Archives > Août 2009Oasis en 10 crises, le groupe arrive-t-il à sa fin ?Oasis, aurait mis fin à son existence, ce week-end lors du festival parisien Rock en Seine. Noel Gallagher, dans un accès de colère, aurait décidé de quitter le groupe. Pas la première fois et peut-être pas la dernière que les Anglais sont en crise... rappel historique des 10 événements qui auraient déjà pu sonner la fin du groupe.
Menace à prendre au sérieux, comme pourrait le laisser croire le post publié par le compositeur-guitariste du groupe sur le site officiel ? Si la news a fait le tour des médias et des conversations ces dernières heures, c'est d'une parce qu'Oasis fait partie (que l'on n'aime ou pas la bande Gallagher) des groupes les plus célèbres actuellement et de deux, car les deux frères (mais aussi les autres membres) cultivent un goût pour les frasques, les phrases faussement assassines et autres postures rock'n'roll. Une culture de la lutte intestine, des guéguerres avec d'autres formations ou des conflits avec les autorités que le groupe entretient pour soigner sa propre vision d'un groupe rock. En attendant d'en savoir un peu plus sur l'avenir du groupe dans les semaines à venir, chronologie sélective des 10 crises impliquant le groupe... autant de fois où Oasis aurait pu définitivement se séparer !
Février 1994 : Le groupe doit assurer son premier concert à l'étranger (en première partie de The Verve), à Amsterdam très précisément. C'est à cause d'une bagarre à bord du ferry, que les autorités interdisent au groupe de débarquer sur le territoire... Le groupe est déjà persona non grata alors que son premier disque n'est pas encore sorti ! Quelques mois plus tard, les salles gosses du rock se font virer du Columbia Hotel pour avoir défoncé une Mercedes à coups de cannettes jetées depuis la fenêtre de leur chambre.
Septembre 1994 : Lors de la 1ère vraie tournée américaine du groupe, Noël Gallagher, sous la pression disparaît de la circulation avec les recettes des concerts, paraît-il. On le retrouve quelques jours plus tard, la tête rasée et ayant trouvé refuge au près d'une fan qui lui a quelque peu donné confiance. La production le trouve quelques jours plus tard et Noël rejoint ses collègues pour le reste de tournée. Noël, en crise de confiance ? C'est assez rare pour que celà provoque une crise interne.
Avril 1995 : Oasis se sépare déjà (Definitely Maybe n'est sorti qu'un an avant) de son batteur Tony McCarroll, viré officieusement pour s'être battu avec Liam et officiellement car il n'aurait pas été capable d'assurer les nouveaux titres selon Noël Gallagher. Pour la petite histoire, c'est à Paris lors d'un concert au Bataclan que cette baston aurait eu lieu.
Mai 1995 : En studio au Pays de Galles à Rockfield, Noël Gallagher met fin à un dispute en virant tout le monde à l'aide d'une batte... Ce "tout le monde" c'est la bonne trentaine de poivrots que son petit frère Liam avait invité, dans les studios, pour faire mumuse avec les onéreuses guitares de Noël.
Septembre 1995 : En pleine Britpop et guerre médiatique montée entre les groupes phares Oasis et Blur, Noël Gallagher "brille" en déclarant à un journaliste de The Oberserver qu'il souhaiterait qu'Alex James et Damon Albarn soient contaminés par le virus du SIDA et en meurent... échange de politesse, quoi ! L'année d'après, aux Brit Awards, le groupe réinterprête, "Parklife" le tube de Blur, en le rebaptisant "Shitlife"
Août 1996 : C'est avec un fax que Paul McGuigan, bassiste, annonce au groupe qu'il abandonne son poste. Quelque temps avant, Oasis avait déjà perdu le guitariste Paul "Bonehead" Arthurs. Nouvelle crise pour le groupe qui perd un membre originel.
Décembre 2002 : Le groupe doit reporter une partie de sa tournée en Allemagne. La raison ? Deux dents perdues pour Liam Gallagher et une blessure aux côtes pour un policier, suite à une soirée alcoolisée à Munich.
Avril 2007 : Les deux frères se prennent la tête sur des histoires de pépettes. Le plus jeune des frères Gallagher, se considérant comme l'âme du groupe, aurait déclaré vouloir récupérer plus de sous ; Noël aurait plus ou moins mis fin au débat en lui confessant qu'il (Liam) gagnait déjà plus que ce qu'il ne méritait.
Mai 2009 : En pleine tournée pour la promo du dernier opus Dig Out Your Soul, de nouvelles tensions apparaissent au sein du groupe. Noel déclare vouloir se consacrer à une carrière solo et ne pas se mettre à la sortie d'un nouvel album du groupe avant 5 ans, Liam désapprouve et le fait savoir sur son compte Twitter : "Ca ne sera pas qu'une pause de 5 ans, si j'ai rien à faire là-dedans. Merci pour le soutien"
Août 2009 : C'est à la dernière minute que le groupe programmé, lors de la première soirée du festival Rock en Seine, annule son concert. Au micro, les organisateurs annoncent carrément la fin du groupe : "Le groupe n'existe plus. Il ne jouera pas ce soir et annule le reste de la tournée européenne". Une décision prise par le groupe après une baston survenue entre Noël et Liam dans les coulisses. Sur le site officiel du groupe, Noel confirme la nouvelle par un post daté du 29 août.
Et la fight bonus : celle provoquée, non pas par un membre du groupe, mais par une personne du public qui débarque de nulle part et pousse Noël Gallagher dans la fosse lors d'un concert à Toronto en septembre 2008... trois petits tours et puis s'en va...
Jay-Z et Beyoncé au concert de Grizzly Bear, la sortie du dimanche
C'était ce dimanche, à New York, que l'on a pu voir le couple, assister au concert des Grizzly Bear. Etonnant... pourquoi ? Parce qu'un concert donné par le groupe chouchou des indies-popeux signés sur le label anglais d'électro (Warp) est bien le dernier endroit où l'on s'attend à voir le couple star du hip hop et du rnb US/international. Donc WTF ? Qu'est-ce qui s'est passé ? On n'en sait rien, mais l'idée que Jay-Z et Beyoncé aiment Grizzly Bear... on y a pensé ou pas ?
En images : les albums à suivre d'ici fin 2009La rentrée musicale, vous n'y échapperez pas, et Fluctuat vous prémâche le travail grâce à son guide en images des albums les plus attendus de l'automne 2009 en rock, pop, hip hop ou électro.
Depuis quelques semaines, les annonces de sorties d'albums attendus pour cette fin d'année pleuvent un peu partout. Qui sort encore un nouvel album (Flaming Lips) ? Quel disque écouter à tout prix (le premier opus de Mayer Hawthorne) ? Quels sont les premiers albums à suivre (celui de The XX) ? Qui fait son come-back (Echo and the Bunnymen) ? De septembre à décembre 2009, l'industrie musicale s'apprête à sortir une quantité monstre d'albums... tous ne sont pas bon à prendre, alors pour s'y retrouver et garder une trace de toutes ses dates, Fluctuat a sélectionné une bonne vingtaine d'albums, juste l'essentiel pour ne pas être largué sur ce qui va faire l'actu dans les mois à venir. Autre guide de survie : celui des artistes à suivre en 2009
Michael Jackson vivant ! La preuve par le fake....Depuis quelques jours/semaines, le net s'emballe et la communauté des fans se reprend à espérer. Michael Jackson ne serait pas mort et aurait simulé un décès pour organiser sa disparition, se soustraire à une pression qu'il ne supportait plus et accessoirement se refaire une situation financière post mortem en dopant les ventes de son catalogue. Ce qui a été démarré comme une rumeur conspirationniste assez commune est en train de prendre de l'ampleur, nourri par 2 extraits vidéo (ci-dessus) qui présentent le corps de Michael Jackson dans une bache mortuaire à la montée d'un hélicoptère. Sur ce premier extrait, on voit nettement le cadavre se redresser alors que l'hélico décolle comme si MJ se croyant à l'abri des regards allaient se dégourdir le buste. Dans le second, encore plus troublant, et alors qu'on amène le corps à la morgue, on voit clairement Michael Jackson emmené par un infirmier s'infiltrer dans le bâtiment en sautillant discrètement alors même que le cadavre est encore dans le véhicule. Si la chaîne RTL TV (allemande) a confessé avoir fabriqué ce second fake, beaucoup commencent à croire à l'impossible. MJ aurait voulu échapper à la pression de la "tournée" This is It, n'ayant pas avalé qu'on lui demande d'assurer une trentaine de concerts alors qu'il avait signé pour 10. Des mouvements de fonds suspects auraient également été observés sur les comptes du chanteur et notamment un virement de plusieurs millions d'euros vers un alias secret dont le nom n'a pas été révélé. La conspiration paraît d'autant plus crédible qu'assez peu de personnes ont pu être amenées à voir de près la dépouille de l'artiste : on parle d'une vingtaine de personnes en excluant la famille, soit quelques médecins, une demie-douzaine de policiers assermentés et 2 juges. La rumeur veut que MJ ait acheté le silence de ces personnes et même engagé un sosie cadavérique (en Inde ?) pour aider les constatations médicales. La famille de MJ serait quant à elle partiellement dans la confidence, à l'exception de son ex-femme, qui n'aurait été mise au courant qu'après l'événement, d'où ses velléités dans les premiers jours de contester le testament de MJ alors que celui-ci avait prévu de la doter assez généreusement pour ne pas lui donner l'envie d'aller fouiner plus loin. Le fameux médecin, accusé d'assassinat, aurait lui-même accepté de rentrer dans le jeu de Michael pour se refaire et couvrir ses problèmes financiers. Contre un procès censé crédibiliser la thèse de l'accident, il aurait touché un paquet de fric et un pourcentage curieux sur le futur album posthume composé des morceaux enregistrés avec Will I.Am des Black Eyed Peas. Dernier preuve en date, le médicament soit disant léthal le propofol serait si puissant qu'il se traduirait par un ralentissement des pulsations cardiaques susceptible de faire croire à une mort comme dans le roman Le Moine ou dans Roméo et Juliette... On nage ici dans l'improbable et l'invraisemblable mais le scénario ne paraît pas si idiot aux observateurs et à ceux qui avaient pareillement crédité les thèses de la fausse mort d'Elvis ou de Marylin. MJ est-il réfugié sur une île du Pôle Nord ? Difficile de l'imaginer au soleil avec ses problèmes de peau. Va-t-il diffuser de nouveaux titres sur myspace sous un pseudo quelconque et alimenter la légende ou chante-t-il désormais pour les vers ? A chacun son opinion. Le mystère demeure... Voir aussi nos diaporamas Michael Jackson - Les meilleurs clips vidéo de Michael Jackson - Neverland - le ranch de Michael Jackson - Cérémonie hommage à Michael Jackson Rock en Seine, jour 2: la nostalgie retrouvée grâce à The OffspringSamedi, c'est la soirée la plus dark de Rock en Seine. Du rock à l'electro, en passant par le métal, une programmation à la mesure : Noisettes, Ebony Bones, Cheveu, et plus tard, Faith No More, Calvin Harris et Birdy Nam Nam. Le concert peu convaincant de The Horrors s'achève, et l'on se dit que décidément, après Joy Division, les groupes d'inspirations cold wave méritent un chanteur charismatique pour s'imposer. Mais ne soyons pas trop durs, The Horrors s'est formé en 2005. Le public, paré de noir de la pointe des cheveux au bout des ongles pour la plupart, de kilts pour d'autres, venus pour Dananana, n'hésite pas à déserter la scène de la Cascade un peu en avance. On assiste alors à un vol de chauve-souris, en direction de la grande scène. Maintenant, place à The Offspring.
Les derniers albums ne sont pas parvenus à soulever autant de ferveur que les précédents, et c'est lorsque Offspring attaque ses vieux tubes, essentiellement ceux de Ixnay On The Hombre (1997), mais aussi Smash (1994) et Americana (1998), que le groupe envoie du steak et que l'ambiance décolle. Le groupe semble lui-même le savoir en lançant Intermission, "la chanson préférée des français". Et on se dit alors, un peu nostalgique, que rien n'a vraiment changé, à part le line up du groupe. Les cheveux de Dexer sont toujours péroxydés, et les morceaux n'ont pas évolué depuis ces 10 dernières années. Mais la tignasse du chanteur ne lance plus de mode comme il y a 15 ans, et le groupe ne transcende plus la foule. Si l'on a toujours plaisir à les voir, nostalgique d'une époque collégienne révolue, les membres du groupe ont surtout pris un bon coup de vieux.
© nicolas joubard Electro magnétique en cascade pour l'ouverture de Rock en SeineSi Oasis manquait à l'appel, une soirée d'ouverture plutôt réussie vendredi. Sur la scène de la Cascade se sont enchaînés deux des groupes électro des plus charismatiques, faits pour le live : Bloc Party a démonté la scène quelques heures après les Yeah Yeah Yeahs.
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Un joli lancement pour le festival, donc, avec les Yeah Yeah Yeahs à l'heure où le public, content d'avoir achevé sa semaine, arrive enfin. C'est un peu étrange de voir le groupe d'électro rock en plein jour, mais l'ambiance est donnée et Karen O, entre Courtney Love et Blondie, mâtinée de Peaches, don't give a shit. Vêtue comme à son habitude d'une tenue criarde, la chanteuse arbore ce soir un collant vert avec un haut formé de petits disques dorés, et rajoutera quelques couches au fil du concert. Parce que ce qui semblerait de mauvais goût sur une autre, Karen O peut largement se le permettre. Tout sourire - les lèvres de Karen sont d'ailleurs la seule chose qui dépasse de sa frange trop grande - miss O réverbère la lumière du soleil déclinant pour mieux lui piquer la vedette. Démente, elle rayonne devant les excellents Nick et Brian, impassibles. Alternativement sensuelle et brutale, elle ne se prend pas au sérieux. Des Anglais s'esclaffent en passant, "I love her!". En live, le dernier album It's Blitz traîne parfois en longueur. Mais les tubes font leur effet, et rien que pour écouter les tick tick tick ou les gémissements sauvages de la punkette en talons, qui finit en transe sur "Date With A Night", on a gagné notre soirée.
Madness, malgré son air bon enfant et ses costards classieux (ou à cause), ne semble pas vraiment à sa place et ne parvient pas à provoquer l'engouement. Beaucoup sont pourtant là à attendre les quelques tubes qui ont démocratisé le ska, dit-on, mais l'ambiance n'est pas au rendez-vous. Ils remplaceront Oasis qui aurait dû être la tête d'affiche de la soirée, et passent de la scène de la Cascade à la Grande scène. Intermittence sans doute pas facile à assumer, mais que le groupe à eu le courage d'accepter...
Rock en Seine 2009 : Pourquoi Oasis a annulé son concert ?
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22 heures et des poussières devant la grande scène de Rock en Seine, les organisateurs du festival peuvent être fiers de leur coup. Oasis ne jouera pas ce soir, qu'ils disent. Il se sont battus en coulisses, le groupe n'existe plus. A d'autres, ce ne sera pas la première fois que les Gallagher s'entretuent avant un concert. Rien que le week-end dernier, au festival de Chelmsford, ils ont annulé leur show parce que Liam avait une laryngite (ben tiens).
"C'est une blague! On s'en fout qu'ils se battent, on veut qu'ils chantent!", entend-on par-ci par-là, dans le public. Des réactions amusées, excitées, pas encore abattues. Ils ont de l'humour à Rock en Seine ! Après les deux rateaux plantés par Amy Winehouse sur cette même scène, ils tournent en dérision leur propre poisse. Allez, les mecs, débarquez, jouez, on a compris la blague. 22h05, 22h10... Sur les écrans géants des messages bleus électriques s'affichent: "altercation au sein du groupe", "procédures de dédommagement", et autres gentillesses. Retour sur terre pour les spectateurs. On leur annonce que Madness, qui s'est produit plus tôt dans la soirée, remplacera Oasis dans quelques minutes. Sifflements, de la part de ceux-là même qui sautillaient sur les tubes ressuscités des Anglais cinquantenaires. Il faut dire que dans la soirée, on a croisé sur le site beaucoup d'Anglais, venus avant tout pour Oasis (car les Gallagher-addicts s'identifient facilement. La bière, le teint rose d'un supporter, et autres détails qui ne trompent pas.) On parle de bagarre en coulisses, de guitare brisée. "Huuuge fight" écrit la chanteuse Amy Macdonald sur son fil Twitter. Vers 23 heures, sur le site web du groupe, Noel confirme qu'il en a fini avec Oasis.
Quel manque absolu de classe. Cette nouvelle eut au moins mérité une apparition sur scène, un geste un peu hors du commun, vaguement historique, dont on se serait souvenu. Quelque chose comme "J'étais là quand Noel Gallagher a annoncé qu'il arrêtait !" Là, l'événement reste virtuel, une énième annonce de séparation qui ne sera peut être pas effective, après des mois de cohabitation particulièrement difficiles pour les frères.
Et lorsque les costumes blancs et lunettes noires de Madness arrivent au pied levé pour assurer le spectacle, (l'ex?) Oasis prend une leçon d'élégance. 18 ans d'existence et toujours pas pros : dommage, il y avait encore une marge de progression.
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Rainbow Arabia, la découverte ethnotronique de la rentrée![]() Rainbow Arabia à Paris avec Omar Souleyman Dans la lignée de ces artistes influencés par les musiques ethniques plus ou moins mêlées d'électronique brute et primitive (Gang Gang Dance, Mahjongg, Animal Collective, les Français d'NLF3, Fever Ray, mais aussi The Dodos, Vampire Weekend ou Rain Machine), penchons-nous aujourd'hui sur le cas Rainbow Arabia.
Duo californien féminin/masculin (Danny et Tiffany Preston), Rainbow Arabia est à l'origine avec le clip d"Omar K" d'une des vidéos néo-primitives les plus étranges et dérangeantes circulant actuellement sur youtube. Leur musique répétitive, qu'ils taxent d'ethnotronique, porte haut l'ouverture à la world musique dans le sens général de "musique du monde" et non pas de "musique ethnique transformée en soupe fade pour animer les salons de petits blancs en mal d'exotisme ". Ainsi au rang de leurs influences les deux Américains citent aussi bien le Syrien tourbillonnant Omar Souleyman ("so hype" à l'heure où vous lisez ces lignes) que Joy Division, Lee Perry, Congotronics ou Orchestral Manoeuvre in The Dark.
Radicalement déjanté, le clip d' "Omar K" réussit à être à la fois drôle et inquiétant dans sa dénonciation un rien naïve du consumérisme occidental (mais là, on s'avance un peu, peut-être ne s'agit-il que d'un délire de potache réalisé avec le copain gérant d'une superette à Echo Park). Reste qu'en plus d'être une des vidéos des plus cheap - et des plus réussies - du moment, il faut bien avouer que Rainbow Arabia est aussi l'une des incarnations les plus intriguantes et trippantes de cette scène néo-tribale en constant développement depuis quatre ou cinq ans (voir notre article sur le sujet). Artistes à suivre comme on dit, et on ajoutera "de très très près" !
Nouvelle ascension pour Moritz Von Oswald
Impossible d'ignorer le grand retour de celui qui fut (et est encore pour de nombreux producteurs dans le monde entier), l'un des plus influents et mystérieux maître à penser de la techno berlinoise des années 90 en duo avec Mark Ernestus sous le nom de Maurizio ou comme patron des labels Basic Channel et Chain Reaction (entre autre).
La sortie annoncée le 2 septembre prochain de Vertical Ascent est une bonne nouvelle pour tous les fans de Moritz Von Oswald, maître d'une techno minimale inspirée par le dub, et ce, à plus d'un titre puisque qualités artistiques misent à part c'est avant tout pour le signe d'une convalescence réussie pour le producteur allemand . Celui-ci avait en effet été victime d'un grave malaise cardiaque l'an dernier. Une attaque encore compliquée par le fait qu'il se trouvait dans un avion à plusieurs milliers de kilomètres du sol et qui l'avait laissé paralysé durant de longs mois. L'évènement faisait suite à une année extrêmement chargée pour le musicien pourtant encore jeune. Von Oswlad venait de clore la tournée organisée pour le trio qu'il formait alors avec le géant de la techno de Detroit Carl Craig et le pianiste virtuose Francesco Tristano à l'occasion de leur adaptation de morceaux phares de Maurice Ravel et de Modest Mussorgsky, Maurice Ravel & Modest Mussorgsky - ReComposed By Carl Craig & Moritz Von Oswald.
L'Allemand revient donc en septembre avec un nouveau trio composé cette fois du producteur (et batteur) finnois Vladislav Delay, pionnier du click'n'cut (technique de copier-coller numérique, voir notre Histoire de l'electronica), également grand amateur de dub, de jazz et d'improvisation, ainsi que du Munichois Max Loderbauer (membre du collectif ambient techno Sun Electric). Derrière une façade plutôt ambient, Vertical Ascent s'annonce en fait comme l'un des disques les plus influencés par le jazz jamais produit par Von Oswald. Mais c'est aussi un hommage subtile aux explorations magnétiques des premières oeuvres musiques électroniques. Ecrit sur la base de trois longues pièces flottantes et vibrantes, Vertical Ascent n'est pas sans évoquer un Karlheinz Stockhausen (pour les percussions métalliques) rencontrant les structures rythmiques contrapuntiques et libérées d'un Charles Mingus par exemple.
Un album hypnotique et envoûtant, même si pas forcément très facile d'accès, qui vient pourtant compléter à merveille la série de disques expérimentaux sortie par le producteur depuis plus d'un an. Moritz Von Oswald étant de ceux qui rattachent la techno à d'autres genres musicaux plus cérébraux, offrant ainsi une perspective académique à une musique encore trop souvent considérée comme uniquement destinée au dancefloor.
David Bowie, la chanson idéale recréée par un universitaireUn universitaire de Hertfordshire (en Grande-Bretagne) a, à l'aide d'un logiciel de linguistique, tenté de reproduire la chanson idéale, parfaite du musicien David Bowie.
Nick Troop, psychologue spécialiste dans le domaine de la santé, a passé au peigne fin les compositions, ou plutôt les textes de plus de 266 chansons de Bowie grace au LIWC. Le Linguistic Inquiry and Word Count est un logiciel qui permet d'estimer dans quelle mesure une personne fait usage de termes positifs, négatifs, relatifs à des thèmes divers (religion, sexe, mort...) à partir d'un large échantillon de textes.
Après avoir passé les paroles de Bowie dans la moulinette de la LIWC, Troop a tenté d'établir un lien entre la qualité des albums de Bowie (aux yeux de leur popularité dans les charts) et les paroles des chansons. Verdict : Bowie serait plus "apprécié" quand il évoque des émotions positives et des sujets relatifs à la société, au contraire parler de mortalité lui réussit moins. Niant ce qui peut faire la qualité d'une chanson, à savoir le travail de composition, d'interprétation et de production, Troop s'est basé sur les résultats de son étude pour recréer in vitro la chanson idéale de Bowie (toujours au niveau du texte). L'universitaire ne prétend pas avoir trouvé la solution miracle qui pourrait sortir David Bowie de sa retraite actuelle, mais ne s'est pas laissé prier pour interpréter sa chanson de laboratoire : "Team, Meet Girls; Girls, Meet Team"
David Guetta à la conquête de l'Ouest
L'album One Love de Guetta vient de sortir et à la place des habituels troisièmes couteauxsur le retour qui cachetonne en faisant du featuring sur les disques de Bob Sinclar ou de Nâdiya, on retrouve dans la liste des featurings des noms au moins à moitié en vogue comme ceux de Kid Cudi, Estelle ou Akon et Guetta a une vraie petite chance de percer aux USA, si, on vous l'assure. Il parait même que "When Love Takes Over" qui pique le piano de Coldplay cartonne dans les salles de gym new yorkaises. Mais comment et pourquoi en est-on arrivé là?
Tout est de la faute d'un type qui ne vaut pas beaucoup mieux : Will.I.Am, Black Eyed Pea en chef, a été lui même chercher Guettaen France pour lui demander de produire un morceau "électro-hop" (c'est comme ça qu'il appelle son mélange indigeste de tout ce qui fait shaker les bootys qui sentent mauvais). Le résultat, ça a été "I Gotta Feeling", hymne à la fête assez répugnant qui est numéro un depuis trop longtemps déjà aux USA. On aurait du s'y attendre de la part d'un type qui s'est révélé aux oreilles du monde en chantant "let's get retarded" et qui s'est tenu avec succès à ce mot d'ordre depuis. Il semble inévitable, alors que nos relations se sont pourtant améliorées depuis l'élection d'Obama, que l'Amérique nous déteste à nouveau. Il devrait pourtant bien y avoir quelque chose à faire, des boyucotts à organiser, des quotas à voter en assemblée ? Et si on adoptait à notre tour l'appelation "freedom fries" ? Ca parait stupide, oui, mais justement, si toute cette histoire nous apprend quelque chose, c'est que plus c'est stupide, mieux ça marche. James Murphy : mes disques m'ennuientInterrogé par le journaliste de Resident Advisor Nick Sylvester, dans son studio de Los Angeles où il prépare actuellement son troisième album en compagnie de Rick Rubin (Spank Rock, Red Hot Chili Peppers, Run DMC, Justin Timberlake, Saul Williams...) James Murphy, leader de LCD Soundsystem affirme être parfois "lassé des disques qu'il passe en soirée ", voire même "éprouver un certain ennui vis à vis du djing" et de ses contraintes.
On se pose en effet souvent la question quand il s'agit de personnalités (artistes ou journalistes d'ailleurs) à la culture musicale a priori sans bornes et aux projets variés : "Comment peuvent-ils continuer à se passionner aussi longtemps ? Comment arrivent-ils à poursuivre leurs activités avec la même ferveur, la quarantaine - et même plus - parfois largement dépassée ?". On sait à quel point l'exercice du dJing peut être éprouvant et parfois peu gratifiant. Il n'est pas difficile d'imaginer un ras le bol, même momentané, des plus enthousiastes. En but à tous les raseurs, sous la pression de toutes les hypes, il doit rester intègre tout en continuant à cultiver une curiosité sans limite.
Le DJ est souvent caricaturé dans les grands médias, ceux-ci ne connaissant que ses spécimens les plus populaires. Pourtant, l'art du dj set a connu un certain bouleversement avec l'arrivée de gens comme Murphy justement, ou encore Soulwax, Yvan Smagghe, Joakim, Andrew Weatherall, Tim Sweeney ou Optimo. Des gens venant du rock et dont la vocation est aussi de faire danser ceux qui n'en avaient pas l'habitude au début des années 2000. Ou inversement, d'établir des dj set dont le but n'est absolument pas la danse (comme c'est souvent le cas des Ecossais d'Optimo). Aujourd'hui le dj n'est plus seulement un expert du mix, sa sélection elle aussi, doit être irréprochable, ouverte, excitante. Les frères Dewaele arguant même régulièrement qu'un bon dj est plus "un bon selector", qu'un artiste du mix connaissant tous les trucs à base d'enchainements coulés habituellement exigés.
Dans ce long et passionnant interview, James Muprhy se pose en exemple de cette génération qui n'a pas de racines dans la techno ou la house, mais qui y est venue par le biais de la new wave, de la musique industrielle et du rock. "Passer des disques qui déstabiliseront l'auditeur", "avoir parfois envie de cesser de passer ceux que tous ses collègues passent", "plonger dans les racines véritables de la musique et ne pas se contenter des edits et des remixes" (comme c'est le cas aujourd'hui avec le disco), voilà entre autre, quelques sujets abordés par l'un des artistes les plus influents de son époque. A ne pas manquer sur Resident Advisor pour bien commencer la rentrée (Attention, cependant, anglais "lu, parlé, écrit", exigé).
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James Muprhy "harcelé" par les puissants : "Alleeez James, tu passes David Guetta !" (Ici, Richard Branson, fondateur et ex-patron de Virgin) Découvrez les artistes de Rock en Seine 2009 sur FluctuatA quelques jours du festival, Rock en Seine affiche sa prog finale. Du 28 au 30 août, une quarantaine de groupes se succéderont sur les scènes du Domaine de St Cloud. En avant-goût de la manifestation, découvrez les artistes de RES en interview vidéo, chroniques et clips sur Fluctuat.
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Vendredi 28 août
Oasis : chronique de Dig Out Your Soul Passion Pit : chronique de Manners, voir une vidéo live de "Sleepyhead" Vampire Weekend : chronique de Vampire Weekend Just Jack : chronique de All Night Cinema Bill Callahan : chronique de Sometimes I Wish We Were An Eagle Madness, Yeah Yeah Yeahs, Amy MacDonald, Vitalic, James Hunter, Keane, Asher Roth, The Tatianas, Gush, Oceana
Samedi 29 août
The Horrors : clip de "See Within A Sea" School of Seven Bells : chronique d'Alpinisms Calvin Harris : clip de "Ready For The Weekend" Billy Talent, Faith No More, The Offspring, Yann Tiersen, The Noisettes, Cheveu, Jil is Lucky, Birdy Nam Nam, Kitty Daisy and Lewis, Dananananakroyd, The Asteroids Galaxy Tour, L' angle Mort - Zone Libre Vs Casey & B.James
Dimanche 30 août
MGMT : chronique d'Oracular Spectacular The Prodigy : clip de "Hard Times", chronique de Invaders Must Die Eagles OF Death Metal, Sliimy, Metric, Robin McKelle, Lilly Wood & The Prick, Hindi Zahra, Sammy Decoster, Baaba Maal, Macy Gray, Les Petis Pois, Veto.
Humbug, le nouvel Arctic Monkeys décrypté en interview et chroniqueMoins évident que ses prédecesseurs truffés de tubes, Humbug le 3ème album des Arctic Monkeys indique en tout cas aux observateurs du groupe de la bonne direction prise, pour aux moins quelques années (on le souhaite), par la formation de Sheffield...Interview et chronique pour preuves.
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Depuis qu'il ont sorti Whatever people say I am, that’s what I’m not leur inattendu et suprprenant premier album, puis Favourite Worst Nightmare, les Arctic Monkeys ne pouvaient plus être décemment qualifiés de nouveaux talents de la scène UK, ni de valeur sûre avant la sortie et l'écoute de ce 3ème album, Humbug. Pour sortir de cet entre-deux, sorte de purgatoire qui peut enterrer ou assurer la vie éternelle à un groupe, il aura fallu une pause pendant laquelle on a vu Alex Turner former les Last Shadow Puppets et aller chercher du renfort de l'autre côté de l'Atlantique. C'est aux USA, là où le groupe ne s'était auparavant jamais aventuré pour la production de leurs albums, que les Arctic Monkeys ont fait appel à Josh Homme des Queens of The Stone Age. C'est aussi au près de James Ford, collaborateur sur Favourite Worst Nightmare et sur l'album des Last Shadow, que les quatre anglais ont, une fois encore, trouvé refuge pour accoucher d'un nouveau territoire musical, plus rock, plus électrique, plus agressif que bondissant et juvénile.
Lire l'interview avec les Arctic Monkeys The Stone Roses : 20 ans déjà et un chef d'oeuvre encoffré
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Alors que semblent levées définitivement (?) les rumeurs de reformation, les Stone Roses font l'actualité 20 ans tout juste après la sortie de leur chef d'œuvre et premier album, l'éponyme Stone Roses. La sortie en 3 formats dont une monstrueuse édition garnie jusqu'au trognon d'inédits, de prises alternatives et de documents incroyables, supervisée par le producteur John Leckie, est l'événement pop de cet été et pas seulement parce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent.
Lancé en amont et au cœur de la vague Madchester, dont les Stone Roses allaient être avec les Happy Mondays le fer de lance, l'album est l'un des rares albums parfaits de la pop : mélodies impeccables, sens du groove, tubes à gogo, attitude bravache et coupes au bol. On n'avait pas fait mieux depuis les Beatles et les Smiths un peu avant. Accueilli timidement à sa sortie par le public, l'album était assez vite sublimé par la réputation du groupe sur scène et accompagné par un mouvement générationnel : la pop rencontrait la dance music, la soul batifolait avec le beat, la voix de Brown dansait sur les guitares de Squire et les battements pulsations de Mani la débrouille. La vague Roses allait courir pendant des années et jusqu'à ce que plusieurs années plus tard, les Roses accouchent dans la douleur d'un deuxième opus tout en guitares, Second Coming. Comme si on y était, retour exceptionnel sur cet événement historique avec une critique toute fraîche du chef d'œuvre et une interview avec le producteur John Leckie, l'artisan du son des Roses et chef d'orchestre du miracle.
Lire la chronique de Stone Roses DC Recordings : Death Before Distemper, et de 4 !![]()
C'est confirmé, c'est bien Kelpe, la créature lutine et subaquatique de DC recordings (dont nous chroniquions l'album ici), qui prendra les manettes du quatrième volume de la collection Death Before Distemper proposée tous les ans par l'excellent label londonien, à paraître le 7 septembre prochain.
Un quatrième opus nettement plus abstrait et moins (néo) disco que les précédents qui voit ce chantre d'une electronica très originale et teintée de funk, se pencher sur les racines électro hip hop du label en faisant honneur à son fondateur, J Saul Kane, aka Depth Charge (pas moins de 6 morceaux du maître sélectionnés si l'on excepte ses multiples autres incarnations...) sans pour autant négliger l'aspect electro funk rugueux et analogique qui fait la réputation de DC Recordings ! Death Before Distemper 4 est un vrai mix album (48 morceaux pour 46 minutes !), extrêmement virtuose, bardé de scratch et de break absolument furieux, l'ensemble formant un hybride détonnant entre l'habituel kraut-disco proposé par son label d'accueil et les divagations expérimentales du platiniste Kelpe.
Rappelons que les précédents volumes n'étaient pas moins bons : Death Before Distemper 1 étant une compilation de morceaux phares, Death Before Distemper 2 (Revenge of the iron Ferret), une sélection d'inédits et Death Before Distemper 3 (For a Fistfulof Ferrets), un exercice de cosmic disco psychédélique absolument bluffant mené de main de maître par le duo pionnier Idjut Boys.
Après l'acclamé Ex-Aquarium, sorti chez DC Recordings l'an dernier (accompagné quelques mois plus tard d'Extraquarium, un mini-album de remixes, offert au format numérique, de Zombie Zombie, Wes Coats, The Oscillation et The Boats) Death Before Distemper 4 est aussi une manière d'annoncer le prochain album de Kelpe à paraître en octobre 2009. Quoiqu'il en soit, encore une bonne pioche pour ce label pour l'instant exemplaire ! Calvin Harris est Ready For The Weekend
Les 500 meilleures chansons de la décennie selon PitchforkPitchfork vient de révéler son classement des 500 meilleures chansons de la décennie passée (tout le monde a donc les mêmes idées quand il s'agit de trouver quelque chose à publier au milieu de l'été ?) et le haut du classement donne ça : 2. LCD Soundsystem - All My Friends 3. M.I.A. - Paper Planes (Diplo Mix ft Bun B & Rich Boy) 4. Beyonce ft Jay Z - Crazy In Love 5. Daft Punk - One More Time 6. Yeah Yeah Yeahs - Maps 7. Missy Elliott - Get Ur Freak On 8. Radiohead - Idiotheque 9. Animal Collective - My Girls 10. Arcade Fire - Neighborhood #1 (Tunnels) 11. Gnarls Barkley - Crazy 13. LCD Soundsystem - Losing My Edge 14. Jay Z - 99 Problems 15. The Knife - Heartbeats 16. The Rapture - House Of Jealous Lovers 17. Annie - Heartbeat 18. Hercules And Love Affair - Blind 19. R. Kelly - Ignition (remix) 20. The Walkmen - The Rat Il est tout aussi difficile avec une liste de 500 titres de prendre le site en flagrant délit d'oubli tout comme il serait vain de s'attarder sur qui est devant qui. De toute façon on est plutôt d'accord avec le haut du classement. Peter Kruder nous fait visiter sa discothèque![]()
Talk Talk, Tortoise, Chateau Flight, Japan, Craig Armstrong, Bernard Herman ou encore "Sleazy Rider", un morceau composé avec son compère Dorfmeister, c'est (entre quelques autres) la sélection que nous invite à découvrir Peter Kruder, le dandy envapé du downtempo viennois des 90's sur ce premier et sympathique volume des G-Stone Master Series.
Certains se souviennent certainement du bonhomme. Comme DJ, il nous avait offert en duo avec un autre Autrichien languide, Richard Dorfmeister, les plus beaux moments du trip hop de la décennie passée. Entre remixes dub de Depeche Mode ("Useless" sur The K&D Sessions TM) et fabuleuses perles electro-dub made in germany ou made in britain (Rocker Hi-Fi, Rainer Trüby Trio, Roni Size, Sofa Surfers, etc), Kruder & Dorfmeister étaient un peu les Thievery Corporation germaniques (en plus bobo).
Sur ce G-Stone Master Series vol.1, Kruder nous prouve qu'il n'est pas uniquement le chantre du downtempo que l'on imaginait, mais que ses goûts vont aussi du jazz au post-rock, en passant par la house, la pop, le disco cosmic et le funk. Pas vraiment un retour par la grande porte, mais l'annonce d'une bonne compilation à écouter en terrasse cet été.
En souvenir, retour sur ce "Useless" impeccable, sur lequel la synth-pop de Depeche Mode se fait mollement violence et accueil voluptueusement les rythmes enfumés de K&D. Culte !
2000-2009, une décennie dans le rétro : Modest Mouse - 3rd Planet (2000)
Cette approche musicale plus subtile accompagne des paroles complexes, dans lesquelles il est question de cosmogonie, de la mort d'un enfant, de cruauté et de la forme de l'univers. Des sujets sérieux, lourds et profonds auxquels le groupe trouve l'accompagnement musical parfait, une sorte de folk martial sous anti-dépresseur, les pieds qui tapent fort sur le sol et la tête qui planent loin au dessous. Cette métaphysique ancrée dans la douleur résume toute la musique du groupe et n'aura sans doute jamais de meilleur expression que sur la magnifique 3rd Planet. Tendances : découvrez le Crabcore
Le "crabcore" est un genre musical dérivé de l'émo et du screamo (cf Brokencyde) et qui, contrairement à la plupart des autres genres musicaux, ne se définit pas par un style d'harmonies, d'instrumentation, d'arrangement, de parole ou de quoi que ce soit d'autre d'audible mais par les poses et gesticulations caractéristiques des musiciens qui en joue. La pose qui donne son nom au genre est celle du crabe, dans laquelle le musicien à mèche doit écarter le plus possible les pieds et, tout en maintenant une pliure des genoux à un angle d'au moins 90°, basculer le poids de son corps d'un côté à l'autre(cf illustration à gauche).Tout un tas d'autres mouvements spécifiques ont été identifiés et codifiés par les fans, comme le "Beaver Bounce" et le "Dirty Hamper". "Attack Attack", un groupe qui joue de l'émo/screamo augmenté à l'autotune, est à ce jour le seul groupe de crabcore reconnu à 100% par la communauté comme tel, mais on trouve des éléments du crabcore chez de nombreux groupes de métal, au point que certains fans n'hésitent pas à qualifier Metallica de groupe proto-crabcore. Pour les estomacs bien accrochés, le clip d'Attack Attack pour la chanson "Stick Stickly" est au crabcore ce que le clip de "Smells Like Teen Spirit" fut au grunge.
Au fait, que devient David Bowie ?
C'est très bien et c'est aussi un peu dommage quand on se souvient qu'avec Heathen et Reality Bowie était au début de la décennie en train de retrouver la forme. Pondre deux bons albums d'affilée, il ne l'avait pas fait depuis les années 1980. La rumeur (quasi verifiée) dit qu'il serait retourné en studio cette année à Berlin mais en attendant un éventuel nouvel album, on aura eu la surprise de découvrir la présence de David Bowie au générique de... College Rock Stars, une production Disney qui se donne des faux airs de film indépendant et dont la B.O. pleine de Nick Drake, Velvet Underground et Wilco sonne en fait mieux que la plupart d'entre eux. On y voit Bowie, à la fin du film, découvrir le faux groupe de ska du film sur Myspace et les inviter sur son "nouveau label indépendant". Il y a plusieurs problèmes avec ce scénario, mais la véritable question qu'on doit se poser, c'est "qu'est-ce qu'il est allé faire là dedans ?". Annie : "Don't Stop" sort enfin mais sans ses singles
01. Hey Annie Outre la présence de l'inédite au très bon titre "I Don't Like Your Band" et une nouvelle pochette assez géniale, on remarquera que les troiis singles sortis en avance de l'album sont finalement absent du produit final. Il faut être fou ou avoir une très grande confiance en soit pour se passer de trois aussi bonnes chansons. Réécoutons les donc pour leur dire au revoir. "I Know UR Girlfriend Hates Me" :
"Two Of Hearts" (une reprise de Stacey Q) :
"Anthonio" :
Septembre dans la tête de Yoko Ono![]()
Après un précédent album (Yes, I'm A Witch) et un album de remix (Open Your Box) tous deux plutôt bien accueillis par la critique mais passés quasiment inaperçus côté public, l'ex-madame Lennon, Yoko Ono,revient dans les bacs en septembre avec Between my head and the sky, du nom d'une exposition rétrospective organisée en 2008 autour de l'oeuvre de cette pionnière de l’art conceptuel.
Andrew WK vous invite dans sa voiture
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Les voitures sont de dangereuses tueuses d'innocents mais n'en sont pas moins pour certains hommes l'objet d'un fétichisme morbide. Andrew W.K. fait partie de ceux là. et en tant que fier propriétaire d'une Cadillac Fleetwod Limousine de 1955, il vient d'annoncer un album entier d'improvisations au piano dédié à celle qui fait sa fierté. L'album s'appellera 55 Cadillac et devrait sortir d'ici la fin de l'année. On peut déjà en écouter les trois premiers extraits sur le site officiel de l'artiste. Evidemment, ça change pas mal de "Party 'Til You Puke" et "I Get Wet" : Andrew W.K., bien qu'il soit très connu pour être un hard rockeur brutal faussement stupide et un peu moins comme un membre actif de la communauté noisy/expérimentale new yorkaise, est aussi un pianiste classique plutôt doué qui offre là ce qui est sans doute son disque le moins rigolo. OK, le concept beauf cadre bien avec le personnage machode W.K. mais malgré le décalage entre le sujet et les intros un peu grandiloquentes des morceaux, le potentiel comique d'instrumentaux au piano solo est assez limité et on part vite vers des passages rapides qui évoquent volontiers les minimalistes américains. On ne rigolera qu'en imaginant la longue chevelure perlée de sueur de W.K. ondulant au gré de son headbanging furieux (parce que oui, même sur de la musique contemporaine, cette homme DOIT faire la fête). BBC One présente le Nu Disco pour les nuls![]()
Le "Nu Disco" (ou Néo, Novö, New, No, ce que vous voulez) qu'est-ce que c'est ? Une resucée de la bonne vieille disco à papa tel que vue par les nouveaux Bronzés que sont Franck Dubosc et sa bande dans la daube Disco ? Que nenni !
Le Nu Disco madame, c'est un des derniers sursauts véritablement créatif issu du vaste paysage des musiques électroniques du 21ième siècle, ni plus ni moins ! Qu'elle soit (ou qu'il soit, c'est selon, le/la disco est unisexe ou plutôt multisexe, tendance hermaphrodite vous voyez ?), cosmic ou space (dans la veine Daniele Baldelli), italo, psychédélique, Kraut (si si !), punk, synthétique, balearic ou classique, la/le disco est aujourd'hui incontournable.
Représenté par une pléthore de labels, producteurs et DJ's tels que (en vrac et toutes tendances et provenances géographiques confondues) Lindstrom, Prins Thomas, The Emperor Machine, The Juan MacLean, Yacht, LCD Soundsystem, Padded Cell, BlackBelt Anderssen, DiskJokke, The Idjut Boys, The Chromatics, Glass Candy, The Glimmers, Todd Terje, Daniel Wang, Sorcerer, Hatchback, Optimo, The Diaphanoids, Low Motion Disco, In Flagranti, Lo Recordings, DC Recordings, DFA, Smalltown Supersound, Italians Do It Better, Permanent Vacation, j'en passe et bien d'autres (de nombreux, nombreux autres !!) le/la Nu Disco est un phénomène musical incontournable des années 00.
Ceux qui suivent cette scène de près (et nous en sommes à Fluctuat) seront certainement heureux de découvrir ce court, mais sympathique, reportage de BBC One sur le sujet. On y retrouve les gars velus de Horse Meat Disco, le chantre du genre nordique Prins Thomas et quelques autres qu'il est toujours agréable de voir parler de leur art... Enjoy !
Le player de la BBC ne fonctionnant visiblement pas, c'est par là (disco, mais pas techno la BBC hein) Paroles françaises cachées dans des chansons étrangèresQuand on tente de comprendre les paroles d'une chanson étrangère avant de se résoudre à la chanter en yaourt, on entend parfois des choses bizarres, comme des phrases en français en plein milieu du morceau.
A l'instar de ce "ce soir j'ai les pieds qui puuuuuent", trouvé dans un célèbre slow de Scorpions et répertorié dans cette petite anthologie vidéo de l'hallucination auditive. Route du rock : dans le fosséPosté par 2goldfish le 17.08.09 à 14:54 | tags : route du rock
Nos lecteurs les plus attentifs auront surement remarqué que la couverture de la route du rock sur le blog cette année aura été très incomplète. Ce que je peux vous dire c'est que la route du rock, il vaut mieux la prendre à pied, et que le camping, malgré les types bourrés qui crient toutes la nuit et qui pissent contre votre tente, c'est plutôt un bon plan. Singapore Sling : cocktail cool et électrique![]()
Non vous ne rêvez pas. Ce n'est pas la reformation (ultime ?) du Velvet Underground avec une jolie eskimaude dans le rôle de Nico, ni celle (tant attendue) de Jesus & Mary Chain (ça vient, ça vient !). Pourtant vous n'en êtes pas loin non plus, puisqu'il s'agit de Singapore Sling, groupe rock islandais 100% pur jus de larsen, largement influencé par les deux groupes suscités (et à côté duquel, avouons-le, nous étions totalement passés). Des influences au rang desqelles il faudra ajouter Spacemen 3 pour se faire la totale et avoir une idée plus nette de ce que vaut ce combo nordique dont le quatrième album, Perversity, Desperation and Death, pas franchement original n'en est pas moins véritablement (totalement !) enthousiasmant.
Fondé par le charismatique Henrik Baldvin Bjornsson en 2001/2002, Singapore Sling est adepte des mélodies sombres qui firent le miel de Psychocandy en 86 : voix grave, lunettes noires, imagerie en noir et blanc, coolitude, répétitions, tout est là pour séduire les fans de rock lysergique amateurs d'harmonies mineures. Il n'y a qu'à écouter "Godman", tout simple mais imparable, ou encore "Demoniac" une pop song obscure dont le ton a rarement autant mérité pareil patronyme, pour s'en convaincre. Singapore Sling ("Sinsling" pour les intimes) n'a pas son pareil pour créer des ambiances obsédantes (voir "Martian Arts" et son clip étrange) et hypnotiques sur moins de 5 minutes.
A la manière de The Black Angels et de leur excellent Directions To See A Ghost de l'été dernier, Perversity, Desperation and Death s'avère un parfait album estival (ou même de fin d'été) Check it !
Singapore Sling - Godman
Singapore Sling - Martian Arts Route du rock 2009, jour 1 : Overdose sensorielle
![]() Cette première soirée de Route du Rock était... bonne ? Plutôt oui, est on tenté de dire : cette année l'orga a pris la louable initiative de remplacer la boue par de la poussière et tous les concerts sont au moins un peu bons. OK les Crystal Stilts jouaient toujours les mêmes morceaux mais on n'a pas vraiment eu le temps de s'ennuyer puisqu'on a raté le début (cette année, avec le nouveau sponsor, pour couper la file à l'entrée du Fort Saint Père une accréditation ne vous valait rien, il fallait pouvoir emprunter la file réservée aux porteurs de Converse). Deerhunter ensuite nous faisait plutôt peur : la dernière fois qu'on les a vu c'était au Nouveau Casino et le groupe s'était visiblement engueulé dans la journée, n'avait pas pris le temps de faire sa balance et jouait comme des tacherons. Ce vendredi, ils commencent à jouer correctement mais sans passion des titres de Cryptograms et Microcastle mais finissent par se laisser emporter sur le solo de "Nothing Ever Happened To" et terminent très bien leur concert avec des extraits bienvenus de Weird Era Cont et de l'Ep Rainwater Cassette Exchange. Tortoise vient ensuite et marque des points en étant le seul groupe de la soirée à ne pas jouer la carte du bruit. Ils nous font leurs tubes "TNT", "jazzrockchiant", "j'aimebienSteveReich" et "jeretiensjamaislestitresdesinstrumentaux" mais même quand c'est bon, le contexte d'un festival rock de plein air n'est pas vraiment fait pour eux... On restera assi dans la poussière à les observer sur l'écran géant sans vraiment se laiser emporter par leur virtuosité technique. Avant le concert de My Bloody Valentine, on parle des gens qui vont aux concerts du groupe et qui se plaignent après que c'était trop fort. N'ont-ils jamais entendu parler du groupe avant ? Le concert se passe comme prévu et on se dit que de toute façon, un concert pour MBV ça doit être dur à rater. C'est pas comme si on allait remarquer une fausse note, non ? Pourtant, le groupe réussit à massacrer "Only Shallow", seule vraie déception du set. Même la défaillance technique pendant "Slow" (le mur d'enceinte de droite lâche) sera vite réparé et ne fera qu'ajouter au folklore. Il faut dire bien sûr que nous gardons les bouchons d'oreilles bien sagement tout au long du concert et si même comme ça, nos tympans fatiguent, le volume est supportable pour nous et nous dérange moins que les spectateurs qui abandonnent les premiers rangs tout au long du concert. A Place To Bury Strangers est la grosse erreur de programation du festival. Non pas que le groupe est mauvais, loin de là, mais le faire jouer juste après My Bloody Valentine c'est un peu comme enchainer MacDo et Quick : ça rend malade. Grâce à nos fidèles bouchons, le son reste supportable, même si on commence à avoir mal à la tête, mais les stroboscopes pointés vers nous en continu pendant une demi heure, malgré nos lunettes de soleil, c'est insupportable après le light show aggressif de MBV. Avec APTBS, le public aussi devient shoegazer. Et puis le groupe est le quatrième de la soirée à jouer sur les mêmes rythmes, dans le même état d'esprit rock anti tympan : même si on reconnait de bonnes idées dans les nouvelles chansons, on s'ennuie, surtout quand le groupe essaie de jammer alors qu'il n'en a clairement pas les compétences musicales. Snowman jouera après en remplacement des Horrors (dont le chanteur est fatigué, parait-il) mais comme de nombreux festivaliers, on rentre sans les attendres, nauséeux et avec les yeux qui clignote encore (et qui n'ont toujours pas arrêté depuis).
40 ans après, 10 artistes évoquent Woodstock en vidéoLes Beastie Boys, Esser, Little Boots, Chris Garneau... Ils ont tous en commun de ne pas avoir assisté au festival de Woodstock du 15 au 17 août 1969, pour cause ils étaient trop jeunes. Ils ont tous en commun d'avoir eu quelque chose à dire sur cet événement. Pour fêter les 40 ans de Woodstock, 10 artistes qui ont marqué l'année 2009 évoquent devant nos caméras le festival en souvenirs, images et titres et s'improvisent programmateurs d'un jour... pour un potentiel et rêvé Woodstock en 2009.
Depuis 40 ans, le festival de Woodstock ne s'est pas du tout effacé de la mémoire collective... que l'on y ait assisté ou pas, il semble que l'on ait tous un peu de Woodstock en nous. Célèbre pour les artistes mythiques qui ont pu s'y produire (Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Who, Jefferson Airplane...), la manifestation constitue le point culminant et le symbole ultime de la culture hippie. Immortalisé par les performances lives de nombreux artistes et par le film de Michael Wadleigh, Woodstock est l'un des événements qui a révolutionné la musique et la culture populaire. Bouleversement qui, 40 ans, après continue à faire sentir ses secousses sur les musiciens. Idéalisé et fantasmé, Woodstock restera donc le festival ultime, fantôme du passé, que 10 artistes de 2009 rappelle au bon souvenir en vidéos. Woodstock vu par 10 artistes, c'est ici.
Voir aussi Koudlam : Modern Rites and Ancient Songs![]() Histoire de patienter jusqu'à la sortie prochaine (septembre) du nouveau Turzi (B), penchons-nous sur un autre artiste fascinant hébergé par le très psychédélique label Pan European Recordings, j'ai nommé Koudlam.
Ce Français mystérieux, auteur de Live in Teotihuacan en hommage à la cité maya du même nom (littéralement Teotihuacan voulant dire "Le lieu où l'on devient dieu"), un album à la mystique incroyable en 2008 (uniquement paru en vinyl) surfe sur la mythologie monolithique des grandes civilisations. Sa musique, à cheval entre les délires tribaux et psychédéliques électroniques du dernier Animal Collective, la pop free-form de The Dirty Projectors sur The Getty Address et les nappes cosmic du early Tangerine Dream, est tout simplement unique. Disco sans rythme, kosmische musik contemporaine, musique ethnique de peuplades extra-terrestres, hymnes religieux d'un autre âge, Koudlam y psalmodie également des textes lyriques et visionnaires qui rendent l'ensemble encore plus singulier. De quoi vous faire réellement croire que la vie sur terre vient des étoiles !
Inclassable donc le bonhomme, qui sortira lui aussi son premier album cette année, mais en novembre cette fois, et sera précédé de See You All, un maxi quatre titres déjà plébiscité par de nombreux DJ (dont Scratch Massive, n'hésitant pas à clore leur dernier et excellent mix album, Joy, avec le babylonien "Heavy Metal Valley"). A noter que "See You All", le premier track éponyme de ce sampler, fait partie de la B.O. d'Un Prophète, le dernier film de l'immense Jacques Audiard (Grand Prix du festival de Cannes 2009 !)
Histoire de vous faire une idée plus juste de l'univers de ce musicien hors-normes, prenez donc le temps de visionner "The Great Teotihuacan Empire", une vidéo créée en collaboration avec l'artiste contemporain Cyprien Gaillard. L'esthétique de Koudlam y est entièrement circonscrite, les images comme la musique mêlant le massif et l'aérien, le mythique et le moderne, l'ancien et le nouveau. Impressionnant !
Koudlam - The Great Teotihuacan Empire Mort de Les Paul
Les Paul, né Lester William Polfuss, est mort ce jour des suites d'une pneumonie. Il avait 94 ans.
Bob Dylan prépare un album de Noël, se fait masherSans doute parce que rien ne dit mieux "je suis un mystérieux prophète mythique d'une génération et vous ne me comprendrez jamais", Bob Dylan vient d'annoncer qu'il travaillait sur un album de noël. Evidement, ceux qui essayent de deviner en quoi Dylan croit depuis qu'il aurait renié sa période évangeliste vont avoir de nouvelles questions à se poser en l'entendant chanter "O Little Town Of Bethleem" entre "Ill be home for Christmas" et"Here Comes Santa Claus". On espère qu'il ne fera pas que des reprises de chants traditionnels mais qu'il composera aussi pour l'occasion. On imagine bien un "Santa highway blues" de huit minutes dans lequel le père noël rencontrerait un juge, un voleur et le joker tout au long d'un road trip à travers les USA. Ou pas.
The Clean : a New Zealand success story
The Clean est un mythe de la pop Néo Zelandaise. Pas le genre de groupe obscur, adepte d'une musique difficile pour esthète en chambre, non, juste un groupe de pop. Mais quel groupe ! Et quelle pop !
Originaire de Dunedin, The Clean n'est qu'un archétype au sein de le fructueuse scène néo-zélandaise qui vaut largement (si ce n'est plus) la brit-pop actuelle et égalait sans peine tout ce que la Perfide Albion a pu fabriquer dans ce domaine, du punk au shoegazing, de 1976 à aujourd'hui.
Il fut un temps (que beaucoup n'ont pas connu) où un magazine de rock (les Inrockuptibles, aujourd'hui malheureusement disparu) se faisait parfois l'écho, avec quelques fanzines (Hyacinth !) de cette scène fabuleuse. De 1976 à 1995 (et encore aujourd'hui dans une moindre mesure) la Nouvelle-Zélande abrita un vivier musical sans pareil. Post-punk, synth-pop, rock indé, folk barré, durant presque 20 ans, l'île connut un éternel été. Non content d'avoir insufflé un peu de mélancolie pop et de poésie dans le rock et le punk, The Chills, Peter Jefferies et son frère Graehm, The Bats, David Kilgour, The Verlaines, The Jean Paul Sartre Experience, Able Tasmans, les Tall Dwarfs, les Terminals, les Gordons, Chris Knox et bien d'autres, composèrent des chansons qui en feraient voir de toutes les couleurs à des génies comme Brian Wilson, Arthur Lee, Morrissey, Lou Reed ou Johnny Thunder.
Les trois de The Clean, totalement décomplexés, la quarantaine passée, sont pour leur part, plus concrètement influencés par le Velvet Underground, le psychédélisme 60's ou le garage de la même époque. Sa pop, issue du terreau punk de la fin des 70's, est toujours primitive, nerveuse et rebelle. Pas de grosse production chez ces trois-là, pas de grandes ambitions non plus, si ce n'est de faire de la musique pour tous. Malheureusement, c'est déjà là une grande ambition dans un monde uniquement fasciné par ce qui brille. C'est peut-être pourquoi, The Clean, fondé par les frères David et Amish Kilgour, auparavant The Great Unwashed, groupe pionnier dont sont issues bien d'autres formations (de The Bats au "fantabuleux" Straightjacket Fits en passant par Bailter Space et JPS Experience) se sont séparés maintes fois.
Ceci étant, l'ère est au grand retour, aux mirifiques reformations, The Clean ne pouvait qu'en être. Mais évidemment c'est la reformation de The Clean. Un groupe de pop, rien de plus. Un groupe pour qui la mélodie prime, les délires référencés à la culture pop aujourd'hui du tout venant, sont une part indissociable de notre modernité. C'est peut-être pour cela qu'il ont ironiquement intitulé leur prochain album, Mister Pop (à paraître en septembre sur le label de The Notwist et de Tarwater, Morr Music). Un disque encore une fois égal à lui même, ou plutôt égal à ses auteurs. Une sorte de pastiche, un pied dans le punk, un autre dans la pop, un peu de Kinks, un peu des Sonics, des clins d'oeils aux Beatles ("In a Dream Life You Need a Rubber Soul"), une pointe d'électronique, un très beau field recording mélancolique avec bruit d'otariez (on est en Nouvelle-Zélande) et surtout, surtout, ce souffle dans la production, fruit du mariage de mélodies solaires et du bon air des antipodes.
Pas de quoi faire trembler le landernau pop international, pas de quoi tenir éveiller les fans de brit-pop non plus. Les autres passeront encore quelques nuits blanches à écouter Mister Pop de The Clean.
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The Sound Of Arrows : le futur en technicolorLe clip d'Into The Clouds du duo suédois The Sound Of Arrows est un déluge de couleurs cosmiques et de paillettes, et c'est plutôt une bonne idée parce qu'on peut dire à peu près la même chose de la musique. Into The Clouds, c'est comme un hymne gay du futur, un futur peint avec l'aérographe de Photoshop et propulsé dans la stratosphère par des synthés qui sonnent gigantesques comme du M83. Bref, c'est du bon, et dans le genre Rocket Experience, c'est vachement plus crédible que Buzz Aldrin.
Rocket Experience : Buzz Aldrin rappe avec Snoop DoggPour célébrer les 40 ans de sa promenade sur la lune, Buzz Aldrin a enregistré un rap avec Snoop Dogg. Tous les profits de la vente du mp3 iront soutenir les programmes spatiaux de la NASA, ce qui, à la vue du clip, ne suffira certainement pas à nous emmener sur Mars...
Le truc qui ne vous aura pas échappé, c'est que la vidéo vient du site comique Funny Or Die. Ah, c'est donc fait exprès si c'est mauvais ? Oui, mais le making of (featuring Talib Kweli, Snoop Dogg, Quincy Jones & Soulja Boy ne répond pas à l'autre question qu'on se pose inévitablement :
"C'est censé être drôle ?". On soupçonne que la réponse est "oui". L'un des principaux ressort comiques de Funny Or Die étant de remplacer les "blagues" si courantes chez les autres soi disant comiques par des "célébrités". C'est toujours plus facile quand on en a les moyens. Dans le genre, il faut reconnaitre qu'avoir convaincu un des rares moonwalkers encore en vie de se ridiculiser de la sorte, c'est un gros coup, digne du Saturday Night Live, les inventeurs du programme d'échange "blagues contre célébrité". Horse Meat Disco : Dance to the beat (de cheval !)![]()
Horse Meat Disco (Disco "viande de cheval" et ne me demandez pas quelle partie de l'animal !) c'est le nom de soirées très courues et connues à Londres. On y passe de la disco bien sûr, des classiques du genre à la nouvelle scène, et toutes sortes de DJ connus (ou moins connus) viennent y passer leurs galettes. Horse Meat Disco sont aussi parmi les premiers à proposer des soirées alternative, où gay et hétéros viennent danser ensemble sans préjugé.
Le collectif cultive donc une certaine aura, vous l'aurez compris. C'est pourquoi le label Strut, connu pour son appétit sans borne pour toutes les musiques déviantes et pointues à base de groove bizarre, a décidé de faire suite au troisième volume de la série Disco Not Disco ("du punk dans mon disco" si vous préférez), en offrant une ouverture au collectif Horse Meat Disco.
Cette compilation sortie le 7 juillet dernier, se présente sous la forme d'un double CD mixé - et non mixé sur le second - donne à entendre les ténors du disco underground (Gino Soccio, The Two Tons, Gregg Diamond, Laura Green, Karen Young ou Smokey Robinson) en plus d'une trentaine de titres sur 2 x 70 minutes de folie ! Bien sûr, pour découvrir toutes ces pépites, il faut acheter le disque (si, si !) mais les gars de Horse Meat Disco sont assez adorables (et accessoirement assez connus) pour distribuer aussi gratuitement sur le net des compilations téléchargeables présentant leur musique favorite.
Ainsi, vous pourrez télécharger leur session pour Bodytonic (Podcast 41) ici ! N'hésitez pas à vous faire une idée en profitant de cette offre généreuse, l'ouverture d'esprit n'est jamais une idiotie n'est-ce pas ? Surtout que le nu disco est un mouvement incontournable (et loin d'être sans intérêt) de cette décenie... So, enjoy ! Roisin Murphy n'a rien contre le fait que Lady Gaga lui vole son lookC'est la non news du jour : dans un communiqué officiel, Roisin Murphy se défend d'avoir déclaré que Lady Gaga lui a volé son look. Apparement, un tabloid quelconque avait fabriqué cette citation peu plausible. Ce n'est bien sûr pas que Lady Gaga a un look original, les similitudes sont flagrantes et ont été mises en évidences parde nombreux internautes :
![]() (ici Roisin est à gauche, Gaga à droite) 2000-2009, une décennie dans le rétro : The Avalanches - Since i Left You (2000)La décennie est toujours sur le point de se terminer et nous continuons nos fouilles à la recherche de la meilleure chanson des années zéro. Toujours en l'an 2000, The Avalanches offraient cette année là avec Since I Left You le premier grand album à base de samples des années 2000. Le truc sympa avec ça, c'est que tout le monde avait conscience en 2000 que cette fois, on était dans le futur pour de bon et qu'il était temps d'arrêter de jouer les étonnés et de ne pas traiter cet album comme une curiosité. Parce que Since I Left You, avant d'être une prouesse technique d'artistes du sample, c'est un disque magnifique, plein de soleil, de soul, de flûtes, de harpes et de beats gentils.
"Frontier Psychiatrist", la chanson qui nous intéresse aujourd'hui, est un peu différente. Au milieu d'un album qui fait passer la texture et l'émotion avant tout, celle là se laisse aller à la démonstration. Pleine de collages vocaux et musicaux, c'est un bric à brac en équilibre faussement instable, un empilement surréaliste qui presque dix ans plus tard nous étonne toujours en tenant debout. Entre les chevaux hénissants, les dialogues déconstruits, les mariachis, les boucles de cuivres symphoniques et tous les autres que j'oublie, rien ne fait sens, musicalement, pourtant tout colle. Les Avalanches pratiquent la libre association et le temps d'une chanson n'essayent ni de nous faire danser ni de nous émouvoir mais juste de nous en mettre plein les oreilles. Et ça marche mieux que bien. Frontier Psychiatrist c'est du grand n'importe quoi qui n'est pas fait n'importe comment.
Music Go Music est un mystérieux mystèrePosté par 2goldfish le 11.08.09 à 10:40 | tags : videos musicales
Music Go Music est un groupe mystérieux. On le sait parce que c'est ce qui se dit sur le groupe. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un petit groupe qui n'a simplement pas encore eu l'honneur d'avoir sa propre page sur Wikipedia ou le temps d'écrire son premier communiqué de presse mais non, on se tromperait lourdement. Il y a déjà eu des communiqués de presse. Des communiqués pour nous dire que le groupe est mystérieux.
Tellement mystérieux qu'on ne peut même pas confirmer que Music Go Music est en fait le groupe Bodies Of Water qui a pris un autre nom et un autre style. Peut-etre y-a-t-il certaines ressemblances, mais dans son premier clip, Music Go Music apparait dans une émission de télévision fictive de la fin des années 1970, alors que les clips de Bodies Of Water faisaient semblant de provenir d'une époque bien plus reculée. Si les deux groupes sont les mêmes, il y a là un grand paradoxe temporel du genre à donner des maux de tête au docteur Emmet Brown. Bref, Music Go Music sonne comme Abba, comme des admirateurs de Donna Summer et comme le meilleur groupe du monde pendant la dizaine de minutes de "Warm In The Shadows", alors qui ça intéresse, les faux mystères ?
Cybraphon, un robot groupe comme les autres
Antipop Consortium : après la reformation, l'album !
L'heure est aux reformations. Plus ou moins prestigieuses, plus ou moins pertinentes, plus ou moins sincères... L'annonce de la reformation d'Antipop Consortium, groupe culte du hip hop des années 90, pouvait passer pour une nouvelle association de malfaiteurs... erreur ! Grossière erreur !
Qu'on se le dise, le retour d'Antipop Consortium sur les platines en 2009 est bel et bien LA reformation que l'on attendait tous en cette époque de hip hop agonisant et de polémiques stériles sévissant dans le milieu du rap. Invitant en guest star Roots Manuva sur le fulgurant et dérangé "NY to Tokyo", Beans, M.Sayyid, Earl Blaize et High Priest signent un album fracassant, réussissant l'exploit de renouer avec les racines du rap tout en projetant la mixture beat, break, scratch & Mcing dans le futur ! Vous avez dit post-moderne ? Pour une fois la définition tient le coup !
Signés chez Big Dada, sous-division hip hop de Ninja Tune (sur lequel M.Sayyid et High Priest avaient déjà sorti un volume de leur projet Airborn Audio), les quatre lascars se réunissent finalement autour d'une envie, celle qui les habite depuis toujours : réformer le hip hop ! En ce sens, Fluorescent Black, le nouvel opus d'APC, est vraiment "The rose in the garbage pail of rap" (La rose dans la poubelle de rap) comme l'annonce le provocateur Beans, déjà auteur d'une poignée d'albums solo révolutionnaires chez Warp.
Après écoute, nous n'en doutons plus, des morceaux comme le métallique "Lay Me Down", le radical "New Jack Exterminator", "Volcano", "The Solution", les expérimentations vocales de "End Game", "Carpicone One", le single et futur hymne "Apparently" avec sa voix vocodée, ou encore l'éponyme et titanesque "Fluorescent Black", renvoient tous aux géniaux Tragic Epilogue, Shopping Carts Crashing et Arrhythmia, qui figurent parmi les disques hip hop (ou plutôt rap tant le Mcing est ici omniprésent) cultes et totalement incontournables pour tout amateur de musique aventureuse.
L'album sort le 29 septembre et déjà, ici et maintenant, je vous fait une promesse : Fluorescent Black ne vous décevra pas !
Au cas où vous en douteriez, Fluctuat vous offre un extrait, "Apparently", premier single de l'album. Un exercice de pure énergie au rap hypnotique et précis comme seul savent l'agencer ces terroristes hip hop.
Antipop Consortium - Apparently (Big Dada/Pias) :
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Major Lazer : Boom (Boom) Ba Clash !Posté par Maxence le 09.08.09 à 10:26 | tags : reggae, rigolo, hip hop, électro, vidéos musicales, dub
![]() En matière de boom boom - qu'il s'agisse de l'onomatopée qui symbolise les rapports sexuels ou de la transcription phonétique d'une bonne vibration de bass(in) - Major Lazer sait y faire ! Force est de constater qu'en matière de clash (musical), le duo formé de l'Américain Diplo et de l'Anglais Switch s'y connait aussi !
En l'occurrence, Guns Don't Kill People... Lazers Do, premier album de ce couple transatlantique sous le nom de Major Lazer, ne pouvait mieux illustrer la combinaison d'une black musique en constante évolution et d'une culture en partance pour le futur. Sur ce disque, hommage au dance-hall, hymne crunk, riddim et ragga technologique, snap music, électro et reggae se frottent, copulent même, dans l'hystérie et l'allégresse, en compagnie de Santigold et d'une foule d'invités ! Car en plus d'être un des meilleurs disques du moment, Guns Don't Kill People... Lazers Do est une grande et jouissive partouze musicale organisée au fameux studios Tuff Gong à Kingston, Jamaïque ! Qui dit mieux ?
Même à la vue du clip torride et surtout très drôle de "Pon The Floor" (réalisé Eric Roscoe Wareheim, déjà responsable du "Parisian Goldfish" de Flying Lotus), impossible de leur reprocher ce trop plein de phéromones ou l'exploitation des clichés les plus sexes du dance-hall, c'est de saison et c'est également inscrit dans la culture de cette scène ! C'est aussi totalement pertinent puisque cet excellent projet rappellera que nous fêtons aussi cette année les 50 ans du label Island de Chris Blackwell, l'homme qui découvrit Bob Marley, et les 40 ans du reggae.
Visions naïves de la technologie, rétro-futurisme, abondance de super-héros, influence de la science-fiction, audaces techniques et marabou d'ficelles, sexe omniprésent, prise de recul, clin d'oeil et sens de l'humour, Major Lazer célèbre tout ce que nous aimons dans ces musiques ! Par delà le cliché "sea, sex and sun", ce disque s'avère parfait pour la saison (sans rien de péjoratif, on l'écoutera certainement toute l'année) et fera certainement parti de ma playlist de l'été (oui, vous l'avez compris : JE SUIS EN CONGES ! Je vous laisse donc aux bons soins de Céline avec plein de billets en stock ! Bonnes vacances !)
Major Lazer "Pon De Floor"
Major Lazer - "Hold The Line" ft. Mr. Lexx and Santigold
Décès du musicien américain Willy DeVilleWilly DeVille, le musicien vient de mourir. Après des débuts dans le punk, l'artiste a consacré une bonne partie de sa carrière à explorer le paysage musical des Etats-Unis, pays dans lequel il était moins reconnu qu'en Europe.
![]() La nouvelle est tombée aujourd'hui et l'Américain serait vraisembablement mort des conséquences de ses maladies (l'hépatite C et un cancer du pancréas) dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 56 ans. Rythm'n'blues, musiques latines, porto-ricaines, soul et salsa faisaient partie de ses nombreuses influences. Notamment connu pour sa version mariachi de "Hey Joe" le tube d'Hendrix, il avait enregistré moins d'une dizaine d'albums en solo. On a aussi pu le voir en tant qu'acteur pour quelques films et crédité pour un titre sur la bande-son de Boulevard de la mort. Pistola (2008) restera donc son dernier album en date et de son vivant.
La pochette d'Abbey Road, revue et corrigée, le diapoC'est le 8 août 1969, que les Beatles se sont fait photographiés traversant le passage piéton d'Abbey Road. Le cliché sera utilisé pour leur opus du même nom. Un album culte et dont la pochette est le sujet de détournements et clins d'oeil variés dans la culture populaire depuis plusieurs années. Pour fêter les 40 ans de ce cliché et à défaut de pouvoir participer au rassemblement organisé demain à Abbey Road même par les fans du groupe, Fluctuat a réuni dans un diaporama les meilleurs détournements de la pochette d'Abbey Road.
On ne compte plus les groupes qui y sont allés de leur petit hommage : les RHCP à poil, Kanye West, les tribute bands des Fab Four... mais aussi fans, artistes plasticiens ou graphistes, clippeurs (voir "Parklife" de Blur), réalisateurs télé ou ciné (Danny Boyle).
Le clip posthume d'Heath Ledger pour Modest MouseEn janvier 2007 l'acteur Heath Ledger avait contacté Isaac Brock de Modest Mouse pour lui proposer de réaliser un clip pour sa chanson "King Rat" qui serait animé par Terry Gilliam. Puis il est mort et son projet de clip est resté inachevé. Ces jours ci Modest Mouse sort No One's First And You're Next, un mini album qui compile singles et raretés enregistrés par le groupe depuis la sortie de Good News For People Who Love Bad News. "King Rat" en fait partie et pour l'occasion le clip, terminé par The Masses, une société de production avec laquelle travaillait Ledger. Au final, on ne sait pas exactement s'il reste grand chose du travail de Gilliam, si travail il y a jamais eu, mais on sait que le concept de Ledger est là : des baleines qui manoeuvrent un baleinier, mais pour pêcher quoi ? On ne va pas vous spoiler le clip mais vous avez probablement déjà deviné. Surtout si on ajoute que les profits de la vente du clip sur iTunes iront pendant un mois à la Sea Sheperd Conservation Society, une ONG dont le but est de protéger l'océan et sa faune. L'animation est vraiment primitive, le concept déjà vu mais les dessins sont plutôt sympa, la chanson aussi et au final, le message passe. C'est l'essentiel, sans doute. Damon Albarn, Speech Debelle et Roots Manuva à Africa Express, la vidéo
Depuis une visite au Mali et la séparation avec Blur, Damon Albarn toujours le pied dans la musique, s'est consacré ces dernières années à des side-project divers : Gorillaz, l'opéra-rock A Monkey Journey To The West et intérêt pour les musiques africaines. Africa Express, dernier projet en date est né de l'idée un peu naïve mais très belle et sincère de faire découvrir à un public et à une communuté d'artistes les musiques africaines.
Après Khinshasa, Londres et Lagos, Africa Express s'est arrêté le 5 août aux Fnac Indétendances de Paris. L'ex-chanteur de Blur continue ainsi sa découverte du continent africain : après avoir fondé son label Honest Jon's sur lequel il a signé des artistes du continent africain, il a aussi participé au projet Mali Music et produit enfin en 2008 un titre de l'album d'Amadou et Mariam.
![]() Amadou et Mariam Avec Africa Express, dont le mot d'ordre est la réunion, le musicien a offert hier une belle soirée de musiques africaines, pop, hip hop, de rencontres improbables, inattendues entre artistes venus de loin et bonne grosse fête, juste au pied de l'Hotêl de Ville. L'occasion était parfaite pour nous, de demander à Roots Manuva et sa protégée Speech Debelle de jammer pour nous, et de prendre à part Damon Albarn juste après la fin du show pour un bilan express de la soirée.
Etaient aussi présents : Patrick Wolf, Catherine Ringer en duo avec Damon Albarn, Ms Dynamite, The Kooks qui reprend The Cure, Souad Massi, Rachid Taha pour une reprise de "Rock The Casbah", Tony Allen.
![]() ![]() 1. Sister Fa avec Ms Dynamite et Speech Debelle / 2. The Kooks / 3. Damon Albarn et Rachid Taha
Crédit photos : Ben Callens/Fnac Indétendances Un nouveau titre de Radiohead : Harry Patch (in memory of)![]()
La chanson enregistré par Radiohead est en vente sur leur site web pour une livre qui sera reversée aux vétérans britanniques. On peut aussi l'écouter en streaming sur le site de la BBC. Côté musique, le groupe a opté pour un arrangement de cordes très solennel, sans doute l'oeuvre de Johnny Greenwood, sur lequel Yorke chante lentement une poignée de paroles tirées d'une interview donnée par Patch peu de temps avant sa mort. Ca donne ça :
I am the only one that got through 20 ans de Warp : rétrospective des meilleures vidéos et coffret collectorAfin de fêter dignement les 20 ans de Warp, Fluctuat vous convie à une vaste rétrospective en images, sous forme d'un diaporama, qui regroupe les 20 meilleurs clips du label anglais.
Un label qui n'en fini plus de fêter son vingtième anniversaire puisque ses responsables annoncent la parution fin septembre d'un coffret rétrospectif au packaging et au design magnifique. La Warp Box comprendra des morceaux inédits d'artistes qui furent (et sont) à l'origine du son du label (LFO, Autechre, Boards of Canada, Broadcast, Plaid, Aphex Twin, Boards of Canada...), mais aussi des reprises croisées de morceaux du catalogue Warp par d'autres artistes de la structure, ainsi que 10 morceaux récemment sélectionnés par des internautes sur un site dédié aux 20 ans du label, Warp20.net. Ce bel objet contiendra également un livre qui documentera l'évolution du label et son histoire, ainsi qu'un mix album accompagné d'un disque vinyl constitué uniquement de sillons fermés à mixer en forme de lock groove. L'ensemble offrant donc 1 vinyle de format 25 cm et 5 CD.
Plus qu'une compilation la Warp Box est un véritable objet d'art, mélangeant les racines électroniques de Warp, ses héritiers et les nouvelles tendances explorées par le label. Il est d'ores et déjà possible de précommander l'objet sur le site de vente en ligne du label.
![]() Voir aussi Boom Boom Pow des Black Eyed Peas, la reprise indie-noise par The MaccabeesIl fallait être sacrément culotté pour oser reprendre ce titre des Black Eyed Peas et doublement sûr de soi pour présenter la reprise devant les caméras de la réputée radio anglaise BBC. C'est le groupe anglais The Maccabees qui reprend à sa façon, "Boom Boom Pow", le tube du groupe pop-fusion US qui a fait son retour cette année.
Rien dans le marc de café n'avait prédit cette rencontre du 3ème type entre l'univers du groupe anglais indie/alternatif et le bon gros son radio-friendly des Américains Black Eyed Peas. Invité par l'une des émissions de Radio 1 (du groupe BBC Radio) pour y interprêter leur dernier single en date "Can You Give It", le groupe a en bonus, repris le tube des BEP. Entre beats, claviers, ambiance futuriste et voix passées à l'auto-tune, la version originale se voit quelque peu humanisée et allégée par les 5 membres des Maccabees. Le tube des Black Eyed Peas connaît donc ici une 2ème vie, complètement inattendue grâce à cette reprise un brin noisy, réalisée dans les studios de la BBC au milieu des sourires nerveux, regards un peu anxieux et fous rires des musiciens.
Optimo Podcast 1 - Synth Summer Mix
JD Twitch et JG Wilkes, les deux DJ éclectiques et fous d'Optimo ont décidé de se lancer dans un grand projet caritatif : offrir un podcast à la mode Espacio (le nom des soirées qu'ils animent au Sub Club, mythique boite de Glasgow) durant toute l'année 2009.
Le premier se nomme Synth Summer et comme son nom l'indique il est directement dédié aux belles années de la synth pop, qu'elle soit d'obédience italo, post-punk ou disco. Comme les Ecossais le revendiquent dans leur communiqué de presse : "Pas de tracklisting, se serait ridicule à l'époque de la musique téléchargeable et trouvable partout sur internet, d'autant plus que nous jugeons inadéquat les personnes qui choisissent aujourd'hui un mix juste à partir de sa sélection. Ils se privent ainsi de la découverte de nombreuses musiques".
Voilà quel est, en substance, le message de ces cinglés de musique totalement altruistes. Réalisé à partir d'une boite à rythme, de deux platines et de vinyls originaux (autant que faire ce peu), ce synth mix bourré de raretés au doux parfum vintage ravira les nostalgiques et éduquera les plus jeunes. Il serait dommage de s'en passer, d'autant que c'est gratuit !
Les fans hardcore seront également heureux de télécharger de façon tout à fait légal, ce second mix, plus clubby celui-ci (enfin, "à la mode Optimo" évidemment), proposé sous forme de battle avec le collectif londonien Disco Bloodbath avec des inserts de Black Devil Disco Club et autres gâteries post-punk et nu disco (sans oublier la soul, le funk, le punk et j'en passe)...
A vos souris, 3, 2, 1 : Télécharger !
Optimo (Espacio) - Synth Summer Woodstock 2009 n'aura pas lieu
En début d'année, les rumeurs annonçaient la mise en place d'un grand rassemblement gratuit qui réunirait les artistes toujours vivants de Woodstock, version 69. Michael Lang, producteur et manageur, à la tête du projet avait prévu d'investir le Prospect Park à Brooklyn avec un événement qui lui aurait coûté entre 8 et 10 millions de dollars. Une deuxième éventualité avait été évoquée, celle de se greffer à la Climate Week en septembre. De rumeurs, on est passé au vide médiatique, et de plan A à plan B, on est passé à l'annulation ferme... d'où le peu d'étonnement en l'absence de news actualisées à l'approche de la date anniversaire.
"Argent. Pas de sponsors" répond l'homme aux journalistes du Rolling Stone. Un peu d'amertume pour celui qui est connu pour être l'un des co-fondateurs du festival Woodstock. 40 ans avant, Wang avait, quoi 24 ans, et réussi à monter l'un des plus gros festivals de l'histoire de la musique avec une somme dérisoire. 50 000 dollars pour le terrain et un budget de 200 000 dollars pour la prog entière, plus des frais annexes. A l'origine Woodstock 1969 était une manifestation payante et ajoutés un à un, les postes de dépenses n'ont pas du atteindre les 8 à 10 millions nécessaires pour la version 2009. 1969-2009, l'industrie musicale et son économie ne sont plus les mêmes, certes.
A défaut d'un concert anniversaire, ce qui est sûrement un moindre mal pour tout le monde (artistes et public) on pourra se consoler avec la sortie du film Taking Woodstock (d'Ang Lee) et une sélection de témoignages en vidéo, d'artistes qui n'ont pas été à Woodstock. Woodstock vu par 10 artistes de 2009 Souvenir, souvenir : Bill Grundy et les Sex Pistols Bill Grundy Interviews the Sex Pistols Entre deux expositions (malheureuses) au soleil, l'été est parfois/toujours l'occasion de réécouter ou de regarder des vieilleries devant son ordinateur (?), sa télévision, sa chaîne hi-fi. C'est ainsi que je me suis retrouvé en complète immersion dans ma période Television Personalities, cet été, en train de revisionner cet extrait culte de la télévision anglaise : l'interview des Sex Pistols par Bill Grundy, devenu depuis (il est mort) le présentateur le plus catastrophiquement légendaire de l'histoire du punk. La scène se passe en 1976, le 1er décembre, si on veut être précis. Bill Grundy anime sur la chaîne Thames Television une sorte de programme local consacré à la musique. Plutôt snob (il est de Manchester et le fils d'un industriel), Grundy a connu son heure de gloire en 1962 en étant le premier à programmer les Beatles sur la chaîne Granada TV. Son show Today présente et reçoit des groupes établis qu'il interviewe assez sérieusement dans des canapés, à une heure de grande écoute où tout écart de langage est proscrit. Lorsque Queen invité se décommande, Bill Grundy les remplace par un jeune groupe, les Sex Pistols, précédés d'une sacrée réputation. L'interview se passe comme elle doit se passer : foireuse, pourrie et exposant un choc des cultures indépassables. Grundy est assez agressif, maladroit et drague l'une des nanas qui accompagne les Pistols au second plan (il s'agit de la chanteuse Siouxsie). Surtout les Pistols n'ont pas leur langue dans la poche et alignent des fuckers, un shit et d'autres fucks (les 4 et 5èmes fuck de l'histoire de la télévision britannique à cette époque, selon la légende) qui vont faire le tour des Iles. Après cette interview, la carrière de Bill Grundy fut ruinée. Preuve s'il en est, il quitta son émission pour présenter une émission.... sur la littérature, le dimanche matin. Autant dire, ce qu'il y a de pire au monde. De shows médiocres en interviews minables, Grundy mourut d'un infarctus en 1993. Si le souvenir de Bill Grundy m'est revenu, c'est parce que j'ai réécouté le morceau des TVPs de 1978 qui lui est consacré. Le titre était à l'époque sorti en single couplé à un autre excellent morceau, "Part Time Punk", et prenait clairement le parti de Bill Grundy (enfin, peut-être) : They said he had too much to drink, eh eh eh eh eh / They said that he just could not think straight. Ah ah ah ah / He set them up then they knocked him down./ Where's Bill Grundy, now? Where's Bill Grundy, now?Poor Bill Grundy Curiosité également, la voix de Grundy a également été samplée un peu plus tard, en 1989, sur le Seminal Live de The Fall. Avant que Mark E. Smith se mette à chanter on entend la présentation du groupe et c'est Bill Grundy qui parle et annonce le groupe. C'est beau la célébrité. Il est possible que dans 20 ans, ou dans 40, on se souvienne encore de ce type pour les 3 minutes qu'il a passées avec Rotten et sa bande. Rain Machine, le projet solo de Kyp Malone de TV on the Radio![]()
Cela fait un moment qu'on en parle ici ou là, mais ce qui n'était encore qu'une rumeur est aujourd'hui devenue une réalité puisque Kype Malone le guitariste et chanteur de TV on The Radio vient d'autoriser la diffusion sur le web 2.0 d'un premier morceau issu de son nouveau projet solo : Rain Machine.
Sur "Give Blood", premier morceau dévoilé de l'album à venir, chant torturé, choeurs répétitifs, cowbells, rythmique syncopée, influence indéniablement africaine et grosse guitare à l'avenant pour une production un poil moins léchée et calibrée que le dernier TOTR (et on ne s'en plaindra pas). Rude donc, le Kype Malone solo, et peut-être bien de quoi faire tomber la pluie, puisque l'ensemble est diablement déconstruit et sauvagement dissonant ! De quoi plaire à tout ceux qui trouvaient le troisième opus du groupe de Brooklyn un peu trop sage.
L'album, produit par Ian Brennan (Ramblin Jack Elliott, Lucinda Williams, Jonathan Richman), paraîtra le 21 September sur Anti-records.
La suite bientôt et en attendant, un extrait :
Rain Machine - Give Blood :
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LCD Soundsystem, not dead !
Vous vous souvenez certainement (comment ne pas s'en souvenir d'ailleurs ?!) des 45:33 minutes que James Murphy avait concocté pour Nike avec son groupe LCD Soundsystem en 2007 ? Initialement et uniquement disponible sur Beatport, l'album fut ensuite édité au format CD (et vinyl !) accompagné de morceaux inédits ("Freak Out-Starry Eyes", "North American Scum (Onanistic Dub)" et l'excellent "Hippie Priest Burn Out").
Et bien les amateurs inquiets (dont nous étions) se demandant si le new yorkais mettrait finalement un point final à son projet, comme annoncé à la radio il y a quelques mois, seront rassurés d'apprendre que ces mêmes 45:33 seront très prochainement remixées par la crème de l'electro actuelle dont l'incontournable Prins Thomas, les New Yorkais punk-funk Runaway, le très housey Theo Parrish, Padded Cell (gasp !!), Pilooski (Motorik !!) et Riley Reinhold, boss du très psychédélique label de techno minimal Trapez (Traum, Trapez Ltd, etc). Bien évidemment, remixer l'ensemble de ce disque fou aurait été herculéen, aussi la plupart des artistes présents ici se sont contentés de n'en reprendre qu'une partie chacun.
Le tout paraîtra dans le courant de l'année sous la forme d'une série de maxis (amateur de vinyls only donc) dont les premières copies seront disponibles au téléchargement et sur support physique au plus tard le 14 septembre via DFA Records/Parlophone.
45:33 remixed tracklist : Runaway Remix Prince Language RemixPrins Thomas Diskomiks Remix Theo Parrish’s Space Cadet Remix Trus’ Me Remix Padded Cell Remix Pilooski Remix Riley Reinhold Remix
L'autre bonne nouvelle entérinant le fait qu'LCD Sounsystem est toujours en activité, étant que James Murphy serait actuellement en train de préparer une suite à son excellent Sound Of Silver, également paru en 2007 ! Ce n'est pas des blagues, il aurait même bien avancé comme il le dit lui-même (malgré moulte circonvolutions) sur son blog myspace) So... as usual, stay tuned !
Et pour les plus nostalgiques, ceux qui n'en peuvent plus d'attendre, ceux (et celles !) qui mordent l'oreiller en pensant à James Murphy (heuuuu... ?), une vidéo live de très bonne qualité de LCD sur scène à Manchester interprétant "Us vs Them" en 2007.
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