Archives > Janvier 2007Listen All Of Y'all It's A Sabotage
Toutes les infos, ici Bjork et ses amisPosté par LovelyRita le 31.01.07 à 14:39 | tags : news
Qui a le plus gros ?Après le triste classements des plus gros vendeurs de disques de 2006, voilà maintenant celui des plus gros revenus de la musique selon le magasine Forbes :
2-Tim McGraw($132 millions) 3-Rascal Flatts ($110.5 millions) 4-Madonna ($96.8 millions) 5-Barbra Streisand ($95.8 millions) 6-Kenny Chesney ($90.1 millions) 7-Celine Dion (85.2 millions) 8-Bon Jovi ($77.5 millions) 9-Nickelback ($74.1 millions) 10-Dave Matthews Band ($60.4 millions) A l'exception de Madonna, personne n'apparait sur les deux listes, pour une raison bien simple : les artistes ne touchent pas grand choses sur les ventes de disques et beaucoup plus sur les places de concert et, bine souvent, les plus gros vendeurs d'albums sont loin d'être les plus gros tourneurs. Il faut aussi expliquerque Forbes n'a utilisé que les chiffres américains pour obtenir ce classement "mais on peut imaginer que ces artistes font aussi bien à l'étranger" (sic), d'où tous ces noms inconnus de nous qui, pour la plupart, sont en fait des artistes country. Et les revenus "annexes" comme les sonneries de portables, les pubs, les sponsors etc... Reste quand même quelques résultats surprenants : si les Stones n'étonneront personne, Barbra Streisand est là plus parce qu'une place pour un de ses concerts coute en moyenne 300 dollars que parce qu'elle remplit des stades. Céline Dion se fait beaucoup d'argent en restant à Vegas et, franchement, tout le monde est plus content comme ça. Je n'ai, par contre, aucune explication quand au 74 millions de Nickelback, si ce n'est qu'ils acceptent de jouer partout. Globalement, les revenus engendrés par les concerts restent stables, une bonne nouvelle pour les artistes qui voient fondre ceux des enregistrements, mais une beaucoup moins bonne pour les maisons de disques, qui tentent de convaincre leurs artistes de les laisser prendre une part plus importante dans les revenus des concerts. Pas grand monde ne les écoute, mis à part Robbie Williams et Korn. Quelque chose me dit que ces deux là ont prévu de lever le pied niveau concert... Bracken : Foisonnant side project de Hood
Les adorateurs (dont nous sommes) du très beau Cold House du duo de Leeds, Hood, vont se frotter les mains. Braken, le projet solo de Chris Adams signé sur le label hip hop renégat Anticon, est enfin dans les bacs. Nous en parlions (Myoso en parlait) il y a quelques mois et pour ne rien vous cacher, nous attendions cet album de pied ferme. Braken - We Know About the Need (Anticon/Differ-ant) Le fils de la revanche des Smashing Pumpkins
C'est officiel : les Smashing Pumpkins de Billy Corgan seront le prochain mégagroupe à se reformer sur scène. La réunion des Citrouilles devrait démarrer par la route des festivals avec une première étape allemande début juin aux Rock Am Ring et Rock im Park, prolongée sans doute par d'autres dates. Le site officiel qui a été le premier à livrer cette annonce, ne fait toujours pas état de la livraison du prochain album (sauf pour dire qu'elle est PROCHAINE) dont l'enregistrement avait démarré en avril-mai 2006 sous la houlette de l'ancien producteur des Queen, Roy Thomas Baker. Séparés depuis 2000, cela faisait assez longtemps que les Smashing Pumpkins avaient des fourmis dans les jambes. Pour le moment, seuls Corgan et Chamberlin sont officiellement de la partie, même si les autres membres du groupe n'ont pas décliné l'offre. Les nouveaux Smashing pourraient bien retrouver Melissa Auf Der Maur, qui s'est dite disponible, mais risquent de devoir faire sans James Iha, à qui Corgan avait imputé il y a quelques années la responsabilité du split, et surtout sans D'Arcy qui, après de graves ennuis personnels (crack, coke & co), semble définitivement reconvertie dans l'élevage de purs sangs. Rappelons que le dernier disque des Pumpkins (plutôt pas mal) avait bénéficié d'une diffusion ultra-restreinte, gratuite et exclusivement sur le net. Machina II, successeur et appendice de Machina, leur dernier album officiel, reprenait des singles et titres écartés du tracklist de Adore & Machina I. Réussiront-ils à surpasser le magnifique Mellon Collie and the Infinite Sadness, de 1995 ? All them other countries are like poop in our pants !L'anti-américanisme primaire, c'est quand même plus élégant quand ça vient de l'intérieur. Bob Odenkirk, sale yuppie nordiste (l'équivalent états-unien de "petit bobo parisien") résume Toby Keith et tout ce pourquoi, quand la country est mauvaise, il n'y a vraiment pas pire. Pendant ce temps, par chez nous, on a Michel Sardou. The Good, The Bad & The Queen : folk lunaire Les 12 compositions de l’album de The Good, The Bad & The Queen ouvrent les portes à une musique protéiforme : agréable mélange de folk, de sons électro et d’instruments à cordes. D’humeur rock, pop ou électro, Damon Albarn à la tête de ce projet, prend le meilleur de chacun de ces genres pour produire un ensemble inclassable. L’album s’ouvre sur les accords de History song, chanson folk tranquille. La suite on l’aime tout autant. Une ballade rétro tout en claviers et chœur pour 80’s life. Tout en douceur, la partie chantée assurée par Damon Albarn nous conduit à travers un univers noir et apocalyptique (Kingdom of Doom). Nonchalante, sa voix incarne la cause du désespoir et se fait le porte parole du chaos. Cet album est sombre et sent à plein nez le spleen du spationaute dans sa fusée. Du haut de sa station spatiale, le chanteur de Blur regarde le monde et l’Angleterre en particulier « And the place didn’t look the same that night » et clame sa folk lunaire dans l’espace. Les parties vocales sont parfois instrumentalisées et réutilisées sous formes de nappes et les percussions de Tony Allen (ex-batteur de Fela Kuti) se font discrètes. L’écoute de ce disque est un véritable plaisir pour les oreilles attentives, on y entend le vent souffler, des fusées décoller sur Behind The Sun, une pluie de météorites et des guitares rougeoyantes. Et il faut aller jusqu’à la fin de l’album pour dénicher le sublime Green Fields, un vieux morceau composé par Albarn pour le dernier album de Marianne Faithfull (sous le nom originel de Last Song) et qu’il a décidé de faire figurer sur ce nouvel album, car quand la recette est bonne pourquoi la changer.The Good, The Bad & The Queen - The Good, The Bad & The Queen (Parlophone/EMI) Monstrueux Joakim et le cauchemar du disque dur
Cuisine et résonancesFaut-il considérer la réinsertion de Joël Robuchon en Human Beat Box ? (merci Life on mars?) Le rock des croulantsOn est les vieux, Les rockeurs galeux, On a plus de dents, (plus d'dents) On mange fondant. Oui on est les vieux, on est les rockeurs gateux, On les vieux, on a des doubles foyers et des cors aux pieds. On est plus vraiment des jeunots, nos finances sont à zéro Votre argent on en a besoin, notre comptable en prendra soin... Un inénarrable épisode de Mariés, deux enfants, où la famille Bundy prend l'avion en première classe à condition de participer au "Old Aid" de vieux rockeurs abandonnés et oubliés. Excellent ! Et tellement actuel.... Rrrmmh, ok, je ne dirais rien sur Eudeline, d'ailleurs ce post fait écho sur le mode autodérision, à celui de Myoso sur My Bloody Valentine... La guerre des boutons
La bonne nouvelle, c'est que malgré la paranoïa de la guilde des boutonneurs, les boutons de tissu ont survécu parmi les autres boutons jusqu'à aujourd'hui, tout comme les boutons normaux. On a même inventé les boutons pression et les boutons-fantaisie et tout le monde est quand même vachement plus heureux comme ça. ahem.
Wacko Gillespie devient NIMBY
Le chanteur déplore également que "le pub lors des concerts qu'il héberge attire de nombreux ivrognes qui perturbent la tranquillité du voisinage." Bah oui. Gillespie, qui a récemment déclaré qu'il s'était débarrassé de ses addictions, a aussi ajouté que "Primal Scream rentrerait en studio très prochainement. Il n'y aura pas de drogue pendant l'enregistrement parce qu'on ne fait rien de bon lorsqu'on veut écrire de la musique quand on est défoncé." Visiblement, il a oublié un certain nombre d'épisodes de sa propre vie....
Cappablack : Le hip hop nous parle du futur
Cappablack - Facades and Skeletons (~Scape/La Baleine) 25 ans, 25 photos
Two Lone Swordsmen + Alter Ego : Fins duellistes et seconds couteaux
Les musiques électroniques n'en finissent plus de redécouvrir leur passé. Et on ne s'en plaindra pas. C'est aujourd'hui au tour de deux formations phares des 90's de voir leur premiers efforts réédités, Two Lone Swordsmen et Alter Ego. A cette occasion, Flu' le mag, se fend d'une longue chronique, tout en explorant cette période où la techno était pleine de bleep et de scouïc et de bzzz, vers laquelle nous reviendrons bientôt dans un gros dossier sur l'electronica. En attendant n'hésitez pas à lire la chose. On en reparle très vite. Two Hats in A Crowd en concert
L'excellent groupe français Two Hats in A Crowd, dont on avait parlé il y a quelques mois et qu'on retrouvera prochainement dans le mag pour une interview, se produira les 26 janvier et 9 février à Paris, respectivement au Kibele dans le 10ème arrondissement et au Café Montmartre dans le 18ème arrondissement. Une bonne occasion de découvrir sur scène les chansons de leur album Short Stories, disponible uniquement en téléchargement (pour le moment) sur le site du groupe : http://www.twohatsinacrowd.com/. Ce groupe sonne, à ce stade, comme un mélange français (ça se reconnaît parfois aux mots en "th") des Silverjews, de Pavement et de Lou Reed, ou une version un peu plus rock (et donc meilleure) des anciens princes indie Herman Düne. On peut ne pas aimer avec les jeunes groupes se prêter au jeu des ressemblances, mais ceux-là s'inspirent des meilleurs et c'est suffisamment rare pour qu'on le souligne. Preuve qu'on ne vous raconte pas des cracs, votre serviteur sera vraisemblablement présent sur la seconde date et offrira des coups gratos à ceux qui n'aiment pas (dans la limite des thunes disponibles). Ce que le FBI cachait sur John Lennon
Après plusieurs années de bagarre juridique, la plus grande partie de ces documents avaient été révélée en 1987, dans lesquelles on apprit un tas de choses incroyables, comme le fait que Lennon était plutôt à gauche, pacifiste, et qu'il avait donné un concert devant des milliers de personnes pour la libération de John Sinclair. Dix pages étaient cependant restées cachées, le FBI prétendant qu'elles contenaient des informations dont la publication pourrait ammener "des représailles diplomatiques, économiques et militaires contre les Etats-unis". Encore vingt ans de démarches juridiques et, ça y est, le contenu de ces pages à été révélé. On y apprend notament que Lennon a été approché par de figures importantes de l'extrême gauche britannique à la recherche de fonds pour l'ouverture d'une librairie spécialisée et il aurait refusé de leur donner de l'argent. Ce que le FBI cachait vraiment dans ce documents, c'était qu'il n'y avait aucune raison autre que politique derrière cette enquête, ce qu'on savait de toute façon depuis le début. Tant pis pour les amateurs de complot, rien n'indique que Mark Chapman ait travaillé pour le FBI. Von Sudenfed : Wipe that band !
Y'a pas que le dub dans la vie Du côté du du Val-de-Marne, ce sont les afro-beats et le chouval bwa créole qui font campagne. Ou plutôt non-campagne puisque leurs ouailles sont successivement les détenus de Fresnes et quelques CM1 réunis dans des ateliers slam, autrement dit la foire aux non-votants ! A l'origine du mouvement : le ragga-zoukeux Dédé Saint-Prix qui, depuis 2005, pose ses tambours et sa flûte contre les commémorations bonapartistes dans les Dom-Tom - pas un copain de Dominique de Villepin donc -, ou encore Ismaël Wonder, le Tiken Jah Fakoly abidjanais, militant depuis sept ans pour la cause des sans-papiers.Outre ces rencontres, les compères élisent résidence au théâtre d'Ivry, cette fois-ci pour tous, du 9 mars au 1er avril prochains. Un concert de percussions métissant blues, reggae, zouk et... dub. Jah man.Bob Dylan : No Direction, PeriodJe m'étais laissé berner, Pachelbel n'a pas écrit toute la musique du siècle dernier. C'est Bob Dylan qui l'a fait, les petits rigolos de The Post Show en ont la preuve :
Vous avez reconnues toutes les chansons ? Je suis un peu dégouté parce que chanter n'importe quoi avec la voix de Dylan est l'un de mes passes temps favoris, et ils m'ont piqué l'idée. Essayez chez vous, c'est très facile. Lien via Stereogum. Techno des origines : Le meilleur du pire, pt.2Nous l'avions tous oublié (et c'est tant mieux !), mais l'abominable George Kranz - comme le matou de Graeme Allright - revient ! Si ! Auteur d'un hit interplanétaire (sic!) "Din Daa Daa" en 1980 et des poussières, l'allemand nous fait cadeau d'une nouvelle et encore meilleurement pire version de son morceau, accompagné de Pulsedriver. Aaah, "Din Daa Daa", son fameux roulement de batterie, virile comme les résonnances d'une panse bien pleine un jour de la fête de la bière à Munich ! Et George ! Son charisme de mac de Hambourg... bref, certains diront, "It's pop. It's dumb, but good". On reste quand-même dubitatif. Vous allez me dire, il y a pire, il y a Queen (qui se reforme aussi), oui mais quand-même, on parle de musiques électroniques là ! Enfin, cela fait maintenant parti de l'histoire. Ouf, imaginez que l'on soit obligé de défendre ça comme étant de la techno !!! Les larmes de Bill Conti
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Nos collègues ciné ont dit tout le bien qu'ils pensaient du nouveau Rocky. Pour avoir vu le film ce week-end, il me semble que l'un des ressorts principaux de la nostalgie passe évidemment par cette incroyable musique rythmant les pas et les poings du boxeur de Philadelphie. J'avoue avoir écrasé assez connement une larme seul devant mon PC quand a retenti pour la 1ère fois dans le film le fameux thème de Rocky, mondialement connu et repris, devenu depuis 1976, l'illustration musicale par excellence du dépassement de soi et de l'élan épique. Sans musique, pas de Rocky ? Rocky n'est pas un film de boxe mais un mélodrame musical, l'illustration cinématographique d'une bande son, un vidéo-clip géant ? Voilà des pistes intéressantes.... L'auteur de la BO est un certain Bill Conti, chef d'orchestre précoce, et qu'on tient souvent, pour la "vulgarité" de ses compositions pour un sous-Ennio Morricone. Si l'on y regarde de plus près, on se rend compte que Bill Conti est l'un des compositeurs de BO les plus sous-estimés du marché car l'un des plus efficaces. A la baguette derrière Karaté Kid (la prise de la cigogne, le cultissime thème du laveur de vitres, celui qui a changé Ralph Maccio en star, c'est lui), dans L'Etoffe des Héros, ou sur la série Dynastie, Bill Conti est le maître incontesté de la chanson qui suggère l'élévation du héros. Il ne fait pas bien pleurer, il ne sait pas décrire le repos, l'amour, la tension mais peut évoquer à merveille ce moment crucial où le tâcheron va s'arracher à sa misérable condition pour devenir un prince, un dieu vivant. Pour ceux que ça intéresse (les autres peuvent se moquer), la meilleure BO de Bill Conti est la BO des Maîtres de l'Univers, film adapté de la fameuse série animée avec le tigre, Adam et Musclor, le maître d'armes et She-Ra. Sur la durée du film, Conti produit une soundtrack merveilleuse, à base de cordes réelles, de claviers, qui est ce qu'on a fait de meilleur depuis Wagner (sans déconner) pour décrire la force d'un super-être en majesté. Tape dans tes mains, dis non !
Je devrais être fan de ce groupe. Comme Spiderman et Batman, ils ont une origine parfaite, assez classique mais qu'on veut bien se laisser re-raconter un millier de fois, sachant qu'à chaque fois ce sera différent. La version courte, c'est que leur premier album, autoproduit et distribué, à rencontré le succés sur ses seuls mérites. La version longue contient des allusions aux mp3 blogs qui se sont faits leurs champions et la fois où un monsieur de l'industrie est venu leur proposer un contrat et qu'ils ont dit non. Leur musique évoque un millier de comparaisons (Modest Mouse, Crazy Horse, Arcade Fire, Talking Heads, Neutral Milk Hotel, John Cale, etc...) sans qu'on puisse vraiment les classer comme clones d'un seul groupe. C'était pour moi jusque récemment un signe indéniable de qualité. Some Loud Thunder a été produit par Dave Fridman, responsable de très belles choses pour les Flaming Lips et Mercury Rev, mais aussi plus récemment de très laides productions surcompressées pour ces deux même groupes.
On peut cependant tirer une leçon importante de cette écoute : si CYHSY sonne comme de l'indie rock, l'indie rock ne sonne plus comme eux. A l'exception de quelques groupes tels que Wolf Parade ou Band of Horses dont tout critique s'empresse de signaler qu'ils n'ont pas inventé la roue, ce qu'on nomme "indie rock" aujourd'hui est avant tout une création de l'esprit, un assemblages de groupes au son plus disparate que jamais. Le fait que Pitchfork ait placé en tête de son classement 2006 "un album de remixes de Kate Bush par Jean-Michel Jarre", pour reprendre les très justes termes de La Blogothèque, montre bien qu'indie rock ne veut plus rien dire. Et c'est une bonne nouvelle, parce que ça a toujours été le but, non ? Touche pas à mon titre !Posté par LovelyRita le 23.01.07 à 10:06 | tags : rock
Certaines choses devraient être interdites ou du moins devrait-on établir un conseil de régulation. Car, oui il y en a trop. Trop de reprises tue la reprise…surtout quand c’est KoRn qui reprend Creep de Radiohead. Ce n’est pas le meilleur titre du groupe, mais passons. Les Californiens vont effectivement faire figurer ce titre sur leur Unplugged à sortir en février. Vous vous imaginez écouter Creep au milieu de Blind et Got The Life et le tout à la sauce acoustique ? Autre groupe, autre cover. The Killers a été pressenti pour faire une reprise de Joy Division, à paraître sur la BO d’un film consacré à la vie de son chanteur décédé, Ian Curtis. La mauvaise nouvelle à prévoir, c’est le possible massacre du titre Shadowplay mais la bonne nouvelle c’est que le biopic en question (Control) est réalisé par Anton Corbijn. Et au registre des fausses reprises, mais de toute beauté cette fois, Damon Albarn qui réinterprète Last Song, originellement composé pour Marianne Faithfull et qui se retrouve sur l'album de The Good, The Bad and The Queen sous le nom de Green Fields...beautiful Contriva : Les rêveurs magnifiques
Contriva - Separate Chambers (Morr Music/La Baleine) The Fall is back !
Rappelons que l'album est le premier de Mark E Smith depuis qu'il a expulsé (ou que l'ont quitté) les trois quarts du line up précédent. Ne subsiste ici que la belle Elena Poulou au clavier et au contre-chant, c'est-à-dire l'épouse du chanteur omnipotent. Etrangeté supplémentaire : en embauchant 3 nouveaux collègues, The Fall est devenu un groupe à dominante américaine. Quelques titres tels que Systematic Abuse, très incisif, ou White Line Fever figurent déjà parmi les chansons favorites de ceux qui ont assisté aux derniers concerts du groupe. Le groupe entame, par ailleurs, à côté de début mars une nouvelle et énième grande tournée anglaise. Rendez-vous le 26 février donc. Tracklist :
Dub-listening Du dub, du dub et toujours du dub ! Histoire de satisfaire l’esprit et les oreilles, Flu vous propose en plus du dossier thématique, une radio 100% dub (à écouter en streaming). Sans divulguer l’intégralité de la programmation, on peut quand même vous dévoiler les quelques artistes que la rédaction a sélectionnés pour vous : Adrian Sherwood, Mad Professor, Zenzile, King Jammy et bien d’autres à découvrir par vous-mêmes.Croyez vous aux licornes ?On parle rarement d'Allmusic sur Playlist, poutant pour ma part j'utilise le site tous les jours. Le truc c'est que bien qu'il s'agisse sans doute de la ressource la plus complète au monde pour tout ce qui a trait à la musique, bien plus que Wikipedia (et ausi plus fiable et mieux écrite), Allmusic n'est pas très fun. Depuis quelques temps cependant, le site s'est mis à étendre un peu son contenu rédactionnel au delà de leurs critiques aseptisées (contre lesquelles je n'ai rien, bien sûr, ça fait partie du concept). Et donc ça nous donne des petits articles rigolos comme celui ci, qui porte sur l'histoire des licornes à travers la musique populaire. La licorne est évidemment une figure importante du métal symphonique, du filk et de l'indie rock tendance ironique, bref, d'à peu près tout ce qui se fait de pire en matière de musique. Il est à peu près certains qu'une licorne sur la pochette d'un album, même pour déconner, annonce une catastrophe. A une exception près, bien sûr, qu'Allmusic a oublié : ceux des cendres desquels allaient naitre les Islands, les mythiques Unicorns. Au passage, j'ai été surpris de découvrir le nombre de réappropriations de cette chanson sur youtube, le plus souvent par des lycéens mal dans leur peau, c'est vraiment touchant. Fujiya & Miyagi : Disco Infiltrators
My Bloody Valentine revient. Où j'ai mis mes boules Quies ?
Kevin Shields a donc annoncé que, quinze ans après Loveless, My Bloody Valentine va sortir un nouvel album. Ce n'est pas une reformation, le groupe ne s'étant jamais officiellement séparé, mais c'est tout comme. "Je sens que je vais faire un nouveau grand disque. Nous allons faire un nouveau disque de My Bloody Valentine à 100% à moins qu'on meurt ou autre" dit-il. Il confirme aussi que la seule raison pour laquelle il ne s'y est pas mis plus tôt, c'est parce qu'il n'en avait pas envie. C'est évidemment une très grande nouvelle, Loveless était surement l'un des deux-trois meilleurs albums des années quatre-vingt dix et il n'est pas du tout impossible que la suite soit bonne. Les reformations en elle même n'ont bien sur rien de répréhensible. Les nouveaux Pixies ne m'intéressent pas, mais ils n'entachent en rien mon appréciations des vieux Pixies. Le trucs c'est que, avec tout ces fantasmes qui deviennent réalité, nos espérances les plus folles ne ressemblent plus qu'a des épreuves de patience. Et quand on n'a plus l'espoir, qu'est-ce qu'il nous reste ? Chercheurs de sons Pour sa 4ème édition, le Festival Octopus met à l’honneur les « Inventeurs d’instruments » jusqu'au 21 janvier à Paris. Qui sont-ils et que font-ils ? Ils sont mélomanes, chercheurs de sons, informaticiens, luthiers et encore plus. Passionnés avant tout, ils explorent la musique façon labo : ils expérimentent, testent, bricolent et font appel à différentes disciplines. Derrière Modified Toy Orchestra se cache Brian Duffy, designer qui s’est pris d’affection pour les jouets abandonnés dans nos caves. En partant du circuit-bending (bidouillage de circuits), il reconstruit de nouveaux instruments aux sonorités bizarres. Autre personnage, autre méthode : Jacques Dudon et la synthèse photosonique, procédé qui met en relation la lumière et le son. Un vélo d’appartement détourné, des verres qui font de la musique et bien d’autres inventions vous attendent lors de ce festival. Au programme : concerts, installations sonores, rencontres et performances à Mains d’Oeuvres, au Centre Pompidou et au Point Ephémère. To Rococo Rot : Minimal Rococo
To Rococo Rot - Taken From Vinyl (Staubgold/la Baleine) Charles Atlas & The Johnsons : dancing queensPosté par Daveinthehay le 18.01.07 à 17:26 | tags : agenda
L'un porte le nom d'une légende du bodybuilding ayant inspiré le Rocky du Rocky Horror Picture Show, les secondes règnent sur New York la nuit. Si on gratte le vernis cependant, on trouve les ongles d'un vidéaste malingre qui a fait des transsexuels ses héro(ïne)s et ceux des 13 choristes androgynes d'Antony Hegarty, la (porte) voix d'Antony and the Johnsons. Sous la caméra d'Atlas, ces Priscilla sortent du désert pendant la tournée européenne du groupe en novembre dernier. Des confessions live que la Cinémathèque de la Danse a choisi de retransmettre dans une soirée Charles Atlas, le 22 janvier prochain dès 21h. Au-delà du vibrato hypnotique de nos sweet transvestites, l'événement vaut aussi pour leur filmeur qui, gravitant autour de la Factory sans jamais en faire partie, aura imposé la danse moderne à l'écran. Parmi ses oeuvres à (re)découvrir le très jazzy Muscle Shoals et Instant Fame qui, non, n'a rien à voir avec la série télé qui a lancé Janet Jackson. Restons glam...Raconte-moi l’histoire du rock Ce mois-ci, branchez votre vieux poste de radio ou votre tout nouveau Ipod sur France Culture, de 13h30 à 13h50 très précisément. Histoire de se propose de retracer l’histoire du rock en 20 épisodes, sous la forme de récits à la 1ère personne. De ses débuts jusqu’aux évolutions du dernier siècle, le rock se raconte avec les Beatles, le hard rock… Le programme des émissions à venir : jeudi 18 janvier 2007 Histoire du rock 14/20 Paillettes et platform-boots vendredi 19 janvier 2007 Histoire du rock 15/20 Punkitude : implosion américaine, explosion britannique. lundi 22 janvier 2007 Histoire du rock 16/20 Du punk à la new-wave mardi 23 janvier 2007 Histoire du rock 17/20 Rock gothique et pop synthétique : les années 80. mercredi 24 janvier 2007 Histoire du rock 18/20 Les maîtres-chanteurs. jeudi 25 janvier 2007 Histoire du rock 19/20 Tranches de France, tranches de danse. vendredi 26 janvier 2007 Histoire du rock 20/20 Britpop, grunge, etc... - Lire aussi l'histoire du rock sur le mag Musique Dix millions de fans de James Blunt peuvent tout à fait se tromper Le seul top qui compte vraiment (en dehors du nôtre, évidemment) c'est celui des ventes. Le SNEP n'a pas encore publié son classement pour 2006 des meilleures ventes en France, mais le site Mediatraffic qui additionne les chiffres publiés par l'industrie phonographique de trente-quatre pays offre ce qui ressemble le plus à un classement mondial des meilleurs ventes d'albums. Pour 2006 ça donne :1.James Blunt - Back To Bedlam 2. High School Musical - High School Musical Soundtrack 3. Red Hot Chili Peppers - Stadium Arcadium 4. Justin Timberlake - FutureSex / LoveSounds 5. Pussycat Dolls - PCD 6. Madonna - Confessions On A Dance Floor 7. Nickelback - All The Right Reasons 8. Kelly Clarkson - Breakaway 9. Shakira - Oral Fixation Volume 2 10. Pink - I'm Not Dead Si comme moi vous vous posiez la question, High School Musical est une comédie musicale Walt Disney, un truc à faire froid dans le dos. La suite est disponible sur le site, ainsi qu'un classement des singles au calcul plus contestable, mené par Shakira et les Gnarls Barkley. La conclusion inévitable qu'on tire à la lecture de ce top qui ne contient qu'un seul album à moitié bon (je vous laisse deviner lequel, c'est pas dur), c'est que l'humanité ne vaut pas grand chose, qu'on va droit dans le mur, que l'occident est en déclin, qu'on ferait bien d'arrêter d'envoyer du Mozart aux extra-terrestres dans les sondes spatiales avant qu'ils ne se fassent trop d'illusions sur notre compte et aussi qu'on envisage d'étendre la durée du No Music Day. Si on regarde les chiffres de plus près, cependant, on s'apperçoit que même le plus gros vendeur, cette plaie nommée James Blunt, n'a en fait vendu que six millions de copies de son album cette année, auxquelles ils faut en rajouter quatre l'an dernier. Un chiffre ridicule comparé aux cinquante millions de Thriller ou, plus près de nous, aux dix-huit millions du premier Norah Jones. C'est surtout ridicule comparé aux six milliards et demi de personnes sur terre qui n'ont acheté aucun de ces disques. De quoi retrouver foi en l'humanité. Psychexpo, psychélivrePosté par LovelyRita le 17.01.07 à 17:04 | tags : psychédélique
Le psychédélisme s'écoute et se donne à voir. Qui ne s'est jamais interrogé sur le pourquoi du comment des pochettes de disques des Pink Floyd ? Etrange, surréaliste et hypnotisant, l’art psychédélique a donné naissance à son lot de bizarreries et de chefs d’œuvres. Pour le plaisir de nos pupilles, deux événements rendent hommage à cette culture visuelle. A Rochefort, la médiathèque de la Corderie Royale expose jusqu’à début mars des centaines d’affiches, pochettes de disque et revues dans le cadre de la manifestation « Psychédélisme 1965-1973, Disques et Posters des USA à l’Europe ». Et pour le plaisir de nos tympans, des centaines d’extraits musicaux sont disponibles en écoute. Ajoutez à cela des projections et vous avez là une belle ballade du côté obscur de la lune. Au total des centaines de pièces, la plupart concédées par un fan du genre Philippe Thieyre, qui vient de faire paraître un ouvrage Psychédélisme des USA à l'Europe (ed. Des Accords). Pour l’expo, renseignements au 05 46 87 01 90
Klaxons : Danse avec ta tête
Klaxons - Myths Of The Near Future (Polydor/Because Music/Wagram) iPhone ?![]() Non, ce n'est pas (que) mon opinion sur l'iPhone, c'est aussi un vrai objet que vous pouvez acheter. Si vous ne comprenez rien à tout ça, c'est que vous ne connaissez pas Goatse, et, franchement, vous feriez bien mieux de ne pas vous renseigner, surtout si vous êtes au travail. Et ne me parlez pas de Tubgirl. Techno des origines part. 8 : Un Garage au ParadisOn en parlait il y a quelques jours, le mythique Paradise Garage. Un lieu unique où des DJ comme Larry Levan mixait disco, new wave, funk, synth pop et rock (déjà) et où noirs, blancs, filles, mecs, gay et hétéros se mélangeaient sur la piste de danse (oui là aussi) dans un grand élan hédoniste. Personnellement je n'y ai jamais mit les pieds, lacune aujourd'hui virtuellement corrigée puisque youtube (encore lui) nous permet de visionner l'intérieur du fameux "garage"... 4x4, straight to the floor et bras en l'air. Let's get disco !
I'm From Barcelona, c'est qui, c'est quoi ? Le fan club du FC Barcelona ? Une opération marketing de l’office du tourisme barcelonaise ?On n'y est pas du tout…I’m From Barcelona tient en réalité de la chorale déjantée hippisante made in Suède. Emanuel Lundgren, pièce maîtresse du groupe, a réuni pas moins de 30 amis pour constituer ce big band. L'album Let Me Introduce My Friends, c’est un peu comme une invitation à une surprise party. Le résultat est jouissif, naïf et festif. Des mélodies pop surdopées, des cuivres à gogo, des chœurs dégoulinants qui s’étalent sur une dizaine de titres…c’est parfois too much, mais on adore ! Pour les voir en live c’est le 23 janvier à la Maroquinerie. Trente musiciens sur la scène de la Maroqunerie je me demande si c'est faisable ou pas ? Le retour de la femme plastique : No Promises
Pour les paroles, Carla Bruni qui a déclaré dans les interviews qu'elle avait longtemps séché pour les écrire (au point qu'elle a renoncé) a finalement opté pour des poèmes anglais qu'elle sussurre modestement. Coachée par Marianne Faithfull (qui a appris la poésie avec Mick Jagger) et une vieille prof de lettres, elle psalmodie ainsi quelques textes de Yeats (le pauvre homme), Emily Dickinson, Dorothy Parker ou WH Auden. Rien à voir ici avec la démarche d'un Sting qui a enregistré récemment du John Downland accompagné au luth de façon plutôt convaincante (pour de la musique élisabéthaine, s'entend). Carla Bruni se contente de son maigre dispositif musical habituel pour chanter des textes très engagés et de notre époque : I Went To Heaven, Those Dancing Days Are Gone (notez qu'elle a évidemment pris les poèmes les plus connus tirés de la "poésie anglaise pour les nuls"?), ou encore Lady Weeping At The Crossroads. Ce désastre d'ennui, de snobisme et de raffinement artificiel m'aura au moins permis de découvrir le joli Promises Like Pie Crust de la soeur du peintre Rossetti. Ses derniers vers sont excellents et ressemblent au plan marketing de Carla Bruni (Let us be the friends we were/Nothing more but nothing less:/ Many thrive on frugal fare/Who would perish of excess) : oui, on peut prospérer injustement par frugalité de... talent. NB : rassurez-vous, je n'ai pas dépensé un euro pour le disque. Je l'ai téléchargé, écouté 2,5 fois (aurais-je du pousser le supplice plus loin?) et détruit. Je n'aurais jamais cru que le bruit d'une poubelle électronique qui se vide pouvait surpasser ce qu'on y plaçait ! Vous avez le droit de céder vos droits Récemment, le royaume uni a rejeté une proposition de loi visant à étendre la durée du copyright, actuellement limitée à cinquante ans (contre soixante-quinze en France et encore vingt ans de plus aux Etats-Unis). Appuyée par de vieux artistes en voie de voir les droits de leurs oeuvres leur échapper comme Cliff Richards et surtout par l'industrie du disque britannique, l'extension pouvait paraitre plus ou moins justifiée, selon que vous considériez juste qu'un homme soit payé toute sa vie pour avoir travaillé un après midi (pour moi, s'il a enregistré Please Please Me cette après midi là, y'a pas de problème). Ce qui était peut-être moins juste, c'est que la raison pour laquelle l'industrie du disque britannique soutenait cette idée était d'une part qu'elle souhaitait garder l'exclusivité de la distribution d'artistes encore très populaires à l'approche du cinquantenaire des sixties et aussi qu'elle comptait garder le bénéfice des contrats de l'époque où des artistes naïfs abandonnaient les droits de leurs chansons souvent sans même le savoir. Cliff Richards notamment à du se battre en justice pour récupérer ses droits, mais beaucoup d'autres artistes qui ont écrits des tubes énormes dans les années cinquante et soixante n'en ont pas eu les moyens.Maintenant que sa demande a été rejetée, le BPI (pour British Phonographic Industry) se tourne plutôt vers l'avenir, tout en gardant en mémoire les méthodes qui ont marché par le passé en incitant les jeunes musiciens à abandonner la propriété intellectuelle de leurs compositions aux maisons de disques en échange de leur expertise dans la distribution et le vente de leur musique à la fois en ligne et hors ligne. Parce qu'on sait tous que l'industrie musicale se débrouille si bien pour vendre la musique en ligne. Ce serait un retour en arrière dramatique pour les artistes qui accepteraient : le plus probable, c'est que la plupart de morde pas à l'hameçon et que les quelques uns qui auraient abandonnés leurs droits verraient leur musique prisonnière d'entreprises en faillites, alors que si le modèle se généralise, l'industrie musicale serait peut-être sauvées, mais les artistes ne seraient plus que des employés comme les autres. Max Mohr : Blade Runner's Revenge
Max Mohr - Trickmixer's Revenge (Playhouse/Nocturne) Plagiat le retour : Ringo spolié par Franz Ferdinand L'association des gens qui pensent que Ringo était le plus important des Beatles (AGRIB) vient de m'envoyer un message saisissant et confondant qui tend à démontrer encore une fois le génie du malaimé des Fab Four. Cette fois, et après l'affaire Katerine contre The Fall, le contentieux est d'importance et d'une évidence frappante : les salauds de Franz Ferdinand ont sans vergogne pompé le riff assassin de Take Me Out, leur hit fondateur, sur la chanson de 1972 de Ringo Starr, appelée Back Off Boogaloo. Allez jusqu'au bout de l'extrait et il n'y aura personne, cette fois-ci, pour dire "bof", "ouais, c'est pas évident" tant le décalque est quasi parfait. En plus d'être le véritable génie derrière le duo McCartney / Lennon (rappelez-vous cette rumeur qui veut que Macca rejouait les parties de batterie de Ringo derrière son dos... c'était que Ringo déléguait tout simplement et avait composé la chanson, laissant aux tâcherons le soin de l'interpréter !), Ringo aura donc cartonné dans les charts en 2005. Quant aux usurpateurs, non content de porter un nom à déclencher une guerre mondiale, ils peuvent se cacher dix pieds sous terre. TOUS AVEC RINGO !! Le Friendly Picture Show de Sean Lennon
Nantes, le 15 janvier
Denzel + Huhn : Lignes
Denzel + Huhn - Paraport (City Center Office/La Baleine) Let It Bleep : dernier rappel électro au Nouveau Casino Infratunes (pardon... dMute) nous refait le coup de la plus grande discothèque européenne planquée au Nouveau Casino de Paris. Cette année, le festival Let It Bleep convie même le Japon avec Miss Hawaïi. Oui enfin «convié» puisque les DJ mi électro, mi J-pop ont survolté le haut lieu panaméen hier. Avec enthousiasme. Pas de séance de rattrapage pour eux mais pour nous si, dès ce soir minuit jusqu'au petit matin. Aux platines, les rappeurs scandinaves de Zucchini Drive, Chris de Luca le mixeur chéri de Björk et du Wu Tang Clan ici allié au teuton Phon.o, et surtout celui pour qui le buzz electronica s'emballe : datA. Un phénomène qui a un nom de goonie, ça vaut le coup d'oreille.Talib Kweli ne se vend pas "If skills sold, truth be told/I'd probably be, lyrically, Talib Kweli." disait un Jay-Z encore lucide sur son Black Album. Kweli semble depuis avoir fait son deuil des charts et accepté son rôle de bonne conscience pour millionaires en mal de street-cred puisqu'il nous offre pour la nouvelle année tout un album en duo avec le MC/DJ Madlib, pas vraiment un manche lui non plus. Evidemment, il s'agit d'un album plutôt Lo-Fi et tellement plein de samples que ce sont sans doute leurs avocats qui leur ont recommandé de ne pas le vendre, mais c'est quand même plutôt gentil de leur part. L'album est loin d'être mauvais aussi, avec le flow décalé de Kweli et les samples vintage de Madlib, et puis comme on le devine à sa pochette (librement téléchargeable elle aussi), le contenu est un peu plus politisé que les histoires de dope de Clipse et les concours de fesses de Spank Rock. La statue de la liberté qui brandit un dollar, C'est peut-être de l'imagerie de collégien, mais après tout, on vit dans un monde de collégiens. Collectors Series Pt.2 - Danse Gravité Zéro
Collectors Series Pt.2 - Danse Gravité Zéro, Kaos & Sal P. (Faith Recordings/Nocturne) Lily Allen et la réhabilitation de la valeur travail Notre bonne vieille amie Lily Allen continue dans ce que ses fans appellent du franc parler et ce les autres de la connerie des dérapages. En imposant son look personnel "robes et baskets", elle a déja reçu plein de cadeaux de la part des gentils philantropes de Nike et, appelons ça du mécénat, si vous voulez, elle devrait prochainement apparaitre dans une de leurs pubs."Je ne ferais pas des choses dont je penserais qu'elles pourraitent mettre en danger." déclare-t-elle. Si pour vous cette phrase cette phrase ne veux rien dire, vous n'êtes pas le seul. "Je ne ferais pas Coca-Cola." parce que, tu sais, Nike c'est tellement différent. "Mais j'aime vraiment les baskets Nike. J'admets volontiers le fait que c'est comme un plaisir coupable pour moi, même avec tout le côté "camps de travail en Asie". Quelle bravitude ! On ne va pas lui reprocher de faire de la pub, parce que, même si on est tous d'accord que c'est mal, personne n'a trouvé l'énergie de protester quand James Murphy s'est acoquiné avec les mêmes il n'y a pas si longtemps. En plus elle doit avoir besoin d'argent depuis qu'on a kidnappé son chien. On ne peut par contre qu'être touché qu'elle se soucie suffisament de son image pour éviter de travailler avec Coca mais pas assez des personnes qui travaillent plus de soixante heures par semaine à fabriquer ses chaussures pour refuser le chèque de Nike. Quel franc parler, vraiment... Enlève tes lunettes et viens fluncher !
Le flunch, est une cafétéria qui est plutot interessante.Elle offre une diversité dans les entrés,les plats,les désserts.Comme tous elle se doit d'avoir son menu enfant:saucisse ou steak ,le yaourt,la glace et la surprise.Flunch offre aussi le gateau d'anniversaire sur la présentation d'une piéce d'identité.Le flunch a un bon rapport qualitè prix .De plus il est facile de bien manger a pas cher.Il suffit de prendre le plat du jour,qui est souvent accompagné d'une boisson gratuite.Les assiettes sont bien garnit.De toute facon ,si vous etes un gros mangeur,pas de panique ,les légumes sont a volonté. Si vous doutez ,allez fluncher, vous jugerez par vous meme. Flunchy, c'est fini. C'était le self de mes premiers amours. Nous n'irons plus jamais où tu m'as dit je t'aime. Ce soir c'est plus la peine. Flunchy, c'est fini. Gagarin : Lost in Space
Gagarine - Ard nev (Geo/La Baleine) Ia! Ia! Cthulhu Ftaghn! Jusque récemment, je vivais bien en sachant que HP Lovecraft avait inspiré une chanson psyché-barrée aux Vaselines et son nom au groupe psyché-vintage forcément éponyme. Puis un jour, un mot, signé du nom inconnu d'Arris est arrivé sur mon bureau, et depuis je ne dors plus :"Les gens du forum cockrockdisco.com ont préparé un très bel album hommage à HP Lovecraft. C'est dispo en mp3 sur leur site. Plus d'une heure et demie d'electro tentaculaire. Que demande le poulpe ?" Avec des titres qui tentent de masquer l'indicible par l'humour ("Yogg-Sototh Wears Pink Socks" ), le minimalisme ("HP") ou la tentation (j'avais toujours voulu entendre un morceau nommé "Innsmouth Blues"), cette compilation fait sans doute partie du plan des adorateurs de Cthulhu pour nous préparer à la mort lente et douloureuse qui nous attend à son retour. Nul doute que Maxence saurait vous décrire ces horrifiantes musique diaboliques avec ses propres adjectifs d'électronicien de l'extrême. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Lovecraft, dont le racisme trouvait la meilleure excuse au monde dans son dégoût égal pour le reste de l'humanité (un peu comme Pascal Sevran, donc) aurait sans nul doute beaucoup apprécié cette musique macabre dont le glaçant souvenir me revient chaque fois que le vent fait battre la pluie contre mes fenêtres où que le sombre clocher d'Innsmouth résonne au loin. Car même si je ne saurais l'expliquer rationnellement, j'ai bien entendu ces voix m'appeler : "Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lieh wgah'nagl fhtagn !". Techno des origines : Le meilleur du pire, pt.1Non, vous ne rêvez pas. La techno des origines c'était aussi ça. Une des explications (parmi tant d'autres, plus ou moins valables) de la mise au banc de cette musique dans le domaine de la création. Bien sûr, certains comme Eudeline ne s'en sont jamais remis et continues de confondre electro pouet-pouet et Vladislav Delay, mais passons. Nous sommes en 1988 et Confetti's, un groupe d'allumé - assorti d'une sorte de proto-Bez habillé en policier (belge) - explose les charts de l'époque avec "This is The Sound of C". Riez si vous voulez (à l'époque, j'étais le premier à cracher dessus) mais ça n'a pas vraiment vieilli... Ne manque plus que les cris "Aciiiiiiid !" qui accompagnaient leur show sur fond de sirène (encore un des clichés, toujours, aussi incroyable que cela paraisse, associé à la scène techno ! O_o). Allez, tous ensemble : "Kanterbrau, Oh oh, Oh oh, c'est la bière qu'on préfèreuuuuuuuuu" ! Le Jeu Rock de la Nouvelle AnnéePour démarrer 2007, place à un Jeu rock vraiment donné pour saluer les nouveaux visiteurs. Comme à chaque fois, à gagner un supersuperlot directement dans votre boîte aux lettres.
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Le jeu s'articule comme d'habitude en 3 phases : 1°) identifier ces 5 personnages de l'histoire du rock (nom, prénom, groupe d'appartenance) indice : l'un est photographié dans une version jeune et dans une version âgée pour faciliter le boulot. 2°) trouver leur point commun (ce qui les rassemble ici) 3°) un intrus (indice : intruse) s'est glissé parmi eux, qui n'a rien du tout, mais rien du tout à voir avec les autres. Lequel (ou laquelle) ? Le premier qui poste une réponse complète emporte la mise. Headman : Zurich Machine
Headman - Relish (Relish/Nocturne) Léchons les Beatles![]() Bien sûr, comme tout le monde, votre première réaction à la nouvelle que les Beatles allaient connaître l'honneur d'affranchir les plis des sujets de sa majesté a été "Il est mort Ringo ?",. Parce que vous savez qu'en dehors de la famille royale, seuls les morts peuvent légalement être léchés comme ça outre manche, et parce que vous savez tout aussi bien que Paul est mort avant la sortie d'Abbey Road. Les plus fins connaisseurs de la législation postale britannique noteront cependant que la législation a récemment été changée, forcément : l'argent qu'il y a à se faire en vendant des timbres Beatles pèse plus lourd. La deuxième réaction naturelle du non spécialiste, c'est de se lamenter que, parmi les pochettes reten ues pour figurer sur lesdits timbres, celle où ils découpent des bébés n'ait pas été retenue. Il y a beaucoup mieux, cependant, puisqu'avec la pochette de Sergent Pepper, il suffit d'une bonne loupe pour pouvoir affirmer que "l'homme le plus pervers du monde", le père du satanisme moderne Aleister Crowley a fini par apparaitre sur un timbre de la Reine, aux côtés d'autres gens aussi recommandables que William Burroughs.Le philatéliste beatlemaniaque, un personnage même pas hypothétique puisqu'il a un site, notera lui que beaucoup d'autres pays n'ont pas attendu le royaume uni pour donner les honneurs de leur langue aux fabs. A titre d'exemple, je vous donne à droite ce merveilleusement incongru mashup postal Lennon/Groucho Marx, imprimé en 1994 par la célèbre République d'Abkhasie. D'abord, il fallait lécher des morts, maintenant, ça. Il semble que le monde de la philatélie est plus vaste et plus bizarre que je ne le soupçonnais. J'ai peur. New Wave nostalgic
Le Klub improckvise Malgré l'avertissement «fermé aux petits curés qui gardent leur temple fissuré» affiché sur son Myspace, le Klub ne rechigne à priori aucunement à l'éclectisme. En témoigne la programmation 2007 du bastion underground parisien, à découvrir mardi 9 janvier à partir de 21h. La playlist s'ouvrira sur une battle opposant deux formations post-rock : Concert annulé et Secteur Ketür. Pour leur prêter renfort, les Lillois de DaddyLonGlegZ et du crew Berlin. Les uns portés dub, les autres abstract hip-hop. Et pour finir la nuit, DJ Wetwatcha'r s'offrira une setlist électro. Vous captez que dalle à cet abécédaire de musiques hybrides ? Empruntez le dico de Maxence Grugier ou rendez-vous au Klub dès demain soir, 14 rue Saint-Denis, Paris 1er arrondissement (M° Châtelet).DAT Politics : Anti-pop Consortium
DAT Politics - Are Oui Phony (Tigerbeat6/Differ-Ant) Florent Marchet : les communistes sont d'hiver Non, il n'a rien à voir avec Georges même s'il partage(ait) avec le père Marchais une écoute intempestive du Bitches Brew de Miles Davis. Beaucoup plus apparemment avec Kamini puisque Florent (Marchet) milite pour les campagnes et contre le rmiste jetable. Ce copain de Miossec et de Katerine remet le couvert antilibéral avec Rio Baril, second album cachant également une bourgade imaginaire dont l'auteur vous propose un tour gratuit sur son site dédié. A travers la lecture des pages du Courrier Barillois, faîtes ainsi connaissance avec le maire poujado-populiste et non moins factice Serge Goudi : il n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, a fait verrouillé la MJC et redresse d'une main de fer les émeutiers d'en bas. Toute ressemblance avec des individus existants ou ayant existé est plus que volontaire. Marchet prône à sa sauce le «tous aux urnes»... s'il avait été un personnage de La conjuration des imbéciles, il serait taxé de communisse. A John Kennedy Toole, Marchet (sans "a-i-s" donc) a préféré pourtant le concours citoyen d'écrivains plus locaux : Olivier Adam (Falaises) et Arnaud Cathrine (Sweet Home). Ca tombe bien, Toole s'est shooté au pot d'échappement il y a presque 38 ans et Rio Baril sort aujourd'hui. Question d'échéance électorale...Florent Marchet - Rio Baril (Universal), sortie le 08/01/2007 David Bowie a soixante ans...Posté par 2goldfish le 08.01.07 à 10:42 | tags : david bowie, news, pop, rigolo, rock, vidéos musicales
... et il parait toujours beaucoup plus jeune que Johnny Hallyday. C'est l'anniversaire de David Jones aujourd'hui, et côté actu, c'est le calme plat puisque nous sommes toujours en plein dans l'année sabbatique du monsieur. Il devrait faire son retour avec un festival en Mai et sans doute un album dans l'année. Il vieillit quand même très dignement, surtout quand on considère les risques qu'il prend par rapport à ses congènères souvent cantonnés aux reprises molles de vieux standards façon Rod Stewart quand ils ne grimpent pas les cocotiers, voir se contentent de nourrir les asticots.
Avoir soixante ans, ce n'est peut-être pas super rock'n'roll, mais ça n'est plus non plus un suicide, et encore moins un génocide. Pour fêter ça, regardons ensemble cette vieille vidéo de David, qui devait avoir à peu près quatre ans : Techno des origines part. 7 : La filière belgeD'aucun entre 1986 et 88 parlaient de la "Belgian Connexion" pour englober ces artistes électros venant du petit pays voisin (Neon Judgement, TC Matic, etc). Parmi ceux-ci, on trouvait les inévitables Front 242, parrain de la scène electro-indus et EBM. Au chapitre de l'histoire de la techno, Head Hunter se placerait entre New Order et D.A.F. Evidemment, il faut aimer les treillis et cultiver un goût pour l'aspect paramilitaire, maintenant les rumeurs d'idées fascistes autour du groupes sont parfaitement infondées. Blague à part, Front 242 vaut surtout pour l'atmosphère de paranoïa et de terreur totalitaire d'un futur puant, que cette vidéo distille toujours très bien. Vous avez dis prophétique ?
Minimal mais remplie comme une huitre
Aaah, ça fait toujours plaisir de trouver sur la toile des blogs mp3 qui répondent à l'attente de tout bon lecteur/surfeur/raveur (rayez les mentions inutiles). C'est sans doute le cas de Minimal Sound, un excellent blog francophone qui, en plus de vous proposez son best of 2006 (illustration ci-dessus), offre de très bonnes chroniques (la chose est rare sur les blogs électros français), de très bons mix et des news plutôt sympas et rafraîchissantes, sans tomber dans la hype trop blette pour être honnête. Une bonne adresse en somme, pour se tenir au courant tout en continuant à s'alimenter dans le rayon électros de Playlist bien sûr... Oasis : mais qu'est-ce que tu composes doudoudidon ?
Le jugement est sûrement trop sévère mais on a un peu de mal à s'extasier sur les titres qui ne sont pas sur Definitely Maybe et (What's the story) Morning Glory ? Sur ces deux premiers albums, les singles Rock N' Roll Star, Live Forever, Don't Look Back In Anger, Some Might Say témoignent du sens de la mélodie de Noël et de l'attitude rock de son frère Liam. Wonderwall sur le second album reste LA chanson du groupe, splendide, belle à pleurer, et juste comme une compo de McCartney (même si le titre est une allusion à un album de 1968 de George Harrison). Le titre aurait été repris par plus de 200 artistes depuis sa création, ce qui laisse envisager un destin à la My Way et une intégration à la liste peu nombreuse des Grands Standards de la pop. Plus loin sur l'album, on peut entendre avec Lyla ou Go Let It Out que le groupe ne tutoie plus le top niveau depuis longtemps. Les compositions restent efficaces mais la prise de pouvoir des guitares de Gallagher marque une dérive vers un épanchement à la Slade plutôt fatigant. La voix de Liam se banalise tout en restant un identifiant précieux et un élément de différenciation par rapport à la concurrence. Ce n'est pas le renfort d'Andy Bell de Ride à la basse qui réussit à enrayer la demi-faillite. Au lieu d'être un groupe d'outsiders inspirés, Oasis devient une franchise vivant sur sa réputation. Evidemment, si on est fan absolu, on pourra toujours regretter l'absence sur cette compilation de chansons clés comme Whatever, Little by Little, Stand By Me ou Gas Panic, qui auraient aidé à élever encore le niveau général. Quoi qu'on en pense, il sera difficile, sauf extrême mauvaise foi, de faire devant l'histoire d'Oasis le grand groupe qu'il rêvait d'être. Des Beatles, ils auront tutoyé pendant une trentaine de mois, l'art du single mais aussi repris cette mauvaise habitude des années 50 et 60 de ne pas produire d'album mais de collections de titres. Les Beatles ont évolué à grande vitesse, Oasis trop peu pour être autre chose qu'un bon groupe à juke-box. Puff Daddy, doggy style Diddy (c'est comme ça qu'il faut l'appeler en ce moment) est dans le collimateur de l'association pour la protection des animaux Humane depuis que celle ci a découvert qu'avant d'êtres vendus comme manteaux, les produits de la ligne de vêtements du rappeur avaient pour habitude de japper et d'aboyer. La fourrure de chien portait les trompeuses étiquettes "imitation lapin" et "fausse fourrure" dans les magasins Macy's et va être retirée de la vente. La fourrure venait de chine et vendue comme "fourrure de raton laveur" alors qu'elle provenait en fait de "chiens ratons".P Diddy s'est dit scandalisé et a remercié l'association d'avoir porté ce problème à son attention. Pourtant, les manteaux portaient bien la mention "fourrure de raton" sur une étiquette à l'intérieur, ce qui était certes un peu trompeur mais ne mentait pas sur le fait que le produit avait été vivant par le passé. Ce n'est même pas que Diddy soit contre l'extermination des animaux mignons puisque, chacun le sait, les ratons laveurs c'est super mignon. C'est juste que, comme ses disques, ses manteaux portent son nom sans qu'il ait eu grand chose à voir avec leur production. GOMM : Totally Wired !
En attendant, rendez-vous sur leur profile myspace et celui de leurs fans, pour juger par vous même... A noter également qu'il joueront le 10 janvier à la Maroquinerie, et tournera tous les mois de février dans toute la france, jusqu'en mai. GOMM - 4 (PIAS Recordings) à paraître le 08/01/2007 Pachelbel est partoutLe canon de Pachelbel fait partie de ces quelques pièces de musique classique universellement connues, du genre que vous entendrez partout de la fête de la musique, à la garden party de l'Elysée en passant par une pub pour du papier toilette. Une des raisons pour ça est que sa ligne de basse répétitive se prête à des réinterprétations infinies dans tous les styles de musique populaire du vingtième siècle. L'autre raison, c'est que ces quelques notes sont une super recette pour vendre plein de disques.
Mécénat 2.0![]() Le site néerlandais Sellaband propose de mettre en contact les groupes qui s'y inscrivent avec des fans qui croient en eux suffisamment pour les sponsoriser. D'un côté les groupes s'inscrivent, mettent quelques photos, morceaux et renseignements sur eux façon Myspace, de l'autre les internautes qui parcourent le site peuvent, s'ils aiment ce qu'ils voient et entendent, acheter une ou plusieurs "actions" à dix dollars qui servira à financer l'enregistrement d'un album. Quand un groupe parvient à rassembler 50.000 dollars, il part en studio enregistrer un disque qui sera produit à 5000 exemplaires. Les "actionnaires" du groupe recevront un exemplaire du disque et un pourcentage de la vente des autres. Les actionnaires peuvent bien sûr à tout moment reprendre leurs dix dollars (c'est long de vendre cinq mille actions). Les cinq mille premiers disques sont donc tous vendus automatiquement, au prix plutôt honnête de dix euros. Le reste des disques produits sera vendu par le groupe et l'album mis en téléchargement gratuit sur le site. Les groupes reçoivent même une part des revenus de la pub sur le site. Apparement, un groupe néérlandais a déja réussi a produire un disque avec Sellaband. Les autres groupes sont encore loin du compte : si Cubworld mène la course avec 30.000 dollars, en seconde place les français The Fakes n'en sont qu'a 12.000 dollars et derrière eux se trouve une armée de groupes encore très pauvres. Une bonne synergie avec Myspace devrait cependant permettre à certains groupe de rassembler l'argent assez vite. C'est habituellement à ce moment que je commence à faire mon grincheux en expliquant que ce modèle est une arnaque, mais pour le coup je trouve ça plutôt bien. Que ce soit ou pas le modèle du futur, si ça permet à quelques groupes de financer leur disque, pourquoi pas ? (Via Presse Citron) LCD Soundsystem : Des gens great !
Techno des origines part. 6 : Garçons synthétiquesUne spéciale pour notre Myoso, le "jeune homme chic" de Fluctuat (sans les péloches, je vous rassures). Cette fois il s'agit d'"Enola Gay" des garçons coiffeurs (ceci dit en toute tendresse) Orchestral Manoeuvre in the Dark. Quel rapport avec la techno me direz vous ? Et bien, hormis le fait qu'ils influencèrent largement la bande des 3 de Detroit (Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson) à l'origine de la naissance du genre, n'oublions pas que la pop synthétique d'OMD, Human League, John Foxx et autre Gary Numan, préfigurait largement l'électro pop actuelle d'une part ainsi que l'EBM (Electro Body Music), plus dur et plus "électro" au sens classique (Kraftwerkien) du terme, d'autre part. Et puis ce titre reste inoubliable. Gageons que le clip l'est également (non ?) Allez, tous en choeur et en version Karaoké : Enola Gay These games you play Black Evil : The End of Disco
Black Evil Disco Club - 28 After (Lo Recording/La Baleine) Death In Vegas : In electro we trust !
Death in Vegas - Fabriclive 23 (Fabric/PIAS)
En 2007, ne soyez pas timide.On vous en parlais il y a peu, Spektrum est LE petit évènement punk-funk, sexy, impertinent et sauvage de cette fin d'année. Pour fêter joyeusement 2007, roulons nous donc tous ensemble dans le stupre et la luxure en compagnie de Lola Olafisoye et sa bande de joyeux lurons lubriques (et hop, allitération, quel talent ce Max !). J'en profites également pour vous souhaiter une excellente année 2007 à tous et à toutes, en attendant de vous retrouver très bientôt sur Fluctuat et Playlist ! (très "service publique" celle là, elle plaira au patron : )) |
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