Playlist : blog musique

Archives > Juillet 2009

Psychic City (Voodoo City), vidéo occulte de Yacht

Posté par LovelyRita le 31.07.09 à 10:02 | tags : pop, électro, usa, youtube

Auteur d'un See Mystery Lights, plus mystique et décalé que jamais, Yacht, aujourd'hui en duo, vient de sortir une 2ème vidéo.

 

Déguisé en penny dans "See A Penny (Pick It Up)", body painté avec "Summer Song", Jona Bechtolt à présent accompagné de Claire Evans, continue à considérer ses clips comme la prolongation logique de ses compositions et un espace d'expression au service de sa musique. Avec la vidéo de de "Psychic City", Jona et Claire s'en donnent à coeur joie en mettant en scène les rituels mystiques et religieux. Boulimie d'hosties, crucifix tranformé en lance pierre et autres absurdités rythment cette vidéo bien occulte.

 

 

Voir aussi
- Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !
- Notre chronique de See Mystery Lights
- live et clips, voir toutes les vidéos de Yacht




Mondkopf amoureux voit l'avenir en rose et des dames en bleu

Posté par Maxence le 30.07.09 à 16:00 | tags : électro, youtube

 

 

Il n'y a pas si longtemps, le skate était un sport d'aficionados. Il existait des straight edges du skate urbain, végétariens, fans de métal hardcore, intégristes de la planche, pour qui, pratiquer le skate relevait d'une vraie philosophie ainsi que d'une façon de circonvenir l'environnement des grandes villes. Le skateur écoutait généralement Fugazi, Helmet, No Means No, les Beastie Boys et se foutait pas mal des skate parks que les villes avaient (et n'avaient généralement pas) à lui offrir. Aujourd'hui, comme tout le reste, le skate se pratique sur fond de musique électronique, sagement et même plutôt mollement. C'est dans l'air du temps (la sagesse et la mollesse).

 

Plus étonnant, skate et electronica font même bon ménage. A ce titre le premier clip officiel du jeune Toulousain Mondkopf récemment installé à Paris pour poursuivre son exploration de la musique (électronique) dans un cadre plus dynamique et plus urbain, est exemplaire.

 

Après la parution de Galaxy Of Nowhere, un album remarqué (et remarquable), largement salué par la critique toutes tendances confondues, le Français nous offre donc aujourd'hui sa vision personnelle de "La Dame en Bleu", un de ses plus beaux morceaux. "La Dame en Bleu" (qui aurait du s'appeler "La Jeune Fille en Bleu", mais passons) est un clip sous influence skateboarder nostalgique en mode electronica. La musique est toujours aussi belle, mais on a un peu de mal à suivre cette histoire d'amour, très tendance, dépassé 15 ans. Les jeans slim, les brassières flottantes, les fraises tagada et les coupes de cheveux que nous, trentenaires ou quadras, considérions adolescents, comme une malédiction ("hé mec, tu sors de sous la douche ?!"), nous laisse froid, ou pire, nous horrifie carrément !

 

Bref, la musique de Mondkopf a beau valoir celle d'un bon solo act signé Warp à la grande époque, on se serait bien passé des images un peu cheap bricolées par Quentin Brachet, John Carrière et Aurélien Biette. Mais cela doit être une question de génération.

 

Même si sa musique n'a rien de bien compliquée (ni de très originale), Mondkopf s'inscrit sans mal dans le peloton de tête des producteurs d'electronica de 2009 aux côtés de Clark et Bibio.

 







"Introducing Palace Players" : Mew rêve de lasers

Posté par 2goldfish le 30.07.09 à 11:49 | tags : rock, videos musicales

No More Stories Are Told Today I'm Sorry They Washed Away No More Stories the World Is Grey I'm Tired Let's Wash Away est le titre complet du nouvel album des danois de Mew. On est encore loin de "When the pawn hits the conflicts he thinks like a king / What he knows throws the blows when he goes to the fight (etc, etc... je vous passe le reste, c'est trois fois plus long) l'album de Fiona Apple qui détient le record du monde de longueur catégorie titre, mais c'est tout de même une belle performance.
La seconde chanson de l'album de Mew et son premier single "Introducing Palace Players" bénéficie, même si on ne pensait jamais écrire ça, d'un riff proggy du meilleur effet. Le groupe empile les couches de synthés spaciaux et de voix androgyne comme à son habitude, mais la base polyrythmique apporte un vrai changement à un son qui se révélait un peu trop monotone sur "And The Glass Handed Kite", l'album qui les a révélé.
No More Stories est sans doute meilleur que son prédécesseur, donc, et pourrait conquérir un nouveau public sans décevoir les fans. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes pour Mew et pour nous si ce n'était qu'il nous faut parler de ce clip et là, les mots nous manquent. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai vu Twin Peaks et que je sais qu'un cheval blanc, ça veut dire "héroïne". Enfin je crois.

 

 




The Get Up Kids s'excusent d'avoir causé l'emo

Posté par 2goldfish le 30.07.09 à 10:42 | tags : rigolo, news, punk

Comme Einstein a regretté que ses travaux mènent à la bombe, comme Radiohead a regretté que les siens mènent à Muse, James Suptic, guitariste de The Get Up Kids, regrette aujourd'hui en interview d'avoir causé l'emo. Morceaux choisis : "La scène punk dont nous sommes issus et celle d'aujourd'hui sont complétement différentes. C'est comme du glam rock maintenant", "Si un groupe à succès dit qu'on les a inspiré, c'est cool. Le problème c'est que la plupart d'entre eux ne sont pas très bons. Qu'est-ce que ça veut dire ? Peut-être étions-nous mauvais", "Si c'est le monde que nous avons contribué à créer, je vous présente mes excuses".

 

The Get Up Kids n'a certes pas créé l'emo tout seul, mais on aura bien compris malgré la classe avec laquelle Suptic évite de donner des noms, qu'il pense en particulier à Fall Out Boy, le groupe emo le plus vendeur qui cite les Get Up Kids comme source d'inspiration à longueur d'interview.

 

C'est dificile de vivre avec les conséquences de ses actes quand on est un bon groupe qui en a inspiré des mauvais. C'est pourtant la rançon inévitable du succès. Si Courtney Love existe, c'est la faute à Patti Smith et si Avril Lavigne existe c'est celle de Courtney... La musique pop, c'est parfois comme une famille royale consanguine qui dégénère un peu plus à chaque génération. Il y a tout de même un peu d'espoir : Fall Out Boy, ça reste un meilleur groupe que les Get Up Kids, pauvres nerds pleurnichards sans une idée musicale sur qui les punk originels auraient sans doute craché.




Laissez-vous piquer par Gaggle, riot choir de Londres

Posté par LovelyRita le 29.07.09 à 15:54 | tags : youtube, pop, rock, uk
Gaggle ? Une chorale pop, certes, mais moins terre à terre que ce que le genre avait pu nous envoyer jusqu'ici. Composé de sa bonne vingtaine de membres, la formation fait souffler un petit vent d'excitation au dessus de Londres grâce à une série de démos (écoutables sur mypsace) entre énergie punk et concentré pop.

 

Gaggle, chorale pop-rock formée à Londres


100% féminin Gaggle, c'est une ruche d'abeilles travailleuses avec Deborah Coughlin, une ex-586 en tant que reine mère. Au nombre d'une vingtaine, les membres de cette chorale (comparée à Polyphonic Spree ou I'm From Barcelona pour la forme seulement) font partie de ce "troupeau" qui se place entre le mouvement riot girls et les chorales pop. Interrogées sur leurs motivations, elles vous répondront en choeur : "la télé-réalité" et "les groupes masculins". Piquantes, les membres de Gaggle troquent leur véritable identité pour endosser une cape bariolée, chanter sous des pseudos fantasmés (Polydorou, Schwa, Honey, Betty, Wunderla...) et convoquer sur leurs compos les démons du rock et les figures d'une Beth Ditto, Karen O' ou des regrettées Sleater Kinney. A écouter sur myspace : le bestial "I Like Cigarettes" et le vampiresque "Crows".

 

Pour les voir en live, faites un tour au Field Day Festival (1er août à Londres)... Santigold, Final Fantasy, The Big Pink et The Horrors font aussi partie de la prog.

 

Gaggle sera en concert le 04/12 aux Transmusicales de Rennes 

 

Gaggle - I Like Cigarettes (live @ Bardens Boudoir, Londres)



Les cocktails d'iTunes sentent mauvais

Posté par 2goldfish le 29.07.09 à 10:41 | tags : news, music biz

Il semblerait qu'Apple travaille avec les majors pour lancer à l'automne un projet nommé "cocktail" dont le but serait d'inciter les clients d'iTunes qui n'achètent que des chansons à se remettre aux albums. Le principe de l'offre cocktail, c'est de proposer du contenu exclusif pour les acheteurs d'un album : des vidéos, des sonneries de téléphone, des "artworks" et des "booklets interactifs". Si on comprend bien ce qui filtre des sources de l'Associated Press, le tout pourrait être vendu sous la forme d'un programme qui permettrait de regarder les bonus et d'écouter la musique sans passer par iTunes.

 

Si on n'a rien contre l'idée de faire de l'album numérique plus qu'un simple amas de chansons, on reste sceptique quand à cette offre, tout comme Steve Jobs qui n'aurait accepté qu'à reculons cette idée venue des majors. Enfermer les albums dans un programme indépendant, c'est aller à l'encontre des modes de consommations émergents (shuffle, mobilité...) et ce n'est certainement pas un booklet interactif qui poussera les consommateurs à payer le supplément que les majors voudront forcément leur faire débourser.

 

Quand bien même les cocktails seraient économiquement intéressants et pratiques à l'usage, si les majors tiennent tant à l'album, ce n'est bien sûr pas pour des raisons artistiques mais parce que celui-ci leur permet de nous revendre des "fillers" entre les chansons qui nous intéressent. Il est déjà suffisamment difficile de convaincre les consommateurs d'aujourd'hui de payer pour la musique qu'ils savent qu'ils aiment, on voit mal ce qui les convaincra de payer pour celle dont ils ne veulent pas.




Treat Me Like Your Mother : Diplo remixe The Dead Weather !

Posté par Maxence le 28.07.09 à 16:04 | tags : électro, rock, news, usa

 

Avec The Dead Weather (dont nous vous parlions il y a quelques mois déjà), Jack White des White Stripes donne l'impression d'avoir enfin réuni sa dream team. Composé du guitariste Dean Fertita de Queens of The Stone Age, de Jack Lawrence de The Raconteurs et Alison Mosshart de The Kills, ce supergroupe aux accents rugeux a vu le jour d'une façon des plus hasardeuses, mais également des plus saines : Tout simplement à l'épreuve de la scène !

 

Il semblerait en effet que ce soit au cours d'une tournée de The Raconteurs, dont The Kills, le groupe d'Alison Mosshart, faisait la première partie, que Mr. White ait été littéralement conquis par le charisme de la belle brune. Résultat, un big band plus explosif que The Raconteurs, au feeling rock indéniable, réunissant quatre passionnés dont la synergie n'est plus à démontrer à l'écoute de Horehound, un premier album paru le 13 juillet dernier, enregistré à Nashville et produit par Jack White, himself.

 

Les esprits chagrins opposeront qu'il y a bien un peu de pose dans tout ça (voir le clip de "Treat Me Like Your Mother") et surtout pas vraiment d'originalité. On leur répondra que sur ce titre, le chant mi-rappé, mi chanté de Mosshart, la guitare 70's de Fertita, les bizarres arrangements synthétiques aussi, font de The Dead Weather, si ce n'est le single de l'année, au moins un ovni punk rock (presque post-punk, le quatuor reprenant d'ailleurs le tube synth-pop "Are Friend Electric" du premier groupe de Gary Numan, Tubeway Army), orbitant joliment dans l'espace pourtant déjà bien saturé du revival actuel.

 

Diplo, producteur et remixeur attitré de tout ce que la musique actuelle offre de projets crossover entre groove et riffs (Gwen Stefani, Kanye West, Bloc Party, Justin Timberlake, Beck, Spank Rock, Modest Mouse, Hot Chip ou encore M.I.A.), ne s'y est pas trompé, puisqu'il a remixé le morceau de façon plutôt plaisante et inspiré.

 

Personnellement, je préfère nettement cette version, mais la vidéo et le track en streaming vous laisseront juger sur pièce

 

 
 

 The Dead Weather - Treat Me Like Your Mother (Diplo Remix)

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo




La roue tourne pour Sufjan Stevens

Posté par 2goldfish le 28.07.09 à 11:33 | tags : contemporaine, folk, news, usa
Ca fait déjà quatre ans que Sufjan Stevens a sorti Come On Feel The Illinoise et depuis il n'a toujours pas sorti de véritable nouvel album. Il a compilé ses chutes de studios dans The Avalanche, ses chansons de Noël dans le coffret Songs For Christmas, produit des albums, co-écrit ici ou là... bref, il a surtout tout fait pour eviter de sortir un vrai nouvel album comme il le faisait une ou deux fois par an avant que tout le monde ne lui dise que "Chicago" est la meilleure chanson qu'il a jamais écrit. Vraisemblablement, il a du les croire et craindre que ce ne soit aussi la meilleure chanson qu'il ne fera jamais.
 

Fin 2007, il a malgré tout présenté son oeuvre la plus ambitieuse jusque là, "The BQE", une "Exploration symphonique et cinématographique de la célèbre Brooklyn Queens Expressway de New York". Composition instrumentale d'une trentaine de minutes jouée par trente-six musiciens et accompagnée d'un film tourné par Stevens, les trois représentations de "The BQE" ont été plutôt bien reçues par les chanceux témoins de la soirée et fait baver d'envie beaucoup d'autres. Les baveurs seront donc heureux d'apprendre la sortie le 20 octobre prochain d'un coffret rassemblant le CD de la musique, DVD du film, booklet d'une quarantaine de pages, disque pour visionneuse stéréoscopique View Master et dans la version deluxe, un comic book et un disque vinyle.
 

"The BQE" est ambitieux, un vrai pari et un défi pour Stevens qui s'éloigne de ses racines folk pour se consacrer plus pleinement à ses racines arty et minimalistes au sens musical du terme (cf Steve Reich) mais aussi prometteur que ça sonne, on ne peut s'empêcher de se dire que ça n'est toujours pas une nouvelle chanson. Le motif de la roue est parait-il au centre du film de "The BQE", qui est plein de roues de voitures et de hula hoop. Reste à voir si ça veut dire que Stevens va avancer ou bien tourner en rond.
 
 



Daft Tron : Tron Legacy, un trailer et du son !

Posté par Maxence le 27.07.09 à 10:35 | tags : news, électro, youtube

 

Nous vous en parlions plus longuement il y a peu, le duo français Daft Punk était au travail sur la bande originale de la suite de Tron, mythique film de science-fiction des 80's, désormais intitulé Tron Legacy.


Il semblerait que nos deux robots aient déjà bien avancé puisque des petits malins, journalistes au magazine URB, ont réussi à capturer un peu de son au cours d'une release party qui se tenait au Comic-Con de San Diego (manifestation annuelle crée en 1970, centrée autour des comics, des films et des séries TV) du 23 au 26 juillet dernier.


Attention, c'est un peu flou, ça va très vite, le son n'est pas génial mais le fan hardcore du duo entendront tout de même un peu de musique et les autres entrapercevront peut-être  quelques beaux croquis et de saisissantes animations. Cela nous permet au moins de patienter jusqu'à la sortie du film. Film qui, au vu de son trailer impeccable, ne semble pas souffrir de ces petites imperfections graphiques qui font le charme de toute vidéo filmée (au mieux) au téléphone portable.

 

 

et le trailer en HD

 




Black Meteoric Star et Nisennenmondai : The Motorik Sound of 2009

Posté par Maxence le 24.07.09 à 15:50 | tags : rock, psychédélique, électro

 

Incontournable (je sais c'est laid, mais c'est le mot) le Motorik Sound, le vrai, est de retour en 2009.

 

Suite logique d'une année fortement psychédélique, certains artistes se retrouvent désormais plus dans la répétition à effet tunnel que dans les circonvolutions échevelées qui firent les beaux jours du genre depuis son invention. Rappelons, comme je le faisais dans un billet sur les excellents edits du Français Pilooski, que le terme "Motorik" en allemand désigne, peu ou prou, le son répétitif, parfois hypnotique et souvent trépidant, de certaines formations du krautrock des 70's (pensez Neu! sur "Hallogallo"). Pourtant, en 2009, le Motorik Sound nous arrive d'endroits où on ne l'attendait pas forcément.

 

 

Ainsi, les Japonaises de Nisennenmondai sur le recommandable label Smalltown Supersound, loin d'être des fans de Hello Kitty, sont plutôt connues comme les mères porteuses de micro-hymnes noisy ("Ikkkyokume") et comme accoucheuse d'un punk progressif à cheval entre le Pop Group de Mark Stewart et Sonic Youth (elles vont même jusqu'à intituler leurs morceaux "Pop Group", "This Heat" et "Sonic Youth" sur Neji/ Tori deux EP parus en 2008). De son côté, Gavin Russom, nous avait offert un magnifique exemple de kosmische musik planante américaine en compagnie de Delia Gonzalez sur l'exemplaire The Days of Mars (DFA, 2005).

 

 

Ces deux formations, ou du moins, cette formation et ce solo act, puisque Russom revient seul aux commandes de son terrifiant Black Meteoric Star, s'inscrivent pourtant toutes deux dans la tradition Motorik. Que ce soit sur l'album éponyme de l'Américain signé chez DFA ou sur le Destination Tokyo de Nisennenmondai, tout n'est que longues plages répétitives, mouvements immobiles, rythmiques empruntant autant au disco qu'au krautrock (voir le "Death Tunnel" de BMS et le "Souzousuru Neji" de Nisennenmondai), techno primitive (tout l'album de Russom est enregistré sur de vieux synthés analogiques avec une guitare et ceux des japonaises sont le fruit d'une seule et même session capturée live), musique autoroutière par excellence, à la fois hommage à l'immémorial "Autobahn" de Kraftwerk et aux bourdonnements synthétiques de Moroder sur "The Chase" par exemple, Black Meteoric Star et Destination Tokyo, sont les deux derniers avatars d'une musique qui se veut sans fin, sans but peut-être, si ce n'est une forme bionique de transe dans laquelle l'homme et la machine ne font plus qu'un.

 

 

Etonnamment, on retrouve cette obsession sur le prochain album du Français Etienne Jaumet, à la fois cosmic et motorik. Décidément, en ce milieu d'année 2009, ce son est partout...

 

 

Nisennenmondai - "Destination Tokyo" :

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Black Meteoric Star - "Death Tunnel"

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Le bon nouveau single des Arctic Monkeys déboule : Crying Lightning

Posté par Myosotis le 24.07.09 à 11:23 | tags : pop, uk, rock, youtube

Artic Monkeys - Crying lightning
 

 

En apéritif à leur nouvel album, Humbug, prévu pour dans quelques semaines (le 24 août), les Arctic Monkeys ont diffusé leur nouvelle chanson et single "Crying Lightning".

 

 

La chanson issue des sessions avec le coproducteur de l'album Josh Homme des Queens of the Stone Age est plutôt sombre et rock pour un titre des Arctic Monkeys et laisse présumer que l'album sera assez différent musicalement de ses prédécesseurs, et notamment du Favourite Worst Nightmare d'il y a deux ans.

 

Selon les informations livrées par les uns et les autres, Humbug pourrait être soit assez proche des travaux d'Alex Turner avec ses Last Shadow Puppets, soit carrément influencé par des groupes tels que Black Sabbath et autres métaleux (on y croit moins). Le leader du groupe a, par ailleurs, déclaré que le groupe avait beaucoup écouté Jimi Hendrix et Cream pendant l'enregistrement. Allez savoir pourquoi... "Crying Lightning" est en tout cas une excellente chanson, soutenue par un texte néoréaliste et en même temps un rien dérangé qui est de belle tenue. "Sat in the cafe by the cracker factory / You were practicing a magic trick / And my thoughts got rude, as you talked and chewed / On the last of your pick and mix" entonne Turner en ouverture. Il faut avouer que c'est plutôt bien troussé. De quoi relancer la rumeur (idiote) selon laquelle la destinée (et les chansons) des Arctic Monkeys serait tissée en coulisses par le magicien des Television Personalities Dan Treacy. Impossible et peu crédible, même si on aimerait bien y croire.

 

 

 

 




Offset Festival, découvertes rock en forêt

Posté par Rémi Métriau le 24.07.09 à 10:39 | tags : rock, pop, agenda, uk

A une petite demi-heure du centre de Londres, en plein cœur du bucolique Hainault Forest Country Park, se tiendra du 5 au 6 septembre le pointu Offset festival. Plus de 150 artistes se succèderont sur 8 scènes différentes. Une prouesse pour un festival qui dure seulement 2 jours.

 

L'idée, mettre côte à côte les groupes les plus prometteurs et leurs principales influences. Ainsi, les têtes de séries, The Horrors, The Slits, A Certain Ratio et The Futureheads côtoieront les petits nouveaux tels que The Chapman Family, Factory Floor, Wild Beasts et même quelques frenchies comme Kap Bambino et John & Jehn. Pour 45 livres sans le camping et 55 avec, ce serait dommage de se priver ! D'autant plus qu'en cette période de crise l'euro talonne sournoisement la Livre sterling.

 

Aperçu de la programmation : The Horrors, The Slits, A Certain Ratio, The Futureheads, Future of the left, Dananananaykroyd, Damo Suzuki, Good Shoes, Kasms, Tim Burgess, The Stupids, Rolo Tomassi, The ghost of a thousand, Die! Die! Die!, S.C.U.M., Kap Bambino, Hatcham Social, Wild Beasts, The Chapman Family, ROMANCE, Factory Floor, Devil sold his soul, Throats, Nuke em all, Maths, Cheval Sombre, John & Jehn, Wild Palms, Math Head, Douglas Hart (Jesus and Mary Chain DJ set)...

 

Toute la programmation sur le site

 

Voir aussi
- notre interview avec John & Jehn
- le diaporama guide des festivals de l'été 2009
- la sélection La Britpop en vidéos




Kid Cudi, Kanye West et Common pokent ta face

Posté par 2goldfish le 23.07.09 à 17:34 | tags : usa, youtube, hip hop

Quand on a trouvé la chanson sur le net il y a quelques semaines, "Make Her Say" de Kid Cudi s'appellait encore "Poke Her Face" et n'était encore qu'une petite blague lubrique faite au dépends de Lady Gaga, vraisemblablement bricolée vite fait par Kanye West avec un Common en visite amicale.

 

Sauf que la blague a plu, que le côté spontané du tout a fait qu'on ne s'en est pas lassé et du coup aujourd'hui "Make Her Say" a un clip stylé en split screen réalisé par Nez Khammal. Comme la chanson, le clip pourrait n'être qu'un gimmick mais l'exécution est trop simple, légère et maitrisée pour qu'on résiste à son charme.

 




Blitzen Trapper joue à être vieux

Posté par 2goldfish le 23.07.09 à 15:31 | tags : folk, videos musicales

Sur "Black River Killer" Blitzen Trapper lorgne avec insistance du côté de Dylan. En fait, si ce n'était pour la petite ligne de synthé cheap qui sort de nulle part pour se poser sur le refrain, l'hommage à Desire aurait plutôt relevé de l'ennuyeuse leçon d'histoire. "Black River Killer" est donc une chanson folk qui parle d'un hors-la-loi, pas vraiment le genre de Robin des Bois qu'aurait évoqué Dylan, cependant, mais plutôt un tueur façon No Country for Old Men. Du coup les paroles, pleines d'allusion au péché, au pardon et au baptême évoquent plutôt le Dylan de l'époque chrétienne. Avec Blitzen Trapper, cependant, plutôt que de ressentir une véritable conviction on a plutôt l'impression d'un jeune groupe indie qui joue avec les vieux codes moraux de leurs grands-parents comme avec d'antiques jouets trouvés dans un grenier. Un peu comme avec la plupart des groupes d'indie-folk d'aujourd'hui.

 

Le clip, tout en faux plan séquence et effet "fausse vieille pellicule" via filtre numérique, est tout aussi réussi et artificiel que la chanson.

 




Ivan Smagghe au Robert Johnson, la France botte en "touch"

Posté par Maxence le 23.07.09 à 09:29 | tags : news, techno, électro

 

Vous me pardonnerez certainement ce petit jeu de mot foireux du milieu de l'été. Smagghe n'ayant vraiment rien à voir avec la French Touch, c'est sûrement l'enthousiasme qui réduit mon quotient de réflexion à zéro !

 

Bref, les jeux sont fait, c'est donc la figure christique de l'électro française, Ivan Smagghe, qui succèdera à Prins Thomas pour un nouvel opus des fameux "live @ Robert Johnson" à paraître en septembre. Rappelons que le très célèbre (et encore tout jeune) club de Francfort est l'un des lieux les plus prisés par la génération des producteurs qui montent. Fondé par Ata, le patron de Playhouse, accessoirement l'un des plus excitants labels electro actuels, l'endroit reçoit régulièrement les éloges des plus grands. Prins Thomas par exemple, interviewé par votre serviteur, en disait ceci dans Trax ce mois : "Aaaah, j'adore le Robert Johnson. Pour moi c'est exactement ce qu'un club devrait être. Un bel endroit, intime, avec un excellent soundsystem, d'excellents DJ résidents et des hôtes merveilleux. C'est le rêve d'Ata (Playhouse), devenu réalité, et le mien aussi. Le public là-bas est génial. L'atmosphère est très amicale et même quand tu dois négocier avec des types qui veulent de la house 4X4 sans originalité ça tourne toujours à quelque chose de magique."

 

Le club est aussi l'occasion de laisser s'exprimer de nombreux DJ, qui viennent y mixer live (d'ou le nom des compilations produites par le label). On déjà été capturé sur CD, Chloé et Prins Thomas justement. Le duo Thomas Hammann/Gerd Janson (Liquid) est actuellement cité comme successeur de Smagghe. Stay tuned !

 

Tracklist :
01. Gary Beck - Drifting (Original Mix)
02. Two Banks of Four - Junkyard Gods (Tribute to Sadkin Dub)
03. Eddie Zarook & Casio Casino - Was
04. In Flagranti - Efx 10-11
05. Entertainment - U 1988 (Kruton Remix)
06. Royksopp - Happy Up Here (Holy Fuck Re-Interpretation)
07. It's A Fine Line - Never Go With A Hippie To A Second Location
08. Wighnomy Bros - Exvola Stupp
09. Seymour Bits - Watskeburt (Original Instrumental Version)
10. Ryan Davis - Spicyal Sound
11. Battant - The Butcher (Marc Houle Remix)
12. Loin Brothers - Heavy Helmet (Mock & Toof Remix)
13. Dark Day - No, Nothing, Ever
14. Rheingold - Dreiklangsdimensionen




15 clips pour fêter la Britpop et ses 15 bougies

Posté par Myosotis le 22.07.09 à 15:07 | tags : youtube, top, vidéos musicales, uk, news, pop, rock

La britpop a 15 ans. Vous ne vous en étiez pas aperçus mais ainsi en a décidé la grande engeance marketing qui célèbre les anniversaires de naissance et de mort et rythme l'actualité et les couvertures des grands magazines britanniques.

 

Le NME a fait son numéro spécial, Q également. Le mouvement est-il né en 1993 avec l'apparition des premiers titres de Suede, en 1991, année d'éclosion des Blur ou encore avant ? Le mouvement est-il né, comme l'avance Luke Haines dans son excellent Bad Vibes (sorte de biographie qui met en perspective la carrière des Auteurs dans la période de folie 1993-1996), de la mort de Kurt Cobain et de l'espace libéré par les musiques américaines. Peu importe à vrai dire : la britpop qu'on a longtemps considéré comme une période idiote de l'histoire de la pop est aujourd'hui réévaluée. On se dit qu'avec Oasis, Blur, Pulp, les Boo Radleys et quelques autres, ce qui passait par un coquetterie toute britannique n'était pas une aventure vaine.

 

Cela s'entend partout : la britpop a laissé des traces musicales qui ne sont pas négligeables et donné naissance à quelques chefs d'oeuvre parmi lesquels le Different Class de Pulp n'est pas le moindre. D'autres esprits éclairés choisiront de se prendre le chou : la britpop a-t-elle vraiment existé ? N'est-elle pas qu'une simple manifestation makerting ? Un assemblage de groupes qui ne passeraient pas leurs vacances ensemble ? Ceux qui comme moi ont vécu en direct la période 1993-1996 ont déjà activé depuis bien longtemps la filière nostalgique : la britpop est à la génération 1975, ce que les années 1980 (maudites pour les uns) représentent pour la génération 1965 : un océan de médiocrité traversé d'éclairs de génie mais auquel on tient désormais comme à la prunelle de nos yeux.

 



Avec notre diaporama la Britpop en vidéos : retour en mégavision et principalement en live sur 15 séquences britpop, pas les plus obscures pour une fois (le meilleur est là ?) mais les plus emblématiques et porteurs de sens d'une épopée glorieuse, parfois pathétique, toujours sincère (ou presque). Happy Birthday britpop. Les amateurs prolongeront notre petit panorama par l'écoute d'un coffret 3CD qui vient de sortir, intitulé Common People - Story of Britpop Box Set, une revue des standards de l'époque, pas forcément très originale (le CD2 est plus inventif) mais historiquement fidèle à ce qui s'est passé. Et puis comme je n'ai pas intégré les Longpigs et bien les voici.

 

Longpigs - She Said
 
 



Kate Moss se fait son tube de l'été : Dirty Robot

Posté par Myosotis le 22.07.09 à 09:42 | tags : tubes de l'été, rock, pop

Kate Moss a enfin trouvé un titre où pousser la chansonnette sans se couvrir de ridicule.

 

Il aura fallu des années avant que la belle qui s'inscrustait régulièrement auprès de Pete Doherty ("la Belle et la Bête") ou de son nouveau boyfriend pour sussurrer en public (et agacer les collègues de travail de ses différents lovers), trouve une chanson à la mesure de sa beauté. C'est le veinard Evan Dando, estampillé beau gosse n°1 du rock indie US (et accessoirement ex-ex de la Brindille, d'après la rumeur), qui a enfin offert à Kate Moss un titre susceptible de lui faire toucher du doigt son rêve : chanter une bonne chanson, dynamiter les charts comme les podiums. L'excellent morceau "Dirty Robot" se trouve sur le non moins bon album de reprises des Lemonheads, le groupe de Dando, Varshons. On y trouve pêle-mêle des reprises de Wire, Leonard Cohen, Christina Aguilera et Gram Parsons qui, une fois n'est pas coutume, fonctionnent bien, portées pour la plupart par la voix sexy de Dando. Au rang des (belles) personnalités enrôlées sur le projet, on trouve aussi la sublime Liv Tyler (sur Leonard Cohen) mais cette dernière n'est pas aussi convaincante que son aînée sulfureuse).

 

Le "Dirty Robot" est un titre qui (et c'est encore une exception) fonctionne mieux dans sa version cover que dans sa version originale. C'est notre avis. Arling & Cameron sont un duo de musique électro hollandais bien connus qui brillent par leur extrême légèreté. La rythmique sautillante et entêtante du tube électro est ici sublimée par la touche de sensualité hypnotique qu'y distille Kate Moss. Tube de l'été ou pas ? C'est à voir mais où est le clip ?

 

 

 


The Lemonhead ft Kate Moss - Dirty Robot

 


Arling & Cameron - Dirty Robot



Spectrum : Sonic Boom en majesté

Posté par Maxence le 21.07.09 à 17:55 | tags : rock, psychédélique, électro

 

Cela faisait longtemps que l'on n'avait plus vraiment de nouvelles sérieuses de Sonic Boom alias Peter Kember, ex-comparse du mollasson Jason Pierce (Spiritualized) au sein de Spacemen 3, le monstre rock psychédélique amorphe à cheval entre 80's et 90's.



"Sérieuses" car le bonhomme avait beau mener de très (très) nombreux projets et différentes collaborations sous son pseudo Sonic Boom (reprise du back catalogue des Spacemen, reprises de classique "Kemberien" – Daniel Johnston, Rocky Ericsson, Charles Manson, etc., compositions de quelques morceaux inédits), E.A.R. (Experimental Audio Research) son concept ambient analogique et Spectrum, son groupe à géométrie variable (sans oublier des featuring en veux-tu en voilà, au point que toutes les pistes étaient irrémédiablement brouillées entre ses divers avatars), Sonic Boom semblait avoir abandonné l'idée de composer à nouveau ce qui faisait le bonheur de tous les fans vieillissants de Spacemen 3, soit un rock psychédélique répétitif et saturé d'électricité, propre à émouvoir aussi bien les obsédés du shoegazing volcanique de My Bloody Valentine que les nostalgiques du son noisy-pop (comme on disait alors) du early Jesus & Mary Chain.



Or, surprise, voilà qu'un label de Detroit, Mind Expansion (tout un programme !), annonçait sur son site en avril dernier la parution prochaine d'un EP précédant un nouvel album de Spectrum à paraître entre septembre et octobre !



Le EP étant désormais dans les bacs, les plus avisés (ou les plus chanceux) ont certainement compris le message : "Sonic Boom revient et il n'est pas content !" (ou il est très content de faire à nouveau du bruit qui hypnotise, c'est selon) ! Car avec War Sucks premier extrait de ce qui va devenir le prochain disque du sieur Boom et de ses comparses de Spectrum, le natif de Rugby reprend là où le groupe avait laissé ses dérives l'emporter en disons... 1993 ! War Sucks présente donc 4 titres de pur Spacemen (histoire de bien rappeler qui était un spationaute, un vrai, nom de dieu !), dont une reprise du cultissime (et bruitiste) "War Sucks" de Red Crayola justement et une autre de Laurie Anderson ("Walking and Falling") revues et corrigées à la sauce Spectrum. Ce EP paru en CD en en vinyl a également l'avantage de présenter les deux facettes de l'artiste, soit une vague de son unique, psychédélique et entêtante, comme seul peut en accoucher Sonic Boom d'une part ("War Sucks", "Razzle-Dazzle Mind") et une autre plus douce, voir carrément planante ("Walking and Falling" et sa suite "Over and Over").

 

Autant dire qu'on attend l'album avec impatience ! Mais ce petit morceau aidera certainement à faire patienter...

 

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Spectrum - War Sucks

 

On y ajoutera une vidéo sur laquelle notre héraut sous stupéfiants reprend le "Hall of Mirrors" de Kraftwerk :

 




Mercury Prize 2009, la liste des nominés est tombée

Posté par LovelyRita le 21.07.09 à 15:43 | tags : rock, pop, uk, news

Depuis 1992, le Mercury Prize récompense chaque année le meilleur album britannique/irlandais par une remise de prix, qui cette année aura lieu le 8 septembre. La liste des nominés vient tout juste d'être annoncée, la voici.

 


 

Florence and the Machine - Lungs
Kasabian - The West Ryder Pauper Lunatic Asylum
Bat for Lashes - Two Suns
La Roux - La Roux
Glasvegas - Glasvegas
Speech Debelle - Speech Therapy
Friendly Fires - Friendly Fires
The Horrors - Primary Colours
Lisa Hannigan - Sea Sew
The Invisible - The Invisible
Led Bib - Sensible Shoes
Sweet Billy Pilgrim - Twice Born Men

 

Liste sans surprise pour le Mercury Prize qui s'est soi-disant monté à l'époque pour contrecarrer les NME Awards et qui finalement, propose une sélection pas plus aventureuse. Côté révélations UK de cette année, Esser et Little Boots ont été mis de côté (peut-être pour des questions de timing, leurs albums étant sortis fin juin, voire en juillet de cette année). Côté grosses sorties, Pj Harvey (déjà gagnante en 2001), Franz Ferdinand (en 2004) et Lily Allen ont été zappés aussi. D'après les médias UK qui s'en remettent aux bookmakers, Florence and The Machien et Kasabian seraient les bons gros favoris de cette année. Réponse le 8 septembre lors de la cérémonie à Londres.

 

On peut regretter l'absence du premier et réussi album de Micachu, Jewellery, la présence d'un tel...bref, vos suggestions même si les dès ont déjà été lancés sont les bienvenues.

 

Retrouvez les artistes nominés sur Fluctuat :
- interview vidéo avec La Roux
- interview vidéo avec Speech Debelle
- chronique de Two Suns de Bat For Lashes
- les vidéos de Florence and The Machine
- les vidéos de Glasvegas




La sortie de l'album des Beastie Boys repoussée pour raisons de santé

Posté par LovelyRita le 21.07.09 à 10:41 | tags : hip hop, usa, news

Les Beastie Boys s'apprêtaient à sortir un nouvel album en septembre. Hot Sauce Committee, Part One verra sa sortie repoussée en raison de la mauvaise nouvelle annoncée par Adam Yaunch ci-dessous, accompagné d'Adam Horowitz.

 

 

C'est donc pour des raisons de santé que le trio est contraint de reporter la série de concerts qu'il avait prévu d'assurer à partir de juillet sur le continent américain. Pas évident d'annoncer une telle nouvelle à quelques semaines à peine de la sortie d'un nouvel album des B-Boys, toujours assez attendu. Entre excuses faites au public, promesses de revenir en plein forme et boutades (sinon, ce ne serait pas les Beastie Boys), la formation en activité, depuis, hmm, 30 ans, sera de retour prochainement dans les bacs (et sur Flu, avec une interview vidéo). D'ici là, on peut vous faire patienter avec un avant-goût de Hot Sauce Committee, Part One, dont un extrait a leaké ("Two Many Rappers" en featuring avec Nas).




Lee Perry : Back from Planet Dub

Posté par Maxence le 20.07.09 à 16:03 | tags : électro, dub, news

 

Accompagné du groupe allemand Dubblestandart aux commandes de ce space ship envapé abonné au space-cake, Return From Planet Dub marque le retour du vieux guerrier, celui que l'on croyait mort et enterré. Lee "Scratch" Perry. Reclu en Suisse et marié à une superbe poupée nous fait pourtant l'honneur d'un come back inattendu aux côtés d'Ariana Forster aka Ari Up, la fofolle poupée punk des Slits, férue de dub et de reggae, ainsi que Gudrun Gut, autre diva punk du Berlin post-punk actuel patronne du label Monika Ent. 



Sur un double CD qui rappelera à certains l'époque d'On-U Sound, mythique label dub industrial des années 90, le vieux lion prouve qu'il sait encore rugir de sa gueule édentée. Lee Perry nous fait le coup du "rien de rien, non je ne regrette rien" et invite ses amis à la fête, reprenant ces vieux classiques ("Blackboard Jungle Dub", “Surrender Dub”, “Idiot Dub” et autres Kingstone Dancehall). Sur le CD 1 on trouvera "Chase The Devil", sur lequel Gudrun Gut pose sa voix étonnamment mélodieuse tandis qu'Ari Up fait la harpie sur "Kingston Dancehall" et "Surrender Dub" justement. Le groupe se fend même d'une reprise assez drôle d'Oxygene de Jean-Michel Jarre !



Le CD 2 lui, offre des versions alternatives et des collaborations toujours fructueuses. On retrouve le fameux "Wadada Means Love (Featuring Prince Far-I & Trueman Chewstick)" par exemple, ou des version re-dub de "Chase The Devil", "I Do Voodoo (Rob Smith RSD remix)" ou "Blackboard Jungle Dub (Subatomic Sound System Dubstep Rmx)".



L'ensemble de la production sonne toutefois plus dubstep que le dub originel, surtout sur le CD 2, bouclant ainsi logiquement la boucle entre pionniers et héritiers. Les puristes s'en indigneront peut-être, mais qu'importe, en version électronique ou roots, il est bon de retrouver les élucubrations du master Perry en grande forme malgré son âge, titubant et vociférant de sa voix nasillarde : "Hey, Mr.Rich, respect the poor ! Respect my shit ! Respect my piss !" Impayable Lee Perry, le Mark E. Smith du dub !

 

Ecoutez deux titres de cet album :

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Kingston Dancehall Dub feat. Ari Up

 

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I Do Voodoo feat. Lee Perry & Gudrun

 

(merci Adrien - de rien, je sais)




Hot Rats, Supergrass et Nigel Godrich en équipe : re-bonjour le rock !

Posté par Myosotis le 20.07.09 à 10:00 | tags : uk, rock, youtube

Cette fois, plus personne ne rigole. Le rock est de retour et la brit pop domine le monde. 1995 revient au galop ? Non, mais après le retour gagnant de Jarvis Cocker, Blur qui joue du best-of et Oasis (et Oasis), ce sont deux Supergrass qui s'envoient en mission rock pour le plaisir des oreilles.

 

Gaz Coombes et Danny Goffey, associés au producteur Nigel Godrich sont les Hot Rats, le groupe de reprises rock le plus spectaculaire et explosif du moment (avec peut-être les Lemonheads d'Evan Dando). Les Hot Rats ont fait quelques apparitions remarquées sur la scène de festivals et annoncent, pour très prochainement, un album de reprises comprenant entre autres Gang of Four, les Kinks, Syd Barrett, Roxy Music ou les Sex Pistols.

 

 

Après le très bon Diamond Hoo Ha, la grosse moitié de Supergrass (chant et batterie) s'offre donc un side-project prestigieux et joliment exposé (faut-il appeler ça un super groupe), plein d'énergie et de peps. C'est aussi pour le groupe, qui avait réussi à redevenir incontournable sur la scène indie britannique, une belle manière de respirer et de montrer son éternelle indépendance. Jamais où on nous attend, telle pourrait être la devise des Oxfordiens. En attendant l'album prévu pour cet automne, le net regorge déjà de leurs prestations scéniques où le tempérament de Gaz le moustachu fait, bien qu'il ait aujourd'hui la trentaine, rougir les filles.

 

 

Pour ceux qui se demanderaient d'où vient le nom du groupe, il est probable que les Hot Rats soient un emprunt au titre du deuxième album de Frank Zappa. Enfin, on suppose...

 

 


Hot Rats - Cant Stand It
 
 

Hot Rats - Damaged Goods



Air : coup de vent psychédélique en octobre

Posté par Maxence le 17.07.09 à 16:49 | tags : psychédélique, électro, pop, news

 

C'est dit ! Le duo Air (Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin) sortira un nouvel album en 2009. Love 2, c'est son titre, est prévu pour le mois d'octobre.


Un extrait d'ores et déjà disponible sur Dailymotion (ou en abonnement via le site officiel des Versaillais) laisse présager un nouveau tournant pour les Français. Plus psychédélique, mais surtout plus rêche et plus (kraut)rock, dans une veine proche de 10,000hz Legend. A l'écoute de "Do The Joy", les mal lunés et ceux que les loungeries du groupe commençaient à agacer vont être étonnés : synthés bourdonnants sonnant comme des guitares, chant vocodé et grincant, grosses basses, son moins léché que d'habitude prétexte à soutenir une mélodie toujours envapée. On se prend à rêver que tout l'album soit de cette trempe et on peut, car la rumeur assure que tout la tracklist de Love 2 propose aussi son lot de surprises. Il semblerait même que "Be A Bee", un instrumental que le groupe jouait lors de la première tournée de Moon Safari et qui ne figurait nulle part hormis sur le fameux bootleg enregistré par la BBC à Shepherd's Bush en 1998, soit également présent !


En attendant, dépêchez-vous d'écouter cet extrait inédit de Love 2 avant que tous les "web sherifs" du net ne fasse valoir leurs ayant-droits et ne supprime ce titre de Dailymotion :

 




Animal Collective fait du fanservice à la Cigale

Posté par 2goldfish le 17.07.09 à 12:43 | tags : news, pop, electro, live
Photo © Joelle Rasoarivelo

 

Quand du brouhaha final de la chanson précédente a émergé la boucle d'arpèges synthétiques de "My Girls", il s'est passé hier soir un truc qui n'arrivait pas aux concerts d'Animal Collective dans le passé : le public a reconnu la chanson et a exprimé sa joie reconnaissante dans une vague de hurlements qui semblait vouloir dire "Youpi, c'est celle qui passe sur FIP !". Puis tout le monde s'est mis à chanter en chœur. Ce truc, ça doit arriver à Chris Martin tous les soirs mais pour Panda Bear, après dix ans de carrière, c'est nouveau.


Ca explique sans doute que le groupe ait expédié la chanson sans s'attarder plus dessus que sur "Brother/Sport", l'autre favorite de la foule. On pourrait s'apitoyer sur le sort du groupe, si ce dernier n'encourageait pas la fan attitude au sein du public en ne jouant presque plus, sur scène, que le dernier album. On récolte ce que l'on sème.


Malgré ce public mou du genou, qui semble plus venu pour prendre des photos et applaudir entre les chansons que pour danser, assister à un concert d'Animal Collective reste une expérience un peu dingue. Parce que le groupe ouvre et finit sur de nouvelles chansons auxquelles on ne comprend pas tout, parce qu'il a lourdement réarrangé "Guys Eyes" et "Who Could Win A Rabbit ?" pour en faire des bangers déglingués ou parce que "Fireworks" est toujours différente, toujours plus longue et épuisante (OK, ce solo de guitare était même un poil trop long mais ce sont des choses qui arrivent). Les fans du vieux Animal Collective expérimental et psyché en ont aussi eu pour leur argent.

Il y a peut-être de plus en plus de relous aux concerts d'Animal Collective mais hier soir le sol de la Cigale tremblait et l'atmosphère sentait la sueur. C'est ce qui s'appelle une mission accomplie.

 

crédit photos : Joelle Rasoarivelo pour Izdi




Billie Holiday disparaissait il y a 50 ans

Posté par Myosotis le 17.07.09 à 10:53 | tags : usa, anniversaire, news, jazz

La (possible) plus grande chanteuse de jazz américaine du XXème siècle est morte il y a 50 ans tout juste. Vu de 2009, il est difficile de ne pas lire cet événement à l'aune des derniers heureux développements (Obama, Obama !) enregistrés par la cause noire ces derniers mois, même si le talent et l'héritage de Billie Holiday se suffisent à eux seuls.

 

Pour les amateurs de jazz, de blues et de musique en général, Billie Holiday est une perle à la valeur inestimable, une source d'amour et de tendresse d'autant plus forte que la chanteuse de Baltimore n'est pas la plus connue des grandes divas du jazz (Ella Fitzgerald, Bessie Smith à la rigueur, Amy Winehouse ?) et peut se savourer dans une relative discrétion. La chanteuse est connue pour sa capacité à déguster tout au long de sa vie : quasi abandonnée, pauvresse, violée à l'âge de 10 ans par un voisin, mère prostituée dans un bordel de New York, elle-même âme errante dès son plus jeune, emprisonnée, violée encore puis déçue par des hommes qui la tabassent. La voix de Billie Holiday porte sur elle cet héritage de gnons et de larmes, en même temps qu'elle dégage, lorsqu'elle s'échappe dans les boîtes de jazz de NY, une sensualité triste forcément troublante.

 

En 1939, elle grave la chanson la plus signifiante de toute sa carrière : le "Strange Fruit" qui est présenté ici. Ecrite par un jeune prof, "Strange Fruit" désigne les noirs pendus aux arbres dans le Sud des Etats-Unis. Le texte est splendide et l'interprétation de Billie Holiday toute en délicatesse. C'est dans ce registre de la gravité, politique, poétique ou amoureuse, que la chanteuse est la plus juste.

 

Certains épisodes de sa vie ressemblent trait pour trait aux épisodes les plus glauques et médiatisés de nos jeunes stars du rock préférées : arrestations, fuite, découvertes de drogue, tabassage par son mari et ses mecs... Parmi ses péripéties, la chanteuse au physique transformé par l'alcool offre, comme Chet Baker plus tard, de magnifiques moments d'émotion. Si Fitzgerald est la déesse du jazz gai, Holiday est celle du jazz triste, de la mélancolie et de l'avachissement. Sur "I Get Along With You Very Well", sa technique vocale est déjà en retrait mais l'émotion est palpable. La Lady in Satin meurt en juillet 1959, cirrhosée, abîmée, inquiétée jusqu'à la fin par la police et incapable de réformer sa vie pour durer plus longtemps.

 

Restent la voix qui fait école chez Nina Simone, Diana Ross, l'influence chez Janis Joplin, Amy Winehouse bien sûr, Madeleine Peyroux (peut-être la plus proche vocalement d'Holiday) et les chansons grésillantes d'émotion gravées dans les années 30 ou plus tard. Comme certains l'écriront plus tard à l'occasion de son anniversaire : "la bougie s'est soufflée toute seule mais ne s'est jamais éteinte." Snif.

 

 


Bille Holiday - Strange Fruit - rare footage

 

 


Billie Holiday - I Get Along With You Very Well

 




2000-2009, une décennie dans le rétro : Outkast - Ms. jackson (2000)

Posté par 2goldfish le 16.07.09 à 17:54 | tags : dailymotion, videos musicales, hip hop, top, 2000-2009
200O-2009. Une décennie s'achève et nous avons tous un travail de titan devant nous: déterminer quelles étaient les meilleures chansons et les meilleurs albums de la décennie. On va débattre, on va s'engueuler et finalement, après tant de discussions passionnées et argumentées, on ne va pas tomber d'accord. Peu importe, tout ce qu'on peut faire en attendant, c'est préparer le terrain pour au moins avoir un débat bien informé. Jusqu'à la fin de l'année Playlist vous propose donc à intervalle irrégulière de revisiter année par année quelques unes des meilleures chansons de la décennie histoire de relancer la machine à souvenir.
 
Commençons donc l'année 2000 avec l'une des évidentes candidates au titre de meilleur chanson de cette année là. L'album Stankonia d'Outkast avait peu de rivaux sérieux cette année là (Kid A, peut-être ?) et à part peut-être le morceau de bravoure P-Funk/Drum'n'bass "B.OB.", "Ms. Jackson" est sans doute sa meilleure chanson. Andre 3000 et Big Boi y abordent des sujets restés peu communs dans le hip hop : l'amour, l'engagement et surtout les responsabilités qui vont avec.
 
Musicalement, cette approche anti-hip hop est complétée par des scratches passés à l'envers et un riff de piano qui fini par se développer en marche nuptiale. Ne nous trompons pas tout de même, toutes ces bonnes idées, le " forever ever ?" de Dre repompé quelques années après par Kanye West ou les animaux bizarres du clip ne font pas la chanson, qui repose avant tout sur un beat solide de funk tout en retenue et un refrain déchirant. A-t-on vraiment fait mieux en dix ans ? on pourrait presque s'arrêter là.
 



The Black Angels : Parade psychédélique, troisième volet pour bientôt

Posté par Maxence le 16.07.09 à 16:25 | tags : rock, psychédélique, news, usa

 

 

Après l'accueil réservé à The Black Angels et leur excellent Directions To See A Ghost sacré "album de l'été 2008" par votre serviteur l'an passé, mon souhait le plus cher est que l'annonce du travail en studio des Texans lysergiques en réjouisse plus d'un (ce qui sera certainement le cas) ! Plus généralement, il faut avouer que la simple perspective d'un prochain album de ce combo d'Austin est une sacrée belle nouvelle en soit.

 

Même s'il est vrai que l'époque ne manque pas de groupes pratiquant assidûment le revival psychédélique (on citera en vrac, The Dolly Rocker Movement, The Warlocks, Wolfmother, The Black Moutain, le nouveau Spectrum, etc.) on se dit aussi qu'une petite dose d'audio LSD (vous savez cette substance que vous prenez virtuellement à l'écoute de certains héros psychédéliques des 60's et d'aujourd'hui) ne peut pas faire de mal de temps en temps.

 

C'est donc avec impatience que l'on attendra avec de plus amples nouvelles de ces glorieux envapés enragés. Comme ces gens là sont généreux, les moins patients d'entre nous pourront ronger leur frein en écoutant "Drone (in G# Major)", le nouveau morceau disponible sur le profil myspace du groupe. Rien de neuf à première vue, toujours ce mélange de 13th Floor Elevators, de Spacemen 3, de Velvet Underground et de new wave (la basse sonnant parfois comme celle de The Cure), mais si vous désirez du neuf, vous n'écoutez pas The Black Angels de toute façon...

 

Pour finir en beauté, une petite vidéo tirée du précédent opus des "good ol' boys" :

 

 




United Breaks Guitars : la protest song qui marche

Posté par 2goldfish le 16.07.09 à 10:57 | tags : rigolo, youtube, videos musicales, country

Dave Carroll, guitariste du groupe folk Sons of Maxwell a passé neuf mois à se battre en vain contre United Airlines pour obtenir une compensation après la tragique mort de sa guitare entre les mains insouciantes des bagagistes de la compagnie aérienne.

Après ces neufs mois, de rage, il en a finalement eu assez de se comporter comme un adulte et s'est comporté comme un ado : il a posté une vidéo sur Youtube pour se plaindre. Sauf qu'il l'a fait en chanson, avec talent, et qu'il a en deux jours été vu par des milliers d'internautes et ainsi fait plier United comme il n'espérait sans doute plus le faire. La morale de cette histoire, c'est que dans la vie, il faut toujours savoir se plaindre.

 




Bibio : Jolie babiole électronique

Posté par Maxence le 15.07.09 à 15:44 | tags : youtube, pop, électro



Ambivalence Avenue le nouvel album que Bibio, alias Stephen Wilkinson, signe cet été chez Warp et c'est aussi un peu la bonne nouvelle du moment pour les fans du label anglais en perte de repères.

 

Si certains (et j'en suis) accusent parfois la structure de Sheffield de se disperser dans des tentatives pop et post-punk sans grand intérêt, force est de constater que Warp arrive à réconcilier mélodie pop et musique électro mutine sur ce "Lover's Carvings" estival et enjoué. Une bien jolie façon de raviver la flamme d'un mythique passé electronica et de l'unir à une certaine modernité pop contemporaine. Et tout ça, grâce à Bibio, discret producteur dont on sait encore peu de chose !

 

Bibio, c'est avant tout un jeune anglais originaire des West Midlands, passionné de sons environnementaux, de musique expérimentale et de belles mélodies. Déjà auteur de 4 albums (!) sur le label hip hop d'avant-garde, Mush, l'Anglais est également le protégé du duo Boards of Canada qui a élu sont album Fi, "meilleur disque électronique de l'année 2004". C'est aussi l'ami de Clark, un autre nouvel élu du label de Steve Beckett, qui ne tarie pas d'éloges sur l'oeuvre de ce nouveau venu.

 

A l'écoute d'Ambivalence Avenue, un album léger comme une bulle de savon, soutenu par des mélodies folk mais aussi de langoureuses variations soul et funk, on ne peut que prédire un bel avenir au petit Bibio. Une prophétie totalement subjective je vous l'accorde, mais qui ne risque pas d'être entièrement démentie par le clip bricolé de "Lover's Carvings", un des plus charmants morceaux présents sur ce disque. Enjoy !

 

Bibio - Lover's Carvings

 

Lire aussi
- Edges : Panorama de la nouvelle scène électronique fançaise
- Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !




En exclu : Let's Take a Walk, le dernier clip de Raphael Saadiq

Posté par LovelyRita le 15.07.09 à 10:13 | tags : usa, news, vidéos musicales, soul

C'est en 2008 que l'on fêtait les 50 ans du cultissime label Motown, c'est en 2008 aussi que Raphael Saadiq s'est imposé comme l'une des figures importantes de la nouvelle génération soul. En exclu mondiale sur Fluctuat, son tout nouveau clip, "Let's Take a Walk".

 

Parmi les artistes les plus connus et les "plus jeunes" qui se lancent dans la soul de nos jours, on a déjà parlé de Jamie Lidell et de son très beau Jim, évoqué Mayer Hawthorne (dont le premier album va sortir à la rentrée) et ce serait une erreur de ne pas citer Raphael Saadiq, qui n'est plus tout jeune certes (43 ans !) mais qui a, avec son The Way I See It, réussi à s'imposer comme le leader de cette scène que l'on appelle à tort ou à raison "neo soul". Son album sorti en 2008, année de commémoration pour le label de soul Motown, est un retour aux origines des musiques black et soul. En exclu donc, le clip bien rétro de "Let's Take a Walk".

 

 

 




Edges : Panorama de la nouvelle scène électronique fançaise

Posté par Maxence le 14.07.09 à 12:24 | tags : pop, électro



L'électro française n'en finit plus d'accoucher de talents multiformes ! Pour preuve, au moment où sort justement "Moments Of A Crisis", vaste panorama sur double CD de 5 ans d'existence de l'excellent label de Cosmo Vitteli, I'm A Cliche (on en reparle bientôt) et après celle du Collectif Valérie, une autre compilation dédiée à l'électro française, plutôt transversale celle-là, assaille les rayons électros de vos disquaires favoris.

 

Edité par Diesel Music et Because, Edges, "A new French Electronic Generation", présente 16 artistes français, pour la plupart peu ou pas connus (mais qui méritent de l'être) loin des clichés de l'électro compressée de Justice et consorts mais paradoxalement proche par certains côtés, ne serait-ce que pour l'énergie et l'enthousiasme qu'ils génèrent. De l'electronica du Toulousain Mondkopf (qui vient de réaliser un album largement plébiscité par nos confrères) ou de Nil Hartman, en passant par les ritournelles sous influences 80 d'Anoraak, des très bons Gentlemen Drivers ou de Donovan (non, pas le gentil chevelu des 60's, non), l'electrofunk très mélodique de Breakbot (une découverte !), celle teintée d'electronica du Dilemn ou de disco chez Discodeine (alias Benjamin Morando - Pentile et Cédric Marszewski - Pilooski), le balearic discoïde des talentueux Rove Dogs, les cosmics Digikid84, Danger (magnifique "88:88 - Stage 3 The Club") ou Chateau Marmont (un groupe à suivre !), le booty hardcore de Djedjotronic ou funky chez Stereoheroes, rien à jeter sur cette compilation.

 

Si certains, malgré leur talent ont encore et toujours, Daft Punk en ligne de mire, beaucoup d'autres s'en détachent et cultivent même une certaine élégance psychédélique et électronique. Gageons que l'on verra grandir un certain nombre de ces nouvelles pousses (et c'est déjà fait, voir le succès de Discodeine, Mondkopf, Anoraak, Rove Dogs et Chateau Marmont, remixeurs de Midnight Juggernauts, La Roux ou Ladyhawke).

 

Alors, on parle de French Touch 3.0 cette fois ?? En attendant d'en être sûr, quelques clips qui assurent la bande son de cette nouvelle génération électronique française :

 

Anoraak - The Wizard

 



Chateau Marmont - Diane et... Alizé

 


Discodeine - Tom Select (Joakim Remix)

 


Mondkopf - La dame en bleu (Live Remix)



Route du Rock 2009, le meilleur festival de l'été ?

Posté par 2goldfish le 13.07.09 à 10:03 | tags : route du rock, live, agenda

 

L'an dernier, la Route Du Rock nous avait laissé sur notre faim mais avec sa programmation discount, le festival s'est refait une santé financière et repart cette année sur des bases saines. Même le départ de la FNAC et de France Inter de la liste des parteniares est compensé par l'arrivée de Libération, Virgin Radio et Converse (un très mauvais choix de chaussures pour un festival notoirement boueux, à vrai dire).

Du coup la programmation de cette année est plutôt ambitieuse : My Bloody Valentine en tête d'affiche, ça ressemble à un pari gagnant, mais si on reconnait que Dominique A, Peaches, Grizzly Bear, The Horrors, Deerhunter, The Kills et Camera Obscura font une très bonne affiche, on doute un peu de leur capacité à remplir le fort de Saint Père. Pourtant il y a aussi Tortoise, Bill Calahan, Marissa Nadler, Gang Gang Dance, Four Tet... Bref, une prog' géniale, comme on n'en a pas vu à la RdR depuis au moins trois ans. On est alléché, le public le sera-t-il aussi ?

 

Voir ausssi
- en images, le guide des festivals de l'été 2009




The Antlers invitent tout le monde à l'Hospice

Posté par Myosotis le 11.07.09 à 11:15 | tags : youtube, pop, rock, usa

Il faut se ruer dès que possible sur l'album Hospice (lire la chronique de Hospice)  de The Antlers et s'enfermer avec. Oeuvre du presque seul homme-orchestre Peter Silberman, Hospice est LA surprise de ce premier semestre.

 

 
Sorti confidentiellement (autoproduit et distribué en mars), l'album devrait bénéficier d'une distribution digne de ce nom en Europe d'ici quelques semaines. En attendant, on peut patienter en regardant l'exceptionnel travail sonore et vocal de Silberman et ses collègues de Brooklyn en vidéo, ici sur l'un des titres de l'album "Shiva" ou encore là sur cette impeccable reprise d"Harvest Moon" de Neil Young. L'album de The Antlers est une merveille de précision qui se joue des genres, taquinant l'ambient sur son introduction (prologue), jouant de la trompette comme du synthé et du clavier, dérivant vers l'indie musique ou la pop futuriste de Radiohead.
 
 
La voix de Silberman évoque pêle-mêle Jeff Buckley, Antony d' Antony and The Johnsons mais s'appuie surtout sur des textes sublimes. Hospice est une sorte de concept album qui évoque les derniers jours d'un être cher. Le groupe développe autour de cette situation des titres à vous tirer les larmes, enfouissant la voix de tête de Silbermann sous des mini-murs du son sophistiqués et tellement enchevêtrés qu'on en reconnait à peine les instruments. Si les choses se passent correctement, Hospice devrait faire son chemin auprès des critiques français dans les prochains mois et finir en très bonne place sur les best-of de fin d'année. On y reviendra nécessairement. En attendant, pleurons en choeur à l'horrible été qui s'annonce...
 
 
 

The Antlers - Shiva live
 
 
 

The Antlers - Neil Young Harvest Moon cover
 
 
 



Brit Awards 96 : Le jour où Jarvis Cocker se paya Michael Jackson

Posté par Myosotis le 10.07.09 à 11:41 | tags : rigolo, rock, youtube, pop
La scène ne dure pas très longtemps mais marque suffisamment les esprits pour créer le scandale et la polémique.
 
 
Lorsque Michael Jackson se déplace à Londres pour recevoir un hommage lors de la cérémonie des Brit Awards, Jarvis Cocker, au sommet de sa gloire personnelle (nous sommes en 1996 et Pulp a sorti son Different Class magistral l'année précédente), se sent "appelé" vers la scène pour dénoncer le simulacre du King of Pop délivrant un show Earth Song à haute valeur chorégraphique ajoutée entouré d'enfants. Jackson en figure christique y délivre l'une des performances dont il a le secret alors : oecuménisme, bons sentiments, dépassement des différences de tous ordres et refuge dans une enfance fantasmée. Cocker quitte la table des Pulp à quelques mètres de là et vient se glisser entre les caméras et la scène. Il montre son cul, fait quelques grimaces et quelques pas de danse lascifs. Jackson ne se rend même pas compte de la perturbation. Jarvis Cocker pressé par la sécurité et les chefs d'orchestre du spectacle retourne s'asseoir, ni vu ni connu.
 
 
Dans la salle, quelques figures indie reconnaissent le coup de génie de Cocker. Certains déclarent qu'il a fait ce que tous auraient aimé faire en voyant le show dégoulinant de bons sentiments. Malheureusement pour Cocker, l'entourage de Jackson ne compte pas en rester là. La Police est convoquée et alors que Cocker veut rentrer chez lui, il est interpellé. Il passera la nuit au poste où on l'accusera notamment d'avoir blessé l'un des enfants danseurs. L'incident se poursuivra par l'échange de quelques invectives par voie de presse où les pro-Jackson et les pro-Cocker s'écharpent le sourire aux lèvres. Dans un supplément brit pop de Mojo, sorti le mois dernier, Russell Senior revient sur l'incident et suggère que Cocker avait peut-être prémédité son coup et senti le coup de pub. Dans les semaines qui suivent, les ventes de disques des deux parties (HIStory et Different Class) subissent un net regain de forme, résultat de la publicité faite par l'accident. La cérémonie des Brit Awards 96 restera l'un des moments pivot où s'écorna un peu plus l'image du génie de Thriller.

 


Jackson vs Cocker Brit Awards 96
 
 

 




La musique du cerveau

Posté par 2goldfish le 09.07.09 à 16:03 | tags : youtube, rigolo
Le philosophe Dan Lloyd, chercheur dans une université du Connecticut, a eu l'intuition qu'il pourrait peut-être mieux appréhender les IRMf ("f" pour "fonctionelles") si au lieu d'en regarder des représentations graphiques il en écoutait des représentations musicales.
 
 
Les IRMf permettent en effet d'analyser l'activité du cerveau dans différentes zones pour savoir lesquelles s'activent quand on pratique une activité donnée. Il a donc créé un logiciel lui permettant d'assigner une note à chaque zone du cerveau avant de lancer l'IRMf pendant qu'il pratiquait lui-même différentes activités, avant de répéter l'expérience sur des patients schizophrènes ou déments. Le résultat : une musique hasardeuse mais vaguement harmonique pour un cerveau sain, une cacophonie de notes stridentes pour un cerveau malade.
 
 
Au delà du simple côté esthétiquement ludique de l'histoire, cette nouvelle représentation de l'activité du cerveau permet effectivement de faire des découvertes. Si on s'attendait à entendre les cerveaux schizophrènes passer de façon abrupte de moments d'activité intense au silence, un collaborateur du philosophe a été surpris de découvrir des "bruits de fonds" innatendus dans la musique des cerveaux schizophrènes. Le résultat est visible et audible dans cette vidéo qui présente d'abord la musique d'un cerveau sain puis celle d'un cerveau malade. L'effet est comparable au passage de Music For Airport de Brian Eno à un morceau très agressif de Venetian Snares.
 
 



Nomenklatür : Ces français qui concourent pour le meilleur remix du Peace de Depeche Mode

Posté par Maxence le 09.07.09 à 11:20 | tags : électro, cover, concours, new wave


Et si le remix de "Peace" par les Français Nomenklatür était le meilleur morceau du dernier effort de Depeche Mode, Sounds Of The Universe ? Un peu chauvin comme assertion ? Et pourtant !

 

Nul ne peut nier en effet que face à un album un brin mou du genou et faiblard en arrangements, la lecture janséniste, minimale et robotique des gagnants du concours Depeche Mode Peace Remix Contest Entry organisé par Mute et Beatport, a une autre allure ! Sur "Peace", la voix plaintive de Dave Gahan soutenue par les synthés bourdonnants du duo français sur un tapis rythmique aussi léger que régulier, s'offre une nouvelle jeunesse tout en restant totalement circonscrit par l'esthétique Depeche Mode. L'ensemble redonnant même aux héros de Basildon cette aura chromée piquetée d'une légère rouille, en accentuant ainsi le côté rétro-futuriste, entre techno et EBM, tout en rappelant les grands moments du groupe.

 

Il faut dire que les deux de Nomenklatür ne sont pas des nouveaux venus non plus. Fringants trentenaires hébergés sur Space Factory, le label electro de notre moustachu favoris David "Rodéo Disco" Carretta, Olivier Rossi, le Breton (comme son nom ne le laisse pas deviner) et Olivier Brucker, originaire de Metz, sont régulièrement plébiscités par DJ Hell, Paul Nazca, The Hacker, Scan X ou Richard Bartz. Leur musique, savant croisement entre racines indus et envolées techno, s'offre d'ailleurs un album entier, Gift of Ages le bien nommé, sur lequel mélodies synthétiques et groove mécanique s'accordent pour accoucher d'un panorama électronique intemporel réconciliant les pionniers Kraftwerk, DAF, Alexander Robotnick, Front 242 ou Depeche Mode justement, et leurs héritiers contemporains incarnés par les poulains du label Space Factory et Goodlife en France, ou les Hollandais de Bunker, Clone et Crème Organization.

 

Au vu de ces dernières références, il n'est pas étonnant de voir Nomenklatür proposer ce remix si inspiré d'un groupe adulé (et dont ils sont grands fans !). Par contre, ce qui est malheureusement sans surprise concernant les Anglais, c'est qu'une constante depuis quelques années veut que leurs meilleurs morceaux soient généralement des remixes...

 

En écoute, "Peace", remixé par Nomenklatür :

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

Voir aussi
- Summer of the 80's : toute la musique des années 80 sur Arte cet été
- The Field : Le chant des possibles




Drift, le projet solo de Lee Ranaldo (et Leah Singer)

Posté par Maxence le 08.07.09 à 15:11 | tags : punk, électro, vidéos musicales, rock, usa

 

Quand il est sur la route avec son groupe, que ce soit pour une date américaine ou pour une tournée internationale, Lee Ranaldo, guitariste (et chanteur) des Sonic Youth, préfère prendre sa propre voiture ou en louer une sur place pour faire du chemin en solitaire ou accompagné de sa femme, la photographe Leah Singer.

 

Il en profite également pour s'arrêter sur le bas-côté et écrire des poèmes inspirés par ce qu'il voit durant ces voyages dans un carnet. Sa femme, quand elle est là, et c'est généralement le cas, prend des photos et fait de petits films. c'est de ces moments vacants qu'est né le projet Drift, une oeuvre expérimentale réalisé par Ranaldo et Singer, une musique fluctuante pour images flottantes crée par deux artistes sur la route, dans le blizzard électrique de notre époque post-moderne.

 

 

 

 




On attend toujours l'extinction de Dinosaur Jr

Posté par 2goldfish le 08.07.09 à 11:24 | tags : videos musicales, rock, usa

Farm, le nouvel album de Dinosaur JR, est très bon et on en est tout étonné. C'est quoi ces groupes qui se reforment des années après et qui font comme si rien ne s'était passé ? Les reformations, c'est pas censé être embarassant pour tout le monde ?

 

Jay Mascis, Lou Barlow et Murph prouvent que non. Le clip d'"Over It" prouve qu'on peut faire du skate à quarante ans passés. Et qu'on peut faire du rock aussi. Vite, que quelqu'un alerte Billy Corgan.

 




En images : l'hommage rendu à Los Angeles à Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 08.07.09 à 09:47 | tags : pop, usa, news

Suivez grâce au diaporama Cérémonie hommage à Michael Jackson, le dernier adieu que les fans rendent à la star décédée Michael Jackson. Images par images, vivez la cérémonie événement.

 

 
 

C'est depuis 19h (heure française) que vous pouvez suivre en images sur Fluctuat l'hommage que Los Angeles, ville où habitait la star de la pop, rend à Michael Jackson. En début de journée, les proches des Jackson se sont réunis au Forest Fawn Hill pour un dernier aurevoir dans l'intimité. Du côté du Staples Center, on attend des milliers de fans, pour l'hommage public qui est rendu au King of Pop.

 

Voir aussi l'hommage de la rédaction à Michael Jackson
- Diaporama Nerverland, le ranch de Michael Jackson
- Diaporama Michael Jackson et ses amis
- Les meilleus clips vidéo de Michael Jackson




Suivez en direct la cérémonie hommage à Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 07.07.09 à 18:15 | tags : médias, news

Depuis le milieu de l'après-midi (pour nous), les télés américaines restransmettent déjà les premières images de la cérémonie publique en l'honneur de Michael Jackson.

Suivez dès maintenant et en direct sur Fluctuat, l'hommage rendu à Los Angeles au Staples Center.

 

 

 

 




L'hommage public à Michael Jackson, premier web-event ?

Posté par LovelyRita le 07.07.09 à 16:58 | tags : pop, web, médias, news

L'annonce de la mort de Michael Jackson avait déjà rémué le net tout entier. La cérémonie qui a lieu aujourd'hui à 19h (heure française) en son honneur, devrait quant à elle, marquer d'une pierre blanche l'histoire du web.

 


 

C'est d'un site web, celui de TMZ, qu'est parti le raz-de-marée qui a secoué le web international pendant des jours. Si les journaux télé, la radio et la presse classique ont largement couvert l'événement, les médias web ont été les premiers espaces d'expression à commenter la nouvelle et se sont montrés les plus réactifs. Le 25 juin, jour du décès, Twitter estime que 30% des messages échangés sur sa plateforme était consacré à la star. Idem, sur Youtube, les vidéos de Jackson connaissent un pic de popularité (celle de Thriller va dépasser les 50 millions de visionnages). La plupart des sites d'informations qui ont relayé l'événement ont vu leur audience augmenter et le site Yahoo! News déclare avoir dépassé son record de visiteurs uniques, qu'il avait atteint lors de la dernière élection présidentielle aux USA (B.O. : 15,1 millions vs M.J. : 16,4). La cérémonie d'investiture d'Obama, retransmise sur plusieurs sites internet en direct, avait déjà eu des airs de gros rassemblement sur le web. En ce qui concerne la cérémonie consacrée à MJ aujourd'hui, on parle déjà d'un record et d'une date clée dans l'histoire d'internet... l'hommage à MJ, premier web-event ?

 

Vu les premières secousses qui se sont déclarées sur le web il y a deux semaines, on peut s'attendre à battre un record aujourd'hui. La cérémonie publique qui va se dérouler au Staples Centre de Los Angeles, là où le King of Pop, avait fait ses dernières répétitions, va démarrer à 10h (heure locale)...Une grande partie des Américains, alors sur leur lieu de travail, seront contraints de suivre l'événement en direct sur le web plutôt que sur un poste de télé. Si ce ne sont que de simples hypothèses et si le seul point de comparaison actuel, en tant qu'événement fédérateur sur le web, est la cérémonie d'investiture d'Obama, Michael Jackson, qui a déjà battu les records détenus par l'actuel Président, devrait aussi le devancer et voir son hommage labelisé de premier web-event.

 

A suivre en direct à partir de 18h sur Fluctuat, la cérémonie d'adieu à Michael Jackson.

 

Voir aussi l'hommage de la rédaction à Michael Jackson
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- Diaporama Michael Jackson et ses amis
- Les meilleus clips vidéo de Michael Jackson




Les pop stars ne jouent plus pour les mariages et les anniversaires

Posté par 2goldfish le 07.07.09 à 10:16 | tags : rock, rigolo, pop

Le Times Online nous apprend une bien triste nouvelle pour les rock stars vieillissantes et les pop star sexy du monde entier : la crise les touche eux aussi.

 

L'article du Times retrace l'histoire des concert privés donnés par des rock stars à des sultans, millionnaires russes et banques d'investissement depuis les années 1990, une histoire pleine de noms connus et de zéros. George Michael, Michael Jackson, The Rolling Stones, Bob Dylan, Tina Turner, Pete Doherty, 50 Cent, Paul MacCartney... Presque personne qui peut se faire appeler "superstar" n'a jamais été au dessus d'un concert court, très bien payé et discret. On sait que Radiohead et Phil Collins ne le font pas, on sait aussi que Peter Gabriel serait très vexé qu'on ne l'appelle jamais.

 

On ne va pas leur jeter la pierre, ça n'est pas comme si on croyait encore qu'aucun de ces types était trop rock'n'roll pour jouer devant des banquiers. De toute façon, avec la crise, c'en est fini de ce genre de concerts depuis la fin de l'an dernier. Ceux à qui il reste de l'argent ont la décence de le cacher et plus personne n'ose organiser de Bar-Mitzvah ou d'anniversaires à plusieurs millions de dollars. De toute façon, moi, on ne m'y invite jamais, alors...

 

Voir ausssi
- La griffe de U2 décroche le jackpot
- Top des morts les plus bizarres : Brian Jones and co




Le non-hommage de Morrissey à Michael Jackson

Posté par Myosotis le 06.07.09 à 14:19 | tags : rigolo

Décidément, Morrissey ne fait jamais les choses comme tout le monde. Alors que tous les artistes de la planète offrent trente secondes de leurs shows du moment pour honorer la mémoire de Bambi : de Doherty jouant (mal et acoustique) "Billie Jean" aux Eurockéennes, à U2 en passant par Madonna qui a embauché pour l'occasion un piteux clone dansant, l'ancien chanteur des Smiths qui explosait déjà MJ au nombre des concerts annulés à la dernière minute (mais là, 50 d'un coup et pour une raison diplomatique comme la mort, ça ne compte pas), a profité d'une escale à la Dream Factory de.... Riga pour taquiner la star.

 

Lançant son ancien single "The World is Full Of Crashing Bores" (le monde est plein de gens supra chiants), Morrissey qui, est habitué des propos sarcastiques et des lancements sur mesure, aurait tenu ces propos très très choquants : "Cette semaine, en Angleterre, le numéro 1, le numéro 2, le numéro 3, le numéro 4 et le numéro 5 des charts sont occupés par Michael Jackson. Une preuve s'il en faut que le World Is Full Of Crashing Bores". L'intéressé a certes déjà fait mieux dans la provocation mais gageons que la phrase fera son petit effet pour casser l'unanimisme ambiant.

 

Profitons de l'occasion pour rappeler que la caravane Morrissey, après les quelques ratés initiaux (des annulations en pagaille et notamment un report des dates françaises), a repris son rythme de croisière. Les concerts français à Paris (le Grand Rex devient Zenith) et Lille ont été récemment reprogrammés et annoncés pour les 11 (Lille) et 12 novembre (Paris). Les anciens billets (à Paris du moins) ne valent pas mais sont remboursés bien entendu.

 


Morrissey - Live 2002 - The World is Full of Crashing Bores

 


Peter Doherty - Billie Jean cover - Eurockéennes de Belfort 5 juillet 2009

 

 

Voir aussi
- Anvil : This Is Not Spinal Tap
- Demo Disasters : le blog de la musique brute




La griffe de U2 décroche le jackpot

Posté par 2goldfish le 06.07.09 à 10:18 | tags : rigolo, news, rock, pop
 
La nouvelle et "révolutionnaire" scène que U2 va emmener de stade en stade partout à travers l'Europe s'appelle "The Claw" ("la griffe"). Avec cette griffe, U2 est fier d'offrir au public "l'expérience la plus intime possible dans un stade". L'intérêt de la griffe étant de permettre au public de voir U2 de tous les côtés : un écran géant circulaire projette l'image du groupe sur scène partout autour d'elle et la disposition des haut-parleurs sur la structure plutôt qu'en un mur derrière une classique scène rectangulaire permet au public d'être assis même "derrière" la scène.

 

On ne voit pas vraiment en quoi l'expérience est rendue plus "intime" par l'opportunité de voir Bono de dos pendant la moitié du concert qui fait que de toute façon, comme d'habitude, le public regardera comme toujours l'écran géant parce qu'il sera trop loin pour voir autre chose, on sait par contre que ce nouveau type de scène va permettre d'ouvrir à la vente 20% de places en plus dans les stades et promet à U2 de décrocher le record de la tournée la plus profitable de l'année. U2 est tellement fier de son coup que le groupe a baptisé sa tournée la 360 tour. Au moins, cette fois, c'est clairement dit, personne ne pourra nier ce qui motive U2 sur cette tournée.

Vous pouvez admirer le design de la griffe sur 360.u2.com

 

Voir aussi
- Top des morts les plus bizarres : Brian Jones and co
- La vidéo des dernières répétitions de Michael Jackson
- Le gang des DJ qui escroquaient les charts




S'abonner à un artiste, c'est trop cher

Posté par 2goldfish le 05.07.09 à 11:45 | tags : music biz

La folkeuse Thea Gilmore est la dernière artiste en date à proposer un abonnement à ses fans.

 

Le deal est le suivant : en payant 52 livres (environ 60 euros) pour un an, les fans auront droit à une douzaine de chansons inédites, un feuillet de paroles écrites à la main et dédicacées, des places backstage, quatre badges et l'accès à un site avec un journal vidéo de l'artiste et un forum où lui poser des questions. Un peu comme Prince avec son LOTUSFLOW3R à 77$ annuels, l'idée c'est que le prix demandé à la base est cher mais que finalement, à la semaine, ce n'est pas grand chose. Pour Thea Gilmore, c'est 1£ par semaine, ce n'est finalement pas tant que ça, n'est-ce pas ?

 

Sauf que les badges et les paroles, à moins d'être un fan hardcore (ça existe les fans hardcore de Thea Gilmore ? On savait à peine qu'elle existait jusqu'ici.) on n'en a pas grand chose à faire. Et les places backstage, c'est bien... si l'artiste fait une tournée mondiale qui s'arrête par miracle près de chez vous. Au final, on paye plus de 4£ pour une chanson, et c'est un peu raide. Un fan de base d'un artiste dépense généralement une dizaine d'euros tous les deux ans pour un nouvel album. Ca fait cinq euros par an. De ces cinq euros, un artiste signé chez une maison de disque touche de 40 centimes à 1,25€. En lançant un tel système d'abonnement et en court-circuitant les distributeurs, les artistes doivent certes supporter le coût de l'enregistrement, de l'administration et de la distribution, mais on voit mal qu'est-ce qui fait passer de 40 centimes à 60 euros par fan et par an.

 

Le problème de ces services d'abonnement, répète-t-on toujours, c'est qu'ils n'intéresseront jamais qu'un public déjà conquis. C'est en partie vrai, certes, et aucun artiste ne devrait compter vendre autant d'abonnements qu'il vendait d'albums en magasin mais c'est aussi vrai qu'aucun nouveau venu ne déboursera jamais l'argent demandé pour un tel abonnement tant que les artistes n'en reverront pas le prix à la baisse. Si Thea Gilmore avait mille fans pour s'abonner à son "super fan club" elle aurait 60 000 euros dans la poche, sans compter les revenus des concerts. Elle en aura plus probablement une centaine. Rien ne permet de dire qu'en divisant le prix par dix elle en vendrait dix fois plus, bien sûr. Il faudrait faire une étude de marché que l'artiste ne peut évidement pas se permettre. On attend juste l'artiste intrépide qui osera ne demander que dix euros par an à ses fans.




Summer of the 80's : toute la musique des années 80 sur Arte cet été

Posté par Maxence le 04.07.09 à 09:33 | tags : new wave, télévision, news

Les années 80 n'en finissent plus de revenir et la chaîne culturelle Arte ne s'y est pas trompée qui nous offre durant deux mois un palpitant panorama de l'ensemble des courants musicaux de cette époque (trop) souvent décriée. Cinéma, documentaire, mode et musique (ce qui nous intéresse plus concrètement sur Playlist), tout y passe, la chaine franco-allemande se dévoue corps et âmes pour nous faire (re)découvrir une décennie plus que jamais dans l'air du temps.

 

A Flu', on se penchera surtout sur :

 

En juillet :
The Nomi Song, un documentaire qui rend un hommage mélancolique au chanteur lyrique new wave Klaus Nomi. (le 9.7.2009 à 23h10)

L'inoubliable Stop Making Sense, concert filmé des Talking Heads par le réalisateur Jonathan Demme. (le 14.7.2009 à 23h50)

 

Et aussi : Eurythmics (le 30.7.2009 à 00h15), Recherche Susan désespérément (07.07.2009 à 20h45) et pour les vraiment vraiment nostalgiques, des portraits de Bryan Adams, Queen, Peter Gabriel, Bon Jovi, Georges Michael, Falco (!), parce que c'est aussi ça les 80's (glups!)...

 

En août : un pléthorique mois musical avec Welcome to the 80's, une série de reportages de 52 minutes en 6 parties :

 

01. Postpunk et Nouvelle Vague allemande (Le 11.8.2009 à 22h40)

02. Electro-pop et nouveaux romantiques (Le 11.8.2009 à 23h30)

03. Rap, Breakdance et graffiti (18.08.2009 à 22h55)

04. Charts, clips et commerce (18.08.2009 à 23h50)

05. La scène gothique, métal et indus (25.08.2009 à 22h35)

06. House music et acid-parties (25.08.2009 à 23h30)

 

Et aussi : Berlin, New York et la musique Underground (13.08.2009 à 22h15), 101 - Depeche Mode, concert filmé de Depeche Mode au stade RoseBowl le 18 juin 1988 par D. A. Pennebaker (le 13.8.2009 à 23h10), Ich liebe Rock - La nouvelle vague allemande, reportage au cours duquel le duo franco-allemand Stereo Total nous guide au coeur des archives de l'émission culte de la chaîne WDR, Rockpalast, avec Nina Hagen, Nena, Trio, D.A.F ou encore Einstürzende Neubauten (20.08.2009 à 23h10). Et pour finir, Doctor Prince & Mister Jackson (04.08.2009 à 20h45) reportage comparant les carrières et l'évolution de deux symboles de la pop et du funk des 80's.

 

Dans un genre parallèle et socio-culturel on retiendra quelques docus traitant de musique mais aussi de société, mode, politique, art, etc. En juillet : Keith Haring - Le petit prince de la rue (23.7.2009 à 22h30) et Golden 80's - Madonna, Bono, Diana (25.08.2009 à 20h45)

 

Un programme plus que copieux même si l'on peut regretter qu'il n'y ai rien sur l'actuel mouvement "nu-80" entièrement né sur myspace et sur les blogs, représenté par le Collectif Valerie, Minitel Rose, Nite Jewel, Glass Candy, etc. Reste que tout ça s'annonce tout de même passionnant et remplacera avantageusement Les gendarmes à Saint-Tropez. A vos agendas !

 

Voir aussi
- notre entretien vidéo avec La Roux
- diaporama les morts les plus insolites




Kitsch, club, pop, électro... les hits de l'été 2009 en vidéo

Posté par LovelyRita le 03.07.09 à 17:56 | tags : tubes de l'été, top

Inévitable à la même période de l'année, le tube de l'été refait surface chaque an... bien souvent gras ou ringard, il est surtout de toutes les vacances et de toutes les playslist. Pour vous préparer et faire votre choix en connaissance de cause, Fluctuat a sélectionné en vidéos une dizaine de tubes pour cet été 2009.

 

tubes de l'été

 

De l'évident "Boom Boom Pow" des Black Eyed Peas, à la découverte Hecuba et sa rengaine pop-éléctro en passant par Yuksek et son tube "Extraball", plus d'une dizaine de titres ont été retenus cette année. Il y en a à peu près pour tout les goûts, toutes les ambiances, tout les styles. Que vous passiez votre été en festivals, dans un club à Londres, que vous soyez fan des eighties ou de pop-rock... votre tube de l'été vous attend. Voir le diaporama Tubes de l'été 2009.

 

Voir aussi
- Das Racists : Pizza Hut & Taco Bell, le tube gras de l'été
- Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenir
- Notre rétro 50 ans de tubes de l'été




Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !

Posté par Maxence le 03.07.09 à 16:00 | tags : électro, pop, punk, funk, youtube


Yacht, désormais un duo, nous avait bien fait rire avec le clip dadaïste et funky de "See A Penny (Pick It Up)" tiré de l'album I Believe in You, Your Magic is Real. Ils remettent ça avec "Summer Song", une vidéo illustrant un des meilleurs tracks de See Mystery Lights, nouveau LP de ces deux doux dingues (din ding dong).

 

En plus d'être le vidéo clip désormais indispensable de tout musicien contemporain, "Summer Song" se présente comme une leçon hilarante et sacrément féroce de management culturel. Accessoirement, c'est aussi un excellent titre punk-funk à tendance synth-pop et le tube de l'été qui vient. Un gimmick facile à retenir et pourtant savoureux, à base de gros toms synthétiques et de boite à rythmes accompagnée d'une mélodie sautillante 80 qu'on se prend à chanter sous la douche. Il n'y a pas plus simple que "Summer Song" (sans compter son titre limite racoleur et parfaitement synchrone avec la période) et il faut bien avouer que ça marche.

 

L'erreur serait évidemment de prendre tout ça au premier degré. Avec leur concerts-happening ironiques et totalement irrévérencieux singeant la philosophie consumériste new age typiquement américaine (capitalisme mystique mis en image sur des animations powerpoint cheap, chant scandé comme une leçon de commerce pyramidal, détournement de thème religieux à buts commerciaux), les deux de Yacht, dont le nom lui-même sonne comme une provocation, sont en réalité les adeptes d'un situationnisme dont le message passe avant tout par l'humour et la dérision.

 

Pour finir, on rebondira sur le cool "Psychic City", l'autre tube très Talking Heads (d'aucun diront Tom Tom Club) de l'album, inspiré d'un morceau préchi-précha de Rich-Jensen, "Voodoo-City". Une autre illustration de la mystique très particulière de Yacht, le duo d'un pays où tout est possible du moment que les bonnes énergies vous apportent de l'argent (le tout sous couvert d'amour... divin, bien sûr !)

 

So move your feet on the summer song !

 


Yacht - Summer Song
 
 
 
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Rich Jensen - Voodoo City
 
 
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Yacht - Psychic City
 
 
Voir aussi
- le diaporama Tubes de l'été 2009



Top des morts les plus bizarres : Brian Jones and co

Posté par 2goldfish le 03.07.09 à 14:13 | tags : rock, anniversaire, cimetière

Il y a 40 ans aujourd'hui, au fond d'une piscine payée par Winnie l'Ourson, on retrouvait le corps de Brian Jones. A cette (morbide) occasion, diaporama des morts les plus insolites dans le monde de la musique...

 



Leader des Rolling Stones à leurs débuts avant de devenir leur homme à tout faire en studio (il jouait de l'accordéon, de la flûte, du sitar et de n'importe quoi pour le groupe qui savait de moins en moins quoi faire de lui) avant de finir simple icône trash de Carnaby Street, Brian Jones était plus qu'un simple mauvais nageur.

 

Puriste du blues, il n'était pas emballé par les aventures en terrain rock et pop de son groupe, pourtant c'est lui qui a apporté la flûte à "Ruby Tuesday" ou la marimba sur "Under My Thumb", faisant des Stones du milieu des années 1960 un groupe plus éclectique qu'il ne sera jamais. Il était aussi passionné de musique arabe, une influence qui fait de Their Satanic Majesties Request autre chose qu'une simple copie de Sergent Pepper's. Sa consomation excessive de psychotropes en tous genre, sans doute motivée par un sentiment d'isolation de plus en plus grand au sein du groupe, feront qu'il sera de moins en moins présent musicalement et physiquement lors des sessions d'enregistrement, jusqu'au jour où il sera finalement renvoyé et remplacé par Mick Taylor.

 

De l'avis de tout ceux qui le connaissaient, dans les dernières semaines de sa vie Jones avait l'air d'aller mieux après des années de dépression et d'abus, ce qu'on peut prendre comme une tragique ironie mais aussi une bonne nouvelle. Jones méritait bien de mourir (relativement) heureux. Voilà une vidéo de "Not Fade Away" de 1964, quand Jones ne s'était pas encore complétement fait volé la vedette par Jagger.

 

 
 
 



La vidéo des dernières répétitions de Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 03.07.09 à 10:52 | tags : news, pop

Après les photos prises lors des répétitions pour les concerts prévus en juillet par Michael Jackson, une vidéo a filtré hier. 1 min 30 durant laquelle, on voit le chanteur en assez grande forme sur "They don't really care about us".

 

Ces dernières années, on avait fait de Michael Jackson, un zombie avant l'âge et l'annonce des 50 concerts londoniens en avait fait rire plus d'un. Persuadés qu'il ne tiendrait jamais jusqu'au bout, les dubitatifs avaient eu "gain de cause" quand on parlait des reports des premières dates. Tous les observateurs attendaient donc le 13 juillet pour voir ce qu'il restait réellement du Michael Jackson, celui de la grande époque. Entre doute et certitude que le chanteur ne pouvait que tout donner, le public n'a finalement que cette vidéo réalisée le 23 juin lors des dernière répétitions, pour juger sur pièce de la santé physique de MJ. En playback sur "They don't really care about us", le King of Pop, accompagné de danseurs, apparaît bien amaigri mais toujours maître du rythme.

 

 


 
 
 



Anvil : This Is Not Spinal Tap

Posté par 2goldfish le 02.07.09 à 17:37 | tags : youtube, rigolo, metal
A l'époque de la sortie de This Is Spinal Tap de Sacha Gervasi, beaucoup de spectateurs ont des doutes sur l'existence d'Anvil, groupe de métal canadien qui ressemble plus à Spinal Tap que Spinal Tap.
 

Plus de vingt ans après qu'Anvil ait raté sa chance (une tournée en 1984 avec Whitensnake et Bon Jovi), le chanteur Steve "Lips" Kudlow et le batteur Robb Reiner (comment croire à la réalité d'Anvil avec ce genre de coïncidences ?) continuent d'essayer d'être des rock stars. Le réalisateur les suit dans une tournée désastreuses des clubs les plus vides d'Europe de l'Est durant laquelle la foi du groupe est mise à rude épreuve. Entre l'humour de This Is Spinal Tap et l'émotion de The Wrestler, Anvil est un des meilleurs films sur le rock qui soit. On espère qu'il trouvera bientôt un distributeur en France.

 





The Field : Le chant des possibles

Posté par Maxence le 02.07.09 à 14:40 | tags : cover, électro, techno

 

Quand le Suédois Axel Willner aka The Field reprend "Everybody's Got to Learn Sometime", l'incunable tube 70 de The Korgis, il se hisse au niveau de Seefeel, de Cocteau Twins, de My Bloody Valentine, de Slowdive. Il accède au sublime. Normal pour celui qui intitulait justement son premier album From Here We Go Sublime.

 

 

Avec Yesterday & Today, il reprend le travail là où il l'avait laissé, retrouve le chemin de sa techno mélodique et mélancolique, bâtie sur de microscopiques tranches de samples, répétées à l'infini, pour une musique monochrome et cotonneuse à souhait. Surdoué le Suédois ! Et pas coincé dans le schéma classique du producteur techno trop nerd pour sociabiliser. Après une tournée mondiale aux côtés de pointures aussi différentes de son univers que !!! ou LCD Soundsystem qui l'ont adopté au passage, Willner à invité deux amis à lui sur son nouveau disque, amenant au passage un peu de robustesse rythmique, des basses plus organiques et une batterie plus ronde (celle du track éponyme est même jouée par John Stanier de Battles).

 

 

Reste sur cet album, cette fabuleuse reprise, mais aussi "The More That I Do" sur laquelle il sample Cocteau Twins (après avoir utilisé Kate Bush sur From Here We Go Sublime), deux sommets de techno contemporaine, sans oublier "Sequenced", tunnel disco de plus de 15 minutes. Tout le reste est de cette trempe et The Field est déjà dans les bacs. Vous savez ce qu'il vous reste à faire ?

 




Speech Debelle Featuring Micachu

Posté par 2goldfish le 02.07.09 à 10:22 | tags : uk, videos musicales, hip hop
On n'aura jamais entendu l'hyperactive Micachu aussi calme et posée que sur le refrain qui entrecoupe les raps de Speech Debelle, jeune londonienne qui emporte le crédit et laisse le featuring à Mica sur ce "Better Days" mélancolique.

Le premier album de Speech Debelle s'appelle simplement Speech Therapy et on l'aura compris, elle fait dans le rap confession.Comme Diam's quand elle fait des duos avec Vitaa, oui, sauf qu'elle est signée chez Big Dada et Ninja Tune et que Mica n'est pas Vitaa.

 

 
 
Voir aussi
- la chronique de Jewellery de Micachu



Demo Disasters : le blog de la musique brute

Posté par 2goldfish le 01.07.09 à 17:24 | tags : rigolo, mp3, web

Mind Melding Demo Disasters est le blog d'un label indépendant anonyme qui reçoit de très nombreuses démos d'artistes en herbe et qui a décidé de poster anonymement sur le web les plus mauvaises pour notre délectation à tous.

 

C'est sans doute mal de se moquer de pauvres anonymes comme ça. C'est aussi peut-être mal de ne pas mettre leur nom, après tout ils avaient le rêve d'être entendus et reconnus. Quoi qu'il en soit, c'est rigolo. Sur le blog nous pouvons donc écouter une chanson folk-rock qui raconte l'éclosion d'un oeuf sans oublier aucun des détails les moins ragoutants, une comptine qui explique aux enfants ce que sont ces bruits que font papa et maman quand ils s'enferment dans leur chambre ou un aspirant Daniel Johnston qui chante "Love My Dentist".

 

Vous l'aurez peut-être remarqué, toutes ces idées sont géniales. L'éxecution l'est moins, certes, et nous avons volontairement passé sous silence les reprises sans inspiration de groupes karaokés, mais ces "demo disasters" sont en fait une mine d'or pour les artistes en mal d'inspiration. Ces chansons ont la beauté de l'art naïf et le potentiel pour être des chefs d'oeuvres dans des mains plus expertes. Vite, que quelqu'un se mette au travail et nous ponde un bon disque de reprises de ces chansons. Quelqu'un a le numéro de téléphone de Jeff Mangum ?

 

Lire aussi
- Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique
- Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker

 

 




The Emperor Machine : Hail The New Emperor !

Posté par Maxence le 01.07.09 à 13:58 | tags : youtube, électro, funk


Deux semaines déjà que notre souverain Andrew Meecham, alias The Emperor Machine, digne représentant de la famille nu-disco electro-kraut punk-funk (ou tout du moins de sa branche royale britannique) a officiellement sorti sa dernière exaction, le tonitruant Space Beyond The Egg, un manifeste de pur space funk à forts relents horror movies mâtiné de pop cosmic. Comme le temps passe mes braves !



Ceci étant, c'est un fait pour tous les fidèles de DC Recordings et de The Emperor Machine, Space Beyond The Egg est bel et bien marqué du sceau majestueux de l'empereur Meecham. Il ne serait pas exagéré de dire que c'est même une nouvelle étape dans l'expansion tant souhaitée (et redoutée par les hordes ignominieuses de barbares opposés au régime nu-disco) d'un empire qui devra durer 1000 ans ! Car les frontières de l'empire sont fragiles mes amis ! La terre tremble sous les coups de boutoirs de nos ennemis, hérétiques, idolâtres et impis ! Les ascètes des tribus minimal techno, les sauvages adeptes du curieux culte trans-goa et les païens se trémoussant sur les rythmes décérébrés de la techno hardcore en veulent à l'intégrité de notre monarque tout puissant. Qu'ils craignent, ces dégénérés, la colère de l'empereur ! Tremblez vermines, vous vous soumettrez sans férir aux rythmes implacables (et lascifs, mmmmh) de The Emperor Machine !



Mais le prince est magnanime. Pour preuve, dans sa bonté infinie le Maître nous honore avec bienséance de "Kananana", une nouvelle vidéo devant une bonne fois pour toute porter la bonne parole au delà des océans (et bien au-delà encore comme le montre ce parfait exemple de propagande dédiée aux masses obscurantistes). Car sachez-le mes amis et fidèles, de tous les souverains, The Emperor Machine est aujourd'hui le seul qui puisse nous dire "je suis ton père" et à qui l'on répondra sans hésiter : "OUI ! OUI !"

 

 

 

Voir aussi

- Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music
- Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco
- Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenir




Les Dirty Projectors font du R&B

Posté par 2goldfish le 01.07.09 à 09:43 | tags : pop, videos musicales, rock
Premier single extrait de l'excellent album Bitte Orca des Dirty Projectors, "Stillness is the move" est un très bon morceau de R&B moderne.
 
 
Ne vous laisez pas tromper par tous les atours indie rock du groupe de Dave Longsteth : ils ont beau être blancs, mettre des lamas dans leurs clips comme d'autres mettent Wilco, jouent de la guitare comme des Africains, comme Vampire Weekend... Pourtant ce beat qui bégaie, ces voix savamment coupées et collées, même cette ligne de guitare répétitive (imaginez-la jouée par un vieux synthé de l'espace), c'est du pur R&B post Timbaland. Réécoutez donc "Try Again" si vous avez du mal à y croire. Détail qui ne trompe pas, les chanteuses de Dirty Projectors se fendent même d'une petite chorégraphie synchronisée au milieu du clip. Ca n'est pas tout à fait "Single Ladies" et personne ne prendra ce lama pour Timbaland, mais le monde n'a pas besoin de deux égos surdimensionnés de plus.
 
 
 





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