Archives > Février 2009DJ Hell : Retour de l'enfer
L'enfer, c'est celui du quasi-anonymat dans lequel était injustement tombé DJ Hell depuis quelques années. Alors que son excellent mix italo disco nous secoue encore les os un an après sa parution (voir la chronique de Hellboys Mixed, Helmut Geier revient en avril avec un double CD intitulé Teufelswerk ("L'oeuvre du démon" en VF).
Au programme, nuit et jour : une face "Night" et une face "Day". La première étant (logiquement dans le monde de la nuit qu'est la culture électro) réservée aux morceaux les plus dansants, la seconde étant une relecture personnelle de l'histoire de la musique électronique allemande, du Krautrock à la techno. Une histoire déjà évoquée sur "Night" dans le sublime morceau "Electronic Germany", où Hell s'amuse à passer en revue les capitales de la techno allemande, Munich, Francfort, Dusseldorf et bien sûr Berlin. Vocoder, réminiscence kraftwerkienne, évocation de Detroit et Chicago, ambiance techno disco moite, "Night" invite même le crooner Bryan Ferry le temps d'un hymne club classieux, "You Can Danse", ainsi que P. Diddy sur "The DJ". Côté "Day", l'auditeur découvre un Hell inspiré, presque cosmique (sur un "Germania" aux accents de Cluster et Harmonia), souvent ambiant et, surprise, instrumental ! ("The Angst part 1 & 2"). Epaulé pour l'occasion par les musiciens Christian Prommer et Roberto Di Gioia, Elmut Geier s'autorise même une reprise des Anglais space-rock Hawkwind et rend ici hommage aux pionniers de la musique électronique et expérimentale allemande en redonnant vie avec audace à l'esprit Krautrock des origines. Un son qui a bercé toute la jeunesse du Munichois. A noter que Teufelswerk est produit par le chantre du trip hop viennois Peter Kruder. En attendant, ce double album est d'ores et déjà l'un des disques les plus prometteurs du printemps.
Voir la tracklist de Teufelswerk
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Non, effectivement : aujourd'hui la technique de gravure des CD avec un rayon rouge est parfaitement maitrisée et quand bien même une erreur subsisterait, votre lecteur CD moderne sait la combler. Les CD actuels sont mixés de telle façon qu'ils exploitent à peine les capacités du support, pourquoi donc en chercher un meilleur ? Les supports "physiques" sont en train de disparaitre et ce n'est pas le BS CD qui va les sauver, pas plus que le HDCD, le SAC, le SHMCD, le DVD Audio et la petite dizaine de formats "haute qualité" qui ont déjà essayé de remplacer le CD avant lui. Tant qu'on y est, désolé pour les défenseurs du vinyle mais même si elles ont doublé l'an dernier, les ventes de la galette noire ne redeviendront jamais signifiantes (même pas deux millions de disques vendus aux USA l'an dernier, c'est ridicule). Dans la situation désespérée qui est la leur, les géants de l'industrie pourraient au moins tenter un coup et se mettre d'accord sur un format qui combinerait les techniques du SACD, du Blu Spec, du HDCD et des autres innovations technologiques de ces dernières années. Les audiophiles restent un segment porteur mais si on veut leur vendre un produit en masse, il faudrait penser à ne pas les saigner à blanc avec un nouveau format chaque année. Pendant ce temps, dans le monde réel, la plupart des gens continuent à ne même pas se rendre compte de la piètre qualité des mp3 sur Deezer.
Lire aussi : Le clip en mode "Muppet Show" de Tahiti Boy and the Palmtree Family![]() Dans le genre on pensait qu'il n'existait que les High Llamas, les Sneetches, Super Furry Animals ou The Shins, erreur ! La France elle aussi a ses barjots qui aiment la pop régressive (et hautement jouissive !) de toutes les couleurs, il s'agit de Tahiti Boy and the Palmtree Family bien sûr (voir notre chronique) !
Et c'est non sans fierté que Third Side Records, également joyeux promoteurs de Cocosuma, Steeple Remove, Domingo, Syd Matters et Flairs, présente aujourd'hui, "1973", le nouveau clip ludique et psychédélique de ses protégés. Third Side, qui fêtait d'ailleurs il y a peu, ses 7 années d'existence et de bons et loyaux services au sein de la production francophone ! De là à voir en "1973", un clip inspiré sur le mode Muppet Show, une occasion de célébrer tout ça entre amis (Jojo le Haricot, Marcelle la coccinelle, Albert la Chimère et leur Tonton Champignon), il n'y a qu'un pas !
En attendant, profitez des beaux jours qui arrivent pour déguster cette vidéo sévèrement frappée !
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C'est donc officiel, après 1st, leur premier album, quelques mixes et deux projets solos chacun, les Français reviennent le 20 avril prochain avec un disque au titre tout aussi minimaliste, Two. "Two" un symbole, en effet, pour ces amis de longue date aux influences, goûts musicaux et parcours communs. Les attachés de presse annoncent d'ores et déjà que ceux qui voudraient de l'electroclash seront déçus, mais on ne comprend pas bien pourquoi, puisque Two est présenté comme un album "plus mature, plus élégant et même plus pop que jamais", ce qu'était déjà le mouvement dont ils furent malgré eux les champions. Quoiqu'il en soit, Two laisse supposer une forte envie de se colleter à l'histoire de la musique populaire, la chanson et les mélodies puisqu'il les verra reprendre "Suspicious Minds" d'Elvis Presley. L'album sera également précédé par le single "PPPO" en mars, bénéficiant par la même occasion d'un remix des Allemands de Sleeparchive.
Lire aussi : Réédition de Studio 1 : Et la techno minimale était née
Dans le domaine du minimalisme pur, l'Allemand originaire de Cologne est un véritable précurseur. Studio 1 précède même de trois ans les projets ascétiques de Thomas Brinkmann et Richie Hawtin quand ils collaborèrent autour de la série Concept de 1998. Radicale, la techno de Studio 1 est un exercice équilibriste de statisme et d'hypnose. La persistance du beat, d'une rigueur implacable, est ici à peine déséquilibrée par des basses omniprésentes qui élèvent l'ensemble à l'expression ultime d'un immobilisme impossible. Studio 1 est un appel à la danse qui n'arrive jamais. Un pur exercice de frustration, totalement cérébral et pourtant, totalement fascinant. Aujourd'hui, réécouter cette série de 10 morceaux tirés de maxis sortis sur une période de trois ans, est une véritable expérience. Un album indispensable pour comprendre ce que l'on appelle aujourd'hui "la minimal techno", qui, semble-t-il, n'a pas encore dit son dernier mot. Avis aux amateurs !
Lire également : Swayzak : Réédition attendue d'un classique techno Kanye West vs. Chairlift : qui a le clip le plus pixellisé ?Kanye West a passé du temps avec le réalisateur Nabil Elderkin sur une vidéo pour son excellent "Welcome To Heartbreak" avant de se rendre compte, une semaine avant qu'ils n'en viennent à bout, que le groupe Chairlift et le réalisteur Ray Tintori avait mis en ligne un clip pour la chanson "Evident Ustensil" qui utilisait le même effet "mauvais codec". Du coup, Kanye, qui a toujours le souci de ne pas être un suiveur, a décidé de ne pas donner à "Welcome To Heartbreak" une "sortie officielle" et a simplement uploadé la vidéo sur Vimeo. J'imagine qu'il avait de grands plans, avec une soirée de lancement dans un club à Los Angeles, une emission spéciale sur MTV et des déclarations superlatives comprenant les mots "génie", "obama" et "moi" tout près les uns des autres ; mais pour nous ça ne change vraiment pas grand chose, le clip est là et il est bon.
Kanye West - Welcome To Heartbreak Quand on regarde le clip de Chairlift, on se dit que l'idée est tout aussi excellente, certes, mais aussi moins bien exploitée puisqu'elle relève plus du gimmick sans rapport avec la musique que de la métaphore visuelle longuement réfléchie. Un gimmick, ça suffit tout de même généralement à faire un bon clip.
Chairlift - Evident Utensil On se rend vite compte que derrière la relative fraicheur de leur new wave (ils n'ont pas puisé dans la même portion des 80's que la plupart des autres groupes qui font la même chose !) Chairlift, c'est musicalement un peu léger. Ils ont eu l'honneur/malédiction d'une pub iPod. Ca veut tout dire, non ? De 7 à 75 000 dollars, l'ancien batteur de NIN se met en ventePour la sortie de Since 1972, Josh Freese, l'ancien batteur de Nine Inch Nails, a décidé de combler ses fans de manière très spéciale : 11 versions différentes de cet opus seront au choix. Dans un premier temps, son deuxième album solo sera vendu 7$ en téléchargement à partir du 24 mars sur son site. Ah et puis pour 15$ il y a l'édition collector CD/DVD qui sort le 14 avril. Sympa. Oh ! Et pour 50$ on a l'édition supercollector avec le CD, le tee-shirt et un coup de fil de 5 minutes venant de la star en personne, à qui l'on peut donner son avis sur l'album ou parler de sa vie sexuelle. Et c'est pas fini ! Pour 250$ une édition hyper-méga collector permet carrément de manger un cheesecake en tête-à-tête avec son idole. Il faut rajouter encore 750$ pour la only for-fans-supra-collector-golden-edition qui donne le droit à un lavage de voiture de sa part et à une séance de coupe de cheveux bourré. Non non, ceci n'est (apparemment) pas un canular, c'est bien ce que propose (pour l'instant) ce batteur hors pair à son public. Six autres versions toutes aussi cons et à la frontière du légal (mais de l'autre côté...) sont disponibles, allant jusqu'à 75 000$. Pour ce prix Josh jouera dans le groupe du fan dépensier pendant un mois ou deviendra son assistant personnel, il composera un EP de 5 titres sur sa vie, et lui permettra de l'accompagner en tournée, d'embarquer une de ses batteries, de faire un tour en Lamborghini après s'être enfilé des champis, de prendre des cours de trapèze acrobatique avec lui, etc. Bref, vous devenez son meilleur pote. On connaissait la propension de Trent Reznor de Nine Inch Nails à proposer des manières innovantes de distribuer la musique, mais force est de constater que son ancien batteur bat tous les records... Pour info, Josh Freese a participé à presque 300 albums d'artistes aussi variés que Queens Of The Stone Age, The Offspring, Katy Perry ou Guns N'Roses, et est actuellement batteur de Devo, The Vandals et A Perfect Circle. Et il est taré. Les différentes éditions sont visibles dans leur intégralité ici et là. Ma petite préférée est celle à 20 000$, qui permet entre autres de faire un mini-golf avec Maynard James Keenan de Tool puis de se faire lâcher sur le bord de l'autoroute. ![]() - Les jeunes préfèrent la musique au sexe, même s'il faut payer - Daft Punk : concert fictif pour les robots - Metric propose un nouveau système de promotion avec Fantasies Gui Boratto : Déjà à bout de souffle ?![]()
Les rumeurs vont bon train sur le net (et c'est surtout à ça qu'il sert, le net aujourd'hui) : You Take My Breath Away, le dernier Gui Boratto serait décevant ! Comment ? Après seulement un album exemplaire (le vivifiant Chromophobia, voir notre chronique), notre héros d'il y a deux ans serait déjà à plat, sur les genoux, le souffle court, en un mot : à bout de souffle ?! Impossible ! Et pourtant, si son album est annoncé pour le 23 mars prochain, de nombreux extraits eux, sont déjà disponibles sur Youtube, et il est vrai que les premières écoutes ne s'avèrent pas à la hauteur des espoirs que nous avions (peut-être naïvement) misé sur le jeune brésilien représentant d'une minimal techno qui sait aussi se faire soulful et chaleureuse. Certains diront que le tube à vidéo n'est certes pas le support privilégié d'une écoute attentive et tout en finesse. C'est vrai. Mais malheureusement, les journalistes, dont je suis, ont bel et bien reçu l'album, eux, et il est malheureusement vrai que You Take My Breath Away, malgré sa très belle pochette, n'emportera pas la palme de la nouveauté, ni de l'originalité cette année… Mais ce n'est que partie remise, n'est-ce pas Monsieur Boratto ? Les jeunes préfèrent la musique au sexe, même s'il faut payer
Après avoir ainsi établi l'importance de la musique pour les jeunes, les auteurs de l'étude mettent en avant un autre chiffre soi disant paradoxal : 66% des jeunes interrogés pensent qu'il est moralement acceptable de télécharger de la musique gratuitement sur Internet. Les 34% restants ne sont-ils donc pas au courant que de nombreux artistes mettent leurs oeuvres en téléchargement gratuit en toute légalité ? Et les sondeurs ? S'ils l'avaient su, peut-être auraient-ils posé la question autrement, d'une façon qui ne prête pas à confusion et qui ne détruit pas toute valeur à leurs résultats. Voilà à quoi on aboutit avec des années de communication pipotées sur le téléchargement. De même, lorsqu'on se penche sur un autre chiffre mis en avant ("61% des jeunes pensent qu'ils ne devraient pas avoir à payer pour la musique qu'ils écoutent"), on remarque que la question portait sur la musique "qu'ils écoutent sur Internet". La différence est de taille. Quand Deezer, Jiwa, Spotify, Youtube et plein d'autres proposent de la musique en streaming gratuit, pourquoi devrait-on payer en effet ? D'ailleurs on se demandait bien pourquoi, toujours selon la même étude, la moitié des jeunes auraient acheté un mp3 sur iTunes et 70% auraient acheté un CD dans les trois derniers mois s'ils pensaient vraiment ne pas avoir à payer pour la musique. Bref, derrière les effets d'annonce, il y a tout de même quelques données intéressantes dans cette étude, la première étant que les jeunes écoutent et achètent toujours de la musique et qu'elle est toujours importante pour eux. La seconde, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux cabinets d'études. Flight Of The Conchords : Carol Brown et Too Many DicksLa nouvelle saison de Flight Of The Conchords qui vient de commencer offre déjà deux nouvelles perles pour ceux qui ne suivent la série que sur Youtube. Les deux clips, pour les chansons "Carol Brown" et "Too Many Dicks" ont été réalisés par Michel Gondry, qui n'a pas perdu la main niveau clip (même s'il recycle un vieux truc déjà utilisé pour les White Stripes). La première est assez déroutante au début : on attend les blagues, elles ne viennent pas vraiment mais on se surprend à sourire parce qu'elle sont mignonnes et, oserait-on l'avouer, presque touchantes. "Too Many Dicks" est moins mignonne, on s'en serait douté, mais plus drôle. Et elle parle d'un véritable problème de société trop souvent passé sous silence. La "dénonce", en musique, c'est important. Musicalement, elle tient même pas trop mal la route, les Conchords
On s'inquiétait un peu pour cette seconde saison de Flight Of The Conchords : produire toutes les chansons pour la première avait déjà dû être difficile (et ils avaient d'ailleurs utilisé pas mal de leurs vieux morceaux) mais recommencer, ça doit être encore plus dur. Pour l'instant ils s'en tirent plutôt bien. La nouveauté cette année, c'est que les morceaux de chaque nouvel épisode sont disponibles à la vente sur iTunes dès le lendemain de la diffusion de l'épisode sur HBO. A la fin de la saison, on se retrouvera donc avec un second album complet des Flight Of The Conchords. La Boca, fondateur de l'identité visuelle de DC Recordings![]() Scott Bendall alias Scott La Boca, est le graphiste et designer attitré de DC Recordings depuis 2002. Co-fondateur avec Alain de la Mata du Studio la Boca, il est celui qui a construit l'identité visuelle du label anglais.
Psychédélique, cosmique, volontiers kitsch et totalement délirant, l'univers graphique de La Boca est centré autour de la science-fiction des années 50 à 70, l'âge d'or du cinéma SF et ses affiches de film et de concert rock. Ses pochettes pour DC Recordings ont radicalement changé l'image de la structure de James Dyer et de J. Saul Kane (aka Depth Charge), au point que beaucoup parlent aujourd'hui d'une nouvelle vie pour celui-ci. De fait, il aura fallut moins de six ans à DC Recordings, fondé en 1995, pour conquérir une nouvelle place au sein de la nébuleuse electro et devenir le chantre incontournable de tous ceux pour qui "électronique" rime avec "éclectique". Space disco, néo-Krautrock, electro, cosmic house, freak funk, casio music, le moins que l'on puisse dire c'est que la structure londonienne a établi son empire sur des genres souvent antinomiques mais toujours psychédéliques.
Pour la deuxième fois en deux ans, La Boca (désormais représenté par l'agence parisienne Monsieur L'agent) designer et graphiste emblématique d'un des labels les plus passionnants du moment, était donc invité à exposer ses œuvres à Paris. Après le magasin Colette, c'est à la galerie Lazy Dog, sise 2 passage Thieré (dans le 11ième), que ses œuvres furent présentées du 29 janvier au 14 février dernier. Outre ses pochettes et affiches pour le label suscité, les visiteurs pouvaient également découvrir ses motifs pour tee-shirt et de nombreuses illustrations inédites. A noter que l'exposition a également permis de découvrir l'ampleur du phénomène La Boca. DC Recordings est en effet loin d'être le seul label à s'arracher les œuvres du studio britannique. Parmi ses clients, on remarquait par exemple les Français de Versatile, mais aussi Warp ou le duo Simian Disco Mobile.
Votre serviteur n'ayant pu prendre de clichés, quelques photos de l'exposition sont présentées sur le site Hypequest, n'hésitez pas à y jetez un œil.
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La popstar avait déjà vendu Neverland - nom du ranch/parc d'attractions qui évoque le pays imaginaire de Peter Pan - en mars dernier pour quelque 24 millions de dollars. Tout le reste du catalogue, dont une partie est visible sur le site du Guardian, est à l'avenant. De quoi rivaliser avec notre sélection hivernale pour consommateurs blindés.
Lire aussi : Fever Ray, "When I Grow Up" ou la peur de l'eau froideKarin Dreijer, (aka Fever Ray) moitié du duo The Knife, a travaillé à nouveau avec le réalisateur Andreas Nilsson) sur un nouveau clip pour la chanson "When I Grow Up". Une fille en tenue colorée y danse à côté d'une piscine mais on est assez loin d'un clip de hip hop traditionnel. Sans doute parce que la fille a l'air d'une clocharde zombie et que la piscine a l'air froide. Brrr. "If I Had A Heart" avait déjà un clip magnifique mais à vrai dire, la musique elle-même nous laissait sur notre faim : une belle introduction bien flippante à un album qui l'est tout autant, c'est sûr, mais certainement pas un single à se repasser en boucle. "When I Grow Up" est une autre affaire, presque aussi minimaliste musicalement si ce n'est pour l'impressionante voix de Dreijer, dont on ne sait même plus à quel point elle est numériquement traitée sur ce titre. C'était choquant à l'époque de The Knife mais aujourd'hui entre Kanye West, T-Pain et Britney Spears, qui se souvient encore de quel son ça a, une véritable voix humaine ?
Fever Ray - When I Grow Up Fever Ray, à voir en concert le vendredi 4 décembre 2009 aux Transmusicales de RennesManu Dibango débouté de sa plainte contre RihannaQuand tout le monde saluait le sample du "mama-sé mama-sa mama ma-ku-sa" du "Wanna Be Starting Something" de Michael Jackson sur "Don't Stop The Music" de Rihanna, les plus érudits se rappellaient que Jackson lui-même avait été le piquer à Manu Dibango dans son tube afro-disco seventies "Soul Makossa". Les encore plus érudits se seront rappelés que Dibango avait alors porté plainte contre Jackson pour plagiat et avait obtenu hors des tribunaux un arrangement à l'amiable, semble-t-il, satisfaisant.
Un quart de siècle plus tard, les avocats de Def Jam ont bien pensé à obtenir l'autorisation d'utiliser le sample de Jackson avant que ne sorte le tube de Rihanna mais tout le monde a semble-t-il oublié le vieil arrangement avec Dibango. Du coup le vieux saxophoniste est sorti de son silence et a déposé une plainte et réclamé cinq cent mille euros de dommages et intérêts. Il a été débouté hier par un juge parisien parce qu'il avait déjà porté plainte il y a un an de ça avant de se retirer quand le jugement ne lui a pas plu : il n'avait obtenu qu'une mention de son nom sur les pochettes, des nouveaux pressages du CD mais pas d'argent. Dibango était sans doute revenu à la charge en constatant le succès énorme du single mais, malheureusement pour lui, son retrait antérieur a rendu sa nouvelle plainte irrecevable pour le juge.
De toute façon franchement, quand vous écoutez "Don't Stop The Music", entendez-vous encore suffisamment de Dibango pour justifier une telle somme, ou bien ne pensez-vous pas comme nous, que Jackson s'est assez réapproprié ces quelques syllabes (il les a même modifiées !) pour qu'on n'entende plus grand chose de "Soul Makossa" chez Rihanna ?
Manu Dibango - Soul Makossa Rihanna - Don't Stop The Music Appel aux votes des Qwartz Electronic Music Awards 2009
La manifestation qui bénéficiait de la présidence de Robin Rimbaud (Scanner) en 2008, se voit cette année présidée par Taylor Deupree, patron du label 12K (fameuse structure d'avant-garde électronique new-yorkaise ayant eu maille à partir avec U2 récemment). Cette cérémonie désignera les meilleurs artistes, projets et albums électronique. Les nominés étant désignés sous différentes catégories (dancefloor, expérimental, compilation, artwork, etc.).
C'est confirmé depuis le 25 novembre, les artistes retenus, et donc susceptibles de recevoir ces récompenses, sont cette année Apparat, Supermayer, Battles, The Micronauts, John Lord Fonda, Autechre, Philip Jeck, Wolfgang Voigt (Gas), Wild Shores, Michaela Melian, Mathias Delpanque sous (aka Lena), Lionel Marchetti. On chuchote également, ici ou là, que
Voir le site des Qwartz pour plus d'informations.
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Un comportement suspect qui serait apparemment typique lorsque des gens sont au courant de quelque chose de spécial. Les autres nominés, Ian Brown, James Morrison, The Streets et Will Young doivent déjà faire la gueule. Sachant que les gagnants sont tous élus par des votes en ligne, il est fort probable qu'un petit malin ait hacké le site des Brits pour connaître ces votes à l'avance. Avec une telle preuve de sécurité informatique défaillante, la grosse pub pour Mastercard présente partout dans cette cérémonie devrait plutôt les desservir... On prend les paris ?
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Pour rappel, les "Brits" sont censés récompenser les musiciens anglo-saxons et ont cette année lieu le 18 février à Earls Court à Londres. Et voici la merveilleuse liste des autres nominés :
Meilleure Artiste Solo Féminine : Adele, Duffy, Beth Rowley, Estelle, MIA
Découverte de l'Année : Adele, Duffy, The Last Shadow Puppets, Scouting For Girls, The Ting Tings
Meilleure Performance Live : Coldplay, Elbow, Iron Maiden, Scouting For Girls, The Verve
Meilleur Single : Coldplay - "Viva La Vida"; Duff - "Mercy"; Girls Aloud - "The Promise"; Leona Lewis - "Better In Time"; Scouting For Girls - "Heartbeat"
Meilleur Album Britannique : Coldplay - Viva La Vida; Duffy - Rockferry; Elbow - The Seldom Seen Kid; Radiohead - In Rainbows; The Ting Tings - We Started Nothing
Meilleur Album International : AC/DC - Black Ice; Fleet Foxes - Fleet Foxes; The Killers - Day & Age; Kings Of Leon - Only By The Night; MGMT - Oracular Spectacular
Meilleur Artiste Solo Masculin International : Beck; Neil Diamond; Jay-Z; Kanye West; Seasick Steve
Meilleure Artiste Solo Féminine Internationale : Beyonce; Gabriella Cilmi; Katy Perry; Pink; Santogold
Meilleur Groupe International : AC/DC; Fleet Foxes; The Killers; Kings Of Leon; MGMT Coldplay et Lil Wayne : les meilleures ventes mondiales 2008Ca y est, l'IFPI vient de lacher les chiffres : l'album le plus vendu au monde en 2008 a été, sans surprise, celui de Coldplay. La suite est à peine plus surprenante : un mélange de vieux rockers (AC/DC, Metallica, Guns'N'Roses...), de musiques de film (Mamma Mia !, High School Musical 3...) et de pop féminine (Rihanna, Madonna, Beyonce...). On notera la très bonne performance des chanteuses britanniques "à voix" (Duffy, Leona Lewis, Amy Winehouse...)
Côté singles, Lil Wayne domine le classement avec "Lollipop" (qui bénéficie du fait que les ventes de sonneries téléphoniques sont elles aussi comptabilisées) et les seules vraies surprises sont Thelma Aoyama et Greeeen, des japonais dont on a presque jamais entendu parler de ce côté-ci du monde. "Soba Ni Iru ne" est une ballade J-Pop inconséquente et "Kiseki"... c'est à peu près la même chose. Le marché japonais à l'air de plutôt bien se porter en tout cas.
Que dire de plus de ces classements ? Ils sont assez tristes : très peu de nouvelles têtes dans le classement album, pas mal de disques comme Death Magnetic ou Hard Candy dont même les fans qui les ont achetés par palette semblaient finalement assez mécontents... Pas d'alertes, pas de surprises, donc, avec Coldplay en tête des ventes, 2008 aura été une année molle pour la musique.
TOP 20 ALBUMS
01. Coldplay, Viva La Vida
TOP 10 SINGLES
Lire aussi : Daft Punk : concert fictif pour les robots![]() Surfant sur la popularité des hommes-machines de Daft Punk, un escroc aurait réussi à vendre plus de 2000 places d'un concert fictif du duo à Shanghai, sur internet.
Annoncé sur une simple page facebook, cette manifestation fictive devait avoir lieu vendredi 13, ce qui aurait pu mettre la puce à l'oreille de certains amateurs superstitieux. Bien évidemment, le jour du concert imaginaire, le (ou les) responsable(s) annonçai(en)t l'annulation de l'évènement ! Le subterfuge aurait tout de même rapporté 277 400 $ au(x) fraudeur(s), les places étant estimées à 73 $ par un journal en ligne de Shangai et plus de 3800 personnes seraient tombées dans le panneau. Le petit malin ne manquait ni de savoir faire, ni de sens de l'humour puisqu'il annonçait en fait une tournée mondiale secrète du duo, "The Dafthidden Tour", dont deux dates en Europe et une aux Etats-Unis étaient également annoncées sur un site portant le nom dafthidden.com. Sur facebook, les personnes intéressées pouvaient trouver un argumentaire expliquant que "les mythiques producteurs français travaillaient depuis deux ans sur un nouvel album et étaient désireux de partager leurs nouveaux morceaux avec les fans du monde entier".
A ce jour aucun coupable n'a encore été appréhendé. Le webdesigner chinois du faux site dafthidden.com aurait reçu une commande d'un Français, un certain "Andy", avec qui il ne communiquait que par le biais d'email et du téléphone portable. Les attachés de presse du duo français quant à eux, ont bel et bien confirmé qu'il n'y avait pas de date à Shangai et encore moins de Dafthidden Tour.
Lire aussi : Estelle Bennett des Ronettes est morteAllons bon, encore une icône de la musique qui s'effondre ! Cette fois-ci, c'est au tour d'Estelle Bennett, chanteuse des Ronettes, qui s'est éteinte le 13 février dernier. Les Ronettes, nommées ainsi d'après Veronica (Ronnie) Bennett, la soeur d'Estelle, était un groupe phare des années 60, surtout célèbre pour leur "Be My Baby" et pour "Baby I Love You". Les noms de ces morceaux ne sont pas originaux pour deux sous, mais la voix sensuelle et ardente des soeurs Bennett et de leur cousine Nedra Talley auront marqué la génération Motown. Ironie du sort, elles qui chantaient si bien l'amour adolescent ont donc perdu une de leurs chanteuses à la veille de la Saint-Valentin... Allez, pour se ragaillardir un peu, rien ne vaut un plongeon nostalgique dans la très jolie rêverie de "Be My Baby".
The Ronettes - Be My Baby
Lire aussi : - La chanteuse de jazz Blossom Dearie s'est éteinte - Décès de Lux interior : les Cramps ont mal au coeur - Disparition précoce de Charlie Cooper, moitié du duo Telefon Tel Aviv Flairs en concert au Panic Room !Vous auriez tort de rater ce concert exceptionnel de Flairs au Panic Room demain, mercredi 18 février. Double évènement, la soirée sera également l'occasion de présenter l'album Sweat Symphony qui intronise le Français dans la catégorie punk funk (pensez LCD Soundsystem, pensez Who Made Who). Après "Better Than Prince" un single remarqué sur Fluctuat.net et ailleurs, Flairs devra prouver qu'il est capable de porter son album sur scène. Un défi, que le plus british des french cowboys saura sans aucun doute relever sans peine, le bonhomme a déjà des heures de vol. Il sera accompagné pour l'occasion d'amis artistes et compagnons de label : Panico, Cocosuma, Housse de Racket et Alex Gopher. En attendant de le découvrir en live, profitez de l'occasion pour lire notre chronique de Sweat Symphony, ainsi que l'interview de celui qui s'impose déjà comme l'un des artistes marquants de 2009.
![]() Lire aussi : Metro Station et Brokencyde : Le retour des groupes à mèches![]() Jeune, ce billet est pour toi ! Je ne connaissais pas Metro Station (trop fou le nom !) jusqu'à avant-hier (ou avant, avant-hier, bref…), ni Brokencyde, et je découvre, comme tout vieux con qui se respecte, ces deux groupes hypra-jeunes, hypra-fluos, hypra-cools aussi et même hypra… jeunes quoi !! Et en tant que journaliste, il est toujours bon de s'intéresser aux tendances et aux goûts des plus jeunes pas vrai ? Donc, là, Metro Station, Brokencyde, je vous kiffe trop. Votre music c tro de la bal ! Ils ont même des super clips ces groupes ! Et dans ces clips qu'est-ce qu'on voit ? Intéressant ça ! On voit des jeunes, trop déchirés au Coca Zéro, qui font tourner des bouteilles pour savoir qui va se rouler un palot, et on voit aussi des jeunes qui roulent en 4X4 monstrueux, que même moi, arrivé en fin de carrière, je ne pourrais pas me payer, et qui dansent avec un cochon (en peluche, l'animal). Ces jeunes, ils sont trooop sauvages. Dans le morceau de Brokencyde, il y en a même un qui fait "aaaaah" ou "wwwwaaaaah" toutes les deux minutes, et le chanteur de Metro Station (trop fou le nom ! Mais je l'ai déjà dit je crois), il porte un clou sur la lèvre supérieure, ouais, un clou je vous dis !! Et ces jeunes et bien, ils ont de trop belles mèches, noires, toutes lisses et TOUTES, mais alors, TOUTES pareilles !! Preuve que les scientifiques américains (ou anglo-machins en tout cas), ils ont réussi à cloner des mèches dans le secret de leur labo, les maléfiques ! (mais que font Batman, Spiderman et Superman Returns ?). Voilà, des groupes comme ça, c'est trop trop, ils sont trop pas chiant et trop kiffant, moi je vous le dis… Je vais de ce pas en parler à ma fille… - "Chérie, ça commence à ce voir que je suis vieux hein ?" - "Mais non papa… attention, tu vas buter contre le bord du tapis du salon avec ton déambulateur…"
Metro Station - Control c'est par là
Brokencyde, c'est là :
Brokencyde - Freaxx The Joy Formidable : à consommer de préférence avant deux semaines"Eh, tu te rappelles de ce groupe sur lequel un magazine avait fait une grosse hype il y a quelques mois ? Si tu sais, avec la jolie chanteuse. C'était de la noisy pop. Ca révolutionnait rien mais ça nous rappelait Velocity Girl et on a passé quelques semaines sympa à les écouter. Mais si ! Souviens toi, ils jouaient pas super bien mais ils avaient du coeur ! C'était quoi leur nom déjà ? Vivian Girls ? The Pains Of Being Pure At Heart ? Les Plasticines ?"
La réponse, cette semaine, c'est The Joy Formidable dont le premier LP est disponible en téléchargement gratuit sur le site du NME avant sa sortie outre-manche lundi. Dépéchez-vous avant que tout le monde ne les oublie ! La vidéo de "Cradle" est une merveille de légéreté et de fraicheur : The Joy Formidable - Cradle Little Boots, l'allumeuse venue du web ?
Bref, c'est une fille qui chante des chansons pop sur ses sentiments amoureux avec des boucles de synthé. Sa particularité, c'est de s'être fait connaitre avec une stratégie de com' 2.0 qu'elle a véritablement établi elle-même. Au contraire de Lily Allen, par exemple, qui a fait connaitre son Myspace via les communiqués de presse, Little Boots a construit sa notoriété en mettant des vidéos d'elle sur Youtube où on pouvait découvrir qu'elle était jolie et qu'elle avait un Tenori-on. La vidéo de "stuck on repeat" était une excellente vidéo virale mais là où Little Boots a été maline, c'est qu'elle était déjà prête à accueillir les internautes rendus curieux sur son blog et son myspace. Pour une fois qu'un musicien amateur est préparé quand l'internet lui tombe dessus, il faut le saluer, c'est vraiment bien joué.
Aujourd'hui cependant, alors que l'enregistrement du premier album n'est pas encore terminé, Little Boots confie elle-même que sa maison de disque la pousse à ouvrir un compte Twitter et à s'impliquer sur Facebook. Sur son blog, on découvre qu'elle est devenue blonde platine et qu'elle passe ses soirées à picoler avec Perez Hilton et Brandon Flowers des Killers. Elle assiste à des concerts de Katy Perry en backstage et elle aime ça. Elle est déjà prise à fond dans le star system, elle grille trop tôt son histoire de gamine sortie de nulle part qui joue avec des synthés dans sa chambre de bonne. C'est pas bon pour le marketing, ça.
En les réécoutant, on se rend même compte que mise à part "Stuck On Repat", les chansons de Myspace sont plutôt nulles. Puis on la voit sur Youtube programmer en direct les boucles de "Meddle" sur un plateau de télé anglais et on se dit que le charme bricolo de sa musique reste entier en live. Il reste de l'espoir pour Little Boots, donc, mais il va falloir qu'elle se reprenne en main sa stratégie de com si elle ne veut pas perdre son pouvoir d'attraction "décalé". Le look ne suffit pas. La famille de Bob Marley prête à lever ses droits (d'exploitation)
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Après la participation des Wailers sur les albums de Karl Zero et de Steven Seagal, Bob Marley a encore une fois de quoi se retourner dans sa tombe puisque sa fille, Cedella Marley, s'apprête à vendre les droits d'exploitation de son image, de sa musique et de ses paroles à Hilco Consumer Capital, une grosse entreprise "d'investissements financiers dans des marques proches des consommateurs". Le but de l'opération est d'étendre dans le monde entier la "marque" Bob Marley, en diversifiant l'offre et en rentabilisant le capital sympathie de l'icône auprès des masses populaires. Un programme "peace and love", donc... Bien sûr, il existe déjà des sociétés utilisant l'image de Bob Marley, comme Catch A Fire, Tuff Gong ou Relics of Antiquity, mais celles-ci ne vendent que des bracelets, serviettes, tee-shirts, briquets, petites boîtes pour ranger ses psychotropes, etc. Rien de bien méchant, en somme. Cependant, les produits dont on parle à présent pour arborer l'effigie du King Of Reggae sont des bières, des jeux vidéos, des planches de snowboard ou encore des hôtels et des restaurants ! Pas besoin d'être un fan absolu pour comprendre que ces marchandises rentrent en totale contradiction avec les idéaux du Rasta le plus célèbre de l'histoire. Sa fille a pourtant osé déclarer : "Nous veillons depuis des années à protéger l'héritage de notre père. Il existe une très forte demande de produits perpétuant sa légende. Le partenariat que nous avons conclu avec James Salter et l'équipe Hilco nous permettra de développer le patrimoine qu'il nous a légué en mettant l'accent sur la qualité, tout en préservant son intégrité et son sens artistique inné." Avouez qu'avec un tel plan de com on est bien loin de l'esprit libre et rebelle qu'on croirait inhérant à la famille Marley. Bref, si vous en aviez déjà marre de voir la ganache de Bob en poster dans les chambres des lycéens et en badge sur tous les sacs des néo-hippies, préparez-vous à souffrir. Petit rappel en image de son opinion sur les entreprises comme Hilco et sur le seul produit dont il se ferait volontiers le VRP :
Lire aussi : - John Lennon soutient d'outre-tombe une association - Les Fleet Foxes ne signeront pas chez une major... ils y sont déjà Invitez-vous sur Spotify
Spotify, donc, c'est un concurrent de Deezer et Jiwa : un service de streaming musical à la demande avec un catalogue impressionnant, la possibilité de créer et partager des playlists, etc... Mais les différences sont nombreuses. D'abord, Spotify est un programme qui se télécharge sur votre disque dur, pas un site. C'est peut-être un tout petit peu plus compliqué au démarrage mais ça n'a que des avantages. D'abord l'ergonomie est parfaite : tout fonctionne en drag & drop et on a l'impression d'utiliser un iTunes light. Le logiciel utilise un mélange entre streaming centralisé et peer to peer qui fait qu'il tourne beaucoup plus rapidement que n'importe lequel de ses concurrents directs.
Autre différence de taille : Spotify est financé en partie par la pub et en partie par l'abonnement. On peut y accéder gratuitement sur invitation mais on aura accès à plus de fonctionnalités et de titres en déboursant une dizaine d'euros par mois. On coupera ainsi aux publicités sonores qui s'insèreront entre les titres lus (j'emploie le futur à dessein : pour l'instant, Spotify n'attire pas les annonceurs). Economiquement, le modèle pourrait s'avérer plus viable que celui uniquement publicitaire de la concurrence.
Tout dans Spotify est bien pensé : on active le scrobbling Last FM en un clic, les biographies des artistes sont celles d'Allmusic et non pas celles de moindre qualité de Wikipedia (comme sur Jiwa), le logiciel utilise moins de ressources qu'un onglet Firefox... Le concepteur du logiciel avait contribué à la création de l'excellent logiciel de peer to peer uTorrent et aurait utilisé l'argent de la vente de ce dernier pour financer la création de Spotify. Son but serait d'offrir une alternative viable au téléchargement illégal, qui ne réussira jamais à s'imposer si elle n'offre pas une expérience plus simple et plus avantageuse pour le consommateur. Spotify pourrait véritablement être cette alternative... si on pouvait l'emmener avec nous dans notre lecteur mp3. En attendant, on apprécie quand même beaucoup l'initiative et les possibilités qui nous sont offertes, comme celle de créer des playlists collaboratives.
Au fait, vous cherchez désespérement une invitation Spotify ? Cliquez, c'est cadeau. Eternels Sonic Youth![]()
Depuis l'annonce officielle par Pias de la signature des New-Yorkais chez Matador, c'est la course aux infos sur le net. Une course qui devrait rapidement tourner court puisque Thurston Moore et sa bande ont ouvert un compte sur Twitter, vous savez, le sympathique petit outil web social 2.0 (on ne rie pas !) qui permet à ses signataires de présenter "ce qu'ils font". En gros un site entièrement dédié au "Que faites vous actuellement ?" de Facebook. Sur le Twitter du groupe donc, on découvre les pensées des membres de Sonic Youth au jour le jour, ainsi que l'avancée de l'album.
On apprend que le successeur de Rather Ripped actuellement en phase de mixage final, s'appellera The Eternal, que le groupe planche sur des morceaux portant des titres cocasses, tels que "Massage the History", "Calming the Snake", "Something about a Malibu gas station", ou que Mark Ibold de Pavement (déjà à leurs côtés sur une bonne partie de leur tournée estivale) sera présent à la guitare sur "That's What We Know". L'album bénéficie de la production de John Agnello (qui s'était également illustré sur les albums de Dinosaur Jr.) et, une fois n'est pas coutume, il devrait sortir au début de l'été, soit le 9 juin pour être exact. Les fans peuvent d'ores et déjà se rassurer, ce nouveau volet de la carrière de Sonic Youth, hors major, devrait être grandiose puisque Thurston Moore aurait déclaré au court d'une interview pour Pitchfork : "it's rock-centric, but still experimental... I still don't know how to play the guitar." Ouf ! On a eu un peu peur qu'avec un titre pareil, SY nous la joue Ca ne finira jamais !
Lire aussi : Les Fleet Foxes ne signeront pas chez une major... ils y sont déjà
![]() Robin Pecknold des Fleet Foxes a marqué plein de bons points auprès des fans des seventies en niant en bloc les rumeurs d'un second album chez Virgin. Sur le blog Myspace du groupe il avait écrit : "Fleet Foxes ne signera jamais, jamais avec une major, dans aucune circonstance, de maintenant et jusqu'à ce que le monde s'étouffe dans les fumées de pot d'échappement. Ceci est valable pour tous les dérivés et permutations à venir. Jusqu'à notre mort." Croix de bois, crois de fer etc... C'est très joli et émouvant, les fans ont applaudi des deux mains.
Quelqu'un a semble-t-il averti Pecknold que Sub Pop, son label, appartient pour 49% a Warner. Dans un premier temps, il aurait amendé son post en précisant qu'il n'avait rien contre la distribution par des majors : "on remplit vos camions de CD et on paye l'essence" avait-il écrit. Cependant 49% de Sub Pop, c'est un peu plus que ça. Quelqu'un a du le lui faire remarquer, car le post a purement et simplement disparu. Tout ce qu'on trouve sur le blog Myspace de Fleet Foxes aujourd'hui c'est un message de remerciement aux fans des plus banals.
Ce qui est bien avec les Fleet Foxes, c'est qu'ils poussent leur trip régressif hippie jusqu'au bout, avec des déclarations pseudo-politiques pas très réfléchies et la compromission qui va avec juste après. Au rythme où ils vont, dans deux ans ils auront abandonné les joints pour la coke, les chemises à carreaux pour les vestes à épaulette, ils attacheront leurs cheveux longs avec un catogan et ils seront devenus yuppies. Ils découvriront les synthés, ce sera horrible. J'ai hâte.
Voir les Fleet Foxes en concert
Lire aussi : Swayzak : Réédition attendue d'un classique techno![]() Soyons bien clair, en matière de minimal techno, vous savez ce genre roi des années 90 et début 2000 qui semble aujourd'hui fatiguer tout le monde (même ceux qui en font encore), il y a deux écoles : 1. Celle des pionniers majoritairement originaires de Detroit, les Robert Hood, Daniel Bell, Jeff Mills ou Richie Hawtin et 2. Celle des Studio 1, Mike Ink, etc, (aka Wolfgang Voigt, également connu sous les pseudos de GAS) ou encore Maurizio/Basic Channel et consorts, côté européen (principalement Berlinois). Ceci étant dit, la techno appelée "minimal" aujourd'hui (sans "e", c'est de l'anglais), n'a que peu de choses à voir avec cette musique janséniste, rigoureuse, ascétique, bref en un mot sévère du début des années 90, principalement basée sur le rythme. En effet, à partir de 1997, 1998, des labels comme Kompakt ou Italic sortirent le genre de son carcan. Plus mélodique, vaporeuse, voire enfumée (dubby parfois), usant volontiers de nappes, elle devient largement plus mélodique, même si toujours économe en ce qui concerne les effets ascensionnels du genre. Ainsi chez Kompakt, oubliez les sifflets et sirènes, oubliez les progressions compliquées, les digressions et autres circonvolutions. Pourtant, début 2000, ce sous-genre, soudain devenu populaire, se voit revendiqué par de très (trop) nombreux producteurs et DJ. On peut citer en vrac Gui Boratto, MIA, Damian Schwartz, Jürgen Paap, Stewart Walker ou même Sutekh, Ricardo Villalobos et Luciano (qu'on m'explique ?? Luciano, Villalobos, minimal ? Enfin…) Reste que cette école, très prolifique, bénéficia de vrais chef-d'œuvres impérissables, parmi lesquels on trouve le magnifique Snowboarding in Argentina du duo britannique Swayzak, qui fait justement parfaitement le lien entre les stances rigoureuses de la première manière (celle des Hood et des Bell) et les mélodies voluptueuses de la seconde (l'école Kompakt pour faire court). Les amateurs seront donc heureux d'apprendre la réédition (enfin!) de cet opus incontournable de la techno minimal ET mélodique. Un album qui en remontre même à Michael Mayer, Superpitcher ou Gui Boratto, c'est dire la qualité de l'ensemble. Autant dire que même en extase les mains en l'air sur le floor, on applaudit des deux mains cette initiative inattendue ! La chanteuse de jazz Blossom Dearie s'est éteinteBlossom Dearie est morte durant le week end à l'âge de 84 ans. Née en 1924, elle a pendant des décennies été une figure importante du jazz new yorkais. Petite femme avec une petite voix, derrière son piano dans les clubs de Manhattan et Greenwich Village elle jouait un répertoire entre jazz et cabaret, puisant allégrement dans les grands classiques de la comédie musicale ou de la bossa nova et imposant quelques standards bebop au passage. Elle a sorti son dernier album en 2000, alors qu'elle avait déjà 76 ans, et elle a donné son dernier concert il y a moins de deux ans en 2006.
Une de ses chanson les plus célèbres aura été "I'm Hip", un portrait au vitriol d'un hipster new yorkais qui aujourd'hui encore reste à quelques noms propres près tout à fait d'actualité :
Lire aussi : U2, "Get On Your Boots" : bienvenue au XXIème siècleCe n'est pas vraiment le mystère le plus passionnant qui soit mais c'est bien ce qu'il y a de plus intriguant avec ce nouveau single de U2 "Get On Your Boots", alors à défaut de mieux, posons donc la question : qu'est-ce qui a pu faire croire aux Irlandais qu'en 2009 les gens auraient envie d'entendre du mauvais Queens Of The Stone Age ?
C'est que depuis 2000 et All That You Can't Leave Behind Bono et ses amis semblent avoir décidé d'abandonner le début d'ambition artistique qu'ils avaient montré dans les années 1990 après la claque commerciale de Pop. Du coup aujourd'hui, ils font clairement ce qu'ils pensent qu'on attend d'eux : du rock à stade un peu neuneu. Alors oui, un morceau un peu sexy avec un riff de basse accrocheur, ça correspond à peu près à la définition mais on se demande bien pourquoi aller chercher l'inspiration chez QOTSA. Surtout un jour où Bono n'était semble-t-il pas très en forme vocalement. Surtout des années après qu'il ait passé l'âge où on ne peut plus être une icone sexy, juste un vieux libidineux. On est loin de la catastrophe, certes, mais on ne peut pas s'empêcher de se gratter le crâne.
C'est sans doute parce qu'on ne parle pas le même langage que U2, en fait. Le prochain album No Line On The Horizon a été décrit comme un retour aux expérimentations d'Achtung Baby et Zooropa. Q Magazine a décrit le single comme un morceau d'électro grunge dément qui utilise un riff proto-rock n’roll mais le propulse dans le futur avant de prendre un soudain virage hip-hop à mi-parcours. C'est vrai que maintenant qu'on nous l'a dit, on se rend bien compte que ces petits mouvements de la main gauche de Bono sur certains passages chantés un peu plus vite sont là pour nous signaler un virage hip-hop. Et que l'électro grunge, c'est un peu ce que faisaient Linkin Park il y a dix ans, donc c'est le futur. C'est l'an 2000, en tout cas. Lire aussi : Le Personal Soundtrack T-Shirt : Pensez geek, pensez relou
Ce produit de la boutique en ligne ThinkGeek vient rejoindre le t-shirt equalizer et le t-shirt détecteur de signal wi-fi au rayon des objets trop geeks pour être portés en société. Heureusement pour ces gentils boutiquiers, leur business plan prend bien en compte le fait que les geeks ne comprennent rien à la bonne tenue en société. Du coup attendez vous à voir le Dwight Srhute de votre bureau se promener avec ce t-shirt et en utiliser la télécommande pour lancer le thème de Star Wars à tout va sur son haut parleur pectoral. Vous allez le détester. Lui va se croire génial. Rien ne va changer.
Et dire que tombée entre de meilleures mains une telle invention pourrait être utilisée à des fins tellement plus nobles, On pourrait utiliser ce t-shirt pour exprimer les sentiments qu'on n'ose pas dire tout haut. On pourrait le remplir de phrases utiles lors d'un voyage à l'étranger. On pourrait en équiper tous les muets du monde. Ou pas. On ferait peut-être aussi bien de le laisser aux types qui ressentent le besoin d'avoir des rires enregistrés sur eux pour ponctuer leurs blagues. Dantec en chansons : Aircrash CultAirCrash Cult - Facing the Engine (extrait maquette) Ce n'est clairement pas l'album le plus attendu de l'année mais sûrement l'un des plus curieux de ceux qui viendront dans les prochains mois. Maurice Dantec écrit la majeure partie des textes, David Kersan, son homme de confiance et agent, prend la majeure partie du chant et Lionel Pezzano écrit et exécute la musique. L'ambiance est électrique, électro, bruitiste et organisée autour de la guitare de Pezzano, manieur d'instrument perfectionniste et grand maître des effets spéciaux. Le résultat sur les titres actuellement écoutables est puissant mais pas forcément pleinement convaincant. On aime le cocktail explosif de "Facing The Engine", un peu moins le chant. Le texte de Dantec sur "North By Northwest" est assez bien tourné mais le son dailymotion est trop contraint pour qu'on puisse se faire une juste idée du déluge sonore que pourrait envoyer un tel rassemblement de talents rageurs sur scène. The arctic sun at a constant heat It's North by northwest Believe it or die tryin' Follow what the compass has seen At North by northwest These are the iced landscapes at night Sky as a deep blue wave in sight You're north by northwest Les fans de l'écrivain pourront aller faire un petit tour sur le Ring où l'exilé canadien a livré une belle interview en l'honneur du nouveau Président Obama. Extrait : "Si un Noir républicain s'était présenté, j'aurais appelé à voter pour lui. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Personnellement, je porte du noir tous les jours. Son programme ? Postgauchisme californien + archéo-social-démocratie + culpabilisation du White Anglo-Saxon protestant + politique étrangère sans réelle consistance + mensonges à ses propres partisans + come-back de la realpolitik avant même son entrée en fonctions + économie portnawak où le protectionnisme se conjugue avec le capitalisme le plus effréné + candidat du gros pognon new wave + valeurs progressistes eugénistes + foi religieuse étrangement syncrétique + amitiés douteuses de crétins antisémites + incompétence gouverneurale + rhétorique d'avocaillon sorti de Harvard + vendeur de rêve comme on dit vendeur d'automobiles d'occasion = ? Pas le moindre taux de mélanine là-dedans, je m'intéresse plus à la structuration neuronale. Vous n'avez pas compris qu'il sera amené à faire bien pis que George W. Bush." Les résultats des Grammys Awards sont tombés
Parmi les nominés, l'éternel Robert Plant et Alison Krauss sortent grands vainqueurs de cette cérémonie en obtenant le prix du meilleur album avec Raising Sand et quatre autres trophées. Le véritable hold-up vient des anglais de Coldplay, qui ne sont pas rentrés bredouilles non plus, puisqu'ils ont décroché trois grammys sur leurs sept nominations, dont celui du meilleur album "rock" (!) avec Viva La Vida. On appelle ça un bon rapport qualité/prix. Le rappeur voulant devenir une rock star Lil'Wayne a par ailleurs réussi un joli coup en remportant les prix de meilleur performance rap solo ("A Milli"), meilleure chanson ("Lollipop"), meilleur album rap (Tha Carter III), et meilleure performance en featuring, avec "Swagga Like Us". Les Daft Punk ont quant à eux été récompensés du prix du meilleur album électro pour Alive 2007 et meilleur morceau dance avec "Harder Better Faster Stronger". Et puis les jurys des Grammys ont décidé de faire une bonne blague en décernant le prix du meilleur artwork à Metallica pour Death Magnetic. Quels déconneurs ! Les résultats complets sont disponibles sur le site officiel des Grammys. Vous pourrez remarquer que le designer de ce site a aussi bon goût que les jurys.
![]() Edit : Oh ! Et je viens de tomber sur la prestation de Thom Yorke pendant la cérémonie. Il interprète "15 Step" issu d'In Rainbows avec un joli cuir et surtout une fanfare. Voyez plutôt : Radiohead - "15 Step" Lire aussi : Maggie8 créera-t-il la surprise en 2009 ?Le premier single de Maggie8 n'est pas tout à fait représentatif de ce qu'on attend de ce groupe qui devrait sortir son premier album dans les prochains mois sur le label Atic Records d'Andy Turner. La musique de Maggie8 est un mélange folkish à la Beirut, soyeux comme les Beach Boys et qui dégage une mélancolie électroacoustique évoquant un Portishead sorti de l'ère glacière. La chanteuse est particulièrement intéressante pour ses harmonies vocales, alternant le chant à plat et des effets de manche sous influence hindi trance tout à fait remarquables. Le groupe semble arrivé, après quelques années d'existence, à maturité et a su donner une dynamique plus pop à ses chansons, en même temps que le son se densifiait. Loin d'être un groupe gnangnan et atone, Maggie8 sait à bon escient exploser et délivrer des séquences quasi-noisypop (pour ce genre de musique) qui en font un des groupes à surveiller cette année. Maggie8 - Punish Yourself Disparition précoce de Charlie Cooper, moitié du duo Telefon Tel Aviv
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Telefon Tel Aviv, c'était un peu "le secret le mieux gardé de l'electronica" comme on dit parfois. Un duo discret, humble même, et pourtant présent sur tous les fronts, puisque Charlie Cooper et son compère Joshua Eustis, sont à l'origine de nombreuses productions, remixes et collaborations. Très apprécié de la scène électronique dans son ensemble, qu'elle soit post-rock ou typiquement techno, Telefon Tel Aviv était également à l'origine de deux albums sublimes, dont l'acclamé Fahrenheit Fair Enough, un premier disque, paru en 2001, ainsi qu'un excellent album de remixes ou le duo réussissait à sublimer les morceaux originaux d'artistes aussi variés que Nine Inch Nails, Bebel Gilberto, Ammoncontact, les très bons American Analog Set ou Apparat. Basé à Chicago mais originaire de la Nouvelle Orléans, une ville pas vraiment connue pour ses productions électro, Cooper et Eustis ont réussi à capturer quelque chose d'unique qui doit certainement tenir de cette ville : une ambiance, un son, une certaine chaleur, jusque dans l'abstraction. Une tendance que l'on retrouve également au sein de la scène post-rock de Chicago, on peut alors que se demander s'il s'agit là de la raison de leur exil au nord de l'Etat. C'est donc avec tristesse, alors que le groupe allait sortir ce qui est déjà considéré comme son meilleur disque à ce jour, le fantastiquement new wave (tendance Factory/4AD) Immolate Yourself sur le label allemand Bpitch Control, que nous apprenons la disparition de Charlie Cooper à l'âge de 31 ans, le 22 janvier dernier. Selon les dires de son camarade, Cooper avait disparu la veille de la découverte de son corps au nord de la ville et avait des problèmes sentimentaux. La police pense à un suicide, mais rien n'est encore élucidé. Grand connaisseur de vin, collectionneur de chaussures insatiable et amateur de hip hop éclairé, Charlie Cooper est parti trop vite alors que nous attendions encore beaucoup de choses de sa part. Le festival Super ! Mon Amour a bon goût
Le festival parisien Super ! Mon Amour avait réussi à rassembler sur la même scène Crystal Castles, Fuck Buttons et Telepathe en février 2008. Un joli coup de Trafalgar qui confirme que les programmateurs ont du pif. Et pour cause, car Super ! est une "agence d'épopée musicale" (que c'est beau...) faisant tourner des gros bonnets tels qu'Animal Collective, Ratatat, Architecture In Helsinki, Of Montreal, French Cowboy, j'en passe et des aussi bons. Tout ça pour dire que même si vous ne connaissez pas tous les artistes de la programmation, n'hésitez pas à vous aventurer à une des soirées prévues dans les différentes salles parisiennes du 11 au 22 février prochain. On peut déjà vous conseiller Thecocknbullkid, Panico, Black Lips, Radioclit et Gang Gang Dance, qui valent toujours leur pesant de cacahuètes en live. D'ailleurs vous pouvez gagner des places pour les concerts de ces groupes sur la page concours de Flu'. C'est pas un sacré hasard, ça ?! Mais la vraie prouesse de Super ! Mon Amour est de réussir à faire une programmation electro-pop-rock sans un seul groupe en "The ...s". Chapeau les gars !
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Surf City : Two bands for every one"Surf City" c'est le titre d'un vieux tube surf de Jan & Dean qui proclamait "two girls for every boy" à une époque où on pouvait semble-t-il chanter ça sans que tout le monde pense "partie à trois". "Kill Surf City" est une vieille face B de The Jesus & Mary Chain qui se résume à une base surf, des paroles un peu incompréhensibles qui parlent de tuer des gens heureux (je crois) et à du bruit, bien sûr. Kill Surf City est le nom d'un groupe anglais qui voulait rendre hommage à The JAMC et c'était aussi jusqu'à il y a peu le nom d'un groupe néo-zélandais qui, par la force des choses, s'appelle maintenant Surf City tout court. Dans l'esprit, SF se rapproche plus de The JAMC que de Jan & Dean, d'Animal Collective que de The Ventures et des the Beach Boys période "California Girls" que des the Beach Boys période "Surfin' Safari"... C'est à dire qu'ils ne sont pas surf mais un peu quand même.
Du coup on ne sait pas trop où les mettre, ce qui est surement un gage de qualité, et ils se retrouvent signés chez le label plutôt éléctro Morr. C'est sans doute parce qu'ils ont le soleil et les plages et les New-Zealand girls qu'ils sont si différents. Ou parce qu'Animal Collective (période Feels, soyons précis) est en train de changer la donne pour les groupes indies comme Pavement a pu le faire dans les années 1990. Pavement reste d'ailleurs une référence pour Surf City, ce qui rend le jeu des références et des générations un peu flou et compliqué. C'est comme ça qu'on fait une musique originale. Quoi qu'il en soit, on peut (difficilement, si on reste dans la légalité) trouver leur premier EP sans titre ici ou là et on aurait plutôt une bonne idée de le faire. A suivre en 2009, donc !
Surf City - Dickshakers Union Lire aussi : Je veux aller à Coachella![]()
Certains prétendent que c'est une horreur, un monstre pire que Glastonbury ; d'autres que c'est tout simplement le meilleur festival de musique rock du monde. Le festival Coachella se tiendra cette année les 17, 18 et 19 avril à Indio, Californie et aligne une belle brochette de stars... du passé, du présent et du futur.
En haut de l'affiche de ces 3 journées figurent quelques monstres sacrés du rock : un bel enchaînement Franz Ferdinand, Morrissey et Paul McCartney en journée 1, suivi d'un un peu plus modeste Thievery Corporation, Amy Winehouse, The Killers en jour 2 et d'un incroyable duo My Bloody Valentine, The Cure en soir 3. Un peu plus bas dans la liste, on trouve des jeunes pousses à suivre de près et qui ont un rayonnement bien moins net que les précédents comme... Paul Weller, le Public Enemy, Leonard Cohen et j'en passe. Autant dire que l'affiche 2009 est difficilement surpassable. Si l'on ajoute à ça un Français (Sebastien Tellier) et quelques groupes du moment (Glasvegas, Ting Tings, Courteneers, Okkervil River, le Brian Jonestown Massacre), on n'a qu'une idée en tête : aller à Coachella.
Comme Fluctuat n'a pas encore la "surface financière" pour nous envoyer là-bas en reporters spéciaux, une solution : quelques jeux radios ou web permettent de gagner des places, avion non compris, et le mécenat... Sait-on jamais, si quelqu'un en passant se souvient qu'il a justement un aller-retour de rab Paris-Los Angeles dont il ne sait que faire, qu'il n'hésite pas à se faire connaître.
Lire aussi : I Was a Teenage Werewolf, moi aussiFischerspooner revient chez Lo Recordings !![]() C'est officiel, le duo Casey Spooner et Warren Fischer, plus connu sous le nom de Fischerspooner, vient de signer chez Lo Recordings, petit label dont on dit régulièrement beaucoup de bien sur Playlist. Choix étonnant de la part des anciens parrains de l'electroclash ? Pas tellement quand on sait qu'Odyssey, leur précédent opus fut un tel flop qu'EMI s'est senti "obligé" de les virer comme des mal propres (hé oui, c'est comme ça que ça marche aujourd'hui !). Pas étonnant non plus quand on connaît la propension de Lo Recordings à signer les projets les plus étranges, du moment qu'il y flotte un fort relent néo disco. Ce fut le cas du français Bernard Fèvre avec Black Devil Disco Club, ce fut également le cas d'Hatchback, ou encore du petit nouveau Monsterism Island, ce le sera encore avec Fischerspooner et leur habituel tendance à la théâtralité (souvent excessive, il faut bien l'avouer), un peu "fofolle" qui ferait un malheur dans la cage du même nom. Reste qu'on a beau penser ce que l'on veut du duo, l'annonce ne laisse pas indifférent, d'autant qu'Odyssey était loin d'être un mauvais disque… En attendant la sortie début mai, voir le tracklisting d'Entertainment (co-produit par Steinski et qui comportera, entre autre, les deux singles sortis chez les Français de Kitsuné l'an passé) Décès de Lux Interior : les Cramps ont mal au coeurPosté par Carter le 05.02.09 à 15:10 | tags : rock, news, cimetière, gothique, punk, pionnier, youtube
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à crever comme ça ? Après le guitariste de génie John Martyn, Ron Asheton des Stooges, Mitch Mitchell, le batteur d'Hendrix, Rick Wright des Pink Floyd et Horst Tapper de Derrick, Lux Interior, le leader des Cramps est décédé hier à l'âge (fort honorable pour un rockeur) de 62 ans.
Icône aussi bien dans la scène punk que garage ou psychobilly, le goth rockab' avait fondé The Cramps au milieu des années 70 avec sa femme, Poison Ivy. Lui qui affichait comme personne son goût pour le trash et les séries B ne sera pas mort tué par un zombie-vampire chantant du Elvis, mais par une simple crise cardiaque... Il faut dire qu'il n'avait jamais cessé son activité chez les Cramps et écumait toujours les scènes du monde entier depuis les débuts du groupe avec une énergie quasi intacte, beaucoup le comparant sur ce point à Iggy Pop. La preuve en image avec cette vidéo de "Tear It Up" dans laquelle Lux Interior donne une leçon d'interprétation scénique, quitte à en faire trop, mais c'est justement ça qui est bon.
The Cramps - Tear It Up
Stuck In The Sound à la Maroquinerie : interview et live en vidéoA peine leur second album, Shoegazing Kids sorti que les Stuck In The Sound ont entamé une tournée française longue de plusieurs mois et qui les a déposés le 29 janvier à Paris. Complet depuis des mois, attendu par le groupe comme par ses fans, le concert a confirmé que la formation avait réussi son retour sur disque et sur scène. Fluctuat et Grandcrew étaient présents ce soir là pour filmer l'un des premiers concerts de leur tournée et rencontrer le groupe en backstage à la fin du set. A voir, la vidéo de "Ouais" en live et l'interview after-show !
Depuis la sortie de son premier album, Nevermind The Living Dead, le quatuor s'est constitué une fanbase active et acquise à sa cause mais devait aussi convaincre ce soir les nouveaux sympathisants, ceux séduits par leur rageur et tranchant Shoegazing Kids et venus les tester en live. Groupe de scène, puisqu'il a largement parcouru la France et ses salles de concerts depuis sa formation en 2002, Stuck affiche bonne humeur, émotion et ambition ce soir à la Maroquinerie. Dédicaces aux kids venus en masse et concentrés dans les premiers rangs, poses de rock stars fières et sincères, confessions intimes du chanteur encapuchonné, en sueur et heureux. Le groupe a la banane au visage et dans leurs guitares, ces quatre et six cordes, fidèles alliées de la musique des Stuck. Début de tournée soit, mais le quatuor maîtrise assez l'exercice du live et ses nouvelles compos pour les présenter sous un autre jour. A l'image d'un "Dirty Waterfalls" jouée dans une version mid-tempo et de ce "Ouais" efficace à l'intro XXL (à voir en vidéo)
Voir l'entretien vidéo avec Stuck in the Sound Voir les autres extraits du concert des Stuck à la Maroquinerie sur le site de GrandCrew Glastonbury affiche complet sans révéler ses groupes![]()
Il faut dire que l'édition précédente a de quoi faire saliver. Elle a vu Biffy Clyro, Leonard Cohen, Blood Red Shoes, Kings Of Leon, Fatboy Slim, Amy Winehouse, The Subways, CSS et pléthore d'autres artistes du même acabit défiler devant un public conquis. Mais elle a surtout fait les choux gras de la presse musicale en comptant dans sa programmation Jay-Z comme tête d'affiche. "Oh mon Dieu, un rappeur à Glastonbury ?! Hérésie !" s'étaient effarouchés nombre de traditionnalistes festivaliers (dont le sarcastique Noel Gallagher). Au final, cette édition fut un grand succès, comme le prouve la vente aveugle du cru 2009, et se vit décernée pour la quatrième année consécutive le prix du meilleur festival international le 30 janvier dernier. On se demande donc si les organisateurs vont encore tenter de surprendre cette année en métissant un peu l'habituelle prog pop rock. Eminem ? Slayer ? Patrick Sébastien ? Le suspens devrait être levé en mai avec l'annonce officielle du line-up. Des rumeurs circulent cependant déjà sur la présence de Neil Young, Blur et Bruce Springsteen. En tous cas, pour les plus téméraires d'entre vous refusant de louper un événement d'une telle ampleur, sachez qu'un nombre limité de places relachées par les malheureux qui se désisteront seront vendues le 5 avril à partir de 9h sur les réseaux de billetterie anglais.
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Non seulement le groupe a décidé de financer lui même l'enregistrement de l'album mais pour aller encore plus loin, il a carrément embauché des gens pour s'occuper du lancement du disque aux USA, en Europe et au Japon. Des équipes embauchées à la mission par le groupe lui-même ? On peut imaginer que ça deviendrait l'étape intermédiaire entre les garages et les stades pour les groupes qui refusent de passer par un label. D'autant plus qu'avec tous les licenciements des dernières années dans l'industrie du disque, on imagine que les types disponibles et compétents pour ce genre de job courrent les rues. On attend donc impatiemment de voir comment Metric va s'en tirer financièrement. On espère aussi que le très bon premier single "Help I'm Alive" préfigure du reste de l'album, ça peut toujours aider.
Lire aussi : Les Trois Baudets renaissent des cendres de l'ErotikaLes Trois Baudets, la fameuse salle de concert parisienne ayant vu défiler les mythes de la chanson française, réouvre ses portes dès le 10 février prochain.
Grande par la réputation mais petite par la taille (une contenance de 250 places), les Trois Baudets avait accueilli en son sein depuis 1947 Juliette Gréco, Guy Béart, Raymond Devos, Anne Sylvestre, mais surtout Georges Brassens, qui fera lui aussi ses premières armes sur cette scène et ne cessera d'en faire les louanges.
Après 20 ans d'exploitation et malgré son succès, le lieu ferme et laisse sa place à l'Erotika, qui n'est pas un cinéma porno mais plutôt un cabaret érotique et une salle rock qui vit également s'exprimer du beau linge (Blur, Oasis et Jamiroquai, ...).
Et voilà qu'aujourd'hui, à l'initiative de la ville de Paris, les Trois Baudets sont de retour. C'est tout un symbole qui est réssuscité, et cela peut donc être lourd à porter, c'est pourquoi le programmateur s'appelle maintenant Julien Bassouls et a apparemment le rock en bandoulière de sa gratte sèche. Présenté comme un punk militant, il aura la lourde tâche de dénicher de nouveaux chanteurs, car la salle veut être le tremplin qui amènera les petits Jacques Brel dans la lumière.
En attendant, on n'est plus en 1960, et dans une époque dominée par l'éclectisme, le nouveau tenancier des lieux n'hésite déjà pas à élargir la palette des Trois Baudets à autre chose qu'au "Bénabar style" ronflant. Preuve en est avec les quelques noms déjà programmés, comme Spoke Orkestra, slam sur instrus electro drum'n bass et les voix samplées, et aussi MeLL, une punk dans l'âme qui dit faire de la chanson française comme on dit à sa belle-mère que la déco est sympa.
The Informers : Une bande son new wave aux petits néons (néons)![]() N'en déplaise à certains, il faut bien parler de buzz, concernant The Informers, l'adaptation par Gregor Jordan du roman éponyme de Bret Easton Ellis (Zombies ! en VF). Trailers censurés, exposition des nichons de l'actrice Amber Heard, débats sur le net concernant la fidélité de l'adaptation, disparition de la scène de vampire, présence de l'auteur au festival Sundance, crash critique du film dès la première (on parle beaucoup ici ou là, de la fameuse "critique en 15 mots" du film), bref, le web vibrionne en attendant la sortie de la chose sur les écrans. Pourtant, peu sont les sites et les critiques qui se sont penchés sur la bande originale du film.
Personne n'a noté l'excellence du montage du second trailer (la version censurée, donc) sur lequel est parfaitement plaqué le "Blue Monday" de New Order. Un extrait qui met l'eau à la bouche de tous les vieux fans des années 80, et qui, bien évidemment provoquera les ricanements des autres (comme on les plaint, les malheureux). Ricanements d'autant plus sonores que le programme musical de l'adaptation comporte également les calamiteux Flock of Seagulls ("I Ran (So Far Away)") et Simple Minds (quoique "New Gold Dream" ne soit pas la pire période du groupe). C'est toujours mieux que Garbage ou Tori Amos vous me direz. Côté plus, on retrouve aussi le "Cars", hymne synthétique glacial et paranoïaque de l'androïde Gary Numan. A noter également, une apparition du playboy rockab' Chris Isaak, en tant qu'acteur cette fois. La sélection quant à elle, est signée Justin Meldal-Johnsen, accessoirement membre du groupe Ima Robot (qui ça ?) et bassiste de Beck. Le score proprement dit, sera quant à lui, signé Christopher Young, l'auteur de la BO de Spiderman 3. Quand on sait que le film est aussi honoré de la présence de Brandon Routh, présent dans Superman Returns, on se dit que décidément, The Informers devrait être un "super film"...
En cadeau, les deux trailers :
Les Only Ones, enfin en FranceDepuis leur reformation en 2007, les Only Ones de Peter Perrett et John Perry n'ont cessé d'épater par la qualité de leurs prestations, essaimées un peu partout en Grande-Bretagne, au Japon et en Europe, mais pas en France. Alors qu'ils devraient entrer en studio très prochainement pour enregistrer un nouvel album (qui incluera les deux nouvelles excellentes chansons rôdées sur scène, "Black Operations" et "Dreamt She Could Fly"), les Only Ones débarquent à Paris.
On doit leur passage à l'occasion de la réédition de leurs trois premiers albums (et seuls, si on met de côté la compilation américaine Special View) : The Only Ones (1978), Even Serpents Shine (1979) et Baby's Got A Gun (1980). La réédition a l'air plutôt soignée avec pour chacun de ces petits joyaux (j'ai franchement du mal à dire lequel a ma préférence) l'ajout de 3 titres bonus. L'énorme "Lovers of Today" rejoint The Only Ones, on attend de voir ce que donne "This Aint All (It's made to be)" sur Even Serpents et de découvrir "Your Chosen Life" sur Baby's Got A Gun. Parallèlement à ça, le groupe devrait enregistrer sur le plateau de Canal + le 24 février plusieurs titres qui seront diffusés dans le cadre de l'émission "L'Album de la Semaine". Le 5 février c'est Bernard Lenoir qui avait contribué, il y a quelques années, à faire redécouvrir le groupe en France qui leur consacrera une spéciale (sans doute avec Michka Assayas aux manettes). Il se raconte sur le blog de John Perry que le groupe serait à la recherche d'une salle pour un concert parisien le 25 février, histoire de rentabiliser le déplacement. A noter dans les agendas, puisqu'il s'agira évidemment d'un concert événement à ne pas manquer et unique en son genre. En attendant, on ne résiste pas à l'idée de se refaire un petit "Black Operations" et de relire l'interview de 2007 avec John Perry à Londres.
The Only Ones - Black Operations Décès du guitariste John Martyn
Agé de 61 ans, Martyn aura eu une carrière assez incroyable, d'électron libre du folk blues à la mode écossaise au cachalot savant joueur de guitares monojambiste, en passant par le statut de beau gosse chevelu et querelleur. Né d'un père et d'une mère chanteurs d'opéras, l'artiste écossais avait démarré sa carrière chez Islands Records (le label de Chris Blackwell) naviguant entre folk et jazz. C'est à cette occasion qu'il avait mis en place son jeu de guitare extraordinaire, lequel ferait, plus tard, l'admiration des plus grands comme Clapton et Drake, dont il devint l'un des seuls amis. Animé d'un tempérament volcanique, alcoolique notoire, Martyn a souvent fait les titres de la presse "people" musicale pour des rixes, des échauffourées et d'autres aventures burlesques : il se fit tirer dessus à plusieurs reprises par des maris jaloux ou directement par une de ses maîtresses. Il s'était fait amputer de la jambe droite en 2003 après avoir laissé un kyste s'enflammer dessous le genou. Sur le plan musical (quand même), Martyn était un exemple incroyable. Après avoir vendu par courrier 10 000 exemplaires de son live à Leeds, refusé par sa maison de disques, Martyn s'offrit une année sabbatique qu'il passa en grande partie en Jamaïque à la recherche de nouveaux sons de basse et de guitare. La légende veut que son album One World, en 1977, soit le précurseur du son trip-hop. L'album qui est une merveille a été "saisi" en extérieur et baigne dans les bruits et mélodies du paysage alentour. Son autre grand album avait été enregistré quelques années auparavant dans un style plus traditionnellement folk mais tout aussi influencé par le Jazz avec notamment Danny Thompson à la basse. C'est à cette époque avec Solid Air, album baptisé ainsi en hommage à Nick Drake, que Martyn met en place son chant si particulier : une voix veloutée avec laquelle, comme un Chet Baker barbu, il essaie de reproduire la chaleur et les harmonies d'un saxophone. Le catalogue de chansons de Martyn a pas mal circulé et a fait l'objet de nombreuses reprises souvent excellentes. De Solid Air à Dreams by the Sea, en passant par le splendide Road To Ruin, album duo enregistré avec sa femme Beverley, Martyn était un grand artisan folk, un manieur de mots désespéré sensible et que ses traumas personnels (divorce, séparation, sa jambe en moins) avaient lesté d'une gravité impressionnante. En 1998, il s'était payé l'audace de reprendre sur son album de covers (The Church with One Bell), le "Glory Box" de Portishead à la guitare. Sa version est une merveille. L'homme reposera désormais dans cette boîte de gloire et de tristesse pour l'éternité.
Pistol Youth, un groupe de vieilles femmes barbuesPistol Youth c'est un groupe dont on n'avait pas vraiment entendu parler jusqu'ici et, à en juger par sa musique, on n'en entendra pas non plus beaucoup parler par la suite. Leur quart d'heure de célébrité actuel vient donc de ce clip pour la chanson "In My Eyes" qui parvient à évoquer nos pires souvenirs de "Windowlicker" d'Aphex Twin et de "Where's Your Head At" de Basement Jaxx.
Le principe est simple : les visages barbus des membres du groupe ont été collés numériquement sur ceux des actrices de la série "Golden Girls" ("Les Craquantes" en français). Les vieilles dames c'est pas beau, les barbus non plus, le résultat est donc parfaitement horripilant. Une expérience visuelle d'une intensité et d'une originalité qui manquent cruellement au rock lambda du groupe. Le réalisateur qui a eu cette excellente idée aurait au moins pu la garder pour un groupe qui ferait des reprises hip hop de Captain Beefheart avec des samples du yodel d'Eric des Musclés ou je ne sais quoi d'aussi génial.
Pistol Youth - In My Eyes C'est parti pour le nouveau Depeche Mode
Produit également par Ben Hillier (Blur, Elbow, Doves), l'album comptera donc 13 titres et sortira le 20 avril, si tout va bien. Le single "Wrong", troisième titre de l'album, sera envoyé en éclaireur dès le 6 avril. A y regarder de plus près, les titres des morceaux renvoient assez classiquement aux obsessions du groupe entre ce "Hole To Feed" qui pourrait faire référence à la drogue comme au sexe, les références bibliques obligatoires ("Jezebel", "Corrupt") et la composante spatiale planante qui caractérise désormais (on avait vu ça chez Duran Duran et son Astronaut) les groupes new wave qui ont réussi la traversée des années 90 et 2000, sans mordre la poussière. Selon Andrew Fletcher, le groupe aurait enregistré un paquet de titres supplémentaires pour l'album, lesquels sont tenus en réserve pour une édition Deluxe de l'album. Cette nouvelle manie veut que les albums vendus dans les premières semaines soient "normaux" et que sorte quelques mois plus tard une version augmentée que les fans hardcore sont invités à racheter.... Merci pour eux. Il ne faudra pas s'étonner après ça que les gens téléchargent. Avec cette rentrée de Depeche Mode, c'est un poids lourd de l'industrie du disque qui revient puisque le groupe avait écoulé pas moins de 3,6 millions de copie (meilleure vente du label Mute Records depuis l'an 2000) du précédent album. Cela reste assez loin des chiffres de ventes des albums précédents (8 millions et quelques pour Violator) mais l'époque a changé. Rappelons que les Depeche Mode feront étape le 27 juin au Stade de France et le 28 au Zenith de Nancy dans le cadre de leur grande tournée mondiale.
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