Playlist : blog musique

Archives > Septembre 2008

Dig Out Your Soul d'Oasis en pré-écoute sur Myspace

Posté par LovelyRita le 30.09.08 à 23:33 | tags : myspace, news, rock, uk

Oasis s'apprête à sortir son septième et nouvel album, Dig Out Your Soul le 6 octobre prochain. A moins d'une semaine de la sortie attendue de cet opus et alors que les onze titres circulent déjà sur les différents réseaux de peer-to-peer, le groupe a décidé de mettre en pré-écoute son album sur Myspace. Cette décision peut suprendre suite à la prise de position de son leader Noel Gallagher quant à la sortie du dernier album de Radiohead. Le guitariste avait déclaré en juillet 2008 sur la radio anglaise BBC 6 qu'Oasis ne metterait pas son album en vente uniquement sur le net et "qu'il n'avait pas passé un an dans le studio le plus couteux de Grande-Bretagne, avec le producteur le plus cher des USA, engagé le graphiste le plus cher de Londres pour le donner".

Dès le mercredi 1er octobre (en milieu de journée), les internautes pourront pourtant écouter les 11 titres du groupe mancunien. Une écoute en streaming et en toute légalité, qui intervient seulement à quelques jours de la sortie mondiale et qui apporte une dernière pierre au plan marketing ficélé depuis des semaines (voire des mois) par le groupe et son managment. Depuis son entrée dans les studios en octobre 2007, la confirmation de la sortie de ce 7ème opus faite en mai 2008, le processus s'est accéléré et les quatre membres du groupe ont annoncé le titre de l'album, puis diffusé sa pochette et son tracklitsing cet été avant de balancer le premier single "The Shock of The Lightning" en exclu sur la radio Xfm et le clip dans la foulée. Mi-septembre, le management US organisait dans le métro new-yorkais des pré-écoutes de quelques titres de Dig Out Your Soul, interprêtées par des musiciens amateurs triés sur le volet. Ajoutez à cela, les frasques, déclarations en tous genres des frères Gallagher et l'agression récente lors d'un concert à Toronto de Noel et vous obtenez une montée en puisssance médiatique qui dépasse finalement la musique du groupe en elle-même. La pré-écoute de l'album dans son intégralité le 1er octobre (et jusqu'à la fin de cette semaine) devrait être la dernière étape jusqu'à la date de sortie. Lundi 6 octobre, le groupe et son managment auront les yeux rivés sur les ventes de disques et digitales et pourront récolter ou non les fruits d'un plan promo étalé sur plusieurs mois.
 
Pour info, le concert parisien d'Oasis (au Bataclan) initialement prévu pour le 30 septembre a été décalé au 10 novembre.



Myspace Music, l'union sacrée contre iTunes

Posté par 2goldfish le 30.09.08 à 11:59 | tags : music biz, myspace, news, web 2.0

Myspace Music vient d'être lancé aux USA et c'est censé être un événement. "Les majors du disque et le vieux réseau social malade et Amazon réunissent leurs forces pour vous prendre votre argent ! Youpi !". En gros, ça veut dire qu'il y a beaucoup plus de titres en streaming sur le site, souvent la discographie entière d'un artiste d'une major, et des liens pour les acheter en mp3 sans DRM via Amazon. Bref, on a à peu près exactement la même chose qu'avec Deezer, Jiwa, Last FM... Mais avec une intégration accrue du magasin mp3. Bon, et le fait que les artistes ont tous une page Myspace qui leur appartient, un gigantesque réseau déjà existant, que les millions d'utilisateurs de Myspace qui n'ont pas encore fuit se transforment en clients potentiels et que même les gens qui n'ont pas de Myspace ont souvent pris l'habitude d'utiliser le site pour y découvrir de nouveaux artistes. Ca fait du positif dans la balance pour l'argument "Myspace va sauver les majors".

 

Sur le plateau "contre" de la balance, il y a la situation des labels indépendants, grands "oubliés" de l'union sacré des ennemis de Steve Jobs. Et puis il y a le fait que tout ça a été mis en place dans l'urgence, il y a de gros trous dans le catalogue au lancement et semble-t-il des trous aussi dans le personnel : Myspace Music n'a toujours pas trouvé de PDG, personne de suffisamment expérimenté dans le domaine ne semble se battre pour ce poste, ce n'est pas vraiment bon signe.

 

Le vrai problème de Myspace Music, c'est que Myspace en tant que réseau social est en grosse perte de vitesse. L'interface est vieillote et sa customisation trop compliquée (on attend avec fatalisme les complaintes de tous ceux dont cette nouvelle update de Myspace aura foutu en l'air la page qu'ils avaient mis si longtemps à mettre en place). De nombreux artistes ont effacé leur page Myspace à cause des gros trous laissés béants dans l'interface de base et dont profitent de nombreux hackers... Moi ça ne me donne pas vraiment envie d'entrer mon numéro de carte de crédit.







Ladyhawke, c'est ouf' ?

Posté par 2goldfish le 29.09.08 à 10:08 | tags : electro, pop

ladyhawkeLa jeune femme qui a pris le pseudonyme de Ladyhawke souffre du syndrome d'Asperger, ce qui explique ou pas rien du tout ou tout mais c'est toujours un bon moyen de commencer la conversation. Cette maladie est en fait une forme d'autisme relativement légère qu'on pourrait caricaturer en "extrême timidité" et puis après tout pourquoi pas, nous ne sommes pas sur un site médical, on se contentera bien de ça.

Ladyhawke a sorti un premier album d'électro-pop un brin hystérique et pas dégueu du tout et elle s'habille comme il faut, c'est à dire n'importe comment. On se rend peut-être compte en l'écoutant du mauvais goût et surtout de l'inexactitude des termes médicaux qu'on emploie pour décrire la musique des autres. Moi le premier, on dit souvent d'un artiste ou d'un disque qu'il est "fou", "paranoïaque", "autiste", "hystérique"... A vrai dire, quand on écoute sa chanson "Paris Is Burning" on n'est pas plus tenté de qualifier son interprète d'un terme clinique quelconque que lorsqu'on écoute ce morceau de Pnau sur lequel elle apparait alors que, pour autant que l'on sache, ce monsieur Pnau est aussi sain d'esprit que vous ou moi.

 

On pourrait tout aussi bien qualifier la musique de Ladyhawke par son côté "purement néo-zélandais" ou trouver je ne sais quel autre angle. Le fait est que quelques années dans sa carrière aujourd'hui heureusement oubliée, il a été révéle que le leader de The Vines souffre aussi du syndrôme d'Asperger et que personne n'avait pensé à qualifier le morne plagiat de Nirvana que produisait son groupe de "musique de fou". Certains l'accusaient même d'en rajouter sur scène et d'être complétement "faux" quand il s'agitait dans tous les sens.

 

Le fait est qu'on a souvent une fascination pas forcément très saine pour des artistes qu'on perçoit à juste titre ou non comme dérangés : Syd Barrett, Daniel Johnston... Les artistes eux même participent de cette romantisation de la maladie mentale : ça fait bien dix ans qu'il est hyper tendance dans le milieu indie rock de citer la marque de son anti-dépresseur comme on cite celle de son whiskey dans le hip hop. Ce n'est pas quelque chose de grave, c'est sans doute naturel mais il ne faut juste jamais oublié que tout ça n'a pas grand chose à voir avec la maladie mentale dans la vie réelle. Ce n'est que du show business.

 

 

 

La vidéo de "Dusk Till Dawn"




Le cercle des reprises improbables #1 : Rockafeller Skank

Posté par Myosotis le 28.09.08 à 10:11 | tags : electro, rock, techno
 
 
 
Lorsque "Rockafeller skank" sort en 1998, beaucoup de novices se demandent si c'est le gros bonhomme obèse de la pochette qui est l'auteur du plus grand tube de big beat de la planète. Raté, c'est le DJ cowboy du clip. Les plus attentifs reconnaissent là la patte du grand Norman Cook, alias Quentin Leo Cook, ancien taulier des Housemartins, groupe pop à voix dont la courte existence (1985-1988) laissa quelques traces nostalgiques chez les jeunes amateurs de douceurs de l'époque, recyclé en DJ star depuis son retour à Brighton.
 
La chanson tirée de l'album You've come a long way baby, est portée par une intro imparable en forme de dialogue (voir ci-dessous) et par un sample vocal décisif de Lord Finesse, le rappeur d'un collectif new-yorkais du nom de Diggin in the Crates Crew. C'est ce sample qui fait décoller la chanson associé à un beat monumental dont la répétition sans fin confère au morceau de FatBoy Slim une pulsation proche d'un afflux de sang chaud dans le cortex d'un raver en pleine montée d'hormones. Pour ceux que ça intéresse Lord Finesse est l'un des secrets les mieux gardés de la scène hip-hop, un joyau dont les sorties sont rares et qui s'est très peu montré depuis l'excellent The Awakening en 1996, à l'exception de Rockafeller bien sûr et d'une apparition sur le White People de Handsome Boy Modelling. Le titre a fait le tour de la planète, bien sûr, et a servi de bande-son à une bonne demie-douzaine de films dont le populaire Bruce Tout Puissant avec Jim Carey. Repris sur le ton de la gaudriole par l'ami Richard Cheese et son Orchestre Lounge, le hit de FatBoy Slim a trouvé un interprète zélé en la personne surprenante de Frank Black qui en a donné une version incroyable et assez éloignée de l'original tout au long de sa tournée 2007. Le leader des Pixies, avec son génie et son audace habituels, se roule par terre, électrise le beat et hurle le leitmotiv du titre comme une vache qu'on égorge. Pour le reste, tout ceci est mystère. Pourquoi lui ? Pourquoi ça ? Et de quoi parle la chanson d'ailleurs ? "Rockafeller" renvoie au Rockafeller Center probablement, l'un des grands centres d'affaire de New York, skank au choix à un clochard à l'hygiène douteuse ou, plus sûrement, à une sorte de dance effrénée entre le ska et le punk hardcore : clin d'oeil sûrement de Cook à son passé de rockeur. En version originale ou en reprise, tout n'est ici que perfection, efficacité et énergie pure.
 
DJ: WBCN who's this?
Brad: Hey this is Brad (this is Brad this is)
DJ: Now uh who's your favorite artist, who
do you want to hear?
Brad: Well m my favorite artist right now is
Fatboy Slim, that guy kicks ass.
DJ: How tremendous is Fatboy Slim?
Brad: The band of the 90's, if you want to call
it a band because it's a one man name.
DJ: Wow...fatboy, and you want to hear that
new fatboy song?
Brad: Absolutely.
DJ: Which one?
Brad: The um funk soul brother check it out.
DJ: Sing it, I don't know which one.
Brad: Right about now, the funk soul brother
check it out now, the funk soul brother.




Womanizer : Britney Spears va mieux, c'est une bonne nouvelle ?

Posté par 2goldfish le 27.09.08 à 11:18 | tags : news, pop
briteny, womanizerWomanizer, le nouveau single de Britney Spears extrait de son prochain album Circus vient tout juste de faire surface et cette fois ci, les étoiles semblent alignées correctement pour un vrai come back en haut des charts dans le domaine de l'omnipotence pop. Tout d'abord, Britney a fait une apparition aux MTV Video Music Awards et tout le monde a dit qu'elle avait retrouvé la fraicheur, la santé... C'est à dire qu'elle a perdu du poids, c'est bien tout ce qui compte, non ?

"Womanizer" sonne un peu comme un extrait de Blackout, son excellent album précédent, avec un peu de Goldfrapp dans le beat et même un peu de M.I.A. dans le refrain. Les paroles sont sans intérêt : il est question d'un homme à femme auquel Britney semble en vouloir beaucoup... Aucun des commentaires délicieusement "méta" sur sa propre condition qui ont fait de Blackout un vrai bonbon subversif.

Bref, c'est un peu comme si les pendules avaient été remises à zéro : Britney est redevenue cette simple pop star un peu creuse pour laquelle on confectionne un écrin qui détermine entièrement sa personnalité, comme à la bonne époque de "Toxic". Elle est semble-t-il sortie de sa fascinante période zombie/paradoxe sur pattes chantant de façon provocante "Vous voulez un morceau de moi ?". Mais l'album s'appelle Circus et ce n'est qu'un premier single : il pourrait bien y avoir des choses plus surprenantes dans l'avenir. Si on n'a qu'un album de la trempe de ce plutôt bon "Womanizer", on n'aura pas non plus à se plaindre.




Scopitone round 3 : Music Machines et transe en danse

Posté par Maxence le 26.09.08 à 17:53 | tags : art rock, électro, live, techno

Je l'écrivais hier, la danse rend fou. Du moins elle libère le corps de ses pesanteurs sociales et exhume les pulsions inavouées qui nous hantent. On l'a vu au LC Club, le vendredi 19 septembre, nuit durant laquelle tout semblait permis en matière d'expérience mettant à l'épreuve les corps de partenaires inconnus. Personnellement, je suis resté spectateur (voyeur) de ses ébats et certains n'étaient pas tout à fait conventionnels il faut bien l'avouer. Les bons produits du professeur Green Toes ou ceux du docteur Bayer aidant, la soirée a rapidement pris des allures surréalistes. Ou bien était-ce simplement la musique ?

 


 

Mais passons, le samedi 20 septembre fut aussi l'occasion de découvrir que ces sons qui nous troublent tant peuvent également avoir des effets encore plus étonnants quand ils parcourent nos corps de manière intime. C'est du moins ce que l'on me proposait de découvrir avec Stimuline, certainement l'une des plus émouvantes performances proposées par le Festival Scopitone cette année. Imaginé par Lynn Pook et Julien Clauss, Stimuline se propose de vous faire ressentir la musique de l'intérieur, plutôt que de l'entendre. Une expérience unique offerte à 10 individus inscrits d'avance sur les Friches Numériques et qui se tient au cœur du somptueux château des Duc de Bretagne en plein centre de Nantes. Pour ce voyage intérieur, les dix cobayes se voient harnachés de combinaisons retro-futuristes bardéss de hauts-parleurs et reliées à un ordinateur. Allongés sur des matelas de mousse, les participants sont invités à fermer les yeux et à sentir les sons parcourir leurs os, courir dans leurs membres et vibrer dans leur tête, sur une bande son ambient electronica subtilement dubby et parfois même noisy digne des productions de Stefan Betke de ~Scape ou des Editions Mego. A la fin de la performance, chaque participant se remet doucement et l'on ressort transformé de l'expérience. Après avoir vécu cela, une chose est certaine : il nous manque un sens.

 


 

Mais il fallait bien se remettre pour affronter la soirée qui nous attendait après une conférence pour quelques pigeons. Comprenez les animaux à plumes, pas les gogos qui eux, ne se pressaient pas pour nous écouter parler d'Art, musique et multimédias. Il faut croire que la France n'est pas encore tout à fait prête pour ce genre de sujet. Pas grave du reste, l'envie pressante de bouger à nouveau se faisant sentir dans nos os, surtout après l'épisode Stimuline.

 

Et d'ailleurs, il était dit que ce samedi serait placé sous le signe des stimulants puisque la soirée fut une des plus brutalement jouissives de Scopitone. Imaginez quelques hectares de friche industrielle amoureusement aménagés durant deux jours pour une soirée de clôture de folie au cours de laquelle se produiront les chérubins nantais de Minitel Rose, les crate digger furieux d'Optimo, les petits Français Yuksek et Surkin, DJ Pone de Birdy Nam Nam et Orgasmic, le fameux toxicologue. Les Nantais de Minitel Rose bénéficiaient du soutien de leurs groupies mais n'en avaient pas besoin et proposèrent un set plus heavy rock que sur leur Ep, fulgurant ! DJ Pone s'est facilement imposé avec son mix de hip hop, ragga, dub et electro massive, un vrai festival de sons guerriers. Ce n'était plus Birdy Nam Nam, mais le Vietnam, celui d'Apocalypse Now. Les Ecossais Optimo ne nous ont pas déçu, leur mashup est loin devant DFA et 2 Many DJ's, c'est certain. Yuksek et Surkin sont un peu passés à la moulinette ce soir-là, quant à DJ Orgasmic, il mérite bien son pseudo. Un coup je te prends, je te retourne, un coup je m'ennuie. On a attendu l'orgasme, il n'est pas venu, mais on s'est bien amusé durant les préliminaires.

 



Bilan, Scopitone est grand ! Un excellent festival, d'une richesse peu commune (il y aurait encore beaucoup plus à dire sur Gang Bang, les artistes présents, etc) et surtout, une organisation sans faille. Je terminerais ce gonzo report par un "merci". Merci à Cédric, Marieke, Lucie, Eric, Elodie et en général à toute l'équipe de Scopitone.

 

http://www.scopitone.org

 

 

Photos : Fabien Roux




Quoi de "new" du côté du nu-metal ?

Posté par Maxence le 26.09.08 à 10:01 | tags : contemporaine, électro, metal

 

Harvey Milk

 

Hé bien plein de choses madame ! Tout d'abord, après s'être enfoncé jusqu'aux genoux dans le marécage fangeux de néo-doom et de l'ambient stoner sur fond de drones qui n'en finissent plus (Cf : les aventures de Sunn O))), KTL, Khanate, Growing, etc.), le metal nouveau sort de ses ornières et retrouve les bases vrombissantes, même si toutes aussi lourdes, des pionniers Black Sabbath (Earth reste toujours l'étalon létal de référence) tout en s'aliénant de nouvelles formes musicales forcément amies, comme le shoegazing, le post-punk ou encore le post-rock.

 

Pour les adeptes du premier, un metal jouissif, chauffé à blanc par les riffs répétitifs et vraiment sauvages, imprévisibles, voire brouillons, je vous recommanderais le nouvel album d'Harvey Milk, groupe pionnier de Georgie qui sort certainement l'album méritant la palme du meilleur titre avec Life... The Best Game in Town. Etalant sa science avec brutalité, Harvey Milk, qui emprunte son nom à un sénateur gay de San Fransisco assassiné en 1978, doit autant aux morceaux les plus lents des séminaux Jesus Lizard ou Unsane pour l'énergie ou aux Liars pour l'angle d'attaque ambigu et expérimental, qu'aux classiques du metal des années 70 et 80. Harvey Milk c'est la plainte lugubre de l'ours blessé dans la nuit. Un metal stoner qui se réveillerait de sa torpeur pour grogner et gronder sa colère. Bruyant, crade mais salvateur.

 

Les seconds sont plus proches de Ride et de My Bloody Valentine, et il s'agit étonnement du projet d'un vétéran du rock industriel, j'ai nommé Jesu, la créature de Justin Broadrick. Sur ce magnifique Why Are We Not Perfect, les amateurs de mélodies languides et doucement saturées de Slowdive et les aficionados de drone music, se retrouvent enfin, se laissant aller dans des extases cotonneuses encore jamais entendues dans ces contrées où règne habituellement la plus extrême brutalité. Globalement dans le même esprit que ses précédentes parutions sous forme de maxis (Sundown/Sunrise EP, sublime, ou encore Lifeline EP) Why Are We Not Perfect allie la force de l'exigence d'un maître de la résonance aux mélodies éthérées d'un barde du metal urbain. Presque parfait.

 

Pour finir, baladons-nous sur les chemins du post-rock avec le mystérieux quatuor 5ive de Boston. Dans son genre oscillant entre math-rock, post-rock et metal instrumental, Hesperus est encore une claque venue du pays où ça ne rigole pas. Pourtant, nulle brutalité gratuite ici, mais plutôt un stoner psychédélique à la Kyuss ayant beaucoup écouté Tortoise ou Don Caballero. Bricolages électroniques, ballades convulsives, longues plaintes océaniques, 5ive évolue dans un univers proche d'Isis, la magnifique entité domptée par Aaron Turner, si cela peut vous donner une idée de la qualité de cet album au packaging aussi beau que sa musique est unique.

 

 

Harvey Milk - Life... The Best Game in Town (Hydrahead/La Baleine)
Jesu - Why Are We Not Perfect (Hydrahead/La Baleine)
5ive - Hesperus (Tortuga Records/La Baleine)




Scopitone round 2 : Esclaves mécaniques vs Expériences acoustiques

Posté par Maxence le 25.09.08 à 17:15 | tags : art rock, électro, live, techno

Difficile de résumer un festival comme le Scopitone de Nantes. Sa richesse, le foisonnement de ses activités et de ses propositions est tel, que le simple live report ne convient pas vraiment. Pourtant, encore une fois, aujourd'hui comme hier, je m'y essaie.

 

 


Vendredi 19 septembre, la journée s'annonce encore une fois pleine de surprise. A peine le temps de refaire le tour des nombreuses installations proposées sur les "Friches Numériques", que je suis invité à me rendre au Planétarium, un lieu insolite situé logiquement sur les hauteurs de la ville. Là, le collectif Digital Slaves, un groupe d'activistes numériques, connu pour leurs installations et performances électroniques, offre une projection sur la surface à 360° du planétarium. Une expérience sonore et visuelle qui évoque la rencontre de Funkstörung ou d'autres sorciers de l'electronica, avec les visions de l'inventeur américain du terme "cyberespace" William Gibson. Car c'est bien dans le ventre de la machine que nous sommes conviés durant ce voyage digital. Une expérience en temps réel qui transforme le dôme bombé du site en champ des possibles pour exploration numérique à la Matrix. Vision étrange des données en mouvement, évocation d'un monde de science-fiction, mieux !, prémonition de ce qu'il se passe dans votre ordinateur quand il est connecté à l'infini des réseaux de communications mondiales. On en ressort plus que jamais persuadé que, comme le prophétisait Gibson en 1984, "Oui, il y a quelque chose derrière ce monde de 0 et de 1. Ça grouille, ça vit, ça s'agite".

 

La soirée ne sera pas ennuyeuse elle non plus puisqu'en guise d'apéritif, les Australiens de Pivot et le Canadien Paul Dickow alias Strategy se produisent gratuitement aux Friches Numériques. Si le dub fulminant et nuageux de Strategy nous séduit sans peine, soutenu par des projections vintage qui fleurent bon l'Amiga et l'Attari de nos parents, Pivot fini de nous décevoir après un album déjà pas forcément convaincant. C'est dit, ces trois là ressemblent à des punks qui feraient du rock progressif, et la recette ne fonctionne pas. Brian Eno d'accord, Jean-Michel Jarre saturé (ou pas), non !

 


Qu'importe puisque plus loin, au cœur d'une nef quasi-mystique, souvenir grandiose des anciens chantiers navals de la ville de Nantes, se tient le concert magique de Gong Gong. A la fois psychédélique et funky, le duo emballe carrément le public avec sa musique porteuse de multiples influences et habitée d'un groove languide et organique. Les projections sur ballons et autres bulles lumineuses finissent de nous séduire tandis que la foule se masse sous les nefs impressionnantes dans l'attente d'un demi dieu : Etienne de Crecy ! Et c'est bel et bien dans un halo christique que le pionnier de le French Touch se produit se soir-là. Habillé de lumière, offrant au public sa techno énergique mais toujours humaine dans une scénographie totalement aboutie, entre Kraftwerk et Vitalic. Les spectateurs/danseurs présents ne s'en remettront pas.

 



Nous finissons la nuit avec les terroristes de l'image numérique, Digital Slaves, au LC Club cette fois. Initialement une simple boite de nuit et donc pas le cadre idéal d'un festival, ils y animeront pourtant avec brio, les murs intégralement blancs de 22 heures à l'aube. Temporairement transformé en club pour esthètes electros, le lieu se remplit dès 23 heures d'une foule de fluo kids et de quadras, midinettes et chaud(e)s lapin(e)s, resquilleurs et V.I.P., tous pressés d'assister aux prestations de Scratch Massive (Laurent Garnier ayant annulé pour cause d'otite), Danton Eeprom, Sascha Funk, Radio Slave et Thomas Schumacher, soit le dessus du panier. Est-il nécessaire de le dire, la nuit fut longue et certaines scènes de liesse pas banales. La plupart des danseurs s'étant transformés au cours de la nuit, comme les loups-garous de légendes, en étranges créatures lubriques et ondulantes. On en reparle demain.

 

A noter que Digital Slaves animera également de ses mapping improbables, les Utopiales de Nantes, le fameux festival dédié à la science-fiction, du 29 octobre au 2 novembre. http://www.digital-slaves.com/




Vivian Girls : la naïveté pop lacérée par un girl group noisy

Posté par Slick Rick le 25.09.08 à 14:31 | tags : pop, vidéos musicales
Vivian girls - Tell The World
 
Petite colle : une brune, une blonde et une rousse jouent de la musique pop et péchue, qui qui c'est ? - Les Plasticines ? Raté. - Les Spice Girls sans Mel B ? Non plus. La réponse, les Vivian Girls !! Un girl group comme on n'en fait plus, stylé et pop, inspiré par les Shangri-La's, Black Tambourine et Talulah Gosh, mais délicieusement acidulé par des saturations shoegaze héritées de Jesus and Mary Chain et My bloody Valentine. Une sorte de fantasme personnel du bon groupe de filles. Et puis le nom du trio de Brooklyn, directement chipé à l'artiste Henry Darger, génial incompris du XXe siècle... Cet homme un peu fou, qui peignait inlassablement des gamines - les "Vivian Girls" - à l'aide de découpages/coloriages méticuleux, dans sa collection de BD, pour leur faire traverser d'invraisemblables et souvent sanguinolentes odyssées. Reclus dans sa chambre à Chicago, dans l'anonymat le plus total, Darger cultivait un style dérangé, à la ligne claire, une apparence naïve sous laquelle fourmillait son monde personnel, monstreux et hermétique, lacéré de malheurs et de massacres inouïs. Rien de tout ça chez les Vivian Girls, (qu'on se rassure !) qui sortent un album éponyme le 30 septembre, si ce n'est un savoureux mélange de choeurs radieux et de guitares querelleuses. Innocence pop ternie, assombrie, comme dans ce clip old school qui évoque Boulevard de la mort : Grindhouse - 1ère séance de Tarantino. De la noisy-twee-pop, par des filles qui en ont !



Tout le monde aime TV On The Radio...

Posté par 2goldfish le 25.09.08 à 10:33 | tags : flu, funk, pop, vidéos musicales, youtube

Oui, oui, surtout nous à Fluctuat, on les adore vraiment. Par contre, on n'aime pas Dear Science et quand on regarde un peu alentours, on se sent un peu seuls parfois... Peu importe, ce sont des choses qui arrivent. Si ça ne dérange pas les autres d'entendre leur groupe préféré tenter une ballade à la Coldplay, c'est leur affaire.

On est bien tous d'accord sur "Golden Age", heureusement, que Tv On The Radio nous avait donné à entendre en avance sur son site juste pour nous faire croire que le reste de l'album serait au même niveau. C'est bas ça, messieurs. Je suis d'autant plus déçu.

 

 

 




Festival Scopitone round 1 : Point, trait, point, carré VS chaos

Posté par Maxence le 24.09.08 à 17:02 | tags : électro, live, psychédélique

Autant le dire tout net, après une éprouvante traversée de l’hexagone en diagonale (Perpignan - Nantes), comprimé dans un des cercueils roulant offert par la SNCF (que quelqu’un leurs disent que ce n’est pas humain ces couchettes !), il ne me reste plus assez d’os pour vraiment me considérer comme faisant partie des solides ce matin du 18 septembre. Qu’importe, dès ma descente de train, l’accueil souriant et l’œil vif (et noir) de la responsable de la coordination presse de l’évènement me rend un peu de vigueur et j’arrive à me traîner avec elle en clapotant sur "la Friche", haut lieu de la manifestation annuelle Nantaise connue sous le nom de Scopitone (qui entre parenthèse s’étale sur toute la ville, mais nous y reviendrons)

 

Scopitone est en effet le nom idéal d’un festival jouant autant de l’image que du son depuis 7 ans. Attention, je ne parle pas de simple VJing ici, même si la discipline est présente également, mais bien d’interactions au sens large, et même parfois de synesthésie pour certains, entre arts visuels et sonores. A une époque où la dématérialisation de la musique est un sujet souvent débattu, il est d’ailleurs amusant de voir tous ces artistes rhabiller la muse musicale, impudiquement découverte, dans un flux d’images en mouvement toujours plus hypnotique. V.I.P., j’ai donc droit à un tour de la galerie installée pour l’occasion dans les anciennes usines métallurgiques Alstom. Impressionnant ! Une ambiance industrielle qui sied parfaitement à cet étalage de pixels en mouvement, mur réactif, créative Playstation, dénonciation de l’état policier interactif (vous aussi prenez-vous un coup de Taser !) et autres images mouvantes et musiques fluctuantes, faites de points, de bits, de 0 et de 1, le tout dans une ambiance bon enfant (et justement, c’est plein d’enfants !)

 

Quelques heures plus tard, c’est avec plaisir que j’assistais à la représentation d’un pionnier des "maths qui groove", j’ai nommé Franck Bretschneider, sorte d’alter ego d’Autechre et d’Alva Noto qui aurait étudié la théorie des quantas, tout en étant tombé dans une grande marmite de ganja quand il était petit. En effet, aussi rigoureuse soit-elle, la musique de Bretschneider est toujours profondément hypnotique et vigoureuse. Ses projections en mouvement accompagnent les rythmes robotiques de son electro carré et carrément funky à certains moments, malgré le sérieux du bonhomme. Rencontré quelques minutes après sur le site, il me dit "avoir du mal à comprendre le public français qu’il ne trouve pas très réceptif à se musique". Je lui propose alors "d’engager un duo de filles blacks en shorts lamés pour symboliser le côté "booty" de son travail", ce qui le fait bien rire. Je crois qu’il va y penser…

 

La soirée déjà bien entamée, c’est aussi un plaisir de retrouver Etienne Jaumet et Cosmic Neuman de Zombie Zombie. Découvert aux Nuits Sonores de Lyon en 2006, je les redécouvre en live après deux ans, deux maxis et deux albums. Pas rien pour ce duo de copains dont la musique intense est clairement dédiée à leurs obsessions : Carpenter, Can (Neuman est le Jaki Liebzeit français !), Neu!, Suicide et Dario Argento pour l’imagerie. Un pur exercice de chaos (à peine) contrôlé, et d’hystérie collective sur "Psychic Harmonia", le tube infernal de ce duo aussi drôle qu’envoûté (et envoûtant). Suivront les "Principes de Géometries". Surprise, alors que l’album ne nous avait pas totalement convaincu, pas besoin d’être bon en maths cette fois pour apprécier la performance des deux Français. Live, on se laisse facilement prendre par les ritournelles psychédéliques saturées de Principles of Geometry, le flow robotique omniprésent ce soir là et surtout la sincérité de leurs géniteurs.

 

 


 

 

Une soirée placée sous le signe des sciences donc, arts graphiques, arts numériques, vidéos et sciences du chaos qui font danser les humains, mais aussi les quarks et les électrons. La suite demain.




Lykke Li ensorcelle le Nouveau Casino

Posté par Slick Rick le 24.09.08 à 12:52 | tags : live, pop

 

Un excellent concert pour moins de 16 euros dans une salle à taille humaine, avec une sono parfaite, c'est possible en 2008. Le Nouveau Casino, aussi vaste qu'un bar parisien, mais avec deux étages, programmait Lykke Li mardi soir. La Suédoise de 22 ans, vêtue comme une prêtresse hippie en toge noire, a su conquérir le public branché-bohème venu la contempler (et l'entendre), quelques jours avant la sortie de son premier album Youth Novels. Album qui constitue à ce jour son seul répertoire, et qu'elle a donc joué en entier.

"Are you ready to dance, dance, dance ?" demande timidement la chanteuse après la première chanson, avant d'enchainer sur ses minitubes acidulés "I'm good I'm gone", "Let it Fall", ou "Breaking it up". Loin de resservir une copie conforme de son (très bon) disque, la petite blonde entrecoupe ses feulements de gesticulations saccadées, sur des rythmes africains. Une lueur toute tropicale vient ainsi réchauffer les miniatures electropop concoctées par Björn Yttlin, de Peter, Björn and John. Une étonnante reprise de "Cape Cod Kwassa Kwassa", de Vampire Weekend, confirme le tournure afrobeat de la prestation. Dans un halo de fumée verte et violette, Lykke Li mène la danse, et ménage des silences, égrènant ses délicates ballades dans une atmosphère de transe fascinée. Mais on n'est pas chez Mylène Farmer non plus, Lykke Li n'est pas là pour nous endormir les mirettes dans un brouillard gnangnan-confortable. Les synthés de Yttlin, hypnotiques et liquides, se figent parfois, subitement glacés, dans un maintien plus krautrock, comme sur le magnifique "Window Blues". Chanson bizarrement interrompue sur la demande de la diva, qui quitte subitement la scène au son (envoyé par la maison ?) de NTM... Puis Lykke réapparait aussi vite, mimant des gestes guerriers alors que les hauts parleurs envoient le refrain "Hou hou, assassin de la police, hou hou n*** la police !!! "

 

Curieux, mais ça passe, d'autant qu'elle reprend ensuite le morceau où elle l'avait abandonné, comme si de rien n'était. Tout passe, le temps aussi, qui défile très vite en compagnie de Lykke Li : déjà une heure de show et...plus un seul morceau. Alors la Suédoise nous sort le rappel qui tue : After Laughters (Comes Tears) de Wendy Rene, une complainte soul qu'elle aurait presque pu écrire : peine de coeur, mélodie simple, subtilement mélancolique, soufflée par une déchirante voix d'enfant. Désarmant.

 

Lire la chronique de Youth Novels de Lykke Li

 




Katy Perry est le diable

Posté par 2goldfish le 24.09.08 à 10:51 | tags : pop, rigolo
admirez ce regard vitreuxPar quel côté aborder Katy Perry ? A priori, on pourrait chercher le côté le plus méprisable, le plus détestable, décadent... Mais cette fille est parfaitement horrible en tout point, de la voix sans âme qu'elle pose platement sur une pop compressée et polie au delà de toute personnalité à ses minauderies aussi naturelles qu'une tranche de jambon reconstitué dans le clip de "I Kissed A Girl". Si Sarah Palin finit présidente des USA, je l'en tiendrais personnellement responsable.


Vu devant une église en Ohio. Quand je vous dit qu'elle fera élire McCain (que Palin fera tuer pour prendre sa place, évidement)Son parcours nous dit tout ce qu'il faut savoir sur elle : après un début raté sous le nom Katy Hudson en 2001 dans la catégorie pop chrétienne, elle devient la choriste favorite du duo de producteurs The Matrix qui a notament lancée la carrière d'Avril Lavigne. Ils tentent pendant quelques années de l'attacher à un projet dont elle serait la vedette mais ils tombent à l'eau l'un après l'autre (malgré un photoshoot dénudé pour le magazine Blender en 2004 qui l'annonce comme "The Next Big Thing"). Il y a quelques mois elle réussit enfin à faire parler un peu d'elle sur la toile avec un single homophobe "UR so gay". Son jour est enfin venu et elle obtient une équipe des meilleurs pires producteurs du monde pour son premier album One Of The Boys. Rien que sur le single faussement provoc' "I kissed a girl" (dont le refrain, si vous y avez échappé, explique qu'elle a aimé ça mais que, rassurez-vous, elle reste 100% hétéro) on retrouve Dr Luke, qui a produit "Girlfriend" d'Avril Lavigne, Cathy Dennis, qui après avoir raté sa carrière de chanteuse dans les années 1990 s'est recyclée dans l'écriture de tubes à la chaine pour des projets aussi respectables que le S Club 7 et le revenant Max Martin à qui on doit rien moins que Britney Spears (elle aussi parfaitement détestable et faussement provoc' à ses débuts).


Katy Perry pourrait être un plaisir coupable tout à fait défendable si son attitude d'enfant gâtée et égocentrique digne de Paris Hilton et tous ses calculs si transparents quelque part dans ses paroles ou sa musique elle nous prouvait une seule fois avoir un minimum conscience du cynisme de son approche. Tout ce qu'on demande, c'est un clin d'oeil mais visiblement, fermer un seul oeil à la fois c'est encore trop subtil pour cette fille.



Le métal et la musique classique unis par le marketing

Posté par 2goldfish le 23.09.08 à 15:38 | tags : classique, metal, news, rigolo

Un peu partout dans les journaux et sur le net (j'aurais plein de liens à vous donner, le meilleur, comme souvent, est celui de la BBC), on apprend qu'un chercheur australien aurait découvert via une étude réalisée auprès de milliers et de milliers d'internautes que les fans de musique classique et de hard rock sont des gens également sensibles et fondamentalement pas bien différents les uns des autres. Il aurait aussi découvert que les fans d'indie rock ont une mauvaise image d'eux-même mais se considèrent comme créatifs, que les amateurs de hip hop sont des gens extravertis, que les gens qui écoutent de la country travaillent dur alors que ceux qui écoutent du reggae pas du tout. Bref, il aurait prouvé par l'étude quelques vérités parmi les plus basiques qu'on découvre rapidement en fréquentant des mélomanes de tous bords. La proximité des personnalités des amateurs de classique et de métal semble être la découverte qui surprend le plus puisque c'est celle qui fait les titres de tous les articles sur l'étude . Il faut vraiment n'avoir côtoyé que très peu de métalleux pour croire que ce sont des bêtes humaines satanistes et violentes et pas dans leur majorité des geeks qui apprécient dans la musique la même chose que les amateurs de musique classique pompeuse type Mozart ou Wagner (la technique, le grand spectacle et une certaine idée de l'élitisme).

 

Celà dit, quand on jette un oeil au questionnaire sur lequel l'étude est basée, on est très surpris par la méthodologie. Tout d'abord, n'importe qui peut participer à partir du moment qu'il a trouvé le lien, ce qui nous donne un échantillon représentatif de pas grand chose, à peu près. On y voit notamment toute une série de questions bizarrement tournées sur les relations amoureuses : si vous êtes avec quelqu'un, vous décrivez votre relation, sinon, vous décrivez votre relation avec votre ex et si vous n'avez pas d'ex, vous décrivez le genre de relation que vous souhaitez avoir. Bien sûr, vous ne répondrez pas du tout la même chose si vous parlez de votre ex, de votre future ex ou de la femme de vos rêves mais au final vous cochez les mêmes cases. Et puis un type comme moi qui aime le hip hop, l'indie rock et la country est-il un schizophrène fainéant travailleur timide extraverti ?

Comme toujours, il faut se méfier de ces études qui confirment les stéréotypes les plus éculés avec une méthodologie douteuse dans le but de créer des petites cases pour ranger les cibles d'un plan marketing. C'est vraiment curieux la façon dont ils trouvent toujours des résultats exploitables et faciles à transformer en brève amusante pour journaliste fainéant là où beaucoup d'autres scientifiques ne parviennent qu'à produire des résultats complexes et nuancés avec une approche beaucoup plus rigoureuse.




Divine Comedy roi de la pop à la Cité de la Musique

Posté par LovelyRita le 23.09.08 à 00:33 | tags : live, pop
Une couverture d'album (celle de Promenade), un extrait de film (celui d'A bout de souffle dans "When The Lights Go Out All Over Europe"), des collaborations (celles avec Charlotte Gainsbourg, Valérie Lemercier...), des reprises (celle de "La Chanson de Jacky" de Brel)... des bouts de carrière, des rencontres, des concerts réguliers en France, autant de faits et gestes que Neil Hannon souhaitait qu'on lui rétribue en lui obtenant une carte d'identité nationale française ou en allant l'ovationner à la Cité de la Musique les 22 et 23 septembre 2008. Francophile, depuis longtemps, Neil Hannon entretient cette relation qu'il a noué avec la France depuis son premier concert au pays au festival des Inrocks (en 1993) devant un public qui découvrait alors cet Irlandais maigrichon, à l'humour soigné, qui s'attaque habillement à Jaques Brel et qui allait habiter les salles françaises pendant encore plusieurs années.


C'est d'ailleurs Brel qui ouvre le bal à la Cité de la Musique, avec "Sur le Port d'Amsterrrrdam". Puis c'est le panthéon très attendu de la chanson française qui se presse dans la bouche de Hannon (Françoise Hardy, "Initials BB" de Gainsbourg et Brigitte Bardot repris avec Daphnée, "Les Copains d'Abord" de Brassens, du Dutronc, Birkin...). Un choix sans prise de risque mais cohérent avec la carrière et discographie de Divine Comedy truffée de réferences à la culture française. Une France qu'il aime au point de reprendre "Joe Le Taxi" et d'inviter Vincent Delerm qui a tué en beauté un titre qui était dans nos souvenirs magnifique ("Songs Of Love").


Accompagné de son backing band (le même depuis l'album Absent friends), Hannon livre reprises et compos personnelles avec enthousiasme et amour certains, mais avec un filet de sécurité. Ses propres titres sont exécutés avec perfection... La présence de "Lady of a Certain Age", "Our Mutual Friends", "Summerhouse" nous a égayée, mais hier soir on leur a peut-être préféré leurs versions cd. Entre intermèdes comiques dont il a le talent, pièces glissées dans la fente du jukebox et "Tonight We Fly", "National Express" et "Becoming More Like Alfie", Hannon caresse dans le sens du poil, sans heurts et prouve qu'il est roi de la pop (musique populaire).


Opération réussie et surtout du côté de Hannon qui en a eu pour son argent : public charmé, séduit, hypnotisé quand il boit dans son gobelet, pendu à ses lèvres et aux starting blocks pour rire aux moindres de ses mots. Un Irlandais qui n'a finalement plus rien à prouver auprès d'un public français qui lui a juré amour et fidélité jusqu'à la mort.
 



Pete Doherty et Carl Barat : le vrai reretour des Libertines ?

Posté par Myosotis le 22.09.08 à 18:03 | tags : youtube, uk, rock, reformation
 
On avait tendu l'oreille l'année dernière lorsque Doherty et Barat avaient repassé, l'histoire d'un soir, leur tenue de Libertines. Voilà que les deux coleaders de la franchise la plus expéditive de la petite histoire du rock ont remis ça, il y a quelques jours, sur la scène du Prince de Galles, un pub ultrabranché de Kentish Town, hanté par les beautiful people, les mannequins et les déprimés de la City. Cette fois, il n'y avait pas vraiment d'excuses : un concert secret et mystère de Doherty solo avait été annoncé un peu plus tôt dans la journée mais dès l'entame, Barat était présent et les Libertines prêts pour un set acoustique en rangs serrés. Le groupe a interprété sur la petite scène du pub quelques uns de ses titres fétiches : "Horror Show", "Time for Heroes", "Dont look back into the Su"n, ainsi qu'une reprise d'Oasis, "Dont Look Back In Anger", tout à fait symbolique du contexte de la réunion.


Les rumeurs ont circulé de plus belle, à l'issue de ce beau moment chaotique (et globalement assez... faux, à en croire les vidéos qui circulent sur la toile), quant à la possible réunion des Libertines et aux retrouvailles officielles et en studio du dynamic duo. Malheureusement (ou heureusement), c'est l'un des membres des Babyshambles, Adam Ficek, qui est venu à la rencontre des journalistes un peu plus tard dans la semaine pour se réjouir de la "bonne entente entre Pete et Carl", ajoutant que "ces deux-là avaient encore beaucoup à se dire avant de remonter sur scène ensemble." Le Babyshamble a confirmé que de retour des Libs, il n'était pas question pour le moment et que les Babyshambles entreraient d'ailleurs très prochainement en studio pour enregistrer leur troisième album, après le semi décevant Shotters Nation, dont la sortie serait calée pour le début d'année prochaine. Ah, que d'émotions au petit royaume d'Albion....



Metronomy, nouveau roi du son Anglais (Thecocknbullkid, Roots Manuva)

Posté par Slick Rick le 22.09.08 à 10:18 | tags : électro, hip hop, pop, vidéos musicales, youtube
The Cocknbullkid - On My Own

Metronomy, vous l'avez sans doute compris, est le producteur le plus en vue de la rentrée 2008. Après ses remixes pour la terre entière, et en particulier le gratin pop mondial (Architecture in Helsinki, Franz Ferdinand, Sébastien Tellier, Klaxons, Kate Nash, Love Is All, Late of the Pier, Gorillaz, Midnight Juggernauts... et même un remix hilarant sous speed musette de "Toxic" de Britney (Metronomy - Toxic (Britney Spears Cover), l'Anglais vient de sortir un premier album d'electro-pop déglinguée, Nights Out. Aventureux, jouissif, mais pas très mainstream, un disque pour se faire plaisir. Joseph Mount, cerveau de Metronomy, s'est entouré de deux musiciens pour l'occasion.

Le reste du temps, ce geek magnifique mijote seul derrière son Mac les tubes du futur. Le plus souvent en mettant son talent au service des autres : quel homme bon. Ainsi, les géniales boucles de synthés mélanco-pop de "Let the spirit", par exemple, c'est lui. Et c'est sans doute la plus belle réussite du dernier Roots Manuva, Slime And Reason. Et après un nouveau remix pour la nouvelle sensation swedish pop, Lykke Li, on retrouve Metronomy derrière les manettes du single de The Cocknbullkid. Un nom qui sonne comme une insulte compliquée, pour une sérieuse prétendante au titre de chanteuse la plus cool du moment. Cette londonienne d'origine ghanéenne aime autant Missy Elliott que Morrissey, Abba que M.I.A. Et ça s'entend sur son Myspace (ici), notamment à l'écoute de son irrésistible "On my Own", rose et cheesy, entre Madonna et LCD Soundsystem. Bref, Anita Blay (son vrai nom) risque fort de dévenir la nouvelle reine du cross-over pop. Ou sans doute la réponse anglaise à Santogold, pour parler comme l'ennemi. Avec Metronomy d'un côté (UK), Diplo (USA) de l'autre - ou l'inverse, on s'en fiche ! - la bataille des producteurs, par diva pop interposée, promet d'être riche en hits.

Roots Manuva - Let the spirit
Lire la chronique de Slime And Reason de Roots Manuva



Sam Beeton : le nouveau James Blunt ?

Posté par Myosotis le 20.09.08 à 10:06 | tags : pop, uk, youtube


 
James Blunt est un has been, vous en doutiez ? Le nouveau truc à la mode, le nouveau tube de l'été, la nouvelle hype des hypes s'appelle Sam Beeton, vient de Nottingham et a 19 ans tout juste. "What You Look For", son premier titre a été élevé au rang de single de la semaine par l'émission radio de référence de Jo Whiley sur Radio 1 et commence à envahir les ondes du Royayme-Uni. Beeton joue de la guitare comme il respire, a été entraîné par son père qui jouait dans des pubs et lui a offert sa première guitare. Après avoir taté du hard-rock, le jeune Beeton a débranché sa guitare électrique, écouté les Beatles, s'est exercé à des reprises de Nina Simone et découvert qu'il pouvait exprimer "sa sensibilité" en écrivant ses propres chansons. L'emballement est si fort que le jeune homme a déjà été signé, pour un montant non révélé, par RCA. Son premier album, No Definite Answer, sort fin septembre et rassemble une dizaine de chansons à mi-chemin entre la pop et la musique country. Sam Beeton qui se présente comme un jeune homme tout à fait normal espère faire aussi bien que Paul Simon, l'une de ses idoles, et à qui sa musique a été immédiatement comparée. "Je me suis rendu compte", a-t-il déclaré dans un grand mouvement d'originalité, "que la pop music pouvait s'adresser à tous les publics." Hé ouais. D'ici qu'il découvre qu'on peut faire l'amour dessus ou l'écouter en prenant son petit-déjeuner le matin au réveil, l'humanité aura fait un grand pas en avant. You're beautiful, you're beautiful, it's true. Tremble James Blunt. Le Beeton est dans la place.



"Buttons" : Sia suédée par ses fans

Posté par Slick Rick le 19.09.08 à 18:51 | tags : pop, rigolo, vidéos musicales, youtube
 
Youpi, jouons au sept différences ou à l'intrus avec Sia et les siens ! - Ses fans ! "Buttons", la dernière vidéo de la chanteuse australienne fait en effet l'objet d'un pastichage massif sur YouTube. Sans arme, ni haine, ni mauvaise intention : dans ces plutôt sages remixes visuels, le thème de base est totalement respecteux de l'original : l'auto-enlaidissement par grimaces Braziliennes et accessoires domestiques interposés, douloureux (pinces-à-linge sur les lèvres) ou pas (asperges sur les lèvres).

Sia Kate Isobelle Furler, puisqu'il faut bien l'appeler par son vrai nom histoire de ne pas trop se répéter dans le post, Sia Kate Isobelle Furler donc, dont on ne pense rien. Ah si, bien sûr : on lui doit la chanson de l'épisode ultime et lacrymogène(-ial!!) de feu Six Feet Under, la dégoulinante mais efficace "Breathe Me", ce qui n'est pas rien. Mais bon, à part ça, elle ballade sa voix érogène chez Zero 7 ou en solo, souvent dans des BO de séries à succès (Grey's Anatomy, Veronica Mars, Nip/tuck) sans trop d'éclat mais sans faute de goût non plus. Beck participe à son prochain album Some People Have Real Problems, tout comme les sympathiques Turin Brakes. Mais revenons à notre jeu* : Parmi ces 3 clips quel est le VRAI ?




*Les bonnes réponses ne seront absolument pas récompensées, c'est trop facile.



Grace Jones : Funk cannibal

Posté par Maxence le 19.09.08 à 17:18 | tags : électro, funk, youtube

 

On connaissait la propension toute personnelle à la metamorphose de Grace Jones durant toute sa carrière. Incarnation même du phénomène Queer, Jones n'est ni homme ni femme, ni humaine, ni machine, toujours un peu des deux, mais toujours troublante de séduction et de volupté. Sa carrière est à son image, insaisissable. Entre la reprise de "Warm Leatherette", un classique post-punk sado-maso interprété initialement par The Normal et "La Vie en Rose", il y a des mondes, nombreux et totalement hétérogènes, faute d'être hétérosexuels, que la Jamaïcaine n'a jamais hésité à explorer.

 

 

Alors, on peut dire et penser ce que l'on veut du revival disco sous ses atours mutant funk, punk funk, italo new wave et cosmic disco, reste qu'une fois de plus la créature revient avec un morceau stupéfiant incarné par "Corporate Cannibal", une vidéo dirigée par Nick Hooker. A 60 ans (si si !) la princesse de l'ère des clubs novö aurait pu nous la jouer nostalgique, c'est oublier son passé de grande prédatrice, elle qui a toujours su se couler dans les moules à la demande, mais bien souvent des moules fabriqués par elle et elle seule - ou bien par des génies comme Jean-Paul Goude, qu'elle finira par dévorer comme la mante religieuse qu'elle est. De fait "Corporate Cannibal" et son imagerie mutante impose à nouveau la diva comme une artiste hors normes, ridiculisant les Björk et consort dans leurs pathétique tentative de paraître différentes. Ce morceau qui évoque l'ambiance du Mezzanine de Massive Attack (autant dire pas le plus riant album du groupe de Bristol), avec qui elle faisait d'ailleurs réapparition sur scène en juin dernier lors du Meltdown Festival, est donc la mise en bouche d'un prochain album, intitulé Hurricane, coproduit avec Ivor Guest. As usual, des contributions de Sly & Robbie et de Brian Eno, vieux briscars et vieux amis de la dame, sont également évoqués. Autant dire qu'on attend la chose avec impatience...

 

 

 




Ce beat va tous nous tuer

Posté par 2goldfish le 19.09.08 à 10:02 | tags : geek, hip hop, rigolo, vidéos musicales, youtube

 

Quand l'accélérateur de particule à la frontière suisse créera une trou noir d'où s'échapperont les terribles créatures céléstes qui depuis des millénaires sommeillent en attendant que nous ayons suffisament élargi l'étendue de notre stupidité pour les réveiller, la véritable nature de la matière noire nous sera révélée et l'indicible vérité poussera probablement les quelques survivants à passer leurs doigts à travers leurs orbites laissées béantes par la fonte de leurs yeux et à se suicider en appuyant directement sur le nerf "off" de leur cerveau agonisant. Au moins, se dira-t-on peut être dans ces derniers instants, nous n'aurons plus à entendre la boucle old school des geeks rigolos du CERN.




Invincible : la rappeuse qui défie le Detroit d'Eminem

Posté par Slick Rick le 18.09.08 à 18:06 | tags : hip hop, rap féminin, vidéos musicales, youtube
Invincible - Sledgehammer
 
Invincible, un blaze qui claque, et en dit long sur la force que dégage cette jeune MC de 27 ans, blanche et lesbienne, née en Israël et engagée pro-Palestine. Ne pas se fier à son visage d'enfant : le flow s'avère saignant, made in Detroit. La ville...d'Eminem, auquel on est un peu forcé de la comparer compte tenu de notre paresse intellectuelle, certes, mais aussi de sa couleur de peau.


Car hormis un tempérament rageur et une technique de haut vol, le style de la dame n'a pas grand chose à voir avec les outrances narcissiques de son homologue masculin péroxydé. Ilana Weaver (sa mère ne l'a pas nommée Invincible) ne donne pas dans le tape-à-l'oeil. Ses sons, hypnotiques et sombres, sans refrain R'n'B, ne visent pas à prendre les charts d'assaut, mais bien à écraser la concurrence dignement. Sans jouer les biatches, ni les camionneuses. "Je m'efforce d'être une des meilleures de l'époque, rappe-t-elle, pas seulement une des meilleures avec des seins et des règles" ("I'm striving to be one of the best, period/Not just one of the best with breasts and a period").

 
Un style sobre et percutant, qui a plu à Talib Kweli, pour qui elle représente "l'un des plus talentueux MC qu'il n'a jamais croisé", toutes catégories (blanc/noir, homme/femme, etc.) confondues. Sur les traces lyricalles de Pharaoh Monch, la bluffante passionara de Detroit soigne son flow sur son premier album ShapeShifters, avec la poigne d'une pro. Et un esprit old school, engagé, "positif". Signée sur son propre label, Emergence Music, Invincible nous la fait en indé, avec des instrus locales bien senties : les Lab Techs sur "sledgehammer"(ci-dessus), Prod house sur "Locust" (assorti d'une vidéo-documentaire dénonçant la situation immobilière de la Motor City) ou encore Black Milk et Waajeed. Invincible, une rappeuse sans soute là pour durer.
 

Invincible feat. finale : Locust Part II



NTM, les débuts à la télé

Posté par Slick Rick le 18.09.08 à 14:45 | tags : hip hop, live, télévision, vidéos musicales

Il y a 18 ans, sur FR3, NTM crevait déjà la dale et la lucarne cathodique. "Saint Denis avec sa cathédrale, son hotel de ville, ses rues piétonnes où fourmillent les riverains", commente platement la voix off, soignant sont petit effet ringardos : "Et puiiis : ène-té-ème quatrevingt-treize, les rebelles." Le reportage a pris un coup de vieux, d'accord, mais quel bonheur quand même, cette patine rétro ! Joey Starr qui explique timidement au journaliste que si si M'sieur, il l'a vécu c'qu'il raconte, M'sieur, c'est tout vrai ses textes. Ou que les tags "c'est que de la couleur, et pas une dégradation", mais que bon, il veut "MASSACRER" Paris avec la couleur.

Bref, ce mélange de gaucherie et de radicalité des débuts, parfois à la limite du ridicule (le déhanché de Kool Shen !!!), mais toujours dans la spontanéité : c'est aussi ça les pionniers, des mecs qui tâtonnent, prennent des risques, quoi !

Aujourd'hui, JoeyStarr et Kool Shen maîtrisent leur truc, leurs shows de come back s'annoncent carrés et puissants ou, diront certains, surannés et inutiles. Mais n'oublions pas qu'il y a 18 ans, ces mecs ramaient à la main pour importer d'outre-Atlantique le hip hop en terre Miterrandienne...Et oui, oui, ils sont encore là !




Techno Parade 2008 : 10 ans déjà !

Posté par Maxence le 18.09.08 à 11:51 | tags : agenda, électro, news, techno

 

 

C'est certainement la plus importante révolution musicale des années 90 ! C'est en tout cas le mouvement culturel et musical qui a dominé cette décennie (même si ses racines sont ancrées plus loin dans les années 80), son nom ? La techno.

Evidemment aujourd'hui, retour du rock oblige, hybridation avec la pop, mariage electro-rock, infiltration RnB, jusqu'au metal qui vire électro, le mot "techno" a quelque peu perdu son sens originel et la plupart des amateurs lui préfèrent le terme de "musiques électroniques" au pluriel. Ce qui est logique en effet, car même si ces musiques n'avaient que peu de choses à voir avec les rythmes robotiques de la techno de Detroit ou les montées acides de la house de Chicago, l'histoire de l'electro dans la musique remonte bel et bien aux années 50 et même avant, avec l'invention par le russe Léon Theremin, de l'instrument du même nom.

Ceci étant, ce que fêtent tous les aficionados du rythme et les beat junkies de l'hexagone le 20 septembre prochain, c'est bel et bien, la bonne vieille techno, celle qui, dans toute sa diversité, minimale, progressive, transe, hardstyle, vocale, dub, jungle, drum'n'bass, hardcore, dubstep, electronica ou deep, nous fait lever les bras en l'air et bouger jusqu'au petit matin, près de 30 ans après son invention par les pionniers Juan Atkins, Kevin Sauderson et Derrick May. Un évènement d'autant plus symbolique cette année, puisque la Techno Parade fête ses 10 ans !

Et si, certains esprits chagrins ne voient dans cette manifestation qu'une grande kermesse techno boom boom pour jeunes de 7 à 77 ans, ils devront revoir leur copie et oublier un temps leur inimité puisque pour cette édition anniversaire, Technopol et ses partenaires ont mis les petits plats dans les grands en invitant Pantha du Prince, Ellen Allien (qui sera la marraine de l'édition 2008), Modeselektor, Sascha Funke (au Rex Club), Clara Moto, Jennifer Cardini, pour un plateau de rêve transformé en réalité.

Pour finir, quel rassemblement symbolise mieux la techno que la rave ? La Techno Parade est justement l'occasion de se replonger dans l'histoire de ce mouvement, de 1981 à aujourd'hui, dans notre dossier Histoire des raves. Bonne lecture et bonne fiesta !

Le programme de la Techno Parade 2008

Notre dossier Histoire des raves




NTM met (presque) tout le monde corda à l'Olympia

Posté par Edouard le 17.09.08 à 16:50 | tags : agenda, hip hop, live
Après la reformation sur le plateau du Grand Journal, le passage sur la musicale de Canal Plus, l'apparition live sur France 2dans le cadre de la Fête de la Musique, le retour sur scène du Suprême NTM a été définitivement lancé le 23 juin à l'Olympia par le showcase quasi privé organisé par le duo en partenariat avec NRJ. Une heure et quart de show intense qui a confirmé que le groupe phare du rap français était "encore là". A la veille des cinq Bercy parisiens et de la tournée des Zénith de France, retour sur cette date à l'Olympia en guise de mise en bouche et apercu de ce que le duo est en mesure de donner pour cette série de concerts ultra attendus !


Avant la série de 5 Bercy en 6 jours, du 18 au 23 septembre, qui donne le coup d'envoi d'une tournée nationale, les deux compères enfin rabibochés étaient attendus au tournant. Devant un par-terre de journalistes, d'attachés de presse et de VIP en tous genres (Diam's, Jamel Debbouze, Clotilde Coureau, Olivier Besancenot, Julie Depardieu), plus une centaine de fans qui avaient pu bénéficier d'un billet à 15 euros (6 fois plus au marché noir), NTM n'a pas loupé son test.

Précédés par un Sefyu au top qui n'a pas volé son disque d'or (et que l'on retrouve sur la tournée française de septembre), Joey Starr et Kool Shen ont directement affiché leur légendaire complicité scénique en entrant sur l'hymne "Seine St-Denis Style". Fusion dans la fosse, pogo, mecs en transe portés par la foule. On manque de se faire piétiner, les fluides corporels se mêlent et le nombre d'humains au mètre carré dépasse allègrement celui du RER A en heure de pointe. Un concert d'NTM, quoi. Et ceux qui n'ont pas envie de mouiller le maillot n'ont qu'à aller "au bar ou dehors, est-ce que c'est clair ?", hurle Joey Starr avant d'entonner le titre éponyme.

Avec un public majoritairement invité et qui, pour une bonne part, a lui aussi pris de l'âge, l'ambiance retombe par moment. Relâchement sanctionné instantanément par une "punition" sonore envoyée par DJ James et Naughty J : "Cho Ka Ka O" d'Annie Cordy. Entre "Passe le oinj", "That's my people" et "Laisse pas traîner ton fils", ça fait bizarre. Mais le "Jaguar" est ainsi, il ne lâche pas sa proie, invective la foule, invite les bobos à se casser, place un mot de politique et met la pression sur les spectateurs du balcon qui comptaient rester pépère assis dans leur fauteuil.

Mythique, nostalgique, authentique, le come back scénique du "Suprême Nikoumouk" porte toutefois son petit lot de déception. Dont cet intermède à mi-concert où Kool Shen pose un morceau avec son poulain Jeff Lenerf, et Joey Starr avec son protégé Natty. Deux titres très différents et musicalement discutables qui sont venus nous rappeler pourquoi le duo avait fini par splitter il y a près de dix ans. Certains s'inquiéteront aussi de la condition physique de Ne-she, un peu court niveau souffle. Mais avec du cardio-training et le monstre Joey Starr à ses côtés, ça devrait le faire d'ici le mois de septembre.

Alors, oui NTM était plus pêchu il y a dix ou quinze piges. Une partie de son public n'avait pas encore atteint le rang de CSP+ et rangé au placard les belles utopies du "Monde de Demain". Le rap n'était pas encore cette caricature d'aspirants capitalistes que nous dépeignent les chaines musicales. Bref, c'était mieux avant. Mais c'est encore pas mal maintenant. Alors ne boudons pas notre plaisir.
Les concerts de NTM

Illustration : Avant d'enflammer l'Olympia, NTM avait déjà fait une apparition remarquée à l'hippodrome d'Autueil à l'occasion de la Fête de la Musique (crédit : Sipa)



Festival Scopitone 2008 : 6 ans dédiées à la musique, l’image et au multimédia

Posté par Maxence le 17.09.08 à 10:50 | tags : agenda, électro, news, rock

Comme chaque année les grandes kermesses musicales estivales auxquelles nous donnons aujourd’hui encore le nom de "festivals", font place à des manifestations un peu plus ambitieuses, des évènements qui méritent, eux, peut-être mieux le nom de "festival" dans le sens ancien du terme. Feux d’artifices, ces manifestations sont généralement autant dédiées aux musiques actuelles qu’aux nouvelles approches artistiques pluridisciplinaires.

 

C’est le cas, chaque année à Nantes depuis 6 ans. Largement ouvert à toutes les disciplines artistiques vivantes, Scopitone fait feu de tout bois, invitant artistes plasticiens, scénographes et chorégraphes, vidéastes et bien évidemment musiciens.

 

Cette année encore, Scopitone nous offre 5 jours d’ateliers numériques, de tables rondes, de performances, installations, expositions, de créations vidéos et concerts, parmi lesquels on retrouvera en vrac, Fujiya and Miyagi, Metronomy, The Wombats, Poni Hoax, Zombie Zombie, Principles Of Geometry, le duo de DJ écossais iconoclaste Optimo, Yuksek, Surkin, Minitel Rose, Laurent Garnier, Etienne de Crecy, Radio Slave, Danton Eeprom, Sascha Funke, Strategy, Pivot et de nombreux participants usant autant de l’image que du son, à cheval entre les disciplines, comme le groupe Ez3kiel, Maxence Cyrin, Alva Noto ou Mathias Delpanque (Lena), sans oublier des invités exceptionnels comme Robin Guthrie de Cocteau Twins dans une présentation de son projet "Lumière", une performance mêlant film d’animation et bande son.

 

Scopitone projettera aussi le fameux THX 1138 réalisé par George Lucas en 1978, dans sa version director's cut. Un moment à ne pas manquer ! Votre serviteur y sera présent (entre autre) comme intervenant à l’occasion d’un débat ayant pour thème "Musique, image, multimédia, vers une nouvelle identité artistique ?", le samedi 20 septembre de 14h à 16h. En ce qui concerne les Parisiens, il serait pertinent de leur rappeler que Nantes n’est qu’à deux heures de TGV de la capitale ! A bon entendeur…

 

Voir le programme sur le site de Scopitone 2008




Changement de décor : Sonic Youth signe chez Matador

Posté par Maxence le 16.09.08 à 18:42 | tags : label, news, punk, rock, usa
 

C'est désormais officiel : Sonic Youth signe enfin chez Matador et annonce un album à venir, le seizième, courant 2009 ! Une excellente nouvelle pour tous les amoureux du label et du groupe new-orkais. Ceux-ci ayant rempli leurs obligations contractuelles chez Universal Music Group, il était temps pour eux de tourner la page d'avec Geffen et de se trouver un nouveau toit, certainement plus accueillant, en tout cas plus proche des idéaux et des critères artistiques du quatuor.

 

Fondé par Chris Lombardi en 1989 dans son appartement, Matador Records est l'un des principaux acteurs du rock indépendant des 90's avec la signature de groupes et projets respectés et audacieux comme Yo La Tengo, Cat Power, Matmos, Mogwai, Arab Strap, Pavement, Teenage Fanclub, The Jon Spencer Blues Explosion, Robert Pollard et Guided by Voices ou encore Interpol. La structure, qui s'est même lancée un temps dans la distribution et la réédition de musique électronique entre 1992 et 1998 avec The Bionaut, Pole, Two Lone Swordsmen ou Red Snapper, a toujours offert un espace d'expérimentation et de liberté à ses artistes, ne peut que s'enorgueillir de recevoir l'un des groupes emblématiques de ces 30 dernières années.

 

Selon Steve Shelley : L'enregistrement du nouveau Sonic Youth commencerait cet automne. Une chose est certaine, Thanksgiving et le jour de l'an ne vont pas être ennuyeux chez Matador : "Vous faites quoi ce soir les Yo La Tengo ? Oh, on part faire la fête avec Steve, Kim, Lee et Thurston. Il devrait y avoir Robert Polard et Malkmus aussi... ça va être chouette !" C'est sûr...

 




Pete Doherty joue à Morrissey... bourré ?

Posté par Myosotis le 16.09.08 à 15:09 | tags : rock, uk, youtube
 
 
L'inénarrable Pete Doherty est, ces derniers temps, un peu moins souvent présent dans la rubrique "faits divers" des journaux et un peu plus dans la rubrique "musique". L'homme prépare toujours un album solo annoncé pour la fin de l'année (il a jeté une première mouture jugée décevante et a tout recommencé il y a quelques mois), continue de donner quelques concerts chaotiques avec ses Babyshambles (viendra, viendra pas, le premier qui annulera aura une soufflette), partage quelques soirées avec son amie, la non moins insaisissable Amy Winehouse, et jamme, sous le haut patronnage du NME, avec des amis célèbres. On l'avait vu, il y a peu, partager l'affiche le temps d'une chanson avec Shane Mc Gowan, le patron des Pogues, il y a quelques semaines, pousser la chansonnette avec le cultissime Lee Mavers des La's. Le voici maintenant qui fait mumuse avec Johnny Marr, le guitariste en chef des Smiths et nouveau membre du groupuscule The Cribs.

 
On se disait que Doherty et Marr, cela pouvait donner quelque chose de pas mal. Hé bien, non. "Jeane", une chanson obscure et précieuse du groupe, enregistrée en 1983 lors des fameuses sessions Troy Tate, disparue du montage du premier album du groupe et réapparue miraculeusement en face B du single "This Charming Man", est un petit joyau d'écriture, de guitare et de chant. Une ballade en forme de berceuse pop, jouée à 2 ou 3 doigts, gracile et dont la mélodie transcende la noirceur du propos : la pauvreté, le quotidien de ceux qui manquent de tout, de l'Anglais prolétaire des kitchen dramas et des téléfilms de la BBC. Tout Morrissey et Marr est contenu dans cette chanson (et dans d'autres, ok). Doherty aime les Smiths, mais n'y arrive pas : trop bourré, beurré, chargé, pas concentré, peu importe mais le massacre est inversement proportionnel à la joie qu'on le sent éprouver rien qu'à partager quelques minutes avec l'une de ses idoles.
 

There's ice on the sink where we bathe
So how can you call this a home
When you know it's a grave ?


But you still hold a greedy grace
As you tidy the place
But it'll never be clean
Jeane


We tried, we failed
We tried, and we failed
We tried and we failed
We tried and we failed
We tried
 
Ho Hisse, semble faire Doherty. Pas assez haut encore pour chanter un tel texte.



Rick Wright est mort...

Posté par 2goldfish le 16.09.08 à 01:37 | tags : cimetière, news, psychédélique, rock, vidéos musicales, youtube

... A 65 ans, d'un cancer. Il n'a jamais été celui qu'on remarquait le plus chez Pink Floyd : Syd Barrett puis Roger Waters chantaient plus et étaient reconnus comme leaders, Dave Gilmour plaçait des solos démonstratifs partout où il pouvait et Nick Mason tirait toute la puissance dramatique possible de sa batterie. Rick Wright, au milieu de tout ça, aurait pu facilement essayer de concurrencer Rick Wakeman et multiplier les solos les plus compliqués possibles mais il préférait se consacrer aux textures et aux ambiances.

Il n'aura de son vivant pondu que deux albums solo, Wet Dreams en 1978 et en 1996. On parlait d'un nouvel album instrumental qui aurait pu sortir cette année et puis il avait aussi enregistré l'album Identity sous le nom de Zee avec Dave Harris du groupe new wave Fashion. Il a aussi écrit et parfois chanté sur plusieurs chansons du Floyd avant que Waters ne s'assure le monopole du songwriting : "Paintbox", "It Would Be So Nice", "Us And Them", "The Great Gig In The Sky"... Ainsi que plusieurs jams instrumentaux (ou presque) comme "Careful With That Axe Eugene" qui lui donnaient l'occasion de triturer ses claviers à loisir.

 




Fujiya & Miyagi : Heurekâ !

Posté par Maxence le 15.09.08 à 18:19 | tags : électro, news, pop, rock

 

 

Non le prochain TV on The Radio n'est pas l'unique évènement rock indé de la rentrée ! Le trio de Brighton Fujiya & Miyagi, passé quatuor depuis peu (qui n'est donc ni japonais, ni un duo et dont nous parlons de toute façon déjà amplement ici) vient en effet de sortir Lightbulbs un album pas du tout ampoulé, bourré d'hymnes krautpop lumineux et de tracks brillamment funky qui risquent d'éclairer joliement vos prochaines soirée automnales. On parie ? A noter que Fujiya & Miyagi vient également d'enregistrer un morceau de 45 minutes pour Nike, qui sera (dans un premier temps ?) uniquement trouvable sur Itunes et Beatport à l'image du 45 :33 de LCD Soundsystem.

 

En attendant vous pouvez déjà relire leur interview réalisé pour Flu' l'an passée et retrouver le tracklisting de Lightbulbs :

 

1. Knickerbocker
2. Uh
3. Pickpocket
4. Goosebumps
5. Rook To Queen's Pawn Six
6. Sore Thumb
7. Dishwasher
8. Pterodactyls
10. Pussyfooting
11. Light Bulbs
12. Hundreds & Thousands

 

Enfin, profitez de la vidéo de "Knickerbrocker", certainement un des meilleurs morceau de cet album, même s'il n'est pas totalement représentatif de sa variété. Mais promis, on y revient bientôt plus en détail dans une vraie chronique, sur Flu', le site.

 

Fujiya & Miyagi - Knickerbocker - by Wade Shotter




Visite du Pape : Jean-Paul II aimait le breakdance

Posté par Myosotis le 15.09.08 à 14:00 | tags : rigolo, youtube

 

Je n'ai rien contre Benoït XVI dont la visite en France semble avoir été préparée de bien belle manière par son entourage : beau discours, espérance, belles fringues, des supporters assez nombreux pour dissimuler la désaffection dont souffre actuellement la religion catholique romaine aux yeux des Français, un Sarkozy enamouré et pieux comme une Bernadette Chirac New Age, un Bigard aux abonnés absents (une enquête sur le 11 septembre au feu peut-être?),... Il n'en reste pas moins que Josef Ratzinger est franchement moins cool que Jean-Paul II et cela pour deux raisons principales (en ce qui concerne le blog musique) :

 

1) parce que Jean-Paul II aime le breakdance. Il était un peu vieux pour le danser lui-même mais il kiffait ça. Il suffit de voir l'étincelle dans son regard de vieil homme pour en prendre conscience. Pour lui, les breakdancers étaient aux catholiques ce que les derviches tourneurs étaient au soufisme : ça ne fait pas un pli.

 

2) parce que Jean-Paul II a enregistré un single de dance music, dont l'Internationale des Curés a réussi à gommer toute trace sur la toile, mais qui était presque aussi puissant que du Fat Boy Slim : Abba Pater. La version ci-dessous n'arrive pas à la cheville de la version club mais en donne une petite idée.

 




"The System" de Terry Lynn : on achève bien les cochons

Posté par Slick Rick le 15.09.08 à 10:29 | tags : dub, électro, reggae, vidéos musicales, youtube
Terry Lynn - The System

Sur le thème des mises à mort des animaux, on se souvenait de "Meat Is Murder" des Smiths, lugubre chanson assaisonnée de meuglements funèbres. Il y a avait aussi l'album Abattoir Blues / The Lyre Of Orpheus de Nick Cave et ses mauvaises graines...Voilà la version ragga, avec le clip "The System" de Terry Lynn.

"Les images que vous allez voir ont été insérée dans le clip afin de témoigner du climat de crime et de violence qui affecte notre île…La Jamaïque", prévient un panneau. Mais pas de panique pour les défenseurs des droits des animaux et les membres de la Fondation Brigitte Bardot : "Durant les 2 jours de tournage de ce clip, 7 des animaux de l’abattoir ont été tués pour leur viande. Pendant ces 2 mêmes jours, 9 jamaïcains ont perdu la vie à cause de la violence."

Impressionnante métaphore visuelle de la situation jamaïcaine, le clip de "the System" a été réalisé par les Richards Brothers, connus pour leurs photos stylisées prise dans les ghettos de l'île. Filmés en fish-eye, les porcs se font trainer dans les ruelles de Waterhouse, "un endroit connu pour être un abattoir" selon Terry Lynn. Une Cité de Dieu, version reggae. La chanteuse de Kingston rappelle avec ce puissant titre, alternant rage et respirations mélodiques, toute la charge politique que peuvent drainer le reggae et le ragga. Pas vrai Sean Paul ?





Plantes grimpantes

Posté par 2goldfish le 13.09.08 à 11:49 | tags : folk, pop, vidéos musicales

 

Plants And Animals c'est le dernier groupe canadien à faire parler de lui. "Le dernier" peut-être pas seulement dans le sens du plus récent mais peut-être aussi vraiment le tout dernier avant longtemps puisqu'on ne voit plus grand chose venir du pays des caribous qui nous a apporté tant de Broken Social Scene, Arcade Fire et autres Unicorns il y a quelques années. Ce n'est pas forcément un mal, ça fait longtemps qu'on s'est lassé et puis comme avec tout "mouvement", on se rend compte a posteriori que l'enthousiasme général autour de ce genre de phénomène pousse tout le monde à penser ou au moins dire du bien de groupes pas vraiment terribles en vérité (Wolf Parade, je pense à vous).

 

Plants & Animals ne compte que trois membre mais produit tout de même un indie-rock orchestral plein de grands sentiments communautaristes. Leur petit truc qui leur permet de se distinguer des autres, c'est leur côté relax "je joue de la guitare acoustique dans mon jardin" qui ancre les plus grandes envolées dans une réalité assez intimiste, un terrain totalement abandonné par Arcade Fire ou Islands et qui rend ces gentils hippies vraiment attachants. Leur premier album Parc Avenue qui est sorti il y a quelque mois déjà ne fait vraiment parler de lui que maintenant et contient quelques perles comme cette "Faerie Song" (désolé, moi non plus je n'aurais jamais pensé aimer un titre aussi Jethro-Tullien qu'ils jouent sur un toit pour Pitchfork TV parce que pour filmer des concerts pour le net, il faut avoir un gimmick (un toit, un sous sol, la rue...)



Freak Out, un nouvel EP de Liars bourré de clips !

Posté par Maxence le 12.09.08 à 17:19 | tags : électro, punk, rock, vidéos musicales, youtube

Nous avons bel et bien failli rater la parution de The Freak Out EP de Liars, débraqué dans les bacs le 8 juillet dernier. Un nouveau maxi réunissant principalement des vidéos, puisque outre le morceau "Freak Out" et une version live de "Clear Island", on y trouve les clips de "Plastercasts Of Everything", "Houseclouds", "Let's Not Wrestle Mt Heart Attack" et celui, carrément sinistre, de "We Fenced Other Gardens With The Bones Of Our Own", dirigée et réalisée par Karen O des Yeah Yeah Yeahs.

 

On restera aujourd'hui sur celui, gentiment indolent, de "Houseclouds", certainement le morceau le plus plaisant et le plus facile de ce quatrième album. Coincé entre le barbare et monomaniaque "Plaster Casts of Everything" et le franchement chaotique, voir maléfique "Leather Prowler", "Houseclouds" fait figure de douce descente de neuroleptiques (juste avant le shoot fatal de crystal de méthamphétamines !!).

 

Réalisé sur le mode du triptyque (que Liars semble particulièrement aimer) à la manière de "The Other Side of Mt. Heart Attack", "Houseclouds" s'avère tout aussi surréaliste. Entre un Angus atone et faisant des mamours à un chaton et les deux zozos d'Aaron Hemphill et Julian Gross déguisés en salarymen aux yeux éteints ne vous attendez pas à trouver du sens ici, mais par contre le mélange d'Animal Collective sous tranxène et de cLOUDDEAD, qui aurait laissé le flow à la porte, fonctionnant plutôt bien, vous risquez fort d'y revenir et d'ondulez bêtement sur ce marrant petit bout de clip idiot.

 




AC/DC, Metallica : l'habit fait le moine

Posté par 2goldfish le 12.09.08 à 10:06 | tags : en jpeg, metal, rigolo, rock

Vous voulez connaitre la différence entre le retour d'AC/DC et celui de Metallica ?

Le même uniforme, le même béret, la même attitude. Ca peut lasser mais ça vaut toujours mieux que...

 

... des nouvelles tongs, un nouveau short, un sac Armani. Et sur Death Magnetic, ça s'entend.




Real hip hop is not dead #2 : Termanology, Common, GZA

Posté par Slick Rick le 11.09.08 à 16:05 | tags : hip hop, vidéos musicales, youtube
Termanology (feat. Bun B) - This is how we rock

 

Commençons par le plus fresh, le plus fort, le plus méconnu : Termanology. Des mois et même des années que son album est annoncé à coup de mixtapes cinglantes. Bonne nouvelle, le gros bébé arrive le 30 septembre. Baptisé Politics as usual, il a pour "parrains" soniques une des plus belles dream team depuis l'indépassable Illmatic : DJ Premier (3 titres géniaux dont ce brûlant "This is how we rock"), Buckwild (qui a travaillé avec tout le monde, dont Lord Finesse, Big L, OC, Organized Konfusion...) Nottz (Busta Rhymes, The Game, MOP, AZ...), The Alchemist (Mobb Deep, Lil Wayne, Ghostface Killah...), Large Pro (Illmatic de Nas, Main Source, Eric B. & Rakim, Marco Polo...), Havoc (la moitié de Mobb Deep), Easy Mo Bee (Notorious Big, 2 Pac et du Wu Tang Clan des débuts...) Hi-tek (Talib Kweli) et même Pete Rock (Public Enemy, Nas et CL Smooth)...Des godfathers de légende pour ce premier rejeton de Term', from Massachussetts to New York !! Foncez voir son MySpace, et vous allez voir que j'aurais très bien pu choisir un autre titre pour illustrer le talent de ce MC d'origine latino, digne descendant de Big Pun. Du rap ancienne manière, classique si l'on veut - mais alors au sens Clint Eastwood du terme ! - mais authentique et puissant, dans la même veine que Grey Hairs, le dernier Reks, son pote de rimes, dont on a déjà parlé auparavant. "Termanology va remettre les MC à la tache du MC'ing, annonce le rappeur Bun B. Ce mec est une bouffée d'air frais dans ce dirty game".

 

On reste dans la Grosse Pomme avec GZA, membre émérite du Wu Tang. Depuis le classique Liquid Swords, tout amateur du crew de Staten Island sait la saveur de ses savantes salves solo, froidement incisives, portées par le flow magnétique du Genius. GZA n'a pas la gouaille de Method Man ou les punchlines de Ghostface Killah, son style est plus discret, sous-terrain, abstrait, et ne s'apprivoise qu'avec le temps. Pro Tools, sa dernière livraison après le solide Grandmasters (avec Dj Muggs), contient son lot de pépites noires, tel ce "Pencil" chargé par un lourd beat de Mathematics, un DJ habitué de la Wu Fam. Aidé de sa vieille garde (True Master, RZA, Bronze Nazareth), et de Black Milk (de Detroit), GZA assure tranquillement, comme un dieu. A noter, pour faire la transition, que l'instrumental "Intromental", le morceau d'ouverture de Pro Tools, s'inspire du "Hungry" de Common.

Common - héhé - qui, avec la sortie de son Invincible Summer, prévue le 22 septembre, nous laisse finir sur une note plus "sunny", relax et...Stax : ce look, man, c'est du plagiat d'Isaac Hayes ! Les deux premiers singles, "Universal Mind Control" et "Announcement", produits par The Neptunes, sont deux franches réussites hip hop. L'une dans un style bizarrement très électro, avec une boucle totalement inspirée par...Timbaland, le grand "rival" des deux producteurs aux mains d'argent. L'addictif "Announcement", bénéficiant d'un featuring rappé par Pharrell, se la joue moins dancefloor futuriste, privilégiant les bonnes vibes synthé-funky : la spécialité des Neptunes. Ce huitième album s'annonce dans la lignée de Be, le dernier disque majeur du plus cool (et parfois plus "sérieux") des MC chicagoan. Bonne nouvelle pour la rentrée : real hip hop don't stop !

 

GZA - Pencil
Common - Announcement



Les amants secrets de Britney Spears

Posté par 2goldfish le 11.09.08 à 11:44 | tags : pop, rigolo, top
Un chef d'oeuvre, je vous dit.Les blogueurs de l'excellent Idolator sont tombés sur ce top très amusant dans les tréfonds de Last FM : celui des chansons (et des artistes) que les utilisateurs effacent le plus souvent de leur liste de titres joués. Le classement des chansons est assez prévisibles :

1. Britney Spears - Piece Of Me
2. Nelly Furtado - Say It Right
3. Britney Spears - Gimme More
4. Amy Winehouse - Rehab
5. Avril Lavigne - Girlfriend

 

Les trois premières au moins sont excellentes (en particulier Piece Of Me qui est, rappellons-le aux ignorants, un chef d'oeuvre) mais toutes sont chantées par des femmes fort peu "respectables, surtout pour le public de geeks musicaux de Last FM. Il y a sans doute un peu de sexisme quelque part là dedans : il est beaucoup plus facile pour certains d'assumer leur goût pour Justin Timberlake que pour son ex. Le classement par artistes est plus surprenant au premier abord mais finalement pas très intéressant :

 

1. The Beatles
3. Radiohead
4. Britney Spears
5. Avril Lavigne

Depuis quand a-t-on honte d'écouter les Beatles ou Radiohead ? Deux réponses : soit les deux groupes sont là parce qu'ils sont les plus écoutés et donc les plus susceptibles d'être effacés, soit les auditeurs les enlèvent de leur liste pour donner un peu d'originalité à leurs charts (c'est pitoyable, donc sans doute au moins un peu vrai). Britney et Avril, qu'on retrouve, prouvent qu'elles ne sont pas des plaisirs coupables d'une nuit mais bien de véritables histoires d'amours non assumées par beaucoup.




Kompakt : grandeur et déca(danse)

Posté par Maxence le 10.09.08 à 17:55 | tags : électro, techno

 

 

Paradoxe : Alors que la sphère d’influence de Kompakt n’a jamais été aussi étendue, qu’il s’agisse de promotion, distribution ou tout simplement de productions, le charme du plus fameux des labels de Cologne semble doucement s’étioler depuis un an. La maison de la minimale techno mélodique et gracile, fondée en 1993 par Jörg Burger, Wolfgang Voigt et Jürgen Paape sous le nom Delirium (à l'origine un magasin de disque), puis rebaptisé Kompakt à l’arrivée de Michael Mayer en 1998, fête pourtant ses 10 ans d’existence au mois d’octobre, mais il faut bien le reconnaître la structure qui a enchanté nos nuits et bercé nos afters, ne nous offre plus de grand frisson depuis plus d’un an.

 

En témoigne une sélection plutôt tiède pour la désormais incontournable rétrospective annuelle, Kompakt Total. Si l’opus 7 nous avait, osons le dire, "totalement" envoûté, la livraison pourtant copieuse de Total 9 nous laisse de glace, n’offrant que le tout venant du tatapoom techno. Même les champions du label, Superpitcher, Thomas Fehlmann, Burger & Voigt, Kaito, Justus Koehncke ou DJ Koze nous ennuient. Quant aux petits nouveaux et les transfuges des labels amis, les Gui Boratto, The Rice Twins, Partial Arts, Dubshape ou Robert Babicz, certains exceptionnellement présents sur ce volume et sur lesquels nous comptions beaucoup, n’offrent que de pâles fleurs en comparaison des stupéfiantes éclosions de l’an passé.

 

Le label pêche-t-il par ambition ? On peut raisonnablement se le demander au vu de la multiplication de ses casquettes et de ses activités. En Allemagne, Kompakt distribue en effet plus de 150 labels, dont les pointures que sont Italic, Dial, Neuton, Kamarouge, Traum et bien d’autres. La sphère d’influence de ce qui était une petite boîte, montée par des copains est aujourd’hui si importante que l’ensemble a même des aspects de major electro. Pourtant le fonctionnement de la structure n’a pas vraiment changé, et ses acteurs sont peut-être dépassés par leur mission.

 

Kompakt ne chôme pas cependant, et nous commençons à voir poindre de nouvelles pistes. Le label semble en effet sur le point d'investir le champ de la pop mondiale. C'est, tout du moins, la direction que de nombreux artistes signés Kompakt prennent depuis trois ans. C’est particulièrement évident au vu des morceaux de Kompakt Total 9, dont beaucoup sont vocaux (on pense en particulier à l’étonnant "Come Into My Life" de Jürgen Paape, un des plus intransigeants représentants de la ligne dure de Kompakt, offrant ici paradoxalement un morceau de house extrêmement commerciale et convenue avec Alison Degbe). Ce n’est malheureusement pas toujours bienvenu, en témoigne l'album plutôt insipide de Pluxus paru au printemps. On est loin ici, de la fraicheur de morceaux comme le "Beautifull Life" de Gui Boratto par exemple.

 

Comme me le disait récemment mon rédacteur en chef (@ Trax) : "Le seul avantage de ce revirement pop, c’est que l’on se prend à imaginer ce que les producteurs de l’écurie allemande pourraient faire avec des gens comme Madonna ou Björk, qui devraient d’ailleurs aller les voir, plutôt que de continuer à s’enfoncer avec Timbaland et compagnie ». Alors, une escapade au sommet de la pop commerciale serait-il un reclassement judicieux pour l’aigle ambitieux de Kompakt ? Une chose est sûre, il lui donnerait un impact mondial, et imposerait enfin la techno comme une culture de masse… Ce qu’elle n’est pas arrivée à faire, en France tout du moins, en 30 ans d’existence.

 

A suivre donc…




Dear Science de TV on The Radio, déjà sur le réseau !

Posté par Maxence le 10.09.08 à 15:01 | tags : électro, mp3, music biz, news, rock

Cela n'étonnera personne, Dear Science, le prochain TV on The Radio, est l'album le plus attendu de cette rentrée. Il est donc normal de voir les internautes avides chercher désespérément le leak improbable sur les forums et les réseaux P2P de la planète. Cependant, à une époque où les labels et les groupes jouent gros en voyant leurs productions distribuées facilement 3 mois avant leur parution officielle, certains finissent par élaborer de curieuses stratégies et n'hésitent pas à balancer de faux albums en guise d'appât.

 

On se souvient de la polémique autour du troisième album de Boards of Canada. Trouvable sur le net bien avant sa sortie, l'objet s'est avéré un fake entièrement constitué de vieux morceaux datant de l'époque où le duo écossais balbutiait de magnifiques mélodies dans leur sous-sol. Notre collaborateur Myosotis a également fait les frais de ce type de supercherie avec le dernier album de Why?, dont la version "trouvable" gratuitement, n'était pas celle qui atterrit chez les disquaires 2 mois plus tard. Idem pour Nine Inch Nails à la sortie de l'attendu With Teeth, balançant sur le réseau un album de démos et de morceaux plus ou moins finis, sans compter l'aide, volontaire ou non, d'un groupe se nommant lui aussi With Teeth et proposant comme par hasard au même moment, quatre titres sonnant étrangement comme du Nine Inch Nails. Alors, "NIN, ou l'art de brouiller les pistes" ?

 

Reste qu'il est étonnant de voir les TV On The Radio, qui se sont justement acoquinés un temps avec Trent Reznor des même NIN et ont signé avec Interscope, le label du bonhomme (géré par Universal Music Group) pour ce troisième album, proposer déjà le même type de stratégie à l'époque de Return To Cookie Mountain. L'album était alors bel et bien trouvable 2 mois avant sa distribution dans les bacs, mais dans le désordre et avec des titres qui n'apparaissaient plus sur la version officielle. Il était donc prévisible que les fans se méfient de ce qu'ils pouvaient ramener cette fois, dans les mails du réseau. A suivre les discussions sur les forums ou sur Last FM, il semblerait bien que la stratégie ait fait long feu. C'est désormais officiel, Dear Science est aujourd'hui trouvable via rapidshare et megaupload (dont on ne signale pas assez l'importance dans le monde de la "distribution" parallèle). Un site perso lié à un blog du nom de Sordo Music, propose même une database de tous les albums leakés sur les différents blogs qui pratiquent la "promotion" ou le partage d'albums "retirés de la distribution" et sur lequel on trouve bien évidemment Dear Science. Bref, les fans sont rassurés, ils pourront enfin se faire une idée avant la chronique sur Fluctuat.net, et avant d'aller acheter l'objet chez leur disquaire bien sûr...




Mercury Prize 2008 : Elbow plus fort que Radiohead

Posté par Slick Rick le 10.09.08 à 11:11 | tags : news, pop, rock, vidéos musicales

Radiohead, Burial et The Last Shadow Puppets se disputaient le Mercury Prize 2008...Neon Neon et Estelle étaient aussi sur la brêche, sans trop croire au prestigieux trophée britannique...Qui est finalement revenu à Elbow. Elbow, cet excellent "petit" groupe, ambitieux mais assez confidentiel jusqu'ici, dont le quatrième album The Seldom Seen Kid s'est retrouvé parmi les nominés.

 

"Damn it, encore raté !!!", a dû s'exclamer le pauvre Thom Yorke dans sa maigre barbe : Radiohead échoue pour la quatrième fois. Ce qui fait tout de même cinq déconvenues pour Thom, dont le solo (The Eraser) était en lice en 2006. Elbow succède ainsi à une belle brochette : Primal Scream, Suede, M People, Portishead, Pulp, Roni Size, Gomez, Talvin Singh (qui ça ?), Badly Drawn Boy, PJ Harvey, Ms Dynamite, Dizzee Rascal, Franz Ferdinand, Antony and the johnsons, Arctic Monkeys et Klaxons.
 
Burial aura donc dévoilé son visage d'ex "mystérieux maître du dubstep" pour rien. Elbow peut lever le coude (ha ha) et fêter ça : Guy Garvey et ses amis sont devenus grands.
Elbow - The Bones of You



Décès d'Hector Zazou, le compositeur embarque pour sa dernière île

Posté par Myosotis le 09.09.08 à 15:04 | tags : cimetière, news, pop, rock

Le compositeur français Hector Zazou est mort hier à l'âge de 60 ans, des suites d'une maladie diagnostiquée en début d'année. Connu des auditeurs de Bernard Lenoir, l'Inrockuptible, chez qui il passait de temps en temps pour des émissions ethniques ou world généralement "zappées" par les fans hardcore (les soirées d'Yves Thibord) : "ah, merde, c'est Hector Zazou. Qu'est-ce qu'il y a à la télé?", Hector Zazou s'était taillé une belle réputation à l'international par la qualité et la richesse de ses productions.

Amoureux des musiques du monde, africaines et des îles en particulier, Hector Zazou avait été exposé à un plus large public en 1995 avec son album Chanson des Mers Froides, sur lequel on trouvait, parmi des choeurs sidérants (d'esquimotes notamment) quelques intervenants célèbres : Björk, Siouxsie, John Cale ou Suzanne Vega. Cette collection de chansons d'ambiance traditionnelles des régions froides avait constitué son plus gros succès commercial et avait permis de faire connaître sa démarche d'ouverture, de métissage musical et de défrichage à un public pop-rock généralement assez fermé autour de ses bases. Zazou aimait les percussions africaines, les pièces de rock jouées avec des instruments traditionnels mais également les expérimentations sonores et électroniques. Son dernier album, sorti il y a un an, Corps Electriques, évoluait d'ailleurs dans ce registre electro-rock.


Son décès intervient quelques jours avant la mise en circulation d'un album qui, de fait, deviendra un album posthume : In the House of Mirrors, prévu le 6 octobre. L'album enregistré en Inde, avec notamment une section de cordes ouzbek, illustre sa volonté de parvenir, par l'électronique, à mener, au sein de musiques répétitives ou ascensionnelles, une vraie recherche du sacré. "Les Anglais ont Peter Gabriel, les Américains David Byrne, les Français Hector Zazou", disait de lui Jean-François Bizot. Il va falloir faire autrement.

 

 

http://www.myspace.com/corpselectriquesalbum

http://www.musicoperator.com/




Les 100 albums les plus gays de tous les temps : calculez votre "gay friendlytude"

Posté par Slick Rick le 09.09.08 à 09:58 | tags : news, pop, rigolo, rock, sexe en musique, top

 

Vous n'en rêviez pas forcément : Out Magazine l'a fait. Une liste, tenez vous bien, des "100 albums les plus gays de tous les temps". 100 disques choisis par la crème des stars homos, musiciens (Boy George, Rufus Wainwright, Cyndi Lauper...) comme cinéastes (John Cameron Mitchell...), écrivains ou artistes contemporains. Toutes ces stars ont chacune donné leur Top Ten perso ultime, et voilà ce que ça donne, par ordre décroissant (ci-dessous).

 

100 The Beatles - Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band
99 Joni Mitchell- For The Roses
98 Ferron - Testimony
97 Janis Ian - Between The Lines
96 Nick Drake - Bryter Layter
95 Culture Club - Kissing To Be Clever
94 Hair Original Broadway Cast - Hair
93 Sade - Lovers Rock
92Morrissey - Viva Hate
91 Grace Jones - Nightclubbing
90 Kate Bush - The Kick Inside
89 Fifth Column - To Sir With Hate
88 Hüsker Dü - Zen Arcade
87 Madonna - Confessions on a Dance Floor
86 Madonna - Madonna
85 Nina Simone - Anthology
84 Cyndi Lauper - True Colors
83 Bette Midler - The Divine Miss M
82 Cher - Believe
81 Scissor Sisters - Ta-Dah
80 Rufus Wainwright - Want One
79 T. Rex - Electric Warrior
78 Various - The Rocky Horror Picture Show Soundtrack
77 New Order - substance
76 Ani DiFranco - Imperfectly
75 Carole King - Tapestry
74 Michael Jackson -Off The Wall
73 Various - Fame Soundtrack
72 Donna Summer - Once Upon a Time
71 Elton John - Captain Fantastic & The Brown Dirt Cowboy
70 Rent Original Broadway Cast - Rent
69 Frances Faye - Caught In The Act
68 Nirvana - Nevermind
67 Hüsker Dü - Candy Apple Grey
66 Soft Cell - Non-Stop Erotic Cabaret
65 Le Tigre - Le Tigre
64 Patti Smith - Easter
63 Björk - Debut
62 Jeff Buckley - Grace
61 Sleater-Kinney- Dig Me Out
60 R.E.M. - Automatic For The People
59 Bronski Beat - The Age of Consent
58 Liz Phair - Exile In Guyville
57 Prince - Dirty Mind
56 Team Dresch - Personal Best
55 David Bowie - Diamond Dogs
54 Tori Amos - Little Earthquakes
53 Culture Club - Colour By Numbers
52 Kate Bush - Hounds Of Love
51 Frankie Goes To Hollywood - Welcome to the Pleasuredome
50 Rufus Wainwright - Poses
49 Patti Smith - Horses
48 Cris Williamson - The Changer and the Changed
47 The Magnetic Fields - 69 Love Songs
46 Madonna - Ray of Light
45 Bikini Kill - Pussy Whipped
44 Pet Shop Boys - Very
43 Prince - Purple Rain
42 ABBA - Gold
41 Melissa Etheridge - Yes I Am
40 Pet Shop Boys - Behavior
39 Laura Nyro And Labelle - Gonna Take A Miracle
38 Dusty Springfield - Dusty In Memphis
37 Blondie - Parallel Lines
36 Madonna - Erotica
35 Yaz - Upstairs At Eric's
34 Donna Summer - Bad Girls
33 The Smiths - Hatful Of Hollow
32 The Smiths - Meat Is Murder
31 Sarah McLachlan - Fumbling Towards Ecstacy
30 Diana Ross - Diana
29 Pet Shop Boys - Actually
28 Queen - The Game
27 Eurythmics - Sweet Dreams (are Made Of This) (Are Made of This)
26 Scissor Sisters - Scissor Sisters
25 k.d. lang - Ingénue
24 Sylvester - Living Proof
23 Deee-Lite -World Clique
22 The Gossip - Standing In The Way Of Control
21 David Bowie - Hunky Dory
20 Queen - A Day At The Races
19 The B-52s - The B-52's
18 George Michael - Listen Without Prejudice Vol. 1 Prejudice, Vol. I
17 Lou Reed - Transformer
16 Queen - A Night At The Opera
15 George Michael - Faith
14 Erasure - The Innocents
13 Ani DiFranco - Dilate
12 The Velvet Underground & Nico - The Velvet Underground & Nico
11 Various - Hedwig And The Angry Inch Soundtrack
10 Antony And The Johnsons - I Am A Bird Now
09 Cyndi Lauper - She's So Unusual
08 Madonna - The Immaculate Collection
07 Elton John - Goodbye Yellow Brick Road
06 The Smiths - The Queen Is Dead
05 Judy Garland - Judy at Carnegie Hall
04 Indigo Girls - Indigo Girls
03 Tracy Chapman - Tracy Chapman
02 The Smiths - The Smiths
01 David Bowie -The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars

 

Et c'est...David Bowie qui gagne au finish, coiffant au poteau The Smiths et l'étonnante Tracy Chapman !!!

A noter que ce top 100 ne comporte pas uniquement des artistes homos, ce qui démontre avec force que les gays - incroyable - n'écoutent pas QUE leurs semblables !!! Belle leçon de tolérance. On apprend aussi que, tiens, Husker Dü plait bien aux homos (du moins aux stars interrogées). Mais Bob Mould est homo, alors bon.

L'hétéro moyen peut, quant à lui, s'amuser à compter ses groupes préférés dans les 100 lauréats, et jouer à tester son taux de gay-friendlitude. Qui s'élève pour ma part à 36 %. Pas beaucoup ? Trop ? Une question qui m'assaille soudain, plus sérieuse : être sous les 50%, est-ce... Un signe d'homophobie ? De mauvais goût ? Questions subalternes, découlant des deux premières : où commence l'homophobie ? Et le mauvais goût ?

...Qui a dit que les classements , c'était toujours bidon ?




Blippr, le futur de la critique musicale

Posté par 2goldfish le 08.09.08 à 18:03 | tags : rigolo, web, web 2.0

Tro for, j pe pa testJe suis très inquiet. Le site Blippr va-t-il me mettre au chômage ? Le site propose aux internautes d'écrire des critiques en 160 caractères ou moins et de les accompagner d'un smiley allant de =D à =( et en tire des tops. Et moi je n'ai même pas réussi à écrire moins de 300 caractères sur le sujet. Le web 2.0, c'est plus fort que moi.




"Headlock" de Esser, de la pop rien que pour vos cheveux

Posté par Slick Rick le 08.09.08 à 16:02 | tags : électro, pop, uk, vidéos musicales, youtube

Esser - Headlock
 
"Wah ! Pas mal ses tifs ! C'est quoi son gel ? ", s'interroge-t-on bêtement à la vision du clip de "Headlock" du jeune Esser. Ce Londonien en polo Fred Perry, jean retroussé et mocassins bateaux cultive un look (modestement) décalé, sa banane capillaire se situant à la frontière de la houpette Morrissey, de l'outrance psychobilly, et de la coupe "pot de fleur" des rappeurs eighties. Tandis que son regard de gentil garnement évoque Mike Skinner. Une bonne bouille, ce Esser.

Ben Esser, puisque c'est son nom, est un garçon doué. Ex-batteur de Ladyfuzz, groupe de pop splitté il y a peu, il s'est lancé en solo avec un certain bonheur. "I Love You", son premier single, était un excellent titre de pop addictive, un peu comme du Calvin Harris chanté par Damon Albarn, ou justement, Mike Skinner. Des basses bouncy, un joli accent lad, une mélodie chewing gum... Très accrocheur, tout comme ce "Headlock", dernier titre au parfum de bon Beck (époque "Loser"), dans la forme (le refrain !) comme sur le fond, auto-dépréciatif à souhait. "I've got a problem, it's called living", chante-t-il avec morgue et classe sur des basses bien cradosses, "lo-fi dancehall" si l'on veut, qui n'aurait pas fait tâche dans le monde de Diplo.

Son maxi "Headlock", sorti chez Transgressive Records en avril 2008, attend toujours un successeur en format LP. Vivement la suite.

Esser - I Love You




Internet mon amour, téléchargement mon chéri

Posté par 2goldfish le 08.09.08 à 11:07 | tags : music biz, news, politique, web 2.0

Le projet de loi "Internet et Création" qui doit passer devant le Parlement Français cet automne a, entre autres particularités amusantes, été rédigé sans la consultation des créateurs. Les industriels, les distributeurs et les politiques ont tous eu leur mot à dire (du moins le croyait-on jusqu'à ce qu'on apprenne les méthodes douteuses de Denis Olivennes et Christine Albanel pour obtenir des signatures) et il s'est bien trouvé a posteriori des artistes pour courageusement s'élever pour le projet de loi de leurs patrons et du gouvernement dans une tribune du Monde en juillet dernier intitulé "Culture ne rime pas avec gratuité". Alain Corneau, Costa Gavras ou Jean-Jaques Annaud n'ont pas un instant réfléchi que leurs noms non plus ne rimaient pas avec toute la culture mais ils semblent en tout cas certains que "gratuit" ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Il y a des artistes qui ont envie de distribuer leur production gratuitement ou du moins qui refusent qu'on empêche sa circulation et son partage. Signataires de la pétition "Internet Mon Amour" ils veulent être pris en compte dans le projet de loi et demandent à être téléchargés, "piratés". Il semble que personne au gouvernement n'a entendu parler des licences Creative Commons et des artistes qui mettent volontairement leurs oeuvres sur les réseaux peer to peer ou des net-artistes qui créent des sites gratuits. Tous les modèles développés depuis des années par les artistes de demain (d'aujourd'hui même) sont simplement ignorés alors qu'ils pourraient être encouragés.


Il suffit de regarder un peu les chiffres publiés par Numérama il y a peu : aux USA et au Royaume Uni, les revenus reversés aux artistes par les équivalents locaux de la SACEM sont plus haut que jamais. ils n'ont jamais baissés et en France non plus même si la hausse est bien plus timide. C'est en fait l'explosion des moyens de diffusion des oeuvres, en particulier sur le net, qui fait que la chute des ventes de disques est largement compensée pour les artistes. Elle ne l'est évidement pas pour les maisons de disques ou les distributeurs traditionnels mais dans les pays anglo-saxons, plutôt que de ne s'adresser qu'à eux pour pondre des lois rétrogrades (ces pays en ont pourtant aussi leur lot) on n'a pas freiné le business du futur.




Club NME #1 à l'Elysée Montmartre en septembre

Posté par LovelyRita le 07.09.08 à 15:42 | tags : agenda, électro, live, pop, rock, uk

Depuis 2004, l'hebdo britannique NME a lancé ses soirées Club NME, à Londres puis dans tout le Royaume-Uni. Plusieurs concerts par mois dont la programmation est assurée par le magazine et qui pemettent à bon nombre de groupe pop, rock et électro anglais d'être lancés et pourquoi pas de devenir la "next big thing". De l'autre côté de la Manche, le Club NME est devenu l'endroit incontournable pour tous les fans de cette scène et pour une partie de ses artistes. Gossip, Klaxons, Foals, Kaiser Chiefs et autres groupes sont déjà passés par là. Les soirées s'exportent déjà aux USA et depuis juin en France. La soirée  de lancement Club NME parisienne s'était tenue à la Flèche d'Or et avait accueilli Bombay Bicycle Club, Bitchee Bitchee Ya Ya Ya, Shitdisco, South Central et Vicarious Bliss (en dj set). 

 

    

 

Changement de cadre pour le club NME #1 qui se tiendra le 26/09 à l'Elysée Montmartre.  Vous pourrez y voir : les concerts de The Whip et des Dead Kids et les dj sets d'AutoKratz, de South Central,  Vicarious Bliss, JVC et de Data. Prochain RDV en octobre et toujours à l'Elysée.

 

Acheter vos places pour le Club NME #1

Lire l'histoire du NME

Voir le myspace du Club NME Paris




Bon Iver cet automne

Posté par 2goldfish le 06.09.08 à 12:07 | tags : folk, youtube
 
Bon Iver, je le réalise maintenant, nous n'en avons jamais parlé sur Fluctuat. Ce n'est pas qu'on ne l'aime pas ou même qu'on est passé à côté. J'avais écouté For Emma, Forever Ago un peu avant sa sortie et l'ai beaucoup aimé. Le problème, sans doute, c'est qu'il ne constitue pas une occasion de chronique très intéressante : un type s'enferme dans une cabane au milieu des bois, compose des chansons avec sa guitare et revient avec un disque assez minimaliste et très touchant. Les paroles ne veulent pas dire grand chose (pas à nous en tout cas) et il ne se passe musicalement pas grand chose. C'est quand même très beau, très émouvant mais le journaliste finit presque toujours dans ces cas là par broder autour de ses propres impressions et expériences sans vraiment dire grand chose sur la musique. Ca n'est pas que j'y sois opposé, c'est même exactement ce que je suis en train de faire, mais voilà, au moment de la sortie du disque je n'avais sans doute pas le coeur à écrire ce genre de papier. Aujourd'hui, pas vraiment non plus. En fait je suis plutôt heureux et Bon iver ne l'est pas et ce décalage ne m'aide pas vraiment. Seulement vous, vous êtes peut-être malheureux ou même si vous ne l'êtes pas, vous aimez surement écouter des types tristes et émouvants et Bon Iver, dans la catégorie, c'est un peu ce qui se fait de mieux en ce moment et il passera le 2 octobre  à Paris et le 5 à Tourcoing prochain. Ce serait peut-être une bonne idée d'aller le voir.
 
Bon Iver - "Skinny Love" (Live at Later... with Jools Holland)
 
 
 
Achetez vos places pour les concerts de Bon Iver



Oasis, le clip de The Shock of The Lightning

Posté par LovelyRita le 05.09.08 à 12:53 | tags : news, pop, rock, uk, vidéos musicales, youtube

La voie qui mène à la sortie de l'album attendu d'Oasis, Dig Out Your Soul est toute tracée et balisée. A la mi-août, la radio britannique diffuse en exclu le premier single "The Shock of The Lightning", qui sortira le 29 septembre 2008, quelques jours avant la sortie de l'album (6 octobre). Le lendemain, le groupe débutera une tournée (pour le moment anglaise). Nouvelle étape : la diffusion du clip de "The Shock of The Lightning". Réalisée par Julian House et Julian Gibbs (House, qui a notamment réalisé la pochette de l'album), la vidéo est trempée dans le rouge et le pyschédélisme, qui sembleraient être deux des axes du nouvel album, que Noel Gallaher voulait "hypnotique et groovy".

 




Barack Obama vote The National

Posté par Slick Rick le 05.09.08 à 10:00 | tags : news, politique, pop, rigolo, usa, vidéos musicales


Décidémment, Barack Obama a tout bon. Grand orateur, il vient de passer à la postérité pour son discours d'investiture à Denver, déchaînant pas moins de 70 000 personnes, fascinées. Un coup à la Martin Luther King.

Ses performances rhétoriques sont d'ailleurs abondamment commentées sur le net. Sa vie privée aussi, ses hobbies, ses manies...On sait que Barack fume, que Barack aime le basket ball, on connait même, depuis peu, ses goûts musicaux, plutôt cools mais prévisibles et très mainstream : Springsteen, U2, Kanye West...

Pas très indés ces artistes, ce qui se comprend certes, mais on était en droit d'en attendre un plus côté guitares de la part d'un type qui se fait surnommer "The Rock". Et voilà qu'Obama réagit avec son dernier spot de campagne, sortant de son chapeau "Fake Empire" de The National. Une des plus belles chansons du meilleur album (Boxer) d'un des meilleurs groupes de rock actuels. Humble, racé, puissant. Pan, en plein coeur. Ce mec a tout bon, y compris ses conseillers musicaux.

 

Lire notre article Obama, candidat hip hop ?





Kelley Polar, le petit prince : Dis, dessine-moi la disco...

Posté par Maxence le 04.09.08 à 17:36 | tags : disco, électro, vidéos musicales, youtube

J'aimerais ici, réparer une erreur et faire mon mea culpa : je n'ai rien écrit cet été sur l'album de Kelley Polar à ma grande honte. Or, le Syd Barrett du disco synthétique (écoutez "We Live in an Expanding Universe" sur son profil myspace) le méritait bien pourtant. Son deuxième album, I Need You To Hold On While The Sky Is Falling (quel titre) est certainement l'un des plus beaux disques de néo-disco et house vocal produit depuis des lustres.

 

Déjouant tous les clichés disco tout en usant et abusant de ses tics et en infiltrant subtilement la pop, I Need You... est un album amoureux au songwriting perfectionniste et raffiné (ce qui est rare avouons-le dans le domaine domaine du dancefloorisme, exception faite de quelques cas, comme Popnoname, Superpitcher, Gui Boratto ou Fairmont). Bourré de mélodies enchanteresses et tordues, bénéficiant d'un son d'une pureté incroyable (oserais-je le dire ? "Pur comme l'amour pur" ? Allez), de gimmicks imparables (les riffs de cordes synthétiques, les envolées d'arpèges mutins, les halètements moites du début de ce "Chrysanthemum" céleste à vous en faire passer des frissons sur les bras) et une vidéo à la fois originale et finalement toute simple, il n'en fallait pas plus pour nous séduire. Vous vous dites qu'on est bon public ? Vérifiez par vous-même avec la vidéo du bonhomme.

 

 

Kelley Polar -  I Need You To Hold On While The Sky Is Falling (Environ, juin 2008)

 




Soirées Wild Cards, demandez le programme !

Posté par Slick Rick le 04.09.08 à 13:13 | tags : électro, folk, live, pop



La Flèche d'Or propose, jusqu'au 4 octobre, une vingtaine de concerts gratuits, à rendance electro, mais pas que. Chaque soirée est chapeautée par un magazine musical (Tsugi , Magic...) ou un label (I'm a cliché...). Ce qui fait pas mal de découvertes à ne pas manquer : avis aux Parisiens.

Parmi tous les concerts, Flu vous conseille le disco-post-punk de Paris, le folk de Bowerbirds (2 septembre), Herman Düne (23 septembre) et de the Acorns (5 septembre), le rock instrumental de NLF3, l'electro booty de Don Rimini (19 septembre), l'electro pop de FM Belfast (20 et 27 septembre) et The Embassy (24 septembre), l'afro-beat de Shit Browne (24 septembre) ou encore la pop majestueuse d'Adem (30 septembre)...

Bref il y a de quoi faire, à danser mais aussi des berceuses plus calmes pour les doux rêveurs.

Pour plus d'infos, voir le site de la Flèche d'Or




Mylène Farmer déchire les charts avec son Point de Suture

Posté par Myosotis le 04.09.08 à 10:23 | tags : gothique, médias, news

Point De Suture, son dernier album, aura beau s'être fait descendre par l'ensemble de la critique pour une fois (presque) unanime, Mylène Farmer caracole en tête des charts français et explose les ventes à un point qu'elle n'aurait pas imaginé elle-même, compte tenu du (très) relatif insuccès de son précédent opus, l'horrible Avant Que L'ombre.... Question record, Mylène Gautier s'y entend puisqu'elle les accumule depuis quelques années : record de durée pour un clip français ("Pourvu qu'elles soient douces" et ses 17 minutes), record du nombre de trophées NRJ Awards, record de rapidité pour la vente de places de concert, record de ventes d'un DVD et autres trucs pour le Guiness Book des Artistes Franchouilles. Cette fois-ci, et en plus de prendre la tête des ventes, le Point de Suture s'est écoulé à 108 000 exemplaires et a aussi battu des records sur les plateformes de téléchargement et sur un nouveau mode de refourgue : l'embarquement sur les téléphones Ericsson du réseau SFR (175 000). Pour ceux qui n'en croient pas leurs oreilles, la native de Pierrefonds (oh, le beau château) qui fêtera ses 47 ans (elle ne les fait pas) le 12 septembre peut se targuer d'avoir écoulé deux Stade de France en à peine 3 heures, d'avoir réuni 9 millions de personnes pour son interview au journal de 20 heures de TF1 (soit près de 15% de plus que d'ordinaire) et on en passe.

Côté musique (parce qu'on s'est aussi donné la peine d'écouter l'album pendant qu'on y était), Point de Suture ressemble à du Mylène Farmer, en mieux ou en moins bien selon qu'on est familier de son univers ou pas. L'album semble taillé pour la scène avec des mélodies plus claires et ouvertes que précédemment, des sonorités électro plus marquées qui en font au final quelque chose d'assez dansant et... emballant. Côté textes, la lecture des paroles nous projette dans un monde "trouble" (disons ça pour faire simple) où sexe, mort et volupté se mêlent comme d'habitude façon 'Touze de la Famille Addams. Au fil des chansons, on trouve des thèmes clés qui reviennent : les cicatrices, l'enfance, la mort,... "Dégénération", le 1er single, fonctionne assez bien. "Appelle mon numéro" craint un maximum avec ses textes idiots et ses relants jeunistes : "Appelle moi numéro, j'ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie", bof, bof. "Si j'avais au moins pu te revoir" est franchement pas mal. "Looking for My Name" avec.... Moby au chant, est assez réussi et rattrape quelques titres faiblards comme "Je m'ennuie" ou l'éponyme "Point de Suture".

Que dire d'autre si ce n'est que plus que tous les autres, les fans et non-fans de Mylène Farmer n'ont pas besoin de nous pour se faire une opinion. Les légions d'EMO, de gothiques, de gays et lesbiens sont armées pour le combat, prêtes à jouer des coudes et des genoux pour accompagner les chorégraphies qui tuent. Les autres se contenteront de regarder les jolis clips de Laurent Boutonnat, de mater les culs et de se rappeler l'époque où ils essayaient d'apercevoir des poils roux dans la baignoire de Libertine. Courait alors une rumeur qui voulait que si on joue le single à l'envers, on pouvait faire débarquer dans sa chambre une démon succube, prête à l'emploi. Ca n'a jamais marché pour moi, mais j'en connais qui ne s'en sont jamais remis.




Trésors cachés du hip hop #2 : Deltron 3030 - Deltron 3030

Posté par Maxence le 03.09.08 à 12:16 | tags : électro, hip hop

S'il est un album culte et bizarre et un véritable trésor caché du hip hop c'est bien cet opus de Deltron 3030, à l'origine duquel on trouve Del, Tha Funky Homosapiens (d'où le nom du projet) accompagné de Kid Koala, Dan The Automator et de Damon Albarn de Blur. Une réunion plutôt non conventionnelle qui sonne presque comme un side project de Gorillaz, pour un album qui ne l'est pas moins et surpasse en étrangeté tout ce que vous avez écouté en matière de hip hop (et de rap) tout en s'inscrivant indéniablement dans la mouvance pop. Des connaisseurs ne se sont d'ailleurs pas trompés, puisque cet ovni paru à l'origine sur le défunt label 75Ark, bénéficie aujourd'hui d'une luxueuse - et attendue - réédition bourrée de bonus !

 

Lire la suite de la chronique de Deltron 3030

 




Rock en Seine vs Amy Winehouse

Posté par Slick Rick le 02.09.08 à 11:53 | tags : news, people, pop, rock en seine, soul

amy winehouse

"Dans un festival, 95% des artistes arrivent une heure avant (leur prestation)", selon le directeur de Rock en Seine, François Missonnier. Comment alors prévoir l'annulation d'Amy Winehouse (photo)? Les organisateurs de Rock en Seine ont-ils été naïfs ? Tout le monde sait en effet que la chanteuse anglaise cultive l'incons(sis)tance en tournée, entre prestations calamiteuses et annulations pour cause de santé. Tout le monde le sait, et le festival parisien en particulier, qui a déjà subi en 2007 une desertion de la Winehouse. A l'époque, elle avait prévenu quelques jours avant.

Cette année, la diva soul a fait plus culotté encore, annulant, depuis sa voiture en Angleterre, seulement deux heures avant le concert ! Par téléphone, sans donner d'explication...Le festival, qui a depuis engagé une procédure judiciaire contre la chanteuse et ses représentants, a pourtant cru au "miracle" jusqu'au bout. Car, contrairement aux apparences, tous les signes étaient plutôt cléments, quelques heures encore avant le coup de théatre. En premier lieu, le contexte : aucune annulation de la diva dans les autres festivals de cet été, ce qui est rare. "On est le seul concert qu'elle a annulé ! ", s'exclame un porte-parole du festival, qui n'en revient toujours pas. " Les musiciens de Winehouse sont venus dans la journée du vendredi 29 août. Son chef lumière était sur place depuis une semaine. Le "sound check" a même été fait le matin de sa prestation...", finalement avortée !

Bref, personne n'était au courant. Et tout le monde l'a un peu mauvaise. Le public, bien sûr, qui a déboursé 45 euros (parfois 90 auros, si l'on compte le lapin de l'an dernier) souvent uniquement pour la voir, elle, et pas Kate Nash ou les Raconteurs. Mais surtout Rock en Seine, qui s'est trouvé ridicule à devoir annoncer le désistement de la star le jour même, prolonger les concerts des Raconteurs et de Justice...et faire jouer The Streets en "prime" sur la Grande Scène - même si Mike Skinner s'en est finalement sorti assez héroïquement. Bien conscient du préjudice causé au public, Rock en Seine a décidé de faire un geste, et va proposer une compensation aux spectateurs, qui sera précisée sur le site du festival mercredi à 18h. Quelle qu'elle soit, elle ne pourra sans doute pas remplacer pour les fans la présence, fut-elle fantômatique, d'Amy Winehouse. Laquelle ne s'est toujours pas excusée.

 




The Black Angels, clip de Veni Vidi Vici et live à la Maroquinerie

Posté par Maxence le 02.09.08 à 10:29 | tags : live, psychédélique, rock, vidéos musicales, youtube

"Je marche le long de la voie ferrée, habillé en noir de la tête au pied", sera pour beaucoup le symbole de cette fin d'été 2008 en matière de rock'n'roll. Cette phrase tirée du "Bo Diddley is Jesus" des bien nommés The Jesus & Mary Chain, incarne en effet un été en demi-teinte, que se soit au niveau climatique, comme politique, sociologique et géopolitique. Au vu d'un avenir plutôt sombre, nos rockeurs, comme à leur habitude, préfère s'enfermer dans une spirale sans fin de feedback (c'est la cas de The Black Angels) ou se la jouer "grosse déconne" de sales gosses que plus rien ne touche (comme les Black Lips dont les paroles du "Veni Vidi Vici" sautillant évoquent rien de moins que les guerres de religion).

 

Deux groupes dont nous parlions il y a quelques jours et qui, comme par hasard, nous ont touché (de plein fouet) cet été, décidément sombrement lysergique. Petit plaisir avant la rentrée, profitez de cette vidéo d'un des meilleurs morceaux des Black Lips et d'un long concert de The Black Angels intégralement filmé live lors de leur passage à la Maroquinerie, Paris, le 09/05/2008.

 

 

 

Visionner le concert de The Black Angels complet sur Youtube, ici.




Richard Lloyd m'a appris à craindre la guitare

Posté par 2goldfish le 01.09.08 à 17:44 | tags : geek, rigolo, vidéos musicales, youtube

Les gens auxquels je parle de ma passion pour la musique supposent toujours que je joue d'un instrument. Il semble aller de soi pour beaucoup d'entre eux que ma passion pour l'écoute m'ammène à la pratique. Sauf que j'ai la phobie des instruments. Au collège on me tapait dessus avec ma flûte à bec et aujourd'hui si j'écoute la musique avec autant de ferveur c'est un peu parce que je suis admiratif de ceux qui savent dompter leurs instruments. Et puis je ne voudrais pas compromettre mon écoute avec des connaissances techniques ou pratiques.

Récemment, cependant, j'ai décidé de finalement dépasser ma phobie et commencé à contempler l'achat d'une guitare. Juste une guitare toute simple pour déconner un peu au coin du feu, me disais-je. Ca ne peut pas être très difficile d'apprendre trois accords et de jouer "Sweet Jane". Et puis j'ai jeté un oeil aux leçons de guitare de Richard Lloyd de Television sur son site en pensant apprendre auprès du meilleur. J'ai mis cinq minutes à comprendre de quoi il parlait sur cette vidéo puis deux autres à me dire que la guitare est en fait l'instrument le plus complexe du monde et que si j'en achète une je finirais par m'étrangler avec ses cordes.



 

 




Les Pixies en route vers un nouvel album : hip hip hip hourrah ?

Posté par Myosotis le 01.09.08 à 10:25 | tags : youtube, rock, pop, news, reformation


 

C'est l'événement n°1 de cette fin d'été, le scoop décroché par le NME de cette semaine lors d'une interview donnée par Frank Black durant la tournée anglaise organisée autour de ses deux dernières productions Svn Fngrs et BlueFinger : les Pixies sont en route vers un nouvel album. 17 ou 18 ans après Trompe Le Monde (1991), le mal-aimé, Frank Black alias Black Francis a admis qu'il ne s'agissait désormais plus que d'une question de temps. Il a déclaré qu'il allait faire prochainement un dernier tour des popotes Deal, Santiago et Lovering, pour s'assurer que tout le monde en avait autant envie que lui et engager la manoeuvre. Un peu plus loin, toujours lors de cette interview, le gros Charles a ajouté avec beaucoup de bon sens qu'il lui semblait que cette réunion en studio avait une signification aujourd'hui, à la fois parce que tout le monde avait fait son truc (Kim Deal ses Breeders, lui son folkeux depuis une bonne décennie, les autres des nems) et surtout parce qu'ils ne pouvaient pas indéfiniment rejouer leurs vieux titres sans jamais rien amener de nouveau. Les Pixies ne sont pas les Beach Boys, les Police ou les Doors, encore que.

Enfin voilà. C'est évidemment un peu bref pour le moment : pas de date de rencontre programmée, pas de nom de studio à dévoiler, pas de nouveau titre à se mettre sous la dent si ce n'est le titre Bam Thwok, lâché dans l'indifférence générale en téléchargement fin 2004. Tous les espoirs sont permis concernant ce futur nouvel album : Kim Deal a su redonner de la vigueur à sa franchise sororale Breeders, Frank Black a, de son côté, livré quelques excellents titres tout au long de ses albums désastreux (comme l'excellent "Treshold Apprehension", sa meilleure chanson depuis des années), la tournée interminable de reformation a été plutôt convaincante sur le plan de l'interprétation. Chiche qu'ils arrivent à doubler les My Bloody Valentine sur le fil !

On suit ça de près...

http://www.nme.com/news/pixies/39327

 






  Discussions en cours sur le forum musique :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Sources & Friends
. David F (FR)
. La Blogothèque (FR)
. Interprétations Diverses (FR)
. Superette (FR)
. Fluokids (FR)
. Get the Curse (FR)
. Music Thing (EN)
. Pitchfork (EN)
. Said the Gramophone (EN)
. ClipTip (EN)
. I guess I’m floatting (EN)
. WFMU Blog (EN)