Playlist : blog musique

Archives > Août 2006

Daft Punk @ Belfort : Happy you !

Posté par Flyer le 31.08.06 à 15:15 | tags : daft punk, eurockéennes, live, mp3, web
Daft Punk EurockéennesCe bon fenec de Pmloik, un habitué de Gnomz, nous a proposé une chouette news qui en intéressera plus d'un dans le coin.

"Peut-être la meilleure chose qui soit arrivée aux Daft Punk depuis Discovery, leur live aux Eurockéennes qui était ma foi fort gouleyant.
Et là, on a
un vrai son avec une vraie bonne qualité, pas un bootleg saturé."

Pour ceux qui y étaient, pour ceux qui n'y étaient pas, pour ceux qui y étaient mais étaient ailleurs, pour ceux qui étaient ailleurs mais qui auraient aimé ne pas y être (ailleurs), pour ceux qui ailleurs y étaient en pensée.
Mais pas pour ceux qui s'en foutent.



The Simpsons + Star Trek = Acid-Mashup

Posté par Flyer le 31.08.06 à 12:37 | tags : mashup, psychédélique, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Le 8 septembre prochain, nous fêterons une quarantaine presque aussi importante culturellement que celle de Pet Sounds :
Star Trek
Et oui, mettez vos doigts en V, Star Trek fête ses 40 ans. Un évènement qui a donné l'idée à un joyeux remixeur (qui aime les bonnets et les entonnoirs) de pondre une sorte de mashup vidéosonique entre l'inoubliable thème cheap de Star Trek et l'inoubliable thème barré des Simpsons. C'est sur YouTube, comme quasiment tout dans l'univers.
ÜbEr PsYChé !!!






Radiohead, c'est pas si mal

Posté par 2goldfish le 31.08.06 à 09:09 | tags : jazz, mp3, pop, radiohead, rock, web
RadioheadParfois, j'oublie que Radiohead est un groupe génial. Entre les lamentations perpétuelles de Thom Yorke, certains de leurs adorateurs particulièrement pénibles et surtout la moitié des chansons de leurs derniers albums, il est très facile d'oublier tous les trucs formidables qu'ils ont fait (pièce à conviction n°1).
On peut bien rigoler un instant avec Radiohead, la bande de jamaïcains qui se sont amusés a refaire OK Computer comme si Johnny Greenwood avvait porté un bonnet rastafarien, mais ça n'a rien de bien transcendant. La voix du salut n'est pourtant pas très loin, quelque part dans ces treize reprises proposées par le blog joliment décoré malgré son nom idiot : Musicisart.
La reprise de "Knives Out" par les Flaming Lips nous rappelle que Radiohead peut écrire de très belles chansons et la jazzification de "Pyramid Song" et "Exit Music" par Ellipsis et Brad Meldhau, surtout, nous remémore ce qui fait la différence entre Radiohead et un groupe de rock ordinaire. Je n'ai peut-être pas beaucoup ri avec The Darkness, et je n'ai pas osé écouter Alanis Morisette (on a tous nos limites), mais j'ai encore des frissons après "Paranoid Android" fantastiquement réinterprété par Sia.
Ces reprises sont un très bon moyen d'oublier tout ce qui peut venir s'interposer entre nos oreilles et la musique de Radiohead et de se rapeller qu'on les aime. On peut réécouter leurs disques aussi, maintenant que j'y pense.



Dans l'iPod de Ben Laden

Posté par Flyer le 30.08.06 à 15:15 | tags : à lire, ipod, news, politique, rigolo, web
Il y a énormément de chances que ce soit une bêtise, mais si vous pensez qu'en 2006, les journalistes passent encore leur temps à vérifier leurs sources, vous êtes bien naïfs. N'empêche, le seul intérêt de la news que je m'apprête à rapporter tient justement dans le fait qu'elle est peut-être vraie, même si elle est énorme et sent le carton-pâte à plein nez, son sensationalisme absurde a la même force comique que ce moment, en 2002, où Mollah Omar échappait aux B-52 américains en mobylette...
Ben LadenKola Boof. Une poète américaine d'origine égypto-soudanaise a sorti son autobiographie, Diary of a Lost Girl (Journal d'une fille perdue), dont un extrait est publié dans le Harper's de septembre, et sur leur site internet. Jusque là, à part la tendance au topless de l'auteure, pas de quoi s'affoler. Mais Kola Boof est aussi connue pour avoir été, selon ses dires, la maîtresse forcée et soumise de Oussama Ben Laden en 1996. Et bien sûr, son autobiographie n'est pas chiche en détails scabreux sur cette partie (réelle ou fantasmée) de sa vie : orgies de groupes, perversions sexuelles de Ben Laden, emprisonnement moral et sexuel de Kola.
Mais Kola Boof, toujours dans le même extrait, capte beaucoup plus d'attention lorsqu'elle nous apprend des choses plus triviales sur le leader Djihadique : Ben Laden est fan de Whitney Houston et était prêt à dépenser une fortune pour aller aux Etats-Unis et arranger une rencontre avec la star, si belle, avec son sourire si magnifique et ses beaux cheveux. Et bien que Ben Laden considère la musique  comme un "poison", "il devenait parfois ce fêtard noctambule dévot qui voulait écouter du Van Halen ou du B52". Le moment le plus drôle est celui où Ben Laden parle de ses séries américaines préférées. Kola Boof nous cite Mac Gyver, Deux flics à Miami et... les Années coup de coeur.
Mac GyverA ce moment là, toute personne dotée d'un sens critique un minimum développé rigole, ou se fend au moins d'une reflexion intérieure sur l'étrangeté du monde et de ses habitants avant de se rappeller, quand même, que tout le monde aime Mac Gyver au fond de son âme d'enfant.
Et Kola Boof, la jeune femme terriblement abusée par l'icône terroriste du monde moderne, s'agit-il d'une victime réelle ou d'une opportuniste qui pose sa starification sur la compassion de conséquence du public ? Peter Bergen, un journaliste qui suit de près la vie de Ben Laden est sans équivoque : "Le livre est bourré de gaffes plus ou moins grandes. Par exemple, il y a cette histoire d'orgie sexuelle où elle aurait été l'objet sexuel de Ben Laden, Ayman al Zawahiri (le numéro deux d'Al Quaïda), Abdulah Azzam (le mentor de Ben Laden), et Sayyid Qutb, le théoricien Jihadiste égyptien. Boof dit que celà s'est passé au Maroc en 1996. Sauf qu'en 1996, Ben Laden vivait au Soudan, Ayman al Zawahiri était emprisonné à Dagestan, Azzam avait été assassiné au Pakistan treize ans plus tôt, et Qutb dormait dans sa tombe depuis trois décades."
Ce qui signifie que Boof a sûrement tout inventé et que Ben Laden n'aime pas réellement Van Halen... ni Mac Gyver. Ah, monde cruel !



Radio Psyché. Ici. Maintenant.

Posté par Flyer le 30.08.06 à 13:28 | tags : flu, mp3, news, psychédélique, radio, rigolo, web
Ouvrez la bouche, gobez deux tazs, cliquez ci-dessous et si vous êtes au bureau, préparez vous au licenciement.
Faisant suite au gros dossier Rock Psychédélique publié pendant les vacances sur Fluctuat, la rédac' a décidé de prolonger le trip en montant une Radio Psyché, soit une playlist d'une cinquantaine de titres couvrant l'essentiel du mouvement acid-rock, des racines jusqu'aux dernières branchettes dont la plupart ont lâché les pillules.
  Rock psychédélique : la radio.
N'oubliez pas de mettre vos bookmarks à jour... et ce n'est encore qu'un début...



Sortez les rasoirs : Berlin Live !

Posté par 2goldfish le 30.08.06 à 09:09 | tags : agenda, news, pop, rigolo
lou reedAprès que Brian Wilson ait lancé la mode en jouant l'intégralité de Pet Sounds en concert, bientôt suivi par David Bowie qui jouait Low, Arthur Lee qui jouait Forever Changes et re-Brian Wilson pour SMiLE, c'est au tour de Lou Reed de jouer un de ses légendaires albums en live.
Il ne s'agit pas de White Light / White Heat. Ni Transformer. Ni Metal Machine Music (ouf !). C'est bien Berlin, le disque préféré des gens qui n'aiment pas les enfants, les femmes et l'amour mais qui adorent l'héroïne, la mort et surtout se prendre une bose dose de froite réalité dans les veines.
Le toujours rigolo Lou Reed voulait en 1973 faire un double album-spectacle après son premier (et seul) succès avec Transformer. Il avait recruté pour ce faire Bob Ezrin, le producteur des disques ultra-théatraux d'Alice Cooper, et sa bande de requins de studio. Quand le disque sort, il n'est plus qu'un simple, et Ezrin aurait déclaré : "Le mieux qu'on puisse faire, c'est de le mettre dans une boîte, l'enterrer et ne plus jamais en parler".
Berlin fit un gros flop et ne fut jamais joué live.
Après trente ans de réhabilitation critique et de succès dans les bacs à solde, Reed s'est laissé dire qu'il pouvait enfin infliger au public le spectacle qu'il méritait pour avoir osé aimer "Walk On The Wild Side". Avec son vieux comparse Antony (connu pour ses Johnsons) il va donner trois repésentations à New York en Décembre.
Encore un super moment que nous raterons (presque) tous. Rassurez vous, même si rien n'est annoncé pour l'instant, je veux bien m'ouvrir les veines s'il n'y a pas de DVD. Ce que je ferais sans doute aussi s'il y en a un. Youpi !



Edito' : Bod Dylan Vs Kompakt

Posté par Flyer le 29.08.06 à 18:48 | tags : bob dylan, édito, électro, flu, myspace, news
Ouvrez grand les oreilles, on ne fera pas dans la demi-mesure cette semaine, ce sera tout l'un ou tout l'autre. Soit vous laisserez traîner vos oreilles du côté de la folk et du blues traditionnel, limite réac' du nouvel album de Bob Dylan, ironiquement intitulé Modern Times, soit vous plongerez vos tympans dans les tendances électro dernier cri du label allemand Kompakt, compilées dans Kompakt Total 7.
Tandis que le premier, qui disait récemment son antipathie envers le son de la modernité, s'est décidé à innover en plongeant dans les racines du blues le plus nu et le plus oldie possible (un morceau est disponible chez Said the Gramophone), les patriarches teutons innovent de manière plus "traditionelle", en proposant de nouveaux remixes bien sentis, et en laissant carte blanche à leurs nouveaux poulains imaginatifs (direction leur Myspace).

Bob Dylan

Autre point, comme on est pas très désireux d'attendre encore 5 ans avant de reparler de Robert Zimmermann, le bon 2goldfish en a profité pour nous pondre un mini-dossier bien senti sur Dylan, sa vie, ses oeuvres majeures. Le dossier Bob Dylan, profitez-en pour épater vos amis !

Côté forum, System of a Down est-il un groupe commercial ?, les femmes reggae, que représente la musique pour vous ?, votre album préféré de Sonic Youth et vos impressions sur Rock en Seine.



Playlist and the Dream of Water

Posté par Flyer le 29.08.06 à 14:05 | tags : geek, rigolo, web, youtube
Les liens étranges de Music Thing (mon allumé préféré de la Toile), en l'occurence une vidéo vers des ondes sonores qui déjouent les lois de la gravité, m'ont finalement mené - comme énormément de choses sur Internet en 2006 - vers YouTube. Pour y découvrir, gentiment fasciné dans la morosité ambiante d'un mardi pluvieux, ça :


C'est alors que mon esprit a coulé vers Abyss, les masses d'eau qui prennent des formes surnaturelles et les extra-terrestres gentils. Puis vers l'angoisse des Envahisseurs et X-Files, façon "Ils sont déjà parmi nous". Puis vers Brian Wilson période dépressif et son refus de prendre des bains. Tout s'est alors emboité dans ma tête et la réponse m'est apparue clairement : la pluie acide qui tombe dehors en ce moment même, ce n'est pas les effets de la pollution, c'est l'offensive lente et sournoise des envahisseurs extra-terrestres protéiformes.
Ne vous laissez pas faire, achetez des conserves, plein de conserves et faîtes évaporer toute l'eau que vous croisez... la guerre a commencé.



Hans-Joachim Roedelius : Temps de sucre

Posté par Maxence le 29.08.06 à 10:53 | tags : électro, label, news, pionnier, pop

Roedelius - WorksHans-Joachim Roedelius mériterait presque le patronyme (affectueux) de patriarche de l'electronica tant son influence sur les artistes composant la musique du même nom (Plaid, Aphex Twin, Isan, Boards of Canada, Mouse on Mars) est évidente (et largement revendiquée).
C'est donc avec plaisir que nous nous découvrions au début de l'été, cette double compilation du sympathique label britannique Grönland, proposant une sélection des travaux de l'allemand, du proto-ambiant de Kluster (qui deviendra par la suite "Cluster") à la pop électronique d'Harmonia (certainement l'un des plus beau projet Krautrock) en passant par ces collaborations avec Brian Eno ou Conny Plank, ainsi que toute son oeuvre solo.
Un double CD donc, qui couvre la période 1968 - 2005, incluant des morceaux mythiques comme "Monza" (tiré de l'album Harmonia - Deluxe), "Dino" (de Muzik von Harmonia), "Hollywood" (sur le magnifique Zuckerzeit) ou "Horenomo" en compagnie de Eno... A noter qu'Eno fut très impressionné par le boulot de Roedelius, au point d'avouer avoir tenter de le copier sur Another Green World (certains critique vont même jusqu'à dire qu'Eno aurait tout copié au style de Cluster et Harmonia...)
Bref, un vaste panorama où l'on découvre également les joyaux composés par ce pionnier (Roedelius est né en 1934), tel le technoïde "Digital Love" (tiré de l'album du même nom) ou la perfection rythmique de "Regenmacher" (sur Durche Die Wüste).
A l'écoute d'un morceau comme "Hollywood" (1974), ces blips discrets, son synthétiseur bourdonnant tranquillement des basses et sa mélodies gracieuse, pendant visionnaire des comptines de Board Of Canada et consort, on se dit que l'allemagne des 70's a encore bien des trésors à partager et que décidemment, rien ne se crée, tout se transforme...

A visiter : le site officiel d'Hans-Joachim Roedelius.
ROEDELIUS (1968 - 2005) - Gronland/Differ-Ant




It's Ricard time !

Posté par Flyer le 29.08.06 à 10:10 | tags : agenda, live, web
A une époque où le conseil régional d'Ile-de-France lâche une enveloppe de 627 000 euros à cette sympathique association mélomane bénévole qu'est MTV France pour organiser des tremplins fumeux découvertes et se manger une marge magnifique, le salut se trouverait-il dans le Ricard ?
N'allez pas tout de suite vous en jeter trois dans le gosier, laissez moi finir. Ricard SA Live Music, la partie mécennat de Ricard, fête sa 18e année d'existence en organisant une grande session jam dans le cadre du Salon de la Musique et du Son, du 9 au 12 septembre prochain à Paris Expo (Porte de Versailles).
Ricard SA Live Music
Evidemment, le Ricard SA Live Music ne fait pas preuve d'un grand discernement musical (cette année, les stars pour eux c'est Amel Bent et Daniel Powter), et il ne sont pas très fort pour trouver des slogans (preuve ci-dessus), mais n'empêche que leurs concerts sont gratuits et que la Jam Session est ouverte pour les musiciens amateurs. Pour y participer, il suffit de s'inscrire sur leur site et de profiter de leurs ingés sons et de leur matériel le jour venu, en échange de talent si possible. Leur site organise aussi pas mal de petites actions promo pour musiciens semi-pros.
Et puis, ils font de la promo pour Ninjam, ça signifie bien qu'il y a quelqu'un(e) de vraiment passionné par la musique dans tout ça.



Beat Box Mix tout en pix

Posté par Flyer le 28.08.06 à 13:25 | tags : hip hop, rigolo, web
Le bon Syl, avant de finir son stage à Flu et de convoler vers les vertes plaines de l'écriture d'un mémoire (il le rend aujourd'hui normalement) et de hanter les couloir de l'ANPE en faisant des yeux de biche, nous a légué cette petite URL rigolote, Beat Box Human.
Beat Box Human
Rien qu'au nom, vous aurez deviné qu'il s'agit d'un logiciel en flash vous permettant de mixer vos propres pistes toutes en voix, en poum-cha et en gouttes de bave. Choisissez un leader, puis deux accompagnateurs, et lancez vous en freestyle.
Qui sait, vous finirez peut-être par vous faire recruter par Bauchklang ?
(thanx & good luck Syl)



Jeu rock de l'été, dernier service

Posté par Myosotis le 28.08.06 à 10:10 | tags : concours, news, rigolo, rock
Après l'humiliation de l'énigme n°2 (résolue en un coup et même pas une heure par le Marvin Rouge), je me suis mis en mode Da Vinci Code pour vous proposer ce nouveau (et dernier) méga-jeu de l'été en 4 parties :

Jeu Rock Playlist

1)
Identifiez les noms des 5 artistes photographiés ci-dessus (tous chantent et un(e) joue la comédie) et citez (pour la gloire) une de leurs oeuvres.
2)
Trouvez leur point commun. (petit indice tout de même : prendre la question à la lettre)
3)
Déduisez de ce point commun et de l'énoncé de la question 4, le nom du type qui clôt la série (et sa profession).
4)
Du no.3 (ou du no.2, comme vous voulez), donnez le nom d'une personne ou d'un groupe de personnes du monde du rock qui auraient pu ou dû figurer dans le 1. et qui partagent (de façon légendaire) le "point commun" des 5 autres. Exposez leur rapport au 2.

Comme à chaque fois, à gagner un super-lot (un lot, quoi) dans ta boîte aux lettres, sous 10 jours après la clôture du jeu.



Radiohead en seine : apothéose ou chant du cygne ?

Posté par éèëê le 28.08.06 à 00:38 | tags : électro, live, radiohead, rock, rock en seine
1. Préambule
Tout le monde était là pour ça.
Des gens partout, sur les pentes à droite, derrière la régie au loin (entre le stand Levis et la boutique Coca), peut-être sur la Seine en péniche, et surtout partout, très serré autour de moi, sur mes pieds, devant ma tête ou accoudés à mon sac à dos. Une tartiflette géante de fans attend l'évènement : l'unique passage en France de Radiohead.

2. Avertissement
Les propos qui suivent m'appartiennent. C'est un point de vue qui n'a aucune portée universelle.

3. Les Faits
J'ai trouvé le concert décevant.
Sur le plan technique, une fois de plus la sonorisation du festival a laissé à désirer. Trop, trop, trop de basses. Ceux qui connaissaient les morceaux par coeur pouvaient se préparer à la catastrophe, lorsque par exemple la basse de Colin Greenwood entrait dans la danse macabre de "You and Whose Army ?". Certains, mieux avisés, s'étaient réfugiés sur les hauteurs où, paraît-il, le son était meilleur. Mais quand on veut voir ses idoles, on ne s'attend pas forcément à être assaisonné de fréquences désagréables même à 30 mètres de la scène.
La prestation m'a peiné davantage. Oh non, le groupe n'a pas été mauvais. Il n'a pas fait de faux pas, il a pioché dans les morceaux les plus emblématiques de son répertoire : "Paranoïd Androïd", "Everything In Its Right Place", "My Iron Lung", "There There", "Karma Police"... Mais quelle manque de génie ! Quelle manque d'originalité dans l'abord du live ! Toutes les versions jouées ce soir étaient identiques à celles jouées trois ans, cinq ans, dix ans auparavant.
Globalement, tous les morceaux suivent la rigide trame d'un travail en studio certes magnifique, mais qui semble bien chiche pour un cadre live. Les versions scéniques de la période Kid A / Amnesiac, si excitantes en 2001, sont reproduites quasi parfaitement en 2006. Rejouer une chanson à la mesure près, à l'accord près, on peut apprécier, mais toutes ?... Parfois, Jon Greenwood arrache un son extraterrestre de sa guitare, une fois ou deux Thom Yorke remodèle sa plaintive mélopée, mais l'ensemble transpire le conformisme, la copie intégrale d'une oeuvre jugée trop parfaite, ou trop lourde à porter ?

Radiohead


Quand aux nouveaux morceaux (4 au total), ils confirment les craintes que j'avais eu en écoutant les lives disponibles sur la toile : peu de charisme, des mélodies plates, des structures sans surprises, voire des effusions un peu mièvre... Leur manque de pertinence a alourdi encore un concert sans remous.
Ça et là, quelques compositions raniment mon intérêt : l'efficacité de "2+2=5", l'ambiance apocalyptique poussée à son comble sur "The Gloaming", où les vocaux chahutés de Yorke sur "Everything In Its Right Place". Mais la vedette, ce soir-là, c'était Beck Hansen.



Le Bon Beck et ses Truands (Rock en Seine)

Posté par éèëê le 27.08.06 à 23:22 | tags : live, pop, rock, rock en seine
La nuit n'est pas encore tombée, et nous (... mon colocataire, surtout) patientons pour Beck. A vrai dire, je n'attendais rien, vu que "Sea Change" m'avait laissé sur le rivage de la déception et que "Guero" n'était pas venu me recueillir. Les rumeurs d'un nouvel album plus hip hop me chatouillaient un peu les jambes, mais ce n'était vraiment rien comparé à la déferlante que j'allais prendre en pleine face.
Dès l'intro facile mais néanmoins tonitruante de "Loser", l'électricité du Beck cru 2006 nous pénètre pour ne plus nous quitter. Cocktail détonnant de gros riffs bien gras et de rythmes groovy - monsieur Hansen s'est entouré de 3 percussionistes - la première demi-heure passée à sauter partout nous épuise sans nous labourer les oreilles : le miracle technique s'est donc finalement produit.
Que ce soit dans une partie plus acoustique où les musiciens se retrouvent autour d'une table et frappent sur tout corps sonore (verres plus ou moins remplis, assiettes et couverts), ou lors d'un film de marionnettes où le groupe fout le boxon dans les loges de Radiohead, pratique la chasse au pigeon ou se fend de blagues scato, Beck et ses acolytes font preuve d'un humour contagieux. Le chanteur passe à la moulinette scénique un peu toutes ces époques sauf ma favorite (Midnite Vultures), et pourtant un sourire béat creuse mes joues. La prestation devient mythique, le public hilare chante Na naa naaaa, j'en perd ma voix et oublierai presque la cause première de ma venue.
Mais de partout, la foule déboule et s'installe. L'espace devient compté, puis étriqué, puis inexistant. Les corps s'imbriquent sous la pression, Radiohead doit jouer dans 45 minutes.



Un samedi à Rock en seine : éclaircies

Posté par éèëê le 27.08.06 à 23:14 | tags : broken social scene, live, rock, rock en seine
Ca commence très tôt pour le festivalier (même s'il est parti avant minuit la veille), puisque le combo Broken Social Scene était sur scène dès 14h55. Dommage pour les retardataires, car la prestation des canadiens valait son pesant de beurre de cacahuètes. Une quinzaine de musiciens, de chanteurs et de chanteuses se sont succédés sur la Scène de la Cascade pour délivrer leurs morceaux tantôt bizarroïdes (une ouverture entre Godspeed, Do make say think et... Zappa dans l'éclatement des structures) tantôt carrés (un petit côté Arcade Fire pour l'énergie collective et le son, un chouïa de Sonic Youth pour les guitares). Ca fait beaucoup de références, mais le collectif mérite ce chapeau bas. Des explosions rageuses à la finesse d'un duo féminin (dont Feist) en passant par les éclatantes mélodies des cuivres, Broken Social Scene a su captiver son auditoire et concrétiser tout le potentiel présent sur Broken Social Scene, leur dernier disque.
Le temps de réunir la joyeuse troupe de ses connaissances, et nous nous pressions vers la grande scène pour y "planter la tente". Quand Phoenix, Beck et Radiohead se succèdent, que faire d'autre ?
Des premiers, nous retiendrons le meilleur - des morceaux variés, taillés pour faire danser et rendus encore plus agressifs en live - pour oublier le pire : un son atroce dû à un kick de batterie bien trop fort et une basse qui tenait davantage du larsen que de la machine-à-groover. De toute façon, le groupe n'est pas à incriminer : en moins de 40 minutes, tous les tubes étaient joués, de "If I Ever Feel Better" à "Napoleon Says" (interprêtés deux fois, comme un enfant se repasse sa vidéo préférée) en passant par "Run Run Run". Les versions s'allongent pour le plus grand plaisir des fans, apparament peu nombreux si l'on tient compte des personnes dansant dans la foule passive. Une fois de plus, le public a montré un visage relativement austère... qu'il a heureusement perdu par la suite.
The Dead 60's possède un nom en "the" et la musique peu originale qui va avec. La grande machine à recycler les tubes a cette fois jeté son dévolu sur les Clash. Cela donne un son propre et percutant, mais on s'ennuie ferme. Au mieux, une vague nostalgie fait ressortir les échos lointaints de "The Guns Of Brixton"... au mieux. Alors, on oublie et on remue son popotin, parce que c'est pas Radiohead qui nous fera guincher ce soir !



Portishead : la 100ème renaissance

Posté par éèëê le 27.08.06 à 13:29 | tags : électro, mp3, myspace, news, web

(une info un peu ancienne pour une sortie que l'on espère proche)
S'il reste encore des fans de Portishead dans la salle, sachez que la formation bristolienne propose en écoute deux Mp3 sur sa page myspace : l'arnaque "Greek jam" est une nappe de synthé répétitive, sans goût, sans âge et sans odeur.
Le second morceau, téléchargeable, est déjà plus intéressant sans être affolant : à nouveau instrumentales, les six minutes de "Keybored 29903" font entendre un joli break de batterie avec une nappe de synthétiseur un peu "Rhodes" qui n'attend plus que la voix de Beth Gibbons et la guitare d'Utley et le London Synfonietta pour devenir un vrai morceau. Deux minutes d'écoutes vous suffiront pour saisir l'intégralité du morceau. La magie de la boucle audionumérique fait le reste.

Pour ceux qui ne sont pas familiers du groupe, Portishead a connu un succès planétaire - public et critique - entre 1995 et 1997 grâce à la sortie de deux albums incontournables et d'un tube, "Glory Box" (merci Isaac Hayes). Depuis, la suite a été mainte fois annoncée puis repoussée. La chanteuse a sorti un album solo en 2002, le batteur Clive Deamer s'en est allé batifoler avec les Goldfrapp du début (Felt Mountain, 2001) et Robert Plant, et le guitariste Adrian Utley est allé gagner un peu d'argent aux côtés de Bashung (yeah !) et Raphaël (yeurk !).

En tout cas, niveau contenu, il est assez ascétique le site Portishead. Quant à celui de Miss Gibbons, je n'ai droit qu'à une page noire, faute du bon plug-in de lecture. Enfin, moi ça me fait rire.




Rock en Peine : un vendredi terne

Posté par éèëê le 27.08.06 à 11:38 | tags : live, pop, rock, rock en seine, tv on the radio

J'ai été globalement tellement déçu par l'ensemble du festival dont je n'ai eu, dans un premier temps, aucune envie de rendre compte. Mais il faut rendre justice à la poignée de réussites entendues, quitte à brosser un tableau mitigé du Festival Rock en Seine. Dès les premiers pas dans l'enceinte du domaine de Saint Clou, le ton est donné : Rock en Seine est avant tout une vaste opération marketing ; l'espace immense entre d'une part les "petite scènes" et de l'autre la grande scène a des airs de galerie marchande Carrefour. Opérateurs téléphoniques, constructeurs de console de jeu ou de baladeurs MP3, le tout dans une odeur de sandwiches et de kebabs à 6 euros... les festivaliers - et leur thune - sont accueillis à bras ouverts.
Enfin, on est pas dupe, le sponsoring fait partie de toute organisation de cette envergure, mais franchement, payer 70 euros pour me taper des pub iPod sur écran géant, ça me fout un peu la gerbe (et j'ai pas pris de kebab, juré).
Allez, rangeons cette amertume anti consumériste, et place à la musique.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on était gâté : un cocktail de valeurs (a priori) sûres (Radiohead, Morissey, Beck et Dj Shadow), quelques sympathiques troublions (Calexico, Tokyo Ska Paradise Orchestra, India Arie) sans oublier les inévitables étoiles montantes - certaines vraiment éclatantes, d'autres surestimées... (TV on the Radio, The Rakes, The Raconteurs, Clap Your Hands Say Yeah). Beaucoup de rock pop, un zeste de furibonds (Taking Back Sunday) et une absence manifeste de hip hop, électro ou jazz. C'est rock, un point c'est tout.
Première déception : le show tiède de Calexico. Ambiance inexistante, morceaux sympathiques mais qui ne décollent pas. Rien à voir avec ce que j'ai pu entendre des concerts radio ou internet. Il est 15 h 35, certes, mais le warm up n'a pas fonctionné. Et leur orientation rock 4/4 n'est pas une réussite. Quelques cuivres pour faire la blague mexicaine, mais ça ne prend plus. Comme un ami voulait absolument voir Nada Surf, nous restons. Après "Popular", leur tube de 1996 (DIX ANS DEJA !!!), le groupe joue une suite de morceaux ni désagréable ni accrocheuse, juste un peu... transparente. Une reprise d'Alain Souchon me convainc définitivement : je quitte la grande scène sans souvenir, place à la jeunesse de Clap Your Hand and Say Yeah !
Après une poignée de chansons convenues et un son relativement pourri (qui sera malheureusement le "standard" du Festival), le groupe parvient finalement à confirmer son talent bordélique dans des pop songs dansantes et vaguement planantes. Sans être de fins techniciens - un batteur prévisible et limité, des guitares qui se chevauchent un peu... leur performance nous emplit d'une pulsion créatrice, et nous tapons dans les mains en disant "Yeah". Enfin, je dis "nous", mais à 30 mètres du podium, l'ambiance est plutôt glaciale. "Sérieuse", commentera un sympathique anglais qui a l'air de s'amuser autant que nous. La majeure partie du public, stoïque, pose la question de la pertinance d'un festival d'été en Ile-de-France.

Rassasiés, nous filons scène de l'industrie pour acclamer TV On The Radio. Malgré un son limite, le groupe parvient à nous transporter à la fois loin de la morosité parisienne (oui, ça danse, mais faut aller vraiment devant) et du rock convenu de pas mal de groupes présents (non, pas de noms). Un featuring de Human Beat Box, des morceaux de plus en plus jouissifs à mesure que la nuit tombait, un psychédélisme salvateur, et voilà la meilleure prestation du vendredi terminée. Il faut dire qu'ici, c'est 45 minutes de spectacle, pas plus, sinon ça pourrait lasser (ha ha ha). C'est peut-être la génération zapping iPod qui veut ça ?

Deux ou trois solos faramineux de Jack White - davantage mis en valeur dans son groupe The Raconteurs qu'avec son homonyme féminin, et nous voilà de retour pour l'unique prestation "electro hip hop" de la manifestation. Dj Shadow se la joue un peu en diffusant l'intro de son prochain disque... sans venir sur scène. On le pardonne très vite, puisqu'il dynamite littéralement l'atmosphère avec un mix de ses premiers albums (Endtroducing et Private Press) : 25 minutes d'euphorie enfin partagée par le public. S'ensuivent de nouveaux morceaux, très peu convaincants malgré la prestation impeccable du rappeur Lateef the Truth Speaker. On pense repartir pour un grand tour lorsque résonne la mélodie d"Organ Donor", mais les lumières s'éteignent. Shadow s'efface après une cinquantaine de minutes très inégales et surtout très courtes.
23h15, il ne nous reste plus qu'à échanger notre frustration dans le métro bondé.




Deftones, à bloc

Posté par Flyer le 26.08.06 à 09:09 | tags : metal, myspace, news
Deftones
Les gentils bonhommes de Deftones sont rentrés de vacances et se sont mis au travail sur leur nouvel album, Saturday Night Wrist, censé sortir au dernier trimestre 2006. En guise de teaser, ils ont lâché un premier titre, "Hole in the Earth", pas trop mal sur leur blog Myspace. Espérons du mieux, rendez vous dans deux mois...



La RIAA n'est pas stupide non plus

Posté par 2goldfish le 25.08.06 à 15:15 | tags : dadvsi, mp3, news, politique, rigolo
Picsou GripsouLa semaine passée, j'ai pu lire la plupart de mes sources de news plus ou moins indépendantes se moquer  : "Bouh, la RIAA poursuit le logiciel de P2P Limewire en justice. Plus personne n'utilise ça, ils sont complétements largués et stupides et méchants come George Bush".
Je veux bien concéder que la RIAA est méchante et sans doute larguée, mais comme avec le président des Etats-Unis, j'ai des doutes quand on dit qu'elle est stupide. "Connais ton ennemi" m'a appris Paris Hilton.
En partant du principe que la RIAA n'est pas bête, je me suis demandé pourquoi elle poursuivait un logiciel de peer to peer de seconde zone. Quelques minutes sur Google permet à n'importe qui de savoir quels sont les logiciels les plus utilisés. Limewire est développé en Open Source qui plus est, donc virtuellement impossible à arrêter. Un "fork" est déja prêt pour le remplacer au pied levé. Pour sa défense, on pourra dire que la RIAA avait demandé à Limewire depuis longtemps de faire des efforts pour empêcher l'échange de fichiers illégaux.
Pourquoi, cependant, s'il s'agit vraiment d'empêcher l'échange de fichier, ne pas lancer des procès dès leur apparition à tous les logiciels de peer to peer ? Peut-être parce que la RIAA demande à chaque procès 150 000 dollars pour chaque fichier échangé. Peut-être parce que Limewire Pro est vendu 18 dollars. Peut-être parce que la RIAA espère obtenir un règlement à l'amiable, comme avec Kazaa qui lui a versé un million de dollar.
La RIAA sait sans doute qu'elle ne peut pas empêcher l'échange de ces fichiers, en tout cas pas comme ça. Elle sait aussi que porter plainte contre une jeune compagnie fauchée, ça ne rapporte pas grand chose. Ce que fait la RIAA s'apparente en fait plus à une arnaque à l'assurance qu'à de la lutte contre le vol. Ce n'est peut-être pas très honnête, mais ça n'est certainement pas stupide.



Reggae-live.com, un site avec de belles dreads

Posté par Flyer le 25.08.06 à 12:42 | tags : à lire, copinage, flu, reggae, web
Les magazines Reggae sur la toile sont souvent un peu chiches, mais même un non-initié au jaune-vert-noir tel que moi est resté baba devant l'avalanche de contenus proposés par Reggae Live. Chroniques à gogo, sensations festivalières, un espace réservé aux artistes et aux professionnels qui souhaitent communiquer sur leur actualité, un fanzine (presque) papier, Ride-On, à télécharger en .Pdf, un agenda des évènements par région, et une jolie liste de dossiers très complets, dont un sur le cinéma Reggae.
L'envers du miroir, c'est que leur contenu important rend parfois la navigation un peu lourde... mais je me rappelle d'un temps où Fluctuat était exactement dans le même cas.
Big Youth
Côté Flu, j'en profite pour vous signaler notre forum Reggae plutôt actif et malin, en partie grâce aux interventions de plusieurs rédacteurs de Reggae Live.
Paix à vous, joie, bonnes vibes, etc...
Illus : Big Youth, le monsieur chez qui Sonic Youth piqua la deuxième partie de son nom...



Bob Dylan n'aime pas les temps modernes

Posté par Flyer le 25.08.06 à 10:10 | tags : bob dylan, folk, news, people
Bob DylanBob Dylan est un géant du passé et son influence fut indéniablement énorme sur la pop et la folk des 40 dernières années. OK, c'est dit. On ne me soupçonnera donc pas d'être une ordure sans foi ni loi en l'accusant de mauvaise foi lorsqu'il évoque l'"atrocité" de la production musicale contemporaine : "Je ne connais personne qui ait fait un disque qui sonne décemment dans les 20 dernières années, vraiment."
Le bon Bob n'accuse pas les artistes par cette phrase (en tout cas, je ne veux pas le croire), il accuse le format CD.
"Ecoutez ces disques modernes, ils sont atroces, ils sont saturés de son. Il n'y a aucune définition de rien, pas de chant, rien de rien, ils sont comme... statiques. Les CD sont petits et sans envergure."
Remarquez, ce n'est pas parce qu'il parle ici comme un grand papy que Dylan a forcément tort. Et il a les faits pour lui. Et quand bien même c'est le cas pour une majorité de la production commerciale, mettre tout le monde dans le même sac n'est pas très malin. Les disques de Brian Eno, l'un des premiers producteurs à s'être jetés sur le format CD, le prouvent à eux seuls.
En guise de conclusion, Dylan achève son réquisitoire anti-technologique par cette phrase glaçante au sujet de son nouvel album Modern Times : "Chacune des chansons du disque sonnait dix fois mieux en studio que sur le CD". Aïe. Ça sent l'excuse semi-avouée tout ça...



It's Monk Time !

Posté par Maxence le 24.08.06 à 16:16 | tags : mp3, news, rock, vidéos musicales

The MonksBonne nouvelle pour les fans de rock décalé et de précurseurs bien allumés, la boite de production indépendante Play Loud! annonce la sortie prochaine de Monks: The Transatlantic Feedback, un documentaire sur l'incroyable groupe américain (intégralement formé de Marines basés en Allemagne pendant la guerre du Viet Nam) : The Monks ! A cette occasion, ceux que Julian Cope qualifie de "chaînon manquant entre le krautrock allemand (situation géographique oblige) et le rock'n'roll US", verront une tripotée d'artistes contemporains leur rendre un vibrant hommage. La chose se nomme Silver Monk Time et le line up laisse rêveur : The Fall, Faust, Gudrun Gut, Barbara Morgenstern, Silver Apple, Alan Vega, Psychic TV, The Raincoat, Alec Empire, Jon Spencer, Mouse on Mars… Gasp ! On attend l'album avec impatience ! En attendant justement, vous pouvez toujours vous rendre sur la fameuse Monks Page et écoutez leurs exploits en Mp3, sans oublier un petit tour sur YouTube... INCONTOURNABLE !




Marilyn Manson n'est pas bête

Posté par 2goldfish le 24.08.06 à 12:12 | tags : marilyn manson, metal, politique, vidéos musicales
Marylin MansonQuiconque à vu Bowling for Columbine le sait, Marilyn Manson est très fort en interview.
Suffisament pour parfaitement contrer Bill O'Reilly, présentateur vedette de la tristement célèbre Fox News (souvenez-vous des frasques de Bill lors des émeutes de novembre). Introduisant Manson en interview (la vidéo est ici) dans le cadre de sa rubrique "Children At Risk" (Pernault devrait en prendre de la graine), il semble destabilisé par les réponses calmes et raisonnées de Manson quand il essaye de lui faire dire qu'il encourage les jeunes à l'homosexualité, ou tout simplement au sexe.
Si destabilisé qu'il oublie les invectives qu'il réserve d'ordinaire aux interviewés dont les réponses commencent par "Non, Bill" et il paraitrait presque bon journaliste.
Vraiment très fort, Manson.



Rock'n roll summer game ! Again !

Posté par Myosotis le 24.08.06 à 10:25 | tags : concours, rigolo, rock
Jeu Rock Playlist
Beaucoup plus difficile que la dernière fois, ce jeu rock en 3 étapes :

1) Identifiez ces 3 chanteurs célèbres et indiquez, pour chacun d'entre eux, le nom d'un morceau (celui qui ressemble à Geoffrey de Peyrac est plus dur que les 2 autres évidemment).
2) Bien qu'évoluant dans des styles, des époques, des pays différents, ces 3 musiciens ont un point commun : lequel ? (indice : un titre)
3) De la réponse précédente, déduisez facilement l'identité du personnage du XIXe siècle photographié ici. Indiquez son nom, son prénom et sa nationalité, ainsi que ce qui l'a fait connaître.

Le premier qui trouve la solution recevra chez lui un CD (hors commerce) de raretés de Pete Doherty, des Libertines et peut-être même bien des Dirty Pretty Things.




Marvin Rouge is DJ Corf

Posté par Flyer le 23.08.06 à 15:15 | tags : copinage, électro, mp3, web
DJ Corf Le Jukebox Bien TempéréSur Playlist, nos copains de blogs ont des surprises en réserve.
Et c'est à travers la proposition anonyme d'un lecteur qu'on apprend que le bon Marvin Rouge, qui tient le blog Gimmick, officie comme remixeur sous le pseudo de DJ Corf, dans deux posts estampillés "Le Jukebox bien tempéré".
Et il a un vrai petit talent de mixeur le Marv !
Allez donc jetez une oreille aux deux premières cuvées de son Jukebox perso : par ci, par là.
(Merci DJ Corf ! Vive les pseudos !)



Les Grizzly Bear s'agitent en coulisse

Posté par 2goldfish le 23.08.06 à 12:12 | tags : grizzly bear, live, rigolo, route du rock
Grizzly bear and the PipettesApparement, moi, le patron et les vingt milles spectateurs de la Route du Rock n'avons pas été les seuls à nous amuser. Les New Yorkais de people]Grizzly Bear aussi. Ils étaient partout durant le week end : vendredi en concert, samedi invités sur scène avec TV On The Radio, et dimanche en remplacement des TV Personalities. Sans parler des conférences de presse et des séances d'autographe. Ils étaient partout, souriant et crevés, comme nous. En passant, je tiens à préciser que vouloir s'endormir pendant un concert ne veut pas toujours dire qu'il est mauvais. J'aurais bien voulu dormir pendant celui d'Isobel Campbell.
Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'ils s'activaient au moins autant en backstage, arrangeant les détails d'une tournée en première partie de TV On The Radio, buvant beaucoup de bière, gonflant le moral des Band of Horses avant leur concert (ça a marché) et coupant les cheveux des Pipettes. De Rose - la brunette - en tout cas. Ils ont pas intérêt à l'avoir raté.
Bref, tout ça et plus encore, c'est sur le Tour Blog de Grizzly Bear.



Babyshambles compile pour le bus

Posté par Myosotis le 23.08.06 à 10:10 | tags : news, pete doherty, web
Ce n'était pas prévu au programme mais peut-être est-ce que les membres du groupe avaient établi la sélection dans un moment d'égarement avant de l'oublier. Toujours est-il que sortira le 18 septembre, le deuxième album des Babyshambles. En réalité, il ne s'agit pas d'un véritable album mais d'une compilation de titres collectés dans le cadre de la série Back On The Bus, qui avait très récemment accueilli les Paddingtons (pour une sélection très new-wave d'ailleurs).
Babyshambles
Pete et ses comparses ont établi une setlist assez diversifiée et symptomatique de la richesse de leurs influences. On y trouve ainsi, sans surprise, du punk (Clash en clin d'oeil à leur producteur, Johnny Thunders), de la pop purepop (Belle & Sebastian, pourquoi mon dieu?), du reggae (Dennis Brown évidemment, Graham Collier), de la newage traveller pop (Devendra Benhart), du RnB (Esther Philips) et de façon plus intéressante peut-être un doublé Love / Creation de belle facture. On relèvera, histoire d'entretenir la légende noire du groupe, la présence sur cette compil du cultissime Dylan anglais, Bert Jansch, pour un titre qui ne passera pas inaperçu "Needle of Death" (l'aiguille de la mort). Les Babyshambles auraient ajouté à cette compilation une prise acoustique de "What Katy Did Next", l'un de leurs excellents titres, ainsi que l'enregistrement d'une conversation qu'ils auraient eue à l'arrière de leur bus sur les top-models et les putes à crack (sic).
La tracklist suffit à rappeler que, malgré ce qu'on peut lire ou croire, les Babyshambles sont un groupe intelligent et nourri aux meilleurs rateliers musicaux. Qu'ils sont susceptibles de porter en eux une synthèse aussi intéressante que ce qu'avaient pu faire les Happy Mondays en leur temps (avec la house), en fusionnant le punk, la pop et les musiques black, soit en organisant la rencontre musicale des différences communautés de l'UnderLondon sur la scène mainstream. En cela, ils sont potentiellement et à ce jour, aussi intéressants que ce qu'auraient pu devenir les Libertines et une bombe en puissance. Reste à bosser un peu pour accoucher du chef d'oeuvre attendu.
La tracklist complète est par ici.



Edito Mat'

Posté par Flyer le 22.08.06 à 15:15 | tags : édito, flu, folk, news, outkast
Idlewild OutKastToujours soucieux de faire semblant de tenir notre ligne éditoriale, les deux albums de la semaine sur Fluzik sont en totale opposition. L'un est blanc, l'autre noir, l'un parle des angoisses post-traumatiques de la guerre, l'autre délire sur les gangsters et la Prohibition, l'un habille de folk ses rêves d'un vieux maître chinois, l'autre propose du jazz hip-hop avec des murs qui chantent. Les deux sont des artistes talentueux, mais l'un des deux albums est un peu trop long et fatiguant.
Vous aurez reconnu (ou pas) M Ward et OutKast, qui nous reviennent avec Post War pour le premier et Idlewild pour les seconds.

Côté forum, petit focus sur les plus belles pochettes hip hop, le cinéma et le reggae, une petite enquête sur les meilleurs jazzmen et bluesmen encore en vie, un débat sur l'avenir de la critique rock, sur OutKast ou le savoir swinguer, et des infos pas très fraiches sur... euh, les Poetic Lovers.

Bonne semaine à vos tympans !



Boy George donne un coup de balai

Posté par Myosotis le 22.08.06 à 13:13 | tags : news, people, rigolo
Boy GeorgeGrandeur et décadence. Installez vous à New York et peut-être est-ce que vous aurez la chance d'avoir comme balayeur de rue une ex-star du rock. Boy George, alias George Alan O' Dowd, l'ancien pape de la blue-eyed soul (le sous-genre auquel on rattache habituellement le Culture Club) a, en effet, enfilé un gilet fluo du plus bel effet pour démarrer ses travaux d'intérêt général dans la grosse pomme. Condamné pour détention de cocaïne et impliqué dans le faux cambriolage de son propre appartement, le beau Boy androgyne est devenu balayeur de rue sous l'oeil amusé de dizaines de journalistes.
Quelque peu empaté depuis sa rupture (artistique et amoureuse) avec le batteur de Culture Club, Jon Moss, Karma Chameleon erre de galères en galères. Cela ne doit pas faire oublier que Boy George a beaucoup fait en son temps pour l'émancipation et la reconnaissance des (ultra)minorités visibles. Encore aujourd'hui et malgré ses errances, il reste un DJ apprécié de la planète club et une sorte d'icône (de quoi ?) au Royaume Uni. Mais qui veut vraiment le blesser ? Qui veut le faire pleurer ?



Girl Talk : Guerrila Pop

Posté par 2goldfish le 22.08.06 à 10:33 | tags : mashup, mp3, web
Paris Hilton lit Sun TzuOn n'en a pas parlé ici mais Night Ripper, l'album de mashups signé Girl Talk est l'un des succés de l'été sur la blogosphère. C'est aussi une véritable définition du terme de mashup puisqu'en quarante-deux minutes plus d'une centaine de chansons sont pressés comme des citrons pour ne retirer de chacune que les quintessentielles secondes qui la  rend mémorable. Selon le même principe qui voudrait que si le nutella, le reblochon et le surimi sont bons, ils seront encore meilleurs ensemble, Night Ripper est étonnament parvenu à créer le disque de fête ultime et sans doute potentiellement le procès pour violation de copyright le plus compliqué de l'histoire.
On peut aussi y voir un blind test frénétique pour cocaïnomanes cultivés. Essayez un peu avec les deux morceaux gratuits : "Hold Up" et "Bounce That". Les bonnes réponses se trouvent sur Wikipedia. La raison pour laquelle je vous parle de tout ça maintenant, ce n'est pas que comme flyer je me permet de ressortir des news poussièreuses mais parce que deux sympathique bloggueurs ont pris sur eux de retracer les sources de Girl Talk en deux posts quasi exhaustifs (95 mp3, tout de même) un premier sur Some Vellvet Blog et un autre sur I Am Fuel, You Are Friends.
Au pire, ça vous fait un excellente excuse pour avoir des chansons de Phil Collins et Britney Spears.



Steve Jobs n'est pas un juif pour Jésus

Posté par Flyer le 21.08.06 à 15:15 | tags : ipod, politique, rigolo
Jesus HebrewSous la dénomination étrange de "Juifs pour Jésus" se dissimule une organisation de chrétiens évangélistes, qui tentent de faire accepter le fait que Jésus était le vrai messie, aux juifs mais au reste du monde aussi.
Evidemment, leur message à base de "Vous pouvez devenir un meilleur Juif encore en croyant à Jésus" équivaut à expliquer à des végétariens qu'ils peuvent devenir encore meilleurs végétariens en se tapant une grosse côte de porc. Et ce n'est pas leur pub radio lyonnaise qui arrangera les choses (Michel Leeb  et Cauet réunis n'auraient pas fait mieux, mais c'est rigolo dans le genre caricature cheap).
Mais leurs tracts sont rigolos, en fait une méthode de propagande douce à base d'humour (pour faire mieux passer les idées farfelues). Après le 11 Septembre et la Guerre en Irak, le nouveau tract des JesusforJews prend gentiment pour cible... Steve Jobs. Monsieur Apple, le chantre de l'iPod, y est décrit comme une sorte d'ersatz de Jésus. Mais "la vie, c'est plus que des fils, le Silicone ne peut satisfaire l'âme, la Haute technologie ne peut guérir le coeur". Enfin bref.



What Do You Do With The Pieces of A Broken Heart ?

Posté par 2goldfish le 21.08.06 à 13:13 | tags : country, flu, folk, vidéos musicales, youtube
C'était "Chinese Translation", de M. Ward, extrait de l'album Post War qui sort cette semaine. Il y a peu de choses plus agréables qu'une chanson de M. Ward, surtout quand elle se pose sur un délire viking de Joel Trussel. Si je vous ai bien mis en appétit, vous pouvez aller  écouter Post War par ici, et admirer un autre clip de Joel Trusssel avec des vikings lesbiennes de l'espace sur Youtube.

MàJ : la chronique de Post War est en ligne sur Flu, le mag.



On se lève tous pour Kompakt

Posté par Maxence le 21.08.06 à 10:14 | tags : électro, flu, mp3, myspace, news
Kompakt Total 7Tout le monde écoute Kompakt ! Aujourd'd'hui, être fan de TV on The Radio, Mercury Rev et/ou de Deerhoof et Grizzly Bear (au choix) n'empêche pas de danser les bras en l'air sur les hymnes mélodiques et un rien trancey du label de Cologne. Pour preuve, même le webzine attitré des geeks de la pop à lunette, j'ai nommé Pitchfork, s'enthousiasme pour le label allemand et offre en exclusivité le magnifique "Sweet Harmony", un morceau gratuit en MP3 signé Tobias Thomas et Michael Mayer, tiré de Kompakt Total 7. La parution de cette "épisode" de la saison 7 du label (la fameuse collection Kompakt Total) est justement l'occasion de vous signaler que vous pouvez également goûter aux plaisirs électros de Michael Mayer et son équipe sur le site myspace du label. Go, come get some !

MàJ : la chronique de Kompakt Total 7 est en ligne sur Flu, le mag.



Les années coup de coeur de Pitchfork

Posté par 2goldfish le 20.08.06 à 09:09 | tags : à lire, news, pop, rock, web
pitchfork 200 greatest songs of the 60's
Au moment où j'écris ces lignes, Pitchfork est en plein milieu d'un des ces si vains et si passionants classements que personne ne peut s'empêcher de faire, lecteur de Nick Hornby ou pas (mon concert préféré de la Route du Rock, c'était Band of Horses, mon repas numéro un, c'était une pizza à la gare, mon pire controle de police, c'était le premier, etc...).
Le classement de Pitchfork n'est pas si vain, cependant, parce que plutôt que de nous faire "les cent meilleurs albums des sixties" comme ils l'ont déja fait pour les trois décennies suivantes, ils ont opté pour un classement des deux cent meilleures chansons. On évite ainsi un faux suspense quant à qui remportera la première place de Revolver ou de Pet Sounds. Au point où en sont les choses, je ne suis même pas sûr que "A Day In The Life" et "Good Vibrations" termineront en tête : ils ont bien trouvé cent quarante  morceaux à placer devant "Sister Ray".
Ce qui est vraiment intéressant dans ce truc, outre le fait qu'il permet de découvrir ou redécouvrir quelques perles oubliées, c'est qu'il s'agit là du classement de critiques qui n'étaient même pas nés à l'époque dont ils parlent. On évite ainsi les sempiternels "Quand j'ai vu Hendrix à l'île de Wight..." d'ancien combattant, remplacés par des "...même si vous l'avez entendu mille fois au supermarché" nettement moins glamour mais aussi beaucoup plus proche de notre expérience. Et puis, ils ont promis qu'on y trouverait pas trace de "Light My Fire", et je parierais qu'on n'aura pas de "With A Little Help From My Friends" version Joe Cocker non plus. Le révisionisme a parfois du bon.
Plus qu'à attendre qu'un petit malin transforme cette liste en compil' de l'été pour réseaux P2P.



Morrissey et la nouvelle économie

Posté par Myosotis le 19.08.06 à 09:09 | tags : live, morrissey, mp3, politique
MorrisseyCelui qui promettait hier de ne pas céder aux travers des éditions limitées, rééditions, des "tacky badges" et autres gadgets liés à l'industrie du disque fera avancer l'histoire ce weekend. En tête d'affiche du Méga Festival V de Chelmsford, Morrissey inaugure, samedi soir, une nouvelle méthode commerciale autour de son single "In the Future When All Is Well" (bonne chanson, par ailleurs), sorti il y a une dizaine de jours maintenant et qui ne rencontre pas un succès extraordinaire.
Les personnes qui assistent au concert et les autres pourront, dès le matin de la prestation, envoyer un texto leur permettant de télécharger sa version live, moins d'une minute après que le single aura été joué sur scène sa version live : un beau souvenir pour ceux qui assistent à l'événément et une curiosité pour les autres. Si Morrissey cède allègrement depuis son retour (You Are The Quarry puis Ringleader of the Tormentors) à la mode des singles édités en 2 ou 3 versions, ce nouveau type de diffusion de la musique (qui n'est ni du streaming, ni de la diffusion radio internet en direct), initie une sorte de pay per view musical qui pourrait devenir dans l'avenir la norme lors des grands raoûts planétaires.
On peut imaginer assez facilement les Rolling Stones offrir la possibilité d'acheter "Satisfaction in Paris", au moment même où ils le jouent. Cette méthode permettrait, si le prix est faible, de contourner (en partie) le piratage en offrant une qualité sonore impeccable et un délai raisonnable entre le concert et sa mise en vente. Economiquement, la mise sur le marché des albums live reste un vrai jackpot pour les artistes et les maisons de disque, et sert à combler les trous entre deux albums. La vente de morceaux live pourrait s'adjoindre en complément de cette manne et faire rentrer du cash en temps réel. L'avenir dira si c'est un bien ou un mal pour l'acheteur potentiel.



The Da Roxy Code

Posté par Flyer le 18.08.06 à 15:15 | tags : à lire, brian eno, news, rigolo, web
La chanson "Virginia Plain" contient-elle des messages codés sur la Vierge Marie ? Quelle est la vérité sur la localisation d'"Avalon" ? Le Paradis existe-t-il ? Un culte secret de fans de Roxy Music ne reculera devant rien - pas même le meurtre - pour reformer le groupe avec Brian Eno au cinquième point d'un pentacle occulte, accomplir les Anciennes Prophéties et engendrer la fin du monde. Seul un homme se dresse entre eux et la Destinée - un homme armé du Saint Graal lui-même, d'une écharde de la Vraie Croix, du Chaudron Celtique du Renouveau, d'un autographe de Sutekh Le Destructeur, du visage de Mars, du Lutin Lincoln et d'un abat-jour censé avoir inspiré Erich Von Daniken.
Alors que les machinations diaboliques des membres du culte sont sur le point de se réaliser, arrivera-t-il trop tard pour déjouer leurs plans ? Après tout, il reste tant de lessive à faire d'abord...

Da Roxy Code

Sur Enoweb, le bon Brian Eno a lâché un extrait de son livre rigolo The Da Roxy Code publié en début d'année. Bon, techniquement, on est légèrement en retard vu qu'il a publié ce teaser la 1er avril dernier. Mais à mon avis (et selon ma propre expérience) tout le monde ne le sait pas. Et tout le monde mérite d'y jeter un oeil. Après tout, ce n'est pas parce que c'est vieux qu'il ne faut pas en parler, sinon les grottes de Lascaux le visage de Mick Jagger seraient restées ignorées de la nouvelle génération. Non, je ne viens pas de me fabriquer une excuse bidon pour avoir laissé passer ça.



Avalanche électronique

Posté par Maxence le 18.08.06 à 12:20 | tags : électro, news

Martine vive la rentréeM**de, c'est déjà la rentrée ou quoi ?! De retour de vacances depuis hier et ça y est, c'est la folie.
Parmi les paquets - obligeamment - envoyés par les distributeurs et labels, qui m'attendent dans ma boîte aux lettres on trouve : la toute nouvelle livraison des allemands de Kompakt, VA - Kompakt 7, le double mix du vétéran François K, avec au programme Trentemoller, Matthew Johnson et j'en passe, le dernier album de Mouse on Mars, le prochain Trentemoller justement, ce danois qui nous avait déçu - ou du moins, peu fasciné aux Nuits Sonores - et qui réussi là un coup de maître à paraître en octobre ! Sans oublier les pépites space-disco et cosmic kraut-funk de DC Recording, la double compilation des travaux de Hans Joachim Roedelius, l'album "Blues is... Number One" proposant les morceaux "blues" de pointures de l'electronica (jan Jelinek, Barabara Morgenstern, Laub, Tarwater, etc...) ! Bref, que du bon, du tonique, de l'enjoué, du revigorant et de l'enthousiasmant ! On y revient bientôt (dès demain en fait) dans Flu le mag et sur Playlist !




YouTube veut devenir MTV 2.0

Posté par 2goldfish le 18.08.06 à 11:59 | tags : news, rigolo, vidéos musicales, youtube
Youtube serait, selon le NME, en pourparlers avec un certain nombre de labels (dont Warner et EMI) pour parvenir dans les mois à venir à proposer tous les clips jamais faits gratuitement et légalement sur sa plateforme. C'est sans doute une bonne nouvelle, mais on se demande quand même quelle est la logique derrière une industrie du disque prête à poursuivre ses clients en justice quand ceux ci partagent quelques morceaux de musique en ligne, et qui envisage dans le même temps de laisser un site commercial faire exactement la même chose à partir du moment où les dits morceaux auront des images en plus. C'est sans doute comme se demander "Comment jeudi ?" et "Où est bleu ?".
Et pour ceux qui croieraient qu'a défaut de légalité, tous les clips de l'histoire sont déjà disponibles gratuitement sur le net, je les mets au défis de me débusquer des images de Disco Tex and the Sex-O-Lettes, qu'on ne trouve pour l'instant que dans un de ces étranges montages à base d'animation japonaise et d'homoérotisme sublimé :



Le lion des Streets cède à la tentation

Posté par Myosotis le 17.08.06 à 16:57 | tags : myspace, news, people, streets, télévision
Leo the Lion On sait que Mike Skinner, le leader de The Streets, gambergeait pas mal depuis son album The Hardest Way to Make An Easy Living, sur les rapports entretenus et à entretenir entre l'argent, la gloire et l'art. Son bras droit, le sublime black et chanteur de Rn'B, Leo The Lion, présent dans les choeurs et les contre-points d'une grosse moitié des titres des trois albums de The Streets, a répondu pour lui. Leo Ihenacho s'est en effet aligné cet été dans Love Island, l'émission phare de la chaîne anglaise ITV et équivalent national de notre Ile de la Tentation. Love Island marche assez fort là-bas, mais sur un principe légèrement différent de la misérable émission de TF1 puisque les participants ne viennent pas accompagnés. Ce sont des célibataires à la recherche de l'âme soeur et sont... supposément des célébrités.
Léo, puisqu'on parle musique ici, a été éliminé après avoir ravi le coeur de la plus jolie fille du plateau, la charmante Bianca Gascoigne, fille du célèbre footballeur (et alcoolique) Paul Gascoigne. Après la tournée triomphale de Skinner achevée en juin, Léo (qui devra attendre quelques semaines pour retrouver sa belle), poursuit son année faste. Il s'est attaqué aux titres de son premier album solo, funk et soul, dont quelques extraits peuvent être écoutés ici.
Le beau gosse a en plus un beau filet de voix.
Pour ceux qui veulent découvrir le programme (ou voir la tête du fils de Pierce Brosnan ou la Playmate du 50e anniversaire de Playboy), c'est sur ITV.



The Cure : Triple double pour jeune goth-goth

Posté par Myosotis le 17.08.06 à 12:12 | tags : cure, new wave, news
L'été n'est pas la saison des gothiques (trop chaud, trop clair, trop de monde) mais, comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, The Cure a décidé de poursuivre en août le programme de réédition complète de sa discographie. Sont donc sortis hier, le 16 août, The Top, The Head on the Door et Kiss Me Kiss Me Kiss Me en éditions DeLuxe.
The TopLes trois albums ne sont évidemment pas à la même place dans le coeur des amateurs : le premier est considéré par les fans des débuts comme le "début de la fin", l'album honni car trop pop et trop éloigné des séminaux essais de la période sombre (Faith, Pornography, Seventeen Seconds...), le deuxième, en 1985, marque le changement de statut d'un groupe qui explose mondialement avec "Close To Me" et "In Between Days" (notamment), tandis que Kiss Me Kiss Me Kiss Me, enregistré en 1988 plus tard, reste une vraie bizarrerie avec ses 18 titres et son univers foutraque. Si on les réécoute à la suite, on se rend compte que tout n'est pas si simple et que chacun contient en germe les orientations du suivant.

The Top mérite clairement une réévaluation avec son impeccable "Birdmad Girl" (l'une des plus beaux titres du groupe selon moi), le lyrisme de "The Empty World", la violence de "Piggy in the Mirror" et "Shake Dog Shake". Au risque de me faire incendier, je le placerai assez haut dans le classement des meilleurs albums de Cure (et vraisemblablement avant son successeur, juste derrière Disintegration). Le 2ème CD prévoit quelques démos de studio et des choses plus ou moins surprenantes (je ne connais pas le titre "Sadacic", par exemple, et aurai plaisir à entendre la version live du cultissime "Forever").

The Head on the DoorThe Head on the Door bénéficie également d'un solide travail de recherche, avec quelques titres inconnus (de moi en tout cas) comme "Mansolidgone", "Lime Time" et "Innsbruck", plus quelques démos. Des trois rééditions, c'est clairement cet album qui présente le disque bonus le plus riche et le plus chargé.

C'est finalement le pléthorique Kiss Me (trois fois) qui semble faire les frais de l'opération. Déjà mal aimé, le CD bonus ne présente rien de nouveau ou de vraiment inédit, tout simplement parce que l'ensemble de ce qui avait été enregistré à l'époque a été intégré sur le disque originel ou est sorti en single. Si les qualités de The Head on the Door ne méritent pas d'être vantées, il ne faut pas hésiter à (re)prêter une oreille indulgente à Kiss Me qui est l'album le plus romantique et baudelairien de Cure avec ses "Cockatoes", "Just Like Heaven", "How Beautiful You Are" (directement inspiré des "Yeux des Pauvres", le poème en prose), ses "Perfect Girl" et son "All I Want". Evidemment, le son craint parfois, avec ses trompettes et ses synthétiseurs, et on frise le ridicule sur les emphatiques (mais terrifiants) "Torture" et "The Kiss"... mais il y aura bien pire par la suite.

Kiss Me Kiss Me Kiss MeRacheter ses albums n'est pas forcément une si mauvaise affaire pour ceux qui les ont déjà et s'impose pour les autres. Si le programme se poursuit l'année prochaine, on devrait terminer les frais sur Disintegration (attendu) et Wish (aussi), avant d'éviter soigneusement un affreux Wild Mood Swings Deluxe. Pas sûr que l'ancien plus beau chanteur de tous les temps ait le courage de nous infliger ça en apéritif d'un nouvel album.
À noter que plus l'on s'approche du présent et plus il est difficile de trouver des enregistrements intéressants ayant échappé à la pompe à fric et à la commercialisation. Considérons que le meilleur est derrière nous.



Mars Volta : Urine, They're Out

Posté par 2goldfish le 17.08.06 à 10:03 | tags : news, rigolo, vidéos musicales, youtube
mars volta"Je paierais 100... 1000 dollars à celui qui trouvera la personne qui balance de l'urine sur nous. Je vous donnerais du merchandising gratuit et des tickets à vie pour les concerts de Mars Volta. Trouvez cette personne et bottez lui le cul pour moi, rapportez moi sa tête, et nous serons AMIS !" Cedric Bixler-Zavala, mettant sur ces mots fin à un concert de Mars Volta qui n'aura duré que trente minutes, juste après que son comparse Omar ait quitté la scène en fracassant sa guitare. Et dire que les gens nous ont trouvé méchants avec Katerine.
Même si en entendant la musique qui précédait l'incident sur YouTube on peut trouver quelques circonstance atténuantes aux spectateurs urophiles, il faut le dire : jeter des bouteilles d'urine sur un groupe, c'est mal. C'est peut-être rigolo, mais c'est mal.

(via Pitchfork)



La Nouvelle Orléans renaît...

Posté par Flyer le 16.08.06 à 13:55 | tags : en jpeg, jazz, news, usa
... en tout cas, elle essaye. Un an après l'ouragan Katrina, qui a dévisagé la superbe cité à jamais, The Observer publie un diaporama musical et joliment imagé sur le retour au bercail des musiciens, et sur leurs efforts pour rendre ses sonorités cuivrées à la capitale du jazz.
Nouvelle Orléans
Un reportage (en anglais) accompagne le diaporama, relatant le rétablissement difficile d'une identité culturelle qui était déjà mise à mal avant la destruction physique de la plus grande partie de la ville par l'ouragan, le retour laborieux des musiciens dans la ville, le tourisme sauvage qui s'y développe... Tout perdre et repartir de presque rien.



Les jeux rock de l'été

Posté par Myosotis le 16.08.06 à 12:35 | tags : concours, en jpeg, rigolo
Citation : "Plus t'es laid, moins tu vends" (le Colonel Parker à Elvis Presley)

1) Identifiez les 5 chanteurs ci-dessous et associez-y le nom de leur groupe ou ancien groupe.
2) Citez au moins une chanson de chacun d'entre eux.
3) Parmi eux, un intrus s'est glissé. Lequel ? Et pourquoi ? (plusieurs réponses possibles)
4) Classez-les par ordre croissant de laideur et vérifiez ainsi l'adage du Colonel Parker.

Myosotis Game

À gagner : un CD-mystère de l'été offert & expédié à domicile.



Elmo, notre ami

Posté par Flyer le 16.08.06 à 11:20 | tags : en jpeg, rigolo, rock
Voici Elmo, le nouveau contributeur de Playlist. Il sait jouer "I want you back" et crier "Rock'n Roll" comme un môme de 6 ans.
Elmo
On le paye en clopes (Loi Evin, si tu m'entend, ton règne ne durera pas éternellement !).



Soundbomb, whatizit ?

Posté par 2goldfish le 14.08.06 à 11:11 | tags : geek, news, vidéos musicales, youtube
Qu'est-ce qu'un Soundbomb? Son inventeur vous explique :



Pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais avec accent germanique, il s'agit d'un petit dispositif avec un micro, un haut parleur et un détecteur de mouvement (je vous laisse faire l'addition). C'est l'équivalent sonore d'un tag, que vous pouvez laisser devant un restaurant pour prévenir que la nourriture y est mauvaise, ou à l'entrée d'un magasin pour saluer les clients, etc... Le plus intéressant, c'est que ces objets ne sont pas des produits mais une oeuvre, leur créateur les vendant pour un prix entre 1 et 75 euros à ceux qui le méritent, c'est à dire ceux qui proposent une utilisation intéressante de l'objet.
Si vous avez une idée géniale, vous pouvez déposer votre demande sur son site. J'en ai commandé une pour ma tombe, je lui ferais chanter "What a Wonderful World" pour être sur que mes amis et ma famille pleurent.



Apothéose : Band of Horses, au bout de la Route du Rock.

Posté par 2goldfish le 14.08.06 à 03:52 | tags : live, pop, rock, route du rock
Band of HorsesAssis dans les transats de l'espace presse, le vent nous ammenant de lointains échos de DJ j'vousemmerde, le patron et moi échangeons des propos fatigués. Il y a du bilan dans l'air. On est plus que dubitatif quand à l'intérêt de Band of Horses, canadiens à guitare vaguement rattachés au Crazy Horse par un dossier de presse qui nous a joué trop de tours. "Je ne vois pas l'intérêt d'un groupe de pop à guitare" me dit le patron, dont je tente mollement de réveiller l'enthousiasme, "On en a déjà mangé pendant trois jours". J'aquiesce silencieusement alors qu'une machine vivante sortie d'un film de Cronenberg vomit de la glace derrière nous. Le bruit de fond du DJ s'éteint, nous nous levons courageusement. Le patron boîte derrière moi.
Puis quelque chose se produit aux premières notes des dits canadiens. Nous sommes encore loin et seuls des échos nous parviennent, mais ils sont bons. Je m'enthousiasme : "Ah, un bon groupe de pop dépressive pour se finir la soirée, c'est tout ce qu'il nous faut !". Nous devisons sur l'aversion des gens normaux pour la tristesse, sur notre sentiment commun que la joie réelle ne peut naître que de la souffrance. La sécurité émet quelques réserves sur les étranges bouteilles que nous transportons, mais nous parvenons tout de même à rentrer sur la foi de notre prestigieux badge. Direction l'espace VIP, où nous pourrons apprécier le concert sur écran géant sans fatiguer le genou agonisant du patron.
Band of HorsesL'intrusion innoportune de flyer : Band of Horses nous apparaît rapidement comme un groupe à apprécier autour d'une bière. Je file derechef chercher un picon, et on s'installe confortablement devant l'écran géant. Et putain, qu'est ce que ça balance ! Nous sommes parmi les rares VIP présents à balancer la tête et à hurler entre les chansons. En plus, le chanteur a une bonne bouille velue et un sourire plein de joie pure plaqué sur la figure. Band of Horses se révèle n'être pas si dépressif que ça, et encore plus joliment musclé qu'on ne le pensait de prime abord... Malgré mon genou (qui fait la fête tout seul dans son coin), quand une fille débarque en demandant où est Katerine, on décide de bouger vers la grande scène.
Band of HorsesLe retour de 2goldfish : Peu importe si le patron se traîne et meurt derrière, j'avance en dansant. Le groupe colle parfaitement à notre conception protestante du bonheur durement gagné. Leur musique est cathartique, rien de moins. Le vrai public, meilleur juge sans doute que les VIP qui discutaient autour de nous, semble enthousiasmé. Il faudrait parler de la voix unique du chanteur, des rythmes implacables du batteur et de tout le reste. Il n'y a rien de terriblement original, ce n'est qu'un groupe de pop à guitare comme beaucoup d'autre qu'on a vus pendant ces trois jours, mais on s'en fout : ils sont meilleurs. Après un final trop vite arrivé et sans rappel (mais que jouer après ce titre là ?), nous préférons nous en aller que de risquer de gâcher ce final. Tant pis pour Chloé.
On aura beau devoir chercher une voiture perdue dans le noir, s'égarer dans un sens interdit et se faire contrôler une dernière fois par les hommes en bleu, rien n'y fait, nous sommes heureux.
Amen !



Franz Ferdinand assassine les gens

Posté par Flyer le 14.08.06 à 00:39 | tags : live, route du rock
Franz FerdinandSi ce qui fait un bon concert dépendait uniquement de la réaction du public, Franz Ferdinand serait le plus grand concert de la Route du Rock. Cela dit, ils ont commencé leur prestation sur quelques mesures de Neutral Milk Hotel, ce qui leur a tout de suite valu notre sympathie.
Par la suite, les britons ont livré un concert très efficace, carré (peut-être un peu trop), et la foule les a suivi jusqu'au bout. Le rouquin me souffle : "Ils ont le génie de la foule, ces mecs". Et c'est vrai. Ils savent la mener, par leur son et leur jeu de scène (minimaliste mais précis). Ils savant la faire décoller, aidé par le fait que l'on aborde la fin du festival mais pas seulement. Leur recette fonctionne, tout le monde bouge les mains, tape du pied (sauf moi qui ait le genou dans un sale état), et ondoie au rythme de leur rock dansant.
L'intermède de 2goldfish : Ils se sentent autant chez eux sur une grande scène que dans un club de Glasgow. Franz Ferdinand serait à l'aise à Sarajevo.
Leurs tubes défilent (même sans connaître l'album, on reconnaissait presque toutes les chansons), les cris fusent à l'introduction de "Take me out". Rouquin me hurle dans les oreilles : "Ils ont un côté vachement Kinksien !"... Ah bon ? "Dans les passages calmes", me précise-t-il lorsque le son reflue. Ah ouais !
Ils filent. Sont acclamés. Reviennent. Enchaînent sur un rappel d'un quart d'heure. Sont re-acclamés. Reviennent à nouveau ! Jouent 3 heures !!! Font la pop expérimentale la plus merveilleuse jamais entendue sur la surface de la terre !!! !!!
L'interruption nécessaire de 2goldfish : Ils ne sont pas vraiment revenus une deuxième fois. Flyer est par terre, en position foetale, les yeux révulsés. Il vomit du Coca Blak. J'en profite pour dire que je ne suis pas vraiment rouquin.



Katerine vous veut du mal

Posté par 2goldfish le 13.08.06 à 23:20 | tags : live, rigolo, route du rock
Après une conférence de presse de Grizzly Bear qui nous a ammené dans un état proche du sommeil (mais de façon bien moins agréable que leur concert), nous reprenons d'assaut le fort pour le concert de Katerine. J'ai de gros doutes quand à la qualité de ce qui va suivre : je connaissais vaguement quelques vieux titres rigolo  de l'homme, et son récent succés "J'adore regarder danser les gens" pourrait être très fun en live ou très lourd.
katerine
Les costumes extravagants du groupe (chemise à jabot, boa de fourure, etc...) cachent mal le fait qu'ils jouent sans doute la pop-rock la plus générique du festival. Phillipe Katerine, quant à lui, chante ses obsessions d'érotomane précieux vêtu d'un mini short et de collants. Sur son torse est peint un Jésus flou. D'un commun accord avec le patron, nous allons nous asseoir dans l'espace VIP. Une heure s'écoule.
Un oeil bovin fixé sur l'écran géant récemment installé, nous avons vu Katerine se prendre pour Guy Bedos entre les chansons, chanter la vie d'un poulet qui l'a régalé et jouer les démagos avec la foule inexplicablement accrochée. Le patron se penche vers moi et lâche la comparaison qui tue : Anaïs. De mon côté je me dis qu'Isobel Campbell, c'était pas si mal. Le personnage est si pénible qu'on accueille avec un soupir de soulagement les rares moments où le groupe peut jouer sa pop lambda en paix. Les monologues reprendront bien vite, malheureusement.
Quand arrive la fin, nous partons tagguer les toilettes, mais la menace d'un terrible "... et je remets le son" plane toujours au dessus de nous comme un nuage noir. Je vais faire des cauchemars cette nuit.

L'addendum mesquin de flyer : Ca ressemblait aussi à Vincent Delerm par moments.



KILL THE DJ !!!

Posté par Flyer le 13.08.06 à 21:48 | tags : live, rigolo, route du rock
DJJusqu'à présent, la plus grande partie des goupes qui ont défilé à la Route du Rock nous ont laissé de grandes impressions. Mais ce que vous ne lisez pas ici, et ce que nous subissons là-bas, c'est ce qui se passe entre chacun de ces concerts, tandis que les roadies pratiquent sur scène leur magie de câbles et d'instruments : DJ Amazon, l'homme qui a juré de ne jamais laisser s'écouler plus de trente secondes de la même chanson. Passant sans vergogne des Flaming Lips à l'acid-house la plus hors sujet, nous laissant sadiquement hurler "Va-a-aaa-seline !" dans le vide infini du ciel malouin, se faisant un défi personnel de diffuser les chansons les plus éloignées possible du groupe à venir et des attentes d'un public pop-rock. Des moues dépitées accueillent chacune de ses interventions, des soupirs désespérés percent les hululements du vent qui s'engouffre dans le fort, des malédictions sur sa descendance jusqu'à la onzième génération sont taguées par milliers sur les murs des toilettes chimiques... Si sa tour d'ivoire s'effondre dans la fosse, il n'y a aucun doute que le public se vengera.
De l'autre côté, au Palais du Grand Large (en hommage à Pavarotti ?), le DJ local nous passe son unique compilation entre chaque tour de chant, nous permettant ainsi d'apprécier les qualités de "The Greatest" 37 fois par jour.
Merci les DJ. Vive l'ambiance.



Isobel Campbell : du sucre, encore du sucre...

Posté par Flyer le 13.08.06 à 21:07 | tags : country, live, route du rock
Isobel CampbellElle a quitté Belle and Sebastian, elle est devenue Lassie. Soixante grands sentiments par chanson, dégoulinante de premier degré et de "souffrance d'artiste", interprète carrée, propre, à la voix aussi enchanteresse que son utilisation est sans reliefs. Isobel Campbell fut une plaie. Tendrement infligée, mais tout de même. Son groupe se composait d'une clavier, d'un bassiste et d'Eugène Kelly, le chanteur (talentueux) des Vaselines, le tout s'offrant une dizaine de compositions oscillant entre folk et country. Toutes les cordes étaient enregistrées, faisant paraître bien triste le violoncelle posé au centre de la scène et sur lequel Isobel n'a posé ses doigts qu'en de trop rares occasions. La miss ferait d'ailleurs presque figure de femme invisible, tant Eugène Kelly et le back band font du travail efficace.
Le pire arrive lorsque le groupe s'essaye à un minimalisme folk : c'est l'ennui le plus plat qui filtre de leurs amplis. Dans la (courte) liste des bons moments, ce sont les chansons écrites par d'autres qui tiennent le haut du pavé : "Love Hurts", "Son of a gun" (une chanson des Vaselines qui a clôt le concert... "un bon rock qui réveille" me souffle le rouquin à l'oreille tandis que j'écris), et une chanson abandonnée par Mark Lanegan dans le répertoire d'Isobel... Enfin un moment où les amplis chauffaient.

Le bororygme de 2goldfish : La plus chiante première partie des Vaselines que j'ai vu. Le plus court concert des Vaselines que j'ai vu.

On s'en retourne au Fort Saint Père, sous la pluie tombante, roulant à fond la caisse pour attraper les Television Personalities sur la scène. Nous arrivons trop tard. Bonne nouvelle, ils n'étaient pas là. C'est Grizzly Bear qui les remplaçait. Dommage, cette fois-ci, je n'avais pas sommeil.



El Perro Del Mar

Posté par 2goldfish le 13.08.06 à 21:00 | tags : live, pop, route du rock
el perro del marEchaudés par nos expériences précédentes avec les navettes, nous parvenons au Palais du Grand Large en avance grâce au seul pouvoir de notre volonté. El Perro Del Mar ouvre les festivités de façon minimaliste. Tout de blanc vétue, accompagnée d'un guitariste et d'un clavier, la suédoise chante d'une voix cristalline des paroles dont la simplicité n'a rien à envier à une chanson des Ramones. C'est bien sont seul côté punk cependant, la musique naviguant en eaux pop profondes. Il y a du tambourin, de la guitare accoustique, des shanananas.
Pas grand chose à voir avec les Pipettes pourtant : ici les rythmes sont lents, la voix plaintive et les harmonies fantomatiques. Quand Sarah Assbring chante "This loneliness ain't pretty no more", c'est comme si elle s'enfonçait dans une baignoire, veines ouvertes, l'eau emplissant ses poumons. On regrettera l'abscence d'un vrai percussioniste (le tambourin dont Sarah joue d'un pied ne compte pas vraiment) sur quelques morceaux, même s'il n'aurait pas eu grand chose à faire. Le temps d'un dernier morceau aux paroles plus riches (mais suédoises) et c'est déja fini. Superbe façon de commencer la journée.

Flyer fait son Mr Burns : "Excellent !"



TV on the Radio presque parfait

Posté par Flyer le 13.08.06 à 13:58 | tags : live, route du rock, tv on the radio
Tv on the RadioLeurs instruments ont été égarés à l'aéroport, ils sont arrivés en retard sur le site, harrassés et stressés. TV on the Radio est enfin à Saint Malo.
Le roux et moi, on a respiré 3 kilos de poussière chacun, subis les violences homo-érotiques d'une cinquantaine de pogoteurs ivres et acharnés, et avons courageusement servis de tampons (involontaires) entre un tas de furieux frustrés de n'avoir pas pu pogoter de la soirée et de jeunes demoiselles qui ondulaient innocemment du bassin contre la barrière de sécurité, dernier rempart avant la scène. Cela valait-il le coup ?
En réalité, oui et non. Oui parce que TV on the Radio est un groupe exceptionnel, qui déploie une audace et une folie bienvenues en live. Et non parce que le groupe nous a offert un set facile, très "festival rock", avec des titres qui pulsent et séduisent trop facilement pour un groupe de cette trempe.
Ils ont néanmoins eu la classe de commencer sur "Ambulance" et d'enchaîner sur une version punk psyché adorable de "Wash the Day away", le titre qui clôt leur album Return to Cookie Mountain. De cet album génial pourtant, nous n'aurons que peu d'écho : "Playhouses", "Dirty Whirlwind" et "Province". "I was a lover", leur manifeste anti-guerre, aussi musical que conceptuel manquait cruellement à l'appel. Le concert est légèrement écourté à cause de leur retard, et la bande achève la foule surexcitée avec un énorme "Starring at the Sun".
Fish et moi rentrons prendre du repos. Parce qu'après un concert comme celui-ci, n'importe quel bon groupe paraîtrait fade. Alors Radio 4, vous pensez !

Les deux mots de 2goldfish : TV on the Radio sonne comme des Bad Brains qui sauraient mélanger leurs ingrédients. Et qui auraient écouté My Bloody Valentine. Et un million d'autres trucs. Ils nous retournaient autant la tête musicalement que les pogoteurs nous secouaient.



Cat Power : Marshall et son orchestre

Posté par Flyer le 13.08.06 à 05:15 | tags : cat power, live, route du rock
Cat PowerNous y voilà. Cat Power, la reine pop de l'année 2006, est sur le point de fendre les âmes de St Malo. Le Memphis Rythm Band, qui accompagne Chan Marshall dans ses tournées sans alcool, investit d'abord la scène sans sa chef d'orchestre. Sa dizaine de membres se lance dans un délicieux jam jazz-soul de dix minutes avant que Chan n'apparaisse sur le bord de la piste. Jolie comme un coeur et dôtée d'une voix de satin travaillée à la clope (pas étonnant qu'Easywriter soit secrètement amoureux d'elle !), elle entame "The Greatest" avec la ferveur fragile qui fait son charme et sa grandeur.
Le dernier album composera d'ailleurs l'essentiel de la setlist. "Lived in bars", "Where did my love go ?", la plupart des titres font mouche et griffent doucement les coeurs du public, rassemblé pour le couronnement de la souveraine des sentiments amers. Certes, une petite lassitude peut poindre parfois, parce que l'oeuvre de Chan est inégale et peut provoquer un léger ennui chez les moins patients. Mais c'est beau, et le live penche tout aussi aisément vers le magnifique.
En tout cas, une heure s'écoule sans qu'on l'ait senti passé et l'orchestre quitte la scène, laissant Chan Marshall avec une guitare, histoire de faire sa Cat Power et d'offrir un lent "Hit the Road Jack" suivi d'un "I don't blame you" épuré de ses refrains. Toute cette tendresse me laisse le temps de penser à quelqu'un avant que l'orchestre remonte sur scène pour réaccompagner Chan sur quelques autres titres. Le tout termine sur un petit air doo wop, avec tous les musiciens groupés autour d'une Chan en crise de timidité. Le temps de nous faire un coeur avec les doigts et de lancer quelques "J'adore ! J'adore !" (quelqu'un a dû lui filer une mauvaise traduction de "Je vous aime"), et la belle s'en repart, jouer les chats sauvages dans la nuit.

Le grain de sel de 2goldfish : La texture de chaque son émis par l'orchestre est un délice. Dusty était très en forme aussi, même si elle n'a pas chanté "Son of a Preacher Man". C'est pas grave, elle a chanté "House of The Rising Sun".



Belle and Sebastian, c'est une histoire d'amour...

Posté par 2goldfish le 13.08.06 à 04:46 | tags : belle and sebastian, live, pop, route du rock
Belle and SebastianPeu avant le début du concert de Belle and Sebastian, un adorable couple vêtu de gilets de laine vient se placer devant nous. On voit dans les regards qu'ils s'échangent que c'est leur grand moment. Une ferveur particulière semble courir dans le public qui s'est approché de la scène, ils ont l'air du genre de gens qui n'ont pas l'habitude d'être devant. On sent qu'ils s'enfermaient dans leur chambre, le soir en rentrant du lycée, pour apaiser leur coeur blessé avec les disques du groupe qu'ils sont venus voir ce soir.
Et pendant les premières chansons, le groupe jouera cette musique de chambre comme au bon vieux temps. Bien vite pourtant, le spleen sixties des premiers disques laissera la place à la pop funky et seventies de The Life Pursuit, et les corps se metteront à remuer (le set des The Pipettes juste avant ayant sans doute un peu aidé aussi). Le couple si mignon devant nous se met à se rouler des pelles comme s'ils allaient mourir demain. Les temps ont changés : on peut aussi faire ça, enfermés dans une chambre.
D'un petit groupe amateur et timide, Belle & Sebastian sont devenus un orchestre totalement pro. Ils parlent avec le public, l'invite à taper dans ses mains, à danser, font même monter une fille sur scène. Au moment de l'introduction groovy et bon enfant des membres du groupe sur l'intro de White Collar Boy, je me dis que tous ce numéro de showbizz m'aurait sans doute exaspéré chez une autre formation. Eux ont le passé pour se le permettre. L'homme en gilet fume un cigare. Ils l'ont mérité. J'ai de sérieuses valeurs protestantes au fond de moi, apparement.
En guise de rappel, nous avons le droit au magnifique "Judy and the Dreams of Horses". Stuart Murdoch et les autres ont évolué mais n'en ont pas pour autant oublié leur peines passées. C'est sans doute pour ça qu'on les aime autant.

La note superflue de flyer : Qu'est ce qu'il sont chous Stuart et sa bande... ça donne envie d'être gay !



Comment les Pipettes ont volé mon coeur...

Posté par 2goldfish le 12.08.06 à 23:35 | tags : live, pipettes, route du rock
The PipettesNous craignons trop le système des navettes pour aller voir Stuart Staples. La plage et le Palais du Grand Large se passeront de nous. C'est que la soirée au fort s'annonce importante, et pour rien nous ne la manquerons. Nous tuons le temps au soleil en sirotant les étranges soda réservés à la presse et en regardant la poussière s'envoler en petites tornades. Je pense à Woody Guthrie.
You Say Party ! We Say Die ! une bande de canadien surexcités ouvre le bal. Ils auraient bien voulu être New Yorkais apparement, avec leur pop dansante qui rappelle une certaine tradition remontant à Blondie et leur chanteuse qui se prend pour Karen O des Yeah Yeah Yeahs. Pas désagréable, mais les choses sérieuses commenceront plus tard.
Elles commenceront avec les Pipettes, qui arrivent sur scène avec un objectif clair : nous faire danser. Je suis déja gagné à leur cause, et je n'attendrais pas le début de "Your Kisses Are Wasted On Me" pour imiter leur chorégraphies. Intérieurement je me répète comme un mantra "Lève le bras doit, le gauche, écarte les lentement, pose une main sur ta hanche et lève l'index de l'autre, et maintenant FAIS LES GRIFFES !". Je suis encore assez seul dans la foule, malgré le soutien moral du patron (qui sait danser autrement que comme Rabbi Jacob) et les harangues des filles sur scène.
Les filles, parlons en : contrairement à ce que certaines mauvaises langues ont laissé entendre sur ce blog même, elles sont très jolies. Surtout la brune. A les voir danser et chanter, on sent qu'elles s'amusent autant que nous. Elles sont aussi, sans en avoir l'air, très bien rodées. Tout comme le groupe que personne ne regarde et qui assure discrètement mais surement son rôle de backing band invisible. Ceux qui croient voir en ce groupe une formation opportuniste qui a trouvé un coup pas trop dur à faire se trompent : elles auraient très bien pu emporter la foule avec une reprise trop évidente de "Be My Baby", mais elles se contentent de compos originales pas moins bonnes.
A la fin (bien trop vite arrivée), toute la fosse a oubliées ses inhibitions, lève les bras et pointe l'index.

Le poscripatapoum à flyer : Toi devant ton ordi ! Lève le bras gauche, lève le bras droit ! Agite les doigts ! Ah ah ! Tu es pipetisé !



Peur du noir ?

Posté par Flyer le 12.08.06 à 23:24 | tags : rigolo, route du rock
MalchanceRien ne va plus. La salle de presse de la Route du Rock est victime de coupures de courant intempestives, l'éditeur web de Playlist bugue à foison... et TV ON THE RADIO A PERDU SES INSTRUMENTS !!! Les interviews, conférences de presse et séances de dédicaces du groupe ont été annulées... Je prie tous les dieux que je connais pour que le concert ait lieu, sinon je me tue ici après avoir massacré tout le monde à coup de galettes saucisses !



La dure vie de VIP, les terrifiants Liars et des merguez louches

Posté par 2goldfish le 12.08.06 à 16:15 | tags : live, rock, route du rock

VIP Pamela AndersonAprès la prestation vivifiante de Calexico et celle plus glaçante de Mogwaï (c'était un peu comme si un Airbus décollait devant nous. Un très bel Airbus), munis de nos badges, nous nous retirons vers l'espace VIP. Apparement, nous sommes des VIP. Le patron est concentré sur sa chronique (qu'il est obligé d'écrire à la main) et je fixe l'espace devant moi, quelque peu déconnecté quand nous rencontront une autre personnalité très importante : Vincent d'Interprétation diverses. On échange quelques mots, mais le volume des enceintes proches empêche toute conversation. Le patron reprend sa chronique et nous nous employons à dessiner sur la nappe en papier.
A côté de nous, un groupe à recouvert leur pan de nappe de minuscules inscription : ils jouent au baccalauréat des groupes. Un autre les rejoint et nous tend un paquet "Vous voulez des churros ? On en a pris trop". On accepte et il nous donnent un peu de nutella avec. C'est ça, la vie de VIP.

Le droit de réponse de flyer : l'espace VIP c'est nul, faut quand même faire la queue aux toilettes.

LiarsUn roulement de tamour fait suite au pénible DJ, les Liars sont sur scène. Le temps que le patron mette la touche finale à sa chronique et nous partons. La musique semble dire "This is the way, step inside ! ". Il y a un côté totalement irréel dans leur dernier album Drum's not dead, bien loin du dance-punk des débuts. Je ne sais donc pas du tout à quoi m'attendre visuellement quand je m'approche de la scène. Ils sont trois : deux batteurs et un guitariste. On n'entend que les premiers, on ne voit que le second, qui s'agite frénétiquement dans son costume cravate. Tout de suite, on pense forcément à la new wave, et la filiation avec Public Image qu'on pouvait vaguement sentir sur l'album se fait évidente. C'est une musique martiale et aggressive, pas facile, mais le beat continu assure au groupe la fidélité d'un noyeau dur venu pour sauter devant la scène, quelle que soit la musique.
Les choses se gâtent quand la musique se fait plus aggressive encore, et le rythme moins soutenu. Le chanteur semble en vouloir à sa guitare et chante les quelques mots de français qu'il semble connaitre "fromage et saucisson", "droite et gauche". On se retourne et Vincent est parti. On s'accroche un peu, par conscience professionelle, mais à trois heures du matin, on est pas vraiment d'humeur à ça. Quelques minutes plus tard on fait la queue pour une dernière crêpe et un type bourré tente de négocier les douteuses merguez qui reposent depuis trop longtemps sur la plaque éteinte. Au loin, on entend les Liars crier. Il doit rester quelques personnes devant la scène. Peut-être.




Mogwai : musique d'après minuit

Posté par Flyer le 12.08.06 à 16:10 | tags : live, mogwai, route du rock
mogwaïIl y a quelque chose de libérateur dans la musique de Mogwai en live. Dans la batterie, lourde et douce à la fois, dans l'ampleur cataclysmique de leur son, qui les sert et les dessert à la fois (selon que le public est équipé ou non de bouchons d'oreille). Même immergé dans la foule, leur musique s'écoute en autiste, isolé du reste du public dans une extase toute cérébrale. Elle se déverse sans interruptions, puissante et élaborée, vers le public qui décide quoi en faire.
Mogwai se soumet littéralement à sa musique. Par le choix de ne pas s'exprimer par des paroles (ou par des intermèdes à destination du public), par celui d'un volume élevé, par le refus de se plier à la règle factice du rappel. Il va même jusqu'à "engueuler" les slammeurs : "Ce n'est pas un concert punk ici, vous allez juste réussir à vous blesser, alors calmez vous".
Le groupe donne tout, en une fois, et à la prochaine si vous avez aimé.

L'addenda de 2goldfish : C'est intéressant de regarder le public d'un festival face à Mogwai : la plupart restent stoïques et fixent la scène alors qu'il n'y a rien à y voir. Quelques types headbanguent comme à un concert de metal, un autre les insulte parce qu'ils sont trop mous. Au bout d'une demi-heure, ceux qui n'ont pas de bouchons plaquent leurs mains contre leurs oreilles. Mais ils ne partent pas. Flyer et moi, on ferme les yeux et on remue lentement la tête.



La Fiesta de Calexico

Posté par Flyer le 12.08.06 à 15:13 | tags : live, route du rock
Calexico
Quand retentissent les premiers accords à sombrero de Calexico, le larbin roux et moi hantons encore les ordis de la salle de presse. On se précipite à la grande scène, devant laquelle s'est formée une jolie marée humaine ondoyant au rythme de la pop mexicaine des gringos tout blancs de peau de Calexico.
Sans penser à grand chose, on se retrouve à onduler nos petits corps frêles en phase avec la foule. Les bonhommes du groupe proposent un set enchanteur, frais et dansant, passant à la moulinette pop leurs airs trempés dans le Rio Grande, avec tout le charme qu'on leur connait...
Là où le bât blesse, tout comme sur leur carrière sur CD, c'est quand Calexico nous sert les morceaux pop-rock archi-basique de son dernier album. On a alors juste l'impression d'écouter un groupe en "the" à la radio. Quid du bonheur de louvoyer des bras au son de leurs délicieuses plaines bourrées de cactus, où les musiques du nord et du sud se heurtent, se rencontrent et se mêlent amoureusement ?
Le temps de nous servir une jolie reprise (quoiqu'un peu gnagnan) des "Feuilles Mortes" et de finir sur un "Guns of Brixton" pas piqué des hannetons (qui mangent des piments), et la joyeuse bande s'en va sur un bon souvenir.

L'addenda de 2goldfish: Calexico a aussi repris Alone Again/Or en hommage à Arthur Lee. Ils sont meileurs que les roadies. Flyer, lui, danse comme Louis de Funes dans Rabbi Jacob.



Le Route du Rock, ses navettes spéciales...

Posté par Flyer le 11.08.06 à 23:41 | tags : live, rigolo, route du rock
Magic Bus"The long and winding road that leads... to your scene". La Route du Rock nous a demandé jusqu'à maintenant... beaucoup de patience. L'attente, toujours l'attente, lente et frigorifiante. Ce ne sont pas les groupes que nous attendions, notez bien. Ni nos pass de presse, ni nos jetons à bibine, ni même le formulaire d'interview pour TV on the Radio. Oh non. Ce sont les indispensables navettes menant les podophiles comme le larbin et moi d'une scène à l'autre du site.
Du stand de presse à la sieste au concert de Droste et compagnie : 45 minutes d'attente. Deux navettes nous passent devant, les chauffeurs en descendent en souriant : "J'ai fini mon service les gars. Je repars dans une heure." Ils quittent les cars pour enfants qui servent de véhicule et vont se jeter un demi bien senti ("Au picon, les gars, au picon !"). Après Grizzly Bear, pour revenir au fort où nous attendent les Islands : rebelotte pour 45 minutes dans le souffle d'Eole.
Plusieurs cars s'arrêtent devant nous, se remplissent de vieux qui ne lisent pas Playlist, et s'en retournent vers l'inconnu. Nous tous, les 80 membres d'une jeunesse pseudo-nihiliste intoxiquée au consummerisme facile, les fixont avec envie, anticipant le bonheur d'une retraite dorée que nous n'obtiendrons qu'à 90 ans (saleté d'allongement de la durée de vie qui fait reculer l'âge de la retraite !!!). Pour se venger, on mange des gauffres (eux n'ont pas le droit à cause des dentiers, ah ah ah !).
Sur la route du rock, on roule peu. On décolle à contre-temps.

L'addenda de 2goldfish : Attendre, c'est nul. Ca donne envie de chanter des chansons de bagnard. Vivement que la droite revienne au pouvoir !



Islands : Brugnons pop

Posté par 2goldfish le 11.08.06 à 23:38 | tags : live, pop, route du rock
brugnonWhy? est une question. Tout ce que le patron et moi comprenons du concert depuis le petit carré de poussière où nous pique-niquons, c'est ce point d'interrogation. Les choses s'arrangeront sur la fin, mais globalement ce hiphopfolkrock nasillard nous laisse plutôt froid.
"C'est un peu comme cette salade pâtes/surimi de Daniel Dassaint Traiteur" me confie le patron, "c'est pas mauvais comme mélange, mais on a du mal à le digérer". J'avale une bouchée de mon sandwich viennois : je sais de quoi il parle.
Avant l'arrivée d'Islands, j'émets le souhait qu'ils soient juteux et sucrés comme les brugnons qu'on vient de manger. Devant nous des gamins savourent leur première cuite et luttent vainement contre leurs premières cigarettes qui refusent de s'allumer et tombent sans cesse sur le sol.
Le groupe arrive, ils sont sept, tout en blanc sauf pour une bande de couleur individualisée. Avec ces uniformes et leurs peaux multicolore ils ressemblent à une pub Bennetton. Pendant une heure il joueront une pop joyeuse sur des rythmes très dansant. Le public en profite, remue, danse, soulève un bon nuage de poussière (le baromètre du succès en festival). Devant nous les slammeurs s'échouent comme les flots sur les rivages.
Le petit côté world-pop des Islands les fait effectivement sonner comme des brugnons. Le rappeur nasal de Why? vient faire une petite apparition rigolote sur le dernier titre, et sans quon ait vue l'heure passée, c'est fini. C'était frais et léger, et mériterait sans doute de murir encore un peu, mais ça m'a fait du bien. Seul bémol : j'ai vu Architecture In Helsinki tenter la même alchimie avec beaucoup plus de réussite il y a seulement quelques mois.
Je vous laisse, j'entend un mariachi.

Le Ps à flyer : j'étais resté sur ma faim pour Islands aux Eurocks, mais là... Quesse qu'ils étaient trognons les petits blancs multicolores !!! Dieu que j'aime la pop !



Grizzly Bear : Groaargh !

Posté par 2goldfish le 11.08.06 à 20:53 | tags : grizzly bear, live, rock
Grizzly BearAprès quelques démélés avec les représentants locaux de la loi, je trouve le patron en état semi-comateux sur le parvis d'une gare fantôme. Des salutations sont échangées, des plans échaffaudés et des sodas avalés : c'est sûr, la journée sera rude. Les chauffeurs syndiqués des navettes chargées de notre locomotion doivent être en grêve du zèle, et les bus au repos donnent à la scène des airs de cimetière des éléphants. Quand enfin nous partons, notre chauffeur nous prévient : la douane est sévère, il vont fouiller chaque passager. Au point de contrôle, une charmante gendarmette monte à bord, regarde la masse de passagers hirsutes et dit : "Putain". Nous ne serons pas fouillés.
Nous parvenons au Palais du Grand Large juste à temps pour people]Grizzly BearAnimal Collective et Sigur Ros, le groupe nous emmène dans des petits voyages sonores lysergiques.
L'expérience est loin d'être désagréable, mais que ce fut à cause du manque de structure auxquelles se raccrocher, au charisme ostréicole des quatres membres du groupe ou du moelleux des sièges, je sens mes paupières lentement tomber. Peut-être verrais-ainsi mieux ces paysages que le groupe survole. Je jette un dernier regard au patron avant de partir : il dort profondément. "L'un de nous deux doit s'accrocher", me dis-je. Je tiens bon.
Il est temps de retourner attendre une navette. Nous échangeons des théories sur la constance des structures narratives à travers le temps et l'histoire. Le concert de Howling Bells à lieu sans nous.

Le ps de flyer : Grizzly Bear m'a dit "Ils flottent tous en bas".



Problème de Matt

Posté par Myosotis le 11.08.06 à 15:55 | tags : hip hop, news, rigolo
M PokoraL'été, la culture générale ne s'arrête pas. C'est pourquoi je continue coûte que coûte à explorer les bas fonds de la musique française à la recherche d'informations et de sons.
En traînant en librairie, hier, je me suis arrêté (une bonne vingtaine de minutes tout de même) sur la biographie de M. Pokora, le nouveau "prodige" du RnB français.
Contrairement à Gaël et Florian de la Nouvelle Star 5, M. Pokora n'est pas gay et aime les filles. Il fait de la muscu et s'est fait tatouer sur le bras gauche ces 3 mots en chinois : Créativité, Paix et Patience. Sur l'avant bras droit, en arabe, quelque chose du genre : "Si ce que tu as dire n'est pas plus beau que le silence alors tais toi" et, en anglais, "Only god can judge me". Ce que j'ai vraiment appris en lisant ce bouquin, c'est que le nom de M. Pokora a une double origine :
- Pokora veut dire Humilité en polonais (le pays d'origine du chanteur de "RnB strasbourgeois") ;
- M. veut dire Matthieu, ce qui est connu.
Par contre, j'ai découvert que le chanteur avait dû remplacer son "Matt Pokora" initial par "M. Pokora" parce que Matt Houston l'avait assigné en justice pour copie et usurpation de son pseudo. Il semble en effet que Matt soit la propriété exclusive dans notre pays de Matt Houston. J'ai donc envoyé fissa un mail à Lee Horsley, l'interprète fameux du limier milliardaire, pour lui demander une explication et voilà ce qu'il m'a répondu :

Matt Houston"Cher Myosotis, je n'ai jamais, en aucune façon, poursuivi cette crapule de Matthieu Pakora pour avoir utilisé le nom d'un personnage que j'ai toujours détesté et trouvé fondamentalement ridicule. Je ne sais pas qui est M. Pakora et ne connais pas ce qu'il chante. A vrai dire, je m'en balance. Alors arrêtez de m'ennuyer ou je vous envoie mon avocat. Je bosse dans le doublage maintenant et je ne veux plus parler de cette satanée série. J'aime beaucoup votre travail etc. Lee"

Poursuivant mon travail minutieux de recherche, j'ai finalement réalisé que j'avais fait fausse route. Le M de Matt avait été acheté, en réalité, par un chanteur (un autre?) en concurrence directe avec le beau Matthieu et qui s'appelle aussi Matt Houston.
C'est celui-là qui serait à l'origine de l'affaire, le salaud, alors qu'il travaillait normalement main dans la main avec "Houston Humilité" sur son premier album ! Reste un point à éclaircir : est-il vraiment interdit de s'appeler Matt en France ? Je veux dire est-ce interdit de baptiser son groupe de rock Matt Ematic ou Matt & Shake (elle est plus dure !) ?
Si vous tapez cette requête  toute simple sur le site de la Fnac (par exemple), vous vous rendrez compte qu'aucun artiste n'officie sous ce pseudo si ce n'est Matt (Houston) lui-même, ce qui laisse supposer que ce dernier a le bras très long (et travaille pour la mafia) ou que c'est juridiquement interdit. CQFD.



On the Road on the Rocks

Posté par Flyer le 11.08.06 à 15:09 | tags : live, rigolo, route du rock

la tour infernaleLe vaillant 2goldfish et moi-même (avec mes cernes de vacances encores fraîches), sommes à Saint Malo, tout juste débarqués à la Route du Rock après la fouille des hommes en bleu ("Vous avez des substances illicites ? Si oui, dîtes le maintenant et on s'arrangera. Sinon, j'appelle les chiens."). On s'en fout, on est des punks. STOP.
Le ciel est breton. Les gens hantent le site. Les concerts commencent dans un quart d'heure. Les roadies massacrent Love sur la scène du Saint Père. L'espace presse est firefox-free. Les sorties de secours sont cadenassées. STOP.
S'il y a le feu, dîtes à nos familles qu'on les aimait. Dîtes le dans les commentaires. 2goldfish regarde les toilettes d'un oeil torve. ADIEU.




DADvSI : t-shirts militants

Posté par Syl le 11.08.06 à 12:11 | tags : dadvsi, politique
Contre le DADvSI et sa cohorte de mesures ultra répressives, la lutte s'organise. En attendant que les manifs puis qu'une insurrection n'ébranle le pays (on peut toujours rêver), voici les t-shirts anti DADvSI.
T-shirts anti DADvSI
De quoi afficher fièrement sur son torse bombé ou sa poitrine rebondie - à chaque sexe sa coupe - à quel point ces nouvelles lois qui visent à encadrer les droits d'auteurs sont absurdes.
D'autres messages tout aussi ironiques existent :
- "Ce t-shirt s'autodétruira quand je l'aurai porté 10 fois" ou quand avec DADvSI l'achat devient location, en référence aux futurs supports jetables qui inonderont bientôt les bacs (au bout de 10 écoutes, mon cd explose) ;
- "J'ai acheté ce t-shirt, mais il n'est pas compatible avec ma machine à laver" ou l'interopérabilité selon DADvSI, rappellant que la plupart des morceaux mp3 téléchargés légalement ne sont pas compatibles avec tous les lecteurs... contrairement à leurs frères illégaux.

Rappel : L'éclairage de la Ligue Odebi sur la Loi (qui n'est plus un projet) DADvSI



Chemikal Underground compile l'excellence

Posté par Myosotis le 11.08.06 à 11:14 | tags : arab strap, mogwai, news, rock
La maison de production Chemikal Underground célèbre son 10 ème anniversaire en sortant dans les prochains jours une compilation-somme dont la set-list fait frissonner d'envie.
Fleuron de la production indépendante écossaise, Chemikal propose ainsi un premier disque audio de 17 titres, parmi lesquels des titres inédits ou rares d'Arab Strap, d'Interpol, de Mogwai, de Radar Bros et de Bis et, en bonus, un second disque DVD qui regroupe pas moins que la quasi intégralité des clips du duo Moffat/ Middleton (Arab Strap donc), le "Stanley Kubrick" et le "Xmas Steps" de Mogwai et les clips des Delgados (entre autres).
Le prix affiché, s'agissant d'une compilation promotionnelle (un volume équivalent était sorti il y a quelques années), devrait être très bas, faisant de ce disque un incontournable de la rentrée.
Au programme est également prévu un attendu best-of d'Arab Strap agrémenté de titres inédits et de divers documents sonores pour l'automne. Ca s'appelle 10 Years of Tears mais on ne connaît pas encore la liste des titres.



Danger de mort dans les festivals !

Posté par 2goldfish le 10.08.06 à 16:36 | tags : rigolo, route du rock
WC chimiqueJe suis en plein préparatifs pour la Route du Rock, et mon appréhension s'aggrave. Je n'ai pas peur d'être déçu par Tv on The Radio ou Belle & Sebastian, j'ai peur pour mon integrité corporelle. J'ai peur des toilettes.
Oh oui, vous pouvez rire si vous voulez mais personne n'aime les toilettes d'un festival. Ni moi ni vous ne sommes vraiment emballé par la perspective de faire la queue une demi-heure dans une atmosphèe nauséabonde pendant le concert de Cat Power pour s'enfermer dans un cagibi où des centaines de personnes auront fait dieu-sait-quoi avant soi et d'en ressortir avec une infection inconnue de la science moderne.
J'ai l'habitude de courir ce genre de risque, cependant une nouvelle justification est venue renforcer ma phobie : quand j'ai lu l'histoire de cette femme emportée avec les toilettes du festival folk de Billingham par un chariot élévateur distrait...
Je sais qu'un jour je mourrais dans un de ces trucs.



Idlewild d'Outkast : il arrive !

Posté par Syl le 10.08.06 à 12:36 | tags : hip hop, news, outkast, vidéos musicales, youtube
Prévu pour la fin du mois, Idlewild le prochain - et 7ème - album des talentueux-rigolos-sympathiques OutKast continue de tout doucement dévoiler ses sympathiques atours.
Après le Cab Callowayesque "Mighty-O", déniché il y a déja un bail par ce fin limier qu'est 2Goldfish, voici le premier clip - très cartoonesque (oui, j'aime les suffixes en "esque" et alors ?) - tiré de ce disque prometteur : "Morris Brown".



Toujours aussi loufoques, Big Boi et Andre 3000, semblent avec Idlewild être allés encore plus loin dans leur trip "quand le hip hop rencontre les musiques rétro". Un choc des époques que l'on retrouvera dans leur film homonyme.



N'apprenez pas la guitare avec Jean-Pierre Danel

Posté par Myosotis le 10.08.06 à 11:33 | tags : people, rigolo
Guitar Connection by Jean-Pierre DanelSi comme moi vous profitez (chaque année!) des vacances d'été pour... apprendre la guitare, méfiez-vous de cette méthode sur CD proposée par le guitariste producteur multimillionnaire Jean-Pierre Danel (il faudra qu'on raconte sa vie un jour - ce mec est un vrai génie) car... elle ne marche pas (Myoso = le Jean-Pierre Pernaud de Flu! NDLR).
A en croire les chiffres de vente, pas impossible que vous vous soyez déjà faits avoir et ayez acheté ce merveilleux Guitar Connection, alléché par le titre ronflant (en anglais ça fait classe), le graphisme super tendance et les noms de rêve de la pochette.
Si Guitar Connection est une sorte de best-of de la guitare (déjà un concept curieux), c'est avant tout une re-création de ses morceaux cultes par Jean-Pierre Danel himself et non une compilation d'originaux. Du coup, vous allez trouver que les titres ont des allures bizarres et ne ressemblent pas à ce que vous avez l'habitude d'entendre.
En tant qu'instrumentiste, Danel est tout simplement bon techniquement, rapide sur ses doigts, habile, mais n'exprime pas forcément grand chose, surtout quand il a pour mission d'enquiller vingt titres en une heure. Ceci dit, rien que pour réentendre "Dueling Banjo", la bataille de cordes du début de Deliverance, le best-of vaut le coup.
Le problème vient avec le DVD. Soit vous savez déjà jouer et ça ne vous intéressera pas, soit vous avez des espadrilles à la place des doigts et vous allez trouver que le prof va trop vite. Les plans sont foireux (on voit très peu les doigts, bon sang !), les conseils trop vite torchés et le mec, au lieu de scinder les morceaux, se les joue d'une traite.
Alors sauf à être le cousin par alliance de Johnny Marr, de Jimmy Hendrix ou d'Eric Clapton, vous en serez, si tout va bien, après quelques heures d'exercice, toujours à gratter fébrilement "Jeux Interdits" comme une pauvre quiche sur votre Fender.
Et comme chaque année, vous rentrerez de vacances la peau blanche, en jurant qu'il n'y a rien de pire que les solos de guitares... Merci Jean-Pierre !



Le Rock psyché, c'est bon pour la santé !

Posté par Syl le 09.08.06 à 15:05 | tags : à lire, flu, forum, psychédélique, rock
Rock Psyché
L'été, c'est la saison des dossiers. Après Michael Jackson, voici qu'arrive sur Flu le mag, l'épaisse rétrospective du gentil Boris Ryczek sur le courant Rock Pyschédélique.
De ses origines à son passage par la Californie puis par l'Angleterre pour en arriver à ses acutels héritiers (dont font partie les gentils TV on the Radio), revivez l'histoire du plus drogué des mouvements musicaux, qui s'est répandu comme une trainée de poudre (jeu de mot naze) dans les 70's.
A apprécier avec une p'tite dose, c'est encore mieux (c'est pas moi qui le dit ce sont les Pink Floyd et leurs confrères Beatles, excusez du peu).

Pendant que vous y êtes, passez donc sur le forum musique deviser sur le rôle de la drogue : à l'image du psychédélisme, est-elle un accélérateur de création musicale ?

Rappel : la drogue c'est mal. Y goûter c'est bien, en abuser ça craint.



Où en est le Teenage Fan Club ?

Posté par Myosotis le 09.08.06 à 12:56 | tags : mp3, news, rock, web
Après Brian Wilson (Pet Sounds puis Smile), Robert Smith (la trilogie à Berlin) et feu Arthur Lee (Forever Changes), les Ecossais de Teenage Fan Club entrent dans le club très select des groupes qui s'offrent le plaisir de jouer leurs albums phare en live, en intégralité et dans l'ordre d'enregistrement originel.
Teenage Fan ClubLe concert aura lieu en septembre, à Glasgow évidemment et reprendra un à un les titres du génial Bandwagonesque, sorti en 1991. Pour ceux qui l'ignorent, ce monument du rock, subtil mélange de My Bloody Valentine et des Byrds, avait à l'époque coiffé le Nevermind de Nirvana dans nombre de classements de fin d'année. Il marquait, dans les pas de Big Star, modèle du genre, l'adoption par les courants noisy d'un credo mélodiste partagé ensuite (ou en même temps) par Ride, quelques shoegazers et les divers épigones de Kevin Shields. Les Teenage Fan Club trouveraient plus tard dans la noisy pop des Boo Radleys (période C'mon Kids) une descendance enfin digne de leurs aspirations.
Groupe largement sous-estimé (car manquant singulièrement de glamour), les Teenage Fan Club ont la particularité d'aligner trois chanteurs qui se tirent la bourre à tour de rôle. Leur musique, qui était à l'époque puissante et bâtie sur des riffs et une rythmique insensés (Brendan O'Hare de Mogwai a tenu la batterie quelque temps), n'a jamais cédé sur l'essentiel : Blake, Mc Kinley et Love ayant toujours mis un point d'honneur à afficher, par delà le mur du son, des mélodies qui leur ont valu un temps le surnom de "Beach Boys des Highlands".
En France, les Teenage Fan Club ont réellement émergé avec leur quatrième album, baptisé Grand Prix, qui à l'époque, avait été soutenu par les frères Gallagher d'Oasis. L'album était plus paisible, quasi acoustique et bénéficiait d'une production plus soignée que les précédents. En 2005, ils ont sorti Man-Made, album qui les ramenait quelques années en arrière, et sur lequels ils reprenaient goût au son lourd de leurs débuts aidés par John Mc Entire de Tortoise.
C'est dans la lignée de ce dernier essai (peu commercial) qu'ils auraient décidé de regoûter à Bandwagonesque. Ceux qui en ont un peu marre de Mogwai ces derniers temps, seront bien inspirés de réécouter les sublimes "Satan", "Alcoholiday" et "Pet Rock". A écouter aussi, sur le site du groupe, cette extraordinaire sélection de MP3 (notamment le titre "Kylie's got a crush on us").



La musique pop peut entrainer des relations sexuelles

Posté par 2goldfish le 09.08.06 à 10:54 | tags : à lire, news, web
Prince - Lovesexy...C'est le résultat d'une étude américaine, réalisée aurpès de 1500 adolescents agés d'entre douze et dix sept ans.
Les jeunes ont été interrogés à plusieurs reprises entre 2001 et 2004 sur leurs pratiques sexuelles et leurs préférences musicales, et il apparait que 51% de ceux qui écoutaient des chansons aux paroles "sexuellement dégradantes" ont perdu leur virginité pendant ce laps de temps, ce qui ne fut le cas que pour 17% de ceux qui n'en écoutaient pas.
Les chansons étaient classées "dégradantes" si elles décrivaient les hommes comme des obsédés et les femmes comme des objets, ce qui semble juste apriori mais la liste des chansons ne nous est pas communiquée et il est difficile de juger si cette enquête a été "orientée" dans un sens ou dans l'autre. On peut de toute façon s'interroger sur la validité des paroles comme seul critère de jugement :  rappelez vous simplement de la dualité de l'image et du discours de Britney Spears à ses débuts.
C'est bien dommage en tout cas, parce qu'a douze ans moi, j'aurais bien voulu avoir une liste de chansons qui m'auraient aidé à perdre ma virginité plus vite. Tant pis pour vous les enfants.



Qui sera le plus beau kéké de la plage ?

Posté par Syl le 08.08.06 à 16:16 | tags : geek, rigolo
Radio Visière...Assurément : vous ! A condition que vous vous procuriez cette splendide visière avec panneau solaire et radio FM intégrés.
Ba ouais, une visière toute seule à part protéger du soleil (et rendre la personne qu'elle surmonte ridicule) ça sert à rien, alors si elle peut faire radio... c'est tout bénef, comme dirait mon oncle Alphonse.
La semaine prochaine je vous présenterais le chapeau melon qui fait les cafés expresso. Yeah !



K-Maro fait du rap conscient !

Posté par Myosotis le 08.08.06 à 12:42 | tags : hip hop, myspace
Sous ses airs de voyou et son look ringard, le rappeur K-Maro, qui nous avait fait danser, contre notre volonté (c'est toujours ce qu'on dit) avec son "Femme Like U", d'une vulgarité crasse mais à la sensualité proche d'un Barry White à la saison des amours, a la particularité d'être Libanais et notamment d'avoir vécu son enfance (partiellement) sous les bombes.
K-Maro
Cyril Kamar de son vrai nom, a grandit au Liban jusqu'en 1994-95, date à laquelle il s'est établi avec ses parents au Québec.
Qu'on l'accuse d'opportunisme (K-Maro est une marque qui regroupe plusieurs activités commerciales, dont une boîte de fringues et de... disques, sur le modèle du Wu Tang Clan) ou qu'on l'aime, on peut dénicher, parmi les sinistres "Crazy", "Au Top", "Histoire de Luv" de son album joliment intitulé La good life, ce paragraphe qui n'est pas laid.
La chanson s'appelle "Les frères existent encore" et parle de ce qu'il a vécu dans son pays natal. Un texte malheureusement très actuel...

        On parle de frère, on parle de sang, on parle de respect
        On parle de ceux qui ne sont jamais partis, ceux qui sont restés
        Malgré les coups et les colères, malgré les claques et les galères
        Ceux qui se rappèleront toujours du mot amitié
        Ceux qui te parlent et que leur regard est sincère
        Ceux qui te prennent sur leur dos pour sauter une barrière
        Ceux qui ne connaissent pas la peur quand on marche ensemble
        Ceux qui on le même cri, la même foi, même quand le coeur tremble
        Mais ce monde a perdu tous sens d'unité,
        Tout sens d'humilité, le bon sens c'est arrêté,
        Les soldats tombent, la trahison en bouche
        Morts de regrets, et le soleil se couche
        Sur la nuit de ceux qui avaient leurs noms gravés dans leurs prières
        Qui aurait pû dire aujourd'hui qu'ils ont pavé leur vie d'hier ?
        C'est pour ça que j'en ait fait mon combat
        Et je vais garder les miens aussi longtemps que mon coeur tiendra.


C'est plus "beau" qu'une résolution de l'ONU et presque aussi efficace.



Edito (tardif)

Posté par Syl le 08.08.06 à 10:10 | tags : édito, flu, michael jackson, news, sufjan stevens
Flyer, le maître des clefs de Playlist étant actuellement en vadrouille du côté de l'Europe de l'Est, c'est à moi qu'incombe - depuis maintenant une semaine - la gestion intérimaire de votre blog favori et donc par voie de conséquence la lourde tâche de l'édito qui, comme de coutume arrive à la bourre.

Michael Jackson Le mois d'août est déja bien entamé mais ce n'est pas une raison pour que Fluzik se repose sur ses lauriers. La semaine dernière et cette semaine encore, la modeste équipe que nous sommes vous a pondu et vous pond en ce moment même (je les regarde travailler d'arrache pied, ça sue sec dans les bureaux, niark niark) de jolies chroniques à lire chez soi, plutôt que d'aller à la plage. La plage c'est nul de toute façon... à moins que celle où vous posez la serviette soit équipée WiFi dans ce cas, la donne est toute autre...

Passons. Au menu cette semaine nous avons un peu de réchauffé :
Un dossier retraçant la fantastique carrière de Michael Jackson, roi déchu de la pop mais qui déchaîne toujours les passions ; la chronique du dernier Sufjan Stevens : The Avalanche, qui n'est pas un nouvel album mais une simple réinterprétation par son auteur du génial Illinois. Sur See mi Yah remixes, ce sont les pointures de l'électro actuelle qui revisitent les morceaux du mythique duo dub-électro berlinois Rythm and Sound.
A la page des produits frais, un nouveau venu, transfuge de la rubrique jeux vidéos de Flu qui Chamboultout : le bon Rémi Vermont (aka. Dereck) vient coup sur coup de publier une critique pas piquée des hannetons de la "sensation pop rock de l'été", Orson dont la Bright Idea (haha la bonne blague!) s'avère être une belle farandolle de copier/coller, ainsi qu'une jolie chronique du brillant fouilli jazz de la Flat Earth Society baptisé Psychoscout.
Je sais, ça en fait du boulot! Mais ya pas de raison, les grands aussi ont droit à leurs devoirs de vacances.

En guise d'heures sup', n'oubliez pas de venir polémiquer sur le forum musique : Michael Jackson est-il fini ?, qui sont les meilleurs jazzmen ou bluesmen encore en vie ?, dites quel est votre album favori de Sonic Youth, ce que vous pensez des institutrices qui enseignent Diam's à leurs élèves et enfin (parce que c'est important) sur quelles musiques dansez-vous bourré.

Sur ce, bonne semaine et happy holidays (attention aux méduses!).



Plastic Little : hip hop déglingo

Posté par Myosotis le 07.08.06 à 15:19 | tags : hip hop, myspace, news, web
Plastic Little vs The Smiths
Les rappeurs loufoques de Plastic Little reviennent après leur premier album très réussi (et totalement passé à l'as) Thug Paradise 2.1 et quelques maxis furieux (dont l'excellent Jump Off). Leur dernière galette : She's Mature est en pré-commande sur ce site. Avant de lacher vos précieux deniers, allez donc sur leur blog Myspace en écouter quelques titres, dont "Get close" et son sample de The Cure.
Le quatuor de Philadelphie est un des groupes les plus déjantés et amusants de la scène actuelle (avec les Ugly Ducklings peut-être), mais également l'un des plus créatifs puisqu'ils ont déjà prévu de donner une suite à ce deuxième essai en 2007. Dans le genre techno-rap allumé du bulbe, les Plastic Little ont très peu d'équivalents donc. Ils sont tellement drôles et bien référencés qu'ils n'ont rien trouvé de mieux que de laisser tomber leur imagerie rap à base de nanas à poil, de chaînes en or et de barbes mal taillées pour plagier, sur la couverture de l'album, le célébrissime Charming Man des Smiths (illus.). Le pauvre Jean Marais doit se retourner dans sa tombe.
Rappelons pour la route leur devise d'un autre temps : "The fastest route between obscurity and fame is a straight line of cocaïne with the right person". Snif.



Menswe@r : que sont-ils devenus ?

Posté par Myosotis le 07.08.06 à 12:44 | tags : myspace, oubliés-de-la-pop, web
En ces temps là, les Anglais étaient les rois du monde. La brit pop innondait le globe de ses hits et de ses querelles de chapelle. En ces temps là, il fallait choisir son camp : Oasis ou Blur comme on avait dû choisir dix ans auparavant entre Michael Jackson et Prince. La lutte des classes battait son plein entre les brat boys et les squares, entre Damon et Noel, avant que Jarvis Cocker I er ne réconcilie tout le monde avec l'irremplaçable et générationnel Different Class.
En 1995, les londoniens (de Camden, précisaient-ils, signe des temps) de Menswe@r (appréciez le @, très tendance) jaillissent sur la scène britannique avec leur look post-mod, leurs yeux à la Duran Duran et leur musique tirée à quatre épingles.
Menswe@arLe groupe emmené par le superbe Johnny Dean crée un buzz immense autour de lui. Signé après leur 5ème concert, ils sont les seuls, les premiers et les derniers à passer à Top of the Pops sans avoir enregistré le moindre disque. Le titre "I'll Manage Somehow" électrise la ménagère mais n'atteindra pas les sommets. L'album Nuisance (haha!) sortira quelques mois plus tard, emmenant les Menswe@r jusque sur la grande scène de Glastonbury.
Trop beaux, trop parfaits et pas assez bons musiciens, les 5 mannequins n'arrivent pas à capitaliser sur leur succès, malgré de belles pièces mélodiques ("Stardust", "Sleeping In ou Being Brave"). Fin 1997, Hay Tiempo, second album du groupe, ne sortira qu'au Japon et ne laissera pas un grand souvenir.
L'aventure des Menswe@ar et leur influence sur le rock ne s'arrêtera heureusement pas là puisqu'il se raconte que leur guitariste Simon White serait l'homme-clé derrière le succès de Bloc Party. Plus qu'un simple manager, il se pourrait que cet homme de l'ombre ait mis la main à la pâte et soit à l'origine, non seulement du succès commercial du groupe (dont l'ascension n'est pas sans rappeler celle des Londoniens), du formatage de leur chanteur afro-gay selon les canons de notre époque, mais également d'une partie (encore à estimer) de leur musique. Certains fans mélomanes se sont amusés, paraît-il, à traquer les ressemblances entre les partitions de Menswe@r et de Bloc Party. Le résultat serait confondant. Les meilleurs titres du Bloc seraient des morceaux de Menswe@r... joués en accéléré. Bizarre, bizarre.
On trouve aussi pas mal de scories des Fab 5 dans le son de Keane.
Aux dernières nouvelles, le second guitariste du défunt groupe fait de la musique dans un groupe qui s'appelle Vatican DC, le batteur travaille à la programmation de la radio Xfm (d'où il peut évidemment manipuler pas mal de choses), quant au chanteur, il a travaillé quelques années dans le service après-vente de téléphones portables. Ce dernier errerait encore dans les bars de Camden, décrochant de temps à autre un concert solo auprès de tenanciers reconnaissants.
C'est triste la brit-pop l'été...



Now is the time for your tears

Posté par 2goldfish le 07.08.06 à 11:01 | tags : bob dylan, live, vidéos musicales, youtube
Ou comment passer une matinée formidable à peu de frais. Ça n'est pas très étonnant : Youtube fourmille de centaines de vidéos du plus grand homme vivant (Bob Dylan pour les incultes). Des chutes de Don't Look Back et Eat The Document, des extraits du Johnny Cash Show, de terribles accidents de la mode, il y en a simplement beaucoup trop pour ne pas avoir de regret en quittant le site.

J'ai beaucoup hésité tant il y avait de merveilles parmi lesquelles choisir une vidéo pour illustrer ce billet. Mon choix s'est finalement porté sur "The Lonesome Death of Hattie Carrol" joué au Steve Ellen TV Show en 1964 par un Dylan encore tout gamin. Il était sur le point de devenir plus jeune que ça mais pour l'heure il était encore au plus fort de sa période donneur de leçon, ce qui importe peu tant qu'il nous fait chialer.





Les vacances de Pete Doherty

Posté par Myosotis le 06.08.06 à 10:10 | tags : people, pete doherty, vidéos musicales
Pete DohertyL'actualité de Pete Doherty ne s'arrête pas pendant les vacances. Avant l'apothéose du 27 août où les Babyshambles s'aligneront en tête du gigantesque festival Get Loaded in the Park à Londres (ils seront le 17/8 au Pukkelpop en Belgique), Pete s'offre une interview vérité et la couverture du NME. Dans la foulée, avant ou à peu près en même temps, le chanteur accumule les lâchés d'infos concernant sa vie, son oeuvre et ce n'est pas si... mauvais que d'habitude. Petit résumé pour les juillettistes (je ne reviens pas sur la publication de ses journaux intimes pour lesquels aucune sortie française n'est prévue par ailleurs).

Sur le front justice & drogues, Pete avait quitté le Portugal en bonne santé après sa cure de désintox, allant même jusqu'à retenter le coup du patch anti-drogues qui ne lui avait pas bien réussi lors de sa saison 2004-2005 (infection + poursuite des arrestations).
Malheureusement, et alors qu'il s'était tenu à carreaux pendant la tournée européenne du groupe, Pete a été pris d'une "envie de shoot" irrepressible et a cédé à la tentation en rentrant à Londres. Il semble que le patch ait dû être enlevé, même si, courageusement, le chanteur continue son combat.
La juge, toujours aussi conciliante et enamourée suit l'affaire et continue de considérer que Doherty fait de son mieux. Elle lui a reconnu dans la presse des circonstances atténuantes compte tenu de son activité professionnelle. Pipette a envoyé son agent lui chercher un cottage dans un endroit paumé de la campagne anglaise afin qu'il puisse s'y établir définitivement "seul avec sa guitare et le soleil" (on dirait du Roch Voisine) loin de ses mauvaises fréquentations.

Côté musique, tout roule puisque Doherty a lâché 3 bombes en quelques semaines :
1) il y aura un autre album des Babyshambles en 2006 ou début 2007 ;
2) Doherty devrait sortir, peut-être avant la fin de l'année, un album solo acoustique où il exprimera sa vraie personnalité cachée faite de douceur et de romantisme noir ;
3) - et c'est ce dont il est question dans ce n° spécial du NME - Pete a bu des bières dans un bar avec Carl Barat. On ne parle pas encore ouvertement de reformation mais c'était quasiment la première vraie rencontre officielle des 2 hommes depuis la fois où Carl avait surpris Pete en train de lui chourer sa télé et son lecteur de DVD dans son appart pour les revendre à un dealer.
Les 2 hommes, on en a jamais douté, se portent une vraie affection et ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Reste à savoir quand ils franchiront le pas et reformeront le tandem. En attendant, on peut toujours revoir son interview du 7 juillet chez Jonathan Ross sur YouTube et écouter quelques titres.

MAJ : consulter la bio de Pete Doherty



Chorégraphie pour tapis roulant

Posté par Syl le 05.08.06 à 11:11 | tags : rigolo, rock, vidéos musicales, youtube
A une époque, certains ignorants soupçonnaient Michael Jackson de s'aider d'un tapis roulant pour faire son mythique Moonwalk.
Partant de là, les 4 membres bien frappés du groupe OK Go se sont dit : "Et si on utilisait vraiment des tapis roulants pour faire la super choré de notre dernier super morceau ! Ouaiiiisss!!".
Ils l'ont fait et c'est plutôt joli :
Merci Jypegue !



Vanessa Paradis : cause nationale

Posté par Myosotis le 04.08.06 à 16:06 | tags : flu, news, people, web
Vanessa ParadisLa sortie de Pirates des Caraïbes 2 se double, de plus en plus sur le web d'un affrontement à couteaux tirés entre les Américains et les Français concernant l'apparence physique de la compagne de Johnny Depp : la chanteuse (ou ex-chanteuse) Vanessa Paradis.
Un article belge a lancé le débat, posant clairement la question : est-elle anorexique ou pas ? De là, les tensions franco-américaines ont fait leur oeuvre et déclenché un ras de marée sur les forums spécialisés (par exemple ici), provoquant une flambée d'insultes racistes. Un mouvement de "french bashing" presque aussi important que lorsque nous résistions (courageusement) à la guerre en Irak.
D'un côté (et la question dépasse l'aspect people de l'affaire), les Américains trouvent majoritairement Vanessa très laide : "aussi sexy qu'un petit garçon de dix ans""avec des dents sous lesquelles on pourrait bâtir un abri bus" mais surtout trop maigre, allant même jusqu'à la considérer comme une anoréxique : "Vous Français pensez que la beauté c'est de n'avoir que la peau sur les os". De l'autre, les Français et Françaises continuent de la considérer comme l'incarnation de la chanteuse du crû, sexy, fragile et séduisante.
Il y aurait donc une définition de la beauté différente selon qu'on se place d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique ? Bizarre.
En attendant, on peut tout de même s'interroger pour savoir ce que notre conscience nationale a jamais trouvé à cette fille qu'on ne sait plus où classer mais qui a toujours gardé un statut quasi-iconique. Vanessa Paradis est-elle chanteuse, actrice, maman ? Les pistes sont brouillées depuis quelques années sachant qu'elle a récemment déclaré qu'elle continuait à travailler durement sur son nouvel album. Aux dernières nouvelles, elle aurait réussi à boucler 3 chansons en 5 ans, ce qui la place d'ores-et-déjà entre Brian Wilson (Smile : en 30 ans) et Scott Walker (un album tous les 10 ans).



Rejoignez le Klub des 7 !

Posté par Syl le 04.08.06 à 12:22 | tags : hip hop, myspace, news
Le Klub des 7Après ses débuts au sein du sympathique Klub des Loosers, le rappeur Versaillais dépréssif Fuzati rallie un autre club - avec un "K" évidemment - dont il est, là encore l'instigateur : le Klub des 7.
Avec le Klub des 7, dont quelques morceaux sont écoutables ici, Fuzati à trouvé des compagnons avec qui partager son vague à l'âme et sa haine de la vie, qui n'a pas toujours été gentille gentille avec lui. Ses nouveaux camarades de spleen, il les a piochés au coeur de la crême de ce que j'appelle moi-même (mmm, j'aime parler à la premièr personne...) la "nouvelle scène du hip hop Français, ironique et novatrice". De ce bel effectif font donc partie, en vrac : son comparse looser DJ Detect, Gérard Baste (un des trois Svinkels), James Delleck et Cyanure (entendus sur le joli album Buffet des Anciens élèves de l'Atelier, au sein duquel étaient déja présents le bon Fuzati ainsi que le gentil Tékilatex de TTC), Le Jouage et FredyK.
Ce nouveau projet a accouché de l'album homonyme : le Klub des 7. Lyrics bien ciselées, grosse dose d'ironie, désenchantement : la filiation avec le LP du Klub des Loosers Vive la vie coule de source. A souligner : l'ensemble, de bonne facture, est un peu (tout p'tit peu) plus enjoué et énergique ("Réunion secrète", où les 7 chantent "lalalalala" en coeur fait plaisir à entendre).
Fuzati entreverrait-il un minuscule rayon de soleil dans son monde tout gris maintenant qu'il s'est trouvé des amis ?
Le Klub des 7 in the street



Arthur Lee est mort

Posté par 2goldfish le 04.08.06 à 11:23 | tags : cimetière, flu, folk, news, people, rock

Arthur LeeOn avait appris en Avril dernier que Arthur Lee souffrait d'une leucémie. Hier, à l'âge de soixante-et-un ans, il en est mort.
Il était connu en tant que leader de Love, groupe de folk-rock psychédélique qui a enregistré trois albums influents dans les années soixante, notamment le magnifique Forever Changes.
Lee avait peur de l'avion et refusait de tourner hors de Los Angeles, ce qui assurra à son groupe de ne jamais connaître le succès qu'il méritait. Syd Barrett et les Doors les citaient pourtant parmis leurs influences et Lee clamait volontier avoir inspiré à peu près tout le monde des Stones à Hendrix. Love était l'un des premiers (si ce n'est LE premier) groupe underground culte.
La formation originale de Love se sépara en 1968 et bien que Lee ait recruté d'autres musiciens pour l'accompagner sous ce nom, on considère généralement à juste titre que le groupe est mort à ce moment là.
La vie publique d'Arthur Lee a été jalonnée de problèmes de drogues et de passages en prison qui n'ont fait qu'ajouter à sa mystique. Même si comme pour son admirateur Syd Barrett on a souvent romantisé des histoires sordides, une chose reste certaine : Lee était un génie et il nous manquera.




Fnac Indétendances : un festival à Paris Plages

Posté par Syl le 03.08.06 à 15:25 | tags : agenda, chanson française, dub, live, pop, rock
Indétendances à Paris PlagesSi comme moi (bouhh), vous êtes coincés à Paris pour le mois d'août et que la déprime vous ronge un peu d'avantage à chaque carte postale reçue de la part de potes sadiques, qui se prélassent sur les littoraux du Monde entier, changez vous les idées à Paris Plages !
Bon j'avoue... passer sa journée sur une chaise longue (s'il en reste) posée sur les quais bondés d'une Seine peu ragoutante c'est pas passionnant. Mais attendez, ne partez pas !! Si je vous dit que jusqu'au 19 août inclus, la Fnac (pour ne pas la nommer) organise une série de concerts en plein air, sous le Pont Sully. Un vrai petit festival en plein coeur de la capitale, sympa non ?
Au programme de la session aoutienne du festival Fnac Indétendances :
- Vendredi 4 Août de 18h30 à 22h00 : Cyrz, Emily Loizeau, Da Silva ;
- Samedi 5 Août de 18h30 à 22h00 : Zoé, Claire Diterzi, Joseph d’Anvers ;
- Vendredi 11 août de 18h30 à 22h00 : Daddy Long Legs, HushPuppies, Infadels ;
- Samedi 12 Août de 19h00 à 22h00 : Zenzile Sound System, Winston Mc Anuff ;
- Vendredi 18 août de 19h00 à 22h00 : Ministère des Affaires Populaires, Abd Al Malik ;
- Samedi 19 août de 17h00 à 22h00 : Rit, Jehro, Dupain, DobaCaracol et Oai Star.

Bon, c'est pas la Route du Rock mais c'est pas loin (quand on est Parisien) et en plus c'est gratuit. Que demande le peuple ?



33Hz : Funk de Science Fiction

Posté par Syl le 03.08.06 à 12:11 | tags : électro, funk, vidéos musicales, youtube
Sympa ce p'tit clip ! On dirait du Stardust, ou plutôt du Daft Punk façon "Too long"... Comme si les deux robots s'étaient mis à faire du space funk en troquant leurs casques pour des faces de Tron (le mythique film et sa vraie-fausse 3D en fils de fer).
Voici 33Hz, avec "Hot flashes".

(Chopé sur Bigstereo)



FluScoop : le Mystère Andrew Ridgeley

Posté par Myosotis le 03.08.06 à 11:23 | tags : à lire, cimetière, news, people, pop, rigolo, web
George Michael & Andrew RidgeleyMalfaçon, manipulation, intox ou scoop : selon l'encyclopédie interactive Wikipedia, le musicien Andrew Ridgeley (illus. - à droite), comparse de George Michael au sein du groupe WHAM, serait mort soudainement (et de mort naturelle) le 31 juillet 2006.
Aucune trace de cette annonce funèbre ailleurs, comme si l'information, en ces temps de canicule (...elle va venir, vous inquiétez pas), était passée inaperçue. Le reste du développement Wikipedia étant plutôt fidèle à la réalité, on peut s'interroger et s'inquiéter pour le beau Andrew.
Rappelons, mort ou vivant, qu'Andrew Ridgeley a été avant Milli Vanilli la première star du rock fantoche puisque selon la rumeur, il n'aurait jamais joué la moindre note des titres du groupe auxquels il a participé jusqu'en 1986, date de la fin des Wham.
On ne s'appesantira donc pas, pour ne pas lui porter la guigne, sur ses qualités musicales supposées et son apport à la cause de la pop. Rappelons qu'Andrew Ridgeley vivait en Cornouailles avec l'ex Bananarama Keren Woodward.
S'il allait bien, Ridgeley rejoindrait la liste des gens célèbres morts et vivants à la fois tels que Mc Cartney, Daho, Adjani, Adamo et Elvis.



Fujiya & Miyagi love transparent things

Posté par Maxence le 02.08.06 à 18:36 | tags : disco, électro, pop

Amateur d'hymnes krautrock, de mélodies cheap et répétitives à la fois douces et véloces (en gros, le son de Can, Neu! Ou Harmonia), cet album est pour vous. Quand aux autres, qui préfèrez les diagrammes cubistes et les sons analogiques d'Aphex Twin ou de Boards of Canada, ne fuyez pas, vous aimerez tout autant Fujiya And Miyagi (particulièrement des tracks comme "Conductor 71", ses saccades à la Kraftwerk et ses nappes à la BOC).



Compilation de trois premiers EP parus en édition limitée, Transparent Thing cumule ritournelles électriques, variations proto-ambiantes électro-analogiques (sous influence Brian Eno/David Byrne - Bishop/Goldfish c'est pour vous !) et synth-pop aux lyrics savoureux. Même si un "In One Ear & Out Of The Other" pourtant très Talking Heads sonnera peut-être un peu trop electroclash aux oreilles de certains, le trio maîtrise assez le sens du groove et de la mélodie entêtante pour depasser toutes querelles de clocher. Et autant dire qu'avec des fans affichés comme Andy Weatherall, Tiga, les barjots d'Optimo ou LCD Soundsystem, les anglais Fujiya & Miyagi (basés à Brighton, rien à voir donc avec l'archipel nippon, leur nom est une marque de chaîne hi-fi là-bas), risque bien de faire parler d'eux.


FUJIYA & MIYAGI - Transparent Things (Tirk/Nuphnonic/La Baleine)


A écouter sur leur page MySpace : l'excellent "Ankle Injuries" (qui illustre parfaitement mon propos), "Photocopier", "Suckerpunch" et "Electro Karaoke".




RIP Top of the Pops

Posté par 2goldfish le 02.08.06 à 15:15 | tags : news, télévision, vidéos musicales, youtube
Pour la plupart des français, le nom de Top of The Pops évoque une émission de cinquième partie de soirée ou personne n'est nu et dans laquelle Ness parle entre des chansons de Vincent Delerm et des Black Eyed Peas.
Non, oubliez ça : pour la plupart des français, le nom de Top of the Pops n'évoque rien du tout. Pour les anglais cependant, il s'agit d'une émission culte dans laquelle depuis quarante-deux ans, des artistes parfois légendaires viennent faire semblant de jouer leur dernier tube.
C'était malheureusement lundi la fin d'une période dorée pour tous les passionnés de mime amateur. L'émission avait de toute façon perdu de vue son public en introduisant de plus en plus de performances lives ou semi-lives comme celle ci :



Babybird sort du désert

Posté par Myosotis le 02.08.06 à 12:11 | tags : myspace, news, rock
L'homme-oiseau Stephen Jones alias Babybird revient enfin.
On se plaignait, il y a pas si longtemps, de sa trop longue disparition après le succès foudroyant et imparable connu avec le You're Gorgeous de 1996.
L'album Between My Ears There Is Nothing But Music est annoncé dans les bacs anglais le 11 septembre avec la setlist suivante :

Babybird1. "Snails"
2. "Jesus said go"
3. "Waiting"
4. "Happy ugly man"
5. "I had a dream about me"
6. "Ida(ho)"
7. "Travel sickness"
8. "My little shop on a cloud"
9. "Idle hand"
10. "Endless sidewalks"
11. "Tall midget"
12. "Between my ears"

Cet album dont le sympathique premier single, "Snails" est en écoute ici succèdera donc au mal-aimé Bugged de 2000. Entre temps, Stephen Jones a eu le loisir d'écrire 3 romans, bien accueillis par la critique (je n'ai lu que le 1er : bizarre...), de tourner un film en 2004, et de devenir papa.
Son single, "The F-Word" (pour F*ck, évidemment) a connu une résurrection inattendue, puisqu'il a été adopté par le cuisinier Gordon Ramsay - sorte de Will Self de la gastronomie anglaise - en guise de titre et de générique de son émission télé.
Aucun concert n'est prévu pour le moment mais Babybird semble avoir retrouvé les vents ascendants. On croise les ailes pour lui.



Vingt choses moins énervantes que James Blunt

Posté par 2goldfish le 02.08.06 à 10:10 | tags : james blunt, rigolo, web
James BluntMarcher dans une crotte de chien, une gueule de bois, des voisins bruyants, les hommes en tongs, les anciens fumeurs, les gens qui lisent par dessus votre épaule, une diarhée, les communistes, les flagorneurs, un pet, les gens minces qui se plaignent d'être gros, les enfants qui vous toussent au visage (?), les témoins de Jéhovah, les insectes, les boutons, Crazy Frog, les américains, la bière tiède et les chihuahas font partie des quatre-vingt seize enervogènes (j'invente et j'assume) que les anglais ont placés derrière le chanteur à la petite chose : James Blunt.
Ses compatriotes lui reconnaissent tout de même d'être moins pénible que les démarcheurs téléphoniques, les caravanes et les gens qui vous passent devant dans les files d'attente. Quand vous raterez votre permis, qu'un huissier sonnera à votre porte ou que vous creverez un pneu, vous pourrez toujours vous répéter que "ça aurait pu être pire, ça aurait pu être James Blunt."



2 verres, une table : hop ça fait de la musique !

Posté par Syl le 01.08.06 à 15:15 | tags : dailymotion, rigolo, vidéos musicales, web
Après Stomp et leurs bâtons, Gumboots et leurs... bottes,
la musique se fait avec des verres :

Espérons que ce sont des verres Duralex (sinon vive les mains en lambeaux !). Haha.



Les 10 albums les plus gays

Posté par Myosotis le 01.08.06 à 12:01 | tags : news, pop, rigolo, rock, web
Scissor SistersLes classements ne s'arrêtent pas pendant les vacances et surtout pas dans la presse anglo-saxonne, qui affectionne par dessus tout cette manière d'envisager l'Histoire.
Le très british Sunday Times, dans son édition de ce weekend, a révélé le classement des 10 albums les plus "gays" de tous les temps et celui-ci n'est pas exempt de bonnes choses : Abba, George Michael, Frankie Goes to Hollywood, David Bowie, Morrissey entre autres. 
La palme revient aux excellent(e)s Scissor Sisters, groupe glam (presque) inconnu chez nous, révélé par le single "Comfortably Numb" en 2004. Accoquiné avec Elton John et comptant parmi ses fans Roger Daltrey et Bono, le groupe de Jake Shears sonne comme un mélange de Duran Duran, d'Elton et de Chic (je vous laisse imaginer !). Les Scissor Sisters sortiront leur deuxième album en septembre. Le disque, baptisé Ta Dah a reçu l'apport d'Elton John himself sur son premier single ("I Dont Feel Like Dancin'"). Le groupe a également assuré la première partie de Depeche Mode sur sa tournée mondiale.Pour la petite histoire, le nom originel de ce groupe était Dead Lesbian and The Fibrillating Scissor Sisters, réduit pour des raisons évidentes à sa plus commerciale expression.
Petit récapitulatif du gay-classement, coiffé par les "Soeurs Ciseaux" :

1 - Scissor Sisters - Scissor Sisters
2 - Arrival - Abba
3 - Vauxhall and I - Morrissey
4 - Light Years - Kylie Minogue
5 - Older - George Michael
6 - Welcome to the Pleasuredome - Frankie Goes to Hollywood
7 - Erotica - Madonna
8 - I Am a Bird Now - Antony and the Johnsons
9 - Bad Girls - Donna Summer
10 - The Man Who Sold the World - David Bowie



Sale temps pour les Happy Mondays

Posté par Myosotis le 01.08.06 à 11:16 | tags : myspace, news, rock
Les affaires ne semblent pas très bien engagées pour les Happy Mondays (www), déjà pointés du doigt après leur médiocre performance au festival Art Rock en juin 2006.
Les inquiétudes portent essentiellement sur la santé de Shaun Ryder, l'ancien playboy du groupe, chanteur et principal compositeur, qui est apparu complètement boursouflé et souffrant d'amnésie lors de ses dernières sorties publiques.
Shaun RyderEn 2004, Ryder avait fait l'objet de plusieurs documentaires mettant en scène sa décadence (The Agony and The Ecstasy - diffusé sur BBC3) puis sur sa tentative de désintoxication. Après l'éclatement de son groupe Black Grape, Ryder avait séjourné un temps en Australie pour se refaire une santé. "Encore 5 kilos, a-t-on entendu, et il pourra prendre la tête des Pixies."
Alan Mc Gee
, l'ancien patron de Creation Records, et manageur expérimenté des Primal Srceam et des Babyshambles, a déclaré que Shaun Ryder ne l'avait même pas reconnu la dernière fois qu'il l'avait vu. Le producteur - qui s'y connaît - a ajouté qu'il n'avait jamais vu un gars dans cet état.
Pendant ce temps, Bez a une forme impeccable et s'affiche sur les chaînes anglaises dans une publicité marrante et affligeante pour sa compilation Madchester Anthems. L'ancien pilier, dealer, danseur et joueur de maracas aurait lui carrément décroché depuis sa victoire au Big Brother anglais, ce qui est une mauvaise nouvelle pour le groupe puisque ses performances de danseur (Freaky Dancin') en patissent. Bez danse quasi normalement selon la rumeur.
Le nouvel album des Happy Mondays, prévu pour 2006 est donc en stand-by pour l'été. Reste cette excellente et unique chanson en écoute sur Myspace, en attendant mieux.

 






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