu'Universal a demandé à Diam's de s'occuper de la direction artistique du label, pour "faire émerger les artistes de demain". À ses côtés, Sebastien Catillon, l'homme qui fit signer Sinik, Wallon... et Diam's.
Le R'n'B et la soul française sont entre de bonnes mains... hum hum.



100 horribles pochettes d'albums

Posté par Flyer le 06.07.06 à 17:04 | tags : arts visuels, en jpeg, rigolo, web
100 Worst Cover
Un site (de plus) qui liste 100 pochettes d'albums qui défient le bon goût tout court. Comme d'hab, je ne suis pas d'accord pour celle de Lovesexy, que je trouve plutôt jolie, mais bon... Cheesy Time !



Les jeunes gagnent toujours

Posté par Flyer le 06.07.06 à 13:26 | tags : politique, rigolo, techno
MosquitoIl y a quelques temps, j'étais tombé sur le "Mosquito Sound", un son d'une haute fréquence, ne pouvant être généralement perçu que par une oreille jeune, de moins de 25 ans. Il s'agit d'une sorte de sifflement assez désagréable, et si les gens qui glissent vers leur trentaine ne l'entendent pas, c'est dû à la prébyacousie, une perte naturelle de l'audition qui commence dans la vingtaine et qui diminue le spectre des fréquences audibles par l'homme.
Jusqu'à maintenant, le fameux Mosquito Sound était utilisé par des méchants marchands de biens pour éloigner les jeunes dilletants aggressifs de leurs échoppes vulnérables à la colère puérile d'une jeunesse en perte de repères qui écoute Grand Corps Malade. Vous voulez tester ? Cliquez.
Mais ce qui n'était qu'une innoffensive arme ultime permettant la destruction nerveuse de la jeunesse s'est retourné contre les vieux durs d'oreilles. Les jeunes, toujours à l'affut d'un mauvais tour, se servent désormais de ce son comme sonnerie de téléphone portable ! Cela leur permet de faire sonner en toute impunité leurs téléphones portables dans des lieux soigneusement dirigés par les vieux : les salles de classe, les chambres de garde-à-vue, les prisons haute-sécurité, ou pire, les bureaux du Fisc...
Quel dommage que les disques de Pleymo ne soient pas composés de cette manière.



Side Project : le retour de Marble Valley

Posté par Myosotis le 06.07.06 à 12:23 | tags : mp3, myspace, news, rock, web
Marble ValleyDans la série des side projects dont tout le monde se fout, Steve West, excellent batteur en survêtement du groupe maintenant légendaire Pavement (le dernier album de Stephen Malkmus, son leader, a définitivement mis fin à ses ambitions d'un succès planéaire et populaire) revient avec un deuxième album pas mal du tout.
Les Marble Valley  font avec Wild Yams ce qu'ils avaient fait sur leur première réalisation, à savoir un grand n'importe quoi assez jouissif, entre musique électro, rock low-fi, spoken word, titres à la Can ou tentatives de copier Pavement, on sent que ces gars là s'amusent sans (trop) se prendre au sérieux.
Le groupe passera en concert à Londres mais n'est pas en vue chez nous. En attendant, on peut écouter ce que ça donne sur leur page Myspace et devenir leur ami, évidemment. Autant dire que posséder ce disque dans votre collection fera direct de vous un mec ou une nana branché et qui connaît son affaire...



Daft Punk aux Eurockéennes, les vidéos

Posté par Syl le 05.07.06 à 18:06 | tags : daft punk, électro, eurockéennes, live, vidéos musicales, youtube
Daft Punk aux Eurockéennes
Je vous ai fait part samedi en léger différé du pied que j'ai pris au concert des Daft Punk aux Eurockéennes. Pour reprendre le slogan d'un célèbre magazine qui fait son beurre sur le dos des peoples : après le poids des mots, le choc des images.
Voici donc quelques vidéos de ce live orgasmique, filmées (mal) par moi-même ! (sauf la première)
On commence par un moment de transe collective, avec l'hymne "Around the World" mixé à "Harder better faster stronger" :
 
La suite :
- "Robot rock", qui à introduit la concert
- "Crescendolls" + "Television rules the nation"
- "Technologic"
- "Face to face"
- "Too long"
-
et "One more time" en bouquet final
 
Ahhh c'est bon ! mais trop court... alors si vous avez également des vidéos postez-les ici.



Paye toi Kraftwerk

Posté par Flyer le 05.07.06 à 17:11 | tags : kraftwerk, rigolo, techno, web
Kraftwerk Vocoder

La mère de tous les vocoders, le codeur vocal originel utilisé par les teutons de Kraftwerk pour "Autobahn" est en vente sur eBay. Véritable petite pièce de musée, il est à vous pour quelques 8 500 dollars américains. Il y a trois jours, il était à 3 000 dollars. Des milliers d'obsédés du vintage prête à vendre leurs meubles, leurs familles et leur foie sont sur le coup.
Originellement un moyen de crypter les transmissions militaires, le vocoder de Kraftwerk vous offrira de longues heures de canulars téléphoniques hilarants. Par exemple, appellez votre vieille maman cardiaque et dîtes lui avec la voix deformée d'un meurtro-robot : "JE SUIS DANS TA MAISON, LE PAPIER PEINT EST ROSE ET J'AI TROUVÉ UNE TRONÇONNEUSE DANS LE GARAGE ! MUHAHAHAHA !" . Effet comique garanti.
(via Music Thing)



Chris Martin déteste les gros

Posté par Flyer le 05.07.06 à 15:02 | tags : coldplay, news, people
Chris MartinQuand on s'appelle Chris Martin et que quelqu'un critique devant vous le dernier disque de Coldplay, vous ne lui expliquez pas votre démarche artistique, vous ne vous lancez pas dans une argumentation artistique, vous n'utilisez même pas l'argument le plus gamin du monde "Bah si t'aimes pas, t'écoutes pas !". Non, vous insultez votre détracteur parce qu'il est gros. C'est ainsi que Chris Martin a lancé une voisinne qui critiquait son dernier album : "Va chez Weight Watchers !".
Puis de se repentir, penaud et pataud, dans le Sun :
"Quand quelqu'un insulte votre musique, la première chose que vous voulez faire c'est de l'attaquer sur son apparence. C'est une chose terrible mais j'ai eu cette femme garée près de notre maison. Je n'en suis pas fier, mais c'est étrange la façon dont vous pouvez devenir un vrai connard quand vous êtes attaqué."
Ou peut-être que le connard, c'est juste
le naturel qui remonte à la surface ?



YouTube Clash !

Posté par Flyer le 05.07.06 à 12:38 | tags : hip hop, logiciels, musique, rigolo, technologeek, vidéos musicales, web, youtube
YouTube n'est pas qu'un catalyseur de ridicule pour karockeurs frustrés. C'est aussi un lieu de promotion extraordinaire pour de nombreux artistes émergents, comme le Rappeur du 92, le plus grand rappeur français après Alex King. Le Rappeur du 92, dont l'inventivité merveilleuse du pseudo n'a d'égal que la poésie urbaine de ses textes est l'auteur d'une unique chanson... Mais quelle chanson : "La Zermi du 92" !


Magnifique, n'est ce pas ?
Maintenant, passons à ce qui est vraiment drôle. Au fil des semaines, la vidéo de ce rappeur pathétique et anonyme a tourné sur YouTube, et notre jeune camarade a finit par se faire repérer par un gentil remixeur, qui a donné toute son ampleur à l'hymne sociale -poignante - du jeune Rappeur du 92 fan de MSN. Regardez donc ce remix, c'est juste extraordinairement drôle.
Evidemment, la popularité soudaine de notre Rappeur du 92 lui a créé des ennemis, comme l'inquiétant Sparky qui lui répond caché sous une serviette de bain ou le Rappeur du 71, dont le flow coule aussi fluidement que du béton armé dans une tuyauterie bouchée.
Ensuite, et c'est logique, le Rappeur du 92 s'est fait mettre en concurrence avec ses pairs, comme Dadane, le rappeur cheesy du 29 dont l'ambition sociale et spirituelle est d'être diffusé sur Skyrock (ah, jeunesse perdue !). D'aucun n'auront donc pas manqué de monter le FIGHT du siècle entre ces deux stars du Tube.
Et, telle la queue d'une comète, la célébrité est toujours suivie de son cortège de moqueries et de quolibets. Mais lorsqu'on met les paroles de la "Zermi du 92" dans la bouche de Cartman avec autant de talent, ce n'est plus de la vanne : c'est quasiment du mash up...
Moralité : les ghettos du Village global, c'est pas encore Compton.
(spéciale casse-dédi à David Koresh !)



Coma éthylectronique (JOUR 011)

Posté par éèëê le 05.07.06 à 10:43 | tags : électro, hip hop, siestes électroniques, techno
Dimanche 2 Juillet, éèëê était aux Siestes Electroniques. Il a vu le set abstract hip hop de Humanleft avant de sombrer dans une dimension parallèle. Par chance, son ami Kevin a rapporté ceci. C’est tellement bien dit qu'éèëê n’a (presque) pas changé le texte d’une virgule.

les trois siestes "Bon voilà ce que tu as loupé hier.
Midaircondo. C'était exactement ce qu'il y avait écrit sur le programme. Trois suédoises mimies - enfin il y en avait une qui approchait les 40 ans quand même, ça devait être la prof de tricot (voir programme). Il y avait 2 chanteuses : la flutiste, qui donnait plus dans le vocal éthéré, et la vieille, qui s'occupait des machines, avec une voix plus punchy, assez jolie, un peu soul mais pas trop. Globalement le set a été plutôt ambient (j'ai pas mal somnolé, je me serais endormi si j'avais pu). Quand il y avait du beat, c'était du beat électronique, tendance electronica mais assez simple malgré tout. Ca ressemblait parfois à Björk, parfois à Mùm. Elles ont fini sur un morceau très vocal où elles chantaient toutes les trois des "lalala". C'était vraiment bien.
Krikor. Techno "minimaliste" type Villalobos, en moins extrême quand même, en moins répétitif et moins travaillé au niveau du micro-bruit. Je dirais un peu entre Vladislav Delay (pas pour le côté dub, plutôt pour le côté je fais des changements chelous toutes les 2 minutes) et Villalobos (pour le côté répétitif, groovy, techno). C'était un gars assez marrant, avant de jouer il a parlé : ça a dû être un des plus longs speech depuis que les siestes existent ! Il a dit quelque chose du genre "Salut, vous allez bien ? Parce que moi oui. Je suis Krikor, je vais vous jouer un peu de musique. J'espère que vous allez aimer, et peut être danser, qui sait ?" avec un hochement d'épaule. Et puis il a commencé. A un moment aussi, mauvaise manip', plus de son. Il a levé les bras, genre "désolé désolé", c'est ma faute. Il a dû gueuler trois fois "pardon je suis désolé", il avait l'air vraiment navré, c'était marrant. Et puis il a relancé la musique. C'est bête, parce qu'un gars habitué à faire du live l'aurait joué autrement. Il aurait fait genre "Ah ah, vous savez pas quand la musique va repartir !" et puis il lance le beat et c'est génial. Là, même si quand il a rebalancé la purée c'était super, il a mal joué le coup avant. Enfin bref. Il y a eu quelques danseurs pendant son set, ça a dû monter jusqu'à une quinzaine. Il y avait de plus en plus de monde et comme il faisait soleil, ça se serrait à l'ombre, c’était vraiment cool.
Legowelt. Bon là ils nous ont un peu embrouillé sur le programme. On est pas restés jusqu'à la fin, mais on a vu une bonne 1/2 H. C'était très revival acid techno, avec un petit côté techno début 90's. Des sons beaucoup plus cheap que Krikor, des rythmes hyper basiques techno, avec des sons techno, des nappes et des mélodies acid? C'était sympa, sans plus. Je serais resté quand même, ça pulsait bien mais je me doutais que Fabien aimait pas trop donc j'ai abrégé ses souffrances. Ca dansait beaucoup plus là, mais bon c'est le début de soirée et le dernier set, ça fait toujours ça.
dors, dors, dors
Voilà, que dire d'autre ? Les bières sont bien fraiches, le vin blanc un peu moins. On a eu droit à un sondage. On a vu une fille avec des chaussures magiques. C'était genre des vans, avec des petites roulettes intégrées sur le talon, donc elle pouvait rouler sur ses chaussures aux endroits en pente, c'était assez bluffant. On a vu un gars avec un vélo chopper aussi. Il avait le guidon vachement long, avec un angle de fou, donc il était assis penché en arrière sur sa selle."
Toulouse, c'est dingue. Merci Kevin !



Jarvis et MJ, amis pour la vie ?

Posté par Myosotis le 05.07.06 à 10:10 | tags : jarvis cocker, michael jackson, people, rigolo
Michael JacksonJarvis CockerOn se souvient que Jarvis Cocker et Michael Jackson avaient dansé lascivement, il y a quelques années, avec des gamins en rut sur le plateau d'une cérémonie musicale. Leurs réactions respectives avaient alors été largement commentées par la presse. Visiblement, il en est resté quelque chose (des échanges génétiques, un styliste commun ?). Les deux hommes sont en effet apparus ces derniers mois dans des tenues vestimentaires plutôt coordonnées et stylistiquement enlevées. La ressemblance est poussée jusqu'à la coupe de cheveux.
Alors que Jarvis revient sur myspace avec un nouveau titre et que MJ a annoncé son envie de s'installer en Europe, on a envie de dire : à quand le duo ?



Return to Cookie Mountain

Posté par Flyer le 04.07.06 à 18:09 | tags : flu, mp3, news, rock, tv on the radio
Tv on the Radio - Return to Cookie MountainPour cause de retour des Eurocks, je n'ai pas pu faire de notule hier sur la plus belle news musicale du mois : la sortie du nouvel album de Tv on the Radio : Return to Cookie Mountain.
Pour faire simple, cet album est celui qui trônera sur mon top album 2006 à moins d'une profonde révolution musicale, et encore. La soul post-rock de Tv on the Radio, qu'ils magnifient encore plus sur ce second opus est déjà suffisament différente des productions musicales habituelles pour mériter votre attention (celle de David Bowie a été titillée, puisque le monsieur, impressionné, est venu chanter sur la piste "Province"). De plus, le fait que leur musique soit complètement géniale mériterait même... d'acheter l'album (et son superbe artwork !).
Pour vous convaincre, voici un petit avant-goût, l'une de mes chansons préférées...
Tv on the Radio - "Blues from down here"


MàJ : la chronique de Return to Cookie Mountain est disponible sur Flu, le mag.



Independance Day

Posté par 2goldfish le 04.07.06 à 15:51 | tags : mp3, rigolo, usa, web
america is awesome - Natalie DeeLes Etats Unis sont nos amis, alors souhaitons leur à tous un joyeux anniversaire ! Il y a trois cent trente ans aujourd'hui que treize états américain ont dit merde à la monarchie britannique, précédant les Sex Pistols de trois siècles (puisqu'on vous dit que le punk est une invention américaine !).
Il y a un tas de façon de célébrer dignement la naissance du pays qui nous a donné la liberté, le Coca-Cola, Brian Wilson et la lune. Pour beaucoup d'américains, ce sera en faisant exploser une petite party avec des fusées et autres pétards. Pour Robert du blog Trees Lounge, c'est en postant un récapitulatif de son 50 states project, la version mp3 blog de la folie de Sufjan Stevens : un rassemblement de toutes les chansons possibles sur chaque état uni. Il n'en est en fait qu'à 23 sur 50 (c'est quand même 21 de mieux que Sufjan), mais ça fait déjà plus de mp3 que je ne peux en compter avant de me lasser, c'est à dire beaucoup. Vraiment beaucoup.
Evidemment, le Delaware est moins bien servi que la Californie, mais si vous avez toujous révé d'une bonne compilation de chansons sur l'Idaho, votre bonheur est là.



Jarvis is back

Posté par Myosotis le 04.07.06 à 15:42 | tags : jarvis cocker, myspace, news, rock, web
Jarvis CockerOn n'y croyait plus vraiment tout en l'espérant très fort : Jarvis Cocker est de retour pour sa première chanson post-Pulp publiée sous son propre nom. Entre temps, Cocker avait signé un décevant album sous le pseudo de Relaxed Muscle, sorte d'électro pop assez merdique, et assurait des sets de DJ, majoritairement à Paris, où il séjourne quasi continuellement avec son épouse mannequin.
Le titre, écoutable sur son Myspace, est en effet son premier exercice de songwriting en solo depuis la dissolution du groupe de Sheffield en 2002, consécutive au demi-échec de l'album We Love Life. Le titre "Running the World" - qui s'adresse aux "cunts" - est sans surprise mais plaisant à l'écoute et démontre que Cocker, qui s'attaque ici aux organisateurs bénis oui/oui du Live 8, n'a rien perdu de sa méchanceté. On ne sait pas néanmoins si le bigleux magique parviendra un jour à égaler l'acuité réaliste de Different Class.
Sa voix est intacte et on reconnaît assez nettement son écriture structurée autour d'une alternance couplet lent / refrain massue, qui constitue sa marque de fabrique. A suivre donc. Cocker réclame d'ailleurs sur sa page l'avis des internautes, comme un jeune compositeur. Chose assez amusante de la part d'un type qui a vendu des disques par wagons entiers.



Google contre Kurt Cobain

Posté par Myosotis le 04.07.06 à 11:53 | tags : à lire, politique, web
Kurt Cobain s'est suicidé le 5 avril 1994, il y a donc quelque chose comme 12 ans maintenant. Le chanteur de Nirvana a laissé derrière lui une lettre, une note d'intention typiquement américaine où il exprime brivement les raisons de son acte et encourage, à grands renforts de "I love you", sa femme et sa fille à poursuivre sans lui leurs rêves, leur vie, etc.
La lettre que l'on trouve un peu partout n'est néanmoins jamais mieux présentée qu'ici, où on la découvre littéralement mitée, par Google, d'annonces et de liens promotionnels directement liés au texte : cellules de soutien psychologique, aide à l'enfance, campagne anti-toxicologique, cette mise en page d'un genre nouveau, qui coupe, aère et fragmente le texte de Cobain (aussi juste et poignant qu'un... Journal de Pete Doherty) marque, pour moi, ce que pourrait devenir l'internet : un moyen de contrôle global des émotions, une plateforme immense de liens marketing.  
Quel rapport avec la musique alors ? Cette mise en page est, sans qu'il l'ait jamais su, l'une des véritables raisons pour lesquelles Kurt Cobain a choisi d'arrêter les frais. Il ne savait pas que ces derniers mots seraient phagocytés par le message publicitaire, qu'on lui collerait des étiquettes jusque sur son front mort.



De la moiteur à l'incandescence (JOUR 010)

Posté par éèëê le 04.07.06 à 11:25 | tags : audio, électro, live, mp3, musique, remix, rigolo, siestes électroniques
Où nous retrouvons éèëê, parachuté à Toulouse pour les Siestes Electroniques... Entre deux roupillons et trois verres, voilà ce qui se tramait dans la capitale du Sud Ouest.

I. Moiteur. Les réflexes, forgés par les ans, emplissent d'un parfum de retrouvaille le parc Raymond VI. Ici on se repose (quand le niveau sonore le permet), on papote avec les amis amassés autour des jus de fruits. Les plus organisés sortent leur dinette d'insondables sac-à-dos. Zonards et filles en goguette dont les expressions faciales disparaissent sous le maquillages ; bambins rieurs et quinquagénaires vaguement dubitatifs.
Et la musique, évidemment. Tellemake ouvre le bal immobile de ses samples graves - "sinistres", arguent mes volubiles voisines. Electronica arythmique, cordes triturées et paysages sonores désolés, le premier set sera le moins accessible de la journée. L'écoute ne peut se contenter de la paresse, c'est dans ce paradoxe que les Siestes ont forgé leur caractère.
accordéobatteurPuis survient une intrusion acoustique : A Hawk and a Hacksaw, projet klezmerisant du batteur actuel de Broadcast. Gentiment mené par l'homme orchestre (accordéon, batterie, grelots) et sa compagne (?) au violon, le second volet de l'après-midi vaut surtout pour les acrobaties loufoques du batteur, qui s'est greffé sur un chapeau ou sur le genou des baguettes afin de frapper cymbale et rimshot. Certes, les instrumentaux ne brillent pas par l'originalité du traitement des thèmes juifs ou tziganes, mais la prestation garde son aspect sympathique.
L'air s'épaissit, on brûle sous les nuages toulousains lorsque c'est au tour de Toshiyuki Yasuda de prodiguer ses chansonettes bossa nova surannées. Cet homme vénère de façon égale les tics musicaux sud américains et son vocoder. De légère et rafraichissante, sa prestation monotone devient ennuyeuse - ouf ! les potes ont ramené des bières. Justus Koehnke ferme l'éclectique programmation avec un set pile poil entre électro minimaliste et virgules club : un régal !!! 20h45, fin abrupte de la musique. L'équipe nationale doit en découdre.

II. Bouffée de chaleur. Dix heures ont passés et la foule a crié très fort au Capitole.

III. Incandescence. Pour les assoiffés de danse, rendez-vous était donné au Liquid Club pour une soirée électro-booty bass alléchante. Contre un billet rose (clin d'oeil géographique?), les plus déchaînés des siesteux ont remué leur popotin au son de France Copland, Modeselector ou encore Koyote & Goon. Les premiers se sont montrés assez peu communicatifs avec un parterre en nage (il devait faire environ 235° ce soir-là). Leur live électro n'a pas complètement captivé, mais l'envie de décharger les tensions accumulées lors du match France-Brésil était solide.
Les allemands de Modeselektor ont, à l'inverse d'un match de la Mannschaft, proposé un set frénétique et redoutablement génial. Nappes jouissives, montées de beats ragga, hip hop ou house, vocaux de TTC hachurés, les clubbers ont hurlé à la mort pendant une heure.
Certains ont définitivement éliminé leurs toxines avec Koyote & Goon, mais pour moi c'était : "Vous soufflez tant que vous entendez le signal sonore... Merci. Vous avez la carte grise du véhicule ?"



La fin des tentes : Muse et Cult of Luna

Posté par Flyer le 03.07.06 à 21:58 | tags : eurockéennes, live, log out, metal, muse
MusePersonne ne pouvait faire autrement que d'entendre Muse jouer, vu le volume auquel s'étaient laissé allé les ingés-sons de la grande scène (laxisme de fin de festival oblige). Mêlant les morceaux diaboliquement toujours efficaces de Origin of Simmetry (dont ils ont joué un nombre impressionnant de titres, de "New Born" à "Bliss" en passant par "Citizen Erased") aux titres souvent grotesques de Black Holes and Revelations. Le mélange a quelque chose de monstrueux, bien balancé et hideux à la fois, aussi bon qu'auto-parodique. Comme si Frankenstein était constitué de morceaux de top modèles.

Cult of LunaCe sera donc sur la scène de la Plage que l'on choisira d'achever les Eurockéennes de Belfort 2006, devant les (très) jeunots mais très crédibles métalleux de Cult of Luna.
Sorte de Mogwai plus brut et enervé, auquel on aurait adjoint un chanteur métal, le métal électrique et électronique des Suèdois se révèle très efficace (même si la prestation du chanteur est finalement anecdotique). Leurs belles atmosphères tapent juste, et lorsqu'elles sont savamment tranchées de guitares, le résultat fait chavirer les cerveaux épuisés par trois jours de concert. Sur la Plage, la débauche de son, puissante, rauque, écrase les échos de Muse et entraîne le public dans un final dévastateur, tout en murs sonores. Les corps se propulsent dans tous les sens, les flemmards (dont je fais partie) s'effondrent assis contre les palissades qui bordent la scène ouverte et cognent du front en cadence. La nuit hurle, quelque chose prend feu au loin, un sorte de totem de bois, sans doute sacrifié pour la fin des Eurocks. Les flammes prennent de la hauteur et lèchent le ciel. Cult of Luna continue de se déchaîner, conscients de tenir la foule, et les Eurockéennes s'achèvent dans la dévastation.



Sigur Ros : Chris Martin est passé par là ?

Posté par Flyer le 03.07.06 à 20:26 | tags : eurockéennes, live, sigur ros
Sigur RosSigur Ros n'est plus une valeur sûre. Déjà, l'album ( ) montrait quelques signes de faiblesse, que le nouveau Takk a profondémment creusé. Mais leur concert aux Eurockéennes a été la cerise sur le gâteau raté : 1h20 de concert, deux bons morceaux seulement mais de l'ennui, beaucoup d'ennui, par vagues continues. Moi qui espérait un bel et beau concert de la part des Islandais, qui ont pourtant composé quelques chefs d'oeuvres (il y a 7 et 9 ans, c'est vrai...), j'ai assisté - en direct et médusé - à l'un des lives les plus ennuyeux du festival.
Reprenant sur scène l'intégrale de l'album Takk, les Islandais étaient accompagnés d'une section de cordes et de cuivres, très sous mixés et difficiles à discerner. Jon Thor Birgisson (guitariste et vocaliste du groupe) faisait le malin sur sa guitare avec un archet de violon pendant tout le concert, le clavier s'occupait à balancer des nappes de synthés sans se demander quoi que ce soit d'autre, le bassiste Georg Holm avait l'air de s'ennuyer, et le batteur devait s'ennuyer de toutes façons, tant il était pauvrement sollicité. Excepté en de très rares occasions, le groupe n'a réussi à donner que peu d'envergure aux titres de son album mou, ne l'a jamais vraiment fait décoller et, au milieu d'une longue platitude aérienne, a fait apparaître les hommes de la section de cuivres déguisés à la Sergeant Pepper, traversant la scène en faisant entendre (difficilement) leur sympathique apport. Un tel évènement sonne presque comme un aveu du groupe, obligé de provoquer une mise en scène pour garder l'attention du public, que leur musique seule abandonnait lentement et sûrement.
Et pourtant, après presque une heure et demi de live issu de leur album (de très loin) le moins bon. Sigur Ros fut salué par la foule. Ovationné même. Peut-être parce que le public, largement ignorant du vrai talent habitant le groupe (et laissé au vestiaire ce soir là), s'est contenté d'un set "planant" (pour parler djeune) et bancal en le mettant au crédit de l'originalité et de la crédibilité du bouche à oreille ? En tout cas, je l'espère.



Les Eurocks : un marathon

Posté par Syl le 03.07.06 à 16:50 | tags : eurockéennes, rigolo
Camping EurockéennesLes concerts jouissants, les conférences de presse qu'on n'écoute pas pour cause de match de foot (Quelle idée d'interroger Seb Martel alors que Brésil-France bat son plein ?) tout ça c'est le beau côté des Eurockéennes de Belfort.
Mais pour le mériter, mieux vaut être un guerrier, car survivre aux acouphènes, à l'absorbtion de bières par dizaines et de kebabs froids par... unités (l'abus de kebabs est dangereux pour la santé), aux centaines d'heures de marche sous un soleil de plomb (spéciale dédicace à la mythique voie ferrée) ou au levant alors qu'on tient à peine debout, ça ne s'improvise pas !
Après tant d'épreuves, l'arrivée au camping devrait être un moment de grâce... En fait, ce n'est pas tout à fait ça. Dormir 3 heures et être réveillé par la chaleur régnant dans une tente transformée en sauna pour cause d'ombre inexistante, supporter les cris - que dis-je, les barrissements - des voisins fans de death metal (mais que font-ils là ?), attendre de longues minutes en plein cagnard pour espérer prendre une douche tant attendue, doubler la mise quand le moment est venu d'aller aux toilettes... voilà le défi à relever pour gagner le marathon des Eurockéennes.
Dur mais tellement insignifiant à côté du bonheur de voir Daft Punk, Depeche Mode, Mogwai, La Caution ou Animal Collective en vivant !



Docteur Mogwai et Mr Beast

Posté par Flyer le 02.07.06 à 22:30 | tags : eurockéennes, live, mogwai, photo, rock, rss, technologeek
MogwaiJe reviens tout juste du chapiteau, où Mogwai vient de déverser 1h 20 de bonheur sonore. Comme d'habitude, le groupe a poussé le volume, au point que les boules Quiès devenaient purement indispensables. Et exepté Totom, qui malgré un récent grave acouphène a voulu expérimenter un titre sans les protections auditives (mais allez raisonner un type qui aime autant le son !), tout le monde portait les précieux bouchons pour précieuses oreilles. Nappes de guitares saturées d'effets, grosse basse, et la batterie puissante, profonde, ce magnifique métronome dingue, font la joie du public massé sous le chapiteau. Belfort ovationne copieusement le groupe après chaque titre. Un peu partout, les gens baissent la tête, captent la musique et se mouvent en rythme, ils tapent des batteries imaginaires, grattent des guitares imaginaires, ferment les yeux et lèvent la tête, pour recevoir plus de son et remercier la source. Niveau setlist, le groupe joue pas mal de titres de son nouvel Mr Beast, presque uniquement ceux de la deuxième moitié de l'album (celle qui est bien) qui passent magnifiquement en live. L'heure et demie de concert semble passer en une demi-heure et lorsque les Ecossais déposent leurs guitares, ils sont (une fois encore) noyés sous les cris et les applaudissements. Mogwai a assuré.



Le soleil vient de se lever. Islands est venu partager...

Posté par Flyer le 02.07.06 à 18:58 | tags : eurockéennes, live, pop
Levée à 10 heures du matin (soleil écrasant et gentil métalleux qui promène son poste poussé à plein volume autour des tentes oblige), notre petite équipe zone un peu sur le camping. Lavabos, douche, brosse à dent, le B.A.BA du campeur. Puis bière, vodka caramel (miam !) et carambar, le B.A.BA du festivalier. Nos gentils voisins de tente organisent un poker, auquel participons Totom et moi, en misant des capsules de bouteille. Je plume tout le monde (note pour vous-même : je suis très fort au poker, si l'on se rencontre un jour, ne jouez pas contre moi, surtout si je vous dis que je suis mauvais), et on se met en route vers le site avec Totom. Vincent est quelque part entre le car de presse et le reste des 90 000 personnes, alors on a du mal à le retrouver. Actuellement, il doit être en train de revenir vers Paris. Et il y a une heure et demie, il devait traîner quelque part sous le chapiteau, comme nous, pour voir Islands donner un sympathique concert, tous de blanc vêtus (mais pas en cosmonautes).
IslandsMotivés, enjoués, plein de bonne volonté, les îles (et une elle) ajoutent  des violons et même une clarinette à leur pop multiforme, parfois samba, parfois noisy, mais toujours joyeusement ironique. Le public se bouge, le groupe aussi, ça tape dans les mains, ça saute un peu, le guitariste-chanteur monte sur les amplis, s'étale un peu par terre, fais semblant d'être Thurston Moore, et les gens trouvent ça mignon. Il n'y a pas de transcendance sous le chapiteau, pas de saillies flamboyantes, et à part un final nerveux, tendu et péchu qui met tout le monde d'accord, le groupe ne fait pas d'étincelles. Mais le public s'en contente, peut-être parce que la bonne volonté et l'entrain du groupe son tellement évidents ? Islands ne nous a peut-être pas transporté, mais c'est une très séduisante invitation au voyage.



Pour finir la nuit : Nathan Fake, puis les poubelles

Posté par Flyer le 02.07.06 à 18:33 | tags : eurockéennes, live, rigolo
Nathan FakePour finir la nuit en beauté, nous filons vers la Loggia assister au concert de Nathan Fake. L'anglais nous balance un set cérébral, accompagné de projections qui achèveraient un épileptique : des photos tremblantes de lui-même qui tremble, qui fume, qui marche. Les exprériences électro-soniques du bonhomme ont un drôle d'effet, avec la nuit avancée, et finissent par me faire sacrément angoisser. Lorsque les photos disparaissent pour laisser place à une sorte de tableau psychédélique interactif en noir et blanc, avec une montgolfière qui tombe du ciel, des fleurs carnivores et des visages qui apparaissent dans les nuages, la musique de Fake finit par emporter ma bonne volonté. En proie à un joli mauvais trip, je propose à mes camarades de quitter la salle, ce qui n'a pas l'air de les déranger. Sur le chemin de la sortie, nous croisons une jeune demoiselle, allongée sur le sol, les yeux fermés et un sourire immense et sincère collé sur le visage, et  je repense à Animal Collective : cette fois-ci, c'est moi qui n'ait pas réussi à entrer dans la musique.
LuneNous quittons la Loggia et décidons de rentrer au camping, mais nous croisons une excellente idée qui met fin à notre projet : un immense sac poubelle de 4 mètres de haut, suspendu à un gigantesque arceau, à l'image d'un panier de Basket ball géant. Les gens s'amusent autour, amassant les bouteilles qui jonchent le sol pour faire le plus beau panier. Rempli à demi, le sac est une initiative (imaginative) du collectif anti-déchet du site de Belfort. Nous nous joignons au groupe et jetons des centaines de bouteilles en direction de l'ouverture. La lune brille, les gens applaudissent, plaisantent, tentent de grimper dans le sac... Tout le monde se marre bien, et la nuit s'étend.



Animal Collective + Coldcut : guerre du son

Posté par Flyer le 02.07.06 à 18:10 | tags : électro, eurockéennes, live, rock
Animal CollectiveL'équilibre parfait entre douce alcoolémie, petite fatigue planante et énergie nocture en phase de réveil a fait fondre en moi la musique étirée, imprévisible et hallucinée d'Animal Collective. Grosse attente de ma part, et gros plaisir. Dans la lignée du Velvet Undergound, les quatres jeunes bonhommes ont livré un set fou et hypnotique. De longues plages de basse surmixée - batterie, agrémentées de clavier et de chants indéchiffrables, malaxées sur une dizaine de minutes, alternaient brillament avec les morceaux plus pop (mais toujours aussi dingues) du groupe, créant une atmosphère extrêmement agréable... à ceux qui voulaient bien entrer dedans. Car il y a chez Animal Collective quelque chose de viscéral. C'est une musique qui s'intellectualise assez peu, et ceux qui ne réussissaient (ou ne se sentaient pas l'envie ou le désir) de rentrer dans la plage sonique deployée par le collectif se sentaient assez rapidement insupportés par le show. Totom a même donné ses boules Quiès à un membre du public, effondré par terre et se bouchant les oreilles. Mais pour les autres... Quel pied !
ColdcutNous repassons de la Loggia à la Grande Scène pour Coldcut, les deux pionniers du sampling et fondateurs de l'excellent label Ninja Tunes. Le set semble pointu, et la sono donne toute la puissance nécessaire à l'exigeance de cette électro bruitiste, aussi chaude que massive. Mais je n'en profiterai pas longtemps, épuisé que je suis par la journée de Vendredi et la (très courte) nuit passée au camping. Vincent et moi nous allongeons quelques instants pour "reposer nos yeux". On se réveille une heure plus tard et Coldcut s'achève. Euh... Oups.



La Caution : tout foot tout flamme

Posté par Syl le 02.07.06 à 17:47 | tags : eurockéennes, hip hop, live
La CautionRevigoré par la magnifique victoire de l'équipe de France face au Brésil, qui m'a fait lâchement manquer Morrissey et Depeche Mode (flyer était sur le coup, ouf !), me voici sur la plage des Eurocks avec Mr Interprétations diverses en attente de La Caution.
Sur scène, le concert de Spleen, artiste de ce qu'il a lui même baptisé le "funk sobre" (hip-hop aux accents soul) a pris un peu de retard et nous arrivons pour le dernier morceau. Saleté (ironie) de Coupe du Monde, ça avait l'air foutrement bien ! On a quand même droit au "tour d'honneur" du chanteur emplumé et un peu allumé qui descend de la scène et se met à courrir au milieu du public, plutôt déconcerté.
Le soleil décline (merci pour les rougeurs sur les bras), la petite pause bière s'impose. Je finis mon demi d'une traite quand DJ Fab commence à chauffer l'assemblée. La foule, bigarrée et surement pas uniquement composée de fans de hip hop est survoltée quand les deux frères de La Caution débarquent. MC's Hi-Tekk et Nikkfurie passent en revue les meilleurs morceaux de leur dernier double album Peine de Maures / Arc en ciel pour daltoniens, tels que "Player" ou "Dernier train" (J'en profite pour radoter un peu : cet album très dense est excellent ! Voilà qui est fait.)
Grosses basses, instrus électros poussées, flow furieux, La Caution c'est du costaud. Le public le sait et se manifeste, ce que Nikkfurie ne manque pas de souligner : "Je vois que Belfort ne trahit pas à sa réputation". Moment de communion avec le public quand les frangins enlèvent leur t-shirt et arborent le maillot bleu de l'Equipe de France. En grand passionnés de foot, ils ne pouvaient pas ne pas rendre hommage aux Bleus victorieux. La fête se termine sur "Thé à la menthe", l'hymne de La Caution repris en version instrumentale dans le film Ocean's Twelve. La suite de la programmation assurera de bien belles prolongations, à vous flyer !
Crédit photo - Sylvain Langlois



Depeche Mode : galette des rois

Posté par Flyer le 02.07.06 à 17:35 | tags : eurockéennes, live, rock

Depeche ModeAprès Camille et Morrissey, je reçois un coup de fil du bootlegueur Totom, un copain dont on avait déjà parlé ici et . Totom est accro à Depeche Mode. Il est aussi fan de foot. Mais il était là devant la grande scène hier soir, avec moi. Et il n'a fait le voyage vers les Eurocks presque que pour la bande de Dave Gahan, c'est vous dire. Et comme Totom est plus calé en Depeche Mode que moi, je lui demande son avis en mangeant une fausse poutine (délicieuse d'ailleurs).

Flyer : Alors, ce concert ?

Totom : C'était énorme. J'ai trouvé le live un peu lent au début, et j'étais un peu déçu par le public. Evidemment, ce n'est pas un public composé uniquement de fans, mais je les ai trouvé un peu blasés, ils tapaient dans leurs mains sans trop de conviction. Et les fans présents avaient l'air d'avoir déjà vu le groupe lors de leur tournée française. Mais quand même, le public français peut parfois se montrer assez peu réactif.
Et pourtant, le bon Gahan est toujours chaud pour bouger la foule...
Carrément ! Dave Gahan est une machine à foudre bienfaisante, il est réellement électrique. Il regarde toujours le public, fais tout son possible pour communiquer, voire communier avec lui. Il transmet une énergie incroyable. Depeche Mode est un vrai groupe de rock. Voire de punk ! Des punks qui n'avaient que des synthés entre les mains quand ils ont commencé la musique.
Gahan est un équivalent d'Iggy Pop en live. Ils partagent le même charisme fou, le même désir d'échange avec la foule. De voir Depeche Mode en live m'a donné 2 idées de mash-up avec les Stooges, d'ailleurs.
Et la setlist ?
Je l'ai beaucoup aimée. Il manquait peut-être un peu du dernier album que j'ai trouvé excellent. Mais il n'y avait aucun déchet. "Enjoy the Silence", "Never let me down again"... "Stripped" est sans doute celle qui a lancé la foule. Les bruits de moteur qui ouvrent la chanson ont fait bouger les fans, puis le public entier. Sans vraiment le lâcher jusqu'à la fin du concert et le final magnifique, tout en envolées. "Stripped", c'est le moment où j'ai enlevé mes boules Quiès.




Les Siestes Monastiques, une nouvelle religion… (Jour 001)

Posté par éèëê le 02.07.06 à 12:37 | tags : électro, live, siestes électroniques, technologeek
Kevin BlechdomCe vendredi 30 juin, il fallait oser : faire jouer les minis-opéras païens de Kevin Blechdom et le Rock’n Rigole de Taylor Savvy dans la Chapelle des Carmélites, en plein centre historique Toulousain. Pour leur soirée d’ouverture, les Siestes Electroniques ont proposé une rencontre déjantée entre une diva electro-kitch terriblement touchante ("Miss" Kevin Blechdom, qui, une fois n'est pas coutûme, s'était revêtue d'une robe XIXe) et un duo germano-canadien aussi peu en place que drôle.
Malgré 1h30 de show, le guitariste (Taylor) n’a toujours pas trouvé comment jouer sans décrocher son jack. Heureusement, un bon coup de pied dans l’ampli et la machine à danser pouvait repartir.
Danser ? L'ambiance était plutôt mystique, la centaine de personnes présentes ayant automatiquement squatté les bancs sur le pourtour de la chapelle. Public centrifuge. Peut-être qu’ainsi assis, l’assemblée pouvait se plonger dans une contemplation des fresques religieuses de la nef, au sons d’instrumentaux délirants Made-in-Casio. Tour à tour léger comme un fichier MIDI et profond comme la réverbération de l’église, le concert de Kevin Blechdom a procuré d’intenses sentiments, exacerbé par la solennité d’un lieu hors normes.
En contrepartie, les morceaux rock / post rock / kraut rock de Taylor Savvy ont directement explosées nos oreilles souriantes. La soirée s’est achevée par la reprise de "Duelling Banjos", B.O du film Delivrance : dialogue entre la guitare et le banjo, arbitré par les relances country aux baguettes chinoises  - véridique ! - du batteur teuton (qui s’excuse d’ailleurs pour la piètre qualité du match). La folie douce des trois énergumènes conquiert un public enfin debout.
Pas plus sieste qu’électronique mais qu’importe ? Le coup d’envoi de l'édition 2006 augure des rencontres les plus improbables et réussies.



Victory !

Posté par Flyer le 02.07.06 à 00:11 | tags : eurockéennes, foot et musique, live, rigolo
Le bruit a couru dans toute la foule agglutinée en face de Depeche Mode, sur la grande scène : France 1 - Brésil 0. Le but a été attribué à Ribéry, puis à Zidane, mais le vrai marqueur a finalement courru sur toutes les lèvres : SIDNEY GOVOU !!
Hmm... Comment ça "non" ?



Camille & Pascals : Jobar Inc.

Posté par Flyer le 02.07.06 à 00:01 | tags : eurockéennes, live
PascalsLa quinzaine de japonais qui compose Pascals chauffent le chapiteau de ses compositions naïves et ludiques. Des envolées de violons, un banjo, des bongos et un gros japonais à bonne bouille habillé d'un pagne mettent l'ambiance. La création à plein de mains entreprise par Camille et les Pascals est de présenter un spectacle faussement destiné aux moins de 10 ans. Faussement parce ce que dès lors que Camille, grimée en dame nippone, arrive sur scène, ovationnée par la foule, une farce douce-amer se met en place. D'abord avec quelques chansons mignonnes comme "La Piscine" (l'histoire d'une piscinne qui veut rejoindre la mer), que Camille habite de sa voix étonnante, une voix qu'elle utilise de façon aussi virtuose (ses brusques changements de tons sont surprenants) que ludique (lorsqu'un larsen surgit des amplis, elle s'amuse à imiter le son pour l'intégrer au concert). Puis avec d'autres titres aux thèmes plus tristes, tel que "Guiga" (joliment interprétée en japonais par la demoiselle), l'histoire d'un mignon petit chien mort à Noël et dont le jeune maître se souvient.
Nohara KoaSuivront ensuite des reprises des propres titres de Camille. Et il y a un plaisir véritable à entendre ces chansons dont on nous gave à la radio renaître sous l'impulsion des orchestrations des Pascals. Flûtes, section de cuivres, choeurs de voix, sifflet, beat box humaine, et même une scie sont utilisés pour donner un nouveau visage à la matière sonore de tubes mille fois entendus comme "Les Ex" ou "Ta douleur".
Un bel et bon concert donc, magnifiquement interprété de bout en bout. Mais que beaucoup auront boudé, préférant partir à la recherche d'une télévision pour suivre les Bleus et les Jaunes sur un terrain Vert. Magnanimes, Camille et Pascals n'oublieront pourtant pas de réinventer à grand renforts de voix et de cris divers, leur propre version de "Carmen"... en l'honneur de l'Espagne qui a perdu"



Morrissey-Belfort : résultat du match

Posté par Flyer le 01.07.06 à 23:40 | tags : eurockéennes, live, morrissey

MorrisseyLe Moz devait être aux anges. Monter sur la grande scène de Belfort après que son équipe fétiche ait propulsé deux buts dans les cages portugaises a du lui donner la pêche. Bien en voix, il a offert une jolie prestation au public de Belfort. Visiblement heureux, Morrissey s'est illustré par une performance "attachante", oui c'est le mot. Il a récupéré Matt Walker à la batterie, qui confère une jolie pêche rythmique au groupe, sur laquelle le Moz peut poser son chant sans crainte. Euphorique, il livre un concert sensible mais sans effusion, et met son dernier album "Ringleader of the tormentors" à l'honneur, au milieu de quelques reprises des Smiths. Le concert s'achève rapidement mais laisse une jolie impression au public. Un public se tourne déjà vers le gros évènement de la soirée... le match France-Brésil. Les autres, ceux que le ballon indifère, se tournaient vers Camille, accompagnée au chapiteau de l'orchestre japonais de Pascals.

MàJ : hum hum, on m'a trompé sur les résultats de Angleterre-Portugal, je crois...




Daft Punk m'a tuer

Posté par Syl le 01.07.06 à 16:06 | tags : daft punk, électro, eurockéennes, live
Vendredi, 2h du mat'. Flyer et moi-même sommes exténués par notre première journée festivalière mais une mystérieuse force intérieure nous dicte de remonter la foule des couches-tôt à contresens pour assister à MON évenement des Eurockéennes : l'unique concert de Daft Punk sur le sol français.
Sur place, nous nous rendons compte que les insomniaques fans des punks idiots sont finalement très nombreux en Territoire de Belfort. Le temps de s'approcher de la grande scène, en nous faufilant discrètement entre les gens, et voilà que les deux zicos en tenues de super héros apparaissent au centre d'une pyramide luminescente. Une voix sur-vocodée (à la Daft Punk) scande alternativement et de plus en plus rapidement les mots "human" et "robot", puis c'est parti pour un "Robot Rock" explosif.
Daft Punk
Crédit Photo - Sylvain Langlois (en pleine jouissance (musicale))
Autant le dire tout de suite, le set de Thomas et Guy-Manuel m'a atomisé. Après Coachella, on s'attendait à du gros live, on a été servi. Appuyés par un light show tout simplement fantastique et différent à chaque titre, les papes de la french touch ont livré un mix pointu et rétrospectif de leurs meilleurs morceaux piochés dans leur trois albums. Human after all, disque décevant laissait présager certains d'un soit-disant manque d'inspiration des Daft. Ils ont prouvé hier que leur génie n'avait pas disparu. Malgré un départ sympathique quoiqu'un peu léger - car principalement composé de leurs plus récents titres ("Robot rock", "Technologic"...) - la folie s'est peu à peu installée à leurs pieds. La montée en puissance ne s'est pas faite attendre lorsqu'ils se sont mis à emmêler à la perfection tous leurs tubes, passant de "Television" à "Around the world", de "Super heroes" à "Da Funk" (et sa boucle historique qui a révélé Daft Punk aux yeux du monde).
"Ils en ont oublié aucun", dixit flyer, qui a passé le concert assis en tailleur à remuer la tête en regardant le sol (esprit de contradiction ? non, fatigue intense).
La performance d'1h20 (un peu plus que prévu) s'est achevée au son d'une techno quasi-hard dérivée des morceaux les plus péchus d'Homework, transformant le parterre de la grande scène des Eurocks en rave géante. La conclusion logique s'est imposée aux alentours de 4h avec un "Human after all" gonflé à bloc. Humain ? Robots ? La boucle est bouclée, les Daft Punk sont humains après tout et plus vivants que jamais.

MàJ : et pour continuer à danser, passez donc voir les vidéos de Daft Punk aux Eurockéennes.



La caravane aboie, le DADVSI passe

Posté par 2goldfish le 01.07.06 à 15:34 | tags : dadvsi, news, politique
Téléx : Hier, juste avant de partir en vacances, quelques députés sénateurs ont voté en catimini le Dadvsi. Inutile de vous rappeler que c'est une mauvaise nouvelle pour les amateurs de musique, de films, de logiciels libres et de procédures démocratiques. Quand le gouvernement peut faire passer quinze mille suppressions d'emploi sans que personne ne lâche la coupe du monde des yeux, une petite loi comme ça passera bien inaperçue au moment où (incroyable!) l'on découvre que des coureurs cyclistes se dopaient et où toute la France semble retombée amoureuse de son équipe de foot. On peut trouver une consolation dans le fait que la loi est techniquement innaplicable, et que le gouvernement risque d'avoir bien des problèmes à formuler un décret, mais ce n'en est pas moins une mauvaise nouvelle.



Polysics Express

Posté par Flyer le 01.07.06 à 15:33 | tags : copinage, eurockéennes, live
PolysicsOn a pas pu voir Polysics et ça nous énerve. Des japonais en costume de Devo, c'est forcément indispensable. D'autant plus quand Vincent nous affirme que c'était à se damner.



Damian Marley : fraîcheur de revivre

Posté par Flyer le 01.07.06 à 15:20 | tags : eurockéennes, lectures, live, reggae
Dmaian-Marley-Jr-GongA peu près tout les gens de Fluctuat (surtout le tyrannique Gflu) pourront vous le confirmer : le reggae et moi, on est pas copains. Comme j'ai tout un tas de griefs, probablement sans fondements, concernant ce genre musical, j'évite d'en parler. Mais voilà, nous sommes aux Eurockéennes, et nous avons vu Damian Marley (le dernier fils de Bob) jouer, et c'était plein de clichés avec des Rastafaris, et ça brandissait un gros drapeau Jamaïcain sur scène, et ça reprenait un standard de Bob (mais j'imagine que Damian a une entière légitimité pour le faire), et franchement... c'était très bien.
Sous le chapiteau (dont le son était - c'est assez rare pour le signaler - extrêmement bien ciselé), Damian (ou Jr Gong) et ses musiciens fusionnaient avec talent le reggae roots au R'n'B et au hip hop avec un soupçon bien senti de son digital. Le résultat, outre l'aspect " foire au Rasta" dégagé par la troupe, tombait carrément juste. Parfois simplement dansant, joli mélange de beats et de mises en voix, qui rendait le goût du rythme et de la danse à une foule constellée de coups de soleil, parfois revendicatif et gentiment reggaeisant, Damian Marley a produit un live tout en équilibre, entraînant, calme sans être ennuyeux. Le fiston Marley n'essaye pas d'imiter son père, mais plutôt de faire évoluer ses racines reggae vers un univers plus dance-floor. Une démarche moins politique que celle de son père Bob ?
Pas sûr. Réussir à refaire adhérer, par le biais de la musique, le grand public au message Rastafari, même sans politiser toutes les chansons, est sûrement la marque d'un Damian Marley moins engagé que son père, mais plus en accord avec son temps.
Ps : Par contre, ça ne sentait pas tellement le chichon. Hum... le jour où les reggaemen se mettront à la coke, le genre sera définitivement mort.



Les Zombies de Myspace

Posté par 2goldfish le 01.07.06 à 14:15 | tags : myspace, news
Hollywood UndeadIl parait que Myspace est devenu le plus gros site du monde, devant Google en nombre de pages visitées. Rupert Murdoch doit être content, il ne lui reste plus qu'à trouver un moyen de transformer ça en argent. Il y a bien sûr déja des bandeaux de pub sur chaque page, mais ça n'est pas suffisant. On parle de la possibilité de créer des comptes myspace pour des marques et des produits, que vous pourriez ajouter à votre liste d'amis pour pouvoir joyeusement clamer "moi, je suis pote avec un téléphone portable et des tampons". C'est ridicule, mais c'est exactment ce qui se passe déja avec les groupes: quand vous ajoutez U2 ou Johnny Cash à vos amis, que faites vous sinon montrer au monde votre amour d'un produit?
Une autre piste explorée par Myspace, c'est de se transformer en une version gargantuesque d'A La Recherche De La Nouvelle Star. On a déja entendu parler de plusieurs artistes sortis de myspace, comme l'adorable Lily Allen ou les Arctic Monkeys. Dorénavant, les groupes qui ont plein d'amis n'auront même plus à sortir de Myspace, puisqu'il peuvent signer sur Myspace Records (un label d'Interscope). Le premier groupe signé par le label s'appelle Hollywood Undead. Ils sont stupides, ridicules, arrogants, n'ont jamais donné un concert et, plus important, ils sont très mauvais. Ils ont explosés tous les records d'amitié sur Myspace.
Un groupe inconnu enregistre une poignée de chansons que des dizaines de milliers de personnes écoutent et apprécient, et se retrouvent signé en un rien de temps... ça ressemble à ce qu'on nous avait promis que l'internet ferait pour la musique indépendante, on devrait se réjouir. D'où vient ce drôle d'arrière goût, alors?





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