Playlist : blog musique

Archives > Septembre 2006

Marvin & Tammi

Posté par Flyer le 30.09.06 à 09:09 | tags : label, marvin gaye, soul, vidéos musicales, web, youtube
A l'époque ou Marvin Gaye jouait encore les jolis coeurs pour la Motown, qui polissait son image de black lover à destination d'un public bichrome allant grandissant, il collabora avec trois chanteuses du label qui, chacune à leur tour, allaient lui donner un contrepoint à sa mesure : Mary Wells, Kim Weston et Tammi Terrell. Celle avec qui il allait faire son meilleur travail serait Tammi, une jeune chanteuse ambitieuse qui débarque à la Motown à 19 ans, après avoir été la collaboratrice / amante / femme battue de James Brown.
En 1967, à 22 ans, Tammi entame une série de duo avec la star montante de la Motown, Marvin Gaye. La jeune fille défie constemment Gaye, qui dépasse ainsi ses paresses naturelles, et les deux se forgent une complicité passionnée qui laisseront planer à jamais le doute sur la véritable nature de leur relation "professionelle" (chacun était marié à quelqu'un d'autre). Le classique "Ain't no mountain high enough" date de leur album duo United (1967).



Le 14 octobre 1967, lors d'un concert du duo, Tammi s'effondre dans les bras de Gaye et part en uMarvin Gayergence pour l'hopital, où on lui diagnostique une tumeur cérébrale. La santé de Tammi se détériore constament et Gaye tombe dans une sérieuse dépression. La Motown sortira 4 autres albums du duo, jusqu'à la mort de Tammi en 1970, à 24 ans. Marvin ne réapparaîtra plus sur scène pendant deux ans, et composera l'un de ses chefs d'oeuvres, l'album What's going on en 71, en réaction à la guerre du Viet Nam, la politique raciale américaine et l'état déplorable de la société, mais aussi par opposition envers la Motown et son fonctionnement interne de "machine à tubes", et évidemment, sous l'influence du fantôme de Tammi Terrell.



Who's fucking special ?

Posté par Flyer le 29.09.06 à 15:20 | tags : copinage, mp3, radiohead, uk, web
Radiohead - Creep
Marvin Rouge (cet alcoolique qui s'occupe de Gimmick) nous fait à nouveau une chouette proposition : un tas de reprises de "Creep" (l'équivalent de "Walk on the Wild Side" pour Radiohead) sont à disposition sur My Old Kentucky.
Un commentaire, Marv ?
"Terrible !"
Merci.






Une terrible invention : l'étireur de tendons

Posté par Flyer le 29.09.06 à 12:12 | tags : classique, geek, rigolo, web
Doigt StretchJe vous ai sûrement déjà dit à quel point je trouve que le briton de Music Thing est le meilleur blogueur du monde entier de l'infini dans mon coeur. Il dégote toujours des trucs bizarres qui font halluciner rien qu'à les voir. Il y a peu de temps, il est tombé sur cette chose en bois à droite, qui date à peu près du 19e siècle.
C'est un étireur de tendons. Un objet destiné aux pianistes qui désirent assouplir leurs doigts au grand mépris des limites de la bonne fée Nature. On met l'index à droite, le majeur à gauche, puis on étire et on résiste le plus longtemps possible. D'après la légende et ce site, le pianiste romantique Robert Schuman se serait détruit les tendons de la main droite en utilisant une version antérieure de l'objet que vous voyez ici. D'autres disent qu'il s'est détruit la main à la suite d'une opération chirurgicale ratée qui visait à lui étirer le tendon, d'autres encore blament son traitement anti-syphilis.
Doigt boboRemarquez, les pianistes ont bien d'autres exercices barbares pour se faire du mal à la grâce de l'art. Par exemple, posez le petit doigt de votre main directrice bien droit sur une table, puis ramenez le dos de la main vers le bas, jusqu'à ce qu'il soit perpendiculaire avec votre auriculaire bien tendu, puis relâchez le poids de votre main sur l'auriculaire. Oui, c'est désagréable. C'est sensé vous permettre d'avoir une bonne position des mains quand vous jouez. C'est génial. N'empêche que des musiciens comme Duke Ellington et Nat King Cole ne jouaient pas comme ça, leurs mains étaient bien horizontales comme seuls des autodidactes peuvent en avoir.
Bref, si vous voulez quand même risquer de vous étirer les tendons à l'ancienne, sachez que vous pouvez toujours le faire grâce à eBay, sauf que la fée Marketing a transformé l'objet boisé qui fait peur ci-dessus par des petites boules multicolores et sympathiques qui donneront vingt ans d'avance à votre arthrite.



Pulp revient en version De Luxe

Posté par Myosotis le 29.09.06 à 10:55 | tags : news, pop, uk
PulpDans le même esprit que les rééditions récentes de Cure, la maison de disques Island a entrepris de revisiter le catalogue de l'ancien et exceptionnel groupe de Jarvis Cocker : Pulp. Sortent ainsi simultanément (à 25 euros pièce tout de même, ce qui est, à mon sens, une grosse connerie commerciale) les éditions DeLuxe des albums His n' Hers, Different Class et This is Hardcore, sortis entre 1994 et 1998. Ces 3 sorties précèdent de quelques semaines l'arrivée du premier album solo du grand Jarvis (dont le prénom fera office de titre, par ailleurs) et rappellent combien Pulp aura été un groupe précieux, à défaut d'avoir représenté une révolution musicale digne de ce nom.
Pour ceux qui auraient été trop jeunes pour vivre ça (flash back en 1995), je recommanderai l'achat le plus évident, à savoir le Different Class de luxe, sommet d'intelligence et de précision pop, parvenu en un clin d'oeil à raffler la mise et à faire de la brit pop un véritable mouvement de société. Si Oasis et Blur se tiraient la bourre en haut des charts, Jarvis eut le privilège d'allumer cette année-là la société anglaise, provoquant par sa musique et son omniprésence médiatique débat de société sur débat de société. Le groupe conclut triomphalement son année en donnant un concert (immortalisé en DVD) à Glastonbury, sorte de communion mystico-réaliste où la musique devint, comme à Woodstock, la caisse de résonnance parfaite de la société du temps : "Common People" (lutte des classes), "Sorted for E's & Wizz" (rave party), le sublime "Bar Italia" (sortie de boîte), "I Spy" (la plus grande chanson des années 90 ?) sont autant de chansons que d'hymnes. Jarvis a le feu sacré et le crayon brûlant jusque dans les faces B présentées ici sur le second disque : "Catcliffe Shakedown", "PTA" auraient pu figurer sur le disque principal sans détonner. Different Class est donc non seulement un disque excellent mais surtout un morceau d'histoire, l'un des instants exceptionnels où la pop et le monde se rencontrent et font un bout de chemin ensemble.
Tout aussi bons mais moins importants (et donc moins indispensables), His n' Hers (avant la déferlante) et ses grands moments "Joyriders", "Do You Remember The First Time" et bien sûr "Babies" (ma chanson préférée de Pulp), et This Is Hardcore et ses allures de gueule de bois sinistre mais aux B-sides exceptionnelles ("Can I Have My Balls Back", "Please ?", "Cocaine Socialism" ou "The Professionnal" valent qu'on y prête une oreille) sont - dans un autre genre - des albums précieux pour les fans. Plutôt bien reçus en leur temps, ils accusent quelques faiblesses (musicales et d'inspiration) qu'on ne retrouve pas sur Different Class.



Festival Factory à la Cigale

Posté par Flyer le 28.09.06 à 16:16 | tags : agenda, électro, jazz, live, news
FactoryLancé en octobre 1999, sous l'initiative du Festival d'Ile de France, le mini-festival Factory présente depuis 7 ans une scène jazz et électronique de haut niveau, aux mots d'ordres "novateur, expérimental et actuel", et qui se porte de mieux en mieux, en témoigne le portage de l'édition 2005 du festival des planches du Trabendo vers celles de la Cigale.
Niveau programmation, cela donne Matthew Herbert (dont nous avions adoré le nouveau disque Scale) avec Joakim le samedi 14 octobre ou encore Bumcello, Birdy Nam Nam et Sub. Sufi. Soul vendredi 13.
La programmation complète, ainsi que la présentation des artistes, est à découvrir par ici.

Festival Factory,
Places de 16 à 20 euros.
La Cigale,
120 bd Rochechouart, 75015 Paris.



Samedi soir au Brésil ?

Posté par Flyer le 28.09.06 à 13:39 | tags : agenda, concours, électro, news
Brasil Do FuturoNous avons reçu des réponses pour la soirée Bresil Do Futuro de samedi soir à la Flèche d'Or, mais vous pouvez (devriez) continuer d'envoyer vos mails. Parce que ça promet d'être très bien !
J'attend vos mails sur avec "Brasil Do Futuro" en sujet. Bougez les hanches (ça porte chance) !



Magda : Minimal Animal

Posté par Maxence le 28.09.06 à 13:13 | tags : électro, label, news
Magda est la petite protégée de Richie Hawtin, boss de M_Nus (prononcer et lire "Minus"), également connu sous le pseudo Plastikman. Cette jeune DJette d'origine polonaise se distingue de ses confrères oeuvrant dans la sphère minimale par son jusqu'au-boutisme en la matière.
Réalisé avec le logiciel Final Scratch (dédié au mixage des formats Mp3), She's a Dancing Machine, son mix album paru chez M_nus, est composé de fragments microscopiques de plus de 70 titres pour un total final de 16 morceaux (à la manière du DE9 : Closer to the Edit et de DE9 : Transitions de Hawtin, deux véritables tours de force, composés de quelques milliers de micro-samples réunis selon une technique de mixage quasi nanotechnologique par l'artiste).
Plus exhaustive, la sélection de Magda reste néanmoins classieuse et pointue. On y retrouve le gratin techno contemporain avec (entre autre) Ricardo Villalobos, Marc Houle, Larry Heard, Metro Area, Dj Koze, Pantytec, Troy Pierce, Konrad Black ou bien sûr son mentor Plastikman.
Au final, ce mix qui aurait pu s'avérer un rien aride - c'est souvent le cas avec Final Scratch - développe un groove racé, au "je ne sais quoi" d'aquatique et de nébuleux. A bas volume, c'est la bande son idéale pour flemarder sous hypnose sur un canapé, à plein volume vous ne pourrez pas vous empêcher de vous laissez aller sur le dancefloor de votre salon.
Magda, She's a dancing machine - M_Nus / La Baleine



Busta Rhymes, coup de flip, flip mode

Posté par Flyer le 28.09.06 à 10:39 | tags : hip hop, rigolo, vidéos musicales, youtube
Le clip de "Gimme Some More" est l'un de mes préférés. Tout y est captivant : l'histoire, la musique, le graphisme, l'absurde et le surréalisme, tout ça en 2 minutes 40 secondes. Sur un sample du Psychose d'Hitchcock, (Busta Rhymes) pose un flow cool et offensif. Le tout est une belle réussite, qui met la pêche le matin, qui fait sourire en disant "tout le monde est monstrueux, déviant et malade".



Toi aussi, joue à être Ian Curtis dans un film !

Posté par Myosotis le 27.09.06 à 16:16 | tags : joy division, news, people, rigolo
Ce qu'il y a de bien avec le cinéma (et l'imagination en général), c'est qu'on peut faire jouer n'importe quoi à n'importe qui. Dans le grand jeu "incarne Ian Curtis dans un biopic à gros budget", c'est finalement le chanteur / acteur Sam Riley (au centre) qui a devancé ses concurrents (par défaut avec la défection de poids lourds de l'industrie tels que Brad Pitt ou... Gérard Depardieu). Riley est aussi chanteur du groupe de Leeds 10 000 things.

Mark E - Sam Riley - Ian Curtis

L'intéressé avait déjà interprété une autre légende du rock, bien vivante celle-là, dans le film sur Manchester, 24 Hour Party People. A cette époque, il s'était glissé dans la peau (pas facile à porter) de Mark E. Smith, leader de The Fall. Reste pour lui à interpréter Kurt Cobain, Jimi Hendrix et Arthur Lee, et il aura fait le tour de la question. Le film, baptisé Control, sortira en 2007.
En attendant les fans de Joy Division devraient pouvoir apprécier un DVD qui sort le 31 octobre constitué principalement d'interviews de Ian Curtis et surtout de son biographe. Pas sûr pourtant que ce DVD soit une bonne affaire comparé au pirate qu'on trouve facilement sous le nom de Here Are The Young Men, rassemblant images live, clips et interviews.



Poème électronique

Posté par 2goldfish le 27.09.06 à 12:12 | tags : électro, pionnier, psychédélique, rigolo, vidéos musicales, youtube
J'ai un ami du nom de Docteur C qui est vraiment bizarre, parfois. Pensez, il n'aime même pas Playlist ! Il croit en l'existence et en l'importance de la notion de musique "commerciale" ! J'ai du mal à le comprendre parfois, mais il m'a fait découvrir ce fascinant poème électronique d'Edgard Varèse mis en image par Le Corbusier en 1958 pour l'exposition universelle de Bruxelles. Pour en profiter pleinenement, il faudrait être sur les lieux de l'installation, avec un dipositif compliqué de quatre cent enceintes (prend ça, Zaireeka !) disposées dans plusieurs pièces, et pas sur Youtube. Si on veut bien passer outre la naïveté de certaines images (la juxtaposition de soldats de plomb et de victimes de la Shoah) qui font aujourd'hui plus "club vidéo du lycée" que cinéma d'avant garde, on a là un beau moment d'histoire de musique électronique et minimaliste.



Batterie Virtuelle, à tabasser sans modération

Posté par Flyer le 27.09.06 à 10:01 | tags : geek, rigolo, web
Batterie VirtuelleJe n'ai plus aucune foutue idée de la façon dont je suis tombé sur ce site, mais c'était une bonne chose pour un gros frustré de la batterie comme moi. C'est une batterie virtuelle, et il suffit de fracasser les touches de votre clavier pour tirer de vos enceintes des sons légèrement cheap mais bien suffisants pour alimenter votre imagination enfiévrée de rock star manquée.
D-D-J-S. D-D-D-S. C'est le début d'"I Was a Lover" de TV on The Radio.
Merci beaucoup à toi, mon ami belge, Mitch de Lab11. Tu as exaucé mon rêve et mes espoirs.



Soirée Latina Live #4, des places à gagner !

Posté par Flyer le 26.09.06 à 18:19 | tags : agenda, concours, électro, news
Brasil Do FuturoDans le cadre de la sortie de Brasil Do Futuro, un album de compiles et de remixes sélectionnés par Rémy Kolpa Kopoul, animateur de radio Nova à la voix éraillée et journaliste du Libé des années 70 et 80, spécialisé dans les musiques d'ailleurs, et particulièrement du Brésil, Radio Nova organise une soirée Latina ce samedi 30 septembre à la Flèche d'Or, de 20h à 6h. Et Playlist a 5 invitations pour deux personnes à faire gagner.
Parlons d'abord du disque, pour vous mettre l'eau à la bouche. Des nouveaux musiciens brésiliens intronisés, comme Seu Jorge (responsable de la très jolie B.O. de la Vie Aquatique) ou Cibelle, en passant par ceux que le cinéma de Glauber Rocha (La cité de Dieu) a inspiré (Autoload ou Ramiro Mussoto), Brasil Do Futuro présente une musique Brésilienne électronique d'hier et d'aujourd'hui, qui se projette dans un futur antérieur sans oublier d'y planter ses racines barrées.
Débrouissaillant une jungle tendrement électro, où poussent des baobabs drum'nbass, des buissons de dub et ou des singes hypnotiques groovent au minimalisme d'outre mer, le disque se fait accessible et différent, absorbant mais jamais ennuyeux. Une jolie réussite, qui n'a pas besoin d'en faire des caisses pour imposer sa qualité.
Pour preuve, deux morceaux de ce disque, le funky "Ze Pequeno" de Autoload et le plaintif "Antonio Das Mortes" de Ramiro Mussoto.
"Ze Pequeno" - Autoload

"Antonio Das Mortes" - Ramiro Mussoto

Le concours - c'est fini ! ^^



Les briques, c'est chic

Posté par 2goldfish le 26.09.06 à 15:15 | tags : en jpeg, rigolo, vidéos musicales, web
The Decemberists
Dans la rubrique "totalement inutile mais (un peu) rigolo", si vous avez toujours voulu savoir à quoi ressemblerait votre groupe préféré en Lego, il y a une toute petite chance que vous les trouviez à cette adresse. Attention cependant, ils ne sont pas tous aussi réussis que The Decemberists.
Bon, allez, comme je me sens un peu nul avec mon lien à deux balles, et que la plupart d'entre vous ne sait sans doute même pas qui sont les Decemberists, voilci un lien vers l'excellent clip de "16 Military Wives" (qui ressemble à un film de Wes Craven) et un autre vers un concert pour la radio américaine NPR.



Heart of Gold, en salles demain

Posté par Flyer le 26.09.06 à 13:13 | tags : agenda, copinage, country, neil young, vidéos musicales, youtube
Neil Young Heart of Gold

C'est finalement ce mercredi 27 septembre que sortira dans nos salles (enfin, dans quelques salles) le documentaire qui n'en est pas un sur Neil Young : Heart of Gold. Il ne s'agit pas vraiment d'un documentaire parce que, simplement, Young ne s'adresse littéralement à la caméra que trente secondes. Par contre, il donne tout à voir à la caméra de son ami Jonathan Demme, ses histoires, son âme et sa musique complice. Les concerts ayant été filmé les 18 et 19 août, avant la sortie de Prairie Wind, c'est donc une captation de toute la magnifique country dont Young est capable qui est donnée à voir, chose qui ne jurera pas avec le lieu, le Ryman Auditorium de Nashville.
Ma mini-chronique de Heart of Gold, que j'ai eu la chance de voir il y a quelques jours, est disponible sur Ecrans (le blog Ciné de Flu), et je ne saurai trop vous conseiller d'aller voir ce film, pour peu que Neil young soit parmi vos grands pères imaginaires préférés.
Il y'a un extrait du film à voir sur Ecrans, alors, ici, je vais juste vous mettre ce morceau de sa prime jeunesse, datant d'un concert à la BBC en 1971, où après quelques problèmes d'harmonica, il interprêtait une nouvelle chanson : "Heart of Gold".





I know where Syd Barrett lived

Posté par Maxence le 26.09.06 à 10:10 | tags : news, people, pink floyd, psychédélique, uk
Syd Barrett HouseLes Television Personalities le chantaient dans les années 80, c'est aujourd'hui une réalité : "I Know Where Syd Barrett Lives". Et je ne suis pas le seul pour le coup.
En effet, la charmante petite demeure de Roger Keith "Syd" Barrett, premier chanteur des Pink Floyd, né en 1946 à Cambridge et décédé en 2006 (à Cambridge... quel globe trotter ce Syd !) est aujourd'hui à vendre ! Et sur le net de surcroit.
Tous ceux qui, comme moi, ont fait leurs gammes (enfin moi je chantais, donc pour les gammes on repassera...) sur "Interstellar Overdrive" ou qui fredonnaient "The Gnome" et "Golden Hair" à leurs enfants en bas âges, ont trippé sur l'histoire - que dis-je, la légende - de ce loser magnifique. Ceux là auront un pincement au coeur en sachant qu'un cadre moyen de Cambridge, qui fait sûrement l'amour avec ses chaussettes et met des napperons sur son canapé, va racheter cette bicoque émouvante !
Bon, les gars à Playlist, on se cotise ?
(Merci Frz et Kim)



Walt Disney Records a 50 ans

Posté par Flyer le 25.09.06 à 16:53 | tags : flu, label, news, web
Oncle PicsouFondée en 1956 par Walt et son neveu Roy Disney, le label Walt Disney Records n'était à la base qu'une extension de la Walt Disney Company, qui s'occupait des films, de la télévision et des projets de parcs à thème. Plus tard, elle se chargea d'une mission de tremplin pour jeunes talents. Comme beaucoup de branches de la Disney Company, la Walt Disney Records fît un beau succès : 275 disques d'or, des disques de platines et des multiplatines, 22 Grammys et 18 Academy Awards. Et elle continue à faire de beaux chiffres de nos jours : 3 disques de platines pour la B.O. de la dernière grosse production télévisuelle de la firme, High School Musical (autant que pour Mary Poppins), 3 millions de ventes pour la franchise Disneymania (des compil' de chansons) et plus de 15 millions d'unités pour celle du Roi Lion. Evidemment, ils ont aussi les singles et les B.O. de film parmi les plus vendues de tous les temps.
Bref, ça marche plutôt bien chez la souris aux grandes oreilles.
Pour célébrer le 50e anniversaire, le label s'apprête à sortir des versions restaurées et digitalisées de vieux classiques Disney et de morceaux de bandes originales, ainsi qu'une sélection de 50 enregistrements d'époques et d'artistes variés, de Cliff Edwards (la voix de Jiminy Cricket), à Louis Armstrong en passant par They Might Be Giants. Cette collection d'archive sera disponible à partir du 7 Novembre. Il y aura aussi The Music Behind The Magic, un double CD édition spéciale, avec des morceaux choisis remasterisés de Blanche Neige, Pinocchio, Davy Crocket, Mary Poppins, et cette horrible chanson d'Elton John pour Le Roi Lion.
MickeyBien sûr, tout cela ne s'adresse pas aux enfants. Les enfants, après tout, n'étaient pas nés à l'époque et ne s'intéressent plus qu'aux Disney en images de synthèse où personne jamais ne chante. Quant à vous, vous êtes normalement trop âgés pour écouter encore les chansons de Blanche Neige. Et si vous pensez que ce n'est pas le cas mais que vous accompagnez votre écoute d'un verre de scotch sans glaçons, les yeux rîvés sur canal porno en songeant au suicide, vous avez un autre problème ou vous êtes parisien.

Par contre, aller jeter un oeil ou deux à l'expo Walt Disney au Grand Palais, passant en revue les sources de l'art à grandes oreilles, est une occupation plutôt saine et enrichissante.



I like the drugs, but the drugs don't like me

Posté par Flyer le 25.09.06 à 15:15 | tags : news, people, rigolo, rolling stones
Keith RichardsLou, notre lectrice infinie, est une fan des Rolling Stones, et plus particulièrement de Keith Richards. Tout le monde a des passions bizarres. 2Goldfish joue à Monsieur Patate avec les enfants en bas-âge, par exemple. La passion de Keith, lui, c'était la drogue. Je dis "c'était" parce qu'après son histoire de noix de coco et d'opération en urgence, il a déclaré avoir finalement arrêté les drogues. Parce qu'elles n'étaient plus assez bonnes pour lui.
"Je pense vraiment que la qualité a baissé. Tout ce qu'elles font c'est créer un trip à partir de rien." 62 ans au compteur et fin connaisseur, il ajoute ne pas aimer les drogues modernes, de type ecstasy : "Je n'aime pas la façon dont elles touchent directement le cerveau, au lieu de passer par le système sanguin. C'est pourquoi je n'en prend plus. Et vous parlez à quelqu'un qui connaît sa came."
Keith a quand même demandé un extra de morphine à l'infirmière qui s'occupait de lui lors de son récent accident. "Elle a été très accomodante", paraît-il. Mais elle s'est sûrement mise à chanter "I am the Walrus" quand il était dans les vapes.



Lundi matin, au bureau

Posté par Flyer le 25.09.06 à 10:58 | tags : belle and sebastian, rigolo, vidéos musicales, web, youtube



Juste comme ça, une grosse cuillère à soupe de Belle and Sebastian pour bien commencer la semaine, et être heureux dans un bureau.



Hip hop de l'espace

Posté par Maxence le 24.09.06 à 09:09 | tags : hip hop, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Alors qu'on parle de Hip Hop Déviant sur Flu le mag, et voilà je retombe justement (merci flyer) sur cette vidéo de pure déviance, dans le sens délirant du terme : Mr Kool Keith dans son incarnation de Black Elvis (il fallait l'inventer).
Que dire ? Minimaliste - une boucle et le MCing fabuleux de Keith, c'est autre chose que le dernier DJ Shadow, hein ? - et efficace, "Livin' Astro" fait partie de ces morceaux de hip hop hypnotique que l'on n'oublie pas. Un petit moment bonheur de fin de semaine.



Le cauchemar du Soldat Rose

Posté par Myosotis le 23.09.06 à 09:09 | tags : agenda, chanson française, news, people, rigolo
Playmobil Chedid CabrelIl y a des fois où l'on regrette le temps où on était enfant, et des fois où l'on remercie la nature de ne pas pouvoir revenir en arrière. Imaginez que, si vous aviez sept ou douze ans, votre tante Gisèle pourrait avoir la bonne idée de vous emmener voir Le Soldat Rose, au Grand Rex à Paris, le 12 novembre. Ce conte musical, écrit par Louis Chédid et Pierre Dominique Burgaud, rassemble un casting de rêve qu'on n'aurait pas imaginé dans nos pires cauchemars.
M-UsclorAutour d'une histoire extrêmement symbolique : un gamin désabusé se laisse enfermer dans un grand magasin pour vivre avec ses amis... les jouets (cool). Ça paraît un bon plan pour lui. Après tout, quel enfant occidental n'a jamais rêvé d'une orgie de jouets ?
Sauf que les jouets s'appellent Francis Cabrel, Shirley et Dino, M, Vanessa Paradis, Benabar ou Jeanne Cherhal. Et là évidemment, ça se gâte sérieusement pour lui : ce qui s'annonçait comme un enchantement (une partie de Halo 2 ou un délire de Playstation, de déconne avec des figurines Mattel, des superPlaymobil ou des voitures télécommandées) se change en... conte musical avec le gratin de la chanson française.
Si les décors risquent de faire passer la pilule pour les moins de 12 ans, j'ai d'ores-et-déjà une pensée émue pour les parents et accompagnateurs. Heureusement pour eux, il n'y aura que 14 chansons et pas plus de 2 heures de spectacle.
Pour les fans et parce que j'en ai dit du mal l'autre fois, sachez que Vanessa "Pirates des Caraïbes" Paradis travaille avec M pour son nouvel album, prévu au début de l'année 2007... Après les gosses, il y en aura autant pour vous, veinards.
Chlidren



Festival Millefeuille

Posté par Flyer le 22.09.06 à 18:29 | tags : agenda, copinage, live, news, rock
Arnaud, qui officie sans doute pour nos amis de Mille-Feuille nous propose cette news. Sortez les stylos et les agendas, attention proposition :

"Bonjour !
Festival MillefeuilleLe webzine Millefeuille organise son premier mini-festival le 23 septembre à Mains d'Oeuvres, 1 rue Charles Garnier à Saint Ouens, métros : Garibaldi (13) ou Porte de Clignancourt (4).
Au programme : Josh Pearson de Lift To Experience, Tanakh, Perio (c'est son retour), Toboggan et H Burns.
Il s'agit d'un festival 100% associatif, fait avec les moyens du bord. Dans cet esprit, une dizaine de micro labels indés présenteront leur catalogue. Ouverture des portes à 17h. Plus de renseignements, c'est sur le site du festival."

La place est à 10 euros (11,80 dans les points de vente habituels).
Bonne chance au Festival ! Moi je n'y serai pas, ce soir et samedi c'est Roch Hachanah.




Madonna est folle

Posté par 2goldfish le 22.09.06 à 15:15 | tags : madonna, news, people, politique, rigolo
Deux MadonnasCa y est, Madonna a franchi la ligne qui sépare la simple pop-star excentrique de Tom Cruise. Tout le monde peut comprendre l'envie de mimer une crucifixion sur une croix géante couverte de diamants. C'est naturel. Disons compréhensible.
Ce qui l'est moins, c'est de faire du lobbying avec l'aide de Guy Ritchie auprès du gouvernement britannique et de ses autorités nucléaires pour les pousser à adopter leur solution au problème du traitement des déchets nucléaires.
"J'veux dire, l'un des plus gros problèmes qui existe tout de suite dans le monde c'est les déchets nucléaires." Ouais tu vois genre mais alors trop. "C'est un truc dans lequel je suis impliquée avec un groupe de scientifiques depuis un moment maintenant. Pour trouver un moyen de neutraliser la radiation, croyez le ou non."
Non, je ne le crois pas. En tout cas pas la partie sur les "scientifiques". Qui sont ces gens exactement ? Une bande de disciple de la Kabbale, la secte de type scientologue vaguement inspirée d'une vieille tradition juive. La Kabbale financerait donc Oroz, un "groupe de recherche du XXIIIe siècle" (??) mené par le mystérieux docteur Artur Spokojny.
La solution qu'ils ont trouvé, c'est une eau magique. Juste une eau minérale normale, en fait, à laquelle on a donné des "super pouvoirs de guérison magique" à travers "la méditation et la consicence du partage" (???). Cette eau, appelée Orodyne, en plus de neutraliser la radiation aurait aussi le don de guérir les problèmes gynécologiques des vaches et des moutons.  Je n'invente évidemment rien de tout ça. "Bollocks", c'est le terme choisi par un officiel anonyme pour décrire les principes "scientifiques" derrière l'Orydine.
kabbalah waterLes autorités britanniques ne les prenant pas au sérieux, les kabbalistes continuent à lutter courageusement contre les radiations en se tournant vers l'est pour crier "Tchernobyl" en choeur dans les diners qu'ils organisent. C'est presque aussi efficace, paraît-il.
"Je peux écrire les meilleures chansons et faire des films fabuleux, être une icône de la mode et conquérir le monde, mais s'il n'y a plus de monde à conquérir, à quoi bon ?" s'interroge la madonne, philosophe. Evidemment, elle n'a jamais écrit ses chansons, ni fait aucun film qu'on oserait qualifier de bon, encore moins fabuleux.
Quel mot employait l'officiel anglais, déjà ?



Niquer la RIAA grâce à Google

Posté par Flyer le 22.09.06 à 13:13 | tags : mp3, news, rigolo, vidéos musicales, web
Mp3 GoogleAttention, je vous préviens, ceci est un post tout en métaphores.
Prenons d'abord, la position des grands empêcheurs de télécharger en paix face à la foule des internautes, timides et flippés par le grand méchant loup. Un gros loulou qui se plaint tristement (et à tort) d'être dépouillé, appauvri, pillé et dégraissé (c'est la meilleure des stratégies d'entreprise ça). Mais, l'internet étant cette machine à outrepasser n'importe quoi, vous pourrez trouver plein de musiques de trop d'artistes en libre service grâce à ce site. Son fonctionnement est tout bête, tapez le nom d'un artiste ou d'une chanson et il traduira ça en requête Google compliquée qui vous donnera comme résultat : des pages persos pleines de MP3. Une embrouille qui m'a déjà permis de dégoter une belle version acoustique de "Heroes".
Quant aux défenseurs du droit de se faire des sous sur le dos des artistes, voilà une conclusion pour eux.





La vérité sur Muse ?

Posté par 2goldfish le 22.09.06 à 11:12 | tags : muse, rigolo, rock, uk, vidéos musicales, youtube
Le dernier clip de Muse est un mini western futuriste, avec des robots, du kung-fu et le groupe en hologrammes. Il est kitsch a mort et très drôle. Rien d'étonnant, sauf qu'apparement, cette fois, c'est fait exprès. J'ai du manquer un épisode : depuis quand Muse a le sens de l'humour ? Ont-ils enfin accepté leur parenté avec The Darkness ? Le plus incroyable c'est que, dans ce contexte, la chanson ressemble à un bon pastiche d'Ennio Morricone. Jusqu'à ce que Matthew Bellamy chante, en tout cas. A un moment, on se demande si le groupe ne s'est pas moqué de tout le monde en secret depuis le début de sa carrière. C'est une explication plausible quoique peu probable à leur musique. En tout cas le clip est très drôle et, comme disait ma grand mère, on prend ses rires où on peut.





Qui kiffe Lorie ?

Posté par Gflu le 21.09.06 à 19:18 | tags : lorie, mp3, rigolo
L'un des contributeurs de Playlist a trop de talent pour la chanson, et il vous le fait partager !! Saurez-vous le reconnaître ?




Blonde on Blonde on Blonde on...

Posté par 2goldfish le 21.09.06 à 15:15 | tags : bob dylan, folk, mp3, people, rock
bob dylan on the simpsonsAvec la sortie de Modern Times, comme à chaque fois, tout le monde se souvient que Bob Dylan est génial, que Blonde on Blonde est génial et que la première fois qu'il a entendu "Rainy Day Women #12 & 35" c'était sur la B.O. de Forrest Gump, mais que c'est pas grave parce que la chanson est quand même géniale. Même si Woody Allen s'en moquait dans Annie Hall, "Just Like A Woman" est géniale aussi.
Evidemment dans le petit monde des mp3 blogs, tout évènement ou non-évènement musical (ou politique, culinaire, numismatique...) est avant tout l'occasion d'un post thématique. Petite sélection des meilleurs : chez Motel de Moka on a choisi la classique mais toujours efficace collection de reprise. Etant donné que, selon mon estimation, environ 90% de la population mondiale a un jour repris une chanson de Dylan et que, selon Théodore Sturgeon, 90% de tout est nul, la sélection est remarquable, avec en particulier un magnifique "Just Like Tom Thumb's Blues" par Nina Simone.
I Am Fuel, You Are Friends se contente de reprendre la liste de trésors cachés dans la discographie de Dylan publiée dans le dernier Rolling Stone. Il faut admettre que "Spanish Harlem Incident" est effectivement cachée mais à part ça, c'est du tout bon pour ceux qui n'ont pas le courage de se taper Self Portrait ou Street Legal.
Le meilleur pour la fin : trois posts chez Aquarium Drunkard qui rassemblent des chutes de studios de l'enregistrement de The Freewheelin' et Blonde on Blonde (deuxième partie ici). Les meilleurs de ces morceaux sont depuis longtemps disponibles sur le coffret Biograph ou dans les Bootlegs Series, mais l'intérêt est ici de les entendre dans le contexte, celui de deux albums légendaires en train de prendre forme. Apparement ce n'était qu'une illusion : la super magie géniale ne se produisait pas dès que Dylan s'approchait d'une guitare dans les années soixante. Une fois sur deux tout au plus, ce qui rapporté aux chiffres de Sturgeon reste un taux anormalement élevé de super magie géniale.



Bon anniversaire : Nevermind !

Posté par Myosotis le 21.09.06 à 12:12 | tags : news, nirvana, people, usa, vidéos musicales, web, youtube
Nirvana - Nevermind Le NME célèbre cette semaine le 15e anniversaire de l'album Nevermind de Nirvana en le présentant comme l'un des albums les plus importants de l'histoire du rock.
En 1991, le second album de la bande à Cobain aura permis au groupe d'exploser dans les charts et de passer d'une semi-confidentialité à un rayonnement planétaire. Emmené par ses deux singles "Smells like teen spirit" et "Come As You are", mais aussi par une iconographie inoubliable imaginée par Kurt Cobain lui-même, l'album a une double importance : il marque, tout d'abord, l'invasion du mainstream par l'underground, et, deuxièmement, donne un coup de jeune aux musiques bruitistes (coupant avec la tradition "hair metal" des années 80 où le rock fort était associé aux cheveux longs, aux voitures rouges et aux pantalons moule-burnes en cuir), amorçant un courant majeur des musiques contemporaines. Dans la foulée de Nirvana, on assistera à l'explosion de Pearl Jam ou de Soundgarden, groupes certainement moins intéressants et complexes, mais plus globalement à une réévaluation par les masses de tout ce qui peut s'apparenter au rock et au métal.
Pour la petite histoire, le gosse qui figure sur la photo aurait été rémunéré 200 dollars pour le cliché. La maison de disques aurait tenté, jusqu'à la dernière minute, d'imposer une photo où le pénis du gamin n'était pas visible (voire de l'effacer), ce sur quoi Kurt Cobain ne transigea pas. C'est à partir de cette époque que les situations de tension entre Cobain et, ce qu'on appelle communément l'industrie musicale, se multiplieront.




Sur le plan strictement musical, les jugements divergent sur l'importance du disque. Certains (dont je suis) considèrent que Nirvana a su faire péter le coffre-fort qui aurait dû légitimement revenir aux Pixies (ces derniers, auront fait péter la banque 15 ans plus tard), influence n°1 revendiquée par Cobain au moment où il composait "Smells Like Teen Spirit", et que l'album ne représente pas une rupture essentielle dans le paysage d'alors. On a parlé des grands prédécesseurs du groupe tel que les Jesus and Mary Chain (Psychocandy sort en 1985) et Sonic Youth évidemment (Bad Moon Rising en 1985) ou même Pavement, groupe contemporain (qui émerge au même moment avec un mélange encore plus savant et peut-être trop intelligent) mais la filiation punk est aussi évidente. Quoi qu'on en pense, la synthèse des genres (punk, metal, pop) proposée par Nirvana est unique en son genre et Nevermind une réserve de titres en or. Difficile de trouver du déchet entre "Lithium", le merveilleux "In Bloom", et le joli "Polly". Il faut aller chercher vers la fin de l'album ("Something in the Way") pour trouver un titre un peu faiblard.
Pour beaucoup, Nirvana aura été une révélation. Avec le recul, on peut penser que ce qui en découla (le cirque grunge et ses dérivés) n'était pas de la meilleure étoffe mais c'est clairement une autre histoire. Quant à savoir si Nevermind est le meilleur album du groupe, c'est une affaire de spécialistes. Pour ma part, j'ai tendance à dire que c'est le mieux écrit et discipliné, In Utero étant déjà un album de réaction.



The Sleepy Jackson : Double personnalité

Posté par Maxence le 21.09.06 à 09:09 | tags : beach boys, news, pop
The Sleepy JacksonLuke Steele, fondateur et leader de The Sleepy Jackson semble être victime de quelques troubles mineurs de la personnalité. Son dernier album, judicieusement nommé Personality, oscille entre ritournelles pop dignes des Beach Boys - période Friends ou Smile - et envolées lyriques à la Mercury Rev ("You Needed More"), époque All Is Dream (pas la meilleure me direz-vous, mais pas la pire non plus si on la compare à l'écoeurant The Secret Migration). Bref, Luke Steele souffre du fameux "Brian Wilson-like syndrome". Un trouble bénin si l'on tient compte des influences récurrentes de la pop music de ce début de 21e siècle : la musique californienne des 60's et le retour en force du rock pompier.
Autre symptome qui ne trompe pas, sur sa magnifique (quoiqu'un chouïa boursouflée) pochette, l'australien ne se contente pas de se voir reproduit à l'infini au coeur d'une fresque démesurée, érigée à sa personne, on peut également y lire : "One was a spider, One was a bird". Mi-ange mi-démon donc, Luke Steele ? Et c'est vrai que tous les titres de l'album, ou presque, évoquent Dieu ou son pendant démoniaque ("God Lead your Soul", "God Knows" - rappellant franchement un autre "God Only Knows", publié lui sur Pet Sounds - "Devil was in My Yard", "Higher Than Hell"). Musicalement, tout est réuni pour réussir un gros grand album pop : Glockenspiel, ensemble de cordes et arrangements à l'avenant, choeurs angéliques, etc. Mais à la différence du dernier Mercury Rev, les morceaux de The Sleepy Jackson, s'ils restent à haute teneur en sucre, évitent la surdose de grandiloquence. Personnality sonne donc plutôt comme l'album hommage d'un passionné, à une autre "personnalité" du monde de la pop (laquelle ? je vous laisse deviner, héhéhé) autrement plus importante dans l'histoire du genre, que sa petite "personne". Du coup, l'égocentrisme affichée sur le livret de l'album, présente soudain tous les indices de l'humour et de l'auto-dérision. Mais n'était-ce pas évident dés le début ?
The Sleepy Jackson : Personality (Virgin/EMI)



Arrêter la clope, par Renaud

Posté par Flyer le 20.09.06 à 22:22 | tags : news, people, web



Bowie, colleur de timbres

Posté par Myosotis le 20.09.06 à 15:15 | tags : david bowie, news, people, pop, rigolo, uk
BowieLorsqu'on est une pop star interplanétaire, il faut s'habituer au meilleur (groupies, fric...) et au pire (groupies, fric...), mais aussi à avoir sa tronche sur des timbres, ce qui, si l'on y pense, n'est ni bon, ni mauvais, mais plutôt inattendu.
Ce qui est encore plus classe, c'est d'avoir sa tronche sur de FAUX timbres, comme David Bowie, ici représenté en Christ Constrictor (rapport à la taille du slip) par les Postes Béninoises. La collection entière est disponible par ici et mérite le coup d'oeil.
Les fans pourront, s'ils veulent du plus sérieux, se procurer le numéro de novembre du magazine Q, qui fête son vingtième anniversaire, en reproduisant une collection d'une vingtaine d'entretiens avec Bowie. Le chanteur sort aussi, ces prochains jours, un DVD live tiré de sa tournée Glass Spider World Tour en 1987, choix étrange qui permettra (peut-être) de réévaluer la production de ces années là : "Jean Genie", "Fame", "Let's Dance", "Young Americans"... Il est plus prudent d'attendre un peu et de comparer ce DVD avec un second annoncé pour le mois de novembre et qui reviendra sur la trilogie berlinoise (Low, Heroes et l'excellent Lodger). Sur le papier, il n'y a pas photo entre les deux.



Pete Townshend a tué Doris Day !

Posté par 2goldfish le 20.09.06 à 11:33 | tags : news, people, rigolo, rock, uk, who
doris dayAprès avoir été acusé de pédophilie, le leader de ce qui reste des Who s'est rendu coupable du meurtre de la légendaire actrice américaine. Agée de 82 ans, Doris Day a été mise a mort par Townshend dans une chanson du prochain album de son groupe de zombies : “Howling Wolf, and old Link Wray / Dave Van Ronk and Doris Day / Bobby Darin, Brownie McGhee / Elvis, Buddy and Eddie C” chante-t-il dans "Mirror Door". Sauf que Doris, bien qu'elle n'ait pas travaillé depuis trente cinq ans, n'a pas encore pris le temps de mourir.
Optant pour une défense qui n'a historiquement jamais très bien marché devant un tribunal, Pete a déclaré : "J'étais absolument convaincu qu'elle était déja morte". A son crédit, reconnaissons que nous aussi. Tout cela ne serait qu'une anecdote rigolote si elle n'était révélatrice d'un profond trouble chez Townshend, auteur des vThe Who chez les Simpsonsers immortels : "I hope I die before I get old" et qui lance ici un appel au secours. Alors que la moitié des Who sont morts, qu'il est maintenant seul avec le chanteur Roger Daltrey et qu'entre l'eux l'entente est aussi bonne qu'entre deux Beach Boys, les concerts continuent et ils vont même sortir leur premier album depuis 1982. Il est pourtant grand temps d'euthanasier les Who.
En 1971 Doris Day terminait sa carrière. La même année sortait Who's Next, le premier album de trop pour les Who, qui marquait leur passage de jeune combo mordant à vieux rockeurs poussifs. Coïncidence ou acte manqué ? Deux horribles titres du prochain album des Who sont en écoute à cette adresse, pour tous ceux qui douteraient que cette histoire a vraiment trop duré.



Allez au Zoo et à un concert de Rock

Posté par Flyer le 19.09.06 à 12:53 | tags : agenda, ask the dust, live, myspace, pop, rock
Le Tryptique se lance dans une série de soirées wock'n woll, étrangement baptisées "Rock'n Zoo", peut-être parce que la volonté affichée est de présenter le rock sous son aspect un peu bestial, tendance sauvage. Loin des groupes proprets sous les bras qui font la fureur des radios mainstream, les quatres bandes qui ouvriront cette première soirée ont une réputation de musiciens arty, d'expérimentateurs énervés qui crèvent d'en découdre. Embarquons donc avec eux !

Rock'n Zoo

La liste des noms fait saliver, à commencer par Apollo Heights (des camarades de nos chers TV On The Radio) qui font leur petite sensation à Brooklyn avec leur noisy pop soul, le myspace est par ici (avec la très jolie "Willow Tree"). Le philo-rapeur Mike Ladd se joindra à eux, histoire de bousculer leurs créations en live.
Rock'n Zoo s'est aussi permis d'inviter un vieux gorille à jouer, Robin Guthrie, guitariste des Cocteau Twins (et fondateur du label Bella Union), histoire de faire le lien entre le post rock et la dream pop à laquelle son groupe avait donné ses lettres de noblesse.
Flyer Rock'n ZooOn finira en dégustant local, avec deux groupes parisiens : Cyan & Ben, qui reviennent de studio après l'enregistrement de leur troisième album, et nos chouchous d'Ask The Dust (dont on parle souvent parce qu'ils sont très forts), qui reviendront défendre leur hybride de pop et d'indus avec toute la patate qu'on leur connaît !

Tout ce bestiaire se produira donc ce soir 19 septembre au Tryptique (142 rue Montmartre, 75002 Paris, Métro Bourse ou Grands Boulevards) de 21h à 01h. Prix d'entrée (ridicule) : 5 euros.



Warner, le nouvel ami de YouTube

Posté par Flyer le 19.09.06 à 12:52 | tags : label, news, politique, web 2.0, youtube
YouTube WarnerUn telex suggéré par Jypègue : Warner et YouTube sont finalement parvenus à un accord qui permettra bientôt au site de diffuser gratuitement quelques milliers de vidéos musicales de la Major. Cet accord sera rendu public dans la journée.
Source : Techcrunch.



Google Video présente...

Posté par Flyer le 19.09.06 à 10:05 | tags : bob dylan, google video zic, vidéos musicales, web, web 2.0
Google VideoTout le monde connaît Google. Un peu moins de monde connaît Google Video, le YouTube made in Google Inc.
Google Video pêche encore par manque de contenu mais tente (vainement pour le moment) de se rattraper. Son dernier effort est d'avoir mis sur pied des sélections de vidéos sur des thèmes divers et porteurs : Bob Dylan, le Commandant Cousteau, le Festival de Cannes, Superman Returns, les JO et bien d'autres... Une jolie façon de récupérer une audience friande de vidéos en proposant des thématiques facile à monter.
Ils sont forts chez Google.



MassageP3

Posté par Flyer le 18.09.06 à 15:22 | tags : geek, mp3, rigolo
iGogoVous aimez le rythme. Vous ne le savez pas forcément mais vous aimez le rythme. Et pour bien comprendre à quel point vous adorez ça, rien ne vaut un bon lecteur Mp3 au nom débilos : iGoGo. Parce que iGogo ne se contente pas de vous faire écouter la musique, comme le premier iPod venu, non, il vous masse en même temps au rythme de la musique. Deux petits pads à hydrogel se fixent sur vos muscles douloureux et s'harmonisent au rythme de la musique du lecteur pour vous vibrer dessus en cadence, tout ça sans le moindre fil. Thérapeutiquement, on vous conseillera donc d'éviter les trucs trop flottants, comme Pink Floyd, King Crimson et Grizzly Bear, pour vous concentrer uniquement sur le black métal Norvégien.
Et ça coûte à peine 440$.
Mais ça peut faire sex-toy.



Rock is Death

Posté par Flyer le 18.09.06 à 12:12 | tags : copinage, geek, rigolo, web
KalachnikovVoici un post honteusement volé sur Gimmick, l'antre de Marvin Rouge. Il s'agit d'une news parue initialement chez Libération (le quotidien qui meurt dans l'apathie générale), et qui présente le boulot d'un célèbre luthier colombien, Luis Alberti Paredes, qui a dépiauté une dizaine d'AK-47, l'arme emblématique de toutes les guérillas du monde, le premier fusil d'assaut massivement produit, peu cher, léger, simple à entretenir, d'une robustesse et d'une fiabilité à toute épreuve (il peut encore tirer même après une voyage dans l'eau ou dans le sable) et d'une capacité de 600 coups à la minute, bref une merveilleuse machine de mort portable... pour les remonter sous forme de guitares électriques.
Pourquoi ?
"C'est paradoxal de prendre quelque chose qui tue et de le transformer en quelque chose qui fait plaisir aux gens", répond le luthier. Puis d'ajouter une explication du style Dragon Ball : "Les armes dégagent une mauvaise énergie. Quand on en démonte une et quand on y installe le manche et les différents éléments, elle commence à changer, son énergie change."
Evidemment, je ne prétend pas que ce bon luthier soit hypocrite. Par contre, ce qui fait que cette guitare soit si fascinante, ce n'est pas son concept pacifique, c'est juste qu'elle a de la gueule. Et que tout ce qui symbolise une mort violente ou une souffrance aiguë excite les rockeurs. Un mec qui "tire" des salves de son avec sa guitare Kalachnikov en direction d'un public hurlant, je ne sais pas quand ça s'arrête d'être de la pop-culture pour devenir... une façon géniale de promouvoir d'un fusil d'assaut.



Download Madness

Posté par 2goldfish le 18.09.06 à 09:09 | tags : mp3, politique, rigolo, vidéos musicales, youtube
Difficile de ne pas prendre un plaisir pervers en regardant un faux jeune payé par la RIAA. Son passe temps favori est d'enlever et remettre ses écouteur. Il prend aussi apparement du plaisir à expliquer en quoi le téléchargement illégal peut détruire VOTRE vie à VOUS, le vrai jeune qui croit qu'il a le droit d'écouter de la musique librement, comme vos parents s'imaginaient pouvoir prendre de la drogue ou faire l'amour sans conséquences.
Ce DVD de propagande distribué gratuitement dans les campus américain où il est sans doute utilisé comme support pour des rails de coke et dans des jeux sexuels que je ne préfère pas imaginer, à un côté Reefer Madness irrésistiblement kitsch. On pourrait le critiquer point par point, mais il faudrait d'abord imaginer que quelqu'un puisse prendre ce truc au sérieux.




TV On The Radio aime les loups-garous

Posté par Flyer le 17.09.06 à 09:09 | tags : news, rock, tv on the radio, vidéos musicales, web, youtube
C'est logiquement "Wolf Like Me", chanson pêchue et directe, qui fera office de premier single pour Return To Cookie Mountain, le second album de TV On The Radio. Le clip s'offre un pastiche expressioniste muet humoristique version B des eighties avec des marionettes de loups animées par un step motion de crevard qui rend le tout très joli et très drôle à regarder. Les membres, en particulier Kyp Malone et Tunde Adebimpe faisaient auparavant des études de cinéma, et Tunde a créé sa propre boîte d'animation... ceci explique cela, quoi.
Enfin bref, c'est trop cool d'être un loup-garou lubrique.





TV on the Radio, pas dans l'ipod de Georges Bush...

Posté par Flyer le 16.09.06 à 11:58 | tags : mp3, pop, tv on the radio



Tvontheradio.jpgCa s'appelle Dry Drunk Emperor, et c'est une inédite du groupe Tv on the Radio en réaction au passage de Katrina et à la désolation de cette merveille qu'était la Nouvelles Orléans. Ce qu'ils en disent :

"Nous sommes revenus en studio avec le sentiment de devoir faire une chanson pour notre tout le monde. En l'absence d'un vrai leader, nous ne devons pas oublier que nous sommes toujours ensemble. Les coeurs sont malades.. les esprits doivent changer. Nous espérons que cette chanson peut inspirer, réconforter, rendre courage.. Le coeur humain est notre nouveau Capitol, cette chanson est pour vous, nous, eux, c'est gratuit. Passez-la."



Une sortie pour Samedi soir ? Inside the Mental Machine !

Posté par Maxence le 16.09.06 à 09:09 | tags : agenda, copinage, électro, pionnier
Mental MachineVous n'êtes pas sans savoir que la techno est née à Detroit. Mais qu'est-ce qui fait qu'une technologie et un courant d'idées fusionnent pour devenir une seule et même entité ? Comment se fait-il que la plupart des courants musicaux majeurs de ce siècle soient le fruit de la communauté noire anglo-saxonne ? Quel accident sociologique génère l'aptitude à dompter la machine, et par la même occasion à proposer une évocation sonore pertinente de son époque ? Qu'est-il arrivé à la minorité black de Detroit dans les années 80/90 ? Comment la symbiose quasi mystique avec la machine s'est imposée aux minorités ethniques des pays anglo-saxons pour accoucher de ce qui allait devenir le courant musical dominant du troisième millénaire ? Ces questions se posent immanquablement à celui qui veut comprendre l'histoire de la musique électronique de ces 30 dernières années.
Dans ce contexte, les Spectacles vivants et le Festival d’Automne à Paris proposent  une soirée consacrée à la scène musicale de Detroit, berceau de  la musique électronique. Au programme, la projection d’un film de Jacqueline Caux : The Cycles of The Mental Machine, puis le concert  de Carl Craig, l’une des figures marquantes (et un pionnier) de la musique techno de Detroit, accompagné pour l'occasion de tout son Innerzone Orchestra (5 musiciens) et - ATTENTION SCOOP - de Mad Mike himself, le fondateur du mythique label U.R., représentant pur et dur du son de Detroit. Autant dire un évènement, ses visites en France se comptant sur les doigts d'une seule main et ses prestations restant, en général, gravée à jamais dans l'esprit - et le coeur - des spectateurs.
Samedi 16 septembre à 20h00 Centre Pompidou, grande salle, niveau -1

Plein tarif 14 €, tarif réduit et laissez-passer 10 €



Edito t'aime

Posté par Flyer le 15.09.06 à 17:10 | tags : ambient, édito, électro, flu, news, rock
BeirutGrosse semaine dans les couloirs de Flu, on a reçu pas mal de bons disques et ça nous rend content. Je viens aussi de recevoir le disque d'Aldebert, Les Paradis Disponibles, chose qui n'est pas forcément intéressante en soi, mais le disque est arrivé dans la boîte aux lettres complètement broyé, en miettes, fendu, rayé, avec des morceaux qui se détachaient... et ce n'est pas la pauvre pochette cartonnée dans laquelle Warner l'a glissé qui y a changé grand chose. De toutes façons, je prend ça comme un acte de Dieu, ça avait l'air nul.

Cette semaine, on vous propose surtout de voyager sur Fluzik. Pas au soleil ni à la plage, ça c'était le mois dernier. Le retour de la grisaille signe l'arrivée de l'automne, alors on ne voudrait pas vous narguer avec des disques à vous filer de coups de soleil. Direction l'Europe de l'est ! D'abord avec le Goulag Orkestar de Beirut, un disque qu'on a découvert en retard (au retour de vacances, alors que la blogosphère musicale s'en était emparé juste avant d'aller surfer... sur de vraies vagues, je veux dire), et qui fleure bon la terre slave. Poussons encore un peu et allons voir du côté de l'Arménie, avec le disque de Deleyaman, simplement titré 3. Des instruments traditionnels au service d'une plongée énivrante dans une tranquilité d'autre part.
Yo la tengoDe la tranquilité, ce n'est pas ce qu'on ira chercher chez Yo La Tengo, qui sort un énième (et excellent) album de rock bordélique, psychédélisant et surdopé à souhait. Le titre ? I am not Afraid of you and I will Beat your Ass ! Castagne au sommet sur un ring de larsens.

Fink, le ninja électronique qui avait sorti Fresh Produce et nous est revenu avec un album de folk, Biscuits for Breakfast, en avril dernier, nous a accordé une interview très intéressante sur l'enregistrement de son album, ses rapports avec son label Ninja Tune, et à quel point il adore la bouffe française. L'interview de Fink, sur Fluterviews. C'est agaçant tous ces flu-trucs à la fin...

Enfin, notre traditionnel côté forum vous proposera cette semaine : Renaud chante-t-il en fraude ?, apparemment oui selon un lecteur, qui explique l'album Rouge Sang titre par titre. Un petit débat sur la crédibilité de Diam's et un autre sur la réponse au Cuizinier de TTC par Yelle, sur son myspace.



Bootlegouze des Smiths

Posté par Myosotis le 15.09.06 à 13:12 | tags : morrissey, mp3, news, rock, web
The Smiths

Oui, c'est interdit. Oui, c'est mal. Mais puisque c'est offert et que vous avez bien sûr acheté tous les albums, singles, compilations, ré-éditions, DVD, lives du meilleur groupe des années 80, vous pourrez plaider les circonstances atténuantes devant le juge venu vous serrer à 6 heures du mat'.
Le plus grand completiste de Morrissey et des Smiths, le brésilien japonais Akira fête les 10 ans de son site et de son petit commerce, par une bootlegouze gigantesque où pendant quelques jours seront disponibles en téléchargement gratuit 50 concerts sous format Mp3. 50 concerts, livrés clé en main, du groupe de Morrissey, Rourke, Joyce et Marr.
La bootlegouze (orgie de bootlegs) donne accès à tout ce dont vous pouvez rêver : le concert français de 1983 à Versailles, organisé par les futurs Inrockuptibles, mais également le sublime Live In Roma de 1985, ou le mythique Same Day Again d'Oxford 1985. Aussi, à se mettre sur le disque dur, le très rare et unique album du groupe culte Raymonde, mené par Linder Sterling et James Maker, le bien nommé Bablelogue.
Mon préféré reste le dernier CD disponible : concert du 28 août 1986, Thank You Lucky Stars, enregistré au Irvine Meadows Amphithéâtre de Laguna Hills, avec Alain Delon en illustration de pochette. Sublime.



Kamini : Marly-Gomont

Posté par Flyer le 15.09.06 à 10:10 | tags : dailymotion, hip hop, rigolo, vidéos musicales, web
C'est l'histoire de Kamini, un jeune noir qui vit à Marly-Gomont (un patelin bien paumé). Et c'est la détresse. Il a suffisament d'humour pour le faire passer de façon drôle, mais c'est quand même juste la putain de détresse.





C'est le label La Plèbe qui diffuse le clip de Kamini, mais lui-même ne semble pas encore signé. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.
(Merci Jypègue !)



New Orleans : Renaissance

Posté par Maxence le 14.09.06 à 15:13 | tags : agenda, copinage, jazz, news
Crédit Christian Gervais
 "Une surprise en forme de retour aux sources en trois dimensions pour tous les amoureux de la musique afro-américaine et de son histoire.  Ce qui va être donné à voir le samedi 16 et le dimanche 17 septembre à Paris, au Salon des Maréchaux du Palais-Royal est le fruit d’une aventure aussi incroyable que celle du "Palais idéal" du Facteur Cheval. Imaginez cela : durant vingt-cinq ans, de 1956 à 1980 et presque sans rien dire à personne, Pierre Merlin et Pierre Atlan – tous deux musiciens de jazz dans le style des origines, l’un au cornet à pistons et l’autre à la clarinette – ont batî, sous forme de maquettes finement ouvragées, la reconstitution au 1/87e de leur ville de prédilection : la Nouvelle-Orléans, telle qu’elle fut le berceau du jazz entre 1895 et 1917. Selon le vœu de leurs constructeurs et après les derniers fignolages, ces maquettes seront offertes en mars prochain par la France à la ville de la Nouvelle-Orléans." (d'autres photos, de Christian Gervais, sur le forum musique de Flu)
Vibrations 42Voilà ce que m'annonçait Daniel Caux, en m'envoyant par mail un extrait de son article pour le magazine Vibrations, il y a une quinzaine de jours. Pour ceux qui ne le connaissent pas, sachez que cet infatiguable découvreur de talents est l'un des grands monsieurs à œuvrer pour la musique populaire depuis plus de 30 ans. Grand amateur de jazz expérimental, il fut le premier à amener Sun Ra en France. Passionné par l'école minimaliste anglo-saxonne, il invitera Terry Riley, La Monte Young, Steve Reich et Phillip Glass. Directeur artistique de Shandar, journaliste et critique, animateur radio, essayiste, commissaire d’exposition, ami intime de nombreux artistes électroniques, Daniel Caux (et sa femme Jaqueline, également commissaire d'exposition, écrivain et découvreuse) font partis de ces aventuriers de la musique qui donnent leurs lettres de noblesse à la culture populaire. Les plus curieux se procureront le numéro 42 de Vibrations pour y lire le passionnant article de Daniel.
Pour les autres :
reconstitution de la Nouvelle-Orléans des années 1895-1917 aux Journées du Patrimoine. Entrée libre les samedi 16 et dimanche 17 septembre (de 9h30 à 19h) au Ministère de la Culture, 182, rue SAINT HONORE, métro Palais-Royal. A ne pas manquer !



Vous reprendrez bien un peu de TV On The Radio ?

Posté par 2goldfish le 14.09.06 à 12:10 | tags : flu, mp3, news, rock, tv on the radio
tv on the radioSi vous n'avez pas encore écouté Return To Cookie Mountain depuis le temps qu'on vous dit que c'est le meilleur album de l'année, je ne sais pas vraiment ce qu'on pourrait vous dire de plus pour vous convaincre, et la nouvelle que Pitchfork propose l'album entier en streaming n'a aucune importance. Ce qui est beaucoup plus intéressant c'est qu'en plus de l'album, le site à la fourchette propose aussi trois bonus tracks : la reptilienne "Snakes and Martyrs", un remix bizarro-apocalyptique de "Hours" et le dub-soul fantomatique "Things You Can Do".
Aucun de ces morceau n'est vraiment assez bon (ou assez fini) pour qu'on regrette son abscence de la tracklist finale, mais comme je l'ai appris à la Route du Rock, un peu de TV On The Radio, même quand ça n'est pas le meilleur, ça reste mieux que (à peu près) tout.
Illus : Kyp Malone à Rock en Seine par Julien CDM.



Sans ma barbe, quelle barbe !

Posté par Myosotis le 14.09.06 à 10:10 | tags : arab strap, bonnie prince billy, folk, news, people, rigolo
GrandaddyÇa commence à craindre sévère chez les groupes à barbe. En six mois, nous avons perdu Jason Lytle de Grandaddy et maintenant Aidan Moffat d'Arab Strap, deux des plus belles barbes de la galaArab Strapxie rock et des meilleurs compositeurs de ces dix dernières années. Je ne parle même pas de la disparition, dans des conditions plus qu'étranges, des membres du groupe français Les Barbus, intervenue au milieu des années 90. On dit que ZZ Top est en train d'enregistrer son 15e album studio. En auront-ils le teLes Barbus.mps ?
La barbe aurait-elle du plomb dans le poil ? Est-ce qu'un virus mutant de la grippe aviaire s'attaque exclusivement aux groupes barbus, laissant le monde sans solution ? Ceux quCarlosi ont croisé Carlos dernièrement, dans les rues de Paris ou sur les trottoirs de Saint-Tropez savent de quoi il retourne. La maladie peut être foudroyante ou se développer sur plusieurs décennies. E, le chanteur leader du groupe Eels, a choisi de se laisser envahir par le poil pour éviter d'inhaler la bactérie.
Quand à Will Oldham, il préfère changer de nom sur chaque album pour qu'oEelsn ne le reconnaisse pas. Chacun sa réponse mais aucun remède miracle jusqu'ici. Bonnie Prince Billy, le derBonnie Prince Billynier des barbus internationaux, sortira un album dans les prochains jours qui en dit long sur ses inquiétudes : l'album s'appelle The Letting Go. On espère que Will s'accrochera. Ici, par solidarité avec son combat, vous pouvez entendre l'une des excellentes chansons de ce disque et quelques anciennes pépites.



Elysian Fields. Sur place ou à emporter ?

Posté par Flyer le 13.09.06 à 16:03 | tags : copinage, dailymotion, elysian fields, news, pop, soul, vidéos musicales
La série de Concerts à Emporter de la Blogothèque s'étoffe joliment et commence à s'expatrier. Le quinzième est ainsi dédié à Elysian Fields, ce qui est déjà bien, et a été filmé à New York, ce qui est tellement mieux. Deux morceaux, "Jezabel" (une reprise de Piaf) et "We're in Love" de leur dernier album Bum Raps & Love Taps, sont à déguster des oreilles (pas forcément des yeux sur "We're in love", à moins de risquer un léger mal de mer) sur le site, ou sur TuTubes, ou un peu partout.







Miuro, ton meilleur ami robot

Posté par Flyer le 13.09.06 à 12:15 | tags : geek, ipod, news, rigolo
MiuroC'est totalement adorable, adorablement inutile, inutilement cher : c'est japonais, c'est Miuro.
Miuro est un petit robot vaguement tubulaire, avec un design sympathique et rassurant, sur lequel vous pourrez brancher un iPod. Les petites roues du robot lui permettent de vous suivre à la trace, histoire de pouvoir continuer à écouter le Concert pour Cordes en Sol de Vivaldi en allant vomir une vodka pamplemousse aux toilettes. Miuro peut aussi jouer, sans fil, les musiques stockées dans un ordinateur proche (comme la trance hardcore de votre voisin de pallier). Pour tout ça, Miuro coûte la bagatelle de 930 dollars. Mais pour l'amour d'un robot, l'argent n'a plus de valeur. Miuro remplacera ainsi efficacement un chien ou un jeune enfant, avec l'avantage de vous prodiguer une présence chaleureuse sans uriner sur vos draps.
Néanmoins, des sources secrètes indiquent que si vous laissez Miuro tourner en rond dans votre salon toute la journée quand vous êtes au travail en jouant Unknown Pleasures, il vous tuera d'un rayon laser.



Fin de race : Patxi entre en scène

Posté par Myosotis le 13.09.06 à 10:13 | tags : chanson française, en jpeg, rigolo, star academy, télévision
Patxi Darwin
Alors que la Star Academy 6 démarre, l'un des plus beaux fleurons de la cuvée 4 sort dans les prochains jours son premier album : S'embrasser. Même si c'est (très très) facile, on ne peut s'empêcher de voir le jeune Patxi, basque bondissant de son état, comme l'aboutissement d'une lignée prestigieuse de chanteurs de variété française telle que Claude François et C. Jérôme, avec lesquels il partage le gabarit impressionnant, l'énergie, et les cheveux dorés. La variété, comme tout phénomène historique, est animée par des répétitions et bégaiements cycliques où des physiques morts ou oubliés réapparaissent soudain, dans des versions atrophiées, transgéniques ou qualitativement modifiées. C'est bien de cela dont il s'agit ici.
Pour S'embrasser, Patxi, qui a mis 2 ans à produire et à enregistrer cet album, veut marcher sur les traces de la surcôtée et horripilante Olivia Ruiz, en se posant en artiste libre. Il a signé chez Atmosphériques (le label de Louise Attaque) et travaillé notamment avec Jean-Christophe Urbain et JP Nataf, ex du groupe Les Innocents. A l'écoute des premiers extraits, le "style Patxi" est très pop-folk, plutôt pépère et limite chiant du collier. On parle pas mal d'amour, d'amitié et du pays basque.
Ce qui est plus marrant finalement, c'est que Patxi a un site de fans qui s'appelle Patxiworld. Patxiworld ! Pour lui, gageons que ça sera patxi facile*.
 * depuis la mort de Raymond Devos, j'écris mes feintes tout seul.



Bob Dylan fait du vieux. Mais du beau...

Posté par Flyer le 12.09.06 à 15:16 | tags : flu, vidéos musicales, web, youtube
Scarlett Johansson Bob DylanLe clip de "When the deal goes Down" est très beau. Moins que la chanson, qui arrive presque à me tirer une larme (mais ça ne marche pas, je suis un gros dur, oh !). Tout y est magnifiquement rétro, à l'image de cette farce touchante qu'est Modern Times, le nouvel album de Bob Dylan. Bien sûr, la participation au clip de Scarlett Johansson n'enlèvera rien au charme (au contraire) de ce vieux blues joué par le maître. Snif, j'ai pleuré finalement.


(via Cliptip)



Junior Boys : Novocaine for the Body

Posté par 2goldfish le 12.09.06 à 12:07 | tags : électro, myspace, news, pop
Junior Boys So This Is GoodbyeDoit-on faire l'amour, danser, s'endormir ou juste prendre un comprimé de paracétamol et regarder le paysage défiler par la fenêtre ? Voilà la question qu'on se pose en écoutant So This Is Goodbye, le deuxième album des Junior Boys. Leur premier disque était plein de sinueux clins d'oeils vers Timbaland et de beats d'un certain Johnny Dark, mais on ne retrouve ni l'un ni l'autre dans ce disque (si ce n'est sur le lubrique "In The Morning", single incongru mais génial).
Ce nouvel opus penche plus du côté néo-romantique de l'affaire (pensez plus à Some Great Reward qu'a The Reflex, heureusement), avec les paroles en mode Droopy que le titre laisse présager et de longs morceaux mid-tempo anesthésiants. Cette logique est poussée jusqu'au bout avec une reprise de Sinatra ("When No One Cares") qui suscite immanquablement l'image du crooner, un verre de gin dans une main, l'autre désserant son noeud de cravate tandis qu'un projecteur le suit, évoluant au milieu de clubbeurs qui dansent au ralenti.
Décrit par ses auteurs comme "malade des transports", le disque n'est pas exempt de sensualité ou d'appels à remuer les hanches, mais ils sont toujours vus à travers le prisme du souvenir, créant une déconnexion comme celle entre les yeux qui voient la route défiler et le corps immobile retenu par une ceinture trop serrée, ou celle entre les hormones et la solitude.

- "In the Morning", en écoute sur leur blog Myspace.



Sonnerie gratuite, à faire soi-même

Posté par Flyer le 12.09.06 à 10:10 | tags : geek, rigolo, web, web 2.0
Sonnerie Tut TutC'est la mode, c'est même un marché, voire un courant musical avec ses propres prix d'honneur : les sonneries de téléphone portable. Ces douces mélodies que votre voisin de métro laisse forcément sonner très fort et très longtemps à 7h12 dans un wagon bondé et parfumé à la sueur. Ces mêmes mélodies qu'il ne s'étonne pas de payer trois fois plus cher que le morceau complet dont elles proviennent. Que faire... ?
Vengez-vous ! Sentez couler en vous le plaisir brûlant de la loi du Talion ! Grâce à CoolRinger, vous pourrez créer une sonnerie de portable gratuitement, à partir de n'importe quel morceau. Par défaut, la sonnerie commence au moment du chant et dure 30 secondes, mais vous pouvez modifier ça en insérant des zéros aux endroits adéquats.
L'intérêt ? Quasiment aucun. A part une grosse compression de son, le résultat final ne fait aucun bip-bip rigolo, il s'agit d'une version exacte (et crade) de votre morceau de base. Qu'importe ! Créez une sonnerie "Ventoline" (d'Aphex Twin), asseyez vous à côté de LUI, et attendez, un sourire bizarre aux lèvres, que quelqu'un vous appelle pour lui casser les oreilles.
Evidemment, si vous faîtes vraiment ce que je viens de dire, c'est que vous êtes un profond sociopathe et que vous n'avez aucun ami. Dur.
(via Gizmodo)



Jo Milgram : une histoire du Jazz en image

Posté par Flyer le 11.09.06 à 15:43 | tags : agenda, jazz, live, news, vidéos musicales
On vous avait parlé, il y a quatre mois, de la projection organisée par la Cinémathèque de la Danse en l'honneur de l'incroyable collection vidéo de Jo Milgram, un afficionado du jazz qui, sans être artiste ou cinéaste, avait amassé au fil des ans un véritable trésor, constitué de plus de soixante heures de film de concerts de jazz. De Duke Ellington à Billie Holiday en passant par Count Basie, ses films immortalisent tous les géants. Malheureusement, cette soirée avait du être reportée à une date ultérieure.
Vidéo Jo Milgram
C'est à dire lundi 18 septembre. En l'honneur de Jo Milgram (il s'est éteint en novembre 2005 et projetait ses films à la Cinémathèque de la Danse depuis 1987), la Cinémathèque lui rend la pareille en organisant une projection couvrant une partie forcément infime mais essentielle de sa vidéothèque : "Une histoire du Jazz en images". Le prix d'entrée ? 6 petits euros. De quoi être magnifiquement transporté sans risquer son taux de crédit.

La projection aura lieu lundi prochain, 18 septembre, à 20h30, à la Cinémathèque française, salle Henri Langlois.
51, rue de Bercy, Paris 12e. Métro Bercy.



Domo Arigato Polysics

Posté par 2goldfish le 11.09.06 à 12:02 | tags : pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
Je n'arrive pas à retrouver dans mon historique à qui je dois ma découverte des Polysics, mais il mérite une grande tape dans le dos. Leur musique ressemble à la rencontre entre Devo et la J-Pop, mais en plus ils font des clips géniaux, dont ce "I My Me Mine" (pour lequel j'ai abandonné à regret "Domo Arigato Mr Robot").
edit : le premier lien étant mort de sa belle mort, voici maintenant une nouvelle version du clip, avec juste la petite fille qui danse + le clip d'Electric Surfin' Go Go.



Jeu Rock Spécial Rentrée des Filles

Posté par Myosotis le 11.09.06 à 10:10 | tags : concours, en jpeg, rigolo, rock
Rockgame

Histoire de démarrer ce mois de septembre en beauté (et après l'immense succès des Jeux Rock de l'été), voici un nouveau jeu sexy, affligeant et superdur (les jeux rock de l'été, c'était de la blague à côté). En trois coups cette fois :

1) Identifiez les 5 filles photographiées ici : nom, prénom, qualité.
2) Indiquez très précisément et de manière détaillée leur point commun.
3) Découvrez (éventuellement par déduction du no.2) l'identité de ces deux Japonais en tenue de tennis et trouvez pourquoi ils sont là.... (un titre de chanson).

Je serai intraitable sur la précision des réponses cette fois. Et comme d'habitude, un mégalot dans la boîte aux lettres du premier qui répond à tout comme il faut.



Gogo-gadgeto K7 !

Posté par Flyer le 10.09.06 à 10:10 | tags : geek, rigolo, web
Playlist

Says-it est un site qui génère des cassettes personnalisables. Et c'est bon pour votre ego.
Comme un palliatif à la weed.



Mozart en rollers

Posté par Flyer le 09.09.06 à 09:09 | tags : classique, mozart, rigolo, vidéos musicales, web, youtube


C'est l'année Mozart, et parfois il ne suffit que de ça pour faire n'importe quoi.
Mais du très joli et très laborieux n'importe quoi !



Arab Strap passe sa dernière commande

Posté par éèëê le 08.09.06 à 15:44 | tags : arab strap, news, pop, rock
L'âme en peine, je dois vous mettre au courant que l'un de mes cinq groupes préférés se sépare. D'après ce communiqué chez Magic, les écossais d'Arab Strap jettent l'éponge dix ans après la parution de "The First Big Week End".
Dix ans pendant lesquels Malcom Middleton et Aidan Moffat nous auront traînés dans leurs histores humides de cuites, de lendemains de cuites et de "Qui t'es toi qui dors dans mon lit?"
Aux textes plus ou moins autobiographiques, parfois crus (il faut le faire, commencer un album a capella en disant "C'était la plus grosse bite que tu n'aies jamais vue"), ironiques et révélateurs de la bassesse faiblesse du genre humain, Arab Strap parvenait à allier une musique aride et belle, loingtaine petite fille de la Cold Wave de Joy Division et cousine du songwriting neurasthénique de Smog. Boîte à rythmes ultra cheap, murs de guitares ou balades acoustiques sublimes, leur son très personnel leur a valu d'être catalogué "post (rock ou folk)" et d'être apprécié par les rockeux , les technoïens et les folkeux.
Pour ceux qui sont passés à côté du groupe, écoutez d'urgence leur chef d'oeuvre Philophobia, ou leur chef d'oeuvre oublié The Red Thread, ou leur album le plus accessible Monday At The Hug and Pint. Et allez voir le clip de "Cherubs". Enfin, sachez qu'Arab Strap a réalisé le meilleur morceau des années 90 avec la version live de "Girls Of The Summer".
-|- -|- -|-
Ironie du sort, on peut toujours se consoler avec la tracklist de la compilation de raretés qu'ils sortent le 23 octobre. On ne pouvait rêver de titre plus approprié que celui choisi par nos deux tristes loustics : "Ten Years Of Tears"... Allez, je vais noyer mon chagrin dans une Guiness (ah non, ce sera pour U2 la Guiness).



Bigmouth Strikes Again

Posté par Myosotis le 08.09.06 à 13:00 | tags : news, people, rigolo, uk
Echo and the Bunnymen - Ian McCullochLe chanteur crooner des Echo and The Bunnymen, autoproclamé seul héritier de Frank Sinatra, a, à son tour, des ennuis avec la justice. Ian Mc Culloch, plutôt connu pour insulter tout ce qui chante dans la presse (d'où son surnom de Bigmouth),  se serait attaqué à deux de ses fans à l'issue d'un concert à Glasgow fin 2005.
Selon le récit des faits rapporté par la presse anglaise, les deux fans écossais, Duncan et Sebley sa copine, auraient profité d'une autorisation bizarre de sécurité les autorisant à passer backstage pour aller faire pipi... Là, ils se seraient enfermés (selon la version du chanteur) dans le même WC (pour faire le sexe ?) avant d'être chassés par un Mc Culloch dans un mauvais Killing Mood (je sais, c'est "Moon" normalement, c'est fait exprès). Le chanteur aurait tambouriné à la porte du jeune homme (version victimes) comme un gros dingue de serial killer et aurait ensuite plus ou moins tenté de molester la jeune Sebley. Selon les sources, le gars enfin éjecté de sa cabine aurait été frappé à la tête genre Zinedinestyle, accueilli par un bon coup de boule, de poing, de pied mêlés qui n'a pas été prouvé.
Du coup, Mc Culloch est très sensuellement "charged with assault" et comparaîtra le 18 septembre devant la Cour. Espérons pour lui que comme Pete Doherty, qui a, définitivement semble-t-il, échappé à la prison (ses tests cocaïne étaient NEGATIFS pour la première fois depuis sa naissance !!!), tombera sur une juge qui aime la musique pop.



Dieu n'aime pas Madonna

Posté par 2goldfish le 08.09.06 à 09:09 | tags : live, madonna, news, people, rigolo
madonnaLe concert que doit donner Madonna à Moscou accumule les problèmes. Après les habituelles protestations de la faune religieuse locale (celle de Moscou porte des gros chapeaux rigolos), après la relocalisation du concert de l'université où il devait avoir lieu vers un stade par peur que les étudiants se défenestrent accidentellement pendant le concert (c'est vrai que si un concert de Madonna avait lieu sous ma fenêtre, je serais tenté d'aller voir le sol très vite et de très près), il se pourrait bien que le stade prévu ne fasse pas l'affaire non plus, puisqu'on en a prophétisé la chute : "Le stade pourrait s'écrouler si la fréquence de la musique entrait en résonnance avec celle de vibration du bâtiment. Les ondes sonores pourrait endommager la structure".
Ce ne sont pas des fanatiques religieux qui parlent, mais l'architecte qui a conçu le toit du stade, et on le croit d'autant plus volontiers quand il dit ça lorsqu'on sait qu'un parc aquatique qu'il avait conçu a tué 28 personnes en s'écroulant en 2004. Evidemment, tout ça pourrait bien être le moyen trouvé par Dieu pour dire à Madonna de prendre sa retraite. Reste a espérer que si le stade s'écroule effectivement et que des dizaines de milliers de personne meurent en hurlant, elle comprendra le message.



Morbide Fascination

Posté par 2goldfish le 07.09.06 à 16:16 | tags : en jpeg, rigolo, web, web 2.0
bad album covers
Ce n'est ni le premier ni sans doute le dernier qu'on vous en propose ici, mais il ya a quelque chose d'éternellement fascinant dans les mauvaises pochettes d'album. Dans ces deux séries sur Flickr, on trouve quelques uns des suspects habituels (Carnivorous Erection, Bestiality, etc...) et on fait quelques découvertes, mais on ne trouve toujours pas la réponse à la question éternelle : qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un à sortir un album de karaté chrétien ?



Morrissey, crooner haute couture

Posté par Myosotis le 07.09.06 à 13:20 | tags : morrissey, news, pop, uk
Christian DiorAccusé longtemps de ne pas aimer la France (aucun concert entre l'enregistrement du live Beethoven Is Deaf et son retour en 2002, peu d'interviews), Morrissey a, ces derniers temps, réservé à notre pays un "traitement de faveur" de plus en plus remarquable : passage impeccable à Rock en Seine, concerts à l'Olympia, à la Mutualité et au Zénith, utilisation d'un portrait de Sacha Distel en accompagnement de sa tournée etc...
En baptisant et dédiant une des faces B de son single "In The Future When All Is Well", "Chistian Dior", il franchit carrément la ligne blanche qui le séparait de la francophilie. "Christian Dior", la chanson, est une vraie merveille d'élégance et de justesse, même si on est pas certain qu'elle soit scrupuleusement authentique en ce qui concerne la biographie du créateur de mode. Le titre s'étire dans une sorte de longue plainte-hommage, où l'ancien chanteur des Smiths impose la figure de Dior dans sa galerie des "beautiful losers". Il compare l'acharnement (vain) du couturier à sauver les vies de la médiocrité et de la laideur par le vêtement et celle du chanteur qui se bat contre l'insuccès et la vulgarité. On y retrouve tout ce qui fait maintenant l'univers du chanteur : criminalité, violence, michetons pasoliniens, auto-dépréciation etc...
MorrisseyEn clair, cela donne un texte sublime accompagné par une musique, pour une fois, à la hauteur (merci Boz Boorer) : "Christian Dior / you wasted your life / on grandeur and style / and making the poor rich smile / You could have run wild / on the backstreets of Lyon or Marseille / reckless and legless and stoned / impregnating women / or kissing mad street-boys from Napoli / who couldn't even write their own name."
Un très grand et bon moment de pop music. On notera que le nouveau look italien du Moz n'est pas sans rappeler la coupe croisée du créateur.



François K : Haute fréquences

Posté par Maxence le 07.09.06 à 10:00 | tags : électro, news, pionnier

François K - FrequenciesFinalement, plus le temps passe et plus il en va des DJ comme des artistes pop ou rock : il y a les stars, les seconds couteaux et toujours, le flux et reflux des petits nouveaux qui (un jour) deviendront grands. En matière de musique électronique, François Kevorkian, alias François K, lui, est un grand ! Et cela ne date pas d'hier. C'est sans doute pour cela qu'on attend fébrilement chacune de ses sélections. Qu'il s'agisse de son époustouflant Live @ Sonar en 2003 ou de Deep Space NYC dans une veine tech'n'dub, transcrivant l'ambiance des soirées du même nom qu'il organise tous les mois à New York.
Ancien batteur, Kevorkian a quitté la France dans les années 70. Pionnier du disco, il fréquente assidûment les clubs mythiques d'alors (Le Loft, le Club 54...) et les DJ qui les animent (Francis Grasso, Larry Levan). Producteur reconnu, il est à l'origine du mixe si particulier de l'album Violator de Depeche Mode, mais travaille aussi avec The Cure, Eurythmics, Pet Shop Boys, Cabaret Voltaire ou Madonna. Il fonde bientôt Axis, son propre studio à New York, où de nombreux artistes prestigieux viennent enregistrer leurs albums, et crée son propre label, Wave Music en 1995. En l'occurrence, c'est sur la sous-division Wavetec que le Français publie son nouveau mixe : Frequencies.
Un double album (mais oui !) qui réunit encore une fois toute la crème des producteurs actuels, mais qui répertorie également François Kles coups de coeur, et les morceaux favoris de ce DJ exigeant. Le CD 1 est donc dédié à la mouvance contemporaine avec l'omniprésent danois Trentemoller, les ritournelles trancey de Mathew Jonson, le psychédélisme de Nathan Fake, les ambiances plus sombres de Sleeparchive, le groove enfumée de Beat Pharmacy et l'incontournable Carl Craig. Sur le CD 2, ont retrouve les tracks symboliques de la carrière de François K, ceux qu'il joue souvent, comme le "Kill Bill Vol.4" des allemands de Modeselektor, "Elimination" de Suburban Knight ou encore des morceaux de Marco Bailey, Jeff Mills ou Mark Broom. Autant le dire tout de suite, cette deuxième partie est efficace (et c'est un euphémisme). Ce CD donne très vite des envies de headbanger, sauter les bras en l'air et trépigner le sourire aux lèvres, extatique comme si on y était. Plus introspectif, le CD 1 dévoile une fois encore tout le talent de "selector " de François Kevorkian. Toujours à la pointe, le DJ nous embarque dans un vrai trip et nous offres une rétrospective des meilleurs moments de l'année.

C'est ce qu'on aime chez lui, sa capacité à offrir à la fois de pures moments de trances (électriques !) et de nous faire partager un voyage électronique. Hautement recommandé, il va sans dire.


François K - Frequencies (Wavetec/Nocturne)



Grizzly Bear : Les Ours Volants !

Posté par 2goldfish le 06.09.06 à 16:19 | tags : ambient, folk, grizzly bear, pop, psychédélique
Grizzly Bear - Yellow HouseAvec un nom comme Grizzly Bear, on est en droit de s'attendre soit à un groupe de hard rock façon Nashville Pussy, soit à une bande de folkeux du midwest. Grizzly Bear est d'ailleurs bien catalogué folk, mais à l'écoute de leur second album, on ne se souvient plus pourquoi. Ils ont plus à voir avec Tv On The Radio qu'avec Devendra Banhart. Il y a bien du banjo, de la mandoline et des guitares folk sur Yellow House, mais il y a aussi un piano de maison hanté, des bidouillages de laptop, des guitares électriques et des nappes de sons non identifiées.
L'espace et du rêve sont les deux principaux ingrédients du disque. L'espace est évoqué à grand coups de réverb' sur les guitares et les choeurs et dans toute la production, qui insiste autant sur ce qui est là que sur ce qui n'y est pas. Le rêve lui est dans ces structures floues, ces instruments qui sortent de nulle part pour y retourner aussitôt et les passages ambient. Imaginez "There There" de Radiohead jouée au fond d'une piscine olympique.
Ecouter Yellow House, c'est un peu comme de survoler un paysage champêtre et élégiaque. On se lasse assez vite de la vue malheureusement, et pour un groupe qui s'appelle Grizzly Bear, ces New yorkais mettent rarement pied à terre. C'est sans doute ça le principal défaut de leur musique : elle est l'oeuvre de types qui imaginent un endroit merveilleux, mais qui n'y ont jamais mis les pieds.

- Ecouter Grizzly Bear sur Rewriteable Content.



Tu es blonde à forte poitrine ? Tu intéresses Benjamin Biolay

Posté par Myosotis le 06.09.06 à 13:13 | tags : chanson française, news, people, star academy
Elodie FregeBenjamin BiolayLe libidineux personnage connu sous le nom de Benjamin Biolay a encore frappé. Après avoir fait chanter (sans demande de rançon) Keren Ann (que Dieu le pardonne), Chiara Mastroianni (le monstrueux album Home de 2004), Isabelle "le" BoulayValérie Lagrange  et - trouvez l'erreur - Henry "San" Salvador, Benji a composé 6 chansons pour le nouvel album de Miss Star Ac 2003 : Elodie Frégé.
La Barbara de Cosne-sur-Loire, parfois surnommée "flop of the pops" malgré le succès commercial de son premier album, sortira fin septembre Le Jeu des 7 Erreurs, album dont le rockissime Gilles Verlant dit ceci : "Benjamin Biolay a trouvé son Élodie Nelson : avant de lui écrire six des chansons de ce Jeu des 7 erreurs, il l'a confessée, au point de la connaître par cœur. Il s'est mis au service de ses blessures : la jeune femme, dont la beauté et la féminité renversantes laisseraient imaginer une vie amoureuse comblée et passionnée, a connu trop de déboires. Naturellement attirée par les bad boys, elle a eu sa dose de déceptions et de mauvais coups." On ne voit guère que K-Maro pour faire tomber quelqu'un si bas.
La tracklist s'annonce en tout cas très prometteuse, avec plusieurs compos de l'artiste elle-même, comme l'engagé "Douce Vie" (refrain : "Douce transe, cher pays de mes errances, je te danse, valse ma raison, balance, en suspense, équilibriste en décadence. Douce Vie.") ou "Les Rideaux" ("Puisque c'est quand mes yeux sont clos que je te vois le mieux à travers"). Ok, il y a un petit problème de grammaire sur la dernière phrase.
On se demande, après ça, sur qui le Thierry Paulin des Minettes va jeter son dévolu. La presse people a rapporté cet été que B.B entretenait une relation suivie avec Virginie Ledoyen, qui va décidément de Charybde professionnelle en Scylla personnelle. Après s'être fait faucher Charlotte Gainsbourg par Jarvis Cocker, Biolay tient sa revanche. On verrait bien l'actrice, cornaquée par le séducteur sans scrupule, nous faire le coup du "Non, mais c'est vrai, j'a toujours rêvé de chanter parce que la musique c'est très important et c'est beau... quelque part, mais j'avais pas osé".



Au Bonheur des Soulseekers : Secret Box

Posté par Maxence le 06.09.06 à 10:59 | tags : pionnier, pop, punk, vidéos musicales
The Chills Secret BoxCertains d'entre vous (les vieux, il faut bien le dire) ont peut-être eu la chance de croiser un jour ce groupe Néo-Zélandais mythique et méconnu : The Chills, signé sur le nom moins fameux label de Dunedin, Flying Nun. Vous je ne sais pas, mais parmi ceux qui ont eut la chance d'écouter "I Love My Leather Jacket", "Pink Frost" (dont on peut également voir une vidéo ici), "Don't Even Know Her Name" ou "Song for Randy Newman" entre 1984 et 1988, rare s'en sont jamais remis.
D'accord aujourd'hui il y a encore Yo La Tengo, mais The Chills n'est plus. Ce groupe magique, mené de main de maître par Martin Philipps était bel et bien l'équivalent des Beach Boys des antipodes (la petite touche soft-punk et power pop en plus) ! Rien de moins ! Leur albums étant à ce jour quasi-introuvable, Martin Philipps eu l'idée géniale il y a quelques années d'éditer un coffret de 3 CD regroupant des titres lives, rares ou inédits : la Secret Box.
Bien sûr, à l'heure où vous lisez ces lignes, l'objet est lui aussi un collector introuvable (ou alors sur eBay) qui fut tiré à 500 exemplaires signés de son leader. Heureusement, est arrivé Soulseek et sa cohorte de pop geek morts d'amour ! Pour ceux qui douteraient encore de l'utilité de chercher ces perles au milieu de la meule de foin (ou la pépite dans le caca si vous préferez) du partage en réseau, rendez-vous sur le site de Phillips, où vous pourrez écouter des extraits tirés du somptueux coffret. Pour les autres, direction Soulseek !



Myspace vend tout

Posté par Flyer le 05.09.06 à 17:36 | tags : mp3, myspace, news, politique, web
Aladdin MarchandOn a longtemps douté des conséquences du rachat de Myspace par News Corp (la boîte de Rupert Murdoch) mais il semble bien que quelque chose de positif en sorte bientôt : dès l'automne 2006, Myspace devrait permettre la vente des Mp3 de tous les artistes recensés sur le site. Avec leur autorisation bien sûr. Depuis le plus petit groupe de rue jusqu'à Bob Dylan, les prix des Mp3 proposés seront fixés par les artistes (ou par leur label), un choix du tarif qui ne leur était pas permis par iTunes, au service d'une offre libre et surmultipliée. Les Mp3 vendus seraient exemptés du moindre DRM, et donc lisibles sur tous les lecteurs du marché, et le seul mouchard posé dans les morceaux serait une empreinte anti-contrefaçon destinée à empêcher qu'un blog Myspace lambda se mette à vendre les morceaux d'un artiste ayant déjà son blog Myspace.
La vente se ferait via la plate-forme Snocap, et il suffirait d'uploader sa musique sur le serveur de Myspace et de signer le contrat en ligne, pour commencer à fixer ses propres prix et avoir la possibilité de vendre sa musique sans intermédiaire.
Pour l'instant, Myspace est en pourparlers avec les Majors, qui semblent réticentes à l'éclosion d'un supermarché du Mp3 qui pourrait engendrer un nouveau type de concurrence.
Seul (mais gros) bémol, la taxe récupérée par Myspace et Snocap pour chaque morceau vendu serait de 45 cents, ce qui fait déjà (presque) la moitié du prix d'un morceau sur iTunes. Pour rester concurentiel, les artistes devraient donc accepter de vendre leurs morceaux avec un bénéfice maximum de 54 cents par piste. Soit quelque 5 ou 6 dollars pour un disque entier. C'est à peine mieux pour eux que la vente physique d'un CD, pour une qualité de packaging nulle et une qualité de son bien moindre.
Malgré tout, c'est une heureuse initiative qui est lancée, attendons de voir l'offre finale pour cracher notre venin.



Mike Patton en Peeping Cast

Posté par Flyer le 05.09.06 à 12:12 | tags : mp3, myspace, psychédélique, radio, rock, web
Mike Patton

C'est chez Vox (mon belge préféré) : une bien belle interview de Mike Patton, à propos de son nouveau projet Peeping Tom bien sûr, mais aussi sur quelques trucs plus personnels : son rapport à la musique, à l'art, le business... et lui-même. Le bon Mike se prête au jeu sans problèmes, de sa voix fluette toute de miel vêtue. Un très bon épisode de cet excellent podcast qu'est Vox, avec plein de morceaux de Peeping Tom dedans.



Ce n'est pas chou : Paris profanée !

Posté par Myosotis le 05.09.06 à 10:10 | tags : news, paris hilton again, people, pop
L'actrice de film X connue sous le nom de Paris Hilton a été la victime consentante d'un détournement de pochette. Son magnifique premier album a, en effet, été subverti par l'artiste et graphiste Bristolien Banksy, bien connu pour ses travaux de phagocytage de diverses imageries populaires (le rat anarchiste, les Hooligans en slip...).
Paris Hilton Banksy
L'artiste a trafiqué un petit millier des millions de CD mis en place pour promouvoir l'album éponyme de la stringhotelière, changeant la musique pour un brouet technoïde et l'habillage en une sorte de critique de sa... vacuité. La pochette a été remplacée par une photo de Paris en tête de chien, ou presquapoil, et des segments de phrase très très subversives (ohlalalala) inscrites sur le revers : "Pourquoi suis-je célèbre ?", "À quoi je sers ?", ce genre de choses.
Plusieurs centaines de ces vrais faux disques ont été mis en vente chez HMV et sont désormais remboursables (ou revendus sur eBay à prix d'or) par la maison de disques.
On peut s'interroger sur la dimension contestataire de ce geste "artistique", sachant que Paris avait déjà à quelques reprises loué l'oeuvre postmoderne de l'ancien graffiteur.
Espérons que cette publicité n'écornera pas le succès d'un disque qui le mérite bien et qui, sur le net, donne lieu à de sévères explications de texte. Ici, une exégèse de "Stars Are Blind" (l'un des hits) :
Dans le premier couplet, Paris dit qu'elle s'en fout de passer du temps avec son amant, parce qu'elle ne connait pas beaucoup de gars qui la traitent comme lui le fait. Quand les gens la voient ils veulent la pousser à bout en la jugeant car ce sont des gens qui ne s'occuperont jamais de leurs propres vies. Mais seul son amant connait la vraie Paris. Puis vient le refrain :
Paris dit a son homme que meme si les dieux sont fous / Et meme si les etoiles sont aveugles / S'il lui montre son amour elle le lui rendra bien / Elle peut rendre son mec coquin et mignon / Elle peut etre demon ou ange.
Dans le deuxieme couplet, Paris dit qu'elle a un coeur, une âme et un corps. Même si certains ne respectent pas les deux premiers
.
Elle dit qu'elle pourrait etre sa confidente ou l'une de ses nombreuses copines. Mais elle sait qu'il veut de l'amour si demain le monde s'ecroulait. Pourquoi ne serait ils pas les deux vrais amoureux ?

Et nous lui avons fait le sexe...



Universal donne tout (ou veut vous le faire croire)

Posté par Flyer le 04.09.06 à 16:00 | tags : label, mp3, news, politique, web
Restos du Coeur"Pour 1 téléchargement légal, il y a 40 téléchargements illicites", nous révélait en juillet la Fédération internationale des industries phonographiques. Les Majors de l'industrie, raisonnant en termes de manque à gagner, y voient depuis longtemps un source de revenus perdue, ce qui explique pourquoi elles tentent fébrilement, depuis un an et demi, de se placer sur le marché du Mp3, le célèbre format qu'elles ont longtemps boudé, attaqué, et sur lequel elles ont lancé tant d'avis de mise à mort.
Dernière annonce en vogue dans le milieu du Mp3 légal : Universal va lâcher, dès le mois de décembre, la totalité de son catalogue en ligne, disponible de façon illimitée et gratuite pour tous les résidents américains et canadiens. Tout cela en partenariat avec la start-up SpiralFrog, une boîte américaine qui délivre du contenu artistique préalablement publicisé. Et les officiels d'expliquer que l'important, c'est la rémunération des artistes, et que la publicité peut financer cela à la place de l'utilisateur.
Grande nouvelle ? Pas tant que ça. En y regardant de plus près, l'annonce sent très fort la poudre mouillée.
Primo, ce n'est pas Universal qui lance ce service, c'est SpiralFrog. Universal leur vend son catalogue, et eux se débrouillent avec leur annonceurs (Levi's, Benetton, Aeropostale et Perry Ellis entre autres). Le système propose de télécharger n'importe quel morceau à condition de bien vouloir visionner ou écouter de la publicité.
UniversalMais, et c'est ici que le bât blesse, pour chaque téléchargement, c'est 90 secondes de spots publicitaires qu'il faudra s'enquiller. Et les internautes patients, c'est comme la Petite Souris ou les ados mûrs et compréhensifs : ça n'existe pas.
Autre mauvais point, les morceaux qui ne seront pas suffisament consultés devraient s'auto-détruire. Le Darwinisme web-capitalistique est né.
Dernier point, les morceaux (au format Windows Media avec toutes les DRM de circonstances) ne seront pas gravables sur un CD, ni transférables vers un iPod. Microsoft, qui prépare sa plate-forme de téléchargements et son lecteur associé (nom de code Zuna) veut priver le leadership d'Apple de ces ressources là, à une époque où toutes les ventes en ligne des majors se font dévorer par l'indétrônable iTunes.

MàJ (6 septembre 2006) : Des accords sont signés, et Spiral Frog vient d'ajouter EMI Music à son catalogue.



Pourquoi les gens achètent les disques de Kasabian ?

Posté par Flyer le 04.09.06 à 12:12 | tags : agenda, news, people, rigolo
KasabianAujourd'hui 4 septembre sort Empire, le nouvel album de Kasabian. Un album qui "va choquer et surprendre... tel un bombardement atomique" (source : NME & le communiqué de presse). Notre cher Gflu, tout droit rentré de son farniente annuel sous les nuages du Finistère, fronce les sourcils et lâche : "Cet album a la puissance d'un génocide au Rwanda". C'est lundi matin.
Alors, qu'est ce qui pourrait pousser les gens à acheter des disques de Kasabian, excepté un goût étrange pour les catastrophes naturelles et les désastres humains ?
Serge Pizzorno, le guitariste du groupe, répond à cette question : "ça vous donne l'envie d'être un sordide enfoiré", et d'ajouter : "c'est comme ça que le Rock'n' Roll doit vous faire sentir".
Chez Kasabian, ils sont encore plus méchants que Marilyn Manson. Sauf que c'est des bisounours.



Le Pape est Antipop

Posté par 2goldfish le 04.09.06 à 10:24 | tags : news, people, pop, rigolo
le pape benoit xviChaque année depuis douze ans, le Vatican organise pour Noël un concert de musique pop pour récolter un peu d'argent. On y a vu passer des artistes aussi subversifs et sauvages que Lionel Richie, Dionne Warwick et Tom Jones, et l'évennement était évidemment très populaire. Benoît XVI vient pourtant de décider de mettre un terme à cette tradition au prétexte qu'il n'aime pas la musique pop mais préfère celle de Mozart ou de Bach, selon le Mirror. Les concerts auront désormais lieu à Monaco, la Sin City européenne.
Attendez un instant cependant avant de critiquer le pape. Il est important de rappeler que depuis le premier concile du Vatican en 1870. Comment nous autres, simples êtres humains sujets à l'erreur, pourrions discuter la justesse de sa décision?
Evidemment, après avoir menée mon enquête (j'ai tapé "pape pop" dans Google), il s'avère que la véritable raison de la déportation de ces concerts est en fait une série de mini scandales : l'an dernier la chanteuse Daniela Mercury avait du être déprogrammée à la dernière minute après que l'Eglise ait appris sa participation à une campagne publicitaire contre le SIDA dans lequel elle prônait l'usage du préservatif. En 2003 déja, Lauryn Hill avait profité du concert pour critiquer l'attitude de l'église catholique américaine dans les affaires de pédophilie.
Vous voyez bien que le pape a toujours raison.



One Second Bridge, un pont plus loin...

Posté par Maxence le 03.09.06 à 15:15 | tags : électro, label, news, rock

On en parlait il y a peu, c'est étonnant comme les musiques électroniques se mondialisent. Ici, c'est en Amérique du sud que One Second Bridgeça se passe. Respectivement de Mexico et Bueno Aires, Vicente Garcia et Matias Bieniaszweski se sont rencontrés chez leur disquaire favori (un peu comme flyer et 2goldfish j'imagine...). Le résultat, un nouveau blog musique ? Non ! Un coup de foudre immédiat basé sur des goûts musicaux communs d'où resulte une merveille d'album de post-rock electronica.

One Second Bridge, tel est le nom de ce duo, lorgne vers le meilleur de la pop instrumentale et du mouvement shoegazer des 90's. Un genre, né avec Ride, My Bloody Valentine ou autres Slow Dive et qui trouve logiquement une continuation aujourd'hui avec les travaux des amateurs de de guitares et laptop en couches superposés de Main, Christian Fennesz, Marcus Schmickler ou des artistes de Morr Music. One Second Bridge est donc de ces albums que l'on n'attend pas, mais il séduit immédiatement par ses mélodies, la maturité de son écriture et le charme puissant de ces ambiances. A la fois délicat ("Um Minuto" et son piano à la Satie) et fort ("Keep on Falling"), comme un bon arabica d'Amérique du sud. A déguster pour voir, sur le site de City Center Office par exemple…

ONE SECOND BRIDGE (City Center Office/Büro/La Baleine)




Les Frères Burritos Volants !

Posté par 2goldfish le 02.09.06 à 10:10 | tags : country, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Dans la série "Trouve-t-on vraiment tout sur YouTube ?", je me suis mis en tête aujourd'hui de partir à la recherche d'images de Gram Parsons. C'est franchement déloyal de ma part, vu qu'il est mort avant l'invention du clip, et pourtant j'ai trouvé cette vidéo avec Chris Hillman des Byrds où ils chantent "Older Guys" sur un bateau. Ca n'est pas leur meilleure chanson et elle ne reflète pas vraiment le côté country pour lequel on les aime. Ils sont surtout assez ridicules, avec Gram qui visiblement passait beaucoup trop de temps avec Mick Jagger et Chris Hillman qui sort sa tête de l'écoutille pour faire les choeurs. En même temps, il s'appelaient les Flying Burrito Brothers et c'était des cowboys-hippies.




The Emperor Machine : Kraut funk !

Posté par Maxence le 01.09.06 à 16:16 | tags : électro, myspace, news

The Emperor MachineLe Britannique Andrew Meecham est la moitié de Chicken Lips - qu'il forme avec Dean Meredith - un duo connu au début de la décennie pour sa culture encyclopédique en matière de disco underground, d'électro punk-funk et de vieilles machines, proche de l'esprit du label Whatever you Want Records ou de Playgroup, le projet disco-punk de Trevor Jackson. Pour autant, avec The Emperor Machine, Andrew Meecham ne s'arrête pas là où les deux compères officiaient. Difficile d'ailleurs de coller une étiquette à ce volume de Vertical Tones & Horizontal Noise compilant les quatre premiers 12" de la série du même nom.
Comme sur son album Aimee Tallulah Is Hypnotised, la musique de Meecham est à la fois retro et futuriste. Disons que Meecham s'y connaît en matière de groove bizarroïde inspiré de la soul et du funk 70, transmuté par un bourdonnement de synthé vintage continu (voir "Yes No Egg", "Roller Daddy", "Monkey Overbite" ou "Bodilizer Bodilsizer").
Un curieux mélange de blips à la Jean-Jacques Perrey (souvenez-vous "Pop-Corn", "EVA", "Le vol du bourdon", des titres qui fleurent bon l’Easy Listening 60’s, le Moog et l’ORTF), d'envolées 80 de guitare-synthés ("quelle horreur !", je sais, je sais) et de rythmes imparables.
Le tout dans un esprit krautrock (comprendre expérimental) avec ce grain si particulier des 70's analogiques. Certains moments ("Fear of Woman") sont d'une rare intensité, quand ils ne sont pas carrément portés par un souffle épique qui donne envie de monter le son et de sortir la vieille boule disco du grenier pour danser les bras en l'air ("Tropical Waste"). Un exercice à la fois ludique et assez référencé pour rester cérébral (ainsi l'exercice spoken word sur "Something From The Cox-Dorée Institute" s'intègre parfaitement au reste de l'album).
Arrivé à ce moment de la chronique vous vous dites certainement qu'il ne vous reste plus qu'à vous rendre sur la page myspace du bonhomme pour avoir une idée de ce qui son univers unique. Et vous avez raison.

The Emperor Machine - Vertical Tones & Horizontal Noise
(DC Recordings/La Baleine)




Grab your dick and double click !

Posté par Flyer le 01.09.06 à 12:12 | tags : rigolo, usa, vidéos musicales, youtube
Non, malgré ce que mon titre pourrait laisser penser, vous n'êtes pas sur Sexe, Love n Gaudriole actuellement. Apparues il y a quelques temps sur YouTube, les vidéos de la comédie musicale Avenue Q ont donné une portée mondiale aux chansons drôles et gentiment dérangeantes d'une formation délirante. Lancée en mars 2003 à New York au Vyneyard Theatre (une salle hors-Broadway qui ne fait pas de profit), elle a connu un joli succès, remporté un Tony Award, et fût jouée sur Broadway dès le mois de juillet 2003. Ses chansons sur le racisme, le porno sur internet, l'homosexualité et les difficultés de la vie sont portées par des personnages qui sont tous (sauf trois)... des marionettes, largement inspirées de Sesame Street.
Une nouvelle saison fût ouverte en septembre 2005 à l'hotel / casino Wynn de Las Vegas, mais les faibles ventes de tickets la firent s'arrêter. Libéré de leur contrat avec le Wynn, la comédie musicale fût relancée sur Broadway, et est encore programmée six jours par semaine. Ayant même fait un petit à Londres, qui joue depuis le 28 juin 2006.
En attendant un passage (plus qu'hypothétique) par la France, jetez donc un oeil à leur jolies compositions, dont la plus célèbre (et la plus détournée par les geeks du web), reste "The Internet is For Porn".

Et pour continuer sur la même pente, allez donc jetez un oeil et une oreille à "It Sucks to be Me", "Everyone is a little bit Racist" et "If you were Gay" (pour celle ci je n'ai trouvé qu'une version "faite à la maison"). Bougez la tête au rythme des marionettes !
(et bien sûr un très grand merci à David Koresh pour ceci !)



Musique 2.0

Posté par 2goldfish le 01.09.06 à 10:38 | tags : geek, web, web 2.0
playlist 2.0Je l'avoue, il n'y a pas si longtemps encore j'ignorais le sens des mots "internet 2.0". Je suis que vous me pardonnerez donc un petit préambule explicatif pour technolargués : "Alors le web 2.0, tu vois, c'est le futur. C'est genre des sites où les gens y font des trucs eux-même, tu vois. Genre y'a le site à la base, mais y'a rien. Et pis après les gens y font leur truc et ils construisent le site eux même, comme ils veulent. C'est la liberté !" Pour toute explication complémentaire, se référer à votre geek de quartier, parce que j'ai pas compris plus que ça, moi.
Pourtant on a déja parlé de sites internet 2.0 ici : Pandora, Last FM... Vous les utilisez peut-être sans savoir qu'ils représentent l'avenir de l'homme. Mais comment sais-je qu'il s'agit là de web2.0 ? Eh bien parce que jeles ai trouvés dans cette liste de quarante-sept applications musicales web2.0.
Je suis encore loin d'en avoir fait le tour, mais j'y reviendrais, alors si vous vous concentrez dessus, vous pourrez peut-être voir un peu de l'avenir de Playlist, a défaut de celui de la musique.





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