Archives > Décembre 20082009 appartient-il à La Roux et aux femmes ?L'année 2008 est sur le point de s'achever sur le "From Dusk Til Dawn" de Ladyhawke, qu'un autre tube d'une artiste féminine et aux accents eighties nous accompagne déjà vers 2009 ? La Roux, cette jeune Anglaise, confirmera-t-elle en 2009 le phénomène déjà apparu en 2008 au sein des musiques actuelles ? M.I.A., Santogold, Ladyhawke ? L'avenir de la musique appartiendrait-il aux femmes et à leur électro-pop chéri ? Adieu le groupe de mecs à guitares et bienvenue dans une ère où être une jeune femme, s'inspirer des eighties, imposer son style vestimentaire dans son oeuvre et faire danser les dancefloors est la meilleure façon, ces temps-ci, de faire du buzz.
La Roux - Quicksand Ecoutez "Quicksand" sur Radio Flu et Radio Pop Rock et retrouvez La Roux parmi les artistes à suivre en 2009 La réédition oubliée de 2008 : Alas d'IdahoIdaho : il y a ceux qui les aiment et ceux qui les détestent, mais tous ou presque les oublient chaque année, comme si la destinée de ce groupe était de manquer à l'appel du succès et du souvenir. Rien de tel néanmoins, après Noël et en ces périodes de grand froid, que d'écouter ce "Jump Up" mélancolique et maussade venu tout droit de la très belle réédition intervenue en 2008 de leur album Alas, enregistré dix ans plus tôt. La voix de Jeff Martin, seul au monde, est aussi belle que ses textes. Ici, le second couplet est à tomber : "Hope i live longer than the troubles that lurk about my head / Alone are threats that want to finish me off without a chance / To get to know the angels flown back to me / Let one in so instead i can fly." A une certaine époque, on appelait ce genre là le slowcore ou le sadcore, ce qui disait assez bien ce dont il s'agissait : ralentir le rythme, picorer la guitare et plomber la voix pour qu'elle paraisse peser une tonne de souffrance et de douleur. A ce jeu-là, les Idaho étaient les rois, ex aequo avec Dakota Suite, les affreux Red House Painters et l'American Music Club de Mark Eitzel. Jeff Martin a annoncé, récemment, sur le site du groupe qu'un nouvel album était en chantier et verrait vraisemblablement le jour en 2009. Le groupe a également enregistré un joli "Santa Claus Is Weird" pour la non moins intéressante compilation Indiecater de Noël. Top 10 des mixes et compilations électros 2008Objets emblématiques et incontournables de la culture électronique, la compilation et le mix sont souvent l'occasion de réunir et de (re)découvrir des morceaux uniquement disponibles en vinyle, et introuvables ailleurs. Dans ce domaine, entre les bilans de fin d'année, les cartes de visite, les occasions de fêter un anniversaire ou de manifester les intentions d'un jeune label, l'année 2008 a été, une nouvelle fois, riche en émotions. Revue des troupes avant de se faire la bise sous la boule à facettes :
10. Elaste Vol. 2 - Space Disco (Compost/Modulor)
Deuxième volume de la série Elaste compilé par Compost, une nouvelle salve électronique spatiale encore une fois impeccable, entre raretés funk house et classiques cosmic disco. A la fois imparable et meilleur que le volume précédent.
Au rayon bricolo du disco, professeur Tournesol de l'electro et encyclopédie vivante de la musique "culte et bizarre" du moment qu'elle est dansante, je voudrais Alexis-Le-Tan. Ce collaborateur du magazine Trax et du fameux blog Alainfinkelkrautrock se fait plaisir en nous offrant cette compilation de titres obscurs entre génériques TV des années 50 et pépites introuvables de space disco.
Sélection de raretés, de face b, d'outakes et d'inédits enfin disponibles à la vente (en ligne pour l'instant), Deep Gems finit d'imposer Glass Candy comme le Blondie des années 00. Le parfait dessert de Noël, chaud et froid à la fois.
Carte d'anniversaire d'un label dont les qualités ne sont plus à prouver, cette collection deep-house-electro-rock-kraut-funk-punk est une belle manière de rappeler qu'il y a une vie pour l'électro française, en dehors de Justice et Daft Punk.
Rares, classieux, érudits, les edits du crew Dirty ne sont pas sales, c'est juste la musique qui change ! D'ailleurs, Pilooski et ses amis n'ont plus rien à prouver et leurs travaux sur la musique des autres font déjà le tour du monde... entier !
Avec ce premier volume d'une collection dont on attend déjà beaucoup, Dirk, capitaine à bord du cargo (de nuit !) belge Eskimo Records, nous offre un pur moment de balearic qu'il envoie dans la stratosphère à grand coup de beats !
Le prince de la house new yorkaise Morgan Geist nous offre avec cet opus 43 de Fabriclive à la sélection royale, le parfait pendant underground disco du volume 36 compilé par James Murphy & Pat Mahoney. Pure disco shit !
Deuxième meilleure chose qui soit arrivé au dancefloor, le label britannique DC Recordings ne lâche pas la bride et continue de pourvoir le monde du clubbing underground de pépites kraut-funk et d'electro vintage particulièrement velue. DC, la petite bête qui monte ?
Mis en avant par James Murphy de DFA/LCD Soundsystem et ses potes, le label Supersoul est une des meilleures découvertes de cette année. Avec son mélange d'electro spacey et de house new wave, Supersoul fait encore plus fort que les tenants du cosmic disco et invente la cosmic techno.
Retrouvez tous les tops de la rédaction John Lennon soutient d'outretombe une associationLa chose est à la fois rare et assez exceptionnelle : John Lennon prend la parole post-mortem dans une campagne de publicité pour une association caritative. Yoko Ono, plutôt avare d'autorisations dans ce domaine, a donné son accord à la Foundation Un Portable Pour Chaque Enfant (One Laptop per Child Foundation), associée au Massachussets Institut of Technology (le célèbre MIT), pour qu'elle utilise l'image et la voix de John Lennon afin de fournir aux enfants défavorisés du Tiers Monde ces fameux portables solaires à 200 euros (140 livres) dont il avait été beaucoup question il y a quelques années.
La cote de John Lennon est toujours très très haute. A titre d'exemple, a été vendu aux enchères la semaine dernière, à Los Angeles, un enregistrement jamais diffusé d'une reprise du "Just Because" de Lloyd Price par un John Lennon bourré (Lennon venait de quitter Yoko Ono à l'automne 1973) pour la modique somme de 30 000 dollars. L'heureux acheteur pouvait y entendre un Lennon beaucoup moins consensuel chantonner en roue libre "Just a little cocaine will set me right... Wanna take all them new singers, Carol and the other one with the nipples, I wanna take 'em and hold 'em tight", avant de s'écrouler. Oups. Heureusement que McCartney veille au grain. La seconde moitié du dynamic duo continue d'intriguer les journalistes en causant de "Carnival of Light", une nouvelle chanson "perdue" des Beatles, de 14 minutes, et de nature expérimentale. Mc Cartney pourrait choisir de lâcher le morceau pour Noël 2009. Il aurait prévenu :"Attention, ce n'est pas Strawberry Fields. Il est possible que vous ne l'aimiez pas." A suivre...
Top 10 de la musique contemporaine en 2008Souvent considérée comme ennuyeuse et élitiste, la musique contemporaine (au sens large) est pourtant l'indispensable laboratoire de la musique de demain, et de manière moins pompeuse, un vaste terrain de défrichage et un passionnant territoire de recherche, dont malheureusement, trop peu de personnes se font l'écho. Une lacune réparée ici. Alors, faute avouée, faute à moitié pardonnée ?
Retrouvez tous les tops musique de la rédaction La musique les a perdus en 2008Le mois de décembre est traditionnellement consacré aux tops et autres bilans de fin d'année, alors avant que le solstice d'hiver ne passe et que le soleil ne renaisse, consacrons donc quelques instants à regarder derrière nous ceux qui ont cette année rejoint la tombe :
Mais la fin de l'année est aussi une période riche en tristes nouvelles, tenons nous prêt à ce que la liste s'allonge d'au moins un grand nom avant qu'on ait tous compté jusqu'à zéro le 31. Top des futurs albums "cultes et bizarres" de 2008La rubrique "culte" (et bizarre) n'est plus, mais la tradition des albums et des artistes voués à la création de disques ovnis perdure. Retour sur ce phénomène en 10 albums étranges mais souvent très recommandable, de cette année 2008 décidement riche en expériences :
Retrouvez tous les top de la rédaction 60 minutes de frayeur offertes par JD Twitch d'OptimoPosté par Maxence le 29.12.08 à 10:48
![]() JD Twitch, alias Keith McIvor, est la moitié du duo de DJ de Glasgow, Optimo. Versé dans l'edit - l'art de tripatouiller un morceau sans pour autant rajouter d'éléments extérieurs à l'original pour en augmenter la potentialité dansante ou planante - depuis la fin des années 80, l'Ecossais, véritable fou furieux fanatique de musique, retouche régulièrement les classiques du krautrock, du punk-funk, de la soul, du space-rock, du punk ou de l'électro depuis une vingtaine d'années maintenant. Sous l'hilarant pseudonyme de Betty Botox (so porno chic), il sortait d'ailleurs il y a un mois, une compilation regroupant le meilleur de son travail "d'éditeur" , parmi lesquels une version le "Beginning of The Heartbreak" de Love of Life Orchestra (redécouvert par James Murphy sur Fabriclive 36), les polyrythmies cosmiques de Flying Rhythms, une relecture apocryphe du "Boys and Girls" de Prince revu par Pankow, le dub tribal-indus des Australiens de Severed Heads, l'ébouriffant "Diskomo" des Residents ou le space rock azimuté des Anglais de Hawkwind. Absolument brillant ! Aujourd'hui, il va encore plus loin pour les activistes bloggeurs de RVNG (Revenge, sans le "e"), chez qui il réalise 10 Inch of Fear, un maxi quatre titres sur lequel le DJ edit Crass, fameux groupe punk (et plus tard free-punk) des années 80. En guise de bonus offert avec le vinyl, JD Twitch offre à ces fans 60 Minutes of Fear, un CD hallucinant emballé dans un poster sur lequel il "mixe" (si si, vous avez bien entendu) toute la crème du harcore et du rock déjanté des années 80 et 90, Butthole Surfers, Big Black, Flipper, The Ex bien sûr, mais aussi Hüsker Dü, The Rentals et bien d'autres, prouvant ainsi que l'art du mix n'est pas uniquement réservé à la techno ! Vous en rêviez, JD Twitch l'a fait !
60 Minutes of Fear tracklisiting : 1 Big Black Bombastic Intro (0:31)
Pour commander la chose (Rvng Prsnts Mx6 & Mx6TEN), c'est par là
Le top 10 des meilleurs rééditions de l'année 2008Posté par Maxence le 27.12.08 à 11:12
Ils ont été réédités en 2008 et ainsi ont éclairé notre époque majoritairement dominée par la superficialité, la vacuité et la stérilité :
Entre 1977 et 1980, Dennis Wilson, le mal aimé et seul vrai Beach Boys, compose entre deux cuites une poignée de titres oscillant entre ballades neurasthéniques et hymnes lyriques à l'amour perdu. Le batteur signe par la même occasion un album émaillé de plages sublimes qui laisseront les fans des faux garçons de la plage à genoux.
Véritable Can new yorkais option latino, Liquid Liquid se voit régulièrement réédité pour le bonheur des amateurs de musique transgenres. Pourtant c'est avec ce triple album vinyl (accompagné d'un CD live inédit) reproduisant fidèlement les maxis sortis par le groupe chez 99 Records entre 79 et 85, que le label Domino leur rend le plus bel hommage à ce jour.
Compilation d'edits incontournables d'une moitié du duo écossais Optimo, sur laquel JD Twitch propose l'intégralité de ses trois EP thématiques aujourd'hui épuisés (electro-funk, kraut disco et dub industriel). The Residents, Pankow, Hawkwind et Severed Heads passés à la moulinette !
Réédition somptueuse des œuvres complètes (soit 4 CD dans un coffret) emblématique d'un co-fondateur de Kompakt. Avec son projet Gas, Wolfgang Voigt réinvente la techno minimale à l'aune de l'ambient et de la musique symphonique allemande grand siècle. Tout simplement énorme !
Dernière réédition de ces classiques de psychédélisme baroque mais racé, juste avant que le genre se meure ou sombre dans la grandiloquence prog rock (1967). Les Anglais répondent aux Californiens sur ces albums incontournables où le flamenco rencontre la folk et la musique classique caresse la pop.
Coffret regroupant les trois premiers albums de l'Allemand Stefan Betke, aka Pole, à l'origine avec ce projet d'un des plus étonnantS avatarS de dub électronique et urbain. Un must have so 90's !
Initialement la deuxième sortie du mythique label tech'n'dub berlinois Chain Reaction, Hong Kong était presque parfait. C'est du moins ce que devait penser le sorcier de studio Robert Hencke, qui a décidé que 2008 devait voir son enfant terrible réédité.
Pépites de l'indie rock à chemise (et à lunettes) des années 90, les regrettés Feelies sont brièvement revenus hanter l'année 2008 grace à la réédition inattendue de leur premier album, l'énervé Crazy Rhythms et l'agreste troisième opus, Only Life. On ne remerciera jamais assez les nez creux à l'origine de cette initiative.
Manifestes slacker par excellence et autres bons souvenirs des 90's, le folky Wowee Zowee et le poppy Brighten The Corners des cultes Pavement, ont eu aussi eu la primeur d'une réédition luxueuse en cette année 2008 décidément riche en flashback.
Dans les années 80, ils font figure de Talking Heads belges et ne le savent même pas. Mieux, ils s'en foutent ! Heureusement, Dirk, le boss d'Eskimo se souvient d'eux et réédite ces pépites sur un best of qui fait s'enrouler vos jambes autour de votre tête !
Retrouvez tous les tops de la rédaction Eartha Kitt s'est éteinte à NoëlEartha Kitt - Santa Baby Eartha Kitt et Bronski Beat - Cha Cha Heels Eartha Kitt passera Noël en famille. La chanteuse et actrice américaine est morte le soir de Noël des suites d'un cancer du colon à New York, à l'âge de 81 ans. Actrice chez Orson Welles, avec lequel elle aurait entretenu une liaison, Eartha Kitt avait interprété la féline Catwoman dans la plus célèbre des adaptations de Batman à la télévision, au début des années 60. Ce n'est pas ce rôle qui lui avait valu d'être souvent assimilée à une chatte rugissante ou à une tigresse mais sa manière si particulière de chanter et de ronronner, le fameux "kitten purr", parfaitement illustré par l'un de ses nombreux tubes : "Santa Baby". Eartha Kitt avait excellé également dans le domaine du "cabaret", assurant le spectacle en parfaite showgirl. En 1989, et après son célèbre Where is My Man ? disco, elle avait travaillé avec Jimmy Sommerville et les Bronski Beat, pour un "Cha Cha Heels" endiablé qui avait terminé en tête des charts. Souvent outrancière dans ses attitudes, un rien envahissante visuellement et vocalement, Eartha Kitt avait, à la fin des années 68, fait également preuve d'engagement, participant activement à la condamnation de la Guerre du Vietnam, ce qui l'avait poussée, l'attitude ayant été jugée antipatriotique, à tourner sa carrière vers l'international. Pour beaucoup, et selon le mot célèbre du réalisateur de Dr Faustus, elle était, malgré son âge, "the most exciting woman in the world". Tout le monde a-t-il le droit de chanter Nöel ? #2The Wedding Present - Step into Christmas The Cure - Merry Christmas Everybody Mr Mojo - The Doors Christmas Medley Les chants de Noël, bien sûr ! Tous les plus grands s'y sont essayés avec plus ou moins de bonheur. Il y a des joyaux qu'on imagine pas et d'autres qu'on n'entendra jamais, perdus à jamais sur des compilations de circonstances, mais il y aussi des expériences plus ou moins réussies et traumatisantes. A titre d'exemple, on peut être un grand groupe et passer à côté de sa reprise ou de sa compo de Noël. Le Wedding Present, par exemple, sort d'une année 1992 très riche : un single tous les mois et un grand rassemblement de tout ça en fin d'année qui donne l'occasion d'enregistrer une reprise de Noël d'un titre d'Elton John, "Step into Christmas", aux paroles très oecuméniques. Le morceau fait pâle figure comparé au vrai cadeau qu'est le terrible "No Christmas" chanté peu avant. "Step into Christmas ; let's join together / We can watch the snow fall forever and ever / Eat, drink and be merry come along with me / Step into Christmas with Me / the admission is free". M'ouais.
Tout le monde a-t-il le droit de chanter Noël ? #1Once Christmas is Gone Topless Christmas Carols Part 1 Christmas Song (Churched and Jazzed Up) J'ai beau tenter de me soigner, chaque année, je suis saisi par la magie de Noël : je parcours le net et consulte pendant des heures des centaines et des centaines de chansons de Noël : je télécharge des dizaines de milliers de kilos octets de compilations plus ou moins intéressantes : A Christmas with Chet Baker, XFM Christmas Soundtrack, la compilation de Noël hip-hop, un Noël électro, les meilleurs titres new wave de Noël joués au synthétiseur, le double CD des meilleures chansons de Noël hardcore, un Noël bossa, l'album des Beach Boys de Noël, un double CD de Marilyn Monroe chante Noël, Dean Martin, la compilation de Noël de Tom Waits et j'en passe.
Aidan Moffat, chanteur le plus sexy de l'année 2008 ?Il n'apparaît pas dans nos bilans annuels parce que personne n'a osé avouer s'être échauffé les sens sur son album confidentiel, I Can Hear Your Heart, de spoken word érotique mais Aidan Moffat, l'ancien Arab Strap, est l'homme sexuel de l'année 2008, le plus chaud, le plus obscène et délicieusement vulgaire. Le rappeur Common en a fait les frais qui, tentant la sexualisation à outrance sur son nouvel album Universal Mind Control, s'est ridiculisé au delà de toute mesure. Même Tom Jones qui sort ces jours-ci un remarquable album de hot pop à l'ancienne ne peut rivaliser : Aidan Moffat est animé par une séduction bestiale absolument incroyable, sodomite, cunnilingue, douple pénétrant. Certains mettent cela sur la forme du ventre, rond et tendu de muscles. D'autres sur le teint couperosé. D'autres encore pensent que la barbe y est pour beaucoup. Il se raconte que les rédactions, essentiellement masculines, sont jalouses de ce pouvoir de séduction et ont décidé de l'omettre de tous les classements récents, ce qui est une injustice flagrante. Moffat est bouillant et recommandé pour ceux qui veulent passer un Noël incandescent.
Le chanteur, en guise de représailles, vient de mettre en ligne pour Noël un joli clip cadeau, ainsi qu'à disposition sur son site (moyennant 5 livres qui seront bien dépensées) : un live exclusif intitulé An Evening With Aidan Moffat et qui reprend son 1er concert solo officiel depuis la fin d'Arab Strap. Le téléchargement qui comprend un set de 37 minutes (28 minutes de set principal et 8 minutes et quelques de rappel), une image poster, une lettre de présentation de Moffat et un clip vidéo est l'occasion de découvrir les talents d'animateur de l'Ecossais qui pour faire passer la tension érotique des chansons qu'il interprète (accompagné par un synthé clavier orgue horrible), alterne les blagues potaches et les soliloques dignes du stand-up. Moffat est sexuel et... drôle, cela fait beaucoup pour un seul homme. Dans sa lettre, Moffat explique qu'il aurait aimé sortir ce concert capté à Glasgow en vinyl mais qu'il a préféré sauter dans le train de la modernité. Le site annonce également la sortie du premier album solo de l'artiste avec son groupe les Best-ofs, prévu pour la Saint Valentin. La tracklist évoque l'univers traditionnel d'Arab Strap, dans un registre musical peut-être plus dépouillé et moins riche que ce qu'apportait Malcolm Middleton.
Tracklist Lover's Song
En début d'année 2009 sortira également un EP d'Aloha Hawaï, groupe de Moffat et du Mogwaï Stuart Braithwaite.
Morrissey embrasse Paris pour son 1er single
La pochette du single fait déjà causer dans les chaumières pas tant parce que le Moz s'y affiche avec une chemise à motifs controversée mais parce que Morrissey y pose à côté d'un poster figurant Martin Luther King. Après les pas si anciennes accusations de racisme, Morrissey voudrait-il montrer qu'il a de la sympathie pour les blacks. Le titre lui-même est une belle chanson pop dans la grande tradition de l'ex-chanteur des Smiths : un exposé affligé d'un désamour que le chanteur trompe en jetant ses bras autour de Paris, parce que seules les vieilles pierres peuvent le consoler. La mélodie est assez gracile, le refrain se fredonne bien. Que demander de mieux pour un produit d'appel ? Ceux qui ont eu la chance d'écouter l'album lors d'une première conférence de presse expliquent que ce titre n'est pas très représentatif de l'album, assez rock, plombé par des guitares ronflantes et un peu trop taillé pour les stades. La dernière production de feu Jerry Finn serait assez peu subtile et les titres destinés avant tout à faire de l'effet en tournée. Morrissey viendra en France pour deux dates, à Lille et à Paris au Grand Rex, en juin 2009. Les réservations sont ouvertes. Le nouvel album sera composé de 12 titres dont un certain nombre sont déjà bien connus. Boz Boorer, Alain Whyte (qui ne participera pas à la tournée, semble-t-il) et Jessy Tobias en ont composé les mélodies. Voir le tracklisting de Years Of RefusalLes meilleures chansons de Noël !C'est la saison des tops, mais c'est aussi la saison de Noël et donc du don, de la générosité, du partage, de l'amour et de toutes ces choses. Du coup plutôt que de faire un classement totalement subjectif des meilleures chanson de Noël, voici plutôt une sélection de chansons à offrir aux personnes que vous aimez selon leurs goûts à eux, pas les notres. Profitez en bien, ça n'arrive qu'une fois pas an.
Noël classic Rock : Bruce Springsteen, "Santa Claus is Coming To Town", parce que sans celle là, Noël ce serait trop insupportable pour les papas. Noël Indie : The Flaming Lips, "Christmas At The Zoo" pour tous les gens qui trouvent Noël trop formidable pour en priver le royaume animal. Noël Punk : "Merry Christmas (I Don't Wanna Fight)" The Ramones, parce qu'à Noël, même les punks ne veulent plus se battre. Noël Français : "Petit Papa Noël" de Tino Rossi, pour à peu près tout le monde au pays des baguettes et de Claude François.
Noël japonais : Morning Musume, "Christmas Medley"... Parce que le Japon n'a jamais rien compris à Noël mais ça ne l'empêche pas d'essayer.
Noël noisy : Low, "Little Drummer Boy", pour ceux qui aiment se passer les oreilles à l'eau de javel après avoir écoutées les chansons précédentes. Noël jazzy : "Christmastime Is Here" de Vince Guaraldi pour la BO d'A Charlie Brown Christmas, le meilleur dessin animé de Noël jamais fait.
Noël religieux : l'Oratorio de Noël de Jean-Sebastien Bach : pour tous ceux qui oublieraient que c'est aussi ça, Noël.
Noël Gangsta : "Santa Claus Goes Straight To The Ghetto" par Snoop Dogg, parce que le mode de vie gangsta a pour conséquence de nombreux enfants, et que ce n'est pas parce qu'on ne les connait pas tous qu'il ne faut pas penser à eux à Noël.
Noël pour les enfants : "I Want A Hippopotamus For Christmas" par Gayla Peevey, parce que le mieux dans Noël, c'est quand même de faire plaisir aux enfants. Michael Jackson a la pêche - ERRATUM
Le Docteur Tohme (ou Tohme Tohme, selon les sources), inconnu au bataillon jusqu'ici, est intervenu depuis Los Angeles, comme porte-parole de Bambi pour culpabiliser tous ceux qui, comme nous, avaient relayé l'affreuse nouvelle et illustré celle-ci d'une photo d'un MJ pas vraiment fringant. Difficile aujourd'hui de savoir où est la vérité : intox marketing d'un côté, communication soviétique de l'autre. Il se trouve qu'on n'a pas vu la star en public et chantant/dansant en direct depuis longtemps, qu'il n'a pas fait un bon disque depuis des lustres et que plus grand monde ne croit en lui.
Il est interdit de headbanger
Après la consommmation de cigarettes, alcool et susbstances illicites, c'est le headbanging qui est montré du doigt par une équipe de scientifiques australiens. Cette "forme de danse populaire qui accompagne la musique heavy metal" (rapport publié dans le British Medical Journal) causerait en plus de petites lésions au cerveau des blessures au cou. Cette "activité violente" qui serait née en 1968 lors d'un concert que donnait Led Zeppelin à Boston a été observée par ces scientifiques lors des concerts des artistes suivants : Motörhead, Mötley Crüe, Skid Row, The Hell City Glamours, L.A. Guns, Ozzy Osbourne, Winger, Ratt, Whitesnake et W.A.S.P.
Les scientifiques ont établi une connexion entre le rythme du titre et l'amplitude des mouvements de têtes, une chanson à 146 bpm peut déjà causer des blessures à la tête mais légères, un titre à 180 bpm, sera quant à lui, nettement plus dangereux (ce qui est le cas de "Kickstart My Heart" de Motley Crue par exemple). Ce n'est pas la cadence des titres métal qui est dénoncée mais bien le mouvement brusque et violent qu'elle peut entraîner. Plus ça va vite, plus la tête bouge et avec une amplitude élevée...selon les scientifiques, amis métalleux, évitez de headbanger au-delà d'une amplitude de 75°. Andrew McIntosh de l'UNSW conseille vivement aux headbangers d'arrêter les frais tout simplement et de passer à autre chose, au "adult-oriented rock" ; le docteur souhaiterait aussi mettre en place un avertissement public, au même titre que ceux pour la lutte contre le tabagisme. A Flu, on vous conseille de continuer de headbanger, mais protégé, avec un rapporteur (nous vous rappelons que le plafond de l'amplitude légale en vigueur est de 75°) Super Quizz de Noël : Qui se cache derrière ces alias bizzaroïdes ?
1. The Undertaker 2. Azifwekare 3. Dr Winston O' Boogie 4. Arthritis Kid 5. Noodle 6. Sheridan Whiteside 7. Blind Boy Grunt 8. Wayne Marsden 9. Ben Tramer 10. Mr Mojo Risin
Il y en a évidemment des faciles et des plus compliqués. J'ai vérifié qu'il ne suffisait pas à chaque fois (on n'en trouve qu'une bonne moitié en faisant ça) de taper le mot magique sur google et d'aller à la pêche en 1ère page. Comme à chaque fois, le jeu se joue en deux temps : 1. Aligner les noms de stars qui correspondent à ces alias. 2. Indiquer celui qui constitue une exception parmi les 10 et expliquez pourquoi. Le gagnant (premier arrivé) recevra chez lui un super cadeau 2008 disques et/ou livres qu'il ne regrettera pas (et moi non plus !), directement dans sa boîte aux lettres. Hou le veinard.
Michael Jackson mal en point![]() Le célèbre biographe Ian Halperin (auteur, entre autres, d'un livre sur Céline Dion et du très remarqué Who Killed Kurt Cobain ?) a fait des révélations plus qu'inquiétantes sur la santé du King of Pop. Michael Jackson serait, selon lui, dans un état de santé désastreux, quasi aveugle, presque incapable de parler, ne se déplacerait plus en privé qu'en fauteuil roulant et aurait besoin, de toute urgence, d'une greffe de poumon.
L'auteur de Thriller souffrirait entre autres maux d'une déficience hormonale sérieuse, d'emphysème et de saignements de l'estomac chroniques. Il aurait perdu jusqu'à 95% de la vue sur l'oeil gauche (bah pourquoi le gauche ?) et pourrait n'être pas suffisamment vaillant pour recevoir, dans de bonnes conditions, la greffe de poumon dont il a besoin. Son frère Jermaine, qui n'est jamais avare d'une confidence s'agissant du frangin qu'il chérit par dessus tout (sic), aurait répondu assez évasiment aux journalistes qui l'interrogeaient : "Ce n'est pas la grande forme actuellement. Ouais, il a connu des jours meilleurs."
Après la récente affaire du procès intenté par le Sheikh Abdulla Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa (fils du roi de Bahrein), lequel réclamait à Jackson près de 5 millions de livres en guise de rupture de son engagement à enregistrer un nouvel album (en partie composé par le Prince) et à tourner sous sa direction (un arrangement a été trouvé finalement), la perspective de revoir le plus jeune des Jackson Five sur scène, seul ou accompagné, et de le voir enregistrer un nouvel album en 2009, semble s'éloigner à grands pas. Espérons que MJ pourra bientôt tenter une reprise de Radiohead et chanter à pleins poumons : "My brain says I'm receiving pain / A lack of oxygen / From my life support / My iron lung / We're too young to fall asleep / To cynical to speak / We are losing it / Can't you tell? ". "My Iron Lung", bien sûr. Top des groupes Facebook musicaux les plus improbablesLes groupes ou fans pages autour des musicos se sont multipliés sur facebook, les groupes débiles aussi. Le must (ou le pire) reste de rejoindre un groupe musical, autrement plus farfelu que "The Rolling Stones Network". Pour être fan, distinctif et rendre hommage à la créativité en la matière, voilà un top des dix groupes musicaux de facebook les plus improbables et qui feront bien (ou juste bizarre) dans le feed de vos amis.
09. Contre les cons qui salissent Seven Nation Army en criant PO POPO POPO PO : Enfin un groupe pour tous ceux qui n'en ont pas déjà plus que marre de l'hymne des White Stripes.
08. Maynard James Keenan (de Tool, ndlr) a marché sur l'eau, je l'ai vu faire : Mais alors pourquoi est-il toujours infoutu de faire de la bonne musique ?
07. Si vous pouvez le regarder, vous pouvez le regarder en synchro avec Pink Floyd : Pourquoi s'arrêter au Le Magicien d'Oz ?
06. Je peux voir mon reflet sur le crâne de Billy Corgan : Le crâne de Billy Corgan, vraiment, on y voit ce qu'on veut.
05. Je veux mourir sur une île avec des bouddhistes qui écoutent Pink Floyd : Et moi si ça n'est pas trop demander, je veux mourir à bord d'un avion avec des lapins qui font du yo-yo. Ou du Hula Hoop.
04. Les statues de l'Île de Pâques sont en réalité des sculptures de la tête de Mark Lanegan : Franchement, à part la logique, qu'est-ce qui s'y oppose ?
03. Je donnerais un coup de poing dans la tête d'un lion pour voir Nirvana en concert avec Kurt Cobain : Ca donne envie de ressuciter Kurt Cobain rien que pour voir ces 779 types se dégonfler.
02. J'écoute Sigur Ros quand je fais caca dans des toilettes publiques : Curieusement, ce groupe ne compte qu'un seul membre.
01. Les chansons des Smiths sont au fond de mon coeur et je t'encule : Toute la poésie et l'ambiguïté sexuelle des paroles de Morrissey en une seule phrase. Le ciel sait que je suis malheureux maintenant. Iggy Pop, Moby et Alice Cooper dans un film de vampires Nouveau rebondissement dans la saga "ces rock stars qui veulent jouer à l'acteur alors que ce n'est pas du tout leur métier et que, en toute honnêteté, pour le bien de la communauté, on souhaiterait leur épargner une heure et demie de ridicule sur grand écran." Cette fois ci, ce sont Iggy Pop, Moby et Alice Cooper qui sont concernés. Il vont jouer... dans un film de vampires. En regardant le physique de ces trois-là, on ne peut s'empêcher de se dire qu'ils ont bien la tronche de l'emploi (surtout Cooper et Iggy, avec leur teint blafard, leurs yeux exorbités et leur cernes 100% naturelles qui feraient pâlir d'envie Nosferatu...). D'autant plus qu'ils pourraient aisément apporter une petite touche punk à leurs personnages de buveurs de sang... Le futur chef d'oeuvre s'intitule Suck, et sera réalisé par un petit nouveau canadien, Rob Stefaniuk. Le pitch du long métrage en question ? Un groupe de punk-rock, Secretaries of Steak (tout dans la finesse), menés par Beef Bellows (Moby), se bat contre des monstres hémophages. Euh, ben oui, c'est tout pour l'histoire. C'est le cultissime Malcolm McDowell (Alex dans Orange Mécanique) qui interprétera le non moins culte chasseur de vampires Eddie Van Helsing, après Anthony Hopkins et Hugh Jackman. Tout cela sent les giclées d'hémoglobine façon Boucherie Bernard, les manteaux longs en cuir noir, l'esthétisme à la Underworld, les crucifix et gousses d'ail à gogo. Bref, rien de nouveau sous le soleil (sans mauvais jeu de mots), sinon l'intérêt que présente l'apparition de nos amis musicos dans un film de genre. La reprise pourrie de Noël : Last Christmas des WhamThe Maine - Last Christmas Le groupe Maine vient d'Arizona et ils font comme à peu près 200 groupes avant eux : s'attaquer à la reprise la plus casse-gueule et pourtant la plus fréquentée du catalogue de Noël, la plus célèbre chanson en rouge et blanc de ces 24 dernières années : le "Last Christmas" des Wham! Lorsque le titre sort pour la première fois en 1984, le morceau partage l'affiche de son 45 tours (on appelle cela un double A side) avec le tubesque "Everything She Wants". A cette époque, les Wham! sont une énorme machine à hits, George Michael n'est pas encore gay (officiellement, s'entend) et le groupe rivalise en Angleterre avec l'autre groupe à succès de cette année là, les non moins virils Frankie Goes to Hollywood. Décembre voit l'affrontement se prolonger à coups de singles puisque Frankie envoie l'imparable "The Power of Love" au début du mois, avant que Wham! ne dégaine son arme absolu : ce single de Noël. Finalement, alors que "Last Christmas" est entré de chasser "The Power of Love" de la 1ère place des charts, Bob Geldoff dégaine son Band Aid et coiffe les deux sur le fil, s'adjugeant la pole position pour la période des fêtes. "Last Christmas" sera vendu à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, mais ne sera jamais n°1 dans son pays. L'histoire de la chanson ne s'arrête évidemment pas là puisque George Michael, auteur du titre, doit faire face assez vite à une action en plagiat engagée par les auteurs d'un titre popularisé par le Sinatra beauf Barry Manilow, "Can't Smile Without You". Le décalque de la chanson est assez évident mais George Michael s'en sort assez bien en indemnisant l'intéressé en espèces sonnantes et trébuchantes. La vie de "Last Christmas" reprend son cours jusqu'à se retrouver sur un EP de Noël du jeune groupe US qui monte, The Maine, intitulé ...And A Happy New Year. A côté de cette reprise assez désastreuse, le jeune groupe indie place quelques titres décalés comme le joli "Santa Stole My Girlfriend" ("le Père Noël m'a piqué ma copine"). En ce qui nous concerne, on oubliera jamais la sublimement kitsch version originale d'un George Michael jouant aux Les Bronzés font du ski, sur fond de réunion familiale, ainsi que le refrain sublime : "Last Christmas, i gave you my heart. The very next day, you gave it away. This year, to save me from tears, I'll give it to someone special.... special". Qui dit mieux ? Wham! - Last Christmas Claude François version J-PopEn 2009, je pars au Japon. Je suis heureux de savoir que le pays où les gens travaillent comme des fourmis jusqu'à ce qu'ils se suicident pour éviter le déshonneur à leur famille, où on mange des sushis à tous les repas et où les sexes des hommes sont petits, ne se fait aucune illusion sur la réalité de la vie en France. Pas plus tard que ce matin, je me suis fait une tartine avec les mains en baguette d'une mendiante avant de lui donner des coups de pieds en la traitant de salope : ce clip de Toast Girl, c'est ma vie ! J'avoue, dans mes oreilles, ça n'était pas du Claude François mais "Foux de Fafa" des Flight Of The Concords. Même au Japon on n'est pas à la pointe de tout. Des roses, des orties et des pépettes : Francis Cabrel, vendeur de l'année en 2008![]() Le 12ème album de Francis Cabrel, Des Roses Et Des Orties, est l'album qui s'est le mieux vendu en France cette année. Les chiffres officiels sont tombés : l'album publié par Columbia, a été certifié avant Noël, disque de diamant, soit 750 000 exemplaires écoulés en à peine 7 mois, puisque le disque est sorti début avril, devançant assez nettement tous les poids lourds du juke-box office français.
Cet album qui a mis fin à quatre années de silence depuis Les Beaux Dégâts (bodéga, jeu de mots) est présenté par Francis Cabrel actuellement au Casino de Paris et donnera lieu l'année prochaine à une grande tournée en province. L'album balaie des thèmes assez variés, depuis l'amour, la grande affaire cabrelienne, jusqu'aux tourments de l'époque et, à demi-mot, la politique. Cabrel y chante comme il sait le faire en s'accompagnant de guitares souples et graciles arrangées par Michel Françoise. Alors que la nouvelle chanson française bat le pavé et nous abreuve de détails prosaïques sur les papillons, les beaux-parents, les factures d'électricité, Francis Cabrel garde le cap et continue d'envelopper son discours dans un tissu de métaphores poétiques beaucoup moins terre à terre et explicites. Cette veine poétique est illustrée par ce titre 100% végétal qui fait référence aux bonnes choses, aux gens chouettes, "Des Gens Formidables", "Né dans le Bayou" (les roses) et aux trucs qui vont moins bien, "l'Ombre au tableau", "les Cardinaux en Costume" (les orties). On notera également, ce qui ne gâte rien, sur cet album, un trio de reprises américaines tout à fait honorables de JJ Cale ("Madame n'aime pas"), Bob Dylan ("Elle m'appartient") et de Creedence Clearwater Revival ("Né dans le bayou"). Cabrel écoute de la bonne musique traditionnelle chez lui et cela s'entend. A tout juste 55 ans, il vient de se replacer en position centrale sur l'échiquier musical français.
Au final, cet album bien fabriqué, précis et inspiré rapporte donc gros à son auteur compositeur, à défaut de marquer une rupture de ton dans l'oeuvre de l'homme d'Astaffort. Un nouvel Horizon pour U2 en mars prochain
Pete Doherty revient en concert le 9 mars au Bataclan
La Maroquinerie et ses élus (comprendre ceux qui avaient eux la chance d'apprendre la nouvelle le 26 novembre et de pouvoir acheter leurs places immédiatement pour un concert qui avait lieu 2 jours après) se souviendront de son passage éclair mais pour le moins classe et intense. Pete Doherty était de passage à Paris cette semaine, vraisemblalement en semi-vacances et avait missionné son manager de le faire jouer à Paris...tout ça en quelques jours à peine, voilà pour la petite anecdote. Pour sa prochaine date, Pete Doherty ménage le rythme cardiaque de ses fans et les prévient...trois mois en avance, puisqu'il donnera un concert en mars 2009... Une date au Bataclan (encore une salle à taille humaine) et les places seront disponibles le lundi 22/12 et uniquement le 22, il va sans dire que le 23, il ne vous restera plus que le choix entre des places pour les Bercy de Tryo et de Beyonce. A noter aussi que son album solo, très attendu, devrait sortir... au mois de mars aussi. Réserver vos places pour Pete Doherty en concert à partir du 22/12 Les 10 meilleures pochettes d'albums de 2008On dira ce qu'on voudra, mais l'esthétique, en musique, ça compte. Même si un album est excellent, et que sa pochette est immonde, on ne pourra jamais s'empêcher de dire "Tiens, j'ai écouté le dernier (bip), il était bon, mais qu'est-ce que qu'elle est laide la pochette !". Après le top des albums à glisser dans sa platine, la liste des 10 pochettes à glisser sur son étagère à cds. C'est vraiment plus agréable d'avoir un bel objet entre les mains, on le met bien en évidence sur l'étagère à CD parce qu'on en est très très fier, on s'amuse à feuilleter le booklet (oh chouette ! Y a un poster gratos !), bref c'est vachement plus tip-top cool. Cette année donc, comme toutes les années d'ailleurs, il y a eu du très vilain et du très joli. Voici les choix de la rédac de Flu pour 2008 : ![]() Neon Neon - Stainless Style : subtil mélange de porno chic et de féminisme vénéneux, le tout photographié avec une élégance folle dans la voiture de Retour vers le futur. En effet, on ne sait pas si le monsieur en costume se sert de la jambe de la dame comme frein à main, ou si justement la fameuse dame tente de distraire l'homme avec ce magnifique escarpin immaculé... Une pochette qui fait réfléchir en plus ! ![]() Fleet Foxes - Fleet Foxes : un tout autre style, après le charme 80's de la pochette précédente, voilà que le quintette de Seattle a fait appel à une célébrité du XVIème sicèle pour illustrer son premier album. Un tableau du peintre flamand Pieter Bruegel le Vieux (ou l'Ancien), Les Proverbes Flamands (1559). Une oeuvre champêtre qui fait écho à la pastoralité des chansons des Fleet. ![]() Kanye West - 808's & Heartbreak : cette année, Kanye a eu le coeur brisé, et il l'a chanté (si si, chanté) dans cet album à l'esthétique incroyablement épurée. Plus de nounours ni de graphisme manga, Mister West est un homme neuf, enfin sobre. Quoique.. Non, faut pas déconner non plus. Erykah Badu - New Amerykah Part One (4th World War) : la belle Texane se la joue Méduse bling bling sur la couverture de son sixième opus. La coupe afro hérissée de tous les symboles US (dollar, etc.) mais aussi de fleurs, la diva hip soul apparaît vindicative, mais girly quand même. Lil Wayne -Tha Carter III : dernier volet de la trilogie "Tha Carter" pour celui qui s'autoproclame "plus grand rappeur vivant", et probablement la meilleure pochette... On y voit Lil Wayne bébé, costumé, tatoué et déjà bagouzé, les yeux tout hagards. Une vraie star dès le berceau ! ![]() Of Montreal - Skeletal Lamping : pour les pochettes zarbi et psychédéliques, on peut faire confiance à la bande à Kevin Barnes, où plutôt à son frère David, puisque c'est lui qui se charge de customiser tous les albums du prolixe groupe. Des espèces de plantes carnivores qui se penchent dangereusement au-dessus de gens tout nus... Tout à fait Of Montreal, ça. ![]() Yo Majesty - Futuristically Speaking...Never Be Afraid : les deux grandes gueules féministes de Tampa en Floride (il en faut !!) ont tout raflé cette année. Album élogieusement critiqué, déjà remixé par des grands comme CSS ou Basement Jaxx... Et surtout, pochette de ouf, toute en fluo, limite kitsch mais dans le bon sens du terme, qui montre tout leur girl power. Yo les meufs ! ![]() Steeple Remove - Electric suite : comme leur nom ne l'indique pas, les Steeple Remove sont français, de Rouen, et chantent en anglais (comme Tahiti 80, quoi). Ils nous gratifient en tout cas d'une pochette de disque plutôt sympathique, à la fois naïve (on devine le papy dans son fauteuil qui regarde son petit-fils) et recherchée (les espèces de formes géométriques qui "mangent" la photo). Well done. ![]() Gang Gang Dance - Saint Dymphna : le quatuor "néo-primitiviste" américain signé chez Warp nous envoie un pot de peinture à la figure avec cette femme en burqa psychédélique, couronnée comme une Reine de Saba dans un tableau de Gustave Moreau. Ce qui reste fidèle à l'imagerie tribale pop du group. Chic et choc. Mention spéciale aussi au titre de l'album, très saint Irlandais martyrisé au III ème siècle de notre ère. ![]() Principles Of Geometry - Lazare : et pour finir, la pochette la plus "nature et découverte" de l'année. Moins prude que celle de Sigur Ros qui nous montrait des gens à oualpé, mais de dos, ici, on voit le côté obscur de la femme. Gants de toilettes et mont de Vénus en jachère, rien ne nous est épargné. Le concept reste osé, mais cela constitue un hommage aux naturistes et/ou aux femmes de Cro-Magnon (rayez la mention inutile). Noël sur Mars : Les Flaming Lips en DVD
Croisement improbable entre l'inquiétant Eraserhead de David Lynch, Cosmos 1999 et 2001: L'odyssée de l'espace, Christmas On Mars, puisque tel est son titre, ne raconte rien à proprement parler si ce n'est la colonisation de la planète rouge par d'étranges "lutins du père Noël". On prendra ce document éloquent comme une nouvelle preuve de la santé mentale pour le moins écornée de leur leader Wayne Coyne après des années d'addiction à l'héroïne.
Pour l'occasion, Warner sort un stand-alone DVD et une édition spéciale CD + DVD. Avec Christmas On Mars, le psychédélisme a enfin son film de Noël !
10 albums qu'il faut avoir écoutés en 2008 Combien y-a-til eu de sorties d'albums et de nouveaux groupes en 2008 ? Qu'aura-t-on retenu de cette année ? Fluctuat résume 2008 avec la liste des 10 albums choisis par la rédaction Musique.Comment faire un bilan sur l'année alors que seulement quatre albums ont été cités par à peine la moitié de la rédaction ? quand seulement une dizaine d'artistes ont été cités 2 fois ? Peut-être qu'en fouillant dans cet apparent désordre éditorial, on pourra trouver une explication satisfaisante…
Rien à voir avec cette année, où l'on peine à citer… deux fois un même album. Est-ce une année sans consensus ? Peut-être, mais pourtant, personne ne s'en plaint, et chacun porte son meilleur album avec enthousiasme : que ce soit Sigur Ros, Kanye West, Fujiya and Miyagi, Wolf Parade, ou Fleet Foxes, ces disques auront marqué chacun d'entre nous pour arriver, aujourd'hui, à émerger d'une masse grouillante de musiques écoutées en 2008. Difficile, déjà, de tracer une tendance ne serait-ce que dans ces 5 disques : il y a du tout frais (Fleet Foxes), du un peu moins jeune (Fujiya and Miyagi, Wolf Parade) et du rôdé (Sigur Ros, Kanye West). Chacun officie dans un style bien déterminé : folk pour Fleet Foxes, hip hop pour Kanye West, rock planant au ralenti pour Sigur Ros, rock progressif/80's pour Wolf Parade, krautrock-électro pour Fujiya and Miyagi… Allez tracer des passerelles entre toutes ces personnalités fortes !
Les 10 albums de Flu en 2008 : 10. Arnaud Rebotini - Music Components 09. Wolf Parade - At Mount Zoomer 08. Lykke Li - Youth Novels 07. Beach House - Devotion 06. Matt Elliott - Howling Songs 05. Fujiya and Miyagi - Light Bulbs 03. Erykah Badu - New Amerykah Part One (4th World War) 02. Fleet Foxes - Fleet Foxes 01. Portishead - Third
Voir également le top albums 2008 de chacun des rédacteurs 2008 : l'odyssée d'Amadou et MariamPosté par Definitely Maybe le 18.12.08 à 11:48 | tags : news
Leur festif Dimanche à Bamako, sorti en 2004 et produit par Manu Chao, avait déjà remporté une Victoire de la Musique, deux BBC Radio 3 Awards, décroché un disque de platine, et avait été vendu à plus de 200 000 exemplaires hors France. Nul doute que Welcome To Mali pulvérise ce record... Le duo malien a été cité dans les tops de Mojo (21ème place sur 50) et dans bien d'autres médias anglo-saxons. Ils sont en effet encensés outre-Manche et outre-Atlantique depuis leur précédent opus (le très sérieux The Observer avait fait du Dimanche à Bamako un des meilleurs albums de l'année en 2004), et la BBC ne tarit pas d'éloges sur eux. Ils se sont également produit dans des shows UK très populaires, type Jools Holland. Le Guardian leur donne même le surnom de "Hearts of Gold" ("Coeurs d'Or"). Les deux tourtereaux sont désormais prêts à conquérir l'Amérique, la Grande Amérique... Ils auront l'honneur suprême, le 20 janvier 2009, de chanter à la cérémonie d'investiture de Barack Obama, aux côtés des poids lourds Beyoncé, Jay Z et Leona Lewis. Si cela ne s'apparente pas à une consécration ultime... The Polar Mix, le cadeau de Trentemoller![]() A l'origine un bootleg distribué gratuitement sur le net, The Polar Mix de Trentemoller est devenu une référence au fil des mois depuis sa sortie non officielle en 2007. The Polar Mix, paru en plein été, était complètement décalé à l'époque. Il est absolument parfait en décembre. Avec son mélange d'électro, de new wave et de rock mélancolique remixé par le petit maitre (entre The Cure et Chris Isaak pour ceux qui veulent des pistes), c'est aussi une base de références vraiment utile pour ceux qui ne connaissent pas Trentemoller et qui souhaitent s'y plonger (et en général, ils le souhaitent à la vue du tracklisting du Danois. Ceux qui comme nous à Flu', avaient déjà craqué sur l'album absolument sublime du bonhomme et qui n'ont pas encore mis la main sur cette perle, seront également comblés. Allez-y, c'est bientôt noël et c'est cadeau ! Au passage, une petite visite sur le chronique de The Last Resort et une relecture de son interview exclusif pour Fluctuat.net, ne sont pas surperflus non plus.
CD1
CD2
Le come-back de Cabaret Voltaire Rien. Le silence depuis The conversation en 1994... Presque quinze ans sans que l'une des formations de musique industrielle teintée de cold wave, mâtinée post-punk, voire même de dance alternative les plus cultes des années 70-80, j'ai nommé Cabaret Voltaire, n'ait sorti quoi que ce soit. Haut les coeurs ! Les dadaïstes musicaux de Sheffield, qui avaient certes mutiplié les projets solo (Sandoz, Electronic Eye, Acid Horse..), reviennent à la charge. Ceux qui se sont laissé entraîner par les boucles hypnotico-entêtantes de "Do The Mussolini", "Sensoria" et autre "Just Fascination" auront donc le plaisir de retrouver les amis Richard H. Kirk, Stephen Mallinder et Chris Watson, non pas pour un nouvel album de Cabs, mais pour un disque de "collages" répondant au doux nom de Kora ! Kora ! Kora !. Il s'agit plus exactement d'un retaillage-découpage-bouclettage en bonne et dûe forme de l'album éponyme de Kora, groupe néo-zélandais de reggae-dub électronique, sorti en 2007. Ca a l'air assez obscur, expliqué comme cela, mais le nouveau label du trio britton, Shiva Records, décrit l'opus comme "la rencontre entre Bob Marley & The Wailers et... Eh bien Cabaret Voltaire !" Alléchant, n'est-il pas ? Le nouveau bidouillage made in Cabs est prévu pour janvier 2009. Et alors - attention les yeux - comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, Cabaret Voltaire a annoncé une série de concerts dans l'année à venir. Et comme l'indique le site de Shiva Records, ce sera "très spécial"... Ben oh, c'est Cabaret Voltaire, bon sang de bois ! Il faut s'attendre à ce que ce soit... Culte et bizarre ! ![]() Radio Soulwaxmas à la Loco, c'est ce soir !
![]() C'est sans conteste le live act de l'année 2008 (et même d'avant) ! Avec le concept Radio Soulwax, soit, un concert electro-rock de Soulwax, de nombreux intermèdes de qualités animés par des invités et un final en feux d'artifice de 2 Many DJ's, les frères Dewaele, véritable gladiateurs du dancefloor, mettent le feu aux scènes du monde entier depuis plus de trois ans ! Un week-end sans fin dont témoigne admirablement (et hystériquement) Part Of The Weekend Never Dies, le seul DVD au monde capable de vous faire physiquement éprouver l'énergie d'un concert et dont vous ressortez du visionnage sur les genoux. Les Belges récidiveront encore une fois ce soir à la Locomotive, rien que pour vous, amis parisiens !
En guest, sont également invités Erol Alkan, Tiga, Crookers, Birdy Nam Nam (dj set), Das Pop, Yuksek, Surkin, Brodinski, Mickey Moonlight, Mike Hell, Riton, Aeroplane, Paul Chambers et des intervenants surprises ! Autant dire qu'il va certainement vous falloir faire le pont jusqu'à samedi pour récupérer. Prévoyez d'entamer vos RTT ! Et juste pour le fun, un avant goût mal filmé au portable comme il se doit (mais quelle ambiance !) :
Radio Soulwax à la Loco (Boulevard de Clicy, 75018), mercredi 17 décembre à partir de 21 h Le Noël de Leonard Cohen : Hallelujah dans les charts anglais
Serait-il ressorti en version remix 2008 ? Cohen l'aurait-il réenregistré avec Katy Perry ou une autre chanteuse à succès de cette année ? Alors que le chanteur-songwriter âgé de 74 ans a repris le chemin des salles pour une tournée mondiale saluée de toutes parts, deux reprises de son titre (l'une d'Alexandre Burke, l'autre de Jeff Buckley) se sont placées dans le top 10 des titres téléchargés cette semaine. Une première en Grande-Bretagne où jamais une composition n'avait monopolisé deux rangs du top ten !
Cette année on a pu (si on était riche) voir le costard et le chapeau d'un Leonard Cohen, plus tout jeune, mais classe et vraisemblament en pleine forme, à l'Olympia de Paris, en Allemagne, en Grèce... Une tournée, et c'est lui-même qui le dit, montée en partie pour se refaire une santé financière et remettre un pied à l'étrier. Pas de nouvel album à l'horizon pour l'interprête de "The Partisan", "Suzanne" et d'autres titres faisant à présent partie du panthéon des plus belles chansons pop. "Hallelujah" enregistré dans les années 80 et repris au bas mot plusieurs centaines de fois ressurgit grâce à deux de ses interprêtations. Merci à Alexandre Burke et Jeff Buckley.
Celle qui a remporté la finale de X-Factor (équivalent de la Nouvelle Star), Alexandra Burke, a sorti tout récemment sa version de "Hallelujah", titre qu'elle a interprété pour la finale de l'émission. C'est devenu la coutume lors de ces émissions de télé-réalité de reprendre du Cohen, balancer la vidéo le lendemain sur Youtube et faire péter le nombres de visionnages. Le titre a été repris chez Pop Idol (aux USA), à la Nouvelle Star... La chanteuse, elle, passe à l'étape du dessus et sort sa version en single il y a à peine quelques jours. Une chanson enregistrée par la toute fraîche gagnante de l'émission X-Factor + une reprise d'un titre aux airs de classique de Noël juste avant Noël = numéro un des ventes !
L'autre version du titre, également dans les charts britanniques, on la doit à Jeff Buckley. Encore plus connue que l'originale, cette version enregistrée sur son album Grace en 1994, refait surface grâce à la mobilisation de ses fans. Ces derniers ne supportant pas qu'une gagnante de X-Factor souille la version de Buckley, tout en rappelant la paternité de Cohen ont lancé une bataille des charts. Les défenseurs de "Hallelujah" appellent donc au boycott de la version de Burke en téléchargant massivement la version de feu-Buckley et en se mobilisant sur facebook. Une reprise d'un classique "intouchable" par une star de la télé-réalité + des fans puristes en colère = pas un numéro un des ventes mais un classement dans le top 10 !
Un porte-parole de HMV a annoncé que "Hallelujah" pourrait même se placer en numéro 1 et 2. Burke et Buckley ainsi que Cohen sont tous les trois signés chez Sony/BMG, un porte-parole a avoué que la major serait ravie que Burke reste au premier rang mais que ce serait aussi super si Buckley se plaçait juste derrière. Et pourquoi pas devant ? Et Cohen dans tout ça ? Oui, Cohen, dans les charts sans vraiment y être ! Chapeau bas en tout cas pour ce songwriter au talent unique, qui emporte le jackpot et le succès critique en 2008 avec ses airs de ne pas y toucher ! La transe étrange de D.Lissvik
Les Sex Pistols menacent de sortir un nouvel album en 2009 Les groupes qui se reforment, c'est la routine : Led Zeppelin, Blur, les Sex Pistols... Les vétérans du punk n'écartent pas la possibilité de faire un nouvel album en 2009. Soit 32 ans après leur seul et unique opus studio, le cultissime Never Mind The Bollocks - Here's The Sex Pistols. La bande à Johnny Pourri (ouh, c'est moche en V.F !) avait déjà remis le couvert plusieurs fois (la tournée européene de 1996, le concert au Crystal Palace de Londres en 2002, la traversée des Etats-Unis en 2003, quelques concerts en Grande-Bretagne en 2007, et cette année quelques têtes d'affiches dans des festivals). Mais jamais le groupe n'avait voulu enregistrer quoi que ce soit de nouveau (pourquoi se fatiguer, après tout, quand on a à son répertoire "God Save The Queen" et autre "Anarchy In The U.K" ?) Tremblez, malheureux, car cela pourrait changer. C'est le bassiste Glen Matlock qui l'a confié à The Quietus : "Nous avons démenti toutes les rumeurs, comme quoi les Pistols avaient enregistré un nouvel album cette année. Mais on s'est bien bougé, et il est clair que l'on va se retrouver en 2009. On ne sait pas encore exactement ce que l'on va faire, mais l'enregistrement d'un nouveau disque n'est pas du tout exclu."Et d'ajouter : "C'est à double tranchant, car il faudra que ce soit aussi bon que ce que l'on a fait dans les années 70. Les gens sont chiants avec ça, mais après tout, nous on s'en tape, on est maîtres de notre destin, on fait ce qu'on veut !" Hell yeah, man. Encore rebelle à mort, dites donc. Ceci dit, on a pu constater que Johnny Rotten (John Lydon à la ville) avait gardé toute sa hargne (Kele Okereke de Bloc Party en a fait les frais), et ils ne sont pas si vieux que ça après tout, Paul Cook, Glen Matlock et Steve Jones. Mais l'esprit "no future" est-il toujours là ? Mieux vaut espérer une reformation des Stone Roses (fortement murmurée par les temps qui courent). Cela serait probablement moins casse-gueule. The Wet Spots ont une question pour vous...Cher lecteur, je t'aime bien, je te respecte et j'ai confiance en ta capacité à prendre avec humour cette vidéo, je n'ai qu'une question à te poser avant de te laisser cliquer sur "Play" : Es-tu au travail ? Si oui, tu n'es pas safe, tu es prévenu.
La moitié du duo Maurizio hospitalisé en état critique Moritz Von Oswald, moitié du duo techno Maurizio, aurait été terrassé par une crise cardiaque dans un avion ! Si ses jours ne sont plus en danger semble-t-il, le producteur qui est à l'hopital depuis un mois, devra quand-même subir une très longue réeducation et une période de repos plus longue encore puisqu'il ne peut presque plus parler à l'heure actuelle...Fidèle au crédo de la techno des années 90, l'Allemand, Moritz Von Oswald n'acceptait auparavant aucune apparition dans les médias, qu'elles soient télévisées ou en photo dans la presse, ni aucune interview. Depuis deux mois le magazine Trax traquait ce mystérieux personnage à l'origine avec Maurizio des meilleurs morceaux techno de tout les temps, également label manager des prestigieux labels Basic Channel et Chain Reaction (entre autre, car on compte plus d'une demi-douzaine de sous-labels, dont un dédié au dub, dans la galaxie Chain Reaction). C'est à l'occasion de la production de l'album Maurice Ravel & Modest Mussorgsky - ReComposed avec Carl Craig et Fransesco Tristano que Moritz Von Oswald avait bien voulu répondre aux questions de notre collaborateur Olivier Lamm, dans les pages du magazine electro français.
Pour beaucoup cette nouvelle ne veut rien dire, mais pour les amateurs de bonnes musiques électroniques, c'est un véritable choc. A peine Moritz Von Oswald décide-t-il d'apparaitre enfin à visage découvert, voilà qu'il se retrouve handicapé pour un certain temps à cause de graves problèmes de santé ! Un coup dur pour celui qui produisait énormément ces temps-ci, tout comme pour ses fans et la musique électronique dans son ensemble ! Miss Flu, le top musique des 10 filles irrésistibles de 2008Posté par Slick Rick le 15.12.08 à 16:33 | tags : top
2008, une année riche en sorties en tous genres, sans qu'il n'en ressorte toutefois une véritable "tendance" esthétique, générationnelle ou géographique... Finalement, seule une chose évidente émerge de ces statistiques musicales annuelles : en 2008, on a globalement (et encore) beaucoup aimé les filles. Leur pêche, leur charme, leur rage, leur douceur, leur audace, leur voix. Voilà donc, heureux lecteur, un "top nanas" pour allier plaisir visuel et musical.
Des Strokes en février, Nickel Eye pour patienter
Il faut dire aussi que le grand escogriffe de bassiste a préféré se consacrer à son Nickel Eye, ces derniers temps. L'album, intitulé The Time Of The Assassins, sortira le 27 janvier prochain. Si Fraiture y tient la vedette (il a recruté les petits Anglais de South comme instrumentistes), il sera épaulé par de bien sympathiques guest stars comme Nick Zinner de Yeah Yeah Yeahs, ou encore la criarde et néanmoins talentueuse Regina Spektor. Volonté d'imiter ses deux compères des Strokes, comme Albert Hammond Jr. qui a eu le privilège de jouer en première partie de Coldplay et qui a déjà sorti deux albums, ou le batteur à bouclettes Fabrizio Moretti et son groupe américano-brésilien Little Joy ? On l'ignore, et surtout on attend d'écouter... Tout en poireautant pour la nouvelle livraison des Strokes ! Amanda Palmer et la révolte des ventresAmanda Palmer, l'ex-chanteuse des Dresden Dolls, se retrouve à l'origine d'une révolte des ventres sur internet : son label Roadrunner, spécialisé d'habitude dans les gras et virils groupes de métal, a demandé un remontage de son premier clip pour la chanson "Leeds United" parce qu'on y voyait le ventre nu de la chanteuse et que celui-ci leur apparaissait trop gras. Après que la chanteuse en ait parlé sur son blog, des internautes se sont emparés de la cause et on lancé une "re-belly-on" contre les ventres formatés en postant sur le site des centaines de photos de leurs ventres de toutes les tailles et de toutes les formes. A la vue du clip qui n'a finalement pas été remonté, on se demande bien où est le problème : peut-être sur une télé HD y voit-on suffisament du dit ventre pour avoir quelque chose à en dire mais nous n'avons pour notre part à nous mettre sous les yeux qu'un petit bout de chair pixelisé qu'il ne nous viendrait jamais à l'idée de qualifier de "gras" : Ca pourrait être un formidable coup de pub pour Amanda Palmer si sa relation ultra-tendue avec son label phallocrate ne lui promettait un avenir promotionnel diffcile : sur son blog, elle explique qu'elle a demandé en vain à Roadrunner de la laisser partir après qu'on lui ait reproché d'avoir fait un album invendable que personne n'aimerait. Dommage pour le label, parce que Palmer a le potentiel de devenir une icône féministe/sexy à la Tori Amos et cette affaire lui fait certainnement marquer des points dans ce sens. Will.I. Am va produire U2 et c'est une bonne nouvelle
La bonne nouvelle, donc, c'est que puisque le prochain album de U2 allait de toute façon être nul et que celui que produirait Will.I.Am le serait forcément aussi, l'union de leurs talents nous garantit un mauvais album de moins en 2009. En plus, l'inévitable catastrophe qui sortira des studios sera selon toute probabilité très rigolote pour nous et humiliante pour Bono, ça fait toujours plaisir.
Grace Jones et la chocolateriePosté par LovelyRita le 12.12.08 à 18:38 | tags : rigolo
Grace Jones a toujours vu dans son propre corps la matière première idéale pour réaliser les transformations physiques les plus folles. De la pochette de Island Life à celle de Slave To The Rhythm en passant par la pub pour la Citroën CX au clip de "Corporate Cannibal", l'artiste n'hésite pas à se faire morceller, déformer ou charcuter.
Pour le visuel de Hurricane, elle a travaillé avec le studio Tom Hingston, qui a confectionné des bustes grandeur nature à son effigie et faits à partir de chocolat. L'idée de départ était de "produire une série d'images de Grace Jones produites en masse, mais tout en faisant en sorte qu'elle ait le contrôle sur ce processus." L'artiste a travaillé avec de nombreux artistes aux univers spécifiques (dont Jean-Paul Goude) mais toujours avec le souci de garder sa propre identité. Cette fois, elle s'est prêtée au jeu du modèle pour les 16 moules, qui représentent chacun une partie de son corps...chacun ayant mis en moyenne 20 minutes à sécher.
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Les oubliés de la pop : faut-il se souvenir du Perverse de Jesus Jones ?A la question : faut-il se souvenir du "Perverse" de Jesus Jones et de Jesus Jones tout court ? Dix-sept ans après, à réécouter "The Devil You Know" et "The Right Decision", on serait tentés de répondre : euh... non, merci. Ce serait oublier que si ces types s'étaient retrouvés à la place de U2 à l'époque, pas grand monde n'aurait trouvé à y redire. Il faut avoir vécu l'année 1991 pour se rendre compte combien Jesus Jones est passé à côté du mégajackpot, des stades remplis à ras bord et des trôlées de fans hystériques. Kevin Barnes d'Of Montreal va bosser avec un MGMT L'original Kevin Barnes, actuellement en pleine tournée européenne avec Of Montreal, a le cerveau en ébullition. Il a commencé l'écriture du successeur de Skeletal Lamping (ils vont finir par en sortir deux par an, si cela continue !) et espère mener à bien son "side project" avec Andrew VanWyngarden, le mignon lippu d'MGMT. Dans une interview accordée à Rock Daily, Barnes explique : "Dès que j'ai un moment de libre, j'enregistre des nouvelles idées pour le prochain album. Je suis vraiment excité à propos de cet opus, j'ai des tonnes d'idées, et j'aimerais qu'il prenne une tournure un peu différente, qu'il soit plus "noisy", même si pour l'instant tout cela reste flou dans mon esprit. Je veux que la musique provoque une réaction physique sur les gens. Pas forcément avec l'optique de les faire dancer, mais que cela leur fasse quelque chose de... De physique, quoi !"Ce qui est bien avec Kevin, c'est que l'on comprend toujours parfaitement où il veut en venir... "J'ai décidé de changer de direction musicale pendant un trajet en taxi un soir, à Londres. le chauffeur avait mis cette musique, qui était la chose la plus cool que j'ai entendu de toute ma vie. Il ne parlait pas un mot d'anglais, je n'ai donc pas pu lui demander ce que c'était, mais ça m'a vraiment bluffé... Physiquement !"On l'aura compris : le dixième album d'Of Montreal sera physique ou ne sera pas. Dans cette fameuse interview aux frontières du réel, le chanteur a évoqué Blikk Fang. Kézaco ? "C'est le projet que j'aimerais réaliser en 2009 avec mon pote Andrew d'MGMT. C'est un truc très funky, on a déjà mis environ 20 minutes de musique sur bande. Mais entre lui qui tourne avec son groupe et moi avec le mien en même temps, il est très dur de se retrouver pour bosser. Mais tout ce que je peux vous dire, c'est que ce sera un album schizophrène et totalement barré."Avec deux gugusses pareil, on ne s'attend pas à moins... 2009, avénement de la musique physico-schizo-barge ? Avec ces deux-là, très certainement. Le top 10 des meilleurs albums oubliés de 2008Ces albums et ces groupes n'intéressent personne, ou juste une poignées d'aficionados. Personne n'en parlera ou presque, pourtant ils sont souvent bien plus riches que ceux dont on parle à longueur de colonnes dans les revues musicales et sur les sites internet culturels. Ce top 10, majoritairement électro puisque c'est globalement la musique que je gère sur Fluctuat, leur est dédié :
Gang Gang Dance : So New York !
![]() Difficile de passer à côté de Gang Gang Dance cette année. Le groupe de Lizzi Bougatso, Brian Degraw et Josh Diamond figurera certainement dans de nombreux top. Il faut dire que ces rejetons fidèles de la scène arty de Manhattan, renvoient à une époque aujourd'hui mythique dont toutes les nuances sont actuellement déclinées dans l'actualité musicale, de la pop grotesque velue sous les bras d'Animal Collective au disco punk un peu pute de LCD Soundsystem (ce n'est pas un reproche). Une époque aussi, où New York s'imposait comme la capitale de l'avant-garde et de l'underground. Incarnation du son "indé" de 2008, avec son mélange de psychédélisme, d'électronique, de rock et de world dénaturée, GGD (pour les fans) c'est unpeu la transe chamanique de l'âge du silicium, en même temps qu'un retour aux sources du tribalisme, du collectif et de la communauté. C'est enfin, l'avènement des sauvages urbains tout autant que celui d'une musique impliquée politiquement, socialement autant qu'artistiquement, dans son époque. Egalement inscrit dans l'univers de l'art contemporain et de la performance, les pluridisciplinaires américains sont connus pour leurs lives explosif et hypnotique. Démonstration en vidéo juste avant d'aller lire notre chronique de leur album Saint Dymphna :
Le cercle des reprises improbables #5 : One de U2Bassi Assad - One (Cover) Jean-Louis Aubert et Cali - One (live cover) Anonyme - One (acoustic cover) Le succès de la chanson "One", tiré d'Achtung Baby, repose néanmoins sur un malentendu complet. Pour à peu près tout le monde, le titre est une chouette chanson d'amour entre un homme et une femme, chose confirmée par la larmoyante envolée lyrique finale où Bono met tout son art à vous faire exploser le coeur, comme si la séparation ou la mort en dépendait. Certains font jouer cette chanson à leur mariage comme si le texte prêchait une sorte d'amour passionnel mystique et était une invitation à l'immortalité sentimentale. Si on écoute "One" de près, on se rend compte que la chanson évoque tout à fait autre chose. Non seulement il ne s'agit pas d'une chanson d'amour qui marche mais bien d'une chanson de séparation entre un homme et une femme (1ère interprétation) OU (2nde interprétation) entre un père et... son fils séropositif en train d'y passer. Les bénéfices maousses du single avaient du reste été versés à des associations de recherche contre le SIDA. La chanson est donc tout sauf radieuse et triste à pleurer car l'amour, d'où qu'on le prenne, semble non seulement impossible, n'avoir jamais vraiment fonctionné ("you gave me nothing, now it's all I got") mais surtout être sans issue. En terme de composition, la 3ème version en rend bien compte, "One" repose sur un riff de guitare assez simple qui arrive par hasard alors que The Edge, le guitariste du groupe, cherche un pont instrumental pour "Ultraviolet", le 10ème titre de l'album. Les autres membres se retournent et Bono chantonne la mélodie vocale immédiatement. The Edge brode autour de son canevas de départ, tandis que la chanson du siècle prend forme très rapidement. Encore plus fort, le titre parvient par sa puissance et son évidence à réconcilier le groupe sur la direction à donner à l'album entier. Les fans savent que U2 vivait un sale moment lors de cette période : Bono et The Edge souhaitaient faire d'Achtung Baby un album concept expérimental, politique et électro (une partie de l'enregistrement a lieu à Berlin) tandis que Adam Clayton et Larry Mullen ne souhaitent pas rompre complètement avec l'héritage du U2 rock. L'irruption inattendue de "One" va donc par sa grâce sauver le groupe d'une rupture programmée. Bono et The Edge offrent sur un plateau à leurs collègues un titre classique, ce qui leur permet de lancer dans la bataille des titres plus audacieux comme "Mysterious Ways". De "One", on retiendra évidemment, plus que le refrain emblématique, ce sublime couplet d'un Bono mystique : "Have you come here for forgiveness / Have you come to raise the dead / Have you come here to play Jesus / To the lepers in your head", soit peut-être l'un des plus beaux quatrains de l'histoire du groupe et une merveille de poésie directe et habitée. Du côté des repreneurs, Cali et Jean-Louis Aubert n'y ont rien compris qui chantent une chanson d'amour avec leur romantisme à la française si écoeurant qu'il fait peur, tandis que notre brésilienne semble plus concentrée sur son jeu de guitare (qu'elle a précis, du reste) que sur l'émotion. Des trois, peut-être est-ce l'anonyme, qui étrangement, est le plus fidèle au morceau original ? C'est ça le charme des reprises improbables.... "Gifted", le 2ème single de N.A.S.A. (avec Kanye West, Santogold et Lykke Li) en écoute Annoncé déjà depuis des mois, le super-projet N.A.S.A. qui réunit David Byrne, Kanye West, M.I.A., Lykke Li et bien d'autres artistes de renommée, sortira un album du nom de The Spirit of Apollo, dans le premier trimestre de 2009.Difficile de ne pas saliver en voyant la liste des artistes hip hop, rock, pop qui viennent en renfort sur l'album des deux têtes chercheuses de North America South America (Squeak E. Clean aka Sam Spiegel et DJ Zegon aka Ze Gonzales). Sur le 1er single "Money" David Byrne, Chuck D, Ras Congo, Seu Jorge et Z-Trip poussaient la chansonnette. Le 2nd extrait vient tout juste de sortir et associe Kanye West, Santogold et Lykke Li. "Gifted" en écoute ici : Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Nouvel album pour Pj Harvey en mars 2009
Le dernier opus de PJ Harvey, White Chalk, était sorti en 2007, la chanteuse y avait livré une série de chansons, pour la plupart, interprêtées seules au piano sans autre instrument. Pour l'album à venir, elle refait équipe avec John Parish, qui l'a déjà beaucoup épaulé sur Dance Hall at Louse Point (1996) et a co-produit To Bring You My Love et White Chalk. Ce nouveau projet a vu le jour entre la ville de Bristol et le comté du Dorset (où la chanteuse est née). Rien de plus n'a filtré sur ce disque qui sera l'une de sorties importantes du printemps 2009. Après la période rock (jupe en cuir et bottes) et romantique (robe de l'époque victorienne), que nous réserve Polly Jean Harvey ? Revendez vos mp3 d'occasion avec Bopaboo
En effet le seul système de sécurité qui vous empêche de télécharger sur un quelconque tracker "illégal" les nouveaux Britney / Kanye / Killers et d'en faire un million de copies que vous revendrez chacune pour quelques centimes, c'est une petite case à cocher qui tient lieu de déclaration sur l'honneur. Vous savez, comme ces "je certifie sur l'honneur avoir pris connaissance des termes d'utilisation bla bla bla" que vous cochez tous les jours sans y prêter la moindre attention. Et les clients qui iraient acheter en toute bonne foi des mp3 d'occasion à partir de 0.25$ peuvent se dire qu'ils ne seront probablement jamais inquiétés.
Le site n'est encore qu'en version béta, ne fonctionnant qu'aux USA et sur invitation seulement. On doute fort qu'il ouvre un jour mais derrière l'aspect blague, il pose tout de même quelques questions intéressantes sur la propriété intellectuelle ou autre, à l'ère de la dématérialisation. Un CD, vous avez forcément le droit de le revendre. Le marché de l'occasion posait un tout petit problème aux maisons de disques les plus avares parce qu'elles ne touchaient rien dessus mais vraiment, ça n'était pas grand chose. Quand vous achetez un mp3, il devient soi disant votre propriété mais en vérité ce que vous payez, c'est un droit d'écoute. Dire que vous êtes propriétaire d'un bout de donnée que vous pouvez copier à l'infini, que vous pouvez retrouver partout sur le web à l'exact identique, c'est un peu comme de dire que vous êtes propriétaire de la goutte d'eau qui se trouve en ce moment dans votre évier mais qui va finir évaporée ou évacuée, remplacée aussi vite par une autre sortie du robinet. Vous n'êtes pas propriétaire de "l'objet" en particulier mais bien du droit à sa jouissance. Vous devriez donc théoriquement pouvoir revendre ce droit comme on peut revendre un droit au bail ou un droit de polluer. Sauf que, si elle n'existe pas encore, il y a fort à parier que la loi qui dit le contraire ne va pas tarder à arriver. Sinon, ce serait bien la première fois que le législateur français se soucierait un peu de nos droits à la musique numérique. Youtube vous invite à jouer dans son orchestre symphonique
Le but est d'inciter les mélomanes du monde entier, professionnels ou amateurs, de tous âges et de tous sexes, à se ruer sur leurs instruments et à auditionner pour participer à un grand orchestre symphonique, le YouTube Symphony Orchestra donc, qui jouera - comble de la classe - au Carnegie Hall de New York le 15 avril 2009. Pour ce faire, il suffit de choisir parmi une sélection de partitions proposées (pour violon, piano etc.), toutes écrites par Tan Dun, le compositeur chinois auteur de la B.O du film Tigre et dragon. Dès que le choix et fait, le candidat se filme en train de répéter le morceau et poste sa vidéo sur la page YouTube consacrée à l'événement. Il peut même s'aider des conseils pré-enregistrés de Tan Dun et suivre les cours magistraux de l'Orchestre Symphonique de Londres en ligne. Les finalistes seront sélectionnés par un jury de professionnels et par les utilisateurs de YouTube, qui auront aussi leur mot à dire. Ils gagneront ainsi leur ticket pour New York, l'hôtel et tout le tralala au frais de la princesse, et pourront surtout se la péter grave au Carnegie Hall où les plus grands sont passés. Le dépôt virtuel des candidatures est accepté jusqu'au 28 janvier prochain. Et grouillez vous, parce que ça cartonne déjà !Benji Hughes : Beck aurait-il trouvé son maître ?Benji Hughes - "Vibe so Hot" C'est le mois des découvertes et parmi elles, Benji Hughes figure en bonne place avec sa pop alambiquée, sophistiquée, drôle et bizarroïde. Avec de faux airs de Beck pour le son hip-hop, les rythmes funk et une voix modulable entre le crooning et le n'importe quoi, Benji Hughes a, en plus, un look d'homme de cromagnon entre le Jay Mascis des Derniers Jours et le Stephen Jones des pires années. Sa chevelure est blonde et son ventre de buveur de bière est révoltant de relâchement. Benji Hughes vient de Caroline du Nord et a sorti son premier album, Love Extreme, une petite merveille pop qui ne contient (c'est assez rare pour être souligné) QUE des bons titres, des tubes en puissance comme "The Mummy", "Vibe so Hot" (extrait ci-dessus) qui dégage une classe folle, mais aussi qui fait frétiller la jambe et tout le reste. Benji joue de la folk, de l'electro, des claviers vintage, chante comme un slacker en phase terminale et semble obsédé par "la chose". Ses chansons sont brûlantes, pleines de filles légères à grosse poitrine, sa voix caverneuse et chaude comme celle d'un Marvin Gaye en rut mais sait aussi se faire poétique et romantique, si bien que Rolling Stone l'a déjà comparé à une sorte de "Leonard Cohen du XXIème siècle". Ce n'est pas évident, évident, mais le plaisir est intense sur chaque titre et le bonheur dégage une impression de maîtrise tout à fait sensationnelle. Son premier album enquille pas moins de 25 titres et a été produit Keefus Ciancia qui a travaillé notamment avec Everlast. Après un passage remarqué à la Maroquinerie début octobre, le gros ours est reparti tourner aux Etats-Unis. Tout simplement énorme ! Top 10 des artistes qui n'ont servi à rien en 2008
On me jeterra des tomates, des oeufs pourris et de la brandade de morue avariée (virtuels - tout du moins j'espère !!) après la publication de ce post. Parce que j'y dresse la liste des nouveaux venus en 2008 qui, selon moi, ne servent à rien... Certes, on pourra avancer des tonnes de contre-arguments passionnés et acharnés, mais cela n'est bien sûr QUE mon avis, et n'engage QUE moi... "Humour, humour, je précise".1) The Virgins. Je vous ferai une confession : j'ai été la première à faire "Ouaowww, mais c'est génial ça c'est quoi ?" à la première écoute de "Rich Girls". Sauf que, après avoir prêté l'oreille à l'album entier, je me suis rendue compte (comme pas mal de personnes je pense) que ce n'était que du sous-Strokes, qu'ils étaient prétentieux et bébêtes en interview, et que c'était typiquement le genre de groupes sur lequel ELLE pouvait faire une double page après que Tania Bruna-Rosso en ait parlé sur Canal +. Bingo.
2)Sam Sparro. OK, il est méga beau gosse, l'Australien, mais n'est pas Cut Copy, ni même Calvin Harris qui veut. Même Just Jack chante mieux que lui, et puis trop de synthé tue le synthé. C'est du vu, vu, et revu. Au suivant !
5) Zombie Zombie. Alors par contre, là, coup de haine. Immonde. Inaudible. Pouah. Caca. Zombie Zombie ? Même George Romero n'en voudrait pas en B.O pour un de ses films !
6) The Ting Tings. Probablement ceux qui ont le plus de talent dans le lot. Mais tout de même, ils n'ont rien inventé, ces deux-là... Et puis je ne supporte plus de les entendre en fond sonore des magazines de M6... Bon OK, y a peut-être aussi un peu de jalousie vis-à-vis de la plastique parfaite de Katie White. Bref, shut up et laissez-moi continuer. 8) The Last Shadow Puppets. Et c'est quelqu'un qui adore les Arctic Monkeys (donc, qui n'est pas réfractaire à la voix d'Alex Turner) qui vous le dit. Je ne sais pas, trop de cordes, trop de pathos... Enfin, j'ai dû écouter l'album deux fois, je l'ai remis dans son boîtier cristal et je ne l'ai plus jamais bougé de l'étagère. Ce n'est pas mauvais du tout, en plus les clips sont assez sympas. Juste : était-ce bien nécessaire ? A méditer.
10) The Courteneers. A mettre dans le même sac que The Enemy, The View, The Twang et consorts. Aucune originalité, rien qui les distingue des autres, bref aussitôt écouté, aussitôt oublié. Glass Candy : Disco glacée au Baron mercredi 10 décembre Glass Candy, les rois américains de la disco glacée, seront au Baron, le 10 décembre prochain à l'occasion des soirées Mein Disco. Petit rappel des faits pour ceux du fond : formé de Johnny Jewel et d'Ida No, Glass Candy est la deuxième sortie importante du label italo new wave américain Italians Do It Better après celle de celle de The Chromatics. Si certains s'étonnent encore de l'engouement que suscite le duo, de mon point de vue c'est très simple : écouter Glass Candy en 2008, c'est s'adonner au plaisir coupable de la régression 80 en se laissant prendre au jeu de la nostalgie et du clin d'oeil.Johnny Jewel et Ida No incarnent à la perfection une époque où le rose bonbon de l'electro pop mainstream cohabitait avec le gris plombé de la cold wave la plus sévère. Où les ritournelles acidulées faisaient la nique aux bourdonnements inquiétants des synthétiseurs, où le hip hop rencontrait le punk et où la musique se jouait de superficialité feinte tout en dénonçant une décennie égocentrique et blasée. Moroder rencontrant New Order. Kraftwerk reprenant le "Holidays" de Madonna. Un peu "Radio Nostalgie" tout ça ? Alors, rien de nouveau chez Glass Candy ? Et même si tel était le cas, quelle importance ? Il suffit de se laisser séduire par ses mélodies pop mélancoliques et sucrées, portées par ses vagues synthétiques vintage élégantes. Leur passage à Paris le 10 pour un concert gratuit, couplée à la sortie officielle de Deep Gems, une compilation de faces B, de raretés, de remixes et d'inédits, est en tout cas un véritable événement. Un de ceux qui ne se manque pas ! Soirée Mein Disko, le 10/12 au Baron (75008, Paris) - gratuit
Blur revient... Vraiment, et sur scène !![]() Il y a quelques semaines, on se demandait encore si, oui ou non, Damon Albarn et Graham Coxon allaient mettre leurs vieilles rancoeurs de côté pour permettre à Blur de se reformer. Eh bien - roulements de tambour - non seulement le groupe culte revient au grand complet, mais avec un concert-événement à la clef, s'il vous plaît. C'est la grosse grosse news qui fait la couverture du NME de cette semaine : Albarn, Coxon ainsi que le bassiste Alex James et le batteur Dave Rowntree se rejoindront sur scène le vendredi 3 juillet 2009 dans le cadre enchanteur de Hyde Park. Ce sera le premier concert du groupe (dans sa configuration originelle) depuis 2002. Car, bien entendu, Graham Coxon n'avait pas participé à la tournée Think Tank en 2003, ayant démissionné avant l'enregistrement de l'album. Les deux ex-ennemis posent d'ailleurs bras dessus-bras dessous à la une du magazine british, en bons potos. "On a mis les vieilles disputes de côté et on a dit : on fonce !", a expliqué l'ami Damon. "On a vraiment envie de rejouer ensemble, alors on y va. Nous n'en avions pas fini avec Blur, il nous reste des choses à faire." Le chanteur n'a pas confirmé d'autres dates, même si la rumeur d'une apparition à Glastonbury l'an prochain se murmure fortement, mais promet qu'il annoncera ses projets futurs au public au fur et à mesure. Les places pour le concert de Hyde Park seront disponibles ce vendredi à partir de 9h sur le site du NME. Ce fut long et pénible pour les nerfs fragiles des fans, mais ça y est, on y est arrivé ! Le clip explicite de Flying Lotus
Evidemment, ce morceau de "cutting edge hip hop" comme on dit aux States, avec son beat à la J Dilla méritait peut-être mieux que cette vidéo composée à partir d'un film X amateur plutôt cheap sur fond de Vasarely en mouvement. Il n'en reste pas moins très drôle et pour le coup, réellement original. Plus drôle en tout cas que l'album du bonhomme qui nous avait un poil déçu, malgré un maxi absolument parfait sorti six mois plus tôt (Reset). "Parisian Goldfish" est donc à mettre au crédit de Flying Lotus, que l'on imaginait bien avec le melon. A la vision de ce clip aussi hilarant que dérangeant, on se dit qu'on avait tort et que ce producteur sait finalement faire preuve d'humour, même s'il s'agit d'un humour un peu lourd. Animal Collective se fait un film![]() Leur neuvième effort Merriweather Post Pavilion n'est pas encore dans les bacs (on se précipitera dessus le 20 janvier prochain) que le quatuor foufou de Baltimore Animal Collective se prépare à, tenez-vous bien, sortir "un disque visuel". Certes, nous ne sommes plus à une originalité près de la part de la bande à Panda Bear (après les séances photos promotionnelles de Strawberry Jam où ils avaient la tronche tartinée de confiture et la sortie d'une ligne de vêtements assez, euh laids). Voilà comment David Portner (aka Avey Tare) décrit le projet : "Faire un disque visuel, c'est quelque chose que nous avions en tête depuis un bout de temps. Au début, c'était assez flou, on ne savait pas si cela allait être un vrai film, mais qui n'aurait en aucun cas une ligne narrative. Il s'agirait plus d'une collaboration entre potes : c'est notre ami Danny Perez (réalisateur de leur clip "Who Could Win A Rabbit" en 2004, nldr) qui filmerait tout ça." Perez, 28 ans, travaille sur ce film encore orphelin de nom depuis plus de deux ans avec le collectif animal. "Cette année", a ajouté Brian Weitz (aka Geologist), "nous avons eu le temps d' enregistrer pas mal de démos, qui pourraient devenir la bande-son de ce fameux film." Au rythme d'un album par an, et avec la tournée qui se prépare (ils seront de passage au Bataclan le 16 janvier 2009), on ne sait pas quand les rock-folkeux expérimentaux auront le temps de boucler leur long-métrage. Faisons confiance aux bêtes à poil...Fight : le retour des Frank and WaltersFrank and Walters - Fight Ceux là ont été à deux doigts de finir dans nos oubliés de la pop, mais leur nouvel album, sorti au Royaume-Uni en 2006 et qui arrive enfin en France cette année, leur sauve la mise pour quelques temps : les Frank and Walters sont de retour donc et plutôt en très bonne forme comme le confirme ce single au riff impeccable, "Fight". L'album Renewed Interest in Happiness vaut le déplacement et réussit assez habilement à renouer avec ce mélange savant de guitares, de pop et de bruit qui situe les Irlandais quelque part entre U2 et Jesus and Mary Chain sur la carte du rock indie. Le groupe qui fête cette année ses 18 ans de carrière n'était pas vraiment porté disparu mais avait connu une belle éclipse depuis l'album Glass en 2000. Les Frank and Walters s'étaient depuis contentés de monter un best of pour Setanta, reprenant les meilleurs titres de leurs années glorieuses (souvenez-vous du "Fashion Crisis Hits New York" de... 1991), et un autre triple album sobrement baptisé Souvenirs en 2005. Depuis, on avait pas pu entendre la voix chaude et profonde de Paul Linehan ailleurs qu'en concert. L'album est peut-être un poil plus optimiste que les précédents, s'ouvrant sur cette déclaration d'intentions en forme d'ouverture au monde "Walk out into the sunlight, it's a new day, it's a new life". L'album parle de solitude, d'espoir et de Johnny Cash. On y entend de la bonne pop, du rock à guitares, de grandes et belles chansons arrangées à la mode des années 90, c'est-à-dire sans beaucoup d'effets, et qui sont servies par un talent de parolier intact. Les Frank and Walters font partie de ces groupes dont personne n'aurait l'idée de vanter les louanges au delà de ce qui est raisonnable, mais également des groupes qui donnent beaucoup de plaisir dans la discrétion d'une chambre ou d'une écoute intimiste. Modestie quand tu nous tiens. Ils seront à Paris le 12 février 2009, au Point Ephémère et il est à peu près certain qu'ils chanteront aussi ce truc là : l'une des dix plus belles chansons des années 90, non ? Cool as fuck comme diraient les Carpets. Frank and Walters - Fashion Crisis Hits New York
Eminem : Number One![]() Haut les coeurs ! le nouvel album d'Eminem est quasi-achevé. Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, voilà t'y pas que le Slim Shady nous envoie une chanson inédite. Sans pour autant taxer Eminem de fainéantise, il semblerait que son cinquième album studio (qui a pris le nom définitif de Relapse après que les rumeurs "King Mathers" ou "The Empact" aient circulé) commence un petit peu beaucoup à se faire désirer. Il faut dire que, depuis Encore en 2004, le bad boy blanc-bec au cheveu péroxydé ne nous avait gratifié que d'une compilation, Curtain Call - The Hits en 2005. Mais Marshall Mathers III (de son vrai nom) n'est pas Axl Rose, et il ne lui faut pas dix ans pour boucler son nouvel effort. Le titre, modestement intitulé "Number One", a bénéficié des bons soins du Dr Dre, qui a terminé fissa son The Detox pour filer un coup de main à son protégé. Avec son intro à la Star Wars toute en cordes, le titre est assez efficace, le beat lourd, le flow maîtrisé, l'Eminem semble au top. Impossible de dire encore si ce titre finira bel et bien sur Relapse. Mais l'énergie qu'il dégage laisse présager le meilleur pour l'opus à venir... Franz Ferdinand en tournée française en 2009 Le dernier passage du groupe écossais a vraisemblablement ravi les fans français qui étaient présents à la Cigale. Un concert qui affichait complet depuis des semaines et qui marquait le retour de Franz Ferdinand sur le devant de la scène, puisque ces derniers vont sortir un nouvel album en 2009. Nouvel opus et une petite tournée française qui vient tout juste d'être annoncée.La sortie de Tonight (le 26/01) sera accompagnée d'une tournée française de 3 dates. Alex Kapranos et sa bande seront donc de passage à Lille (Aéronef, le 16/03), à Paris (Olympia, le 17/03) et à Toulouse (Bikini, le 01/04) et les places seront en vente à partir du vendredi 12 décembre dès 9h. Plagiat : Coldplay et Joe Satriani s'affronteront au tribunalAccusés, sur ce même titre déjà, d'avoir copié le groupe Creaky Boards, les Coldplay devront vraisemblablement se défendre en justice d'avoir plagié leur "Viva la Vida" sur le "If I Could Fly" du guitariste Joe Satriani. Le guitariste américain a fait part de son intention de réclamer au groupe britannique l'ensemble des profits générés par un morceau qui, selon lui, emprunte "dans des proportions substantielles à la version originale", laquelle figurait sur son propre album, Is There Love In Space ?, en 2004. L'affaire a beau être embarrassante pour le groupe de Chris Martin, aucune réaction officielle du groupe n'a été enregistrée pour le moment. A l'oreille, les ressemblances entre les deux titres sont assez nettes, notamment dans la progression d'accords, comme le met en évidence ce petit montage. La version de Coldplay n'en reste pas moins assez originale et moins pataude que la démonstration de virtuosité de Satriani. A vous de juger... Mais pourquoi tout le monde écoute-t-il Fleet Foxes quand The Acorn existe ?Glory Hope Mountain, l'album de The Acorn me fait, pour beaucoup de raisons, penser à Parc Avenue de Plants & Animals : les deux sont l'oeuvre de Canadiens, ils sont remplis de folk/rock hippie à base de guitares acoustiques agiles et de choeurs qui sentent le sirop d'érable et ils sont passés relativement inaperçus. En bref, ils jouent un peu dans la même catégorie que Fleet Foxes et remportent un bien plus grand succès dans mes oreilles que dans celles de tout le monde, semble-t-il. The Acorn ont pourtant pour eux d'excellents clips, celui de "Crooked Legs" que vous voyez là haut et celui de "The Flood part 1". A moins que mon gout immodéré pour les clips animés bizarrement me trahit une fois de plus. The Acorn a aussi une bonne histoire, du genre qui facilite le travail des journalistes et assure ainsi une couverture médiatique minimum : Glory Hope Mountain est la traduction grossière de Gloria Esperanza Montoya, le nom de la mère du chanteur Rolf Klausener et les douze chansons de l'album nous racontent sa vie."The Flood Pt. 1" raconte comment elle est devenue orpheline au Honduras, "Crooked Legs" raconte sa fuite du pays et ce n'est que le début de l'album. Au minimum on est obligé d'apprécier le sujet plutôt original pour un album indie. Qu'est-ce qu'ils racontent les Fleet Foxes, déjà ? La dernière fois que je les ai écouté, il m'a semblé que le sujet de l'album était la beauté de leurs harmonies vocales. La musique n'a pas besoin d'avoir d'autre figure qu'elle même, bien sûr, mais la différence entre l'esthète et le narcisse est parfois si infime qu'on peut facilement se laisser tromper. Pour ma part en tout cas, je ne doute pas que The Acorn soient des putains d'esthètes. Live Transmusicales : Bon Iver, Miss Platinum et White RabbitsLa deuxième nuit des Transmusicales a prouvé hier que le festival atteint une trentaine épanouie. Entre le folk délicat de Bon Iver, le r’n'b balkanique de Miss Platnum ou le rock bien trempé des new-yorkais de White Rabbits, Rennes a donné au public l'occasion de faire de belles rencontres. ![]() Malgré ce qu’annonce son nom, le groupe Bon Iver (prononcez Bon Hiver), a servi en fin d’après-midi sur la scène de La Cité un folk à faire fondre les plus insensibles. Mené par la haute voix de Justin Vernon, Bon Iver avait déjà séduit la critique avec l’album For Emma, Forever Ago, dont les ballades intenses, harmonieuses et saturniennes, rejoignent les plus belles tendances américaines de l’année (on pense à Fleet Foxes). Forts en scène, les musiciens ont cependant pris le parti de rompre la linéarité de l’album, en intégrant à leur morceaux des moments plus emportés, presque noisy, envoûtants toujours. Douce révélation de cette première partie de soirée, Bon Iver aura quelque peu éclipsé le rock rétro de Sister qui lui succède sur scène, et la prestation du romantique Sammy Decoster, jeune français influencé par la country américaine. Plus tard au Parc Expo, c’est assurément la bombe roumaine Miss Platinum qui a embras(s)é le mieux son public. Savant mélange de soul et de musique traditionnelle de l’est, ses morceaux sont servis par deux jolies choristes-danseuses et une sympathique fanfare cuivrée, dans une parfaite scénographie façon Kusturica. Langoureux ou endiablés, les rythmes de Miss Platinum ont retenu jusqu’au bout un public absolument conquis. La Miss demande à manger ("Give me the food"), elle donne à danser. Autre scène, autre genre. Dans le hall 3, où un peu plus tôt le concert annoncé des Magistrates n’a pas eu lieu, les jeunes New-Yorkais de White Rabbits envoient un rock efficace, soutenu par deux batteries et un chanteur très agités. A l’image du morceau "Kid on my shoulders", plusieurs de leurs titres sonnent comme des tubes, faciles peut-être, mais tellement… rock ! Plus tard encore, à l’heure où les visages deviennent grisâtres, mais où personne ne se démonte, il est temps pour les salles du Parc expo de se transformer en dancefloor : le quatuor français Birdy Nam Nam, très attendu, offre une tonifiante performance scénique, avant de passer le relais aux remixes de SebastiAn. Et c’est là, au milieu de la nuit, qu’on se dit que les Trans portent bien leur nom. Le site des Transmusicales Britney Spears / Iggy Pop, même combat![]() Ok, Pete Doherty reste coincé dans l'Eurostar, se tape Kate Moss et s'envoie tout ce qui s'injecte, se sniff et se fume dans les trous de nez et autres orifices. C'est très rock'n'roll il paraît. Ok, Amy Winehouse picole comme un trou et tente de rattraper l'anglais sus-nommé au concours de celui qui plane le plus haut. A croire que c'est un fond de commerce. Reste qu'il y en a une qui bat tout de même des records d'auto-humiliation et d'inconscience dans ce domaine, c'est Britney Spears.
Les punk rockeurs vont certainement faire une crise d'urticaire mais permettez moi de faire un rapprochement osé. Et si Britney était la version californienne platine de l'Iguane Iggy ? Pas facile en effet de passer du stade de petite poule blonde adulée des teenagers à celui de quasi-psychotique en voie de se voir refuser la visite de ses propres enfants ! Si l'on observe attentivement la carrière de Britney Spears, force est de constater que dans le domaine du masochisme rock'n'roll, peu de stars actuelles ont été aussi loin. Souvenez-vous de Britney la virgin. Britney je n'y touche pas. Britney jamais avant le mariage et ce, jusqu'à 25 ans. On n'y croyait pas, bien entendu. N'empêche, c'était là son fond de commerce à elle. Et puis soudain c'est la fissure, le pétage de câbles, tous les plombs fondent et la blondinette se retrouve au volant de son Barbie-car cul nu sous sa micro jupe, crâne rasé, assommée de barbie-turique direction l'HP le plus proche ! Peu ont osé de tels extrêmes, même David Crosby des Byrds période héroïne, ou Brian Wilson des Beach Boys, période psychiatrique, n'ont jamais été aussi loin dans l'automutilation en public.
On ne voit qu'Iggy Pop, torse poil sur scène, se roulant dans les débris de verre, ou crane rasé, couvert de croix gammées et de crachats, pour sombrer dans un tel océan de haine de soi exhibitionniste. Il faut bien le dire, à côté Winehouse et Doherty font tapettes. On retrouve aussi des points communs dans le "grand retour" de Britney (fade pour beaucoup) et celui de James Newel Osterberg Jr. (Iggy Pop pour les incultes) en pleine descente de méthamphétamine à Los Angeles, soutenu à bout de bras par un David Bowie en pleine période nazi, et également considéré sans saveur à l'époque par une foule de voyeurs auto-proclamé "fans de rock". De là, à en déduire que Britney Spears est notre dernier véritable "rock'n'roll animal" il n'y a qu'un pas. En parlant de celle qui fut un temps la présentatrice du Mickey Mouse Club, c'est tentant en effet, mais osera-t-on le franchir ? Les 10 news musique les plus absurdes de 2008Cette année comme chaque année dans le monde de la musique, il s'est passé n'importe quoi. Des vieux punks se sont vendus au grand capital, on a essayé de nous faire passer des chanteuses pour des lanternes, et nos certitudes ont été ébranlées par l'évenement le plus improbable de la décénnie...
9. Metallica a officiellement sauté un requin (proverbial) 8. On a retrouvé le premier enregistrement de l'histoire mais il ne faut pas l'écouter 7. On a découvert que la musique de Nolwenn Leroy aurait des vertues thérapeuthiques en gériatrie 6. Le festival Rock En Seine a porté plainte contre Amy Winehouse pour ne pas s'être présentée sur scène comme tout le monde s'y attendait 5. John Lydon a fait de la pub pour du beurre. C'est toujours mieux que quand il commet des agressions racistes 4. On a volé la pierre tombale d'Ian Curtis de Joy Division 3. La Russie a tenté d'interdire le mouvement"émo" 2. Le pape a pardonné 42 ans après John Lennon pour avoir dit que les Beatles étaient plus populaires que Jésus 1. Le plus incroyable, bien sûr, c'est que Chinese Democracy, l'album des Guns N'Roses attendu depuis 17 ans est sorti fin novembre et que tous les Américains ont eu droit à une cannette de Dr Pepper gratuite pour fêter l'événement. Noel Gallagher va sortir un album solo et incite son frère à faire de même![]() Il attendra sagement la fin de la tournée nord-américaine d'Oasis et celles des stades britanniques prévue à l'été 2009 avant d'enregistrer quoi que ce soit. "Mais j'ai déjà pas mal de chansons dans les tuyaux", a-t-il expliqué à l'animateur star de Radio 1, Colin Murray. "Je les ai écrites à droite à gauche, en tournée ou chez moi, tranquillement. Elles attendent juste leur moment. Mais, dès la fin de la tournée Dig Out Your Soul , je m'attelle sérieusement à mon propre album." Et de lancer un appel à son frangin à monosourcil : "J'exhorte fortement Liam à faire aussi son propre disque. Pareil, lui aussi a des tonnes et des tonnes de chansons en magasin. Lui qui est toujours à se lancer la tête la première dans des projets, il ne devrait pas hésiter une seule seconde !" Doit-on s'attendre à deux petits albums made in Gallagher séparés ? On sait qu'en général, les deux terreurs mancuniennes font ce qu'elles disent. Et quand on rééccoute "The Masterplan" (du 100% Nono pur jus) ou "The Meaning of Soul" (Liam au top), on se dit que cela peut être une bonne idée de briser leur fausse gémellité, pour que chacun donne ce qu'il a dans le ventre. Que la compétition fratricide commence ! Billeterie ouverte pour les concerts de Depeche Mode
La tournée attendue de Depeche Mode débutera à Tel Aviv en mai 2009 avant de parcourir le monde et de se poser pour deux dates en France. C'est donc les 27 et 28 juin à Paris (Stade de France) et à Nancy (Zénith) que les fans pourront voir l'un des groupes phares de la scène new wave. Les places pour les concerts français de Depeche Mode sont en vente depuis jeudi 4 décembre...pensez à réserver !
Grace Jones : L'Hurricane s'abat sur Paris !![]()
En 1981, Grace Jones chantait qu'elle marchait sous la pluie. Un grain certainement annonciateur de l'ouragan qui allait déferler 27 ans après, avec la sortie de ce nouvel album intitulé Hurricane. Car enfin, c'est officiel, avec la diffusion d'une vidéo de funk cannibale il y a quelques semaines, la déesse du reggae dub mutant teinté de new wave et d'electro annonce son retour sur le devant de la scène. C'est tout d'abord par la "grâce" d'un album donc, sur lequel Grace Jones joue la "poupée de son" au milieu d'une foule de prestigieux invités (Brian Eno, Sly & Robbie, Tricky, etc), mais elle se fait également "poupée de cire", quand elle se présente (une fois de plus) comme un artefact manufacturé, ou plutôt, comme une parfaite icône pop warholienne dont la production industrielle serait destinée au plaisir des masses. Et du plaisir, les masses en auront, faites confiance à cette dominatrice qui n'a pas mollie depuis "My Jamican Guy", "Warm Leatherette" ou "La vie en rose".
Ce retour sera aussi célébré ensuite par un concert exceptionnel à Paris, le 22 mars au Grand Rex. Attention, les réservations sont d'ores et déjà ouvertes !
En attendant l'évènement, allez donc lire notre chronique de Hurricane ou laissez vous emporter (au choix) par ce petit flashback temporel :
Grace Jones période new wave, "Walking in The Rain", somptueuse :
"This is" un des titres les plus puissants du nouvel album. Vigoureuse ! Les nominations aux Grammy Awards 2009 sont tombées Un poil plus classe que les NRJ Music Awards et plus sérieux que les MTV Awards, il y a les Grammy Awards (qui existent depuis 1959, tout de même), cérémonie made in USA chic et choc qui se tiendra le 8 février prochain. Tout le gratin de la musique y est convié. L'année prochaine, la compétition sera rude, puisque sont nominés les albums de Coldplay, Radiohead, Lil Wayne, le duo Robert Plant- Alison Krauss et Ne-Yo. Que des best sellers en 2008. C'est un sacre pour l'album Tha Carter III de Lil Wayne, 26 ans, qui a obtenu un succès phénomémal outre-Atlantique cette année. Avant lui, seuls deux rappeurs ont pu prétendre à l'obtention du prix en forme de grammophone : Nelly et Eminem. Difficile cependant de dire s'il fait figure de vainqueur, sachant qu'il est rival de Viva La Vida et In Rainbows, qui valent aussi leur pesant de cacahuètes. Qui vivra verra, comme dirait l'autre ! Voici le reste des nominations pour les Grammies 2009 : Single de l'année Album de l'année Viva La Vida - Coldplay Meilleur nouvel artiste Jazmine Sullivan Lady Antebellum Meilleur album de RockViva La Vida - Coldplay Consolers Of The Lonely - The Raconteurs Meilleur album de musique alternative In Rainbows - Radiohead Back of my Lac - J Holiday Growing Pains - Mary J Blige Meilleur album de Rap The Cool - Lupe Fiasco Tha Carter III - Lil Wayne The Fear : le nouveau Lily Allen en avant-première![]() Ce titre se trouve être la version finale de la démo "I Don't Know" qui circulait sur la Toile depuis plusieurs mois. Pas de clip pour le moment malheureusement, mais ce n'est pas si mal pour patienter. Le petit frère d'Alright, Still, produit par la paire gagnante Mark Ronson-Greg Kurstin, promet d'être funky, festif, plus mûr au niveau des paroles. Mais à l'écoute de celles de "The Fear", on se dit que Lily Allen n'a rien perdu de son mordant (cf. notre interview de la starlette du mois dernier).. Tant mieux !
Roots Manuva le live à l'Alhambra en vidéoDe passage à Paris en novembre dernier, Roots Manuva a eu l'occasion de découvrir la scène de l'Alhambra, ancien ciné-théâtre récemment rénové et rebaptisé du nom du célèbre music hall de la rue de Malte. L'occasion pour le rappeur anglais d'origine jamaïcaine de faire la promo de son sixième album studio, Slime And Reason, devant un public plus concerné que lors de sa participation au Live Paris Hip Hop, où il avait fermé la programmation devant un Zenith déserté. ![]() Toujours fidèle à son cocktail atypique, mélange de grime british, saupoudré d'electro et d'influences jamaïcaines (dub, dancehall), le MC de Stockwell n'a évidemment pas manqué de balancer ses titres les plus incontournable, de "Too Cold" à "Witness (1 hope)", appuyé par l'excellent DJ MK aux platines. Le tout pendant plus d'une heure et demi de show.
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Frank Black va produire Art Brut L'Anglais Eddie Argos est très mauvais pour garder les secrets. Le leader d'Art Brut à l'inimitable accent cockney n'a su résister à la tentation de révéler le nom de la pointure qui va produire leur troisième effort. C'est sur son blog personnel que le zébulon aux faux airs de Mister Bean jeune a craché le morceau : son groupe va bénéficier des bons soins d'une légende. Un vrai poids lourd, même (...easy). Il s'agit du chanteur de Pixies, Charles Michael Kittridge Thompson IV aka Black Francis aka Frank Black, rien que ça. Argos se risque même à une petite blagounette sur son blog : "J'ai préféré dire la vérité avant que les gens se mettent à dire n'importe quoi et racontent que notre album sera produit par la légende Pixie Geldof ! Vous imaginez ?" Art Brut a déjà écrit une vingtaine de nouvelles chansons. "Nous en avons déjà joué plusieurs sur scène : "Alcoholics Unanimous", "Summer Job", "Art Brut Versus Satan", "Rebellious Henchman", "Moved To LA", and "DC Comics And Chocolate Milkshake". Je suis tellement impatient de retourner en studio pour enregistrer et bosser avec Frank !" Tu m'étonnes, Eddie ! Espérons pour le groupe que le Bostonien leur prodiguera le succès qui leur fait défaut depuis leur second opus, It's A Bit Complicated. Cargo City : l'avenir de la pop peut-il être... allemand ?Je m'étais enthousiasmé tout seul, l'année dernière, pour l'album de Plastic Operator et voilà que ça me reprend en cette fin d'année. Le symptôme est grave et... allemand en plus. Derrière Cargo City dont le premier album How To Fake Like You Are Nice and Caring est sorti juste avant l'été, se cache un homme seul du nom de Simon Konrad, éjecté d'un obscur groupe allemand baptisé Siamese. Le credo de Cargo City est de mélanger la pop acoustique (une guitare, une voix) et des éléments électroniques, comme Plastic Operator justement. Le résultat est assez proche du duo, mélancolique, triste à mourir et harmonieux en diable. Cargo City remue des légendes mortes, le beau et casse-gueule "Kennedy and Monroe", l'assez gnangnan single "Ode to No One", ou le magnifique et tubesque "When I Sleep I disappear", une petite bombinette électropop qui mériterait, sur son évidence, d'intégrer tous les tops de fin d'année. Konrad chante comme un boys band à lui tout seul et navigue toujours entre romanstisme exacerbé et sensiblerie. "You said we´re like Kennedy and Monroe / you only want to let me know / we´re the right connection / in the very wrong time / and you will never be mine." "Castle Built On Sand" ressemble à du Nick Drake heureux. C'est à peu près aussi nunuche et désespéré que ça mais ça fait un bien fou. Cargo City s'écoute au petit déjeuner et aussi le soir quand la pluie tape sur la vitre de la véranda. Comme tous les grands disques de désespoir pop, il s'adresse avant tout aux... hommes qui ont le coeur brisé, aux gays, aux transgenres, au fanclub de Morrissey, aux Curistes, aux filles qui cherchent l'amour et à ceux qui pensent que le premier album de Jay-Jay Johanson était pas mal du tout. A presque tout le monde en fait. Pour le moment, le garçon est inconnu et ne tourne qu'en Allemagne. Pour les snobs, on est les premiers à en parler vraiment. Enfin, je crois.... Papa, maman, le rock et moiQui a dit que la vie de rock star répondait obligatoirement à la Sainte Trinité "Sex, Drugs & Rock n' Roll" ? Elle a toujours sa part d'influence, Dieu merci. Mais on oublie trop souvent que les rock stars sont (parfois) AUSSI des gens comme tout le monde, qu'ils vont aux water-closet, qu'ils ne sentent pas toujours bon sous les aisselles, qui vont faire leurs courses chez Auchan, et qu'ils ont aussi des PARENTS. Hé oui ! Un grand merci donc au célèbre magazine américain LIFE d'avoir sorti ces géniales archives photograhiques du placard où elles moisissaient. On y voit les légendes des années 70, Frank Zappa (la plus fun du lot) moulé dans un pantalon pattes d'eph' parfaitement coordonné à la tapisserie mauve du domicile parental, un David Crosby tout en moustaches et poncho en peau de caribou qui détonne à côté de son papa en complet gris, ou encore Elton John, qui réussit à faire presque plus âgé que son beau-père pour cause de calvitie précoce. Le mieux, c'est encore d'observer cette série délicieusement kitschissime, qui fait vraiment beaucoup sourire... Et l'on se dit que l'on aimerait bien avoir la grand-maman d'Eric Clapton (regardez son oeil brillant de malice !) comme mémé. ![]() Frank Zappa, papa et maman Voir le diaporama Les rocks stars et leur parents Proposer aussi vos photos sur le forum Papa, Maman, le rock et moi Qui c'est qui débarque dans les bacs ? C'est Whomadewho ! En recherche intensive d'un digne successeur à l'album Sound Of Silver de LCD Soundsystem ? "TV Friend", le single qui annonce le nouvel album des Danois de WhoMadeWho (ou Who Made Who, c'est selon) devrait répondre aux attentes de certains.
Malgré leur amour immodéré pour AC/DC, dont ils tirent leur nom, Tomas Hoffding (chanteur), Jeppe Kjellberg (guitariste) et Tomas Barfod (batteur et bricoleur electro) privilégient l'harmonie, qu'elle soit vocale, comme ici sur "TV Friend" (qui bénéficie également d'un remix explosif de Hot Chip), ou simplement instrumentale. Avec Whomadewho, les mélodies des Beach Boys rencontrent le punk funk de LCD Soundsystem, la disco chaudasse fait du frotti frotta avec la prude new wave. "Comme tout le monde aujourd'hui", pourra-t-on dire !? Peut-être, mais avouons que Whomadewho le fait très bien. En témoigne une vidéo rigolote où nos trois bonshommes grimés en primitifs modernes balancent un des tracks parmi les plus addictifs que l'on ait entendu depuis... "Knickerboker" de Fujiya and Miyagi. N'empêche "TV Friend" vaut son pesant de paillettes et on y revient plus souvent qu'à son tour. Attention, le trio annonce son nouvel album pour mars 2009 et donnera un concert exceptionnel au Social Club, le 3 décembre prochain !
The Prodigy balance le clip d'Invaders Must Die
Jusqu'à l'ultime sursaut du mois d'octobre/novembre 2008, où l'on apprenait que Liam Howlett, Keith Flint et Maxim avaient apporté la touche finale à leur cinquième effort studio, au doux nom de Invaders Must Die. Et, ô surprise, l'insatiable Dave Grohl, leader de Foo Fighters, va y faire une "apparition percussionnale" (comprendre = il jouera de la batterie sur l'un des titres). Le groupe décrit l'album à venir comme "40 minutes où en s'en prend plein la tête et où le taux de sérotonine est mis à mal (!!)." C'est cela, oui. Tout ceci est bien joli, mais il faut quand même patienter jusqu'au 2 mars 2009 pour serrer dans ses mimines le successeur de Always Outnumbered, Never Outgunned. Mais les bad boys brittons ne sont pas si vilains que ça, puisqu'ils ont mis à disposition sur leur site officiel un clip inédit en guise d'amuse-gueule. Il s'agit du premier single (éponyme) extrait de l'imminent Invaders Must Die, 3 minutes 23 de son bien énergique et légèrement crado comme les smackeurs de bitches savent si bien en produire.C'est Jason Lytle de Grandaddy qui arroseCela fait à peu de choses près trois ans que les Grandaddy ne sont plus. Quelques mois avant la sortie de leur dernier album studio en date, le très beau Just Like The Fambly Cat, les amis de Jason Lytle jetaient l'éponge, faute de fric, de succès autre que critique et peut-être aussi parce que les démons intérieurs de Jason Lytle enfin vaincus (Lytle s'était débarrassé de diverses addictions entre temps) avaient emmené l'homme de Modesto un peu trop loin de ses comparses. Comme il n'est jamais trop tard pour écouter de la bonne musique et se souvenir du bon vieux temps, et parce que l'album solo de Jason Lytle ne viendra pas avant 2009 (s'il trouve un label pour l'héberger), un petit tour sur le site du grand homme vous permettra de télécharger en une poignée de secondes 2 petits joyaux pour Noël : un concert solo et acoustique de Lytle en 15 titres, absolument impeccable, ainsi qu'un non moins passionnant aperçu des sessions de Fambly Cat, soit 17 titres prototypes, versions alternatives captées au moment de l'enregistrement presque solo de cet album sorti en 2006. Pour cela, il suffit de laisser son email sur le site et d'attendre le lien. Gratuit. http://jasonlytle.com/ Puisqu'on y est, on ne résiste pas à l'envie de se refaire un petit coup de Crystal Lake : The crystal lake it only laughs
Kanye West est courageux Franchement, je pensais m'amuser beaucoup plus avec Chinese Democracy. Le disque aurait du être ce formidable monstre informe qu'on aurait disséqué pendant des semaines pour essayer d'y retrouver les intentions d'Axl Rose et au lieu de ça, peut-être à cause des leaks, sans doute aussi parce qu'Axl Rose n'est pas une personnalité si intéressante que ça, on se lasse vite de Chinese Democracy comme de n'importe quel freakshow. Heureusement que Kanye West est là, donc, pour nous livrer avec 808's & Heartbreak un disque courageux, inattendu et surtout très controversé.Dans ma chronique pour Flu, je n'ai pas hésité à lâcher la cinquième étoile. L'album est peut-être bien mon favori de l'année, il m'impressionne musicalement et me brise le coeur en même temps. C'est un peu aussi le cas pour une minorité de mes confrères mais la plupart semble encore se gratter la barbe pour savoir quoi faire de tout cet Auto-Tune et ceux de la presse hip hop crient simplement à la folie ou à la trahison (un point de vue qui n'est pas sans fondement). 808's & Heartbreak aurait pu être un simple suicide commercial si la notion existait dans la tête de Kanye West. Comme il est persuadé de son génie et donc logiquement (pour lui) du potentiel commercial énorme de son oeuvre, Kanye a tout fait pour vendre son virage musical. D'abord avec des leaks graduels de versions souvent non définitives de la plupart des chansons pour acclimater le public en douceur (et sans doute prendre la température et ajuster la production en conséquence), ensuite avec de nombreux posts explicatifs sur son blog et maintenant avec une tournée promo énorme, Kanye étant toujours soit dans votre ville, soit dans votre télé. Les leaks surtout étaient particulièrement bien orchestrés : non seulement on a eu le temps de se faire à cette nouvelle direction mais la multiplication des démos plus ou moins achevées a maintenu jusque très tard le suspense quant au contenu définitif de l'album. Il aura fallu attendre jusque quelques jours avant sa sortie pour être certain d'avoir le produit définitif dans les oreilles. Voilà un bon moyen de faire de la sortie d'un album l'événement que pour beaucoup, il n'est plus. 808's & Heartbreak se vendra-t-il pour autant ? Impossible à dire mais si vous ne l'achetez pas, vous prenez le risque de briser à nouveau le coeur de Kanye. Pour la musique et l'égo de Kanye, ce n'est pas forcément une mauvaise chose mais bon sang, et notre sens de la justice ? Déjà que ne pas acheter Chinese Democracy c'est dénigrer la valeur de quinze ans de travail, ignorer 808's & Heartbreak ce serait en plus punir l'innovation : et on s'étoinne que le capitalisme aille mal. Il ne vous reste plus qu'à snobber Circus et vous en aurez fini de la consommation, espèce de crypto-anarchistes. |
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