Archives > Juin 2009Que faire de son billet de concert pour Michael Jackson ?C'est la question que se posent depuis vendredi dernier, les 750 000 personnes, qui devaient assister à la série de 50 concerts que Michael Jackson devait donner à Londres cet été. AEG Live, société organisatrice de l'événement, a annoncé cette semaine les solutions proposées.
![]() 01. Se faire rembourser le ticket, acheté par la voie officielle entre 50 et 150 $ AEG remboursera les billets achetés sous réserve de pouvoir présenter une preuve d'achat. Ebay a ceci dit, déclaré, qu'il rembourserait aussi les personnes ayant remporté des enchères sur son site.
02. Renoncer au remboursement pour garder le ticket du concert qui n'aura jamais lieu Dans son communiqué, la société précise que ceux qui n'auraient pas reçu leur ticket physique à ce jour, pouvaient toujours en faire la demande, renonçant bien sûr au remboursement. Imprimés en huit couleurs différentes et un effet 3D, les tickets auraient été designés, en partie, par le chanteur. AEG a bien compris ici que les billets pour les concerts que MJ n'a pas pu assurer pour cause de mort avaient valeur de souvenir.
03. Revendre sa place à prix d'or pour payer ses vacances Les vendeurs sur Ebay l'ont encore mieux compris qu'AEG, puisque des billets se revendent déjà pour des prix allant de 2 à 395 $ ; et pour 1 $ vous pouvez aussi acheter un des divers mails qu'AEG a envoyé à ses clients (mail de confirmation, mail d'annonce de l'annulation).
Pour combler ses pertes, AEG a évoqué la sortie d'un dvd des dernières répét de MJ à l'O2. Les autres problèmes que rencontre le promoteur concernent notamment l'avance, qui se compte en millions, payée à MJ. L'Arena 02 quant à elle, se trouve aussi dans une impasse face aux 50 soirs qu'elle a bloqués pour ces concerts. Les modalités de remboursement exactes seront publiées ici mercredi.Rejoignez le Record Club de BeckPour sa dernière transformation en date, Beck abandonne le songwriter ennuyeux qu'il était devenu pour réapparaitre en "cover man", parce qu'après tout, le monde et l'internet avaient sans doute besoin de plus de reprises.
En particulier de reprises du Velvet Underground. Sur le site de Beck on découvre en effet que ce dernier a lancé un "record club" : il compte rassembler, régulièrement, des amis et réenregistrer en une journée de travail intensif l'intégralité d'un album qu'il révélera ensuite chanson par chanson à un rythme hebdomadaire sur son site. Et non, son projet de reprendre l'intégralité d'Evol de Sonic Youth ne fait même pas partie du record club.
Le premier album à subir ce traitement est The Velvet Underground & Nico, un choix franchement décevant tant on a déjà trop entendu de bonnes et mauvaises reprises d'un des albums les plus connus et les plus faciles à jouer de l'histoire du rock. Toujours est-il que c'est Beck, qu'il reprend "Sunday Morning" avec une bande de potes qui inclue Joey Waronker (célèbre batteur de studio), Nigel Godrich (plus célèbre producteur de Radiohead) et Giovanni Ribisi (moins célèbre acteur, dont on se demande ce qu'il fait là). C'est merveilleux, la Californie, tout le monde est copain.
Et la suite ? The Soft Bulletin des Flaming Lips, un album de Wilco ? En tout cas, retrouvez chaque semaine sur Fluctuat, la reprise de Beck.
Beck - Sunday Morning (reprise The Velvet Underground)
Beck - Waiting For My Man (reprise The Velvet Underground)
Voir aussi Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pasQuelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince. Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque. Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés. MJ, James Brown and Prince on stage
Voir aussi Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !![]()
Dans un récent entretien accordé à nos excellents confrères de Noise, Thurston Moore de Sonic Youth, se déclarait fortement influencé, ou du moins, "très attaché", à l'oeuvre magnétique de The Wipers qu'il avait redécouvert sur le tard (il y a deux ou trois ans). The Wipers, infortuné groupe pré-grunge de Portland en Oregon, fondé par Greg Sage à la fin des années 70 (77 et oui, ça ne s'invente pas !), un guitariste et chanteur à la voix mélancolique même dans la rage la plus froide. A trois, nos nettoyeurs (le sens premier de "to wipe") se rendirent responsables d'une poignée de disques séminaux (allons-y) parmi lesquels les incontournables (et introuvables sauf, à certains endroits, mais on ne vous a rien dit), Youth of America et Land of the Lost. A la fois métallique et extrêmement mélodique, la musique des Wipers était pour le moins unique, et elle le reste, près de 30 ans après son invention et, malheureusement, 10 ans après sa complète extinction.
Et en souvenir, un morceau de The Wipers, "Youth of America", tiré de l'album éponyme, 10 minutes de folies électrique, le "Mother Sky" punk rock (Enjoy !) Voir aussi - la chronique de The Eternal - la chronique de Bitte Orca des Dirty Projectors Automator sublime le 3ème album de KasabianIl faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.
Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.
Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.
Kasabian - Vlad The Impaler
Kasabian - Fire
Voir aussi Dance party improvisée au Sasquatch Music FestivalMichael Jackson, une histoire en samples
![]()
Michael Jackson aura été l'un des artistes les plus influents de ces trente dernières années. Il suffit pour s'en rendre compte de regarder Usher danser, d'écouter Justin Timberlake chanter ou de faire preuve d'un peu de psychologie et d'imagination en considérant M Pokora. On peut aussi regarder cette "sample map" réalisée par Ethan Hein pour voir qu'il y a beaucoup plus de flèches qui partent de MJ que de flèches qui vont vers lui.
Du coup, plutôt que de réécouter Thriller comme tout le monde, on va se faire quelques vidéos de morceaux qui samplent l'oeuvre du mort de la semaine.
"Got To Give It Up" d'Aaliyah featuring Slick Rick : une reprise de Marvin Gaye qui sample "Billie Jean". Ca fait beaucoup de morts.
"100 miles and runnin" de N.W.A. qui sample "Thriller". Près de dix ans après MJ, NWA faisait encaore plus peur dans les chaumières.
"Breakadawn" de De La Soul qui sample "I Can't Help It" et en fait meilleur usage que les nombreux autres artistes qui ont eu la même idée après eux.
"Good Life" de Kanye West featuring T-Pain qui sample "PYT". Attendons une semaine ou deux que Kanye se proclame nouveau roi de la pop.
Voir aussi Sky Saxon est mort aussiOn n'en entendra forcément moins parler que de l'autre mort des dernières 24 heures (non, pas celle de Farah Fawcett) mais Sky Saxon, ancien leaders des Seeds, est mort lui aussi.
Il avait fondé les Seeds en 1965, l'un des meilleurs groupes de garage proto punk de Los Angeles à l'époque. Très vite cependant, le groupe s'est aventuré vers des terrains psychédéliques qui sentaient fort le cerveau brûlé. Après la séparation du groupe en 1969, Sky Saxon a continué sa carrière entre disques solos, groupes à la vie courte et tentatives de s'établir comme gourou à Hawaï.
Aux dernières nouvelles, Sky Saxon avait "reformé" les Seeds avec de tout nouveaux musiciens, tournait à travers le monde pour jouer des classiques garages rock et prêcher sa théorie selon laquelle les cheveux longs sont des antennes vers le cosmos.
The Seeds - Can't Seem To Make You Mine Album photo : Michael Jackson and friendsPosté par LovelyRita le 26.06.09 à 18:39 | tags : pop
Populaire, Michael Jackson l'était ! La preuve en images avec une galerie de photos où vous pourrez croiser le King of Pop au bras de Madonna ou aux côtés de Jacques Chirac.
Dans ce diaporama vous trouverez une série de personnalités de la musique, mais aussi de la politique... une carrière pleine de rencontres, certaines anecdotiques, d'autres plus déterminantes dans la carrière de Jackson. Voir le diaporama Michael Jackson et ses amis
![]()
Voir aussi Michael Jackson et ses meilleurs clipsGénie de la pop, Michael Jackson était de ces artistes touche-à-tout ne laissant rien au hasard. De ses ses chorégraphies à ses looks, le musicien s'est aussi distingué par ses vidéos, vértiables bijoux pour certains. Sélection de clips qui auront marqué la carrière du King of Pop, grâce au diaporama les meilleurs clips vidéos de Michael Jackson.
![]()
Ces vidéos ont été des jalons dans la carrière de Michael Jackson mais elles ont aussi marqué la culture populaire, régulièrement classées dans les tops des meilleurs clips de tous les temps, détournées ou imitées. Parmi une clipographie riche, on peut citer le clip-court métrage de "Thriller" réalisé par John Landis ou encore celui de "Black or White" en avance sur son temps à l'époque, pour l'utilisation de la technique du morphing. De 1979 à 1995, retour sur Michael Jackson en clips.
Voir aussi Thriller de Michael Jackson en lego clipBel hommage à Michael Jackson que ce clip en légo. Difficile de trouver mieux qu'un clip tourné avec des jouets pour saluer la créativité d'un artiste aussi onirique que régressif.
Portrait de Michael Jackson Diaporama Michael Jackson et ses amis Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop" Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall En images : visitez Neverland, le ranch délirant de Michael JacksonPetite visite guidée en images du ranch que Michael Jackson a acquis en 1988 pour 17,5 millions de dollars. Onirique et mégalomaniaque, le domaine Neverland - dont le nom est inspiré du monde de Peter Pan - résume assez bien la personnalité de notre sympathique Bambi. Voir le diaporama de Neverland, le ranch de Michael Jackson
Portrait de Michael Jackson Diaporama Michael Jackson et ses amis Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop" Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall
Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren![]() Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.
O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)
Sur ceux, laissons-les chanter :
J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :
The crime of the century
(merci Frz pour celle là) Les réactions à la mort de Michael Jackson
- Madonna "ne peut pas s'arrêter de pleurer" - M.I.A. : "Michael Jackson. Les deux premiers mots d'anglais que j'ai su dire. Le futur est nul." (via Twitter) - 50 Cent a mis en ligne un morceau samplant MJ accompagné d'un très douteux photomontage et du commentaire "Michael Jackson King Of Pop / 50 cent, King Of Rap" - Snoop Dogg a bien sûr plus de classe et a passé une bonne heure dans son studio devant sa webcam à écouter des disques de Jackson en levant bien haut sa pimp cup pour porter des toasts en l'honneur de Bambi. - Saul Williams : "J'ai reçu une bourse grâce aux 25 millions qu'il avait donné à l'UNICEF pour les étudiants en arts de la scène. Merci MJ pour avoir inspiré et financé mon éducation." (Twitter) - Plusieurs ministres du gouvernement japonais se sont fendus d'un concert d'hommage. - Puff Daddy : "Michael m'a montré qu'on peut réellement voir le beat. Il donnait vie à la musique !! Il me manquera" (twitter) - Pete Wentz : "J'aurais pu mesurer ma vie, de mon enfance à maintenant, sur une courbe de croissance MJ. Si c'est vrai, RIP. La Dernière Légende" (twitter) - Un ami sur Facebook "a suspendu son fils au dessus du vide pendant une minute en hommage" - Michael Levine, chargé des relations publiques de MJ pendant son procès en 1993 : "Je dois avouer que je ne suis pas surpris par la nouvelle tragique du jour. Michael était pris dans un voyage incroyablement difficile et souvent autodestructeur depuis des années. Son talent était incontestable mais il était trop mal à l'aise avec les normes de ce monde. Un être humain ne peut pas supporter un tel niveau de stress pendant longtemps" Michael Jackson est mortMichael Jackson est mort. C'est le site du LA Times qui a été l'un des premiers médias a avoir annoncé la nouvelle. Flu vous propose de revenir sur l'existence hors du commun du génie de la pop.
![]() "Nous avons appris que Michael Jackson avait été emmené en ambulance dans un hôpital à Los Angeles", explique le site amériain TMZ. Toujours d'après le site, le "King of Pop" a succombé à un arrêt cardiaque à l'hopital. Joe Jackson, son père, avait déclaré que l'état physique de son fils était critique, sans parler de mort certaine. Rumeurs, infos à prendre avec des pincettes... Les services d'urgence n'ont en fait pas été en mesure de réanimer le chanteur vraisemblablement mort peu de temps avant son arrivée à l'hopital, à 0h30 passé. C'est dans sa demeure, dans le quartier d'Hollywood, que le chanteur a été victime de cette attaque qui survient alors qu'il s'apprêtait à donner une série de concerts à Londres, concerts qui devaient marquer son grand retour sur la scène musicale.
Hommage Michael Jackson sur Flu Portrait de Michael Jackson Diaporama Michael Jackson et ses amis Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop" Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall
Vous pouvez aussi réagir sur le forum dédié à la mort de Michael Jackson Le gang des DJ qui escroquaient les charts Le Daily Mail nous apprend que la police britannique a arrêté neuf personnes qui ont acheté de la musique sur Amazon et iTunes avec des cartes bancaires volées. Serait-ce les premiers criminels au monde à plus respecter la propriété intellectuelle que la propriété matérielle ? Oui, tant qu'il s'agit de la leur, puisque c'était leurs propres morceaux qu'ils téléchargeaient, récupérant ainsi au passage des royalties sur chaque vente.Ils ont uploadé via Tunecore les morceaux d'un complice DJ londonien (pour seulement 18£ par an) puis avec 1500 cartes bancaires volées ont acheté pour 460 000£ de musique, récoltant 200 000 £ en royalties. A 0.79£ la chanson sur iTunes, ça fait près de 600 000 ventes. Les criminels avaient donc le double bénéfice de blanchir l'argent via les plateformes de téléchargement et de faire de leur complice DJ une star des charts anglais. Le Daily Mail ne révèle malheureusement pas de qui il s'agit. On pourra jouer aux devinettes tant qu'on veut, le nombre d'artiste au succès inexplicable est bien trop grand. Toujours est-il que si Helmut Fritz continue à vendre de la musique, les forces de polices devraient peut-être se pencher sur son cas.
Voir aussi Das Racists : Pizza Hut & Taco Bell, le tube gras de l'étéPosté par 2goldfish le 25.06.09 à 09:26 | tags : tubes de l'été, rigolo, youtube, videos musicales, usa
Il existe apparement des endroits sur terre qui sentent deux fois plus le fromage chaud et la graisse que n'importe quel fast food. Ces endroits, ce sont les "combinations" Yum, du nom du géant qui possède à la fois Pizza Hut, Taco Bell et KFC. Des fast foods à double enseigne pour des artères bouchées deux fois plus vite. C'est le duo de rappeurs comiques Das Racists qui nous l'a appris avec son morceau "I'm at the combination Pizza Hut And Taco Bell".
![]() Ce titre c'est à peu près tout le texte de leur rap qui atteint des profondeurs intellectuelles oubliées depuis (au moins) "Who Let The Dogs Out". Pourtant (ou plutôt évidemment, diront les cyniques) ce petit morceau indépendant qui n'a même pas encore de clip gagne sans cesse en ubiquité depuis quelques mois aux USA et pourrait devenir le hit de l'été le plus entêtant depuis le "Chihuahua" de DJ Bobo. C'est stupide et suffisamment accrocheur pour que l'inexistence en France de ces "combinations" en France, ou celle des Taco Bell, ne soit même pas un obstacle au succès du titre chez nous. Le pire, sans doute, c'est qu'on trouve même ça plutôt sympa au début. A moins que ce ne soit que le morceau incite les journalistes en mal de profondeur à y voir une critique du consumérisme. Quoi qu'il en soit, cet été, ce truc va être gros.
Quoiqu'on pense de la supposée intelligence du truc, le remix de Wallpaper rend la chanson bien meilleure :
Voir aussi Other Lives : la nouvelle nouvelle (...) révélation du... moisJ'y vais profil bas cette fois, à force d'entendre que mes révélations de l'année sont toutes pourries. Mais Other Lives mérite le détour et je suis plutôt sûr de moi.
![]() Leur premier album est sorti il y a quelques semaines, ils ont fait l'ouverture en tournée pour The Decemberists et... personne n'en parle. Enfin, n'en parle encore. Other Lives s'est formé assez récemment à partir d'une formation, Kunek, qui ne faisait jusqu'ici que des instrumentaux. Kunek a sorti un unique album en 2006 avant de muer en autre chose et d'apprendre à parler. En mêlant les cuivres (trompettes) et la joueuse de clavier la plus jolie du monde, le groupe développe une sorte de musique cinématographique envoûtante qui n'est pas sans rappeler la filière espagnole des Migala, il y a quelques années, mais avec un chanteur laid-back au micro. Le tout est à la fois séduisant, intelligent et hautement mélancolique. Le single Black Tables, signe que la roue tourne, a été utilisé pour accompagner le premier épisode de la saison 5 (?) de Grey's Anatomy. Si c'est pas une référence ! Encore un bon point pour eux : ils sont produits par le légendaire Joey Waronker, un gars de Pacific Palisades, qui avait notamment travaillé en qualité de batteur (et gaucher) il y... hum... quinze ans sur les premiers Beck, avec les R.E.M. du début des années 80 puis en remplaçant Bill Berry sur la tournée 97. Généralement ce gars là ne se déplace pas pour rien (il a bossé avec E des Eels et a composé la BO du Gilliam, Lost in la mancha...). Convaincus ?
Other Lives - Paper Cities
Other Lives - Matador
Beth Ditto, fashion designer (pas trop) grande taille
C'est donc encore une de ces très bonnes raisons non musicales d'avoir Beth Ditto dans le paysage people international. Elle a vraiment la classe dans cette robe domino. Mais pourquoi, quand on va sur le site d'Evans, tous les autres modèles de la collection sont-ils portés par des mannequins qui remplissent à peine leur 42 ? Apparement, les belles déclarations de Ditto sur sa silhouette qu'elle assume, ça fait toujours moins vendre qu'une image de fille la moins grosse possible.
Gossip - Heavy Cross
Voir aussi Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco![]()
Et en exclu, "Love & Romance & A Special Person" extrait de prochain opus
Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?Ca sera sûrement l'un des groupes à suivre à l'automne 2009, soit parce que vous l'adorerez, soit parce que vous le détesterez et surtout parce que le shoegaze est revenu de ses cendres depuis quelques années. Girls, duo de San Francisco, vient de sortir le clip de son titre "Hellhole Ratrace" et sortira son album, Album, en septembre 2009.
![]() Sur "Hellhole Ratrace", Christopher Owens et Chet Jr White tentent sur presque 7 min (oui, c'est long) d'accompagner le revival shoegaze relancé par la reformation de son groupe la plus médiatisé, My Bloody Valentine. Depuis leur comeback live en 2008, bon nombre de nouvelles formations reprennent, comme elles le peuvent, le flambeau du mouvement que l'on dit éteint depuis le milieu des années 90. On en parlait il y a peu : The Pains of Being Pure At Heart, Stuck In The Sound qui a baptisé son 2nd album sous forme de clin d'oeil au genre, les Anglais de The Big Pink (dont le premier album devrait sortir cet automne) ou encore School Of Seven Bells.
Girls arrive donc à point nommé, entre le début de l'été et la hype autour du shoegaze, avec ce titre qui suce jusqu'à la moelle, la mélancolique du genre. C'est à partir du leitmotiv "and i dont want to cry my whole life through" qu'Aaron Brown (qui a déjà réalisé la vidéo de "Morning Light") illustre le single du duo par une virée nocturne de jeunes bohèmes. C'est en slowmotion, chiadé... ça a un peu trop vocation à être la bande-originale d'une génération perdue. Derrière des paroles gavées de miel ("I'm all alone with my deep thoughts", "I've got a sad song in my sweet heart"), "Hellhole Ratrace" shoegaze ou pas, est à prendre comme la petite ballade qui va nous emmener tout doucement vers la rentrée. Album sortira le 22 septembre chez True Panther Sounds/Matador et s'en suivra une tournée européenne du duo.
Girls - Hellhole Ratrace
Girls - Morning Light
Le single peut être téléchargé ici
Voir aussi Panic Switch : le tube des Silversun PickupsSilversun Pickups - Panic Switch Il y a des chansons qui valent mieux que les groupes qui les portent, des chansons qui dépassent la qualité de leurs auteurs et qui s'imposent malgré eux plus que grâce à eux comme des classiques ou des tubes imparables. C'est peut-être le cas de l'impeccable "Panic Switch" des Silversun Pickups, titre magnifique du dernier album, Swoon, de ce groupe de Los Angeles. Après un premier album qui évoquait avec bonheur les Smashing Pumpkins, le groupe de Brian Aubert a réglé la mire des guitares et du bruit pour composer cette impressionnante chanson noisy pop qui lorgne du côté de My Bloody Valentine ou d' Asobi Seksu. "Panic Switch" fait fureur sur scène et donne un attrait tout particulier à ce Swoon qui a pas mal de qualités, musicales notamment (la bassiste et chanteuse en second Nikki Monninger est un atout majeur du groupe), mais qui pêche sur des paroles un peu faiblardes et par la voix limitée et agaçante de son chanteur principal. L'ensemble reste de très haute volée, entre indie rock traditionnel, revival shoegaze (encore et toujours) et envolées FM ou rock college un brin attendues. Le groupe reste malgré tout l'une des révélations de cette année 2009, l'une des franchises les plus prometteuses du nouveau rock américain, un groupe qui développe un potentiel réel et qu'on aura plaisir à suivre et à retrouver à l'avenir. Au rang des belles surprises sonores, le long développement de "Draining", le pétillant "The Royal We" ou le bondissant hymne pop "There's no secrets This Year" qui ouvre le bal. Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés qui font la fête à Swoon depuis Coachella à genoux jusqu'à Bernard Lenoir, le grand manitou de France Inter, lequel a dû passer ce Panic Switch une bonne dizaine de fois déjà. A suivre... Silversun Pickups - Coachella Live 2009 - The Royal We
Voir aussi Les jeunes pousses aux Francofolies 2009La Fête de la Musique (consacrée cette année à 50 ans de chanson française) enfin passée, c'est les Francofolies qui va reprendre le flambeau de la défense des musiques de l'Hexagone. Créé au milieu des années 80, le festival de la Rochelle, a longtemps défendu les artistes français et consacre depuis quelques années une partie de sa programmation à des musiciens liés d'une certaine façon à la France, mais ne chantant pas forcément dans la langue de Molière.
![]() Pour sa 25ème édition, c'est encore une fois la scène de la Motte Rouge qui sera l'espace d'expression dédiée aux jeunes talents... Au hasard, du 10 au 14 juillet, vous pourrez voir Yuksek, la révélation french électro de l'année, les Naïve New Beaters et leur pop décomplexée, les velvetiens John & Jehn, le rap paisible d'Oxmo Puccino et le phénomène rap français de cette année, OrelSan. En dehors de cette scène, à noter la présence de : Stuck In The Sound, Nouvelle Vague, Christophe, Coming Soon, Arthur H, Thomas Fersen ou encore Sliimy, Birdy Nam Nam...
Flu vous fait d'ailleurs gagner des places pour les concerts de la Motte Rouge aux Francofolies, dans notre rubrique concours Voir le site des Francofolies
Voir aussi Payons tribut à Love & RocketsOn vient d'annoncer un album tribute à Love And Rockets intitulé New Tales To Tell. Vous vous direz peut-être que ce n'est pas une grande nouvelle parce que ce genre d'album ne regroupe souvent que deux-trois groupes connus (ici : The Flaming Lips, Frank Black, Puscifer, The Dandy Warhols) qui rendent hommage à une de leurs influences en reprenant vite fait une chanson au milieu d'illustres inconnus qui font la même chose pour se faire mousser. Au final on écoute ça une ou deux fois quand on est fan pour rigoler puis on envoie les 3/4 des mp3 à la corbeille. Ce ne sont pas les quelques extraits du tribute audibles sur Myspace qui vont nous faire revenir sur nos a priori.
L'intérêt véritable d'un tribute, bien sûr, c'est de nous rappeler à tous qu'il existait à une époque ce très bon groupe qu'on a un peu trop oublié. Love & Rockets fait vraiment partie de ceux là. Tout le monde les aimait dans les années 1980 et ils ont même eu un tube avec "So Alive" mais aujourd'hui ils ne font pas vraiment partie des noms qu'on cite le plus souvent. Peut-être parce qu'ils sont difficiles à décrire : "Love & Rockets, tu vois, c'est le groupe des anciens musiciens de Bauhaus mais c'est pas gothique. C'est psychédélique et noisy et glam, expérimental et rock'n'roll et dans leurs clips ils sont ultra-lookés comme des néo romantiques et aussi ils portent des costumes d'abeilles". Qui découvrirait le groupe aujourd'hui avec le clip de "Yin and Yang and the Flowerpot Man" ne comprendrait sans doute pas vraiment où ranger le groupe.
- Wavves se décompose à Primavera - Placebo : pourquoi c'était mieux avant... Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenirA une époque où la plupart des musiciens baissent les bras et commencent à comprendre que l'originalité est une terre qui restera pour beaucoup, totalement inaccessible, il est bon, vraiment bon, de découvrir des groupes comme Hecuba !
![]()
Derrière ce nom à coucher dehors (sous les palmiers, un cigare au bec ?) tiré d'une tragédie d'Euripide se cache deux Américains originaires de Los Angeles : Isabelle Albuquerque et Jon Beasley. Affilié (à tort) à la scène néo-hippie des Bat For Lashes et consorts, Hecuba sonne pourtant plutôt comme l'improbable croisement d'un Chuck Berry revisitant le répertoire de Glass Candy en compagnie d'Alan Vega de Suicide (sans oublier une touche de 13th Floor Elevators, fameux groupe de Rocky Ericson, pour le look). Autant dire qu'au sein de la production électro actuelle, ces deux là s'affichent comme de vrais extraterrestres en ces temps de nu disco omniprésent et de minimal agonisante. Electro pop alors ? Pas vraiment. Il n'y a qu'à écouter les percussions minimales, les cuivres, et le vrai souffle soul et rockabilly habillé d'un cuir électronique de "Suffering", leur premier excellent single inclassable.
Le clip quant à lui, est tout simplement le "tout meilleur" de 2009. Aussi personnel que leur musique, le duo s'y incarne en rockeurs 50's, amoureux de belles mécaniques mais également amoureux transis. "L'amour fait souffrir", telle est la moral intemporelle de cette adorable pop song décalée sur fond de synthés soutenue par une ryhtmique minimale.
Cadeau de Fluctuat, la vidéo de "Suffering" dont on peut assurer qu'il s'agit certainement d'un des singles de 2009 (à noter la présence de Devendra Banhart en guest) :
Voir aussi Comment être un musicien professionnel malheureux en 10 leçons
On pourrait ajouter "insulte tes fans", "fais leur un procès" ou crois que ta musique te rend plus important que les autres. Il y a des centaines de supertstars malheureuses dans le showbizz mais très peu qui comprennent pourquoi. C'est plutôt sympa de leur expliquer. Fête de la Musique 2009, demandez le programmeChaque année c'est toujours la grande inconnue ? Qu'aller voir à la Fête de la Musique. A Paris ou ailleurs en France, sélection de ce qu'il est possile d'aller voir.
![]()
PARIS Les Voyageurs de l'Espace à l'Auditorium du CNES
Les musiques improvisées à la Cité de la Musique
Carte blanche à Saul Williams à la Maroquinerie
Un triple au Point Ephémère
Pete Doherty annule son Château de Vincennes
Sous la Pyramide du Louvre
BORDEAUX
20 ans de la Rock School Barbey
LILLE
Plateau musiques électronqiues
LYON
Platines hip hop
LA GRANDE MOTTE
Mix sur la plage Wavves se décompose à PrimaveraWavves - Primavera 2009 Repérés ici comme l'un des meilleurs nouveaux groupes de cette année 2009, pour leur excellent album Wavvves, le duo américain s'est plus ou moins fait chasser de scène lors du très prestigieux festival Primavera, où émargeaient cette année, entre autres, Aphex Twin et My Bloody Valentine. Les Wavves, qui en étaient seulement à leur deuxième date européenne ont tout simplement raté leur concert : un réglage interminable de plus de 20 minutes devant un public qui s'impatiente, une balance jamais au point et un joyeux mélange jamais résolu, apparemment, entre leurs bandes et platines aura eu raison de leurs efforts. Incapables de jouer le moindre titre, meublant par des sons inepts et des impros de batteries sans véritable idée de manoeuvre, les Wavves ont parachevé leur désastre en se battant et en se poursuivant vaguement dans la foule. Le batteur a quitté un instant sa batterie pour déverser un verre de bière sur la tête de son compère et chanteur Nathan, lequel l'a copieusement insulté, tentant de le rattraper alors que l'autre se barrait de scène en jettant ses baguettes à la gueule de sa moitié. Nathan hurla "Espèce d'enculé, reviens ici, on n'a pas encore fini" avant de reprendre le manche et d'improviser quelque chose mais les techniciens avaient préféré arrêter les frais et déjà débranché le jeune groupe. Quelques chaussures, gobelets et noms d'oiseaux ont volé et puis voilà. Le groupe a annulé sa date suivante au Portugal. Puisqu'on est sympa quand même, petit air d'été avec ce "Summer Goth" très sautillant. Qui a dit frais ? Wavves - Summer Goth Commandez une chanson d'amour personnalisée sur Facebook
Les chansons de Gretel Prinn s'appellent toutes "I Heart X" (remplacez X par le nom du sujet de la chanson) et sont toutes un peu nulles. Bien sûr, elles sont écrites par une "non musicienne" autoproclamée qui ne passe jamais plus d'une heure à travailler sur ses compositions. Si vous voulez un conseil romantique, sachez que vous feriez bien mieux d'écrire vous-même la chanson. Faire presque aussi bien qu'elle n'est pas très difficile et sera bien plus apprecié. Il faut cependant reconnaitre à Annabel Linquist un certain don pour l'arnaque 2.0. Si vous avez une guitare et besoin d'un peu d'argent facile, on ne saurait que trop vous conseiller d'être un des premiers à lancer une variante sur ce concept, que ce soit de proposer des chansons d'amour en français, des chansons de haine ou des chansons de fête des mères. Dépêchez-vous par contre, dans trois mois le monde entier le fera pour moins de dix dollars.
- Via - Animal Collective met ses habits d'été"Summertime Clothes" est le second single extrait de Merriweather Post Pavilion d'Animal Collective et arrive accompagné de remixes de remixes par Zomby, Dam Funk et L.D. ainsi que d'un clip forcément surréaliste.
"Summertime Clothes" est une des chansons d'Avey Tare ("My Girls" était de Panda Bear) et rythmiquement ressemble plus qu'aucune autre chanson d'Animal Collective, à un bon vieux tube house. Quand celles du Panda vont plutôt faire la fête aux Caraïbes, celles d'Avey Tare tape du pied dans la boue d'une rave party. Les paroles parlent d'une ballade nocturne dans New York en pleine canicule, ce qui a apparement inspiré un clip qui regroupe des danseurs moustachus enfermés dans d'énormes testicules gonflables, une sculpture de glace siamoise effrayante, un autre danseur enfermé dans une burka et plein d'images subliminales flippantes. OK, Animal Collective veut bien tenter une chanson dansante et accessible mais si on veut en faire un tube, il ne faut pas compter sur eux pour nous aider.
Recherche bons plans pour la Fête de la Musique![]()
La fête de la Musique c'est ce dimanche et même s'il est de coutume de ne pas avoir de plans et de suivre son humeur du moment, Flu pense à ceux, qui au contraire, ont besoin de savoir où ils mettent les pieds.
Pour ne pas faire de cette fête de la musique un cauchemard éveillé, Fluctuat lance son appel à suggestions ! Vous êtes dans un groupe, vous organisez une soirée, bossez dans une salle de concert ou avez entendu parler d'un super concert ? Bref, vous avez le bon plan musique qui pourra sauver de la détresse vos compatriotes musicophiles, s'il vous plait, partagez ! Folk, rock anglo-saxon, bonne bossa nova, de la pure électro, du hip hop qui envoie... il en faut pour tout le monde.
Les meilleurs plans de la Fête de la Musique (n'importe où dans la France) seront donc publiés avant le jour J pour pouvoir rassurer les angoissés de cet événement annuel.
La boîte à idées est donc ouverte via les commentaires de ce billet (pensez à nous mettre un lien avec les détails de l'événement, le lieu, horaire et myspace des groupes...)
Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music![]() Dieu existe, Etienne l'a rencontré
C'est certainement l'évènement musical de la rentrée : Etienne Jaumet moitié du duo Zombie Zombie, multi-instrumentiste virtuose, amoureux de synthé analogique et membre de nombreux autres groupes dont Married Monk, Flop etc... signera en septembre Night Music, son premier album solo chez Versatile Records tout simplement produit par le dieu de la techno des origines made in Detroit, Carl Craig en personne !
Un album que votre serviteur a eu la chance d'écouter et qui s'avère plus cosmic et psychédélique que jamais. Avec sa pochette qui rend clairement hommage à la grande Kosmische Music allemande des 70's, Etienne Jaumet se hisse au rang jusqu'alors inégalé du E2-E4 de Manuel Gottsching (1984), pas moins ! Et même plus, puisque Night Music flirtant avec le jazz spatial de Sun Ra et les symphonies progressives de Klaus Schultze ou Tangerine Dream, est un parfait mêlange retrofuturiste de ce qui faisait la techno avant même qu'elle ne porte ce nom. Soit une musique d'avenir visionnaire, faite par des machines produisant des sons avant-gardistes (pour l'époque), et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien, de notre histoire et donc, désormais, de notre passé. Hypnotique, intersidéral, Night Music, qui bénéficie d'une pochette conçue par les studio La Boca, ceux-là même qui sont à l'origine du graphisme de DC Recordings, est une offrande française exceptionnelle au monde de la musique cosmic. On en reparle à la rentrée !
Voir aussi West Coast Theory : les dessous du hip-hop californienDocumentaire réalisé par les Français Maxime Giffard et Felix Tissier, West Coast Theory nous offre une plongée rare au cœur d'une des scènes majeures du rap américain : Los Angeles et ses environs. Terre du gangsta rap popularisé par NWA, Too $hort ou Snoop Dogg, mais aussi d'une scène hip-hop alternative incarnée par Dilated Peoples, DJ Revolution ou DJ Khalil, collaborateur de Dr Dre et producteur méconnu de Self Scientific.
![]()
Passées quelques considérations sur les particularités du son californien, fortement influencé par l'écoute en voiture (on voit même Evidence de Dilated sortir de son studio pour tester un morceau dans sa caisse), les palmiers et la guerre des gangs, West Coast Theory quitte assez rapidement l'analyse musico-sociologique de la West Side pour se concentrer sur l'univers des rats de studios qui fabriquent en coulisses les tubes qui font vibrer les dancefloors du monde entier. L'occasion pour certains de découvrir la vraie nature du travail d'un concepteur Hip-Hop, loin des clichés sur l'absence de créativité de la musique rap. Ici, les beatmakers sont de vrais touche-à-tout qui ne se contentent pas de séquencer une boucle en deux minutes. Ça découpe, ça gonfle, ça rejoue. Ça passe du sampler au clavier, de l'ordinateur à la basse. Le tout sous la houlette d'ingénieurs du son de légende, comme Richard "Segal" Huredia. Le mec qui rend fou vos voisins avec ses masterings de dingue chargés en basse.
Le teaser de West Coast Theory
Sortie du dvd le 18/06/09 chez Potemkine
Voir aussi Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 My Name Is Nobody : un nom à retenir…Dehors une pluie Bruxelloise incessante, mais j’ai retrouvé Vincent Dupas, alias My Name Is Nobody dont je vous avais déjà dit tout le bien que j’en pensais. Sur son dernier album, The Mentor, il est entouré des Desert Foxes, sa formation électrique et émérite. Soit l’orgue-wurlitzer de Faustine Seilman, une excellente section rythmique composée d’Erwan Fauchard (basse) et Franzl O’Gautreau (batterie), avec de surcroît le concours des banjoseries de Vassili Caillosse et d’un demi Berg Sans Nipple à la trompette et aux percus. (D’ailleurs, cette moitié de Berg Sans Nipple donne des petites touches qui rappellent immanquablement son excellente prestation sur le Next Year In Zion d’Herman Düne – écoutez "The Sea Sprays"…).
![]()
Pour les influences, c’est bien chez Arbouretum, Howe Gelb ou Palace Brothers qu’il faut aller chercher les mentors. Tantôt crispé comme la mâchoire du pionnier, tantôt relâché comme une balade en baudet entre deux déserts, le disque est une réussite totale. Le fil de l’histoire ne se perd jamais, et Dupas sait conter avec l’inflexion américaine juste. Un son profond et sincère se mue en tornade sur les puissants "The Mentor" (époustoufflant), "Doom" et "Miklos The Hopeless" (bouleversant), avant d’envelopper tendrement nos esgourdes sur le morriconesque "Down In The City" ou les superbes chansons-d’après-l’orage "A Tree, A Home" et "Stars Are Falling". Sans peine, on oubliera le bancal Song Of The Pearl d’Arbouretum, surclassé ici par des transitions limpides, un sens mélodique impressionnnat et une instrumentation ouvragée (des accents métal de "Strange" au chœur exalté de "Harvest & Wine"). The Mentor esquisse un sans faute entre cruauté et douceur, et toujours mène son homme vers la félicité. Placebo : pourquoi c'était mieux avant...Placebo - Benicassim 98 - 36 degrees
Placebo - For What Is Worth (new single) 2009
Battle For The Sun, le nouvel album de Placebo sorti cette semaine, n'est pas un mauvais album. Mais quelque chose s'est brisé entre le groupe et la critique qui faisait de la franchise de Brian Molko l'un des grands espoirs du rock indépendant à la fin des années 90.
Entre leur premier album, incandescent et subversif, leur première tournée en accompagnement de David Bowie et Without You I'm Nothing, leur dernier disque intéressant, Molko et les siens dégageaient une énergie brutale, mélancolique qui touchaient encore. Depuis, et malgré un Meds vendu comme le grand album dépressif du groupe, la formule Molko fatigue et ne cesse de décevoir. Qu'est-ce qui ne marche plus au royaume de Placebo, qu'est-ce qui fait qu'entre le Molko de "36 degrees" et celui de "For What Is Worth", leur dernier single en date, on passe dans nos appréciations du prometteur, voire excellentissime, au lourdaud et ridicule ?
1. Brian Molko parle aujourd'hui beaucoup plus français qu'il ne parle anglais
2. Le groupe vire à la caricature et abuse du sursignifiant.
3. Le groupe a perdu son mojo
4. La qualité des textes a fléchi Diaporama festivals de l'été, suivez le guide![]()
Choisir son festival, c'est comme choisir sa destination de vacances. Plutôt rock, électro, en mer ou en ville... en France ou à l'étranger ? Fluctuat n'est pas encore tour operator mais a fait le tri dans la masse des festivals de l'été pour vous conseiller quelques manifestations à ne pas râter, grâce à un diaporama. A partir de la fin du printemps, c'est chaque année la même chose, les sorties d'album se font moins importantes, les salles de concert sont désertées pour des concerts en plein air. De mai à septembre, on profite du calme de l'été et de températures plus agréables pour allier bonne musique, air frais et détente. A quels festivals se vouer, puisqu'il y en a de plus en plus d'anné en année ? Entre les festivals purement électro, ceux purement rock et ceux qui mêlent les genres (de plus en plus nombreux), il est nécessaire de savoir où on met les pieds ou du moins de jeter un coup d'oeil même rapide à la prog. Sélection en images d'une bonne dizaine de festivals en France et à l'étranger pour passer le plus bel été musical qui soit ; c'est grâce au diaporama Guide des Festivals de l'été 2009.
Voir aussi La saga des Libertines (la suite) : Case Reformation ou case Prison ?Libertines Reunion - Can't stand me now J'ai reçu quelques mails qui disaient à peu près ça : "Alors c***, tu en parles quand de la reformation des Libertines sur ton blog de m**. Toujours le premier à signaler quand Pete déconne grave et puis là, y'a plus personne !" Maudit mois de mai, avec tous ces jours fériés, il y a pas eu moyen d'en placer une sur la débandade à la Barbade d' Amy Winehouse (le titre était déjà tout trouvé), sur le retour de The Only Ones pour leurs premiers concerts en France depuis.... toujours , que Pete Doherty et Carl Barat, hé oui, en profitaient pour se reformer en loucedé à la Rythm Factory et à l'occasion d'une soirée hommage à Johnny Rythm ou Sedassy, ancien musicien et promoteur de concerts avec lequel ils avaient travaillé par le passé.
Les trois amis (avec Gary Powell, of course, lequel jouait avec Doherty et ses Babyshambles) ont saisi l'occasion pour interpréter dans une ambiance chaude bouillante quelques uns de leurs anciens titres : "What A Waster !", Up The Bracket et bien sûr cet à peu près audible "Can't Stand Me Now". Les jours qui ont suivi ce 16 mai historique, Barat a confirmé qu'il jouerait à l'avenir et dans l'avenir sûrement à nouveau avec son ancien comparse mais qu'il n'était pas encore prêt pour une reformation en bonne et due forme, ayant programmé de jouer seul en 2009 et 2010. Barat n'a néanmoins pas exclu que les Libs s'alignent le temps de quelques concerts isolés ou dans des festivals pour jouer ensemble, s'apprivoiser à nouveau et donner du plaisir aux kids. Chose promise chose due : quelques jours plus tard, les 2 gars s'alignaient en tête d'affiche (séparés mais personne n'est dupe) pour le Camden Rocks de Londres, le 6 juin. Il y a de l'idylle dans l'air. Il y a de l'Urgo dans l'air.
Alors qu'on s'acheminait tranquillement vers un été incroyable et solaire, voilà que Pete se fait serrer une fois en Suisse dans un avion et une autre au volant alors qu'il transporte sur lui (comme d'habitude) un peu de matériel prohibé. Jugement le 11 août mais que fait ENCORE la police britannique ? Peter (ne l'appelez plus Pete, désolé) semble avoir clairement remouillé la seringue. Du coup, les festivaliers tremblent à Beauregard (qui en avait fait sa tête d'affiche) et ailleurs. Viendra, viendra pas. Heureusement pour l'économie festivalière, personne n'avait eu l'idée de génie de convier en même temps Joey Starr et Doherty. Il aurait toujours été temps de changer les affiches. "You tried to pull the wool, I wasn't feeling too clever / And you take all that they're lending / Until you needed mending..." Yeah !
Voir aussi Beck ré-enregistre Evol de Sonic Youth !![]()
Certains d'entre vous ont certainement entendu parler (et même fait l'acquisition) du split single réunissant Sonic Youth et Beck sorti le 18 avril dernier et sur lequel chacun exécutait une cover de l'autre dans son style propre.
D'un côté le Californien avait choisi de reprendre "Green Light" tiré de E.V.O.L.. Un choix surprenant pour le petit prince de L.A. qui transforme allègrement l'essai et donne à voir un nouveau pan de son talent en adaptant ce morceau d'une manière proprement bluffante. C'est bien simple, "Green Light" dans ses mains, devient l'un des meilleurs morceau de Beck !
De l'autre côté, les New-Yorkais massacraient, il n'y a pas d'autre mot, le pourtant magnifique "Pay No Mind", dans un style totalement no wave, transformant la mélodie neurasthénique de l'original en un exercice de saccage en règle, hurlé, mâchouillé, rendu dégoulinant de bave à son propriétaire, tel un joujou en corne de bœuf régurgité par un doberman en furie enfermé toute une nuit dans un sac plein de chats vivants.
L'entreprise semblait donc vouée à s'arrêter là, à la manière d'une bonne blague de potache. C'était oublier un précédent. En effet, Beck et son groupe reprenait déjà "Starpower" sur scène lors de la tournée de son dernier album Modern Guilt en novembre dernier, et donc, bien avant de signer ce split single avec ses amis de l'Est. Alors, EVOL album favori de Beck ? Il y a des chances, puisque Thurston Moore annonçait il y a peu sur un site japonais, la sortie en 2010 d'un coffret Sonic Youth (la "Sonic Youth Art Box") dans laquelle le Californien reprend l'intégralité d'EVOL !
En attendant la sortie de l'objet (et autant vous dire qu'on attend !), profitons des bienfaits de l'usine à tube pour s'écouter la version de "Green Light" par Beck :
Beck - Green Light
Lire aussi Trent Reznor abandonne le web 2.0 par amour
"J'ai pris Twitter comme un endroit où être moins formel et plus spontané, honnête et "humain". Je ne pensais pas y diffuser des détails sur ma vie amoureuse mais c'est arrivé parce que je suis amoureux et que c'est tout ce à quoi je pense. Si ça vous embête ou si ça a détruit l'image que vous avez projetée sur moi, très bien, il est probablement temps pour vous de vous en aller. Vous avez raison, je ne suis plus la même personne qu'en 1994 (et j'en suis heureux). Et vous ?"
Il faut dire qu'il y a quelques semaines, Reznor avait annoncé via Twitter ses fiançailles à Mariqueen Maandig, chanteuse du groupe de rock arriviste West Indian Girl (et accessoirement "babe of the month" de Playboy en janvier 2009). Depuis ses twits sont beaucoup plus joyeux, plein d'amour, d'entrain et d'esprit bon enfant, loins de l'image du héros sombre et torturé que se font les fans de NIN. En particulier celles du site Metal Sludge. Vous ne connaissez pas Metal Sludge ? Reznor vous explique sa vision des choses : "Metal Sludge c'est le refuge des pires personnes que j'ai jamais croisées.Le site est peuplé de filles repoussantes et dodues (sic) qui fantasment publiquement de coucher avec des types dans des groupes. Une sorte de jeu de rôle où des gens avec qui PERSONNE ne baiserait imaginent des aventures avec des personnes avec lesquelles elles RÊVERAIENT de coucher. Ca serait drôle, d'une façon triste et pathétique, mais le fun ne s'arrête pas là : la haine et un bon vieux racisme des familles sont aussi encouragés pour pimenter les choses et vous rappeler combien ces personnes sont moches à l'intérieur (l'extérieur est évident)."
Bref, Reznor quitte Twitter en claquant la porte à cause d'une poignée de trolls. Et il a l'air honnêtement surpris, alors qu'il s'exprime sur le forum de nin.com où ses modérateurs gèrent des trolls tous les jours. Bref, Reznor n'est pas content qu'on touche à sa copine alors il se met en colère, ce qui est compréhensible. Bien sûr il pourrait simplement arrêter de lire les trolls mais non, il se lance dans une bonne vieille tirade sur le besoin de contrôler l'internet. Je vous l'épargne, elle est toujours sur nin.com.
On ne va pas lui jeter la pierre, on a tous eu un pote un peu geek ou un peu goth qui s'est révélé fleur bleue et qui s'est mis à dire des grosses bêtises dès qu'une fille s'est un peu penché sur son cas. Trent n'est plus le même ado qu'en 1994 quand à l'approche de la trentaine, il mettait du vernis à ongle noir et criait sa haine de la société avec des gros mots. Aujourd'hui il a quarante-quatre ans et il découvre les filles. C'est de son âge, c'est normal, ne nous inquiétons pas.
Lire aussi Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
![]()
Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.
Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !
Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.
Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images : Micachu - Golden Phone
(Via PTV)
Voir aussi Kanye West et Lady Gaga présentent... le mégalo tour
"Elle est talentueuse et tellement incroyable qu'elle ne fera pas ma première partie. Nous faisons ça ensemble, sans première partie", a balancé Kanye, tout fier de son scoop, sans toutefois donner plus de détails sur les dates de cette tournée dont les billets risquent de s'arracher comme des petits pains.
Kanye - Gaga ? L'attelage peut sembler bancal, surtout avec deux égos aussi surdimensionnés. Pourtant, il n'y a pas de quoi être surpris quand on connait le virage pop pris par le rappeur-producteur depuis quelques temps. Sans oublier que Ye a repris la version acoustique de "Poker Face" sur un titre de Kid Cudi, "I Maker Her Say" (ou "Poke Her Face" comme il est surnommé). Et puis, quand on a fait des duos avec Chris Martin de Coldplay ou Adam Levine de Maroon 5, on peut bien monter sur scène avec Lady Gaga, non ?
Ce qu'il faudra en revanche éclaircir, c'est si Kanye était sérieux lorsqu'il a posté ça sur son blog il y a quelques semaines : Et Kanye West, à votre avis, c'est qui ?
Lire aussi Aux frontières de la folk : Rio en Medio et Caroline Weeks à l'International![]()
Ce dimanche à l'International deux artistes nous emméneront sur les terrains vagues de la folk. Rio en Medio, une proche de la clique Cocorosie et Devendra Banhart et Caroline Weeks, affiliée à Bat For Lashes seront à partir à 20h dans ce nouveau lieu parisien.
Entre Brooklyn et le Nouveau Mexique où Danielle Stech-Homsy (aka Rio En Medio) vit et Brighton, ville de Caroline Weeks, la folk traverse les frontières musicales pour atterir sur un nouveau territoire. Caroline Weeks, que l'on a pu voir dernièrement au Bataclan pour une première partie et pendant le set de Bat For Lashes aux côtés de Natasha Khan a choisi de se confronter à l'adpatation en musique de poèmes d'Edna St Vincent Millay. Le résultat, sur son album Songs For Edna (sorti chez Manimal Vynil) est épuré, gracieux et assez intemporel.
Son set sera précédé par celui de Rio en Medio, auteur d'une folk ciselée d'électro. Plasticienne, écrivain et aussi réalisatrice, nous dit-on, Danielle, une habituée du grand-écart, et sous la houlette de Manimal Vynil (again) a publié l'année dernière, le bien-nommé Frontier. Sur cet album-collection, l'artiste réunit la base guitare-voix de la folk à un éventail de trouvailles sonores pour créer une folk environnementale. Programmation électronique, sons d'ambiance, clap et claviers donnent à ses compositions une dimension un rien spatiale... la bande-son idéale à écouter dans une navette spatiale entre la terre et la lune. Son album ressortira en édition deluxe cet été et en attendant, les curieux iront faire un tour à L'International ce dimanche.
Rio en Medio - Concert à Emporter
Les Dimanches Acoustiques avec M83 : Résultat du video contest We Own The Sky![]()
Le Français Anthony Gonzales, alias M83 est victime d'un curieux paradoxe. Plus son projet accède au succès, moins il jouit d'une visibilité qui serait pourtant logique dans de telles circonstances.
En effet, qui se soucie de M83 aujourd'hui alors que le frenchy est signé chez Virgin Music/EMI ? Et surtout, qui a réellement compris la quête de pureté et d'innocence qui anime son leader et créateur ? Son ineffable détachement des choses du music business, son besoin d'effacement (incarné, entre autre par son exil aux Etats-Unis, en Californie pour être précis) ? Ce garçon discret à qui l'on doit pourtant les prémices de l'actuel revival shoegaze et ce, bien avant tout le monde, mériterait pourtant que nous, les médias, nous nous penchions plus souvent sur son cas. Son oeuvre sensible se moquant des modes, des tendances, des genres et des frontières, aspire à l'intemporalité et c'est tellement rare à l'heure actuelle.
Pour autant, les fans ne l'ont pas lâché, la preuve, il faut voir sur youtube la liste impressionnante des participants au grand concours vidéo amateur (video contest) lancé dernièrement par EMI et l'artiste sur internet. Une avalanche d'images, illustrant le magnifique "We Own The Sky", peut-être pas toutes pertinentes, mais en tout cas presque toutes inspirées. Le lauréat Young Replicant, jeune studio de création de Los Angeles, gagne pourtant haut la main avec sa vidéo nostalgique et tendre, évocation des jours heureux de la prime adolescence, une époque où, en effet, on a souvent l'impression que le ciel nous appartient. Très simple, le clip de Young Replicant, pourrait presque sembler "cucul-neuneu pour ados prépubères" vue sans le son, et pourtant, mariée à la musique de M83 il s'impose comme une évidence.
Plus "techno", celle de David Altobelli, pleine de flare digitale, avec ses effets "motion capture" malins et ses trapcodes, plaira peut-être plus aux techniciens, même si, bien évidemment, elle est beaucoup plus originale.
Faite votre choix, donc, le jury lui a tranché : "We Own The Sky" réaliksé par Young Replicant
"We Own The Sky" réaliksé par David Altobelli
(merci Rita)
Lire aussi Amazon MP3 arrive en France
La principale raison d'aller acheter sur Amazon MP3 reste cependant le prix, puisque des centaines d'albums, dont certains sont tout récents, sont offerts pour 2,99€, toujours bien moins cher que les moins chers des albums sur iTunes. Au jour du lancement Amazon propose Relapse d'Eminem, Wolfgang Amadeus Phoenix de Phoenix et Two Suns de Bat For Lashes... Bref, ce ne sont pas seulement des fonds de tiroirs impopulaires. Bon, il y a aussi la B.O. de Conan le Barbare bien sûr. C'est toujours mieux que de gâcher du plastique en fabriquant des CD.
Cette politique de prix aggressive, outre le fait qu'elle est l'occasion de faire de bonnes affaires, est aussi l'occasion pour des petits groupes ambitieux de faire des coups marketing : nombreux sont les blogs qui ont rapporté la news il y a peu que l'album de Grizzly Bear était rentré dans les charts américains à la huitième place, un résultat vraiment étonnant pour un groupe indépendant, et que 40% des ventes s'étaient faites online, moins nombreux sont ceux qui par contre ont relevé que l'album était vendu seulement quatre dollars sur Amazon.
Lire aussi Prepare Your Coffin : Le clip du retour de Tortoise![]()
Même si la musique de Tortoise sur leur premier album éponyme est véritablement menée à un train de tortue arthritique, pleine qu'elle est des influences du folk, du blues, du dub, du krautrock, du cool jazz, des avant-gardes et du minimalisme américain des 60's, il ne faut pourtant pas uniquement voir le nom de ce mythique groupe de Chicago, celui par qui le post-rock est quasiment né (selon une expression du journaliste britannique Simon Reynolds dans The Wire) comme une éloge de la lenteur, mais comme l'expression d'une complexité, d'une touffeur et d'un amour-passion non démenti pour tout ce qui prend des chemins détournés dans la musique d'aujourd'hui (et d'hier). Prédominance de la production, du processing, choix de l'électronique vs acoustique, plages instrumentales, mélodies aventureuses, la musique de Tortoise est d'une richesse peu commune en ces temps de créations uniformisées sous perfusion informatique, cette musique donc, est tout simplement tortueuse.
Un avis qui ne se démentira pas à l'écoute de leur nouveau - et magnifique - nouvel album Beacons Of Ancestorship, dont "Prepare Your Coffin", à la fois furibard, saturé, cavaleur et mélodique, est certainement l'un des plus remarquables extraits.
Pour preuve, cette vidéo, à titre d'exemple pour la postérité
Hommage à David Carradine : la chanson qu'il vous fautHe Hanged Himself in Bangkok - Hommage De Kung Fu à Kill Bill : volume 1, David Carradine aura baladé sa longue silhouette nonchalante dans l'imaginaire collectif pendant près de 40 ans avant de se pendre par les couilles et le cou, dans un hôtel de Bangkok. Il aura fallu attendre cette masturbation qui a mal tourné, semble-t-il, pour qu'on lui rende hommage en musique. C'est fait et par un tout jeune homme dans sa chambre, guitare en bandoulière : un très bel hommage à la simplicité et à la sincérité hypnotique, une petite balade entêtante et qui rappelle le Yul Brynner de Stephen Malkmus sur son premier album solo. Personne ne sait si ce jeune homme aura la chance d'enregistrer ce titre là mais il est déjà pas mal qu'on puisse l'écouter. R.I.P Carradine. La mort (des autres), au moins, ne rend pas sourd.
Stephen Malkmus - Jo Jo's Jacket
Lire aussi Les pirates ont le même mauvais gout que tout le monde
C'est assez évident quand on y pense : le grand public découvre la musique à la radio, la télévision ou bien sur Myspace, Deezer ou Youtube peut-être. Les plateformes de téléchargement ne sont là que pour permettre de découvrir plus en amont des artistes qu'on connait déjà par ailleurs. Arrivé sur The Pirate Bay ou Mininova, l'internaute est face à un choix bien trop large pour y faire des découvertes. Qu'on le veuille ou non, le succès d'un artiste reste encore en grande partie entre les mains de multinationales, qu'il s'agisse de maisons de disque ou de géants de l'internet.
Les futuristes utopistes amoureux de la théorie de la "longue queue" qui prétend que l'élargissement de l'offre sur internet va résulter en une fragmentation de la demande, oublient souvent bien vite que selon cette théorie, il faut aussi qu'on aide les consommateurs à faire leur choix. Le peer to peer reste un simple moyen d'accéder gratuitement à la musique, comme nous le rappelle cette triste anecdote en Italie où le single "Domani" enregistré par des stars de la pop italienne pour venir en aide aux sinistrés du récent seïsme a été téléchargé près de deux millions de fois. Bien sûr plus personne ne croit vraiment qu'un téléchargement illégal équivaut à une vente de perdue, mais la chanson est évidemment horrible et si ce n'est pour aider les victimes d'un sinistre, les gens qui ont téléchargé cette chanson n'ont bien du le faire que parce qu'on les a convaincu que la chanson était bonne.
- Via - Les Only Ones remontent le temps au TrabendoA peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.
The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009
Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.
Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.
Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.
Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.
Voir aussi Jay-Z enterre l'autotune sur D.O.A. (Death of Auto-Tune)Diffusé ce week-end sur la radio new yorkaise Hot 97, le nouvel extrait de Jay Z, "D.O.A", annonce la sortie de son 11è album studio, The Blueprint 3, programmée pour le 11 septembre.
"Je suis un multimillionnaire, alors comment se fait-il que je sois encore le plus dur", balance même Jigga à ses collègues, jugés trop soft.
![]() Mais, ceux qui pensent que Jay-Z vise là T-Pain, Lil Wayne ou son compère Kanye West, les premiers noms qui viennent à l'esprit quand on parle d'auto-tune, vont rester sur leur faim. Dans la foulée de la diffusion de "D.O.A.", Jay a dédouané le trio suscité sur l'antenne d'HOT 97, précisant que ses trois là avaient leur niche. Jay-Z s'en prendrait donc plutôt à ceux qui ont suivi la mode de l'auto-tune (Ron Brownz ?). En gros, l'auto-tune, c'est comme les chasseurs : il y a les bons et les mauvais.
Voir aussi Daedelus en nocturne et en technicolor![]()
Redinguote et rouflaquettes au vent, Daedelus est un doux rêveur, un doux dingue, un extra-terrestre et un poète. Le fait est que le Californien est vraiment un cas à part (et "un cas" tout court) dans le domaine des musiques électroniques, et ce depuis toujours.
A cheval entre plusieurs époques, plusieurs univers, plusieurs style, que cela soit esthétiquement ou techniquement, son évolution depuis Invention, son premier album sur le label américain Plug Research, est à la fois étonnante et pourtant complètement cohérente. Plus proche que jamais de ses idoles de toujours, Erik Satie, Robert Wyatt ou Arthur Baker, le Californien continue de surprendre, s'aventurant sur le terrain glissant du rnb bancal, de l'electro pop décalée ou du fourre-tout downtempo électronique, n'hésitant pas à user d'instruments expérimentaux (quoique très tendances) comme le désormais fameux Tenori-On.
Une machine tout aussi rigolote et fantaisiste que lui, dont il use sur "L.a. Nocturne" (quel titre !), son magnifique clip onirique qui ne dépare pas avec ce que nous écrivions déjà sur Denies the Day's Demise au court d'un entretien que le producteur nous accordait il y a deux ans, la musique de Deadelus est plus que jamais "un dédale de sons, de couleur et d'ambiance".
- notre interview avec Daedelus - Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir Modest Mouse a la peau d'un satellite"Satellite Skin" est le nouveau single de Modest Mouse qui est sorti en édition limitée vynil fin mai, en même temps que sur iTunes, accompagné de la face B "Guilty Cocker Spaniel". Sur "Satellite", Isaac Brock n'a jamais autant chanté comme Frank Black. Musicalement, le titre ayant un côté très "classic rock" assez loin des débuts du groupe, on se rappelle de l'époque dans les années 1990 où Black sortait des albums avec les Catholics pas forcément mauvais mais loins de la folie de ses premiers albums.
Puisqu'on a déjà fait notre deuil de l'ancien Modest Mouse avec We Were Dead Before The Ship Even Sank on peut s'autoriser à trouver "Satellite Skin" plutôt réussi. Il y a une bonne mélodie et des solos plutôt sympas même s'ils ne sont pas des plus inspirés. La chanson aurait pu relever la moyenne dans le dernier album et c'est bien dommage de se dire ça puisqu'elle provient des mêmes sessions avec Johnny Marr.
Le clip quant à lui est une réussite, reprenant les thèmes de folie forestière chers au groupe mais on ne peut pas s'empêcher d'imaginer qu'il aurait bien mieux collé à une des vieilles chansons, celles qui étaient folles, justement. On imagine que tant que Modest Mouse ne nous pond pas l'équivalent d'Honeycomb, on peut s'estimer heureux.
- Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique - Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker My Bloody Valentine en studio cet été ("y parait")![]()
C'est l'arlésienne de la scène indie rock depuis des lustres : voilà bientôt 18 ans, que Kevin Shields et sa bande nous annoncent la sortie d'un nouvel album. Il est vrai que depuis plus d'un an les choses se précisent puisque la rumeur auparavant concernait plutôt la possibilité - ou non - d'une reformation du groupe. De ce côté là, c'est réglé puisque les plus veinards d'entre nous on pu voir My Bloody Valentine sur scène l'an dernier (et dernièrement un peu partout dans le monde). Concernant l'album, malgré toute la bonne volonté des intéressés, c'est tout de même plus flou.
Interrogé à ce sujet, Shields aurait déclaré récemment "qu'il existait en effet un squelette enregistré en 1996 sur lequel le groupe aurait tenté de travailler sans succès cet été, mais que les séances de répétitions reprendraient dès le mois de juin et courant juillet". Kevin Shields envisagerait même une finalisation des titres à la fin de l'été, pour un résultat "plus mélodique, mais moins pop" (pour ce que cela veut dire) et envisagerait même d'agrandir son line-up afin "d'étendre ses possibilités sonores et son niveau d'amplification" (préparez les boules du docteur Quies !!)
Reste que la tournée mondiale suit quant à elle son court, donnant tout de même quelques nouveaux indices concernant ces nouvelles productions puisque certains morceaux ont tout de même été joués sur scène aux Etats-Unis entre le Coachella Festival, Seattles et le Primavera Festival les 28 et 29 mai derniers.
Souhaitons que tous ces effets d'annonce ne soient pas encore une fois autant de fakes, car pour le dire simplement : les fans attendent de pied ferme des nouvelles de l'ex-plus grand groupe indie pop du monde pour 2009 ! L'année étant dédiée au retour du shoegazing, il serait d'ailleurs logique de voir apparaître un nouvel album de ceux qui, par leur jusqu'au-boutisme ont bien failli enterrer le genre (bien malgré eux, on leur concède, mais tout de même). Reste qu'en la matière, les spécialistes savent aussi que la voix du Kevin Shields est impénétrable (surtout aux sirènes du marketing)... So, wait and see, comme disent nos voisins Grands-Bretons...
Voir aussi Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique![]() Qu'est-ce qu'un album concept ? Le Blonde On Blonde de Boby Dylan est-il vraiment le premier album concept de l'histoire de la musique. Explications et classement en images des meilleurs albums du genre en rock, pop, soul et hip hop.
C'est à Dylan que revient l'honneur d'avoir le premier présenté un album avec un concept... cette théorie est remise en question par certains, il ne serait en fait pas le premier, ni le dernier. Depuis, l'album concept a bonne pub auprès des artistes de tous bords : indie, pop, rock, opéra rock, rap. Parfois prétentieux dans leurs ambitions, souvent fumeux, les concept albums consistent pour un artiste à déclarer que son album est constitué de titres qui, ensemble, sont censés raconter une histoire ou créent entre elles une oeuvre unique autour d'une figure, d'un personnage, d'un thème particulier. Petit classement maison (et subjectif) des 10 meilleurs albums concept de tous les temps avec des oublis complètement volontaires.
Voir aussi
Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker
Pourquoi voudriez-vous absolument rencontrer un/une fan de Tool, on se le demande, mais il s'agit d'un des groupes les plus popualires sur le site avec Radiohead, Led Zeppelin et Sublime. Réflechissez quelques minutes aux gens que vous avez rencontré dans votre vie et qui partageaient vos goûts musicaux. Vous vous rendrez vite compte que ce n'est certainement pas un bon critère pour savoir si vous les voulez dans votre lit ou pas. Ne serait-ce que parce que quelqu'un qui partage votre passion de Radiohead peut tout aussi bien écouter le groupe que vous détestez le plus au monde entre deux complaintes dépressives de Thom Yorke.
Quoi qu'il en soit, le site offre une belle collection d'interviews parmi lesquelles celle de Wayne Coyne des Flaming Lips à qui on ne demande malheureusement aucun sage conseil sur la vie amoureuse. A noter : le vieux site makeoutclub propose depuis des années la même chose pour les fans d'indie pop. Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir![]() Difficile de suivre l'actu au jour le jour actuellement, la saison des festivals nous empêchant de nous faire l'écho de tous les disques dont nous souhaiterions vous parler. Ceci étant, ce n'est pas une raison pour en oublier. Je profite donc d'une pause dans les festivités pour vous annoncer la sortie de Joy, nouveau mix album du duo français Scratch Massive, le deuxième à ce jour, après un CD/DVD live, deux albums et un travail d'habillage pour le film Broken English (sur lequel ils reprennent superbement le titre éponyme de Marianne Faithfull).
C'est toujours un réel plaisir de retrouver Seb et Maud, leur sélection étant souvent le reflet d'une scène clubbing en plein bouleversement et permettant, à ce titre, de suivre avec attention l'évolution du dancefloor contemporain de manière toujours extrêmement fine et intelligente.
Joy, puisque c'est son titre, présente donc un line-up éclectique du rock à l'electro, la new wave et le punk funk, croisant le "The End" de John Carpenter, Matyas Agayo, WhoMadeWho ("TV Friend" remixé par Hot Chip), l'electro pop pompière de Tears For Fears, les frenchies Poni Hoax (Chloé remix) et Kalabrese (pour n'en citer que quelques-uns). L'ensemble étant également (c'est une constante chez ces deux-là) toujours profondément hypnotique et à leur habitude, extrêmement sensuel (voir le titre de Kalabrese qui devrait se renommer "Kala-braise", et le remix de "Like You Said" par la faussement sage, Chloé)
Histoire d'en remettre une couche en matière d'érotisme et d'electro, on se repasse le magnifique clip du fameux "Like You Said", véritable petit film réalisé pour Scratch Massive par Zoe Cassavetes (excusez du peu) avec Joanna Preiss et Sagamore Stevenin.
Prins Thomas est partout, surtout au Robert Johnson !
Avant d'être le "Prins" au nez creux que l'on sait, le Norvégien s'appelait Thomas Hermansen, tout simplement.
Aujourd'hui, alors qu'il règne sans partage (ou presque, il cède parfois la place à son compère Hans-Peter Lindstrom) sur le royaume nu disco et balearic actuel, on lui doit bien ce titre princier. Il est d'ailleurs impossible de faire l'impasse sur cet hyperactif qui semble pourtant constamment garder la tête dans un nuage (de beuh ?) contrairement à la légende qui voudrait que les jeunes entrepreneurs aient toujours les pieds sur terre.
Patron de Full Pupp, son label personnel, mais également de Tamburin, une nouvelle structure entièrement dédiée aux artistes norvégiens, à bloc de remixes et d'edits, en pleine promo pour II, son nouvel album avec Lindstrom, son compagnon de toujours et aux manettes d'un nouveau volume de la série des mix @ Robert Johnson (sans oublier ses productions personnelles, comme l'imposant "Mammut", sorti il y a à peine un mois), la vie de Prins Thomas est décidément loin de ce qu'évoque sa dégaine d'échalas barbu et décontracté au premier abord.
C'est vrai qu'ils étonnent ces Nordiques ! Alors que leur pays, malgré une beauté certaine, n'évoque pourtant pas forcément les rythmes torrides du funk et du disco, il ne se passe pas une semaine sans qu'un track incontournable du genre n'apparaisse sur le net et ne soit relayé par la blogosphère. Alors que Lindstrom nous assurait que des parties mémorables se donnaient sur les plages de Norvège l'an dernier, Prins Thomas, lui, choisi de prêcher la bonne parole dans tous les clubs de la planète, abandonnant un temps, ses fjords natals.
On le retrouve donc au Robert Johnson, fameux club de Francfort, où il prend les commandes après la Française Chloé, d'un mix album éclectique réunissant soft rock, dub, electro, funk, krautrock, italo et bien sûr, disco. Plus clubby que son précédent double album chez les Belges d'Eskimo (Cosmo Galactic Prism), moins autocentré que sa compilation Greatest Tits, le live @ Robert Johnson donne une idée plus nette du travail de Thomas sur le dancefloor. Un décalage savoureux qui voit se croiser et se fondre le post-rock de Trans-Am avec les rares cut 70's dénichés par l'intéressé et qui laisse la place à l'ouverture. Au hasard on retrouve le "Sexual Sportwear" de Tellier, les comptines techno glacées de Mathew Jonson, un classique de Closer Muzik, le légendaire "Disco Circus" de Martin Circus, un incontournable ("Test 1" d'Acid Test) ou encore Ricardo Villalobos, Low Motion Disco et Map of Africa. Palme d'or du track mythique avec "Giorgio Carpenter" (quel titre) de Cage & Aviary ! Bref, un mix qui tombe à point nommé en cette période pré-estivale et que l'on aimerait bien entendre résonner sur les plages tout l'été...
En attendant, une petite playlist Deezer spéciale Prins Thomas histoire de se souvenir de ses faits d'armes (attention sélection à haute potentialité érogène et hallucinogène !) :
Qui de Patrick Wolf ou Bat For Lashes sera la nouvelle Kate Bush ?Les deux nouveaux clips de Bat For Lashes (aka Natasha Khan) et Patrick Wolf qui nous arrivent à peu près en même temps nous obligent à nous poser une question cruciale : lequel des deux fait une meilleure Kate Bush pour le XXIème siècle ?
L'un comme l'autre aiment se mettre en scène, chanter de façon théâtrale et se croire dans les années 1980. Ils pratiquent l'électro-pop orchestrale et romantique avec un léger penchant gothique. Ils sont tous les deux ultra-féminins. Ils aiment les albums concepts : dans Two Suns Natasha Khan joue deux personnages qui représentent chacun un aspect de sa personnalité. The Bachelor est le premier des deux albums prévus par Wolf qui devaient au début parler de politique, puis de la dépression de leur auteur avant qu'il ne re-tombe amoureux et finisse par décider d'écrire sur tout ça à la fois.
Côté single, "Hard Times" et "Pearl's Dream" sont tous deux très bons et difficiles à départager. Pour ce qui est des clips, celui de Patrick Wolf est plus moche et mais aussi plus fou, ce qui compense un peu. Le combat devra se poursuivre sur le terrain de l'album et là, Wolf gagne peut-être en faisant preuve de plus d'originalité mais il a l'avantage d'avoir derrière lui une carrière deux fois plus longue que celle de sa concurrente et donc plus de temps pour s'affirmer. Bref, on vous laisse juger sur pièce.
Patrick Wolf - Hard Times Bat For Lashes - Pearl's Dream Kate Bush - Suspended In Gaffa Spotify devient mobileLe logiciel de streaming Spotify est censé rendre le peer to peer obsolète. Grâce à la nouvelle application pour téléphone mobile que l'équipe de Spotify développe et qu'elle vient de dévoiler dans une petite vidéo de présentation... elle pourrait presque y arriver. Avec un catalogue toujours plus étendu et régulièrement alimenté en nouveautés, Spotify peut faire concurrence au peer to peer sur presque tous les points (ce dernier gardant l'avantage d'offrir la musique avant qu'ellle ne "sorte"). Cette application mobile qui permet d'écouter en streaming autant de musique que vous le voulez tant que vous êtes connecté ET de rendre disponible hors connexion les titres que vous souhaitez, est une véritable killer app qui rend le téléchargement en peer to peer quasi-inutile mais qui ôte surtout tout intérêt à l'offre légale de téléchargement. Dans la vidéo, l'application mobile tourne sous Google Android mais on laisse entendre que le développement sur d'autres plateformes est en cours (bien sûr tout le monde pense à l'iPhone). On a cependant du mal à imaginer Apple autoriser une application qui pourrait faire beaucoup de mal à l'iTunes Music Store (cf. l'application Deezer aux capacités drastiquement réduites par rapport à celles du site web). Et les maisons de disque, dans l'affaire ? Elles sont parties prenantes de Spotify, elles en possèdent même un tiers. Elles pourraient être en train de se tirer une balle dans le pied, parce que Spotify n'a, jusqu'ici, pas réussi à rapporter de l'argent, loin s'en faut, et ne semble pas avoir de perspectives de profit dans l'immédiat. Ce n'est pas la vente de quelques applications mobiles, au prix dérisoire où sont vendues ces choses-là, qui va permettre de payer grassement pour les milliers de titres écoutés par les utilisateurs de Spotify. Les seules solutions : proposer l'application à un prix élevé, ce qui risque de la tuer dans l'oeuf, ou bien soumettre son utilisation à un abonnement. Malheureusment, sorti de l'univers du porn, plus personne ne veut payer d'abonnement sur internet... - In Bb 2.0, la musique à mixer soi même - Tone Matrix, le pixel art musical 5, 6, 7 juin, Seconde Nature : L'art numérique est dans sa nature
Dernière minute : Les organisateurs du festival Seconde Nature viennent d'annoncer l'annulation de la manifestation pour des raisons vraiment en dehors de leur volonté. C'est évidemment dommage et quelques soient ces raisons (expliqué sur leur site) cela ne doit pas engendrer de commentaires haineux. Pour ceux qui habitent la région et désiraient se rendre aux festivités, rendez-vous demain, jeudi 4 juin à 18h30 à la Scène Numérique, 27bis rue du 11 novembre, à Aix-en-Provence , lieu où se tiendra une conférence de presse à ce sujet.
Question : Seconde Nature serait-il le meilleur festival français de l'année 2009 ? Réponse, sans hésiter : Certainement ! Tout du moins cette année. Se voulant la vitrine des arts numériques et des musiques électroniques à Aix-en-Provence, l'évènement ne cache pas son ambition, et son programme n'en est que plus excitant.
Eminem vs Bruno : le web se paie la tête du rappeurC'est arrivé au MTV Movie Awards ce lundi. Sacha Baron Cohen (dans la peau de Bruno) a atteri cul nul, sur la tête d'Eminem en direct et pour le plus grand plaisir du web.
La vidéo ci-dessous a eu le temps de faire le tour du net, monopolisant toute l'actu des dernières heures, trustant les fils RSS, votre page netvibes... tout le monde ne parle que de ça, et s'il est quasi sûr aujourd'hui que l'accident aurait en fait été monté de toutes pièces, les internautes s'y sont donnés à coeur joie ces dernières heures pour rivaliser d'humour, de grossièreté ou de finesse (très peu en fait) pour traiter l'incident et se payer une bonne tranche de rigolade sur le dos d'Eminem. Petit tour du web de ce que l'on peut y lire actuellement.
- Via I Guess I'm Floating on apprend ce qu'est la pratique du teabag... - Sur ThinkFashion, l'expression face to face n'était pas assez signifiante pour qualifier le clash entre les deux stars, on lui préferera la plus visuelle ass to face - 50 Cent ne parle plus d'atterrissage mais de "ass landing" (vu sur son twitter) - Chez Monster and Critics, on rappelle à juste titre que le sketch fait partie du plan promo de Sacha Baron Cohen pour son film (sortie en juillet) avec un Sacha Baron Cohen gives Eminem a taste of Bruno at MTV Awards ("Sacha Baron Cohen donne à Eminem un avant-goût de Bruno") - Revenant sur le coup monté, le SetallePi, quant à lui, titre "No Butts About It : MTV's Eminem-Bruno Stunt Was Staged" - Et chez The Vancouver Sun, on revient sur Sacha et son cul blanc qui auraient éclipsé la présentation du trailer du nouveau chapitre du film Twilight, intitué New Moon, supposé être l'événement de la cérémonie. - Même s'il est dit qu'Eminem aurait été à moitié complice, le rappeur est la risée de tout le web depuis hier comme le suggère le Sacha Baron Cohen makes an ass of Eminem de WagerWeb.
Moins inventif, plus frileux et surtout moins drôle, en France on reste assez discret avec la mauvaise posture sur le site de France 2 ou un très bateau Eminem, la tête dans le cul de Bruno pour le Post.
Lire aussi Kanye et Rihanna sont ParanoidKanye West est le co-auteur d'un livre intitulé "Thank You And You're Welcome" et il le vend comme ça : "Parfois les gens écrivent des romans et ils sont si verbeux et si auto-suffisants... Je ne suis pas fan des livres. Je ne voudrais jamais d'autographe sur un bouquin. Je suis un fier non lecteur de livres. J'aime obtenir des informations en faisant des trucs comme réellement parler aux gens et vivre une vraie vie.". En d'autres termes, les livres, c'est pour les nuls et les geeks et Kanye n'est certainement ni l'un ni l'autre. Mais alors, son livre à lui, c'est quoi ? Le livre fait cinquante deux pages. Certaines sont blanches, sur d'autres ne sont imprimés que quelques mots. Il n'en faut pas plus pour résumer la philosophie de Kanye : "La vie c'est 5% de choses qui arrivent et 95% de comment tu y réagis" ; "Je hais le verbe haïr". Pour écrire ces "Kanye-isms" comme il les désigne lui-même, il a tout de même eu besoin d'un collaborateur. N'oublions pas que malgré tout Kanye est une sorte de génie, capable d'un excellent morceau comme ce "Paranoid", espèce de vieux Depeche Mode hip hop sorti du magnifique 808's & Heartbreak et capable aussi d'inviter Rihanna à être l'héroïne de son clip. Et même si elle n'y danse pas très bien, qu'elle joue encore moins bien la comédie et qu'elle ne chante même pas, elle est simplement parfaite pour le rôle. - via - Voir aussi - la chronique de 808's & Heartbreak |
Discussions en cours sur le forum musique :
|