Playlist : blog musique

Archives > Janvier 2007

Listen All Of Y'all It's A Sabotage

Posté par LovelyRita le 31.01.07 à 18:19 | tags : électro, news, rock

Les soirées Sabotage, ce sont les soirées rock par excellence. Deux ans qu’elles existent, deux ans qu’elles font danser une fois par mois pas moins de 1500 personnes. Pour la première de l’année 2007, RDV le 2 février à l’Elysée Montmartre. L’ambiance musicale sera assurée par un trio de Djs. Luz, dessinateur chez Charlie Hebdo, s’occupe de la première partie de la soirée, puis c’est au tour de deux membres de la radio Oui Fm, Dj Stiff et Dj Reekhan, de mettre le feu à vos pieds. En playlist : pas mal de titres en rotation sur la radio, mais aussi des classiques rock et un peu d’électro.

Toutes les infos, ici




Bjork et ses amis

Posté par LovelyRita le 31.01.07 à 14:39 | tags : news

Comme toujours Bjork excelle dans l’art de bien s’entourer pour la réalisation de ses albums, pour le prochain elle ne déroge pas à la règle. On attend ce nouvel opus pour la fin du printemps 2007 et elle a déjà réuni une équipe de collaborateurs de talents. Antony Hegarty, la voix d’opérette d’Antony & The Johnsons chantera sur deux chansons. Le rappeur et producteur Timbaland s’occupera de la production de quelques titres. Et pour faire enfler cette déjà très belle liste, des derniers noms : Toumani Diabaté, musicien malien (déjà entendu sur le projet de Damon Albarn Mali Music) et un collectif de Khinshasa, Konono N°1. Afin de réaliser cet album, l’Islandaise se serait balladée autour du monde pour collecter sons et savoir-faire.







Qui a le plus gros ?

Posté par 2goldfish le 31.01.07 à 10:28 | tags : country, news, rolling stones, top

Après le triste classements des plus gros vendeurs de disques de 2006, voilà maintenant celui des plus gros revenus de la musique selon le magasine Forbes :

1-The Rolling Stones ($150.6 millions)

2-Tim McGraw($132 millions)

3-Rascal Flatts ($110.5 millions)

4-Madonna ($96.8 millions)

5-Barbra Streisand ($95.8 millions)

6-Kenny Chesney ($90.1 millions)

7-Celine Dion (85.2 millions)

8-Bon Jovi ($77.5 millions)

9-Nickelback ($74.1 millions)

10-Dave Matthews Band ($60.4 millions)

A l'exception de Madonna, personne n'apparait sur les deux listes, pour une raison bien simple : les artistes ne touchent pas grand choses sur les ventes de disques et beaucoup plus sur les places de concert et, bine souvent, les plus gros vendeurs d'albums sont loin d'être les plus gros tourneurs. Il faut aussi expliquerque Forbes n'a utilisé que les chiffres américains pour obtenir ce classement "mais on peut imaginer que ces artistes font aussi bien à l'étranger" (sic), d'où tous ces noms inconnus de nous qui, pour la plupart, sont en fait des artistes country. Et les revenus "annexes" comme les sonneries de portables, les pubs, les sponsors etc...

Reste quand même quelques résultats surprenants : si les Stones n'étonneront personne, Barbra Streisand est là plus parce qu'une place pour un de ses concerts coute en moyenne 300 dollars que parce qu'elle remplit des stades. Céline Dion se fait beaucoup d'argent en restant à Vegas et, franchement, tout le monde est plus content comme ça. Je n'ai, par contre, aucune explication quand au 74 millions de Nickelback, si ce n'est qu'ils acceptent de jouer partout.

Globalement, les revenus engendrés par les concerts restent stables, une bonne nouvelle pour les artistes qui voient fondre ceux des enregistrements, mais une beaucoup moins bonne pour les maisons de disques, qui tentent de convaincre leurs artistes de les laisser prendre une part plus importante dans les revenus des concerts. Pas grand monde ne les écoute, mis à part Robbie Williams et Korn. Quelque chose me dit que ces deux là ont prévu de lever le pied niveau concert...




Bracken : Foisonnant side project de Hood

Posté par Maxence le 30.01.07 à 20:12 | tags : électro, label, myspace, pop

Les adorateurs (dont nous sommes) du très beau Cold House du duo de Leeds, Hood, vont se frotter les mains. Braken, le projet solo de Chris Adams signé sur le label hip hop renégat Anticon, est enfin dans les bacs. Nous en parlions (Myoso en parlait) il y a quelques mois et pour ne rien vous cacher, nous attendions cet album de pied ferme.
Difficile d'aborder simplement la chronique d'un album aussi exigeant que ce We Know About the Need. Au premier abord, les fans de Hood reconnaîtront immédiatement la signature du duo sur leurs deux derniers albums. Mélancolie et arrangements post-rock, emprunt à l'electronica, douceur et désespoir, unies dans un même élan lyrique. Pourtant, là où les harmonies subtiles de Hood restent facilement perceptibles, le mélange quasi-inextricable de mélodies et d'orchestrations complexes de Bracken, imposent une écoute beaucoup plus attentive. Clairement, Adams en solo place la barre très haut. Il élargie son champ de recherche dans des directions qu'il n'aurait certainement pas pu prendre au sein de Hood, sans dénaturer le projet qu'il partage avec son frère. D'une densité instrumentale sans commune mesure avec les travaux du duo, We Know About the Need emprunte autant au dub qu'au free jazz, tout en rappelant parfois le magma en mouvement perpétuel des pionniers de la musique minimaliste américaine. Des artistes comme La Monte Young, auquel Chris Adams rend d'ailleurs hommage sur le court "La Monte Lament". Une efficacité dans l'art du drone (une note étirée à l'infini, ou répétée à l'envie, n'en formant ainsi plus qu'une) parfaitement illustrée par "Evil Teeth", un morceau porté par un rythme oriental et une sitar (si, si vous lisez bien), sur fond de break free-jazz bouillonnant, digne d'Ornette Coleman. Une piste qui donne une idée de l'impressionnante évolution artistique de Chris Adams. D'autant qu'ici, la voix du chanteur mute également. De la tristesse elle passe à une ferveur quasi religieuse. Extatiques mélopées sur "Heatens" et son intro balbutiante typique de l'electronica, où l'on croirait entendre, encore une fois, le mugissement des cornes tibétaines, ou exultation sur "Four Thousand Style", un morceau plus pop et pourtant empli d'échos dub. Des rythmes fantômes et des moments de flottement aussi, avant la douche sonore crépitante du superbe "Fight or Flight", étrangement serein et apaisé. Sans oublier, le monumental "Back on the Calder Line" en clôture de l'album, poignant et totalement désespéré, happé par le vide intersidéral. Il n'est pas exagéré de dire de Bracken qu'il est à l'origine d'un album ambitieux. Un album perturbant aussi, comme le sont toutes les grandes oeuvres. Il est également intéressant de noter la participation d'Odd Nosdam, fameux pilier du label d'Anticon. N'hésitez pas à vous rendre (une nouvelle fois) sur la page myspace de Bracken, pour écouter "Four Thousand Style" et "Heatens", mais surtout achetez le, vous ne le regretterez pas.

Braken - We Know About the Need (Anticon/Differ-ant)




Le fils de la revanche des Smashing Pumpkins

Posté par Myosotis le 30.01.07 à 17:53 | tags : rock

C'est officiel : les Smashing Pumpkins de Billy Corgan seront le prochain mégagroupe à se reformer sur scène. La réunion des Citrouilles devrait démarrer par la route des festivals avec une première étape allemande début juin aux Rock Am Ring et Rock im Park, prolongée sans doute par d'autres dates. Le site officiel qui a été le premier à livrer cette annonce, ne fait toujours pas état de la livraison du prochain album (sauf pour dire qu'elle est PROCHAINE) dont l'enregistrement avait démarré en avril-mai 2006 sous la houlette de l'ancien producteur des Queen, Roy Thomas Baker. Séparés depuis 2000, cela faisait assez longtemps que les Smashing Pumpkins avaient des fourmis dans les jambes. Pour le moment, seuls Corgan et Chamberlin sont officiellement de la partie, même si les autres membres du groupe n'ont pas décliné l'offre. Les nouveaux Smashing pourraient bien retrouver Melissa Auf Der Maur, qui s'est dite disponible, mais risquent de devoir faire sans James Iha, à qui Corgan avait imputé il y a quelques années la responsabilité du split, et surtout sans D'Arcy qui, après de graves ennuis personnels (crack, coke & co), semble définitivement reconvertie dans l'élevage de purs sangs.

Rappelons que le dernier disque des Pumpkins (plutôt pas mal) avait bénéficié d'une diffusion ultra-restreinte, gratuite et exclusivement sur le net. Machina II, successeur et appendice de Machina, leur dernier album officiel, reprenait des singles et titres écartés du tracklist de Adore & Machina I. Réussiront-ils à surpasser le magnifique Mellon Collie and the Infinite Sadness, de 1995 ?




All them other countries are like poop in our pants !

Posté par 2goldfish le 30.01.07 à 12:43 | tags : country, rigolo, youtube

L'anti-américanisme primaire, c'est quand même plus élégant quand ça vient de l'intérieur. Bob Odenkirk, sale yuppie nordiste (l'équivalent états-unien de "petit bobo parisien") résume Toby Keith et tout ce pourquoi, quand la country est mauvaise, il n'y a vraiment pas pire. Pendant ce temps, par chez nous, on a Michel Sardou.




The Good, The Bad & The Queen : folk lunaire

Posté par LovelyRita le 30.01.07 à 10:03 | tags : pop, rock
Les 12 compositions de l’album de The Good, The Bad & The Queen ouvrent les portes à une musique protéiforme : agréable mélange de folk, de sons électro et d’instruments à cordes. D’humeur rock, pop ou électro, Damon Albarn à la tête de ce projet, prend le meilleur de chacun de ces genres pour produire un ensemble inclassable. L’album s’ouvre sur les accords de History song, chanson folk tranquille. La suite on l’aime tout autant. Une ballade rétro tout en claviers et chœur pour 80’s life. Tout en douceur, la partie chantée assurée par Damon Albarn nous conduit à travers un univers noir et apocalyptique (Kingdom of Doom). Nonchalante, sa voix incarne la cause du désespoir et se fait le porte parole du chaos. Cet album est sombre et sent à plein nez le spleen du spationaute dans sa fusée. Du haut de sa station spatiale, le chanteur de Blur regarde le monde et l’Angleterre en particulier « And the place didn’t look the same that night » et clame sa folk lunaire dans l’espace. Les parties vocales sont parfois instrumentalisées et réutilisées sous formes de nappes et les percussions de Tony Allen (ex-batteur de Fela Kuti) se font discrètes. L’écoute de ce disque est un véritable plaisir pour les oreilles attentives, on y entend le vent souffler, des fusées décoller sur Behind The Sun, une pluie de météorites et des guitares rougeoyantes. Et il faut aller jusqu’à la fin de l’album pour dénicher le sublime Green Fields, un vieux morceau composé par Albarn pour le dernier album de Marianne Faithfull (sous le nom originel de Last Song) et qu’il a décidé de faire figurer sur ce nouvel album, car quand la recette est bonne pourquoi la changer.
The Good, The Bad & The Queen - The Good, The Bad & The Queen (Parlophone/EMI)



Monstrueux Joakim et le cauchemar du disque dur

Posté par Maxence le 29.01.07 à 18:56 | tags : disco, électro, punk, rock

Ce pourrait presque être le titre d'un effroyable conte. Joakim nous avait déjà bluffé en 2003 avec Fantomes. Il revient aujourd'hui avec un Monsters & Silly Songs dont le titre parle pour lui. Sur ce deuxième album, les mélodies flottantes frôlent la psychopathologie et c'est tant mieux ! Il faut dire que Monsters & Silly Songs revient de loin. En plus d'être un drôle d'album, il a une drôle d'histoire. En effet, ce prototype mutant de krautrock, d'italo-disco, de rock et d'electro, loin très loin des clichés de tous ces genres réunis, a bien faillit ne jamais voir le jour suite à un crash de disque dur. Avouez qu'il y a de quoi devenir fou ! Quoiqu'il en soit son auteur s'est vu dans l'obligation de tout reprendre à zéro, ou du moins de retravailler 90% de l'album original.
Le résultat ? Un album fantôme justement, mais loin d'être creux. Hanté même. Habité par toutes les bribes du précédent, mais aussi par les mélodies étranges, les ambiances délétères et la musique que Joakim Bouaziz (de son vrai nom) aime et connaît. De l'hommage new wave de "Sleep in Hollow Tree" à l'italo disco mutant de "I Wish you Were Gone", du Krautrock trippé de "Three Legged Lantern" et "Love-Me-2" à l'hymne 80 de "Lonely Heart", en passant par le très rock "Rocket Pearl" et le très acid "Drum Trax", Monsters & Silly Songs se présente sous les traits difformes d'un hybride à l'hétérogénéité perturbante mais finalement logique. S'il paraît rapidement évident que l'ensemble est lié par une ouverture d'esprit et une culture encyclopédique sans commune mesure (ça fait presque peur), il l'est également par ses boutures inquiétantes. Ses "Silly Monsters" justement, qui unissent les différentes phases du disque entre elles. On se ballade donc dans ce disque comme dans la maison en pain d'épice d'Hansel et Gretel, on sourit, on se régal, mais on a un peu peur aussi.
Monsters & Silly Songs regorge également de ballades minimalistes, parfois scandées sur fond de drone immobiles. C'est le cas de l'hypnotique "Peter Pan over The Bronx" et son piano répétitif à la Steve Reich, du mantra "Palo Alto" et du magnétique "The Devil With No Jail". Le tout baignant dans une ambiance religieuse et bourdonnante.
Au final, aussi saisissante soit-elle, cette exploration d'une discothèque idéale en 16 titres, s'appréhende comme un seul et même voyage. A l'heure des hybrides musicaux électro-pop-rock-funk-disco-punk, ce Monsters & Silly Songs ne devrait donc pas avoir trop de mal à trouver des familles d'adoptions. Pour l'heure, allez faire un tour sur le myspace de Joakim, ainsi que sur celui de son label, Versatile. De nombreus titres sont en écoute.


Joakim - Monsters And Silly Songs (Versatile/Nocturne)




Cuisine et résonances

Posté par Daveinthehay le 29.01.07 à 15:08 | tags : rigolo, web, youtube
 
Faut-il considérer la réinsertion de Joël Robuchon en Human Beat Box ? (merci Life on mars?)



Le rock des croulants

Posté par Maxence le 29.01.07 à 12:36 | tags : dailymotion, rigolo, rock

On est les vieux,
Les rockeurs galeux,
On a plus de dents, (plus d'dents)
On mange fondant.
Oui on est les vieux, on est les rockeurs gateux,
On les vieux, on a des doubles foyers et des cors aux pieds.
On est plus vraiment des jeunots, nos finances sont à zéro
Votre argent on en a besoin, notre comptable en prendra soin...

Un inénarrable épisode de Mariés, deux enfants, où la famille Bundy prend l'avion en première classe à condition de participer au "Old Aid" de vieux rockeurs abandonnés et oubliés. Excellent ! Et tellement actuel.... Rrrmmh, ok, je ne dirais rien sur Eudeline, d'ailleurs ce post fait écho sur le mode autodérision, à celui de Myoso sur My Bloody Valentine...





La guerre des boutons

Posté par 2goldfish le 29.01.07 à 11:03 | tags : à lire, dadvsi, rigolo, web

Le blog Techdirt a trouvé le paralèlle historique le plus rigolo qui soit pour expliquer l'absurdité de la politique des majors face à l'ère numérique. Ca se passait en France au XVIIème siècle et implique les fabricants de boutons. Ils avaient surement un titre genre "maitres boutonniers" à l'époque, mais, que voulez vous, je ne suis pas Jean Pierre Pernaud. Quel que fut leur titre, ils furent pris de paniques quand les tailleurs inventèrent le bouton de tissu, une innovation révolutionnaire qui les rendait obsolète, croyaient-ils. Le gouvernement, bien d'accord avec eux, imposa une amende aux fabriquants de boutons en tissus, mais les caïds de la guilde des boutons jugèrent la mesure insuffisante, et demandèrent le droit de fouiller les maisons et les garde-robes du peuple, de les mettre à l'amende et même de les arrêter s'ils les voient porter des boutons de tissu dans la rue. Ca vous rappelle quelque chose ?

La bonne nouvelle, c'est que malgré la paranoïa de la guilde des boutonneurs, les boutons de tissu ont survécu parmi les autres boutons jusqu'à aujourd'hui, tout comme les boutons normaux. On a même inventé les boutons pression et les boutons-fantaisie et tout le monde est quand même vachement plus heureux comme ça. ahem.

 




Wacko Gillespie devient NIMBY

Posté par Myosotis le 26.01.07 à 13:24 | tags : people, rock

L'abominable Bobby Gillespie, figure de proue de la scène mancunienne, et leader du combo ultra-agité Primal Scream aurait-il pris un coup de vieux ? Réputé pour ses excès en tout genre (il a avoué avoir fait quelques virées nocturnes avec Pete Doherty pour lui faire rencontrer 2 ou 3 personnes), fêtard invétéré, alcoolique et drogué, le chanteur de 43 ans s'est fait remarquer dans son quartier du Nord de Londres pour avoir signé, fait circuler et expédié au District d'Islington une pétition pour la fermeture d'un pub, l'Alma, installé près de chez lui et qui organisait, selon lui, beaucoup trop de concerts de rock. Selon le texte co-écrit par Bobby Gillespie, le chanteur serait "incommodé par le niveau sonore de la musique émanant du pub et souhaiterait que n'y soit pas jouée de musique après minuit." Il aurait fait état de trouble du sommeil et d'un stress lié aux concerts donnés dans l'établissement. Cette attitude NIMBY (Not In My BackYard, qui consiste à refuser près chez soi... ce qu'on voudrait faire chez les autres) lui a valu des sourires moqueurs et des réactions affligées de la presse britannique.

Le chanteur déplore également que "le pub lors des concerts qu'il héberge attire de nombreux ivrognes qui perturbent la tranquillité du voisinage." Bah oui. Gillespie, qui a récemment déclaré qu'il s'était débarrassé de ses addictions, a aussi ajouté que "Primal Scream rentrerait en studio très prochainement. Il n'y aura pas de drogue pendant l'enregistrement parce qu'on ne fait rien de bon lorsqu'on veut écrire de la musique quand on est défoncé." Visiblement, il a oublié un certain nombre d'épisodes de sa propre vie....

 




Cappablack : Le hip hop nous parle du futur

Posté par Maxence le 26.01.07 à 11:13 | tags : électro, hip hop, label, myspace

Facades and Skeletons, c'est sous ce titre inquiétant que le duo iLLEVEN et Hashim B, aka Cappablack revient sur le label allemand ~Scape, pour nous rappeler que le hip hop de demain s'écrit aujourd'hui dans les caves de downtown New York, de Londres et même, la preuve, de Tokyo ! Les fans de feu-Antipop Consortium peuvent se rassurer : Si le phénomènes "Avant hip hop", fait moins parler de lui depuis quelques années, le mouvement n'est pas mort. Les japonais iLLEVEN et Hashim B en sont désormais les légataires et porte-paroles (avec Beans bien entendu).
De fait, Facades and Skeletons confond par son minimalisme exigeant. Ses compositions au rythme languide oscillent entre old school downtempo et electronica, sans se départir d'un certain goût pour l'emphase et les ambiances dramatiques ("City of Amnesia"). Quant à la virtuosité de ninjas de Cappablack quant il s'agit de manier les samples, elle n'est plus à démontrer pour ceux qui avaient déjà suivis leurs exploits sur les compilations Staedtizism 2 et 3, ainsi que l'album But Then Again toujours chez ~Scape (où ils accompagnaient Beans justement, mais aussi leur contemporain Dabrye du label Ghostly International). Sur la longueur d'un album, le duo fait preuve d'un sens de l'elliptique et de la saccade imparable, parfaitement illustré par le désormais fameux "Components & Variables" que l'on retrouvait sur Staedtizism 3. Un style que l'on aimerait qualifier de "slow-grime", si le nombre d'étiquettes sévissant dans le milieu n'avait pas déjà atteint le point de rupture. Pourtant, de "New Tone" (feat le MC japonais Emirp) à "5th Dimension", en passant par les harmonies létales de "Tokatonton", (psalmodiées par le même Emirp) ou la pure electronica de "Suikinkutsu 09.12.2003", c'est bien d'une nouvelle appellation qu'aurait besoin cet disque de hip hop mutant, entre hypnose digitale et évocation d'un Sun Ra de l'ère numérique. Autant dire que l'œuvre n'est pas facile. Même si la première écoute ne fera rien pour vous aider, vous reviendrez à Facades and Skeletons car le monstre vous taraudera jusqu'à ce que vous l'apprivoisiez. Il s'imposera alors rapidement et tournera en boucle dans vos têtes. Un slowcomer donc, mais un grand ! Si hip hop du 3ième millénaire il y a, c'est clairement ici que vous le trouverez. En attendant, n'hésitez pas à télécharger l'efficace Components & Variables ou à vous rendre sur le profil myspace de leur label berlinois pour découvrir l'hypnotique Slide Around, feat. Awol One. Profitez-en également pour découvrir toute la galaxie ~Scape, Deadbeat, Daniel Meteo, Pole, etc.

Cappablack - Facades and Skeletons (~Scape/La Baleine)




25 ans, 25 photos

Posté par LovelyRita le 25.01.07 à 17:58 | tags : pop, rock

 

Ex photographe pour la revue anglaise Melody Maker, Richard Bellia a aussi collaboré à la création de nombreux mag musicaux : Trax, Groove et Rock Sound. Avec un appareil photo dans les mains à l’âge de 18 ans, Bellia s’est tout de suite plongé dans le monde de la musique. De l’Angleterre à la République Tchèque, il a photographié New Order, Kurt Cobain…rien que ça ! 25 photos pour résumer 25 ans de carrière ! Le Café Désir à Lyon accueille jusqu’au 8 février ses plus beaux portraits, des touts premiers (The Cure, Gainsbourg en 1985) au plus récent (Alain Bashung en janvier 2007). Deux grosses décennies de photo rock, ça donne Joe Strummer, les Red Hot Chili Peppers, David Bowie

Renseignements au 04 78 60 70 59




Two Lone Swordsmen + Alter Ego : Fins duellistes et seconds couteaux

Posté par Maxence le 25.01.07 à 17:58 | tags : électro, news, pionnier

Les musiques électroniques n'en finissent plus de redécouvrir leur passé. Et on ne s'en plaindra pas. C'est aujourd'hui au tour de deux formations phares des 90's de voir leur premiers efforts réédités, Two Lone Swordsmen et Alter Ego. A cette occasion, Flu' le mag, se fend d'une longue chronique, tout en explorant cette période où la techno était pleine de bleep et de scouïc et de bzzz, vers laquelle nous reviendrons bientôt dans un gros dossier sur l'electronica. En attendant n'hésitez pas à lire la chose. On en reparle très vite.




Two Hats in A Crowd en concert

Posté par Myosotis le 25.01.07 à 15:25 | tags : agenda, rock

L'excellent groupe français Two Hats in A Crowd, dont on avait parlé il y a quelques mois et qu'on retrouvera prochainement dans le mag pour une interview, se produira les 26 janvier et 9 février à Paris, respectivement au Kibele dans le 10ème arrondissement et au Café Montmartre dans le 18ème arrondissement.

Une bonne occasion de découvrir sur scène les chansons de leur album Short Stories, disponible uniquement en téléchargement (pour le moment) sur le site du groupe : http://www.twohatsinacrowd.com/. Ce groupe sonne, à ce stade, comme un mélange français (ça se reconnaît parfois aux mots en "th") des Silverjews, de Pavement et de Lou Reed, ou une version un peu plus rock (et donc meilleure) des anciens princes indie Herman Düne. On peut ne pas aimer avec les jeunes groupes se prêter au jeu des ressemblances, mais ceux-là s'inspirent des meilleurs et c'est suffisamment rare pour qu'on le souligne.

Preuve qu'on ne vous raconte pas des cracs, votre serviteur sera vraisemblablement présent sur la seconde date et offrira des coups gratos à ceux qui n'aiment pas (dans la limite des thunes disponibles).




Ce que le FBI cachait sur John Lennon

Posté par 2goldfish le 25.01.07 à 12:31 | tags : beatles, news, politique

Dans la légende de John Lennon, le fait qu'il ait été durant les années soixante-dix sous l'observation attentive du FBI est quelque part tout là haut avec la fois où il a rendu sa médaille à la reine. Bien qu'il ne soit jamais rentré dans la liste officielle des ennemis de Nixon, Lennon a tout de même fait l'objet de filatures et d'écoutes visant à alimenter le dosier pour son expulsion du sol américain. Le FBI a longtemps refusé de rendre public le contenu de son dossier "Lennon", arguant qu'il en allait de la sécurité nationale. Qu'y avait-il donc de si dangereux dans ce dossier ?

Après plusieurs années de bagarre juridique, la plus grande partie de ces documents avaient été révélée en 1987, dans lesquelles on apprit un tas de choses incroyables, comme le fait que Lennon était plutôt à gauche, pacifiste, et qu'il avait donné un concert devant des milliers de personnes pour la libération de John Sinclair. Dix pages étaient cependant restées cachées, le FBI prétendant qu'elles contenaient des informations dont la publication pourrait ammener "des représailles diplomatiques, économiques et militaires contre les Etats-unis". Encore vingt ans de démarches juridiques et, ça y est, le contenu de ces pages à été révélé. On y apprend notament que Lennon a été approché par de figures importantes de l'extrême gauche britannique à la recherche de fonds pour l'ouverture d'une librairie spécialisée et il aurait refusé de leur donner de l'argent.

Ce que le FBI cachait vraiment dans ce documents, c'était qu'il n'y avait aucune raison autre que politique derrière cette enquête, ce qu'on savait de toute façon depuis le début. Tant pis pour les amateurs de complot, rien n'indique que Mark Chapman ait travaillé pour le FBI.




Von Sudenfed : Wipe that band !

Posté par Maxence le 24.01.07 à 17:34 | tags : électro, myspace, news, rock, the fall

Après le maxi Wipe That Sound remixes, Mark E. Smith de The Fall collabore de nouveau avec les hystéros électros de Mouse on Mars ! Le projet s'appel Von Sudenfed et l'album portera le titre évocateur (si, si) de Tromatic Reflexxions. Il sortira en mai chez Domino. Le trio vient également d'ouvrir un espace myspace. Vous pouvez donc d'ors et déjà vous précipiter et écouter les nouvelles prédications de l'enragé de Manchester sur un "Can't Get Enough" survolté (ainsi qu'une nouvelle version du fameux et épique "Wipe That Sound"). Sans oublier de revenir sur notre chronique du précédent album du duo allemand. Enjoy !




Y'a pas que le dub dans la vie

Posté par Daveinthehay le 24.01.07 à 17:27 | tags : reggae, zouk
Du côté du du Val-de-Marne, ce sont les afro-beats et le chouval bwa créole qui font campagne. Ou plutôt non-campagne puisque leurs ouailles sont successivement les détenus de Fresnes et quelques CM1 réunis dans des ateliers slam, autrement dit la foire aux non-votants ! A l'origine du mouvement : le ragga-zoukeux Dédé Saint-Prix qui, depuis 2005, pose ses tambours et sa flûte contre les commémorations bonapartistes dans les Dom-Tom - pas un copain de Dominique de Villepin donc -, ou encore Ismaël Wonder, le Tiken Jah Fakoly abidjanais, militant depuis sept ans pour la cause des sans-papiers.Outre ces rencontres, les compères élisent résidence au théâtre d'Ivry, cette fois-ci pour tous, du 9 mars au 1er avril prochains. Un concert de percussions métissant blues, reggae, zouk et... dub. Jah man.



Bob Dylan : No Direction, Period

Posté par 2goldfish le 24.01.07 à 10:38 | tags : bob dylan, folk, pop, rigolo
Je m'étais laissé berner, Pachelbel n'a pas écrit toute la musique du siècle dernier. C'est Bob Dylan qui l'a fait, les petits rigolos de The Post Show en ont la preuve :

Vous avez reconnues toutes les chansons ? Je suis un peu dégouté parce que chanter n'importe quoi avec la voix de Dylan est l'un de mes passes temps favoris, et ils m'ont piqué l'idée. Essayez chez vous, c'est très facile.

Lien via Stereogum.




Techno des origines : Le meilleur du pire, pt.2

Posté par Maxence le 23.01.07 à 19:02 | tags : électro, pionnier, youtube
Nous l'avions tous oublié (et c'est tant mieux !), mais l'abominable George Kranz - comme le matou de Graeme Allright - revient ! Si ! Auteur d'un hit interplanétaire (sic!) "Din Daa Daa" en 1980 et des poussières, l'allemand nous fait cadeau d'une nouvelle et encore meilleurement pire version de son morceau, accompagné de Pulsedriver. Aaah, "Din Daa Daa", son fameux roulement de batterie, virile comme les résonnances d'une panse bien pleine un jour de la fête de la bière à Munich ! Et George ! Son charisme de mac de Hambourg... bref, certains diront, "It's pop. It's dumb, but good". On reste quand-même dubitatif. Vous allez me dire, il y a pire, il y a Queen (qui se reforme aussi), oui mais quand-même, on parle de musiques électroniques là ! Enfin, cela fait maintenant parti de l'histoire. Ouf, imaginez que l'on soit obligé de défendre ça comme étant de la techno !!!



Les larmes de Bill Conti

Posté par Myosotis le 23.01.07 à 17:22 | tags : classique

 

 

Nos collègues ciné ont dit tout le bien qu'ils pensaient du nouveau Rocky. Pour avoir vu le film ce week-end, il me semble que l'un des ressorts principaux de la nostalgie passe évidemment par cette incroyable musique rythmant les pas et les poings du boxeur de Philadelphie. J'avoue avoir écrasé assez connement une larme seul devant mon PC quand a retenti pour la 1ère fois dans le film le fameux thème de Rocky, mondialement connu et repris, devenu depuis 1976, l'illustration musicale par excellence du dépassement de soi et de l'élan épique. Sans musique, pas de Rocky ? Rocky n'est pas un film de boxe mais un mélodrame musical, l'illustration cinématographique d'une bande son, un vidéo-clip géant ? Voilà des pistes intéressantes.... L'auteur de la BO est un certain Bill Conti, chef d'orchestre précoce, et qu'on tient souvent, pour la "vulgarité" de ses compositions pour un sous-Ennio Morricone. Si l'on y regarde de plus près, on se rend compte que Bill Conti est l'un des compositeurs de BO les plus sous-estimés du marché car l'un des plus efficaces. A la baguette derrière Karaté Kid (la prise de la cigogne, le cultissime thème du laveur de vitres, celui qui a changé Ralph Maccio en star, c'est lui), dans L'Etoffe des Héros, ou sur la série Dynastie, Bill Conti est le maître incontesté de la chanson qui suggère l'élévation du héros. Il ne fait pas bien pleurer, il ne sait pas décrire le repos, l'amour, la tension mais peut évoquer à merveille ce moment crucial où le tâcheron va s'arracher à sa misérable condition pour devenir un prince, un dieu vivant.

Pour ceux que ça intéresse (les autres peuvent se moquer), la meilleure BO de Bill Conti est la BO des Maîtres de l'Univers, film adapté de la fameuse série animée avec le tigre, Adam et Musclor, le maître d'armes et She-Ra. Sur la durée du film, Conti produit une soundtrack merveilleuse, à base de cordes réelles, de claviers, qui est ce qu'on a fait de meilleur depuis Wagner (sans déconner) pour décrire la force d'un super-être en majesté.




Tape dans tes mains, dis non !

Posté par 2goldfish le 23.01.07 à 13:08 | tags : myspace, rigolo, rock

dessin de Natalie DeeEt donc comme vous le savez surement si vous êtes allez chercher vos news ailleurs que chez nous, le second album de Clap Your Hands Say Yeah est en streaming sur leur myspace, en intégralité, évidemment (qui fait moins aujourd'hui ?). CYHSY étant des gros rebelles, cependant, ou juste des idiots, a moins que ce ne soient simplement que des rigolos, le premier titre et single (si ça veut encore dire quelque chose), intitulé Some Loud Thunder, comme l'album (ce qui fait que l'un des deux doit bien être éponyme, mais je ne sais vraiment pas lequel)... Bon, je m'y perds dans dtoutes ces virgules et parenthèses. Le son de la première chanson est pourri. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas sur l'album, puisqu'une version "clean" circule sur les blogs. Il vous est chaudement recommandé d'aller écouter un peu par vous même avant de me lire les descendre en flammes, parce que j'ai quelques scrupules à m'attaquer comme ça à un petit groupe, même s'il est tout sauf sans défense avec l'armée de la blogosphère derrière lui.

Je devrais être fan de ce groupe. Comme Spiderman et Batman, ils ont une origine parfaite, assez classique mais qu'on veut bien se laisser re-raconter un millier de fois, sachant qu'à chaque fois ce sera différent. La version courte, c'est que leur premier album, autoproduit et distribué, à rencontré le succés sur ses seuls mérites. La version longue contient des allusions aux mp3 blogs qui se sont faits leurs champions et la fois où un monsieur de l'industrie est venu leur proposer un contrat et qu'ils ont dit non. Leur musique évoque un millier de comparaisons (Modest Mouse, Crazy Horse, Arcade Fire, Talking Heads, Neutral Milk Hotel, John Cale, etc...) sans qu'on puisse vraiment les classer comme clones d'un seul groupe. C'était pour moi jusque récemment un signe indéniable de qualité. Some Loud Thunder a été produit par Dave Fridman, responsable de très belles choses pour les Flaming Lips et Mercury Rev, mais aussi plus récemment de très laides productions surcompressées pour ces deux même groupes.

dessin de Natalie Dee (bis)Et donc j'aurais sans doute écouté ce groupe, si recommandable bien plus tôt, si Flyer ne m'avait assuré que c'était très mauvais et, maintenant qu'il est loin je peux le dire, je lui fais confiance à ce point à Flyer. Puis la curiosité l'emportant, j'ai écouté ce second album, et découvert que le maitre avait raison. CYHSY n'a rien de fondamentalement mauvais. Ils font même sans doute ce qui correspond au plus près à la définition de l'indie rock telle qu'on se l'imagine. Ca y ressemble sans doute même beaucoup trop. On ne tombe jamais dans la parodie, mais à mes oreilles, c'est un pastiche.

On peut cependant tirer une leçon importante de cette écoute : si CYHSY sonne comme de l'indie rock, l'indie rock ne sonne plus comme eux. A l'exception de quelques groupes tels que Wolf Parade ou Band of Horses dont tout critique s'empresse de signaler qu'ils n'ont pas inventé la roue, ce qu'on nomme "indie rock" aujourd'hui est avant tout une création de l'esprit, un assemblages de groupes au son plus disparate que jamais. Le fait que Pitchfork ait placé en tête de son classement 2006 "un album de remixes de Kate Bush par Jean-Michel Jarre", pour reprendre les très justes termes de La Blogothèque, montre bien qu'indie rock ne veut plus rien dire. Et c'est une bonne nouvelle, parce que ça a toujours été le but, non ?




Touche pas à mon titre !

Posté par LovelyRita le 23.01.07 à 10:06 | tags : rock
Certaines choses devraient être interdites ou du moins devrait-on établir un conseil de régulation. Car, oui il y en a trop. Trop de reprises tue la reprise…surtout quand c’est KoRn qui reprend Creep de Radiohead. Ce n’est pas le meilleur titre du groupe, mais passons. Les Californiens vont effectivement faire figurer ce titre sur leur Unplugged à sortir en février. Vous vous imaginez écouter Creep au milieu de Blind et Got The Life et le tout à la sauce acoustique ?
Autre groupe, autre cover. The Killers a été pressenti pour faire une reprise de Joy Division, à paraître sur la BO d’un film consacré à la vie de son chanteur décédé, Ian Curtis. La mauvaise nouvelle à prévoir, c’est le possible massacre du titre Shadowplay mais la bonne nouvelle c’est que le biopic en question (Control) est réalisé par Anton Corbijn. Et au registre des fausses reprises, mais de toute beauté cette fois, Damon Albarn qui réinterprète Last Song, originellement composé pour Marianne Faithfull et qui se retrouve sur l'album de The Good, The Bad and The Queen sous le nom de Green Fields...beautiful



Contriva : Les rêveurs magnifiques

Posté par Maxence le 22.01.07 à 18:22 | tags : électro, myspace, pop

"Je vois la mer. Elle scintille à travers la baie vitrée du bloc d'Accueil et de Réadaptation, sur Cocoa Beach, la lumière rase les bourrelets de sable que la marée basse à découvert où les goémons s'amoncellent en gros tas noirs inertes. Les oiseaux de mer se poursuivent en criant, il fait bon et les rouleaux d'écume ratissent régulièrement la plage, comme d'habitude. A un détail près : pas de surf et personne ne vient renouveler mes réserves en café."
Ces lignes tirées de l'excellent roman de Céline Minard, Le dernier monde, illustre parfaitement l'ambiance qui règne sur tout cet album de Contriva. Un mélange de désolation et de sérénité, de mélancolie et de joie, une joie réservée à soit seul.
Voilà près de deux ans que le label allemand Morr Music explore avec audace les contrées de la pop alliée à l'électronique, après avoir surfé sur les sommets de l'electronica, et personne, ou presque, ne semble en faire l'écho. Et pourtant, il serait dommage de passer à côté de ce Separate Chambers au goût doux-amer et de titres comme "Good To Know" à "I can wait", en passant par "Florida/Led By" ou "Centipede", ses guitares échevelées - et parfois mordantes -, ses cuivres free, ses cordes libres (violon et viole sur les deux titres précités). Porté sur certains titres par la voix chaude de Masha Qrella, les compositions de Separate Chamber et ses innovations timides mais élégante, ravira ceux qui ont l'habitude de rêvasser sur The Notwist, Lali Puna ou qui avait déjà sut écouter le mésestimé album solo de Macha Qrella, Unsolved Remained (tous les membres de Contriva faisant plus ou moins parti de cette constellation de groupes et d'individus). La musique chaleureuse et discrète de ces artisans de la nouvelle pop allemande est loin d'être aussi fade que certains voudraient le faire croire. Pleine d'âme et de subtilité, soit tout ce qui fait que la pop est ce qu'elle est, elle mériterait d'être enfin reconnu à sa juste valeur, sous peine de le regretter dans quelques années, quand il sera temps pour certains de revenir sur ceux qui firent la musique indépendante des années 90 et 2000. Pour s'en convaincre, rendez-vous sur le profil myspace du groupe où vous pourrez écouter "Blue Bottle" et "I can wait " tirés de cet album et deux titres du précédent, If you have stayed.


Contriva - Separate Chambers (Morr Music/La Baleine)




The Fall is back !

Posté par Myosotis le 22.01.07 à 18:18 | tags : the fall

Mark E Smith a bouclé son nouvel album et fixé la date de sortie de celui-ci, le vingt-sixième album enregistré en studio, selon ceux qui comptent. Le successeur de l'excellent Fall Heads Roll baptisé Reformation ! Post TLC (je n'ai toujours pas compris à quoi faisait référence ce TLC - Est-ce la chaîne pédagogique du même nom ? une drogue ?...) sera composé de 14 titres et a été dévoilé par son myspace, où l'on peut déjà écouter (ou tenter d'écouter) 3 titres. The Fall se moque notamment (d'où le titre) des multiples réunions d'anciennes gloires intervenues ces dernières années (Pixies, Happy Mondays, Inspiral Carpets,...). Certains extraits, et notamment le titre éponyme Reformation sont également disponibles sur YouTube dans leur version live.

Rappelons que l'album est le premier de Mark E Smith depuis qu'il a expulsé (ou que l'ont quitté) les trois quarts du line up précédent. Ne subsiste ici que la belle Elena Poulou au clavier et au contre-chant, c'est-à-dire l'épouse du chanteur omnipotent. Etrangeté supplémentaire : en embauchant 3 nouveaux collègues, The Fall est devenu un groupe à dominante américaine. Quelques titres tels que Systematic Abuse, très incisif, ou White Line Fever figurent déjà parmi les chansons favorites de ceux qui ont assisté aux derniers concerts du groupe. Le groupe entame, par ailleurs, à côté de début mars une nouvelle et énième grande tournée anglaise. Rendez-vous le 26 février donc.

Tracklist :

  • Over! Over!
  • Reformation!
  • Fall Sound
  • White Line Fever
  • Insult Song
  • My Door Is Never
  • Coach And Horses
  • The Usher
  • The Wright Stuff
  • Scenario
  • Das Boat
  • The Bad Stuff
  • Systematic Abuse
  • Outro




Dub-listening

Posté par LovelyRita le 22.01.07 à 11:28 | tags : dub, radio
Du dub, du dub et toujours du dub ! Histoire de satisfaire l’esprit et les oreilles, Flu vous propose en plus du dossier thématique, une radio 100% dub (à écouter en streaming). Sans divulguer l’intégralité de la programmation, on peut quand même vous dévoiler les quelques artistes que la rédaction a sélectionnés pour vous : Adrian Sherwood, Mad Professor, Zenzile, King Jammy et bien d’autres à découvrir par vous-mêmes.



Croyez vous aux licornes ?

Posté par 2goldfish le 22.01.07 à 10:33 | tags : en jpeg, rigolo, web, youtube

On parle rarement d'Allmusic sur Playlist, poutant pour ma part j'utilise le site tous les jours. Le truc c'est que bien qu'il s'agisse sans doute de la ressource la plus complète au monde pour tout ce qui a trait à la musique, bien plus que Wikipedia (et ausi plus fiable et mieux écrite), Allmusic n'est pas très fun. Depuis quelques temps cependant, le site s'est mis à étendre un peu son contenu rédactionnel au delà de leurs critiques aseptisées (contre lesquelles je n'ai rien, bien sûr, ça fait partie du concept). Et donc ça nous donne des petits articles rigolos comme celui ci, qui porte sur l'histoire des licornes à travers la musique populaire. La licorne est évidemment une figure importante du métal symphonique, du filk et de l'indie rock tendance ironique, bref, d'à peu près tout ce qui se fait de pire en matière de musique. Il est à peu près certains qu'une licorne sur la pochette d'un album, même pour déconner, annonce une catastrophe. A une exception près, bien sûr, qu'Allmusic a oublié : ceux des cendres desquels allaient naitre les Islands, les mythiques Unicorns.

Au passage, j'ai été surpris de découvrir le nombre de réappropriations de cette chanson sur youtube, le plus souvent par des lycéens mal dans leur peau, c'est vraiment touchant.



Fujiya & Miyagi : Disco Infiltrators

Posté par Maxence le 19.01.07 à 18:16 | tags : disco, électro, flu, mp3, pop, rock

Les encyclopédies vivantes en matière d'electro-punk-kraut-funk-disco que sont David Best et Steve Lewis de Fujiya And Miyagi, dont nous avions déjà parlé, viennent d'inaugurer la première compilation du label qui les héberge, Tirk Recordings. L'occasion de découvrir des perles de mutant disco comme l'excellent "Walking On Sunshine" de Rockers Revenge et "Zombie Holiday" d'Evil Eye, ou les sompteux tracks baléaric de Tantra ("A Place Called Tarot") et Sorcerer ("Surfing at Midnight", tout à fait ça...) sans oublier les pièces étranges du crooner électro Louis Austen (sorte de Barry White blanc) et les bizarrerie de Georges Demure, l'electro old-school de Love Supreme et le punk funk de New Young Pony Club. Bien sûr, les deux anglais nous régalent aussi de deux de leur meilleurs titres sur l'album Transparent Things, les très kraut "Cassettesingle" et Ankle Injuries". Et comme un bonheur n'arrive jamais seul (sauf pour les chanteurs de blues), Fluctuat le mag, vous propose une interview exclusive du groupe, ainsi que le morceau "Elektro Karaoke in The Negative Style" en mp3.
Fujiya & Miyagi - VA Tirk (Tirk/Nuphonic/La Baleine)




My Bloody Valentine revient. Où j'ai mis mes boules Quies ?

Posté par 2goldfish le 19.01.07 à 15:37 | tags : news, pop, rock

La vie d'amateur de pop music a ça de décevant que tout finit par nous venir si on sait attendre. La majorité des groupes des sixties/seventies qui comptent ont fini par se reformer, oubliant les vieilles querelles au profit des gros chèques, des foules en adoration et parfois même du plaisir de se retrouver et de jouer ensemble à nouveau. Que nous reste-t-il comme certitude ? Le Velvet Underground s'est reformé, Brian Wilson a terminé Smile, Elvis et les Doors donnent des concerts, le Not Available des Residents est disponible. Plus ça va, pire c'est : à pein a-t-on eu le temps de se rendre compte qu'Extraordinary Machine de Fiona Apple ou Yankee Hotel Foxtrot de Wilco n'étaient pas sortis qu'on nous annonçait que tout était réglé et qu'on n'avait plus qu'à les attendre bien sagement. Tout juste peut-on encore faire confiance à Axl Rose pour ne jamais sortir Chinese Democracy (du moins on l'espère).

Kevin Shields a donc annoncé que, quinze ans après Loveless, My Bloody Valentine va sortir un nouvel album. Ce n'est pas une reformation, le groupe ne s'étant jamais officiellement séparé, mais c'est tout comme. "Je sens que je vais faire un nouveau grand disque. Nous allons faire un nouveau disque de My Bloody Valentine à 100% à moins qu'on meurt ou autre" dit-il. Il confirme aussi que la seule raison pour laquelle il ne s'y est pas mis plus tôt, c'est parce qu'il n'en avait pas envie. C'est évidemment une très grande nouvelle, Loveless était surement l'un des deux-trois meilleurs albums des années quatre-vingt dix et il n'est pas du tout impossible que la suite soit bonne. Les reformations en elle même n'ont bien sur rien de répréhensible. Les nouveaux Pixies ne m'intéressent pas, mais ils n'entachent en rien mon appréciations des vieux Pixies. Le trucs c'est que, avec tout ces fantasmes qui deviennent réalité, nos espérances les plus folles ne ressemblent plus qu'a des épreuves de patience. Et quand on n'a plus l'espoir, qu'est-ce qu'il nous reste ?




Chercheurs de sons

Posté par LovelyRita le 19.01.07 à 10:36 | tags : électro, live
Pour sa 4ème édition, le Festival Octopus met à l’honneur les « Inventeurs d’instruments » jusqu'au 21 janvier à Paris. Qui sont-ils et que font-ils ? Ils sont mélomanes, chercheurs de sons, informaticiens, luthiers et encore plus. Passionnés avant tout, ils explorent la musique façon labo : ils expérimentent, testent, bricolent et font appel à différentes disciplines. Derrière Modified Toy Orchestra se cache Brian Duffy, designer qui s’est pris d’affection pour les jouets abandonnés dans nos caves. En partant du circuit-bending (bidouillage de circuits), il reconstruit de nouveaux instruments aux sonorités bizarres. Autre personnage, autre méthode : Jacques Dudon et la synthèse photosonique, procédé qui met en relation la lumière et le son. Un vélo d’appartement détourné, des verres qui font de la musique et bien d’autres inventions vous attendent lors de ce festival. Au programme : concerts, installations sonores, rencontres et performances à Mains d’Oeuvres, au Centre Pompidou et au Point Ephémère.



To Rococo Rot : Minimal Rococo

Posté par Maxence le 18.01.07 à 17:59 | tags : électro, myspace, news, youtube

Comme son titre l'indique (au moins aux anglophones parmi vous) ce nouvel album de To Rococo Rot n'en est pas vraiment un. En effet, le duo de frangins Lippok, Ronald et Robert, assistés de Stefan Schneider (de Schneider tm), de l'ex-batteur de Kreidler et parfois même d'un turntablist en la personne d'I-Sound (sur le fameux Music is a Hungry Ghost), ont préféré fouiller dans leur passé et retrouver les petites perles introuvables, uniquement parues sur flexidisc ou en face B, pour les offrir à leur public. Oui, mais avec les Lippock rien n'est jamais aussi simple. Il fallait donc qu'ils réenregistrent tous ces titres de manière à réactualiser leur travail. Ainsi le duo a choisi de réinterpréter ces titres en usant de sons et d'instruments capturés live. En somme, Taken From Vinyl n'est pas un nouvel album de To Rococo Rot, mais presque, puisque toutes les versions que vous y trouverez datent de 2006. Tout ici sonne plus naturellement, de manière plus rugueuse aussi, et plus organique.
Malgré ce changement de taille dans la production, on retrouve forcément avec plaisir ce qui fait l'univers si particulier des frères Lippock depuis Vehiculo. Album dont est d'ailleurs tiré le parfait "Mit Dir in der Gegend" qui ouvre ce disque. Une déambulation, les mains dans les poches, sur fond de percussions métalliques et de bois frottés, alors que le ronflement d'une grosse basse joué live résonne dans les fourrés. De fait, ceux qui connaissent To Rococo Rot ont déjà pu juger de la qualité des compositions du duo. Sur Taken From Vinyl, les structures restent, seul le ton change. Leur musique quadrillée, à la fois rigoureuse et complexe mais également fluide et légère, gagne en chaleur et en profondeur.
Avec Taken From Vinyl on retrouve la perfection de l'album The Amateur View de 1999, en plus organique. Le fruit de ses sessions présente des compositions comme "Telema" ou "Gelb", d’une nouvelle manière. Elles acquièrent une finesses et une clarté rarement atteinte dans les timbres. En ce sens, Taken From The Vinyl est un très bel hommage à l'oeuvre du duo, joué par lui-même... As usual, rendez-vous sur le profil myspace de To Rococo Rot pour écouter 4 titres du duo. (A noter également qu'une vidéo du fameux "Telema", crée par Sebastian Kutscher, un "visual designer" de Cologne également réalisateur des vidéos de Kreidler, Jan Jelinek et Antonelli Electr., est disponible en bonus sur le CD - et sur Playlist, enjoy !)

To Rococo Rot - Taken From Vinyl (Staubgold/la Baleine)




Charles Atlas & The Johnsons : dancing queens

Posté par Daveinthehay le 18.01.07 à 17:26 | tags : agenda
L'un porte le nom d'une légende du bodybuilding ayant inspiré le Rocky du Rocky Horror Picture Show, les secondes règnent sur New York la nuit. Si on gratte le vernis cependant, on trouve les ongles d'un vidéaste malingre qui a fait des transsexuels ses héro(ïne)s et ceux des 13 choristes androgynes d'Antony Hegarty, la (porte) voix d'Antony and the Johnsons. Sous la caméra d'Atlas, ces Priscilla sortent du désert pendant la tournée européenne du groupe en novembre dernier. Des confessions live que la Cinémathèque de la Danse a choisi de retransmettre dans une soirée Charles Atlas, le 22 janvier prochain dès 21h. Au-delà du vibrato hypnotique de nos sweet transvestites, l'événement vaut aussi pour leur filmeur qui, gravitant autour de la Factory sans jamais en faire partie, aura imposé la danse moderne à l'écran. Parmi ses oeuvres à (re)découvrir le très jazzy Muscle Shoals et Instant Fame qui, non, n'a rien à voir avec la série télé qui a lancé Janet Jackson. Restons glam...



Raconte-moi l’histoire du rock

Posté par LovelyRita le 18.01.07 à 12:10 | tags : new wave, pop, punk, radio, rock
Ce mois-ci, branchez votre vieux poste de radio ou votre tout nouveau Ipod sur France Culture, de 13h30 à 13h50 très précisément. Histoire de se propose de retracer l’histoire du rock en 20 épisodes, sous la forme de récits à la 1ère personne. De ses débuts jusqu’aux évolutions du dernier siècle, le rock se raconte avec les Beatles, le hard rock…

Le programme des émissions à venir :

jeudi 18 janvier 2007
Histoire du rock 14/20 Paillettes et platform-boots

vendredi 19 janvier 2007
Histoire du rock 15/20 Punkitude : implosion américaine, explosion britannique.

lundi 22 janvier 2007
Histoire du rock 16/20 Du punk à la new-wave

mardi 23 janvier 2007
Histoire du rock 17/20 Rock gothique et pop synthétique : les années 80.

mercredi 24 janvier 2007
Histoire du rock 18/20 Les maîtres-chanteurs.

jeudi 25 janvier 2007
Histoire du rock 19/20 Tranches de France, tranches de danse.

vendredi 26 janvier 2007
Histoire du rock 20/20 Britpop, grunge, etc...

- Lire aussi l'histoire du rock sur le mag Musique



Dix millions de fans de James Blunt peuvent tout à fait se tromper

Posté par 2goldfish le 18.01.07 à 10:47 | tags : james blunt, news, pop, rigolo, top
james bluntLe seul top qui compte vraiment (en dehors du nôtre, évidemment) c'est celui des ventes. Le SNEP n'a pas encore publié son classement pour 2006 des meilleures ventes en France, mais le site Mediatraffic qui additionne les chiffres publiés par l'industrie phonographique de trente-quatre pays offre ce qui ressemble le plus à un classement mondial des meilleurs ventes d'albums. Pour 2006 ça donne :
1.James Blunt - Back To Bedlam
2. High School Musical - High School Musical Soundtrack
3. Red Hot Chili Peppers - Stadium Arcadium
4. Justin Timberlake - FutureSex / LoveSounds
5. Pussycat Dolls - PCD
6. Madonna - Confessions On A Dance Floor
7. Nickelback - All The Right Reasons
8. Kelly Clarkson - Breakaway
9. Shakira - Oral Fixation Volume 2
10. Pink - I'm Not Dead
Si comme moi vous vous posiez la question, High School Musical est une comédie musicale Walt Disney, un truc à faire froid dans le dos. La suite est disponible sur le site, ainsi qu'un classement des singles au calcul plus contestable, mené par Shakira et les Gnarls Barkley.
La conclusion inévitable qu'on tire à la lecture de ce top qui ne contient qu'un seul album à moitié bon (je vous laisse deviner lequel, c'est pas dur), c'est que l'humanité ne vaut pas grand chose, qu'on va droit dans le mur, que l'occident est en déclin, qu'on ferait bien d'arrêter d'envoyer du Mozart aux extra-terrestres dans les sondes spatiales avant qu'ils ne se fassent trop d'illusions sur notre compte et aussi qu'on envisage d'étendre la durée du No Music Day.
Si on regarde les chiffres de plus près, cependant, on s'apperçoit que même le plus gros vendeur, cette plaie nommée James Blunt, n'a en fait vendu que six millions de copies de son album cette année, auxquelles ils faut en rajouter quatre l'an dernier. Un chiffre ridicule comparé aux cinquante millions de Thriller ou, plus près de nous, aux dix-huit millions du premier Norah Jones. C'est surtout ridicule comparé aux six milliards et demi de personnes sur terre qui n'ont acheté aucun de ces disques. De quoi retrouver foi en l'humanité.



Psychexpo, psychélivre

Posté par LovelyRita le 17.01.07 à 17:04 | tags : psychédélique
Le psychédélisme s'écoute et se donne à voir. Qui ne s'est jamais interrogé sur le pourquoi du comment des pochettes de disques des Pink Floyd ? Etrange, surréaliste et hypnotisant, l’art psychédélique a donné naissance à son lot de bizarreries et de chefs d’œuvres. Pour le plaisir de nos pupilles, deux événements rendent hommage à cette culture visuelle. A Rochefort, la médiathèque de la Corderie Royale expose jusqu’à début mars des centaines d’affiches, pochettes de disque et revues dans le cadre de la manifestation « Psychédélisme 1965-1973, Disques et Posters des USA à l’Europe ». Et pour le plaisir de nos tympans, des centaines d’extraits musicaux sont disponibles en écoute. Ajoutez à cela des projections et vous avez là une belle ballade du côté obscur de la lune. Au total des centaines de pièces, la plupart concédées par un fan du genre Philippe Thieyre, qui vient de faire paraître un ouvrage Psychédélisme des USA à l'Europe (ed. Des Accords).

Pour l’expo, renseignements au 05 46 87 01 90

 




Klaxons : Danse avec ta tête

Posté par Maxence le 17.01.07 à 14:38 | tags : électro, myspace, pop, psychédélique

Difficile de passer à côté du phénomène anglais Klaxons (attention site qui fait mal aux yeux !) et son pseudo "retour de la rave". Evidemment, ceux qui ont vécu les tribulations live des Happy Mondays et ses retombées plus ou moins joyeuses - et commerciales -, ressentent comme un air de "déjà vu". Et non, "ce n'était pas mieux avant", a t'on envie de dire aussi. La preuve ! Mais d'un autre côté, soyons juste, les Klaxons ont quelques flèches dans leur carquois qui promettent des concerts réjouissant au possible. Leur mélange de pop indie des années 80 a forte teneur psychédélique, avec la rave ambiance débiloïdes néo-Madchesteresques des années 90, s'il n'est pas très original, est quand-même assez bien troussés. C'est frais et surtout, fait avec l'enthousiasme nécessaire, pour ne pas leur claquer la porte au nez avant d'avoir tuer le renne et d'en vendre la peau (hein ???). Ceux qui ont lu le dernier Trax, comprendront... Côté électro, la moulinette Klaxons mixe allègrement Simian Mobile Disco, Daft Punk, MSTRKRFT, Shitdisco ou Metronomy ou Altern8 . Sans oublier leur reprise du classique "Kicks Like A Mule" de The Bouncer (1992), ainsi que leur collaboration avec Erol Alkan et les Simian Mobile Disco précités. Klaxons aime dancer, c'est clair. Et puis, peut on vraiment se montrer sévère avec un groupe dont tous les titres, ou presque, et la plupart des textes, sont inspirés de romans de J.G. Ballard, William S. Burroughs et Thomas Pynchon !? Oui, vous avez bien lu, Pynchon. Et oui, "Gravity's Rainbow", leur premier hit, cela ne vous dis rien ? Et "Atlantis To Interzone" ? Du pur Burroughs ! Sans oublier Myths Of The Near Future (traduction "Mythes d'un Futur proche", un des meilleur recueil de nouvelles de Ballard), leur dernier - et premier - album... Bref, j'en vois déjà qui frémissent au sein de la rédaction de Flu'.
Alors, pour une fois, laissons une chance à la hype. "Wait & See" comme disent nos voisins britanniques... Allez hop, un petit tour sur leur profil myspace et rave on ! A noter que les Klaxons seront les stars de la Petite aTRAXion, le jeudi 18 janvier à partir de 23 h au Rex Club, en compagnie d'Etienne de Crecy, de Detect et de Gildas et Masay de Kitsuné.

Klaxons - Myths Of The Near Future (Polydor/Because Music/Wagram)




iPhone ?

Posté par 2goldfish le 17.01.07 à 11:29 | tags : en jpeg, geek, ipod, rigolo

Non, ce n'est pas (que) mon opinion sur l'iPhone, c'est aussi un vrai objet que vous pouvez acheter. Si vous ne comprenez rien à tout ça, c'est que vous ne connaissez pas Goatse, et, franchement, vous feriez bien mieux de ne pas vous renseigner, surtout si vous êtes au travail. Et ne me parlez pas de Tubgirl.



Techno des origines part. 8 : Un Garage au Paradis

Posté par Maxence le 16.01.07 à 17:55 | tags : disco, électro, pionnier, youtube

On en parlait il y a quelques jours, le mythique Paradise Garage. Un lieu unique où des DJ comme Larry Levan mixait disco, new wave, funk, synth pop et rock (déjà) et où noirs, blancs, filles, mecs, gay et hétéros se mélangeaient sur la piste de danse (oui là aussi) dans un grand élan hédoniste. Personnellement je n'y ai jamais mit les pieds, lacune aujourd'hui virtuellement corrigée puisque youtube (encore lui) nous permet de visionner l'intérieur du fameux "garage"... 4x4, straight to the floor et bras en l'air. Let's get disco !

 




I'm From Barcelona, c'est qui, c'est quoi ?

Posté par LovelyRita le 16.01.07 à 12:35 | tags : live, pop
Le fan club du FC Barcelona ? Une opération marketing de l’office du tourisme barcelonaise ?
On n'y est pas du tout…I’m From Barcelona tient en réalité de la chorale déjantée hippisante made in Suède. Emanuel Lundgren, pièce maîtresse du groupe, a réuni pas moins de 30 amis pour constituer ce big band. L'album Let Me Introduce My Friends, c’est un peu comme une invitation à une surprise party. Le résultat est jouissif, naïf et festif. Des mélodies pop surdopées, des cuivres à gogo, des chœurs dégoulinants qui s’étalent sur une dizaine de titres…c’est parfois too much, mais on adore !

Pour les voir en live c’est le 23 janvier à la Maroquinerie. Trente musiciens sur la scène de la Maroqunerie je me demande si c'est faisable ou pas ?



Le retour de la femme plastique : No Promises

Posté par Myosotis le 16.01.07 à 11:27 | tags : pop

Après la femme chocolat antidatée (Olivia Ruiz), la revanche de la fille de l'homme à la tête de chou (Charlotte Gainsbourg), la femme marshmallow (Chimène Badi), la femme qui lit dans les lignes du tronc (Françoise Hardy), celle qui n'aurait jamais dû descendre du taxi (Vaness'), la chanson française n'en finit pas de nous émerveiller, chaque jour plus loin dans l'originalité, la variété vocale et le lyrisme. La femme plastique, Carla Bruni, qu'on dit ex-mannequin (dans quelle vitrine ?), revient ces prochains jours avec un album tout en anglais. No Promises, qui porte vraiment bien son nom puisqu'il n'en tient aucune, a été enregistré quatre ans après le monstrueux succès de son Quelqu'un m'a dit (que je ne savais pas chanter) sous le haut patronage de son compère Louis Bertignac. L'album composé de 11 titres (ce qui fait beaucoup) a été produit à partir des démos enregistrées par la miss, chez elle, à la guitare, violoncelle (ça y ressemble) et au pied (j'ai entendu quelques claquements rythmiques, comme ceux du lapin PanPan dans Bambi, à moins que ce ne soient des claquements de mains?). Carla Bruni y a ajouté une sorte de chant sensuel inaudible, qui rappelle le chuintement d'une porte dans une vieille grange du Connecticut. Comme à chaque fois, il est conseillé de monter le son au maximum, afin de constater qu'il ne s'agit pas d'un enregistrement instrumental.

Pour les paroles, Carla Bruni qui a déclaré dans les interviews qu'elle avait longtemps séché pour les écrire (au point qu'elle a renoncé) a finalement opté pour des poèmes anglais qu'elle sussurre modestement. Coachée par Marianne Faithfull (qui a appris la poésie avec Mick Jagger) et une vieille prof de lettres, elle psalmodie ainsi quelques textes de Yeats (le pauvre homme), Emily Dickinson, Dorothy Parker ou WH Auden. Rien à voir ici avec la démarche d'un Sting qui a enregistré récemment du John Downland accompagné au luth de façon plutôt convaincante (pour de la musique élisabéthaine, s'entend). Carla Bruni se contente de son maigre dispositif musical habituel pour chanter des textes très engagés et de notre époque : I Went To Heaven, Those Dancing Days Are Gone (notez qu'elle a évidemment pris les poèmes les plus connus tirés de la "poésie anglaise pour les nuls"?), ou encore Lady Weeping At The Crossroads.

Ce désastre d'ennui, de snobisme et de raffinement artificiel m'aura au moins permis de découvrir le joli Promises Like Pie Crust de la soeur du peintre Rossetti. Ses derniers vers sont excellents et ressemblent au plan marketing de Carla Bruni (Let us be the friends we were/Nothing more but nothing less:/ Many thrive on frugal fare/Who would perish of excess) : oui, on peut prospérer injustement par frugalité de... talent.

NB : rassurez-vous, je n'ai pas dépensé un euro pour le disque. Je l'ai téléchargé, écouté 2,5 fois (aurais-je du pousser le supplice plus loin?) et détruit. Je n'aurais jamais cru que le bruit d'une poubelle électronique qui se vide pouvait surpasser ce qu'on y plaçait !




Vous avez le droit de céder vos droits

Posté par 2goldfish le 15.01.07 à 18:51 | tags : news, politique
le diableRécemment, le royaume uni a rejeté une proposition de loi visant à étendre la durée du copyright, actuellement limitée à cinquante ans (contre soixante-quinze en France et encore vingt ans de plus aux Etats-Unis). Appuyée par de vieux artistes en voie de voir les droits de leurs oeuvres leur échapper comme Cliff Richards et surtout par l'industrie du disque britannique, l'extension pouvait paraitre plus ou moins justifiée, selon que vous considériez juste qu'un homme soit payé toute sa vie pour avoir travaillé un après midi (pour moi, s'il a enregistré Please Please Me cette après midi là, y'a pas de problème). Ce qui était peut-être moins juste, c'est que la raison pour laquelle l'industrie du disque britannique soutenait cette idée était d'une part qu'elle souhaitait garder l'exclusivité de la distribution d'artistes encore très populaires à l'approche du cinquantenaire des sixties et aussi qu'elle comptait garder le bénéfice des contrats de l'époque où des artistes naïfs abandonnaient les droits de leurs chansons souvent sans même le savoir. Cliff Richards notamment à du se battre en justice pour récupérer ses droits, mais beaucoup d'autres artistes qui ont écrits des tubes énormes dans les années cinquante et soixante n'en ont pas eu les moyens.
Maintenant que sa demande a été rejetée, le BPI (pour British Phonographic Industry) se tourne plutôt vers l'avenir, tout en gardant en mémoire les méthodes qui ont marché par le passé en incitant les jeunes musiciens à abandonner la propriété intellectuelle de leurs compositions aux maisons de disques en échange de leur expertise dans la distribution et le vente de leur musique à la fois en ligne et hors ligne. Parce qu'on sait tous que l'industrie musicale se débrouille si bien pour vendre la musique en ligne.
Ce serait un retour en arrière dramatique pour les artistes qui accepteraient : le plus probable, c'est que la plupart de morde pas à l'hameçon et que les quelques uns qui auraient abandonnés leurs droits verraient leur musique prisonnière d'entreprises en faillites, alors que si le modèle se généralise, l'industrie musicale serait peut-être sauvées, mais les artistes ne seraient plus que des employés comme les autres.



Max Mohr : Blade Runner's Revenge

Posté par Maxence le 15.01.07 à 18:50 | tags : électro, news, techno

Vous ne le savez peut-être pas (et vous vous en foutez peut-être mais se serait dommage) Blade Runner vient d'être réédité en DVD director's cut. C'est le moment idéal pour écouter le Trickmixer's Revenge de l'allemand Max Mohr, un trip à la fois science-fictionnesque et rétro, tout à fait dans l'esprit de ce film mythique de Ridley Scott qui rend largement hommage aux films noirs des années 40/50. Hébergé par le label Playhouse, Mohr semble considéré la techno - car c'est bien de cela qu'il s'agit - comme quelque chose de sacré, le fruit d'une continuité historique entamé avec Detroit (UR première période) et développé avec les allemands de Basic Channel sans oublier la house très electro et un poil "acid" de Chicago, comme en témoigne le tonalité de l'album et en particulier "Assonja Swynja" et "Lucky Go Wild". Si ses ambiances majoritairement froides et futuristes s'inscrivent dans la droite lignée des producteurs de techno "mentale", à la Hawtin et Villalobos, ses tracks s'enjolivent d'une rugosité et d'une électricité qui le départie du poids de ces deux références. Des morceaux comme "Old Song" ou le lent "In The Wood" qui clôture l'album, tracent également des voix inusités et réellement originales dans ce domaine très référencé. En attendant, c'est l'hypnose certaine sur "Diamenten", la montée sur "Spellbound" et le feu sur "On The Run". Vous vous souvenez de la course de Deckard dans le film de Scott, quand il doit tirer sur le répliquant de sexe féminin (la danseuse au serpent Salomé) qui lui échappe au milieu de la foule ? Et puis après, quand il regarde son cadavre au milieu des débris de verre ? Hé bien voilà, c'est ça que l'on éprouve à l'écoute de Trickmixer's Revenge, un mélange de poussée d'adrénaline et de mélancolie urbaine. Le blues mécanique des machines, transcendé dans la transe par un artiste originalement connu pour son activisme dans le milieu de l'art contemporain et des installations.

Max Mohr - Trickmixer's Revenge (Playhouse/Nocturne)




Plagiat le retour : Ringo spolié par Franz Ferdinand

Posté par Myosotis le 15.01.07 à 13:36 | tags : beatles, rock
L'association des gens qui pensent que Ringo était le plus important des Beatles (AGRIB) vient de m'envoyer un message saisissant et confondant qui tend à démontrer encore une fois le génie du malaimé des Fab Four. Cette fois, et après l'affaire Katerine contre The Fall, le contentieux est d'importance et d'une évidence frappante : les salauds de Franz Ferdinand ont sans vergogne pompé le riff assassin de Take Me Out, leur hit fondateur, sur la chanson de 1972 de Ringo Starr, appelée Back Off Boogaloo. Allez jusqu'au bout de l'extrait et il n'y aura personne, cette fois-ci, pour dire "bof", "ouais, c'est pas évident" tant le décalque est quasi parfait. En plus d'être le véritable génie derrière le duo McCartney / Lennon (rappelez-vous cette rumeur qui veut que Macca rejouait les parties de batterie de Ringo derrière son dos... c'était que Ringo déléguait tout simplement et avait composé la chanson, laissant aux tâcherons le soin de l'interpréter !), Ringo aura donc cartonné dans les charts en 2005.

Quant aux usurpateurs, non content de porter un nom à déclencher une guerre mondiale, ils peuvent se cacher dix pieds sous terre. TOUS AVEC RINGO !!




Le Friendly Picture Show de Sean Lennon

Posté par Daveinthehay le 15.01.07 à 13:19 | tags : live, pop

Le fils de Yoko Ono a prouvé qu'il n'existait pas qu'en tant que meilleur pote de Lindsay Lohan. Non, Sean ne vogue pas au sein d'une sphère de people arty, il la pilote et il le prouve dans une suite de courts métrages, associés à son second album Friendly Fire, et qu'il a lui-même réalisés... ou dessinés parfois. De l'animation au film en costumes, Lennon dirige ces minis ovnis oniriques au cast desquels on a du mal à reconnaître Lindsay mais aussi Asia Argento, Bijou Phillips (qui fait aussi les choeurs sur l'album) ou Carrie Fisher. L'auteur vous convie d'ailleurs à un blind test toute la semaine.

Nantes, le 15 janvier
17h15 : Showcase Fnac
18h45 : Projection au Cinéma Concorde

Rennes, le 16 janvier
17h30 : Showcase Fnac
20h : Projection au Cinéville Colombier

Strasbourg, le 18 janvier
17h30 : Showcase Fnac
20h : Projection au Cinéma Star

Paris, le 19 janvier
17h30 : Showcase Fnac Saint-Lazare


L'entrée est libre, venez en amis...




Denzel + Huhn : Lignes

Posté par Maxence le 12.01.07 à 17:56 | tags : ambient, électro, myspace

Encore une découverte City Center Office, dont décidemment, on ne se lasse pas de chanter les louanges ! Cette fois, il s'agit des activistes berlinois Denzel + Huhn, un duo allemand évoluant dans le sillage de To Rococo Rot et Tarwater et qui brasse en toute logique, des influences allant de l'electronica au post-rock, en passant par les musiques improvisées et les instruments analogiques traités.
Sur ce Paraport très dense et réellement magnifique (à la hauteur des deux autres groupes suscité, sinon mieux, c'est dire !) Denzel + Huhn nous offres une lente excursion au sein d'une nébuleuse musicale savante, rythmée par le métronome pointilliste de leurs discrètes machines. Point par point, le duo trace l'étrange cartographie de sa minutieuse electronica. Ici le rythme glisse à travers le silence, il tourne autour des textures métalliques et urbaines comme une nuée d'insectes électroniques ("Targo"), puis disparaît ("Korre"). L'auditeur à l'impression de se déplacer lentement dans un parking souterrain la nuit ("July"). Paradoxalement l'ambiance générale n'est pas froide et sans vie, au contraire (voir les presque funky "New Kerwe" et "Cauka"). Là, des nappes de chaleur hantent l'univers spectral de Denzel + Huhn ("Karlsruhe"), plus loin ce sont quelques accords de guitares ("Kleine Bruder", "Dorian"), et l'ensemble offre une variété de paysages suffisamment variés pour ne jamais ennuyer.
Décidemment, c'est toujours vers les aînés To Rococo Rot et Tarwater que l'on revient, tant cette musique de machines en transe fait penser à une forme évoluée de pop musique, celle-là même que ces deux formations ont longtemps côtoyé. Cependant, Denzel + Huhn donne un sens nouveau à leur composition et ne tombe jamais dans la redite, ni dans le gimmick facile, ce qui les rapproches également des grands producteurs que sont Stefan Betke de Pole ou Markus Popp pour Oval et Microstoria (frz, si tu lis ça...). Un album d'electronica qui appel les superlatifs et que je ne saurais donc, trop vous conseiller. Rendez-vous sur le profil myspace du label City Center Office pour vous faire une idée en écoutant "Paraport" de Denzel + Hun.

Denzel + Huhn - Paraport (City Center Office/La Baleine)




Let It Bleep : dernier rappel électro au Nouveau Casino

Posté par Daveinthehay le 12.01.07 à 15:23 | tags : électro, hip hop, live
Infratunes (pardon... dMute) nous refait le coup de la plus grande discothèque européenne planquée au Nouveau Casino de Paris. Cette année, le festival Let It Bleep convie même le Japon avec Miss Hawaïi. Oui enfin «convié» puisque les DJ mi électro, mi J-pop ont survolté le haut lieu panaméen hier. Avec enthousiasme. Pas de séance de rattrapage pour eux mais pour nous si, dès ce soir minuit jusqu'au petit matin. Aux platines, les rappeurs scandinaves de Zucchini Drive, Chris de Luca le mixeur chéri de Björk et du Wu Tang Clan ici allié au teuton Phon.o, et surtout celui pour qui le buzz electronica s'emballe : datA. Un phénomène qui a un nom de goonie, ça vaut le coup d'oreille.



Talib Kweli ne se vend pas

Posté par 2goldfish le 12.01.07 à 10:42 | tags : hip hop, mp3, politique, web
liberation"If skills sold, truth be told/I'd probably be, lyrically, Talib Kweli." disait un Jay-Z encore lucide sur son Black Album. Kweli semble depuis avoir fait son deuil des charts et accepté son rôle de bonne conscience pour millionaires en mal de street-cred puisqu'il nous offre pour la nouvelle année tout un album en duo avec le MC/DJ Madlib, pas vraiment un manche lui non plus. Evidemment, il s'agit d'un album plutôt Lo-Fi et tellement plein de samples que ce sont sans doute leurs avocats qui leur ont recommandé de ne pas le vendre, mais c'est quand même plutôt gentil de leur part.
L'album est loin d'être mauvais aussi, avec le flow décalé de Kweli et les samples vintage de Madlib, et puis comme on le devine à sa pochette (librement téléchargeable elle aussi), le contenu est un peu plus politisé que les histoires de dope de Clipse et les concours de fesses de Spank Rock. La statue de la liberté qui brandit un dollar, C'est peut-être de l'imagerie de collégien, mais après tout, on vit dans un monde de collégiens.



Collectors Series Pt.2 - Danse Gravité Zéro

Posté par Maxence le 11.01.07 à 17:52 | tags : disco, électro, funk, new wave

Et hop, un titre tout trouvé pour ce mix de Kaos et Sal P. Danse Gravité Zéro ne pouvait en effet pas mieux convenir pour ce volume des Collectors Series derrière lequel se cachent le DJ et producteur Kaos et le percussionniste et chanteur Salvatore "Sal" Principato, des new yorkais mythique Liquid Liquid. Au programme, funk alien et cosmic disco (encore!), puisque ces deux allumées partagent un goût commun pour les sonorités azimutés du funk blanc des 80's, de la new wave et du disco underground. Donc si je vous dit Kitsuné, ou Tiggersushi, vous ne vous étonnez pas, et c'est bien normal, Kaos a en effet sorti de nombreuses maxis sur le premier et nous propose l'inédit "Kim Kong" de K.I.M., sur le second. Il s'est également illustré par ses travaux avec Roxy Music ou Tom Vek, c'est dire l'ouverture et la culture du bonhomme.
Point d'étonnement non plus à ce que Danse Gravité Zéro le bien nommé, transporte sous ses larges ailes de bien belles choses. Pour l'exemple on citera le hit trippy disco de I Need Somebody to Love Tonight signé Sylvester, le très synth pop Unit de Logic System avec sa mélodie aérienne 70's, les morceaux hautement inflammables de The Bombers (Don't Stop The Music) ses percussions tribales et sa grosse ligne de basse à la Moroder et surtout le "Blackskinned blue eyed boy" de Map Of Africa, véritable bombe power funk, imparable !
Kaos et Sal P. se (nous) font également plaisir en jouant leur lot de groupes et de morceaux légendaires, parmi lesquels Hot on The Heels of Love de Throbbing Gristle, Diskono des Residents, mais aussi Yello, Arthur Russel et Tone on Tails, sans oublier bien sûr Liquid Liquid. Les plus récentes pointures du son druggy (Daniel Wang) et punk-funk (Juan Mc Lean et leur Give Me Every Little Things) sont également présent, ainsi que les incontournables Tantra ou dans un genre différent, UI, sans parler des curiosités comme Velodrome (sic) et le funk blanc de Billy Thorpe... Vraiment un voyage temporel en forme de spirale. Une "journey into the sound" comme disait l'autre. Du genre que nous n'avions pas écouté depuis le Psyché Out d'Optimo ! Si vous vouliez savoir quelle genre d'ambiance il régnait en 1974 au Paradise Garage, son éclectisme, sa chaleur et son étrangeté, ne cherchez plus, c'est clairement vers ce disque qu'il faut vous tournez. Une vraie auberge "funkyniole" !


Collectors Series Pt.2 - Danse Gravité Zéro, Kaos & Sal P. (Faith Recordings/Nocturne)




Lily Allen et la réhabilitation de la valeur travail

Posté par 2goldfish le 11.01.07 à 13:51 | tags : news, people, pop, reggae, rigolo
lily allenNotre bonne vieille amie Lily Allen continue dans ce que ses fans appellent du franc parler et ce les autres de la connerie des dérapages. En imposant son look personnel "robes et baskets", elle a déja reçu plein de cadeaux de la part des gentils philantropes de Nike et, appelons ça du mécénat, si vous voulez, elle devrait prochainement apparaitre dans une de leurs pubs.
"Je ne ferais pas des choses dont je penserais qu'elles pourraitent mettre en danger." déclare-t-elle. Si pour vous cette phrase cette phrase ne veux rien dire, vous n'êtes pas le seul. "Je ne ferais pas Coca-Cola." parce que, tu sais, Nike c'est tellement différent. "Mais j'aime vraiment les baskets Nike. J'admets volontiers le fait que c'est comme un plaisir coupable pour moi, même avec tout le côté "camps de travail en Asie". Quelle bravitude !
On ne va pas lui reprocher de faire de la pub, parce que, même si on est tous d'accord que c'est mal, personne n'a trouvé l'énergie de protester quand James Murphy s'est acoquiné avec les mêmes il n'y a pas si longtemps. En plus elle doit avoir besoin d'argent depuis qu'on a kidnappé son chien. On ne peut par contre qu'être touché qu'elle se soucie suffisament de son image pour éviter de travailler avec Coca mais pas assez des personnes qui travaillent plus de soixante heures par semaine à fabriquer ses chaussures pour refuser le chèque de Nike. Quel franc parler, vraiment...



Enlève tes lunettes et viens fluncher !

Posté par Myosotis le 11.01.07 à 11:22 | tags : chanson française, rigolo

La belle aventure musicale qui avait mêlé dans nos coeurs d'enfants le Stevie Wonder français, Gilbert Montagné, et son chien Didier Barbelivien (coauteurs du sublime hit pop On va s'aimer) à la marmotte bleue Flunchy s'est achevée la semaine dernière devant les tribunaux. La justice, qui n'a que ça à faire, a rendu son verdict : cette saloperie de marmotte avait usurpé pendant des années la chanson de l'aveugle qui ne s'entend pas (on l'espère pour lui) pour sa campagne de promotion et, par là même, bafoué les droits des créateurs originaux du morceau. C'est triste. Souvenez-vous des moments où, accompagnés de vos parents (pas encore divorcés à l'époque), vous sautiez du véhicule, droit dans le chariot, en lançant plein d'espérance un jovial On va fluncher ? - sur une île, un espalier ? sur un banc ou un canapé. Aah... Aujourd'hui, encore, on pouvait trouver sur le net, grâce à Flunchy et à Gilbert M des avis tels que celui-ci :

 Le flunch, est une cafétéria qui est plutot interessante.Elle offre une diversité dans les

entrés,les plats,les désserts.Comme tous elle se doit d'avoir son menu enfant:saucisse ou steak ,le yaourt,la glace et la surprise.Flunch offre aussi le gateau d'anniversaire sur la présentation d'une piéce d'identité.Le flunch a un bon rapport qualitè prix .De plus il est facile de bien manger a pas cher.Il suffit de prendre le plat du jour,qui est souvent accompagné d'une boisson gratuite.Les assiettes sont bien garnit.De toute facon ,si vous etes un gros mangeur,pas de panique ,les légumes sont a volonté. Si vous doutez ,allez fluncher, vous jugerez par vous meme.  

Flunchy, c'est fini. C'était le self de mes premiers amours. Nous n'irons plus jamais où tu m'as dit je t'aime. Ce soir c'est plus la peine. Flunchy, c'est fini. 




Gagarin : Lost in Space

Posté par Maxence le 10.01.07 à 18:35 | tags : électro, mp3

Il y a quelques mois, Erik Benndorf mon adorable dealer allemand, m'envoyait un mystérieux album à l'allure de CDR home made, uniquement titré "Gagarin". Noyé sous la masse des promos, je passais à côté de ce petit chef-d'oeuvre jusqu'à la parution du dernier Pere Ubu. En effet, Gagarin n'est autre que Graham Downdall qui participe à l'album de remixes du combo de Cleveland et fit les premières parties estivales du groupe de D. Thomas. Curieux, je décidais de me renseigner plus avant sur le bonhomme et d'écouter attentivement son album. De fait, rien à voir avec Pere Ubu ici. Tout est calme, luxe et volupté. De la pure electronica. J'apprends rapidement que malgré une extrême discrétion, Downdall est un hyperactif, et ce depuis des lustres.  Percussionniste de formation, il est également sound designer et participe à de nombreuses performances et installations dans les domaines de l'art contemporain et numérique. Avec son projet Gagarin, il prêche pour l'unité des musiques électroniques savantes (cette "laptop music" un rien sévère) et les musiques populaires. Sur Ard Nev, cela se traduit par des morceaux extrêmement conceptuels comme "Sandavore" et d'autres, tout aussi recherchés mais flirtant avec le rythme saccadé du grime ou du booty comme "Dirty Sweet" et "Merkage" avec leur grosses basses rebondies. Une fusion intéressante d'electronica épurée et de rythmes contemporains que l'auteur nomme "avant-grime", certainement un clin d'œil à l'avant-garage de Pere Ubu. Nouvelle preuve de l'ouverture d'esprit du bonhomme, je découvre également que, depuis sa parution, tout l'album est en téléchargement gratuit sur Archive.org ! Dois-je ajouter quelque chose ? Allez, laissez vous tenter par l'electronica en suspension de Gagarin.

Gagarine - Ard nev (Geo/La Baleine)




Ia! Ia! Cthulhu Ftaghn!

Posté par 2goldfish le 10.01.07 à 18:14 | tags : électro, gothique, mp3, web
who will be eaten first ?Jusque récemment, je vivais bien en sachant que HP Lovecraft avait inspiré une chanson psyché-barrée aux Vaselines et son nom au groupe psyché-vintage forcément éponyme. Puis un jour, un mot, signé du nom inconnu d'Arris est arrivé sur mon bureau, et depuis je ne dors plus :
"Les gens du forum cockrockdisco.com ont préparé un très bel album hommage à HP Lovecraft. C'est dispo en mp3 sur leur site. Plus d'une heure et demie d'electro tentaculaire. Que demande le poulpe ?"
Avec des titres qui tentent de masquer l'indicible par l'humour ("Yogg-Sototh Wears Pink Socks" ), le minimalisme ("HP") ou la tentation (j'avais toujours voulu entendre un morceau nommé "Innsmouth Blues"), cette compilation fait sans doute partie du plan des adorateurs de Cthulhu pour nous préparer à la mort lente et douloureuse qui nous attend à son retour. Nul doute que Maxence saurait vous décrire ces horrifiantes musique diaboliques avec ses propres adjectifs d'électronicien de l'extrême. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Lovecraft, dont le racisme trouvait la meilleure excuse au monde dans son dégoût égal pour le reste de l'humanité (un peu comme Pascal Sevran, donc) aurait sans nul doute beaucoup apprécié cette musique macabre dont le glaçant souvenir me revient chaque fois que le vent fait battre la pluie contre mes fenêtres où que le sombre clocher d'Innsmouth résonne au loin. Car même si je ne saurais l'expliquer rationnellement, j'ai bien entendu ces voix m'appeler : "Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lieh wgah'nagl fhtagn !".



Techno des origines : Le meilleur du pire, pt.1

Posté par Maxence le 10.01.07 à 14:10 | tags : électro, pionnier, rigolo, youtube

Non, vous ne rêvez pas. La techno des origines c'était aussi ça. Une des explications (parmi tant d'autres, plus ou moins valables) de la mise au banc de cette musique dans le domaine de la création. Bien sûr, certains comme Eudeline ne s'en sont jamais remis et continues de confondre electro pouet-pouet et Vladislav Delay, mais passons. Nous sommes en 1988 et Confetti's, un groupe d'allumé - assorti d'une sorte de proto-Bez habillé en policier (belge) - explose les charts de l'époque avec "This is The Sound of C". Riez si vous voulez (à l'époque, j'étais le premier à cracher dessus) mais ça n'a pas vraiment vieilli... Ne manque plus que les cris "Aciiiiiiid !" qui accompagnaient leur show sur fond de sirène (encore un des clichés, toujours, aussi incroyable que cela paraisse, associé à la scène techno ! O_o). Allez, tous ensemble : "Kanterbrau, Oh oh, Oh oh, c'est la bière qu'on préfèreuuuuuuuuu" !




Le Jeu Rock de la Nouvelle Année

Posté par Myosotis le 10.01.07 à 10:49 | tags : rock

Pour démarrer 2007, place à un Jeu rock vraiment donné pour saluer les nouveaux visiteurs. Comme à chaque fois, à gagner un supersuperlot directement dans votre boîte aux lettres.

 


 

Le jeu s'articule comme d'habitude en 3 phases :

1°) identifier ces 5 personnages de l'histoire du rock (nom, prénom, groupe d'appartenance)

indice : l'un est photographié dans une version jeune et dans une version âgée pour faciliter le boulot.

2°) trouver leur point commun (ce qui les rassemble ici)

3°) un intrus (indice : intruse) s'est glissé parmi eux, qui n'a rien du tout, mais rien du tout à voir avec les autres. Lequel (ou laquelle) ?

Le premier qui poste une réponse complète emporte la mise.




Headman : Zurich Machine

Posté par Maxence le 09.01.07 à 14:39 | tags : électro, label, mp3, web

Relish est le label du Dj, producteur et peintre suisse basé à Zurich, Robi Insinna aka Headman, aka Manhead. Celui-ci est loin d'être un inconnu pour les amateurs du très festif label GOMMA, puisqu'il s'est illustré l'an dernier avec un album, On, très porté sur l'electro rock et le funk mutant. Insinna a également joué au côté de pointures comme Richard Dorfmeister, Patrick Pulsinger ou les Psychonauts. Plus connu pour son goût du gros son et compagnon de "party" de The Rapture, James Murphy de LCD Soundsystem, 2 Many DJs et Soulwax (profite google, profite), Headman dévoile ici son égale passion pour les vieux sons synthétiques et le disco cosmique. Sur Relish, un double album comprenant un CD mixé et une compilation de remixes, on retrouve donc logiquement les poulains de son label, David Gilmore Girls, Riot in Belgium ou Franz & Shape, mais aussi des surprises comme ce terrible remixe du "Cosmica" de Nemesi par Lindstrøm ou un inédit d'A Certain Ratio.
Mais arrêtons nous tout d'abord sur le Cd mix, au programme duquel je découvre personnellement les excellents David Gilmore Girls pour deux tracks oscillant entre kosmische à la Tangerine Dream ("Crackhouse Warming") et disco minimal (le trippant "HMMM") et surtout Franz & Shape (ici, VS N.O.I.A) dans un "The Man Who Paid Before" (quel titre !) totalement hypnotique et moite. Côté curiosité, on notera le diptyque électro old school, "Acid Never Lies" qui vous colle au plafond, et "Composer" de Yuksek, un titre martelé sur fond de 303 énorme ! Si vous ne pêtez pas un plomb dans votre salon sur celui-là, on ne peut plus rien pour vous et je ne parles même pas du "Dervish Delight" de Denis Young avec sa grosse basse new wave, un sample tout droit tiré du Blue Monday de New Order agrémenté de percussions azimutées, finalement tout à fait dans l'esprit de A Certain Ratio présent sur le deuxième CD.
Globalement tout le mix est de cette trempe, privilégiant bouffée de chaleur (le très sexy "La Musique" de Riot in Belgium) tout en gardant un esprit clairement straight to the floor et Hédoniste  très marqué (voir le "On and On" de Headman, que l'on préférera à Don Cash et ces chœurs genre folle énamourée).
Sur le deuxième CD, plus cérébral, on trouve d'autre perles de David Gilmore Girls ("Crimson as Murder" ! Un morceau au lyrisme glaçant, genre "Fade to Grey" de Visage revu et corrigé techno), Manhead, Riot in Belgium et Dennis Young, pour un remixe druggy de l'incroyable "Dervish Delight" commenté plus haut, par le patron lui-même, sans oublier l'étrange "Switch it" sombre et chamanique du même Young, qui s'adresse plus volontier à la tête qu'aux jambes. Côté tête encore, la version apaisée de "Cosmica" par Lindstrøm et Prins Thomas, vaut à elle seule l'acquisition de ce double album, quant à "Way to Escape", l'inédit d'A certain Ratio, il illustre d'entrée de jeu l'orientation purement white funk du label ! Une chose est sûr Robi Insinna s'y connaît pour faire bouger les gens. A tel point que je n'hésiterais pas à taxer ce double album d'indispensable.
Vous allez d'ailleurs pouvoir vous faire une idée puisque Headman permet l'écoute de tout le mix du premier CD en streaming sur la page d'accueil de son site internet. Un avertissement tout de même, faite de la place, poussez les fauteuils, roulez le tapis et prévenez des amis. Moi je dis ça...

Headman - Relish (Relish/Nocturne)




Léchons les Beatles

Posté par 2goldfish le 09.01.07 à 13:11 | tags : beatles, news, rigolo
beatles stamp

Bien sûr, comme tout le monde, votre première réaction à la nouvelle que les Beatles allaient connaître l'honneur d'affranchir les plis des sujets de sa majesté a été "Il est mort Ringo ?",. Parce que vous savez qu'en dehors de la famille royale, seuls les morts peuvent légalement être léchés comme ça outre manche, et parce que vous savez tout aussi bien que Paul est mort avant la sortie d'Abbey Road. Les plus fins connaisseurs de la législation postale britannique noteront cependant que la législation a récemment été changée, forcément : l'argent qu'il y a à se faire en vendant des timbres Beatles pèse plus lourd.
La deuxième réaction naturelle du non spécialiste, c'est de se lamenter que, parmi les pochettes retenlennon & groucho stampues pour figurer sur lesdits timbres, celle où ils découpent des bébés n'ait pas été retenue. Il y a beaucoup mieux, cependant, puisqu'avec la pochette de Sergent Pepper, il suffit d'une bonne loupe pour pouvoir affirmer que "l'homme le plus pervers du monde", le père du satanisme moderne Aleister Crowley a fini par apparaitre sur un timbre de la Reine, aux côtés d'autres gens aussi recommandables que William Burroughs.
Le philatéliste beatlemaniaque, un personnage même pas hypothétique puisqu'il a un site, notera lui que beaucoup d'autres pays n'ont pas attendu le royaume uni pour donner les honneurs de leur langue aux fabs. A titre d'exemple, je vous donne à droite ce merveilleusement incongru mashup postal Lennon/Groucho Marx, imprimé en 1994 par la célèbre République d'Abkhasie. D'abord, il fallait lécher des morts, maintenant, ça. Il semble que le monde de la philatélie est plus vaste et plus bizarre que je ne le soupçonnais. J'ai peur.



New Wave nostalgic

Posté par Myosotis le 09.01.07 à 10:46 | tags : new wave, rock

Si toi aussi tu regrettes la cravate rouge, la combinaison de cosmonaute bleue, la fine moustache et le regard de velours des années 80, le site WWW.NEW-WAVE-XG.COM est fait pour toi. Véritable plongée dans les eaux profondes de la new wave (ou Neue Welle, pour les Allemands), la new wave, qu'il ne faut surtout confondre avec ce groupe d'usurpateurs qui en rejoue les titres façon Easy listening, est un courant majeur du rock apparu sur les cendres encore chaudes du mouvement punk, soit à la toute fin des années 70.

Pour résumer, disons que la new wave aura été la réponse du rock au désastre engendré par le mouvement punk. Le rock répond en disant : ok, les gars, on vous laisse la garde de la crasse, des bières, le côté sautillant et vaguement joyeux du nihilisme. On se garde le clavier (électronique si possible, tendance Jean-Michel Jarre), la classe et l'air d'avoir perdu sa famille dans un accident d'avion, il y a 3 jours. La new wave, c'était la dépression de l'âme conjuguée à la flamboyance des fringues (les uns se nourrissant malheureusement dans un cruel mouvement de cause à effet!).

Cette division donnera 2 courants new wave majeurs : la synth-pop ou synthé-pop, dont mes petits préférés sont Grauzone (l'ancien groupe de }Stephan Eicher et son méga hit Eisbaer), Japan et Front 242, et les post-punks (ou New wave New wave) des Cure, Echo & The Bunnymen, et autres Siouxsie. Je vous fais grâce des débats d'école : les gothiques font-ils partie de la new wave ? Les gays Communards et Pet Shop Boys faisaient-ils partie de la new wave ?  Quid de Pere Ubu ? Bowie a-t-il encore une fois spolié tout le monde ou inventé une esthétique avec sa trilogie ?

Sachez qu'il fut un temps où des chapelles s'affrontaient dans les cours de lycée à coup de barres de fer pour définir qui de Depeche Mode ou de Cure il fallait soutenir officiellement. Evidemment la new wave ressemble avec le recul à un grand n'importe quoi, digne à l'oreille mais surtout irregardable. Bizarremment, c'était un temps où l'on dansait beaucoup en agitant les mains, lesquelles seront nettement moins importantes que les pieds dans les décennies qui suivront.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, je conseille l'excellent bouquin de Guillaume Gilles, L'Esthétique New Wave, un cauchemar pour les yeux, aux éditions du Camion Blanc et un petit tour sur les forums du site qui valent leur pesant de cacahuètes. 




Le Klub improckvise

Posté par Daveinthehay le 08.01.07 à 17:39 | tags : dub, électro, hip hop, live, rock
Malgré l'avertissement «fermé aux petits curés qui gardent leur temple fissuré» affiché sur son Myspace, le Klub ne rechigne à priori aucunement à l'éclectisme. En témoigne la programmation 2007 du bastion underground parisien, à découvrir mardi 9 janvier à partir de 21h. La playlist s'ouvrira sur une battle opposant deux formations post-rock : Concert annulé et Secteur Ketür. Pour leur prêter renfort, les Lillois de DaddyLonGlegZ et du crew Berlin. Les uns portés dub, les autres abstract hip-hop. Et pour finir la nuit, DJ Wetwatcha'r s'offrira une setlist électro. Vous captez que dalle à cet abécédaire de musiques hybrides ? Empruntez le dico de Maxence Grugier ou rendez-vous au Klub dès demain soir, 14 rue Saint-Denis, Paris 1er arrondissement (M° Châtelet).



DAT Politics : Anti-pop Consortium

Posté par Maxence le 08.01.07 à 16:20 | tags : électro, pop, punk

Avec toutes ces sorties electro-disco mutantes, et excitantes aussi, il faut bien l'avouer, il s'en est fallut de peu que nous passions à côté du Are Oui Phony des trublions DAT Politics. Toujours plus enjoué et disjoncté le trio lillois (également impliqué dans le passionnant projet Tone Rec, dont certains on peut-être suivies le parcours sur des labels prestigieux comme Sub Rosa) propose avec Are oui Phony, une courte suite de 7 titres à Wow Twist, leur précédent album paru au printemps dernier sur Chicks On Speed Records. A l'instar des allemands de Mouse On Mars, DAT Politics prêche pour un maximum de spontanéité et de folie, injectant un peu de l'esprit punk et DIY (Do it Yourself) dans l'univers souvent policé et studieux de l'electronica et de la laptop music. Proche d'artistes inclassables tels Kevin Blechdom (invité sur ce mini-album), Chicks on Speed, Kid 606 ou Numbers, la pop electronica et punky des DAT Politics cultive donc l'anarchie et l'enthousiasme débridé, dans un melting pop mêlant la naïveté des Beach Boys et l'anti-conformisme des musiques électroniques contemporaines. En témoigne, le répétitif et judicieusement nommé "Motor Day" (feat. K. Blechdom), le bien barré "Amazing Dan" avec ses sons casio et son chant façon dessin animé, les très pop "Rainbow Connection" et "Sad Snow Man" ou l'hystérique "Stand Up". Un excellent remède à la morosité de ce début d'année.

 DAT Politics - Are Oui Phony (Tigerbeat6/Differ-Ant)




Florent Marchet : les communistes sont d'hiver

Posté par Daveinthehay le 08.01.07 à 15:46 | tags : chanson française, pop, web
Non, il n'a rien à voir avec Georges même s'il partage(ait) avec le père Marchais une écoute intempestive du Bitches Brew de Miles Davis. Beaucoup plus apparemment avec Kamini puisque Florent (Marchet) milite pour les campagnes et contre le rmiste jetable. Ce copain de Miossec et de Katerine remet le couvert antilibéral avec Rio Baril, second album cachant également une bourgade imaginaire dont l'auteur vous propose un tour gratuit sur son site dédié. A travers la lecture des pages du Courrier Barillois, faîtes ainsi connaissance avec le maire poujado-populiste et non moins factice Serge Goudi : il n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, a fait verrouillé la MJC et redresse d'une main de fer les émeutiers d'en bas. Toute ressemblance avec des individus existants ou ayant existé est plus que volontaire. Marchet prône à sa sauce le «tous aux urnes»... s'il avait été un personnage de La conjuration des imbéciles, il serait taxé de communisse. A John Kennedy Toole, Marchet (sans "a-i-s" donc) a préféré pourtant le concours citoyen d'écrivains plus locaux : Olivier Adam (Falaises) et Arnaud Cathrine (Sweet Home). Ca tombe bien, Toole s'est shooté au pot d'échappement il y a presque 38 ans et Rio Baril sort aujourd'hui. Question d'échéance électorale...

Florent Marchet - Rio Baril (Universal), sortie le 08/01/2007



David Bowie a soixante ans...

Posté par 2goldfish le 08.01.07 à 10:42 | tags : david bowie, news, pop, rigolo, rock, vidéos musicales
... et il parait toujours beaucoup plus jeune que Johnny Hallyday. C'est l'anniversaire de David Jones aujourd'hui, et côté actu, c'est le calme plat puisque nous sommes toujours en plein dans l'année sabbatique du monsieur. Il devrait faire son retour avec un festival en Mai et sans doute un album dans l'année. Il vieillit quand même très dignement, surtout quand on considère les risques qu'il prend par rapport à ses congènères souvent cantonnés aux reprises molles de vieux standards façon Rod Stewart  quand ils ne grimpent pas les cocotiers, voir se contentent de nourrir les asticots.
Avoir soixante ans, ce n'est peut-être pas super rock'n'roll, mais ça n'est plus non plus un suicide, et encore moins un génocide. Pour fêter ça, regardons ensemble cette vieille vidéo de David, qui devait avoir à peu près quatre ans :



Techno des origines part. 7 : La filière belge

Posté par Maxence le 06.01.07 à 15:23 | tags : électro, pionnier, youtube

D'aucun entre 1986 et 88 parlaient de la "Belgian Connexion" pour englober ces artistes électros venant du petit pays voisin (Neon Judgement, TC Matic, etc). Parmi ceux-ci, on trouvait les inévitables Front 242, parrain de la scène electro-indus et EBM. Au chapitre de l'histoire de la techno, Head Hunter se placerait entre New Order et D.A.F. Evidemment, il faut aimer les treillis et cultiver un goût pour l'aspect paramilitaire, maintenant les rumeurs d'idées fascistes autour du groupes sont parfaitement infondées. Blague à part, Front 242 vaut surtout pour l'atmosphère de paranoïa et de terreur totalitaire d'un futur puant, que cette vidéo distille toujours très bien. Vous avez dis prophétique ?

 

 




Minimal mais remplie comme une huitre

Posté par Maxence le 05.01.07 à 18:58 | tags : électro, mp3, news

Aaah, ça fait toujours plaisir de trouver sur la toile des blogs mp3 qui répondent à l'attente de tout bon lecteur/surfeur/raveur (rayez les mentions inutiles). C'est sans doute le cas de Minimal Sound, un excellent blog francophone qui, en plus de vous proposez son best of 2006 (illustration ci-dessus), offre de très bonnes chroniques (la chose est rare sur les blogs électros français), de très bons mix et des news plutôt sympas et rafraîchissantes, sans tomber dans la hype trop blette pour être honnête. Une bonne adresse en somme, pour se tenir au courant tout en continuant à s'alimenter dans le rayon électros de Playlist bien sûr...




Oasis : mais qu'est-ce que tu composes doudoudidon ?

Posté par Myosotis le 05.01.07 à 18:09 | tags : rock

Comme beaucoup avant eux, les frères Gallagher avaient juré qu'ils ne passeraient JAMAIS par la case best-of. Comme beaucoup avant eux, ils n'auront pas eu le choix, s'empapaoutant d'ailleurs avec leur maison de disque (et entre eux, semble-t-il, mais c'est une habitude) pour choisir les titres qui figurent finalement sur ce Stop the Clocks, double CD, sorti il y a quelques semaines. Après 15 ans d'activité, que retient-on du plus grand groupe du monde de l'année 1994 ? Bah, les années 1994 et 1995 justement et puis pas grand chose.

Le jugement est sûrement trop sévère mais on a un peu de mal à s'extasier sur les titres qui ne sont pas sur Definitely Maybe et (What's the story) Morning Glory ? Sur ces deux premiers albums, les singles Rock N' Roll Star, Live Forever, Don't Look Back In Anger, Some Might Say témoignent du sens de la mélodie de Noël et de l'attitude rock de son frère Liam. Wonderwall sur le second album reste LA chanson du groupe, splendide, belle à pleurer, et juste comme une compo de McCartney (même si le titre est une allusion à un album de 1968 de George Harrison). Le titre aurait été repris par plus de 200 artistes depuis sa création, ce qui laisse envisager un destin à la My Way et une intégration à la liste peu nombreuse des Grands Standards de la pop. Plus loin sur l'album, on peut entendre avec Lyla ou Go Let It Out que le groupe ne tutoie plus le top niveau depuis longtemps. Les compositions restent efficaces mais la prise de pouvoir des guitares de Gallagher marque une dérive vers un épanchement à la Slade plutôt fatigant. La voix de Liam se banalise tout en restant un identifiant précieux et un élément de différenciation par rapport à la concurrence. Ce n'est pas le renfort d'Andy Bell de Ride à la basse qui réussit à enrayer la demi-faillite. Au lieu d'être un groupe d'outsiders inspirés, Oasis devient une franchise vivant sur sa réputation. Evidemment, si on est fan absolu, on pourra toujours regretter l'absence sur cette compilation de chansons clés comme Whatever, Little by Little, Stand By Me ou Gas Panic, qui auraient aidé à élever encore le niveau général.

Quoi qu'on en pense, il sera difficile, sauf extrême mauvaise foi, de faire devant l'histoire d'Oasis le grand groupe qu'il rêvait d'être. Des Beatles, ils auront tutoyé pendant une trentaine de mois, l'art du single mais aussi repris cette mauvaise habitude des années 50 et 60 de ne pas produire d'album mais de collections de titres. Les Beatles ont évolué à grande vitesse, Oasis trop peu pour être autre chose qu'un bon groupe à juke-box.




Puff Daddy, doggy style

Posté par 2goldfish le 05.01.07 à 13:30 | tags : hip hop, news, people, rigolo
p diddy furDiddy (c'est comme ça qu'il faut l'appeler en ce moment) est dans le collimateur de l'association pour la protection des animaux Humane depuis que celle ci a découvert qu'avant d'êtres vendus comme manteaux, les produits de la ligne de vêtements du rappeur avaient pour habitude de japper et d'aboyer. La fourrure de chien portait les trompeuses étiquettes "imitation lapin" et "fausse fourrure" dans les magasins Macy's et va être retirée de la vente. La fourrure venait de chine et vendue comme "fourrure de raton laveur" alors qu'elle provenait en fait de "chiens ratons".
P Diddy s'est dit scandalisé et a remercié l'association d'avoir porté ce problème à son attention. Pourtant, les manteaux portaient bien la mention "fourrure de raton" sur une étiquette à l'intérieur, ce qui était certes un peu trompeur mais ne mentait pas sur le fait que le produit avait été vivant par le passé. Ce n'est même pas que Diddy soit contre l'extermination des animaux mignons puisque, chacun le sait, les ratons laveurs c'est super mignon. C'est juste que, comme ses disques, ses manteaux portent son nom sans qu'il ait eu grand chose à voir avec leur production.



GOMM : Totally Wired !

Posté par Maxence le 05.01.07 à 10:34 | tags : électro, myspace, punk, rock

Alors que les médias focalisent sur une scène rock parisienne qui, malgré une moyenne d'âge ne dépassant pas 16 ans s'amuse à rejouer tous les clichés d'un rock déjà trentenaire (ouais toi, le fan de Pete Doherty, c'est à toi que je parle !), concentrons nous plutôt sur ce que j'appellerais la "French Kraut Punk Connexion". Une catégorie parfaitement arbitraire et assez floue pour convenir aux 4 de GOMM ("4" comme le titre de ce deuxième album et comme "quatuor"), ainsi qu'à leur détermination à célébrer une colère toujours contenue et pourtant inextinguible.
Car GOMM fait parti de ces formations qui n'a pas oublié les leçons de ces enragés et grands outsiders du rock que furent Neu! et Can, ou encore Wire, Public Image Ltd, Buzzcocks et  Joy Division. Guitares au rasoir, riffs de synthés analogiques et basse en avant, telle est la recette de ce quatuor aux compositions rêches et drues comme une pluie de pierre pendant les 7 plaies d'Egypte. Si l'on ajoute à cela une chanteuse au bord de la crise de nerfs ("I Feel Off"), des textes aux rasoirs et une mécanique au rythme métronomique et bien huilée, vous obtenez une équivalence littéraire, pas parfaite j'en convient mais pas plus mauvaise qu'une autre, pour décrire la musique violente et racée de cette "bande des 4", originaire du Nord de la France.
A l'écoute de cet album produit par Peter Deimel (connu pour son travail avec Chokebore ou les Thugs), on laisse aller, ébloui et perdu, dans le brouillard blanc et les lumières stroboscopiques de nos sales vies urbaines ("Don't Take A Chance" et "Why Can't I Relieve You?"), un effet périphériques sous la pluie avant l'inévitable crash ("Words") hypnotique et tétanisant ("Good Sides") sans pour autant se contenter d'un radicalisme réducteur (voir le très beau diptyque "It's Not Easy" et "To Be Your Friend". PS : Phil, si tu lis ça…). Sec comme un coup de trique, le punk rock répétitif de GOMM oscille constamment entre décharge d'adrénaline et accès de désespoir, comme après un orgasme en compagnie d'une personne que l'on aime plus ("Fiction"). Un disque à forte teneur émotionnelle donc, même si celles-ci s'avèrent souvent dévastatrices, qui inscrit GOMM dans la lignée de ces groupes français, trop rare, à qui l'on souhaite longue vie, et avec qui l'on se promet de faire un bout de chemin… autant que faire ce peux.

En attendant, rendez-vous sur leur profile myspace et celui de leurs fans, pour juger par vous même... A noter également qu'il joueront le 10 janvier à la Maroquinerie, et tournera tous les mois de février dans toute la france, jusqu'en mai.

GOMM - 4 (PIAS Recordings) à paraître le 08/01/2007




Pachelbel est partout

Posté par 2goldfish le 04.01.07 à 17:09 | tags : classique, rigolo, vidéos musicales, youtube
Le canon de Pachelbel fait partie de  ces quelques pièces de musique classique universellement connues, du genre que vous entendrez partout de la fête de la musique, à la garden party de l'Elysée en passant par une pub pour du papier toilette. Une des raisons pour ça est que sa ligne de basse répétitive se prête à des réinterprétations infinies dans tous les styles de musique populaire du vingtième siècle. L'autre raison, c'est que ces quelques notes sont une super recette pour vendre plein de disques.



Mécénat 2.0

Posté par 2goldfish le 04.01.07 à 12:47 | tags : web 2.0
sellaband

Le site néerlandais Sellaband propose de mettre en contact les groupes qui s'y inscrivent avec des fans qui croient en eux suffisamment pour les sponsoriser. D'un côté les groupes s'inscrivent, mettent quelques photos, morceaux et renseignements sur eux façon Myspace, de l'autre les internautes qui parcourent le site peuvent, s'ils aiment ce qu'ils voient et entendent, acheter une ou plusieurs "actions" à dix dollars qui servira à financer l'enregistrement d'un album. Quand un groupe parvient à rassembler 50.000 dollars, il part en studio enregistrer un disque qui sera produit à 5000 exemplaires. Les "actionnaires" du groupe recevront un exemplaire du disque et un pourcentage de la vente des autres. Les actionnaires peuvent bien sûr à tout moment reprendre leurs dix dollars (c'est long de vendre cinq mille actions). Les cinq mille premiers disques sont donc tous vendus automatiquement, au prix plutôt honnête de dix euros. Le reste des disques produits sera vendu par le groupe et l'album mis en téléchargement gratuit sur le site. Les groupes reçoivent même une part des revenus de la pub sur le site.
Apparement, un groupe néérlandais a déja réussi a produire un disque avec Sellaband. Les autres groupes sont encore loin du compte : si Cubworld mène la course avec 30.000 dollars, en seconde place les français The Fakes n'en sont qu'a 12.000 dollars et derrière eux se trouve une armée de groupes encore très pauvres. Une bonne synergie avec Myspace devrait cependant permettre à certains groupe de rassembler l'argent assez vite. C'est habituellement à ce moment que je commence à faire mon grincheux en expliquant que ce modèle est une arnaque, mais pour le coup je trouve ça plutôt bien. Que ce soit ou pas le modèle du futur, si ça permet à quelques groupes de financer leur disque, pourquoi pas ?
(Via Presse Citron)



LCD Soundsystem : Des gens great !

Posté par Maxence le 04.01.07 à 10:30 | tags : électro, mp3, news

Le nouveau LCD Sound System s'appel Sound of Silver et sort en mars ! Autant dire que c'est certainement l'album le plus attendu d'une année encore jeune - et qui nous reserve certainement encore de belles surprises. Ajoutons que, concernant l'électro, 2006 fut déjà plus que radieuse. En attendant, un petit mp3, tout chaud sortie des fourneaux de DFA : Someone Great. (via lucidik)




Techno des origines part. 6 : Garçons synthétiques

Posté par Maxence le 03.01.07 à 12:45 | tags : électro, pionnier, youtube

Une spéciale pour notre Myoso, le "jeune homme chic" de Fluctuat (sans les péloches, je vous rassures). Cette fois il s'agit d'"Enola Gay"  des garçons coiffeurs (ceci dit en toute tendresse) Orchestral Manoeuvre in the Dark. Quel rapport avec la techno me direz vous ? Et bien, hormis le fait qu'ils influencèrent largement la bande des 3 de Detroit (Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson) à l'origine de la naissance du genre, n'oublions pas que la pop synthétique d'OMD, Human League, John Foxx et autre Gary Numan, préfigurait largement l'électro pop actuelle d'une part ainsi que l'EBM (Electro Body Music), plus dur et plus "électro" au sens classique (Kraftwerkien) du terme, d'autre part. Et puis ce titre reste inoubliable. Gageons que le clip l'est également (non ?) Allez, tous en choeur et en version Karaoké :

Enola Gay
You should have stayed at home yesterday
Ah-ha words can't describe
The feeling and the way you lied

These games you play
They're going to end in more than tears some day
Ah-ha Enola Gay
It shouldn't ever have to end this way (
insistez sur le "Ah-ha" en prononçant "Oh-ho")




Black Evil : The End of Disco

Posté par Maxence le 02.01.07 à 10:35 | tags : disco, électro, pionnier

Ce n'est pas par commodité, ni par feignantise, que l'on rangera ce 28 After de Black Devil Disco Club dans la catégorie "mutant disco", si prisée aujourd'hui. De fait, 28 After l'est tellement "mutant", qu'à la parution en 2004 sur le label Rephlex d'une réédition du single de "Black Evil" sobrement intitulé Disco Club, le landernau electronica entre en ébullition, soupçonnant un canular et une collaboration entre Richard D. James (Aphex Twin) et Luke Vibert ! Et en effet, les six titres de ce projet naviguant entre italo-disco kitsch et prémices d'afro-house, ont une origine bien obscure.
Initialement crédité comme une œuvre de Joachim Sherylee et Junior Claristidge en collaboration avec le producteur italo, Jacky Gordiano, Black Devil Disco Club a bien été re-découvert par les deux maître de l'électro décalée précités, mais est en réalité le fruit des efforts d'un mystérieux producteur français, Bernard Fevre, qui reste dans les annales de la musique électronique pour les deux étrangetés que sont The Strange World of Bernard Fevre et le très rare Earthmessage (qui fut samplé dans "Got Glint?" par les Chemical Brothers sur l'album Surrender).
Et 28 After étonne, c'est le moins que l'on puisse dire, par ses audaces et ses trouvailles. De "The Devil in Us" à "Coach Me" ou "I Regret The Flower Power", l'auditeur navigue sans boussole dans ce "disco club" hanté, ampli d'échos démesurés, d'hymnes vaudous, de riffs de synthé blafards, d'envolés lyriques et spatiales. Un voyage épique au cœur de la transe, une musique sans âge, sans partie, et donc totalement intemporelle, surtout si l'on compare avec les productions actuelles de DC Recordings, The Emperor Machine ou Lindstrøm. Vous cherchiez ce disco underground des origines, celui dont parle Ulf Poschardt ? C'est clairement ici que vous le trouverez. Un seul regret, celui que l'album ne soit pas plus long, mais quand on aime on ne compte pas.


Black Evil Disco Club - 28 After (Lo Recording/La Baleine)




Death In Vegas : In electro we trust !

Posté par Maxence le 01.01.07 à 12:41 | tags : électro, myspace, rock

Je réécoutais il y a peu la fameuse session Fabriclive de Death in Vegas (merci CF). Un mix de haut vol où l'hypnotique et le robotique n'exclut pas l'émotion et qui voyait Richard Fearless et Tim Holmes se mélanger à la crème de l'electro, toutes tendances confondues, de Solvent à Cybotron, en passant par Alex Smoke, ou encore les Wighnomy Brothers et Mathew Jonson. Un programme de choix, donc, et je me remémorais alors tous les artistes électros venant du rock : Maurizio (Moritz Von Oswald & Mark Ernestus) ex-Palais Schaumburg. Samy Birnbach, ex-Minimal Compact, alias Solomon Pearbrook alias DJ Morpheus. Thomas Fehlmann, ex-Palais Schaumburg. Gudrun Gut, boss du label Monika Ent., ex-Malaria. James Murphy de LCD Soundsystem, ex-Speedking. Juan Atkins, ex-Cybotron (déjà bien post-punk) qui fit ses premières armes dans un groupe de new wave synthétique black sous influences OMD, Human League et consort, et dont je ne me souviens plus le nom. Colin Newman chanteur de Wire et boss de ~Swimm un label electronica. Trentemoller, le "nouvel espoir de la techno" mais déjà vieux lascar de la pop et du rock vétéran de nombreux groupes d'inspiration new wave. Orbital, anciens fans de rockabilly qui mixaient les Cramps dans leurs sets en 2002. Andrew Weatherall créateur du fanzine new wave Boys Own et du label du même nom, qui revient d'ailleurs franchement au rock en 2005, avec l'album des Two Lone Swordmen "The Double Gone Chappel"... Et j'en oublis (ah ah, quel exercice de name dropping ! Mange google, mange).
Cela me rappel immanquablement les mots du critique Lester Bangs à propos de l’évolution de la musique et de son parallèle avec l’évolution technologique : "Au début fut le feedback : des machines parlant toutes seules, répondant à leurs maîtres – supposés - par des hurlements de mésalliance. Peu à peu les humains ont appris à le contrôler, où du moins c’est ce qu’ils ont cru, et le pas suivant fut l’introduction de distorsion et de sons artificiels, sous la forme du synthétiseur, que les humains cherchèrent également à contrôler (…) aujourd’hui, les machines ne se contentent pas de dépasser les humains qui les ont créer, mais les absorbent, jusqu’à ce que l’homme et la machine, ayant développé une conscience supérieure bien à elles, ne fassent plus qu’un." Ce texte ayant été écrit en 1975, je ne vois rien à ajouter. De toute façon, ce mix de Death in Vegas le montre bien, le pouvoir émotionnel de la musique ne se mesure pas à l’utilisation de telle ou telles technologie (en comptant que la guitare est déjà un outils technologique plutôt sophistiqué) ou tel ou tels instruments...

Death in Vegas - Fabriclive 23 (Fabric/PIAS)

 




En 2007, ne soyez pas timide.

Posté par Maxence le 01.01.07 à 00:00 | tags : rigolo, vidéos musicales, youtube

On vous en parlais il y a peu, Spektrum est LE petit évènement punk-funk, sexy, impertinent et sauvage de cette fin d'année. Pour fêter joyeusement 2007, roulons nous donc tous ensemble dans le stupre et la luxure en compagnie de Lola Olafisoye et sa bande de joyeux lurons lubriques (et hop, allitération, quel talent ce Max !). J'en profites également pour vous souhaiter une excellente année 2007 à tous et à toutes, en attendant de vous retrouver très bientôt sur Fluctuat et Playlist ! (très "service publique" celle là, elle plaira au patron : ))






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