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Disparition d'Albert Hofmann, bêta testeur du LSD malgré lui

Posté par Maxence le 30.04.08 à 19:00 | tags : cimetière, news, psychédélique, rigolo

Que serait la génération 68 sans l'usage des drogues psychédéliques et en particulier du LSD ? Les Beatles n'auraient certainement pas composés Sergent Pepper's, ni "Lucy in the Sky with Diamonds", Syd Barrett serait encore un Pink Floyd (au secours !), Charles Manson serait libre (et Rocky Ericsson aussi !), le psychiatre de Brian Wilson serait bien embêté... et les années 60 n'auraient pas été ce qu'elles furent, car au-delà de l'aspect purement politique et révolutionnaire des différents mouvements qui agitèrent la planète, l'usage de cette drogue puissament psychédélique donnera à l'époque une aura de spiritualité, parfois surestimée, souvent naïve, mais certainement pas mensongère, ni critiquable, du moins si l'on en croit les témoignages de ceux qui en consommèrent alors.

 

On ne va de toute façon pas se poser longtemps la question car ce n'est pas le but de cet article, mais il fallait bien en parler puisque c'est en pleine "commémoration" soixante-huitarde que tombe l'annonce de la mort d'Albert Hofmann, chimiste suisse qui inventa le LSD par accident dans les laboratoires Sandoz en 1943 et alimenta bien malgré lui les aspirations à la transcendance de toute une génération.

 

Initialement prévu pour soulager les troubles pulmonaires et respiratoires par le bon professeur Hofmann, le LSD devait connaître une toute autre destinée et devenir, entre autre par le biais d'une autre grande figure de la contre-culture américaines des 60's, Timothy Leary, la drogue privilégiée du mouvement hippie et de tous les jeunes en quête d'expérience dépassant les fameuses "portes de la perception".

 

Créé à partir de l'ergot de seigle, le LSD fut d'abord considéré comme inefficace par son concepteur qui commença par ranger sa découverte dans un placard, jusqu'au jour où il décida de le ressortir afin d'effectuer quelques nouveaux tests. Fatigué d'une longue journée, le doc laisse tomber quelques gouttes sur ses manches et s'essuie malencontreusement la bouche avant de prendre son vieux vélo pour rentrer chez lui. Et là, stupeur, en chemin Albert Hofmann va vivre une "expérience psychédélique" ! Expérience qu'il décrira plus tard comme une perte totale de repères dans l'espace, l'impression de sentir sa conscience se déplier comme un origami, l'autre, plus angoissante, d'être observé par une force incommensurable, bref, le professeur Hofmann est en plein trip sur sa bicyclette !

 

Plus tard il préconisera l'utilisation du LSD dans le traitement de la schizophrénie et Sandoz le produira même sous forme de cachet pour l'armée, toujours en quête de nouveautés bizarres, et les hôpitaux. Testé par des universitaires peut-être un poil trop enthousiastes (dont Leary), le LSD échappe à ses créateurs et se diffuse dans toute la société (certains fanatiques de la conspiration diront, "sur ordre de la CIA", mais passons). Reste que la substance aura le destin qu'on lui connaît et aujourd'hui encore, le véritable LSD est considéré comme le Saint-Graal des stupéfiants.

 

Albert Hofmann ne se lassait pas de dire à quel point il était fasciné par ce qui était arrivé à son produit, réfutant les allégations concernant le fait que cette drogue avait certainement participé aux bouleversements de l'époque, mais ne niant pas en avoir repris quelques gouttes de temps en temps... Sacré Albert !

 

Flu commémore les 40 ans de Mai 68 avec un dossier spécial Mai 68.




Coldplay, Scarlett Johansson : Suproduction

Posté par 2goldfish le 30.04.08 à 11:41 | tags : news, pop, rigolo, rock, vidéos musicales

C'est quoi le pire ? Scarlett Johansson, qui se paye Dave Sitek (TV On The Radio, Celebration, Yeah Yeah Yeahs) pour produire son disque de reprises de Tom Waits et qui avec ce premier single aussi insignifiant que sa chanteuse nous fait pousser ce cri qu'on croyait ne jamais pousser : "mais pouquoi pas d'Autotune ?!". Musicalement, on pense évidemment à TV On The Radio, un peu à The Jesus And Mary Chain que Scarlett aime tant (alors que, franchement, ils n'étaient pas si bons que ça) et curieusement à... This Mortal Coil. Quelque part dans mon imagination, Sitek a fait chanter Tunde Adebimpe sur les démos pour guider Scarlett avant d'entrer en studio et ces bandes feront surface sur le net très bientôt. C'est beau de rêver.

 

 

 

 

Le pire, donc, c'est une belle production et une belle chanson gachées par une voix, ou bien est-ce Coldplay qui offre son nouveau single gratuitement Violet Hill, ce qui va sans doute mettre à la rue la moitié des vingts derniers salariés d'EMI, et qui sonne presque intéressant, sans doute grace à la production de Brian Eno ?

C'est quoi la suite, l'album de Cindy Sander produit par Diplo et Switch ? M Pokora qui emprunte à la mafia pour s'acheter un beat avarié de Timbaland ? 50 Cent qui, imputant son insuccès récent au manque de plomb neuf dans sa chair, recrute Phil Spector ? (attention, un seul de ces scénarios est vrai, les autres par contre sont de bonnes idées).







Exotica : Le petit village tranquille de la pop culture

Posté par Maxence le 29.04.08 à 16:59 | tags : pop, psychédélique, rigolo

Avec le renouveau Balearic actuel incarné par Aeroplane, Soft Rock, Windsurf, Studio, Sorcerer, Still Going, etc. il est intéressant de revenir aux racines de la Lounge Music et du courant Exotica. Son utilisation précoce de multiples sources musicales hors des frontières occidentales en font l'un des premiers genres populaires à emprunter avec enthousiasme aux divers genres musicaux folkloriques (ou considérés comme tel par le "mâle blanc occidental") de pays exotiques jusqu'alors ignorés ou connus des seuls musicologues et anthropologues. La branche "exotica" du Lounge fut d'ailleurs largement explorée par divers critiques, tel David Toop, qui déclare dans son livre Exotica : "l'exotica offrait des excursions pour touristes sédentaires pressés par le démon de midi, avides de cérémonies païennes entr'aperçues à travers des rideaux de bambous, avides de courir nus sous le soleil comme des démons, le tout sans quitter le confort de la stéréo à domicile, au sein d'une banlieue résidentielle blanche." Forcément second degré pour la génération nomade actuelle, l'exotica ne contenait pas moins une part de fantasme à l'époque ou la mode Tiki battait son plein. Ses héros, Esquivel, Martin Denny, Arthur Lyman, Les Baxter et Yma Sumac, étaient à cette musique de voyage immobile, l'équivalent des divinités polynésiennes en toc des bars de Californie ou de Floride, de l'exotisme 100% formica (cliquez ici pour en savoir plus).

 

Cette ambiance on la retrouve dans l'incroyable et indispensable premier album de Quiet Village, Silent Movie, du duo Joel Martin et la star montante de l'electro Matt Edwards (aka Radio Slave, mais oui !). Faire de l'Exotica la planche (de surf ?) de salut d'une musique pop qui tourne quelque peu en rond (pléonasme), c'est ce à quoi s'attachent en quelque sorte les deux zigotos de Quiet Village. Aujourd'hui, on appel ça néo-balearic, mais Lounge ou exotica, c'est du pareil au même. Martin et Edwards ont d'ailleurs nommé ce side-project en hommage au documentaire de Martin Denny (dont vous pouvez visionner un extrait ci-dessous). Reste que Silent Movie porte merveilleusement son titre avec ses inserts d'ambiance de plage, ses envolées easy Listening, ses choeurs kitsch à souhait, ses prouesses heavy psychédéliques hors du temps, l'album est un vrai film, un voyage onirique dans l'imaginaire exotique de deux producteurs passionnés d'Incredibly Strange Music des 50's, 60's et 70's. Deux doux dingues certainement encore sous le coup des multiples découvertes technologiques de l'époque et animés d'un instinct d'explorateurs naïfs et enthousiastes, dont le seul but est de partager cet amour avec les autres.

 

C'est une réussite, parce qu'avec ce Silent Movie, Quiet Village et la vague Lounge neo-Balearic actuelle se voient parer de tous les atours qui font de la pop musique une véritable culture, tout en en explorant l'angle psychotrope et science-fictionnesque. Impressionnant ! En attendant, découvrez en image l'ambiance exotica et lounge avec le clip original du Quiet Village de Martin Denny ainsi qu'une hilarante vidéo qui transmet - en tout cas visuellement - assez bien l'ambiance qui règne dans ce "Quiet Village" :

 

 

Quiet Village - Silent Movie (K7!/Pias)

 

http://www.myspace.com/quietvillage




Portishead, interview et chronique de Third

Posté par LovelyRita le 29.04.08 à 14:00 | tags : à lire, électro, radioflu
Le nouvel album de Portishead est enfin sorti...Après les rumeurs, les doutes, l'impatience, qu'en est-il de leur retour et de Third ? On peut juste vous dire que les 10/11 ans d'attente en valaient la peine...on a du mal à câcher notre joie. Interview exclusive avec Portishead (Adrian Utley et Geoff Barrow) au saut du lit, chronique de Third,  programmation de l'album sur Radio Flu et portrait de Portishead.
 
 
Portishead sera en concert les 5 et 6 mai au Zénith, et pour vous donner un aperçu, extraits live de "The Rip" et de "Threads"
 
 
   

 
 
 
 



Detroit - Berlin : L'ultime pélerinage des hommes-machines

Posté par Maxence le 28.04.08 à 15:16 | tags : egographie, électro, techno
 

On a tous une théorie sur la techno de Detroit, cette musique de l'âme humaine communiant avec la machine, celle-là même qui la soutient, l'aide, pourvoit à son confort et la détruit dans un même mouvement. Cette musique dont les racines plongent loin dans le blues, le jazz, mais aussi la musique répétitive et minimaliste américaine et les musiques électroniques européennes. Dans cette optique, l'axe Detroit-Berlin en a fait rêver plus d'un. Et même si ses prophètes ne sont pas originaires de Berlin mais de Düsseldorf, cela commence certainement avec ce refrain, "Wir fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn, fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn". Une unité de ton se créait donc, fin des années 70 et début des années 80, entre l'Allemagne industrialisée et les Etats-Unis en pleine crise économique. Et cette unité s'incarnait dans l'automobile. D'un bout à l'autre de l'Atlantique, la présence des usines automobiles, des chaînes de montage, des gestes répétitifs, des pistes d'essais de vitesse, annonçaient l'avènement des rythmes machiniques envoûtants de la musique Techno, créant un pont entre l'Europe et le nouveau monde, ainsi qu'un "mood" psychologique et musical particulier, comme le dira Jacqueline Caux dans son fameux reportage sur Detroit et les origines de la Techno, The Cycle of The Mental Machine.

 

L'imaginaire n'a pas fini de se nourrir de cette imagerie largement utilisée par les producteurs et les labels de ces deux pays (remember Eddy Flashin Fowlkes, sur Detroit-Berlin, l'album éponyme paru chez Tresor, mythique label techno berlinois, ou encore Basic Channel/Chain Reaction, célébrant dix ans durant l'union de la techno métronomique allemande et de l'ambiance suburbaine évoquée par cette musique, sans oublier le son à la fois mathématique et emphatique de Richie Hawtin, le Landcruising de Carl Craig qui s'ouvre justement sur un véritable hommage à l'Autobahn des Allemands de Kraftwerk, etc. J'en oublie volontairement tant les exemples sont nombreux). A ce titre, et pour prouver que ses influences sont bien vivaces, même au-delà des frontières de l'amitié américano-allemande (Deutsche Amerikan Freundschaft) The Dash de l'Anglais James Ruskin est emblématique du pèlerinage qu'effectuent encore les producteurs contemporains.

 

A cheval entre techno onirique et paysage electronica, la musique de ce producteur est typique, comme son look ascétique évocateur, d'une certaine décennie techno (celle des 90's). De "Scene" (où Boards of Canada rencontre Jeff Mills) à l'Autechre-like "Torridon Void", en passant par le sombre "Lahaine", les dynamo techno de "Road Trip", "Outlined" et "Your Journey" ou l'ambient de "Glasshoppers" et "Vox", The Dash s'impose comme un archétype à la fois jouissif et inquiétant de de ce que la techno intelligente peut générer d'atmosphères synthétiques et futuristes tout à fait dignes de Detroit, et ce, sur un label berlinois, le mythique Tresor.

 

Mais les producteurs de la capital du Michigan ne sont pas en reste, puisque de son côté, Osborne, aka Todd Osborn, rejeton de Spectral, sous-label de Ghostly International, sort lui aussi un album sous influence Detroit évidente, avec des titres comme "Downtown", "L8", "Ruling" ou "Afrika", sans oublier ce que le genre doit au hip hop tendance technologique "à la Dabrye" ("Our Definition of Breakdown" ou l'electro-pop inspirée par Kraftwerk ("16th Stage"). Le tout sur un album hétérogène et visionnaire ou, encore une fois, les douceurs rêveuses de l'electronica la plus fine côtoient les rythmes martiaux de la Motor City.

 

En Allemagne enfin, c'est cette fois au tour d'un compatriote de rendre hommage au Beach Boys de Düsseldorf (aka Kraftwerk) et Saint-Patrons de la techno des origines, sous la forme d'un mix album drivé de main de maître par la moitié du duo Wighnomy Brothers, Robag Wruhme, sur son propre label Freude am Tanzen. Un pur moment de bonheur, hors du temps et des contraintes du dancefloorisme (comme  c'est souvent le cas chez Wruhme) où Lisa Gerrard de Dead Can Dance rencontre False (aka Matthew Dear), où Trentemoller croise le fer avec Stewart Walker et où Bugge Wesseltoft jamme avec DJ Koze dans un exemple imparable de groove autoroutier pour rouler (ou danser) jusqu'au bout de la nuit sur l'autobahn imaginaire qui relie Detroit à Berlin et retour !




MOTOGIGZ à la FLÈCHE D’OR samedi 26 avril

Posté par Maxence le 26.04.08 à 10:01 | tags : agenda, électro, folk, pop

Sympathique soirée ce soir à La Flèche D'Or. Comme à son habitude l'association Mymotomusic nous a préparé un line-up de rêve ("super super, good, good, brilliant" comme dirait les Chap dans leur dernier tube "Fun & Interesting" qui ne dépareraient pas au programme... je dis ça, je dis rien). Jugez plutôt : de l'electro psychédélique et décontractée de Yacht (Live), de l'indie folk pop de Make Model (Live), du néo-disco laid back teinté de pop de Junior Boys (Dj set) en passant par l'electro vrillée mais mélodique de Thieve Like Us (Live), rien ne manque.  

A savoir qu'un soir par mois, les soirées MOTOGIGZ de La Flèche D'Or sont l'occasion de passer une excellente soirée tout en découvrant de nouveaux talents venus des scènes françaises, européennes et nord-américaines, ou d'autres confirmés, mais que l'on a peu souvent l'occasion de voir dans un lieu aussi intimiste et surtout en France. Avec son cadre privilégié, La Flèche d'Or, reste de toute façon un des endroits où l'on se sent bien quelque soit l'humeur dans la capitale. Et, ce Samedi 26 avril, tous les éléments semblent en tout cas bel est bien réunis pour que la votre soit bonne ! Enjoy et passez sur le blog nous raconter !

 

MOTOGIGZ
En partenariat avec le magazine Trax .
Entrée Libre 20h >> 6h

Live : MAKE MODEL (Electric & Musical Industries Ltd/Uk)
Live : THIEVES LIKE US (USA/Kitsuné)
Live : YACHT (ERR/Uk)
Dj : JUNIOR BOYS (Domino/Ca)
Laptop Live : FRED FREDZE (Fr)
Djs : FDO All Stars

 

http://www.mymotomusic.com




Animal Collective fait floc floc

Posté par 2goldfish le 25.04.08 à 12:01 | tags : dailymotion, pop, vidéos musicales

Je vis dans un lieu triste où Animal Collective ne passe jamais parce qu'on trouve qu'ils ressemblent à des hippies (non mais vraiment, en 2008, qui ça intéresse ?). A Lyon, ils ont la salle Grnd Zero et ils friment depuis octobre avec des vidéos du concert d'Animal Collective. Surtout que moi, j'ai le nouvel EP Water Curses qui ne casse pas trois pattes à un "Daffy Duck" alors qu'ils ont le souvenir de ce "Brother/Sport" qui a tout ce qui manque au trop relax nouveaux morceaux : de la tension, des cris, de la surprise. Plein de sons aqueux comme son nom l'exige, l'EP fait floc floc pendant vingt minutes, comme une mauvaise partie de jambes en l'air. C'est toujours mieux que de regarder la télé, on ne peut pas nier qu'après tout ce temps même quand c'est raté ça reste plutôt agréable mais quand on se souvient d'un orgasme comme celui-là...

 

 




Le Tibet n'a pas la primeure des moines révoltés

Posté par Maxence le 24.04.08 à 18:04 | tags : youtube, rock, rigolo, pionnier

Ils furent l'un des plus influents groupes underground des années 60 en Allemagne, et pourtant ils étaient américains ! Si les Beatles furent un electrochoc pour les Allemands, The Monks eux, sont devenus une légende du rock sans qui le Krautrock n'aurait certainement pas existé. Créé par cinq GI's stationnés sur une base allemande, The Monks s'opposait à la guerre du Vietnam (comme à la guerre tout court d'ailleurs) avec un humour qui frisait l'hystérie. On peut en écouter le témoignage sonore sur l'album Black Monks Time (le seul à ce jour). Brièvement reformé en 2006, le groupe s'est aussi vu anobli par l'intelligentsia indé l'année dernière sur une double compilation hommage mélangeant aussi bien des artistes rock que des producteurs electros (voir notre chronique). Un petit coup d'œil sur youtube à leur vidéo endiablées, ainsi qu'un passage sur leur site est certainement bénéfique aujourd'hui, surtout à l'heure du grand n'importe quoi crossover et du "retour du rock qui est mort". Enjoy !

 

D'autres vidéos sont disponibles ici.




Architecture In Helsinki: Vous aimez ou pas ?

Posté par 2goldfish le 24.04.08 à 09:55 | tags : pop, vidéos musicales

Architecture In Helsinki doit l'avoir un peu mauvaise. La façon dont tout le monde semble les avoir oublié juste après un album à peine à moitié raté n'est vraiment pas très sympa, surtout quand c'est pour se tourner vers Los Campesinos! et Vampire Weekend qui ont fait deux album qui sonneraient exactement comme In Case We Die si on les jouait en même temps. Les Australiens fans de Alvar Aalto réagissent avec un EP ultimatum : "Like It Or Not" 

Pour ma part je réponds oui sans hésiter : la chanson faisait partie des meilleures de Places Like This et puis tout le monde aime les clips qui prennent la peine d'utiliser une technique d'animation vaguement inédite :

 




Albums cultes des géants du bizarre #37 : Chrome - Alien Soundtracks

Posté par Maxence le 23.04.08 à 16:03 | tags : culte et bizarre, électro, psychédélique, punk

Chrome est né en 1976, soit bien avant la rencontre décisive à San Fransisco de Damon Edge le fondateur du groupe, et d'Helios Creed. Mais c'est pourtant ce dernier qui apportera la touche unique qui caractérisera la musique de ce monstre proto-punk. Avant Creed, sur Visitation donc, Chrome ressemblait à un substitut progressif un peu plus barré que la normale. Avec l'arrivé du guitariste et de sa folie, mêlée à celle, non moins pénétrante, du leader/chanteur, les choses commencèrent à devenir un peu plus incontrôlables et pour tout dire, vraiment excitantes.

 

Dès Alien Soundtracks (quel titre !), deuxième album et véritable mutation du groupe, Chrome s'embarque dans un voyage au long court vers des contrées jusqu'alors uniquement explorées par les plus barges des groupes acid-rock du moment, et encore, très vaguement. Rapidement, le duo met au point une recette à base de synthétiseurs tranchants, de bandes magnétiques triturées, de guitares à l'arrachée, de rythmes dopés au speed et de chant vrillé/hurlé déformé par un vocoder. Ce truc bien à eux, ils décident de l'appeler : acid-punk. On ne pouvait trouver mieux ! Mélange de déviances psychédéliques et d'urgence punk, Chrome entamait son ascension vers... le néant ! Car malgré une batterie d'album plus novateurs et plus brutalement passionnants les uns que les autres, le groupe ne rencontre que peu de succès à la fin des mornes 70's. Et pour cause.

 

Si la musique de Chrome est bel et bien "acide", elle évoque plus un bad trip au LSD mâtiné d'abominations cosmiques évoquées par Lovecraft ou encore les paysages glacés du cyberpunk des années 80 (bien avant que le genre littéraire, et même le mot, n'existe), que son pendant hippie, fleuri et bucolique. En ce sens, Alien Soundtracks ne pouvait mieux porter son titre : début 77 c'est un ovni qui vient d'atterrir dans la baie de San Francisco, et ses occupants n'étaient pas des plus sympathiques, plutôt du genre à vous bouffer tout cru sans états d'âmes.  

                                                                                                                

Sur les 10 titres originaux de cet album prémonitoire (le punk lui doit beaucoup), la voix effroyablement déformée de Damon Edge, les riffs de Moog hallucinés de Gary Spain et la guitare coupante comme des lames de rasoir sur du fil de fer barbelé d'Helios Creed, invoquent la face noire du psychédélisme de la fin des 70's. En ce sens, Alien Soundtracks est clairement le fruit de la rencontre de la paranoïa d'une époque abusée par les drogues et désabusée politiquement et socialement. Mais c'est surtout le témoignage inquiétant des survivants d'un voyage dans l'inconnu. Un périple intensément perturbant, que durent effectuer Edge et Creed pour créer cette musique mutante au beau milieu d'une époque où tout s'écroulait, les idéaux pacifistes, comme la grande vague d'espoir des 60's. Chrome c'est la perte absolue de tout repères, l'ouverture des portes de la perception qui ouvre aussi la boîte de Pandore, le total dérèglement des sens dans le sens flippant du terme, quand le voyage vous échappe et que vous vous réveillez avec le masque grimaçant de quelque succube, ou incube, au dessus de vous. Une musique pour extra-terrestre, faite par des aliens égarés sur terre. Un chef d'œuvre, totalement culte et vraiment, vraiment, bizarre.

 

Chrome  - Alien Soundtracks (Siren Records, 1977)




En écoute sur les radios de Fluctuat #5

Posté par LovelyRita le 23.04.08 à 10:03 | tags : radio, radioflu

   

Cinquième bulletin météo et radio ! Le soleil s'intalle progressivement sur Paris et durablement sur les ondes radios de Flu. Toutes les deux semaines, récapitulatif des derniers ajouts à la prog de nos différentes radios (Radio Dub, Radio Hip Hop, Radio Reggae...) et cette semaine, c'est peut-être l'arrivée du printemps ou un simple hasard, mais notre sélection est assez pop. L'album de Foals en intégralité est en écoute sur Radio Flu et Radio Pop-Rock, profitez-en pour voir Foals en interview et lire la chronique d'Antidotes. Jamie Lidell et son Jim sont en écoute et la chronique de l'album sera bientôt sur Flu.

 

Radio Flu : Adam Kesher - Heading from the hills, feeling warm inside  /  Pacific ! - Reveries  / Foals - Antidotes  /

Radio Pop Rock : Adam Kesher - Heading from the hills, feeling warm inside  /  Pacific ! - Reveries  / Foals - Antidotes  / Alban Dereyer - Underneath this myrtle shade  / Barth - Cuchillo  / Arman Mélies - Casino

Radio Chanson Française : Albin De La Simone - Bungalow !  /  Arman Mélies - Casino

 

Edit du 23/04 (10h02) : il est déjà parti, mais qui ? Le soleil !




Concert : Après l'échappée belle, Cocosuma revient à la maison

Posté par Maxence le 22.04.08 à 14:49 | tags : agenda, folk, live, pop

Force est de constater que, si la France n'a rien inventé excepté la tektonik et la french touch (je passe volontairement sous silence les formes contemporaines et "académiques" de musiques, comme l'acousmatique, entre autre), la pop n'a pas à rougir dans nos contrées. Je sais, on va dire que je me répète, mais il est bon parfois de ressasser les fondamentaux.

Tout ça pour dire que nous aussi nous avons nos Yo La Tengo, nos Notwist et nos Shins. Preuve en est encore une fois avec la pop toute simple, sincère et merveilleusement candide, de Cocosuma. Le trio parisien qui vient de changer de chanteuse après le départ de Kacey, nous offre un nouvel album, We'll Drive Home Backwards qui, s'il a perdu son côté soul blanche, n'en retient pas moins le meilleur du groupe : les mélodies rêveuses, le parti pris poétique, l'onirisme détaché. Tout cela, on le doit bien sûr à Chab et Michel, les Cocosuma's d'origine, mais également à Amanda, londonienne et nouvelle égérie du groupe.

Moins electro, plus pop, pourrait être le résumé facile de ce nouvel album qui, à n'en pas douter prendra toute sa dimension en live (on pense en particulier à "Charlotte'son Fire" ou le psychédélique "Oh Ruby Sun". Et le mercredi 23 avril prochain sera donc l'occasion de découvrir tout cela à la Maroquinerie en compagnie des premières parties Domingo et Jay Jay Pistolets, à partir de 19h30. L'occasion de découvrir un de nos bons groupes francophones ne se refuse pas, on vous attend !

 

COCOSUMA en concert le mercredi 23 avril a la Maroquinerie (Paris)

Guests : Domingo / Jay Jay Pistolets

19h30 - 14 euros

http://www.myspace.com/cocosuma

 

Réserver vos places pour Cocosuma en concert 




Pourquoi écouter Charles Manson

Posté par 2goldfish le 22.04.08 à 10:44 | tags : folk, mp3, rigolo, rock

Je ne sais pas pourquoi les gens n’aiment pas Charles Manson. Avec Shine A Light dans les salles, tout le monde parle de la merveilleuse énergie que les Rolling Stones ont gardé à leur âge et à quel point l’autre là, celui des pubs Louis Vuitton, est incroyablement cool. Les gens aiment ceux de leurs semblables qui se font du mal. Dois-je rappeler à votre mémoire qui va s’attirer l’ire des spectateurs de Rock En Seine cet été en arrivant, si seulement elle arrive, dans un état second, incapable de faire autre chose que marmonner vaguement "no, no, no" ? Un indice : ce n’est pas R.E.M..

 

Le public adore ça, mais parlez lui d’un type qui a ordonné la mort d’une poignée de bobos californiens et d’un fœtus qui a eu la malchance de se trouver dans l’un d’eux et voilà, le public est outré, il ne veut pas entendre une note de la musique de cet homme. C’est différent, dit le public, X ou Y n’ont jamais fait de mal qu’à eux-même. Le public n’a sans doute jamais eu un junky comme ceux qu’il admire dans son entourage.

Qui sait de toute façon avec certitude si son artiste favori n’a pas ordonné quelques morts dans ses années de galère ? Il y avait tellement de pop stars et tellement de Kennedy assassinés dans les années soixante que la coïncidence de ces deux populations est plus que probable. Entre sa victoire à Roland Garros et "Saga Africa", Yannick Noah aurait eut le temps de faire bien des choses.

Nous oublions trop facilement qu’on ne peut et doit juger que l’œuvre, pas l’artiste. Il n’y a aucune raison de ne pas prêter une oreille à l’album que Charles Manson a enregistré en 2005 dans sa celulle et qui vient d’être mis en ligne sous license Creative Commons. Il y a aussi plein de raisons d’écouter l’œuvre de l’ancien gourou d’une secte hippie meurtrière qui vit enfermé depuis quatre décennies. Elles ne sont pas toute bonnes, bien sûr, et l’album non plus.




Drone metal : Le chapitre final

Posté par Maxence le 21.04.08 à 17:55 | tags : électro, metal

Finalement, de 2006 (année métal) à aujourd'hui, le genre bourdonnant et puissant, dont certains d'entre nous continuent d'observer les mutations les plus improbables, semble avoir (déjà) fait le tour de ce que la musique contemporaine - acousmatique, ambiant, dub, industriel, math - pouvait lui apporter. Du noise extrême au metal manga, en passant par le revival Black Sabbath et l'hommage appuyé à Earth, le metal a parcouru toute la fréquence du spectre pour revenir là où tout commence : la haute fréquence indomptable et indomptée, le drone ultime, ce bourdonnement venu du fond des âges incarné par Sunn O))), KTL (dont nous parlons ici et ici) et autres évocations maléfiques, mais, forcément, salvatrices en ces temps d'ascèse électronique minimale ou d'hédonisme proto-néo-disco.

 

En ce sens, les albums qui nous intéressent ici, sont symptomatiques d'une époque. Avec Smile par exemple, le dernier album de Boris, les japonais se réfugient dans les bras de maman, entamant une régression infantile bienvenue, celle que pratiquent les grands artistes quand ils veulent retrouver l'innocence des origines. On se couvre la tête de boue et on crie à la lune tout nu dans la prairie. En l'occurrence, le combo japonais préfère revenir à la simplicité J-pop, aux génériques d'anime des années 80, au hair metal le plus improbable, bref, à mille lieux de la noise pure et dure, Smile est un album revigorant, psychédélique en diable, jouissif et jouisseur, qui fera bondir plus d'un fan de musique torturée et malade. Et c'est tant mieux.

 

L'autre option pour le metal, reste l'expérimentation, le supergroupe, le concept. Dans ce domaine, on trouve le Kalmukia d'Angel, soit la réunion de Ilpo Väisänen (moitié du duo Finnois, Pan Sonic) , Dirk Dresselhaus (de Schneider TM) et Hildur Guönadottir. Album concept oscillant entre drone western et bruitisme electroacoustique metal, Kalmukia évoque avec brio les plaines arides dont il porte le nom. Le Kalmukia en effet, est une région d'Asie centrale, siège du royaume Kalmucks, un peuple nomade éclairé et conquérant que l'on tient pour les ancêtres d'une partie de la population russe actuelle. Leur steppe ancestrale est le lieu parfait pour développer des légendes de type "explosion d'ovni" (comme en Sibérie en 1910), étranges mutations, etc. c'est le thème de cet album atmosphérique sur lequel souffle un vent de liberté qui aura, on l'espère, de multiples répercutions sur le futur du genre.

 

A l'autre bout de ce spectre musical, il y a, encore et toujours, la puissance brute. L'agression sauvage, incarnée dans la rencontre Boris + Merzbow. Entre heavy rock maltraitant les solis comme de beaux diables et drone post-rock vrillés, Rock Dream offre en effet, le temps de deux CD magnifiquement packagé par Stephen O'Malley, la parfaite antidote à un metal qui se prend trop au sérieux. Ironique, cette double galette de "rock de rêve" n'est que résurgence d'un passé rock imaginaire, où le grotesque se dispute au pachydermique. Drôle, mais plombant. Le champ du cygne en quelque sorte. Encore, une fois, Rock Dream illustre bien la situation dans laquelle se trouve le metal aujourd'hui : Les années d'or du "metal pour hypster" sont certainement derrière nous, mais gageons que le genre n'a pas fini de nous surprendre, pour cela, nous pouvons encore lui faire confiance.

 

Boris - Smile (Southern/differ-ant)
Angel - Kalmukia (mego/la Baleine)
Boris + Merzbow - Rock Dream (Southern/differ-ant)




Death of the Neighbourhood : Stephen Jones, toujours parfait

Posté par Myosotis le 21.04.08 à 15:36 | tags : dailymotion, électro, oubliés-de-la-pop, pop, rock
 
Stephen Jones, notre chouchou des Babybird, est de re-retour et toujours aussi farceur. Son nouveau projet après la bérézina commerciale de son dernier album solo s'appelle Death of the Neighbourhood, un nom de groupe taillé pour se faire un tas d'amis de proximité (la mort du voisinage) et qui sent bon l'electro expérimentale. Le nom en lui-même n'est pas nouveau puisqu'il avait déjà servi par le passé à baptiser quelques titres de chanson numérotées, notamment sur le rare Plastic Tablets. Les trois titres qui sont actuellement en écoute sur la page myspace du groupe sont assez intéressants, et notamment ce très joli clip de "Cokeholes" qui semble rencontrer un bon écho critique.
 
Le premier album du groupe sera normalement dans les bacs début juin et accueilli sur la structure Atic fondée par l'excellent Aim, avec lequel Stephen Jones avait déjà noué quelques collaborations croisées. Le disque est annoncé comme un double album, un disque en chant vocoder dans la lignée du bizarre Almost Cured of Sadness de 2003 et un disque entièrement instrumental, annoncé comme une musique d'un film non existant. Si l'électronica de Stephen Jones n'a, en soi, rien de novateur, elle dégage à l'instar de celle composée par son ami producteur, une intense émotion mélancolique, qui nous fait attendre ce disque imaginaire avec pas mal d'impatience.
 



Le bon Bono

Posté par 2goldfish le 21.04.08 à 10:59 | tags : music biz, news

Bien qu'elle soit au moins aussi liberticide et anachronique que la loi DADVSI en son temps, il semble qu'on parle beaucoup moins de la loi en préparation sur la "riposte graduée" de Christine Albanel inspirée par le rapport sur la propriété intellectuelle et internet  de Christophe Olivennes, patron de la FNAC (quelqu'un peut me rappeler la définition des termes "conflit d'intérêt" ? ). Rappelons que le rapport préconisait de suspendre voire supprimer la connexion de personnes prises en flagrant délit de violation de copyright par des ayants droits transformés en milices de l'internet tout en prenant bien soin de ne rien faire pour les droits du consommateur sur le web (sujet que la commission Olivennes était pourtant chargée d'aborder). Le message du rapport étant :  "Retournez achetez des disques à la FNAC ou on vous coupe l'accès au porno."

 

Le parlement européen, lui, vient de se voir présenter le rapport Bono. Ce rapport ne dit pas qu'on doit sauver le monde en jouant au golf avec George Bush et le pape : il a été écrit par un autre Bono, Guy Bono, qui en présentant son rapport devant le parlement a dénoncé "la position de certains États membres, dont les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leur modèle économique face aux nécessités imposées par la société de l'information"

"La coupure d'un accès internet est une mesure disproportionnée au regard des objectifs. C'est une sanction aux effets puissants, qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à l'internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale"

Christofer Fjellner et Michel Rocard ont été charmé et ont decidé d'apporter leur amendement au rapport qui "invite la Commission et les États membres à prendre acte du fait que l'Internet est une vaste enceinte d'expression culturelle, d'accès à la connaissance et de participation démocratique à la créativité européenne, qui rassemble les générations au travers de la société de l'information", et "invite dès lors la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."



Ca fait chaud au cœur de savoir que les politiques, quand on les prive du pouvoir (en les envoyant au parlement à Bruxelles notamment) peuvent réfléchir, avoir conscience des réalités du monde moderne et être libre de la pression des lobbys industriels.




Midnight Juggernauts, disco from outta space

Posté par LovelyRita le 19.04.08 à 12:03 | tags : dailymotion, électro, news, pop
Les Midnight Juggernauts relèvent de l'association de Vincent Juggernaut, Andy Juggernaut et de Daniel Juggernaut. Pas frères de sang, mais de musique, les trois Australiens s'apprêtent à sortir leur premier album Dystopia, le 21/04. Ils étaient en concert cette semaine en première partie de Jamie Lidell et reviendront bientôt à Paris. Basses renforcées et inspirations Giorgio Moroder pour une pop stellaire qui ferait la bande-son idéale d'un film de science-fiction.
 
A découvrir le clip de "Into the galaxy"
 
 
 
 
 
 
et celui de "Shadows"
 
Le titre "Shadows" est déjà en prog sur Radio Flu et Radio Pop Rock, découvrez le reste de l'album sur nos ondes radio à partir du 21/04.
 
Les gaillards reviennent fin mai pour une tournée française : vous pouvez déjà acheter vos places pour Midnight Juggernauts
 
 
 



Electronic Wonderland : Une autre idée de l'electro

Posté par Maxence le 18.04.08 à 17:04 | tags : électro, télévision, vidéos musicales

Découvert grâce au site web participatif Dayrobbers, Electronic Wonderland est une petite émission hebdomadaire consacrée aux musiques électroniques, plutôt pointue et bien foutue. Pour ceux qui pensent que la TV c'est de la merde, Oskar Glauser, créateur de Dayrobbers propose une petite sélection du meilleur de ce tout jeune broadcast. Sébastien Tellier, le label Poker Flat, The Glimmers, Hercules And Love Affair, Kelley Polar, M.A.N.D.Y., Justus Köhncke, Autechre, les edits de Disco Beard, Ewan Pearson, The Juan McLean, Kerri Chandler, sont, entre autre évoqués dans l'émission.

Même s'il faut bien le reconnaître, les premiers "épisodes" n'avaient rien de bien folichon, trop courts et survolant l'actu électro en mode zapping, elles permettent tout de même d'apercevoir ceux qui font la culture électro contemporaine et que l'on ne voit strictement jamais ailleurs. Et puis la formule semble prendre forme doucement, puisque les dernières, proposant entre autre, des interviews de A Mountain of One (le groupe du renouveau psychédélique electro britannique que l'on découvrira aux Siestes Electroniques de Toulouse cette année !!), Robert Hood, Jamie Lidell, le crew du Sonarkollektiv Orchester, sont légèrement plus étoffées.

Quoiqu'il en soit, saluons cette initiative du Suédois Stefan Thungren, enfin un producteur qui décide de redonner une certaine visibilité (ou "crédibilité médiatique", ce dont elle a bien besoin) à la culture électro !

 

Quelques exemples : 

 

Electronic Wonderland 6. Sebastien Tellier and Jean-Michel Jarre

 

Electronic Wonderland 9. A Mountain Of One Interview
 
 

Electronic Wonderland 7. Kelley Polar and Juan Maclean

 

Retrouvez toute la série d'Electronic Wonderland, ici.




James Brown était un indien

Posté par 2goldfish le 18.04.08 à 13:00 | tags : funk, rnb, soul

Sur le site de GQ (je suis aussi étonné que vous de ce lien) Gloria Daniel, une des dernières ex de James Brown raconte cette petite anecdote :

 

"Une nuit de l'été 2001, après qu'il l'ait recouverte de vaseline ("Il vous aimait complètement graissée",d it-elle. "Comme une côte de porc") et épuisée en essayant de jouir, il abandonna et quitta la pièce et Gloria s'est endormie. Quand elle s'est réveillée, M. Brown était debout au pied du lit, un long manteau de vison sur son torse nu, un chapeau de cowboy noir et un pantalon de pyjama en soie dont une jambe était fourée dans une botte de cowboy et l'autre pendait. Il avait un fusil à l'épaule et une bande blanche de crème sous chaque opeil. "Je suis un indien ce soir, bébé" annonça-t-il. "Viens, on va leur en donner." Puis il a laissé tomber un bocal de pièces sur le sol, lui a dit d'attraper une machette et est parti vers le garage. Il a pris la Rolls, conduit dix miles vers Augusta en zig-zaguant tout le long de la route, shootant des boites aux lettres, fumant encore plus de dope et criant qu'il était un indien."

 

 

J'ai hate de voir comment ils vont édulcorer ça dans le biopic. James Brown a été élevé dans un bordel. il considérait les femmes commes des objets, laissait même des "assistants" s'occuper des préliminaires. Il a aussi passé sa vie défoncé, se faisait régulièrement arrêté pour possession ou pour les comportements violents qu'entrainaient ses abus. Dans les biopics hollywoodiens de ces dernières années, l'idée principale est que ces types dont on nous parle ont le droit d'avoir plus de talent et plus de succès que nous parce qu'ils ont beaucoup souffert, ce qui leur donne aussi le droit de se droguer un peu et d'être un peu un salaud avec leur femme... du moment qu'ils finissent clean et gentils. James Brown ressemblait plus à un personnage de Scorcese. Aux dernières nouvelles Spike Lee devait faire le film, on peu espérer qu'il ne nous livrera pas une version trop expurgée du film mais avec toutes les personnes qui risquent de poursuivre le studio si elles n'aiment ce qu'elles voient d'elles à l'écran, on peut parier que les avocats du studio regarderont de près le scénario. Il va falloir marcher sur des oeufs.




Coldplay : Achtung baby ou Kid A ?

Posté par 2goldfish le 18.04.08 à 10:11 | tags : music biz, news, pop, rigolo, rock

Je sais, ça fait deux billets sur Coldplay la même semaine, mea culpa. Le potentiel tragi-comique de la situation vers laquelle EMI et Coldplay se dirigent ensemble est simplement trop amusant pour y résister : d'un côté nous avons Variety qui titre "Le plan financier d'EMI pour 2009 : Le succès de Coldplay ou la mort" et Billboard titre "Coldplay s'adonne à l'expérimentation sur son quatrième album".

 

Coldplay, sans doute fidèle au concept qui a fait son succès ("viser Radiohead, toucher U2") est parti enregistrer un album en Amérique du Sud avec Brian Eno. Billboard nous dit que "le groupe se libère fréquement des construction couplet/refrain/couplet, en partciulier sur "42" qui est composé de trois sections ditinctes apparement sans relations. "Yes" passe de violons et tablas rocks à une descente shoegaze tandis qu'un groove funky sort de nulle part au milieu de "Death And All His Friends". Mince, Coldplay aurait fait un disque intéressant ?! Certes, vous me direz que Achtung Baby s'est bien vendu mais sont-ce là le genre de disques qu'enregistrent un groupe socialement responsable comme Coldplay prétend l'être quand tant d'emplois en dépendent et que tout le monde attend de vous la même chanson que vous avez déja enregistrée dix fois par album depuis dix ans ?

 

EMI, il faut le dire, est actuellement la plus mal en point des majors du disque et a dépensé plus d'argent à se restructurer ces derniers mois qu'à promouvoir ses disques et surtout bien plus qu'elle n'en a gagné. L'une des premières mesures de la nouvelle direction a été de rentabiliser le dernier album de Robbie Williams en vendant les très nombreux exemplaires invendus à la Chine pour reboucher les trous dans ses routes (je ne plaisante pas, c'est vrai). Il reste tellement peu d'employés à EMI que certains des plus gros artistes maisons comme les Rolling Stones n'ont pas renouvelé leur contrat, prétextant qu'il n'y avait plus personne chez EMI pour vendre leur disque. Le seul côté positif de l'histoire, c'est que les dépenses ont effectivement tellement été réduites (après qu'elles aient très largement augmentés en 2008 à cause des coûts de restructuration) qu'un seul album très vendu comme peut-être le sera celui de Coldplay pourrait suffir à remettre EMI sur les rails. Situation pas vraiment inédite pour une major, l'intérêt d'EMI va à l'encontre de celui de l'Art : il leur faut espérer que Coldplay a enregistré son Achtung Baby, pas son Kid A.




Visiter Los Angeles avec Madlib et Peanut Butter Wolf (DVD)

Posté par Maxence le 17.04.08 à 16:55 | tags : électro, hip hop, vidéos musicales

Avec The Other Side : Los Angeles, le producteur et rappeur Madlib, accompagné du patron du label Stone Throw, Peanut Butter Wolf, nous invite à découvrir la capital californienne sous un angle originale et inusité. Sur ce très beau double CD, L.A. nous est offert sur un plateau, ou plutôt sur une platine, avec d'un côté un axe musique et de l'autre une visite guidée en vidéo.

 

On doit la série The Other Side au magazine de voyage branché Time Out. Avant l'opus sur Los Angeles qui nous occupe ici, l'équipe de Time Out s'était penché sur le cas de Berlin, invitant la Berlinette Ellen Allien du label Bpitch Control à nous faire visiter sa ville. Une très bonne idée, d'autant que les artistes natifs des villes choisies ont tendance à connaître tous les bons plans, les petits restos confidentiels, les hôtels pas chers, les coins branchés mais pas trop, les frippes marrantes et les bons disquaires. C'est en tout cas le cas des deux invités de ce volume, épaulés pour l'occasion par le magazine musical et culturel Angeleno, Urb.

Musicalement justement, Madlib étonne par son éclectisme, qui reflète au final assez bien le côté multiculturel et l'excentricité de la ville. Cybotron y côtoie Sun Ra, Jaylib répond au Freestyle Fellowship, Dabrye jamme aux côtés de l'Outlaw Blue Band et de Quasimoto dans une sarabande ininterrompue frayant avec le free jazz, le funk, le hip hop expérimental, l'electro et le rythm'n'blues. La parfaite B.O. pour une balade virtuelle au cœur de la ville ensoleillée.

Ballade que l'on fera en compagnie de Peanut Butter Wolf, très au fait des meilleures boutiques de fringues (fans de baskets, tu vas trembler) comme des restaurants bien fréquentés, des galeries d'art détonnantes et des boites où "ça" se passe. A noter que la série ne se contente pas de vous faire découvrir les coins où consommer, même si ceux-ci sont souvent underground, mais une partie de la visite comprend également l'architecture, qui, à Los Angeles est extrêmement riche et avant-gardiste, est-il besoin de le rappeler ? Du quartier de Long Beach aux églises pittoresques, en passant par les petites rues oubliées, les fresques des artistes latino et les graffitis, The Other Side : Los Angeles s'attarde sur la face cachée de L.A.

 

Le digipack de cette édition est accompagné de l'indispensable plan de la ville, sur lequel on retrouve toutes les adresses et les sites internet des lieux visités. L'idéal pour préparer vos vacances dans une ville souvent décrite comme peu agréable par ceux qui y passent en coup de vent. Ce volume de The Other Side dédié à Los Angeles est là pour les détromper.




Interview Les Femmes S'En Mêlent 2008 #2 : Lonely Drifter Karen

Posté par LovelyRita le 17.04.08 à 13:17 | tags : pop
Les interviews des artistes programmés au festival Les Femmes S'En Mêlent continuent. Aujourd'hui, c'est Lonely Drifter Karen qui s'y colle. Inspirée des comédies musicales, du cabaret mais aussi de la folk et du punk dans sa jeunesse, la Viennoise Tanja Frinta livre des chansons à l'univers féerique ; son premier album, Grass is Singing, sort courant avril. Accompagnée de Marc Melia Sobrevias et de Giorgio Menossi, elle sera de passage aux Femmes S'En Mêlent le 22/4 à Riorges, le 23 à Lausanne, le 24 à Paris, le 25 à Grenoble et le 11/05 à Bruxelles.
 
Quelle est ton actu en ce moment ?
On est plutpot excité, notre premier album Grass is singing va enfin voir le jour, à la fin du mois. On l'a enregistré sur un an dans nos pays respectifs (Espagne, Italie et Autriche). Ces derniers jours on a répété pour LFSM avec un nouveau membre, un bassiste de Majorque. On va commencer à Barcelone et passer par Paris et poursuivre ensuite. J'ai hâte de pouvoir manger du fromage français et du chocolat suisse.

LFSM en trois mots ?
Female spirit united

Les femmes et la musique en 2008, ça t'évoque quoi ?
Ca dépend du pays et de la culture. En Autriche, j'ai noté une plus grande place des femmes dans la musique et beaucoup plus quand j'avais 16 ans et que j'avais un groupe exclusivement féminin. En Suède, où j'ai étudié, il y avait autant de jeunes femmes que d'hommes dans les groupes. En Espagne, j'ai rencontré moins d'artistes féminines, mais j'en ai quand même croisé. Sinon j'ai aussi pas mal joué en Pologne, et là-bas j'ai l'impression que c'est encore un domaine assez réservé aux hommes.

Quelles sont les artistes féminines qui t'ont marquées ?
Team Dresch, un groupe de punk queercore des 90's
Bikini Kill, le groupe punk riot girl, emmené par Kathleen Hanna qui est maintenant chez Le Tigre

Ta dernière découverte musicale ?
Le chanteur-compositeur italien Vinicio Capossela.

 

Que feras-tu, où seras-tu après le festival ?
On va accueillir le printemps à Barcelone et jouer quelques concerts à Bruxelles, Berlin et Paris en mail.

 

Voir la prog des Femmes S'En Mêlent
Et gagner vos places pour le festival : concours Les Femmes S'En Mêlent




Le pouvoir de la musique de Coldplay

Posté par 2goldfish le 17.04.08 à 10:25 | tags : rigolo, top
chris martinJe me rappelle clairement la première fois que j'ai entendu OK Computer, je me suis enfermé dans ma chambre d'adolescent, où sur les murs les figures d'artistes aujourd'hui reniés et de films que je n'oserais nommer me contemplaient de leur regard de papier glacé. J'admirais encore à l'époque The Bends et même Pablo Honey, pour tout dire, aussi ai-je éteind les lumières avant d'appuyer sur "play" et de m'installer confortablement. J'ai été renversé par "Airbag", epoustouflé par "Paranoid Android" et... endormi par la suite. Ce n'est pas que je n'aimais pas, j'étais juste fatigué. C'était la première fois que je me suis endormi en musique de ma vie et pas la dernière : l'expérience m'a plu et quand j'étais étudiant je n'arrivais même plus à m'endormir sans musique.
 

Je ne devrais donc pas me moquer quand une étude révèle que les Britanniques aiment s'endormir en écoutant Coldplay. Après tout, moi aussi Coldpaly m'endort. Suivant dans le top, on trouve sans trop de surprise James Blunt, Snow Patrol, Take That and Norah Jones. Particulièrement révélatrice, une autre statistique montre que quand ils ne s'endorment pas en musique mais avec un livre, les Britanniques préfèrent les biographies de célébrités comme Jordan (une fille qui doit sa carrière à la page 3 du Sun), David Beckham et Sharon Osbourne. C'est amusant comment les gens quand ils mangent tous à MacDonald admettent volontiers manger de la "junk food", comme ils reconnaitront sans doute aussi lire de la merde si on les surprend avec un de ces bouquins dans les mains et comment, probablement jusque dans les commentaires de ce billet, ils défendront becs et ongles la valeur de Coldplay et autres artistes du même acabit. J'imagine que c'est ça, le pouvoir de la musique.




Merz à la Flèche d'Or, le 17/04

Posté par LovelyRita le 16.04.08 à 15:29 | tags : agenda, folk, live, pop

 
Qui se souvient de Merz et de son titre "Lovely Daughter" ? On l'avait découvert à la fin des années 90 avec son mélange assez bizarre de pop et d'électro dansante. Le chanteur revient après des années d'absence en 2006 avec son album Loveheart. Après le succès du premier album, Merz a changé de bord et délaissé sa pop baroque pour une folk mélancolique. L'homme revient en 2008 avec Moi Et Mon Camion et continue sa transformation. Il sera sur scène le jeudi 17/04 à la Flèche d'Or, aux côtés de Maison Neuve et de Broadcast 2000.
 
Jeudi 17/04 à partir de 20h
à la Flèche d'Or

 



Interview Les Femmes S'En Mêlent 2008 #1 : Poney Express

Posté par LovelyRita le 16.04.08 à 12:51 | tags : folk, live
Les Femmes S'En Mêlent, 11ème édition du nom, c'est le jour J. Le coup d'envoi sera donné ce soir simultanément à Paris, Grenoble et à Barcelone. Le festoche accueille cette année Robots In Disguise, El Perro Del Mar, Moriarty, Mai, Duchess Says et many others. A l'occasion de cet évenement, Flu vous permet de découvrir chaque jour une artiste LFSM à travers une série de questions. Même interview pour tout le monde, quelques mots pour répondre et pour vous convaincre d'aller les voir ou du moins d'aller faire un tour aux Femmes S'En Mêlent.
Elle sera sur scène le 22/04 à Paris (La Maroquinerie) et le 24/04 à Lausanne (Le Bleu Lézard) et c'est elle qui ouvre la marche, c'est Anna de Poney Express.
 
Quelle est ton actu en ce moment ?
L'album vient de sortir... donc on commence les concerts doucement... on démenage en Bretagne aussi !

LFSM en trois mots ?
festival d'utilité publique

Les femmes et la musique en 2008, ça t'évoque quoi ?
Gossip, Electrelane, Amy Winehouse, Duffy, Babet, Isobel Campbell, The Do, Moriarty, Les France Cartigny...des univers différents, mais une classe commune.

Quelles sont les artistes féminines qui t'ont marquées ?

Ta dernière découverte musicale ?

Que feras-tu, où seras-tu après le festival ?
Après Paris et Lausanne on sera à Montpellier, Bruxelles, Metz... la tournée se monte petit a petit...on a hate de jouer un peu partout !
 
Voir la prog des Femmes S'En Mêlent
Et gagner vos places pour le festival : concours Les Femmes S'En Mêlent



Steve Stevens vs Billy Idol : pas de quartiers sur le shred

Posté par Myosotis le 16.04.08 à 10:26 | tags : elucubration, pop, rock
Cela faisait un bail que je me posais la question : qu'est-ce qu'il y a de pire que Billy Idol finalement ? Plein de trucs forcément. Idol ne faisait-il pas partie après tout de l'un des premiers groupes punk anglais (Chelsea devenu assez vite Generation X) ? N'avait-il pas failli perdre la vie dans un accident de la route alors qu'il menait une vraie vie rock, susceptible de faire passer Nick Cave pour Yves Duteil ? Un type qui partageait à la perfection son rictus labio-facial avec Sid Vicious pouvait-il être complètement mauvais ? Billy Idol est un punk propre, un homme à la voix limitée mais d'or, capable d'éructer et de crooner comme Sissi Sinatra la seconde d'après. En 1984, par exemple, le voici en pleine vague new wave qui nous roucoule ce splendide "Eyes Witjout A Face", clairement francophile sur lequel, en tendant l'oreille, vous pouvez entendre le bel hommage cinématographique aux Yeux sans Visage. "Eyes Witjout A Face", pour le meilleur et pour le pire, est une chanson qui ne s'oublie pas. Une chanson qui fait rire et pleurer et dont le clip brillant pour l'époque (appréciez les visages qui s'emmêlent, la lumière sur la lèvre limaçonne de l'Idol) fut réalisé par le célébrissime David Mallet, réalisateur pour Queen et Bowie.
 
Ce qui cloche ici et ce pourquoi on a du mal avec un tel génie, c'est parce qu'Idol a un super copain et que ce super copain est un shredder de première, qui dans le clip, il saute avec sa guitare dans le champ et vient saboter la ballade. Steve Stevens a été présenté à Idol par son manager de l'époque et allait changer sa vie, substituant au son punk de ses débuts un son dominé par une guitare qui sait jouer et un peu trop bien pour ce qu'on a d'oreilles. Steve Stevens est un New-Yorkais prolixe qui réussit à graver quelques disques solos et collabora avec les plus "grands" : Joni Mitchell, Ric Ocazek, Faudel ou Robert Palmer, ce genre de mecs qui se laissent pousser les cheveux au delà du raisonnable et qui jouent de la guitare plus vite que leur ombre. Lorsque Billy Idol rencontra Steve Stevens, ce fut comme un vrai coup de foudre personnel. Ils entrèrent du même pied dans l'histoire du rock, alignant succès sur succès et accédant à une renommée qui dépassait de loin l'addition de leurs deux talents. La divinidylle se poursuivit au moins jusqu'en 2005 et la sortie de l'affreux mais attachant Devil's Playground, presque entièrement composé par Idol. Comme Stevens n'a pas encore 50 ans, on se demande ce que le futur va nous réserver. Il y a sans doute beaucoup de tapping et de sweeping en réserve pour cet artiste là, et de quoi se coller une balle dans la tête. A bon enshredder salut...



Construire soi-même son synthétiseur analogique

Posté par Maxence le 15.04.08 à 18:24 | tags : électro, pionnier, rigolo

Oui je sais, le titre de ce post est alléchant et laisse rêveur et vous allez me dire que la réalité est un peu plus prosaïque. En effet, il ne s'agit nullement de construire son propre synthétiseur vintage analogique (Waldorf Astoria, Moog Voyager ou autre Moog Modular) soi-même, mais d'en fabriquer une réplique rigolote en carton.

 

C'est la nouvelle folie des geeks et des collectionneurs voyez-vous. Certains plans sont distribués gratuitement sur le net, d'autres encore sont carrément payants, tellement l'engouement pour ce loisir puéril mais éminemment sympathique prend de l'ampleur sur le net. La référence en la matière reste certainement l'excellent blog Matrixsynth, qui propose des images des réalisations d'artistes ou d'anonyme. On retrouve l'émulateur EMS de Meat Beat Manifesto, ou le Doepfer Modular (pour connaisseur), le Moog Acid, etc, seuls, ou mis en situation comme ici, avec de petits personnages.

 

 

Totalement inutile, voir régressif, mais mignon tout plein, la maquette de synthé vintage fait ressurgir le grand enfant en nous. Et ça marche aussi pour les ordinateurs de l'âge d'or de l'informatique (voir ce magnifique Commodore Pet 2001).

 




Justice, la tournée printemps-été 2008

Posté par LovelyRita le 15.04.08 à 12:51 | tags : agenda, concours, électro, live

En 2007, Justice se fait connaître au près du public, en 2008 le duo passe à l'étape suivante avec une tournée assez offensive. Après des concerts au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, le duo Justice repart sur la route à partir du 18/04. Coup d'envoi de la tournée au Zénith de Strasbourg et passages à Dijon, Nantes, Grenoble et dans les festivals du monde (Coachella, Bourges, Rock Am Ring, Sonar, Werchter, Benicassim, Leeds...). Ils seront quasiment partout, à Paris (Olympia) le 18/05 et termineront cette tournée de 5 mois au festival Rock en Seine fin août.
 
Les places sont déjà en vente sur la billeterie concert de Flu et des places, il y en a aussi à gagner grâce à notre concours Justice.



Rock en Seine 2008 : nouveaux noms et billeterie ouverte

Posté par LovelyRita le 15.04.08 à 10:29 | tags : agenda, live, news, rock, rock en seine

 


Rock en Seine avait annoncé au début du mois les premiers noms de la prog de son édition 2008. Après Amy Winehouse et R.E.M., d'autres artistes sont venus enrichir le line up. Depuis la semaine dernière, Rock en Seine a ajouté The Roots, Justice, The Do, The Streets, Kaiser Chiefs et Serj Tarkan (de System Of A Down).

 

 

A noter aussi : les forfaits 2 jours à 75 euros sont en vente dès aujourd'hui. Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu.

 




Cher ami lecteur...

Posté par 2goldfish le 14.04.08 à 10:29 | tags : rigolo, vidéos musicales

Bientôt c'est mon anniversaire. Je ne t'ai jamais rien demandé et je sais que je ne le mérite pas vraiment mais bon, voilà : le lecteur qui m'offre un petit robot jaune qui sait trouver des surfaces appropriées pour jouer des percussions dessus, le faire, s'enregistrer et jouer à nouveau en rythme par dessus la bande, ce lecteur-là gagne, je sais pas.. le droit de choisir de qui je dirais du mal et de qui je dirais du bien sur Playlist pendant un mois !

 

 




Brian Jonestown Massacre, les 12 clips de My Bloody Underground

Posté par LovelyRita le 12.04.08 à 15:04 | tags : news, vidéos musicales, youtube

Brian Jonestown Massacre fait son retour avec un album, My Bloody Underground, sorti en mars. A cette occasion, Anton Newcombe a réalisé une série de vidéos home-made pour 12 des titres de l'album. Pour regarder les vidéos, cliquez sur les vignettes ci-dessous.

 

 

 

 

 

 




Sébastien Tellier : Divin Marquis

Posté par Maxence le 11.04.08 à 17:48 | tags : électro, eurovision, pop, rigolo, vidéos musicales, youtube

C'est donc officiel, Sébastien Tellier sera notre représentant à l'Eurovision. La chanson choisie, "Divine", est un hommage à tout ce que le rock a produit de kitsch et de touchant depuis 40 ans, des Beach Boys aux Rubettes, en passant par la B.O. de Phantom of the Paradise de Brian De Palma par les Juicy Fruits. Comme nous l'avions prévu, le relatif succès de Sebastien Tellier et de son album Sexuality fait polémique jusque sur les pages de Playlist. Second degré, pas second degré, les fans et les antis sont irrémédiablement partagés. Pourtant il serait temps de dépasser ces clivages manichéens. Nous sommes en pleine ère post-moderne et une chose est sûre, ce qui était du second degré hier, se pare des atouts de la sincérité les années passant (les Beach Boys en sont un bon exemple, les anciens n'ont qu'à relire leurs vieux numéros de Rock'n'Folk pour s'en convaincre puisque c'était le groupe honni de tous les rockeurs). Cela s'appelle la nostalgie, mes amis.

 

Alors, "nostalgie de Biarritz en été, des filles qui changent de couleur de peau", qu'on aime (c'est "aaaah") ou pas (c'est "beuuuh") qu'à cela ne tienne, Tellier nous est sympathique. Sympathique pour plusieurs raisons :

 

- Tellier raconte des blagues pas drôles
- Tellier ne se prend pas au sérieux
- A la télé, Tellier est mal à l'aise
- Tellier se retrouve à l'Eurovision, ce qui est un manifeste kitsch en soi
- Tellier doit se réveiller toutes les nuits en sueur en se demandant "mais bordel, pourquoi j'ai dis oui ?!"
- Tellier doit être sadomaso, c'est notre "divin marquis" à nous.

 

Et pour tout ça, Playlist soutient Sébastien Tellier ! En attendant sa prestation, on se déguste le clip de "Divine", conçu spécialement par le réalisateur américain Ace Norton, pour l'évènement :

 

 

 




Les Femmes S'En Mêlent, 11ème édition

Posté par LovelyRita le 11.04.08 à 12:58 | tags : agenda, concours, folk, live, pop, rock

Chaque année en avril, le Festival Les Femmes S'En Mêlent propose une programmation 100% féminine. Du 16 au 29 avril en France et du 16 au 26 à Paris, ce sont les femmes qui portent la guitare, domptent les claviers et font résonner leur voix. L'événement existe depuis 1997 et pour sa 11ème éditon LFSM se propose encore une fois de réunir le meilleur de la scène musique indé représentée par les femmes. Cette année on pourra voir Moriarty, Robots In Disguise, Les France Cartigny, Phoebe Killdeer, Peaches, El Perro Del Mar, Laura Marling, Promise And The Monster... Féminine, mais pas commune, la prog fait cohabiter folk, pop, rock, électro... Le festival est aussi itinérant puisqu'il passera en province à Strasbourg, Grenoble, Bordeaux, Amiens et en Europe à Berlin, Madrid, Lausanne et Bruxelles.

Vous voulez des places pour LFSM ?

- Réserver vos places de concert
- Concours Les Femmes S'En Mêlent sur Flu

 

Et les nénettes chez Flu, elles chantent quoi, elle disent quoi ?

- Retour des soeurs Deal : chronique de Mountains Battles des Breeders
- Quand la musique soul envahit les ondes : tout savoir sur les phénomènes Amy Winehouse, Duffy and co avec le dossier Nu Soul Music
- Voix féminine de la contestation hip hop soul, c'est la chronique de New AmErykah d'Erykah Badu

 

Pour voir la prog complète, c'est sur le site de Les Femmes S'En Mêlent




Modest Mouse, une mouche piégée dans mon bocal

Posté par 2goldfish le 11.04.08 à 10:41 | tags : rock, vidéos musicales, youtube

L'an dernier j'ai parfaitement détesté "We Were Dead Before The Ship Even Sank", le dernier album de Modest Mouse après lui avoir pourtant donné bien plus d'une fois sa chance. Quelques mois plus tard, toujours aussi incrédule quand à la capacité d'un de mes groupes favoris de se planter aussi totalement, j'y suis retourné une nouvelle fois et finalement We Were Dead... n'est probablement pas si calamiteux que ça. Pas à la hauteur des sommets passés mais loin de la catastrophe de mes souvenirs. Pourquoi donc ai-je autant détesté le disque à l'époque ?


Musicalement il explore un peu plus loin les voies ouvertes par l'album précédent Good News For People Who Love Bad News : des morceaux plus ramassés et concis, quelques escapades dans les Balkans, des ambiances maritimes et eighties (la présence de Johnny Marr n'est pas une coïncidence). Rien que je n'ai pas aimé en 2004... Sauf qu'à l'époque je découvrais tout juste Modest Mouse et que je ne me doutais pas du virage qui avait été pris. Entre temps j'ai rattrapé à rebours toute leur discographie et découvert un groupe qui jouait la musique des autoroutes battues par la pluie, des arrêts dans les fast foods et les aires de repos où un ex-soldat taré vous raconte sa vie, des trajets solitaires trop longs qui forcent les réflexions métaphysiques ou personnelles trop profondes et trop sombres. Pour plusieurs raisons géographiques et personnelles, ce Modest Mouse là me parle comme peu d'autres groupes l'ont jamais fait.


Aujourd'hui, Modest Mouse chante "Florida" et "We've Got Everything" et parle plus de bateau que de voitures sur un beat souvent pas si éloigné que ça du funk via Gang Of Four de Franz Ferdinand. Moi je n'ai pas de bateau et, la coïncidence ne m'apparait que maintenant, le seul morceau que j'ai adoré dès le début est le single "Dasboard" ("Tableau de bord") : le seul qui parle de voiture. Comme souvent, l'expérience me prouve qu'il n'est pas toujours une bonne idée d'écrire trop vite sur les artistes qu'on adore. On peut certes apporter une compréhension et une connaissance que les autres n'ont pas mais d'un autre trop de sentiments compliqués risquent de s'interposer entre vous et le disque pour le juger justement. Venant de n'importe quel autre artiste je n'aurais peut-être aucun problème avec la simplicité de "Little Motel", par exemple. J'aimerais aussi beaucoup plus "Fly Trapped in A Jar" qui, objectivement est une excellente chanson :

 

 

 




Tom Vek, pionnier malgré lui

Posté par Maxence le 10.04.08 à 14:45 | tags : dailymotion, disco, électro, pionnier, rock

Qui se souvient de Tom Vek ? Ce jeune producteur originaire de Londres et dont les compositions crossover mêlaient allègrement punk et funk, electro et rock, pop et disco lo-fi. A priori pas grand monde. C'est dommage, parce qu'aujourd'hui, de Hot Chip à Neon Neon, en passant par MGMT, Glass Candy, Midnight Juggernauts, Chromatics, Yacht ou Cut Copy, tout le monde fait du Tom Vek. Alors bien sûr, pas question ici de verser dans le "c'était mieux avant", mais juste de rappeler à quel point il est parfois dommageable pour un artiste d'avoir dix ans d'avance sur tout le monde (Trax "canal historique" ne s'était pas trompé et l'avait mit en couv' du mag à l'époque).

Et ce n'est pas Helmut Geier, alias DJ Hell de Gigolo Records qui nous dira le contraire, lui qu'on accuse d'arriver après la bataille avec son fabuleux mix italo disco alors qu'il est clairement l'inventeur du mélange de new wave et de techno que d'aucun (à Paris comme à New York) nommèrent electroclash.

Allez, juste histoire de se rafraîchir la mémoire et de rendre à César ce qui lui appartient, je vous propose de mater la petite vidéo de "Nothing But Green Lights" le titre le plus disco de l'album We Have Sound de Tom Vek l'oublié. Hot Chip ? Vous êtes toujours là ??

 

 

 





Kitchen Music Party à la Flèche d'Or

Posté par LovelyRita le 10.04.08 à 12:02 | tags : agenda, live, news

"Kitchen is an independant record label for french and foreign artists"...voilà ce qui est annoncé sur le site du label. La structure possède dans ses rangs Alan Sparhawk de Low, Un Homme et Une Femme, Erinn Williams, et My Little Cheap Dictaphone, Coming Soon et Les Anges qui seront tous les trois à la Flèche d'Or lors de la soirée Kitchen Music Party de vendredi 11 avril.
 
Ils sont 7 et le plus jeune des membres a 14 ans. Coming Soon vient de sortir son premier album, New Grids. Abondance de personnages avec Ben Lupus, Billy Jet Pilot, Alex Banjo ou Leo Bear Creek. Ce dernier a d'ailleurs collaboré avec Kimya Dawson des Moldy Peaches. Adondance encore avec l'utilisation de banjo, ukulélé, percus. Comme ça, ça a l'air de partir dans tous les sens, et à écouter leur musique on peut que facilement y reconnaître du Leonard Cohen, Johnny Cash, Bob Dylan et autres. Toujours un peu folk, mais pas que, My Little Cheap Dictaphone sort en avril en 2008 Small Town Boy, concentré de compos qui convoquent pop-folk, The Thrills, Spaklehorse ou PJ Harvey. Et pour terminer ce focus sur la soirée Kitchen Music Party, dernier groupe programmé : Les Anges. Stoner rock made in Belgique, par le quatuor qui, sur son opus A Deep Grave as a Shelter, brouille les pistes entre Queens Of The Stone Age et Ennio Moricone.
 
Kitchen Music Party
Vendredi 11/04 à partir de 20h
à la Flèche d'Or
 



Albums cultes des géants du bizarre #36 : NEU! - Neu! 2

Posté par Maxence le 09.04.08 à 18:29 | tags : cimetière, culte et bizarre

La disparition malheureuse de Klaus Dinger (24 mars 1946 - 21 mars 2008, R.I.P.) à 61 ans, moitié de NEU! est l'occasion pas vraiment folichonne de raconter l'histoire vraiment bizarre d'un album foncièrement culte. Dans le vaste champ du krautrock, NEU! est un groupe souvent négligé. On cite volontiers Can, Faust, Amon Düül, mais on a tendance à oublier le duo formé en 1972 par Klaus Dinger et Michael Rother. Cela vient peut-être de la relative complexité de l'œuvre de ces deux transfuges de Kraftwerk première période. NEU! en effet, est le travail autiste de deux artistes ne désirant rien d'autre qu'expérimenter ensemble sans rien demander à personne. Un paradoxe quand on sait que justement, Neu! le premier album éponyme, rencontra un succès incroyable en Allemagne et surfa au sommet des ventes pendant des mois grâce à "Hallogallo", formidable cavalcade motorik de plus de 10 minutes hypnotiques dont les Allemands ont le secret.

 

Mais on raconte mal l'histoire de NEU!. Plus que des échappés de Kraftwerk, NEU ! c'est plutôt "Kraftwerk sans Ralf Hutter" ou "NEU! avec Florian Schneider", puisque c'est au cours d'une session mémorable durant laquelle les quatre musiciens jammaient ensemble (sous le nom de Kraftwerk donc) que Ralf Hutter pèta un plomb et quitta le groupe suite à la tendance de Dinger et Rother à composer des morceaux free rock répétitifs et proto-techno à rallonge que ne supportait pas Hutter. Reste que, réduit à deux artistes après le départ de Florian Schneider, NEU! enregistra ce qui allait être le premier album d'importance de la vague Krautrock allemande.

 

Du coup, Neu! 2 son successeur, peut être envisagé comme sa parfaite antithèse, puisqu'il signe la fin de NEU!. Sous la pression, les deux Allemands enregistrent rapidement un single faisant suite au premier album, le fameux "Neuschnee", suivit de "Super". Le premier est un beau morceau mélodique au groove hypnotique, typiquement NEU! donc, le second, un hymne protopunk au chant hurlé sur fond de guitare acérée. Totalement totalement génial et hors normes pour l'époque (nous sommes en 1973, personne n'a même jamais entendu le mot "punk"). Encore une fois, c'est un succès. Le 45 tours bat des records de vente. La pression monte et le duo s'attelle un peu vite à l'enregistrement du nouvel album. Dans l'élan de "Neuschnee", ils composèrent le fameux "Für Immer", un pur moment de transcendance, ainsi que "Lila Engel", autre sommet punk malgré son titre naïf et tout joli.

 

Hélas, arrivé à la moitié de l'album, Brain, label indépendant et peu solvable, leur annonce un gros problème de budget. Ils ne peuvent plus rien faire. Rendu fous de rage (et complètement paniqués) Dinger et Rother décidèrent de transformer la face B en une sélection de collages, déconstructions-reconstructions de "Super". ("Super 16" et "Super 78" passés en 78 tours, ralentis, accélérés, en version 16 tours minutes, etc, "Neuschnee 78", idem, "Casseto" mélangeant un peu tout ça sur vieilles cassettes, etc.) en plus des originaux. Autant dire que pour le public, c'est l'incompréhension totale. L'album fait un flop. Carrément flippés, les deux freaks se séparent. Dinger continue son chemin seul et fonde La Düsseldorf, tandis que Rother fonde Harmonia et enregistre Musik Von Harmonia quatre mois plus tard. Les fans ne regrettent rien, Harmonia et La Düsseldorf étant les deux plus beaux projets Krautrock de tous les temps. Pour l'anecdote, NEU! se reforme en 1975, sous le nom de Neu! 75 et produisit un autre chef-d'œuvre mémorable du genre. Loué soit Klaus Dinger, de là ou il nous lit (peut-être)...

 

Neu ! - Neu ! 2 (Brain, 1973)




Scarlett Johansson chante Tom Waits

Posté par LovelyRita le 09.04.08 à 15:31 | tags : news, rock, usa

Scarlett Johansson s'apprête à sortir le 19/05 Anywhere I Lay My Head, un album de reprises de Tom Waits. C'est pendant l'été 2007 que l'actrice a réalisé ce projet en compagnie du producteur David Sitek. Ce dernier est connu pour avoir bossé avec les TV On The Radio et a accompagné Johansson dans son entreprise. C'est dans les studios de Dockside Studios en Louisiane que Sitek a réuni autour de Scarlett Johannsson ses amis multi-instrumentistes. Les cinq semaines d'enregistrement ont donné naissance à un album de 11 chansons, dont une co-écrite par l'actrice et Sitek.
 
C'est après avoir repris un titre de George Gershwin ("Summertime") que l'actrice s'est vu confier par la structure Rhino le projet de faire un album. A ce stade, Tom Waits n'avait jamais été évoqué ; c'est finalement Johannsson elle-même qui a donné cette direction à ce projet. On retrouvera sur l'album des vocaux de David Bowie et d'un membre de TV On The Radio, Tunde Adebimpe ainsi que Nick Zimmer, guitariste des Yeah Yeah Yeahs.

 

 




Chante ta chanson et fais comme si tu savais pas que tu chantes faux

Posté par Myosotis le 09.04.08 à 10:44 | tags : médias, mp3, rigolo, rock

 

 

Possible qu'on en ait déjà dit un mot par le passé, mais les détours par le site Oh My Songs (http://www.oh-my-songs.com) sont toujours tout sauf du temps perdu. Le principe de cet espace d'accueil est de proposer des chansons célèbres réenregistrées par les internautes à partir des musiques originales. En clair, il s'agit d'un karaoké (sans le texte) chanté et mis en ligne par ceux que ça amuse. Evidemment ce n'est pas très sérieux, pas très bon souvent mais cela a le mérite de montrer : 1) qu'on ne s'improvise pas chanteur 2) que même les mecs dont on se moque parfois, ceux de la Nouvelle Star ou de la Star Ac', ont une belle voix comparée à la nôtre (enfin à la mienne) et savent s'en servir 3) que franchement, et quoi qu'on en pense, Kurt Cobain avait un grain de voix inimitable. Je ne parle même pas ici des reprises de Radiohead, qui font regretter le temps où je coupais la tête des poulets et les laissais se vider de leur sang avec mon grand-père.

 

Parmi mes chouchous du rire mais qui choisit généralement des titres intéressants, j'ai un petit faible pour l'ami Gyokusai et notamment sa très bonne livraison (je déconne) du "Delivery" des Babyshambles. Même Pete Doherty bourré et défoncé n'avait jamais réussi à la chanter comme cela. Le principe du site est évidemment comme dans tout bon skyblog de "lâcher des com" et de dire ce qu'on en pense. En attendant, c'est assez drôle et c'est complètement légal.

 

Gyokusai sur Oh My Songs

 




En écoute sur les radios de Fluctuat #4

Posté par LovelyRita le 08.04.08 à 18:48 | tags : news, pop, radio, radioflu, rock

 


 

Quoi de neuf cette semaine ? Il a neigé à Paris et je me suis achetée deux belles chemises. Sinon quelques CD plutôt cools reçu à la rédac et d'autres carrément craignos. Les CD cool on les a passé à la moulinette et on vous sert le meilleur sur les Radio de Flu.

Duffy on en parle dans notre dossier sur la Nu Soul Music (avec Adele, Amy Winehouse and co) et son premier album est en écoute sur nos radios. Neon Neon en interview et également en prog. Si on vous dit retour de la cocopop, vous pensez à quoi ? Lire la chronique de Diamond Hoo Ha de Supergrass. Et last but not least, les space-men de Midnight Juggernauts avec leur titre "Shadows" qui annonce leur album Dystopia. Petite découverte disco qui nous fait décoller comme des fusées ces temps-ci. Disco toujours avec le projet du DJ Andy Butler avec Antony Hegarty d'Antony And The Johnsons, Hercules and Love Affair et le titre "Hercules Theme".

 

Et en détails, ça donne ça :

 

Radio Flu : Duffy - Rockferry / Gnarls Barkley - The Odd Couple / Neon Neon - Stainless Style / Midnight Juggernauts - "Shadows"  / Hercules and Love Affair - "Hercules Theme" / Adele "Chasing Pavements" et "Cold Shoulder" / une sélection des titres de Remixes And Parts To Be Frickeled d'Apparat
Radio Pop Rock : Supergrass - Diamond Hoo Ha / Neon Neon - Stainless Style / Adele "Chasing Pavements" et "Cold Shoulder"  /  Midnight Juggernauts - "Shadows"

Et sur Radio Chanson Française, Bleu Pétrole d'Alain Bashung et Alister avec son titre "Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?" sont toujours en écoute.


 




The Notwist se lance dans la fake music

Posté par Maxence le 08.04.08 à 14:18 | tags : électro, news, pop

"Nouvelle" méthode imparable des artistes désireux d'éviter le leaking abusif (la mise en ligne sur les réseaux P2P si vous préférez) de leurs productions sur internet, le fake album. Pratiqué par Why? récemment (l'aventure est arrivée à un de nos chroniqueurs), par Boards of Canada au moment de la parution de The Campfire Headphase (faux album de vieux morceaux mis en ligne sous le titre du vrai), par Trent Reznor de Nine Inch Nails pour With Teeth, Madonna pour son nouvel album, j'en passe et j'en oublie volontairement (on se demande d'ailleurs quelle est la part des labels dans la diffusion de fake, et parfois, des albums complets sur le net, mais c'est un autre sujet), aujourd'hui, c'est au tour de The Notwist de brouiller les cartes avec l'annonce d'un nouvel album pour mai, proposé sous au moins trois titres différents. Le nouveau CD des frères Asher & Friends devrait donc s'appeler Planet Off puis The Devil, You + Me (City Slang), On Planet Off (un peu partout sur le réseau), The Devil, You + Me (les Inrocks, puis, un peu partout sur le réseau), bref, on ne sait plus où donner de la tête. Cela n'empêche pas les internautes malins de l'avoir déjà trouvé et comme le prochain The Fall, la chose est déjà dispo en ligne un peu partout. On en reparle sous peu sur Fluctuat, le mag. Et histoire de patienter (pour ceux qui ont encore une éthique, ou sont trop lâches pour oser télécharger en ligne), on se remet une petite dose de "Pilot", un des meilleurs titres de leur précédent album Neon Golden (5 ans déjà !)

 

 




Bien sûr c'est peut-être juste parce qu'Ida Maria est jolie

Posté par 2goldfish le 08.04.08 à 10:24 | tags : rock, vidéos musicales, youtube

Au début des années 1960 le rock était mort parce qu'il avait plus ou moins été réduit au silence par une autorité morale qui pour la dernière fois de son histoire a pu vraiment faire quelque chose. Au milieu des années 1970 le rock était mort à cause de Pink Floyd et de Yes qui avaient trop de fric, de dope et pas assez d'énergie. Au début des années 1980 le rock était mort à cause du synthé. Dans la seconde moitié des années 1990 il était sans doute plus mort que jamais à cause de l'électro, du trip hop et de Oasis. Aujourd'hui peronne n'oserait faire une déclaration aussi dramatique que "le rock est mort" parce que, historiquement, ces mots sont généralement prononcés par ceux qui veulent le ressuciter et qu'on risque là de commettre le plus grand péché critique actuel : le rockisme, l'idée que le rock d'Elvis, des Rolling Stones, du Clash, de Nirvana ou même des Libertines, selon l'âge du "rockiste", représente une forme idéale et pure de la musique dont l'authenticité et la pureté sont les seules valeurs étalons à l'aune desquelles on doit juger des autres. Aujourd'hui on doit écouter M.I.A., Burial et Britney Spears et se féliciter de notre éclectisme. Je tombe moi-même totalement dans ce cliché anti-rockiste (le rockiste dira "bobo" en s'appropriant la terminologie marketing qu'il est censé détester) et ses péchés, bien qu'ils ne m'apparaissent pas évidents aujourd'hui, seront certainement jugés durement par l'Histoire.

 

Ida Maria plaiera certainement aux rockistes, ceux en tout cas qui aimaient PJ Harvey, Patti Smith voire Courtney Love quand elles étaient de superbes rockeuses castratrices. Aussi fatigué qu'on puisse être par les clichés du rock, il suffit pourtant parfois aux autres d'une fille avec une voix comme la sienne pour leur redonner une vie et une raison de la vivre. Après tout, le pire pour un "anti-rockiste" serait de laisser apparaitre qu'il accorde encore suffisamment d'importance au mythe rockiste pour ignorer une artiste comme celle-là.

 

 

Cétait "Oh My God" qui a le meilleur clip, mais comme souvent j'ai du faire face à un choix cornélien puisque c'est "Stella" la meilleure chanson. Faites-moi plaisir et allez l'écouter elle aussi.




Stage of the Art #2 : Aidan John Moffat et Black Affair

Posté par LovelyRita le 07.04.08 à 18:42 | tags : agenda, live, pop, uk

Une passerelle entre Londres et Paris, voilà comment il faut comprendre le concept de l'évement récurrent Stage of the Art, qui organise entre les deux capitales une série de concerts. Le principe de l'événement est d'accueillir à l'ICA de Londres un concert d'un ou de plusieurs artistes françophones et d'en faire de même au Palais de Tokyo de Paris avec des artistes anglophones. La première édition de l'événement a eu lieu en février et l'ICA avait alors accueilli Sébastien Tellier ; de l'autre côté de la Manche, le Palais de Tokyo avait programmé Carl Barat des Dirty Pretty Things, Laura Marling et Paris Motel. Nombreux sont les Parisiens ou Londoniens qui font régulièrement l'aller-retour entre les deux villes dans l'unique but de voir un concert. Partant de ce constat et voulant faciliter les échanges culturels entre les deux scènes, Stage of the Art, grâce au soutien d'Eurostar London Coming, entend bien proposer tous les mois ou presque un nouveau plateau.
 
 
Pour le mois d'avril, Stage of te Art #2 a donc invité à Londres Gonzales et Poni Hoax le 28/04. En France, on aura l'occasion de voir le 25/04, un bel aperçu de la scène pop écossaise avec Aidan Moffat (ex-Arab Strap) et Black Aaffair (Steve Mason, ex-The Beta Band).
Compagnon de route de Malcolm Middleton au sein d'Arab Strap, Moffat continue maintenant en solo et présentera à Paris les compos de son album-concept I Can Hear Your Heart, sorte de recueil de poèmes érotiques en spoken-word. Et pour Black Affair, la bio sur son msypace nous laisse voir un personnage fictif (né à Paris, ayant vécu avec une tribu...). Tout ce que l'on sait finalement, c'est que Steve Mason propose avec cette nouvelle identité un projet électro sur fond de groove hip hop.
 
 
Stage of the Art #2
Le 25/04 à 19h30
Palais de Tokio - 13, avenue du Président Wilson -
75016 Paris
 
Vous pouvez réservez vos places pour Stage of the Art, sur notre billeterie concert.
 
Plus d'infos, sur le site de Stage of the Art



Scratch Massive s'exhibe sur DVD (trailer)

Posté par Maxence le 07.04.08 à 16:49 | tags : électro, techno, youtube
C'est dur la vie de DJ (mais il y a aussi des bons moments). Si vous n'y croyez pas, regardez Underground Needs Your Money Baby, le "DVD album/concept/tranche de vie/états d'âmes" du duo français Scratch Massive. Un projet qui fait suite à la performance exceptionnelle donnée avec Plaid à la Géode, au printemps 2007.

 

De fait, avec ce DVD concept, Maud Geffray et Sebastien Chenut prouvent une fois encore (la dernière était leur excellente BO pour Broken English, un film de Zoe Cassavettes, sorte d'A bout de souffle britannique que l'on attend toujours sur nos écrans) que nous avions raison de miser sur eux en tant que relève de l'electro francophone au côté de Jennifer Cardini, Ivan Smagghe, Chloé et consort. Scratch Massive vient d'ailleurs du même moule, le Pulp (que nous retrouvons ici dans une petite séquence émotion), ce que le duo ne manque pas d'évoquer dans ce DVD composé de trois parties comprenant un live, un documentaire et des clips. Le spectateur partage ainsi un peu de la trépidante existence de DJ/producteur, entre Paris, Milan, Madrid, New York et plus.

 

Agréable, généreux et sans prétention, Underground Needs Your Money Baby est un parfait exemple d'hybride audio et vidéo. Il illustre à merveille l'univers mental du duo, voyage, absinthe, course dans les coursives d'aéroport... Ici, les deux médias s'imbriquent au point que l'auditeur/spectateur ne sait plus s'il doit fermer les yeux et se trémousser, ou s'assoir et apprécier le flash rémanent du spectacle des photons qui dansent.

 

Pour l'exemple, voici 4 vidéos trailer disponible sur youtube, check it !

 

 

Scratch Massive - Underground Needs Your Money Baby DVD (Modular/Nocturne)



Attention aux dents de Pitchfork TV

Posté par 2goldfish le 07.04.08 à 11:50 | tags : news, télévision, web

Le site préféré de ceux qui aiment dire "ils étaient meilleurs avant" et qui ont le lien vers l'album injustement noté 5.3 pour le prouver, Pitchfork vient de lancer Pitchfork TV. Pour le lancement la programmation est impressionnante, avec un DVD des Pixies en streaming, des contenus originaux avec Liars, Man Man et Jay Reatard, des clips, du Radiohead, une interface plutôt cool et de l'amour. Pitchfork TV, c'est bien (mais c'était mieux au début il y a trois heures, tout de même).

 

On ne manquera pas de remarquer qu'entre Pitchfork, le site de critique musicale, Pitchfork le festival et maintenant Pitchfork TV, il y a de gros risques de conflits d'intérêt que le patron de tout ça, Ryan Schreiber, ne fait rien pour dissiper. Peut-on obtenir l'exclusivité du streaming d'un DVD des Pixies qui va attirer une foule de Visiteurs Uniques et dans le même temps critiquer le groupe avec la conscience tranquille ? Nul doute que les gens de Pitchfork sont des gentils gars bien intentionnés et qu'ils se lancent là dedans avec la plus grande des candeurs (au moins en interview) mais les mois vont passer et les choses vont forcément se compliquer. Pitchfork finance entièrement Pitchfork TV, conservant ainsi l'indépendance qui ferait sa force... Mais dans quelques mois ou années Pitchfork TV pourrait très bien devenir le gros méchant monstre qui imposera sa loi à Pitchfork Canal Historique. Bien sûr je peins les choses en noir ici, mais l'une des règles de base du journalisme (que peu de monde n'a ou ne se donne les moyens de respecter, il est vrai), c'est que non seulement il faut se garder de toute corruption, il faut aussi se garder de toute apparence de corruption, sans quoi le lecteur ne peut jamais être certain de ce qu'il lit.

 

Ce bémol paranoïaque mis à part, on regrettera surtout que les lecteurs de vidéo de Pitchfork TV ne soient pas exportables. C'est pas très sport de la part d'un site dont la page Forkcast est bourrée des lecteurs exportables des autres. En fait il est possible que ça vienne plus tard, ce n'est qu'un lancement béta, même s'il ne semble pas encore y avoir grand chose à améliorer. (ici le rédacteur alcoolique de Playlist avait écrit n'importe quoi. il a été mené à la cave pour recevoir les coups de fouet qu'il mérite)




De la musique sur Myspace ?!

Posté par 2goldfish le 07.04.08 à 11:02 | tags : music biz, myspace, news, web 2.0

Myspace vient d'annoncer que "Myspace Music" allait bientôt offrir avec l'accord de trois des quatre majors encore debout un truc révolutionnaire qui va tout révolutionner dans la révoltuion actuelle de la musique. Révolution révolution révolution. Ce truc, c'est, tenez vous bien... du streaming financé par la publicité et la vente de mp3 sans DRM. Comme d'autres rédactions ont les nécrologies de Jean Paul II Fidel Castro Amy Winehouse et Britney Spears, Playlist devrait peut-être d'ores et déjà rédiger le billet pour l'annonce historique que Facebook ne manquera pas de faire très prochainement.

Ce qu'on peut dire de particulier à propos de l'annonce de Myspace c'est que, bien que cela semble échapper à ses dirigeants, elle va à l'encontre de ce qui a fait une grosse part du succès du site jusqu'ici. Généralement, quand on annonce qu'on a signé avec les majors, on précise aussi, même si ça ne fait pas les gros titres, qu'on a signé avec un millier de petits labels indépendants. Myspace Music "pourrait les inclure" nous dit-on, mais la nature de l'accord avec les majors leur laisse peu de place : MM va devenir une entitée séparée de Myspace.com dont les trois majors (enfin, quatre, on a gardé une place pour EMI qui n'est pas encore à bord) seront actionnaires. Quelle que soit la place accordée aux labels indépendants, de toute façon, Myspace a fait son succès avec les milliers d'artistes non signés qui, grace à la "longue queue" attirent tout de même une grosse partie de l'audience et qui seront les laissés-pour-compte dans cette histoire. Oubliez la success story/légende urbaine du petit artiste sans label qui s'est fait connaitre via myspace, l'histoire du petit artiste sans label qui a fait gagner beaucoup de revenus publicitaires aux majors est encore mieux !




Post Punk, Cold Wave et Culture Novö en France, exposition à la galerie du jour agnès b

Posté par Maxence le 06.04.08 à 14:12 | tags : agenda, électro, new wave, news, punk


Agnès B présente : « DES JEUNES GENS MÖDERNES »
Post Punk, Cold Wave et Culture Novö en France 1978 - 1983 :
Exposition collective à la galerie du jour agnès b, au 44 (en face du 41) rue Quincampoix, 75004 Paris, du 3 avril au 17 mai 2008



* Catalogue de l'exposition et compilation audio en coédition agnès b. / Naïve

* Documentaire réalisé par Emmanuel Bovet et Jean-François sanz, produit par Love streams - agnès b. Production

Projet conçu et réalisé par Jean-françois sanz (commissaire d'exposition - responsable mécénat agnès b.)

Sur les vestiges de la déferlante punk, et parallèlement à des musiques comme le disco, le funk, le ska ou le reggae, se développe en France, entre la fin des années 70 et le milieu des années 80, une scène musicale prolifique et chaotique, associant énergie rock, nihilisme punk et expérimentations électroniques.
Sur fond de crise économique et de guerre froide, l'époque n'est globalement pas à l'optimisme ni à la joie. Cependant, malgré la froideur et le cynisme de rigueur, on décèle aussi dans ces années-là une forme d'espoir et un dynamisme forcené alimentés par une sorte d'utopie moderniste, parfois teintée d'ironie, qui se manifeste notamment par l'utilisation d'instruments nouveaux ou jusque là peu utilisés dans le registre pop. Ainsi, les synthétiseurs, boites à rythme et les premiers modèles de séquenceurs, souvent associés à des formations rock plus traditionnelles, vont-ils façonner le son de la décennie à venir.
Confrontée aux contradictions de son temps, écartelée entre la sensation de se trouver au bord du gouffre et l'espérance dans l'avènement d'un monde nouveau, dépourvue de repères idéologiques tangibles et réfractaire aux utopies post hippies de la génération précédente, toute une partie de la jeunesse française en quête d'identité se reconnaît alors dans les textes sombres, la musique synthétique froide et l'attitude désinvolte des nouveaux groupes qui éclosent un peu partout sur le territoire, tant à Paris qu'en province.

 

Avec une trentaine d'années de recul, le projet "Des Jeunes Gens Mödernes" propose de réactiver cette scène post punk / novö diskö / new & cold wave hexagonale, à travers une exposition, un livre, une compilation et un documentaire, mettant ainsi en évidence sa spécificité et sa diversité créative de manière transversale, en s'intéressant aussi bien à sa production musicale, qu'à l'esthétique, l'attitude, et aux problématiques qu'elle a développées en parallèle _et notamment son rapport à la modernité, précisément.
Ce projet vise également à repérer les liens qui existent entre cette scène spécifique et la création artistique actuelle.
Multimédia par définition, la partie exposition confronte ainsi divers documents, artefacts et oeuvres originales de l'époque aux productions récentes d'artistes contemporains, qui dans leur travail font écho de diverses manières à cette mouvance particulière de l'underground français.
Le livre, coédité par les éditions de la galerie du jour et Naïve, regroupe quant à lui la plupart des œuvres et documents présentés dans l'exposition _dont beaucoup sont totalement inédits_ ainsi que des rééditions d'articles de l'époque et des textes commandés à différents auteurs pour l'occasion.
Associant des groupes incontournables de la scène New Wave française à diverses formations beaucoup plus obscures aux carrières souvent météoriques, la compilation, également réalisée en coédition agnès b. / Naïve, confronte une sélection de morceaux originaux de l'époque à une série de reprises par des groupes actuels qui revendiquent cet héritage musical.


Enfin, le documentaire, réalisé par Emmanuel Bovet et Jean-François Sanz et produit par Love Streams agnès b. Productions, constitue une sorte d'enquête ludique sur cette scène effervescente mais néanmoins plus ou moins avortée, et jusque là assez peu documentée. Il mêle images d'archives, extraits de concerts, de films, de clips ou d'émission tv et interviews de musiciens, artistes, journalistes, réalisateurs, patrons de labels, etc. réalisées spécialement pour le projet.

(via www.90bpm.net)

 

Lire notre dossier Histoire de la New Wave 




Interview Paysages Electroniques 2008 #3 - Principles of Geometry

Posté par LovelyRita le 04.04.08 à 18:44 | tags : électro

Le festoche les Paysages Electroniques continue à Lille et nos interviews aussi. Les Principles of Geometry étaient de passage le 3 avril et répondent à nos questions. Le duo a sorti l'année dernière un album très bien accueilli par la presse (Lazare) où l'on pouvait retrouver une collaboration avec Sébastien Tellier.

 

 

Salut, vous allez bien ?

Oui. Très bien merci. Nous sommes actuellement en studio, notre lieu de prédilection pour mixer une nouvelle version d'"Interstate Highway System" qui sortira très bientot en vinyl avec des remix de Poni Hoax et de Eat. On a pas mal d'autres projets à effectuer en plus de nos lives. Donc ça va. Oui, tout va bien.

Vous faites de plus en plus de dates, comment cela se passe pour vous sur scène ?

On essaye de proposer une transcription de certaines pièces de l'album dans un ordre que l'on espère assez tendre, assez cathartique. Jusqu'ici tout va bien.
Nous travaillons de plus en plus avec un batteur. Pas mal de premières parties de Sébastien Tellier. Le concert en stéréoscopie que nous avons donnons à Lille va aussi voyager un peu partout dans le monde. Et nous essayons de conjuguer tout cela avec notre perpetuelle envie de composer.

Si votre musique était un paysage ?
Ces temps ci , un paysage vu d'un Bell 222.

 

 

Votre playlist idéale pour voyager ?
Fieldtriqp - "Elk Beach"
Barry de Vorzon - "Baseball Furies"
Speakerine - "Royalties"
Idioma - "Quadrille"
The Dead Texan - "A Chronicle Of Early Failures Pt One"
Vast Aire & Mighty Mi - "What goes up"
Debussy - "La cathédrale Engloutie"
Michel Colombier - "L'alpageur"
Dabrye rmx - "Snowberaker"
Principles of geometry's Poni Hoax's Paper Bride

 

 

 

Qu'est-ce que vous ne comptez pas rater lors des Paysages Electros ?
Notre show. définitivement pas notre show.

 

 

Votre dernière découverte électro/album électro ?
C'est temps ci on aime Fieldtriqp et Idioma

 

 

Le mot de la fin ?
LAZARE

 

Lire la chronique de Lazare.

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Ivan Smagghe : l'electro, une exception culturelle ?

Posté par Maxence le 04.04.08 à 16:23 | tags : électro, techno

Finalement il ne nous reste que l'electro à nous, les Français. Alors que notre pays fut longtemps considéré comme celui d'une culture pop inexistante (malgré une scène new wave foisonnante dans les années 80 et de nombreux, et non moins passionnants, groupes "pop rock" aujourd'hui), l'hexagone n'est globalement représenté que par ses artistes électro. Air, Daft Punk, Justice, Etienne de Crecy, Chloé, Sébastien Tellier et Ivan Smagghe sont définitivement plus connus dans le reste du monde que The Married Monks, Katerine, A.S Dragon, Bertrand Burgalat ou même Noir Désir.

 

Du coup, on se demande ce qui fait de notre pays une exception culturelle en terme de production musicale ? Pourquoi l'electro, alors qu'en la matière, nous ne sommes pas plus brillants, ou plus originaux que nos voisins? Cela tient peut-être, comme en Allemagne, à une longue tradition d'expérimentateurs, les Schaeffer, Ferrari, Bayle, J. J. Perrey, Henry, Parmegiani, et aujourd'hui Zanési et Dufour (j'en oublie volontairement, cette scène étant d'une richesse et d'une densité que la simple énumération ne peut refléter). Il ne faut pas oublier en effet que c'est le Français Pierre Schaeffer qui, dès 1948, mit au point la théorie de la musique concrète et fonda le fameux Groupe de Recherche Musicales (GRM) quatre ans plus tard. La production concrète et acousmatique cependant, diffèrent complètement de ce que l'on appelle la techno et la house. On ne peut, à la rigueur, que la rapprocher de certaines formes d'electronica, dans sa forme la plus écrite, technique et improvisée. On est loin donc, des artistes calibrés "danse", tels que Justice ou Daft Punk.

 

Restent, les mutants, les drôles d'oiseaux, ceux que le dancefloor intéressent, mais qui ne se laissent pas brider par le formatage ambiant. Et c'est là qu'intervient Ivan Smagghe. L'originalité évidente des mix de Smagghe depuis Hard! en 2002, n'est pas à chercher dans la technique bien que le Français soit un excellent DJ, mais bel et bien dans la "matière première" souvent soigneusement pesée et volontairement choisie hors des sentiers balisés du dancefloor actuel. Prenez "Atlas" de Battles (remixé par DJ Koze) le morceau qui introduit Cocorico 3', son dernier mix album pour les Italiens de Mantra Vibes, c'est en soit un bijou de déviance sautillante et déglingué, un track dansant mais totalement hors normes. Quel choix pour introduire un mix ! Il n'y a que le Français pour oser ça. Idem pour Runaway et leur psychédélique "She Did It for The Money" qui ferme l'album. Le reste est à l'avenant. On pourrait citer "Blood on my hand" de Shackleton remixé par Villalobos, de "Patient Saints" de Two Lone Swordsmen, "Kanibal" de Fred Hush & Noseda, "Face Control" de Danton Eeprom ou "Telescope" de Partial Arts, pas de dancefloorisme facile ici. Par ses choix, la grâce infinie de certains enchaînements, ou au contraire, leur côté "bancal" (l'adjectif étant également le nom du studio qu'il vient de monter avec Eeprom), Smagghe se préoccupe plus de poser une ambiance, que de faire danser le plus grand nombre.

 

En ça, la démarche du DJ rejoint celle du laborantin de l'electroaccoustique et de la musique concrète : ils créent tous deux de nouvelles formes à partir de l'océan de sons disponibles autour d'eux. L'un utilise les productions des autres, déconstruisant, allongeant, triturant, créant véritablement, une histoire. L'autre use des sons du monde quotidien, capturés et interprétés live dans un environnement sonore approprié (l'acousmonium, on en reparle). Nous sommes donc bien en face d'une école ici, dans le sens d'éducation par la pratique, de filiation et d'héritage, qu