Playlist : blog musique

Archives > Octobre 2008

Les Pet Shop Boys chez Kompakt

Posté par Maxence le 31.10.08 à 13:12 | tags : news, pop, uk

C'est officiel, les Pet Shop Boys viennent de signer chez Kompakt pour un single. Nous ne sommes pas peu fier de l'annoncer d'autant que nous parlions il y a peu du rapprochement toujours plus évident du fameux label de Cologne et de la pop.

Rapprochement qui s'affirme depuis près de trois ans, et qui se voit donc encore confirmé par cette nouvelle. A ce titre, je déclarais également que le label perdait un peu de son identité dans la manœuvre et que tant qu'à faire, il devrait carrément aller courtiser les mastodontes de la pop mainstream, Madonna, Kylie Minogue ou Robbie Williams (tous déjà remixés par Soulwax, alias 2 Many DJ's, par exemple).

 

Les Pet Shop Boys chez Kompakt, rien de plus logique donc, surtout quand on connaît l'intelligence, l'érudition et la minutie avec laquelle Neil Tennant et Chris Lowe façonnent leurs compositions, à la fois lyriques, grand public, addictives et pleine d'humour, même si le morceau phare de ce nouveau single - qui devrait s'appeler "I'm in Love with a German Film Star", un hommage à Marlène Dietrich, icône gay par excellence - n'est pas du duo mais d'un obscur combo post-punk des '80s nommé The Passions. Les Britanniques travaillent sur ce track avec le réalisateur Sam Taylor-Wood connu pour avoir auparavant produit les cover de Serge Gainsbourg et Donna Summer interprétées par les Pet Shop Boys. Neil Tenant se déclare quant à lui "fan de Kompakt depuis le début des années 2000 et grand collectionneur de la série Pop Ambient."

 

"It'd be crazy to see Kompakt on top of the UK singles charts" (se serait fou de voir Kompakt au sommet des charts britanniques), commentait un lecteur anglophone sur Resident Advisor en apprenant la nouvelle. Cela rejoint pourtant ce que nous écrivions il y a un mois, et en effet, se serait fou, mais se serait bien, aussi. Ceci étant, c'est désormais une évidence : Kompakt goes pop, pour le meilleur et pour le pire ! A suivre...




Les Jackson 5 reviennent au grand complet... en 2009

Posté par Myosotis le 31.10.08 à 10:01 | tags : funk, news, soul
Ils étaient séparés depuis près de 20 ans et l'album 2300 Jackson St (1989). Ils n'étaient pas réapparus ensemble depuis 7 ans, pour un concert événement donné à l'occasion du trentième anniversaire de carrière de leur jeune frère Michael. Les Jackson 5 ont annoncé, par l'intermédiaire de leur frère Jermaine, le premier à avoir quitté le groupe, au départ de Motown, qu'ils engageraient une grande tournée dans le courant de l'année 2009 en appui d'un album à venir.
 
Jermaine a confirmé, ce que personne n'osait espérer, que Michael, le plus jeune élément et aussi le plus célèbre, serait bien de la partie. Leur soeur Janet, qui ne fait pas partie du groupe original, sera également invitée à participer à la fête de famille internationale et ouvrira chaque concert par une performance en solo. "Cela a pris un certain temps pour réunir la famille et mettre tout le monde dans le coup", a confié Jermaine, qu'on disait, en coulisses, le plus attaché (sentimentalement et financièrement) au retour de l'un des groupes soul funk les plus célèbres de l'histoire. "Actuellement, tout ce que nous avons fait, c'est de travailler sur la musique et les questions d'organisation. Nous sommes en studio et nous devrions être prêts pour une sortie en 2009."
 

Formés sous le nom de Jackson Five en 1965 et managé par le patriarche Joe Jackson, les Jackson, dont Jermaine était le leader originel et Michael la recrue la plus douée, ont enchaîné les tubes à partir de 1968 après avoir rejoint le label Motown. Ils enchaînent les numéros 1 au début des années 70 dans un genre baptisé Bubblegum Soul pour son côté léger, festif et dansant, parmi lesquels "ABC", "Mama's Pearl" ou "I'll Be There". Michael Jackson ne s'est pas encore exprimé sur cette reformation mais avait laissé entendre, lors de la sortie de la compilation King Of Pop à l'occasion de son 50ème anniversaire, qu'on aurait de ses nouvelles en 2009. Les fans se demandent aujourd'hui s'il faudra se contenter de cet album annoncé des J5 ou si Michael sortira cette même année, ce qui paraît assez peu probable, son premier album véritable depuis l'Invincible de 2001.







The Hives accusés de plagiat

Posté par Definitely Maybe le 30.10.08 à 18:30 | tags : news, rock, usa, youtube

Vous ne connaissez probablement pas les Roofies. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls à ignorer l’existence terrestre de cet obscur groupe de garage rock de Los Angeles. En revanche, vous connaissez bien les Hives, ce quintette suédois tout en costumes cintrés et guêtres impeccables.

Il se trouve que les Suédois en question se retrouvent aujourd’hui empêtrés dans une sombre affaire de plagiat, comme l'histoire du rock en a souvent connue. En effet, Jason Shapiro, le parolier des Roofies, aurait trouvé une similitude assez troublante entre sa chanson de 1997 "Why You ?" et celle des Hives intitulée "Tick Tick Boom", extraite de leur dernier album The black and white album. C’est en entendant la chanson des Hives en fond sonore d’une bande-annonce de film que Shapiro aurait eu la Révélation. Tout chamboulé par cette affaire, il a fait appel aux services d’un musicologue, qui aurait apporté la preuve du plagiat. Et, à l’écoute des deux chansons, on constate que la ressemblance entre les riffs de guitare et la mélodie ne relèvent pas que de la simple coïncidence.

"Cela me chagrine de traîner en justice au groupe comme les Hives, que j’adore", a confié Jason Shapiro au journal L.A Weekly. "Mais ils doivent payer les droits d’utilisation de ma chanson : c’est un fait".

Jugez vous-même de l’étendue du plagiat en regardant les deux clips.

 

The Roofies - Why You ?

 

 

The Hives - Tick Tick Boom

 




 




Podcast : Hommage de Black Dog à Underground Resistance

Posté par Maxence le 30.10.08 à 16:17 | tags : électro, pionnier, techno


 
Avant de lire ceci, ceux qui parmi vous ne connaissent pas encore The Black Dog doivent impérativement aller jeter un œil sur la bio très complète que nous consacrons à ces pionniers de l'electronica (ou de l'intelligent techno, comme on l'appelait un peu bêtement fut un temps désormais lointain). Trio initialement composé de Ken Downie, Ed Handley et Andy Turner (ces derniers oeuvrant désormais au sein de Plaid), The Black Dog disparu peu ou prou du devant de la scène, sans pour autant arrêter la production, Ken Downie étant un artiste opiniâtre, un mystique et une légende dans son genre. Après quelques albums signés chez Hydrogen Dukebox, le chien noir est de retour en mars 2008 avec un nouvel album plutôt réussi, Radio Scarcrow et un nouveau line-up, composé de Martin et Richard Dust.

Pourquoi cette soudaine rétrospective sur Playlist alorsque l'album date d'au moins neuf mois ? Tout simplement pour annoncer la mise en ligne d'un somptueux hommage du trio au collectif techno originel, en l'occurrence, aux fondateurs de la techno de Detroit, j'ai nommé Underground Resistance. Offert comme il se doit par l'excellent site de référence Resident Advisor, ce podcast présente tous les classiques de l'entité militante du Michigan. L'occasion de se souvenir, pour les plus vieux et de découvrir pour les plus jeunes... et ça, c'est toujours un plaisir.


The Black Dog tribute to Underground Resistance, c'est par là (en bas de page et inscription à RA obligatoire)




Paris Hilton, Présidente Démocrate ?

Posté par 2goldfish le 30.10.08 à 12:51 | tags : politique, pop, rigolo, vidéos musicales, youtube

Aux USA, pour gagner les éléctions présidentielles, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Il faut aussi du charisme, il faut l'attention des médias, il faut cristalliser sur sa personne les aspirations de ces Américains qui ne votent jamais : potentiellement, Paris Hilton a tout ça. Accessoirement il faut aussi un programme et dans sa nouvelle chanson "Paris For President" elle nous explique le sien : non prolifération du nucléaire, relancement de l'économie par intervention de l'Etat (avec la création d'une police de la mode), ratification du traité de Kyoto, Simon Cowell (juge de la Nouvelle Star américaine) à la cour suprême, autorisation du mariage homosexuel...

Quel est le plus étonnant ? Qu'après l'humiliation subie avec l'échec de son premier album Paris elle revienne à la charge ou que son programme soit plus courageux et peut-être plus à gauche que celui de Barack Obama ?

 

(merci à Flyer pour le lien)



Un nouveau clip par les créateurs de Gorillaz

Posté par Definitely Maybe le 30.10.08 à 10:05 | tags : news, opéra, uk, vidéos musicales, youtube
 
La paire Damon Albarn-Jamie Hewlett nous avait déjà à maintes reprises régalé les yeux avec les excellents clips de Gorillaz . Cette fois, les deux compères nous livrent une singerie de chair et d’os, avec de vrais acteurs, et non plus des personnages animés, qui sert de support vidéo à la sortie du premier single extrait de leur opéra-zoo-rock Monkey : Journey to the West.

 

Le clip, décrit par les auteurs comme "Un mélange de western-spaghetti chinois, de film d’horreur coréen entremêlé d’images rappelant la série télé originelle, Monkey" (sic) est un vrai petit film, tourné à Londres en trois jours, avec des costumes somptueux, et qui nous plonge dans un décor volcanique plus qu’angoissant . Les rôles sont endossés par les acteurs de l’opéra, dont l’histoire est tirée d’un conte chinois écrit par Chen Shi-Zheng.

Fluctuat vous fait découvrir la vidéo en question ci-dessous :

 

 
Lire aussi le compte-rendu de Monkey : Journey To The West

 

 

 

 




Le cercle des reprises improbables #3 : Alarm Will Sound et Aphex Twin

Posté par Myosotis le 29.10.08 à 16:37 | tags : classique, electro, élucubration, youtube

J'aurais pu choisir dans le domaine des reprises classiques de morceaux modernes de parler des travaux du Balanescu Quartet sur le matériel du groupe allemand Kraftwerk. Mais tout le monde connaît ces joyaux par coeur. Cela ne m'aurait pas permis non plus de présenter les virtuoses de l'ensemble classique Alarm Will Sound. Composé d'une vingtaine d'instrumentistes, Alarm Will Sound est un collectif d'origine new-yorkaise qui mélange des musiciens classiques et quelques électroniciens. Ce sont eux sans doute qui ont orienté le groupe vers le travail de Richard D. James et d'Aphex Twin donc, qui donna lieu en 2005 à la sortie d'un album complet de covers. Cette démarche a au moins 2 vertus. La première est, s'il le fallait encore, de donner ses lettres de noblesse à la musique électronique qui, répétons-le, et même/surtout lorsqu'il s'agit de l'electronica la plus avancée, est composée de notes de musiques, de séquences harmoniques, susceptibles d'être couchées sur une partition et interprétées par des ensembles à cordes, des orchestres, des jazzmen, à la guitare ou comme vous voudrez. Oui, Richard D. James est un compositeur de musique, peut-être pas le Mozart de l'electro comme on l'a présenté parfois, mais pas non plus un simple type qui fait chanter les machines en appuyant sur un programmateur.

 

L'interprétation de "Cliffs", l'un de ses morceaux emblématiques, figurant sur l'album Selected Ambient Works, Vol. II, sorti en 1994, semble un véritable casse-tête pour l'ensemble acoustique américain. Richard D. James présente dans cet album une série de morceaux ambient, dont la texture est très difficile à rendre avec des instruments traditionnels, puisque le matériau originel s'est débarrassé des percussions pour ne s'intéresser qu'à des nappes/couches de synthétiseurs. Du coup, "Cliffs" n'est pas rythmé ou scandé. Alarm Will Sound prend le parti intelligent de jouer l'affaire en délicatesse comme s'il s'agissait de musique atonale et de se concentrer sur l'effet produit plutôt que sur le décalque note à note de l'ambiance. Richard D. James disait de son album, composé en synesthésie (en dormant il combine couleurs-nombre et sons), qu'il donnait le sentiment de "se trouver à l'intérieur d'une centrale électrique sous acide". Débrouillez vous avec ça. Alarm Will Sound travaille avec la matière Aphex Twin comme ils l'avaient fait en d'autres occasions avec Steve Reich, Michael Gordon, ou Philip Glass. A l'arrivée, on ne peut s'empêcher toutefois de trouver l'original bien meilleur que son interprétation, ce qui nous amène à notre seconde conclusion du jour : le jeu des reprises démontre que la musique électronique est non seulement de la musique (hé oui) mais une musique qui a sa propre autonomie, sa propre logique, son propre système d'organisation. En gros que le média (le synthé ici) commande en partie la partition. Derrière l'évidence, est battue en brèche cette idée bien enracinée selon laquelle la musique ne serait jamais qu'une partition et rien qu'une partition. Rien n'est plus faux. La musique est une partition POUR un instrument précis, pour un objet avant d'être une partition pour un interprète.

 

Pour en revenir à la sensation laissée par ce "Cliffs", le prodige tient dans la difficulté de rendre par des instruments synthétiques le vertige lié à une sensation 100% naturelle, comme celle de se tenir, debout, face au vent, en surplomb de la mer. Aphex Twin y parvient sans trop de difficultés en montant une boucle hypnotique sur un petit cliquetis reconnaissable qui tient lieu de gimmick mélodique. Du coup, on peut s'amuser à sentir les vents arriver par vagues (le temps est clair, c'est une certitude), à humer l'air du large puis à déporter son regard contre la paroi en prenant garde de ne pas piquer du nez. Les falaises de Richard D. James sont étrangement paisibles et ressemblent à des falaises de contes de fées. Elles sont contemplatives et pas contaminées par des émotions violentes ou romantiques comme dans le "Just Like Heaven" de Cure par exemple, ce qui laisse penser qu'il s'agit bien d'un rêve de falaises plutôt que de vraies et authentiques falaises calcaires.

 




Led Zeppelin cherche un remplaçant à Robert Plant

Posté par Definitely Maybe le 29.10.08 à 11:14 | tags : news, rock, uk

 

 

C’est décidé : Jimmy Page, John Paul Jones et Jason Bonham (alias les trois « non-chantants » de Led Zeppelin) n’attendront pas le bon vouloir de Robert Plant pour reprendre la route et concocter un nouvel album. Leur miraculeuse réunion londonienne en décembre 2007 aurait pu laisser présager d’un nouvel enregistrement à quatre ; mais il n’en sera rien. Le chevelu chanteur, bien trop occupé à travailler avec Alison Krauss, n’a plus de temps à consacrer à ses ex-camarades. Il a en revanche affirmé qu’il pourrait, au cours des prochaines années, retravailler de nouveau au sein de Led Zeppelin.

 

En attendant, Page, Jones et Bonham ont lancé une sorte de "Zeppelin Academy" afin de recruter leur nouveau chanteur. C’est en tout cas ce qu’a confirmé le bassiste John Paul Jones au micro de la BBC Radio, alors qu’il participait au Salon de la Guitare d’Exeter en Grande-Bretagne : "Effectivement, nous sommes en train d’auditionner quelques chanteurs. Nous voulons vraiment continuer et refaire une tournée. Mais nous ne voulons pas nous auto-parodier en trouvant un clone de Robert et devenir notre propre tribute band" (référence à INXS ?) .

 

Certains magazines ont d’ores et déjà lancé leurs petits sondages pour demander aux lecteurs quel chanteur serait digne de remplacer la légende Plant. Le nom de Dave Grohl (Foo Fighters) commence même à se murmurer… Wait and see.

 

 

A lire sur Fluctuat, la chronique de Rock'n roll : Un portrait de Led Zeppelin par François Bon.




Pendulum s'invite au Club NME Paris #3

Posté par Definitely Maybe le 28.10.08 à 18:27 | tags : concours, électro, news

 

Après The Whip, Vicarious Bliss, DatA et autres phénomènes électro-pop en vogue en ce moment, voici que les maîtres australiens de la drum’n’bass, Pendulum, s’apprêtent à faire danser l’Elysée Montmartre lors de la troisième édition du Club NME Paris jusqu’au bout de la nuit.

 

L’événement, qui se tiendra le dimanche 9 novembre prochain à 18h30, verra aussi le combo électro-punk britannique South Central (remixeurs desKlaxons, Metronomy et Late of the Pier notamment) prendre d’assaut les platines. L’occasion surtout de redécouvrir le dernier album de Pendulum, In Silico, et d’apprécier leur prestation live, réputées pour être à couper le souffle. Le Club NME est en passe de devenir, de ce côté de la Manche comme de l’autre, une véritable institution qu’il serait dommage de rater.

 

Fluctuat vous offre vos places pour Pendulum ici !




Les Beastie Boys rappent pour Obama et bossent leur nouvel opus

Posté par Definitely Maybe le 28.10.08 à 16:37 | tags : hip hop, news, politique, usa

 

Au four et au moulin : voilà où sont les sémillants quadragénaires du hip-hop punk new-yorkais.

 

 

On les savait pourfendeurs de causes aussi importantes que celle de la libération du Tibet. Cette fois, c’est en militants démocrates et supports de Barack Obama que Mike D, MCA et Ad Rock prennent le micro. A partir d’aujourd’hui, le trio participe au lancement d’une grande tournée inter-Etats Unis intitulée "Swing State Voter Awareness Tour". Du beau monde les accompagne sur les routes américaines : Sheryl Crow, Ben Harper, Jack Johnson et Santogold, entre autres. Le but est de sensibiliser les citoyens sur l’importance du vote, mais surtout de convertir la masse des indécis à se déclarer pour le candidat Obama, qui bénéficie d’un soutien people – stars de la musique et du cinéma confondus – hors du commun. Les concerts sont prévus dans les états où le ballotage entre démocrates et républicains est plus fort que jamais, telle la Virginie, le Minnesota et le Wisconsin. "On est vraiment excités à l’idée qu’Obama remporte cette élection", ont déclaré les Beastie. "On y croit vraiment très fort. On fait ces concerts pour rappeler aux gens qu’il est crucial de voter. On leur fait passer une bonne soirée, on les fait chanter et danser mais on leur enfonce bien dans le crâne qu’il faut impérativement voter !"

 

 

Et si l’engagement politique est une chose, le boulot, c’en est une autre. Les auteurs du désormais cultissime Paul’s Boutique mettent actuellement la main à leur nouvel album studio. Le successeur de The Mix-Up devrait voir le jour au cours de l’année 2009. Et, pour rester dans le même registre, la teinte de ce nouvel opus sera… Politique. "C’est un album très bavard, plein de paroles", confie Ad Rock. "Nous en sommes à la moitié de l’enregistrement, et espérons sortir l’album l’an prochain. Il sera politique, à notre manière, mais politique ."

 

 

Ravis de les voir plus en forme que jamais !

 

A lire sur Fluctuat l'article sur Obama soutenu par les rappeurs US




The Cure, récompensés pour leur génie

Posté par Definitely Maybe le 28.10.08 à 11:49 | tags : new wave, news, rock, uk

Non contente de faire l' événement en cette fin d'année avec la sortie de son treizième album studio 4:13 Dream, voilà que la bande à Robert Smith va recevoir la bénédiction suprême délivrée par l'évangile de tous les mordus de musique outre-Manche : l'hebdomadaire NME.

Les Cure vont en effet être sacrés "Godlike Geniuses" (en gros, des génies dont l'œuvre se rapproche de celle du Très-Haut - toute proportion gardée bien sûr) lors de la prochaine cérémonie des Shockwaves NME Awards en février 2009. Quelques autres légendes peuvent se vanter d'avoir décroché cette couronne : New Order, Primal Scream, The Clash et John Peel, entre autres.

Le leader Robert Smith a déjà réagi sur le site Internet du NME. "Ce prix est décerné au groupe, et nous en sommes tous honorés." Pour l'occasion, les Cure ont déjà concocté un mini-concert spécial qui retracera trente ans de tubes. "On se voit mal arriver sur scène et jouer uniquement notre dernier album - on est récompensés pour l'ensemble de notre carrière. On va distiller trente ans de chanson en trente minutes." Le rédacteur en chef du NME, Conor Mc Nicholas, justifie son choix en déclarant : "Les Cure n'ont jamais fait aucun compromis et ont toujours eu un énorme succès. Il sont le cœur qui tient l'indie music en vie, et sont à l'origine d'albums aussi sombres qu'étincelants." Que sa volonté soit faite.




African Swim : Dirty South Africa

Posté par 2goldfish le 28.10.08 à 10:29 | tags : hip hop, mp3, web

 

On avait déjà parlé dans ces lignes d'Adult Swim, le bloc de programmes adultes/alternatifs de la chaîne Cartoon Network. C'était à l'occasion d'une compilation nommée Warm & Scratchy qu'ils mettaient en ligne gratuitement sur leur site. Ce n'était pas la première fois d'ailleurs, ni la dernière, et aujourd'hui il recommence avec une compilation encore plus intéressante puisqu'elle quitte les territoires balisés de l'indie-rock New-York approved pour nous présenter la scène hip hop d'Afrique du Sud.

Alors, ça sonne comment le hip hop sud africain ? Ca sonne généralement plutôt bien (les principaux noms à retenir : Jozi, Prokid, Drencko). Ca sonne chaud, groovy, un peu dirty south (ce qui donne un sacré cachet supplémentaire à l'appelation) et autant sous l'influence de la Jamaïque que du gros hip hop commercial américain plein d'autotune et de vocoder. Parfois aussi, et c'est là que ça nous intéresse le plus, ça sonne comme de la musique africaine. Si vous voulez en savoir plus, non seulement vous pouvez télécharger tout l'album mais il y a aussi des interviews vidéos de quelques uns des artistes sur le site d'Adult Swim.

Le tout est réalisé avec le concours d'Ubisoft pour la promotion de leur jeu de tir à la première personne Farcry 2 qui se déroule en Afrique. On pourrait crier au mauvais goût mais euh, bon, c'est de hip hop qu'on parle, on a vu bien pire dans notre hémisphère.




La reformation des Smiths n'aura pas lieu

Posté par Definitely Maybe le 27.10.08 à 17:57 | tags : uk, pop, news, reformation

 Le tabloïd anglais The Sun avait fanfaronné bien trop vite dans son édition du vendredi 24 octobre, en clamant qu'une reformation du groupe culte des années 80 The Smiths était hautement probable à l'occasion de l'édition 2009 du festival californien de Coachella. "Une source proche du groupe" y avait alors confirmé que les ex têtes pensantes du groupe, Morrissey et Johnny Marr étaient (enfin) en passe d'enterrer la hache de guerre et prêts à rejouer ensemble, accompagnés de leur bassiste Andy Rourke et leur batteur Mike Joyce.

 

Mal en a pris au Sun : quelques heures plus tard, l'information était formellement démentie via les sites Internet du NME et d'Uncut, les deux bibles en matière de presse musicale outre-Manche. De même, les organisateurs de Coachella ont nié toute présence des Smiths sur scène. Un proche de Johnny Marr aurait écrit à Uncut que toute cette histoire n'était qu'un "amas de conneries". Pas étonnnant, lorsqu'on relit les déclarations récentes des deux compères Moz et Marr qui, en gros, préféreraient être pelés vifs que de reprendre les instruments ensemble. Morrissey avait même confié il y a deux ans s'être vu offrir la modique somme de 40 millions de livres sterling pour que les Smiths soient reformés. Police et Led Zeppelin ont bien accepté pour moins que cela...

 

Mais, à défaut de les revoir jouer en chair et en os, on se réjouira de la sortie le 10 novembre prochain d'un double best-of du groupe de Manchester, intitulée The Sound of the Smiths, truffée d'inédits et de faces B rares.




Robert Henke gratuit avec des particules de Monolake dedans !

Posté par Maxence le 27.10.08 à 15:19 | tags : contemporaine, électro

 


 

Le bonhomme n'est pas des plus connus, mais c'est pourtant l'un des plus grands producteurs de son époque. Robert Henke, également connu sous le pseudonyme de Monolake (voir notre fiche détaillée), n'est plus un nightclubbeur depuis longtemps, cela ne l'a pourtant pas empêché de produire l'un des plus beaux disques de post-techno des années 90, le fameux Hong Kong, réédité il y a peu et paru à l'époque sur le mythique label berlinois, Chain Reaction. Si aujourd'hui Enke fait plus figure de rat de laboratoire (programmeur impénitent, il est à l'origine de la création du logiciel Ableton Live), sa musique elle, n'a rien d'inhumain. Globe trotter, son créateur parcourt le monde à le recherche de sons organiques qu'il assemble et réassemble avec toute la sensibilité et l'humilité qu'on lui connaît dans ces albums hors-normes (ceux qui ne voient pas de quoi je parle, doivent impérativement écouter The Gobi Desert e.p. summum du field recording du début des années 2000).

 

 

C'est pourquoi les amateurs et les curieux seront heureux d'apprendre que l'Allemand distribue gratuitement du son sur son site. Passionné de science et de techniques de pointe, Robert Henke dédicace entre autre son travail au fameux accélérateur de particules du CERN, et donne un maximum d'info sur cette fantastique machine (dans tous les sens du terme !). A écouter et télécharger ici.




Pour les 50 ans de Motown, votez pour vos titres préférés

Posté par Definitely Maybe le 27.10.08 à 11:47 | tags : anniversaire, news, soul
Detroit, mégalopole industrielle du nord des Etats-Unis, peut se vanter d’avoir assisté à la naissance de nombreux mythes musicaux (plus ou moins bien portants aujourd’hui) : Madonna, Eminem, Alice Cooper, les White Stripes, la musique techno mais surtout, il y a près de cinquante ans (en janvier 1959 plus exactement), a vu l’éclosion de ce qui sera le label de music soul, funk et r’n’b le plus prestigieux et prolixe de tous les temps : Motown. Diana Ross et les Supremes, Stevie Wonder, Lionel Richie, Smokey Robinson, Michael Jackson, tous ont arpenté les couloirs de l’écurie fondée par Berry Gordy.

La rutilante quinquagénaire méritait un anniversaire digne de ce nom, et quoi de mieux qu’une triple compilation exceptionnelle pour fêter cinquante ans de tubes ? Le coffret de 3 CD, baptisé M50, dont la sortie est prévue pour le 1er décembre 2008, contiendra 50 titres dont cinq auront été choisis par les inconditionnels de Motown. Un vote est proposé aux fans sur le site Motown50 parmi une sélection de titres inoxydables, tels le "You can’t Hurry Love" des Supremes (repris quelques années plus tard par Phil Collins), "I Want You Back" des Jackson 5 ou encore "Quiet Storm" de Smokey Robinson. Le choix sera cornélien, mais quand il s’agit d’un tel événement, il faudra savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur !



Le futur de la musique est-il vraiment rose ?

Posté par 2goldfish le 27.10.08 à 10:40 | tags : music biz, myspace, web 2.0

Un jour Myspace Music nous tuera tousOn a tous un peu tendance, moi le premier, à fantasmer à voix haute sur l'avenir radieux de la musique sur internet. Fini les majors, fini les radios commerciales, fini les monopoles, les ententes, les matraquages publicitaires... Les gens vont écouter par eux-mêmes, les artistes leur vendre sans intermédiaires et la musique produite en sera forcément meilleure. Ce serait la fin de l'Histoire au sens marxiste du terme. Nous sommes tout de même bien naïfs de croire que pour la première fois dans l'histoire du monde on va avoir droit à un happy end.

 

Qu'est-ce qui pourrait gâcher notre beau rêve ? Pourquoi pas Deezer, Last FM et surtout Myspace Music ? On a tous bien ri quand les majors ont arrêté de poursuivre Napster pour investir dedans, c'était au moins aussi drôle que Titanic. Avec Myspace Music, même si Myspace pourrait tout aussi bien être leur Hindenburg, Universal et tous ses ennemis pourraient bien avoir trouvé leur planche de salut. Les majors sont en effet copropriétaires d'un énorme appareil de promotion pour leurs artistes et d'un potentiellement tout aussi énorme réseau de distribution. Les lois antitrust, plus personne ne sait ce que ça veut dire à l'ère 2.0, de toute façon.

 

Du coup les artistes signés sur des majors reçoivent de l'argent au moindre streaming sur Myspace Music, tandis que les indépendants se contentent des miettes qu'on veut bien leur accorder. Il est évident à tout le monde que les revenus des streamings gratuits représenteront très vite une grosse part du business. Sur Deezer, vous avez intérêt à faire partie d'une maison de disque ou d'un label qui a signé avec eux, sinon, vous ne pourrez même pas y trouver votre propre musique. Sur Last FM, on essaie de rémunérer les artistes de façon équitable qu'ils soient sur une major ou non... Mais combien de temps Last FM tiendra sur cette position ? Les accords globaux avec des multinationales, c'est tellement plus facile... Et si elles venaient à racheter une part de Last FM pour le contrôler comme Myspace Music ? Dans le futur, être un artiste indépendant, ça paiera peut-être, mais pas forcément autant. La suppression des intermédiaires ne sera peut-être pas rentable pour tous les groupes.

 

La centralisation de la musique sur des sites "web 2" va aussi faire qu'on n'aura jamais, semble-t-il, le total contrôle de sa diffusion : c'est l'effet minitel 2.0 appliqué à la musique. Oh, oui, bien sûr on peut balancer le lien Deezer d'un groupe qu'on aime bien à tous ces amis et peut-être même qu'ils en feront autant, mais le bouche à oreille sur le web n'aura jamais le même poids que quelques dizaines de milliers de dollars de bandeaux publicitaires. Les sucess story myspace bidonnées de Lily Allen ou Arctic Monkeys en attestent.

 

Financièrement, donc, être indépendant pourrait ne s'avérer un bon choix que si vous êtes Max Tundra ou Nine Inch Nails, beaucoup plus problématique si vous êtes Of Montreal. Côté auditeur, l'internet reste une très bonne nouvelle : on pourra de plus en plus écouter ce qu'on veut légalement, quand on veut... mais il ne faut certainement pas s'attendre à ce que tout le monde le fasse pour autant.

 




New-York 70, 80, 2008 : la génération qui tua ses idoles

Posté par Maxence le 26.10.08 à 10:57 | tags : new wave, news, punk, rock, usa

Au début des années 80, une scène émerge à New York, radicale, elle ira jusquà ridiculiser les efforts de rébellion des premiers occupants du CBGB, Ramones, New York Dolls, Television, Patti Smith, Blondie, dans son constant besoin de transgression sonore, mais aussi visuelle, vestimentaire ou littéraire. Cette scène, découverte par Brian Eno en 1979 et en partie préservée sur le disque No New York, c'est la No Wave. Dans Kill Your Idols, son documentaire de 2004 enfin distribué en Europe en DVD par Minerva, le réalisateur et vidéaste Scott Crary fait intelligemment l'analogie entre l'énergie et la soif d'expérimentation qui possédaientt véritablement les acteurs de cette époque (le Teenage Jesus & the Jerks de Lydia Lunch, mais aussi Suicide, Sonic Youth, Swans, The Gynecologysts, the Contorsions, les Theoreticals Girls de Glenn Branca,, le DNA de Arto Lindsay, Ike Yard, etc.) et les nouvelles pousses qui agitent la grosse pomme au début des années 2000, Yeah Yeah Yeahs, Liars, Black Dice, Gogol Bordello ou ARE Weapons).

 

 

Docu passionnant, mais également confrontation entre deux générations qui n'en finissent pas de tuer leurs idoles, les anciens n'étant pas forcément tendres avec les plus jeunes et vice-versa, Kill Your Idols est un film témoignage sur un mouvement trop souvent considéré comme anecdotique et qui continue pourtant d'influencer toute la sphère créative new-yorkaise des artistes sus-nommés jusqu'à LCD Soundsystem, Animal Collective ou Excepter...

 

 

 

Scott Crary - Kill Your Idols (DVD)




Dopplereffekt : le retour au Batofar samedi

Posté par Maxence le 24.10.08 à 18:50 | tags : agenda, électro, news, techno

 

C'est le grand retour de Logistic Records, label français extrêmement dynamique au début des années 2000 au sein duquel évoluaient des ténors de la techno américaine comme Robert Hood, Octave One, Matthew Dear, ou Daniel Bell et des innovateurs comme Yoshihiro Hanno et son projet Radiq, mais aussi des figures emblématiques comme Atom Heart. Comme un bonheur n'arrive jamais seul (c'est ce qu'on dit), c'est aussi le grand retour de Dopplereffekt, de son vrai nom Gerald Donald, alias Arpanet, Der Zyklus ou Japanese Telecom.

 

Véritable mythe vivant, le bonhomme, qui avait fait faux-bond aux organisateurs le 18 octobre dernier, sera présent au Batofar samedi 25 pour une soirée exceptionnelle. Les heureux élus pourront se laisser emporter par son electro analogique et retro-futuriste, ses boucles étranges à la géométrie inhumaine (dans le sens d'extra-terrestre) et, à ce titre, on leur souhaite bien du bonheur pour revenir sur terre à la fin du set ! Autant dire que l'événement n'est à rater sous aucun prétexte ! Pour ceux qui auraient des doutes, allez jeter un œil sur notre chronique de son dernier album sous le nom de Dopplereffekt.

 

Pour mémoire Dopplereffekt c'est ça (tout un monde) :

 


Ou encore ça : "Dimension 11" tiré de son dernier album, Linear Accelerator. Enjoy !

Dopplereffekt au Batofar, samedi 25 octobre. PAF : 15 euros




Galaxie Morrissey : des news à la pelle et une reformation dans l'air pour The Smiths

Posté par Myosotis le 24.10.08 à 17:38 | tags : news, pop, rock, uk
Après l'annonce, lors d'une émission de la BBC, qu'une autobiographie avait été (enfin) mise en chantier par son leader, il y a quelques jours, Morrissey et les Smiths continuent de faire les gros titres de la presse anglaise, spécialisée ou non. Alors que Morrissey révélait également ce qui pourrait bien être la pochette de son nouvel album, Years of refusal, prévu pour le début d'année 2009, que ressortait des tiroirs et archives une minute et neuf secondes d'une ancienne chanson perdue des Smiths enregistrée en 1987 (sans voix) pour faire office de face B à "Girlfriend in A Coma", la mystérieuse et envoûtante "Click Track", le journal The Sun lance une bombe : les Smiths seraient à deux doigts de se reformer ! Morrissey avait décliné en 2006 une offre de 2, 8 millions de livres des organisateurs du Festival Coachella qui lui promettait alors la tête d'affiche.

Selon The Sun, pour que les Smiths s'alignent au complet sur leur scène au mois d'avril, les organisateurs du festival auraient fait une offre qui ne se refuse pas cette fois. Des rumeurs bruissent également autour d'une présence à Glastonbury et dans d'autres festivals. L'homme qui aurait réussi à faire changer Morrissey d'avis serait Irving Azoff, le nouveau manager du Moz, arrivé il y a peu à la tête de la PME Morrissey et qui aurait déclaré un peu partout que de l'eau avait coulé sous les ponts depuis la séparation et que "le temps apaisait les blessures", ou quelque chose dans ce genre là. Cette information est évidemment à prendre avec des pincettes. Si Morrissey et Marr étaient restés en contact depuis le split, Andy Rourke et Mike Joyce sont devenus des épouvantails pour le duo créatif du groupe. Des procès les ont opposés et le chanteur déclarait encore, il y a peu, "Je préférerais me bouffer les testicules plutôt que de reformer les Smiths. Et c'est un végétarien qui vous le dit".

Les Smiths seraient, si cela devait se produire, le dernier très très grand groupe à remonter sur scène après les Pixies et des dizaines d'autres ces dernières années (Police, The Only Ones,...). Peut-être que le nouvel album de Morrissey devrait être rebaptisé Years of Revival, après tout.
 
 



Anaïs et la pochette de The (Making) Love Album

Posté par LovelyRita le 24.10.08 à 16:16 | tags : chanson française, news


Après le satirique "Mon coeur, Mon amour", la chanteuse Anaïs donne un successeur à The Cheap Show avec la sortie de The Love Album (10/11). Changement d'orientation musicale avec le recrutement de Dan The Automator à la production et changement de tenue. L'amour, Anaïs, en parlera en long, large et travers sur cet album avec des titres tels que ("Le 1er amour", "I Love You", "Elle sort qu'avec des blacks"...), mais elle semble aussi en donner sur la pochette de son album. Nue et entourée de trois hommes, la chanteuse pose au pied d'une cascade, les doigts de l'un d'entre eux dans sa bouche. Désir, sensualité, exotisme... Anaïs fait son show mais il n'est plus cheap.




Morrissey règle ses comptes avec une autobiographie

Posté par LovelyRita le 24.10.08 à 14:49 | tags : news, people, uk

 
Morrissey, l'ex-chanteur des Smiths est sur le point d'écrire son autobiographie dans le but de mettre un terme à toutes les rumeurs dont il serait l'objet, selon lui, dans les médias anglais. A présent en solo, le Moz alimente régulièrement les couv du NME ou les tabloïds de ses déclarations fracassantes. Que ce soit en politique ou sur des sujets de société, Morrissey n'hésite jamais à faire entendre sa voix en Angleterre, quitte à soulever des polémiques. Quand ce n'est pas par ses déclarations, le Moz compose également des chansons aux titres évoquateurs : "National Front Disco", "Margaret (Thatcher) on the Guillotine" ou "Bengali in Platforms". En 1992, la presse l'avait qualifié d'ultranationaliste après un concert où il s'était enveloppé dans le drapeau britannique. En 2007, il a déclaré ne plus se reconnaître dans l'Angleterre d'aujourd'hui : "L'Angleterre est juste un souvenir. Les barrages ont cédé et n'importe qui peut avoir accès au pays et s'y installer..." Cette phrase et le reste de l'interview lui ont valu une couv du NME et une polémique sur son éventuelle xénophobie.

Provoc, homo, végétarien, membre de l'uns des plus importants groupes de la pop musique anglaise et toujours aussi adulé, Morissey est la proie idéale des médias britanniques. Une situation dont le Moz a pris conscience et qu'il tentera de régler dans une autobiographie à venir. C'est sur l'antenne de la BBC 2 qu'il s'est exprimé, évoquant notamment son statut de victime : "Tellement de conneries sont écrites sur moi, que ça devient parfois difficile de vivre avec". Le chanteur entend donc rétablir avec cet ouvrage la vérité (ou sa vérité) sur son existence, sa carrière et ses prises de position. Un ouvrage qui, si l'on en croit les déclarations faites à la BBC, devrait prendre la forme d'un réglement de compte. Aucune date de publication, aucune info concernant l'éditeur n'ont pour le moment été révélées, le chanteur se concentrant actuellement sur la sortie de Years of refusal, album à sortir en février 2009.



Pavement sort son Brighten The Corners en deluxe

Posté par Myosotis le 24.10.08 à 11:23 | tags : news, rock, usa


 
Retardée d'un mois il y a quelques jours, la sortie de Brighten The Corners, Nicene Creedence Edition, l'édition De Luxe du quatrième album du groupe de Stephen Malkmus sera comme les précédentes un petit événement en soi et un cadeau de Noël tout trouvé pour les fans d'indie rock. Sorti en 1997, Brighten The Corners est peut-être l'album le plus accesssible du groupe et celui qui s'est le mieux vendu. Plus pop et ordonné que Wowee Zowee (il y a même les paroles dans le livret !), Brighten The Corners regorge de tubes monstrueux comme ce "Shady Lane" mis en images ici par Spike Jonze ou "Stereo", les plus connus, mais aussi de titres épatants comme "Old to Begin" et "Fin", mes deux titres préférés. Bien sûr, l'album original est plombé par les deux morceaux que Scott Kannberg a réussi à infiltrer sur le disque, "Passat Dream" et "Date w/ IKEA". A part ça, Brighten The Corners est un album excellent qui aurait, lui aussi, tout à fait pu permettre aux Pavement de passer dans la division (commerciale) supérieure.

Comme pour les précédentes rééditions, Matador met les petits plats dans les grands et prévoit un double CD (augmenté de quelques petits privilèges pour ceux qui pré-commandent) en appui du pressage original. Au menu, tous les singles de l'époque, 2 curiosités qui semblent vraiment inédites ("Beautiful as a Butterfly" et "Cataracts both") et quelques raretés, live ou studio. Parmi elles, la reprise du "The Classical" de The Fall, impeccable (on sait que Pavement a souvent "pillé" Mark E. Smith) et surtout le thème du Space Ghost, repris par le groupe et tout bonnement génial.
 




Matthew Dear move my body !

Posté par Maxence le 23.10.08 à 18:09 | tags : électro, techno

 

Après Junior Boys dont nous chroniquions la performance pour la collection Body Language il y a peu (voir notre avis ici), c'est au tour de l'Américain Matthew Dear (aka Audion, False, Jabberwjaw) de signer un nouveau volume de la série Body Language ! Une sortie de l'excentrique Texan émigré à Detroit étant toujours une bonne nouvelle, comptez sur nous pour vous en reparler très bientôt.

 

En attendant voici l'alléchant tracklisting :

01. Dinamoe - The Green French One (Original Mix)
02. Kalabrese - Cityblues
03. Sascha Dive - Street Life (Samuel Davis Dark Groove Remix)
04. Kid Sublime - Basement Works Vol. 1
05. Johnny D - Orbitalife
06. Martinez - Retrospective
07. Diz - No Way
08. Johnny D - Tramodyssee
09. Mlle Caro & Franck Garcia - Dead Souls (Radio Slave Long Distance Kiss Mix)
10. Prompt - Ambee
11. DJ Koze - Zou Zou
12. I:Cube - Gtnup
13. SoulPhiction - Traffic Lights
14. Two Armadillos - Hamlin (Sascha Dive's Secret Dub)
15. Seth Troxler & Patrick Russell - Doctor of Romance
16. Even Tuell - Untitled B1
17. DJ Koze - I Want to Sleep
18. Basti Grub - Baaa Niii
19. Matthew Dear - Free To Ask (Body Language Exclusive Track)
20. Lorenzo - Get Deep




All your base are belong to YMCK

Posté par 2goldfish le 23.10.08 à 15:42 | tags : electro, geek, pop, vidéos musicales, youtube

 

 

Je devrais probablement moins aimer ce clip que je ne le fais... Le chiptune ou musique 8-bit (bien qu'ici on touche plutôt dans le visuel au 16-bit haut de gamme), ça n'est qu'un trip régressif moralement condamnable, non ? Bon, la morale n'a rien à voir avec la musique, après tout. Le mouvement chiptune, c'est du faux art naïf, un peu comme Animal Collective : une réinvention de la musique comme si on n'en avait jamais entendue que quelques éléments très primitifs. La vieille musique folk ou les balbutiements des jeux vidéos, c'est kif-kif et bourricot... On peut vraiment justifier n'importe quoi si on cherche suffisamment.

YMCK, groupe japonais qui en est à son troisième album de pop/chiptune, n'est de toute façon pas aussi simpliste et primitif qu'il y paraît. Derrière un premier abord ultra lo-fi se révèlent des arrangements jazzy élaborés sur un morceau comme Magical 8-bit tour. Tetrominon parvient à construire un morceau sur le rythme d'une partie de Tetris, une approche expérimentale qu'on pourrait rapprocher de la musique aléatoire ou au moins de l'industrielle... Et en plus, le site du groupe propose en téléchargement son propre plug-in "magical 8-bit" pour Cubase, GarageBand etc... Vous pouvez vous amuser avec mais j'avoue que moi j'ai surtout envie de jouer à un des jeux qu'on voit dans leurs clips...




Chinese Democracy, le single, pour de vrai c'est promis !

Posté par 2goldfish le 23.10.08 à 10:13 | tags : mp3, news, rigolo, rock

 

Vraiment pour de bon cette fois-ci, c'est juré, l'album qu'on nous promet depuis quatorze ans sortira le mois prochain et on a même un premier single officiel pour en attester : Chinese Democracy des Guns N'Roses, c'est le nom de la chanson qui ouvrira l'album et permettra aux heureux (?) possesseurs de radio, d'internet et de temps libre de savoir ce qu'Axl Rose a fait pendant toutes ces années à part épuiser la ludothèque des deux premières Playstation (doit-on remercier l'échec de la troisième pour la sortie de ce disque ?).

"Chinese Democracy" - la chanson - parle donc de... Chinese Democracy - l'album - ou du moins c'est ce qu'il nous semble : Axl chante que tout ça (quoi ?) n'a pas d'importance, puisqu'il a du temps. Il chante aussi qu'il est un cas d'école, faisant là preuve d'une lucidité dont on croyait qu'elle l'avait totalement abandonné. Côté musique... Vous vous rappelez "Wish" de Nine Inch Nails ? A part constater que le riff du début sonne pareil, il n'y a vraiment pas grand chose à dire d'intéressant  sur ce morceau. Comme on le craignait, Chinese Democracy risque une fois sorti de s'avérer beaucoup moins intéressant pour les journalistes qui ont déjà versé beaucoup d'encre sur le sujet.




Matias Aguayo : Minimal is dead !

Posté par Maxence le 22.10.08 à 17:01 | tags : egographie, électro, techno, youtube
 

Ce n'est pas moi qui le dis mais le DJ et chanteur Germano-Chilien Matias Agayo, moitié de l'ex - et regretté - duo electro house Closer Musik et actuel Agayo & Rocness. Il le dit d'autant plus haut et fort que son dernier morceau, ironiquement intitulé "Minimal", explose aujourd'hui tous les dancefloors dans une avalanche de battements polyrythmiques et d'invitations à bouger des hanches. Le morceau a eu son heure de gloire cet été et le fait qu'Agayo clame radicalement son dégoût de ce que l'on nomme la "minimal techno" ne semble rien y changer. Cuz that music got no groove / got no balls / no me hace PUMPIN' PUMPIN' PUMPIN' / porque yo quiero bailar / con un ritmo / más nocturno / más profundo / más sensual / ¡BASTA YA DE MINIMAL! (Parce que cette musique n'a pas de groove, pas de couilles, pourquoi ne pas plutôt danser, sur un rythme plus nocturne, plus profond, plus sensuel, ras le bol de la minimal !) voilà en substance le message du garçon.

 

Autant dire que le bonhomme a du se faire de nombreux amis au sein de la scène techno actuelle puisque son coup de gueule en musique a récemment rebondi sur le blog du Gardian. On imagine la tête de Richie Hawtin et de tous les producteurs du collectif M_Nus, sans oublier Ricardo Villalobos, l'ami d'Agayo, qui a su depuis le début développer une musique au groove irrésistible tout en restant minimale. Pour l'anecdote, l'ironie de l'histoire veut que ce morceau ait justement vu le jour durant une jam session entre DJ Koze (qui remixe également le track) et Matias Agayo, autour d'une rythmique d'inspiration latino empruntée à Ricardo Villalobos. L'intéressé goûtera certainement l'analogie. Alors bien sûr, on peut reprocher à la minimal de parfois tourner un peu en rond ; reste que produire une musique pour boîte de striptease comme celle d'Agayo ne fera en tout cas certainement pas avancer la musique de club. Sans compter que réclamer l'avènement d'une musique plus sensuelle en la comparant à la rigueur minimale, c'est un peu comme de demander au punk d'enfiler des portes-jarretelles (Ah ! On me glisse à l'oreillette qu'ils l'ont déjà fait et que cela s'appelait la new wave. Ce n'est pas faux).

Pour finir, une vidéo qui ne bouge pas mais qui en dit long (et une jolie fille aussi) :

 




HMV s'oppose aux ententes exclusives dans la distribution musicale

Posté par LovelyRita le 22.10.08 à 15:18 | tags : music biz, news, usa

Le "retail exclusive" est une tendance qui commence à se généraliser sur le marché de la distribution musicale américain et contre laquelle la firme HMV s'insurge au Canada. Appelés ententes exclusives, ces contrats signés entre un artiste et une enseigne de grande surface? permettent à cette dernière d'avoir le monopole sur la vente du cd de l'artiste. Après The Eagles, AC/DC vendra aux Etats-Unis son Black Ice uniquement dans le réseau Wal Mart et Guns N'Roses son Chinese Democracy chez Best Buy... oubliez les disquaires et autres revendeurs de produits culturels.

La filiale canadienne de HMV (chaîne de magasins de musique) lancera un appel aux artistes dans le Billborad de ce samedi pour empêcher que le phénomène ne touche le Canada. La page de pub achetée dans l'hebdo US prendra la forme d'une lettre de remerciement destinée aux artistes qui ont dit non à ces ententes exclusives sur le sol canadien : AC/DC, Bryan Adams, Christina Aguilera, Genesis, John Mellencamp, The Police, Guns N' Roses et Anne Murray. Cette communication laisse tout de même apparaître les inquiètudes d'HMV et des grandes chaînes spécialisées de produits culturels en général, qui se retrouvent parfois impuissants face aux ententes exclusives. Une lutte que son président, Humphrey Kadaner, mène depuis la première grosse entente exclusive conclue par les Rolling Stones pour la sortie de son dvd Four Flicks, il y a cinq ans. En 2005, HMV avait notamment retiré de son réseau toutes les sorties de Bob Dylan en représaille de l'entente exclusive que ce dernier avait conclu avec Starbucks pour la sortie de son Live at the Gaslight 1962... une mesure qui avait été aussi appliquée pour Elton John, Alanis Morissette et les Stones. Des efforts qui, selon lui, auraient payé en 2008 puisque les albums d'AC/DC et des Guns seront bel et bien distribués et vendus sans restriction sur le sol canadien.




Groupes en couple, couples en groupe : les lois du désastre

Posté par Myosotis le 22.10.08 à 11:28 | tags : elucubration, pop, rigolo, youtube
 
 
Il y a des lois que la raison ignore. Le rock n'y échappe pas. De ce côté-ci de l'Atlantique, certains ont appelé ça le "no zob in job principle". En clair, selon les acceptions, évitez de coucher avec quelqu'un du boulot. Accessoirement, et par extension, évitez à tout prix de travailler avec la personne avec laquelle on couche. Que l'on travaille (au hasard) à la Sécurité Sociale, dans l'Education Nationale, dans une société de conseil ou un PMU, on voit bien que ce n'est pas souvent un bon calcul. Avoir sa femme/son homme entre les pattes toute la journée, non seulement ça tue l'amour (qu'est-ce qu'il reste à se raconter le soir?) mais ça comporte certains risques bien connus de tous.

Qu'en est-il du rock ? Y a-t-il une exception qui confirmerait la règle dans ce domaine. Si les exemples de groupes qui ont fonctionné autour d'un couple homme-femme (le plus souvent) sont nombreux, mais parfois homme-homme, on s'aperçoit que ces alliances, plus ou moins durables, ont laissé derrière de très belles choses. Jimmy Somerville et Richard Coles étaient amants au sein des Communards ? Les deux Pet Shop Boys ont été ensemble à une certaine époque, comme l'ont été les membres de... hum... Wham (on a vu où cela les a menés) ? Morrissey et Marr ? Peu probable.
 
Côté hétéro, les expériences de travail en couple ne manquent pas : Hope Sandoval et David Roback ont bâti leur Mazzy Star sur leur amour avant de se séparer en assez mauvais termes mais après un beau parcours de près de dix années. La belle a remis ça ensuite en allant semer la zizanie chez les frères Reid de Jesus and Mary Chain. Que dire de Sonic Youth et du couple mythique formé par Kim Gordon et Thurston Moore ? Ces deux-là se connaissent depuis le début des années 80 et ne se sont pas quittés d'un ampli. Les couples du rock ont laissé derrière leur histoire d'excellents albums. On peut ici faire référence à notre chouchou Mark E. Smith, dont la pratique (machiste?) consiste à enrôler ses épouses en sidekick au sein de The Fall. Sa première épouse Brix Smith a été plus qu'une simple faire-valoir, orientant (ah, l'amour,...) le groupe vers un son plus accessible et plus pop entre 1983 et 1989. Le grand Mark a récidivé, avec un impact musical nettement moins évident, avec sa nouvelle compagne, la belle et mystérieuse Elena Poulou au clavier.
 
Le plus bel exemple de relation rock reste néanmoins celle qui lia le grand David Gedge du Wedding Present à sa girlfriend d'alors, la très très... charming Sally Murrell, au sein de Cinerama. Gedge est le chantre des amours désolées mais prit la décision de saborder son groupe pour offrir sur un plateau à son amie la musique qu'elle voulait entendre de lui. Gedge remballa ses guitares speedées, ses batteries punk pour les remplacer par des choeurs (des corps) de femmes, des quartettes à cordes et des accompagnements dignes d'Ennio Morricone. Prévue pour durer 8 mois, l'aventure Cinerama se prolongea sur au moins 3 albums et autant de compilations de singles, avant de s'achever par une... rupture, chantée formidablement bien sur les derniers titres du groupe. Murrell est partie. Gedge est resté avec le groupe, avant de s'apercevoir que, sans sa muse, il était redevenu ce qu'il était avant. Il a repris le nom de The Wedding Present et ramassé son coeur en miettes pour redémarrer sur les chapeaux de roue. C'est exactement ce dont cause la chanson "Careless", cette impossibilité de s'aimer en étant si proches, en faisant fourgonette commune, en buvant des bières ensemble, en partageant la même loge, les mêmes fans, roadies, attachés de presse, amplis, pédales wah wah. L'amour est impossible, même pour le rock, même par la force de l'art ou alors.... pas longtemps. Sniff.
 
And I'm sure that together we can make this work
As long as I stop being a jerk
As long as you stop indulging his every whim
Because I know I could put up with all of this mess
Just to see you wearing that dress
You know I'll be here when you're through with him
No please don't ignore me, that'd be really the end
I just lost a lover; I don't want to lose a friend
That would be careless
That would be careless
But I'm not still in love with you
No, I'm not still in love with you
That would be careless
That would be careless
But I'm not still in love with you
No, I'm not still in love with you

C'est fini.



Eminem rechute pour son nouvel album Relapse

Posté par Edouard le 22.10.08 à 09:11 | tags : hip hop, news, usa, youtube
Plutôt silencieux depuis la sortie de son dernier disque en date, Encore (2004), le rappeur Eminem a mis fin aux rumeurs concernant la sortie de son cinquième album, qui s'intitulera finalement Relapse (rechute) et devrait atterrir dans les bacs d'ici la fin 2008.

Empact, King Mathers, les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines concernant le titre du prochain album du Slim Shady. A l'occasion de la soirée de lancement de son autobiographie, The Way I Am, qui se tenait à New York le 15 octobre dernier, le MC de Detroit a vendu la mèche dans une interview accordée à Angea Yee et DJ Kay Slay. "Beaucoup de faux titres ont tourné. Le vrai titre de l'album qui arrive est Relapse", a révélé Eminem, sans préciser de date de sortie. Selon Polydor France, il faudra patienter jusqu'à 2009.


D'après son collègue
50 Cent, Relapse devrait en tout cas s'inscrire dans une sorte de trilogie, entre le disque du boss du G-Unit, Before I self destruct, et le Detox de Dr Dre. "En fait, ça raconte une histoire... Before I Self Destruct, I'll Relapse, then Detox (Avant que je ne m'autodétruise, je rechute et ensuite pars en desintox)", a expliqué 50.

Histoire de faire monter un peu la pression, Marshall Mathers (de son vrai nom) a également fait tourner un court titre inédit, "I'm Having A Relapse", qui préfigure à un retour du Eminem des débuts, tout en introspection et en textes pointus. Peu d'infos circulent pour l'instant quant au contenu du disque, mais les producteurs Dr. Dre et DJ Premier ont confirmé dans des interviews leur participation au projet.


I'm Having A Relapse :




Deadbeat : Un soupçon de dub dans ma techno

Posté par Maxence le 21.10.08 à 17:55 | tags : dub, électro, techno, youtube

Scott Montheit aka Deadbeat est un garçon à suivre. Cofondateur de CrackHause (son projet click-house) avec Stephen Beaupré, c'est par la face Nord que ce Montréalais expatrié à Berlin aborde le dub. "J'ai découvert cette musique avec l'ambiant électronique de The Orb et plus tard, avec les variations de Basic Channel, puis Chain Reaction et Maurizio bien sûr, qui m'ont totalement ensorcelées. Depuis, j'effectue un voyage à l'envers dans le temps. C'est fascinant de connaître les racines de ce qui fait la dance music d'aujourd'hui et de découvrir que ce genre utilise quasiment les mêmes structures qu'il y a 100 ans !" nous confie-t-il, enthousiaste, il y a un an au cours d’une interview par mail. Son nouvel album Roots & Wire, est l’aboutissement d’une longue collaboration avec un autre fan de dub berlinois, Robert Henke (de Monolake). Deadbeat continue d’y explorer les liens qui unissent deux genres supposément antinomiques, le dub et la techno, grâce aux bons soins de Paul St Hilaire (le Tikiman de Rhythm and Sound) avec des titres solaires comme "Rise Again" et "Babylon Correction", ou encore "Deep Structure" parfaite incarnation d’une house languide qui aurait trop longtemps marinée dans le gumbo des rythmes caraïbes. Encore une fois, indispensable !

 


Deadbeat – Roots & Wire (Wagon Repair/Modulor)


PS : A noter que cette vidéo n’est pas tirée du dernier album, mais du précédent, Journeyman's Annual que nous chroniquions ici). Ce qui n’a, au final, aucune importance : "Give me a little dub" illustrant parfaitement mon propos. (photo by Lars Borges - 2008 www.larsborges.de)




Programmation des Transmusicales de Rennes 2008

Posté par LovelyRita le 21.10.08 à 15:19 | tags : agenda, électro, news, pop, rock

 

 

30ème édition pour les Rencontres Transmusicales de Rennes, du 3 au 6 décembre 2008 inclus. Un festival qui mise tout sur une programmation découverte : très peu de têtes d'affiches, une majorité d'artistes très peu connus ou sur le point de se faire connaître. Une prog éclectique et audacieuse qui laisse donc la place aux jeunes talents de la scène internationale. Un parti pris que l'on doit à Jean-Louis Brossard, programmateur du festival et passionné de musique convaincu et convaincant. Les Transmusicales de Rennes existent depuis plusieurs décennies et est devenu au fil des années, l'un des gros festivals musicaux français avec une programmation exigente. Cette année, on peut se délecter de la présence du duo franco-anglais John & Jehn, d'Ebony Bones, des Magistrates, du folkeux Bon Iver et de l'Anglais Esser, des Italiens de Crookers, de Minitel Rose pour les découvertes et de Diplo et des Residents pour "les têtes d'affiche".

Les concerts se répartiront sur plusieurs sites dans la ville de Rennes (L'Ubu, La Cité, Le 4 Bis, Le Triangle, l'Air Libre et au Parc Expo). A noter que certains concerts sont gratuits.

 

La prog complète :

Mercredi 03/12 : Goran Gora, Micachu & The Shapes, Tim Exile, The Wankin' Noodles, Hall 21, Rotor Jambreks, Orka Feat. Yann Tiersen, Budam.

 

Jeudi 04/12 : P.P.E, Mathematikal, Le Pneumatiq, John & Jehn, Esser, We Have Band, Alex Grenier, Numerica Rockestra, Tribeqa, Orka Feat. Yann Tiersen, Budam, DJ Le Clown Vidéo Circus, The Popopopops, The DeathSet, Cage The Elephant, 1000 Names, Minitel Rose, Mario Chris, Envelopes, Iglu And Hartly, Maths Class, Blamma Blamma, Autokratz.

 

Vendredi 05/12 : Hangmàs, NagNagNag, Le Corps Mince de Françoise, Bon Iver, Sister, Sammy Decoster, Debmaster, Depth Affect, Peter Digital Orchestra, Compagnie Black Blanc Beur, Compagnie Xpress, Orka Feat. Yann Tiersen, Budam, DJ Ride, Naive New Beaters, Padded Cell, The Penelopes & Morpheus, Ramiro Musotto, Djedjotronic, El Guincho, Solange la Frange, Success, Magistrates, White Rabbits, The Glitch Mob, Filthy Dukes, Monosylabikk, Creature, Miss Platnum, Birdy Nam Nam, SebastiAn, The Shoes.

 

Samedi 06/12 : De Portables, Gablé, Our Heads, Ka Jazz, Leon Jean Marie, Anthony Joseph & The Spasm Band feat. Joe Bowie, 64 Dollar Question, The Summer Of Maria False, Nola’s Noise, Orka Feat. Yann Tiersen, Budam, Miss Dj Blue, Dels, Ebony Bones, Switch, The Count and Sinden, Diplo, Chris De Luca Vs Phon.o, Beat Torrent, Dj Mujava, Gilles Le Guen, The Residents, The Black Angels, Professor Murder, Missill Live Gang, South Central, Clara Moto, Metal On Metal, Crookers, Hifana, Brodinski, The Proxy, The Driver.

 

 

Voir le site des Transmusicales de Rennes

 

 




Les Guns n'Roses devraient sortir Chinese Democracy pour fin novembre

Posté par LovelyRita le 21.10.08 à 10:27 | tags : music biz, news, rock, usa



C'est depuis des années que le groupe Guns n'Roses promet à ses fans un retour en grande pompe avec l'album Chinese Democracy. Un opus en préparation depuis 14 ans et qui n'a toujours pas vu le jour après des millions de dollars dépensés. En 2005, le New York Times publie un article sur "l'album le plus cher du monde" en parlant de Chinese Democracy qui aurait coûté 20 millions de dollars et aurait mobilisé bon nombre de producteurs et autres collaborateurs. Depuis 2006, les fans qui commençaient à ne plus y croire, se rattachent aux quelques fuites de morceaux et bribes d'infos que les médias dévoilent. Des versions démos circulent sur le net en 2006, puis le groupe part en tournée et le titre "Shackler's Revenge" fait son apparition sur la bande-son du jeu vidéo Rock Band 2 en 2008.

Aux dernières nouvelles, une date, celle du 23 novembre 2008, semble marquer la sortie tant attendue de cet album. Afin de faire monter la sauce, la maison de disque des Guns souhaiterait monter une opération marketing à l'occasion de cette sortie. Universal Music aurait contacté des agences de publicité pour qu'elles lui trouvent une idée brillante et retentissante qui fera de cette sortie l'événement marquant de cette fin d'année 2008. Sortie sur le net à la In Rainbows de Radiohead ? Album encarté dans un quotidien à la manière de Prince avec le The Mail On Sunday ? Quoiqu'il en soit, la marque de boisson Dr Pepper assure déjà la promo de l'album en tenant sa promesse de mars 2008. La firme avait alors défié Axl Rose, le leader du groupe, de sortir son album avant la fin de l'année et s'était engagé à offrir à tous les Américains une canette de Dr Pepper si l'album voyait enfin le jour.




Kanye West prévoit déjà un successeur à 808's & Heartbreak

Posté par LovelyRita le 20.10.08 à 16:42 | tags : hip hop, news, usa
Son quatrième album, 808's & Heartbreak, n'est pas encore sorti que Kanye West fonce déjà tête baissée sur son successeur. Un cinquième album est donc en préparation pour juin 2009. c'est le rappeur lui-même qui l'a annoncé lors de sa listening party qui s'est déroulée la semaine dernière à Los Angeles. West a la réputation d'être assez productif : 4 albums en 4 ans, mais il a déclaré qu'il avait encore "beaucoup de musique à faire" et que les nouveaux titres "venaient du coeur". Heartbreak n'est pas encore sorti et soulève déjà quelques polémiques ou critiques par rapport à l'utilisation de l'autotune sur la quasi-totalité de ses titres et le premier extrait "Love Lockdown", lui, n'avait pas séduit les foules dans sa première version. Le cinquième album serat-il ainsi dans la même veine que Heartbreak ou West saura-t-il prendre du recul pour livrer plus qu'un simple successeur et ne pas lasser ses fans qui auront droit à deux albums en 6 mois.



Go Fast : Un polar musclé mis en musique par Agoria

Posté par Maxence le 20.10.08 à 12:48 | tags : électro, news, techno, vidéos musicales

Go Fast, polar d'Olivier VinHoofstadt (à vos souhaits !) ne restera pas dans les annales de l'histoire. Ce n'est pas Cape Fear (Les Nerfs à vif), ni L'ultime razzia, ni Reservoir Dog, c'est un polar français avec des courses de voitures, des méchants très méchants et du trafic de drogue (et souvenez-vous, la drogue, c'est mal). Et c'est un cru Europacorp en plus. Bref... Reste que la mise en son de ce film oubliable par le petit Français qui monte, Agoria, est une des meilleures choses qui soit arrivée à ce bout de pellicule. Finalement, on se demande qui, du film ou de la B.O. est la plus musclée ? Une chose est sûre, la partie la plus subtile n'est pas la mise en image, mais que l'on aime ou pas Agoria, sa performance contrastée est une fois de plus la preuve que le titre de "futur Laurent Garnier" n'est pas abusé quand il s'agit du Lyonnais qui s'était déjà illustré avec les remarqués Blossom (en 2003) et Green Armchair en 2006.

 

Au milieu de très beaux interludes et parmi les titres phares on notera l'excellence des morceaux pop comme "Solarized" (porté par la voix de Scalde, un autre français amateur d'electronica pop dont le timbre est très proche de celui d'Antony Hegarty, d'Antony and The Johnsons et Hercules and Love Affair) et "Around The Corner". Preuve que le genre se porte toujours très bien quand il est marié à la musique électronique. Dans un autre genre, on trouve l'inévitable cavalcade de "Run Run", "Memole Bua" ou encore "Dust", merveille de deep house au fort relent garage qui anime de ses trépidations subliminales la street credibility des aléas de la vie de flic des stups, incarné par Roschdy Zem. En attendant, si vous évitez d'aller au cinéma pour voir le film, vous économisez entre 8 et 10 €, si vous vous payez l'album, vous débourserez un peu plus cher, mais ça vaudra toujours mieux. Contentez-vous donc du trailer (ou plutôt du disque parce qu'ici vous aurez "le polar musclé", mais pas la musique...) :

 

 


Agoria - Go Fast (Different/Pias)




Problème de fuites ? La guerre du leak n'aura pas lieu

Posté par Maxence le 19.10.08 à 15:05 | tags : électro, mp3, pop, rock

Proposer le téléchargement de son album en ligne sans passer par la case major company, globalement ça paie. C'est ce que nous révélait Rita dernièrement dans un post sur les résultats des ventes du dernier Radiohead. Radiohead donc, mais aussi Nine Inch Nails, Bloc Party, Brian Eno et David Byrne, tous ont choisi la diffusion sur internet de leur dernière production, avant de distribuer celui-ci en mode classique dans les rayons de nos supermarchés disquaires favoris. Certains naïfs ont donc pu croire qu'il s'agissait là d'une décision humaniste, une main tendue de manière pure et désintéressée vers le public assoiffé de nouvelles sensations musicales (hein ?), on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien.

 

L'expérience (malheureuse) d'AC/DC, relatée sur notre blog il y a peu, et celle plus positive, d'In Rainbows de Radiohead cet été, le prouve : proposer son album aux fans en version téléchargeable avec toutes les options que cela suppose (prix bas, possibilité de fixer le prix soi-même, voire de télécharger l'œuvre gratuitement et de payer ensuite, etc.) minimise les fuites et la piraterie. Un album pourtant médiocre comme le Ghost I-IV de Nine Inch Nails a lui aussi touché le jackpot en rapportant 1,6 million de dollars à ses auteurs, et ce, sans l'aide d'aucune maison de disque. Quant à Everything That Happens Will Happen Today, la dernière collaboration du duo Eno-Byrne, proposée à 8,99 dollars en téléchargement, elle a déjà été downloadée plus de 40 000 fois depuis sa mise en ligne !

 

Finalement, ce qui est drôle ici, c'est qu'en se réappropriant l'œuvre, ce sont les artistes qui rappellent les fondamentaux de la propriété intellectuelle au label, et non pas les majors company qui leur imposent les leurs. Le public lui, a enfin le choix d'écouter avant d'acheter, ce qu'il pouvait faire couramment avant la disparition globale des petits disquaires. Reste à régler le problème de la qualité, 8,99 dollars pour le pire format qui n'ait jamais existé, c'est encore trop cher... non ?




Newsletter du département marketing : Kiss, John Lydon, Kool & The Gang et Arcade Fire

Posté par 2goldfish le 18.10.08 à 09:42 | tags : music biz, news, rigolo, youtube

 

 

 

Ce sont des bouts de plastique qui sonnent creux quand on tape dessus et sur lesquels on peut coller des accessoires pour faire croire qu'ils sont un groupe de heavy metal. On les appelle Kiss et ils viennent d'annoncer qu'ils lançaient des figurines Monsieur Patate à leur effigie, sans doute pour remplacer dans le Kiss Shop ces t-shirts bientôt périmés :

 

 

 

De son côté John Lydon continue l'entretien de son image publique en nous expliquant pourquoi il aime le beurre anglais. C'est peut-être ça "utiliser l'ennemi" ?

 

 

Les majors tentent maintenant de vendre de la musique sur carte SD parce que le monde semble vraiment prêt à accueillir un nouveau format "physique" pour elles, et tant pis s'il y a de moins en moins d'endroits et de raisons d'en acheter. Kool & The Gang de son côté n'est plus très kool depuis longtemps et n'a plus rien à perdre : leur dernier album est un cadeau Bonux. Franchement moi j'ai envie de dire : pourquoi pas ? Franchement, qui aurait parlé (et à plus forte raison écouté) le dernier album de Kool & The Gang sans ça ? "Jungle Boogie" c'est bien d'accord mais c'est loin. Moins loin que l'époque où Arcade Fire c'était bien. Alors Arcade Fire, que rien n'a encouragé à se rendre compte qu'avec "Black Mirror" ils étaient sur la mauvaise voie, se contente de vendre de bons vieux posters sur son site. Des posters pas trop chers malgré leur tirage limité et surtout plutôt très très chouettes. J'ai failli craquer moi même alors vous pouvez y aller, on ne vous jugera pas.




D.I.R.T.Y. label du mois chez Resident Advisor

Posté par Maxence le 17.10.08 à 16:03 | tags : électro, news

 


La France electro se porte bien ! Preuve encore une fois de l'impact de nos artistes électroniques sur le marché et le public international, D.I.R.T.Y. label français iconoclaste et site du même nom, à qui l'on doit, entre autre les fameuses compilations Dirty Diamonds, ou encore Dirty Space Disco et la collection Dirty Edits, vient d'être adouber par Resident Advisor incontournable website consacré "dance & electronic music magazine", qui ouvre ses portes aux Français et en font leur "label du mois".
 

Ce n'est pas rien car il faut savoir que Resident Advisor est, dans le domaine de l'electro, l'équivalent de Pitchfork. Considéré et extrêmement respecté des connaisseurs, RA, comme l'appel ses lecteurs, est à la fois un site informatif, un magazine et un réseau social. Resident Advisor proposant en effet des podcast réguliers des pontes de l'electro tous genres confondus, de nombreux interviews, des historiques et des panoramas autour de certains types d'évènement ou de scène musicale, ainsi que les news quotidiennement mises à jour des concerts, festivals, dates etc. où se présentera tel ou tel artiste. La présentation par fiche est d'ailleurs parfaitement opérante sur le site puisque chaque DJ, producteur, musicien ou groupe bénéficie d'une biographie, discographie, des news le concernant et de son agenda. Si vous voulez savoir où se produiront Ricardo Villalobos, Lindstrom, Matthew Dear, Hot Chip ou Carl Craig dans les prochains jours, RA est donc la bonne adresse.


Pour revenir à D.I.R.T.Y., le choix de présenter le label de Guillaume Sorge and Clovis Goux, est donc un nouveau gage de reconnaissance après l'accession au statut d'acteurs reconnus des musiques électroniques, d'artistes comme SebastiAn, Brodinski, Yuksek, Justice et consort. La preuve aussi que la France, grâce à une certaine culture musicale que l'on aurait historiquement pu croire malheureusement absente au cours des décennies précédentes, est aujourd'hui plus que jamais dans la place.

 

D.I.R.T.Y. sur Resident Advisor :
http://www.residentadvisor.net/feature-read.aspx?id=964

D.I.R.T.Y. official site :
http://www.d-i-r-t-y.com/




Max Tundra et Of Montreal à l'Elysée Montmartre : Overdose

Posté par 2goldfish le 17.10.08 à 13:58 | tags : electro, live, pop, rock

Je n'avais jamais écouté Max Tundra avant hier quand je suis tombé sur un billet que lui a consacré Maxence agrementé d'une excellente vidéo qui m'avait fait dire à mes amis "pour Of Montreal, on n'arrivera pas en retard". Les premières parties, c'est tout de même souvent fort ennuyeux (les DJ en mousse qui précédaient TV On The Radio au Nouveau Casino il y a deux semaines, par exemple, c'était juste honteux) du coup par charité on n'en parle pas dans nos compte rendus de concert mais Max Tundra, contrairement à MGMT qui ouvrait la tournée précédente, est un excellent choix qui colle bien avec ceux pour qui il ouvre. Seul sur scène, Tundra balance des beats fous entre Prince, Timbaland et Matmos sur lesquels il chante, danse, joue de ses deux synthés en même temps que de la flûte, de la guitare ou du xylophone et fait mille autres choses en même temps dans une frénésie impressionante. C'est malin, ludique, dansant et totalement original, il faut absolument se rueur sur ses disques.

 

Of Montreal eux sont six, sans compter les trois danseurs. Ils ont aussi deux batteries, des costumes (dont plus d'un est porté par Kevin Barnes qui passera tout de même la plupart du concert en slip). C'est évidemment génial comme on était en droit de s'y attendre de la part d'un groupe dont on ne se souvient même plus de la dernière mauvaise chanson. Les titres s'enchainent entre glam/disco psychédélique, ballades beatlesiennes outrées et expérimentations soniques innatendues (un jam funky sur-saturé de réverb' résonne encore dans mes oreilles des heures après). Barnes fait sa diva, arrive sur scène porté par deux bouddha dorés qui se transforment en ninjas, s'habille en prêtre pour exorciser un homme en costume gonflable et masque d'éléphant... Il parait qu'à New York il est arrivé sur scène à cheval et c'est vraiment la seule chose qu'il aurait pu faire de plus ce soir. En fait on a à peine remarqué les excellentes animations du frère David Barnes projetées derrière le groupe.


Comme sur disque, l'enchaînement sans répit des chansons ou fragments de chansons commence à nous user sur la fin mais ça tombe bien, c'est la fin. Le rappel se fera sur l'excellente Gronlandic Edit de l'album précédent et une reprise qu'on attendait (l'an dernier à Barcelone une fin de concert sur "Sufragette City" m'avait totalement bluffé) : on hallucine un peu en entendant le riff de "Smells Like Teen Spirit" sortir de nulle part. Ouattezeufeuque ? Ce n'est pas du tout dans l'esprit de la soirée mais bon, c'est stupide et contagieux, ça marche. Ce soir entre Max Tundra et Of Montreal on en aura eu (un peu) trop pour notre argent, c'est toujours mieux que pas assez.




Radiohead révèle les chiffres de vente d'In Rainbows

Posté par LovelyRita le 17.10.08 à 11:59 | tags : mp3, music biz, news, uk

 


 

Depuis la sortie médiatisée et sans maison de disque d'In Rainbows, aucun chiffre n'avait circulé sur les ventes de l'album dont le prix était fixé par les internautes eux-mêmes. Le 10 octobre 2007, Radiohead met en ligne sur un site dédié son album en téléchargement légal et payant, l'internaute décidant lui-même du prix qu'il veut mettre pour l'acquérir. Quelques mois plus tard (le 31 décembre), l'album sort en discbox et en CD et n'est plus dispo en téléchargement légal, un an pile-poil après la sortie en digital, quel est le bilan de l'action du groupe ?

Warner Chappell qui est la maison d'édition de Radiohead a révélé cette semaine les chiffres de vente et confirmé que la sortie a été un succès pour le groupe. Il semblerait que beaucoup d'internautes n'ait quasiment rien payé pour se procurer l'album, mais que le montat total des bénéfices (pour la sortie en digital d'octobre à décembre) a été plus important que celui engrangé pour le précédent album, Hail to the Thief (2003), qui lui s'était vendu à 1 million d'exemplaires. Aujourd'hui les estimations parlent de 3 millions d'albums vendus tous supports confondus (100 000 pour la discbox et 1,75 million pour le cd).

 

La question que tout le monde se pose mais sur laquelle Jane Dyball de Warner Chappell n'a pas communiqué concerne le prix moyen d'achat de l'album. Bien que le succès marketing et financier ait été au rendez-vous, le groupe ne s'est pas exprimé sur le renouvellement d'une telle opération pour un éventuel prochain album.




Marnie Stern et l'axe du mal

Posté par 2goldfish le 17.10.08 à 10:20 | tags : rock, vidéos musicales, youtube

Je ne sais pas vous mais moi je ne suis toujours pas certain que j'aime Marnie Stern. Les filles écorchées qui chantent comme des folles, c'est plutôt mon truc en général mais je me suis longtemps entrainé à penser que le genre de truc qu'elle fait à sa guitare c'est le mal et j'ai du mal à dépasser cette impression là. D'un côté je peux tout à fait comprendre le charme de l'idée d'une fille un peu autiste qui s'enferme dans sa chambre pour apprendre à jouer aussi vite qu'Eddie Van Halen, après tout ce n'est pas fondamentalement différent de Joanna Newsom qui a du travailler son jeu de harpe comme une dingue pendant des années et, même si c'est sans doute sexiste, ce jeu de guitare me dérange un peu moins venant d'une fille que d'un garçon (le garçon qui fait ça, on l'accuse de délires masturbatoires adolescents, Marnie Stern on dit juste "elle a du traverser des moments difficiles").

On est parfois élevé dans l'amour du synthé et la haine des solos de guitare, parfois c'est l'inverse, parfois on ne nous apprend qu'à tolérer les virtuoses de la musique classique et pour d'autres jouer autre chose qu'un power chord sur une guitare électrique c'est déchoir... Tout ça est assez idiot, il n'y a au bout du compte que la bonne et la mauvaise musique et on ne devrait pas laisser de bêtes préjugés esthétiques se mettre entre nous et cette vérité, mais parfois les préjugés sont difficiles à dépasser. C'est justement cette difficulté qui rend Marnie Stern intéressante : elle joue des clichés du hair métal et remet en cause ce qu'on croyait savoir du bien et du mal. En plus dans son clip elle a une double guitare donc aussi de l'humour.

 

 

 




Comme un lego : de Bashung à Manset et retour

Posté par Myosotis le 16.10.08 à 18:09 | tags : chanson française, rock, youtube
 
Cela n'a l'air de rien mais "Comme un lego" a des allures de grand classique de la chanson française depuis le début. Offerte sur un plateau à Alain Bashung pour son dernier album puis reprise par Manset lui-même sur son Manitoba monumental, il se pourrait bien que la chanson soit l'une des plus belles chansons françaises écrites... quoi ?... ces vingt dernières années. Habillée en 3 minutes et quelques sur scène ou en 7 en studio, "Comme un lego" a toutes les qualités : un texte étonnant, précis, ultraréaliste (des frites), poétique, engagé et universel, en même temps qu'une mélodie discrète, fantomatique et hypnotique.

Gérard Manset, qui n'a pas l'habitude de s'épancher sur ses créations et ses sources, n'a rien livré de son origine, mais le résultat est impressionnant de maîtrise. La chanson se développe en mouvements amples qui décrivent des cercles concentriques vers un refrain de toute beauté. C'est une chanson à la fois chaleureuse, glaçante et extralucide, le condensé d'une vision du monde désespérée. Son dispositif narratif est particulièrement opérant. D'où parle la personne qui contemple les hommes comme des fourmis ? Est-ce Dieu, l'écrivain, l'Artiste. La sensation dans et hors du monde crée une perspective éblouissante, comme si l'on survolait le monde dans un long travelling aérien. La guitare nous fait flotter en apesanteur et nous installe en position de démiurge. Le chant suggère une prise de distance, une pointe de misanthropie et surtout nous contamine en désenchantement, tout en ne perdant pas de vue l'humanisme et la modestie des intentions. Manset est expert dans ce genre de travelogue, toute son oeuvre peut se résumer à ça : une prise de hauteur distanciée, une contemplation mi-mélancolique, mi-cynique de ses contemporains et du cours du monde. Il y a dans "Comme un lego", un zeste d'âme en plus qui tient peut-être dans cette référence au jeu de construction de notre enfance, à la vision des pièces de couleurs qui s'assemblent d'elles-mêmes et tentent désespérément de créer un ordre, de donner une forme au chaos. Dans ses déclarations récentes, on sent une pointe de trouble chez Manset lorsqu'il évoque la reprise de Bashung (qui lui a volé la politesse), comme si l'auteur regrettait d'avoir offert à son nouvel ami une chanson qu'il sentait immense. Il est à peu près certain que, pour le grand public, l'interprétation de Bashung, parce que sa voix est meilleure, plus contemporaine, plus grave, plus dense, s'imposera comme la plus légitime des deux. La version de Manset n'en est pas moins juste, exprimant une fragilité que ne rend pas la version de Bashung. La voix de Manset chevrotte légèrement, affiche ses doutes et améliore le texte et sa perspective. On sent, dans les rapports entre les deux hommes, une sorte de rivalité non avouée autour de la postérité du chef d'oeuvre, de la paternité d'un assemblage marquant et qui a toutes les chances de rester dans l'histoire.
 
Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront

Car si la terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au delà c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire



Pourquoi j'aurais sifflé la Marseillaise de Laam...

Posté par Myosotis le 16.10.08 à 11:47 | tags : rigolo, youtube


On ne devrait pas plaisanter avec les affaires d'Etat mais nous sommes ici dans le blog musique et comme nos amis du blog foot n'ont pas tenté l'explication (même pas pour rire, aucune réaction de ce type, nulle part, où est Coluche, bon sang ?), il faut bien qu'on s'en charge. Tout le monde sait donc que la Marseillaise a fait l'objet en ouverture, mardi soir, du match amical France - Tunisie... de football (je dis ça pour ceux qui n'y connaissent rien en sport) d'une bronca scandaleuse, trois ou quatre minutes de sifflets continus montant, descendant, tournoyant des tribunes et accablant des joueurs qui n'en demandaient pas tant, eux qui depuis la Coupe du Monde sont obligés (souvenez du rapport commandé à un cabinet de consultants) de chantonner l'hymne national ou du moins de le sussurrer du bout des lèvres.

Racailles qui sifflent, beurs de mauvais poil, mauvais français. Fallait-il annuler le match ? Renvoyer tout le monde chez lui ou alors téléporter le Stade de France à Limoges ou à Périgueux, comme l'a suggéré Bernard Laporte ? On s'en fout. Enfin pas tout à fait mais ce n'est pas l'objet. Si les supporters ont sifflé la Marseillaise, c'est parce qu'elle était chantée par Lâam et a capella de surcroît. Au lieu de blâmer les supporters, tout être humain dignement consisté (c'est-à-dire ayant 2 oreilles valides) devrait les en remercier. Moi-même, sagement assis devant ma télé (en plein biberon du petit premier), j'ai été saisi de stupeur sur les premiers accords, comme si une armée de patineurs venait de s'inviter à l'improviste pour faire des triple loots dans mon évier en émail, comme si un type à 72 dents s'amusait à les faire grincer les unes contre les autres à trois centimètres de mon oreille, comme si Julien Clerc, Emile et Images et les Gipsy Kings reformés me réveillaient le matin en chantant "Gabrielle", après une nuit de fiesta. La version de Lâam, choisie pour ses origines tunisiennes, était une calamité et j'ai eu l'impression un instant qu'il valait mieux qu'une brume de napalm engloutisse le stade plutôt qu'on ait à subir ça. Sur le fichier ci-dessus (le plus court que j'ai pu trouver), il suffit de se projeter jusqu'aux 10 dernières secondes - n'écoutez pas tout, ce truc là est pire que la VHS de la mort dans...un film de fantômes japonais - pour entendre le bruit qui tue, le son qui étouffe : Lâam massacre à la corde vocale, envoie de la vibe et réussit le "ABBBRRREEEEEUUUUUVUVVEEE nos sillons" le plus catastrophique et terrorisant qu'il m'ait été donné d'entendre jamais. Et pourtant nous avons entendu des Marseillaises et des gratinées, des Marseillaises de Mireille Mathieu, des Marseillaises de mecs bourrés ou de frontistes, mais l"'abreuve" de Lâam restera dans les annales comme le pire moment de l'histoire des musiques à la télé depuis la création de ce média.

Amis Tunisiens, français de souche, siffleurs, supporters, amoureux du foot, jeunes cons, un seul mot : MERCI d'avoir couvert de vos sifflets mon pire cauchemar.



Max Tundra : I'm the fool on... the scene !

Posté par Maxence le 16.10.08 à 10:05 | tags : électro, news, rigolo, youtube

Ben Jacob, alias Max Tundra, est un magicien. anglais, multi-instrumentiste, chanteur, producteur et remixeur. Son electronica futée regorge de plus d'idées sur un seul morceau que dans toute la discographie de n'importe quel artiste signé Warp. Producteur maniaque (seulement quatre albums en 12 ans) Max Tundra est un iconoclaste pour qui la musique de Prince et celle de Mouse on Mars ont tout en commun, c'est dire l'excentricité du bonhomme (quoique... elles ont tout en commun ces musiques non ?) Parallax Error Beheads You ne déroge pas à la règle. C'est un exercice de poésie électronique virtuose, une micro symphonie en 10 mouvements, bourrée de clin d'œils et de mélodies, au sein desquels s'entrechoquent allègrement Franck Zappa, l'avant-garde électronique américaine, la pop élégiaque des 60's psychédélique et la glitch music des 90's. Composé sur un vieux computer à l'aide de vrais instruments et de samples arrangés avec amour par Mr. T. Parallax Error Beheads You est un cas unique d'artisanat électronique, sur lequel Prince s'adonnerait aux joies du karaoké et où les Beach Boys réinventeraient SMiLe sur un antique Amiga 500 et la diffusion sur youtube de sa dernière vidéo est l'occasion de s'assurer de la vitalité du bonhomme.

 


Max Tundra - Parallax Error Beheads You (Domino/PIAS)




Une tournée française pour Oasis en 2009

Posté par LovelyRita le 15.10.08 à 15:30 | tags : agenda, live, pop, rock, uk

Seule la date du 10 novembre avait été annoncée pour le moment. Un Bataclan pas suffisant pour accueillir les fans français d'Oasis revigorés par la sortie et les bonnes ventes du septième album du groupe, Dig Out Your Soul (entrée en 4ème position dans les charts en France, numéro 1 en Angleterre). Le groupe reviendra donc en 2009 pour le Western European Tour qui passera par 6 villes françaises.

 

 

- 12 janvier au Zénith de Nantes

- 30 janvier au Zénith de Lille

- 31 janvier à la Médoquine de Bordeaux

- 17 février au Zénith de Toulouse

- 18 février au Dôme de Marseille

- 3 mars à Paris Bercy

Les dates seront en vente à partir du 21/10 sur les réseaux de vente habituels.




Fluokids : Label histoire

Posté par Maxence le 15.10.08 à 12:20 | tags : électro, news

 

Vous connaissez tous les Fluokids ? Non, je ne parle pas de la fille de votre voisin habillée en American Apparel bariolé (quoique) avec Digitalism en mode random sur son iPod, je parle de nos amis les DJ bloggeurs pointus, souvent poètes à leurs manières décalées, amateurs de belles filles (comme on les comprend) et toujours animés d'une belle énergie, qui alimentent la blogosphère de leurs coups de cœur, découvertes et pulsions musicales depuis déjà trois ans. On aime, ou on aime pas, et on a l'âge d'être fluo ou pas, mais il faut reconnaître que ces petits jeunes savent ce qu'ils veulent et qu'ils ont largement participé à décomplexer la scène électro française qui fait des étincelles depuis à peu près la même période.

Et puis tout ça fini par mûrir bien sûr, la preuve, les Fluokids sont parents ! C'est donc avec un plaisir et une fierté bien compréhensible que Hianta et Guillaume nous annoncent les premiers pas de leur nouveau bébé, Fool House. Les premiers gazouillis du label seront produits par le Toulousain Mondkopf, un garçon prometteur si l'on en juge par l'excellent "(Declaration of) Principles EP" que nous avons eu la chance d'écouter en avant première, tout comme sa dextérité en public largement démontrée aux Siestes Electroniques cette année (à ce propos retrouvez la petite interview que le bonhomme nous avait accordée à cette occasion). A noter que les premières sorties du label Fool House seront sacrées "objets de collection", puisqu'il s'agira de vinyles tirés à 500 exemplaires chacun, avec des pochettes photo signées Gala Collette.

En spécialiste des réseaux sociaux, qu'ils sont, les Fluokids n'ont besoin de personne, mais le soutien le 4 octobre dernier au Point Ephémère, date de la fête qui officialisa l'évènement avec la présence de pointures comme les DJs electro-house de Gentlemen Drivers, Skatebaard, Tiedye (Italians Do It Better), Boeoes Kaelstigen, la révélation techno suédoise, et les Anglais Ortzroka, remixeurs des stars (Bloc Party, Robyn) tendrait à prouver une nouvelle fois que l'aventure de ces jeunes gens amateurs de couleurs acides va prendre un tour plus qu'intéressant ! Stay tuned !

 

http://fluokids.blogspot.com/


 




Single Ladies (Put A Ring On It), Beyoncé en clip

Posté par LovelyRita le 15.10.08 à 10:30 | tags : vidéos musicales, rnb, pop, news, youtube

Après le clip de "If I Were A Boy", extrait de son album à venir I Am, Beyoncé propose le clip-chorégraphie de "Single Ladies (Put A Ring On It)". Du noir et blanc tout comme pour la première vidéo, un clip simple à savourer pour la prestation de la chanteuse accompagnée de ses deux danseuses et pour le rythme entraînant du titre. De quoi rappeler le cultissime "Crazy In Love".

La sortie de son album est pour le moment prévue pour le 18/11 et Beyoncé est attendue aux Vidéo Music Awards qui se tiendront le 6 novembre prochain à Liverpool.

 

 

 




Black Ice d'AC/DC téléchargé 400 000 fois avant sa sortie

Posté par LovelyRita le 14.10.08 à 18:32 | tags : metal, mp3, news

 
L'album qui marque le retour du groupe AC/DC et dont la sortie est prévue pour le 20/10 a été leaké et téléchargé illégalement plus de 400 000 fois (les chiffres ont été balancés par le site du NME et concernent les téléchargements à partir du site Bit Torrent début octobre). L'album sera en vente la semaine prochaine et uniquement sous une forme physique, le groupe étant fermement opposé aux plateformes de téléchargement (légales ou pas)...donc pas de Black Ice sur iTunes ou la Fnacmusic.com. Malgré sa prise de position sur la mise à disposition de ses titres sur le net, le groupe s'est vu téléchargé un nombre considérable de fois. Angus Young a déclaré récemment au Telegraph que le groupe "ne faisait pas des singles, mais des albums", craignant qu'avec le téléchargement les internautes passent à côté de leur oeuvre. Enfin d'après un média australien (Undercover) le label Columbia aurait lui-même lâché des faux titres regroupés sous le nom de Black Ice sur les peer to peer pour contrer le leakage...cette rumeur n'a cependant pas été confirmée. En comparaison le dernier album de Radiohead, In Rainbows, aurait été téléchargé 400 000 sur les réseaux p2p le jour de sa sortie digitale le 10 octobre 2008 (source MCPS-PRS Alliance).

 
AC/DC vient de confirmer une tournée anglaise et devrait bientôt compléter sa tournée en Europe, qui passe à Paris Bercy les 25 et 27 février 2009 et c'est déjà complet.



The Game ou la plaie du name-dropping sur son album Lax

Posté par Edouard le 14.10.08 à 16:00 | tags : hip hop, rigolo
The Game a le name-dropping dans la peau !Technique d'écriture rap popularisée par Erick Sermon consistant à faire rimer des noms propres, de personnalités ou de marques, le name-dropping est un exercice de style qui vaut le détour lorsqu'il est manié avec subtilité et parcimonie. Mais lorsqu'il a pour but de masquer la vacuité de l'auteur, ou pire de faire du placement produit, comme c'est trop souvent le cas du rappeur The Game, là on dit stop.

A l'occasion de la sortie de son dernier album, Lax, le site Hiphopgame.com s'est ainsi amusé à répertorier tous les name drops dont avait usé le rappeur californien, souvent décrié pour son côté fan boy (il a quand même un tatouage de NWA sur la poitrine). Le résultat est édifiant, jugez-en plutôt :

 




Crystal Antlers : tempête dans un verre de rock

Posté par Myosotis le 14.10.08 à 12:51 | tags : rock, usa, youtube
 
Ils viennent de sortir un 6 titres qui déménage à l'image de ce morceau, "Vexation", et bénéficient d'un bouche à oreille exceptionnel qui les présente tantôt comme les héritiers de Nirvana... en mieux, tantôt comme une version atrophiée du revival psychérock 70 matiné de punk garage, soit un croisement barbare (ils viennent de Californie) entre les Stooges jeunes et... hum... Metallica. Les Crystal Antlers bénéficient d'une réédition (distribuée par PIAS) en octobre de leur premier EP, lequel sorti en juin, a été rapidement épuisé. Sur celui-ci, on découvre un groupe totalement survolté, aux guitares déchaînées mais pas dénué d'une certaine subtilité. Produit par un ancien Mars Volta, le groupe emmené par son chanteur et leader Jonny Bell travaille, semble-t-il, à un premier album prévu pour le premier trimestre 2009. En attendant, on peut trouver aisément de quoi se satisfaire l'oreille dans ce EP de près de 25 minutes en 6 titres.

"Until the Sun Dies" est un morceau épique qui donne une bonne idée de ce qu'est le groupe : une furie fascinante à la batterie déchaînée mais qui renvoie une impression de maîtrise totale, quasi inédite depuis les Pixies à vrai dire. Les Crystal Antlers allient puissance sonique et sens de la mélodie sur "Owl", par exemple, tenu par un clavier orgue très prog rock. A chaque seconde, la musique inspire l'urgence et la crainte d'un débordement qui se produit au final là où on ne l'attendait pas. "Arcturus" est impressionnant de rage et de densité, tandis que le plat de résistance "Parting Song for the Torn Sky", et ses 7 minutes, alterne séquences hurlées, concours de larsens et tours de prestidigitations soniques. Les Crystal Antlers ont déjà écumé la côte Ouest des Etats-Unis en concert, laissant derrière eux une traînée de poudre sonore, des récits de tabourets brisés, de bars ravagés et de foules en émoi. Certains se lasseront assez vite de ce rock hurleur. D'autres y verront (une fois n'est pas coutume) l'avenir du rock en marche... Vu d'ici et sur ce premier essai, cela ressemble en tout cas à tout sauf à une hype.



Thom Yorke et Björk, un nouveau duo ?

Posté par LovelyRita le 13.10.08 à 18:29 | tags : news, pop
"Náttúra" serait le nom du single sur lequel Björk aurait bosser avec le chanteur Thom Yorke. Intox ou info ? Le titre est annoncé à la sortie sur One Little Indian, le label de Björk pour le 20/10. Seul hic à cette nouvelle sortie de l'Islandaise : une déclaration du manager de Yorke qui affirme que ce dernier n'a aucunement collaboré à ce titre ! Le chanteur de Radiohead voudrait-il garder le secret jusqu'à la dernière minute au point de ne pas avoir mis au courant son manager ? Serait-ce une fausse info provenant de One Little Indian ? La compo resulterait-elle d'une collaboration plus ancienne, datant de l'époque Dancer in The Dark pour lequel les deux avait bel et bien chanté sur le titre "I've Seen It All" ?
 
"Náttúra" aurait été composé par la chanteuse suite au concert gratuit organisé en juin dernier en Islande avec Sigur Ros, visant à sensibiliser la population aux problèmes de l'environnement. Après le lancement du site Nattura, le titre lui permettra de poursuivre son action... avec ou sans Thom Yorke ? Réponse le 20/10  
 




Voodoo Funk : Afrique en force !

Posté par Maxence le 13.10.08 à 17:02 | tags : blues, funk, news, rock

De plus en plus nombreux sont les groupes occidentaux qui s’inspirent des rythmes, tessitures, mélodies du continent africain. Citons Vampire Weekend évidemment, mais aussi, et depuis plus longtemps TV On The Radio, sans oublier Tortoise. Plus près de nous, c’est Mahjongg, C.O.C.O, Battles, Excepter, Mi Ami (les Ex-Black Eyes), Invisible Conga People, la découverte des Américains Italians Do It Better, les Français d’NLF3 ou encore les très arty Gang Gang Dance, inspirés autant par les volutes du maghreb et l'électronique d'avant-garde que par les musiques d'Afrique centrale (Cameroun, Tchad, Soudan, Congo), et dont la signature chez Warp ainsi que la sortie d'un nouvel album (Saint Dymphna) très prochainement (le 10 novembre), laisse à penser que nous aurons affaire à une révélation. Un engouement dont nous parlons longuement dans cet article et qui trouve un écho bienvenu sur Voodoo Funk, un excellent blog de passionnés proposant de nombreux enregistrements inédits, introuvables en Europe parce que ne bénéficiant pas de distribution ou tout simplement retirés du marché (voire appartenant uniquement au marché africain), sans parler des multiples K7 et vinyls white label pressés à 500 exemplaires.

 

Un site qui, à la manière des magazines Vibration - ou The Wire -, rappelle la richesse et la créativité qui affleure continuellement de cet immense continent. Entre les polyphonies vocales hallucinantes du Congo, le jeu de guitare unique de l’Afrique du sud et du Ghana (high life), les pianos à pouces amplifiés (Konono N°1), les rythmes d’une complexité et d’une profondeur sans commune mesure avec ce dont nous avons l’habitude même au sein de la scène techno la plus élaborée, où encore les artistes faisant aujourd’hui le pont entre folklore et futurisme, traditionnel et électronique (voir les compilations Congotronics), l’Afrique a décidément encore beaucoup de choses à nous apprendre.

 

Comme vous êtes des gens biens lecteurs de Flu’, voici donc le lien vers ce site quasiment pédagogique. Je sais que vous en ferez bonne usage.




Featured Artists Coalition : et si on créait un syndicat ?

Posté par 2goldfish le 13.10.08 à 15:09 | tags : news, rigolo, uk
Les artistes anglais commençaient à en avoir un peu marre de se faire entuber. Ils voyaient tout un tas de deals se faire entre l'industrie du disque, des géants d'internet et des marchands de mp3 et sans qu'on leur ai demandé leur avis sur la part d'argent qui devrait leur revenir. Ce n'est pas qu'ils soient contre l'internet en général, pour beaucoup ils attendaient ce genre d'accords avec impatience, seulement voilà, s'ils avaient eu leur mot à dire, leur mot aurait sans doute été "plus". S'ils avaient eu un deuxième mot ils auraient peut-être aussi dit "mieux" parce que les DRM qui périment au bout de deux ans, les mp3 encodés en 64 bits par des enfants thaïlandais sourds et le fait de donner de l'argent à Rupert Murdoch, certains artistes sont contres.

 
Alors bien sûr vous me direz "et la saycéïm ?" (en pensant désigner par cette accentuation approximative l'équivalent anglais de la SACEM). En fait il y a tout plein d'organismes de collecte des droits d'auteur au Royaume-Uni (il y en a d'autres que la SACEM en France aussi mais au Royaume-Uni aucun ne s'est aussi bien imposé), certains d'entre eux étaient parfois consultés au moment d'établir les règles de rémunération des artistes. Le problème c'est le "généralement" et le problème c'est que "consulté" ça pouvait vouloir dire "reprendre les vieilles règles qui s'appliquaient aux 78 tours et qui n'ont jamais été renégociées et faire bosser préemptivement des avocats sur un dossier de trois cent cinquante pages "mp3, 78 tours : kif kif et bourricot".


Alors messieurs Radiohead, Iron Maiden, Badly Drawn Boy, Kaiser Chiefs, The Verve et beaucoup d'autres se sont retrouvés dans une AG informelle autour de la machine à café pour créer la Featured Artists Coalition, une sorte de syndicat des groupes à l'ère numérique. Maintenant s'ils pouvaient faire grève, ce serait pas mal, il y en a plusieurs dans la liste que je me passerais d'entendre pendant quelques semaines.




Kanye West, Tom Waits et Santogold sur un album de N.A.S.A.

Posté par LovelyRita le 13.10.08 à 10:51 | tags : hip hop, news, pop, rock

Il s'agit de trois artistes parmi d'autres qui vont participer au nouvel album de N.A.S.A., le "nasa" évoqué ici étant bien sûr le projet musical de deux DJ et non l'agence spatiale américaine. N.A.S.A., aussi connu sous le nom de North America/South America, bosse depuis maintenant 5 ans pour réunir des guests de luxe sur son prochain album, The Spirit of Apollo, prévu pour février 2009. Squeak E Clean (aka DJ Sam Spiegel et frère Spike Jonze et DJ Zegon (producteur et skateur pro sous le nom de Ze Gonzales) sont les deux têtes pensantes de ce super-projet qui peut se vanter de réunir sur une même galette Kanye West, Santogold, M.I.A., Tom Waits mais aussi David Byrne, Chuck D de Public Enemy, Ghostface du Wu-Tang, Ol' Dirty Bastard, George Clinton et des membres des Yeah Yeah Yeahs.
 
La tracklist :

1. Intro
2. The People Tree (ft. David Byrne, Chali 2na, Gift of Gab, Z-Trip)
3. Money (ft. David Byrne, Chuck D, Ras Congo, Seu Jorge, Z-Trip)
4. NASA Music (ft. Method Man, E-40, DJ Swamp)
5. Way Down (ft. RZA, Barbie Hatch, John Frusciante)
6. Hip Hop (ft. KRS-One, Fatlip, Slim Kid Tre)
7. Four Rooms, Earth View
8. Strange Enough (ft. Karen O, Ol' Dirty Bastard, Fatlip)
9. Spacious Thoughts (ft. Tom Waits, Kool Keith)
10. Gifted (ft. Kanye West...)
11. A Volta (ft. Sizzla, Amanda Blank, Lovefoxxx)
12. There's a Party (ft. George Clinton, Chali 2na)
13. Whachadoin? (ft. Spank Rock, MIA, Santogold, Nick Zinner)
14. O Pato (ft. Kool Kojak, DJ Bãboa)
15. Samba Soul (ft. Del Tha Funkee Homosapien, DJ Q-bert)
16. The Mayor (ft. The Cool Kids, Ghostface Killah, DJ AM, Scarface)
17. NASA Anthem



Where the ladies at ? #6 : Lady of Rage contre la machine

Posté par Edouard le 12.10.08 à 11:22 | tags : hip hop, rap féminin
Mouvement machiste par excellence, le Hip-Hop a toujours eu du mal à faire de la place aux filles. Ces dernières ont souvent dû se battre pour faire entendre leur voix. Playlist leur rend hommage dans cette série 100% ladies.
 

Rappeuse promise au succès sous la bannière Death Row, Lady of Rage aura finalement connu une carrière chaotique, entre espoirs déchus et traversée du désert interminable. Victime du machisme et de la descente aux enfers du label fondé par le sulfureux Suge Knight, l'ancienne protégé de Dr Dre espère réussir son retour au sein du collectif FEM (Females Earning Money). Mais à 37 ans, son heure est sans doute passée.

Malgré une discographie maigre comme un bras d'Amy Winehouse, Lady of Rage est souvent considérée comme LA représentante féminine du gangsta rap. Sans doute un peu par défaut, peu de rappeuses ayant donné dans ce sous-genre ultra-mysogine - hormis Yo-Yo, la protégé d'Ice Cube. Mais surtout parce que les quelques couplets qu'elle a claqué sur deux des albums les plus mythiques de l'histoire du rap, The Chronic de Dr. Dre et Doggystyle de Snoop Dogg, resteront à jamais dans les annales. Tout comme le puissant "Afro Puffs", probablement le seul titre solo de la miss qu'un auditeur de rap lambda saurait citer.

Problème, Robin Yvette Allen (son vrai nom) n'aura jamais eu l'occasion de capitaliser sur ce buzz. "Quand je suis arrivée, on m'a dit que mon disque suivrait The Chronic. Snoop a tellement explosé sur cet album qu'il était naturel qu'il soit le suivant. On m'a alors dit que j'arriverais après Snoop", déclarait-elle au site Raptalk.com en 2007. Mais Rage se fera encore doubler par Tha Dogg Pound. "Quand mon disque est finalement sorti, c'était dans la tourmente, l'Empire s'effondrait. 2pac avait été tué, Suge était sous les verrous, Dre parti et Snoop sur le point de le faire. Là-dessus, mon album est sorti sans promotion ni marketing, rien."

Résultat, Necessary Roughness (1997) fait un four. Destin cruel pour cette jeune rimeuse native de la Virginie qui s'apprêtait à enregistrer un disque à New-York sous la houlette de Chubb Rock quand Dr Dre l'a appelé pour l'inviter à rejoindre Death Row. Un couloir de la mort où elle végéta encore quelques années, restant liée par contrat jusqu'en 2003 et donc dans l'incapacité de signer pour un autre label. Même avec quelques apparitions aux côtés de Gang Starr (sur le remix de "You Know My Steez") ou Snoop, le retour à l'anonymat était inévitable. Un beau gâchis pour une des rares rappeuses à pouvoir rivaliser avec les mâles sur le terrain du hardcore.

Loin de baisser les bras, Rage fait son retour en 2005 avec la mixtape From VA 2 L.A.. Mais le rap féminin a depuis bien changé. Les Lil' Kim et autres Foxy Brown sont passées par là, et les female MCs du calibre de Lady of Rage n'ont malheureusement plus leur place dans le "rap jeu". Son projet d'album, Verbal Abuse, qui devait sortir en 2007 est encore dans les cartons. Et ce n'est pas en s'associant avec des rappeuses de seconde zone comme Amil, Babs Bunny et Lady Luck au sein du collectif FEM que ça va s'arranger.


Lady of Rage : Afro Puffs (1994)
 

 




Britney Spears, le clip Womanizer

Posté par LovelyRita le 11.10.08 à 10:38 | tags : news, pop, vidéos musicales, youtube
Depuis quelques jours, le site officiel de Britney Spears affiche en page d'accueil un compte à rebours pour la diffusion du tout nouveau clip de la chanteuse pop. "Womanizer" le premier single extrait de son album à sortir, Circus, est diffusé sur les radios US depuis quelques semaines et est disponible en téléchargement. Suite logique, avec la sortie du clip réalisé par Joseph Kahn à qui l'on doit les clips de "Toxic" et de "Stronger". Le tournage a eu lieu au Elevate Lounge, un club de Los Angeles et la vidéo est enfin disponible sur la toile.
 



Club NME #2 le 17 octobre à Paris

Posté par LovelyRita le 11.10.08 à 09:18 | tags : agenda, live, pop, uk

L'Elysée Montmartre se remet à peine de la première soirée club NME qu'il va en accueillir une nouvelle le vendredi 17 octobre. Chaque mois la version française des soirées instaurées par l'hebdo britannique musical anglais tente d'insuffler en France un brin de folie made in UK, avec des groupes qui ne sont pas forcément qu'anglais. Après le passage de The Whip et des Dead Kids et autres en septembre, le Club NME #2 a convié cette fois-ci : Iglu & Hartly, Radioclit, The Ghost Frequency, Vicarious Bliss, Punks Jump Up, Sonny J et la Tsugi Crew.

 

 

      


 

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Popnoname : Pop Moderne

Posté par Maxence le 10.10.08 à 15:35 | tags : électro, pop, techno, youtube

Il en va de la musique comme en toutes choses dans ce monde, elle mute. Au gré de son histoire, de l'évolution technologique, des goûts du public et de ses producteurs. A ce titre, malgré une crise généralisée de l'économie de la culture (pour ne pas parler du reste), l'époque dans laquelle nous évoluons ne saurait être plus riche. Des moments magiques comme ceux que nous vivons en tombant par hasard sur des albums comme Surrouded by weather font partie de ces instants de vie qui redonnent la foi aux plus sensibles d'entre nous. Après le déjà bluffant White Album, Jens-Uwe Beyer, alias Popnoname, nous subjugue à nouveau avec un album inclassable et intemporel bien que clairement établi dans la sphère techno. Il ne s'agit pourtant pas d'une techno immédiatement identifiable, d'où l'utilité ici, du qualificatif "inclassable". Harmonies divines, vocaux sophistiqués, arrangements épurés, Surrounded by Weather, c'est plutôt de la pop qui déraperait, dérivant délicieusement vers la répétition et la transe, un Terry Riley ou un Brian Eno acquis à la cause techno, un Robert Wyatt qui se serait entiché du ronronnement rassurant d'un beat millimétré... On peut encore en imaginer beaucoup comme ça. Quoiqu'il en soit, prenez quelques minutes pour aller lire la chronique de Surrouded by weather et préparez-vous à tomber amoureux de ce disque exceptionnel.

 

PS : A noter que cette vidéo, même si exemplaire en ce qui concerne le travail de Popnoname, n'est pas tirée d'un morceau de son nouvel album mais d'un ancien maxi.

 

 


Popnoname - Surrounded by Weather (Italic/Modulor)



Bloc Party en concert privé le 14 octobre au Nouveau Casino

Posté par LovelyRita le 10.10.08 à 12:23 | tags : agenda, live, news

Bloc Party sera en concert privé le mardi 14 octobre à Paris, dans la salle du Nouveau Casino. Cette date du combo intervient après la sortie sur le net et anticipée de son album, Intimacy. L'album sort également dans une version physique le 27 octobre 2008. Les places seront en vente lundi 13 octobre à partir de 10h sur le réseau Fnac.com. Le groupe n'a pas encore confirmé de tournées européenne ou française et tourne en octobre/novembre en Angleterre, Australie, Amérique du Sud ou aux Etats-Unis. Pour les fans ulitimes français de la formation, cette date sera sûrement la seule occasion de les voir dans une salle à taille humaine et avant d'éventuelles dates en 2009 (dans de plus grosses salles à n'en pas douter).

 

 




Youtube organise un concert à San Francisco

Posté par LovelyRita le 10.10.08 à 11:46 | tags : news, youtube

 


 

Youtube a confirmé la date du grand concert qu'il souhaitait organiser pour en quelque sorte remercier toutes les stars de la musique et du web qui ont fait son succès. Le concert aura lieu le 22 novembre à San Francisco et avec la présence attendue d'Akon, Will.I.Am et de Soulja Boy, ce dernier doit son succès à sa vidéo "Crank That" qui a été vue 38 millions de fois sur Youtube et parodiée dans tous les sens. Autres stars attendues : Tay Zonday auteur du titre "Chocolate Rain", MythBusters, Funtwo, WillItBlend... et d'autres internautes qui doivent leur notoriété au site. Retransmis en direct, Youtube espère surtout décrocher un record avec un nombre important de spectacteurs. Ce concert sera égalament un test pour le site qui promet depuis un certain temps la retransmission en direct d'événements, mais qui n'a pour le moment pas encore franchi le pas. 




Farandole de reprises : Jacques Brel n'est pas mort...

Posté par Myosotis le 09.10.08 à 16:14 | tags : chanson française, youtube
 
 
 
On fête aujourd'hui le 30ème anniversaire de la mort de Jacques Brel. Autant dire que vous n'échapperez pas, la radio, à la télé, dans la rue, le métro, à ces sortes de reportages où l'on verra le "Grand Jacques" en sueur cracher ses poumons sur "Amsterdam" ou en découdre avec les Bourgeois, sur les flonflons de l'accordéon. Selon la rumeur pourtant, Brel, comme Elvis, Marley, James Brown et quelques autres, ne serait pas mort. Il filerait désormais une vie tranquille (il aurait à peine 79 ans) sur une île mystérieuse qu'il aurait rachetée juste avant sa mort, pas très loin de l'archipel des Marquises, et qui ne serait indiquée sur aucune carte. La rumeur veut que toutes les stars disparues atterrissent un jour ou l'autre sur cette île mais cela ne paraît pas très crédible, si l'on connaît un peu la vie de Brel. Il est très probable qu'il ne partage pas son île déserte avec grand monde et sûrement pas avec Elvis et son beurre de cacahuètes. Peut-être est-ce qu'il y a accueilli son ami Georges Pasquier, le Jojo de la chanson, quelques vahinées, un chien ou deux et quelques bouteilles. On raconte que Brel y chante encore de temps à autre et se ravitaille à la capitale (laquelle ?) en hydravion, un vieux modèle qu'il aurait retapé lui-même.

De ce côté-ci du monde, la poésie de Brel continue d'être active et est passée dans le sang des amateurs de pop depuis très très longtemps. Scott Walker l'a remarquablement adaptée en langue anglaise, la sueur en moins. "My Death" a la classe et prend des allures de "My Way" chantée par Sinatra, une grande chanson triste. Walker a donné un album entier de reprises de Brel et disséminé des titres du Belge sur chacun de ses albums. Ses versions sonnent parfois un peu lisses mais sont à l'origine de l'aura du chanteur en Grande-Bretagne et plus généralement dans le monde anglo-saxon. Ces dernières années, Brel a connu également un regain de popularité dans les rangs des artistes anglo-saxons francophiles, ceux qui chantent et aiment français, ceux qui, en l'occurrence, vendent plus de disques ici que dans leur pays d'origine. C'est le cas du jeune Beirut qui reprend Brel dans le texte et du sympathisant de longue date, Neil Hannon et de sa Divine Comedy, qui ouvrait son récent set à Paris avec cette version d'Amsterdam. Les Américains, Anglais ou Irlandais qui chantent en français et Brel particulièrement sonnent souvent faux et kitsch, ce qui est un peu le cas ici, mais il faut leur pardonner. On ne se lancera pas dans un grand exposé pour dire pourquoi Brel c'est bien. Certains le trouvent trop démonstratif, trop cru, trop direct, dégoulinant d'émotion. C'est vrai que chaque son, chaque syllabe sont saturés par l'homme Brel. Comme souvent, son principal défaut est évidemment sa principale qualité. Ces textes aussi tiennent la route et debout tout seul. On n'en dira pas plus.



La nuit des couteaux sanglants : les gothiques héros dégustent

Posté par Myosotis le 09.10.08 à 12:50 | tags : gothique, médias

Les gothiques sont des gens bien. La preuve : ils sont prêts à donner leur sang et presque leur vie pour venir à la rescousse de deux jeunes femmes en train de se faire détrousser par une bande de malfrats. C'est ce qu'illustre ce fait divers (août) survenu près de Leeds et qui nous ramène des années en arrière, lorsque les skins faisaient la chasse aux batcaves et autres vampires dans les rues de toutes les villes du continent. Alors qu'ils assistaient tranquillement à un rassemblement musical entre EMO, goths et autres "alternative dressers", comme on dit en Angleterre, une bande de jeunes gothiques adolescents est intervenue en appui de plusieurs garçons de leur groupe qui avaient entrepris de venir en aide à deux jeunes filles en train de se faire agresser. Les jeunes goths y sont allés un peu trop innocemment et visiblement sans technique coordonnée puisque malgré leur nombre, les agresseurs, non identifiés pour le moment, ont tiré leur couteau et leur ont saigné le ventre. L'un des goths, âgé de 26 ans, est dans un état critique. Un autre est blessé à la tête et deux autres ont quitté l'hôpital le lendemain après avoir pansé leurs blessures. Trois jeunes ont été interpellés en lien avec un autre vol et pourraient être inquiétés pour ces violences.

Le fait divers, par delà son caractère spectaculaire et dramatique (les goths campaient à proximité de la résidence John O'Gaunts de Rothswell (pas Roswell), illustre le mouvement d'hostilité historique vis à vis des goths et EMOS qui ont envahi les villes et les campagnes depuis deux ou trois ans, parallèlement au retour de hype enregistré par leur musique. Les gothiques sont assimilés aux satanistes, poussent au suicide et dérangent par leur incapacité à communiquer en dehors de leur tribu. Les violences contre ces groupes de jeunes, souvent amicaux et ultrasensibles (sic), sont en passe de concurrencer les violences raciales et violences sexuelles qui faisaient jusqu'ici le bonheur des groupuscules et brutes de tous acabits. Gare à la revanche des seigneurs de la nuit....

 

 

 




Radio Soulwax : 2 Many Week-End’s

Posté par Maxence le 08.10.08 à 18:15 | tags : électro, punk, rock, techno, youtube

Avec Part of The Week-End Never Dies, un docu DVD gonflé retraçant une tournée mondiale qui dura trois ans, les frères Dewaele, alias Radio Soulwax, reviennent sur une période de folie. Part of The Week-End Never Dies, c'est la vie de DJ en pire parce que vécue par des gens foncièrement rock. A la fois duo de DJ érudits (2 Many DJ's) et groupe (Soulwax), ils ont largement aidé des gens qui n'étaient pas vraiment concernés par l'univers de la dance music à s'intéresser à cette culture. N'oublions pas cependant que les Dewaele brothers, Stephen et David, ont commencé Soulwax en jouant du Monster Magnet et du Led Zeppelin dans leur garage. De cette époque, on le sait aujourd'hui, ils n'ont gardé que l'énergie. Pour s'en rendre compte il suffit de regarder ce DVD réalisé par Saam Farahmand où l'on peut constater l'impact de Radio Soulwax en tant que live project, et même que "dance project". Une dance de saint-guy il est vrai bien loin des archétypes de la scène techno, avec ces excès, ses moments d'abandons et ses crises de folies furieuses entre DJ set, live post-punk funk et tournée des copains.

 

En guise de témoignage, Fluctuat vous propose de lire notre chronique et de profiter de son teaser vidéo.

 


Radio Soulwax - Part of The Week-End Never Dies DVD et CD live (PIAS)




Le cercle des reprises improbables #2 : Lullaby

Posté par Myosotis le 08.10.08 à 17:16 | tags : elucubration, gothique, rock, youtube



On aurait volontiers parié trois euros sur la qualité d'une reprise du "Lullaby" de Cure par les Editors, après tout l'un des groupes souvent associés par son côté new wave, post punk, la lourdeur de sa basse, ses harmonies de guitare et son univers, avec les Placebo, Interpol, et autres Bloc Party, à la vaste galaxie des héritiers de Cure. Que nenni ! Le pari est perdu et cette reprise une vraie bizarrerie, à la limite du foirage total. Nous sommes en 1989 lorsque les Cure lancent en single le titre 6 de leur album Disintegration, un album tout entier dédié aux effets de guitares et habité par la dépression. Au milieu des titres (sublimes) et un rien low profile "Homesick, Untitled", la bande de Robert Smith glisse quelques morceaux qui, bien que soutenus par des textes tristes et parfois horribles, restent accessibles au grand public : "Fascination Street", chanson obèse et grandiloquente qui traînera longtemps et jusqu'à aujourd'hui sur les setlists du groupe, le classieux "Lovesong" (l'une des plus belles chansons de désamour de tous les temps) et bien sûr "Lullaby".

La sortie du morceau en single s'accompagne de faces B épatantes ("Babble" et "Out of Mind" pour les pressages européens) mais attire l'attention surtout en raison d'une vidéo sublime, terrifiante et kitsch à la fois où les Cure tentent de refaire le coup de l'oppressant "Close To Me" (la boîte, la falaise). Cette fois, Robert Smith en gros bébé alité manque de se faire dévorer par Robert Smith l'araignée. Le clip est à la fois ridicule mais une illustration très premier degré du texte de la chanson : une variation tout simplement géniale sur les comptines qui servent à endormir les gamins (les fameuses "dont let bed bugs bite songs" américaines) mais revue à la sauce horrifique. Le texte est affreux, interprété parfois comme une description allégorique de la pédophilie ou du cannibalisme entre amants (images archiutilisées déjà sur Kiss Me Kiss Me Kiss Me et empruntées à Baudelaire, entre autres). En bout de morceau, Robert Smith renverse la perspective et pose explicitement le plaisir masochiste au coeur de l'offre formulée par le spiderman : "Come into my parlour", said the spider to the fly... "I have something here for you", sussurre-t-il dans un texte caché qui ne figure pas sur le livret originel.


Là où les Editors se plantent, c'est en pensant qu'il suffit de la jouer "confessions intimes" pour réussir une reprise de ce titre. Leur version cabaret digne d'une interprétation de Julien Doré manque d'innocence et de fragilité pour rivaliser avec l'original, montrant qu'on peut travailler sur des univers assez proches (l'angoisse, le noir,...) et n'avoir rien en commun. "Lullaby", quoi qu'on en pense, est un morceau qui signe à merveille l'univers des Cure : sombre et lumineux, pervers et innocent. Il faut être drôlement fort pour mêler ces deux registres de façon intelligente, sans sombrer dans le grotesque (Mylène Farmer, Kyo et j'en passe) ou la lourdeur (Placebo). Voilà pourquoi, sûrement, et en attendant leur prochain 4:13 Dream, les Cure sont les meilleurs....



Kanye West et 50 Cent, un nouveau duel en vue ?

Posté par LovelyRita le 08.10.08 à 14:40 | tags : hip hop, news, usa

L'année dernière, les deux rappeurs US Kanye West et 50 Cent s'étaient engagés dans une lutte médiatique et commerciale. C'est à coup de déclarations à la presse et par albums interposés que les deux artistes avaient monté en épingle un duel dont l'issue devait fournir au monde son meilleur rappeur de l'année. Graduation de West et Curtis de 50 étaient sortis le même jour, le 11 septembre 2007. Kanye West aurait aujourd'hui remporté la bataille et 50 Cent est finalement revenu sur sa décision et poursuit sa carrière.

Un an après, les deux rappeurs s'apprêtent à sortir un nouvel album et remettent (involontairement ?) sur le tapis cette vieille lutte, certes amicale, au final. Initialement, Before I self destruct et 808's & Heartbreak devaient sortir à quelques jours d'intervalle, l'un le 8 décembre, l'autre le 16 mais Kanye West a déclaré la semaine dernière que la sortie de son Heartbreak serait avancé au 25 novembre, sûrement pour éviter une nouvelle confrontation. Si on ne peut pas parler de clash, Kanye West accélère le pas, puisque son premier single, "Love Lockdown", a déjà vu le jour et a comptabilisé 402 000 téléchargements deux semaines après sa sortie, selon les chiffres de Nielsen Soundscan ; le titre s'est également placé directement en 3ème place dans le classement Billboard Hot 100. Le premier single extrait de l'album de 50 Cent devrait sortir, quant à lui, d'ici quelques jours et l'album sortira en trois versions (simple, avec un ou deux dvds) en décembre.

Invité sur le plateau de Ellen DeGeneres, West a dévoilé hier soir le clip de "Love Lockdown".

 

 

 




Les chansons les plus vendues de tous les temps sont nulles

Posté par 2goldfish le 08.10.08 à 11:39 | tags : pop, top
 
Pour fêter son demi-centenaire, le Billboard américain, l'organisation qui compte la musique vendue aux USA, vient de mettre en ligne tout un tas de classements dont le plus "prestigieux" est celui des chansons les plus vendues de tous les temps aux USA. Pour les dix premiers, ça donne ça...

1. “The Twist” — Chubby Checker

2. “Smooth” — Santana, featuring Rob Thomas

3. “Mack the Knife” — Bobby Darin

4. “How Do I Live” — LeAnn Rimes

5. “Macarena” (Bayside Boys Mix) — Los Del Rio

6. “Physical” — Olivia Newton-John

7. “You Light Up My Life” — Debby Boone

8. “Hey Jude” — The Beatles

9. “We Belong Together” — Mariah Carey

10. “Un-Break My Heart” — Toni Braxton


... et la suite est par là. En fait si on regarde tout le top, on se dit que les années 1990 étaient les plus grandes années commerciales de la musique. Si on regarde un peu l'histoire, on se rend surtout compte que les méthodes de comptage ont évolué et que ce top ne veut pas dire grand chose mis à part que dans n'importe quel ordre, toutes ces chansons ont été vendues en grosses, grosses quantités, souvent beaucoup trop grosses à vrai dire.


C'est critiquable, donc, mais cette liste qui fait cohabiter la "Macarena" et Kurt Weill est parfaitement super réaliste : dans la pop de masse il n'y a ni logique, ni cohérence. Dès qu'on est plus de deux, on est une bande de cons et quand on est cent millions on est juste une grosse masse informe qui crie tout le temps "je veux" et avale d'énormes quantités de divertissement comme un geek boulimique. Souvent, il les vomit plus tard parce qu'il est snob (même le pire des beaufs a renié la Macarena, non ?).


Ce classement est à rapprocher de ceux qui commencent par la Bible, Coca Cola et MacDonald's : le premier ce n'est souvent ni le meilleur, ni le plus gentil, ni même le plus aimé, c'est celui qui déploie la plus grande force brute, qui n'a pas peur d'inventer la plus stupide des danses, de dénuder des danseuses dans le clip, de chanter des histoires de maquereaux, de glorifier les plus bas instincts, d'utiliser des mots comme "amour", "coeur" et "beau". Ca ne veut pas dire que nous ne sommes collectivement que de viles créatures qu'on peut réduire à leur ça mais juste que c'est parfois tout ce que nous avons en commun et qu'il économiquement plus logique d'en appeler à nos côtés les plus pitoyables. Si vous êtes désolé, ne blâmez pas la masse, blâmez le capitalisme.



Troublemaker, la vidéo de Weezer dans le Guinness des Records

Posté par LovelyRita le 07.10.08 à 18:19 | tags : news, pop, vidéos musicales

La vidéo de leur dernier single est à peine diffusée que Weezer est sur le point d'entrer grâce à elle dans le Guinness des Records. Un représentant du Guinness Book, Stuart Claxton, était présent sur le tournage de la dite vidéo à Los Angeles en aôut 2008 pour attester de l'authenticité des records. Après le clip de "Pork and Beans" qui était une vidéo hommage aux stars 2.0 (Soulja Boy, Chris Crocker le fan en pleurs de Britney Spears, les Dafts Hands, Daft Bodies...) et qui a totalisé 15 millions de vues, le groupe récidive sur le mode viral pour "Troublemaker".

 

Pour cette dernière vidéo, le groupe a tenté et réussi à battre les records suivants : plus grand rassemblement de joueurs de air guitar (233), plus grand jeu de dodgeball (deux équipes de 50 joueurs), plus longue "partie" de Guitar Hero (10h 12min et 54 sec), plus grande bataille de tartes à la crême (120 personnes), plus grand nombre de personnes roulant sur un skate (22).

 

Le groupe ne tente-t-il pas au final avec les vidéos des singles extraits de son dernier album, The Red Album, de battre le record des clips les visionnés sur les plateformes vidéo du net ?

 




Cornelius me fait aimer Pitchfork TV

Posté par 2goldfish le 07.10.08 à 16:44 | tags : vidéos musicales, web

Jusqu'ici j'avoue que Pitchfork.tv ne m'a guère convaincu : même si en général on y trouve de plutôt bonnes vidéos, le côté résolument web 1.0 du truc (passons sur l'absence de commentaires : on ne peut même pas se faire une playlist ou bookmarker nos vidéos favorites) fait que je me tourne toujours vers Youtube par défaut. Si je tombe sur une vidéo de PTV, je la regarde mais je ne perds pas des heures sur le site à naviguer de vidéo en vidéo...

Cela dit, cette semaine (et cette semaine seulement) PTV streame tout le DVD de Cornelius qui s'appelle Sensuous, comme son dernier album puisqu'il s'agit en fait d'une série de clips réalisés pour chaque morceau de l'album. La musique est belle, abstraite, légère, ludique, psychédélique, japonaise... Les images de Tsujikawa Kochiro, Groovisions et Takagi Masakatsu aussi. C'est simple, sur les douze vidéos il doit bien y en avoir six ou sept qui sont les meilleures que j'ai vues cette année.

Ah, je vous ai dit qu'on ne pouvait pas les "embedder" ? Du coup, j'aurais tout de même passé un peu de temps sur PTV ce mois-ci...




Depeche Mode : tournée et nouvel album pour 2009

Posté par LovelyRita le 07.10.08 à 15:44 | tags : live, new wave, news

 
Depeche Mode a annoncé hier, par le biais de son tourneur Live Nation, qu'il serait de retour en 2009 en live et dans les bacs. Le Tour of The Universe 2009 passera par l'Europe et par la France le 27 juin 2009, probablement au Stade de France. Lors d'une conférence de presse donnée le 6 octobre à Berlin le groupe a aussi confirmé la sortie d'un album, le 12ème de sa carrière, toujours pour 2009. Dave Gahan, Martin L. Gore et Andrew Fletcher ont décidé de reprendre le chemin des salles en mai 2009 à Tel Aviv, ville dans laquelle ils avaient du annuler une date en 2006 à cause du conflit israelo-palestinien. L'album que le groupe enregistre à New York est attendu pour le mois d'avril et selon les membres, le changement sera au rendez-vous. Le Tour of The Universe 2009 devrait ressembler à une tournée des stades et passera par une vingtaine de pays et presque 30 villes. Pour rappel, la dernière tournée du groupe, Playing The Angel, remonte à 2006 et en 2009, le groupe pourra se targuer d'être en activité depuis 28 ans et d'avoir vendu près de 75 millions d'albums à ce jour.
 
 
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Le Detox de Dr Dre serait-il sur le point de sortir ?

Posté par Myosotis le 07.10.08 à 11:58 | tags : hip hop, news

Après 7 ans d'attente, de folles rumeurs, et alors qu'aucune date officielle de sortie n'a été encore confirmée - on parle de novembre ou décembre -, c'est peut-être fait. L'événement se serait produit (s'il est réel) fin septembre, heure française : l'album mythique du Dr Dre, The Detox, aurait fugué, fuité, leaké sur le net mais pas entièrement. Quelques titres sont apparus sur divers sites de téléchargement... illégal, sans titre, et la planète rap s'interroge actuellement pour savoir si la dizaine de titres qui circule désormais constitue bien ou non le nouvel album, le troisième, du plus célèbre producteur de rap du monde, le Dr Dre. Detox, un temps baptisé Dretox, aurait du sortir en 2004, mais le projet a été reporté, Dre ayant alors annoncé qu'il préférait se concentrer sur ses travaux de production. Il y a quelques semaines, Snoop Dog (présent sur l'un des morceaux téléchargés) confirmait qu'il avait bien participé aux enregistrements et que celui-ci était, selon lui, bouclé. Il expliquait alors qu'il ne savait pas pourquoi Dre n'avait toujours pas confirmé une date de sortie. Réputé pour son perfectionnisme, Dre avait déclaré peu après que Detox était en effet en bonne voie et qu'une sortie était envisageable prochainement. Le rappeur avait ensuite surpris tout son monde en expliquant qu'il s'agirait, selon toute vraisemblance, de son dernier album. Autant dire que la pression est maximale et que personne ne veut se louper sur ce coup là.

Les titres en circulation semblent confirmer ce que Dre avait livré du projet : des collaborations incroyables (on annonçait Mary J. Blige, Rakim, Snoop Dog, Eminem et quelques dizaines d'autres mais les fichiers téléchargés ne sont pas titrés), une rythmique martiale "proche du son live" et aussi efficace qu'un beat du RZA, période Ghost Dog, la voie du samouraï. Le tout (enfin la moitié) du tout forme ce qui ressemble à une magnifique chronique urbaine. On entend des sirènes de police mais Dre semble sortir du gangsta et des thèmes rabachés par les rappeurs pour une oeuvre plus mature, presque réaliste et en tout cas très personnelle. L'ensemble forme un vrai album de hip hop, entre les précédents disques de Dre, des séquences hardcore et le chef d'oeuvre Prince Among Thieves de Prince Paul]. Detox sera sûrement l'événement rap de l'année. Reste à savoir s'il s'agira de l'année 2008 ou de l'année 2009. En attendant, il reste curieux d'assister à cette course aux bandes, aux fuites et aux morceaux échappés des maisons de disque. Aucun CD n'avait été guetté avec une telle intensité depuis, peut-être, le SMiLe des Brian Wilson ou... le dernier Metallica. Qui a dit que le rap se portait mal ?

PS : plus haut, un des multiples morceaux livrés en pâture aux fans en 2007 comme susceptibles de figurer dans la tracklist finale.




La musique génétiquement modifiée arrive

Posté par 2goldfish le 06.10.08 à 14:46 | tags : geek, news
Alors, ça, c'est de l'ADN qui explose, apparemment.
L'ADN, dans la catégorie "découverte scientifique" c'est une superbe trouvaille marketing. La double hélice qui sert de logo et les trois initiales faciles à retenir : le type qui a inventé les chromosomes doit en crever de jalousie. En tout cas il est mort.


Bref, du coup, on se retrouve avec des créateurs de logiciels qui déclarent avoir réussi à décomposer l'ADN de la musique et qui appellent leur technologie le Direct Note Access (l'acronyme DNA étant vous le savez sûrement l'anglais pour ADN). D'après la vidéo de présentation des éditeurs du logiciel Melodyne (qui permet à tout le monde de chanter juste chez soi comme Paris Hilton), le Direct Note Access est capable de prendre n'importe quel accord que vous lui donnez, d'isoler les notes qui le composent et de les reconfigurer pour créer n'importe quel accord. Vous pouvez ainsi jouer un sol à la guitare, le passer à travers ce logiciel et reconstituer tout Electric Ladyland en disant à vos amis que c'est vous qui avez joué chaque note dessus.

Vous pouvez aussi, surtout, reprendre une fausse note que vous avez jouée lors d'un onéreux passage en studio et sauver une prise qui autrement aurait été ruinée par votre incompétence criminelle. Vous pouvez faire tout un tas de manipulations microscopiques de votre enregistrement ou le changer du tout au tout, vous pouvez, comme ne manqueront pas de le faire remarquer les rabats joie, enlever toutes les imperfections qui donnent sa personnalité à une performance et obtenir un résultat théoriquement encore pire que Katy Perry ou les Pussycat Dolls. Surtout, vous pouvez bidouiller le logiciel de façon créative (je ne vais pas imaginer comment, c'est VOUS le musicien), le détourner de son but originel et produire un son totalement dissonant et extra-terrestre.

Genre, bon, allez, je vous aide : vous prenez la voix de Michael Jackson et vous le faites chanter une octave plus bas dans une échelle musicale déterminée par le lancer d'un dé à vingt faces piqué dans la boîte de Donjons et Dragons d'un geek qui écoute du filk. Ensuite vous construisez un robot avec des légos et du chewing gum puis vous écrivez les paroles qu'il pourrait chanter. Vous jouez de la mandoline avec les pieds et... VOILA ! Vous êtes créatifs. Ce n'est pas si dur. Si vous bloquez à nouveau, envoyez-moi un mail, je peux être votre Stratégie Oblique personnelle. Je n'ai que ça à faire.




Les sondages du NME ont la classe : élisez l'Ultimate Frontman...

Posté par Myosotis le 06.10.08 à 11:55 | tags : media, rigolo, rock, top, uk

 

Internet a beau être passé par là, le NME reste le magazine de référence rock à travers les âges et permet, avec ses emballements, ses tocades, sa recherche de scoops en tout genre, une référence incontournable pour qui se targue de suivre l'actualité de toutes les musiques à guitares (à quelques exceptions près, on l'admet.) Parmi ses multiples qualités, la moindre n'est pas de proposer des sondages permanents et qui déchaînent les passions. Pour preuve cette semaine (et pour quelques jours encore), deux suggestions tout à fait passionnantes et qui nous mettent en émoi. Un questionnement discret, tout d'abord, qui vise à déterminer le ou les groupes les plus "sadly missed", soit en cette période de reformation à outrance le groupe le plus cher aux yeux et aux oreilles des auditeurs à avoir splitté avec classe. Parmi la liste des nominés, en plus des Smiths, bien sûr, on trouve les regrettés Grandaddy, mais aussi les plus obscurs Mc Lusky ou bien sûr les Libertines. On ajoutera les Stone Roses et les amis écossais d' Arab Strap pour faire bonne mesure.

 

Le plat de résistance reste la grande affaire du mois : l'élection de l'Ultimate Frontman. En bref, le plus grand leader de groupe de rock du monde et là le NME déploie les grands moyens pour vous faire voter (prévoyez 10 bonnes minutes pour scorer la centaine de chanteurs proposée) et déterminer quel leader est le meilleur, le plus charismatique, le meilleur chanteur, le plus grand parmi les grands. Au dernier pointage (le classement n'a pas varié énormément depuis 4 ou 5 jours), les positions sont les suivantes :

 

1) Robert Smith des Cure avec une note de 9,13 sur 10

2) Liam Gallagher de Oasis 8,83

3) John Lydon des Sex Pistols 6,71

4) John Lennon des... Beatles avec seulement 6,01/10

5) Jimi Hendrix

6) Kurt Cobain de Nirvana

7) Joe Strummer des Clash

8) Freddie Mercury de Queen

9) Ian Curtis de Joy Division avec une note de 5,5/10 inexplicable

10) Marc Bolan de T.Rex

 

Morrissey est derrière avec tout juste la moyenne (malgré mes 3 votes quotidiens à 10/10 depuis une semaine) tandis que Iggy Pop est largement distancé et placé sous la moyenne. Il reste évidemment quelques jours pour bousculer la hiérarchie qui se met lentement en place et soutenir vos chouchous. On notera qu'étrangement Thom Yorke est à la ramasse et que personne ne semble considérer que Frank Black ou Michael Stipe valent la peine d'être distingués. Le pire est que tout ce cirque se tient et confirme la règle selon laquelle quelle que soit la question, dans les sondages du NME, c'est toujours Oasis qui gagne à la fin. A vos marques, votez...

 

PS : Mark E. Smith, à notre grand regret, ne figure même pas dans la liste. Pouah !

Lire notre histoire sur le NME 




Skatebård : Comique disco

Posté par Maxence le 05.10.08 à 12:01 | tags : électro, youtube


Décidemment, les vagues cosmic disco venues du nord (Norvège, Suède, Belgique, Allemagne) menacent de plus en plus de nous submerger, et avouons-le, nous ne résistons pas beaucoup. Mais qu’est-ce qui nous plait tellement dans ces envolées spatiales toujours plus rétros que futuristes ? C’est certainement leur proximité avec une certaine forme de pop d’avant-garde. L’impression aussi que, même puissamment rythmés, nous pouvons chanter ses morceaux sous la douche en tapant du pied sur le carrelage, au lieu de continuellement chercher les harmonies inscrites de façon subliminales dans la transe répétitive induite d’ordinaire par la techno. Soulful et joyeuse, onirique et rigolote, la cosmic disco s’inscrit totalement dans l’air du temps. Musique pour clubbers qui dansent le nez en l’air au bord du gouffre, elle semble faire la nique aux oiseaux de malheur et nous permet d’oublier le temps d’une soirée les aléas de la vie quotidienne. Ceux d’une époque où malheureusement, le dernier slogan est plus que jamais, envers et contre tout, We've Gotta Fight... For our Right... To Partyyy !

A ce titre le norvégien Skatebård est le plus digne représentant de cette disco synthétique décomplexée du slibard. Poétique et fantaisiste, pas sérieux pour un euro et pourtant furieusement hypnotique et dansant, son nouvel album (le troisième à ce jour), sobrement intitulé Cosmos sera-t-il la bande son du crash financier qui secoue la planète ? On s’en fout un peu à vrai dire, l’important aujourd’hui c’est de sauver les meubles et de garder la tête (haute) hors de l’eau. Qui mieux, dans le petit monde souvent guindé des musiques électroniques, que ce compagnon de jeu de Lindstrom et Prins Thomas peut nous dérider à l’heure où tout se barre en sucette ? Personne, car il faut une bonne dose de détermination et d’humour pour cela, et le gros bonhomme n’en manque pas. La preuve en musique et en image, avec ce clip live de "June Nighs South Of Siena", véritable tube en puissance d’un album jouissif plein d’une belle énergie, enjoy :

 

 

Skatebård - Cosmos (Digitalo/Modulor)

 

http://www.myspace.com/skatebaard




Jesus c'est leur pote

Posté par 2goldfish le 04.10.08 à 16:20 | tags : rigolo, vidéos musicales, youtube

Moi j'ai un pote qui s'appelle Salomon, c'est pas pour ça que je vais écrire une chanson. Enfin, mon pote à moi ne m'a pas touché tout au fond à l'intérieur...

 



 

Sonseed serait un groupe de ska chrétien retrouvé par l'auteur du blog Dougsploitation dans cet enregistrement du début des années quatre vingt d'une chaine de "public access" américaine. il y a un peu plus d'un mois. La vidéo a depuis fait trois fois le tour d'internet, suscité des reprises, des rumeurs de hoax pour l'instant fermement démenties... La page Wikipedia du groupe nous apprend que le nouveau succès de Sonseed aurait fait regretter à Dieu d'avoir inventé la musique... C'est dire le sérieux de tout ça. Tout ce que je peux vous dire avec certitude en attendant de prochains développement c'est que moi Sonseed, j'y crois (ne serait-ce que parce que le leader du groupe envoit des lettres d'insultes à ceux qui osent douter).




Lyrics Born aime ça ! Nous aussi !

Posté par Maxence le 03.10.08 à 14:59 | tags : électro, hip hop, youtube

On se souvient tous de "I Changed My Mind", le fameux tube laid back et nonchalament groovy de Tom Shimura, alias Lyrics Born, principal allié de DJ Shadow et co-fondateur du collectif et label Solesides au côté de Shadow et du fameux journaliste Jeff Chang. Et bien, le californien d'origine asiatique n'a pas changé contrairement à ce qu'il évoquait dans ce titre et son nouvel album, le troisième à ce jour, est là pour le prouver.

 

Paru en avril dernier, autrement dit pas tout à fait hier, Everywhere at Once est pourtant un excellent album bourré de pépites hip-funk sur lequel il est bon de revenir car c'est aussi l'occasion de se repasser en boucle le single tuant qu'est , "I Like It, I Love It" et sa vidéo aussi rigolote qu'irrévérencieuse envers les clichés (supposés) communs du hip-hop. Ici, petites pépés et grosses bagnoles ne sont que des jouets, les soldats ne sont pas en Irak mais en plastique à l'échelle 1/72 et les bitches à gros seins viennent seulement vous servir votre goûter. Irrévérencieux, c'est vrai, mais aussi régressif, et alors ? Lyrics Born semble très bien placé pour jouer les "grands petits garçons" immatures bloqués au stade anal, se moquant avec bonheur du syndrome de Peter Pan qui affecte censément tous les hommes de 20 à 40 ans (et tous les rappeurs avides de biens matériels). Comme quoi, au delà de la grosse rigolade et de son refrain addictif, "I Like It, I Love It" a également du sens. Nous n'avions pas eu le temps de profiter de la leçon à Flu', c'est aujourd'hui chose faite.

 




The Sound of the Smiths : les voies de la réconciliation sont...commerciales

Posté par Myosotis le 03.10.08 à 10:30 | tags : reformation, uk, rock, pop

La maison Rhino est à la manoeuvre sur cette opération et dans le registre qu'elle connaît le mieux : l'édification des légendes et la mise en mausolée des grands groupes séparés. Morrissey aurait fourni le titre (The Sound of The Smiths, où diable va-t-il chercher tout ça?), son compadre, guitariste et néanmoins ami Johnny Marr, nouveau membre des Cribs, aurait, quant à lui, supervisé la setlist et coordonné la mastérisation de la compilation. Et pour quel résultat ? Une compilation disponible en un ou deux CD, au choix et selon les ressources, disponible à partir du 3 novembre 2008 et qui tient lieu, en attendant mieux, de coffret tant attendu d'un groupe essentiel et qui, jusqu'ici, n'a pas été gâté par les mises en boîte.

The Sound of The Smiths succède, en effet, avec l'aval des deux têtes pensantes du groupe mancunien à une série de trois ou quatre compilations de singles et autres non-singles, aux pochettes douteuses et à l'esthétique "à la façon de", condamnées pour n'être que des opérations marketing par les deux compositeurs divorcés. Cette fois-ci donc, ce sont Morrissey et Marr qui s'y collent pour un résultat finalement pas si différent de ce qu'on avait vu jusqu'ici mais sans aucune fausse note (Oscillate Wildly ?). Le premier CD est sans réelle surprise une reprise des singles du groupe, depuis l'inaugural This Charming Man jusqu'au conclusif et superbe Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me, soit une revue de quatre années de succès et de compositions qui ont bouleversé la vie des adolescents et jeunes adultes entre 1983 et 1986. Les curiosités apparaissent sur le CD 2 mais ne révolutionneront pas la grande Eglise Morrisséenne pour être connus d'à peu près tout le monde. On trouve ainsi quelques raretés issues des Troy Tate Sessions (le premier album, rappelons le, avait été enregistré une première fois avec un producteur, remplacé par la suite, et dont le travail, au fil des années, a été réévalué par les fans au point de constituer une version plus légitime que celle sortie dans le commerce), quelques titres live plus ou moins rares (London, la reprise What's the world) et des titres un peu moins connus, Jeane bien sûr mais aussi le joli I Keep Mine Hidden, ou l'instrumental Money Changes Everything.

Au final, cette compilation s'annonce précieuse mais pas décisive, un bon moyen sûrement de rendre hommage au dynamic duo le plus important depuis les Beatles, de le découvrir et/ou le chérir un peu plus, en attendant un VRAI VRAI coffret de raretés.

Ci-dessous la tracklist complète des 2 disques :

1. Hand in Glove
2. This Charming Man
3. What Difference Does It Make ? (Peel Session version)
4. Still Ill
5. Heaven Knows I'm Miserable Now
6. William, It Was Really Nothing
7. How Soon Is Now? (12" version)
8. Nowhere Fast
9. Shakespeare's Sister
10. Barbarism Begins At Home (7" version)
11. That Joke Isn't Funny Anymore
12. The Headmaster Ritual
13. The Boy With The Thorn In His Side
14. Bigmouth Strikes Again
15. There Is A Light That Never Goes Out
16. Panic
17. Ask
18. You Just Haven't Earned It Yet, Baby
19. Shoplifters of the World Unite
20. Sheila Take a Bow
21. Girlfriend in a Coma
22. I Started Something I Couldn't Finish
23. Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me
1. Jeane
2. Handsome Devil (Live)
3. This Charming Man (New York Vocal)
4. Wonderful Woman
5. Back To The Old House
6. These Things Take Time
7. Girl Afraid
8. Please, Please, Please Let Me Get What I Want
9. Stretch Out And Wait
10. Oscillate Wildly
11. Meat Is Murder (Live)
12. Asleep
13. Money Changes Everything
14. The Queen Is Dead
15. Vicar in a Tutu
16. Cemetery Gates
17. Half a Person
18. Sweet And Tender Hooligan
19. I Keep Mine Hidden
20. Pretty Girls Make Graves
21. Stop Me If You've Heard This One Before
22. What's The World? (Live)
23. London (Live)




The Blueprint 3 de Jay-Z dans les bacs le 2 décembre ?

Posté par Edouard le 02.10.08 à 17:16 | tags : hip hop

Sur toutes les lèvres depuis la diffusion sur internet du titre "Jockin' Jay-Z (Dope Boy Fresh)", en août dernier, la sortie du 10e album solo du rappeur Jay-Z pourrait arriver plus vite que prévu. Selon le site internet de la chaîne BET, The Blueprint 3 devrait ainsi être en vente à partir du 2 décembre 2008.

 


Jay-Z a encore fait appel à son compère Kanye West pour la réalisation de son nouvel opus, The Blue Print 3
 

"Swagger Like Us pt. 2"

Après avoir annoncé à diverses reprises la fin de sa carrière, Sean Carter - de son vrai nom - a donc replongé une nouvelle fois. D'après une source citée par le blog Soundoff de bet.com, le troisième volet de la trilogie des Blueprint, initiée en 2001, serait réalisé à 90% par son compère Kanye West, qui a de son côté avancé la sortie de son propre album, 808's & Heartbreak, au mois de novembre. Le "Louis Vuitton Don" était déjà derrière le succès du premier The Blueprint, considéré comme le meilleur disque de Jay-Z depuis son premier effort, le classique Reasonable Doubt (1996).

Toujours selon la même source, la rumeur d'une nouvelle version du titre de T.I. "Swagger Like Us", produit par Kanye West et où apparaissait Jay-Z, devrait également figurer sur l'album. Young Jeezy, Nas et Andre 3000 d'Outkast venant prêter main forte au "Jigga Man" pour l'occasion.

The Bluprint 3 marque par ailleurs la fin de la collaboration entre Jay-Z et le mythique label Def Jam, qui n'a pas encore confirmé de date de sortie. Le rappeur originaire de Brooklyn pourra alors débuter sa collaboration avec l'organisateur de concerts Live Nation (Madonna, U2), avec qui il a signé un contrat de 150 millions de dollars et lancera un nouveau label.




TV On The Radio au The Nouveau Casino

Posté par 2goldfish le 02.10.08 à 11:47 | tags : live, rock

Photo non contractuelleLe public de TV On The Radio en deux ans a pas mal changé : exit les jeunes skaters, bonjour les 25-30 ans qui bossent dans la com' (ce qu'on ne saurait en bonne conscience leur reprocher, nos propres jours de skating étant loin derrière nous). On suspectait fort le groupe d'avoir voulu se transformer en Radiohead avec son nouvel album en cherchant l'équilibre entre élitisme intello et chansons à stades et à ce niveau là, ça s'annonce plutôt bien parti pour eux. Du coup, même si on avait une relative confiance en la capacité du groupe de transformer en live les morceaux les plus plan-plan de Dear Science en quelque chose de mieux, on se dit que le public ne va pas vraiment les aider à mettre l'ambiance...

 

Peu importe : dès que retentissent les premières notes de "Love Dog", la chanson Tricky-esque et un peu molle du disque devient magnifique, pleine de soul et nous on se trouve à portée de sueur de Tunde Adebimpe. Ca se confirmera encore avec "Stork & Owl" qui sans ses pénibles pizzicatos synthétiques piqués à The Cure sonne ce soir là comme la suite logique de "Province". Live, les morceaux retrouvent l'imprécision de Return To Cookie Mountain : les voix se mêlent, se noient sous les instruments dans un brouillard magnifique entrenu par David Sitek qui passe plus de temps à triturer ses pédales, secouer son carillon (le même que celui de la porte de ma grand mère) et autres joujous qu'à gratter les cordes de sa guitare.

 

Tunde a un vrai charisme en tant que frontman mais à vrai dire on est plus passionné par Kyp Malone qui, visiblement défoncé, incarne vraiment tout ce qu'on aime dans le groupe : il a le regard dans le vague, il sourit bêtement puis il regarde un peu sa guitare pour vérifier où sont ses doigts et il sort trois notes magnifiques, chante peu mais bien avec une voix sortie de nulle part puis saute partout en produisant un mur de bruit qui noie tout. Pourtant, il a des lunettes et une barbe d'instituteur et une tête de koala qui donne envie de lui pincer les joues. Les autres, on ne les voit pas vraiment dans toute la fumée mais on se contente de les sentir.

 

Le concert est très bon, donc, si on excepte la chanson "Shout Me Out" que toute la bonne volonté du monde rend encore pire, mais il n'est pas dingue non plus : une heure trente de chansons, presque toutes des singles et pas un brin de folie. Tout le monde est reparti convaincu et heureux mais à vrai dire pour un groupe de cette trempe c'était le service minimum. On est sans doute très exigeant avec eux mais on attend un peu plus pour le Bataclan en décembre.




Radiohead, la vidéo de Reckoner

Posté par LovelyRita le 02.10.08 à 09:17 | tags : news, uk, vidéos musicales
Après avoir fait appel à un procédé technique qui permettait de capter des images sans les filmer via une caméra pour la vidéo de son titre "House of Cards", le groupe Radiohead a mis en place il y a quelques mois un concours pour la réalisation de clips pour des titres de son album In Rainbows. Associé à la chaîne de cartoon, Aniboom, le groupe devait choisir un finaliste et lui accorder 10 000 $ pour l'aider à réaliser son projet final. Thom Yorke et sa bande ont finalement décidé de récompenser pas un, mais quatre candidats de la même somme, après avoir été bluffé par la qualité des vidéos reçues. Thom Yorke a annoncé hier soir, sur le site du groupe, vouloir faire de la vidéo réalisée par Clément Picon (Supinfocom Arles) le clip officiel de "Reckoner".





Les Dirty Pretty Things splittent, Pete Doherty poste un nouveau titre

Posté par LovelyRita le 01.10.08 à 17:49 | tags : cimetière, news, rock, uk

 

 

Le bonheur des uns peut-il entraîner le malheur des autres ? Doit-on voir un lien de cause à effet entre le fait que Pete Doherty ait posté une nouvelle vidéo en début d'aprèm via sa chaîne Youtube et la séparation des Dirty Pretty Things annoncée quelques heures après seulement ?

A la veille du concert que Doherty va donner à Londres au Hackney Empire, salle dans laquelle les Libertines s'étaient "reformés" l'année dernière, le musicien a posté une nouvelle vidéo via sa chaîne Youtube. "Gracewasteland/s'", un titre non publié à ce jour interprété à la guitare et à l'harmonica, est en écoute depuis aujourd'hui. Doherty continue parallèlement sa tournée en solo, à Londres et à Manchester, ces deux dernières dates.

En ce qui concerne le futur des Libertines, le concert d'avril 2007 (au Hackney Empire) avait relancé les rumeurs de reformations mais depuis, plus grand chose, jusqu'à un soir de mi-septembre 2008. Annoncé le jour même, Pete Doherty avait donné un concert dans un pub londonien accompagné de son comparse Carl Barat, dont la présence avait été tenue secrète. Malgré ces nouvelles retrouvailles, l'entourage des frères ennemis a exclu une reformation ou un retour en studio des Libs et a plutôt évoqué un éventuel nouvel album des Babyshambles (groupe de Doherty). Mais voilà qu'aujourd'hui, c'est le groupe de Carl Barat, les Dirty Pretty Thing qui annonce sa séparation après 3 ans d'activité et 2 albums (Waterloo To Anywhere et Romance At Short Notice ). Pour mettre court (encore une fois) aux rumeurs concernant les Libertines, Barat a tenu à insister que chacun des membres des DPT ferait cavalier seul pour se consacrer à de nouveaux projets musicaux et non aux Libs. L'annonce de la séparation intervient alors que le groupe est en pleine tournée en Grande-Bretagne, mais les DTP maintiendront toutes leurs dates anglaises jusqu'au 18 octobre et la tournée en Irlande.

 




2008 c'est déjà hier : la techno cherche un nouvel espace-temps

Posté par Maxence le 01.10.08 à 15:54 | tags : électro, techno

 

Depuis environ 5 ans, après la lente infiltration de la disco (novö ou néo, sous sa forme cosmic, italo ou balearic) et la montée en force de l'edit, la techno semble se chercher un nouvel espace temps. Musique d'anticipation par excellence, éternellement tournée vers l'avenir, la techno abandonne progressivement ses oripeaux futuristes et urbains pour les rouages visibles des vieilles machines, les rayons laser surannés et la poésie d'une certaine musique électronique expérimentale des années 70, de Brian Eno à Kraftwerk, en passant par l'école krautrock et kosmishe allemande et même parfois, le rock progressif et le psychédélisme.
 

De fait, de Lindstrom à Skatebard, des productions du label belge Eskimo à celle de DC Recordings, en passant par les œuvres de producteurs comme Popnoname, Pantha du Prince, Radio Slave, Isolée, Nathan Fake et James Holden ou encore Fairmont, jamais la techno n'a sonné aussi retro-moderniste (comme on pouvait dire "moderne" dans les années 60 et 70). Ni vraiment disco, ni vraiment krautrock, ni rock qui danse, ni réellement electro pop, ni tout à fait techno non plus, mais un peu tout ça à la fois, la musique reine des dancefloor explore son passé en effectuant d'incessants allers et retours, nous donnant l'impression qu'elle a véritablement inventé une machine à groover dans le temps. C'est particulièrement évident à l'écoute de l'excellente compilation SuperSoul Recordings présentée par DFA (voir notre chronique) ou de Surrounded By Wheater, le nouvel album de Jens-Uwe Beyer, alias Popnoname (voir notre chronique également). Le label berlinois, drivé par Xaver Naudascher, bien connu pour ses habillages d'évènements culturels et même publicitaires, s'inscrit en effet totalement dans cette démarche et produit certainement les meilleurs tracks electro du moment, tous genres (et sous-genres) confondus. Quand à l'allemand Popnoname, il nous offre un album confondant de pureté, qui doit autant à la pop avant-gardiste de Robert Wyatt qu'au expériences vernaculaires de Brian Eno.

 

On ne peut que se féliciter de cette évolution. Le genre en effet, n'est plus tout jeune, et les quadras aux manettes trouvent d'autant plus de plaisir à partager avec les nouveaux arrivants. Au final, après une vague d'abstraction minimale sans précédent, il est plutôt positif de voir la techno reprendre du poids, retourner aux machines et unir ses efforts en s'inscrivant ainsi, humblement, dans le cadre des musiques populaires.

 

Quelques pistes :

Cosmic Balearic Beats vol.1 (Eskimo/La Baleine)
Toby Tobias - Space Shuffle (Rekids/Modulor)
Skatebard - Cosmos (Digitalo/MOdulor)
Popnoname - Surrounded By Weather (Italic/La Baleine)
Hatchback - Color of The Sun (Lo Recordings/La Baleine)
Force of Nature - III (Mule/La Baleine)




Deerhoof, c'est toujours bien mais des fois c'est mieux

Posté par 2goldfish le 01.10.08 à 12:37 | tags : rock, vidéos musicales, youtube

 

Pour le clip de "Fresh Born", Deerhoof a encore une fois tout bon : qui a besoin d'un scénario quand il a un groupe japonais qui chante "Bunny Jump", un gorille en peluche qui joue de la batterie et des pieds ? Satomi Matsuzaki babille de façon incompréhensible, ce qui est sans doute approprié au vu du titre mais qui est aussi de toute façon ce qu'elle fait une chanson sur deux. Greg Saunier tape sur le dessus de sa grosse caisse parce qu'avec un kit aussi minimal il est bien obligé de trouver de nouveaux endroits sur lesquels taper et il s'avère meilleur que le gorille (les gorilles sont pourtant d'excellents batteurs). John Dieterich et Ed Rodriguez se font moins remarquer, peut-être parce qu'on ne sait pas vraiment lequel est lequel.

Pour rappel, Deerhoof avait d'abord proposé ce premier single pour son futur album Offend Maggie sous la forme d'une partition et invité les internautes à l'enregistrer avant d'entendre leur version à eux. Je l'avoue tout de suite, je n'ai pas écoutées toutes les versions mises en ligne : c'est vraiment épuisant, j'ai laissé tomber il y a quelques semaines en ayant acquis l'intime conviction que personne ne pouvait prendre Deerhoof sur son propre terrain. C'en est même amusant de constater qu'avec son instrumentation rock classique Deerhoof reste bien plus original que la plupart de ceux qui ont tenté une approche post-bit, zouk(?) ou dieu sait quoi. On se remettrait resque à croire au rock.






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