Playlist : blog musique

Archives > Avril 2009

Stuck In The Sound investit le Bataclan

Posté par LovelyRita le 30.04.09 à 17:00 | tags : rock, agenda, concours, live

 

C'est pour bientôt, le 6 mai exactement que le groupe parisien posera ses guitares pour un dernier concert en salle dans la capitale avant de filer pour la tournée des festivals.

Depuis la sortie de Shoegazing Kids très bien accueilli dans la presse et sur Fluctuat, les Stuck In The Sound ont arpenté la France entière pour promouvoir le successeur de Nevermind The Living Dead. Pour ceux qui n'ont pas eu l'occas de les voir à La Maroquinerie en janvier ou les sceptiques qui ont besoin qu'on les pousse un peu, date de rattrapage début mai (des places sont à gagner dans la rubrique concours). Soutenu par un très bon album, le groupe avait déjà fourni une très belle prestation en ce début d'année.

Si on insiste un peu, c'est pour avoir fait partie des sceptiques de la première heure.... "quoi des Français qui font du rock... ça devrait être interdit... bon, on a vite retourné notre veste. On vous en souhaite tout autant.

 

 

 
 
Voir aussi
- la chronique de Shoegazing Kids

 




Clubbing Conscient : Optimo veut sauver les abeilles

Posté par Maxence le 30.04.09 à 15:19 | tags : rigolo, électro, new wave

 

Le duo de DJ écossais Optimo (JD Twitch à gauche, JG Wilkes à droite), ne sont pas seulement les producteurs d'edit et de remix les plus courus de l'electrosphère, ni les selectors les plus éclectiques de la planète, ce sont aussi de grands altruistes ! Preuve en est avec leur dernière soirée, Save the Bees programmée le 26 avril dernier durant laquelle ils innovent en lançant l'une des premières opérations de "clubbing conscient".

 

Réellement inquiets de la disparition progressive de ses sympathiques - et surtout très utiles, voire indispensables - petites bestioles velues et ailées, les deux DJ de Glasgow ont publié un manifeste sur leur site officiel, déclarant qu'ils "ne nous demandaient pas d'argent, mais qu'ils souhaitent juste faire savoir (si ce n'était pas déjà fait) que les abeilles sont en train de disparaître à un rythme alarmant". Cela peut sembler une mince affaire, poursuivent-ils, mais si les abeilles disparaissent un jour complètement, notre espèce risque de suivre à plus ou moins long terme. Comme vous le savez, la nature s'appuie sur les abeilles pour polliniser une grande quantité des plantes, et même de nos cultures - Albert Einstein a dit que si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années de vie.

 

Chiffre à l'appui et documents distribués à l'entrée, Optimo continue ainsi à prêcher pour un peu plus de responsabilité, tout en invitant le public du Sub Club, fameux club de Glasgow au sein duquel il officie depuis plus de 15 ans maintenant, à réfléchir "ne serait-ce qu'une minute à la situation de la planète" et à prendre les mesures qui conviennent pour la protéger du mieux que nous pouvons à notre (petite) échelle.

 

Un message qui change des habituelles "we gonna fight for our right to party" et qui, nous le souhaitons, sera entendu hors des frontières écossaises sans que cela ne nous empêche pour autant de profiter des bienfaits musicaux du duo ! Un exemple ? Entre deux cuillères de gelée royale, goûtez donc à ce remix du "To The Music" de Colder, par Optimo :

 

 

(Credit photo : Neale Smith)

 

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Kid Bombardos met le Pop In K.O.

Posté par Carter le 30.04.09 à 12:56 | tags : news, live, rock

 

Ouch. Le choc provoqué par les Kid Bombardos au Pop In de Paris hier soir en a laissé plus d'un à terre. Malgré un auditoire restreint et dans l'ensemble placide, les vivats déchaînés qui accompagnaient la fin des morceaux témoignaient de l'enthousiasme du public qui pour beaucoup découvrait les Kids. Personnellement j'étais plus la groupie relou qui s'excitait au moindre riff. J'y peux rien je suis tombé amoureux d'eux l'année dernière à Bourges et garde depuis un oeil sur leur carrière comme une nana de 14 ans collectionne les posters de Zac Efron.


Car les Kid Bombardos ont deux choses que la plupart des groupes de rock français n'ont pas : la classe et le groove. Ecouter la mélodie entêtante d'"I Round The Bend" suffit à s'en rendre compte. Mais s'il y a bien un endroit où ces qualités prennent tout leur sens, c'est sur scène. Plutôt pop-rock sur CD, les morceaux des Kids virent à l'éléctricité pure en live. Le jeune batteur, très impressionnant, tape sur ses fûts avec une violence qui ferait pâlir un métalleux, tandis que les gratteux imperturbables jouent à toute berzingue. L'urgence est palpable à chaque instant, mais on n'assiste pas ici à une extériorisation à outrance comme dans les concerts de punks ou de rock foufou. La rage est contenue, envoyée à travers les instruments violentés directement dans la musique.


Ainsi chaque morceau part irrémédiablement en furie et les montées d'adrénaline sont inévitables. L'apothéose vient au dernier morceau, "I'm Gonna Try", qui opère une flabistouflante montée orgasmique, nous laissant une seule idée en tête : il faut absolument aller les revoir. Composés des trois frères Martinelli et de leur ami d'enfance, les Kids Bombardos ont, du haut de leur 19 ans de moyenne d'âge, déjà tout compris au rock. Une musique de scène, qui doit faire oublier toute prise de tête pour ce concentrer sur l'énergie.


Depuis leur concert aux Révélations du Printemps de Bourges l'année dernière, les jeunes Bordelais ont réussi à garder tout ce qui faisait le sel de leur prestation en s'améliorant nettement au niveau technique. Autant dire que ce sont des bêtes de scène, loin, très loin au dessus des Naast et autres BB Brunes avec qui on les compare hélas trop souvent.

 

Voici un extrait live de "Stuck" à la Maroquinerie en septembre 2008, histoire de vous donner un petit aperçu de ce que ça donne en live. Ceci dit, c'est une toute autre chose de s'y imaginer et d'y être vraiment, croyez-moi...

 

Kid Bombardos - Stuck (live à La Maroquinerie 2008)


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Bombay Bicycle Club en tête du peloton

Posté par LovelyRita le 29.04.09 à 16:51 | tags : uk, rock, news

 

Dans la course folle des groupes qui vont faire parler d'eux en 2009, bienvenue à BBC, Bombay Bicycle Club. Les jeunes Londoniens s'apprêtent à sortir, I Had The Blues But I Shook Them Loose, leur premier album, cet été. Outre-Manche ça s'excite déjà depuis un certain temps autour du groupe dont les membres approchent tout juste de la majorité. La dernière fois que l'Angleterre s'était prise en affection pour un groupe de jeunes c'était en 2005/2006 avec les Arctic Monkeys (qui avaient plus ou moins la majorité).

 

A voir l'enthousiasme (on est d'accord, souvent démesuré) de la presse anglaise pour certaines formations et actuellement pour les BBC, on ne peut qu'avoir envie de dire le contraire. Seulement depuis leur programmation au Club NME Paris en juin 2008, on suit le groupe à tâtons de single en single, de vidéo en vidéo et aussi prudes que nous puissions être à l'égard de certaines nouvelles têtes, l'opération séduction est en passe d'aboutir.

 

Répéré en Angleterre, après un set au V-Festival en 2006, Bombay Bicycle Club s'est fait désirer (pour cause, il n'avait que 15 ans à l'époque) en sortant plusieurs eps (The Boy I Used To Be et Evening/Morning). Fin 2008, les choses ont pris une tournure plus concrète (les membres du groupes sont déchargés de leurs obligations scolaires) grâce au titre Evening/Morning, avec son intro ascendente qui ouvre la voie à un condensé de Sonic Youth et d'indie pop (réminiscence Foals). Une compo bien ficellée, qui ne laisse pas entrevoir la jeunesse de ses auteurs, qui approchent à présent de la majorité ou presque.

 

Dernier titre en date, "Always Like This" explore la face la plus pop des quatre Londoniens du nord avec boucles de voix célestes et groove en guitare. Leur album est à présent attendu pour début juillet 2009 chez Island.

 

Bombay Bicycle Club - Always Like This



UNKLE et Spike Jonze cassent la baraque

Posté par Carter le 29.04.09 à 12:37 | tags : électro, youtube

Unkle est plus qu'un groupe, c'est un collectif. Des artistes aussi divers et prestigieux que Josh Homme ou DJ Shadow sont passés par la case Unkle pour apporter leur pierre à cet édifice trip-hop aujourd'hui bien solide.

 

Alors qu'ils avaient laissé entendre il y a peu que l'aventure touchait à sa fin, James Lavelle (fondateur d'Unkle et boss de Mo'Wax records) et Pablo Clements (The Psychonauts) travaillent depuis plus de quatre mois sur le prochain album. James Griffith, Matt Pierce, Mike Lowry (tous les trois de Lake Trout), Joel Cadbury (South) et Gavin Clark (Clayhill) seront aussi de la partie. Exit cependant Richard File, compagnon de longue date de Lavelle. Neuf titres sont déjà dans la boîte et l'on devrait pouvoir jeter une oreille à l'album incessamment sous peu.

 

En attendant des nouvelles du supergroupe sur leur blog, on peut faire une plongée dans le chaos ésotérique du clip "Heaven". Côté réalisation, Spike Jonze a choisi de mettre en scène des skateurs et des explosions, le tout en slow motion intégral. En utilisant les rush d'une video de Lakaï, marque de chaussures pour planches à roulettes, il réussit là une magnifique vidéo qui se marie parfaitement avec la beauté du titre. Afin que vous puissiez comparer, voici la vidéo originelle, suivi de ce qu'en a fait Spike Jonze pour Unkle.

 


Lakai - Grand Opening
 
 
 
UNKLE - Heaven

 
 
Bon, il n'y a pas une grande différence, mais avouez qu'avec le morceau "Heaven" derrière ça envoie quand même davantage. Si vous en voulez encore, plus, toujours plus, sachez qu'une très belle vidéo de leur prestation à l'Union Chapel en compagnie du Heritage Orchestra en décembre dernier est disponible sur le site officiel, et qu'un remix de leur morceau "Against the Grain" y est également téléchoppable. Merci tonton !
 

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Le nouveau The Horrors : Couleur primaire = noir !

Posté par Maxence le 29.04.09 à 09:47 | tags : rock, psychédélique, uk, pop, youtube

 

Le combo britannique The Horrors serait-il l'ultime aboutissement des tentatives d'hybridations musicales qui semblent obséder notre époque ? C'est la question que l'on se posera à l'écoute de Primary Colors, le deuxième opus de ce quintet de freaks goths-rock-garage-punk (rayez la mention inutile et ajoutez celle de votre choix) originaire de Londres, à paraître le 5 mai prochain.


Tout d'abord il y a le titre de ce second opus : Primary Colors, qui rappelle le "Primary" de The Cure dont ils partagent l'accoutrement et la coupe de cheveux. A l'extrême opposé de la jeunesse fluo qui papillonne, The Horrors cultive d'ailleurs un look qui en rappelle d'autres. On citera au hasard, l'inquiétante noirceur de The Sonics, The Screaming Lord Such (dont ils reprennent le "Jack The Ripper" sur Strange House, leur premier disque paru en 2007, dont le titre rappelait déjà un autre groupe mythique, Siouxsie And The Banshees), mais aussi Bauhaus, Spacemen 3, The Velvet Underground ou The Jesus and Mary Chain. Un fameux gloubiboulga, auquel il faudra ajouter les références musicales (plus que des "influences", The Horrors étant un groupe de fans, ils ne s'en cachent pas). Celles-ci empruntent tour à tour au shoegazing, au garage rock des 60's, au psychédélisme torturé, à la new wave, au batcave, voire à la musique électronique des pionniers Raymond Scott, White Noise ou Wendy Carlos.


Ainsi, à l'écoute de l'album à venir, l'auditeur ne doit pas s'étonner d'assister à d'improbables croisements. Sur "Mirrors Image" par exemple Spiritualized croise Joy Division. Sur "Three Decades", c'est My Bloody Valentine qui bataille avec les Buzzcocks. Sur "Who Can Say", Jesus and Mary Chain et Interpol s'essaient à jammer ensemble tandis que sur le réussi "New Ice Age", c'est au tour de Sonic Youth et Public Image Ltd. Pour finir, sur "Sea Within a Sea", Neu! et Can rencontrent New Order et The Cure... Chaque morceau est facilement étiquetable, chaque référence, parfaitement reconnaissable.

 

Pas désagréable, mais cela suffit-il à faire un bon groupe ? Pour répondre à cette question, une seule solution, se faire sa propre opinion. La vidéo de "Sea Within a Sea" (en soit un choix de single pas évident puisque le morceau fait presque 8 minutes, ce qui est tout à leur honneur) vous y aidera peut-être.

 

The Horrors - Sea Within a Sea

 

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Gonzales contre le Guinness Book

Posté par Carter le 28.04.09 à 18:10 | tags : agenda, rigolo, live, news

Il va le faire ! Comme il le dit sur son myspace, Gonzales va tenter de battre le record du monde du concert le plus long ! L'exubérant pianiste a choisi le 16 mai et le Ciné 13 Théâtre de Paris pour tenter de tenir 27 heures sur scène devant des juges du Guinness Book et un public en folie. Enfin sûrement en folie au début et peut-être un peu moins après, car le concert commencera à 23h pour se terminer le lundi 18 à 2h. Un sacré marathon qui, connaissant le loustic, devrait être riche en sensations fortes.

 

Le problème c'est que ça fait rater la messe, mais vous pourrez toujours communier avec l'artiste puisque ses shows sont réputés pour faire participer le public dans une ambiance rigolote. D'ailleurs, Gonzales fera tout pour ne pas lasser son auditoire et suit un régime drastique à base de stretching intensif et d'acupuncture afin d'être au top de sa forme. Le Guinness Book interdit en effet toute prise de drogue (pour l'artiste, hein, pas pour le public, rassurez-vous) et Gonzales n'aura droit qu'à seulement 5 minutes de pause par heure.

 

Pour ceux qui auraient, malgré tout, peur de s'ennuyer, sachez qu'on peut faire confiance à cet agitateur musical pour réserver quelques petites surprises aux courageux. De nombreux guests sont prévus, et vous aurez même sûrement l'occasion de voir surgir du derrière de la scène Arielle Dombasle déguisée en super héros. Oui, comme dans vos cauchemars.

 

Pour vous donner une petite idée, voilà à quoi ressemble son Piano Talk Show, qu'il joue tous les dimanches depuis le 22 mars au Ciné 13 Théâtre :

 

 

 




Sonic Youth rend hommage à ses artistes favoris

Posté par Maxence le 28.04.09 à 15:30 | tags : rock, usa
 


Sur The Eternal, leur prochain album à paraître le 9 juin prochain, les Sonic Youth rendent un hommage appuyé aux artistes qui participent, de près ou de loin, à l'élaboration de leur esthétique depuis près de trente ans maintenant (28 pour être exact).

 

C'est tout d'abord Kim Gordon avec "Sacred Trickster", un titre sur lequel elle salue à la fois le peintre Yves Klein et le groupe américain expérimental Noise Nomads. "Anti-Orgasm" serait inspiré par Uschi Obermeier, héraut de la contre-culture allemande, fondateur d'Amon Düül et théoricien de la communauté qui vivait autour de ce mythique groupe de Krautrock allemand avant de partir à Berlin fonder Kommune 1, un autre projet communautaire, artistique et révolutionnaire. Parmi les morceaux dont le tribute est le plus identifiable, figure "Leaky Lifeboat (for Gregory Corso)", track inspiré par le fameux poète beat, ami de Burroughs et de Ginsberg. Quant au plus obscur, "Thunderclap for Bobby Pyn", il parle du leader suicidaire des Germs, légende du punk-rock angeleno également admiré par Kurt Cobain et plus connu sous le pseudonyme Darby Crash.

 

Plus généralement, The Eternal comporte de nombreux clins d'oeil directement empruntés à la cosmogonie "youthienne", riffs et citations rythmiques empruntés aux Allemands de Neu!, aux Néo-Zélandais de The Dead C, à l'Anglais Kevin Ayers (un temps membre de The Soft Machine), aux regrettés Wipers et aux méconnus Sonic's Rendezvous Band. La pochette elle-même est un hommage puisqu'il s'agit d'une peinture rare du légendaire guitariste free folk John Fahey.

 

Un pelletée de références qui expliquerait peut-être le titre du nouvel album des New Yorkais, celui-ci étant empli des échos de chef-d'oeuvres impérissables du rock. Sonic Youth signe ainsi un des premiers albums contemporains de "méta-rock". Un album de rock qui parle de ce qui fait le rock, ses figures, ses gimmicks, ses icônes et ses idoles. Avec le temps, les quatre fers de lance d'une jeunesse sonique de moins en moins chaotique, mais non moins magnifique, semblent renoncer, le temps d'un album au moins, au fameux slogan "Kill Your Idols".

 

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Andrew WK est une star au Japon

Posté par 2goldfish le 28.04.09 à 09:55 | tags : rock

Andrew WK avait disparu de nos radars depuis 2003 et la sortie de son second album The Wolf. On ne s'en était pas plus ému que ca parce qu'il semblait avoir déjà dit tout ce qu'il avait à dire, à savoir qu'il fait la fête, beaucoup, tout le temps, très fort (pour les novices, Andrew WK est l'auteur de "It's Time To Party", "Long Live The Party", "Party Hard", "Party Till You Puke", etc...). C'était une grosse erreur de jugement.

 

Dans un karaoké au Japon, j'ai retrouvé Andrew WK alors que je recherchais une grosse chanson punk pour me casser la voix. Surprise, il y en avait un certain nombre de WK au catalogue, parmi lesquelles pas mal d'inedites. Andrew WK est Big In Japan. Il y a même sorti deux albums restés inedits dans le reste du monde. Le premier, Close Call With Brick Walls, poursuit l'exploration des thèmes chers a l'artiste (même si, et c'est un bel effort, aucune chanson n'a le mot "party" dans son titre). Il élargit tout de même sa palette pour parler de l'amitié virile entre bros ou même, c'est presque sérieux, la drogue. Le tout avec toujours le même rock enrichi en testostérone et avec encore plus de synthés ressortis du côté obscur des années 1980.

 

L'autre album exclusivement japonais d'Andrew WK, c'est The Japan Covers, un hommage à la J-Pop qui lui permet enfin de se lâcher et de chanter de vraies chansons d'amour comme il n'en n'osait qu'une ou deux par album auparavant. C'est que les tubes J-Pop qu'il reprend en version anglaise dans son style punk-metalleux à lui n'ont pas un millier de sujets différents. Tous parlent d'amour, même la plus celebre des chansons J-punk, "Linda Linda" des Bluehearts. Le résultat, une fois repris et adapté par Andrew WK, ce sont des chansons exhubérantes, bizarres et étonnamment touchantes. "Kiseki", le meilleur exemple, est à l'origine un slow sirupeux qui, via WK, devient une power ballad maladroite et ultra puissante. J'ai hâte de la chanter lors de mon prochain karaoké.

 

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Whomadewho jouent The Plot live à Berlin

Posté par Maxence le 27.04.09 à 16:27 | tags : live, vidéos musicales, rock, électro, pop


Vous l'avez certainement compris, The Plot, le deuxième opus de Whomadewho, risque de sortir en tête de nombreux palmarès des disques de l'année 2009. C'est en tout cas un album qui sera cité dans celui de Flu' à n'en pas douter. Or, ceux qui n'ont pas eu la chance de les voir en compagnie de The Juan McLean et La Roux à Paris le 23 avril dernier seront contents d'apprendre qu'une occasion leur est donnée de se faire une idée sur les performances disco-pop-rock des Danois avec une série de vidéos pas mauvaises, généreusement postées par un fan allemand lors du passage du trio au Maria am Ostbahnhof de Berlin le 20 mars dernier. Enjoy !


 

Whomadewho (Live @ Berlin 2009) - The Plot

 

Whomadewho (Live @ Berlin 2009) - Satisfaction


Whomadewho (Live @Berlin 2009) - This Train

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Le problème avec Prince

Posté par Myosotis le 27.04.09 à 11:41 | tags : rock, soul, funk, rigolo, youtube
Mieux vaut se dépêcher d'y jeter un oeil avant que la censure aprenne le japonais et débarrasse le net de ce clip (à moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'une publicité, peu importe) : la nouvelle vidéo de Prince donne une bonne idée de ce qu'on peut attendre de son nouvel album Lotusflow3r : à peu près rien.

Prince - Crimson and Clover

Il y a un problème avec Prince et un problème de taille. Ce n'est pas tant que ses nouvelles productions soient décevantes (elles ne sont pas mauvaises), qu'elles soient maintenant seulement accessibles par le net (payantes ou Hadopistyle...) ou assorties de productions moins brillantes (l'album de Bria Valente qui accompagne le disque principal est un désastre), le problème avec Prince, c'est qu'on a du mal à aimer vraiment ce qu'il fait maintenant.


"Crimson and Clover" est un titre qu'il a dû décliner un bon millier de fois depuis la période Purple Rain : ça pétille, ça solo de guitare, ça électrifie et ça divague un peu mais à quoi bon ? Le problème avec Prince c'est que peut-être on en a un peu marre de son personnage et aussi de ses gimmicks musicaux. Lotusflow3r est truffé de longs passages de guitares qui en 2009 ne font plus un effet boeuf. Les métaphores de l'amant surpuissant qui donne des coups de reins clipés dans l'air en assaillant un cul imaginaire ont un peu de mal à passer aujourd'hui. Si c'était Bigard qui s'y collait, on dirait qu'il est vulgaire. Il y a d'autres symptômes inquiétants sur cet album. "The Morning After" qui est objectivement une excellente chanson uptempo ressemble à un titre tombé de Sign O The Times en moins bon. "Feel Good, Feel Better, Feel Wonderful" est un énième boeuf jazzy rock où une clique de choristes cuivrés s'excite alors que Prince balance du cul en rythme. "Love like jazz" est le slow qui mouille la culotte de trop ou un peu trop la même culotte au choix, si bien qu'elle ne mouille plus. Et puis quoi ? Il y a une chanson qui s'appelle "$" et qui n'est pas mal du tout, l'histoire d'une nana (une p*** ?) qui nous aimera toute la nuit. Après plusieurs décennies, il est tout de même étonnant que personne n'ait indiqué à Prince que ce genre de filles n'existait pas et qu'il vivait dans un monde un peu... à part.

 

Enfin bref, j'ai beau avoir dit énormément de bien de son 3121 et même écouté un peu son Planet Earth (chez Prince, mieux vaut le sexe que l'écologie de toute façon), Lotusflow3r marque une rupture. Oui, on peut se fatiguer du génie et surtout du génie qui se répète à l'infini. Il y a eu une période d'une dizaine d'années - ce qui est énorme -, disons entre 1981 et 1991, où Prince inventait la musique du XXème siècle. Il semble qu'il inaugure aujourd'hui une décennie de radotage. Bien sûr, un Prince sur scène vaudra toujours son pesant de cacahuètes mais il n'y a pas un océan entre le Michael Jackson de l'O2, sorte de freaks sublime, et le Prince de cabaret qui remplit des salles pour faire le zouave. Tous les deux sont des monstres plus morts que vivants. L'un est empaillé. L'autre ne vieillit pas sans qu'on sache pourquoi... MJ et Prince se tiraient la bourre dans les années 80 pour savoir qui seraient le meilleur à la fin. Ils ont tous les deux gagné mais pas sûr que ce soit une bonne chose pour nous.


On peut évidemment écouter Lotusflow3r avec plaisir et y trouver des tas de qualités. On peut dire qu'il annonce un retour en forme, un clin d'oeil aux grandes années électriques, la revanche du psychérock sur la concision et le new wave, une tentative d'aller à rebours du nouveau rock. Lotusflow3r est sensuel, sexy, funky, érotique, chaud bouillant mais pas nous. A trop nous tourner autour avec la langue sur le bout des lèvres, Prince nous écoeure un peu. Sa musique n'est plus de notre âge et pas du sien non plus. Jalousie ?

 


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Le guide du metal par Fat Ed : Poilant !

Posté par Maxence le 25.04.09 à 10:14 | tags : youtube, télévision, rigolo, metal

Un petit billet relaxant pour le week-end. Je ne sais pas si vous connaissez la série Télé Poils ("Fur TV" en VO), dérive britannique des Muppets en version trash, diffusée sur MTV Pulse tous les soirs vers 23h25 en version originale sous-titrée. Personnellement, je ne connaissais pas et j'avoue m'être bien "poilé" en effet, devant l'épisode de la leçon de Métal de Fat Ed. Le reste est du même niveau (certains épisodes poussent même très loin le concept de personnages en peluche, leur faisant subir les derniers outrages). Jeux de mots balots, peluches amorales, obsédées et cupides, situations plus scabreuses les unes que les autres, avec (pour une fois) une grande connaissance de la "culture urbaine" et de ses rites, Télé Poils est un des divertissements les plus "décoiffants" (ah ah ah) du moment. Exemple :

 

(Merci Frz!)



Les Inrocks perdent du Volume

Posté par Maxence le 24.04.09 à 16:00 | tags : médias, électro, rock, presse puree, pop, news

 

Neuf mois après son lancement le 6 juin 2008, nos confrères de Volume, le magazine musical des Inrockuptibles, mettent les clés sous la porte. "Les conditions économiques actuelles ne nous permettent pas de poursuivre cette aventure : il n'y aura donc pas de prochain numéro de Volume" déclarait la rédaction à ses abonnés il y a une semaine.

 

La crise a donc de nouveau frappé un magazine du secteur musical, déjà fragilisé par la baisse des ventes de la presse en général. Certains pouvaient stigmatiser son prix, dénoncer l'augmentation croissante de titres (à la durée de vie pourtant souvent extrêmement courte), la baisse du pouvoir d'achat des plus jeunes (qui représente tout de même plus de 25% du PIB d'un pays comme la France, ce qui reste énorme), la concurrence d'internet, etc. Reste qu'en tant que journaliste on ne peut s'empêcher de saluer le travail énorme (et de qualité) de Pascal Bertin et Christophe Conte, responsables de la ligne éditoriale éclectique et passionnée d'un mensuel qu'ils tenaient quasiment à eux deux à bout de bras.

 

Les Inrockuptibles ayant mis en place un plan économique en décembre dernier, il faut croire que la totalité de la rédaction de Volume va tout de même avoir du mal à réintégrer la société. Un nouveau projet est tout de même annoncé... Un peu d'espoir dans un ciel voilé. A suivre donc...

 

En attendant, pour connaître la charge de travail d'un magazine comme celui-là, ne reste à dire qu'une chose : Chapeau, monsieur Bertin et monsieur Conte !

 

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Découvrez The Big Pink et The XX en live

Posté par LovelyRita le 24.04.09 à 12:23 | tags : uk, rock, agenda, concours


"Shoegaze I love you" clame, ces derniers temps, une génération de jeunes artistes qui remettent au premier plan le genre qui a eu son heure de gloire dans les années 90. Parmi eux, The Big Pink et The XX, en concert à Paris le 29/04.

 

La sanctification des My Bloody Valentine ou autres Ride n'a pas empêché, ceux trop jeunes pour avoir connu de plein fouet la période 1990-95, de copier, perpétuer ou dépoussiérer le genre. Simplement cité en référence comme chez les Stuck In The Sound pour leur album Shoegazing Kids, évoqué chez School of Seven Bells ou encore plus présent du côté des Pains Of Being Pure At Heart, le shoegaze renaît de ses belles cendres.

 

The Big Pink, signé récemment sur 4AD, fait partie de ses formations qui convoque le mouvement, sans non plus en faire son ingrédient spécial. MBV et The Jesus and Mary Chain plânent sur les compositions du duo londonien, mais pas que. Robbie Furze et Milo Cordell, en plein noise industriel à leurs débuts, ont à présent adoucit leur propos avec The Big Pink, décrit ici et là comme un Velvet Underground version électronique. Chants éthérés, beats électro et guitare noise pour le duo qui n'a pour le moment sorti que deux singles (le très réussi "Velvet" et "Too Young To Love" qui rappelle Maps, pour ceux qui s'en souviennent). A découvrir en live mercredi prochain au Point Ephémère en compagnie de The XX.

 

Flu a quelques places à vous faire gagner pour cette soirée Beggars Mon Amour, c'est dans la rubrique concours.

 

 

The Big Pink - Velvet

 

 

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Peaches, assagie mais toujours pêchue

Posté par Maxence le 23.04.09 à 17:06 | tags : youtube, pop, électro

Avec Peaches cela a toujours eu le mérite d'être clair, on aime ou on déteste. Tout du moins, c'était le cas avant la sortie de I Feel Cream, son nouvel album annoncé pour le 5 mai prochain chez XL Recordings/Beggars Banquet.


Il faut dire que Merrill Nisker, aka Peaches, n'a jamais fait dans la dentelle. A sa manière elle peut d'ailleurs rappeler Nina Hagen, une autre harpie du rock au féminin. Sa rhétorique féministe militante, sa voix criarde, ses références visuelles parfois grotesques au pire du rock des années 70/80 (Slade, Kiss, Joan Jett, que l'on aime bien quand-même) et ses provocations faciles ("shake your dick", "suck on my tities") ou moins faciles ("Fatherfucker") provoquaient l'indignation des uns, la vénération des autres.

Pourtant, et c'est paradoxal, la Canadienne s'est forgée une carrière en moins de 10 ans, sans réelles promos radio, sans vraiment de tubes évidents. On peut dire ce que l'on veut de Peaches, reste que le personnage a toujours intrigué. Derrière les textes crus (et cul), la production electro-rock et les gimmicks hip hop white trash énervés, on sentait bien que le potentiel était là, pas loin, prêt à faire exploser un talent à la fois underground et populaire. Peut-être était-ce l'effet de quelques morceaux inoubliables comme le déjà classique "Kick It" en duo avec Iggy Pop (voir la vidéo). Aussi l'annonce d'un nouvel album de la dame velue sous les aisselles (et pas que, voir le politiquement incorrect Impeach My Bush en 2006), est une nouvelle fois l'occasion de se faire une idée plus précise.

 

Résultat ? Etonnant ! Peaches s'est calmée c'est certain, et cette "crise de maturité" ne lui est pas préjudiciable, au contraire. I Feel Cream, sur lequel elle a collaboré avec Simian Mobile Disco, Digitalism et Gonzales, ne sera peut-être pas le disque de l'année, mais il faut bien avouer qu'il s'agit certainement de son meilleur album et aussi d'un des plus intéressants du moment. Mélodies évidentes, chant (re)travaillé, une cohérence et une production efficace sans lourdeur au service de morceaux electro-rock, new wave et hip hop (on préfèrera plutôt les premiers) à tendance rétros mais malins (et souvent ironiques), le nouveau Peaches, véritable exercice de meta-musique, a la pêche et pour une fois, on parie qu'il passera même sur les radios ! On en reparle bientôt plus en détails...


En attendant voici le clip d'un "Talk To Me" très 80 sous influence Virgins Prunes meet Yazoo (peut-être pas le meilleur morceau de l'album, mais il donne une idée générale de l'ensemble), histoire de patienter un peu.

 

Peaches - Talk To Me



Passion Pit dévoile The Reeling en clip

Posté par LovelyRita le 23.04.09 à 12:50 | tags : youtube, usa, pop, news

Embarqués dans la machine hype, les Bostoniens de Passion Pit viennent tout juste de sortir le clip du titre "The Reeling", extrait de leur premier album Manners.

 

Un clip à l'esthétique arty-punk qui contraste avec l'univers mélancolique et psyché du titre et de leur premier ep Chunk Of Change. Manners pas encore sorti (ça arrive pour le 18 mai chez Columbia/Sony BMG) s'est déjà attiré les faveurs d'une bonne partie des médias ("Toutes les planètes sont désormais alignées dans l'attente de leur premier album" pour Libération, "'Passion Pit se pose déjà comme le groupe phénomène de l'année" pour Magic...). Leur ep, premier coup d'essai (plutôt réussi) et ce nouvel extrait confirment de plus en plus le statut du groupe, ammené à devenir la next big thing de 2009. Passion Pit sera en concert aux Eurockéennes de Belfort et à Rock en Seine.

 

Passion Pit - The Reeling

 

 

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Ian Svenonius de retour

Posté par Myosotis le 23.04.09 à 11:39 | tags : rock, youtube

Cela ne faisait pas si longtemps qu'il avait donné de ses nouvelles mais Ian Svenonius, ex- Nation of Ulysses, ex-Make Up, ex- plein de trucs semble désormais aussi insaisissable que l'était Bonnie Prince Billy aka Will Oldham, il y a quelques années, endossant les pseudos comme des chemises, changeant de groupe et d'identité quasiment à chaque projet.

 

Ludion star de l'indie US, animateur webtélé à succès - son Softfocus, meilleure émission d'interview rock de la PLANETE, est enregistré désormais à Londres - et écrivain à ses heures (on avait parlé de son petit livre rose), Svenonius est également l'un des meilleurs showmen en activité, une bête de scène subversive, sauvage et ultracultivée, un type dont chaque entreprise sent la foudre, le groove et l'électricité. En 2009, Svenonius revient avec deux alias (les vidéos sur youtube sont tellement sombres qu'on n'a pas pu les mettre en illustration) inédits : d'un côté, Publicist, projet mi-rock, mi-electro, organisé autour de Sebastian Thompson, le type qui organisait les rythmes sur Trans Am et qui pourrait bientôt sortir un album puisque le duo a composé une dizaine de titres récemment ; de l'autre côté, Chain And The Gang, groupe beaucoup plus avancé puisque leur premier album, Down With Liberty... Up with Chains !, est sorti il y a quelques jours déjà.

 

Sur cet album (qui devrait nous parvenir bientôt), Svenonius a convié Calvin Johnson, Faustine Hudson de The Curious Mystery ainsi que quelques autres musiciens à jouer avec lui. Le résultat est assez proche de l'univers des Weird War, rock, un brin psychédélique et chargé en rythmes, assez éloigné du David Candy réalisé en solo. Les Chain and the Gang seront en tournée américaine et canadienne avec The Hive Dwellers projet de Calvin Johnson justement et "star fondatrice" de leur nouveau label. Le groupe est vaguement plus funk et rock'n'roll que le précédent, affûté comme pas un et livre une musique sauvage... anticapitaliste, délicieusement sécessionniste. Encore une fois du bel ouvrage de cet orfèvre chanteur et agitateur né. D'ores-et-déjà, un album à recommander sur les quelques titres écoutables sur le net. On y revient si ça vaut le coup sur l'ensemble des titres. Seul petit regret, Michelle Mae, la meilleure bassiste rock du monde et plus jolie atout des Weird War et Make Up, semble avoir disparu du casting.


http://www.myspace.com/thenameispublicist

http://www.myspace.com/chainandthegang

 



Weird War - Mental Poisonning

 

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Cet été à Hyde Park

Posté par LovelyRita le 22.04.09 à 17:29 | tags : reformation, pop, uk, agenda

 

Début juillet, Londres accueillera à Hyde Park une série de concerts étalés sur 4 jours : concerts de reformation de Blur et Wireless Festival au programme dans la capitale.

 

L'événement qui marquera la saison estivale des grands concerts et festivals dans la capitale anglaise est évidemment le grand retour de Blur en pause depuis leur Think Tank sorti en 2003. Après quelques années d'absence, le groupe avait annoncé l'année dernière une possible reformation, à prendre avec des pincettes dans un premier temps et finalement confirmée par les deux dates (2 et 3 juillet) qu'il assurera à Londres et une petite tournée qui passera par Manchester et Lyon. Et cerise sur le gâteau, les premières parties ont récemment été révélées. Le 2 c'est Foals, Crystal Castles, Friendly Fires et Hypnotic Brass Ensemble qui ouvriront et Vampire Weekend, Amadou & Mariam, Florence And The Machine et Deerhoof pour le 3. Outre l'intérêt de base (la reformation événement de Blur), on pourra retrouver Foals en plein work in progress sur de nouveaux morceaux et en tournée pour les présenter.

 

Après ces deux concerts, c'est le festival Wireless qui s'installera dans le parc les 4 et 5 juillet. Kanye West, Dizzee Rascal, Q-Tip, Filfthy Dukes, N.A.S.A., The Streets, Kid Cudi. Avec une prog à grosses têtes d'affiche, mêlant rock, pop, hip hop le festival devrait attirer les foules. La programmation est pour le moment incomplète et pour la suivre, allez sur le site du Wireless Festival.

 

 

 

 

 

 

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Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds

Posté par Maxence le 22.04.09 à 15:52 | tags : rock, punk, blues, youtube

Annoncée pour le 30 mars, la réédition des quatre premiers albums de Nick Cave and The Bad Seeds est finalement repoussée à la fin du mois d'avril (le 27 pour être exact).

 

Malgré ce léger retard, l'annonce est une bonne nouvelle pour tous les fans, puisque les quatre volumes, respectivement From Her To Eternity, The Firstborn Is Dead, Kicking Against The Pricks et Your Funeral, My Trial, bénéficieront tous de nombreux bonus, outtakes et vidéo clips, ainsi que de Do You Love Me Like I Love You, un documentaire en quatre parties réparti sur chaque CD, réalisé par Iain Forsyth et Jane Pollard. A noter que le mastering sera proposé en 5.1 (ce qui peut en étonner certains, la production des premiers Nick Cave étant plutôt primitive et rugueuse, c'est ce qui faisait son charme d'ailleurs, on peut se demander l'intérêt de cette pratique de plus en plus courante aujourd'hui...).

 

Reste que cette première vague de réédition (qui devrait être suivie par une autre répertoriant les albums suivants), permettra de revenir sur la période où Nick Cave et ses "mauvaise graines" passaient d'un blues rampant sous influences punk et free rock, à l'évocation de plus en plus précise d'un univers emprunt de lyrisme, mariant (de force) l'esprit du sud profond des Etats-Unis et l'emphase gothique propre à la Mittleeuropa (les Bad Seeds étant à l'époque, domiciliés à Berlin). Parfaite fusion de southern gothic et de swampabilly, ces quatre premiers opus, devenus cultes, sont donc appelés à ressurgir de la tombe pour notre plus grand bonheur. Quoi de mieux en effet, à cette époque aseptisée qu'un petit "Nick Cave revival", surtout quand il s'agit de la meilleur période du bonhomme !

 

Pour preuve, cette vidéo de "The Singer", reprise de Johnny Cash (dont le titre original est "The Folk Singer") tirée de Kicking Against The Pricks :

 

Nick Cave - The Singer
 
 
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Little Boots, premier essai au Bataclan

Posté par LovelyRita le 21.04.09 à 17:02 | tags : uk, pop, youtube, live, news

Que vaut Little Boots, la jeune allumeuse du web ? La jeune Anglaise dont on parle beaucoup depuis des semaines est à Paris pour une série de concerts et d'interviews. Après avoir suivi d'assez près ses pérégrinations sur le net, dernière ligne droite pour l'artiste qui va sortir son album en juin.

 

Il y a six mois quand on l'a découverte au détour d'une vidéo, elle était brune, tenori-on à la main au fin fond de sa chambre. Depuis, la jolie blonde alimente son blog et son compte Twitter fréquemment et continue de prêcher la bonne parole à coups d'interviews et concerts donnés à travers le monde. A Paris, pour deux concerts en première partie des Ting Tings et un passage chez Régine, Victoria Hesketh a interprêté hier soir "Stuck On Repeat", le tube qui l'a lancé. Sortis de leur chambre, le titre, tout comme l'artiste, n'ont plus rien à voir avec la compo originale de geekette romantique... Sur son 31, Little Boots renforcée par un backing band a hypisé son morceau. L'avant/après, voir les vidéos ci-dessous.

 

La chanteuse donne encore un concert ce soir au Bataclan et demain chez Régine. Son premier album Hands est attendu pour début juin.

 

Little Boots - Stuck On Repeat (Tenori-On version)

 

 

Little Boots - Stuck On Repeat (Live au Bataclan, 20.04.2009)

 

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Bat For Lashes se fait du mouron pour le Karate Kid

Posté par Carter le 21.04.09 à 14:41 | tags : youtube, pop, uk
Dans son dernier clip, "Daniel", la jeune Natascha Khan aka Bat For Lashes subit les assauts dansants de ses idées noires avant de partir en voiture retrouver son aimé. Cette histoire romantique est ici agrémentée d'une esthétique "hippie glam des 80's" plutôt ridicule (les costumes des tourmenteurs sont nanardesques).


Si ça n'était que ça, on oublierait le clip et on conserverait juste le morceau, qui est pour sa part vraiment réussi. Mais un élément fort surprenant modifie totalement l'idée qu'on se fait de ce premier extrait de Two Suns. Accrochez-vous : son aimé, l'être qui est sa lumière lorsqu'elle subit son désespoir, l'arc en ciel de ses pleurs, bref, Daniel, n'est autre que le Karaté Kid !


Oui oui, LE Karate Kid officiel, celui du film avec le maître chinois et la position de la grue-qui-tue-tout. La preuve ? Le nom du jeune karateka dans le film est Daniel LaRusso. Daniel ! Et l'on retrouve également sa frimousse à bandana peinte dans le dos de Natascha sur la jaquette du single. Il n'y a donc pas de doutes, le Daniel de la chanson est bien le Karate Kid. Voilà qui a de quoi déboussoler ceux qui s'appropriaient les textes de la chanson.


Est-ce juste une référence hasardeuse aux années 80 ? Succombe-t-elle vraiment au charmant minois de l'adolescent ninja ? Veut-elle promouvoir les mérites des arts martiaux auprès des jeunes ? Est-ce une façon d'avouer qu'elle est fan de Larusso ? Personnellement je pencherais plutôt sur un gros n'importe quoi dû à une séance psychotropique corsée. La jeune Anglaise montrait déjà en 2007 dans "Prescilla" des propensions au trip farfelu. En attendant d'en savoir plus sur cette affaire hautement intriguante, on peut essayer de déchiffrer ses messages cachés dans la vidéo que vous attendiez tous depuis le début de ce billet, à savoir "Daniel" de Bat For Lashes.

 

 



Bat For Lashes - Daniel

 

 

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Mark E. Smith en roue libre signe The Fall chez Domino

Posté par Maxence le 21.04.09 à 10:04 | tags : youtube, news, rock, punk

 

Mark E Smith, leader de The Fall depuis 1976, est décidément increvable ! Victime d'une (nouvelle) chute durant laquelle il s'est abimé une hanche, le cacochyme mancunien se produit actuellement en fauteuil roulant sur les scènes internationales et finit ses concerts dans les loges d'où il "chante" les derniers morceaux au bout d'un kilomètre de câble (comme il l'avait d'ailleurs déjà fait à Paris il y a trois ans sans pour autant avoir une excuse médicale) !

 

Ceci étant, ce petit épisode traumatique (un de plus diront les observateurs !) n'a pas empêché le "50 years old man" du post-punk britannique de garder la tête froide et un certain sens des affaires, puisque c'est désormais officiel, The Fall, ultra-légendaire leviathan du punk (kraut)rock anglais, vient de signer pour un nouvel album avec Domino Records, label de Franz Ferdinand, The Kills ou Arctic Monkeys.

 

Plutôt une bonne nouvelle en somme (un peu comme Sonic Youth chez Matador). Le label ayant déjà sorti Tromatic Reflexxions, l'album de Von Sudenfed, une collaboration entre l'Anglais et les Allemands de Mouse on Mars, celui-ci a visiblement apprécié le deal proposé et a décidé de remettre le couvert. Concernant Von Sudenfed, M.E. Smith a par contre précisé qu'il ne s'agissait que d'un "coup", l'expérience ne sera donc (et bien malheureusement) pas renouvelée.

 

Pour finir, un grand moment pour tout les fans de The Fall qui se respectent (et les fans de The Fall ne se respectent pas beaucoup vous savez, bref...) une vidéo d'une qualité étonnante de "Wolf Kidult Man" interprété par MES depuis son fauteuil roulant, capturée live à Candem au début du mois. (c'est définitif, The Fall, est le seul combo dont le leader vieillissant donne envie de voir le groupe plus de trente après la bataille !)

 

 

 

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Condo Fucks : Yo La Tengo vous emmerde chez Matador

Posté par Myosotis le 20.04.09 à 15:43 | tags : rock, pop, youtube

I Am Not Afraid Of You And I Will Beat Your Ass, le dernier album plutôt musclé de Yo La Tengo, avait déçu pas mal de monde. Il augurait pourtant d'un retour à un son brutal et quasi garage que l'album de reprises signé Condo Fucks (un prête-nom d'un soir puisque la composition du groupe semble strictement identique à celle qui s'alignait, il y a encore quelques temps, sous le nom de YLT) ne vient pas démentir, bien au contraire.


Fuckbook (F**kbook en anglais !) est une sorte d'hommage XXL mais ramassé au vieux rock indie des années 90. Les YLT avaient sorti un album presque intégralement constitué de reprises baptisé Fakebook dans les années 90. Car oui, le rock indie lui aussi est vieux et tiendra bientôt ses légendes (Pavement, les Pixies, The Jesus and Mary Chain) à distance respectable comme le rock considère Presley, Bill Haley ou Cochran. Fuckbook est un album de reprises sauvages qui célèbre à l'ancienne (avec un son live mixé a minima, une production crasseuse) le rock garage, le grunge d'arrière-cuisine, le punk et la skate music autour de reprises de titres des années 60 ou 70.


Quel rapport avec le rock indie, me direz-vous ? Tout simplement, une interprétation qui éclaire quelque peu l'âge d'or de Matador et lance quelques perches temporelles entre la scène rock et sa retransformation à la fin des années 80. Les titres sont anciens mais le jeu est un peu "à la manière de", comme si les Yo La Tengo avaient voulu se ressourcer avant de repartir au boulot. On imagine la scène : "hé, les gars, ressortez vos chemises bûcheron, laissez-vous pousser les cheveux pendant 6 mois, un vieux jean troué au genou et on rentre en studio. Faites gaffe, on a pu se payer qu'une seule journée d'enregistrement. Il va falloir s'enquiller les 12 titres en 24 heures. Il y a de la bière au frais."


Ira Kaplan et ses comparses se paient une jolie balade dans un univers truffé de héros méconnus, de groupes cultes mais peu célébrés ailleurs : les Troggs, les Young Rascals, Electric Eel, Richard Hell, Slade (beurk...) ou, plus classiques, les Small Faces et les Kinks. L'album est envoyé direct. Les titres s'enchaînent, déroulent et assourdissent un peu ceux qui n'avaient pas remis leur chaîne à ce niveau sonore depuis un bail. Il y a même ici une reprise des Beach Boys, "Shut Down", qui est assez sympathique.

 
  

Condo Fucks (Yo La Tengo) - Matador



Metronomy habillé par Karl Lagerfeld

Posté par Maxence le 20.04.09 à 10:06 | tags : pop, électro

Il y a quelque chose qu'il faut bien reconnaître concernant Karl Lagerfeld (personnage dont j'ai longtemps ignoré la morgue et que je redécouvre aujourd'hui par ses écrits sur les "jeunes gens modernes", ses apparitions dans de vieux magazines Interview – le magazine d'Andy Warhol et ses lectures de William Burroughs), c'est qu'il a du nez.


Nul étonnement alors, à la voir décorer de sa griffe le Nights Out de Metronomy, succès imprévu toutes catégories confondues il y a tout juste un an (l'album étant sorti en mars 2008). Habillés (c'est le mot) par le maitre, les trois Anglais bénéficient d'une réédition CD de leur premier effort en version "deluxe" en édition limitée et trouvable chez tous les bons dealers depuis le 30 mars dernier. Plus novö que jamais, Joseph Mount (chant, clavier et guitar), Gabriel Stebbing (basse et clavier) et Oscar Cash (saxophoniste et clavier) posent donc en noir et blanc au dessus de la célèbre signature du couturier sur la pochette de ce coffret à l'artwork signé Philip Castle. Celui-ci contenant l'album dans sa version originale ainsi qu'un CD bonus et les clips du trio.


Signalons que, loin d'arriver après la bataille, les Britanniques avaient déjà bénéficié du soutien du créateur puisqu'il fit jouer "What Do I Know" en ouverture du défilé de sa collection Prêt à Porter le 8 mars de l'an passé. Lagerfeld a également participé en 2008, à l'habillage du groupe lors de la réalisation du clip de "A Thing For Me". Le nez fin donc, l'ami Karl, comme je le disais. En même temps, on se dit que ça aurait été beaucoup plus classe de proposer une édition vinyle, mais bon, on ne peut pas être parfait à tous les coups. Dommage...

 


 

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Hot Chip font frire le dancefloor une nouvelle fois

Posté par Maxence le 18.04.09 à 10:39 | tags : news, new wave, pop, électro

 


Les "puces frites" de Hot Chip ne sont pas seulement le groupe électro pop le plus remarqué du moment (que cela soit justifié ou non), ce sont aussi d'excellents selectors qui n'ont pas deux mains gauche quand il s'agit d'aligner perles dancefloor et must have new wave, disco, electro, funk ou pop. Après un DJ Kicks remarqué chez les Allemands de K7!, les Britanniques electro psychédéliques à tendances fluorescentes débarquent en avril avec un double et (forcément) copieux CD pour Bugged Out!, succédant ainsi à Ivan Smagghe, Felix Da Housecat, Miss Kittin, les Klaxons ou Boys Noize.

 

Au programme une sélection encore plus éclectique que leur premier effort mixé allant de Gas (projet atmosphérique de l'allemand Wolfgang Voigt) au Doobie Brothers, en passant par Isan, Dominik Eulberg, Fleetwood Mac, Robert Palmer, les Sparks, Zongamin ou Terrence Trent D'Arby (!) avec Dizzee Rascal.

 

En attendant, retour sur Made In The Dark leur précédent album, track by track en vidéo, par les Hot Chip eux-mêmes (pour anglophones only, mais ce n'est pas bien difficile à comprendre pourvu que l'on arrive à choper le nom des groupes référencés) :

 




Furia, Werchter et Eurockéennes : le combat des chefs

Posté par Carter le 17.04.09 à 15:53 | tags : agenda, eurockéennes, rock, pop, hip hop, news, metal

Ouch. C'est le mot qui vient à l'esprit à la lecture de cette pléiade de bombes qui nous attendent lors des festivals du 2 au 5 juillet.


Citons d'abord les Eurockéennes de Belfort, dont la prog vient de tomber. On pourrait mettre en avant la moitié des groupes pour vous convaincre d'y aller qu'on n'aurait pas encore fait le tour. En tous cas sachez qu'il y en aura pour tous les goûts. Allez, juste pour le plaisir de les mettre tous dans la même phrase : The Prodigy, Gojira, le poisson gay Kanye West, The Kills, Slipknot, Oxmo Puccino, Stuck In The Sound, Phoenix, Mos Def, Diplo, The Bronx, etc. Bon, j'arrête là ou sinon je vais avoir besoin de calmants. En tous cas si vous voulez votre dose d'adrénaline, vous pouvez voir, que dis-je, admirer la prog ici.

 

Les rabats-joies pourront dire que ça ne vaut pas la prog du Werchter qui aura lieu au même moment, mais le rapport qualité/prix est quand même sacrément intéressant puisque le pass trois jours pour les Eurocks ne coûte que 85 euros, contre 132 euros pour quatre jours de Werchter. Ceci dit, pour ce prix là vous aurez quand même droit à Nine Inch Nails, Oasis, Placebo, Metallica, Nick Cave, The Prodigy (oui, encore), Mogwaï, j'en passe et des meilleurs. Le jeu en vaut largement la chandelle, mais il est certain que si l'on prend en compte le trajet et l'hébergement, tout le monde ne peut pas pas se permettre d'aller à ce festival.

 

 

 

C'est pourquoi les plus pauvres d'entre vous (qui, à notre grand dam, continuent à nous lire) pourront se reporter sur un festival moins prestigieux mais nettement moins onéreux, à savoir le Furia Sound Festival. A un prix qui défie toute concurrence (30 euros les deux jours), le festival francilien propose d'assister aux concerts d'Isis, Mogwaï (oui, encore), Arthur H, Dillinger Escape Plan, Gossip, The Go! Team, Suicidal Tendencies, Mono, etc.

Alors bien sûr, toutes ces promesses alléchantes font rêver, mais le plus dur sera quand même de faire son choix là-dedans. Car malheureusement pour nous mais heureusement pour notre portefeuille, ces trois festivals tombent les mêmes jours. Alors, Furia, Werchter ou Eurock ?

 

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Historock fait découvrir l'histoire et détester le rock à vos enfants

Posté par 2goldfish le 17.04.09 à 10:23 | tags : rock, rigolo

Historock, c'est un groupe de profs d'histoire qui mettent des déguisement napoléoniens, prennent des guitares électriques, jouent des chansons rock que n'auraient pas reniées leurs parents et pensent ainsi intéresser les jeunes à l'histoire. C'est que leurs paroles parlent de Napoléon ou de l'Antiquité, entre autres sujets du programme.

Les "jeunes", on ne sait pas vraiment ce qu'ils en pensent. On les imagine plutôt gênés, un peu comme quand notre prof de musique pensait nous intéresser enfin à ses cours en nous faisant travailler sur le dernier Céline Dion, les costumes en plus. Les adultes sont emballés, en tout cas c'est ce que disent les quelques profs de la Sorbonne ou même Alain Decaux, intérrogés pour l'occasion sur le site d'Historock (un site glorieusement 1.0, sans doute optimisé pour les modems 56k du CDI).

On rit bien en imaginant que ce groupe de rock conservateur est censé éveiller l'intérêt des jeunes de 2009 mais finalement, c'est sans doute une bonne chose que ces profs ignorent ce qu'écoutent rééllement les moins de dix huit ans. Mieux vaut que ces types n'essaient pas d'imiter Booba.

Enfin bon, on imagine que leurs élèves sont généreux, qu'ils laissent ces surement sympatiques professeurs s'imaginer qu'ils sont des rock stars tout comme ils prennent des notes quand ils les entendent chanter des faits historiques rééllement importants sur le régime alimentaire de Napoléon et sa façon de porter ses gilets, pas forcément parce qu'ils s'intéressent mais parce que cette conception de l'Histoire (vous savez, celle où Napoléon est un héros, celle où l'homme africain n'a jamais fait grand chose) aussi datée que cette conception du rock est celle qui leur sera demandé d'avoir pour obtenir de bonnes notes. Heureusement que nous ne sommes pas notés sur le rock.

 

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Tiga : Comeback techno pop

Posté par Maxence le 16.04.09 à 15:07 | tags : techno, pop, électro, youtube

 

Tiga Sontag ne chante pas, contrairement à ce qu'annonce l'intéressé lui-même, et tous les médias qui se penchent actuellement sur le cas Ciao!, son nouvel album à paraître le 27 avril. Sur ce nouvel opus, c'est tout juste si le Canadien annone, répète ou slam à sa manière quelques mélodies electro (ou techno) pop. Les plus accros diront que c'est une façon de chanter, et en effet, mais nous sommes tout de même loin du travail de songwriting annoncé ici ou là.

 

Ceci étant, ça n'a aucune importance car ce qui est plaisant dans l'univers de Tiga, n'est pas forcément traduisible en mots. Prenez par exemple l'acid track saturé de "Mind Dimension" qui a déjà fait le tour du net depuis quelques mois, hormis une phrase répétée à l'envie "Everytime I Look into Your Eyes I See The Future", pas de chanson ici, et on s'en fout d'ailleurs, l'intérêt est clairement ailleurs. Dans les références, les thèmes, l'ambiance, tous les clins d'oeil à une acide culture estampillée 80/90, avec ses fractales, sa dimension spirituelle, son côté prophétique à la Tron, l'évocation d'un cyberespace possible, un psychédélisme digital, bref, une certaine vision du futur qui fleurissait dans l'imaginaire techno il y a une dizaine d'années. C'est pour cela qu'il est d'autant plus important d'apprendre que ce clip a été réalisé par Jeff Minter et Ivan Zorzin de Llamasoft, fameuse société de jeu vidéo fondée en 1982 et dont les spécialistes se souviennent certainement avec émotion (remember Tempest 2000). Sans un mot, juste avec ces visions d'un autre âge, Tiga fait référence au trip que se sont tous pris un jour les technohead de la première heure.

 

C'est un tout autre trip sur "Shoes", l'hymne electroclash branché "chaussures et coiffures". L'esthétique clairement 80 fait plutôt référence à une certaine idée du luxe, ainsi qu'aux obsessions récurrentes (mêlées d'humour second degré) du Canadien, pour la mode et l'apparence. Son amour des groupes de synth-pop comme Duran Duran, Ultravox, Visage ou Flock of Seagull, également.

 

Deux clips qui présentent finalement assez bien l'univers de Tiga sur Ciao! Un album qui, s'il est hétéro, est avant tout "hétérogène", balançant entre pop et techno sans réellement choisir. On aime ou on déteste, mais il faut bien avouer que le bonhomme nous fait bien rire à défaut d'autre chose.

 

Tiga - Mind Dimension

 




Jazz Nomades 2009, le festival qui réfléchit

Posté par Carter le 16.04.09 à 09:39 | tags : news, agenda, classique, chanson française

On continue sur la lancée des annonces de festivals avec l'éclectique et partisan Jazz Nomades. Rebaptisé en 2005 "La Voix est Libre", cet événement se veut avant tout un "(mani)festival", ce qui est bien la preuve de l'amour des jeux de mots engagement des organisateurs. Mêlant d'un même élan slams, musique, théâtre et littérature, les organisateurs placent l'humain au coeur de la musique et revendiquent clairement la différence entre le statut d'artiste et les industries culturelles.


Ainsi le programme mélange musiciens et penseurs dans les mêmes soirées. Le 12 mai, par exemple, Albert Jacquard viendra présenter Terre d'écueil (lui aussi aime les bons mots la nature) avant que Taoufiq Izeddiou ne se laisse "prendre à l'âme-son" de Ballaké Cissoko. Le 14 mai, Christophe Monniot viendra, lui, interpréter Les Quatres Saisons à l'heure du réchauffement climatique, inspiré par le concerto de Vivaldi, tandis qu'Arthur H fera résonner le Théatre des Bouffes du Nord de son groove grave.


Chaque soirée est basée sur une thématique précise qui donne une cohérence aux artistes bigarrés qui se succéderont sur scène (slam, chant, danse, orchestre instrumental, etc.). Cela donne une soirée "Odyssées" le mardi 12 mai, "Jets d'Encre" le mercredi 13 mai et "Élément-Terre" le jeudi 14 Mai. Des appellations ouvertement symboliques qui laissent penser que les jeux de mots l'écologie et le cosmopolitisme (non ce n'est pas une notion négative) seront à l'honneur de cette 6ème édition.


Pour voir la prog complète c'est sur le site de Jazz Nomades et pour réserver vos places, c'est ici

 

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Louderbach in a dark techno room

Posté par Maxence le 15.04.09 à 15:50 | tags : techno, électro, new wave


Le duo américain Gibbly Miller et Troy Pierce, aka Louderbach, sortira Autumns, son deuxième album pour M_Nus le label de Richie Hawtin, à la fin du mois d'avril.

 

C'est un événement en soit car en plus d'être un excellent album de techno noir (technoir ?) à prendre ici dans le sens de "roman noir", qui fait suite au non moins bon Enemy Love, Louderbach est véritablement un cas à part dans l'univers actuel de la dance music. Principalement inspiré par les musiques industrielles et la cold wave des années 80 (Coil, Throbbing Gristle, Fad Gadget, Joy Division par exemple), ce duo minimal techno s'affirme comme complètement indépendant du retour aux sources hédonistes, néo disco, electro rock, house et balearic, qui sévit aujourd'hui dans ce domaine.

 

Drivée entre Los Angeles, où réside Gibbly Miller, et Berlin, où s'est exilé Troy Pierce, la musique de Louderbach est bâtie sur les textes du premier, mi-lus, mi-chantés (avec parfois une voix qui rappelle vraiment celle de Ian Curtis) et la programmation ascetique pleine d'échos du second. Hypnotique, introspective et sombre jusqu'à l'effroi, Autumns reprend les thèmes d'Enemy Love et continue d'explorer la dégradation des sentiments, le tombeau des illusions, la manipulation, les faux-semblants inhérents aux rapports humains (particulièrement en ce qui concerne l'amour) avec une économie de moyens qui n'en est pas moins intensément expressive. Si Autumns est un disque dans lequel il est difficile de pénétrer, les plus audacieux se rendront vite compte qu'il est tout aussi difficile d'en sortir. Mention spéciale à "Shine", véritable hymne, synthétique et entêtant, de ce deuxième opus, sur lequel les internautes ont été appelé à réaliser eux-mêmes une vidéo lors d'un concours proposé par M_Nus. Le résultat devrait être bientôt présent sur youtube et autres robinets à image. L'album quant à lui sort le 24 avril. On en reparle alors.

 

Lire aussi
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Du métal à l'Assemblée Nationale

Posté par Carter le 15.04.09 à 11:15 | tags : metal, politique, rigolo

Parler de musique extrême dans l'hémicycle sans qu'on entende les mots "profanations de tombeaux" ou "dangereux sataniques" est un phénomène peu commun.

 

C'est pourtant ce qu'a choisi de faire le député socialiste Patrick Roy le 11 mars dernier. La loi Hadopi était alors en discussion et le député a choisi de montrer la méconnaissance des pratiques musicales dont faisait preuve Christine Albanel. Exhibant le magazine Rock Hard, il cite entre autres Gojira, Mastodon et Satyricon en lui adressant cette pique fort sympathique : "des groupes que, j'imagine, vous connaissez parfaitement madame la ministre..."


La vidéo date un peu maintenant, mais il est toujours bon de se rappeller (ou de découvrir) que l'on a aussi des politiques qui comprennent le monde qui les entoure.

 

Intervention métallique de Patrick Roy dans l'hémicycle

 

Rappelons que le vote de la loi Hadopi a été repoussé à fin avril où elle sera réexaminée par le Sénat et par l'Assemblée Nationale. Peut-être qu'organiser un bon pogo à la place du vote à main levée serait-il plus judicieux ?

 

Vous pouvez retrouver l'ensemble de l'intervention de Patrick Roy ici

 

Voir aussi
- suivre l'aventure Hadopi sur le blog société




Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique

Posté par LovelyRita le 14.04.09 à 18:06 | tags : youtube, villette sonique, rock, agenda, usa

 

Parmi la toujours très chouette programmation de Villette Sonique, cette année on ne saurait trop que vous conseiller de vous déplacer le 28/05 en particulier au Cabaret Sauvage pour voir Ariel Pink, Liars et Black Lips.

 

Pas évident de suivre Liars, formation rock, brouilleuse de pistes en tous genres. En même pas 10 ans d'existence officielle et 4 albums, le groupe d'Angus Andrew a eu l'occasion de poser ici et là les bases d'une musique mouvante, qui puise tant dans le groove, le psychédélisme, le punk ou la noise pop. Auteur d'un réussi et homogène Liars en 2007, la formation présente aussi l'avantage d'être un groupe de scène. Entre live rageux et sorcellerie rock, chacun de leurs passages est une extension bien souvent expérimentale du support cd. A ne pas manquer donc, et bonne nouvelle, le trio présentera les compos d'un nouvel album à sortir, on ne sait pas quand, pour le moment. Ajoutez à la présence des Liars, celle des Black Lips, dont la réputation de "Bad Kids" (d'Inde à Dijon) n'est plus à faire, mais à savourer, et vous avez clairement l'une des plus belles soirées de la Villette Sonique 2009.

 

Avec un format plus traditionnel (des titres d'une moyenne de 3 min) et plus pop-rock songs que Liars, Black Lips cultive un rock hérité des Kinks et des Sonics où son crade, chants braillards, psychédélisme et décomplexion ont contribué à en faire l'un des groupes de 2009. En live, projections de fluides et riffs crasseux se cotoient dans une ambiance étrangement bon enfant, si, si.

 

Jamais mentionné ici, c'est Ariel Pink Haunted Graffiti (de l'écurie Paw Tracks), qui chauffera les murs du Cabaret Sauvage avec sa pop bizarre, qui réussit le pari de mêler son lo-fi (se rapprochant d'un son émis par une vieille cassette audio) à une dimension mélodique (sur les titres "Berverly Kills", "Can't Hear My Eyes" sur leur page myspace). La petite découverte de la soirée.

 

Villette Sonique c'est du 27 au 31 mai et la billeterie est déjà ouverte ici

 

 


Liars - Plaster Casts of Everything (live)

 

 

Black Lips - Bad Kids (acoustique)

 

 

Ariel Pink Haunted Graffiti - Can't Hear My Eyes

 

Plus d'infos sur la prog complète du festival et sur le tarif préferentiel de lancement (jusqu'au 15/04) sur le site de Villette Sonique

 

A voir aussi
- la chronique de 200 Million Thousand
- la chronique de Liars + interview vidéo avec Liars




The Juan MacLean : Futur antérieur

Posté par Maxence le 14.04.09 à 15:07 | tags : youtube, pop, électro

John MacLean a beaucoup écouté Dare!, album mésestimé pourtant bourré de tubes, de la seconde période du groupe synth-pop britannique The Human League, pour composer son nouvel album. Sur The Future Will Come le disque, ça s'entend, et sur "One Day", la vidéo, ça se voit.

 

"One Day" et en général tout l'album des New Yorkais discoïdes, nous présentent un futur dystopique vu au travers du prisme d'un passé proche. En ce sens, ce clip, avec ses clichés rétro-futuristes sortis d'un épisode de L'age de cristal ou des Envahisseurs, est exemplaire. Une propension à explorer le "passé du futur" (les grammairiens diraient "le futur antérieur du passé") que beaucoup de groupes, producteurs et musiciens cultivent aujourd'hui, même si John Maclean, ici accompagné de Nancy Wang de LCD Soundsystem, le fait souvent mieux que les autres (souvenez-vous de sa très 70's - et rigolarde - version funky sexy de Rencontre du troisième type sur "Give Me Every Little Thing"). Reste que "One Day" et ses nostalgiques visions disco pop dirigées par Patrick Longstreth, font une très belle vidéo, à la fois ultra-post-moderne et intemporelle. Certainement l'une des plus réussies par son ambiance, du label DFA. Un clip qui me fait penser à cette phrase terrible du serial killer Ted Bundy : "Essayer de toucher le passé. Essayer de vous charger du passé. Il n'existe pas. Il n'est qu'un rêve". Il vous suffit de remplacer "passé" par "futur", et tout cela colle admirablement n'est-ce pas ?

 

L'album sort aujourd'hui...



The Juan MacLean - One Day



Crystal Antlers : clip vs. live

Posté par Carter le 14.04.09 à 09:26 | tags : live, usa, vidéos musicales, rock, punk

Le son des Crystal Antlers est inépuisablement efficace, et si fouillé qu'il peut être intéressant de le voir sous différents angles pour mieux cerner la bête ou encore en découvrir d'autres facettes. Attardons-nous aujourd'hui sur le single de Tentacles si vous le voulez bien, "Andrew", dans lequel on découvre - en dehors de la moustache afriolante du chanteur - leur relation avec les forces de la nature, mises en parallèle avec les lignes métalliques qui strient les villes. Malheureusement le clip ne magnifie pas les sensations éprouvées lors de l'écoute du morceau :

 


Crystal Antlers - Andrew
 

Réexaminons maintenant le même morceau en live. Cette deuxième vidéo a été réalisée lors de leur dernier concert à la Flèche d'Or (qui, pour rappel, est menacée de fermeture). Ils venaient y présenter leur premier album le 20 février dernier. L'occasion pour ceux qui n'y étaient pas de les découvrir sur scène, leur lieu de prédilection :


Crystal Antlers - Andrew (Live Flèche d'Or)
 

Chant torturé, énergie palpable, grandeur et décadence... Oui, le live dévoile bien tout le potentiel des génies californiens. Cependant, il peut être dur de se rendre compte de l'intensité dégagée en live avec une simple vidéo, alors ne les manquez pas le 26 mai lors de leur passage à Paris au Point Ephémère. Réservez vos places sur Flu'
 

Voir le reste du concert sur le site de Grandcrew
 
 
Lire la critique de Tentacles
Lire l'interview des Crystal Antlers



Ten Game, le puzzle magique de Pearl Jam

Posté par Carter le 13.04.09 à 15:22 | tags : anniversaire, rigolo, rock, usa, web 2.0

Pearl Jam démarra sa carrière en 1991 avec l'album Ten. Si les Américains sont depuis devenus un pilier du rock made in Seattle, ils n'ont pourtant jamais réussi a égaler la qualité de ce premier effort.


18 ans après, Eddie Vedder et ses copains ressortent l'album mythique avec un mixage inédit, fait pour proposer un son "plus direct", si l'on en croit Brendan O'Brien (Bruce Springsteen, Audioslave, AC/DC) qui s'est chargé du remix. Une charmante attention qui ne suffit bien sûr pas à rendre les morceaux actuels (le style a inévitablement vieilli) mais qui enchantera les fans se plaignant de la prod originelle.


Mais surtout, les aficionados des chemises à carreaux d'antans seront ravis par la moultitude de chatoyants bonus que réservent les 4 packaging différents. Pour découvrir tout cela, il faut se rendre sur le site pearljamtengame, où vous attends un bien étrange jeu qui vous permettra d'écouter l'album en entier si vous gagnez. C'est en fait un puzzle en 3D rotative qui a le don d'être énervant. Ceci dit, passé le "c'est quoi ce bordel là j'comprends rien et pourquoi Pearl Jam me casse les couilles/ovaires avec des cubes colorés ?", le jeu s'avère rigolo. Ha, quel bonheur de remplir des lignes pour entendre des chansons... Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je me refasse la saison 7 de Motus, moi.

 

Pour le jeu, les infos sur le packaging et la musique d'ascenseur incoupable c'est ici.

 

 

Lire aussi :
- The Daft Punk Console
- Kurt Cobain, adulé et parodié
- Wavves, les nouveaux Pavement ?




Just Jack fait sa rentrée dans l'Histoire

Posté par Myosotis le 13.04.09 à 13:02 | tags : uk, hip hop, youtube

Just Jack - Embers
 
Ce n'est pas le titre de l'année mais le nouveau single de Just Jack, annonciateur de son prochain album All Night Cinema (qui sortira en mai), est suffisamment divertissant pour qu'on en parle. Just Jack alias Jack Allsopp marque le renouveau de la scène urbaine britannique après le semi-effondrement de The Streets, l'année dernière. Rappeur de 35 ans, Allsopp n'a éclaté en 2007 qu'à la faveur de son single "Starz in Their Eyes", lequel a atteint le n°2 des charts britanniques.
 
 
Son clip roublard qui présente son personnage filant l'histoire de l'homme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours devrait faire son effet associé à son phrasé mi-chav, mi-loulou. La réussite graphique est, en tous les cas, indéniable et le résultat presque plus sympathique à regarder qu'à écouter. Pour le moment, Embers n'émarge qu'à la 17ème place des tops de la semaine mais il pourrait bien grimper un peu à force d'être diffusé par la BBC et d'autres grosses stations. En France, c'est l'un de ses descendants directs, OrelSan qui fait l'actualité pour les mauvaises raisons qu'on sait. Des deux côtés de la Manche néanmoins, ce sont les mêmes braises (Embers en anglais) qui chauffent et sur lesquelles quelques gogos soufflent pour se faire peur.
 
 



Le vrai retour d'Aphex Twin pour 2009 ?

Posté par Maxence le 12.04.09 à 12:50 | tags : news, électro

 

2009 sera-t-elle l'année Aphex Twin comme ont pu l'être 1996 avec The Richard D. James Album, cette perle révolutionnaire d'electronica psychédélique, ou encore 1999 avec "Windowlicker" et sa fantastique vidéo cinématique ? On est en droit de se le demander après plus de 7 ans d'attente (Drukqs datant de 2001).

 

Bien évidemment, de ses Cornouailles natales, Richard D. James se fout bien de ce que l'on peut penser ici, nous les fans transis. Tellement transis en fait que depuis quelques années, certains voient des Aphex Twin partout. Ce fut d'abord The Tuss en 2007, puis le mois dernier l'excellent (et mystérieux) Lazers n' Shit de Syntheme, sorti sur Planet Mu et qui sonne tellement comme de l'Aphex Twin jubilatoire, acide et batailleur de la grande période, qu'on ne peut que rester... hé bien, dubitatif, face à l'objet sonore non-identifié.

 

Une chose est sûre cependant, le maître sera bel et bien présent à Paris pour les 20 ans de Warp comme nous l'annonçait notre collègue Carter. Il sera aussi la tête d'affiche du festival Melt qui se tiendra entre Berlin et Leipzig du 17 au 19 juillet de cette année, en compagnie d'un autre terroriste électro, l'Allemand Florian Hecker avec qui il tourne depuis quelques temps déjà.

 

Un bonheur ne venant jamais seul (parait-il), Steve Beckett, le boss de Warp, annonce un album en préparation qui devrait voir le jour rapidement ! Celui-ci aurait même déclaré à la BBC qu'un disque : "serait définitivement en route. Espérons que ce soit pour cette année et que je puisse l'arracher des mains de Richard... Pour l'instant, je n'en ai pas entendu une seule note, ce sera donc une surprise pour tout le monde". On ne risque pas d'oublier cette déclaration Steve !

 

Et en guise de hors-d'oeuvre, repassons-nous donc une petite vidéo du bonhomme sous son incarnation Polygon Window (souvenirs) :

 




Le retour des Dukes Of Stratosphear

Posté par 2goldfish le 11.04.09 à 10:09 | tags : uk, videos musicales, youtube, psychedelique, pop
En 1985, le meilleur des poissons d'avril au monde aura certainement été The Dukes Of Stratosphear, un faux groupe psyché des sixties dont on aurait retrouvé l'EP perdu "25 O'Clock".
 
 
Quiconque avait déjà entendu Andy Partridge chanter a du se rendre compte immédiatement que ceux qui jouaient ces pastiches des Beatles, Pink Floyd, Beach Boys, Small Faces, etc... ne pouvaient être autres que XTC, un peu comme quiconque avait déjà entendu Blur reconnait immédiatement le chanteur de Gorillaz.
 
 
Peu importe, le disque a mieux marché que tout ce qu'enregistrait XTC à l'époque et a appellé une suite, le tout aussi excellent album Psonic Psunspot (et peut-être même, dans une ceetaine mesure, le virage psyché-light d'un des chefs d'oeuvre de XTC, l'album Skylarking). Les deux disques ont par la suite été compilés sous le titre "chips from the chocolate fireball" avant que cette année on leur redonne leur indépendance à l'occasion de deux éditions deluxe pleines à craquer de bonus tracks.
 
 



EMI Soundcheck réinvente le sondage

Posté par 2goldfish le 10.04.09 à 17:29 | tags : music biz, news, web

EMI a une nouvelle idée pour se sortir du marasme ! EMI Soundcheck est un site de répondre à tout un tas de questions sur vos habitudes de consommation et finalement de vous demander votre avis sur des morceaux présentés en avant première. Bref, c'est une bonne vieille étude d'opinion à laquelle on vous invite à vous inscrire.

 

Ca coûterait probablement moins cher de payer quelques types pour parcourir le net et recueillir tranquillement les opinions des passionnés de musique là où ils se réunissent déjà d'eux-mêmes. D'autant plus que les "exclusivités" promises ne risquent pas vraiment d'attirer grand monde : sur le site on parle de vous faire écouter des morceaux "pre release", comme au vingtième siècle. Quel que soit le mode de protection envisagé, une exclu sur le web ne restera jamais longtemps une exclu et un morceau pre-release "mis sur le web " deviendra en quelques instants un "leak".

 

Autre risque de la démarche : que les seuls inscrits à ce site soit des blogueurs et des pirates soucieux d'être informés à la minute du leak de nouveaux morceaux et de truquer les résultats de l'étude en espérant influer sur les décisions des marketeux, qui même s'ils ne sont pas toujours si idiots et verront probablement très vite que leur focus group n'est représentatif de rien, se garderont bien de prévenir leurs commanditaires. Bref, l'idée est fumeuse, dépassée et sera, comme toutes les autres de toute façon, très vite oubliée.

 

On pourrait se réjouir de ce qu'EMI veuille placer ses choix artistiques dans les mains des auditeurs et non plus dans celles de directeurs artistiques qui fabriquent les Katy Perry de demain. Malheureusement, on sait que le sondage est utilisé par les radios commerciales pour établir leurs playlists depuis des lustres et que cette méthode favorise le conservatisme. La démocratie, c'est peut-être le moins pire des régimes politiques mais certainement pas le meilleur des régimes artistiques. Pour nourrir nos oreilles nous avons besoin de dictateurs éclairés, des Phil Spector, des Neptunes. Le seul espoir des maisons de disque, c'est de réapprendre à trouver et entretenir des talents au lieu de les écraser. Comme le suggérait Frank Zappa, il faudrait peut-être réembaucher des types qui n'y connaissent rien à la musique.

 

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Des kilomètres de Roche pour Sébastien Tellier

Posté par Maxence le 10.04.09 à 14:29 | tags : électro, vidéos musicales, pop

Avouons-le, de "Kilometer" le jouissif ou de "Roche" le rêve kitsch, on ne sait que choisir.

 

Toujours est-il que c'est avec bonheur que Sébastien Tellier nous rappelle aux bons souvenirs de Sexuality, son fabuleux (et incompris) album estival, avec ces deux vidéos hédonistes, parfaits reflets de ce que nous imaginions dans nos fantasmes (les plus fous, il faut bien le dire) à l'écoute de le magnum opus du Français. Trip régressif 70's, design millésimé de la même période, plastique tout en lignes fluides, corps dénudés et diaphanes sur une plage éternellement ensoleillée, arpegio italo disco, humour décalé ("les filles changent de couleurs de peau", elle deviennent bleues !), ces deux nouvelles vidéos (surtout "Kilometer") s'imposent comme le complément visuel d'un album dont on rêverait sincèrement qu'il puisse être un film.

 

Sur ces deux clips, Tellier christique, barbu et lunetté de noir (as usual), plonge dans la luxure et la mégalo puis s'évade un instant sur une plage de Biarritz en été, histoire de rêver sur les rochers, à celle qui serait vraiment "amoureuse de Sébastien". La seule qu'il n'ait pas eu, et donc absente de la cohorte de groupies présentes sur un "Kilometer" à la fois moite et mélancolique. Il est comme ça Tellier, paradoxal. C'est notre plus grande vedette contemporaine et notre martyre de la hype. Ne lui jetez pas la roche, pardon, la pierre...

 

Sébastien Tellier - Kilomètre
Sébastien Tellier - Roche



Pourquoi il faut aller voir Yuksek en live

Posté par LovelyRita le 10.04.09 à 11:48 | tags : électro, live, youtube

Yuksek pouvait-il faire mieux sur scène que sur son album, Away From The Sea. Interrogation, thèse/anti-thèse, constat, conclusion... une vraie table ronde à l'intérieur de nos cerveaux lors de son concert à la Cigale, hier soir.

 

La question a occupé notre esprit avant de mettre le pied dans la salle. Should i stay, should i go... Les plantes à arroser, la machine à laver à lancer, et puis un Envoyé Spécial "Garçon-fille : le choix du sexe de son enfant". En fait, c'est ridicule l'émission a déjà commencé... on rentre dans l'enceinte. Mais pourquoi faire preuve de tant d'indécisions alors que le public s'est rendu en masse pour voir Yuksek et que l'on apprécie personnellement Away From The Sea ! Aucune raison de faire la fine bouche, et pourtant !

 

On ne remettra pas en question les qualités évidentes de Away From The Sea (chroniqué ici), pop, dansant et global, on veut bien croire aussi qu'il est peut-être le producteur français de l'année, mais pour le live le Rémois Pierre-Alexandre Busson a 1h et quelques pour sa défense.

 

C'est seul, mais vraiment seul, que Yuksek a fait face à la Cigale. Aurait pas aimé être à sa place, même si le public était vraisemblablement acquis à sa cause. Des centaines de personnes à chauffer, moi, je sais pas comment faire. Rock, pop, ou purement électro, les différentes cathédrales ont trouvé un terrain d'entente hier soir grâce à Yuksek. Alors que les ThE BeWiTcHeD hAnDs On ThE tOp Of OuR hEaDs (en 1ère partie) trop nombreux et brouillons ont fourni une prestation trop généreuse et dissipée bien que sympathique, c'est l'économe Yuksek qui a le plus impressionné. Bluffé de voir un seul homme, arquebouté sur ses platines et prenant le micro, secouer les gens à l'unisson ; on adhère facilement à l'enthousiasme de la salle. Si on peut parfois se laisser porter par la présence de la foule, hier c'est de manière quasi scientifique que l'on a apprécié le talent de Yuksek. Mélodies fredonnées, hymnes entonnés (les paroles de "Tonight"), rythmes fièvreux. Entre les imparables tubes à danser ("Extraball" ou "Tonight") et la sublime ballade "So Far Away From The Sea" (jouée hier avec ses amis de The Bewitched), Yuksek règne en maître au royaume des influences pop, disco, électro, rock, pop et psyché. Les convoquant à propos en live, il satisfait les envies et besoins de tout le monde. Ce qui était déjà probant sur son Away From The Sea méritait tout de même une deuxième expertise, celle du live, juste pour confirmer que derrière Yuksek, le producteur, se cache aussi un assez bon "songwriter électro".

 

Yuksek - Tonight (live à la Cigale - avril 2009)
 
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Who Are You vous demande Flu

Posté par LovelyRita le 10.04.09 à 09:29 | tags : flu

Who are you?
Who who, who who?
Who are you?
Who who, who who?

 

Oui, qui êtes-vous et quels usages du net faites-vous ? Voilà des questions que l'on se pose sur Fluctuat et pour lesquelles nous souhaiterions trouver des éléments de réponse. Vous êtes beaucoup à vous croiser sur le site en plein milieu de la nuit, en journée grâce au wi-fri gratuit du Mac Do ou au boulot. Nous nous sommes déjà rencontrés il y a quelques mois, mais vous avez sûrement changé depuis. Dans le but de dresser le portrait type de notre internaute et de connaître ses habitudes de navigation, Flu met en place un questionnaire en ligne ici-même (ça vous prendra un peu plus de 10 min) et pour vous remercier vous aurez également la possibilité de gagner la somme de 5 000 euros.

 

I really wanna know
Oh I really wanna know
Come on tell me who are you
You
You
Ow...you!

 

 


The Who - Who Are You



Sale Pute, le faux procès d'OrelSan

Posté par Carter le 09.04.09 à 16:45 | tags : politique, hip hop, news

Il y a parfois des informations que l'on fait exprès d'éviter tant la lassitude de devoir traiter un sujet ridicule nous envahit. Et voilà deux semaines qu'un vent de polémique archaïque souffle sur le nom d'OrelSan. Sa présence au Printemps de Bourges aurait réveillé les mâchoires des réactionnaires butés.

 

Le motif ? Le rappeur caennais a écrit il y a deux ans un morceau où il expliquait la haine que lui inspirait le fait de s'être fait tromper. Pour exprimer l'intensité de sa déception amoureuse, il allait jusqu'à imaginer des morts atroces pour son ex-aimée. Un thème romantique classique qu'il a l'outrecuidance de traiter avec son langage expressif. D'où polémique.



Dans son délire imbécile, la région Centre a menacé le Printemps de Bourges de supprimer une partie des aides pour les prochaines éditions si le rappeur n'était pas déprogrammé. Fort heureusement pour l'humanité (tant qu'à politiser le débat autant y aller franco), les organisateurs refusent de céder à ces pressions.



On ne s'amusera pas à sortir des paroles de leur contexte comme ses détracteurs l'ont fait pour appuyer leur propos. Et on ne diffusera pas non plus le clip de "Sale Pute" sur ce blog. Car le morceau était bien innocent avant que l'on ne l'expose bêtement pour le condamner. Ceux qui, comme nous, le connaissait depuis longtemps, en rigolait et n'y voyaient aucune source de problème sociétal majeur. On se disait tout au plus "oh, il y va fort ".

 


On peut comprendre que cela choque les oreilles non averties, mais interpeller son public n'est-il pas le rôle d'un artiste ? Malheureusement certains préfèrent aboyer plutôt que de penser. C'est bien dommage, car si l'on s'en tient à leur raisonnement, autant brûler tous les albums de Gainsbourg pour les paroles de "Lemon Incest". Cerise sur le gâteau, ce morceau ne figure pas sur son seul album Perdu D'Avance et OrelSan a même clairement dit qu'il ne le jouerait pas en live. Ses détracteurs sont donc triplement stupides :

 

1 : Ils lui font une pub monstre et lui donne un statut de provocateur, ce que la qualité de sa musique ne lui permettrait normalement pas.

2 : Ils perdent du crédit et n'aident vraiment pas à prendre en considération les problèmes pourtant encore vivaces des femmes dans la société.

3 : Ils me font perdre mon temps à devoir écrire cette news.


Aussi je vais arrêter les frais et laisser la parole à OrelSan, qui a dû récemment faire une explication de texte aux censeurs ayant oublié leurs cours de français de seconde :


OrelSan - All Apologies
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Wavves : les nouveaux Pavement ?

Posté par Myosotis le 09.04.09 à 12:13 | tags : youtube, pop, rock

Nouveaux Pavement, peut-être pas, mais Nathan Williams, homme-lige originaire de San Diego et taulier (quasi unique) de Wavves, est en train de faire le plus grand bien à la musique surf rock, autrement baptisée ces dernières décennies, skate rock (parce qu'il est plus facile de faire de la planche que du surf).

 

Le deuxième album de Wavves (l'album s'appelle Wavvves avec 3 "v") est une des meilleures surprises de ce début d'année, à l'image de ces deux morceaux : "So Bored", au titre si emblématiquement slacker qu'on ne devrait même pas avoir besoin de le souligner, et "To The Dregs", autre petite pépite hard-fi de moins de 2 minutes.

 

Wavves joue vite, fort, marie électronique et furia à guitares. Sur Wavvves, on trouve un peu de tout mais surtout des mélodies imparables qui ne sont pas sans rappeler les premiers Pavement bien sûr par leur côté évident ET alambiqué mais aussi les incontournables The Jesus and Mary Chain et autres groupes noisy pop qu'on convoque à chaque fois dans ce genre de situations (un peu de My Bloody Valentine, un brin de Sonic Youth, un chouia de Pixies pour l'énergie).
 
 
Pour faire simple, et si on veut s'enflammer, on peut résumer l'arrivée de Wavves (Williams a 22 ans) à la rencontre improbable de l'esprit de Nirvana et de Stephen Malkmus avec la musique des frères Reid. Du tout bon pour ce deuxième album qui suit un premier (Wavves avec 2 v celui-là - l'homme est joueur), presque aussi épatant, et qui ne comporte quasiment aucun titre faible. De "Summer Goth" à "No Hope Kids" en passant par "Gun In The Sun" (ah, ces titres de charme), on prend tout sans baisser la tête.
 


Wavves - So Bored
 
 
Wavves - To The Dregs
 
 
 



L'application de Nine Inch Nails pour l'iPhone est-elle le futur de la musique ?

Posté par 2goldfish le 09.04.09 à 09:27 | tags : news, geek, ipod, web 2.0, music biz

Il reste aujourd'hui deux types de personnes qui écoutent Nine Inch Nails : les goths et les geeks.Les geeks d'Apple en particulier. Du coup, transformer l'expérience du déjà très complet site Nin.com en application pour l'iPhone était une quasi-obligation pour Trent Reznor.

 

Après le succès du Tap Tap Revenge (le guitar hero de l'iPhone) édition spéciale NIN, "NIN access" pousse les choses encore plus loin. Non seulement vous avez accès à tout le site nin.com en version customisée pour l'écran de l'iPhone, avec les milliers de remixes, de vidéos, de photos et autres goodies mis en ligne gratuitement ainsi qu'aux chats entre fans, avec en prime l'intégration d'un plugin google earth qui vous permet de faire savoir à tout le monde où vous êtes. Si vous prenez une photo avec votre iPhone pendant un concert de NIN via l'application dédiée, cette dernière saura vous localiser et publier automatiquement votre cliché dans la rubrique "photo" de ce concert dans la base de donnée du site. Vous pouvez aussi simplement écouter, mais Trent Reznor a semble-t-il peur que vous vous ennuyiez.

 

Mais tout ça veut aussi dire que vous savez où se trouvent les autres fans de NIN sur le chat, que vous pouvez si vous habitez dans une grande ville trouver un fan de NIN près de vous en moins de deux. Ca n'est sans doute pas l'intention originale de Reznor mais tout ça va probablement finir en site de rencontre pour plans cul entre fans. Comme tout ce qu'à fait Reznor depuis qu'il s'est libéré de son contrat avec Universal, cette application va augmenter la cote de popularité de Trent au près de ses nombreux fans et laisser le reste du monde indifférent.

 

A l'exception du monde de la musique : on imagine bien à l'avenir de telles applications pour chaque artiste un peu populaire. Nombreux sont ceux qui de Lady Gaga aux Black Lips ont déjà proposé une application beaucoup plus rudimentaire mais qui ne demande qu'à être upgradées. U2 a déjà passé un deal avec Blackberry pour la création d'une application semblable (toujours près de leurs sous, ils ont préféré que Blackberry leur paye la création d'une application plutôt que de la financer eux-mêmes pour iPhone).

 

L'avenir appartient-il donc aux artistes qui proposeront une expérience complète du web et de la vie à travers leur propre prisme ? On imagine un futur plein de niches et de fans autistes. Puis on se dit qu'au train où vont les choses, dans quinze ans aucun artiste n'aura probablement encore un nombre suffisant de fans dévoués pour organiser ce genre de choses. Si Nine Inch Nails représente l'avenir de la musique, ce n'est qu'à moyen terme. Les jeunes artistes qui n'ont pas un large public pré-existant doivent encore trouver leur propre business model.

 

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Harbour Boat Trip : Trentemoller nous mène en bateau

Posté par Maxence le 08.04.09 à 17:41 | tags : new wave, rock, pop, électro
 

A nouveau label, nouvelles idées et projets innovants. Ainsi, le nouveau venu HFN Music se lance dans la compétition avec une série plutôt originale et bien vue : offrir une balade virtuelle en musique autour des ports de la planète. L'idée derrière Harbour Boat Trips étant de proposer à une série d'artistes d'évoquer les images, les sentiments et les ambiances auxquels leur font penser les ports de leur ville.

 

Le premier volume de cette collection Harbour Boat Trips - Copenhagen by Trentemøller, est, comme son titre l'indique, sous la responsabilité de notre Danois favori, Anders Trentemoller qui nous présente ainsi de façon onirique le port de sa ville natale. Un retour attendu, et surtout officiel, derrière les platines pour celui qui, après une foule de maxis, un premier album sans faute (The Last Resort en 2006) et un mix album (The Trentemoller Chronicles), nous avait déjà offert The Polar Mix, un double mix gratuit disponible sur le net il y a quelques mois.

 

Toujours éclectique, Trentemoller affiche pourtant une nette préférence pour les morceaux mélancoliques et cheesy inspirés par la pop sombre et la new wave relevée d'une pointe d'électro. On retrouve donc Gravenhurst, le protégé folk rock de Warp, Beach House, les fabuleux Grouper, le gentil Caribou, mais aussi Suicide, The Raveonettes (dont une reprise du "She's Lost Control" de Joy Division avec Trentemoller lui-même) ou encore A Place to Bury Strangers, Two Lone Swordsmen et The Brian Jonestown Massacre dans leurs oeuvres les plus calmes.

 

Au final une excellente sélection, à l'image de son créateur, parfaite pour errer sur les quais entre les entrepôts, les bassins de mouillage, les ferry, les porte-conteneurs, chaluts en cale sèche et carcasses rouillées d'immenses navires abandonnés, avant d'aller dire bonjour à la fameuse "petite sirène" d'Edvard Eriksen qui observe l'océan sous les murailles du "Kastellets" protégeant la ville.

 

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Google offre des téléchargements gratuits... En Chine

Posté par 2goldfish le 08.04.09 à 12:57 | tags : music biz, news, web

En 2009, Google est le premier moteur de recherche sur toute la planète. Toute ? Non, un petit pays d'irréductibles milliards de Chinois résiste encore et toujours au moteur de recherche américain. En Chine, le marché est dominé par Baidu, un moteur de recherche local qui a l'avantage indéniable de ne pas avoir à se plier aux dictats des industries du copyright.

 

Voyez-vous dans nos pays occidentaux à nous, quand vous tapez le nom d'un artiste vous tombez d'abord sur des sites officiels, des Myspace, des Wikipedia, des Fluctuat... Mais vous ne tombez pas sur certains des sites les plus visités concernant cet artiste : Mininova, The Pirate Bay et autres hauts lieux du téléchargement illicite. C'est pour faire plaisir à l'industrie du disque et à celle du film que Google pipote ses résultats comme ça. En Chine, Google était donc bien sage comme en Occident jusqu'ici, et se voyait devancé par Baidu qui non seulement offre une interface mieux adaptée aux envies et besoins des internautes chinois mais en plus n'hésite pas à vous proposer des liens directement vers des fichiers mp3 ou des films en téléchargement gratuit.

 

Pour contrer Baidu, Google vient donc de passer un accord avec les plus groses maisons de disques. Quand il ne s'agit pas de l'Occident, le géant de la recherche sur internet semble faire preuve de pragmatisme, et il va pouvoir offrir légalement des téléchargements de musique gratuits aux Chinois. Le tout sera financé par la pub, qui arrivera peut-être en Chine où l'économie se porte un peu mieux qu'ici. Personne dans l'histoire n'a parlé de ce que toucheront les artistes. L'expérience tendrait à penser qu'ils toucheront à peu près autant avec Google Chine qu'avec Baidu, c'est à dire rien.

 

Source

 

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Rock en Seine 2009, la programmation officielle

Posté par LovelyRita le 08.04.09 à 10:07 | tags : news, rock, rock en seine, agenda
programmation de rock en seine 2009 : The Prodigy, MGMT, Vampire Weekend, Bloc Party, Birdy Nam Nam, Oasis

Annoncée pour le 8 avril, la prog de Rock en Seine se dévoile sur Fluctuat pour son édition 2009, qui se tiendra les 28, 29 et 30 août 2009.


Cette année, le Domaine de St Cloud accueillera donc

le vendredi 28 :
Oasis, Madness, Bloc Party, Amy MacDonald, Vitalic, Vampire Weekend, Just Jack et James Hunter

le samedi 29 :
Faith No More, The Offspring, Birdy Nam Nam, Esser et Kitty Daisy and Lewis

le dimanche 30 :
The Prodigy, MGMT, Eagles of Death Metal, Sliimy, Robin McKelle, Sammy Decoster et Baba Maal

Rock en Seine entend cette année programmer une quarantaine de concerts, à cette vingtaine de noms s'ajouteront donc au fil des semaines de nouvelles têtes.

Chez Flu on trépigne déjà et particulièrement à l'idée de voir la bouille d'Esser et les staches des EODT

 

 

Les places sont d'ores et déjà en vente ici-même
Pass 3 jours à 99 €
Billet 1 jour à 45 €

et pour ceux qui souhaitent se faire rembourser leurs places de 2008, suite à l'annulation d'Amy Winehouse, vous pouvez toujours le faire sur le site de Rock en Seine jusqu'au 7 mai 2009.

 

Reste encore une vingtaine de groupes à faire jouer... complétez la prog sur le forum musique de Fluctuat

 

 

 

Voir le site de Rock en Seine

 

 




Chers Deerhoof, c'est quoi ce truc ?

Posté par 2goldfish le 08.04.09 à 09:39 | tags : rigolo, videos musicales, rock

"Eaguru Guru", c'est un titre, ça ? C'est un single ? C'est vraiment une chanson, ce truc ? C'est un clip ?! Ca ressemble à quelque chose ?

 

Quand on est Deerhoof, la réponse est oui. Bienvenue au pays de fais ce qu'il te plait.

 

Deerhoof - Eaguru Guru

 




Morr Music : Les jolies choses

Posté par Maxence le 07.04.09 à 17:17 | tags : pop, électro


Il est des labels comme ça, dont on ne parle plus. Des structures qui ont eu leur heure de gloire et dont on n'entend quasiment plus parler (en France tout du moins, pays de l'obscurantisme pop) alors qu'elles continuent coûte que coûte leur long travail de découverte et de mise en avant de musiques authentiques et sincères. De belles musiques, souvent discrètes. Des jolies choses toutes simples dont le label allemand Morr Music semble s'être fait le spécialiste, et ce, depuis 10 ans cette année.

 

Il faut dire que Thomas Morr le patron est une personne pas ordinaire. C'est même quelqu'un d'extraordinaire. Connu grâce à la parution de Neon Golden qui restera quoiqu'on en dise le meilleur album de The Notwist, l'Allemand fut aussi à l'origine de la découverte de Lali Puna et de toute la galaxie Console. Aussi fan d'electronica onirique, tendance Seefeel, Aphex Twin, Plaid ou Boards of Canada, que de pop, Thomas Morr cultive également un goût prononcé pour certains groupes, ou scènes, emblématiques, qui lui donnent l'occasion d'exprimer les aspects les plus mélodiques, et souvent mélancoliques, des musiques électroniques, du post-rock et aujourd'hui du folk, de l'americana et de la pop. On lui doit par exemple la fameuse double compilation hommage aux Smiths, Putting The Morr Back in Morissey, qui voyait la crème de l'electronica des 90's reprendre les standards des héros de Manchester, ou encore Blue Skied An' Clear, dédié au groupe shoegaze tardif Slowdive. Un label auquel on doit également Isan, Phonem, Mùm, B. Fleischmann, Solvent ou Piano Magic pour ne citer que les plus électroniques de ses artistes, et plus récemment, Electric President, Sin Fang Bous, Tarwater, Butcher The Bar ou Surf City dont nous parlait notre collaborateur 2Goldfish il y a peu.

 

Depuis environ deux ans, il semblerait donc bien que le patron de ce (trop) discret label pour esthètes timides prenne une direction de plus en plus pop et de plus en plus discrète. Preuve en est avec les trois dernières parutions de la structure berlinoise. C'est tout d'abord le folk pop de The Wooden Bird d'Austin, Texas, qui se posent là comme petits frères des Yo La Tengo sur Magnolia, avec son échange et sa balance entre voix féminines et masculines chuchotées, mais c'est également Speak Low, le nouvel album de Masha Qrella, évoluant à son habitude entre pop, rock et shoegazing soft bordé d'electronica discrète, un peu à la manière de Notwist comme un trait d'union entre Berlin et le New Jersey indé des 90's.

 

Pour finir on notera la parution de Not Given Lightly, A Tribute to the Giant Golden Book of New Zealands Alternative Music Scene, une énorme double compilation consacrée cette fois à la fabuleuse et prolifique scène néo-zélandaise des années 80 (The Chills, The Verlaines, Peter Jefferies, The Bats, The Clean, David Kilgour, etc.) sur laquelle interviennent les susdits Tarwater, Isan, Lali Puna, Masha Qrella, mais aussi Contrivia, Seabear, Populous ou encore Saroos et People Press Play, tous ces petits groupes, auteurs de jolies choses malheureusement ignorées de tous parce que trop timides et trop sages. Il serait temps que cela change non ?

 

Allez, en guise d'illustration, "Destination Vertical", un clip de Masha Qrella, tiré de son avant dernier album Unsolved Remains :

 

 
 
Plus de vidéos Morr Music sur Youtube



We Made You, le retour d'Eminem en clip

Posté par 2goldfish le 07.04.09 à 14:58 | tags : videos musicales, rigolo, usa, news, hip hop
C'est aujourd'hui qu'a été dévoilé sur MTV le clip "We Made You", le premier single extrait de l'album Relapse.
 
Eminem s'y déguise en au moins une dizaine de personnages, fait des blagues sur une vingtaine d'autres et hop, on se croirait revenus en 2002. Même les blagues sont un peu datées, d'ailleurs : Jessica Simpson, Kim Kardashian, Sarah Palin... On se croirait sur le blog de Perez Hilton en 2007-2008. Où sont Rihanna et Chris Brown, Lady Gaga et Obama ?
 
Personne ne sera choqué par cette chanson, si ce n'est par le flow rouillé d'Eminem, le beat mou et le refrain qui ne parvient pas vraiment à nous rester en tête. Finalement, 2002 semble bien loin.
 
 

 

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Les Beatles (vivants) se reforment pour promouvoir la méditation...

Posté par Myosotis le 07.04.09 à 09:36 | tags : uk, youtube, pop, rock

Cela n'arrive (en moyenne) que tous les 7 ans : les Beatles (vivants - c'est-à-dire sans... John Lennon et George Harrison, excusés pour cause de mort) se sont reformés l'espace d'un demi-soir lors d'une manifestation "caritative" à New York organisée par le réalisateur David Lynch.

 

Il faut dire que la cause défendue par le cinéaste en vaut la peine (sic) : il s'agit de récolter de l'argent en faveur de l'enseignement dans les écoles américaines (et du monde) de la méditation transcendantale. Lynch est un fervent défenseur de cette sous-école de la pensée magique ou du "positive thinking" qui aurait la vertu de transcender le mal pour faire le bien, de résoudre les problèmes du monde et de faire accéder l'homme à un niveau de sagesse (transcendantale donc) supérieur à un état normal de conscience. Hum..... Paul McCartney faisait la tête d'affiche à cette petite soirée entre amis du show-bizz allumé et Ringo Starr (par principe) plus ou moins l'ouverture - compte tenu de son état de célébrité et de son talent légendaire. Bon prince, Mc Cartney a invité son ancien batteur (quand il ne lui piquait pas ses baguettes) à partager avec lui quelques morceaux dont "With A Little Help From My Friends" et "Cosmically Conscious" (titre 100% Mc Cartney). En l'invitant sur scène, Mc Cartney joueur a annoncé la venue de Billy Shears, pseudo de Ringo utilisé sur l'albumSergent Pepper's. On s'amuse comme on peut. Rendez-vous dans quelques années pour la revanche.... Question : quel sera celui des 2 derniers Beatles qui pourra donner un concert hommage en faveur de l'autre ?
 
 

Ringo Starr & Paul Mc Cartney - Charity Show in NY
 



Lo Recordings : Repère de gentils freaks

Posté par Maxence le 06.04.09 à 17:55 | tags : électro, news


Certains se souviennent peut-être de notre chronique enthousiaste de Milky Disco, vol. 1 il y a un an ? Ceux-là seront certainement heureux d'apprendre que Lo Recordings, le label excentrique de John Tye remet le couvert, ou plutôt "les" couverts, avec un second volume copieux en forme de double compilation !

Les petits plats sont mis dans les grands en effet sur ce Milky Disco 2 : Let's Go Freak Out, qui célèbre la folie douce des temps modernes avec une platée d'artistes oeuvrant dans le domaine du néo-disco, du baléaric, de l'electronica malicieuse et ensoleillée, du psychédélisme électronique ou de l'ambient gazeux (pour ne pas dire fumeux). Au programme de ce très beau (et bon) double CD, on retrouvera les fleurons de la structure britannique, l'Américain Hatchback, qui nous avait déjà offert un magnifique album l'an dernier, ainsi que son compère, Daniel Judd aka Sorcerer, avec lequel il forme le duo Windsurf, mais aussi Black Mustang (le projet de John Tye lui-même), Kerrier District (side project de Luke Vibert), Georges Vert, le Français Black Devil Disco Club remixé par Richard Sen de Padded Cell, Soft Rocks ou encore Glass Candy. Une armada de talents auxquels viennent s'ajouter une foule de jeunes pousses (Ghost Note, Gatto Fritto, Nite Jewel, Pink Stalone, Soft Circle, etc.)

Gargantuesque donc, cette compilation, qui ne présente que la face radieuse de l'electronica actuelle largement inspirée par les 70's, toute de mélodies, de clins d'oeil disco, de débordements krautrock et de coups de coudes soft rock californien. A l'instar du précédent volume, Milky Disco 2 est l'événement printannier à ne pas manquer !

 

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Mongrel est dans la place : politique et hip hop

Posté par Myosotis le 06.04.09 à 15:23 | tags : youtube, hip hop, uk

Mongrel ressemble à un super-groupe sans en être un tout à fait. Formé en 2008 par le bassiste des Arctic Monkeys Andy Nicholson, le bassiste des Babyshambles Drew Mc Connell, John Mc Clure et Joe Moskow des Reverend and the Makers, la superstructure est finalement meilleure que la somme de ses parties, oeuvrant, il faut l'avouer, dans un tout autre registre que les groupes à guitares.

 

Si Mongrel (bâtard/mélangé en anglais, référence au melting pot musical et ethnique qui compose le groupe) est la révélation hip hop (musiques urbaines, sic) de ce début d'année, ce n'est pas tant parce que, pour la première fois, l'album d'un nouveau groupe a été distribué gratuitement par un journal (de gauche) : The Independant, que parce que le groupe renoue de bien belle manière avec l'engagement politique et fait exactement ce qu'il faut pour plaire à tout le monde. Engagement. Bons sentiments. Anti militarisme. Solidarités raciales...

 

Organisée autour de musiciens et de rappeurs invités, la musique de Mongrel est une critique en règle du gouvernement, du racisme ethnique et social qui, selon ses têtes pensantes, ravage l'Angleterre. Avec son rappeur d'origine irakienne, Low Key, le groupe bénéficie d'un porte-voix terriblement original et légitime pour parler de terrorisme et de la multiplication des contrôles au faciès. L'album est un mélange sonore aussi audacieux que son affreuse pochette. On y entend de la soul, du rap, des riffs assez puissants, de la guimauve ainsi que beaucoup de prêchi-prêcha en faveur ou en défaveur de tas de trucs cool ou uncool : la guerre, la paix, les noirs, le rock, l'aide sociale, l'Irak, le terrorisme... Les voix sont tantôt époustouflantes, tantôt horripilantes, sans que cela retire au disque sa fraîcheur, son énergie et sa formidable envie de faire le show, comme on dit à la Nouvelle Star. Un peu fatigant par son engagement justement, le groupe parvient grâce à Mc Clure notamment (et à son bel organe) à livrer quelques titres imparables comme le flippant "Julian", à la limite du psychédélisme et du grand n'importe quoi qui marche. A l'échelle du disque, Better Than Heavy/ Better Than Dub ferait passer n'importe quel album de Gorillaz comme un modèle de cohérence sonore.
 
 
A l'image de ce qu'il sert sur scène, Mongrel est une belle machine de guerre un brin hype mais qu'il ne faut ni surestimer, ni sous-estimer. Une bonne surprise comme on en a eu un certain nombre déjà en 2009.
 
 
Edit : Pour rappel le groupe devait être en concert en France dans les jours à venir, mais les dates de Marseille, Lille, Strasbourg et Paris ont été annulées.
 




Phoenix à Saturday Night Live

Posté par LovelyRita le 06.04.09 à 10:08 | tags : usa, télévision, live, pop, rock

Le groupe français Phoenix, finalement plus aimé aux USA qu'en France, était sur le plateau de l'émission Saturday Night Live ce week-end où ils ont joué 2 titres de leur album à venir Wolfgang Amadeus Phoenix (sortie le 25/05).

 

Avec des têtes d'affiche comme Daft Punk, Air ou plus récemment Justice, le groupe versaillais fait partie des bons ambassadeurs de la scène française à l'étranger et pop-rock en particulier. Si jusqu'ici, l'électro française se laisse apprécier à l'étranger, ce n'est pas vraiment le cas de notre scène pop-rock. Très écouté aux Etats-Unis, le groupe de Thomas Mars a eu l'honneur d'être le premier groupe français à être invité sur le plateau de la très regardée émission Saturday Night Live. Quelques semaines avant la sortie de Wolfgang Amadeus Phoenix, Phoenix était donc le 4 avril à SNL pour interpréter "Lisztomania" et "1901".

 

Phoenix - Lisztomania



Stereomood, la radio émo

Posté par 2goldfish le 06.04.09 à 09:41 | tags : web 2.0, web, radio

Stereomood se décrit comme une "emotional radio" qui vous propose de la musique adaptée à votre humeur. Ce n'est pas le premier site à proposer des playlists accessibles via un nuage de tags. Sur la page d'accueil, vous avez en effet un tel nuage qui propose des playlists pour chaque occasion : "Sunday Morning", "Cooking Time", "Busy As A Bee"... Les mp3 qui sont joués sont piochés sur des blogs et taggués par les créateurs du site et les utilisateurs. Il n'y a vraiment rien de bien révolutionnaire dans ce concept situé quelque part entre Last.fm et Hype Machine.

 

Stereomood, c'est le B.A-BA du web2.0, donc, mais c'est aussi un lien très cool, parce que neuf et donc pas encore pourri par une armée d'utilisateurs qui taggueront tout et n'importe quoi n'importe comment. Les playlists sont pour l'instant d'une qualité surprenante. Et puis il y a aussi la possibilité de recréer ses propres playlists, même si sur ce terrain là, Stereomood n'est pas près de concurrencer Deezer ou Spotify.




Kurt Cobain adulé et parodié

Posté par Carter le 05.04.09 à 14:29 | tags : youtube, anniversaire, news, vidéos musicales, cimetière, rigolo, rock

Le 5 avril 1994, la flamme de Kurt Cobain s'éteignait, entraînant dans un souffle amer les rêves de millions de fans transis de par le monde. Une voix, une âme, un Artiste, devenu depuis un symbole pour toute une génération grâce à la force de ses convictions et ses chemises à carreaux pas repassées... Mais bon, ça y est ça fait 15 ans que l'idole des jeunes est morte, alors on peut commencer à déconner un peu sur sa dépouille sans craindre de représailles des rabat-joies. Commençons sans plus attendre avec cette pub absurde pour des serviettes hygiéniques, recommandées par Kurt himself !

 

 

 

Fake Kurt Cobain - Panty Smile commercial


Comme vous l'avez remarqué, il s'agit bien sûr d'un faux Kurt Cobain. Mais n'allez pas croire que celui-ci était avare d'autodérision. L'image glamour de rockeur écorché vif qui lui colle à la peau ne sied guère à celui qui voulait avant tout interpeller son public. De plus, Kurt était un sacré déconneur quand il n'était pas insulté de "nouvelle icône rock" ou de "meilleur chanteur du moment". Preuve en est avec cette pub pour la sortie d'In Utero dans laquelle figure également Krist Novoselic et Dave Grohl. Et oui Nirvana faisait des pubs.

 

In Utero commercial

Dans un style toujours plus gras, voici la parodie de "Smells Like Teen Spirit" par "Weird Al" Yankovic, célèbre aux States pour ses parodies musicales (il en a fait plus de 150) mais peu connu en France. Sur "Smells Like Nirvana", Weird Al se moque ouvertement des paroles vagues du défunt songwriter. Le problème c'est qu'avec ses lunettes et ses mimiques, l'humoriste ressemble plus à Gart Algar de Wayne's World qu'à Kurt Cobain.

 

Weird Al Yankovic - Smells Like Nirvana

Mais personne n'a mieux saisi Kurt Cobain que Richard Cheese. Lui seul a compris que la chanson "Rape Me" était en fait une ode à la femme, à sa sauvage beauté, et que Kurt ne faisait qu'exprimer la violence que lui inspirait cette ardente source de désir. Aussi lui rend-il hommage dans une reprise éclairée de ce tube, souvent décriée à tort par les moralisateurs pudibonds. Très bon à diffuser pour inviter la dame pour qui votre coeur se languit lors d'un rallye ou d'un enterrement, par exemple. Attention la vidéo contient un trucage, ça n'est pas vraiment Kurt Cobain qui chante en fait. Il s'agit d'une illusion médiatique de fort belle facture, donc ne vous y trompez pas.

 

Richard Cheese - Rape Me

 

 

Et on finit par la France, avec les merveilleux Rolling Bidochons pour une reprise bien beauf de "Rape Me". Oui, encore "Rape Me" mais en version culinaire cette fois, et en français dans le texte s'il vous plaît. Beaucoup moins subtile et drôle que Richard Cheese, la vidéo rappelle les heures bénies de l'humour français, dignement représenté dans les années 90 par Drôle de Jeu, Robles et Gigot et Charly et Lulu. C'est aussi ça l'esprit grunge.

 

Les Rolling Bidochons - Crêperie

Pour ceux qui seraient offusqués que l'on tourne en dérision Kurt Cobain plutôt que de se recueillir une enième fois sur sa tombe, sachez que je considère ceci comme un hommage. Après tout, si il y a bien une valeur revendiquée par le grunge c'est bien l'iconoclasme. Alors prout.



R'n'b des Balkans : Miss Platnum reprend Justin Timberlake en vidéo

Posté par LovelyRita le 04.04.09 à 10:26 | tags : cover, rnb, pop, live

Faut-il vous dire que l'on aimait déjà beaucoup "Sexy Back" de Justin Timberlake et que c'est coup double quand c'est Miss Platnum qui se charge d'en faire une reprise avec la mélodie de "Ya Rayah" en fil conducteur.

 

Miss Platnum, chanteuse allemande d'origine roumaine, essaye, depuis des mois, de nous faire croire que le duo r'n'b/musiques traditionnelles des balkans est une valeur sûre au même titre que le poire/chocolat. Certains ont du rire au début, mais force est d'avouer que son album Chefa (à sortir le 20/04) atteint en bonne partie ses promesses avec les titres "Chefa", "Life", "Mercedes Benz" ou "Do You". Petit événement lors des dernières Transmusicales, Miss P également a mis le feu à la Bellevilloise.

 

Mêler l'air popularisé par Rachid Taha à l'un des tubes du golden boy, ça peut effectivement provoquer une descente d'organe sur le papier, mais tout est à sa place dans la vidéo ci-dessous, filmée par le staff de Grandcrew. Pour voir le reste de sa prestation aux Nuits Zebrées, c'est ici.

 

 

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Clark : Nouvel Ep chez Warp !

Posté par Maxence le 03.04.09 à 17:01 | tags : youtube, électro, news

Bonne nouvelle pour les fans, Clark, le mutant electronica adepte des breaks et des bleeps énervés sur fond de mélodies nébuleuses, revient avec un nouvel EP ravageur qui fait suite au déjà bien allumé Turning Dragon !

 

Exilé (comme beaucoup de producteurs aujourd'hui) à Berlin, capitale électro, le Britannique nous offre 6 nouveaux titres particulièrement inspirés dont le déjà tubesque "Growls Garden" sur lequel le producteur chante ! Une première pour ce petit frère d'Aphex Twin et cousin taré de Boards of Canada. Synthétiseurs en vrilles, beat lourds mais agiles, mélodie ravageuse, "Growls Garden" mériterait largement le titre de meilleur morceau post-electronica de l'année !



Difficile de faire mieux, voire même aussi bien après une telle introduction vous direz-vous ? Erreur ! En effet, Clark ne se laisse pas démonter, et prouve que Berlin ne produit pas que des clones minimal techno en balançant "The Magnet Mine", étourdissant deuxième track hanté de gribouillis électros sautillants, entre funk saturé (voir le final chanté lui aussi) et hip hop martien. Les quatres autres morceaux sont à l'avenant (on notera au passage le presque dancefloor "Seaweed", le booty break minimal tordu de "Gonk Roughage" et l'ambient angélique de "Farewell Mining Town") et signent donc le retour en grande forme d'un des plus excitants poulains de l'écurie Warp, qui fête par ailleurs ses 20 ans cette année (comme le temps passe !). On en reparle très vite !



En bonus, la vidéo de "Growls Garden" :

 

 
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Metronomy, séance cardio au Trabendo

Posté par LovelyRita le 03.04.09 à 12:52 | tags : youtube, uk, pop, live

On est forcé de dire que l'on s'y attendait, mais que notre coeur a quand même pris un sacré coup hier au concert de Metronomy à base de vas-y que je te fasse une première partie disco tempo avant de t'emmener à l'abbatoir.

 

Metronomy live concertOriginellement programmé à la Maroquinerie, le concert de Metronomy a tenu ses promesses et plus, auprès du public du Trabendo qui depuis la sortie de leur "premier" album n'avait pas vu le groupe depuis novembre 2008 (?). Plusieurs mois d'attente pendant lesquels Nights Out est passé d'album sympathique mais inégal à un disque obsessionnel et incidieux. Un sacré coup bas tout comme leur prestation d'hier, qui on s'en doutait, allait nous faire monter le sang à la tête... on ne savait juste pas à quel moment. Joseph Mount, leader du groupe, entame le concert en restant dans le ton de la soirée donné par la première partie Jupiter (auteur d'un remix de "Heartbreaker") : pop, disco, tapissé de nappes de claviers. Le début du concert est plus que bien, le public suit le chemin indiqué par les trois Anglais, conscient qu'il est que le concert passera vite de 3 à 5 étoiles. On évolue entre décor de film mis en musique par John Carpenter, boîte de nuit heureuse et salle de sport.

 

Si la qualité du concert d'hier doit beaucoup à la prestation du groupe, l'enthousiasme de la salle fût également un atout de la soirée, l'un se nourrissant de l'énergie de l'autre et inversement. A ce petit jeu, on se demande même si nous n'avons pas plus payé de notre personne que le groupe lui-même, actif, lumineux, un brin luisant, certes mais pas aussi humides et frénétiques que nous. Derrière leurs instruments, on imagine bien le groupe et en particulier Joseph Mount (méconnu en 2007 et considéré comme l'un des génies de la production en 2008) se délecter, comme tout prof d'aérobic qui se respecte, de voir son assemblée enchaîner des séries de mouvements incohérents et les épidermes de chacun luire. Les bouches s'ouvrent à souhait sur les refrains de "Heartbreaker" ou sur "Radio Ladio", sans que chacun ne sache vraiment ce qu'il chante. Ayant réservé les morceaux les plus dopés pour la fin du set : le désaxé "The End of You Too", "Radio Ladio", "A Thing For Me", le magnifique "Heartbreaker", Metronomy aura accélèré dangereusement le rythme cardiaque d'une assistance dont le coeur aura pris hier quelques années au compteur. Le groupe poursuit sa route ce soir à Poitiers, avant de revenir à Paris en septembre à la Cigale.

 

Metronomy - My Heart Rate Rapid (live)

 

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Animal Collective, My Girls en mieux

Posté par 2goldfish le 03.04.09 à 09:44 | tags : pop, psychedelique

On avait beaucoup aimé le clip officiel de "My Girls" d'Animal Collective, malgré ses faux airs d'audition pour une pub iPod. Il tressautait et hypnotisait un peu comme la chanson mais il oubliait aussi totalement les paroles. Il faut dire que tout le monde les a oublié au moment de s'extasier sur la musique, et c'est plutôt généreux. Les paroles de "My Girls" sont mauvaises. On ne peut même pas dire que c'est une question de goût, ces paroles, c'est simplement n'importe quoi : "I don't mean to seem like I care about material things like a social status". Un statut social, ça n'est pas une chose matérielle ! Comment aucun membre du groupe ne s'en est-il aperçu ? Peut-être est-ce parce que les mots "social status" ne collent pas vraiment avec la chanson et que Panda Bear est obligé de manger la dernière syllabe ?

 

Quoi qu'il en soit, "My Girls" est censé être une chanson qui parle de soucis matériels, de responsabilité, de famille... Pas de lampes à bulles et de LSD. C'est une des raisons pour lesquelles ce clip non officiel signé Rob Chesnutt est bien meilleur, avec ces vidéos multiples qui suivent le rythme de la chanson et ces images nostalgio-psychédéliques.

 




Les Femmes s'en Mêlent 2009 : la prog à frange

Posté par Carter le 02.04.09 à 16:53 | tags : agenda, pop, news

La douzième édition des Femmes s'en Mêlent aura lieu du 15 au 30 avril prochains dans toute la France.

 

Comme son nom l'indique, ce festival a pour particularité de ne programmer que des groupes menés par le beau sexe. Un favoritisme qui tient plus d'une volonté d'être original que d'une discrimination anti-testostérone. En effet, contrairement à d'autres domaines, la place des femmes n'est plus à prouver en musique. Et ce n'est pas la programmation de cette année qui viendra contredire cette assertion.

 

En mettant l'accent sur le pop-rock, le line up compte 28 groupes au total, dont Battant, Le Corps Mince de Françoise, Telepathe, Lucy and the Popsonics, etc. Rien de vraiment flabistouflant, mais on peut faire confiance aux programmateurs (trices ?) de ce festival pour nous réserver de belles surprises parmi les groupes que nous (je) ne connaissons pas. Pour rappel, ils ont déjà fait jouer les années précédentes Peaches, CSS, Moriarty, Metric, Tender Forever, j'en passe et des meilleures.

 

Il est bon de noter que ce festival ne concerne pas que Paris, mais aussi 23 autres villes françaises. Il avait même tenté de s'expatrier en Espagne et en Allemagne l'année dernière, mais ce n'est visiblement plus le cas pour l'édition 2009. 28 groupes sur 24 villes pendant 15 jours, voilà qui force le respect.

 

Réserver vos places pour les Femmes s'en Mêlent

 

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DJ Shadow de retour derrière la console... de jeu !

Posté par Maxence le 02.04.09 à 14:35 | tags : news, hip hop, électro

 


Activision, la compagnie à l'origine du fameux jeu Guitar Hero, aurait engagé DJ Shadow, prince des platines et roi du sampler californien, pour tester l'interface de son nouveau produit appelé de manière très "originale", DJ Hero. Accompagné de Z-Trip, le Californien a donc eu la charge de paramétrer le hardware du système avec les développeurs. A l'instar de Guitar Hero et sa (ridicule) petite guitare en plastique, DJ Hero fonctionnera de la même façon : le joueur s'escrimant à reproduire avec virtuosité, enchaînements, scratch, cut et break sur une platine reproduite selon le modèle standard.

 

Une reconversion en beta-testeur qui pourrait décevoir les fans du DJ américain qui n'a plus produit grand chose de passionnant depuis un bail, même si celui-ci se rattrape largement en participant à la géniale aventure de The Mighty Underdog. Dernière compilation du label new yorkais Def Jux, ce manifeste hip hop contemporain regroupe étonnement la crème du hip hop de la côte Ouest, ainsi qu'une foule d'invités inattendus. Sur ce Droppin' Science Fiction de très haute tenue, les amateurs retrouveront donc DJ Shadow mais également Gift of Gab (Blackalicious), Lateef The Truthspeaker, Headnodic, Jurassic 5, MF Doom, ainsi que le Français 20syl d'Hcus Pocus et les fils Marley (Damian et Julian). Voilà pour ceux qui pensaient encore que le hip hop était mort.

 

Les autres devront encore attendre DJ Hero pour rivaliser sur console avec les standards de Grandmaster Flash, Afrika Bambaataa, Mix Master Mike (également engagé pour tester pour DJ Hero), Rob Swift, Coldcut ou les Freestylers.

 

Pour les faire patienter, une petite démonstration en vidéo par The X-Ecutioners :

 




Les meilleurs poissons d'avril 2009

Posté par 2goldfish le 02.04.09 à 10:18 | tags : news, rigolo

Pour qui écrit sur un blog, le premier avril, l'internet entier était devenu hier un champ de mine. Partout avaient surgi des news formidables qui auraient fait notre bonheur en tant normal mais, malheureusement, une ou deux seulement n'étaient pas des blagues. Et ce n'est généralement pas celles qu'on croit. Si donc une ou deux des infos suivantes s'avèrent finalement authentiques, veuillez nous en excuser :

 

- Björk rejoint Led Zeppelin ! C'est sur Björk.com et c'est la news qu'on aimerait le plus voir devenir une réalité.

- Téléchargez gratuitement le nouvel album de Nine Inch Nails produit par Timbaland ! (featuring Fergie, Alicia Keys, Jay-Z, Bono... ). C'est le poisson d'avril le plus élaboré du lot, avec un vrai faux site très réussi.

- Johnny Hallyday la comédie musicale ! Johnny Hallyday actionnaire de l'humanité ! Johnny Hallyday en couple avec Mylène Farmer ! (en France, on est aussi drôle qu'on est doué pour le rock'n'roll)

- Hadopi va pipoter Google ! Ah non, finalement, celle là c'est vrai... Alors rattrapons nous avec Hadopi, c'est fini !

- Warner Bros rachète The Pirate Bay !

 

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Spandau Ballet revient : tout mais pas ça !

Posté par Myosotis le 02.04.09 à 09:21 | tags : uk, reformation, rock, pop, news, soul, youtube
On n'osait pas y croire tout à fait mais certains s'y étaient résignés depuis que la vague des reformations avait pris forme, enveloppant chaque groupe de rock déposé par l'histoire dans son grand rouleau mercantile : il fallait bien que cela arrive un jour. Spandau Ballet se reforme. Tous aux abris.
 
 
La musique de Spandau Ballet ne peut être décrite par un autre mot que celui de "mixture", mixture de pop, de jazz (entendre de saxo dégoulinant), de soul, de funk, et de synth pop emblématique de ce qui a pu se faire de pire dans les années 80. Le groupe, anglais comme il se doit, a annoncé hier très officiellement sa reformation lors d'une cérémonie (discrète) sur le HMS Belfast, un navire de guerre parqué sur les bords de la Tamise à Londres. Spandau Ballet va se promener en 2009 lors d'une tournée d'échauffement qui sera l'occasion pour les plus jeunes de découvrir leurs plus grands succès : les horribles "Pleasure", "I'll Fly With You" et autres joyeusetés, par exemple, issues de leur meilleur (pire) album, True, sorti en 1983. Avec le Spandau Ballet, on n'imagine que vont revenir à la mode les tenues incroyables de cette époque, le groupe ayant, avec Duran Duran, aidé à façonner les pires associations costumières du vingtième siècle. Esthétique New Romantics, puis look costumé façon années 1940, le Spandau Ballet brilla sur la scène internationale pendant deux ou trois ans (1982-1984, quelque chose comme ça) avant de s'éteindre brutalement après un disque piteux en 1989 (Heart Like A Sky, l'un des 20 plus mauvais disques de tous les temps) qui précipita leur séparation.
 
 
En 2009, leur leader historique Gary Kemp, qui fait l'acteur depuis, sera bien de la partie ainsi que tous les membres originaux dont son compère en chef Steve Norman, responsable (et coupable) des arrangements légendaires du groupe. Rendez-vous sur le site du groupe pour connaître les endroits et les jours où il ne faudra pas se trouver cette année.
 

Spandau Ballet - I'll Fly for You
 



Bono et U2, évadés fiscaux

Posté par 2goldfish le 01.04.09 à 18:14 | tags : people, politique, news

Il faut remercier David Sharrock, correspondant irlandais au Times, pour avoir enfin obtenu de Bono qu'il s'exprime sur un sujet que tout le monde semble soigneusement éviter quand il l'interviewe : l'évasion fiscale. Depuis qu'en 2006, l'Irlande a mis un plafond à 280 000 euros à l'exemption d'impôt sur le revenu accordée aux artistes, U2 paye ses impôts en Hollande où le groupe est moins taxé. On dira ce qu'on veut des autres évadés fiscaux comme Johnny Hallyday mais au moins il ne passe pas son temps à donner la leçon aux gouvernements du monde sur la manière de dépenser leur argent. Si on se permet d'avoir un avis sur les impôts, la moindre des choses c'est d'abord de les payer.

 

Bono n'est pas exactement d'accord : "Je comprends pourquoi les gens hors d'Irlande ne comprennent pas comment nous somme arrivés dans la situation prospère que le pays connait actuellement. Tout le monde en Irlande sait qu'il y a des gens très intelligents au gouvernement et aux impôts qui ont créé une architecture fiscale qui a profité à la nation entière. C'était une façon d'attirer à notre pays des gens qui n'y auraient normalement pas investi et qui ont rapporté des millions au Ministère des finances. Ce qui serait hypocrite pour nous ce serait donc de ne pas profiter de l'offre fiscale compétitive de la Hollande. La vraie question que les gens doivent se poser sur la politique fiscale en Irlande c'est : "La nation en a-t-elle bénéficié" et bien sûr la réponse est oui, un très large oui. Il n'y a donc aucune hypocrisie pour moi. Nous faisons partie d'un système qui a grandement bénéficié à la nation." En fait justement non, ils n'en font pas partie, c'est là tout le problème. Pour un homme avec une telle fibre internationale, Bono devrait peut-être essayer de voir un peu plus loin que l'Irlande quand il calcule les bénéfices d'un système : quand il dinait avec un chef d'état étranger et qu'il lui demandait un effort financier, aucun ne lui a-t-il répondu qu'il aurait bien aimé dépenser l'argent que ses contribuables évadés en Irlande ne lui versaient plus ?

 

Quand le journaliste revient à la charge, en évoquant les accusations de l'ONG Christian Aid qui cite le nom de Bono dans son rapport "Mort et Taxes : le vrai prix de l'Evasion Fiscale", il répond : "Ca fait mal quand la critique vient de l'international. Mais je ne peux pas parler sans trahir ma relation avec le groupe." C'est pourtant ce qu'il fait dans toutes les interviews et à tous les sujets. C'est ce qu'il vient de faire à la question précédente ! Il parle tout le temps. il est porte parole de U2 ! "Alors j'encaisse. Pour les gens qui ne connaissent pas notre musique, c'est très facile de prendre une position contre nous. Ils croient aux stéréotypes et aux caricatures qu'on fait de nous." On croyait pourtant que tout le monde connaissait la musique de U2. On doit se tromper, parce qu'il existe apparemment des chansons connues de Bono seul qui expliquent pourquoi il n'est pas hypocrite pour lui de tout faire pour payer moins d'impôt tout en demandant aux gouvernements occidentaux de dépenser plus. En attendant de les entendre, ce n'est pas en interview qu'on aura une réponse de Bono là dessus.

Source




Les belles promesses de Rock en Seine 2009

Posté par Carter le 01.04.09 à 15:04 | tags : news, rock, rock en seine, agenda
rock en seine 2009

 

Quelques noms ont été révélés par Zegut pour la septième édition de Rock en Seine, qui aura lieu les 28, 29 et 30 août prochain.

 

Hé oui, avec le retour des beaux jours on pense forcément aux festivals qui font chaque année vibrer notre mélomanie sous un soleil ardent. Même si nous sommes moins gâtés en France que nos voisins européens, on a tout de même un festival qui a déjà programmé Rage Against The Machine, Björk, Arcade Fire, Muse, Radiohead, etc. Rock en Seine nous promet cette année encore des groupes du même accabit.

 

On devrait donc voir défiler Oasis, Bloc Party, Fires of Rome, Sammy Decoster, Vampire Weekend, NTM, et... roulement de tambour... Faith No More, avec le line-up d'Album Of The Year s'il vous plaît ! Parmi le déluge de reformations auxquelles on a le droit depuis quelques années, je dois bien avouer que celle-ci me met particulièrement en joie, et que leur présence en France est un cadeau du ciel.

 

Les rumeurs qui circulaient sur la venue de Pearl Jam seraient en revanche infondées. Dommage car rien qu'avec ces deux monstres ricains, le festival était bien parti pour afficher le plus beau line-up de son histoire. On parle également de The Prodigy pour prendre la tête d'une journée électro. Si c'est le cas je vous conseille d'y foncer car la prestation des britons tazés était tout bonnement jouissive lors de leur concert au Zénith. D'après le blog non officiel du festival, Bloc Party jouerait le vendredi avec Vampire Weekend et The Prodigy le dimanche.

 

N'oubliez pas que si vous aviez été floué par l'annulation polémique d'Amy Winehouse en 2008, vous disposerez d'une réduction de 18 euros sur le ticket 2009. Toutes les infos pour procéder sont sur le site officiel de Rock en Seine. La programmation officielle sera dévoilée le 8 avril sur Flu. Les places pour le festival seront également en vente à partir de cette date.

 

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Neil Young et la crise

Posté par 2goldfish le 01.04.09 à 10:10 | tags : rock, rigolo, folk, videos musicales, usa

Ce qui est terrible, quand on est un artiste un peu vieux comme Neil Young, c'est que plus personne ne s'intéresse à vos nouveaux projets. Nombre de ses fans ont pris l'annonce de la sortie de son nouvel album Fork in the Road comme une mauvaise nouvelle.

 

Ce n'est pas cette sortie que les fans attendent mais celle d'un coffret anthologique de ses raretés des seventies qu'on annonce depuis longtemps et qui pour des raisons de marketing évidentes ne pourra pas sortir tant que le cycle promo de Fork In The Road ne sera pas terminé. Heureusement, ce cycle promo devrait être assez court puisque Fork in The Road est un album concept consacré aux voitures éléctriques Lincvolt.

 

Le public ne sera peut-être pas intéressé par ce millionième album de Young et de son concept sorti de nulle part, mais Neil Young fait ce qu'il veut, comme toujours. La preuve avec cette nouvelle vidéo pour la chanson "Cough Up The Bucks" qui présage d'un album terrible dans tous les sens du mot. Terrible mais rigolo.

 

 
Et en effet, au moment même où je tapais ces mots, tombe la nouvelle que le coffret Neil Young Archives volume 1 : 1963-1972 va finalement sortir le 2 juin. Il couvrira la carrière de Young de ses débuts dans le groupe canadien The Squires à son seul réel succès commercial en solo, l'album Harvest. Il contiendra, selon les éditions, huit à dix disques, CD, DVD ou Blu Ray et il peut d'ores et déjà être pré-commandé pour une somme allant de cent à trois cent dollars. Chaque coffret contient aussi un gros bouquin plein de textes et de photos, de quoi rendre fou n'importe quel fan. Personnellement, j'attends surtout un second coffret qui couvrirait le reste des années soixante-dix, de Tonight's The Night à Rust Never Sleeps. Je risque d'attendre longtemps.
 
 





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