Playlist : blog musique

Archives > Décembre 2006

Trent Reznor a un vrai cadeau pour vous

Posté par 2goldfish le 31.12.06 à 18:03 | tags : ask the dust, gothique, nine inch nails, rock, vidéos musicales
trent reznorNicolas, leader charismatique de nos chers Ask The Dust nourrit une obsession tout à fait saine pour Nine Inch Nails et il a une très bonne nouvelle pour nous :
"NIN a rebossé de fond en comble il y a 2 ans sa VHS culte, Closure, qui relate la tournée The Downward Spiral, pour pouvoir faire une réedition en dvd super classe. Mais empetré dans des problèmes légaux avec TVT, son ancienne maison de disque, le groupe n'a jamais réussi à faire voir le jour à ce DVD. C'est pourquoi Trent l'offre aujourd'hui sur un site de Torrents. Enjoy!! "
En plus des images de concert, toutes les vidéos de NIN de 1989 (le très Depeche Mode "Head Like A Hole") à 1997 ("Perfect Drug" , faite pour David Lynch). Les choses ne se sont gâtées que près, jusque là ce n'était que du bon.
Si toi aussi, ami lecteur, tu as comme Nicolas un info à partager, fais comme il aurait pu le faire et utilise ce formulaire super pratique. N'oublie pas par contre que nous ne devinons pas les URL oubliées et que nous ne connaissons pas grand chose au droit du travail québécois.



La Nouvelle-Zélande a encore un an d'avance

Posté par Maxence le 31.12.06 à 13:10 | tags : pop, rigolo, youtube

Antipode et décalage horaire oblige, la Nouvelle-Zélande par le biais du groupe power pop new yorkais Head Automatica, en vacances de ce côté du monde, en profite pour nous souhaiter une bonne et heureuse année avec un an d'avance. Magnifique pays sous-estimé de la pop, pourtant célébré à se juste valeur au début des années 90, la Nouvelle-Zélande et particulièrement Christchurch, Dunedin et Auckland est la fière patrie des Able Tasmans, de Bailter Space, des Bats, d'Alec Bathgate, de Martin Phillipps est ses Chills, de The Clean, des Cloudboy, de Cul De Sac, des D4, de David Kilgour, des Dead C, des the Double Happys, de Drill, de Graeme Downes, du Great Unwashed, de Ghost Club, d'Heazlewood, des Hasslehof Experiment, de Headless Chickens, de Jean Paul Sartre Experience, de King Loser, de Chris Knox, de Solid Gold Hell, Snapper, des Sneaky Feelings, des Straitjacket Fits, des Tall Dwarfs et de the Verlaines ! Ils sont tous sur le site du label Flying Nun. Visitez le !







Santa Klaus Nomi

Posté par Maxence le 30.12.06 à 18:29 | tags : rigolo, youtube

Aaah, on savait s'amuser dans les années 80 ! Non ? (et sur Playlist aussi... hips!) 




Spektrum ne pense qu'à ça !

Posté par Maxence le 30.12.06 à 10:30 | tags : disco, disques de l'été, électro, funk, myspace, punk

On ne saurait trop conseiller Spektrum aux amateurs de groove moite et décadent, de funk blanc hystérique et de new wave disco qui traînent sur ce blog, car ce Fun At The Gymkhana Club leur est clairement destiné.
A l'origine sur Enter The Spektrum, d'un premier album à côté duquel nous étions complètement - et honteusement - passé, ce quatuor de Brighton mêlant rythme funk, basse new wave et riffs de synthés noisy, détonne singulièrement au milieu du bric à brac revival 80 actuel. Nous n'irons pas jusqu'à dire que leur musique est totalement originale, elle est même singulièrement connotée. On pourrait par exemple citer les filles d'ESG pour l'aspect minimal funk répétitif aux teintes gris cendre, comme on pourrait également évoquer les new yorkais Liquid Liquid et Bush Tetras, pour le groove déstructurées de ses compositions. Il n'empêche, ce second album de Spektrum, dégage une fraîcheur, une fougue et une sincérité que nous n'avions pas entendue depuis un bon moment.
 Tout commence très fort avec "Mad Day", "Horny Pony" et "Don't be Shy", trois titres synthétiques et punky aux paroles extrêmement claires et directs : "Don't be Shy, come closer", "Here we are ladies, at the Gymkhana Club. Take your horses... That's it like that. Who's riding your pony ? Horny pony". Une tonalité grivoise que l'on doit à la chanteuse Lola Olafisoye, sorte de Grace Jones trash, matinée de Nina Hagen, qui dirige son groupe de main de maîtresse. En effet, quand elle n'ordonne pas ("Take the bone baby"), elle hurle, miaule et gémit comme une possédée, insufflant une énergie totalement sexuelle à chacun des titres. Sur "Release The Sugar" suivit de "The Sugar Bowl", "The Bones" ou encore "Moody Feel Good" (un hommage évident à ESG), Lola montre pourtant qu'elle sait aussi ronronner et caresser, même si la mangeuse d'homme n'est jamais loin ("Now the lyncanthrope is here, she's ready to roam"). Ce qui ne l'empêche pas de balancer "Fit Together", une pure chanson d'amour electro teintée de soul élégiaque, en plein milieu de l'album. On le voit, Fun At The Gymkhana Club  ne se contente pas d'aligner les tracks dansants au groove malsain, il fait également étalage du talent du groupe pour la composition de morceaux plus étranges comme sur l'anarchiste "Oh Build a Army", le deep "Cedar (The Heat Lodge)" ou l'inquiétants "The Mirror Man" qui clôture l'album. Ultra énergique et communicatif, Spektrum est typiquement le genre de groupe que l'on adorerait découvrir sur scène. D'ailleurs, si des organisateurs de festivals type Nuits Sonores lisent ce blog, ils peuvent visiter le profil myspace de Spektrum pour y découvrir "Horny Pony", "Mirror Man", "Bonez" et "Moody Feel Good". N'hésitez pas à les suivre et ... "Contort Yourself !" comme dirait l'autre.


Spektrum - Fun At The Gymkhana Club (Nonstop/La Baleine)


 




Bob Dylan et Playlist wish you....

Posté par Puck le 29.12.06 à 15:48 | tags : concours

Bob Dylan et Fluctuat.net net vous fêtent de joyeuses réjouissances musicales ce week end. Certes, c'est un peu un message subliminal pour ceux d'entre vous qui (ne) participez (pas encore) au concours des 45 personnalités de l'année 2006 (oui, celles à retrouver ici sur la carte de Flu)... Mais c'est aussi et surtout une façon de vous donner un avant-goût du Best of de l'année musique renversée qui vous a été concocté avec gourmandise par Mister Daveinthehay. Où l'on retrouve Bob Dylan, Tv on the Radio, Mozart, le Dadvsi, une journée anti Zic et un certain Zune (Rip, déjà  plusieurs fois enterré ). Et pas seulement...
Ca y est, c'est fini* . B***** Année ! 

(Ps * : non, la sélection des tops et des flops Zic elle commence sur le forum musique)
       



Un bouddha dans vos chaussons

Posté par Maxence le 29.12.06 à 14:53 | tags : ambient, électro, mp3, rigolo

Belle idée de cadeau de noël, après l'indispensable Buddha Machine du duo Pékinois FM3 (dont nous parlons en large et en travers ici) et sa compilation (Jukebox Buddha chez Staubgold, distribution La Baleine) regroupant les plus grands artistes électros actuels, Jan Jelinek, Robert Henke ou Hanno Leichtmann (aka Forest Jackson), le vétéran dub-punk Adrian Sherwood, Gudrun Gut, Thomas Fehlmannn - ainsi que quelques outsiders comme SunnO))) et Blixa Bargeld d'Einsturzende Neubauten - offrez le tee-shirt ! Je sais, la hype va un peu loin cette fois, mais décidemment le succès de cette petite boite à sons aux allure de Ipod ne se dément pas. Robert Henke (également connu sous le pseudo de Monolake) vient d'ailleurs de signer un album entier (Layering Buddha) en écoute gratuite sur son site, composé grâce au minuscule engin. Check it ! (Via Trax)




Bonne année, Pierre Delanoë

Posté par 2goldfish le 29.12.06 à 14:14 | tags : news
pierre delanoëPierre Delanoë est entré dans l'administration fiscale après avoir étudié le droit. Il grimpa les échelons pour devenir inspecteur des impôts, et c'est un peu ça que ses paroles nous faisaient ressentir. L'auteur du "Temps des Colonies" et des adaptations de Dylan pour Hugues Aufray s'est éteint et un torrent d'éloges s'est déversé pour un grand parolier et, effectivement, on ne saurait nier qu'il a écrit beaucoup de chansons.



Techno des origines part. 5 : Un lundi bleu en 1983

Posté par Maxence le 29.12.06 à 10:30 | tags : électro, pionnier, youtube

Souvenez-vous, New Order, "Blue Monday", "The Beach", le maxi mythique en forme de floppy disc, symbole d'une époque où le média informatique était encore une source de rêve et d'espoir. C'était en 1983, soit cinq ans avant le second summer of love de Manchester ("Madchester") et les premiers frémissements de l'Acid-House. Certains appelaient déjà ça de la techno (ne riez pas)...

 




Isis : Metal Machine Mystique

Posté par Maxence le 28.12.06 à 10:33 | tags : metal, myspace, news

"Où étiez-vous le 06 juin 2006" (06/06/06) demande Pitchfork dans son panorama annuelle  de la scène néo-metal mondiale. En effet, si 2006 aura sans conteste été l'année du metal, elle est plus certainement encore, "l'année de son retour sur le devant de la scène", pour autant que les groupes phares de cette vaste nébuleuse aient encore quelque chose à voir avec ce que l'on appellait "metal", il y a dix ou 20 ans de cela. Toujours est-il qu'il est difficile aujourd'hui pour l'auditeur curieux de faire l'impasse sur les Sunn o))), Boris, Mastodon, Tool, Jesu, Isis et autres bruyants adorateurs du bruit.
D'Isis il sera justement question ici, à l'heure ou le quintet power-ambiant/avant-doom  de Los Angeles - aujourd'hui basé à Boston - sort son troisième et dernier album (précédé  d'une belle poingée de live et de E.P.), In The Absence of Truth, sous-titré de la phrase d'Hassan Ibn Sabbah (qui fera sursauter tout fan de William Burroughs) : "Nothing is true, everything is permitted". Un slogan qui sied parfaitement au groupe d'Aaron Turner également boss d'Hydra Head Records, lui que l'on voyait inviter une flopée d'artistes électros, de Thomas Köner à Fennesz en passant par Tim Hecker ou Venetian Snares, à remixer son précédent album Oceanic.
Première évidence à l'écoute du monument qu'est In The Absence of Truth, Turner  est sa bande "connaisse la musique" et surtout l'histoire des avant-gardes, de Steve Reich à Tony Conrad, dont les influences évidentes planent sur "All out of Time" ou même dans les chorus répétitifs de "Not In Rivers, but in Drops". Si l'intérêt d'Isis pour les formats étirés (souvent plus de dix minutes) tient plus du post-rock que de l’ambient (aussi "power" soit-il), In The Absence of Truth, fait aussi la part belle à l'électronique, comme sur l'étonnant et presque electronica "Firdous Bareen" dont l'introduction click'n'cut en surprendra plus d'un. Les velléités doom sont toujours présentent, en particulier dans les vocaux paroxystiques de Turner, bien que mixés en retrait comparativement aux autres albums, mais ce chant a lui aussi largement évolué, s'approchant plus généralement d'une plainte, réellement poignante quand elle transcende la rage incandescente du groupe (sur "Not In Rivers, but in Drops", précédemment cité, où une basse polaire n'est pas sans évoquer les meilleurs moments de la new wave (Cure, Echo & The Bunnymen, version lourde).
Un chose est sûr à l’écoute de cet album exceptionnel, mais aussi de leur collaboration  avec les Anglais d’Aereogramme dans la collection In The Fishtank, Isis est l’une des  formations les plus novatrices dans le domaine de l’avant-doom, on reste stupéfait devant leur potentiel, persuadé de tenir là un groupe à suivre pendant de nombreuses  années. A suivre donc, en particulier sur le profil myspace du groupe, ou vous pourrez écouter "Holy Tears" tiré de In The Absence of Truth, "So Did We" de Panopticon, "The Others" d'Oceanic et "The Tower" sur la compilation Celestial, en ayant ainsi un bon point de vue sur son évolution global.

Isis - In The Absence of Truth (Ipecac/Differ-Ant)
Isis/Aereogramme – In The Fish Tank (Konkurrent/Differ-Ant)




It's not Like Christmas : Mais joyeux noël quand-même !

Posté par Maxence le 26.12.06 à 21:10 | tags : rigolo

L'occasion m'est donnée de vous souhaiter à tous de très bonnes fêtes de fin d'année virtuellement puisque 2Goldfish se chargera semble t'il de divaguer sur Noêl et ses implications (anti)sociales (celles qui vous font "perdre votre sang-froid" c'est de saison) pour nous cette année. A ce propos, passez faire un tour sur le myspace de It's Not Like Christmas, joyeux duo de débiles légers (ceci dit en toute tendresse) à la Herman Düne, dont la musique évoque pour moi les réunions de fin d'années autour de la dinde salement amochées qui a eu le malheur de se trouver sur la route ce soir du 24 décembre alors que nous circulions sans pneus-neiges sur la A71 (mais que venait-elle foutre là, cette dinde aussi ?). Et si cela ne vous suffisait pas, vous pouvez aussi vous rendre sur le page Christmas Indies de Pitchfork, repertoriant pour vous tous les jours, une news indés jusqu'au jour fatal.

Sur ce, et parce qu'il faut bien en arriver là : JOYEUX NOEL A TOUS !




2007 : année de toutes les horreurs

Posté par Myosotis le 26.12.06 à 14:13 | tags : people, rigolo

Vous en étiez déjà à tirer des plans sur la comète 2007. Votre horoscope l'annonçait féconde, mélodieuse, voire pleine de bonnes surprises. N'allez pas trop vite en besogne.

2007, l'année des merveilles, ça pourrait aussi ressembler à ça. L'information circule déjà dans l'underground où on les a aperçus ensemble, dans le studio où ils auraient braillé après une soirée en boîte de nuit. 2007 sera l'année de la rencontre impossible entre James Blunt et Paris Hilton. Bientôt dans les bacs...

Surtout ne cliquez pas ici.




A James Brown Christmas

Posté par 2goldfish le 26.12.06 à 09:39 | tags : cimetière, funk, news, people, soul, vidéos musicales, youtube
"Il aura été dramatique jusqu'au bout, mourant le jour de Noël. Un moment presque dramatique, poétique. Il sera dans tous les journaux, dans tout le monde aujourd'hui. Il ne voudrait pas que ce soit autrement." a déclaré hier son pote le révérend Jessie Jackson.
En 1988, James Brown, défoncé à la Poussière d'Ange, fait irruption dans un séminaire d'assureurs avec un fusil en demandant qui a utilisé ses toilettes. L'histoire s'est terminée quand, après l'avoir pourchassé pendant une demi heure la police a tiré dans ses pneus. Dans ses meilleurs moments, c'est exactement comme ce que sa musique peut nous faire ressentir. C'est exactement ça. Let's go !

Lire aussi la saga James Brown sur Flu.



Pourquoi (les chansons de) Noël, c'est nul.

Posté par 2goldfish le 24.12.06 à 15:53 | tags : mp3, web
bad santa
C'était (à peu près) la nuit avant Noël, et dans l'internet, pas une créature ne bougeait. Pas même Pete Doherty. Et quelque part dans fluctuat, un petit rédacteur avait froid, et il se demandait bien ce qu'il allait pouvoir écrire. Il avait déja brûlées ses dernières vidéos de youtube, et le temps de faire un nouveau billet approchait déja. Soudain il entendit le bruit de clochettes. Il allait faire un billet sur les chansons de Noël ! Il était sauvé !
Partout, dans tous les mp3-blogs du monde, on a fait deux choses : un top ten et au moins un billet sur les chansons de Noël. Même les gens les plus distingués, comme Marvin Rouge, le font. Et quand on tape "Christmas" dans la Hype Machine,  on est submergé par les clochettes, les bons sentiments, Sufjan Stevens, le kitsch et le sarcasme. Parce que pour ce qui est de la musique (je ne me prononcerais pas ici sur le reste), Noël fait vraiment ressortir ce qu'il y a de pire en chacun. Les chansons de Noel des Destiny's Child nous ramène au bon vieux temps ou la pop était l'ennemi. Sans parler d'hilarantes horreurs comme le Star Wars Christmas Album (inclu : "What Can You Get a Wookie for Christmas When He Already Owns a Comb?").
De l'autre côté du spectre on a la reprise ironisante des vieux classiques, genre Billy Idol ou Twisted Sisters. Mais même quand un bon groupe s'y met, il ne ressort presque jamais rien de bon d'une approche sarcastique chanson de Noël. Alors que la saison pousse la pop dans ses recoins les plus sirupeux, le péché de l'artiste indie est d'exprimer sa vanité dans le sarcasme. Comme mon premier paragraphe, ça ne fait rire personne.
Le Graal, c'est cette chose rare : une bonne chanson de Noël parfaitement assumée. Pour ça il faut se tourner vers le Christmas At The Zoo des
Flaming Lips ou les quelques perles cachées dans le coffret de Sufjan Stevens. La morale est sauve.



Pop, ambiant et électro en mode Kompakt.

Posté par Maxence le 22.12.06 à 17:43 | tags : ambient, électro, label

Qui hormis Kompakt peut se permettre de balancer avec autant de décontraction, et il faut bien le dire de classe, une sélection ambiante par an, et ce depuis 2001, époque où l'intérêt pour ce style de musique avait sérieusement diminué ? Doit-on d'ailleurs attribuer au fameux label de Cologne la paternité de l'engouement actuel pour le genre ? Nous n'irons pas jusque là, mais force est de constater que, de l'electronica à la musique improvisée, sans oublier les réapparitions de vétérans, tels The Orb il y a deux ans, on ne compte plus les projets chill out et ambiant. C'est donc avec un regain de plaisir que nous retrouvons la sélection annuelle du label Kompakt, soit, une dizaine d'artistes représentants du nouveau courant ambiant 2007. Enfin, "nouveau", n'est-ce pas justement l'attrait de ce genre, à l'instar du dub ou de la drum'n'bass, de proposer une base solide de références que l'auditeur retrouve albums après albums ? Qu'à cela ne tienne, Pop Ambient 2007 n'en est pas pour autant fade, ni dénué d'intérêt, bien au contraire. Des nappes finement pulsées de Popnoname, Marsen Jules ou Ulf Lohmann, au néo-classicisme de Markus Guentner, évoquant parfois Gas, un autre projet usant également de bribes de symphonie Wagnériennes (Gas, alias Wolfgang Voigt, co-fondateur de Kompakt, dont c'est le grand retour puisqu'on le retrouve sur ce tracklisting avec un Nach 1912, plutôt touffu et luxuriant), en passant par l'hypnotique et doucement rythmé Kappsta du suédois The Field, certainement LA révélation de cette sélection dont on attend avec impatience le premier album en 2007, ou l'ironiquement nommé Next to The Field de l'inévitable Thomas Fehlmann (ex-The Orb, dois-je le rappeler ?), une mélodie orientale augmentée de percussions fumeuses (oui, oui), sans oublier Klimek et ses boucles de guitares inspirées du shoegaze 80 (esprit de My Bloody Valentine, es-tu là ?) et le I am Here Where are You d'Andrew Thomas, dont l'album Gap in The Sun inaugure la sous-division entièrement digitale deKompakt : KOMP3. Difficile de faire mieux dans le genre trips gazeux et lysergique, me direz-vous ? Et vous avez raison. Surtout que pour faire bonne mesure, Pop Ambient nous offre également le magnifique Hundred Million Love Years de Kaito, un album qui succède au Hundred Million Light Years de l'an dernier et dans lequel le japonais exprimait son amour pour les mélodies minimales mais rythmées. Sur Hundred Million Love Years, il reprend ses précédentes compositions, évacuant subtilement toute notion de rythme, en ne gardant que ses montées et ses envolées lyriques, à l'image des mélancoliques Nobody Could be Alone et Your Brillant Flower, uniquement bâtis sur un entrelac de textures synthétiques toutes plus complexes les unes que les autres, Hundred Million Light Years et ses arpèges de pianos répétitifs et vertigineux, rappelant Erik Satie, ou encore Color of Field, ses nappes obsédantes et son caractère solaire, soutenues par quelques accords de guitare baléarique... Tout l'album étant de cette trempe, on le conseillera vivement à ceux qui reprocheraient à l'ambient son conformisme béat. Ici, comme en techno minimale, tout change mais rien ne bouge et c'est parfait.

V/A - Pop Ambient 2007 (Kompakt/Nocturne)
Kaito - Hundred Millions Love years (Kompakt/Nocturne)




iPod Mix !

Posté par 2goldfish le 22.12.06 à 15:56 | tags : ipod, punk, rigolo, vidéos musicales, youtube
En voyant cette vidéo, je ne peux m'empêcher de penser à ce que disait Jerry Seinfeld à propos du célèbre couteau Shogun 2000 : "Si vous avez besoin d'un couteau à steak capable de couper une chaussure en deux, vous devriez peut être d'abord changer de boucher". Peu importe, détruire un ipod, c'est punk et c'est rigolo. Fuck The System ! Destroy !
 



Techno des origines part. 4 : Industrial Boys

Posté par Maxence le 22.12.06 à 11:57 | tags : électro, youtube

Certains puristes ont longtemps glosés sur le fait que la techno devait tout au rythme 4x4 du disco et seulement à celui-ci, zappant Kraftwerk bien sûr et oubliant que pendant que Patrick Cowley peaufinait son remixe du "I Feel Love" de Moroder/Summer, des groupes inventaient la musique industrielle. Nous sommes en 1979 et le groupe Cabaret Voltaire (de Sheffield, ville des futurs Warp) sortait Nag Nag Nag. Alors ?? Mmmh ? Disco = Nag Nag Nag ?

 

 




Michael Mayer : Immer Höher (Toujours plus haut)

Posté par Maxence le 21.12.06 à 18:38 | tags : électro, label, techno

Michael Mayer est sans contexte le meilleur DJ actuel et ceux qui ont déjà goûté aux transports subtils de Michael Mayer Präsentiert Kompakt Köln en 1998, du premier volume d'Immer, ou de sa session pour le Club Fabric de Londres ne me contrediront certainement pas. Ses mixes mentaux et raffinés sortent indubitablement du contexte purement techno et c'est pour ça qu'on l'apprécie (ou non d'ailleurs). Ce n'est un secret pour personne que je ne suis pas passionné par la techno classique et fonctionnelle, celle qui sert uniquement à danser. Quand j'ai découvert la house, j'ai été immédiatement fasciné par quelque chose d'indescriptible. Du moins que je ne pouvais difficilement exprimer avec des mots. Je ne peux pas expliquer ce qui m'a autant retourné… expliquait-il au cours d'un interview donné pour le magazine M&CD (à paraître le 7 janvier) et en ce sens, Immer 2 n'étonnera pas particulièrement les amateurs de Kompakt, le label phare de Cologne (pour ne pas dire "emblématique de la techno allemande"). Non, ce qui les surprendra plus certainement, c'est la tonalité de ce mix.
Sombre ou du moins "étrange et mystique", comme le revendique son auteur dans notre entretien, Immer 2 ouvre de nouvelles perspectives sur l'univers intérieur de Mayer. Moins festif, même si Immer "1" comportait déjà des moments de mélancolie et de romantisme intense comme le superbe Perfect Lovers de Phantom/Ghost ou le You Don't Need a Weatherman de Carsten Jost, Immer 2 est plus cérébral que jamais, abordant la question de l'engourdissement propre aux productions du label. L'hypnose, l'infinie lenteur de la danse, la magie et le mystère font de ce disque un bien curieux artefact. Un exemple ? Dés l'intro, le Ploosh de Someone Else et plus loin le Tell Somebody About the Beat, Morskaya des russes SCSI-9 et For Dan de The Rice Twins, font carrément penser aux œuvres inclassables d'Aphex Twins sur le Richard D. James album. "Brain Dance" quoi !
Mais que les night clubbers infatigables se rassurent, ce volume compte aussi quelques bombes hypnotiques et minimales comme le puissant The Dog de Ian Simmonds, "Advance" du décidément incontournable Justus Köhncke, avec ces envolées néo-disco parfaitement couplées au Another Station (Todd Terje remix) de Lindstrom, suivit pas très loin de Lying in a Bed of Myst de Jesse Somfey et Good Evening de Geiger, remixé par Supermayer, le projet de Mayer et Superpitcher dont on attend (impatiemment) un album en 2007. Déroutant mais aussi très deep, Immer 2 est un véritable voyage intérieur au cœur de ce qui fait le son - et la légende - de Kompakt, ce feeling indéfinissable dont Mayer lui-même dit qu'il est toujours aussi énigmatique, même pour lui. Quelque chose de diffus, qui a à voir avec l'aspect sexy de cette musique, qui vous attrape et qui ne vous quitte plus.

A noter qu'un code dans le CD vous donnes accès à un deuxième mix sur internet. Tout aussi bon, il se compose d'une poignée de MP3 et comprend entre autres Maps de Michael Mayer et Tobias Thomas, un super remix de Terre Thaemlitz et un autre (énorme) de DJ Koze sous le pseudo Adolf Noise.

Michael Mayer – Immer 2 (Kompakt/Nocturne)




Vérifiez vos oreilles

Posté par 2goldfish le 21.12.06 à 13:21 | tags : geek, rigolo, web
headsetVous ne comprenez pas ce qu'on peut trouver à John Coltrane ou TV On The Radio ? Vous aimez contre tout bon sens les Black Eyed Peas ? Plutôt que de blâmer le monde qui vous entoure, vous devriez peut-être vous demander si le problème de ne vient pas de vous. Vous êtes peut-être handicapés musicaux sans le savoir. Fort heureusement, grâce à une petite série de test en ligne vous allez tout de suite pouvoir savoir si vous avez un problème d'écoute ou juste un problème de goûts.
Jake Mandell, musicien et étudiant en médecine, vous propose de vérifier que vous vous êtes bien capable de faire la différence entre deux notes, deux phrases musicales et deux rythmes. Apparemment je souffrirais d'amusie mais je n'en suis pas moins très bon dans les deux autres tests. Je suis handicapé des oreilles. Vous avez sans doute raison d'écouter les Black Eyed Peas, alors. Ca m'apprendra à l'ouvrir.



Urlaub in Pollen : Nouvelle jeunesse sonique.

Posté par Maxence le 21.12.06 à 13:20 | tags : électro, myspace, rock
Jusqu'où va-t-on pousser l'hybridation ? C'est ce que l'on se demande à l'écoute de Health and Welfare du duo allemand Urlaub in Pollen. Après le néo-disco mâtiné de krautrock, le punk-funk, l'electro rock, le laptop jazz, le metal électronique, j'en passe et des meilleurs, voici l'electro-krautrock 80. Comment est-ce possible me direz-vous ? Ça ne l'est pas, et c'est ça qui est drôle. Pourtant Urlaub in Pollen convainc là où d'autres auraient certainement fait pâle figure, d'autant qu'en matière d'influences 80's, Georg Brenner et Jan Philipp imposent le respect, allant parfois jusqu'à évoquer le Magazine d'Howard Devoto (Crash ou In Case of Getting From B to C) ou Wire (Inkin Ark). Excellant particulièrement sur les morceaux épiques (Beatrice et sa dynamique basse/batterie imparable), le duo s'autorise également des curiosités comme ce morceau éponyme de 8 minutes Health and Welfare ou son intro électronique (Zwo), mais c'est surtout à Sonic Youth (l'instrumental tonal In Case of Getting From A to B ou le noir psychédélisme de D.T.W.I.L, où Georg Brenner chante à la manière de Lee Ranaldo.) et des inclassables Clinic (Wanderlust, La Gallina) que l'on rapprochera se duo jusqu'alors inconnu. Au final un drôle de disque, original et attachant parce qu'inclassable justement, un peu à la manière de Tomlab, label également original et attachant, dont nous reparlerons bientôt. En attendant, n'hésitez pas à vous rendre sur le profil myspace du groupe pour écouter In Case of Getting From B to C, La Gallina, Wanderlust et Inkin Ark.

Urlaub in Pollen - Health and Welfare (Tomlab/La Baleine)




Vitalic, Poney Part.1 : Une vidéo qui a du chien.

Posté par Maxence le 20.12.06 à 18:54 | tags : électro, youtube

Un peu déçu par son album Ok Cowboy de 2005 (pourtant tant attendu), je reste un fan convaincu de "Poney part.1" et "2" de Vitalic, morceaux emblématique d'une electro-techno qui se fête les bras en l'air. C'est donc avec plaisir que je découvre cette vidéo sur youtube ! Une vidéo avec des chiens et j'aimes les chiens. Sans compter qu'il y a un an, jour pour jour, disparaissait Leaf, mon poteau, dans de bien triste circonstances. Rest in Peace buddy, mes regrets éternels t'accompagnent.




Tchick, tchick, tchick : Shit, Sheize, Merde !

Posté par Maxence le 20.12.06 à 17:02 | tags : électro, myspace, news, rock

"Shit, Sheize, Merde" comme diraient !!! (prononcer "Tchick, tchick, tchick", "Bang, bang, bang", "Ploum, ploum, ploum", comme vous voulez), les dinguos sont de retour ! Le fameux groupe free-form-punk-funk-electro-kraut de Brooklyn vient de nous pondre un nouvel album et ça va être notre fête semble t'il - ceux qui les ont vu à La Route du Rock en 2005 savent de quoi je veux parler ! L'évènement est prévu pour le 5 mars (oui, on est très en avance sur Playlist, merci Discograph !), c'est toujours chez Warp et ça s'appel Myth Takes. Premier single : "Hearts of Hearts" pour très bientôt. On en reparle vite, vite, vite sur Playlist, list, list. En attendant, rendez-vous sur myspace pour avoir un aperçu de l'énergie épileptique que le groupe est capable de développer.




Plus Device & Dr. Lektroluv : Body Heat & Acid Traxx

Posté par Maxence le 20.12.06 à 14:07 | tags : électro, myspace

L'electro, la vraie, celle de Dopplereffekt, Japanese Telecom, Drexciya et consort, l'héritière des premiers sursauts de Detroit et de Kraftwerk, n'a pas fini de faire du bruit. Pour preuve ce Puncture de Plus Device au classicisme affiché, accompagné d'un nouvel épisode des aventures du Dr. Lektroluv, qui nous offres tous les deux un panorama réjouissant de la scène electro d'hier et d'aujourd'hui.
Naviguant entre Detroit et Chicago, Plus Device, signé sur le label Hefty  - dont le slogan "Future Roots Music" nous avait plutôt habitué aux compositions boisées de Solo Andata et à l'electronica solaire de Telefon Tel Aviv - laisse libre court à son amour de l'electro oldshool teinté à part égale de froideur et de sensualité. Vocoder, ambiance volontier science-fictionnesque, rythme robotique et groove torride sont les principaux arguments de cet album très classe. On se dandine volontier au rythme du funk polaire de "Pupil Measurement" ou "Public Transport", on tease sévère sur "Body Heat", "Come Inside of Me " (Mmmm…moi madame ?) bercé par un vocoder qui nous replonge en 84, on s'ennui un peu aussi c'est vrai sur les electro jazz "Ultra Seductive" et "Refreshing, Invigorating" (à moins d'être un fan du Future Shock d'Herbie Hancock mais pourquoi pas, c'est aussi ça l'electro), mais on monte également très haut sur "Our Pleasures", bref, vous l'avez compris, Puncture est un album agréable mais inégale. De l'electro classieuse et sensuelle, et en cette période de noël, on en demande pas plus. Si ? Ouais, vous avez sûrement raison.
Dans ce cas, peut-être trouverez-vous ce que vous cherchez auprès du bon Dr. Lektroluv ? Après, Infekted by Dr. Lektroluv, Lektroluv Lektrokuted et Elektrik Planet, "le docteur le plus connu de la planète electro" revient avec une nouvelle sélection 100% "elektro". Sur Lektroluv 007, ce belge mystérieux aux goûts très sûrs, nous assommes sous le poids de sa culture, mixant rares groove, italo alien, classiques old school et nouveautés. Au palmarès des figures connues, on retrouve Arpanet, Detroit Grand Pubahs, Hell & Anthony Rother, mais également les mythiques Nemesi (tout synthé dehors), Armando ou Nitzer Ebb. Côté combos obscurs et "planet claire" (I Know She Came From There !), ce sont les allumés Bozzwell, Reverso 68, The Subs ou Kaos (dont le mix sort sous peu on y revient) qui mènent la danse et c'est véritablement "cosmic" ! De quoi se faire lektroporter dans la quatrième dimension non ?

Pour plus d'infos et quelques sons, n'hésitez pas à vous rendre sur les profils myspace de Plus Device et de l'autre zigotelektro.

Plus Device - Puncture (Hefty/La Baleine)
Dr. Lektroluv - Lektroluv 007 (News/La Baleine)




Justin Timberlake a un cadeau pour vous.

Posté par 2goldfish le 19.12.06 à 13:06 | tags : pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
Justin Timberlake reste quand même une sacrée énigme. Comment un mec qui écrit des paroles aussi ridicules que celles de My Love peut se retrouver à chanter un morceau aussi génial que My Love ? En alignant les billets devant Timbaland vous me direz, mais ça n'est pas tout. Un type dans sa position pourrait aller voir n'importe quel autre gros producteur et lui demander un trucs sans tous ces synthés bizarres. Alors oui, il est fade, sans personnalité et aussi sexy qu'un poireau quand il chante Sexyback, il doit a peu près tout à ses producteurs mais, il faut bien le reconnaître, quelque part ce type est cool. En plus il est rigolo.
 
 
 



Disco Not Disco : Beat Connection

Posté par Maxence le 19.12.06 à 11:27 | tags : électro, mp3, pop, rock, web

Ok, ça tourne à l'obsession... Allez décontracte, il est temps de se pencher sur le cas de nos collègues des blogs mp3. Aujourd'hui, Disco Not Disco, un blog qui comme son nom l'indique cultive une préférence pour les musiques de danse smutantes, genre punk-funk Krautrock, italo-disco, cosmic, Madchester, hip hop déviant, etc. On y trouve en vrac Klaus Nomi, Bang Gang, une petite sélection New Order (Temptation), Joy Division (Passover), A Certain Ratio (Touch), Happy Mondays (Hallelujah - Club mix). Côté hype c'est Tiga, Trentemoller ou ... Sunn o))) et Boris ! (Pas dansant pour un sou, mais qui sait de quoi vous êtes capables bande de pervers !). Je ne vais pas tout vous dire, vous savez lire. Bref, un sympathique petit blog, qu'il serait dommage de ne pas glisser dans vos bookmarks, d'autant qu'il en aligne un paquet d'autres, tout aussi éclectiques, comme 20 Jazz Funk Greats, mais on y reviendra....  promis !




Techno des origines part.3 : Kraftwerk & Funkadelic dans un ascenseur.

Posté par Maxence le 18.12.06 à 19:08 | tags : électro, pionnier, youtube
La phrase est de Derrick May si je me souviens bien : "Techno Detroit music, it's like George Clinton and Kraftwerk stuck 4 hours in an elevator". Et bien là, maintenant, vous pouvez y aller ! Jouer la techno des origines, allez !

 

 




Gescom et Bola : 15 ans d'intelligence artificielle

Posté par Maxence le 18.12.06 à 11:33 | tags : ambient, électro, news

Allons-y gaiement et intronisons 2007 : "année anniversaire de l’electronica" !
Son premier faire-part se nommait en effet Artificial Intelligence, la fameuse compilation de Warp et c'était en 1992 (même si certains puristes pourraient faire remonter ses origines aux travaux de Xénakis ou Subotnick). Force est de constater tout de même, malgré ses ramifications dans toutes les sphères des musiques actuelles, que le genre subit les conséquences de l'engouement pour les modes de passages (rock et pop, sans parles dans le domaine électronique du courant minimal, de l'electroclash, etc.)
Et pourtant, alors que l'on parle d'essoufflement, la production semble inépuisable et connaît de nombreuses mutations : Electroacoustiques, live et improvisées (Pour s'en persuader, il n'y a qu'à lire le compte-rendu de eéèê sur les Siestes Electroniques de Toulouse).
On ne peut cependant pas nier que certaines productions de cette petite fille de la musique industrielle, sonnent aujourd'hui un peu datées (voir notre chronique de Move D) ni qu'elle fasse désormais partie, comme d'autres genres, de l'histoire des musiques populaires. Une consécration qui lui vaut de multiple rééditions. C'est le cas ici, du fameux Minidisc de Gescom (side project anonyme de Rob Brown et Sean Booth d'Autechre) ou du premier album mythique de Bola, Shapes.
Le premier marqua l'histoire de la musique électronique, voir de la musique tout court  puisqu'il misait sur l'utilisation massive d'un nouveau média : Le minidisc. L'album, très expérimental, proposait 88 pistes constituant courts morceaux jouant sur les textures, les sons extrêmes et la saturation. L'auditeur pouvait jouer sur la fonction "random" du lecteur de minidisc et construire son propre album. Le resultat ? Du pur Autechre, conceptuel et futuriste, précurseur d'album comme Untitled ou Confield. Il s'agissait alors du premier et seul album a n'être sorti qu'AU format minidisc. Malheureusement, ceux qui ne possédaient pas de lecteur, ou ceux qui s'en séparèrent faute d'utilité après le triomphe du CDR et CDRW, oublièrent rapidement cet artefact d'avant-garde. Sa réédition au format CD est donc une bonne nouvelle pour les inconditionnel du duo de Sheffield, même si l'oeuvre reste particulièrement difficile d'accès.
Il ne faut pas oublier que l'electronica d'alors se scindait distinctement en deux école. D'un côté ceux qui chérissaient les compositions arides, les rythmes déstructurés et osaient s’affranchir du rythme (Autechre donc, mais aussi certains travaux d'Aphex Twins ou Oval et Microstoria chez les allemands). Et ceux, s'inspirant de l'ambient, voir de la pop et préférant cultiver les atmosphères sur un rythme souvent downtempo. Ces formations se nommaient Black Dog, puis plus tard Plaid, Boards Of Canada, LFO, Two Lone Swordmen, Arovane ou Bola justement, dont l'album Soup connu en son temps le même succès que le Geogaddi des Boards Of Canada. Fer de lance de ce renouveau sonique, le label Skam, souvent oublié au palmarès de l'electronica était fier de son poulain.
Bola est le projet du très discret producteur anglais Darrell Fitton, à l'origine d'une electronica très deep, puisant dans l'imaginaire de la science-fiction et élaborant des paysages sonores très complexes. Etrangement, l'album a beau être marqué du sceau des années 90 et  de l'IDM ("l'intelligent dance music", celle qu'on ne danse pas), il ne sonne pas daté. Les émotions qu'il génère restent puissantes et ces ambiances sont toujours aussi prenantes. En ce sens, Shapes est un très bel exemple de musique expérimental qui ne tombe jamais dans l'abstraction ni l'aridité. Pour le dire autrement, disons que côte à côte avec Boards of Canada ou Plaid, cet album datant pourtant de 1996 fait largement le poids. De manière amusante il est intéressant de signaler que parallèlement au Minidsic de Gescom, Shapes fut lui aussi produit sur un support quasi-obsolète (du moins en ce qui concerne l'écoute domestique), le DAT. Rééditer et remastérisé, il en gagne en profondeur. A noter que cette édition contient également deux très beaux morceaux de 2006 spécialement crées par Fitton pour ses auditeurs. Un très beau cadeau de fin d'année en somme.

Gescom - Minidisc (Or/La Baleine)
Bola - Shapes, 1996 - 2006 (Skam/La Baleine)




Une bonne fessée pour Rick Rubin

Posté par 2goldfish le 18.12.06 à 09:57 | tags : hip hop, vidéos musicales, youtube
Apparement, l'un des tous meilleurs trucs à côté duquel je suis passé cette année s'appelle Spank Rock. Ils arrivent à être futuristes et old school en même temps et à me faire ignorer mon aversion pour le sexe alors qu'ils ne parlent que de ça. Enfin bon, ça va trop vite pour que je comprenne la moitié de ce qu'ils racontent de toute façon. Il parait que le morceau Rick Rubin est le seul qui ne parle pas de sexe, mais c'est aussi un des meilleurs de l'album YoYoYoYo sorti il y a quelques mois. C'est aussi le seul qui a une vidéo, heureusement pour vos chastes yeux :
 



Arcade Fire Intervient !

Posté par 2goldfish le 16.12.06 à 22:48 | tags : folk, mp3, new wave, pop
arcade fireEt voilà, ça y est, elle est là, la chose la plus attendue depuis qu'on sait que Jésus ne reviendra pas : le premier extrait du second album d'Arcade Fire. Pour l'écouter, il vous suffit d'aller sur Neonbible.com (Neon Bible est le nom de l'album, au fait) et de composer le numéro de téléphone qui vous y est donné, en espérant qu'il ne vous faille pas composer un indicatif bizarre depuis la France et que votre téléphone est relié à un système d'enceinte hyper sophistiqué. Parce qu'évidement, je n'ai pas testé et je me suis plutôt tourné vers la blogosphère, sur qui ont peut toujours compter pour saper les initiatives lourdingues des maisons de disque.
You Ain't No Picasso, donc, a un mp3 rippé du passage sur la BBC d'Intervention (c'est le titre de la chanson, au fait). Si vous suivez les canadiens de près, vous connaissez sans doute ce titre en version live depuis un an. Il y a des morts, des soldats, de la famille, un rythme vaguement new wave et une base folk, des grands sentiments dans la voix de Win Butler et Régine Chassagne qui crie au fond. Tout ce qu'il faut pour qu'on pousse un ouf de soulagement et qu'on attende la suite un peu plus sereinement.
On serait mal avisé de se lancer dans une analyse plus avancée dès maintenant, on va juste se renseigner un peu sur John Kennedy Toole et patienter jusqu'à la fin mars, date annoncée de la sortie de Neon Bible. Après Chinese Democracy, donc.



David Moufang : Polaroid from the past of the near future.

Posté par Maxence le 15.12.06 à 18:16 | tags : ambient, électro, label, myspace, pionnier

L'excellent label City Center Office semble s'être fixé pour mission sacrée de rééditer l'intégrale de l'oeuvre de David Moufang, grand pionnier de l'ambient electronic et de l'IDM des origines ("lntelligent Dance Music", comme on disait au début des années 90). Personnage clé de l'ambiant et de l'ambiant electronica David Moufang est aussi connu pour ses nombreux prorets réalisés sous divers pseudonymes comme Deep Space Network, Earth to Infinity, Reagenz, Koolfang et bien sûr, ceux qui nous occupent ici, Conjoint et Move D. Influencé par l'early électro de Kraftwerk ou le psychédélisme de Pink Floyd, Moufang officie sur plusieurs label (il est même co-fondateur d'au moins la moitié) tels FAX, Instinct, Reflective, Source, Rising High, Beyond, Elektrolux, Astralwerks ou Warp. Malgré sa discrétion, ce personnage incontournable est à l'origine de plus de 24 albums sous divers pseudos, d'une centaine de E.P. et d'autant de remixes.
De 1993 à aujourd'hui, il inscrit son oeuvre dans le mouvement Chill out des 90's, mais explore également l'ambiant techno, le jazz électronique, l'electronica downtempo. Dans cette perspective, ces rééditions sont à la fois une bonne initiative et l'occasion de constater à quel point tout cela à (parfois) bien vieillit.
En effet, lorsqu'il s'agit du click'n'jazz ambiant de Conjoint où il s'accompagne de Karl Berger, Jamie Hodge et Ghunter Ruit Kraus, on se dit qu'il s'agit là d'une vraie réussite. Le genre d'album intemporelle, flirtant aussi bien avec l'avant-garde du jazz symbolisé par Ornette Coleman, Don Cherry ou Lee Konitz, que répondant aux expérimentations minimales actuelles de Richie Hawtin, Pole ou Vladislav Delay. A Few Empty Chair et sa production à la fois électronique et organique est une véritable source de jouvence, particulièrement en matière de jazz et montre ce que ce genre peut devenir quand il sort de son carcan de clichés empesés.
Pour ce qui est de Kunststoff, qu'il signe sous le pseudonyme Move D, la pertinence est moins certaine. Bien sûr, il y a les envolés électronica qui parsème l'album. Des moments magiques comme sur "Soap Bubbles" ou l'électro gentillette sous influence Detroit s'emballe soudain et vire à l'electronica façon Plaid ou Aphex Twin, mais dans l'ensemble, les sons comme les compositions sonnent irrémédiablement datées.
Alors on se dit, "Ok, tout cela fait parti de l'histoire des musiques électroniques et le temps de la maturité est venue", mais tout de même, à choisir entre les deux, je vous conseille sans hésiter le Conjoint, une perle. Quant à Kunststoff, les curieux et les archivistes peuvent toujours jeter une oreille sur le profile myspace du bonhomme, il parle de futur, mais d'un futur vu il y a 10 ans...

Conjoint - A Few Empty Chair (Büro/City Center Office/La Baleine)
Move D - Kunststoff (City Center Office/La Baleine)




Les artistes sont trop payés.

Posté par 2goldfish le 15.12.06 à 13:02 | tags : news, politique
rapetou"Pendant la période où le piratage ravageait l'industrie, les profits des artistes ont augmenté avec la croissance du revenu généré par les sonneries de téléphone et autres services innovant. Il n'y a donc rien d'étrange à chercher un nouveau taux qui paierait moins ceux qui écrivent la musique."  Voilà, c'était pour ceux qui croyaient encore que la RIAA défendait les intérêts des artistes.
La Recording Industry Association of America fait en ce moment du lobbying auprès du gouvernement américain pour diminuer l'argent touché par les artistes sur les sonneries de téléphone portable pour soutenir les pauvres maisons de disque qui ont bien souffert pendant qu'elles se battaient contre les nouvelles technologies et leurs propres clients alors que les artistes, ces traîtres, se remplissaient les poches en travaillant avec ces technologies et ces clients. On est pas un peu mauvais perdant chez les majors ?



Et hop, c'est la tournée d'Optimo !

Posté par Maxence le 15.12.06 à 10:30 | tags : disco, électro, funk, mp3, pop, rock


JD Twitch et JG Wilke aka Optimo le duo de DJ le plus éclectique de la planète - ainsi nommé en hommage au groupe punk-funk pionnier Liquid Liquid, qui avaient eux même choisi leur patronyme en s'inspirant d'une mythique marque de cigares -s'associe à Pitchfork pour offrir au monde entier un nouvel épisode de leurs mix essentiels. Cela tombe bien puisque ça s'appel Essential Mix et que c'est également le nom des fameuses sessions de la BBC. Le tracklisting compte un extrait du 45:33 de LCD Soundsystem, Depeche Mode remixé par Ricardo Villalobos, Prince (sic), Hotchip, Chic, The Rapture, Lindstrom, Yello ou Neu! (le point d'exclamation n'est pas de moi, mais ça pourrait). Pour les cigares et les pipes, voir avec la rédaction...




Fêter 2007 avec les Flaming Lips !

Posté par Maxence le 14.12.06 à 18:23 | tags : pop, rigolo, rock, youtube
A l'occasion des fêtes de fin d'année, les Flaming Lips ont décidé de mettre à profit l'extraordinaire outil générationnel qu'est Youtube en faisant passer une audition à leurs fans. Le concours (puisque c'en est un) est ouvert à tous et les règles sont simples : Vous devez vous filmer, seul ou avec vos amis Flaminglipsophiles, dans une courte vidéo en costume, ou dans la mise en scène de votre choix. La seule obligation est de danser sur un titre des Flaming Lips. Les participants devront ensuite uploader leur vidéo dans la rubrique Youtube ouverte spécialement par les membres du groupe pour avoir une chance d'être tiré au sort et de gagner une place sur scène au côté de leur groupe favoris à l'occasion de leur spectacle du nouvel an à Los Angeles. Pour s'inscrire c'est par là, pour voir les vidéos envoyées (déjà 8), c'est par ici (n'oubliez pas d'indiquer "Flaming Lips NYE Dance Contest" dans le titre ou commentaire de votre vidéo).



Mariah Carey n'est pas une porn star

Posté par 2goldfish le 14.12.06 à 13:03 | tags : news, people, pop, rigolo, sexe en musique
mariah careymary careyEt elle tient à ce que cela reste clair en empêchant l'ex-concurrente d'Arnold Schwarzenegger (au poste de gouverneur de Californie) et toujours porn star Mariah Carey de déposer son nom comme marque. En dehors de leur évidente quasi-homonymie, y aurait-il une raison pour que Mariah ait peur qu'on la confonde avec Mary ?
La loi outre atlantique est claire, il faut que Mary et Mariah travaillent dans le même domaine pour qu'il y ait véritablement violation de copyright. La pop américaine ressemblant de plus en plus à du soft-porn et les porn stars à des pop stars, il pourrait bien y avoir un recoupement d'audience entre les deux Carey.
Sans vouloir ressembler à une vieille bigote, il faut bien le dire : l'hyper-sexualisation de la pop américaine, un phénomène que le reste du monde ne suit que timidement, commence à devenir inquiétante. D'accord, le sexe a toujours été au moins lourdement sous-entendu dans la pop, mais à l'époque des Pussycat Dolls, on a largement dépassé le stade du sous entendu. Il y a bien sur le problème des gamines de huit ans qui écoutent les chansons de strip teaseuses qui parlent de leur clitoris, mais, ce que ça révèle, c'est l'hédonisme effréné et nihiliste d'une Amérique traumatisée. Musicalement, la pop se porte très bien. Psychologiquement, elle est clairement dépressive.



Techno des origines part.2 : Man Machine

Posté par Maxence le 14.12.06 à 10:45 | tags : électro, pionnier, youtube

On continue notre exploration des origines de la techno en vidéo (qu'est-ce que c'est bien internet quand-même...) Aujourd'hui, le "We Are The Robot" des Allemands de Kraftwerk. C'était en 1978 ! Et oui, mythique ! Tout comme l'album The Man-Machine duquel ce titre est tiré... Alors, elle est pas magnifique l'intro ? Presque electronica... (merci Youtube)




The Information : Beck déçoit de nouveau...

Posté par Maxence le 13.12.06 à 19:15 | tags : électro, news, rock

Beck, souvenez-vous Loser : "I'm a loser baby, so Why don't you kill me ?" C'était en 1994. Une phrase prophétique, à cette différence près que nous n'aurions pas à nous en charger : Album après album, le californien creuse sa propre tombe (émergeant du trou une fois, subitement, pour un Mutations de haut vol).
The Information ne déroge pas à la règle, encore une déception. Alors que Mellow Gold et Odelay invoquaient le fantôme de Leadbelly et le Captain Beefheart de Safe As Milk (sans oublier le Sebadoh III de Lou Barlow) croisant le fer de manière improbable avec le DJ Shadow d'Entroducing, Beck se contente aujourd'hui d'appliquer inlassablement la même recette, celle du faux-semblant. Après Beck en bluesman, voici Beck imitant Prince (Midnite Vultures en 1999), puis Beck singeant (plagiant ?) Serge Gainsbourg (Sea Change en 2002)et enfin Beck jouant Beck (Guero en 2005 et aujourd'hui The Information).
Un jeu de masque de plus en plus vain qui fatigue plus qu'il n'amuse.
Oh bien sûr, nous pourrions faire une chronique descriptive de l'album au multiples pochettes "à faire soit-même". Dire que Elevator Music n'est pas si mal en bon gros funk toute basse dehors et rythme trépidant, que Cellphones Dead surf de nouveau sur la vague disco-funk de Midnite Vultures (et celle des Lindstrom, Prins Thomas et consort), que "New Round voudrait bien renouer avec le Beck de Mutations ou que The Horrible Fanfare Landslide Exoskeleton aimerait jouer dans la même court que Odelay, mais malheureusement dans l'ensemble (Think I'm in Love, Strange Apparition qui aurait pu être signé par les Stones, c'est dire, Soldier Jane ou We Dance Alone) rien n'y fait. Tout semble déjà vu, déjà entendu. Et que dire de Nausea ? Ou No Complaints ? Insipides, tout simplement. Pourtant des morceaux plus sombres comme Dark Star, Motorcade ou The Information annonçait quelque chose de nouveau, mais Beck a décidément décidé de choisir la sécurité, et une fois de plus, c'est royalement planté. Dommage. Aura-t-on la patience de se pencher sur le prochain ?

Beck - The Information (Universal/Polydor)




On trouve toujours plus responsable que soit

Posté par 2goldfish le 13.12.06 à 13:12 | tags : news, rigolo
lionel hutzLa seule chose vraiment surprenante, c'est que ce ne soit pas arrivé plus tôt. Catherine Lewan, une ancienne utilisatrice de Kazaa, monte une "class action" contre Sharman Networks, créateur du logiciel de peer to peer, après avoir elle même été poursuivie par la RIAA. Elle accuse Sharman Networks d'avoir trompeusement markété Kazaa comme légal tout en sachant que la majorité de ses utilisateurs échangeraient des fichiers sous copyright.
Sachant que Kazaa a connu son heure de gloire exactement au même moment que celle de l'emballement médiatique sur le piratage musical, on est en droit de douter de la bonne foi de la plaignante. Sans la grande tradition américaine de trouver un responsable extérieur à tout malheur et de le trainer en justice, Sharman Networks, qui devait se croire tranquille après avoir passé un accord avec la RIAA et l'IFPI, doit surement déja avoir mis ses avocats au travail sur une plainte contre Microsoft pour avoir permis la création de Kazaa avec Windows et une autre plainte contre les musiciens qui réclament des droits d'auteurs. A moins qu'ils ne s'attaquent à la RIAA, histoire de boucler la boucle.



Lindstrøm : Strøm in the studio

Posté par Maxence le 13.12.06 à 10:29 | tags : disco, électro, label, myspace

Linstrom : un peu de chaleur dans un monde glaciale... brrrr.Qui, l'an dernier, n'a pas dansé sur I Feel Space de Lindstrøm ? Qui n'a pas été au moins une fois exposé au charme de cette musique mutante fleurant bon la fin des années 70, subtilement détournée par ce sorcier venu du nord  ? C'est donc les oreilles grandes ouvertes que nous accueillions l'album d'Hans-Peter Lindstrøm, It's a Feedelity Affair, regroupant la plupart de ses singles cultes. On y retrouve l'hymne I Feel Space bien sûr, mais également des morceaux encore plus enivrant et déroutant comme ce There's a Drink in my Bedroom and I Need a Hot Lady qui commence happy disco, hommage 70's et finit dans une tornade de synthé spatial à couper le souffle. Le synthé justement, instrument fétiche de Lindstrøm, est utilisé à outrance et on ne s'en plaindra pas. Le norvégien excelle en effet dans l'exercice d'un cosmic disco solaire (Another Station) s'autorisant parfois des trips glaciaux sur fond de nappes grisantes, comme sur l'énorme Can it for the Original Whities et sa guitare psychédélique, ou le prenant Futher into The Future.
"Une affaire de Feedelity" donc, que Lindstrøm sait honorer sans tomber dans la nostalgie désuète. Pour preuve, The Contemporary Fix, un nouveau morceau usant et abusant de l'effet hypnotique de la 303, sorte de ballade interplanétaire sous acide (et effet doppler) gorgée de percussions et de sons organiques ou encore Gentle as a Giant, totalement tribal et trippé mêlant rythmes afros et transe contemporaine (Ceux qui connaissent le E2-E4 de Manuel Gottsching, l'ex-guitariste du groupe krautrock Ash Ra Tempel savent de quoi je veux parler).
Ici c'est clair, si Lindstrøm connaît la musique, il connaît également le disco le plus underground, utilisant les vieilles ficelles pour les pervertir à sa façon et tisser sa propre toile de mélodies et de profondeur. It's a Feedelity Affair ensoleille notre hiver, comme il doit certainement réchauffer les soirées du grand nord. Un disque que nous attendions tous, sans le savoir, et c'est ce que l'on préfère dans la musique non ?


Encore une fois heureux lecteur, tu pourras te rendre compte de l'honnêteté, ou non, de cette chronique en te rendant sur le profil myspace du label Feedelity, et ce, même si les morceaux de Lindstrøm en écoute n'apparaissent pas sur l'album.


Lindstrøm - It's a Feedelity Affair (Feedelity/Differ-Ant)




Dernière minute : David F prend la scène

Posté par Daveinthehay le 12.12.06 à 18:32 | tags : copinage, live
Pour les nostalgiques du "blog le mieux du cosmos", possibilité de rencontrer le dieu vivant en chair et en live. STOP. Ce soir, dès 20h30, aux Mains d'Oeuvres (1, rue Charles Garnier 93400 Saint-Ouen). STOP. David Fenech sera accompagné de sa guitare, de ses cordes vocales et puis surtout d'Andrea Perkins. STOP. Concert improvisé. STOP. 8 euros l'entrée. STOP. Pas d'excuse ni aux provinciaux, ni aux koalas. STOP. STOP. STOP....



Techno des origines part.1 : Body & Soul

Posté par Maxence le 12.12.06 à 12:42 | tags : disco, électro, pionnier, youtube

Bon alors elle vient d'où la techno ? On commence avec "I Feel Love", une chanson de Donna Summer tirée de son album de 1977, I remember yesterday produit par la Dream Team Giorgio Moroder et  Pete Bellotte. Ici dans sa version remixé de 1982 par Patrick Cowley, dont la version originale dure plus de 12 minutes. Si vous n'êtes pas convaincu par le clip, fermez les yeux et laissez vous bercer. Les trois dernières minutes sont énormes...


 




Ouverture de la saison du mieux

Posté par 2goldfish le 12.12.06 à 10:38 | tags : rigolo, top, web
Un coup d'oeil autour de nous ne laisse aucun doute, la saison des bilans de fin d'année à commencé. D'un côté, on a Pitchfork qui semble résolu à revenir sur l'année sous tous les angles possibles : les meilleurs chansons, les meilleurs albums, et (si je ne me trompe c'est une nouveauté) les meilleures news. De l'autre on a toute la blogosphère qui s'y met. Le blog Largeheartedboy, dont on ne sait si son auteur est conscient de la vanité de son projet, rassemble en un seul endroit tous les tops de fin d'année du net. Il y en a plus de trois cent au moment où j'écris.
La bonne nouvelle, c'est qu'a moins que'il ne sorte en Décembre, il semble de plus en plus difficile de sortir un chef d'oeuvre sans que ça se remarque. Bon, c'est peut-être une mauvaise nouvelle pour ceux dont personne n'a remarqué le disque. L'autre bonne nouvelle, c'est que pour nous bloggueur ça fait toujours quelque chose à blogguer. C'est ce qu'on appelle un marronier : regardez, je vous ressort les 50 meilleurs clips de l'année de DoCopenhagen comme le regretté Flyer l'avait fait l'an dernier.
Si on en croit MetaCritic, les albums les meilleurs de l'année pour la critique sont dans l'ordre ceux d'Ali Farka Toure,Tom Waits,Clipse,Joanna Newsom et Bob Dylan. Je n'ai même pas encore écouté les deux premiers, mais ça a l'air pas mal comme liste. Et le pire album de l'année serait celui de Kevin Federline, le futur ex-mari de Britney Spears et probablement futur star du porno amateur.
Evidement, les classements, c'est pas bien. L'art n'est pas une compétition, etc... Mais ils sont marrants à faire et à lire, et ils ne font de mal à personne (en dehors des Kevin Federline du monde). Où est-ce que je veux en venir ? Nulle part, finalement, ce qui est de toute façon là où vont tous les classements.



LCD Sounsystem : Il court, il court James Murphy !

Posté par Maxence le 11.12.06 à 19:06 | tags : disco, électro, funk, ipod, punk

Des nouvelles du LCD Soundsystem (www) de James Murphy, le sorcier de DFA : Juste avant la  sortie de son nouvel album, dont le titre The Sound of Silver est déjà connu, le groupe a accepté la commande exclusive du fameux chausseur des sportifs, des flambeurs, des rappeurs et des beaufs, j'ai nommé : Nike (On a vraiment du mal à imaginer Murphy en Nike mais passons). Pour cela le géant de la chaussure de sport c'est associé à iTunes puisque le concept proposé par LCD est un morceau-album de plus de 45 minutes, nommé 45:33, destiné à être écouté sur Ipod et uniquement sur Ipod (enfin, plus depuis quelques semaines puisqu'il est disponible sur tous les P2P de la planète). Néanmoins, les auditeurs honnêtes (et il en reste, si, si. Allez !) se rendront donc sur iTunes pour acheter/télécharger le dit morceau.
Et concrètement à quoi ressemblent elles ces 45:33 de musique ? Tout d'abord on se dit que le titre pourrait être un hommage à Brian Eno, puisque que l'on sait que James Murphy fait parti des ces plus fidèles admirateurs. Une sorte d'ambiant music pour athlète alors ? Et en effet, il y a un peu de ça puisque cela commence par une longue introduction répétitive au clavier évoquant à la fois Terry Riley et le Discreet Music d'Eno. Puis le morceau se développe progressivement en une sorte de néo-disco planant, avec choeur d'anges (noirs les anges, façon gospel) vocaux soulfull et basse slappée. Cela évolue graduellement vers une électro plus rapide mais toujours très funky et continu de s'accélérer régulièrement, modulant mélodies et rythmes, de manière à encourager le joggeurs jusqu'au sprint final. Un sprint en forme de spirale électro funk que l'on croirait pour le coup, jouée par "Kraftwerk et Funkadelic dans un ascenseur "(pour reprendre une phrase célèbre). Puis tout s'apaise enfin, et retombe doucement, comme un flocon de neige sur Central Park pendant que vous respirez à plein poumon et éponger votre sueur. Une musique idéale pour le jogging en effet. Et pour les autres, ceux qui ne court pas ? Et bien vous savez au moins sur quels pieds danser maintenant...


LCD Soundsystem - 45:33 (Disponible sur iTunes)




Apprends à breakdancer avec Mr T

Posté par Daveinthehay le 11.12.06 à 13:45 | tags : rigolo, web, youtube


Et dire que Ving Rhames lui a été préféré pour la version ciné d'A-Team. Tss tss...



La Baleine : 20 000 lieux sous les disques.

Posté par Maxence le 11.12.06 à 09:46 | tags : copinage, électro, news, pop, rock, web

Joie ! La Baleine, le distributeur pointu et généreux qui nous alimente régulièrement de ses gâteries électros depuis des années (et aujourd'hui, pop/rock, indé et post-rock) vient d'ouvrir son nouveau website. L'amateur de la rubrique électro et techno (entre autre) de Playlist y trouvera tous les disques que nous chroniquons souvent ici, mais également toutes les nouvelles sorties, de nombreux disques en promo et plus de 10 000 références électroniques, soul, funk, jazz, reggae, dub, hip hop, rock, etc. Bref, de quoi trouver le cadeau idéal à (vous) faire pour les fêtes, ou de pouvoir joindre le visuel (la lecture de Playlist) au sonore (les offres de La Baleine). Check it !




Kanye West est-il un bâtard ?

Posté par 2goldfish le 08.12.06 à 17:07 | tags : hip hop, news, rigolo
kanye west"Si ce n'était pour le métissage, il n'y aurait pas de fille dans les clips. Moi et la plupart de nos amis on aime beaucoup les bâtardes. Ouais, dans le quartier tout le monde les appelle des bâtardes." déclarait Kanye, en interview pour Essence Magazine, grillant d'un coup tout son crédit de champion de la cause afro-américaine obtenu lors d'un téléthon pour la Nouvelle Orléans avec sa fameuse déclaration (pour laquelle il est plus connu par chez nous que pour sa -très bonne- musique) : "A côté d’une photo montrant un homme blanc, les bras chargés de provisions, la légende dit qu’il a trouvé de la nourriture. A côté de la même photo montrant un Noir, la légende dit qu’il les a volées." (la vidéo sur Youtube).
Petite précision quand à la traduction avant d'aller plus loin : Kanye a utilisé le terme "mutt" qui désigne bien un bâtard au sens canin du terme, mais traditionnellement le terme préféré du raciste américain tendance KKK est plutôt "mud".
On s'en doute, la déclaration de monsieur West a immédiatement provoqué des réactions indignées. Moi même, j'étais plutôt choqué au premier abord. C'est sûr, l'attrait principal du personnage est d'être un gros connard mégalomane, mais le racisme, c'est pas bien.
Puis, bon, j'ai réfléchi un peu. "Mutt" n'est peut-être pas élégant, mais venant d'un rappeur qui emploie constamment pour lui et ses amis le terme "nigger" sans plus choquer grand monde, doit-on vraiment s'émouvoir ? N'aurait-il le droit d'utiliser ce genre de terme uniquement pour l'ethnie dont il fait partie ? A ce moment là, il a au moins à moitié le droit de dire "mutt". Quand à ceux qui lui reprochent le fond de son discours, réagissent-ils à chaque fois que quelqu'un parle de beauté métisse ? J'avais plutôt cru comprendre que vanter les mérites du métissage était ultra-politiquement correct. Julien Clerc a du souci à se faire dans le cas contraire.
Evidemment, c'est un sujet délicat, et je suis peut-être en train de me fourvoyer en soutenant un type qui a prouvé a plusieurs reprises par le passé son manque de subtilité. On verra bien quand arrivera son inévitable explication.



Aphex Twin et les portails magiques

Posté par Daveinthehay le 08.12.06 à 12:42 | tags : rigolo, youtube
Ne jamais laisser trainer Chris Cunningham près du micro-ondes. Il serait capable de clipper Come To Daddy. Ah bah, c'est déjà fait...




N'en faisons pas trop sur Joanna Newsom

Posté par 2goldfish le 08.12.06 à 10:22 | tags : folk, radio
Comme apparemment tous les critiques qui ne la haïssent pas du plus profond de leur être, je suis complètement sous le charme de Joanna Newsom et de son album Ys. En fait je ne l'écoute presque pas, mais à chaque fois que je le fais, c'est religieusement. J'ai en fait probablement passé plus de temps à penser, lire et écrire sur Ys qu'à l'écouter, ce qui confortera sans doute ceux qui le voient comme un prétentieux piège à critiques. Bah, tant pis pour eux.
Toujours est-il qu'après l'excellente interview de Pitchfork, on peut maintenant trouver encore plus de Joanna a se mettre sous la dent sur NPR, la radio publique américaine, puisqu'elle a été l'invitée de l'excellente émission All Songs Considered. Elle y parle de sa collaboration avec
Van Dyke Parks, prouve son bon goût en choisissant des morceaux de Randy Newman et Sandy Denny pour illustrer ses influences entre deux extraits de ses chansons fleuves.
Elle raconte comment elle a fini par assumer sa voix si particulière grâce à un ami qui l'a par la suite présentée à Will Oldham. Sa voix, justement, assez proche de celle qu'on donnerait à un chat de sorcière animatronic homosexuel dans un film Disney, est le premier point de discorde entre croyants et non croyants. Personnellement je tombe systématiquement sous le charme des chanteurs les plus controversés, que ce soit Morrissey ou Jeff Mangum, et je ne suis donc peut-être pas le mieux placé pour en parler, mais j'aime aussi beaucoup la voix de Joanna quand elle parle, bien moins maniérée que quand elle chante mais quand même encore très loin de Mark E. Smith. Et puis par là il y a plein de photos à imprimer pour recouvrir votre mur, et aussi les paroles à étudier et sur ebay, bientôt, j'espère, on trouvera des mèches de cheveux, peut-être même des sous-vêtements, et ...



Altered Covers : pochettes surprises

Posté par Daveinthehay le 07.12.06 à 18:16 | tags : en jpeg
L'humeur étant à la cover en ce moment (youtube s'appauvrit les enfants), notre ami Feraxel nous invite à (re)découvrir Reuno. Le graphiste en question expose ici ses altered covers saison 2 (la saison 1 se trouve par ). "Le principe est simple : il prend des pochettes d'albums connus (ou pas), et dessine par dessus, change des têtes, rajoute des personnages. L'intégration est souvent réussie, et l'humour toujours présent. Une façon originale de rendre hommage aux pochettes originales." (merci Ferax', rien à voir avec Trelkax celui-ci !)



La vérité sur la Beatlemania

Posté par 2goldfish le 07.12.06 à 13:19 | tags : beatles, pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
Ah, les merveilles qu'ont trouve encore sur Youtube... Je suis tombé sur cette très juste parodie des Beatles en regardant de vieux extraits du mythique Mr Show, une émmission américaine pas très connue par chez nous (ou même chez eux) mais qui a permis au monde de découvrir David Cross. Ces gars là ont vraiment tout compris à la Beatlemania.

PS :Vous êtes priés de ne pas regarder la seconde moitié de la vidéo, qui n'a plus rien à voir avec la musique et n'a rien à faire ici. Je pourrais me faire virer.



I'm waiting for the man, 125.000 dollars in my hand

Posté par 2goldfish le 07.12.06 à 11:32 | tags : news, rigolo, rock
Warren Hill, homme qu'on décrira avec justesse comme "the man", vit le fantasme secret de tout collectionneur de vieux disques. En 2002, sur un trottoir New Yorkais, il a acheté pour 75 cents ce qui s'est avéré être l'authentique premier enregistrement de The Velvet Underground & Nico.
En 1967 le groupe avait enregistré une première version de l'album avec un dénommé Norman Dolph qui travaillait avec Columbia. Quand Dolph leur a envoyé un vinyle, il est revenu, peu satisfait, avec une note qui disait à peu près "croyez vous qu'on a perdu notre putain de tête ?". Il a rendu le disque à John Cale ou Andy Warhol (il ne se souvient plus) et là on a perdu sa trace jusqu'à ce qu'il atterrisse sur ce troittoir new-yorkais. Symboliquement, c'était l'endroit parfait.
Une fois qu'il s'est assuré de l'authenticité de l'objet, Hill a vraiment bien joué l'affaire : il a d'abord réalisé une copie digitale de haute qualité puis a contacté les médias et attendu que le téléphone sonne. Il n'a pas attendu longtemps, mais après un contact avec les ayant droit du Velvet Underground qui auraient curieusement déclaré ne pas être intéressés (peut-être n'ont-ils pas offert assez), la décision a été prise de mettre le disque en vente sur ebay. Au moment ou j'écris, l'enchère la plus haute est à 126 004 dollars US, mais on sait tous que les enchères sérieuses ne commencent qu'à la toute fin du délai imparti. Si vous êtes intéressé, vous avez jusqu'à vendredi pour dépenser une somme astronomique... que vous n'auriez certainement pas donnée au Téléthon, de toute façon.



Saroos : La mécanique des fluides

Posté par Maxence le 06.12.06 à 18:01 | tags : ambient, électro, myspace, pop

Petite merveille de post-rock/electronica sur le bien nommé Alien Transistor, label de The Notwist, Console et Fog, Saroos est le side project de quelques discrètes personnalités de l'electro indie, parmi lesquelles on retrouve Florian Zimmer (ISO 68), Christoph Brandner (Lali Puna) et Max Punktezahl (The Notwist,Contrivia).
Doucement arythmiques et étrangement (é)mouvantes, les compositions de Saroos oscille entre le no-hip hop d'Anticon (Themselves, Alias...), le post-rock organique de Tortoise et l'ampleur ambiant pop du dernier Board of Canada. Si la première écoute peut laisser penser que l'album manque singulièrement de colonne vertébrale, une deuxième plus attentive, révélera des subtilités (poly)rythmiques inattendues et une tentation pop subtile et décalée proche de Notwist (Dead Days), allié à un certain amour pour le krautrock (Troubled Sleep) et enrobé de sons du quotidien omniprésents. Des qualités qui font de ce disque inclassable un objet iconoclaste aux contours fluides, parfaitement illustré par During This Course, morceau central sur lequel Alias vient exceptionnellement poser sa voix (celui-ci ayant décidé de ne plus "rapper" pour passer à la production, voir son projet avec Tarsier).
Vous n'avez rien compris ? Ne vous inquiétez pas, c'est normal. Réunissez tous les musiciens dont il est question dans cette chronique et dites vous que Saroos tient un peu de tous ces artistes, ou allez vous rendre compte par vous même des qualités de ce disque sur le profil myspace du trio.

Saroos - s/t (Alientransistor/La Baleine)




Le rap de Joe Pesci

Posté par Daveinthehay le 06.12.06 à 16:32 | tags : hip hop, rigolo
Cousin Vinny aurait-il la nostalgie des Affranchis ? A l'instar de William Shatner, il s'est lancé dans la famille des acteurs-chanteurs never really was, façon hip hop. I don't drive by cause i'm a wiseguyyyyy.




Clipse, la fatalité, les Neptunes et le hasard

Posté par 2goldfish le 06.12.06 à 10:14 | tags : hip hop
clipseSur le papier, on a du mal à comprendre pourquoi Hell Hath No Fury, le second disque tant attendu de Clipse, a mis tant de temps a sortir. Bon, les déboires du duo avec leur label en faillite sont compréhensibles, mais pourquoi, une fois que Jive a mis la main dessus, ont-ils repoussé le disque ? C'est une putain de production des Neptunes. S'il en était encore besoin, Pharrell a prouvé qu'il pouvait vendre n'importe quoi avec le dernier Gwen Stefani (vraiment n'importe quoi). Et puis il faut vite profiter de ce qui reste du retour du gangsta dans le rap : même Snoop s'y est remis, c'est bientôt la fin.
L'hésitation de Jive ne tient pas à la musique, ni à la présentation du deal de coke comme la grande aventure humaine. Le problème vient sans doute plus de l'agressivité passive de Malice et Pusha T, une attitude de défi vis a vis de leur maison de disque, de la loi et de tous ceux qui ne croyaient pas en eux mais aussi de l'auditeur et de la vie en général. Parce qu'ils savent que si les diamants sont éternels, le Bling ne dure jamais. Ils savent qu'une fin à la Scorsese les attend. Quand Pusha T compare son crew aux Hutus sur Wamp Wamp, sans doute ce que vous entendrez de plus dérangeant sur MTV, ce n'est pas de l'ignorance ou du mauvais goût, juste un méchant coup de réalité.
Cette ambiance de froide paranoïa, les Neptunes la parfont avec une douzaine de leurs meilleurs beats depuis longtemps, construisant à partir d'éléments semblant pris au hasard. On a un peu trop vite présumé que Chad Hugo (qui ne s'est jamais grillé comme son compère) avait officié seul sur le disque. Manque de pot pour cette théorie populaire, il n'apparaît même pas aux crédits. Se pourrait-il que les productions des Neptunes soient vraiment des cadavres exquis ? Que les récents assauts que Pharrell a fait à sa  propre crédibilité (voir Wind It Up, donc, et son album solo) relèveraient-il seulement de la pure malchance ? On l'imagine bien tirant un petit papier de sa casquette, expliquer à Gwen : "Désolé chérie, mais j'ai tiré Yodel."



Cover vs. Original

Posté par Daveinthehay le 05.12.06 à 18:42 | tags : en jpeg, web 2.0
"A propos des reprises vous noterez que deux courants s'affrontent, c'est 'ouaip c'est sympa, mais ça vaut pas l'original' contre 'c'est marrant mais je prefère la reprise à l'original'. Maintenant, vous allez pouvoir voter pour votre camp sur ce site" : http://www.cover-vs-original.com/

C'était le "fous la merde" du jour par Sigismund (merci monsieur !) Et si vous proposiez les votres ?




Lithops au coeur d'une passionnante controverse...

Posté par Maxence le 05.12.06 à 18:25 | tags : copinage, électro, myspace, rigolo

Extrait d'une conversation en ligne à propos de Mound Magnet de Lithops, side project de Jan St Werner de Mouse on Mars :

Maxence : Le Lithops de St Werner ? Mouais... Il aurait mieux fait d'en rester à Mouse On Mars hein.
Frz (un ami) : Mais t'es pas un peu dingue ! Non ? T'es PAS UN PEU DIIIIIINNNNNNGUE !!!
Plus sérieusement, t'es fou, réécoute le, le machin. C'est vrai que si tu jettes une oreille distraite, ça a l'aspect du truc lambda MAX/MSP-isé, un peu comme le dernier
(Scrypt). Les sons viennent clairement de ce type de manipulation.
Mais si tu te mets dedans, c'est un vrai décalque du Mouse on Mars, avec des compos, mélodies pop, ligne de guitare et de basse. C'est de loin le truc qui me passionne le plus en electro depuis des années. Super travaillé au niveau sonore, des compos, et pas des compos ésotérico-chiantes. Juste qu'il n'utilise pas la même famille de son que sur le MoM (et encore, il y a des rythmiques qui sortent éminemment des sessions
Varchaz).
Et il pourrait, mais il ne cherche pas à donner une apparence avant-garde léchée à son album (genre 10 sec de silence en plein milieu d'un morceau, des trucs déconstruits mais "tu vois c'est vachement composé en fait"). Il garde le côté rentre dedans punky, le plaisir de retourner un morceau comme une veste au détour d'un break, d'envoyer une méchante boité à rythme pour secouer le cocotier.

Nan sérieux, j'avais l'impression qu'il s'était rien passé en electro depuis perpette avant d'entendre ça. La claque à la bande des expérimentaux prise de quiche (Pita, Hecker etc), avec les mêmes armes. Je me disais dernièrement en l'écoutant qu'il faisait subir à l'electro et à l'expérimentale le même traitement qu'en son temps Pierre Henry à la pop et à la concrète (Messe pour le Temps Présent, "pouet pouet" - qu'est ce qu'il vieillit mal cet album, soit dit en passant).
Un album qui ouvre un futur à toute la scène expérimentale, en montrant que ce n'est pas en se réfugiant dans l'avant garde nombriliste, mais en foutant des coup de pieds dans le cul à tout ce qui traine. Jouissif.
Alors avec ça, si tu tentes pas une ré-écoute. Beuuuuh ??
(Un jour, il faudra que je me fasse payer pour toutes ces chroniques que j'écris dans le vent...)

Et oui, Frz, mais c'est pas Playlist (malheureusement) qui t'honorera de ses deniers...  ^ ^

Bon, maintenant si après un coup de sang pareil, vous n'avez toujours pas envie d'y jeter une oreille sur le Lithops : Beuuuh ?




Les 10 ennemis à éviter en concert

Posté par Myosotis le 05.12.06 à 09:39 | tags : rigolo, rock

Un concert réussi, c'est évidemment un groupe qui joue la musique qu'on aime et qu'on est venu chercher mais c'est aussi, et presque aussi sûrement, un parcours du combattant individuel, si on est pas l'un des ennemis à abattre, pour éviter les gens qui vous veulent du mal. Qui que vous supportiez, il faut savoir qu'ils ou elles seront là pour vous pourrir la vie. Ne croyez pas qu'ils resteront à la maison ce soir-là. Comme vous, ils ont payé leur place et se trouvent quelque part près de vous, prêts à surgir pour vous ruiner les effets. Le meilleur moyen de profiter du spectacle est de les identifier très vite, de les connaître pour les neutraliser. Petit socioguide des parasites :

1. Le roadie qui donne la setlist à la poulette la plus sexy : c'est un fait, même si vous êtes le mieux placé, il y a 99% de chances que ce gros con de roadie va tendre la setlist que vous convoitez timidement depuis 30 minutes à une nana surgie de nulle part et qui saura lui décocher un sourire de biche.

2. Le boyfriend hyper-protecteur : non, ce n'est pas parce que votre nana porte un teeshirt moulant et se presse, malgré moi, contre mon épaule que je vais vous la faucher. Le boyfriend gonfle la poitrine et vous lance des regards noirs à chaque fois que vous vous tournez vers sa nana et tentez de zieuter ses seins.

3. Le pompier: à plus de 20 clopes le concert, cet imbécile suffit à lui tout seul pour vous flanquer un cancer du poumon. Surtout, il vous souffle dans le cou, dans le pif, dans les cheveux, au point que vous vous demandez si ce ne sont pas des fumigènes. Evidemment, il ne se doute pas que vous êtes là. Tout ce qui compte pour lui, c'est de tirer sur la cigarette et de cultiver une attitude de rocker.

4. L'encyclopédie sur pattes: arrête de parler mec. Pas besoin de savoir sur chaque morceau qu'il s'agit de la plage 8 du troisième album, d'un titre particulièrement rare, pas joué depuis 6 ans, ou figurant sur une compilation de raretés japonaises. Rien de tel qu'une cover obscure en fin de concert pour lui clouer le bec. Dépassé par les événements, il devientt soudainement muet. Bien sûr, M. Jesaistout n'a pas reconnu la reprise de Madonna.....    

5. L'ancien combattant : ok, il a vu le groupe déjà  14 fois depuis le début des années 80 et ne peut s'empêcher de prendre un air blasé. Cousin par alliance du précédent, il n'a pas son pareil pour vous gâcher le plaisir. De toute façon, aucun concert n'a su rivaliser avec le Bataclan 87 et le départ du 1er batteur. Cet imbécile vous ferait presque regretter d'avoir dix ans de moins que lui. D'ailleurs, il a gardé la coupe de cheveux de l'époque et se tape un look incroyable. Ce qui fout les boules, c'est que dans 10 ans, vous serez comme lui.

6. Le poivrot : vous ne vous habillez pas superchic pour un concert rock, mais ce n'est une raison pour que cet imbécile vous bouscule et renverse la moitié de sa bière sur votre chemise. Du coup, vous avez un oeil sur scène et l'autre en permanence sur son gobelet plastique. Comme il essaie de fumer en même temps (un joint ?), il est de plus en plus chancelant et envahissant. Quand il aperçoit un ami à lui, il fonce et vous inonde d'Heineken.

7. Celui qui veut être au premier rang quoi qu'il faille faire pour y arriver : Le concert, c'est pire que la vraie vie, une jungle. Le gars qui veut être au premier rang y arrivera à un moment ou un autre, et même s'il doit pour ça, vous foutre des coups de coude dans les cotes pendant 20 minutes, vous faire sentir qu'il est là, derrière vous, prêt à surgir si vous lâchez 5 centimètres de terrain. Il s'infiltre, gagne centimètre par centimètre et s'incruste dans la niche que vous aviez travaillée en arrivant à 18H45.

8. Le géant vert : le géant vert reste au bar jusqu'au moment où les lumières s'éteignent. Là, il se pointe, généralement avec un copain aussi grand que lui, et s'installe devant vous en croisant les bras, comme si de rien n'était. A cette hauteur, il voit aussi mal devant lui que derrière. Du coup, vous vous demandez qui vous êtes venu voir. La scène est un vieux souvenir. Le géant vert ne sait pas que vous existez. Vous passez 1H45 à mater le bassiste et à vous faire chier comme un rat mort.  

9. La fille au téléphone-vidéo : la nouvelle espèce à la mode brandit son téléphone pour découper le concert en plages de 45 secondes tremblantes qu'elle diffusera sur Youtube le lendemain ou pourra envoyer (parfois en temps direct) à ses copines. Pour avoir le meilleur angle, elle n'hésite pas à vous flanquer son Motorala dans l'oeil droit. Evidemment, son copain est souvent du type 2 et vous empêche de la ramener.

 10. Le con qui chantonne. Comme il ne sait pas danser, il balance la tête et reprend les paroles de chaque chanson en les chantant à haute voix, avec 2 secondes de décalage sur le groupe. Comme il ne parle pas anglais, son charabia est à la fois hilarant, pathétique mais aussi perturbant pour ceux qui veulent écouter. Seul point positif : il gâche l'enregistrement de la fille 9. Non, le Zénith n'est pas une salle de bains géante.  

Bonus : 11. Ceux qui sont là par hasard et discutent à haute voix pendant tout le concert de ce qu'ils feront le lendemain, de leur nouveau job qui pue ou de la biture qu'ils se sont pris la veille. Pitié, qu'ils sortent. Mention spéciale, s'ils sont parisiens.

12. Monsieur Bras en l'Air. On lui pardonnerait presque son enthousiasme. Mais Monsieur Brasenlair n'est pas forcé de les garder au dessus de la tête (et de vos yeux) pendant TOUT le concert. Vous avez beau lui proposer d'allumer un briquet à la place ou de faire un pogo, il préférera toujours avoir garder sa posture qu'il trouve cool et christique.

13. Le mec de la sécurité qui se prend pour le garde du corps de George Bush. Ouais, il connaît surtout le reggae et aime la musique electro. Du coup, à un concert rock, il te regarde méchamment comme si tu étais une tapette géante ou un petit intello de merde. Dès que tu bouges une oreille, il te zieute et contracte ses pectoraux prêt à t'en allonger une belle si tu franchis la barrière. Une fois, il a même assommé un mec à un concert de Vincent Delerm, parce qu'il avait laissé tomber son Télérama.




Les goûts et la couleur

Posté par Daveinthehay le 04.12.06 à 18:36 | tags : news, web 2.0
Vous rêvez d'un réveillon karaoké avec Lorie et Sheila ? Votre futur rejeton a pour blase Pete Doherty ? Par dessus-tout, vous faîtes une allergie au diktat orange de Playlist ? Pierre Poujade - celui qui fait des sketches avec Muriel Robin, c'est cela même - vous donne la bise. Pour les autres : merci de signaler votre nationalité musicale, vos orientations culturelles et le nombre de CD que vous hébergez en participant à la grande enquête Novatris - Fluctuat. Nos patrouilles du bon goût décortiqueront ainsi qui tu es, Lectorat, ce histoire de te tailler un Playlist sur mesure pour toi, tes enfants et les 150 générations suivantes (ensuite, les entrailles de la Terre s'ouvriront, le shagma renfermera son secret et Chris Conty ressuscitera... tout ça vois-tu parce que Nicolas Hulot n'a pas daigné accomplir son devoir citoyen). Hey Public, maintenant qu'on se tutoie, tu peux aussi proposer tes entrées sur le blog musique ! D'un, l'HTML ça t'évite de tuer des arbres, de deux tu contribues à l'hypertrophie cérébrale de l'Humanité en dilapidant tes connaissances. Le Village Global, wahou !



La musique sur clé USB, c'est triste.

Posté par 2goldfish le 04.12.06 à 17:30 | tags : geek, mp3, news
usb timberlakeJ'avais appris leur existence outre-atlantique un peu par hasard, et maintenant voilà qu'elles arrivent en France : Universal Music a passé un accord avec le fabriquant de clés USB Néo pour mettre sur le marché des clés-lecteur mp3 pré-chargées avec de la musique. Les clés font 512 Mo, elles sont vendus avec un album pour 25 euros. Les fichiers sont bien sûr des wma bourrés de DRM, avec une qualité sonore bien moindre que celle d'un CD, mais de toute façon, si c'est pour écouter sur une clé USB, personne ne fera la différence.
Après vérification, il s'avère que 25 euros pour un tel produit, c'est vraiment pas cher, sans même compter l'album. Quelqu'un a donc du réduire grandement sa marge pour faire rentrer ces albums là dedans. La question est qui aide le plus les ventes de l'autre ? On sait que le marché de la musique est dévasté, alors que celui des clés USB est florissant. Universal a donc tout intérêt à s'accrocher à ce nouveau marché. Neo de son côté a cependant grand besoin de se démarquer de la concurrence. Pour le consommateur, s'il n'est pas trop regardant sur la qualité du produit qu'il achète, c'est une bonne affaire. C'est aussi de la musique bradée pour vendre du matériel. Il serait hypocrite de s'en émouvoir quand tant de lecteurs mp3 sont remplis de musique téléchargée gratuitement, mais est-ce là l'avenir de la musique ? Devenir un produit d'appel cheap ?



Post Industrial Boys : Alter electronistes

Posté par Maxence le 04.12.06 à 10:40 | tags : électro, label, pop

"Post Industrial boys are wonderfull boys, they read some James Joyce, make carrefull choices. Post Industrial boys just grabe to Village Voices, they play with casual toys, just make some noise..." C'est sur ces premières phrases quasi parfaites que débutait Gogi.Ge.org, le premier album de George Dzodzuashvili aka Gogi. Membre fondateur de Goslab, un collectif d'artistes electro-pop basé à Tbilissi en Géorgie, Gogi et ses Post Industrial Boys sont signés sur Max Ernst, le label du grand (de l'immense) Thomas Brinkmann ! Post Industrial Trauma (Quel titre !), leur deuxième album fait toujours référence à l'envahissement progressif des pays de l'Europe de l'Est, par le mode de vie occidental. Sur un ton souvent ironique et faussement enjoué, les mélodies évanescentes de ce disque d'apparence léger sont surtout poignantes. Trouvez-moi plus beau titre que le Two in One qui ouvre cette album, ou la fanfare électronique d'Encounter, deux pop songs électros en apesanteur, qui ne touchent le sol que sous le poids des mots. On l'aura compris, l'ambiance sensuelle et languide qui règne chez ces Post Industrial Boys, ne font que souligner les effets nocifs du matérialisme : Prostitution, drogue, perte de repères (comme l'illustre leur reprise de Take A Walk on The Wild Side de Lou Reed). Même la douce voix de Natalie Beridze ne peut faire l'impasse sur le fait que pour obtenir cette douceur de vivre occidentalle, certains doivent payer le prix fort. Le message reste cependant en retrait, ne l'entendront que ceux qui veulent. Par delà la politique, Post Industrial Boys reste un merveilleux album d'electro pop, fin et inventif. Et quoi de plus normal pour des protégés de Thomas Brinkmann.

Post Industrial Boys - Trauma  (Max Ersnt/La Baleine)




Arab Strap : Clap de fin

Posté par Myosotis le 01.12.06 à 18:32 | tags : arab strap

C'est dans un Trabendo rempli seulement aux deux tiers que les Ecossais d'Arab Strap ont fait leurs adieux définitifs à l'Europe continentale après une carrière de 10 ans, le mardi 28 novembre. La date ne figurera pas dans les annales de la musique rock mais sûrement dans la mémoire des fans du duo Moffat/ Middleton, dont plusieurs, comme moi, auront écrasé plus d'une (vraie) larme pendant un set admirable. En formation lourde (2 guitares, basse, batterie), les Arab Strap ont égréné pendant quasiment 2 heures les meilleurs morceaux de leur discographie, rassemblés, également, parmi quelques raretés, sur leur dernière compilation 10 Years of Tears, sortie le mois dernier.  Parmi les découvertes live, on notera le très punk et efficace I Saw You, exécuté à l'électricité, et qui sera conclu par un Moffat exténué : "Je suis bien trop vieux pour jouer ce genre de conneries aujourd'hui". Pour le reste, on souviendra, dans une ambiance religieuse, d'avoir goûté une dernière fois un First Big Weekend à tomber, un Here We Go souverain, en version semi-acoustique, ainsi qu'un jovial There Is No Ending. La succession des titres rappelle qu'Arab Strap aura été l'un des groupes les plus importants de ces 10 dernières années, inimitable et qui restera vraisemblablement sans descendance, offrant, sur chaque album, plus de 4 ou 5 titres vraiment de toute beauté. Middleton et Moffat resteront sans un regard l'un pour l'autre sur la durée du set. Quelques We Love You, Malcolm, arracheront un "Cheers" du bout des lèvres du rouquin, aussi expressif qu'un marbre de Glasgow, et un "fuck that !" de celles du chanteur. Les rapports entre Moffat et son guitariste (qui travaillent tous les deux sur des albums solo, prévus en janvier et février 2007) sont, pour nous, une énigme. La séparation digne et paisible cache-t-elle des coups tordus ou une mésentente ? Pas facile à dire. Moffat aura rappelé à plusieurs reprises qu'Arab Strap était SA chose, le groupe où on jouait SA musique. 

Avant de mourir, j'aurai eu droit à un Piglet majestueux et donné comme dans une cathédrale. Cette chanson est l'une des belles, cruelles et emblématiques du style Arab Strap, seul groupe à avoir jamais parlé d'amour avec la langue vernaculaire d'Ecosse, produisant du romantisme depuis une approche ultraréaliste des relations (foireuses) entre amants. En cela, le groupe comptera parmi les formations décisives mais qui n'ont jamais fait école. Trop typée, trop unique, pour ça, la réunion des talents (la voix, les textes d'un poivrot génial et la musique d'un ex-punk mélodiste) aura accouché d'une anomalie musicale inédite. Pour l'info, le dernier titre joué par le groupe à Paris aura été Shy Retirer aux premiers et derniers vers significatifs : "We promised to ourselves before we came out we'd do something we regret/.../ we 're all be standing here until the pigs chuck us out."

Pour enterrer leur groupe, les deux larrons se sont payé un site internet relooké. http://www.arabstrap.co.uk/




Weeeeeeeeeeeeee!

Posté par 2goldfish le 01.12.06 à 12:47 | tags : folk, pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
 
 

Eleven Saints
, de Jason Webley : le genre de vidéo qu'on ne peut pas ne regarder qu'une fois. Fabulist! a le mp3 quelque part. Weeeeeeeeeee !



Mouse On Mars : Full Metal Manga

Posté par Maxence le 01.12.06 à 10:42 | tags : électro, metal, myspace, punk

Décidément, Mouse on Mars n'est jamais où on l'attend. Ses leaders, Jan St Werner et Andi Thomas, semblent bien Crouic, blam, zoiiinnng, cRRRRRRrrrconscients de l'ennui (malheureusement) provoqué par la plupart des concerts d'electronica. C'est certainement une des raisons pour laquelle ils ont opté pour une formation élargie. Le duo, qui aura navigué en 13 ans entre post-rock sous influences krautrock (les EP Frosch, Bib puis l'album Vulvaland), dub electronica (Iaora Tahiti), pop (le EP Cache Cœur Naïf avec Stereolab), électronique bruitiste et expérimentale (Niun Niggung et Idiology) ou électroacoustique (Glam et Instrumentals), opte désormais pour la formule groupe. Accompagnés d'un chanteur en la personne de Dodo Nkishi, c'est  à quatre que nous les retrouvions l'an dernier sur le line-up de Live 04, un album en public proposant leur version d'un funk-electronica mutant et enthousiasmant. Celui-ci faisant suite aux explosions néo-disco de Radical Connector. Une mutation dans la forme, plutôt que dans le fond donc, qui se poursuit avec Varcharz, nouvel opus enfiévré et signé, c'est un signe, chez les métaleux d'Ipecac, le label hybride du touche à tout Mike Patton.
C'est donc de nouveau à deux que nous les retrouvons aujourd'hui sur leur album le plus extrême à ce jour. De sophistiqué et purement électronique — parfois et même souvent, jusqu'à l'abstraction — le son du duo devient plus cru et plus énergique (certains diront "rock"), sans pour autant délaisser les tics de production qui sont à l'origine de leur son si particulier (saturation, accélération, saccade, mélodies "idiotes" et revendiquées comme telles). Croisement de "metal/manga" (le terme est de Jan St Werner) et d'electronica sauvage, Varcharz sent le bitume brûlé et l'huile chaude. Mouse On Mars y repousse encore une fois les limites de la composition numérique sans s'embarrasser des vieilles règles. Pour autant, Varcharz a beau être un monstre, il reste 100 fois plus audible, et surtout plus passionnant, que n'importe quelle production actuelle signée Richard D. James. A noter qu'un "medley" de Varcharz est proposé à l'écoute sur le profil myspace de Mouse On Mars.

Mouse On Mars - Varcharz (Ipecac/Differ-ant)






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