Archives > Novembre 2006The Roots live : dernière chance Ne voulant pas mourir idiot, je me suis rendu mercredi soir au Bataclan pour assister à la peformance des Roots, un des rares groupes de rap à travailler exclusivement avec des instruments, aussi bien en studio que sur scène. Connu pour ses live de haute volée, le band de Philadelphie n'a pas failli à sa réputation avec un show de deux heures sans temps mort (ou presque). Entre leur répertoire fourni (notamment sept albums studio), les solos endiablés de ?uest Love (batterie) ou Hub (basse) et quelques reprises bien senties en guise d'intermède (Iron Man de Black Sabbath , Jungle Boogie de Kool & The Gang , Seven Nation Army des White Stripes ...), il y en a pour tous les goûts. Ce que confirme l'éclectisme du public qui suit The Roots, aussi bien composé de B-Boys en sapes XXL que d'auditeurs de Radio Nova. A noter, aussi, la prestation du rappeur Black Thought qui déchire le micro du début à la fin, rappant même les couplets des invités absents de la tournée ! Tout ça pour vous dire que les Parisiens ont encore une chance, ce soir, de vivre cette expérience mémorable. Après trois soirées de folie au Bataclan, le band de Philadelphie investit en effet l'Elysée Montmartre, avant de quitter la capitale. Et il reste des places. Ceux qui habitent Lyon et ses alentours ont rendez-vous le 4 décembre au Transbordeur de Villeurbanne. Les autres peuvent toujours se rendre chez leur disquaire favori pour acquérir le dernier album des Roots, Game Theory. Indie Quizz ! J'ai un jour rencontré une femme qui collectionnait les éditions spéciales du Trivial Pursuit. Elle en avait sur tous les sujets., même sur le café ("Il est très difficile", me confiait-elle). Pourtant, il m'en manquait un où j'aurais pu briller du haut de ma culture si riche en excroissances insignifiantes de la culture populaire.Le label Disco Babel a entendu ma prière silencieuse et répondu en pondant son Indie Quizz. Ils me connaissent même tellement bien qu'ils ont fait une version spéciale "j'ai pas d'amis". Enfin ces centaines d'agures passées à lire Allmusic vont payer. Quelques extraits : "Quelle actrice française née en 1975 n'a pas sorti de disque ?" ; "Quel groupe n'a aucun effet ?" ; "Quel chanteur a fumé un joint sur le toit de la maison blanche ?". Comme il serait trop facile de tricher cependant, répondez plutôt à mes questions à moi : "Qu'est-ce que Jimmy Page a lancé aux deux groupies qui prenaient un bain dans sa suite ?" et "D'où vient le nom du groupe Arab Strap ?". Le gagnant repartira avec son poid en or pur. (merci à La Blogothèque) Jan Jelinek : Electronica Cosmique !
Jan Jelinek - Tierbeobachtungen (~Scape/La Baleine) Microsoft : Libre ? Gratuit ? Ca veut dire quoi ? L'un des gros arguments du Zune, c'est l'échange de fichiers directement d'un zune à l'autre via le Wi-Fi. Ca a l'air très bien dit comme ça, mais les fichiers partagés s'effacent automatiquement au bout de trois jours, et puis de toute façon il faudrait déjà trouver un possesseur de Zune avec qui partager, ce qui est loin d'être gagné.Mais après tout c'est ça la règle du jeu, se disait-on. Les morceaux achetés sur itunes ont aussi des DRM qui limitent la copie. Sauf qu'apparemment ce ne sont pas des DRM mais bien le Zune lui même qui effacent vos fichiers après trois jours. La différence est importante, parce que ça empiète méchamment sur le territoire des musiques dites "libres". Sans violer la lettre des licences Creative Commons, le Zune ne permet pas d'en respecter l'esprit. Du coup les gens de chez CC ont prévu une nouvelle clause à leurs licences, stipulant qu'il est interdit lorsqu'on partage un fichier licencié Creative Commons d'imposer des restrictions aux droits accordés par cette licence. En clair, ça veut dire que si vous partagez un morceau libre avec un utilisateur de Zune, vous serez passible de poursuites et (plus probable) Microsoft aussi. Ségolène version zoukLes nouveaux compagnons de la chanson ne jurent que par elle. Après Les Gars de la Royal, le trio Classe Affaires milite sur le web pour la cause Ségo. Sarko devrait contre-attaquer en clé de sol jeudi. Une énième chanson de campagne ? (merci Denis et Aimé)
Steeple Remove : Ambiances magnétiquesDès les premières notes de Thème 1 (ou de Love Machine présenté plus bas en vidéo) sur Radio Silence des français Steeple Remove, le mot magique est lâché : "Krautrock" ! Venu du fin fond des 70's, l'héritage des Popol Vuh, Can, Neu! et autres Faust n'a décidemment jamais été aussi vigoureux. A en juger par les multiples fransözich jüggernautes actuellement en activité (Zombie Zombie, Turzi, Aqua Nebula Oscillator…), il semble également vouloir prendre racine dans notre paysage musical francophone (et on ne sans plaindra pas). Actifs participants de cette vague de fond, Steeple Remove propose avec Radio Silence un bel exemple de néo-Krautrock. Gonzo Gazing, Radio Silence, Free Open Tune et un remixe exclusif de Desorient Express par Atom Heart sont disponibles à l'écoute sur le profil myspace du groupe. L'album Radio Silence, quant à lui, est entièrement écoutable sur son très beau site officiel. Lou Reed est Karate KidChouette, un DVD 5.1 de Lou Reed, live à New York ! Non, ça n'est pas une représentation de Berlin. Ni Metal Machine Music. Pas même The Raven. C'est bien évidemment un DVD d'art martial. De Tai Chi Chuan, plus précisément. Apparemment, ça implique beaucoup de lents mouvements dans le vide, sans doute pour éblouir son adversaire avec votre grâce.
Lou pratiquerait avec son maître Ren Guang Yi depuis plus de vingt ans, et aurait fait avec lui cette vidéo dont le maître est la vraie star, Lou se contentant de prêter sa voix, sa notoriété et un peu de sa musique pour l'aventure. Vous aurez le choix entre "de la musique lente pour développer votre concentration" ou "de la musique plus rapide pour vous donner de l'énergie" comme des Frosties. Le DVD est disponible depuis un mois et, loin de vouloir me moquer de ce bon vieux Lou je dis : pourquoi pas ? Dans l'attente des leçons de cuisine de Patti Smith et du fitness avec Tom Waits. (Via Pitchfork) La capote à 50 Cent Le rappeur / business man / gangsta 50 Cent se lance dans le marché du sexe, et prévoit de lancer sa propre ligne de préservatifs et de sex toys. "J'ai besoin de créer un préservatif 50 Cent, et une version motorisée de moi. Je veux faire quelque chose de populaire et de sexuellement excitant pour les femmes."Berk et re-berk ! Mais surtout, ce qui me paraît le moins vendeur, c'est qu'un mec avec 9 trous dans la peau veuille faire une capote à son image. Populous : Un grand soleil... électrique.
Populous - Breathes The Best E.P. & Queue for Love (Morr Music/La Baleine) La pop ne sauvera pas le monde George Michael n'a sans doute jamais entendu parler de KLF. Au milieu des années 90, Bill Drummond avec le défunt Kopyright Liberation Front, a brulé un million de livres sterling. Il aurait ensuite tenté de sauver le monde en allant planter une photo d'Elvis Presley au Pôle Nord. Lui même déclarait avoir échoué, et beaucoup d'autres disent qu'il n'a même jamais essayé, mais peu importe, c'était un magnifique résumé de tout ce qu'on attend et de tout ce qu'on obtient rééllement de la musique pop. Et donc George Michael, comme Bono et beaucoup d'autres, n'a pas retenu la leçon. Le 22 Novembre, jour anniversaire de l'assassinat de JFK, George a posé un piano à Dallas, à l'emplacement où se serait trouvé le second tireur selon certains conspirationnistes. C'est absurde, dit comme ça, mais ce n'était pas n'importe quel piano, c'était celui sur lequel John Lennon avait composé son célèbre hymne nihiliste Imagine. C'est tout de suite beaucoup moins absurde : c'est un message de paix.Aux dernières nouvelles, la guerre continue toujours et l'APAPA (Association Pour l'Assassinat des Présidents Américains) ne s'est pas élevée pour protester contre ce geste courageux. Une pop star complétement déconnectée de la réalité qui dépense un million et demi de livres pour un vieux piano droit ayant appartenu à une autre pop star déconnectée de la réalité et qui elle aussi voulait sauver le monde avec des chansons, ça devrait pourtant être la solution à tous nos problèmes, non ? Lorie change de style"On va vraiment s'enfermer en studio, évoluer dans la musique, dans les paroles, dans les textes..." Ok, vas-y montre... Ah ouais, quand-même... O_o (Flyer, reviens, ils sont devenus fous !) (Merci à Fred, notre homeboy zombie) Katerine spolie The Fall ?
C'est évidemment un scoop qui vaut au moins une dizaine de milliers d'euros compte tenu du succès actuel du titre J'adore (et je remets le son...), de l'apparition récente de Philippe Katerine sur le prime de la Star Ac' (prestation à la suite de laquelle l'évidence est venue à quelqu'un(e) de mon entourage) : le hit le plus original et fracassant du chanteur vendéen emprunte (ou sample, ou spolie ou plagie) sa rythmique architecturale sur le titre Jawbone and Rifle Man de The Fall.
Il suffit de faire un petit tour sur ces extraits (ici et là)pour se rendre compte des deux morceaux et être frappé par la coïncidence et la puissance du décalque. Si je n'ai pas reçu un chèque d'Universal d'ici le 1er décembre (me contacter via playlist), je lance Mark E. Smith sur la piste du Français et autant dire que, compte tenu de ses antécédents, il va en faire de la bouillie. Rock Your Baby ! J'ai pris un coup de vieux d'un coup. Il semblerait que la génération qui a grandi avec Nirvana, les Smashing Pumpkins et Radiohead est occupée à donner naissance à la suivante. Ouais, mes copains du lycée sont en train d'avoir des bébés, c'est terrible.Evidemment le marketing a réagi plus vite que moi et Baby Rock Records compte déjà seize albums à son catalogue. Le principe est simple : la société vous pousse à mettre l'emphase sur "jeune" dans jeunes parents et en tant que jeune, vous croyez que faire écouter Brahms au fruit de ses entrailles, c'est has been. Avec un curieux manque de sens commun, vous pensez que lui faire écouter Björk, ne l'est pas. C'est là qu'arrive Baby Rock Records avec ses albums de reprises des classiques "alternatifs" des 90's. Les partitions de Paranoid Android et Smells Like Teen Spirit sont réarrangées pour Glockenspiel, vibraphone, harpe et mellotron. Le tempo est ralenti et, théoriquement, ça suffit à en faire des berceuses. Evidemment c'est compter sans le fait que nous étions tous bien dépressifs dans ces années là (le contraste avec la joie de vivre forcée du top ten d'aujourd'hui est saisissant). En écoutant les quelques extraits sur le myspace du label, on réalise vite que ce n'est peut-être pas une idée d'associer les tous premiers souvenirs d'un enfant à des morceaux de Tool,aussi anodine en soit l'instrumentation.La Playlist de Bouddha
Jukebox Buddha (Staubgold/La Baleine) Tenacious D : les 6 premières minutes du musicalPosté par Daveinthehay le 24.11.06 à 12:24 | tags : rock
Love is not all you need “Cet album réunit à nouveau les Beatles, car tout d’un coup, il y a John et George avec Ringo et moi. C’est complètement magique.” Paul McCartney"On a créé un nouvel album des Beatles." George Martin Ca ne devrait étonner personne, Love a été grandement sur-vendu. On rappelle au distrait qu'il s'agit là d'un disque réalisé par Sir George Martin et son fils pour servir de bande son au nouveau spectacle du Cirque du Soleil. Ce qui transpirait des communiqués de presse était vrai : il s'agit simplement d'un album de remixes, voire juste de mashup. Maintenant qu'on sait ce qu'est ce disque, est-il bon ? Bah ! 78 minutes de Beatles, vous croyez vraiment que ça peut-être mauvais ? C'est vraiment une histoire de verre a moitié vide ou à moitié plein. Something est-elle meilleure avec un quatuor à cordes ? Non, mais elle n'est pas massacrée non plus. Ca a le mérite de changer un peu une chanson qu'on connait trop bien. Ailleurs il y a de vrais bons moment, comme Strawberry Fields qui se construit peu à peu à partir de la démo de John seul à sa guitare, comme au début du quatrième disque de l'Anthology, mais en plus fluide. Ailleurs, comme sur le mashup bancal Octopus Garden/Good Night qui illustre sûrement la partie "hommage à Ringo" du spectacle. Et puis les dix dernières minutes sont complétement ratées : rien ne peut passer après A Day In The Life. On ne s'en plaindra pas, la moitié psychédélique de la discographie des Beatles est à l'honneur. C'est le Cirque du Soleil après tout. On sent parfois une volonté de transformer l'oeuvre des Beatles en symphonie mais, bien plus souvent, ce qu'on entend c'est un mix pour soirée thématique Beatles. George Martin aurait voulu jouer à Brian Wilson mais finit Bob Ezrin (ce qui n'est pas si mal). En tant que bande son de spectacle, ce mix est une grande réussite. En tant que disque, c'est surtout un objet de curiosité que vous écouterez quatre ou cinq fois avant de le ranger à côté de Let It Be Naked. Rien de bien dramatique.A noter aussi : le son est bien plus propre que sur les CD honteusement archaïques des albums originaux. Il est aussi malheureusement surcompressé comme tout ce qui sort maintenant. La version 5.1 (que je n'ai pas pu écouter) s'en tire peut-être mieux. Ecouter Love sur TheBeatles.com Qui a tiré sur 50 Cent ?One Bank, One CardJ'hésite toujours. Ils peuvent pas être sérieux, hein ? Il y met tant de conviction pourtant. Et personne ne rit. J'ai eu beau me moquer de One par le passé, elle fait en fait partie des chansons les plus correctes de U2, et puis quoi qu'il en soit, utiliser un hymne anti-SIDA pour célébrer la fusion de deux banques, c'est sans doute ce qu'on peut faire de plus indécent de ce côté du viol de sépulture. Histoire d'en rire plutôt que d'en pleurer on peut aussi regarder le comédien David Cross, toujours dans les bons coups, reprenant cette chanson en première partie de Modest Mouse, accompagné par leur nouveau guitariste, un certain Johnny Marr. Bracken : l'électro venue des bois
Les frères Adams de Hood continuent après l'album Cold House, diversement accueilli par leurs fans de la première heure, de creuser leur sillon dans le champ électro-acoustique. Allié avec Alias et Why ? du label Anticon, Chris Adams fonde un nouveau groupe qui sortira un album en janvier, après un premier single Heathens, la semaine dernière. Le groupe Bracken (qui veut dire fougère, si je ne me trompe pas) a ouvert récemment son http://www.myspace.com/brackenmusic en y plaçant 2 titres sublimes. Le single, disponible uniquement en vinyl, est à l'avenant, proposant une électronique vocale mélancolique multicouches tout à fait convaincante. La voix de Chris Adams rappelle les harmonies de Mark Gardener sur les vieux Ride, tandis que le déluge sonore, doublé de nappes de cliquetis électro, de samples de cordes et cuivres (à moins qu'ils ne soient vrais ?) assemblés en cut-up expérimental, évoque un My Bloody Valentine qui aurait bien vieilli. Le tout est une musique susceptible de rallier à la fois les fans de Mogwai, de post-rock alternatif dynamique façon Tortoise premier âge et certains amateurs d'electro acoustique à la Aphew Twin. En clair, une électro emotive parfois un peu primaire (Casio sound ?) mais qui a un pouvoir d'évocation aussi riche que les travaux plus traditionnels des frères Adams. A suivre de près donc... L'album secret de Paul McCartney Ca semble tout de même ahurissant quand on pense qu'il était pratiquement la principale force créative derrière le plus populaire et le plus important groupe du siècle dernier, mais Macca a toujours besoin qu'on rappelle son statut d'avant-gardiste. C'est pourtant bien lui qui a le premier joué des bandes magnétiques à l'envers, qui a initié Lennon aux montages sonores façon John Cage qui inspirèrent Revolution 9 et l'album Two Virgins. Il a fait des albums d'ambient et de musique classique, plus tout un tas d'autre trucs... mais, bien sûr, il a aussi fait les Wings et Ebony & Ivory.En 1971, il a sorti Ram, de loin son meilleur album solo. Entre celui-là et son premier disque éponyme, on peut dire qu'il a inventé le Lo-Fi volontaire. Sans doute par esprit d'autocontradiction, il a aussi enregistré une version orchestrale de l'album, avec des accents swing jazz très easy listening. Dans l'emballement de la formation des Wings, le disque sera oublié et Macca ne le sortira finalement que six ans plus tard, sous le pseudonyme de Percy Thrillington. Sans promo ni explications, le disque sera largement ignoré et s'arrache aujourd'hui a prix d'or. La bonne nouvelle c'est que WFMU a tout l'album. Certes il n'est pas exceptionnel, ni tellement d'avant-garde, mais l'orchestration est souvent inventive, les compositions sont évidemment excellentes et, c'est surtout, un objet de curiosité sans prix. Le futur de la critique selon Pitchfork
Styrofoam digitalise Fat Jon... et inversement A ma gauche : Fat Jon, rappeur US, poids moyen du crew Five Deez. Il s'est notamment illustré au côté de Pole (rarement un site officiel aussi ZEN), a électrisé de quelques couplets le thème de Samourai Champloo quand il ne compose pas de la musique-pour-baiser sous le pseudonyme Maurice Galactica. Un aperçu de son travail se terre sans surprise chez myspace.A ma droite : Styrofoam, sorcier électro pop belge, catégorie mi-lourd, membre de l'écurie teutonne Morr Music (chez qui s'ébrouent les échines de Lali Puna, Notwist, Opiate, B. Fleischmann...) aux bidouillages apaisés et autres mélodies faciles. Le choc attendu ne se produit finalement pas sur leur effort commun, "The Same Channel". Comme le laisse entendre le titre (que l'on tordra volontiers dans sa traduction en "la même longueur d'onde"), nos deux compères ont déposé les gants de boxe pour tourner les potards de leurs machines, et explosent leur pads de boîtes à rythmes plutôt que de s'enfoncer les doigts dans les orbites. Ca donne une grosse poignée de titres où le fond syncopé du hip hop s'accomode fort bien de sa forme electronica. La rencontre n'est pas sans rappeler le clash Notwist / Themselves, qui avaient tout déchiré il y a deux ans avec le projet 13&God (un disque que je ne saurai que trop vous recommander !). C'est d'ailleurs cette comparaison qui éclipse partiellement la réussite de "The Same Channel". Sans renouveler l'inventivité folle d'un rappeur comme Dose One, Fat Jon assure les couplets de son flow posé, parfois rehaussé d'une touche d'agressivité contenue. Mais les interventions de Styrofoam au vocoder sont un peu trop systématiques (refrain, refrain, refrain...) et simplistes mélodiquement : au final elles ternissent quelque peu les compositions du duo. Cependant, le disque reste relativement passionnant d'un bout à l'autre, alternant les climats sombres (un trip hop sous respiration artificiel avec "The Middle") aux morceaux sautillants ("Scream It Out", léger et dansant, ou l'ouverture sur les chapeaux de roue avec "Acid Rain Robot Repair"). Les textures futuristes et kitchs - les synthétiseurs sont assumés, ma foi ! - s'inscrivent parfaitement dans la "morr music touch", une musique sans grandiloquente prétention, et voilée de cette mélancolie que l'électronica originelle a toujours prodiguée. Loin de se contenter d'un single gentiment bizarroïde au clip drôle (tient tient, le début me fait penser au dernier clip de Console... mais la comparaison s'arrête là !), le disque poursuit l'édification d'une pop moderne et subtile, forgée dans une matière électronique étoffée et brillament rimée. Styrofoam & Fat Jon - The Same Channel (Morr Music) Mogwai endort Zzzzidane
Le tout n'est pas vraiment un album ou même un EP de Mogwai mais bien une bande-son qui, si elle fonctionnait tant bien que mal avec l'image, est prise à part d'un ennui mortel. Des derniers Mogwai on retrouve ce mélange, identifié sous le terme de "post-rock", d'électro, de clavier et de guitare, qui permet un nappage d'ambiances cafardeuses tout en subtilité. Black Spider, le premier titre, fonctionne assez bien, laissant augurer une suite en crescendo. Las, les titres ronflants et qui sont la principale richesse de cet album (Wake Up and Go Beserk, I Do Have Weapons,...), ne déboucheront jamais sur autre chose que de longues plages dérythmées, étirées sans fin et qui sont privées de cet art de la progression (mélodique et sonore) qui fait de Mogwai un groupe passionnant. Si l'on excepte quelques montées d'adrénaline, sur Half Time (mi-temps) curieusement, et sur le titre 7:25, Zidane nous trimballe sur une morne plaine, à l'image d'un film qui regarde son dispositif technique plus que le jeu ou le joueur. La limite de ce portrait tient, en effet, dans son installation. En filmant uniquement Zidane (de près et même si c'est joliment fait), Gordon et Mogwai se coupent paradoxalement du lien du sujet avec l'équipe et son mouvement d'ensemble. Peu de violence ici. Peu de ruptures mais l'idée (fausse) que l'on assiste à un ballet dont le rythme est donné par le souffle du footballeur. L'orchestration symphonique du jeu menée par Zizou est ravalée à un état de pulsation qui s'il peut donner une bonne musique électronique, n'est non seulement pas en phase avec son thème, mais pas non plus la spécialité du groupe Ecossais. Il est probable que certain(e)s trouveront ce Zidane hypnotiquement sublime et d'une belle puissance chamanique. J'ai beau apprécier Mr Beast et Cody, les travaux de Mogwai les plus proches de cet album, ce Zidane marche sur la tête et sonne comme si l'on avait fait le portrait d'un vétéran de troisième division de district. Au lieu de ZZ, je n'entends que zzzzzzzzzzz.
Un jour, les dauphins domineront le monde Le propre de l'homme, c'est le rire. Et aussi la musique. J'ai toujours eu des doutes quand au premier. Après tout, qui nous dit que ce dauphin ici à droite n'est pas en train de rire de nous, avec un sens de l'humour animal qui nous échappe complètement ?Ce n'est pas tout, il semblerait bien que la musique ne soit plus notre domaine réservé non plus. Des scientifiques ont réussi à apprendre aux dauphins du parc animalier Disney de Floride à chanter le générique de Batman. Scientifiques, Disney, Batman : ce monde court à sa perte, oui, je sais. En tout cas les scientifiques ne sont pas sûrs que les dauphins apprécient vraiment la notion de "musique", mais ce sont les premiers animaux à nous prouver leur capacité à comprendre le rythme. Sachant qu'ils reconnaissent aussi le timbre, la note et la durée, ils ne leur manque (peut-être) qu'un petit truc dans le cerveau pour transformer tout ça en musique. Bon, si ni le rire, ni la musique ne sont le propre de l'homme, qu'est-ce qu'il nous reste ? Le meurtre. DC Recording loves funky robots ! Conçu avec l'aide d'Alain de la Mata et d'Yves Guillemot, mais concrètement débutée en 1987 avec la création du disquaire Vinyl Solution, l'aventure DC Recordings prend réellement son envol en 1995, à l'arrivée de J. Saul Kane (aka Depth Charge, Octagon Man, etc…). Depuis, le label britannique ne faiblit pas. A l'opposé total de la vague minimal actuelle, les robots-boys de DC Recordings s'affichent comme les spécialistes d'une électro décomplexée, bordélique et brut de décoffrage, rappelant le bon vieux temps d'Afrika Bambaataa, Kraftwerk, Neu!, Harmonia et du Paradise Garage. Pourtant, qu'il s'agisse du groove bourdonnant d'Andrew Meecham (moitié du duo Chicken Lips et actuel The Emperor Machine), de l'électro disco de Padded Cell (Richard Sen et Neil Beatnik), de l'electronica funky de Kelpe, des breaks massifs de Depth Charge ou des décharges d'énergies de Vincent Markowski , les artistes DC sont difficilement assimilable à un "genre" particulier. Seule passion commune, un enthousiasme non démenti pour les vieilles bécanes analogiques (émulateur EMS VCS3, synthés Roland System 100…) et les sons spatiaux et hypnotiques digne de Cosmos 1999.D'hypnose il sera justement question ici avec The Madness of Moth, un single de Vincent Markowski, ainsi que de Rocket Ride de White Light Circus ("nom de plume" de Dean Meredith autre moitié de Chicken Lips), deux E.P. d'exception qui font figure de décharges électro(trique) dans le petit monde de la "dance music" doucement bercé par le minimalisme ambiant. De Markowski on retiendra surtout la face B, un "False Flag" de plus de six minutes, au rythme implacable, hymne pour robots danseurs totalement hors du temps, avec ses breaks terrifiants et ses sons venus d'un passé proche, le tout soutenu par une voix féminine désincarnée. Description qui colle également parfaitement au "Rocket Ride" de White Light Circus, autre ballade au coeur d'un film de SF imaginaire, sorte d'électro-krautrock dont le remix en face B, par Emperor Machine justement, baignant dans un dub ondulatoire salement perché s'avère encore plus cosmique (à l'image de la pochette, chef d'oeuvre de kitsh retro-futuriste 70's) et franchement jouissif. A noter que tous deux sont à écouter sur les profiles myspace respectifs de DC Recordings (Vincent Markowski) et White Light Circus. Vincent Markowski - The Madness of Moth White Light Circus - Rocket Ride (DC Recordings / La Baleine) Take a Trip with Tom Middleton
Tom Middleton - The Trip 2 (Family Recordings/La Baleine) Dieu, ce connard Fergie, chamboultout style : "Je n'ai peut-être pas le genre de voix que vous aimez, mais je peux chanter. Vous ne pouvez pas me retirer ça, parce que chanter c'est un cadeau de Dieu, et quand les gens disent que je peux pas chanter, c'est un peu comme insulter Dieu". C'est pas que je crains de me faire foudroyer ou quoi que ce soit, mais je dois reconnaitre que Fergie sait chanter. Et pourtant j'aimerais vraiment, vraiment qu'elle en soit incapable. Pierre Mikaïloff : the Great Rock'n'Roll Swindle Le mouvement des impers gris bat alors son plein. Mélange de spleen adolescent et de désespérance romantique, il consiste à s'habiller en s'inspirant des vieilles photos représentants des scouts des années 40, à prendre de l'héroïne pour cultiver un teint blafard et à opposer une musique d'essence européenne à un rock américain issu du blues. Les plus zélés sont capable de citer au moins trois films expressionnistes allemands et laissent penser qu'ils ont lu Kafka. Pour comprendre cette morbidité il faut se souvenir que, de ce côté-ci du monde libre, la crise économique a commencé il y a six ans et déjà provoqué des dommages irréversibles. Quand on a dix-huit ans, on ne peut qu'être "cold" dans une époque "cold". On vient de découvrir qu'il y a un futur contrairement à ce qu'annonçaient les Sex Pistols, et qu'il pourrait bien s'avérer plus obscène encore que dans les pires romans de science-fiction. Pierre Mikaïloff, dans Some Clichés, une enquête sur la disparition du Rock'n'roll. A la lecture de ce polaroid after-punk teinté de mélancolie et de lucidité (ainsi que d'un soupçon d'angoisse existentielle), la question se pose : comment fait Pierre Mikaïloff pour si bien parler de la génération grise des 80's, celle des 30 - 35 ans (bon ok, presque 40…), celle encore du post-punk, de la new wave et des premiers éclats de rythmes 4x4 ? Facile, il l'a vécu ! A la manière cultivée d'un Alain Pacadis ou d'un Yves Adrien (dont il partage l'intérêt pour toutes les formes mutantes de disco), ces autres chantres désabusés et proustiens de la déglingue, ce complice de Jacno fait partie de la fratrie des "Dandy Rock" dont l'existence fut marquée du sceau du rock'n'roll (au sens large) mais aussi, et surtout, de sa lente banalisation et des stratégies mises en place par des artistes inventifs pour contourner cet état de fait. Dans Some Clichés, Une enquête sur la disparition du Rock'n'roll, il pose - entre autres - la grande question : "Au fil du temps, quid du rock ou de la variété ?" Alors que le rock s'installe depuis près de 30 ans en tête de gondole des supermarchés de Denvers à Chalon sur Marne et qu'il semblerait que les accords de quintes des frères Asheton soient en passe de devenir (une nouvelle fois) le Zeitgeist de notre époque, que reste t'il véritablement de cette culture autrefois rebelle et sauvage ? Par des exemples choisis (dont l'effroyable "I Was Made To Loving You" de Kiss) l'auteur brouille les pistes et floute les contours d'une "histoire du rock" aujourd'hui empesée par ses propres clichés et manquant parfois singulièrement de recul. Usant tout à tour de clins d'oeil à la science-fiction, au polar ou évoquant un pastiche de la "Carte du tendre", les 25 vignettes de Some Clichés jettent un regard acéré et ambiguë sur une culture qui n'a aujourd'hui plus grand chose de choquant (si ce n'est pour certains fans de Pete Doherty) mais qui procure pourtant toujours autant d'engouement et d'enthousiasme. Comme dirait l'autre : "Le rock est mort, vive le rock !" Some Clichés, une enquête sur la disparition du Rock'n'roll, de Pierre Mikaïlof (Coll. L'Ecarlate chez l'Harmattan) Retrouvez le également sur son profil myspace. Le retour des La's Cela nous ramène encore une fois très très loin pour beaucoup, moins pour d'autres, mais le retour sur une scène anglaise des La's au grand complet est un peu l'équivalent dans le rock indépendant de la récente reformation de Dinosaur Jr, du retour avorté des Stones Roses ou de la résurrection des Pixies. Comme un certain nombre avant eux, dans une sorte de classement aussi fiable et volatile que le classement ATP (le NME jouant le rôle de Fédération Internationale véreuse mais respectée) les La's auront été le meilleur groupe du monde pendant quelques mois en 1990.Auteur d'un album unique et sublime, les La's (supposée contraction de l'anglais "the Lads") sont formés principalement par Lee Mavers, chanteur compositeur, et John Power, bassiste meneur (c'est son vrai nom et ça ne s'invente pas). Comparés très tôt aux Beatles pour leur sens de la mélodie et leur son MerseyBeat (une batterie qui claque et des nappes de guitares folk), les La's de Liverpool deviennent la coqueluche de la pop anglaise (même Morrissey, fait rare, y sera de son compliment) avec une série de titres extraordinaires dont "Timeless Melody" et le célébrissime "There She Goes". L'enregistrement de leur seul album éponyme aura pourtant été un cauchemar : changement de line-up, valse des producteurs et pétage de plombs du groupe qui s'enferme à un niveau d'exigence jamais atteint. Finalement, l'album the La's sortira contre l'avis du groupe après un travail de remise en forme effectué par Steve Lillywhite. La sortie de l'album renié reçoit un vrai succès critique et s'enchaîne avec une tournée en 1991 et 1992 qui aura raison des forces du bassiste. Power, fatigué de jouer les 13 mêmes titres composés en 1986 (date de la formation officielle du duo), tire sa révérence et se lance dans l'aventure Cast, groupe mineur. Mavers jure alors de ne plus enregistrer quoi que ce soit avant que leur seul album soit recomposé selon ses voeux. Chose qui n'arriva jamais (malgré quelques tentatives de réédition remastérisée). Les La's et Mavers disparaissent jusqu'à quelques dates en 2005 puis en 2006, où 3 ou 4 nouveaux morceaux émergent. La sortie des BBC sessions, splendides et qui étoffent l'album originel, donne une juste idée de ce qu'a été la musique de ce mini-grand groupe. Les enregistrements sont brutaux, très rock, fougueux et plein de maladresses, démystifiant l'image d'un Mavers méticuleux et paranoïaque. A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, en attendant mieux ou pire ? Jan Jelinek : Pure Laptop Music
Certains d'entre vous avaient été favorablement impressionnés par l'extrait en mp3 de l'album Fourcolor de Keichi Sugimoto. Dans le même esprit, j'ai trouvé cette magnifique vidéo de Jan Jelinek sur YouTube, une très belle évocation de Berlin sur fond de musique doucement bleepée. Compositeur émérite de laptop music (la vraie, flyer, celle qu'on fait sur un portable, si tu vois ce que je veux dire...) depuis plus de 10 ans, sur les labels ~Scape, Mille Plateaux (dont on va fêter le grand retour !) et autres déviances numériques, Jelinek est l'un des artistes les plus intéressants de sa génération. Discret mais hyperactif, il officie aussi bien dans le domaine très intellectuel des musiques improvisées live ou des musiques pour installations, que dans celui du post-krautrock électronique (son avant dernier album Kosmisher Pitch), du jazz (Triosk) ou de la techno minimale. Son nouvel album, Tierbeobachtungen (à vos souhaits !) vient de paraître, toujours chez ~Scape. On en reparle bientôt…
Bad Vibes Un test sympa pour élire le son le plus pourri de la terre.Ca me fait penser à ce projet de Komar et Melamid, deux artistes russes qui avaient tenté de définir des canons picturaux par régions géographiques. De n'importe quel pays de n'importe quelle couleur... Zappa et moi (et vous ?)Très important : finir sur une bonne note. Profiter une dernière fois de ces pages pour rendre un dernier hommage. Si la musique, sa création, ses polémiques, son marché et ses industries sont effectivement des choses qui nous passionnent, nous dépriment, nous font prendre position ou doucement marrer, ne pas oublier qu'il ne s'agit que de théâtre au fond. Si vous êtes du genre à cliquer sur tout ce qui bouge, dont le bouton "lecture" ci-dessus, vous entamez l'écoute de "Hungry Freaks, Daddy", le premier titre du premier album de Frank Zappa, Freak Out ! Toute la force du bonhomme est déjà là, sur cet air qui pastiche le "Satisfaction" des Rolling Stones, balançant des attaques dix fois plus limpides que tous les rebelles de Monoprix à l'égard d'une société - à l'époque - en plein délire de gloire. Les Mothers of invention (le groupe de Zappa) savent à peine jouer, la critique sociale et politique des paroles est soutenue par un rock monté à l'arrache, à grands renforts de kazoos et de xylophones pour gamins, le résultat final est grotesque, le résultat final n'est pas un pastiche, le résultat final est monstrueusement intelligent. Rendre la musique au peuple, non mieux, à la lie du peuple, aux crasseux, aux sales, à ceux que tout le monde évite. Chez Zappa, le freak est intelligent dans son chaos, il porte un message libertaire en faisant flipper sa guitare. Sans se soucier de la célébrité, de la hype ou de la reconnaissance, Zappa tisse son oeuvre, tapant dans le dadaïsme et le Zeitgeist pour élever sa création. De la musique et de ses stars, il est l'observateur bizarre surlignant les outrances, d'autant plus nécessaire qu'il est rare et sincère. Du moment où il abandonne son travail de publicitaire pour rentrer dans la musique, Frank Zappa prendra pour mission de contrer la connerie et la superficialité du monde. Musicien 2.0, son groupe est entièrement participatif, Zappa fait garder ses mômes par ses groupies, utilise la folie créatrice de ses fans dans des projets innombrables, et chacun de ses concerts est une grande fête barrée et libératrice, où personne n'est starifié (bien au contraire)... Zappa est aussi un compositeur habile et doué, extrêmement éclectique, et son travail incarne à mon sens tout ce qu'on peut trouver de bon et de pur dans le rock et au delà. Modeste, génial, les deux pieds ancrés dans le sol et plaçant ses valeurs loin au dessus de lui-même, il a donné une voix sincère, forte et fascinante à la révolte permanente, quant à elle n'a de cesse de se faire violer et bafouer par quelques bouffons qui se font du beurre dessus en croyant à leur sincérité de façade. Zappa et les Mothers of invention sont un cirque, une galerie de monstres à guitare, des inadaptés moqueurs, mais une fois qu'on est allé les voir, qu'on s'est baigné dans quelques uns de leurs disques et qu'on a écouté leur vérité à l'oeil torve, une barrière est franchie, un nouveau monde s'ouvre. Pas un nouvel univers musical, mais toute la dimension bienveillante, libre et horriblement rigolote qui prend source dans tous les miroirs déformants de la planète.C'est tordu, mais c'est seulement avec mon dernier post que je vous lance clairement l'invitation qui m'a toujours tenu le plus à coeur. Entre-temps, c'était la charge du tag rigolo (checkez sa description). Merci à vous, du fond du coeur, bon courage pour la suite du voyage et tous mes honneurs à Maxence, Myosotis, 2goldfish et Daveinthehay Maintenant, puisque que je deviens horriblement larmoyant, voici "Broken Hearts are for Assholes". Babaille ! Zune ou Vista, il faut choisir Triste nouvelle pour tous les fans de Microsoft, qui achètent tous leurs nouveaux produits à la sortie (si, si, je suis sûr qu'ils existent). D'après ZD Net, les équipes développant le Zune (l'iPod des amis de Bill Gates) et celles qui s'occupent de Windows Vista (le remplaçant d'XP) ont oublié de travailler ensemble. Résultat, les deux produits sont incompatibles, alors que leur sortie aux Etats-Unis n'est espacée que de quinze jours. Microsoft a annoncé travailler d'ores et déjà d'arrache-pied pour régler le problème d'ici la sortie de Vista, mais une bourde comme ça fait tâche au moment du lancement de deux produits aussi importants.On est bien sûr tenté de faire du MS-bashing, et de rappeler toutes les bonnes raisons de ne choisir ni Zune ni Vista. Cependant sur le secteur du lecteur mp3, le rapport de force traditionnel entre Apple et Microsoft est inversé, et le Zune pourrait bien être l'outsider qui viendrait bousculer un peu le marché au profit du consommateur (même si ZD Net encore nous explique toutes les raisons pour lesquelles ils n'y croient pas). Radi007, cliquer n'est pas tuer James Bond, en plus du permis de tuer, des Aston Martin, des litres de Martini, des gadgets, des flingues et des belles gosses fatales et plantureuses, c’est aussi une chanson. Des orchestrations impériales de cuivres à la pop music en passant par la dance vulgaire, les génériques en Double Zéro ont évolué parallèlement aux époques et aux cahiers des charges de chaque production, les unes après les autres. Pas si étonnant donc de voir débarquer Chris Cornell, ex-Soundgarden et Audioslave, pousser la gueulante en ouverture d’un James Bond rénové, tout blond et tout musclé. Pour un retour musical intégral sur le plus célèbre des agents secrets : par ici la Radi007. Ce que je n'aime pas sur PlaylistMiroir, mon beau miroir, dis moi si je suis la plus belle... Certes non, et tu ne l'as jamais été.
Cela fait plus d'un an maintenant que je m'occupe du blog orange sur lequel vous promenez vos curseurs, et j'y ai appris de nombreuses choses... comme bloguer (important ça !), organiser du contenu, créer un rythme de publication et gérer les lubies cheloues de mes collabos. Pour autant, tout n'est pas parfait, et je me suis dit que ce serait une chose sympathique que de passer la main à mon successeur en tabassant Playlist.Tout d'abord, c'est dingue toute la mauvaise foi qui se dégage de pas mal de posts ici. Ah là là, j'vous jure, toujours prêt à balancer la pire vacherie sur des gens qui ne nous ont rien demandé juste pour étayer nos propos. De sales clébards qui font pipi sur les pantalons des passants qu'on est. Ensuite, c'est imbibé de YouTube ! Des trucs incompréhensibles qui servent à rien et qui nous inspirent sur le moment, et plus du tout deux minutes après la publication. C'est quand même un sacré cancer (ou cancer sacré) ce truc, ça s'attache une fois et ça finit par se reproduire dans tous les coins, multipliant les vidéos débiles à la qualité pourrie, histoire d'amuser la galerie et d'éviter la fastidieuse rédaction d'une notule. Il n'y a que deux types de raison de poster un Youtube : la trouvaille ou la fainéantise. Bon, faut avouer qu'on l'a pas toujours fait pour la première raison. D'autres fois, deux d'entre nous ont une fâcheuse tendance à faire juste semblant de parler de musique. Et bla bla sur le Web 2.0, et bla bla sur les iPods, et vas-y que je te cause de politique... Euh, c'est un blog musical ou quoi ? Il veut rien dire le titre Playlist ? Il n'y a que Maxence qui se tient à la ligne ? Enfin, quand il se la pète pas avec ses photos de soirées mondaines et son magazine star, hé hé ! Autre chose - que je n'aurai jamais osé dire en face à notre gentil graphiste - l'illustration en tête de page, elle est pas complètement sublime, hein ? Ce gros vinyle Playlist avec des trompettes, ça fait un peu pompeux, non ? "Tatatapaaam ! Bienvenue sur Playlist ! Avant l'ouverture de la chasse à la cour, vous sierez-t-il d'écouter - soyons fou - un peu de jazz manouche, cette fantaisie des pauvres ?". Ca y est, il me déteste. Ensuite, les billets bof-bofs, on en a notre lot comme tous les blogs. Mais c'est vrai que parfois, ça frise l'acharnement gratuit. Même quand c'est pour dire du bien. J'aurai préféré vous noyer sous les humeurs de Tom Waits, vous forcer à aimer les Bad Brains, et même pincer la langue fourchue de tous ceux qui tapent sur David Bowie. J'aurai voulu, finalement, que ce blog soit encore plus méchant et chiard, qu'il vous prenne encore plus à rebrousse-poil. C'était sans doute mon taf plus que celui de mes copains et je n'ai pas assuré l'équilibre machiavélique. Encore heureux que les peoples aient assuré ça pour moi. Vous savez, il y a ce blog, No Rock'n Roll Fun, un anglais qui passe sa vie sur les tabloïds pourris et qui est d'une mauvaise foi complètement ahurissante, une sorte de roquet insupportable mais plutôt très drôle. J'aurai voulu que les billets people d'ici aient l'acidité aigrie qu'il a le génie de rendre. J'adore. Voilà. On est un finalement un blog qui se promène un peu partout sans vraiment aller nulle part. Qui défend une certaine idée de la musique sans être certain de savoir laquelle. Comme pour l'Homme qui marche de Jirô Taniguchi, juste une flânerie aveugle, faîte de micro-évènements successifs, de notules sur tout ou rien. Au fond, Playlist ne compile pas tant une liste de morceaux à s'envoyer, mais plutôt une liste perpétuelle des grands rien et des petits tout qui nous rappellent pourquoi on l'aime autant que ça , cette putain de musique. ![]() Oh si, une dernière chose que j'aime pas, c'est les milliers de boulets sur les commentaires. Merci ! (^_^) Lasse, le smiley venu du froidRhaaa ! Lasse Gjertsen, le Norvégien qui faisait déjà mon bonheur sur le post "Garage à Beats", revient avec une nouvelle vidéo encore plus géniale que la première. Le mec ne sait jouer d'aucun instrument, si ce n'est d'un logiciel de montage vidéo, et réussit génialement à combiner des samples filmés de lui en train de faire un son pour créer des films excellents. Ici, comme dirait un les Yosh Nerims, "il y a un GAP entre les deux". Je vous laisse déguster !
There Is A Light (ukulele version)L'une des plus jolies chansons du monde, neuvième titre de l'album The Queen is Dead des Smiths, "There Is A Light That Never Goes Out" s'offre une mue étrange et plutôt réussie en version diaphane Ukulele. La chanteuse serait l'épouse d'un fan oeuvrant régulièrement sur le site de référence.
En 1986, le titre avait été pressenti pour une sortie single avant d'être doublé sur le fil, à l'initiative de la maison de disque, par "Bigmouth Strikes Again". Pour la petite histoire, la chanson aurait été en lien avec le film de James Dean, Rebel without a cause, dans lequel l'acteur fugue et quitte sa petite campagne en compagnie d'un "partenaire" au genre et aux intentions ambigus. Selon la légende toujours, le trio musical Marr (guitares)-Rourke (basse)-Joyce (batterie) aurait passé pas mal de temps en studio pour composer la musique, tandis que le chanteur Morrissey, à son habitude, glandouillait en regardant la télévision dans sa chambre à quelques encâblures du studio. En fin de matinée, une ébauche de la chanson aurait été livrée à la star. On suppose que Morrissey l'aurait écoutée rapidement sur un magnéto, avant de se pointer, en milieu d'après-midi, pour poser ses vocaux. Le tour de chant aurait duré moins de quinze minutes et deux prises. Dans la première, le vers principal était "There is a light in your eyes that never goes out". Dans la seconde (la bonne), le "In your eyes" disparaît, laissant libre l'interprétation de cette lumière. Ressortie récemment en single, le titre est l'un des grands moments de romantisme de l'histoire de la pop music, tant pour la progression des guitares et les cordes synthétiques, que pour les paroles où le "fugueur transi" exprime sa préférence pour une mort rapide dans un accident de voiture (sous un bus, un camion) aux côtés de son "choupinou" plutôt qu'un retour dans un monde où il n'a plus rien, ni personne. Après la seconde prise, Morrissey serait ressorti du studio sans rien dire, tandis que Johnny Marr aurait essuyé une larme. Certains exégètes (démentis par les intéressés) ont laissé supposer que la chanson était adressée par le chanteur à son guitariste favori. Billy Idol : OMG WTFDès qu'il commence à entonner White Wedding Christmas, on attend patiemment le moment où ils va quitter le mode swing façon Des Chiffres Et Des Lettres pour son habituel mode punk pour supermarchés, et là, surprise... Non, je ne vous dis rien, regardez. Irving Berlin, Bing Crosby et David Hasselhoff doivent se retourner dans leur tombe.
Ce que je n'aime pas sur les blogs musicauxLe blog est une chose extraordinaire. Voilà, c'est dit. J'ai l'impression de balancer un cliché de cinquantenaire ébloui par l'éclat d'une nouveauté déjà adolescente (ou d'être un homme politique), mais c'est la vérité vraie. Ils colportent parfois n'importe quoi, disent souvent des bêtises, mais dans le tas se planquent évidemment des pépites. Celles-ci, avec le temps, finissent légitimement par se détacher du lot et former une naturelle intelligentsia du Web. La "blogeoisie" (le terme semble être né sur Metafilter le 15 novembre 2000) s'est installée.
En musique, la tendance qui gangrène les blogs américains et commence à toucher la trentaine de blogs musicaux frenchy que je passe en revue chaque jour (merci le RSS !), c'est cette manie horripilante de chercher à créer du buzz, à dégoter des nouvelles révélations de rien du tout, à coller le dernier Youtube dont tout le monde parle, à la façon d'un NME sous ecstasy. En plus, David F a pris sa retraite.De nouveau en encore plus nouveau, les Mp3 (vite, vite, toujours plus vite) défilent jusqu'à l'indigestion, et au fil des semaines, les blogs finissent par s'harmoniser, se refilant les groupes comme des patates chaudes, et dans la grande famille semblent apparaître les prémices de dégénérescences consanguines. Sous l'envolée éclatante et méritée d'Arcade Fire, on s'est vu refilé les médiocres Clap Your Hands Say Yeah, tandis qu'au niveau marketing, l'explosion inattendue des Arctic Monkeys pavait la voie à un nouveau type de promo, hybride d'un web participatif couplé à la force de frappe des majors, dont Lily Allen fut la grande reine. La blogosphère s'organise de plus en plus autour de références phares, le plus souvent mises en lumière par des blogueurs américains. Ce n'est pas un hasard si toute la nouvelle scène pop américaine est couverte dans tous les sens par les blogs de l'hexagone. Playlist y compris. Peut-être l'explication est-elle culturelle, la France n'ayant jamais été un phare aveuglant l'univers en termes de musique (populaire, màj). Mais si "notre" blogosphère n'est encore qu'à un stade larvaire de cet état de fait, il y a des chances que la blogosphère frenchy suive l'exemple de son cousin toujours à la recherche DU buzz. Le blogueur américain moyen n'étant pas moins intelligent (ou stupide, c'est selon) qu'un blogueur français (géographie mise à part, d'accord...), et sachant que nous sommes la première puissance blogueuse mondiale dans leur sillage, la question de savoir pourquoi nos sources et nos buzz musicaux proviennent tant des anglo-saxons, tandis que notre pays se situe au confluent de cultures européennes extrêmement variées, mérite d'y chercher une solution. Et la réponse n'est pas simplement Beirut. Ce soir, Hey Willpower veut cruncker la Maroquinerie Il a du plomb dans l’aile le cliché selon lequel les indépendants voient leur vie en morose – et composent en conséquence. L'avenir du super physique est certes compromis, les revendications politiques se dissolvent, la rebel attitude s'estompe. Est-ce dû à l’avènement de la musique à domicile, à la curiosité jamais étanchée des mélomanes connectés, à une fuite en avant du type : "Je mourrai en dansant" ? L’underground s’empare comme jamais du mainstream, le maltraite de moins en moins… et s’amuse, tout simplement, en partageant une certaine vision positive. Dans l’ombre de ceux qui ont réussi – Hot Chip, Junior Boys ou the Scissors Sister – s’activent les futurs rois d’un dancefloor affolé par les nouvelles têtes.Il n’y a qu’à se balader sur le myspace de Hey Willpower ! (www), des ricains signés sur Tomlab (l’écurie de Final Fantasy ou Niobe), pour confirmer ces propos. On y trouve du Cure tout joyeux ("Hundredaire"), un duo avec Annie au zeste salace gommé par les chœurs faussement enfantins ("Chewing Gum"), du crunk mimi largement plus convaincant que celui du sieur DJ Shadow ("Magic Window"), ou encore du R'n'B cheesy à souhait, bourrée de synthés daftpunkiens de troisième main. Pour ceux qui veulent prolonger l’extase jusqu’au soir, rendez-vous est donné à la Maroquinerie ou les joyeux zouzous sont en concert ce soir, mercredi 15 novembre ! Forest Jackson : Archaïques bleep Fascinant album d'électronica composé à partir de sons de cymbales et d'autres percussions métalliques dans différents environnements, Cymbalism est le nouveau projet d'Hanno Leichtmann, sous le pseudo de Forrest Jackson. Proche parfois, des travaux d'un Thomas Köner (avec ou sans Andy Mellvig de Porter Ricks) ou d'un Muslimgauze, Cymbalism n'exclut ni certaines résonances dub (l'éponyme "Cymbalism", "Can't Get Used to It"), ni l'exploration de paysages plus hypnotiques et curieusement groovy ("Fiona Farley", "Kitchen Loop Revisited"). Des travaux qui n'étonneront pas les amateurs de ce musiciens discret, batteur de formation (il officiait aux côtés de Jan Jelinek et de son trio, Triosk), qui dépassent avec cet album ses ambitions d'artiste expérimental en ouvrant les portes à une dance musique du futur sur le dernier morceaux remixé par le duo Rechenzentrum. Et si en plus, je vous dis que le tout est produit et masterisé par Stefan Betke - que certains connaissent peut-être pour son passé d'ingé son chez Basic Channel / Chain Reaction et surtout, son projet click'n'dub, Pole - vous n'hésiterez plus une seconde, et vous vous ruerez sur cet excellente sortie du jeune label Mosz !Forrest Jackson - Cymbalism (Mosz / La Baleine) "Cymbalism" et "Cymbalism Rechenzentrum Remix" sont également en écoute sur le profil myspace de l'intéressé. Pete Doherty emballe l'Elysée Montmartre Il est venu, il a vu et il a vaincu. Ainsi pourrait-on résumer l'apparition de Pete Doherty, le nouveau Monsieur Propre du rock alternatif, sur la scène de l'Elysée Montmartre à Paris. Attendu au cas où... il n'arriverait pas. Pete trépignait, selon la rumeur dans les travées, depuis une bonne heure en coulisses avant de démarrer le concert. Certains disaient l'avoir vu prendre un verre dans un bar du 18e, d'autres racontaient l'avoir aperçu à Saint Germain faire du lèche-vitrines chic avec sa belle. Pas un fan sans une anecdote à son sujet : les uns racontaient leur rencontre sur l'herbe de Rock en Seine, les autres l'avaient écouté jouer pendant des heures à la fenêtre de son hôtel, d'autres encore l'avaient aidé à trouver une pharmacie en pleine nuit, il y a quelques mois. Si Doherty est une mythologie ambulante, c'est aussi une usine à fabriquer du mythomane.Dans une salle pleine à craquer et chaude comme un lundi soir, M. Doherty a démarré (presque) dans les temps. Plutôt élégant, grand, racé, ni plus maigre, ni plus gros qu'avant, la démarche chancelante juste ce qu'il faut, l'oeil vif et pétillant, il a passé en revue les titres de l'unique album des Babyshambles, invité sur scène sa moitié, Kate la brindille, pour un "Beauty and the Beast" sensuel à s'en rouler par terre. Le son des Babyshambles n'en reste pas moins cradingue. La basse est plus qu'erratique et la batterie, tantôt punk, tantôt reggae, a une fâcheuse tendance à rater les temps. Le groupe joue vite mais dégage l'impression d'être encore en rodage sur les titres rapides. L'énergie brouillonne qui se dégage enveloppe le chanteur de toutes les attentions. Les fans ne jettent qu'un regard discret aux comparses de Doherty. Appliqué, en voix, alternant avec bonheur les instants de déchaînement ("Pipe Down", "Stix and Stones") et les moments de douceur ("Albion" notamment), Doherty assure le "chaud" à lui seul. Il tend les mains au public, se contorsionne, ouvre sa chemise, effectue des mouvements de contorsion des hanches dignes d'un (P)elvis anglais, déclinant la gamme parfaite et complète du rocker charismatique. Au milieu du set, quelques titres que je ne connais pas se sont infiltrés (peut-être tiré du nouvel EP des Babyshambles ?) et rivalisent avec les déjà classiques "Fuck Forever", le toujours sublime "Killamangiro" ou le surprenant "32rd of December". Le rythme du concert est haletant, sans pause, les chansons enchaînées comme au temps des Pixies, sans interruption ni blabla intermédiaire. Quelques mots de remerciements (parfois en français), une poignée de secondes pour entendre les souffles coupés, les pamoisons de jeunes filles (le concert est le paradis des trentenaires accros aux nymphettes dénudées qui crient suraiguë dans les oreilles), les hourras.Et voilà. A ce niveau d'intensité, Doherty a l'intelligence de ne pas faire durer la sauce trop longtemps, même si on aurait aimé que la vague de chaleur nous emmène un peu plus loin. Il se retire en héros, comme il était venu, dans une tornade de soupirs électriques. Personne ne sort. Les filles essorrent leurs couettes, les mecs leurs T-shirts. A la sortie, on se croirait à la fin d'une boum de collège hardcore, tant il y a de jeunesse et de beauté chic réunie. On s'attend à ce qu'Hedi Slimane vienne prendre quelques clichés, puis on se récupère sur un bon kebab, seul capable de nous ramener à la réalité. Photos : Sophie Jarry @ Route du Rock L'art du plagiat, le plagiat de l'art![]() Le plagiat, c'est parfois un art, parfois une hommage et parfois juste un plagiat. The Knockoff Project, une petite encyclopédie des artistes en mal d'inspiration. Snapp Radio. (Web 2.0 + Web2.0) = Web 2.0 Les auditeurs de Last FM mettent des tags sur leurs chansons. Le utilisateurs de Flickr font la même chose sur leurs photos. Snappradio marrie les deux, en affichant les photos qui portent les mêmes tags que la chanson que vous êtes en train d'écouter. C'est tout bête et c'est rigolo : une photo de Ringo Starr pendant que vous écoutez "Yellow Submarine", puis d'un sous marin jaune, puis des poupées russes Beatles et une vache sous marine. Le plus marrant bien sûr, c'est d'entrer des noms de groupes que flickr ne reconnaitra pas forcément comme tels : les Zombies par exemple m'ont donné la jolie photo qui illustre cet article (et plein de choses moins ragoutantes). Les résultats des Killers : aucune photo de Guy George. En tout cas ça m'a donné plein d'idées pour faire fortune avec les tags des autres : un site qui vous affiche les articles de Playlist correspondant à ce que vous écoutez sur Last FM, un site qui joue les vidéos Dailymotion qui ont le même tag que celle que vous êtes en train de regarder sur Youtube, un site qui vous emmène sur la page de Hype Machine qui correspond a ce que vous achetez sur Amazon... Damian Lazarus : electro (Crosstown) Rebel ! Quiquonque a déjà assister à une prestation de Damian Lazarus (certains l'ont vu récemment aux Nuits Sonores de Lyon) ou écouter sa session pour Suck My Deck, sait à quel point ce DJ excelle dans les ambiances deep et hypnotiques, s'exprimant parfois à la limite du dub dans sa gestion de l'espace acoustique et des effets. Ce sera donc un nouveau concert de superlatifs pour cette première compilation rétrospective de Crosstown Rebel, label de Lazarus himself. A l'écoute de ce mix, c'est simple, on s'esclaffe en pensant à tous ceux qui considère la club culture comme morte et enterrée. Que dire en effet, devant la diversité des artistes, des sons et des genres représentés sur ce volume ? Jugez plutôt : Alex Smoke, Dominik Eulberg, Arnaud Rebotini, Kiki, Pier Bucci, Jennifer Cardini, Roman Flugel sont, entre autre, présents sur cet opus. Et de la noirceur trancey du "Last dub On Earth" de Black Strobe, aux paysages naïfs et futuristes de Hiem (remixé par le prodige Mathew Jonson), en passant par l'esprit ravey de Presslaboys et son Electric Generation, l'énergie d'André Kraml, le groove méco-chamanique de 3 Channels ou l'électropop minimale de Mlle Caro et Franck Garcia, c'est toute la richesse des clubs actuels qui s'étale ici, dans une production si soignée (sans pour autant être insipide) qu'elle transforme même votre salon en auditorium. On se dit alors que, quoiqu'en disent les médias en même de hype, la musique électronique ne s'est jamais aussi bien portée et que les dancefloors n'ont jamais été aussi bien honorés ! Alors l'électro ? Back to the underground ? Et pourquoi pas, à première vue la production actuelle ne s'en porte que mieux... Crosstown Rebel vol.01 - Mixed By Damian Lazarus Ce que je n'aime pas chez Pitchfork Tout le monde connaît Pitchfork, "the" média des popeux geeks qui chroniquent tout en 4000 signes, jusqu'à l'excès, mêlant les genres et éclatant les frontières musicales dans le même élan hyperspatial. Ne me comprenez pas mal, dans l'absolu, c'est très bien. En pratique, Pitchfork nage pas mal. Et cela en partie à cause de la pire idée imaginable pour un mag', et pourtant érigée sur le réseau en trouvaille et référence majeure : la notation sur dix. Une superbe fausse bonne idée, aussi ludique que désastreuse pour le propos. Le résumé minimaliste ultime d'une critique entièrement subjective, qui sur Pitchfork n'est définie par aucune marge ni aucun domaine. Tout juste apprendra-t-on en furetant sur le site qu'un 10 n'a jamais été donné (il me semble pourtant qu'à une époque, le premier disque de Clogs jouissait de cet extrême), et que la plus haute note, un 9,7 sert une collection de singles de la Motown, tandis qu'un 0 (avec une vidéo de singe qui boit son pipi) éclate l'album de Jet. Pour l'entre-deux, tout est permis. En floutant par un référentiel absolu les différences entre les artistes, les genres et les albums, Pitchfork infantilise les lecteurs, propage le fight du chiffre, la polémique de la décimale. Le dernier album de Nelly Furtado est-il réellement un tiers mieux que le double des Red Hot ? Le nouveau Justin Timberlake (8,1) vaut-il autant que le dernier Animal Collective, auquel cas vaut-il mieux s'acheter l'album de Lily Allen (8,3 !) ? En tout cas, évitez Beirut (7,7), ils n'ont même pas un point de plus que le Best of de Moby, d'ailleurs Devendra Banhart a un 8. Et dire qu'on vous a bassiné avec Akron/Family alors que leur Meek Warrior (7,2) vaut 0,1 de moins que l'affreux Reality de Bowie. Si Pitchfork a, au fil des ans, su se donner une réelle importance en terme de médias musicaux en ligne, le site se dévore désormais à force d'élargir son autorité. En février 2006, Ryan Schreiber déclarait en interview à JM d'Interprétations Diverses avoir lancé Pitchfork (sous un ancien nom) en 1996 pour palier à la pénurie de résultats sur les moteurs de recherche dès qu'on tapait le nom d'un artiste un peu confidentiel. Dix ans plus tard, Pitchfork est partout, distribuant ses notes aux derniers nés d'OutKast à Madonna en passant par Moby et le tube des Pussycat Dolls. Mais a oublié Pere Ubu sur le quai. Ce qui pourrait n'être qu'une faille dans la machine apparaît comme un symptôme. La case Recent Highlights (mises en avant) propose 4 fois sur 5 des albums qui n'ont pas grand chose de sexy, souvent démolis par le site, mais qui font partie de ses pages les plus visitées. En prenant de l'espace et du poids sur le Web, la référence se tarit. Soyons honnêtes, au jeu de l'équilibre entre le populaire qui fait de la visite et assure une audience plus-value au site et la critique pure et dure qui lui confère sa popularité critique, Pitchfork s'en sort encore très bien. Mais il est loin le temps où La Fourche (traduction de Pitchfork) était le symbole d'un site qui distribuait les coups de piques aux mauvais élèves et se faisait l'arme des pauvres, en lutte contre les puissants déjà en place. Le site est en conversion (PAS reconversion, notez bien), et incarne de plus en plus le type même du média Web capable de survivre dans la jungle en trois W.Tous les grands magazines musicaux ont amorcé ce virage en leur temps et très peu l'ont réussi. Dans le cas des critiques pop-rock, il semblerait même que la norme soit de finir vieux con un jour ou l'autre, qu'on le veuille ou non. Reste à espérer que le Webzine à la fourche réussira à tenir sans trop se trancher les oreilles. Glotte'n RollPosté par Flyer le 13.11.06 à 11:19 | tags : classique, flu, mozart, sexe en musique, vidéos musicales, youtube
Lundi matin, un message de Mon Missionnaire illumine ma boîte mail.
"Je te mets au défi de connaître cette vidéo ! Elle a été postée y'a une semaine. C'est un enfant de choeur qui chante l'air de la "Reine de la nuit" de Mozart. A voir sa gueule, on a l'impression qu'il galère grave, on a mal pour lui mais en même temps il reste vachement stoïque." J'ai mal à la gorge rien qu'à le regarder, man. En même temps, il a sûrement une congestion testiculaire parce qu'il prend ça trop bien. J'ai connu une nana qui chantait, et du coup sa bouche était très agile et... Ps : pour continuer à suivre la discussion de flyer et son Missionnaire, envoie SEXE par sms au 81081, 37€ la minute (la première seconde est gratuite). The Modernist play Popular Songs Dans la sphère proprement "dansante" des musique électroniques, ils sont peu nombreux les artistes à privilégier l'aspect mélodique, à la façon des songwriters de la pop music. Il existe pourtant des exceptions. C'est le cas encore trop méconnu d'un pionnier de l'électro made in Cologne, Jörg Burger, aka The Modernist. Une personnalité discrète mais incontournable, qui incarne en temps que DJ et producteur une vision plus pop des musiques électroniques sans pour autant négliger les élans physiques et hédonistes de la danse. Or il se trouve que c'est Burger qui inaugure le premier volume des Collectors Series, une collection lancée par Faith (le nouveau label de l'équipe Stereo Deluxe). Passant outre la tyrannie de l'actualité, la sélection de notre artiste (pourtant "modernist") propose des classiques du genre, comme le "1,2,3 No Gravity" des regrettés Closer Music ou "This is the Dream of Evan and Chan" de DNTEL (version Superpitcher, miam !), mais aussi des morceaux vocaux - presque house et malgré tout élégants - comme le "Breath" de Telepopmusik, "Freifeld" de Triola (une autre incarnation de Jörg Burger lui-même) ou "Never Forgive & Forget" de Repair. Posant bombes electros après bombes électros, Burger nous rappelle également qu'il existe des mondes ténus, des failles audio-temporelles où, genre vocal et techno, ne sont pas forcément synonyme d'electro-pop, d'electro-clash, de house ou de disco, mais d'un peut de tout ça à la fois. On pense au fabuleux, sombre et profond "Microho" de Mikkel Metal ou au "Lifedriver" d'Ada. Tout bonnement réjouissant, excitant et excellent ! The Collectors Series pt.1 - Popular Song / The Modernist (Faith / Nocturne) Edit'Over : Pere Ubu, Jarvis, Babybird et la zik 'de cul'Posté par Flyer le 12.11.06 à 09:09 | tags : bob dylan, copinage, édito, flu, jazz, michael jackson, news, web
Tancez le ciel, sortez les tricots, brûlez vos Cd pour vous tenir chaud, l'automne s'affirme et refroidit les peaux.Qu'est ce qu'on a bien pu inventer pour vous convaincre de rester traîner aux alentours de notre petit univers orange ? On est parti taper dans le gros et le lourd : Pere Ubu, avec son nouvel album Why I hate Women doublé pour l'occasion de leur album d'alternate mixes (un remix des masters par les propres membres du groupe, dont David Thomas himself), Why I remix Women. On s'est ensuite penché vers de vieux oiseaux chanteurs tombés de leur branche il y a dix ans, et qui tentent aujourd'hui de redécoller : Jarvis Cocker d'abord, qui a rencontré le trottoir avec la tête en sortant son Jarvis. Et le bon Stephen Jones, alias Babybird, l'handicapé de l'âge adulte qui nous relance son désarroi adolescent au visage dans un disque inégalement délicieux, Between my ears there's nothing but music. Ni dandy pop, ni copain de Charlotte G, Babybird garde la tête simple et la musique compliquée, on aime ça. Enfin, dans la série des jolis dossiers à butiner, après Michael Jackson et Bob Dylan, on s'est simplement attaqué à l'Histoire du Jazz en 9 leçons. Sous la plume de Maxence, embarquez à bord du saxo ivre pour une virée toute en sons et images. Jass Music forever... Sur Playlist, le concours pour gagner le nouvel album de Cibelle est toujours ouvert jusqu'au 14 novembre à minuit. Et côté forum musique, j'ai la joie de vous annoncer la naissance de notre sympathique rubrique Métal, un petit débat nul Pink ou Avril Lavigne ?, une excellente vidéo du briton Adrian Legg qui joue tout un morceau en tripotant ses mécaniques, la liste des traîtres du rap, et un lien vers les chelous mixs porno d'Hurlante Nova.Enfin, et histoire d'être raccord avec mon titre, je signe ici mon dernier édito, puisque je vais m'envoler pour d'autres aventures de l'(hyper?)espace de l'infini dès vendredi prochain. Cette nouvelle en réjouira certains et en attristera d'autres (genre ma mère). En tout cas, il me reste une semaine pour vous faire marrer ou vous fiche la haine. Anyway, la citation de mon dernier édito sera : "J'aimerai terminer sur un message d'espoir, mais je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?" Aaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !J'aurais vraiment du poster cette vidéo pour Halloween. Tant pis, pour les gothiques, Halloween c'est toute l'année. Et puis nous sommes aussi en pleine semaine du mauvais goût, maintenant que j'y pense.
TRAX 100 : Rien à jeter ! Ok, j'entends déjà les chagrins dire : "C'est facile, il bosse pour ce mag'", mais là, vraiment, je ne pouvais pas garder le silence. Et puis on parle bien de Transfuge sur Millefeuilles, sans compter que je m'occupe de tout ce qui est électro ici, alors que voulez vous que je lise d'autre ?Bref, passe encore que Trax fête son numéro 100, moment généralement historique dans la vie d'un mag, mais avouons qu'en plus, le sommaire est à la hauteur de l'évènement ! Deux couv' pour commencer, dont l'une ornée de la face trompeusement débonaire de Tom Jenkinson aka Squarepusher. Ensuite au sommaire : une très longue interview à l'os et au corps (rare !) du bonhomme, il va sans dire, mais également une évocation émouvante des fantastiques Joseph K et de la scène écossaise des 80's, un très bon papier sur la scène krautrock parisienne (où l'on célèbre Romain Turzi, les fabuleux Steeple Remove et autres Zombie Zombie - dont on reparlera bientôt, NDA), un article freestyle et chaotique de Franck Bedos (comme il se doit) sur Narodniki, le supergroupe "socialiste" de Richie Hawtin, Ricardo Villalobos et Luciano (entre autres, c'est un projet à géométrie variable), un portrait de Michael Mayer (maître à penser du son de Cologne), un blindtest générationnel entre Para One et Etienne de Crecy (la nouvelle et l'ancienne French Touch enfin réunies...), sans oublier Girl Talk et un retour sur le "Mash-up, Ripp-Off" et autre "plunderphonique" par l'excellent JY Leloup et une histoire "politique" du hip hop par bibi. Bref, vraiment, réellement et sans blagues, un numéro incontournable pour les lecteurs de Trax, et à mon avis - c'est le sens de ce post - une belle occasion de découvrir le mag pour les autres.PS : Et puis peut-on vraiment cracher sur un mag qui met DJ Mehdi ET Squarepusher en albums du mois ? Hein ? "44 000 Squarepusher's Fans can't be Wrong", enfin je ne crois pas... Non, vraiment. 21 Novembre : No Music Day![]() Parmis les témoignages, la plupart font état d'une volonté de redonner sa valeur à la musique par la privation. Essayer de se souvenir pourquoi la musique est importante et comment son ubiquité finit par lui nuire. De façon intéressante, certains internautes ont l'air de se sentir aggressés par cette intiative, notament un qui recommande à la place d'assister à un concert d'Iron Maiden. Dans un article paru dans The Observer, Drumond explique comment il en est venu là. Se sentant de plus en plus blasé par la musique, il a d'abord tenté de raviver sa passion en n'écoutant plus que des premiers albums, puis plus tard de ne plus écouter que des artistes dont le nom commence par une lettre tirée au sort pendant un an. Le pire, c'est qu'il a commencé par la lettre B, qui comme tout le monde le sait regroupe toute la meilleure musique du monde, et qu'il ne pourra peut-être plus jamais écouter les Beach Boys de sa vie. C'est sans doute un peu extrême, mais tout ça part d'un amour sincère de la musique et, pour ma part, je compte bien respecter le No Music Day. Et vous ? Le Club des LoosersVu chez Interprétations Diverses, Le Punk Press Club est censé être la résurrection d'une émission de débat musical bien (peu) connue. En vrai, elle vous montrera tout ce qu'un chroniqueur musical peut avoir de foireux. Entre Patrick Eudeline le vieux dur à la peau de cuir dégoulinant de sentiments soldés, Philippe Manoeuvre le vendeur de variété déguisée en groupe de rock, un Benoît Sabatier ici complètement à la masse et Valli "Chacun fait c'qui lui plaît", en meneuse de revue de ce bal de vieux cons punks. Dans le tas, Bertrand Burgalat lâche quelques blagues - style "Le Charlotte Gainsbourg, on aurait dit le lancement de Windows 98" - et compare The Killers ("C'est ce qu'en France on appelle du rock bourrin".. aaah ?) à Placebo, sans qu'on pige vraiment pourquoi à part que pour lui c'est la même merde (pendant ce temps, Manoeuvre les replace sociologiquement (?!!) avant de les comparer à Queen, Eudeline s'allume une clope et lâche "ça se vend en France cette merde ?", et Benoît Sabatier dit juste "on s'en fout", sans doute la réaction la plus normale du lot...). J'aime particulièrement le moment où Manoeuvre nous apprend que les Naast sont "les premiers gamins de l'histoire capables de chanter en français et en anglais".
Palme d'or spéciale à Vincent Tannieres, qui débarque au Punk Press Club gominé comme un affranchi italien, avec une chemise ouverte comme au camping et nous pond une chronique sur les pochettes d'albums. Et pourquoi pas ? Sauf que le Vincent baisse la tête vers son texte toutes les 3 secondes, n'ayant pas pris la peine de préparer sa chronique. On passera aussi sur les rires bourrins qui accompagnent chaque vanne pourrie et la pseudo-décontraction de tout le monde.
Bref, laissez tomber, c'est juste un mauvais débat. Ou une excellente série comique sur fond de rock qui pue le vieux.
Ps : prononcez "singôle", et pontifiez quatre mots par phrase. Thanx Philou. Expanding Records : Par ici la bonne muzak ! On avait adoré le premier volume de The Condition of Muzak, cette série signée Expanding Records, le label de Ben Edwards, aka Benge. C'est donc avec impatience que l'on place ce second opus dans notre platine laser. Au sommaire, et comme précédemment, une sélection des meilleurs (et visuellement très beaux) 45 tours 7" édités par le label d'Edwards. En introduction, nous retrouvons une track ample et quasi-symphonique de Benge himself, et s'ensuit un véritable panorama international du genre electronica : entre les décalages rythmiques constant de l'anglais Flotel, l'hypnose sourde du new yorkais Praveen, les compostions lettrées et matheuses de Maps + Diagrams, les ambiances froides et intellos du duo Estonien Myrakaru, l'électroacoustique du français Vs_Price, ou l'IDM du suédois Bauri. Moins évident que son prédécesseur, ce volume est pourtant du même niveau de perfection. Parmi la foultitude de production du genre, le label Expanding records, spécialisé dans une électronique classieuse et pleine de maturité, s'affirme une fois de plus comme un repère incontournable pour tout amateur de musique cérébrale et généreuse.The Condition of Muzak Vol.2 - evsc2:06 (Expanding Records / La Baleine) Achetez votre propre Brian Wilson Sur BrianWilson.com vous pouvez acquérir pour la modique somme de 75 dollars US (comptez le double pour l'édition limitée avec dédicace de Brian) ce magnifique objet qui fera l'envie de tous vos amis de l'aile psychiatrique.Vous pourrez vous en servir comme poupée vaudou, pour organiser des combats contre votre poupée MacCartney ou lui faire prendre le thé avec votre figurine Edgar Alan Poe. Vous pouvez aussi, sûrement, trouver un truc sexuel à faire avec. Personnellement, j'attends surtout la sortie des poupées Mike Love pour que mon Brian lui envoie des good vibrations à grands coups de pieds dans la face. Bye Bye Fenech![]() Le nez dans le clavier, je n'ai pas vu passer le cortège funèraire qui accompagnait l'arrêt du blog de David Fenech. Pionnier de l'audioblog, le David F presents lâchait chaque jour, de gré ou de force, notule et son sur un artiste à part (entière). Mais David n'a plus le temps, ses tympans le démangent et il a décidé d'arrêter son blog pour se consacrer à sa propre musique. Je regrette déjà ce blog et son rédacteur, même si ses archives restent ouvertes.So long, cow boy... Et bon courage ! Cibelle et si fraîche, c'est pour vous ?![]() A Clermont Ferrand le 15 Novembre (Coopérative de Mai), à Limoges le 16 (Centre Jean Gagnant), Gagny le 18 (Espace André Malraux), Strasbourg le 21 (La Laiterie), Lausanne le 23 (Les Docks), Nice le 25 (Forum Nord) et un final à Paris le 26 novembre (La Maroquinerie). Pour gagner un album, c'est facile, envoyez un mail sur cedric@gnomz.com, avec "Concours Cibelle (belle belle)" en sujet, la réponse à la question suivante (attention, c'est trèèès difficile) : "Quel est le titre du premier album de Cibelle ?" Vous pouvez m'envoyer vos réponses jusqu'au mardi 14 novembre, je tirerai ensuite les 5 gagnants au hasard sous le regard inquisiteur d'un poster de Frank Zappa, et informera les vainqueurs le mercredi 15 au matin, soit le jour de la première date de Cibelle. Good luck ! Beethoven 3.0![]() La "belle" culture passe aussi par le réseau. Voici une merveilleuse appli en flash développé pour le site de Keeping Score, une émission de musique classique de la chaîne américaine PBS. Un joli soft qui vous propose d'entrer dans l'univers historique et musical de la 3e symphonie de Ludwig van Beethoven, l'Héroïque. A gauche, le replacement historique et les références aux campagnes et généraux de Napoleon, qui inspira la fameuse symphonie. A droite, la partition jouée en streaming, et quelques clics qui révèlent, à nos yeux esbaudis, le thème, les clés et les corrections apportées au texte mélodique. Le tout est par ici. Il est intéressant de noter le soin et la minutie apporté à cette réalisation, dont ni le sujet ni le genre n'est en passe d'exploser les baromètres de popularité du Web (ni 1, ni 2, ni 3.0). Soulignons donc deux fois de notre plus beau curseur cet investissement de temps et d'argent pour le plaisir de nos sens seulement. Can't Stop, Won't Stop : Jeff Chang dissèque le Hip hop"Ce qui compte ce n'est pas la frime et les chaînes en or. Ce n'est pas la puissance de feu de ton flingue. Ce n'est pas les baskets à 200 dollars. Ce qui compte c'est toi et moi établissant un rapport d'homme à homme. C'est pour cela que l'attrait du hip hop est universel. Le hip hop est une tribune, il s'agit de s'éclater mais aussi de prendre ses responsabilités" - Kool DJ Herc, fondateur des bloc parties. Pipi Diddy![]() J'ai juste pensé que s'il avait jugé que ça méritait d'être dit, ça méritait d'être répété. Voilà. Votre groupe va mourir ! Oui, c'est inévitable. J'ai les chiffres sous les yeux, 99,9% des groupes de musiques meurent dans les quarante premières années de leur vie (les Rolling Stones ruinent mes stats). Si vous avez un groupe, ou juste un groupe préféré, vous vous inquiétez maintenant normalement du temps qu'il lui reste. James Toth de Wooden Wand va heureusement (ou pas) vous apporter la réponse avec son "Indie Band Life-O-Metter", une série de questions qui vous aidera à savoir si ça vaut le coup d'investir dans ces costumes de fourrure rouge que votre guitariste veut que vous portiez tous.Morceaux choisis : "Supprimez six mois par membre du groupe qui écoute du jazz en conduisant" ; "Retirez trois mois pour chaque végétarien dans le groupe qui a peur que ses patates aient été retournée avec la spatule à viande". J'ai envie d'ajouter "Retirez un an si vous n'êtes pas tous d'accord sur Steely Dan" et "Retirez trois ans par membre qui possède une arme". Roger O'Donnell en Cure de jouvenceL'ex-légendaire (allons-y) claviériste des Cure, Roger O'Donnell, sort ces prochains jours son premier album solo, le très très beau The Truth In Me, disque d'électro qui mérite beaucoup mieux que son titre convenu.
![]() Composé intégralement et uniquement sur un Moog Voyager, autre instrument mythique de la génération pré-électronique, peu réputé pour son expressivité, l'album d'O'Donnell réussit le prodige de faire pleurer l'instrument, insistant presque essentiellement sur sa dimension mélodique et sa capacité à produire de la mélancolie. Discret, poétique et aérée, l'électro de O'Donnell crépite comme si le clavier était joué à la voix. Le compositeur avoue s'être inspiré des albums épurés de Bjork en essayant de simplifier au maximum sa musique. Le résultat est beaucoup plus convaincant qu'un agaçant Medulla. The Truth In Me est autant un voyage intérieur (dixit l'auteur) qu'une évocation crépusculaire des grands espaces. Il fait écho aux travaux électroniques de Hood ou, sur des séquences plus dynamiques, à Console. Celui qui avait été viré par Robert Smith par un simple email en mai 2005, après quinze ans de bons et loyaux services (entré en 1987 à la place de Lol Tolhurst, Roger a quitté Cure entre 1990 et 1995, avant d'y revenir pour 10 ans), avait sans doute pas mal de choses à exprimer. Les fans du gros Robert retrouveront sur The Truth In Me certaines des ambiances sublimes qu'O'Donnell avait largement contribué à créer pendant la composition de l'album Disintegration. Des titres comme "Treasure" ou "This Grey Morning" rappelleront l'ambiance cafardeuse et onirique d'"Untitled" ou de l'excellent "Fear of Ghosts", dont il était le principal artisan. Pianiste né (il a commencé à jouer à 4 ans), O' Donnell offre au public, qui ne l'attendait pas, une vraie belle surprise. (Pour preuve, son blog myspace.)Ashis Mahapatra & Leo Abrahams : Ambient guitares Que préférez-vous ? D'un côté des drones hypnotiques, évoquant à la fois le flux continu de la modernité et le mysticisme électrique réactualisé d'un hindou branché guitare et claviers samplers. De l'autre, les études pour guitares savantes d'un anglais féru d'harmonies cristallines, passées aux filtres des machines.Vous ne savez que choisir ? Prenez les deux ! Orange Of d'Ashis Mahapatra ravira les amateurs de field recording à la Fennesz, ainsi que ceux, plus vieux, des fameux acteurs du mouvement shoegaze des 80's. Etalant ses nappes de guitares dans de longues circonvolutions kaleïdoscopiques, parfois bruitistes mais plus souvent planantes, Mahapatra évolue dans le sillage de My Bloody Valentine et Glenn Branca mais évoque aussi parfois Oval ou Leo Abrahams réussit à emmener l'auditeur très très haut au dessus de la grisaille de ce mois de novembre, avec ses agencements de guitares évanescentes naviguant dans l'éther. Proche des géométries électroacoustiques de Main ou de certains morceaux de Robert Fripp, Abrahams signe avec Scene Memory un album d'ambiant guitare magnifique et purificateur. ASHIS MAHAPATRA - Orange Of (True False) A écouter et télécharger, deux morceaux tirés de Orange Of sur le site de True-False LEO ABRAHAMS - Scene Memory (Bip hop/ La Baleine) A écouter sur son myspace, "Anemone" et "Scene Memory", tirés de l'album éponyme Soldats Pop Inconnus Vous trouvez les jeux de Myosotis trop faciles ? Vous êtes Marvin Rouge ? Vous pouvez passer au niveau supérieur avec ce quizz anglais sur les has been et les never were.Si par contre, comme moi vous êtes complètement nul et qu'en photo vous êtes incapable de différencier les Pipettes de Radiohead, vous pouvez toujours admirer ce musée des vanités pop. Regarderions nous ces groupes au look improbable du même oeil s'ils avaient connu le succès ? Cela a-t-il un quelconque importance ? Le premier à répondre correctement à ces deux questions recevra ma bénédiction. Rap hardgore : attachez les cerveaux Vous vous souvenez sûrement de cette image de la Tampopoarcade où un rappeur supposément asiatique et bourré entonnait le rap du homard. Toujours dans la sphère nébuleuse et White trash du site politologue émerite - et vaguement raciste - Angry Patriotic Bastard, sort cette fois un étonnant et détonnant album d'un groupe à l'imagerie très limite, qui ferait passer Joey Starr pour un baltringue à la K Maro. Le groupe Intoxication vient, avec son premier album (Fatal If Swallowed) autoproduit (et qu'on peut acheter en ligne), nous dire que nous allons très mal et que l'apocalypse est pour bientôt. Les deux rappeurs Kryptic et Chango sont complètement loco mais assènent un flow qui rappelle par son intensité et son rythme les sonorités de Kool Keith, période Black Elvis. Le contenu est extrêmement politique, terrifiant parfois, mais contrebalancé par un second degré qui fait se poser la question de la conviction des deux larrons.En guise de déclaration d'intentions, ce petit prêchi-prêcha donne le (mauvais) ton : "JE VEUX PULVERISER VOTRE CERVELLE. A cet instant du temps, je pense que chaque humain et Américain devrait songer à mettre fin à leurs jours. Le temps de la fin approche et pourtant tout le monde, partout, continue de gâcher de l'oxygène et de foutre la planète en l'air. Fatal if Swallowed est une croisade contre l'humanité. J'aurai aimé que chaque copie de cet album soit équipé d'un appareil photo espion qui prendrait une photo de votre stupide tête de con quand vous appuierez sur "lecture" pour la première fois et que vous commencerez à vous faire chier dessus, ensuite l'appareil transfèrerait immédiatement l'image sur mon disque dur et surimposerait un "!" de Metal Gear Solid sur vos visages. Un style West Side Shit Hop jamais entendu auparavant. Intoxication a officiellement perdu ses billes, mais vous ne pigez RIEN DU TOUT à ce sujet. J'aimerai aussi profiter de ce moment pour informer tous ceux qui me liront qu'il n'y a pas d'issue. Personne ne survivra."Brr, ça fait froid dans le dos. Deux titres en écoute sur leur site Drink the Poison. Youpi. Ps de flyer : ça ne m'arrive pas souvent, mais j'ai eu un cas de conscience, l'illustration originelle, un montage très gore, se visualise desormais en cliquant sur la citrouille. Et c'est ainsi que l'on inaugure la semaine du mauvais goût du blog mère Aeiou ! The Rock Stepper : dance grotesqueQuatuor de Brooklyn affilié à la scène néo-tribale freeform-impro-techno-hypno-folk-jazz et néo-krautrock (Gang Gang Dance, Black Dice, Liars, Animal Collective), Excepter est le nouveau projet de John Fell Ryan, ex-membre du mystérieux No-Neck Blues Band. Sur Alternation, leur nouvel album, il tente de réconcilier électro-freakout et productions formatées dancefloor dans une spirale sonore tenant autant de la musique concrète que de la techno. Imparable, leur "tube" "The Rock Stepper", présenté sur leur myspace et leur profile Youtube, est un must de dance music flageolante et déglinguée. Highly recommended !
Mother earth is pregnant for the third time...Il y a une raison pour laquelle les solos de guitare de dix minutes ont mauvaise réputation, c'est parce qu'ils ne sont pas tous joués par Michael Hampton, guitariste venu remplacer Eddie Hazell dans Funkadelic et qui, chose incroyable, jouait ici mieux que son prédécesseur sur Maggott Brain, c'est à dire à peu près mieux encore qu'Hendrix, c'est à dire beaucoup mieux que Dieu. Sans rire.
Danse sexy avec Prince à Vegas L'homme anciennement connu sous le nom de Faut-il voir dans cette acquisition la principale raison pour laquelle Prince a choisi, au dernier moment, de ne pas se lancer dans une grande tournée mondiale en 2006 ? Puisque l'étape à Vegas est l'un des passages obligés des tour-operators, on peut espérer qu'au lieu de proposer aux Français une barbante soirée avec Celine Dion (toujours détenue prisonnière dans les caves d'un casino), les agences auront la bonne idée de proposer une étape princière. Côté musique, on peut écouter (en plus des dizaines d'albums disponibles moyennant inscription sur le NPG club) un excellent nouveau titre en exclusivité ici. "Song of The Heart" devrait figurer sur la BO d'un film à venir dont tous les détails n'ont pas été révélés. Si ma mémoire est bonne, la dernière tentative de Prince au cinéma était Graffiti Bridge, film plutôt bien fait et reposant sur une BO extraordinaire. Dottunes, et le monde est plus heureux Vous êtes jeune, vous êtes métrosexuel, vous êtes nomade. Vous avez déjà un iPod dans votre douche, vos toilettes, vos chaussures et même votre poche. Vous faites l'amour avec un sextoy USB qui joue du Barry White. Pourtant, le soir venu, il vous arrive de ressentir un vide. Ce vide, vous allez pouvoir le combler avec la technologie, vous en êtes sûr. Dot-Tunes est fait pour vous !Dot Tunes vous permet de créer un serveur pour accéder à votre librairie iTunes depuis n'importe où. Parce que bon, on parle de dématérialisation de la musique, mais vous devez toujours vous trimballer un iPod encombrant qui fait une bosse disgracieuse sous votre combinaison en latex, et puis il ne peut jamais transporter que quelques dizaines de gigas tout au plus. Avec Dot-Tunes, vous pouvez accéder à tous vos mp3 avec votre mobile 3G quand bien même seriez vous retenu en otage en Irak. Et ça marche aussi dans le sens inverse : vous pouvez aussi contrôler ce qu'iTunes joue sur votre ordinateur depuis l'autre bout de la pièce au cours d'une fête, si jamais on vous libère. Plus intéressant peut-être, vos amis et ravisseurs peuvent accéder à votre serveur si vous le voulez, et écouter eux même tous vos fichiers. Evidemment, tous vos amis ont déjà au moins trente gigas de mp3 dans leurs boutons de manchettes. Et tous, eux aussi, curieusement, ressentent encore un vide quand ils se coupent les ongles au dessus du lavabo en attendant le Web 3.0. Les quatres saisons selon Keichi Sugimoto Minimalisme, micro-sons, évanescence, abstraction, tout, dans Letter of Sounds, porte la marque élégante du label 12K. Pourtant Fourcolor, projet solo du japonais Keichi Sugimoto est certainement la plus accessible des parutions du label new-yorkais à ce jour. Pour preuve, il suffit de se laisser bercer par "Rowboat", un morceau quasi pop accompagné au chant par la compagne de Sugimoto, Naoko Sasaki aka Piana (sur Happy, sous division du label). Letter of Sounds cultive les ambiances apaisées ("Season") - comme c'est souvent le cas dans la structure du spécialiste de la computer music et des sons microscopiques, Taylor Deupree -, mais n'est pas non plus dépourvu de rythme, ni d'aspérités (voir "Foutain" ou "Frame"). Digne représentant du courant laptop music (la vraie, celle qui se bidouille derrière des machines invisibles), il n'en cultive pas maladivement les défauts : froideur désincarnée, abandon de l'harmonie, etc... Letter of Sounds affiche même un certain classicisme qui le rapproche d'un genre malheureusement en voie d'extinction : l'electronica chaleureuse et généreuse. A écouter chez soi, en profitant de ces moments de bonheur éphémères, dont il faut savoir tirer parti. A écouter : "Vignette" sur le site de 12K. FOURCOLOR - Letter of Sounds (12K / Metamkine) Arte fête son anniv' à Macca Telex : Paul Mc Cartney squatte les ondes d'Arte. La chaîne franco-allemande consacrera sa soirée (ce jeudi 2 novembre à partir de 20h40) à l'ex-Beatles, qui fête cette année ses 64 ans. Une occasion de rediffuser... *toux polie*... Quatre garçons dans le vent. Puis... *toux gênée*... un one man show de Macca aux studios d'Abbey Road, plein de souvenirs et d'anecdotes nostalgiques. Y'aurait-il un lien quelconque entre cette programmation et la sortie toute proche de Love, le... *toux carrément atterrée*... nouvel album des Beatles ?J'arrête cette news avant d'avaler ma langue. Sufjan Stevens est toujours aussi badass Maintenant qu'Halloween est passé de mode, et passé tout court, il est grand temps de reporter notre attention sur une vraie fête beaucoup moins commerciale : la célébration du solstice d'hiver ! Partout, les enfants vont chercher de belles buches à brûler pour Thor et les esclaves attendent impatiemment le banquet annuel servi par les maîtres. Personnellement, j'ai déjà choisi la chèvre que je sacrifierais à Lucifer en échange du retour du soleil. Si vous préférez vos fêtes païennes mieux encadrées et moins vivaces, vous pouvez toujours aller jeter un oeil du côté d'Asmathic Kitty, le label de de la grenouille de bénitier préférée de tout le monde, Sufjan Stevens. Pour célébrer ce qu'ils appellent "christmas" (jamais entendu parler, personnellement) ils ont décidé de sortir un coffret de cinq disques, et de le streamer en intégralité dans la foulée. L'occasion d'écouter Sufjan vous chanter les chansons favorites du Père Noël et quelques morceaux originaux qui sentent bon le sapin. En plus, une des chansons s'appelle "Get Behind Me Santa", et je l'avoue, ça m'a fait rire. Happy End : Doherty + Moss mariés Il y est presque. Clean comme un sous neuf, riche et plus doué que jamais, Pete Doherty aurait, selon diverses sources (terriblement fiables comme The Sun) annoncé à son oncle Phil Michels, par téléphone, qu'il se mariait en janvier avec le mannequin vedette Kate Moss. Toujours selon tonton, Pete aurait profité du coup de fil pour confirmer la grossesse de Kate, laquelle attendrait un heureux évènement pour dans 6 mois (ce qui veut dire que les stars accouchent plus vite que les autres OU qu'elle est enceinte de 3 mois). Le rejeton plus attendu que les gamins de David Beckham et de Victoria "Spice" Posh rejoindrait la grande famille des Moss / Doherty. Le chanteur des Babyshambles a déjà une fille, Estile, avec la chanteuse Lisa Moorish - compagne du sourcilleux Liam Gallagher de Oasis, si je ne m'abuse - et Kate une autre Lila Grace d'un certain Jefferson Hack, fondateur du branché Dazed & Confused et époux de Anouck Lepère, le premier supermodèle belge (25 ans cette année).Le mariage devrait se tenir à Ibiza le jour du 33e anniversaire de Moss, soit aux alentours du 16 janvier. Sur la photo, on voit le couple supposément choisir une bagouze lors d'un voyage romantique à Florence. Je n'ai pas encore reçu mon carton d'invitation. Pete se donnera toujours et normalement en spectacle d'ici là avec ses Babyshambles. Les dates françaises sont maintenues, par contre le concert d'hier soir à Cologne a bizarremment été annulé à la dernière minute. Rock n' roll suspense... Note : la photo confirme ce que tout le monde sait. Kate est petite. Pete a un cul d'ancien gros. Chant d'outre-Web Cuite sur cuite. Le blog ne déconnait pas en ce premier novembre, nos serveurs avaient la gueule de bois. Le fantôme dans la machine dégueulait sur les rouages son cocktail au jus de citrouille, semant la panique sur les pixels. Les managers contents, occupés dans leurs lits à collectionner les plis de drap sur la figure, n'étant plus là pour le veiller, le contenu des blogs s'est discrètement faufilé dans le néant. Mais le fantôme ne l'a pas oublié. Bien au contraire, il l'a poursuivi dans l'ombre du rien et chanta de sa voix de spectre aguicheur pour le dévorer.(pssst, par ici) L'histoire semble bien se terminer, puisque ce matin, tout nous était revenu comme avant la purée de pois du 1er novembre. Mais il est naïf de croire que les histoires puissent bien finir. Il y a toujours des morts et des disparus à un moment ou un autre de la trame narrative, même s'ils sont du mauvais camp. Pourquoi cette musique, ce matin, traînait-elle dans les coulisses du blog, sans origine ni explication ? Moi je n'en sais rien. Mais qu'elle réapparaisse avec tous les posts, revenus des décombres murmurants du Web mort-vivant, m'apparaît comme un signe. Et si le Web n'est encore qu'un carnaval bâti sur un cimetière ? Alors distribuez les masques. Le Hobbit de SpockAvoir des oreilles comme ça, c'est quand même très handicapant quand on court les castings. Après Spock, Leonard Nimoy a fait Bilbo et, encore très tôt dans sa carrière, il avait déja épuisé tous les rôles du répertoire à sa portée. Et encore, il était vraiment trop grand pour le rôle.
Cuite d'Halloween, Louderbach fait peur à la techno...Posté par Maxence le 01.11.06 à 10:10
Comment avons-nous pu passer à côté d'un tel chef-d'œuvre de noirceur ? Il est vrai que sa parution en juillet ne prêtait pas vraiment à l'écoute attentive d'Enemy Love. Sa pochette rappelant les heures les plus sombres de la new-wave et sa thématique désespérée (les pièges mortels de l'amour et les conséquences parfois fatales de ses trajectoires incontrôlables) n'en faisaient pas un album estival. Du coup, Louderbach et sa cohorte de diamants noirs passait discrètement à la trappe de l'actualité caniculaire.C'est donc avec une très nette culpabilité et un manque d'estime de soi certain (sentiment qui sied très bien à l'écoute de cet album) que nous revenons dessus près de quatre mois après sa parution. Le hasard voulant que ce soit au réveil de la grande cuite au cocktail de citrouille d'Halloween, son groove d'outre tombe étant d'un coup tout à fait dans l'air du temps. Louderbach, c'est Troy Pierce, jeune producteur américain, tombé dans la techno minimale en 2001, année où il rencontre Magda, une autre minimale animal. Connu dans le cercle encore restreint (à l'époque) de la production canadienne (de Mutek et consort), il ne tarde pas à émigrer pour Berlin, d'où il prend réellement son envol. Il consolide bientôt sa réputation grâce à une série de remixes pointus pour Ellen Allien , The Knife ou Donnacha Costello. Pour autant, cet album au charme empoisonné est son premier "gros" coup, et on peut le dire, un coup de maître. De fait, Enemy Love est le fruit d'une production si originale qu'il faudrait même inventer une nouvelle classification pour Troy Pierce et sa musique. "Polar House" ? "Icy minimalisme" ? "Cold techno" (comme on a dit "Cold Wave" fut un temps) ? Mais passons sur ces questions de détails. Pour faire simple, disons que la musique de Pierce, ou du moins les sentiments qu'elle éveille, est unique, surtout dans l'univers très calibré du dancefloor. Pour preuve, ce "Grace (Anxiety)" repris par Tiefschwarz sur leur Fabric 29, à la fois hypnotique et maladif, le genre de morceau que l'on danse en titubant. Ou les frissons spasmodiques éprouvés à l'écoute de "Grace (Stressapella)". Sans oublier la sensation de perdition du très rock (et maléfique) "Season 6". Si Enemy Love devait se rapprocher d'un genre, cela serait plus du metal sataniste que de la techno des cadors actuels (Plastikman, Magda ou Audion), aussi austère soit-elle. Tout est fait ici pour perturber l'auditeur. Louderbach est un hymne à la décadence et non pas à la décence. On a beau être sur la piste, Enemy Love nous enjoint également à nous méfier du piège de narcisse ("Reflected"). Une leçon, comme un album, que l'on se gardera bien d'oublier cette fois.Louderbach - Enemy Love (Underl_ne / Discograph) Manuel d'instruction pour contourner le bug du 1er novembrePosté par Gflu le 01.11.06 à 09:00
Magie noire ou néo-rituel anti-festif, nous avons un léger problème en ce 1er novembre : les billets de blogs édités avant Minuit (brrr...) ne s'affichent pas sur la page d'accueil. En attendant la réparation expresse (peut-être pas avant demain) il existe 5 moyens faciles de conjurer le mauvais sort.1. Passer par la fonction Archives. Miracle : ça marche ! 2. En profiter pour faire le grand saut 2.0 et s'inscrire aux flux RSS (le RSS, c'est quoi ?) 3. Répondre au questionnaire Novatris en taisant ce bug exceptionnel et en disant tout le bien que vous pensez de Flu (ça nous permettra de vendre de la pub et ce faisant d'embaucher des exorcistes texans - les meilleurs) 4. Aller gueuler dans les forums. Ca ne sert à rien, mais ça défoule. 5. Piocher dans l'actu côté mag (Matt Elliott, Bonobo, Kid Koala etc.) Vade retro bugus ! Et à très vite sur nos lignes. |
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