Archives > Octobre 2006Halloween chez Optimo![]() Et hop, un Ian Curtis revenu d'entre les morts... Par là, une Björk Gudmundsdottir neurasthénique... Et la suite est ici... Joyeux zombie ! Halloween Youtube : Alice Cooper et les MuppetsEn 1978, Alice Cooper passe au Muppet Show pour faire danser les kids sur quelques tombes en carton pâte. Accompagné de ses evil muppets créées par l'équipe habituelle du show, Alice joue le grand tentateur diabolique décidé à faire vendre leurs âmes aux Muppets.
De son passage, YouTube a retenu trois chansons, "You and Me", le très sympathique "School's out" joliment mis en scène, et le classique "Welcome to my Nightmare" qui va servir d'excuse Halloweenesque sur Playlist aujourd'hui. Joyeux fantômes ! Iggy & The M&M's "Deux ventilateur géants, pour pouvoir mettre une écharpe et ressembler à un clip de Bon Jovi ; deux bouteilles de vin rouge de type Bordeaux, un nom qu'on a déja entendu mais qu'on ne peux toujours pas prononcer ; un imitateur de Bob Hope ; six canettes de Red Bull ou équivalent, quelque choses avec des testicules à l'intérieur, ou des testicules light..." Ce n'est qu'une infime partie de ce qu'il vous faudra prévoir si vous voulez que Iggy & The Stooges jouent chez vous.La liste (on appelle ça un rider) fait dix huit pages, incluant de nombreuses instructions en double, des blagues carambar et une idée d'émission de télé-réalité. Elle a visiblement été écrite par un roadie des Stooges qui aime rendre la vie des organisateurs de concerts un peu plus drôle et beaucoup plus compliquée. On sait que dans son rider, Van Halen demandait un saladier de M&M's dont on avait retiré tous les bruns, une clause qui permettait à David Lee Roth de s'assurer d'un coup d'oeil dans sa loge si le contrat avait été lu. Pour les Stooges c'est avant tout une blague de roadies bourrés. A lire si vous aimez l'humour qui sent la bière sous les bras. Le Kakoparade (mes 17 novembre d'enfer) Irene Cara - "Flash Dance... What a feeling". Peter et Sloane - "Besoin de rien... envie de toi". Century - "Lover Why". Europe - "The Final Countdown". Los Bobos - "La Bamba". Paco - "Amor De Mis Amores". Jive Bunny and The Mastermixers - "Swing the mood". Mecano - "Une femme avec une femme". Bryan Adams - "Eveything I do (I do it for you)". Jordy - "Dur dur d'être un bébé". Freddie Mercury - "Living on my own". Youssou N'Dour & Neneh Cherry - "Seven Seconds". Céline Dion - "Je sais pas". Gala - "Freed from desire". Florent Pagny - "Savoir Aimer". Daniel Lavoie, Garou et Patrick Fiori - "Belle". Lou Bega - "Mambo n°5 (A little bit of mambo)". Daft Punk - "One More Time". Garou & Céline Dion - "Sous le vent". Las Ketchup - "The Ketchup song (Asereje)". Tragedie - "Hey Ho". Michel Sardou & Garou - "La Rivière de notre enfance". Madonna - "Hung Up". Tous les cartons successifs de mes anniversaires au fil des ans, retrouvés grâce au KakoParade (le petit frère du Kakophone d'hier). Saurez-vous devinez mon année de naissance ? J'offre l'album de Keny Arkana au premier qui répond correctement. Vous aurez l'impression d'être un rédacteur de Playlist ouvrant son courrier. Kakophone, le son du chaos sur ton mobile 3G "Tiens Cortex, elle est marrante ta sonnerie de portable, c'est Faf Larage ?- Non Minus, c'est la traduction quantique de ma date d'anniversaire fondue dans le déterminisme psychologique de mes nombres fétiches puis mixée à une étiquette générique complètement abstraite et abandonnée aux caprices du hasard le plus absolu. - Ah d'accord... Et euh... Qu'est ce qu'on fait ce soir Cortex ? On regarde Prison Break ? - D'accord Minus, j'en ai marre de tenter de conquérir le monde. Et puis rallume le bang." Je vous ai déjà dit à quel point j'adoooorais les sonneries de portable ? Bon et bien, maintenant c'est pour de vrai. Le Kakophone avec ses protocoles absurdes et sa combinaison hasardeuse de sons et de styles, m'a complètement charmé. J'ai fait des dizaines de tentatives, bricolé des mélodies en tournant quarante fois les molettes virtuelles de la machine et intégré les dates d'anniversaires de ma mère, Moïse et du chien et à chaque fois, je sourie benoitement en écoutant le résultat. Je les ai téléchargés gratuitement, les ai entassés sur mon bureau, les passe en boucle sur mon Winamp. J'ai délaissé Two Hats in a Crowd et Tv on the Radio, je ne mange plus que des pizzas, je me suis acheté une carabine. Mince, c'est vrai qu'on est influencés par ce qu'on écoute. Lorie est-elle Mac Carthyste ?On connaît tous la Lorie positive, sympa et qui rigole (des genoux) avec son ami Jean-Pierre Raffarin, en entonnant, en déshabillé rose ultrasuggestif, "Sur un Air Latino". Sur le net, Laure Pester (le vrai nom de la chanteuse Lorie), est beaucoup moins libérale qu'il n'y paraît. Engagée contre le piratage de la musique (enrôlée de force par sa maison de disques, en réalité), la chanteuse du Plessis-Bouchard, 24 ans, et pourtant révélée par le net ("Près de Moi"), affecte un silence embarrassé lorsque, sur un plateau, on lui demande un avis sur les méchants pirates. Lorie serait-elle complice du mouvement ou simplement gênée d'intervenir sur un sujet où elle ne se sent pas à l'aise ? Pas facile à trancher, mais elle n'est pas la seule dans ce cas.
Sur le net encore, Lorie, par webmaster interposé, prend des airs de Joseph Mac Carthy lorsqu'il s'agit de débusquer les contrefaçons. Son site de fans officiel a lancé la semaine dernière un appel à la délation visant à engager des poursuites contre les autres sites de fans qui ne respecteraient pas la chanteuse et pirateraient les contenus marchands. ![]() Les Rouges sont des jeunes filles de 12 ans qui, dans leurs chambres, collent des images de Lorie dans des micro-sites, en les légendant de phrases telles que "T'es trop craquinette" ou "Lorie, t'es la meilleure et la plus belle". Ces salopes qui ont sans doute acheté le Live Tour de 2006, et font leurs devoirs en écoutant à donf' "Parti Pour Zouker" ou "Fashion Victim" méritent clairement qu'on leur colle des avocats aux fesses. Pendant ce temps (et directement visés par l'appel à délation du site), des clandestins d'Europe de l'Est ou du Moyen-Orient continuent de détourner des clichés de la star, de la photoshopper pour lui écarter les jambes, le bustier et les lèvres, afin de pouvoir proposer sur Google de somptueux "Lorie Nue" ou "Lorie prise par tous les trous". C'est sur ces sites quelque peu particuliers (et décevants - où est donc la vidéo de ses ébats avec Billy Crawford ?) que Lorie est néanmoins en passe de réussir son mouvement marketing, de l'enfance à l'âge adulte. Sifflée lors de la fête de la musique en juin 2006, la chanteuse peine, en effet, à recentrer son offre ailleurs que sur ces sites. Alors pourquoi leur faire la chasse ? Peu férue de politique internationale, Lorie a-t-elle oublié que les Rouges avaient justement cette fonction essentielle de faire exister les Capitalistes ? N'a-t-elle pas compris que ces sites clandestins étaient le meilleur moyen de doper son audience et de rallier les mâles hétérosexuels ? Ne sait-elle pas que Mc Carthy est mort, après sa croisade, seul et alcoolique ? Pourquoi a-t-on l'impression qu'elle a engagé de (mauvais) sosies pour la vitrine de son site de fans ? Two Hats In A Crowd : vive l'Indépendance J'attendais que les Herman Düne passent dans la cour des Giant(s) pour lâcher incidemment un lien vers le site des remarquables Two Hats In A Crowd, relève immédiate et plus indépendante que les indépendants d'un univers low-fi qui, plus pernicieux que n'importe quel mouvement terroriste, se régénère aussi vite que sont pompés ses talents vers la sphère major. Ici, l'ancien animateur du blog musical Cheap Bottle, paradis underground à la gloire des Cat Power et autres Silverjews, produit une synthèse musicale rêvée de ses meilleures influences. La musique de Two Hats In The Crowd emprunte aux meilleurs et parvient, sans trop de mal, à sonner aussi juste que Pavement, Mogwai (fin du 1er morceau notamment), Silverjews, Herman Düne ou, mimétisme vocal, Lou Reed. Le tout est réellement excellent, textes et musiques, mais aussi production enlevée et qui n'envie rien aux puissants. Leur premier album, Short Stories, est intégralement téléchargeable en ligne sur le site du groupe. Edito volté : Ninja Tune, Matt Elliott et les Decemberists Attention aux décharges électriques, Flu a décidé de continuer dans le laptop cette semaine. D'abord en célébrant la sortie des nouveaux Bonobo et Kid Koala avec une mini-rétrospective du dojo Ninja Tune, featuring Pop Levi, Senor Coconut et Our Theory. Egalement au programme, une chronique / interview de Matt Elliott, artiste électronique convaincu qui a finalement décidé de brancher sa guitare dans sa table de mixage pour nous sortir un Failing Songs électropop de jolie facture. Reste encore les Decemberists, les seuls du lot à avoir troqué leurs guitares pour encore plus de guitares, et qui nous pondent un Crane Wife délicieusement menteur. 2goldfish a sauté sur l'occasion pour digresser joyeusement sur l'histoire de la pop narrative. Côté forum, belle nouveauté : les forums de Flu acceptent désormais le Youtube et le Dailymotion dans leurs pages. Du coup, on vous propose une jolie série de clips pop rock à déguster des yeux, une élection des meilleurs albums live 2006, "où est-ce qu'ils habitent ?" - sélection d'habitations d'artistes, et une belle vidéo de Louis Armstrong et Bille Holliday sur la jolie chanson "Do you know what it means to miss New Orleans ?". Bon week end ! Et pour finir en citation : "Quand j’entends le mot de culture, je sors mon revolver." Figurine, un sans faute
Gare au Jaguarr ? Le Gorille veille... Après s'être fait circoncir de sa chanson la plus polémique "Sarkoland / Tiens ta femme et tu tiendras la France" (voir le blog politique), l'album Gare au Jaguarr de Joey Starr est sur le point de se faire châtrer à nouveau, cette fois-ci de sa chanson-titre "Gare au Jaguarr".Les ayants-droits de Georges Brassens semblent ne pas apprécier cette reprise du Jaguarr (en Pdf, merci Gimmick), pour laquelle ils n'avaient pas donné leur autorisation. On n'applaudira pas la démarche peine-à-jouir des héritiers du grand troubadour, eux qui n'hésitent que rarement à donner leur accord aux reprises et réutilisations les plus médiocres auraient pu se fendre d'une autorisation pour une chanson qui avait - au moins - le mérite d'une véritable appropriation par l'artiste. L'album sera donc retiré de la vente et des diffusions TV / Radio avant le 6 novembre à minuit. Et ressortira d'ici peu sans l'enregistrement litigieux. En attendant, piqûre de rappel. Georges Brassens, "Le Gorille" Joey Starr, "Gare au Jaguarr" Réveil difficile ?An oldy but a goody, qui m'est suggéré par Fabien (pour protéger son identité, nous l'appellerons F. Stimulak), notre chef en jolis trucs web qui bougent, ce clip de Justice et Samian, intitulé "We are your friends", et qui compile plein d'images de gens bourrés qui se réveillent... dans de très sales postures. Muchas gracias amigos, vous êtes de parfaits salauds !
"Dieu, garde moi de mes amis, je me charge de mes ennemis." -> Non, ce n'est pas d'Arsenik. Zune fucks On s'était déjà moqué du patronyme du Zune, cet appareil mystérieux à la prononciation énigmatique concocté dans les chaudrons de Microsoft. Il apparaît désormais que les mecs qui s'occupent de la localisation marketing auraient pêché par omission, puisqu'en hébreu, la phonétique "Zi-yun" (qui semble être la norme pour parler du Zune avec sa bouche) signifie également "Baiser", dans le sens "Fuck" du mot... faire bon usage de ses reins, quoi ! Avec comme finalité possible le titre de la notule ci-dessous.La logique sémillante du capitalisme sans capote étant ce qu'elle est, le Zune pourrait ensuite vous encourager à chopper des Mp3 sexuellement transmissibles. Chaque fois que vous partagerez vos Mp3 en Wifi et que vos partenaires mélosexuels débourseront dessus, vous gagnerez un petit crédit vous permettant de vous procurer aussi des rails de Mp3 auprès de vos dealers musicaux favoris. La net-économie, c'est un gros gang bang. Douche de spermePosté par Flyer le 26.10.06 à 11:06 | tags : rigolo, sexe en musique, vidéos musicales, web, youtube
Ce matin, j'ai la conviction suprême que nous allons tous mourir. "Un jour, invariablement", me répondrez-vous et vous aurez raison. Mais tandis que je marchais vers Flu ce matin, traversant les rues infernales de Paris, je me disais que 18 degrés un matin de 26 octobre, c'est simplement une insulte jetée à la face de la Nature. J'ai alors pensé aux Catholiques. En faisant une petite liste mentale des choses étranges que s'imposent les Catholiques, mon esprit - débile et rigolard - a décidé qu'il préférait s'amuser, loin de mes considérations chiantes et morbides, et il m'a forcé à siffloter "Every Sperm is Sacred", la chanson sur la considération du sperme chez les Cathos issue du troisième film des Monty Python (le plus surréaliste) The Meaning of Life.
Le monde, l'univers, la temporalité, la métaphysique et la récurrence des impôts étant cycliques, vous ne serez pas étonné d'apprendre qu'à la fin du film, tout le monde meurt. Comme au début de cette notule. Vous voyez ce que je veux dire ? Moi non. My ghost is rich !Octobre 2006, Kurt Cobain détrône Elvis Presley dans la liste des personnalités qui gagnent le plus d'argent depuis leur tombe (ou leur maison de retraite cachant une momie). Juste au dessus de Charles Schultz, John Lennon, Albert Einstein et Andy Warhol (liste complète ici). Cobain et Nirvana ont rapporté 50 millions de dollars entre octobre 2005 et 2006, et depuis que Courtney Love a vendu 25% des parts du catalogue du groupe à une boîte New yorkais d'édition musicale (pour 50 millions aussi), les titres de Nirvana pourrait surgir de là où vous vous y attendez le moins. Elvis rapportait cette année 42 millions, avec les énièmes ressorties best of ou du catalogue (très bon) des Sun Sessions.
![]() Entre analogique et numérique, Benoit Pioulard et Boduf SongsAprès Labradford et Pan American, Main, Fennesz ou Tortoise, c'est toute une scène qui explore aujourd'hui les possibilités multiples offertes par les médias électroniques, inscrits dans des compositions mixtes pour machines et instruments. On assiste depuis une petite dizaine d'années à la lente évolution de musiciens aux origines classiques (pop, rock, folk ou élèves de conservatoire) osant enfin se frotter à l'électronique. Exemples : Benoit Pioulard ou Boduf Songs, tous deux signé chez Kranky Records.
Précis de Pioulard tout d'abord, pourrait avoir été produit dans les années 70, l'époque du folk flamboyant de Tim Buckley ou Nick Drake pour la forme. Et pourtant ses compositions ont plus à voir dans le fond, avec le shoegazzing des 80's. Car Précis est un album de pop folk épique au long souffle. "A écouter très fort" est-il indiqué sur la jaquette du CD, et en effet, il est bon d'augmenter le volume pour goûter aux variations sonores des différentes couches superposées. A la manière d'un Brian Eno ou du Loveless de My Bloody Valentine, Benoît Pioulard construit de véritable murs de son, millefeuilles soniques pour guitare et laptop, qu'il embellit de sa voix, adoucissant le tout par ses mélodies. Plus près du post-rock, Boduf Songs s'offre une relecture de balade à consonance médiévale, voire gothique. Mathew Sweet unique capitaine à bord de ce vaisseau, évoque une rencontre du Matmos de The Civil War et la vélocité du duo Corker/Conboy, entre électroacoustique et krautrock, donc. Pour autant, son travail se compose de vraies folk song enjolivées d'effets étranges, de bourdonnements, de drones (cette note infinie, répétée encore et plus encore à n'en jamais finir), de collages de voix, de nappes instrumentales ou électroniques, si intimement mêlées qu'on ne fait plus la différence. En ce sens, Lion Devours The Sun est le parfait exemple de ce qui est aujourd'hui la seule et unique norme : une prédominance quasi-généralisée de l'utilisation des technologies numériques jusqu'à dans les champs musicaux les plus improbables. Aussi discrète et ignorée du public soit-elle, parions pourtant que cette union a encore de beaux jours devant elle, et l'on ne peut que s'en réjouir.Boduf Songs, Lion Devours The Sun (Kranky / Differ-ant) A écouter : "Lord of the Flies" (magnifique), "Green Lion Devours the Sun, Blood Descends to Earth" et "27th Raven's Head (Darkness Showing Through the Head of the Raven)" en mp3 sur le site de Kranky. Benoit Pioulard, Précis (Kranky / Differ-ant) A écouter : "Triggering Back", "Alan & Dawn" et "Patter" en mp3 sur le site de Kranky et sur myspace. Dégraissons l'Ungemammouth !
La country, c'est pour les rednecks C'est dur d'aimer la country en France. On vous regarde de travers dès que vous jouez un morceau avec un peu de banjo. On se moque du yodelling. On ne sait pas ce que veut dire Twang. Bien sûr, on veut bien faire une exception pour Johnny Cash parce que... bah c'est Johnny Cash. Et puis Wild Horses c'est les Stones, alors c'est du blues mon bon monsieur, pas de la country. Tout le reste, c'est de la musique de redneck , qui aime sa viande rouge, son président religieux et ses soldats en Irak. Qui croient que vous êtes soit avec eux, soit contre eux. Et si vous écoutez de la country en france, vous êts forcément avec eux.Evidemment, quand on entend des trucs comme Johnny Tex & The Texicans, ça ne joue pas vraiment en notre faveur à nous, les fans de Hank Williams. Sur le mode satirique, la chanson "So Long Texas, Hello Mexico !" parle d'un américain qui décide d'émigrer illégallement au mexique et d'y demander des droits, de chanter l'hymne mexicain en anglais, profiter de la couverture sociale locale (elle existe au mexique ?). La chanson marche un peu au Texas et doit surtout son exposition internationale à des gens qui, comme moi décident de la brandir comme un épouvantail à un public qui ne l'aurait surement jamais entendu autrement. Le truc, c'est qu'on ne peut s'empêcher de prendre un plaisir pervers à écouter cette chanson, comme on peut en prendre à écouter de la country (de la vraie, de la bonne) dans un pays qui la déteste, et comme on est sûrement un peu fier quand on est mexicain de ne pas être accepté aux Etats Unis. Donc allez-y, écoutez, la country, c'est ça. Joey Starr en demie-teinte Pas si facile lorsqu'on est un petit blanc comme moi (pas vraiment né en banlieue) de porter un jugement sur un album qui, quoi qu'on y fasse, témoigne d'un "ici et maintenant" toujours exotique. Après l'album solo de Kool Shen (à tort ou à raison la part "raisonnable" du NTM), on attendait de la sortie solo de Joey Starr un déluge de basses et de lyrics éraillés digne d'un album des Sex Pistols écouté au saut du lit. Gare au Jaguarr nous donne raison sur son premier tiers avant de ralentir le rythme et de donner une impression mitigée sur la direction prise par le rugueux Joey. Le départ du Jaguarr (surnom du chanteur) se fait en fanfare avec un "J'arrive" monumental (chargé de basses et d'énergie). Suit un interlude présentant Joey Starr comme un boxeur (la mythologie active : Shen avait appelé son album Dernier Round). Enchaînement parfait : reprise du "Métèque" de Moustaki, qui loin d'être un gimmick marketing est une re-création de génie, ample, magistralement écrite et chantée. Le meilleur titre du disque. Interlude puis "Bad Boy", la chanson qui assassine le pauvre Kool Shen dans une battle d'insultes et de griefs brillante. Comme son ex-comparse, Starr s'y livre d'une manière poignante et sensible tout en gardant sa posture de résistant ultime : c'est beau, ça percute et ça frappe où il faut. A ce sport, son punch et sa voix le laissent sans concurrent français. La production est dynamique, le son puissant et Joey Starr chante comme on l'aime, avec les tripes dans la bouche. Puis le jaguarr s'égare ou change de registre. Un titre en demie-teinte, un interlude politiquement branlant (et anti-police) assuré pendant 1 minute 20 par le Besancenot de la LCR, puis une suite de chansons presque expérimentales par rapport à ce que l'on connaissait jusqu'ici de la moitié du NTM. Les titres qui suivent sont plus laborieux même si Starr a le mérite d'explorer des voies originales et de faire une vraie recherche sur la mise en place (basses, séquences rythmiques, petits sons électro, ruptures de rythme, doubles voix...). La production léchée et le travail sur les chansons ne transcendent pas des titres plus faibles qui sonnent comme des cours d'Education Civique de 6ème (des rimes étranges où l'on mélange légitimité, républicaine, droits et autres notions chères aux néo-rappeurs citoyens). Séquences chiantes et qui auraient mérité un travail d'écriture plus poussé (l'album a été saisi très vite). Quelques vers font mouche mais ce n'est pas suffisant et le propos se dilue. "Chaque seconde" et son message d'espoir ne fonctionnent pas du tout. Starr réussit en bout de piste quelques titres enlevés et inattendus (comme Kool Shen avait fait le retour du baptoo) avec un "Carnival" hilarant, entre les Pogues et un rap de Patrick Sebastien, ou l'excellent "Gare au Jaguarr", décalqué du gorille de Brassens (interdit, si j'ai bien compris). Le chanteur dérape complètement sur "Cigarette piégée" (problème de respiration en essayant de rapper cool), et conclut avec un très bon, lucide et ironique "93 déboule" (je laisse de côté le dernier titre raté).En définitive, Gare au Jaguarr est plus surprenant que réussi. Joey Starr y élargit clairement sa gamme de chanteur et d'auteur, concurrençant par la qualité de son travail sur les sons le meilleur du rap américain (j'ai toujours trouvé que le rap français avait un train de retard dans ce domaine) mais reste plus efficace dans son registre de puncheur du ex-NTM : toutes griffes dehors et la revanche aux lèvres. C'est sur les titres où "il a la dalle", comme il le chante, que Joey Starr est le plus convaincant. Dans ce registre, les six premières plages d'un disque qui en compte 16 forment le meilleur "extended single" de rap français sorti ces 10 dernières années. C'est déjà pas mal. MàJ : complot, rétro-complot ? Joey Starr opressé et ignorant sur les forums de Flu. Jesus et Marie ressuscités ! Grande nouvelle ! On annonce la résurrection du mythique Psychocandy de Jesus and Mary Chain (le plus grand groupe des mid-80's avec The Smith) en version remasterisée Cd Dualdisc (Cd + Dvd) accompagnée de singles, de b-sides et d'inédits, sans oublier les désormais classiques clips vidéo sur la face Dvd. Les plus jeunes doivent savoir que cet album, mariant avec bonheur mélodies étourdissantes et bruit blanc (le fameux feedback des JMC), marqua le coup d'envois du mouvement Noisy Pop, dont l'une des branches deviendra par la suite le Shoegazing.Comme un bonheur ne vient jamais seul, le même traitement est infligé à Darkland, son magnifique - et apaisé - successeur, ainsi qu'aux tardifs (et néanmoins pas mal du tout) Automatic et surtout Stoned & Dethroned, sur lequel figurent la chanteuse de Mazzy Star, Hope Sandoval et Shane Mc Gowan, l'inénarrable chanteur des Pogues. Dommage tout de même que le premier single contenant la reprise du "Vegetable Man" de Syd Barrett et le maxi acoustique "Some Candy Talking", soient absents de ces rééditions. Et pour conclure, une petite série de goodies Jesus and Mary Chain sur YouTube. Echo & The Bunnymen a le sourire Ceux qui se demandent pourquoi les anciens tiennent le groupe de Ian Mc Culloch et Will Sergeant pour un groupe culte alors qu'il ne fait que de l'approximatif depuis des années (en gros, leur reformation en 1997) seront bien inspirés de jeter une oreille à ce live enregistré l'année dernière à Londres. Les compositeurs du fabuleux Ocean Rain, sorti récemment dans une version De Luxe, comme tous les premiers albums du groupe, éditent en effet un concert sublime en forme de best-of quasi-définitif. Si Echo & The Bunnymen tient une place à part dans le coeur de beaucoup, c'est parce qu'il figure parmi la liste des rares groupes qui n'ont jamais changé de bord, ni fait autre chose que ce qu'il savait faire, et porté à l'excellence une formule - certes pas si originale que ça - mais qui livre sur chaque tentative quelques perles pop.Mc Culloch qui se considère comme le seul héritier vivant de Sinatra et le meilleur chanteur en activités (ce qui n'est pas loin d'être vrai si l'on reste dans le strict registre pop) n'est pas le seul talent d'un groupe qui vaut peut-être autant pour ses voix que pour ses mélodies, son rock cristallin, mélodique et aux allures classieuses de New Wave bourgeoise. Le concert londonien est l'occasion rêvée d'écouter attentivement, et dans une captation impeccable, des titres qui ne vieillissent pas : "The Killing Moon" en tête, mais aussi "Rescue", "Bring on the Dancing Horses" (la chanson que Bono n'a jamais su écrire) ou l'emblématique "Lips Like Sugar". L'un des seuls titres récents à surnager ici est l'excellent "Nothing lasts forever", single de l'album Evergreen, chanson qui a bénéficié à l'époque de l'apport de Noel Gallagher (Oasis). Ce titre peut être considéré,sans exagération, comme l'un des meilleurs titres pop de ces dix dernières années. Il démontre que même en perte de vitesse, Mc Culloch peut encore accoucher de chansons dont l'évidence s'impose pour longtemps dès la première écoute. Un grand groupe est un groupe qui compose, sans s'en apercevoir (et sans sticker sur la pochette) ce genre de "classiques instantanés". Libération de la femme par le numérique ? Ce n'est pas de la nouvelle très fraiche, mais j'ai trouvé ça qui trainait au fond de mes marques pages et ça nous épargne tous d'un billet sur l'album de reprises de Tom Waits par Scarlett Johansson (pour l'instant). Cette nouvelle, donc, c'est qu'à ce qu'il parait les femmes se mettent à écouter de la musique !Inutile de vous dire que quand j'ai annoncé ça dans le fumoir de Playlist, alors que nous savourions quelques cigares entre hommes, j'ai provoqué quelques toux, et flyer a même avalé son bourbon de travers. Selon la BBC, les trois quarts des femmes entre 16 et 45 ans possèdent un lecteur mp3 ou un téléphone portable compatible, et 8 sur 10 déclarent passer plus de temps à écouter de la musique depuis qu'elles en sont équipées, contre 72% des hommes seulement. La directrice (!) marketing de Q et Mojo, deux magazine soit disant musicaux dont presque la moitié des lecteurs n'ont pas de pénis, explique que "les femmes téléchargent maintenant de la musique à la maison et élargissent leur horizon musical en privé". Elle fait ainsi clairement référence à cette époque pas si éloignée où les disquaires et concerts mixtes étaient interdits et où une femme surprise avec un walkman sous sa burka était lapidée sur la place publique (avec celui qui avait osé regardé sous sa burka). Le téléchargement serait-il donc la bonne solution pour garder les femmes à la maison ? Plus sérieusement, l'apparente supériorité de la propension au téléchargement des femmes, bien que très légère, pourrait sans doute s'expliquer bien mieux par des raisons économiques. Alors que l'explication sociale avancée selon laquelle les femmes seraient trop timorées pour acheter des CD ne semble basée que sur une intuition féminine sexiste, on sait que les femmes - qui sont toujours moins bien payées que les hommes - sont d'autant plus interessées par les solutions plus économiques d'accéder à la musique qu'offrent le net. Quoi qu'il en soit, dans le fumoir de Playlist, on se lance des regards inquiets en savourant chaque cigare comme si c'était le dernier. Pixies : ça banque illico Les Pixies étaient connus jusqu'ici pour être le "groupe indie qui n'avait pas eu, en son temps, le succès commercial qu'il méritait". Cette vérité historique est actuellement contrebalancée par une autre : les Pixies sont le groupe qui font le plus de blé depuis 3 ans, alors qu'ils n'existent plus du tout en existant. On connaissait, en effet, le faux groupe-hommage (genre les Doors mention "avec tout le monde sauf le principal", Queen ou Inxs itou), le faux faux groupe de cinéma (les tournées "Elvis" avec un sosie, le tour de chant de Marilyn bientôt en salles), les groupes de fans ou cover bands, le faux vrai groupe qui continue à enregistrer des merdes (Beach Boys) mais pas encore le groupe originel qui tourne sans existence ni projet de se reformer jamais (ni même de s'arrêter).Il y a, en effet, dans le quatuor emmené par Frank Black une originalité fondamentale : la vanité totale du projet. Les Sex Pistols avaient donné dans ce sens, il y a quelques années, mais dans une version atrophiée, tout comme le Velvet, et avec l'idée de faire un coup très ponctuel. Braquer la banque et se casser comme des voleurs. Avec les Pixies, qui n'ont toujours pas prévu d'arrêter, on sent que le coup dure depuis longtemps et ne s'achèvera qu'avec la mort (ou la banqueroute) des fans. Peut-on imaginer un hold-up qui durerait dix ans ? Certes, les premiers concerts (comme les derniers - puisque ce sont les mêmes) sont excellents. Certes, on retrouve, dix ou quinze ans plus tard, autant de plaisir à entendre des "Nimrod's Son", "Caribou", "Hey", "Sad Punk", "Monkey Gone to Heaven"... enlevé par un Frank Black oubliant momentanément sa carrière de chanteur country rock. Mais à quoi bon ? A quoi bon ces excellents DVD : l'un enregistré dans un petit club en formation normale, l'autre en mode "unplugged". Avait-on besoin de ça pour savoir que - oui - les chansons des Pixies tiennent la route désossées de leur électricité fondatrice ? Est-il nécessaire de nous rappeler que Frank Black est gros et gras, que Kim Deal se marre toujours autant et que Joey Santiago a perdu ses cheveux ? Par delà l'entreprise de capitalisation financière qui soutient l'ensemble du dispositif Pixies, on se demande jusqu'à quel point nous allons nous jeter comme des vautours sur ces miettes de notre propre histoire musicale, qui nous ramènent, l'une après l'autre et toujours plus douloureusement, à notre propre vieillissement. Entendre la musique des vieux Pixies aujourd'hui et la regarder au canapé avec des DVD plutôt que de se replonger dans ses souvenirs d'antan ou dans les enregistrements originaux, c'est se dire à soi-même qu'on est déjà morts.David Chapelle est là pour vos enfantsVous avez du mal à aborder des sujets comme les drogues dures, l'échec social complet et les maladies vénériennes avec vos têtes blondes, installez les devant cet écran et lancez la vidéo de Dave Chapelle.
Oasis, Oasis, Oh. On ne peut qu'admirer une chose chez Oasis et ce n'est pas leur musique mais plutôt leur capacité surhumaine à l'autosuggestion. Leur don est tel qu'il touchait même au surnaturel quand - il y a une dizaine d'année de ça - ils parvenaient à convaincre toute l'angleterre avec eux.Prenez cette déclaration de Noël Gallagher, d'humeur nostalgique à l'occasion de la sortie d'un best of : "Notre plan a toujours été d'être le plus grand groupe du monde et, pour autant que tout le monde autour de nous le disait, j'étais le seul à être sûr que ça arriverait. Après ça, à l'époque, donner les plus grand concerts en Angleterre, Morning Glory devenu le plus grand album de l'histoire britannique, j'étais genre "Bon, et maintenant ?". Merde, c'est vrai que c'est terrible. Pauvre Noël. A ce moment là bien sûr, notre première réaction est de penser "Morning Glory, le plus grand album de l'histoire britannique ?!". Evidemment, sous quelque angle qu'on le prenne, artistique ou commercial, c'est totalement faux. Ah, quels incorrigibles bullshiters, ces Gallaghers ! On passe cependant alors à côté de la plus grosse connerie dans cette déclaration. C'est de la prestidigitation : détourner l'attention d'une connerie par une autre. Parce qu'on admet volontiers qu'à un certain niveau (celui des charts), Oasis était bien le plus grand groupe anglais à l'époque... mais quid du monde ? C'était pas de conquérir le monde, le plan ? "Si je peux pas devenir assez grand pour le monde, je vais le rendre assez petit pour moi" pourrait être leur devise. Le mieux, c'est que les frères Gallagher ne peuvent s'empécher de dire un truc comme ça dès qu'ils ouvrent la bouche. Sérieusement, qu'ils abandonnent la musique et se lancent enfin dans la politique, ils sont juste trop bons. Dan the Automator compile pour la gloire Le grand Nakamura n'a plus vraiment la pêche depuis quelques années. Le retour du Handsome Boy Modelling School, en duo avec Prince Paul, sentait le pétard mouillé comparé au feu d'artifice initial et son éviction (passage de témoin) des Gorillaz à la veille d'un succès planétaire (sans doute immérité), marquait un changement de fortune astrale. Après un album brillant rassemblant ses remix/singles (Do You Wanna Buy A Monkey ?) pour un tas de clients célèbres, Dan the Automator revient dans cette compilation 2K7 (sorte de bande-son de la NBA américaine) avec un casting de rêve pour habiller ses instrumentaux. L'album assure mais, comme une équipe US aux JO, épate plus la galerie qu'il ne marque de panier à trois points. Il est difficile de parler de razzia sur la schnouff tant l'album est inégal, mais il faut avouer qu'aligner sur la même mix-tape Mos Def, Dilated People, A Tribe Called Quest, Fabolous et Ghostface a une sacrée gueule. Organisé autour de son concept (le basket, donc, super thème pour une dissertation libre), l'album se déploie dans l'anarchie totale entre impro électroacoustique bizarre, trip-hop, ambient, hip-hop ou quasi hipcore. Le titre de Rhymefest est le plus efficace du lot. La rythmique est assurée par le rebond d'un ballon (de basket, je suppose) et nous fait rebondir sous elle. Le jeune Lupe Fiasco (la bête qui monte et le buzz le moins bien gardé du moment) assomme la concurrence avec un flow à s'étourdir les montantes tandis que les Tribe Called Quest nous dunkent leur déluge verbal sur le sommet du crâne. A côté de ça, quelques morceaux mous du genou viennent gâcher la partie et ralentir le rythme. Ces temps morts plombent un match qui s'annonçait beau comme un affrontement entre les MJ des Lakers et des Bulls dans les années 80. 2K7 nous rend néanmoins l'envie de s'accrocher aux basques de Nakamura. Pourquoi le Zune a-t-il un nom moche ? Steve Ballmer, CEO de Microsoft, explique pourquoi Zune :"Quand est venu le moment de nommer la Xbox, il ya certainement eu un groupe de gens qui voulaient voir Microsoft et/ou Windows mis en avant. Ils ont tous perdu. Et c'était un choix sage. Pas parce que Microsoft c'est mal. Mais ça n'aurait pas signifié ce qu'il fallait au public. Et j'imagine que le Zune aurait pu s'appeller Microsoft Music System ou Microsoft Entertainement System ou Xpod. Mais encore, nous avons pensé que l'expérience était différente et qu'elle valait qu'on lui donne sa propre identité." Evidemment que ça ne s'appelle pas un Xpod ! Sinon, vous seriez attaqué en justice dans les trois secondes par Apple. Et puis on s'attendrait à pouvoir jouer dessus. Et puis ce serait pousser encore plus loin le vice avec les gamers, sachant que le Zune permettra de lire des formats que même la Xbox 360 n'autorise pas. Bref, on ne sait toujours pas pourquoi Zune, pourquoi un nom aussi abstrait et peu ludique. Les fenêtres du Seigneur sont impénétrables... (Toute source, idée, mise en page, blague à deux francs de ce post ont été repiquées aux graves dégénérés mentaux complètement abrutis de Chamboultout, le blog qui fait mal aux yeux de Flu, rubrique citation. Mais on les embrasse bien fort quand même !)Et Hop, nouvelle ration de Bip !
Fuckin' Bloody Mark E. Smith
Wilco : Kiss Kiss Punch Punch ! Alors que Wilco commence le travail sur un nouvel album, leur leader charismatique (dans le genre "je regarde pas le public et je marmonne des remerciements incompréhensibles dans le micro") Jeff Tweedy s'inquiète de l'effet que pourrait avoir sur son songwriting sa nouvelle vie sans migraines ni apirines. Quiconque a entendu les deux derniers albums de Wilco sait qu'on fait parfois de très bonnes choses en ayant mal à la tête. Mais rassurons-nous, il semble que Tweedy a toujours un tas de problèmes !Lors d'un concert à Springfield avant-hier, un fan hystérique est monté sur scène et s'est jeté sur Tweedy pour lui faire... un bisou ! J'ai envie d'arêter l'histoire ici, franchement, on devrait avoir des billets comme ça sur Playlist. Malheureusement, Tweedy a alors paniqué, a attrapé le fan par la gorge et lui a donné un coup de poing / une claque / l'a poussé violement (selon différents témoignages). Il aurait ensuite déclaré : "J'veux dire... Allez les mecs, on est pas habitués à ça ! Vous devez restez en bas !" avant de finir le show le plus vite possible. Bon, franchement, c'est salaud pour le reste du public, mais en tant que fan hystérique de Wilco, je suis sûr que ça valait le coup. Ironiquement, Tweedy venait juste de mettre en ligne une vidéo où il chante "Is that the thanks I get for loving you" qui -outre son titre très approprié- le montre en pleine communion avec son public. La vidéo est extraite de son futur DVD live, qui sera disponible en streaming en entier les 23 et 24 Octobre, évènement à ne pas rater si vous voulez un peu de Jeff mais que vous avez peur des coups de poings. Jeu Rock de l'automne![]() 1) Identifier les six protagonistes photographiés ci-dessus : nom du groupe ou de l'artiste (ou d'un membre du groupe) et, pour la forme, l'une de leurs chansons. 2) C'est le plus simple : quel est leur point commun ? Identifier, parmi eux, un ou une intrus(e). 3) Citer, en lien avec ce point commun, un film très connu de l'acteur américain qui fait les gros yeux. (Un indice, dès à présent, pour l'homme en jaune : il a beaucoup d'Experience.) YouTube Underground, la nouvelle star 2.0 ?C'est désormais chose faite : tout le monde connaît YouTube, même ceux qui ne connaissent pas internet. Du coup, chez YouTube, ils se sont dit qu'ils pouvaient devenir Myspace.
![]() Evidemment, y'a plein de daubes. Mais il y a aussi Team Rockit, qui fait un clip marrant pour punk-rock mou. Les votes débuteront le 25 octobre. Suspense... Qui maîtrisera le YouTube ? Broken Social Scene, Hooked Up, Fucked Up & Coked Up !Posté par 2goldfish le 18.10.06 à 13:13 | tags : broken social scene, rock, vidéos musicales, web, youtube
Broken Social Scene va prendre des vacances. Leur tournée touche à sa fin, ils vont tous s'en retourner dans leurs groupes respectifs et cruellement ignorer le fait que je n'ai toujours pas assisté à un de leurs concerts. Peu importe, ils ont bien mérité un peu d'indulgence, et ils montrent qu'ils en ont conscience avec le clip de "Major Label Debut", un de ces montages aux allures de parade victorieuse. Le genre de truc que tout groupe finit par faire quand il est content de lui. Ca marche évidemment, parce qu'on est ausi très content d'eux, même si personnellement je préférais la version album de la chanson, avec son brouillard de drogues et l'ambiguïté du refrain, qu'on pouvait interpréter librement. Etait-ce "Im all, hooked up","fucked up" ou "coked up" ? Ne laissez pas cette version vous tromper, la question reste posée.
24 heures avec Bob Dylan XM Radio (une radio satellite à abonnement) a diffusé en mai dernier 24 épisodes d'une heure avec Bob Dylan. Nommée Theme Time Radio Hour, la série présentait discussions et diffusions musicales issues de la carrière et de la discothèque de Dylan (de Fat Domino à Prince) autour de 24 thèmes simplets et ouverts comme "le temps", "les voitures", "le whisky", "le Diable", "les chiens", "le téléphone", "le baseball" ou "les fleurs"... Autant de moyens détournés pour percer un unique mystère : Bob Dylan est-il la réincarnation de Jésus ? A mon avis, il y a une chance sur deux, mais il faudrait d'abord savoir s'il est circoncis. En tout cas, les gens commenceront à avoir des doutes au 24e siècle lorsqu'au détour d'une discussion, quelqu'un de mieux informé lâchera cette phrase déjà familière à nos oreilles : "Je crois qu'il n'est pas encore mort Dylan". Bref, les 24 émissions d'une heure sont disponibles sur ce forum depuis le 14 octobre, avec de vrais morceaux de Zimmerman dedans. Buvez mon son, mangez mes cordes, tout ça. Infratunes : un bel et bon au revoir ! Samedi soir, une bonne nouvelle allait de pair avec une moins bonne : le webzine Infratunes, dédié aux musiques alternatives (électro, rock, hip hop) annonçait par mail la fin de son aventure... et une soirée concert alléchante.Avant de partir en beauté, l'association nous a concocté un plateau post-rock / folk des plus pointus, servi dans l'écrin adéquat du Nouveau Casino. Les régionaux de l'étape, Les Clochards Célestes, ont immédiatement placé la barre très haut, avec un set tendu et nerveux, bâti entre improvisation et pulsations communes. Quatre musiciens pour un peu plus d'instruments - clarinette, clavier, basse, piano, guitare, trompette, batterie - nous ont superbement éblouis par leurs montagnes russes soniques, empruntant les chemins oubliés d'un Noir Désir sans amarres ("L'Europe", "Nous n'avons fait que fuir") ou les constructions labyrintiques de Godspeed, avec une concision nouvelle. Ample, efficace et évitant le piège de la prétention, leur musique (autoproduite) mérite certainement le détour. C'est sans heurt que succède la nouvelle égérie de Constellation, Carla Bozulich, pour une prestation... inoubliable. Parvenant à recréer sur scène l'énergie brute de son dernier disque, Evangelista, l'américaine fascine son public par sa voix profonde et inspirée. Elle part au contact de la foule, se perd dans une odyssée hasardeuse, s'accorche aux corps des uns et des autres en leur lançant des sourires énigmatiques. Entourée d'un girl band au diapason (orgue, violoncelle, basse), Carla Bozulich étire la peau de ses textes, ravages ses chansons à coups de silences et de cris, écrase son auditoire par ses incantations désespérées (?) à l'amour. La soirée s'achève (tôt) avec un Hrsta dont la formation réduite est compensée par la générosité et l'enthousiasme discret de Moya (membre fondateur de Godspeed dont il s'échappe très tôt). Une fois encore, les structures folks se déroulent à n'en plus finir, dans un style moins écorché que miss Bozulich malgré les injonctions puissantes de l'orgue de Brooke. Deux minis rappels, puis évacuation des lieux avant que le couvre feu ne frappe un public trop demandeur... Pour prolonger un peu la magie de l'évènement, vous pouvez écouter "Folkways Orange", par Hrsta. Diam's, Jamel, casting de rêve pour hip hop frelâtéLa leçon du jour de Diam's : Le mot "diamant" est une rime merveilleuse, qu'on peut utiliser par paquet entier sans problème. Preuve ci-dessus. (et un grand merci général à David Koresh !) Mark Gardener en Free Ride Je suis un inconditionnel de Ride et plus particulièrement de Mark Gardener, qui, au lieu de finir dans Oasis (comme son collègue Andy Bell), a préféré disparaître de la scène rock pendant quasiment une dizaine d'années. La vraie raison de son retrait serait, en fait, la conséquence d'une rupture amoureuse qui laissa le grand romantique d'Oxford au milieu de nowhere, sans une guitare à gratter ni une note à chantonner.Si les concerts donnés à partir de 2003 étaient sublimes, partagés, en France, avec Herman Düne et une recréation d'un best-of de Ride extraordinaires, ceux qui ont acheté, plein d'appétit, le disque Beautiful Ghosts en import, savent que c'est un album totalement raté. Certaines chansons qui s'annonçaient prometteuses en live ont été sabordées par une production désolante et un groupe d'accompagnement ampoulé et roccoco. Aussi des titres qu'on peut trouver plutôt appétissants et emballants dans leurs versions initiales, comme "Snow In Mexico", "To Get Me Through" (superbe) et "Magdalen Sky", donnent une indigestion dans leur version CD. Bill Racine, le producteur, a choisi pour cet album la seule production inadaptée possible, soit un mélange de synthés, de (fausses) trompettes et de tchiki-tchiki qui affaiblissent la voix éthérée et angélique de Mark. Si Ride était un groupe si précieux, c'est justement parce que la production et le son qui allaient avec étaient travaillées en opposition aux voix adolescentes du duo chanteur. En allant dans le même sens que Mark (aux paroles, il est vrai, en demi-teinte sur "The Story of the Eye", ou "Water and Wine"), Racine a ruiné tous ses effets, le propulsant à 37 ans et pour la 1ère fois dans le rayon "chanteurs ado niais et guimauve". Beautiful Ghosts, qui sort cette semaine, est donc à éviter à tout prix (je le dis en crevant de dépit), en espérant que cette débandade ne nous le fasse pas redisparaître pour 10 ans. Profiter des "goodies" du site de Mark est par contre une obligation, tant ce chanteur reste chaleureux, doué et accueillant. Edito électro mais pas trop : Trentemoller et Jean-Sebastien BachActu d'hier et d'aujourd'hui, tandis que Maxence nous effeuille la rentrée (des facs) électronique en trois disques sous le tendre titre de Laptops d'Autnomne, Flu publie un mini-dossier sur Jean-Sebastien Bach, sa vie, son oeuvre, avec du mp3 à déguster sur place.
Quid de Trentemoller, technoïde nordique qui a décidé de vous balader dans les contrées cauchemardesques de The Last Resort, son premier album sombre, tendu et exquis (pour peu que les ambiances à la Lovecraft soient de votre goût) ?Comment saluer le bon coup de James Murphy et Tim Goldsworthy, qui avec DFA Remixes Chapter Two ont réussi le pari de tirer un disque dansant et abouti d'un catalogue globalement merdique ? En direct de l'usine électronique Fabric, nous sommes légèrement en retard mais toujours conquis par le dernier opus de Fabric, mixé par les frères Thiefschwartz. Ils ont des noms étranges, ils sont allemands, mais leur came est bonne. Côté forum, venez draguer sur le forum des Pipettes (qui ne parle plus trop du disque), élisez vos disques de l'année 2006, le cannabis, avouez que c'est dangeureux (ou pas), sachez ce qu'il faut retenir de l'intégrale de Bach, et le Zune de Microsoft, il vous inpire quoi ? Bonne semaine sur Flu ! D'ici là, n'oubliez pas que "le progrès est l'oeuvre de gens paresseux qui cherchent un moyen plus facile de faire les choses." Jouer avec le feu, swinguer sur du gazCe truc s'appelle un tube de Ruben, c'est un tuyau métallique percé de trous réguliers dont une extrémité est reliée à une bouteille de gaz et l'autre à un haut-parleur. Les variations de fréquence produites par le haut-parleur dans le tube font déplacer les masses de gaz enflammées et donnent l'impression que les flammes dansent joyeusement. Enfants de moins de huit ans qui me lisez, vous pouvez très facilement faire la même chose chez vous et faire une surprise à maman et papa (et aux pompiers). Myspace Millionaires ? Ca n'était qu'une question de temps depuis l'annonce que les millions d'amis de Rupert Murdoch allaient pouvoir vendre leur musique directement à leurs autres amis. Il ne manquait plus qu'à apprendre qui allait faire le premier vrai hold up de Myspace. Les coupables sont donc les... Barenaked Ladies, qui ont vendu presque un million cent milles morceaux en une semaine. Bon, comme moi vous les connaissez peut-être juste de nom, mais ils sont Big In Canada paraît-il. Ils ont l'airs tout à fait recommendable, avec leurs chansons à 89 cents sans DRM et leur success-story sans maison de disque. Ils ont aussi sorti leur album sous la forme d'un CD et d'une clé USB, une drôle d'idée dont l'intérêt m'échappe totalement pour l'instant, mais, après tout, pourquoi pas ?Evidemment l'histoire est loin d'être aussi simple qu'on voudrait nous le faire croire: le groupe est sa propre maison de disque, certes, mais ils ont un long passé chez une major pour garantir leur notoriété, et puis de ce million de dollar, un peu plus de la moitié est allée dans la poche de Murdoch. Tout ça nous fait tout de même les avantages d'une maison de disque et une part (réduite) des inconvénients. C'est une très bonne nouvelle pour eux, mais ça n'est pas encore la révolution du marché qu'on espère. Ca y ressemble toujours plus que les Arctic Monkeys ou Lily Allen. Love is All - Make Out, Fall Out, Make UpLe bloggueur musical moyen souffre d'affections sérieuses du language : son vocabulaire ressemble à la database d'AllMusic, il balance compulsivement des liens et il surmonte le tout d'un titre presque rigolo. Alors pardonnez moi, mais il faut que je me sorte tout ça du système :
Petits Pains Suédois Pays Abba, nom chanson Butterfly Ball pastiche Beatles, clip David Lynch + Parallel Lines, musique Jesus & Mary Chain + Blur + Les Choristes. Oh, et puis il aime aussi beaucoup Youtube. Les feux de l'amour du rockPosté par Flyer le 13.10.06 à 17:25 | tags : marilyn manson, nine inch nails, people, rigolo, rock, vidéos musicales, web, youtube
Lorsqu'on est une rockstar et qu'on se rabiboche avec son meilleur ami qu'on vient de passer 4 ans à haïr, on le fait dans un clip morbide à souhait, dans un délire glauque et destructeur mêlant 50 perversions et plein d'autres rockstars qu'on déteste vraiment. Quand Nine Inch Nails applique la recette, ça donne "Starfuckers Inc."
"Starfuckers Inc." sort en 2000, dans le deuxième Cd de l'album The Fragile. Lorsque le clip est tourné, Trent Reznor vient à peine de se réconcilier avec Marilyn Manson, qu'il avait abandonné en plein milieu de la production de l'album Antechrist Superstar (1996) parce que Reznor et Manson, malgré leur génie d'alors, sont deux vrais casse-couilles complètement imbuvables en privé (exactement comme 2goldfish et Maxence). Par la suite, et comme le naturel revient toujours au galop, ils recommenceront à se détester. Trent Reznor se payera une profonde dépression alcoolique pendant trois ans et Manson deviendra une sorte de gotho-pouffe pour MTV après son premier (mais désormais habituel) grand ratage d'album : Holly Wood (In the Shadow of the valley of death). On dirait presque l'histoire de Pete Doherty et Kate Moss. Déjà l'hiver (avec Max Richter) Le 23 Octobre, le nouvel album de Max Richter sort chez FatCat Records ; il s'intitule Songs From Before. Le pianiste est connu pour au moins quatre faits radicalement différents : sa participation pendant une dizaine d'années à l'ensemble de musique moderne Piano Circus, sa collaboration sur l'album Dead Cities de Future Sound of London, son apparition sur In The Mode de Roni Size ou encore la prodution du dernier album de Vashti Bunyan !Pas encore débarqué sur le vortex YouTube : une vidéo promo est visible en streaming ici. Côté musique, c'est assez proche des ambiances recueillies d'Arvo Pärt, avec une épaisseur dans le son qui rappelle le collectif canadien Set Fire To Flames. La vidéo ne brille guère par son originalité mais reste pleine de poésie... Un final à la Gerry renforce par ailleurs la filliation avec la musique du compositeur estonien, utilisée par Gus Van Sant pour ledit film. Vivement qu'il neige ! Mono de Console : Ambiant en stéréo L'ambiant est décidément bel et bien de retour ! Après le one shot de One Second Bridge (duo ambiant-shoegazer latino chez City Center Office), les divagations de Christina Carter, le merveilleux For Waiting, For Chasing de Pan American (chroniqué sur Flu), les plages évanescentes de Donato Wharton, les fields recordings de Fennesz ou la réédition du mythique album de Conjoint (A Few Empty Chair, ambiant jazz spatial et électro, toujours chez City Center Office) et le succès grandissant de la collection pop ambiant de Kompakt (dont on reparlera bientôt avec l'album de Kaito)...Voici Mono de Console, soit le projet solo de Martin Gretschmann, sorcier du son, membre de The Notwist et acclamé auteur de Rocket In The Pocket et Reset The Preset. Même si Mono propose quelques ballades vocales éthérées ("Magnolia") d'une douceur insoutenable ("By This River"), il est surtout porté par ses paysages statiques à l'électronique discrète et nostalgique ("Hibernating", "City of Dog", "Formicula", "Lost in Sensation"...). Jamais (mono)tone, Gretschmann se permet même une pirouette puisque qu'il clôture son album par une reprise soyeuse et majestueuse du "Starpower" de Sonic Youth. Royale ! Console, Mono - (DiskoB / Nocturne) Danielson : Did I Step On Your TrumpetClip du soir, espoir. Plus d'info sur le film de Danielson et sur la petite famille. (c'est joli non ?) Damon Albarn aurait-il la gueule de bois ? Damon Albarn multiplie tellement les side projects qu'on ne sait plus vraiment quelle est son activité principale. En théorie, il est le chanteur de Blur, je crois, mais ça fait bien longtemps qu'on ne les a pas vus ensemble. Et puis il a annoncé la fin des Gorillaz, mais les projets pour le groupe continuent de s'accumuler. En fait, il ne s'est peut-être même pas rendu compte qu'il avait créé un nouveau groupe alors qu'il trainait avec deux-trois des types les plus cools du monde (Paul Simonon du Clash, Tony Allen, le batteur de Fela Kuti et son vieux comparse Simon Tong). Vous savez ce que c'est : vous sortez un soir avec des potes, vous buvez un peu trop et le lendemain vous vous réveillez avec un goût de cendrier dans la bouche et un contrat pour huit disques chez une major.The Good, The Bad and The Queen semble né ainsi. L'idée de sortir leur premier single le 30 octobre pour le "retirer" le lendemain montre déjà un artiste pas vraiment en phase avec la réalité de la musique actuelle : le titre fait déjà le tour des blogs, et personne ne remarquera sans doute sa "disparition" le 30 au soir. Il est sans doute un peu tôt pour se prononcer sur le groupe, mais pour l'instant tout fait penser à du Albarn en pilote automatique : référence à Clint Eastwood, effet interphone sur la voix et ambiance Ghost Town sans ska. Et puis on n'entend pas vraiment le super groupe qui est sensé l'avoir fait. Quelqu'un aurait un Alka Setzer ? Soyez gentils ! Théologie de comptoir : l'intérêt du libre arbitre, ce n'est pas de vous permettre de tuer votre prochain, mais de vous permettre de choisir de ne pas le faire. Le serpent qui a tenté Eve était en fin de compte très sympa. Certains croient même que Jésus et le serpent ne font qu'un. Permettez moi donc d'adopter une attitude christique en vous présentant Gopher, le vil outil du malin qui permet de télécharger les mp3 que vous convoitez sur Myspace, que leur auteur y consente ou non.Oserez-vous aller voler les mp3 du myspace de Marie Mai ? Aurez vous le coeur de prendre à ce pauvre homme ? Bon, comme je ne suis pas Jésus, je vais essayer de vous donner la bonne réponse le plus clairement possible : l'EP de post-rock qui fait saigner les oreilles de The Clauberg Opera est aussi téléchargeable gratuitement, grace au simple miracle de la générosité du groupe. Christina Carter et Donato Wharton : paysages de sons Membre fondatrice de Charalambides, Christina Carter offre avec Electrice, un très bel exemple de minimalisme électrique appliqué à l'art ancestral du blues et du folk. Ses longs morceaux (souvent plus de dix minutes) sont des paysages hantés, des souvenirs d'ouest sauvage et de déserts désolés. Même si, à l'instar du blues traditionnel, les plages ambiant de la guitariste ne doivent rien, ou presque, à la technologie moderne (si ce n'est l'art du mixage), l'auditeur ne peut s'empêcher de penser aux oeuvres électroniques d'un Eno ou de combos plus récents comme Labradford. Enregistré avec les moyens du bord, Electrice explore les possibilités des filtres et des effets (flanger, wha-wha, distortion…) proposés aux guitaristes depuis les années 60. Cela n'a rien d'original me direz-vous, mais tout l'art de Christina Carter tient plutôt dans sa façon d'hypnotiser l'auditeur, usant de sa voix et de son instrument afin de créer un espace sonore original, emplie de mélopées mélancoliques soutenuent par des volutes harmoniques étranges et désincarnées, à la façon d'un Fennesz qui n'utiliserait que des moyens analogiques. A contrario, le Body Isolations de Donato Wharton chez City Center Office, se situant pourtant dans le même champ musical - ambiant et improvisé -, est une pure œuvre de laptop music. Alors que Carter se cantonne aux techniques rudimentaires du folk acoustique, Wharton use de toute la technologie disponible pour créer ses tableaux vaporeux, à peine saupoudré de quelques accords de piano et d'un frottement de balais. Pourtant, des morceaux comme "Blue Skied Demon", seul passage chanté de l'album, s'ornent eux aussi de cette tonalité bluesy qui habite l'œuvre de sa consoeur. Une proximité étonnante si l'on considère la différence des techniques utilisées. Désormais discrète et loin des effets faciles, la technologie influence tout autant la façon de composer et d'écrire la musique (Christina Carter) que la façon de travailler le son proprement dit (Donato Wharton), tout en rapprochant des genres supposés antagonistes. Christina Carter, Electrice (Kranky - Differ-ant) Donato Wharton, Body Isolations (City Center Office/La Baleine) Luomo : Dub is in The House Retour de Vladislav Delay sous son incarnation house : Luomo, pas notre favorite il est vrai, et pourtant, le finlandais, spécialiste d'un dub filtré et éthéré fait de bourdonnements et de click (cf : Pole, Chain Reaction et consorts) tire largement son épingle du jeu avec ces tigres de papier (Paper Tigers étant le titre de cet album) bien nommés, sorte de gros chat dub qui voudrait se transformer en gracieux félin du dancefloor."En tant qu'influence, je crois que le dub est toujours présent. Comme le jazz . Pour autant il a toujours été clair pour moi depuis le début, qu'il était hors de question que j'essaie de faire du reggae ou du dub, dans le sens "traditionnel" du terme. C'est impossible pour un petit gars blanc comme moi avec un laptop comme unique instrument" déclarait-il modestement il y a peu, dans un entretien accordé au magazine M&CD. Et de fait, sur Paper Tigers tout commence dans l'atmosphère enfumée qui caractérisait ses productions pour le label berlinois Chain Reaction avant de s'engager sur la voie glissante d'une electro-house expérimentale ("Really Don't Mind", "Dirt Me"), dubby ("Let You Know") et parfois même commerciale ("The Tease is Over" le bien nommé, sous le charme avarié duquel il nous est bien difficile de succomber en effet), selon que sa compagne AGF, ou la vocaliste Johanna Iivanaien, interviennent. On préfèrera donc ici, les premières pistes ou les instrumentaux ("Paper Tigers", "Cowgirls"), même si l'ensemble porte la marque profonde de Delay : sa fascination pour l'espace acoustique et son amour de l'écho. Et même "Good To Be With" ou "Wanna Tell" avec leur léger parfum R&B explosé, se laissent écouter avec plaisir. Luomo, Paper Tigers (Huume / La Baleine) Qui êtes-vous ? Par où êtes vous entré ? J'appelle la police ? Comme à la même époque l'année dernière, le moment est venu du grand sondage Novatris sur Fluctuat.net. L'objectif ? Vous cliquez ici, puis vous traversez les questions diaboliques des sondeurs démoniaques au sujet de votre bateau en papier préféré, vous terminez le sondage (ça prend une petite dizaine de minutes), ce qui vous permettra d'en connaître un peu plus sur vous-même, et avec de la chance, vous pourrez empocher 1500 euros tout en rendant service à la terre entière.Bon, un peu plus sérieusement, le sondage Novatris est très important pour les web-magazines parce qu'ils s'agit de l'un des seuls moyens fiables de connaître la nature de leur audience. Nous savons à peu près combien de gens viennent sur Playlist, le magazine Fluctuat et tous les autres blogs qui composent la galaxie Flu, donc nous savons combien vous êtes. Mais nous n'avons que des suppositions sur qui vous pouvez être si vous vous intéressez à nos écrits. C'est pourquoi Novatris est si important, parce qu'il nous permet, et ce une fois l'an seulement, d'avoir quelques réponses claires sur cette question vaste et sans frontières : Qui êtes vous ? Evidemment, lorsqu'on pense aux annonceurs, on espère tous ici que chacun d'entre vous est un trader pété de thunes très intelligent avec un pouvoir d'achat exceptionnel marié à une top modèle suédoise, que vous êtes très éveillé aux nouvelles technologies avec une intense consommation culturelle, trois ferraris, un nez refait, un sourire Colgate à un million de dollars et votre propre boîte côtée en Bourse.M'enfin, on y croit pas trop, mais on vous aime quand même ! A vot' bon clic, messieurs dames ! Bowie par les dentsOn trouve de tout sur YouTube. Même une analyse de la relation au succès de David Bowie... par les dents. Karoshi Pete au repos Ca fait un bail que nous n'avons pas fait un Point Pete et cela s'impose aujourd'hui, tant l'actualité du jeune chanteur des Babyshambles est riche et chargée en news. Côté réchauffé, quelques infos en vrac pour ceux qui ont raté les précédents épisodes : 1) Pete et Kate Moss roucoulent de nouveau. Ils envisageraient de se marier fin 2006 ou 2007. Pete a dit qu'il adorerait se marier sur le terrain et dans les vestiaires de son club de football préféré (Queens Park Rangers), sauf que le club n'y tient pas trop. La dernière fois où Pete est entré dans les vestiaires, les joueurs l'ont trouvé avec une aiguille dans le bras. Avec Kate, en tout cas, ça roule puisque la top model n'a jamais été aussi riche et célèbre et a réussi à chanter à plusieurs reprises son texte de la Belle et la Bête sur scène avec son chéri sans bredouiller. Avec un peu d'entraînement, elle pourra faire aussi bien que Jane B. et Charlotte G. 2) Pete a passé mi-septembre un second contrôle de pipi indiquant qu'il tenait bon. Aucune trace de coke, de crack ou de substances lourdes. Soit Pete a adopté la méthode Virenque et trouvé un moyen de rouler les médecins en beauté, soit il est vraiment sevré. Son séjour en réhabilitation dans une clinique huppée de la périphérie londonienne s'est achevé il y a une dizaine de jours et Pete s'est dit plus déterminé que jamais à gagner son combat. Côté news (quasi) fraîches ou presque fraîches, 3 choses sont à retenir : A) Les fans des Libs doivent savoir que Pete Doherty et Carl Barat ont collaboré à un single reprise des Clash ("Janie Jones") avec une vingtaine d'autres artistes. Le single, dont le bénéfice des ventes ira à la fondation Joe Strummer, sort le 30 octobre. Pete interprète tout seul en face B une version acoustique du titre. B) Pete a créé un incident avec son groupe d'accompagnement les Noisettes. Pensant les aider et faire un "effet boeuf", Pete a débarqué sur la scène en plein milieu du set des Noisettes et s'est accaparé toute l'attention du public qui l'attendait. Du coup, les Noisettes, dont le concert a été ruiné, ont plus ou moins insulté Pete (qu'ils ne connaissaient pas avant l'incident) qui a dû reconnaître qu'il ne leur voulait pas de mal. Tout s'est arrangé avec les excuses des Noisettes. C) Pete est karoshi. C'est la dernière news en date. Epuisé par les efforts physiques et moraux demandés par son sevrage, le chanteur décomposé et enamouré choisit d'annuler quelques dates avancées de sa tournée anglaise. L'annulation concerne quatre concerts qui devaient se tenir ces prochains jours (ce weekend et cette semaine). Pour le moment donc, les Babyshambles sont toujours programmés et annoncés le 13 novembre pour un concert à l'Elysée Montmartre dans le cadre du festival annuel des Inrocks. Les dernières photos de Pete clean et rond comme un chaton (ici, au saut du lit, tandis que Kate est sur un shooting) laissent entendre qu'il avait besoin de repos.Pavement revient ? Après le 10e anniversaire de Slanted & Enchanted, les slackers d'hier (et tricards d'aujourd'hui) auront une nouvelle occasion de se réjouir en novembre (le 7, pour être précis) avec la réédition DeLuxe de l'album Wowee Zowee sorti en 1995. Troisième album de Pavement, Wowee Zowee est une splendide collection de titres, certes un rien foutraque, mais qui démontre après l'excellent Crooked Rain, Crooked Rain et son embryon de tube indie "Cut Your Hair", que Stephen Malkmus est l'un des meilleurs songwriters de son temps, capable de composer à peu près n'importe quel type de chansons. L'album a été plutôt mal accueilli à sa sortie et peut être vu comme le moment où Pavement rate son entrée dans le grand monde. Alors que Crooked Rain (x2) bénéficiait d'une production mainstream, Wowee Zowee ramène Pavement à la case expérimentale. Les titres sont fragmentés, bizarres et souvent bâtis sur des constructions en escalier (style 3 titres en un, avec des montées et des descentes qui donnent mal au ventre). L'ouverture "We Dance" est sublime et donne le ton en trois minutes. On trouvera plus loin un incandescent et programmatique "Fight This Generation", inoubliable, et aussi essentiel que le "I Love/Hate Rock n' Roll" des Jesus & Mary Chain, le saisissant "Grounded", et l'élégant "Father to A Sister Of Thought".La réédition Deluxe est, comme la précédente, particulièrement savoureuse avec des titres tirés des singles originaux (le tubesque "Gangsters and Prangsters", par exemple) mais aussi des inédits et des versions live de pas mal de bons titres ("Heaven Is A Truck", "Box Elder"). Avec Wowee Zowee, l'un des meilleurs groupes du monde rate le coche du succès avec panache. Seconde bonne nouvelle pour les slackers, les rumeurs de reformation du groupe commencent à courir même si Mark Ibold, qui accompagne Sonic Youth en tournée, a laissé entendre que Pavement ne se reformerait que pour fêter son 20e anniversaire (soit en 2012). Les deux hommes, Ibold et Malkmus, se sont retrouvés sur scène lors d'un festival. On voit ici Malkmus sur un titre récent lors de ce rendez-vous. Steve West est prêt à rempiler. Spiral Stairs n'est, quant à lui, pas encore complètement convaincu de son absence de génie créatif. Les cinq Pavement devraient néanmoins rejouer ensemble pour le mariage de leur leader, qui aura lieu avant la fin de l'année (et le 1er anniversaire du bébé ?). Tom Waits et ses deux orphelinsJ'ai beaucoup hésité ce matin pour choisir entre les deux news d'importance mondiale qui sont tombées en urgence sur mon bureau, en direct de notre correspondant immigré clandestin déguisé en clochard au Rockefeller Plaza à Manhattan. Devais-je ouvrir ma semaine sur Playlist en vous parlant du nouvel album de Tom Waits, Orphans, un double CD à venir en novembre et qui éveille notre curiosité, comme toutes les annonces concernant les sorties du vieux Tom ? Ou devais-je vous avertir qu'un bac à glaçons LEGO, le fantasme de tous les fétichistes du froid et des briques emboitables, avait finalement vu le jour sur la surface de la Terre ?
![]() En attendant Tom... Nick Kent : le rock'n'roll, la mort dans l'âme Si vous n'avez jamais lu le chapitre que Nick Kent dédie aux Beach Boys dans The Dark Stuff - son livre sur la face sombre du rock'n'roll - dites vous bien que vous n'avez jamais vraiment écouté les Beach Boys. Les lignes que ce journaliste britannique mythique, aujourd'hui exilé en France, consacre à l'élaboration des chef-d'œuvres que sont "Don't Talk (put your head on my shoulder)", "Good Vibrations", "Surf's Up", "Cabine Essence" ou "Heroes & Villains", avec leur poids de douleur et de folie, transforme irrémédiablement l'écoute des dits morceaux. Une expérience vécue il y a peu, après une soirée bien arrosée, conjuguée à la lecture de Derrière la légende dorée des Beach Boys, où Kent arrive à faire passer une simple interview du Brian Wilson zombifié des années 80 pour une expérience à la David Lynch dans Lost Highway. Et même si l'histoire se termine plutôt bien (la renaissance de Wilson et l'éviction de son psychiatre-vampire, l'abominable Dr. Landy), on comprend mieux le sentiment de malaise qui nous envahit à l'écoute de certains morceaux, comme les épuisants délires psychédéliques glauques de "Mrs O'Leary Cow" sur Smile, ou la deuxième partie de "Heroes & Villains" quand le Beach Boys en chef ralentissait les voix de ses partenaires, reproduisant ainsi le sourd grognement qu'il entendait dans sa tête. Brrr, j'en frissonne encore. Et tout le livre de Kent est de cette trempe. Entre les divagations terminales de Syd Barrett, la "sympathy for the devil" de Sly Stone, le roman cramé de la vie de Jerry Lee Lewis la chute de Brian Jones, les années noires de Lou Reed, les mutilations physiques et psychologiques d'Iggy l'Iguane, la mélancolie du seigneur Morrissey, l'extase chimique et autodestructrice des Happy Mondays, le suicide de Kurt Cobain ou la rage d'Eminem, Kent narre une histoire "secrète" du rock, qui n'a plus rien de secrète puisque ces tragédies en sont l'essence même, mais les habille surtout d'un aura de défaite magnifique et inimitable. Un livre qui, comme le déclare Iggy Pop lui-même dans la postface, "donne envie de réécouter l'oeuvre complète des artistes dont il est question". Nick Kent - The Dark Stuff, l'envers du rock (Naïve édition) Gorge Profonde German Slut XXX Hardcore LoL
Y'a-t-il un Dr Carter dans la salle ?
Eels comme un canardMC Honky, DJ de Silverlake en Californie, fut l'avatar imaginaire utilisé par E, le leader chanteur de Eels, pour sortir l'album I am the Messiah en 2002. A l'époque, Eels avait engagé un acteur pour jouer MC Honky en première partie du groupe et faire croire que lui et E étaient bien deux personnes distinctes. En tout cas, voici "Sonnet No. 3 (Like A Duck)" qui un un clip rigolo.
Guerre de pochettesLimewire Strikes Back "Le but était simple : détruire tout service en ligne de distribution de musique qu'ils ne possédaient ou contrôlaient pas, ou les forcer à travailler avec eux selon des termes exclusifs et/ou anticoncurentiels pour limiter - et finalement contrôler - la distribution et la tarification de la musique digitale, tout ça au détriment des consommateurs. Ce cas n'est qu'une partie d'une bien plus grande conspiration moderne visant à détruire toute innovation que les détenteurs de contenus ne peuvent contrôler et qui perturbe leur business model historique"Et aussi ils ont inventé une machine à laver qui ne tombe jamais en panne et une voiture qui roule à l'eau, l'homme n'a jamais mis le pied sur la lune et on essaye de nous faire croire que Chris Conty n'existe pas et que les Scissor Sisters sont en fait des tueurs à gages au service des majors. Limewire va peut-être un peu loin en parlant de conspiration dans sa contre-plainte déposée contre la RIAA, mais c'est ainsi que la justice fonctionne paraît-il. La requête de Limewire n'est en tout cas pas infondée : elle reproche à la RIAA d'avoir refusé l'accès à ses bases de données, qui permettraient le filtrage des fichiers illégaux qu'elle demande. Limewire a dévelloppé son propre système de filtrage, mais clame que la RIAA tente de le forcer à adopter la solution iMesh, une société fondée par un ex-dirigeant de la RIAA. Bon, bien sûr, ce genre de petite magouille n'est rien comparé aux mensonges de la NSA sur l'origine extra-terrestre de Ben Laden, mais ce n'est pas une raison pour fermer les yeux, et surtout ça fait plaisir de voir une victime de la RIAA riposter, pour une fois. It's Showtime, folks !Si la Starac' avait des couilles, elle ressemblerait à ça : la scène d'ouverture d'All That Jazz, la meilleure comédie musicale au monde, et peut-être aussi le meilleur film. La musique est de George Benson, les images de Bob Fosse. Palme d'or à Cannes en 1980, mais peu importe : quiconque est tombé amoureux d'Astral Weeks ou d'In The Aeroplane Over The Sea le sait : un chef d'oeuvre se reconnait dès la première seconde.
Graph Theory : Violon Dingue C'est une expérience pour les internautes multiples à destinations des joueurs de violon ou de violoncelle accros au cyber et à la musique aléatoire. Graph Theory vous permet de naviguer entre 61 boucles de violon(celle), en sautant de l'une à l'autre, et crée en direct, à partir des participations des internautes, une partition à destination de nos amis à cordes, pour qu'ils s'en servent selon leur bon vouloir.Chaque boucle nous offre à chaque fois trois ou quatre possibilités pour continuer la composition aléatoire, laissant le choix d'accélérer, ralentir, monter ou baisser le ton de la composition. Les participations sont ensuite amalgamées, retraçant le parcours moyen des internautes au sein du site et générant en temps réel pour nos musiciens : la partition pour violon, et celle pour violoncelle. Au final, ça ne mène pas à grand chose, mais ça laisse intact le plaisir d'aller nulle part en se tenant tous par la main virtuelle. Soyez contre la torture. Pendant 50 minutes. Le 30 octobre prochain, nos amis les amateurs de bière tiède, de monarchie représentative et d'hygiène dentaire aléatoire (les anglais), sortiront une compilation de 50 titres composés par autant d'artistes bien établis comme Daniel Johnston ou barrés comme The Hot Puppies ou non signés comme pas mal des 48 autres. Chacune des chansons durera 1 minute tout rond, ce qui donnera un disque de (sortez les calculatrices windows) 50 Minutes, terme qui est aussi le titre du disque. Les bénéfices seront reversés à la Fondation Médicale pour le Soin des Victimes de Tortures.Quelque morceaux sont à écouter sur le site du disque, et ça se défend, ça passe du hip hop à la folk à l'indie sans transition mais sans malaise non plus. Et puis ça devrait ne coûtera qu'autour de 8 ou 9 euros, le genre de prix qui pourrait faire baisser le piratage de masse. Personne n'aime ZuneLa petite vidéo du matin, c'est cette parodie façon iPod du Zune, le prochain lecteur mp3 de Microsoft. C'est bourré de mauvaise foi, c'est gratuit et méchant, mais que voulez-vous, j'ai trouvé ça marrant comme bashing.
Chris Conty existera, que vous le vouliez ou non Van (une gentille Corse) qui s'occupe du blog télé flambant neuf de Flu en a déjà parlé par ici : Canal + se la joue Woody Allen en proposant ce soir un vrai-faux documentaire sur un musicien décisif, une influence majeure mais oubliée de l'histoire musicale... et qui n'existe pas, comme dans Accords et Désaccords. Chris Conty, chanteur de variété, punk-rockeur à ses heures, est l'avatar choisi par Canal pour personnifier le fantasme du pionnier que tout le monde respecte et connaît. Sauf vous.Faux sites officiels, faux blogs, faux sites de faux fans... Mais en octobre, si tout se passe bien, c'est une vraie compile de Chris Conty, qui coûtera vraiment 17,53 € payables en vrai argent qui sortira de votre vrai portefeuille qui sortira dans le commerce le 9 octobre. Elle s'appellera Tout Recommence. Faux chanteur, vrai-faux délire, vrai marketing. Edito CataPosté par Flyer le 04.10.06 à 14:14 | tags : bonnie prince billy, édito, électro, flu, folk, hip hop, news, web
Des changements se profilent à l'horizon sur la rubrique musique de Flu. Tout d'abord, un gros dossier sera bientôt publié sur Raphaël, ce jeune talent qui allie avec tant de grâce la poésie d'un coeur blessé avec la beauté triste d'un nouveau Rimbaud, sans conteste l'une des plus talentueuses révélations de la nouvelle scène française ! Puis nous reviendrons plus en détail sur le comeback de Renaud, plus fort et ironique que jamais et prêt à nous défricher les oreilles de son bagoût provocateur. Enfin, Tribal King remet le R'n'B français à l'honneur, avec leur tube "Façon Sexe", les alsaciens se positionnent comme l'avant-garde du mouvement dans l'hexagone. On attend de leurs nouvelles avec impatience !
... Non, je rigole. On pense exactement le contraire. Par contre, on a réellement procédé à quelques remaniements de la Fluzik sur le mag, pour l'instant, ça se traduit par trois mini-dossiers. Primo, Comment réussir un disque revival ? Avec les conseils à retenir des professeurs Cassius (mauvais) et Scissor Sisters (bons !).Secundo, une petite revue de l'actualité du Hip Hop Déviant en quatres albums, avec un focus sur celui de DJ Shadow, qui nous a (comme pour beaucoup de monde) plutôt déçu. Préférez réviser votre anatomie avec le Docteur Octagon. Et tertio, après la disco, la house, le hip hop et l'électro, petit retour aux sources avec le sujet de la semaine, la Freak Folk, dont deux dignes représentants nous présentent deux faces complètement opposées, au formalisme douceureux de Bonnie Prince Billy, nous avons choisi d'opposer le songwriting joeusement baroque d'Akron/Family. Restez branchés ! De bien belles choses sont en préparation. Côté forum un sujet qui en intéressera plus d'un : - "Comment planter ?" Ah ben oui, la musique, c'est aussi des sensations. - On avait déjà "La techno est-elle morte ?", nous avons maintenant un long "Manifeste pour une techno qui se survit à elle-même". Lapin compris. - "1993, année essentielle du rap", pourquoi pas ? En tout cas, l'année a de bons arguments. - "Le Hip Hop en vrille" et la "Freak Folk", nos deux forums thématiques de la semaine, auraient bien besoin de vos avis éclairés pour grandir et devenir beaux et intelligents. Chinese Democracy enfin ?Il semblerait qu'Axl Rose des Guns N'Roses aient décidé de changer d'orientation (encore !) pour, Chinese Democracy, l'album le plus en retard de l'histoire du rock (attendu depuis 1992 tout de même).
En tout cas, c'est ce que laisse penser cette vidéo, filmée en cachette pendant les répétitions live du groupe devant un parterre de happy few. Etonnant, non ? Avril Lavigne, artiste dadaPosté par 2goldfish le 03.10.06 à 15:15 | tags : people, punk, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Avant de tomber sur ce petit chef d'oeuvre de Youtube via Stylus Magazine, j'avais presque oublié a quel point "Sk8ter Boi" d'Avril Lavigne est une chanson formidable. Elle avait déja fait des merveilles avec son premier single "Complicated", qui pointait du doigt l'échec du féminisme en transformant le punk en la plus innofensive des musiques, une bande son pour des jérémiades de petite fille gatée. Les Slits se sont tellement retournées dans leur tombe qu'elles ont fini par en sortir."Sk8ter Boi", son second single, sera pourtant son coup de maitre. Rien que son orthographe annonce de grandes choses. En quelques vers "He was a boi / She was a girl / Can I make it anymore obvious ?" elle renvoie les Ramones de l'autre côté de la barrière du minimalisme lyrique. L'histoire qui suit est d'une innocuité indigne du pire teen movie. Avril est l'alpha et l'omega de la "Teenage Lobotomy". "What more can I say ?" demande-t-elle encore, dans sa quête desespérée du toujours moins. Les Sex Pistols n'ont jamais été aussi nihilistes. C'est une attaque en règle contre le sens, l'intelligence, la civilisation. On pourrait arguer qu'Avril n'a jamais eu conscience de tout ça mais cela importe finalement peu : en art, seul compte le résultat. "Sk8ter Boi" est à la fois un morceau sauvagement désespérant et un truc zen, le son du vent s'engouffrant entre une paire d'oreilles. Entre des millions de paires d'oreilles. Ce clip réalisé par un fan d'Avril et des Sims en est la parfaite illustration, avec son interprétation purement littérale des paroles. C'est un apperçu d'un monde qui ignore le second degré. Un monde où la notion même de degré n'existe plus. The Presets : Sweet electrochocBon ok, on est un peu en retard sur ce coup là (l'album dont je vais parler est sorti le 28 août), mais Playlist n'est pas le rendez-vous de la hype, hein, je vous en prie ! Surtout qu'écouter un disque - et en parler - demande une certaine dose de motivation. Or, ce week-end, en manque d'electro sensation à la Depeche Mode, je tombe sur l'album de The Presets, présenté comme une suite de "ballades electro mélancoliques à la sauce industrielle". Sois, me dis-je, c'est mon truc aujourd'hui.
![]()
The Presets - Beams (Gigolo/Nocturne) Al Green for a day
L'ami flyer étant dans sa période soul revival, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous (et lui) cette vidéo d'Al Green. A l'heure où la soul est en passe d'être ré-habilitée par le biais du R'n'B commercial et des pseudos soul lovers (et en l'occurence ici, "suckers"), qui vident ce genre si riche de son sens pour en faire un produit de supermarché assimilable par un public blanc et bien pensant, il est - comme qui dirait - pertinent de citer les paroles de Dr. Octagon (encore lui !) dans son morceaux hommage à "Al Green", justement : "Are you mother fucker try to be Al Green ? In one fucking a week ? Soul sucker, pack your shit." Encore une bonne raison de se ruer sur le dernier album du bon "docteur" et de visionner toutes les vidéos d'Al Green, ce héros, sur YouTube.
Tremblez, les Gothic Archies reviennent Sans doute pour pouvoir sortir au moins deux disques par an sans avoir l'air de nous étouffer, Stephin Merritt a plus d'alias que Prince et Damon Albarn réunis. Sous le nom de Gothic Archies, il n'avait jusque là sorti qu'un EP en 1997. Sans doute le seul disque au monde de gothic-bubblegum, avec des titres outrancieux comme "The Abandonned Castle of My Soul", The New Despair semblait avant tout une petite blague auto-parodique de la part d'un auteur habitué à s'appitoyer sur son auto-appitoiement. Comme j'aimerais toujours croire à ce doux mensonge...Ne m'en voulez donc pas lorsque j'aurais brisé la douce ignorance qui est la votre, mais je ne trouverais pas le sommeil tant que je n'aurais pas partagé ma terrible découverte. Les Gothic Archies sortent de leur tombe en ce terrible mois d'octobre pour hanter à nouveau vos cauchemars et discothèques avec une série de chansons enregistrées pour illustrer les livres audio des Aventures des Orphelins Baudelaire. Ces chansons vont être rassemblées pour l'horreur des grands et petits dans un disque intitulé Tragic Treasury : Songs From A Series Of Unfortunate Events. Avec des titres aussi terrifiants que "Smile ! No One Cares How You Feel", on est glacés d'apprendre de la bouche de Merritt que son "message d'horreur et de malheur a été fidélement tiré de sa vie" et que, comme il le confiait récemment à l'auteur des livres, "mon plus grave souci n'est pas que des enfants ou au d'autres sifflent ces mélodies, mais que les paroles (ou ce qui à première vue passerait pour des paroles à l'oeil inaverti) pourrait pousser les auditeurs sensible a un suicide prématuré et violent... ou tardif et violent, ce qui est pire".On le voit, il n'est plus questions de rire, et dussiez vous - malgré ma plus ferme opposition - écoutez quelques morceaux sur le Myspace des Gothic Archies, je ne peux que demander à votre famille faire preuve de clémence pour un pauvre blogueur, lui même tremblant encore au moment où il écrit ses lignes. Moby n'aime pas Georges W Bush![]() "Nous ne sommes pas votre pute bon marché, à venir sonner dès que vos sondages tombent dans les chiottes."C'était Moby, le 10 septembre 2006 sur son blog. La veille de la venue officielle de Georges W Bush, pour le cinquième anniversaire des attentats qui ont transformé un pays qui s'occupait essentiellement d'une petite fellation de président en pays soucieux d'abattre des tyrans sanguinaires dans des pays géographiquement nébuleux. Ryan Adams, rétro-passéiste On ne s'en souviendra bientôt plus mais il y avait un moment en 2001 où tout le monde croyait en l'avenir de Ryan Adams. Il venait de sortir le monstrueux Gold et la chanson "New York, New York" avait reçu un coup de pub terroriste inespéré. Les Strokes devait être les nouveaux Rolling Stones et lui le nouveau Dylan. C'est le genre d'histoires que les vieux rock critics racontent au coin du feu pour tenter de faire rentrer un peu de plomb dans la cervelle de la jeune garde. Pourtant Adams avait la crédibilité alt-country du groupe Whiskeytown derrière lui, qui sans doute était tenue pour l'équivalent des disques pré-Bringin' It All Back Home de Dylan. Retrospectivement, la logique derrière ce processus nous échappe mais à l'époque il ne faisait aucun doute qu'un double album de folk-rock rétro 70's devait forcément mener au succès planétaire.Depuis, chaque nouveau disque a été comme un pied de plus dans la tombe pour Adams et passé le deuxième, ça commence à faire beaucoup. On ne se préoccupe même plus de le différencier de l'autre, celui avec un B. Il était connu pour ses coups de gueules et ses messages d'insultes laissés sur les répondeurs des critiques. Aujourd'hui pour attirer l'attention, il en est à transformer son site en vaisseau spatial rétro-futuriste avec pour bande son un rap oldschool volontairement ridicule. "Hé, regardez, je ris avec vous, je fais exprès d'être mauvais" semble-t-il vouloir nous dire. Mais il ne peut nous empêcher d'y voir la métaphore parfaite de sa carrière, dont le futur s'est envolé, comme une voiture volante de l'an 2000. Courtney Love choque-t-elle encore quelqu'un ? Respectant à la lettre son voeu secret de ne jamais faire la moindre chose qui pourrait être considéré comme "classe" ou "de bon goût", et pas seulement dans sa musique, Courtney Love a posé pour la couverture du bouquin de David Lachapelle en compagnie du cadavre déterré d'un sosie de Kurt Cobain, lui même nouveau sosie officiel de Jésus. Evidemment pour une fois c'est fait exprès, avec du "sens" et tout. La photo crie bien sûr "allez-y association chrétienne, faites moi un procès pour que j'explose mes ventes", et puis avec Lachapelle, c'est officiellement reconnu comme un commentaire sur l'obscenité de la culture populaire, pas juste un exemple.Les implications oedipiennes glauques de Love en Marie et l'assimilation Cobain/Jésus (sans doute l'un des pires phénomènes d'obscénité pop de l'histoire) devraient sans doute provoquer une petite nausée chez l'observateur, si seulement des années de Webcest ne l'avait totalement anesthesié. Il faut bien l'avouer, ça n'est que du mauvais gout très ordinaire. Peut-être l'internet nous a-t-il permis de voir suffisament d'horreurs pour nous débarasser d'ici quelques générations des artistes qui basent leur oeuvre sur le choc. Personnellement, je ne verserais pas une larme sur leur sort. Marvin en soloPosté par Flyer le 01.10.06 à 09:09 | tags : label, marvin gaye, soul, vidéos musicales, web, youtube
Hier, je parlais du duo Marvin Gaye / Tammi Terrell. Je reprend l'histoire là où je l'avais arrêté, avec What's Going On, un album extrêmement important pour Gaye, parce qu'il devait tenir le haut du pavé sur énormément de front à la fois : politiquement, socialement, émotionnellement, artistiquement, personnellement. Et ça marche. Ce qui est une performance incroyable pour un album écrit, composé et enregistré en 15 jours. Oui. 15 jours. Au moment où Marvin Gaye enregistre la chanson titre "What's going on", Berry Gordy, alors directeur en chef de la Motown refuse de sortir "ce truc démodé avec du scat à la Dizzie Gillepsy au milieu" en single. Tandis que Berry est en déplacement à Los Angeles, Harry Balk, un vétéran de la Motown, reçoit une copie du single par erreur et en tombe amoureux. Il joue le single partout dans la maison-mère mais personne ne l'aime, excepté Stevie Wonder.Quoi qu'il en soit, la Motown a besoin de sortir un disque de Gaye, mais celui-ci refuse de retourner en studio si personne ne sort son single. La Motown n'ayant pas d'autre matériel de Gaye, Harry Balk décide de sortir le disque sans en parler au grand patron. Quand Berry Gordy apprend ça, il devient dingue, rentre furax à la Motown, mais le temps que son avion atterrisse, la Motown enregistre une demande exceptionelle de réimpression du single, complètement épuisé dès le premier jour de vente. "What's going on" apparaît comme le plus gros carton de la Motown et l'attitude de Gordy change immédiatement. Il commande un album entier à Gaye, qui est sur le point de partir pour le tournage d'un film en Californie. Marvin regroupe ses collaborateurs en une dizaine de jours, et tous ensemble, ils entament l'écriture - rapide, précise, géniale - de l'album What's going on. *La vidéo ci-dessus enchaîne "What's going on" et "What's happening brother", une chanson inspirée du récit de Frankie Gaye, frère de Marvin, revenu de trois ans de service militaire au Viet Nam et constatant la misère de sa famille restée au pays. |
Discussions en cours sur le forum musique :
|