Playlist : blog musique

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La belle prog des Transmusicales 2009

Posté par LovelyRita le 30.09.09 à 16:48 | tags : agenda, rock, pop, électro

transmusicales rennes 2009Les Transmusicales de Rennes a annoncé la prog de son édition 2009 il y a quelques jours. Comme toujours, l'affiche est alléchante, bien que la plupart des artistes programmés soient encore inconnus, voire très peu connus... et c'est bien pour ça qu'on l'on apprécie cette manifestation.

 

Le festival se tiendra cette année du 2 au 5 décembre, toujours à Rennes et investira un peu plus la ville avec une série de concerts au Liberté Haut, l'Ubu ou à la Cité, enfin les différents halls du Parc Expo accueilleront le reste des concerts. Histoire de dégrossir l'imposante et belle prog, les têtes d'affiche seront cette année Fever Ray (le projet de la chanteuse de The Knife), Major Lazer (réunion de Switch et Diplo), The Very Best (collaboration entre Esau Mwamwaya et Radioclit) ou encore Gaetan Roussel (anciennement dans Louise Attaque).

 

De belles têtes d'affiche, mais c'est surtout le reste de la prog qui nous attire. On a bien lu ces noms quelque part, peut-être écouté un de leurs sons ou est-ce la première fois que l'on en entend parler ? Dans tous ces cas, on s'en remet au nez creux de Jean-Louis Brossard et de son équipe, les Trans étant avant tout un festival de découvertes. Cette année, on pourra notamment s'attarder sur Gaggle, la riot choir de Londres dont on vous parlait cet été, The Phantom Band, Django Django autre combo londonien, mais aussi Gablé (vainqueur CQFD), Terry Lynn ou le Suédois The Field. Tant à voir et découvrir, voir la prog entière ci-dessous.

 

Mercredi 2 décembre
Pete Oblio / Slow Joe & the Ginger Accident / Transformer / Osni / The Bird is Yellow / Misty Socks / Gaetan Roussel's Project / 69

 

Jeudi 3 décembre
Del Cielo / Complot / Reggiori Project / Framix / Cerceuil / Dj Oof V.V Brown / Abraham Inc. / Vrelo / The Whitest Boy Alive / DJ Sandra / Hook & The Twins / An Experiment on a Bird in the Air Pump / 78 RPM / Beast / Gaetan Roussel's Project / National Parcs / VV Brown

 

Vendredi 4 décembre
La Terre Tremble !!! / Nimh / Bright Black Morning Light / Cass McCombs / Gablé / Round Table Knights DJs / FM Belfast / Jessie Evans / The Popopopops / The Wankin' Noodles / The Phantom Band / The Field / Mister Eleganz As DJ / Chocolate Donuts / Los Valentinos / Detroit Social Club / DJ Morpheus / Modul Club / Major Lazer / DJ Kosmo Pilot / Gaggle / Terry Lynn / Aeroplane / Solillaquists of Sound / Fever Ray / Gaetan Roussel's Project / 69 / I'm Fresh You're Pretty / Poor Boy / TV Glory

 

Samedi 5 décembre
The Guests Only / West Indies Desires / Django Django / The Agitator / Naomi Shelton & The Gospel Queens / DJ Eurasia / Downtown Cuckoo / Rodriguez / Ezra Bang & the Hot Machine / The Carps / Blks Jks / DJ Haze / The Narcicyst / Push Up / Groove Control / Rubberhead Banditz / DJ RideFauna feat. Tremor / The Very Best / The Twelves / The Japanese Popstars / Popof / DJ South Central / Gooseflesh / Danton Eeprom / National Parcs / Gaetan Roussel's Project / I Come From Pop / Elephanz / Roken is Dodelijk / Mr Oizo

 

Dimanche 6 décembre
69 / Gaetan Roussel's Project

 

Réservez vos pass pour les Transmusicales de Rennes

Voir le site des Transmusicales de Rennes

 




The Big Pink voit la vie en noir... doré

Posté par Myosotis le 30.09.09 à 12:51 | tags : youtube, uk, pop, rock

Le premier album des Londoniens de The Big Pink était l'un des plus attendus de la planète indie en cette rentrée 2009. Sorti le 14 septembre, il n'a pas déçu la planète rock qui s'était montée la tête à coups de buzz shoegaze, de nappes bruitistes et de rumeurs de ressemblances avec les premiers travaux de My Bloody Valentine.

 

L'album, pour un premier essai s'entend, est une surprise énorme : illustration sublime, production impeccable, album concept qui tourne autour de... l'amour (A Brief History Of Love) et une atmosphère romantique qui transpire sur chaque note de guitare. Le duo à la manoeuvre ici, Robbie Furze et Milo Cordell, a enregistré pour 4AD à New York où il a pu bénéficier de la production de Rich Costey, l'affreux jojo roublard qui a piloté pas mal de trucs qui marchent ces derniers temps comme le 3ème album d'Interpol, Glasvegas, Mew et surtout Muse. Costey qui est connu avant tout pour son efficacité (il a taquiné tous les gens du gothique My Chemical Romance/Bloc Partouze, à la crooneuse Fiona Apple), réalise pour The Big Pink une cathédrale sonore un peu froide mais qui donne une dimension majestueuse aux chansons du groupe. Le tout est si bien emballé que l'album passerait facilement (bien ou mal ?) pour un seul titre élégiaque, porté à bout de guitares.

 

Qu'il s'agisse de cette version incandescente sur scène de "Velvet" ou du moins intéressant single "Dominos", la dynamique Big Pink s'appuie sur des guitares et des voix emmêlées. La ressemblance avec le MBV des premières années est patente. Parfois c'est Massive Attack qui rencontre les Cocteau Twins qui rencontrent Bloc Party option math-rock, Pivot qui rencontrent les Smashing Pumpkins en forme. La musique de Big Pink ne sonne pas radicalement neuve mais dans sa manière de se poser là donne le sentiment de figurer une forme de modernité. A côté de titres fébriles ou qui font tâche dans cet environnement séduisant (le merdique "Tonight"), le groupe propose (avec "Velvet", "Count Backward from Ten", "At War with the Sun", "Crystal Visions",...) quelques uns des morceaux les plus excitants de ces derniers années. Histoire de calmer les enthousiasmes sur ce groupe à découvrir, le groupe sera en ouverture des affreux jojos de Muse sur sa tournée britannique, après avoir fait sur une date en octobre l'ouvreuse pour les Pixies à Londres.
 
 
 
The Big Pink - Velvet (Live in Bruxelles)






The Phenomenal Handclap Band : Retour du funk acoustique !

Posté par Maxence le 30.09.09 à 09:36 | tags : funk, psychédélique, youtube

 

 

Ne vous fiez pas à son apparence, The Phenomenal Handclap Band est un groupe black ! Si, si ! D'ailleurs l'album éponyme à paraître le 19 octobre prochain chez les Allemands de Gomma vous le prouvera : ces sept-là ont autant de groove soulful dans la peau que Chic, The Temptations et The Hues Corporation à la grande époque de 1975 ! J'exagère à peine !

 

Supergroupe formé de Daniel Collas ("The Witch Doctor") et de Sean Marquand ("The Medecine Man"), The Phenomenal Handclap Band bénéficie également du savoir faire de Jon Spencer des Jon Spencer Blues Explosion (oui, oui) de Jaleel Bunton de TV On The Radio, Nick Movshon, bassiste au sein du groupe d'Amy Winehouse et de Luke O'Malley, officiant initialement avec Mary J. Blige. Groupe auquel il faut ajouter une icône féminine du rap, Lady Tigra de L'Trimm.

 

Autant dire que nous n'avons pas affaire à des amateurs et il faut bien avouer que ce septette (octet selon les besoins en choristes) new yorkais, dans sa tentative réussie de renouer franchement avec le disco funk acoustique des 70's teinté de R&B (pour rythm'n'blues, pas R'n'B), ne peut que déchainer l'enthousiasme des amateurs de bonnes musiques black, et des autres. Le big band est d'ailleurs plébiscité par James Murphy de LCD Soundsystem, mais aussi par Tim Sweeney, In Flagranti, Munk ou encore le rappeur extrémiste Rammellzee.

 

Psychédélique, disco, cosmic, funky, soul, rythmes afros et même latinos avec un poil de rock et de pop trempés dans un grand bain d'acide, la recette du The Phenomenal Handclap Band s'inscrit dans la lignée des grands groupes funk psychédéliques et le disco acoustique, les Parliament, Funkadelic, KC & The Sunshine Band et Chic bien entendu. Guitare wah-wah, grosse basse rebondie, piano et claviers analogiques (welcome Fender Rhodes, Hohner, Wurlitzer, Clavinet !), tout est là pour réussir le pari tenu par ce groupe phénoménal. Ne manquent que les cordes !

 

Aussi virtuose que "Cool as fuck", The Phenomenal Handclap Band se déguste d'autant mieux en live, en témoigne cette vidéo captée au Rivington Lounge à New York.

 

 




Thom Yorke forme un nouveau groupe... avec Flea

Posté par 2goldfish le 29.09.09 à 17:23 | tags : pop, rock, news, rigolo

D'un côté nous avons Thom Yorke de Radiohead, roi de la musique expérimentale et sérieuse, de l'autre Flea des Red Hot Chili Peppers, roi de la basse slappée et du nudisme scénique. Ils ont pour seul point commun de jouer tous les deux dans des groupes capables de remplir des stades... et de jouer maintenant ensemble dans un groupe qui donnera ses premiers concerts les 3 et 4 octobre à l'Orpheum Theatre de Los Angeles. C'est ce que vient de réveler Yorke dans un post sur le site de Radiohead qui nous apprend aussi que le groupe jouera des morceaux de The Eraser, l'album solo de Yorke, et quelques autres chansons non identifiées.

 

thom yorkeLe reste du groupe est composé de Joey Waronker, batteur de session de LA qui a joué de tout avec tout le monde, du producteur de Radiohead Nigel Godrich et de Mauro Refosco, percussioniste d'origine brésilienne qui a joué entre autre avec David Byrne et les Lounge Lizards. Au complet, ils forment le super groupe le plus improbable qui soit. Il ne fait aucun doute que Thom Yorke a regroupé autour de lui des musiciens exceptionnels (pensons ce qu'on veut des Red Hot Chili Peppers, on ne peut pas nier qu'ils savent très bien jouer) mais on ne peut aussi vraiment pas savoir comment ces concerts vont sonner. Ce qui est sans doute une bonne chose, parce qu'on n'est pas très emballés par les dernières chansons de Yorke en solo, "Feeling Pulled Apart By Horses" et "The Hollow Earth", les deux faces d'un même EP. La grosse basse slappée de Flea est-elle ce qui leur manque ?




Un nouveau Noir Désir, mais pas avant fin 2010

Posté par LovelyRita le 29.09.09 à 11:33 | tags : rock, news

C'était il y a presque un an ! Noir Désir avait refait surface en diffusant sur son site deux nouveaux titres ; la rumeur d'un concert à l'été 2010 s'était aussi propagée. Un retour en studio est actuellement confirmé, mais pas de nouvelle sortie avant l'automne 2010.

 

noir désirAnnoncé pour la fin 2009, puis pour début 2010, ce qui devrait être le 8ème album de Noir Désir, ne sortirait finalement pas avant fin 2010, au mieux. Le groupe refait parler de lui à quelques jours du lancement du festival qu'il a inité en 2006, les Rendez-Vous de Terres Neuves (du 1er au 3 octobre, à Bègles) et par la présence de deux membres du groupe sur scène : Jean-Paul Roy, le bassiste et Denis Barthe, le batteur. Pourra-t-on croiser Bertrand Cantat sur place, sur scène ? Il en est peu probable comme l'a annoncé Olivier Caillart, directeur de Barclay, chez qui le groupe a un contrat, et ami de Cantat. Aucune chance donc de voir le chanteur ou le groupe tout entier prendre le micro ce week-end ou dans les semaines à venir sans un nouvel album.

 

Novembre 2008, Noir Désir balance gratuitement sur le net ses deux premiers titres, "Gagnants/Perdants" et "Le Temps des Cerises", depuis la libération de son chanteur. Rien de plus : pas de live, pas d'album annoncé officiellement, juste ces deux titres (dont une reprise) pour nous rappeler que le groupe est au travail. S'il est quasi sûr et certain que Noir Désir sortira un nouvel opus, ses membres ne veulent surtout pas précipiter le processus, conscient qu'il est de son statut depuis les faits qui ont été reprochés à son leader. Depuis quelques semaines, le groupe compose, joue, enregistre au studio le Manoir sans avoir pour le moment sélectionné de morceaux pour le successeur de Des Visages Des Figures (2001) ; en parallèle les side-projects de chacun des membres continuent leur trajectoire. Ce nouvel album de Noir Désir est donc très attendu, mais on ne sait pas encore pour quand.




Les Enfants du Désert : Diam's revient de tout

Posté par 2goldfish le 29.09.09 à 10:04 | tags : youtube, news, hip hop

La dernière image marquante qu'on a en tête, quand on pense à Diam's, c'est le moment où elle a fait danser Ségolène Royal au Grand Journal. Il lui aura, semble-t-il, fallu du temps pour se remettre après ce qui aura été sans doute le plus grand moment du royalisme et du désir d'avenir. Pendant ce laps de temps, Diam's a eu le temps de faire pas mal d'introspection, de se rendre compte qu'elle n'est qu'une machine à fric pour l'industrie du divertissement et un outil pour les médias et les politiques, que l'important est ailleurs que dans l'argent et que les singles commerciaux, elle s'en fout. Tout ça, elle l'expliquait en juin dernier dans "I Am Somebody", titre rageux et anti commercial de plus de 9 minutes qu'on a entendu à peu près nulle part.

 

Aujourd'hui elle revient avec "Les Enfants du désert", single agrémenté d'un piano façon Grand Corps Malade, d'un beat plus calme et d'un format plus radio-friendly. Elle y dit en gros la même chose : "gros capitalistes de merde", "aujourd'hui j'ai tout connu"... Tout, sauf "j'm'en fous des singles" parce que bon, hein, c'est bien joli tout ça mais y a un album qui sort le 16 novembre et il s'agirait de rameuter les foules maintenant.

 

En un été, Diam's est passée d'une position ambigüe vis-à-vis de son succès à "voici la nouvelle Diam’s en paix avec elle-même". La génération sky bloggueuse dont elle porte la voix se reconnaitra-t-elle plus dans une Diam's revenue de tout que dans la jeune femme en proie au doute du mois de juin ?

 




The Spell : Alphabeat se tape les années 1990

Posté par 2goldfish le 28.09.09 à 15:42 | tags : pop
Et voilà. Certaines personnes vont sans doute encore crier au mauvais goût. Il faut leur pardonner, parce qu'Alphabeat ne leur fait pas de concession. Alphabeat, c'est un de ces groupes extrêmes, qui divise l'opinion et qui ne fait rien pour changer la terrible opinion qu'on a parfois de leurs choix esthétiques.
 
 
Leur premier album (This Is Alphabeat) était excellent et plein d'influences 80's, des B52's à Blondie en passant par Wham!. Il leur a valu la reconnaissance des auditeurs de pop les plus distingués ainsi que le placement de leurs chansons dans de nombreux épisodes de D&Co et Un Dîner Presque Parfait mais le groupe ne se repose pas sur ses lauriers et pousse les choses encore plus loin avec un nouveau single intitulé "The Spell". "Plus loin", dans ce cas précis, ça veut dire "les années 1990". Plus précisément leur début, quand le Hit Machine n'était encore que le Multitop, que Snap avait le pouvoir et que les synthés étaient tous réglés sur "italo-disco". On ne vous parle même pas de leurs coiffures, c'est indescriptible. Le fait que la musique reste irrésistiblement excellente est au delà de notre compréhension.
 
 
 



Big Star : l'anthologie, enfin !

Posté par Maxence le 28.09.09 à 10:15 | tags : usa, news, pop, rock

 

Avertissement : ceux qui ne connaissent pas encore Big Star et s'en tiennent depuis des années à l'intégrale du Velvet, des Byrds et des Beach Boys, peuvent immédiatement se caler solidement les doigts entre le chambranle de la porte de leur chambre - ou de leur bureau - et claquer celle-ci bien fort (au besoin, faites-vous aider d'un collègue ou d'un membre de votre famille). Courrez ensuite chez votre disquaire favori (il en reste si, si !), la main enveloppée dans un linge propre, ou ruez-vous sur le site grâce auquel vous alimentez votre discothèque (dans ce cas vous taperez avec un doigt) et achetez l'anthologie Keep An Eye On The Sky de Big Star.

 

Oublions donc un instant les Beatles dont une moitié se voit aujourd'hui exhumé de force pour venir hanter un jeu vidéo, tandis qu'on réédite l'intégrale remastérisée, pour se pencher sur le cas Big Star, un des plus grands groupes méconnu/oublié (et pourtant, osons le dire ici, "séminal") des années 70. Séminal en effet, car peu de groupes peuvent se targuer d'avoir véritablement ensemencé de manière aussi discrète que vivace toute la scène indé dans ce qu'elle compte de meilleur. De Teenage Fanclub en passant par Wilco, Gravenhurst, R.EM., Super Furry Animals, The Posies, Lemonheads ou Yo La Tengo, c'est toute une frange amoureusement lettrée du rock et de la pop des 80's et des 90's, qui paie régulièrement son tribut au groupe d'Alex Chilton (et de Chris Bell !). Et ce n'est que justice.

 

Peu de groupes, il est vrai, peuvent se targuer de mériter le statut de culte comme cette formation de Memphis. Impossible alors, de ne pas se réjouir à l'heure où paraît enfin dans les bacs l'anthologie tant attendue de cette étoile noire du rock des 70's en 4 Cd pour 98 morceaux. Un groupe qui, malgré des péripéties communes à beaucoup de rock stars d'alors (dépression, addiction, destruction) a passé un peu moins de trois ans à aligner les morceaux aux mélodies imparables, digne de Beatles américains justement, mais des Beatles hantés, gangrénés de l'intérieur par la dope et la haine de soi.

 

Des premiers balbutiements de Chris Bell en studio des 68 au premier album (#1 Record, en 72 sur lequel Bell, maniaco-dépressif lui aussi, était déjà absent), puis à l'incandescent Radio City (1973) jusqu'au chant du cygne de Third / Sister lovers en 1975, tout est réuni sur Keep An Eye On The Sky, avec en bonus démos et versions live inédites, aussi indispensable que les originaux. De quoi se laisser entrainer, encore une fois, avec Chilton et son équipe à l'arrière du "Big Black Car" : " Driving in my big black car / Nothing can go wrong / I'm going and I don't know how far / So, so long. Sunny day, highway/ If it rains it's all the same/ I can't feel a thing/ I can't feel a thing. I've got a big black car. "

 

Et nous, nous avons enfin l'anthologie d'une big black star !




Warp 20 ans : trop jeune pour une overdose ?

Posté par Maxence le 27.09.09 à 11:29 | tags : uk, news, électro

 

Non content de sortir l'énorme coffret collector que l'on sait (le Warp 20 Box Set dont nous parlons ici) à l'occasion de ses 20 ans, Warp continue son offensive en proposant tout ou partie de ce même coffret à la vente au détail.


Ainsi, on trouve depuis quelques jours dans les bacs, le double CD Warp 20 (Chosen), composé des meilleurs morceaux du label choisis par plus de 50 000 fans de par le monde (CD1) et par son co-fondateur Steve Beckett (CD2). Une initiative qui se veut certes louable sur le papier (on dira que le label anglais veut s'adapter aux petits budgets) mais qui prend également le risque d'agacer auditeurs comme journalistes, surtout après l'avalanche de produits, concerts, évènements, soirées et sorties discographiques, censés fêter les 20 ans de la structure britannique depuis presque 6 mois maintenant.


Graphiquement Warp 20 (Chosen) est bien joli, c'est vrai, comme toutes les productions Warp, mais avouons-le, on frôle la surdose, d'autant que les deux CD ne comportent aucuns inédits, mais de nombreux morceaux que tout fan de Warp a déjà dans sa discothèque. Ajoutons à cela Warp 20 (Recreated), un second double CD qui reprend l'idée (excellente d'ailleurs) du dernier volume de la trilogie parue en octobre 1999 (Warp 10+1 – The Influences, Warp 10+2 – Classics et Warp 10+3 – Remixes). Warp 20 (Recreated) c'est en effet 21 classiques du label repris par les artistes entre eux. Ainsi Born Ruffians reprend Aphex Twin, Autechre fait une cover de LFO, Pivot interpète Grizzly Bear. Amusant, mais un peu vain, surtout comparé au line-up du précédent, Warp 10+3 – Remixes un cran au dessus, qui voyait Spiritualized, Seefeel, Four Tet, Mogwai, Jim O'Rourke, Stereolab, Pram, ou Labradford croiser le fer et rivaliser d'inventivité en remixant les titres emblématiques du label.


Non, décidément, 20 ans c'est un peu jeune pour une overdose, ou même pour une crise de "Burn Out Syndrom" due au surmenage. Alors un modeste conseil à Steve Beckett et à son équipe : Levez un peu le pied les gars, laissez-nous souffler et prenez un peu de repos (ça nous fera, également, des vacances) ;-)

 

Voir aussi
- Les meilleurs clips du label Warp




Au Revoir Simone, douce pop au Cabaret Sauvage

Posté par LovelyRita le 26.09.09 à 10:15 | tags : agenda, usa, pop, live, youtube

Au Revoir Simone, le trio Casio-pop féminin sera en concert le mercredi 30 septembre au Cabaret Sauvage, en compagnie de Casiokids, qui assurera la première partie.

 

Un concert à ne pas manquer pour plusieurs raisons : pour la beauté de la salle, le Cabaret Sauvage, perdue dans le Parc de la Villette et pour les compos d'Erika Forster, Annie Hart et Heather D'Angelo. Depuis leur début en 2003, les triplettes de Brooklyn ont su imposer l'atout charme de leur synth-pop. Rétro/vintage, onirique, doux et fait principalement à base de claviers, petites boites à rythmes et vocaux. Des petites bulles sonores que le groupe continue de former, avec, depuis cette année, un 3ème album à la clé Still Night, Still Light. Si sur cd, les bpm n'affolent pas forcément les compteurs, en live les trois jeunes femmes savent dynamiser leur chansons (dans une moindre mesure, hein !). Casiokids en première partie d'Au Revoir Simone en concert au Cabaret Sauvage, c'est le mercredi 30 septembre.

 




Editors papillonne du côté de chez Depeche Mode

Posté par Myosotis le 25.09.09 à 15:56 | tags : rock, pop, uk, youtube, new wave

On aime bien Editors et sûrement aussi leur nouvel album In This Light and On This Evening qui sort le 12 octobre. On aime bien leur nouveau single "Papillon" et aussi son clip.

 

On aimera sûrement ce troisième disque qui néanmoins s'annonce comme le grand album qui fera définitivement basculer le groupe dans le mainstream (Tom Smith et son équipe ont promis des morceaux fédérateurs, plus électriques, plus brutaux). Mais tout de même, et avec cette vibe si singulière ajoutée par le producteur Flood (l'homme derrière Violator et quelques succès majeurs des années 80, chez Nick Cave, Cabaret Voltaire, etc), on ne peut pas s'empêcher de se poser la question : Editors ne serait-il pas en train de devenir le Depeche Mode du XXIème siècle ? Tom Smith ne se prendrait-il pas pour Dave Gahan ? Le son du futur ne ressemble-t-il pas comme deux gouttes d'eau à un son indus cold wave années 80 ?

 

editorsLa juxtaposition du "Papillon" et d'un titre pris au hasard des amis de Basildon, disons "Enjoy The Silence", est assez parlante. Mêmes nappes de synthé, mélodies vocales qui se suivent pas à pas, même manière de monter les refrains, on se croirait dans un élégant Retour vers le Futur musical. Côté textes, la composition des Editors n'est pas forcément très loin des travaux de DM : référence religieuse (Dieu n'y est plus), messages messianiques et grandes ambitions (la guerre) façon Bono, écho domestique (l'amour toujours), on sent sur ce seul texte l'ambition du groupe de Birmingham et le challenge qui s'offre à eux aujourd'hui : déborder U2 sur le flanc gauche, démonter Cure en combat singulier, piétinner Interpol et les autres petits joueurs de la New Wave of the New Wave et s'offrir des stades en pâture. On sait depuis le début que la musique des Editors a du souffle. An End Has A Start leur a permis de gonfler leur son, de jouer sur les couches de guitares, de durcir les textures avec des riffs de guitare, des refrains pop, des textes simples. Ce nouvel album devrait les emmener encore plus loin dans cette direction tout en gardant un pied dans l'indie rock. Pour le meilleur et pour le pire. Attention au syndrome Placebo.

 

Darling, now just don't put down your guns yet,
if there really was a God here,
he'd have raised a hand by now.
Darling, you'll both get old and die here,
well that's quite enough for me dear,
we'll find our own home somehow.

 

Editors - Papillon

 

 

Depeche Mode - Enjoy The Silence (live 1990)

 




Dizzee Rascal : avant - après

Posté par Edouard le 25.09.09 à 12:56 | tags : hip hop, uk, vidéos musicales, youtube, rigolo

Mais qu'est-il donc arrivé à Dizzee Rascal ? C'est la question que l'on peut se poser à l'écoute du dernier disque du rappeur anglais, Tongue N' Cheek, qui atteint des sommets de racolage.

 

 

Pour illustrer cette dérive de Dizzee, qui n'a cessé d'édulcorer son style au fil de ses quatre albums studio, pas besoin de longs discours. Une comparaison entre deux singles du MC londien, le tube grime "Fix Up, Look Sharp" (2003) et son dernier méfait en date, "Holiday", suffit amplement.

 

 

 




Alors, certes, Dizzee reste sur une série de trois singles numéro 1 en Angleterre ("Dance Wiv Me", "Bonkers" et donc "Holiday"), mais à quel prix ?



Gus Gus : Pas des Gogos

Posté par Maxence le 25.09.09 à 09:38 | tags : youtube, techno

 

Avec 24/7, les Islandais de Gus Gus débarquent chez les Allemands de Kompakt (quand on vous disait que ce label phare de l'électro germanique intensifie son mouvement vers l'international !). Moins de deux ans seront donc passés entre un Forever oubliable - et vite oublié - et ce nouvel album rempli de langueurs techno, de lentes montées en boucle et de mini-hymnes dansants sur lequels President Bongo, Biggi Veira et Daniel Ágúst nous embarquent dans leurs habituels rêves humides toujours un rien narquois.


24/7 est bien un album même s'il ne comporte que 6 titres ! C'est aussi clairement un nouveau tournant pour le (désormais) trio de Reykjavík formé en 1995 (comme le temps passe !). Avec cet opus, Gus Gus réussit la pari de recentrer ses compositions sur le songwriting tout en axant l'ensemble sur la danse dans des morceaux de plus de 8 minutes chacun. Un pari risqué, qui en rappelle un autre, celui de Songs About Dancing And Drugs, l'album techno-pop de Jeremy Show alias Circlesquare qui maniait si merveilleusement format pop et electro minimale dancefloor.


Six compositions pour un sixième album donc, sur lequel plane la voix de Daniel Ágúst, plus proche du chanteur/leader de Depeche Mode, Dave Gahan, que jamais. En prime les Islandais reprennent "Take Me Baby", le mini-tube underground de Jimi Tenor période InterVision (sa meilleure) sur lequel le crooner finnois fan de jazz vient poser ses vocalises d'extra-terrestre lubrique.


Histoire de lancer le tout, President Bongo et sa bande s'offrent un très beau clip réalisé par Heimir Sverrisson et Jón Atli Helgasson pour "Add This Song", dernier morceau de l'album initialement d'une durée de 11 minutes 35, réduit ici à moins de 6 pour les raisons "commerciales" que l'on sait. "Add This Song" est un véritable mini-film où fétichisme médical, fantasmes moites et surnaturel surnagent de manière inquiétante dans une ambiance qui rappellera sans doute à certains le Lars Von Triers de l'Hôpital et ses Fantômes. Le titre a beau contenir ce qu'il faut de malaise glacial, l'ensemble est à la fois mélodique, mélancolique et étonnamment adapté au dancefloor. Preuve, encore une fois, que les gars de Gus Gus ne sont pas des gogos, ou alors, des gogos danseurs !

 

 




Retraite anticipée pour Lily Allen

Posté par LovelyRita le 24.09.09 à 17:25 | tags : uk, pop, news

Après avoir pris position contre le piratage dans la musique, été critiquée pour avoir mis à disposition des titres en téléchargement illégal, la chanteuse Lily Allen a fermé ce matin son blog et aurait mis la clé sous la porte, ne garantissant pas la sortie d'un 3ème album. A 24 ans, Allen metterait-elle fin à sa success story ?

 

LILLY ALLENQui connaissait Lily Allen il y a à peine 4 ans ? Personne. Qui la connaît à présent ? Tout le monde. Entre temps la star s'est faite connaître par sa musique pop-urbaine touche-à-tout, grâce à une grande gueule, une actu people et n'oublions pas, peut-être grâce à son père (un acteur assez connu en Angleterre )et last but not least, grâce à myspace, véritable déclencheur pour elle. Allen, a récemment pris partie contre le téléchargement illégal de musique, oubliant d'une, son propre parcours et de deux, se mettant à dos les artistes unis au sein de la FAC. C'est à coups de post sur son blog "Its Not Alright" que la chanteuse est entrée dans une guerre contre les pirates. Détails auxquels elle n'avait pas du tout prêtés attention : la publication sur son blog d'un texte sans autorisation (et sans citation de la source) et, cerise sur le gâteau, on apprend aussi que la jeune Allen a elle-même distribué de la musique piratée sous forme de mixtape sur son site il y a de celà, quelques années.

 

Ses fans se sont sentis visés et trahis, la chanteuse a tenté de se justifier sur cette histoire de piratage illégal en déclarant qu'à l'époque elle ne maîtrisait pas tous les rouages de l'industrie musicale (!!!)... bref Allen s'est embourbée jusqu'au cou et a décidé de fermer son blog aujourd'hui et plus radical encore, d'arrêter sa carrière. Sur son compte twitter, deux messages de Lily Allen attestent de sa position actuelle : "Je suis fière du fait d'avoir été impliquée dans ce débat, mais je passe le relai à d'autres artistes" et "j'ai fermé le blog, il y avait trop d'abus.". Des commentaires ? Des menaces ? Impossible de vérifier, le blog affiche aujourd'hui une page noire.

 

Une crise qu'elle subit de plein fouet et qui, aux dernières nouvelles, l'a amené à mettre un terme à sa carrière. La chanteuse devrait vraisemblablement assurer les dates de sa tournée, mais ne comptez pas sur un 3ème album de la londonienne... Fuck you !!!

 

Voir aussi
- notre interview avec Lily Allen
- notre Best Of de la Britpop en 15 vidéo




Crowhead anime la rentrée chez Atic Records

Posté par Myosotis le 24.09.09 à 11:03 | tags : youtube, techno, electro
Crowhead - The Bends

 

Je suis l'une des rares personnes que je connais (un peu) à m'intéresser toujours de très près aux sorties du label Atic d'Andy Turner (Aim) et consorts. Si le maître des lieux se contente depuis quelques temps de faire du remix et du DJing, le label ne cesse de dénicher de jeunes et moins jeunes talents, plus ou moins déjà installés sur les scènes club d'Angleterre. La dernière trouvaille en date s'appelle Crowhead et n'est pas un perdreau de l'année mais l'un des fers de lance discrets (obscurs, méconnus) de la scène rave des années 90-2000. Christian Wood (le vrai nom de Crowhead) a déjà 20 ans de musique derrière lui alors que son premier véritable album Born With Teeth ne sort que dans quelques semaines (le 12 octobre). Après un passage en 2003 chez Grand Central Records, la grande franchise trip-hop de Rae and Christian, où il sortit 2 maxis sous le nom de The Nudge, Wood a continué à écumer les clubs où (je n'y vais pas assez pour savoir si c'est vrai) sa réputation est, dixit sa maison de production, très grande.

 

A l'écoute de ce second single, "The Bends", on se dit que ce Crowhead est un auteur à suivre, à la fois parce qu'il a du talent et parce qu'il a le sens de ce qui est beau, original et détraqué. Le clip utilise les ressources de la téléphonie/photographie moderne et utilise pas moins de 30 bouches pour post-synchroniser le texte de la chanson. Le résultat est assez fascinant. Sa musique est efficace, lourde en basses, chargée de la mélancolie post-ouvrière (Wood est de Salford, la patrie de Mark E. Smith) qui caractérise le label et qu'on avait eu plaisir à retrouver chez notre ami de Death In The Neighbourhood l'année dernière. Sur le titre, Crowhead fait appel à la Björkette underground Niko pour les voix. La chanteuse compagnon de label est toujours un vrai plaisir à entendre, à écouter et à voir. On n'attend du reste toujours son premier album sans cesse annoncé et différé. A noter qu'un premier single, tout aussi bon, "Best Kept Secret" était sorti cet été.

 

Le tout se télécharge (en payant) en ligne sur le site du label. On attend évidemment la suite avec impatience.

- Mais The Bends, c'est pas déjà pris comme titre ?

- Ah bon, je savais pas.

Pour le plaisir des oreilles, je ne résiste pas à représenter ici le très beau "Let The Funk Ride" de Aim et Niko, paru sur la compilation de singles et raretés "Means of Production", il y a quelques années.

 

 

 

Aim ft Niko - Let the Funk Ride live



Les jolies choses #2 : Audible Visions par Alexis Le-Tan

Posté par Maxence le 23.09.09 à 17:58 | tags : électro, psychédélique
   
   

 

Dans la série, "le CD est mort mais il bouge encore", saluons la sortie du bel objet sonore que notre confrère journaliste Alexis Le-Tan nous propose avec Audible Visions.

 

 

Non content d'exhumer régulièrement depuis 2 ans, des trésors psychédéliques et groovy des dédales de la music library (on vous explique bientôt, c'est promis) sous l'étiquette Space Oddities (deux volumes à ce jour, tous sur le label Permanent Vacation), Le-Tan nous offre ici un véritable voyage cosmic, ou au moins un périple jusqu'aux confins de l'espace et du temps, dans la dimension borderline de musiques jusqu'alors reléguées aux oubliettes de l'histoire. Car, en plus d'être une exploration du pan le plus underground de la création musicale, Audible Visions est également un périple spacio-temporel passant en revue plus de trente ans de créations sonores. "A Spaced Out Ceremony", comme l'annonce son sous-titre, dont les vibrations risque fort d'endommager les systèmes nerveux les plus fragiles d'entre vous. Au programme de cette compilation en forme de mixtape (à la tracklist secrète), un déluge de guitare synthé, des rythmes afro-psychédéliques fervents, de l'horror disco hommage au giallo, des hurlements non identifiés, des tambourinements d'outre-tombe, bref, rien que de l'inédit pour vrai amateur de musique hors-normes.

 

 


 

 

Le CD en tant qu'objet se présente dans une pochette plastifié aluminium retro-futuriste, accompagné d'un poster à l'esthétique mystico-new-age et un livret sévèrement allumé, signé Le-Tan lui-même. Tirée à 500 exemplaires, la chose est trouvable en ligne sur l'excellent site du fournisseur de punk-funk, post-punk et nu-disco, Sound of The Universe, sur lequel des extraits sont proposés à l'écoute en streaming. Plusieurs exemplaires sont encore disponibles. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

 

En guise de teaser, le Français S'est fendu d'un trailer chaotique et trancey, qui donne une bonne idée de la folie règnant sur ce mix. Enjoy !

 




Muse s'amuse à la télé italienne

Posté par LovelyRita le 23.09.09 à 16:21 | tags : pop, télévision, médias, news, rigolo

On pourra dire ce que l'on veut de Muse et de sa musique, mais le groupe a réussi un beau coup médiatique il y a quelques jours en se payant la tête de Simona Ventura, qui les a invités sur le plateau de son émission, et qui, accessoirement est une ex-maîtresse de Silvio Berlusconi.

 

Personnalité populaire en Italie, Ventura, avait invité le groupe Muse dans son émission diffusée sur Rai Due (contrôlé par Berlusconi). En pleine promo pour leur album, The Resistance, le trio anglais qu'on ne présente plus, a fait la nique à la bimbo pseudo animatrice lors du live-playback du single "Uprising". Mettez Matthew Bellamy, le chanteur, derrière les fûts, et le batteur au micro, tout sourire et sans qu'aucun n'essaient d'y mettre du sien, vous avez un des pires playbacks de l'histoire de la télé, uns des plus drôles aussi. Cerise sur le gâteau quand le sketch s'arrête et que Simona Ventura s'adresse au vrai batteur en pensant que c'était Bellamy.

 




Noah and The Whale nous offre le printemps et une session acoustique

Posté par LovelyRita le 23.09.09 à 15:01 | tags : live, uk, pop

The First Days Of Spring , le deuxième album des mélancoliques Noah and The Whale est sorti. Une escapade printanière sur cd que Charlie Fink, le chanteur, nous offre également en acoustique à l'arrivée de l'automne.

 

the first days of springAvant leur concert au Café de la Danse à Paris, une après-midi de fin d'été ouvre ses bras au romantisme du groupe qui vient de sortir un nouvel album. Le successeur du très automnal, Peaceful, The World Lays Me Down, se laissera très bien écouter au printemps prochain et en attendant se révèle une très balade parmi les souvenirs et images encore lointains de cette saison. The First Days Of Spring, cache derrière ses compos, un projet de moyen-métrage que les membres du groupe ont achevé cette année. La voix de Charlie Fink chante toujours l'amour et les désamours, sur une série de 11 titres, qui contient notamment un joyau "I Have Nothing". Quelques accords, un ruissellement en ouverture, des choeurs en retrait et une section effacée de cordes, tik tak, en moins de deux, printemps et tristesse s'installent.

 

A quelques pas de la salle, Fink s'arrête, guitare à la main, pour interprêter deux titres en acoustique : "Blue Skies" et un instru... une parenthèse acoustique avant un concert aux accents plus électriques.

 

 

 




Bruce Springsteen, 60 chansons pour 60 ans de vie

Posté par LovelyRita le 23.09.09 à 10:52 | tags : rock, usa, news, top, anniversaire

Bruce Springsteen fête aujourd'hui ses 60 ans... Sûrement pas de chorégraphie sur le Champ de Mars, ni de karaoké géant, pour l'anniversaire de celui qui a façonné le paysage musical américain de ces dernières décennies, mais une belle occasion de fêter les 60 bougies du Boss avec les 60 meilleurs titres de sa carrière.

 

bruce springsteen 60 ansParce qu'il n'est pas seulement l'auteur de "Born In The USA" et de "Streets Of Philadelphia", Springsteen, 60 ans en ce 23 septembre peut se targuer d'être l'un des musiciens les plus importants de la scène US. Discret, inspiré du rock'n'roll, de la folk ou du rythm'n'blues, engagé et cité au même titre que Bob Dylan, comme l'un de ces portraitistes en musique d'une Amérique populaire, il fait partie des plus grands. Une carrière qui a débuté en 1973 et qui se raconte ici en morceaux. Ecouter les 60 meilleurs titres de Bruce Springsteen.

 

 




Au tour de Raymond Domenech de kiffer Catherine Ringer

Posté par LovelyRita le 22.09.09 à 16:51 | tags : people, news

Catherine Ringer des Rita Mitsouko associée à Raymond Domenech ? Une combinaison improbable entre une chanteuse et le sélectionneur de l'équipe de France. C'est sur son site internet que Ringer a mis en téléchargement gratuit le titre "Je Kiffe Raymond" en écoute ici. Un soutien inatendu et très apprécié par l'intéressé.

 

La chanteuse a balancé son titre hier via son site Catherine Ringer pour venir en aide à Domenech vivement critiqué pour sa mission à la tête de l'équipe de foot française. "Je kiffe Raymond / trop beau, ce mec / Son style, son ton / Il est impec, ce Domenech" chante-t-elle. Réaction immédiate de Domenech qui a appelé la maison de disque Because pour dire qu'il avait été flatté de l'initiative.

 




Pissed Jeans ne se fait pas dessus

Posté par Myosotis le 22.09.09 à 14:48 | tags : usa, youtube, punk, rock

Pissed Jeans - Au Nouveau Casino juillet 2009
 

Leur nouvel album vient de recevoir un (indulgent) 8.3 de la part de Pitchfork, l'un des professeurs les plus côtés de la webzone. Leur cote monte en flèche depuis quelques temps et les retours de leur passage parisien au Nouveau Casino en juillet sont dithyrambiques.

 

 

Les Pissed Jeans sont le groupe bruyant à la mode, le groupe qui fait mal aux oreilles et qui postillonne partout le plus en vue de la rentrée. A l'écoute de leur "King of Jeans", on s'est remémoré un instant le mauvais souvenir qu'on avait eu à écouter leur précédent et premier essai, le tartignolesque Hope For Men's, sorte de furie punk à connotation sociale, aussi démodée qu'éreintante à écouter. L'écoute de "King of Jeans" est, de ce point de vue plus rassurante. L'album est plus apaisé que le précédent, débarrassé de ses saillies bruitistes hardcore qui vous hantent jusqu'au milieu de la nuit.

 

 

La voix du chanteur module moins et se fait plus pop, mise au service de textes inspirés et qui regorgent de détails qui tuent. "Dream Smotherer" est une très belle chanson sur la fatigue et l'épuisement. "Human Upskirt" est un titre exceptionnel dont la rage rappelle (un peu) la furia punk et contenue des Angelic Upstarts. Il y a du Nick Cave des premières années dans l'excellent "Pleasure Race". Plus loin, "Korvette" explore la vie quotidienne par le petit bout de la lorgnette dans le ralenti (pour eux) "Request For Masseuse". Les Pissed Jeans y apparaissent très remontés contre l'ordre social (difficile d'échapper à ça), marginaux jusqu'au bout des guitares et particulièrement observateurs. Il est assez rare qu'un disque aussi brutal soit conçu aussi intelligemment, produit aussi bien et réussisse à canaliser autant de rage et de fiel sans tomber dans le chaos total. Alex Newport qui est à la production ici a travaillé avec Sepultura (influence discrète) et surtout At The Drive In, groupe incandescent et gaucho qui n'est pas si éloigné de l'univers des Pissed Jeans.

 

 

Du coup, si on aime le punk rock ouvrier (ils viennent de Pennsylvanie), les guitares qui jouent sans frein, les hurlements, l'analyse sociale et qu'on a une dent contre l'univers et le monde comme il va, on peut enfiler sans hésiter ces Pissed Jeans sans risquer de se mouiller le slip ou le string.




Iggy Pop démonte tout dans Lego Rock Band

Posté par 2goldfish le 22.09.09 à 10:02 | tags : usa, rigolo, news, youtube, rock

Oubliez les Beatles qui dans Rock Band ressemblent scrupuleusement et un peu tristement à leur image canonique. Oubliez Guitar Hero 5 et son Kurt Cobain qui chanterait tout et n'importe quoi pour payer les études de Frances Bean. Le jeu musical qui va rocker votre fin d'année, c'est Lego Rock Band.

 

On vient en effet de l'apprendre, cette version kids friendly du célèbre jeu d'instruments en plastique sera animée par un Iggy Pop version Lego qui y interprétera "The Passenger". Lego Rock Band est attendu en France pour le mois de novembre chez l'éditeur Warner Bros Interactive. Le jeu combinera le principe de la célèbre franchise Rock Band et les univers de la marque Lego. Jouer dans un stade, une salle de concert ou dans un décor inspiré du jeu de construction, personnaliser ses avatars, voilà en gros à quoi on pourra s'attendre d'ici quelques semaines. Parmi la tracklist, on parle déjà de "Song 2" de Blur, de "A-Punk" de Vampire Weekend, "Kung Fu Fighting" de Carl Douglas, "The Final Countdown" d'Europe, de Pink et un titre d'Iggy.

 

Ce qui fait parler du jeu actuellement c'est la présence de l'Iguane. Monsieur Pop, bien sûr, n'a plus beaucoup de "crédibilité rock" à perdre dans l'affaire, entre ses pubs pour SFR et l'album de reformation des Stooges. Il a par contre une vraie crédibilité d'entertainer pour enfants, puisqu'il a signé les chansons de génériques de plusieurs séries TV pour enfants comme Pete & Pete ou Les Zinzins de l'Espace. Même si ça le grossit un peu, la transformation en légo lui va plutôt bien. Lego Iggy va casser des briques (ah, ah... désolé).

 

Ci-dessous, la vidéo d'Iggy Pop, version Lego, qui interprête "The Passenger".

 

 

 




Kompakt Total, 10 ans : aux origines d'un mythe

Posté par Maxence le 21.09.09 à 16:36 | tags : électro, techno

 

Voilà aujourd'hui 10 ans que Kompakt nous abreuve chaque année du meilleur de sa production grâce aux fameuses compilations à pois multicolores, répondant au nom de "Total" !

 

Dix ans de Kompakt Total, déjà ! Comment ne pas se sentir nostalgique à l'évocation d'une décennie passée à écouter les productions de l'excellent label de Cologne ? Ceux qui comme moi ont eu la chance de suivre le parcours de l'emblématique structure fondée en 1998 par Jürgen Paape, Wolfgang Voigt, Jorg Burger et Michael Mayer se souviennent : Kompakt, symbole du désormais mythique "Son de Cologne", mélange de techno minimale et d'une pointe de pop.

 

Une techno toujours mélodique, toute en nappe et rythme régulier, dont certains ignorent peut-être qu'elle fut découverte en 1994 par l'anglais DJ DB, activiste au sein du label Home Entertainment, au cours d'une visite touristique à Cologne. Epoustouflé par le dynamisme de la scène locale, alors plutôt versée dans l'acid house et composée d'un réseau très actif de DJ, producteurs et "303 junkies", selon ses propres termes, il compilera pour la première fois sur son propre label, Smile Communication, un morceau de chacun de ses artistes sur Acid Resistant en 1995. Un album qui fera date !

 

A l'origine, c'est l'obsession déclarée des artistes de Cologne pour le son de la préhistoire de la techno alliée à une version synthétique de funk syncopé qui permet à cette scène d'acquérir une réelle importance dans l'évolution de la musique électronique du début des 90's. Plus linéaires, minimalistes et expérimentales que sa cousine de Francfort, les productions de Khan, Dr Walker, Jammin' Unit, Jürgen Paape, Reinhard Voigt, son frère Wolfgang, Jorg Burger , œuvrant tous sous d'innombrables pseudonymes, gardent en elles les traces d'un certain romantisme hérité de la ville d'origine : Detroit. A l'image de "l'axe Detroit/Berlin" initié par Basic Channel, elle forme le triangle Detroit/Berlin/Cologne, reliant une fois de plus les Etats-Unis et l'Allemagne. De nombreux artistes originaires de Detroit tels Richie Hawtin, Juan Atkins ou Carl Craig se disent d'ailleurs extrêmement admiratifs du travail effectué par les activistes de Cologne.

 

Aujourd'hui Kompakt est devenu l'entité que l'on sait. Qu'il s'agisse de promotion, distribution ou tout simplement de productions, Kompakt est sur tous les fronts. Et si l'avant dernier opus des compilations Total nous avait un brin déçu, force est de constater que le volume 10 est de toute beauté. En prenant le pari d'investir le champ de la pop mondiale tout en signant de nombreux artistes hors du territoire allemand, le label se diversifie sans perdre de son identité.


Lire aussi :
Notre chronique de Total Kompakt 10




Leonard Cohen récupère après un malaise sur scène

Posté par Myosotis le 21.09.09 à 12:01 | tags : folk, news, pop
Les images sont assez angoissantes et spectaculaires. Alors qu'il était en concert au Vélodrome de Valence et interprétait le titre "Bird On A Wire", Leonard Cohen a été victime d'un (assez) spectaculaire malaise. On voit sur cette vidéo les membres de son groupe se porter à son secours ainsi que les équipes de sécurité.
 


Leonard Cohen - live à Valence

 

Le chanteur, âgé de 74 ans, s'est écroulé et a perdu connaissance pendant quelques instants. Selon un communiqué des médecins livré le lendemain matin, Leonard Cohen avait souffert de crampes d'estomac durant toute la journée qui a précédé le concert, sans doute victime d'une sorte d'intoxication alimentaire. Le malaise a été jugé sans gravité et semble lié à ce désordre interne. Cohen a été gardé en observation à l'hôpital puis rendu à la vie civile. Il devrait même être en mesure d'assurer la date prévue ce soir à Barcelone. Plus de peur que de mal donc.

 

Le Canadien reste engagé depuis 2008 dans un programme de tournées incroyable, multipliant les dates complètes, doublant les séances et ce malgré des prix prohibitifs. Après un passage en France cet été et la tournée espagnole, Cohen doit partir en octobre et novembre, écumer le continent américain en compagnie de ses "Suzanne", de ses "Sisters of Mercy" et autres "Hallelujah". Après la polémique Johnny Halliday, la défaillance de Madonna, les annulations de Morrissey, on se demande si la logique des tournées à rallonge chargées de compenser la baisse tendancielle des ventes de disques, ne va pas venir à bout des artistes les moins résistants. Comme disait la chanson : "At the record company meeting / On their hands - a dead star / And oh, the plans they weave / And oh, the sickening greed // At the record company party / On their hands - a dead star / The sycophantic slags all say : / "I knew him first, and I knew him well".

 

 

Morrissey/The Smiths - Paint A Vulgar Picture



Le prochain album des Scissor Sisters va être très bon

Posté par 2goldfish le 21.09.09 à 09:40 | tags : rigolo, news, pop, usa

...Du moins c'est la conclusion qu'on tire de l'interview de Jake Shears (la soeur ciseau en chef) par le site Popjustice, dans laquelle il révèle entre autre que l'album ne sortira pas avant mars prochain et qu'il est produit par Stuart Price (AKA Jacques Lu Cont, AKA Les Rythmes Digitales, AKA plein d'autres choses). Mars c'est loin, mais c'est quand même une bonne nouvelle puisque Shears explique qu'il n'était, comme beaucoup parmi nous, pas très content du dernier album du groupe, Ta Dah, qu'il a sorti avant qu'il n'en soit totalement satisfait, cédant à contre-coeur à la pression du label.

 

La déclaration de Shears qui nous rend le plus impatient, cependant, c'est celle là : "J'étais à une sex party à Mannheim, sur le dancefloor. Il était six heure du matin, je portais un justeaucorps de catcheur en caoutchouc. Je passais un super moment. Il y avait un nuage dans la pièce, un nuage de sueur masculine, d'alcool renversé, de merde (parce que certaines personnes se faisaient fister), de poppers. Et de pisse ! C'était dégoutant... L'endroit le plus répugnant où j'ai jamais été. Je dansais et le DJ a mis "Walk The Night" des Skatt Brothers. C'est une de mes préférées. C'était pour moi une épiphanie. J'ai découvert le son que je voulais pour l'album et le sentiment que je voulais qu'il évoque en moi."

 

Que dire après ça ?

 

 




The XX : soft rock en live acoustique et en interview

Posté par Maxence le 18.09.09 à 11:48 | tags : uk, youtube, pop, rock

 


Un océan de douceur acoustique, voilà ce que beaucoup ont découvert et vont découvrir à l'écoute du premier album éponyme de The XX. La révélation de l'année à découvrir en interview vidéo et session acoustique.


Quatuor londonien totalement hors-normes, ces tout jeunes garçons et filles (2 + 2), 19 ans de moyenne d'âge, sont un peu la "deep sensation" de cet automne, et pour une fois, on osera dire que c'est entièrement justifié. D'autant plus en fait, que le buzz qui les entoure n'est basé ni sur le nombre de mégatonne de bruit déversé, ni sur la puissance et la rapidité de leurs compos, pas même sur la capacité du groupe à nous faire danser (quoique), mais sur la qualité d'un premier album surprise plutôt discret, mêlant habilement pop mélancolique, new wave et soul blanche avec des arrangements électroniques subtiles et des textes intelligents. Parmi leurs références, les Anglais citent Chris Isaak, The Cure et Rihanna (!), une ouverture bienvenue, à laquelle on ajoutera un faux air de The Pale Fountains pour le côté soul pop, Joy Division pour l'atmosphère abandonnéé et même le shoegazing des 90's pour la modestie d'un groupe qui préfère regarder ses chaussures que son public.


Les XX parlent de ce qu'ils vivent, l'amitié, l'amour, le sexe, le doute, la trahison. Groupe générationnel, il n'en sont pas moins promis à un bel avenir grâce à la dimension intemporelle de leur musique à la fois timide et tendue, à l'image de leurs clips (déjà trois au compteur !) cultivant une esthétique profonde et flou qui restera certainement la marque de fabrique du groupe. Shoegaze on vous dit ! Lire la chronique de XX.

 

... et en prime, deux titres acoustiques spécialement enregistrés par la rédaction de Fluctuat.net, rien que pour vous ainsi qu'une interview avec Romy et Oliver de The XX




Pour le plaisir, la vidéo officielle de Crystalised...

 




Patrick Swayze, icône hip-hop

Posté par Edouard le 18.09.09 à 09:36 | tags : hip hop, rigolo
Derrière ce titre mystique se cache une vraie analyse. Explications. Le lien entre le danseur de Dirty Dancing et le rap n'est au départ pas évident. Et pourtant. En apprenant la mort de l'acteur, la communauté hip-hop a elle aussi versé sa petite larme en se remémorant le temps où le nom de Patrick Swayze était un des name-dropping préféré des rappeurs.

 

Tout commence au début des années 90. Suite au succès retentissant du film Ghost, où Pat incarne un mari décédé qui tente de communiquer avec sa veuve (Demi Moore), "Patrick Swayze" (prononcé "Swayzy") devient dans la foulée un synonyme de disparition dans l'argot urbain. Les rappeurs en tirent même un verbe, "to Swayze", qui signifie donc partir, s'en aller. Rares ceux qui n'auront pas succombé à la mode, de Kool G Rap à Big Noyd en passant par Method Man, PMD et j'en passe. Mais la palme de la meilleure "Swayze Quote" revient sans doute à feu Notorious B.I.G., qui s'était complètement lâché dans "Big Booty Hoes", avec Too Short :

 

Lick your toes, bitch? Fuck no, you must be crazy
Squirt in your face and then I'm Swayze

 

La décence m'interdit de traduire ce passage, mais vous en aurez sans doute saisi l'essence... (écoutez le passage à partir de 0 min 18) :

 




En vidéo : Metronomy live à la Cigale

Posté par LovelyRita le 17.09.09 à 16:58 | tags : uk, live, vidéos musicales, pop

Hier soir à Paris, Joseph Mount présentait la nouvelle mouture de Metronomy : nouveaux membres, nouveaux titres et nouvelle direction, un peu plus rock. Dans une Cigale en chaleur, le quatuor offre un concert énergique et jouissif, entre rock et pop à danser. Deux vidéos live ("My Heart Rate Rapid" et "On The Motorway") pour preuve.

 

Le groupe anglais, Metronomy, est passé cette année du trio au quatuor, il reste à présent Joseph Mount, le cerveau et Oscar Cash, assistés d'Anna Prior à la batterie et de Gbenga Adelekan à la basse. Un changement de line-up qui intervient des mois après la sortie de son premier opus, Nights Out, et en pleine tournée. Pas un mal, au contraire, pour le groupe qui s'embarque en live dans une nouvelle voie, plus chaude, plus rock. Moins nappée de claviers, un poil moins frénétique, que lors de leur concert époustoufflant au Trabendo, la prestation d'hier a livré un nouvel éclairage aux compos et quelques titres issus du maxi Not Made For Love. On attend la suite et pour le moment, retrouvez deux morceaux live du concert d'hier filmé par Fluctuat (remerciements à Because et à la Cigale).

 








44 titres pour le nouvel album des Smashing Pumpkins

Posté par 2goldfish le 17.09.09 à 14:35 | tags : rock, news, music biz, usa

 

Billy Corgan vient d'annoncer la sortie du nouvel album des Smashing Pumpkins (oui, il a fait fuir tout les membres de son groupe mais n'appellez pas ça un disque solo !). Avec les résultats toujours moins bons de ses dernières entreprises, on n'aurait presque pas prêté attention à la nouvelle. Seulement, l'album au nom imprononçable de Teargarden by Kaleidyscope sera en effet constitué de quarante quatre chansons, offertes régulièrement sous la forme de mp3 par Corgan lui-même, et ce pour pas un rond. Oui : l'album sera presque deux fois plus long que le double Mellon Collie And The Infinite Sadness et coûtera 41 850€ de moins qu'un site pour Ségolène Royale !

 

Billy Corgan a commencé l'enregistrement hier, et il compte offrir la première chanson pour Halloween. Histoire d'avoir tout de même un retour sur investissement, il sera possible aux fans de se payer l'album en 11 fois sous la forme d'EPs de quate chansons, avec artwork deluxe et bonus tracks. Quand Corgan en aura fini de l'enregistrement de ce mastodonte, il proposera aussi un énorme coffret qui rassemblera tout et sans doute plus.

 

Ce concept est généreux, malin, et réaliste : de nos jours, il n'y a pratiquement plus que les fans qui paye pour la musique, et ce par choix. Offrir les mp3, c'est parier sur la qualité de sa propre musique (un paris très osé pour Corgan à ce stade de sa carrière, on en convient). C'est aller encore plus loin que Reznor et Radiohead. Mais le plus intéressant dans tout ça, c'est peut-être de révéler l'album petit à petit, et créer une dynamique semblable à celle de l'époque bénie du 45 tours (pour les plus vieux) ou d'une série télé (pour les plus jeunes).

 

Il y a des chances que 44 chansons, ce soit trop à digérer. Surtout qu'elles seront liées par un concept nébuleux qui implique le tarot. On craint le grand méchant prog, certes, mais on ne peut pas s'empêcher d'être enthousiaste à l'idée de ce nouvel album des Smashing Pumpkins. En 2009, qui l'eut cru ?




Ce n'est pas moi qui vous l'ai dit mais... Pavement se reforme

Posté par 2goldfish le 17.09.09 à 10:23 | tags : usa, rock, news

On va peut-être s'en vouloir d'être tombé dans le panneau mais à notre calendrier, le 1er avil est loin et Pitchfork et Brooklyn Vegan disent que c'est vrai (alors si c'est faux, c'est de leur faute) : Pavement se reforme.

 

Groupe qui, à lui seul, a justifié tout l'indie rock de la décennie passée (ou presque) sans que jamais personne ne parvienne vraiment à sonner comme lui, Pavement est un habitué des rumeurs de reformation. Celle-là a pour elle une soi disant "source sûre" et une date : le 21 septembre 2010, le groupe jouerait à Central Park pour un concert de charité. Le fait que le festival Summerstage censé les accueillir n'organise que des concerts gratuits fait un peu mentir l'hypothèse "charitable" mais peu importe, on vous dit que le groupe revient. Les poseurs vont périr, les imitateurs vont être boutés et les concerts seront formidables. Parce que tout le monde sait que les reformations des Pixies, de My Bloody Valentine et des 2Be3 (oups, non, désolé) ont été des grands moments de l'histoire du rock. Tout de même, on sera heureux de les voir en concert pour de vrai si c'est vraiment vrai. Pavement ? Wowee Zowee !




Après Sim, un 2be3 dévisse : la chanson française va mal

Posté par Myosotis le 17.09.09 à 09:16 | tags : cimetière, pop, youtube, news

Mauvais mois de septembre pour la si talentueuse chanson française : après Sim la semaine dernière, c'est au tour des 2 Be 3, meilleur groupe français des années 90, de voir s'envoler tout espoir de reformation. Filip Nikolic, le chanteur danseur leader, du premier (et quasi unique) boys band français, nous a quitté à l'âge de 35 ans.

 

Ce natif de Longjumeau avait formé avec deux amis d'enfance Adel et Frank, le premier atelier de chant flip flap de notre histoire, inspiré par ses sinistres modèles anglosaxons. Ceux qui se souviennent de leurs cours de gym mesureront l'exploit de ces trois jeunes hommes, ultrasportifs, beaux gosses et nourris au lait de chèvre : faire un flip flap ok, mais chanter des niaiseries tout en rouléboulant : il fallait le faire. D'origine serbe, Filip Nikolic après la débandade du groupe, avait percé dans la comédie, alignant de belles performances de flic dans la série Navarro et dans quelques autres téléfilms avant de passer quelques semaines dans le téléréel Sortez moi de là, je suis une célébrité. Au sommet de la gloire en 1996-97, les 2be3 s'étaient exilés pour apprendre l'anglais et composer un 3ème album qui malheureusement pour eux ne connut qu'un succès de minimarket. En 2001, Excuse My French se ramasse et le groupe se sépare, plus ou moins officiellement. La légende veut que l'album ait rencontré son public...en Asie. C'est toujours ce qu'on dit dans ces cas-là.

 

Filip Nikolic a été retrouvé mort chez lui victime d'un arrêt cardiaque qui pourrait avoir été provoqué par une overdose de somnifères. C'est moche. Ses amis en ont profité pour rappeler quel chic type il était et combien l'univers du showbiz était cruel.

 

La maire UMP de Longjumeau, Nathalie Kosciusko-Morizet, y est allée de son hommage : "Non seulement, le groupe était très connu, mais la mère de Filip travaille depuis des années chez nous, en mairie ... » Ouh, la menteuse. Encore que les Marie-Chantal ne crachait pas à l'époque sur les abdos du Filou. Canaille. François de Closets aurait déclaré : "ça lui apprendra à avoir une mère fonctionnaire." On attend avec impatience la réaction de notre Ministre de la Culture. Rappelons que les 2be3 avaient fini, comme les joueurs du Stade Français, en posters épinglés dans les backrooms. Profitons de l'occasion qui nous est donnée pour réécouter "La Salsa", leur titre le plus engagé du groupe, et fêtez dignement la reformation des 2be3 de Portland, Pavement, annoncé à New York en 2010 (on en reparle sérieusement plus tard). Et on fait tourner les serviettes.

 

2be3 - La Salsa

 

Stephen Malkmus - We Dance (live)



PIL rempile (sic) : John Lydon reforme son groupe culte

Posté par Myosotis le 16.09.09 à 16:57 | tags : reformation, uk, rock, pop, punk, youtube

Cela faisait quelques mois qu'on n'avait pas eu vent d'une vraie reformation exaltante au point qu'on pouvait croire, avec l'explosion d' Oasis, que le mouvement des particules allait bientôt s'inverser. Après le temps des reformations, celui des déformations.

 

Et puis, hop, la bonne surprise est venue par où on ne l'attendait pas. Le vieux (53 ans) John Lydon, plus habitué ces derniers temps des shows télé et des événements tiroir-caisse (la reformation des Sex Pistols, rejouée plusieurs fois pour maximiser le profit), prend la parole et déclare qu'il est temps de revenir aux sources (du futur) et de relancer PIL, aka Public Image Limited sur les routes. Formé en 1978, après la fin des Pistols, le groupe fit au moins autant avancer l'histoire du rock que son prédécesseur tonitruant. Mêlant rock expérimental, dub et punk, la musique de PIL passa relativement inaperçue malgré quelques hits single comme "Flowers of Romance" ou l'inévitable "This Is Not A Love Song" mais permit à Lydon, associé au bassiste culte Jah Wobble, de révéler pleinement... son potentiel. Le groupe dont le line-up a beaucoup varié entre 1978 et 1992-93, date supposée de sa séparation, laisse derrière lui quelques pépites depuis son premier album First Issue aux accents krautrock et post-gothique jusqu'au provocateur That What Is Not et ses titres bravaches comme "God" ou "Think Tank". Les puristes préfèrent néanmoins le Metal Box où la basse reggae de Jah Wobble fait des merveilles ou encore l'expérimental Flowers of Romance et ses saillies de musique concrète.

 

La reformation devrait s'incarner dans une mini-tournée en Angleterre d'ici la fin de l'année. Les tickets seront mis en vente cette semaine. On ne sait en revanche pas qui accompagnera Lydon, seul élément invariable de la carrière du groupe, dans sa virée déjantée. Jah Wobble qui avait quitté le groupe en 1980 et s'était fâché sérieusement avec Lydon (qui l'accusait d'avoir utilisé des chutes de Metal Box pour son premier album solo) ne devrait malheureusement pas en être, c'est une quasi certitude.

 

PIL - Public Image
 
 



L'audio d'Obama qui parle de Kanye West ''le crétin''

Posté par Edouard le 16.09.09 à 10:52 | tags : rigolo, people, usa, politique

La rumeur balancée mardi est donc confirmée. Le site people TMZ a dégoté l'audio du commentaire lâché en “off” par Barack Obama à des journalistes américains au sujet de l'intervention de Kanye West lors des VMA awards. L'un deux, Terry Moran d’ABC, avait balancé l'info sur Twitter, avant de devoir le supprimer face au tollé médiatique.

 

"Je pense que c'était vraiment inapproprié", balance le président avant d'être interviewé. "Elle remporte un prix, qu'est-ce que tu viens faire là ? C'est un jack ass (crétin)". Rires des journalistes. Et Obama qui s'inquiète gentiment de l'impact de sa petite phrase. "La dernière fois, c'était le truc de la mouche". "C'était bon pour vous, vous êtiez passé pour un ninja", rétorque quelqu'un dans l'assistance.

 

Déjà devenu la risée du web depuis dimanche, cible de mèmes en tous genres, Kanye West devient donc un sujet moquerie pour le locataire de la Maison Blanche. Obama est-il allé trop loin en participant au lynchage du rappeur ? Les lecteurs de TMZ approuve eux le commentaire présidentielle à 92% (sur plus de 360 000 votants).

 




Hope Sandoval pactise ssensssuellement avec My Bloody Valentine

Posté par Myosotis le 16.09.09 à 09:31 | tags : youtube, pop, rock
Hope Sandoval and The Warm Inventions - Blanchard
 

Le nombre des fans d'indie rock qui continuent de fantasmer sur le physique d' Hope Sandoval n'a pas diminué ces dix dernières années et ce malgré (ou grâce aux) rumeurs de séparation d'avec son ancien compagnon David Roback, sous la bannière fanée ("Fade In To You" en hymne national) et sensuelle de Mazzy Star.

 

 

Hope Sandoval qui chante depuis 15 ans dans la quasi pénombre, en jean et tee-shirt moulant, ou en petite robe sexy, les longs cheveux sur les épaules et les lèvres pulpées naturelles, a une voix qui fait de l'effet et elle n'y peut pas grand chose. Il suffit qu'elle sussurre pour que les mecs frissonnent et croient qu'elle a la plus belle voix du monde. Il paraît que certains se mettent du persil dans les oreilles et se ligotent à leur canapé pour ne pas se fracasser contre leur chaîne hi-fi quand ils passent ses disques. D'autres se flagellent avec des photographies de Jackie Sardou et de Madonna pour désamorcer le sortilège.

 

 

Hope Sandoval revient donc en cette rentrée, accompagnée une nouvelle fois par son groupe The Warm Inventions, dans lequel intervient le batteur en chef de My Bloody Valentine, Colm O Ciosoig (désolé je ne trouve pas les O avec ' sur mon clavier français). La chanteuse et son groupe avaient déjà sorti un album en 2001 puis plus rien. L'album qui sort fin septembre et qui circule déjà sur le net est plutôt ouvert et optimiste. Sandoval navigue toujours peu ou prou dans les mêmes eaux musicales, mélancoliques et paisibles ici. Il y a des titres un peu bluesy, de la pop (comme ce beau single "Blanchard" qui ouvre le disque), des morceaux piano et guitare acoustique et puis surtout Sandoval et son timbre inimitable. Tout ceci est comme toujours très beau, même si un brin ennuyeux parfois. Mazzy Star fait partie (selon moi) des groupes qui souffrent du "syndrôme Gipsy Kings", ces groupes dont les concerts sonnent comme une unique chanson, monochrome, jouée pendant 1 heure et sans répit. Entourée des Warm Inventions, Sandoval semble s'éveiller un peu, s'égayer presque et sourire.

 

La belle a précisé, par ailleurs, ce qui n'est une petite nouvelle qu'elle et Roback qu'on croyait séparés artistiquement et personnellement (on se souvient de sa liaison avec le Jesus And Mary Chain, la seule fois où elle a pris de l'électricité dans la tête) travaillaient de nouveau ensemble. Il se pourrait même qu'un nouvel album de Mazzy Star soit sur le métier et en réalité presque achevé.

 

Pour les amateurs, Hope et son groupe se produiront en concert le 4 novembre au Café de la Danse. Ce sera l'unique occasion de voir et d'entendre un "morceau" de My Bloody Valentine sans bouchons d'oreilles. Sssssssssssssssssssssss. En attendant, on se perdra avec le bien nommé Through the Devil Softly dès que possible. Sssssssssssssssssssssssss.




Le Loup, nouvelle meute folk

Posté par LovelyRita le 15.09.09 à 17:47 | tags : folk, usa

LE LOUPAu rang des plaisirs freak-folk, neo-folk dont les Etats-Unis nous abreuvent depuis quelques années, Le Loup s'apparente à Sufjan Stevens, Arcade Fire ou encore Yesayer. Un ravissement pour ceux qui auraient déjà succombé aux compo des Fleet Foxes, Dodos ou Forest Fire.

 

Si on découvre Le Loup avec leur deuxième album Family, le groupe existe depuis 2005/2006 et a sorti The Throne Of The Third Heaven Of The Nations' Millennium General Assembly en 2007. Folk allangui tantôt orchestré, tantôt expérimental pour le groupe mené par Sam Simkoff, seul au début de l'aventure. Sur Family, celui qui a débuté l'aventure Le Loup dans sa chambre, convie ici sa meute, sa famille riche en nouveaux membres à tater de la mandoline, du banjo, à pincer de la corde de guitare ou pousser la voix pour des instants de musique tribale.

 

 

 
 

 




The DJ : le trip lubrique et drolatique de DJ Hell featuring P.Diddy

Posté par Maxence le 15.09.09 à 16:32 | tags : vidéos musicales, électro, techno, hip hop

 

Impossible de passer à côté de ce clip de DJ Hell qui, pour le coup, retrouve le "DJ" précédant son patronyme ! Normal, c'est aussi le titre d'un des meilleurs morceaux de Teufelswerk, son dernier album. "The DJ", un track sur lequel le rappeur P. Diddy est invité à se lancer dans une longue et virulente déclaration sur laquelle il harangue à sa manière tous les DJ de la planète en les incitant à jouer de plus longs tracks, à exploiter l'hypnose et la folie du dancefloor, que génère un DJ set bien contrôlé. Un vrai morceau de bravoure qui valut au morceau d'être taxé de "the most ridiculous, brilliant things you will have heard in a long time." par le Guardian.

 

Outrancier, profondément malsain, mais drôle aussi, le clip censé illustrer "The DJ" est produit dans un style home made (et même "home made amateur porn") que notre confrère 2Goldfish qualifierait certainement de "réalisé avec Windows Movie Maker et une paire de moufles". Flash d'images dérangeantes à peine animées, semi-pornographiques et extrêmement inquiétantes, tous les éléments de la vidéo de "The DJ" (clown rigolard, postures obscènes, ambiance de backroom) s'inscrivent pourtant parfaitement dans l'esthétique macho-travelo-beauf de DJ Hell. Un penchant pour la décadence et le mauvais goût que le Munichois et son label cultivent depuis de longues années. En effet, qu'il s'agisse des pochettes estampillées de silhouettes de Schwarzenegger et Sid Vicious, de l'apparition récurrente de l'icône trash Amanda Lepore (née Armand Lepore !) ou de la mulette que le bonhomme arborait avec des santiags (!) il y a quelques années, DJ Hell et International DJ Gigolos, ont toujours su manier avec humour, culte du kitsch, déclin des valeurs morales et ambiance de bains turcs surchauffé (et ne vous baissez surtout pas pour ramassez le savon !)

 

Cela mis à part, on appréciera aussi "The DJ" pour son texte (à écouter au casque), une évocation qui nous ramène à la période disco, époque où les premiers DJ réceptifs à la transe qui envoûtait les danseurs dans les soirées new yorkaises et chicagoan, se mirent à trafiquer les morceaux, enregistrant les premiers edits, rallongeant les parties rythmiques, les poussant jusqu'à 10 ou 12 minutes (quand ce n'était pas 18 ou 20), inventant même les maxi-45t pour arriver à leurs fins !! Bref, "The DJ" est aussi une leçon de djing promulguée par un rappeur, et ça, c'est assez marrant pour être souligné. A noter que Hell vient également de terminer le shooting du single "U Can Dance" (feat. Bryan Ferry) et ça aussi nous l'attendons avec impatience !

 





Joakim : Doom Disco

Posté par Maxence le 15.09.09 à 11:20 | tags : psychédélique, youtube

 

Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Joakim nous affirmait : "Je voulais que ce disque soit plus psychédélique, dans un sens plus général que la connotation 70's généralement associée à ce terme (...) Le premier morceau c'est une sorte d'avertissement. Un méchant cerbère à l'entrée du disque. Si l'auditeur passe le morceau, il a le droit de l'écouter. C'est aussi une tentative de lever un malentendu, souvent les gens sont étonnés quand il nous voit en concert parce que c'est beaucoup plus rock et bruyant que ce qu'ils imaginent. (...)"

 

 

Bref, nous voilà prévenu, Milky Ways a beau nous emmener dans les étoiles de la house synthétique au disco, il passe aussi par la case "rock", et balance les décibels dans un déluge de drones dignes des doomsters de Sunn O))). Illustration en vidéo (live) avec The Disco, son groupe, pour ceux qui n'ont pas encore écouté l'album, avant d'aller lire notre chronique de Milky Ways et notre interview avec Joakim :

 

 




Offset, le festival anglais, se raconte en live et interview

Posté par Rémi Métriau le 14.09.09 à 23:35 | tags : vidéos musicales, live, rock, uk

De la musique, des Anglais, du cidre et une errance barock. Voilà ce que propose le confidentiel Offset festival avec ses 8 scènes et ses 150 artistes. Deux jours, des surprises, du pas terrible et surtout... une ambiance ! Flu ramène photos, vidéos et interviews... bref, des bouts d'un festival anglais. Take it or leave it !

 

A quelques stations en tube du centre de Londres, la forêt d'Hainault a offert début septembre au festival Offset le cadre idéal pour sa grande party pop-rock. Une prog axée sur les découvertes pop-rock et qui, cette année, avait convié pour les confirmés : les Horrors, Metronomy, The Slits, The Futureheads, A Certain Ratio aux côtes de formations plus énigmatiques (du moins en France) : SCUM, Gold Panda, Hatcham Social... Deux jours pour faire le plein de sons et ramener par l'Eurostar des interviews et live, le tout en vidéo. Ci-dessous un titre de Metronomy (avec sa nouvelle configuration) en live et une interview d'un membre du groupe Ulterior (sosie parfait d'Axl Rose).

 




Voir :
- le reste des interviews et live dans 'article, Reportage à l'Offset Festival 2009
- le diaporama des meilleurs looks en festival




Scopitone du 16 au 20 septembre : Musiques et cultures électroniques

Posté par Maxence le 14.09.09 à 16:30 | tags : électro, agenda

 

Huitième édition pour le Festival Scopitone qui se tiendra du 16 au 20 septembre à Nantes. Organisé par l'association l'Olympic-Songo l'évènement affirme encore une fois sa volonté d'ouverture aux arts autre que musicaux. Une situation géographique avantageuse (Nantes est une ville magnifique et la manifestation investit 7 de ses lieux incontournables), alliée à une logistique dynamique, impliquée dans les musiques actuelles et les arts numériques, permettent à la ville de revendiquer le statut envié "d'agora culturelle européenne" des arts et musiques électroniques.


Fort d'une programmation remarquable - et déjà remarquée - en 2008, l'équipe de Scopitone continue sur sa lancée novatrice et son action en faveur du spectacle vivant, des arts numériques, du multimédia et des musiques actuelles (électroniques et affiliées). Avec une programmation ambitieuse et une volonté claire, celle de s'inscrire durablement dans les différents courants de la culture contemporaine.


Si l'on s'en tient au niveau purement musical, il n'est pas exagéré de dire que ces quatre jours de festivités (dont deux nuits électros) représentent un tour de force. Pour s'en convaincre, il suffisait de jeter un œil sur les différents plateaux du septembre, soirées durant lesquelles la Friche Numérique se transforme en Friche Electro. Pléthorique, la sélection des organisateurs ne répondait qu'à un mot : "pointue" avec de grands moments (comme le retour de Laurent Garnier malheureusement empêché pour raisons de santé l'an passé) :


Vendredi 18 sept // 22H – 4H :
Laurent Garnier (Live), Boys Noize, Sexy Sushi, Naive New Beaters, Feadz et Housemeister + Animation vidéo du collectif Digital Slave.

Samedi 19 sept // 22H – 4H :
Vitalic, Simian Mobile Disco (Dj set), Beat Torrent, Brodinski, WhoMadeWho, We Have A Band + Animation vidéo du collectif Digital Slave.

Pour le reste, le festival affiche en vrac : Battant, Fredo Viola, Kap Bambino, Byetone, Sebastien Schuller, Dj Kentaro, TVestroy, Tim Exile, Agoria vs Oxia, Buraka Som Sistema, Radiomentale, Chinese Man et Pulpalicious (le Birdy Nam Nam dijonnais !)

Côté arts numériques je vous invites à vous rendre sur le site officiel de Scopitone pour découvrir les multiples installations vidéos et oeuvres interactives proposé par l'évènement, parmi lesquelles on trouvera l'impressionnant " EOD 02 – electric organ discharge ", proposé dans le cadre de l'exposition " La Mer pour Mémoire " au Château des ducs de Bretagne, sur un concept et une réalisation de Frederik De Wilde et Lab. Une installation mettant en scène des poissons vivants aveugles qui communiquent entre eux à l’aide de signaux électriques de faible intensité. A ne pas rater également, l'installation interactive aquatique Ex-îles - Electronic Shadow de Naziha Mestaoui et Yacine Ait Kaci. Autant dire que vous n'allez pas vous ennuyer durant ces quatre jours !



Scopitone site officiel

 




Lady Gaga se fait tuer aux MTV Video Music Awards

Posté par 2goldfish le 14.09.09 à 14:27 | tags : people, pop, usa, news

Si Kanye West qu'elle accompagne en tournée n'avait pas réussi à lui voler si bien l'attention avec son intervention lors des MTV Music Video Awards, c'est surement d'elle qu'on parlerait le plus aujourd'hui : Lady Gaga, qui au cours de la performance baroque de son titre "Paparazzi", a enchainé les images choquantes, érotisant tout, de la réanimation au fauteuil roulant en passant par l'assassinat.

 

De quoi donner du grain à moudre aux théoriciens du complot qui voient en elle la marionette des illuminatis. Nous n'y verrons plus simplement que la mise en scène pleine de punch (à défaut de réflexion) de quelqu'un qui a lu qu'Eros et Thanatos allaient bien ensemble sur Wikipedia alors qu'elle avait le Twitter de Perez Hilton sur l'onglet d'à côté. Disons-le, c'est un sommet de réflexion artistique pour les Video Music Awards.

 

Bien sûr avec tout ce qui se passe sur scène, on n'a pas vraiment le temps de l'écouter mais c'est tout de même dommage que la chanson ne soit pas tout à fait à la hauteur, parce que ça fait vraiment du bien d'avoir une pop star aux concepts un peu foutraques comme ça par les temps qui court. Une autre que Kanye West en tout cas.

 

 




Quelles sont vos meilleures kanyewesteries ?

Posté par LovelyRita le 14.09.09 à 12:27 | tags : news, rigolo, people, usa, hip hop

Kanye West s'est ridiculisé hier soir aux MTV Video Video Awards. Pas la première, ni la dernière fois que le rappeur fait un petit écart de conduite. Est-il allé trop loin, au point que l'on soit contraint d'employer un nouveau terme pour qualifier ses frasques ? A vous de voir en participant au forum Les Kanyewesteries : quand Kanye West dérape

 

 

Kanye West dérape lors des Video Music Awards organisés par MTV.

 

Que ce soit dans la presse, à la télé, en direct ou sur son site internet, il n'est pas rare de voir Kanye West péter les plombs, sortir des conneries à tout va. Après les oasismes des frères Gallagher, doit-on faire rentrer dans notre vocabulaire courant les "kanyewesteries" pour qualifier tous les dérapages du musicien ? L'incident d'hier, le pétage de cable face à Justice aux European Music Awards de 2007, Justin Timberlake le nouveau Michael Jackson... Alors à défaut de pouvoir le stopper, regroupons les âneries du rappeur sur le forum des Kanyewesteries pour le bien commun.




Adam Green et Carl Barat, two lads à Beaubourg

Posté par Madeleine le 14.09.09 à 09:32 | tags : rock, news, live, agenda, pop

Adam Green, Carl Barat, réunis sur une même scène au Centre Pompidou, en collaboration avec Stage of the Art. Plus que réjouissante, la perspective est carrément excitante et trépignante, pour qui suit la carrière des deux musiciens, camarades de longue date.

Des anglophones en France et des francophones en Angleterre: voilà la passerelle que Stage of the Art installe à nouveau cette année, d'un côté à l'autre de la Manche. En 2008, Sébastien Tellier s'était produit à l'Institute of Contemporary Arts de Londres, tandis que le Palais de Tokyo recevait Aidan Moffat, Stage of the Art choisissant pour ses concerts des lieux d'exposition d'art contemporain.

 

A ma gauche, l'Américain Adam Green, étiqueté "prince de l'antifolk" depuis ses débuts avec The Moldy Peaches. Sur ses cinq albums solo, il cultive une nonchalance et une fantaisie qui sont sa marque de fabrique. "There's no wrong way to fuck a girl with no legs, Just tell her you love her", préconise-t-il tranquillement, de sa voix de crooner. En concert en 2007, Adam Green se cachait encore derrière sa guitare, lâchant des petites blagues entre deux chansons. Un an plus tard, il se trémoussait sur scène, le bide un peu gras, exécutant des pas de danse décomplexés.

A ma droite, l'Anglais Carl Barat, l'autre Libertines, qui a digéré le divorce avec Pete Doherty en formant les Dirty Pretty Things, avec lesquels il a sorti deux albums. Ni Waterloo To Anywhere , et encore moins Romance At Short Notice n'arrivent au niveau des réalisations des Libertines (oui, ça n'a pas de sens de comparer, mais comment faire autrement quand tous les trois mois, la reformation des Libertines est annoncée, repoussée, confirmée...). Les Dirty Pretty Things s'étaient produits à Paris en novembre dernier pour une de leurs dernières dates, avant de se séparer.


Adam Green et Carl Barat sont de vieux copains : pour preuve, le documentaire que leur avait consacré Arte il y a quelques années. Adam et Carl chez le disquaire, Adam et Carl dans le taxi, Adam et Carl qui vagabondent dans le Londres nocturne, comme deux potes en quête d'anecdotes marrantes à se remémorer autour d'une prochaine pinte.
Si leur complicité n'a pas faibli depuis, le concert au Centre Pompidou promet de faire date.

 

Carl Barat et Adam Green, en concert vendredi 18 septembre au Centre Pompidou, en collaboration avec Stage of the Art. Complet.

www.myspace.com/stageoftheart ou www.stageoftheart.net pour les prochaines dates.

 


 




Luciano paie son tribut au soleil

Posté par Maxence le 13.09.09 à 13:57 | tags : techno, youtube, électro

 

 

 

Celui-là était facile, je vous l'accorde, mais que dire d'un album aussi radicalement tourné vers le soleil, les tropiques, la cadence du rythme africain, les roulements de hanches sud-américains ? Et puis bon, le nouveau Luciano, à paraître le 05 octobre prochain, s'appelle Tribute To The Sun, et après tout, ce n'est pas pour rien !

 

Les amateurs de rythmes druggy, d'hypnose organique et d'explose (oui, j'invente le terme) cérébrale, seront aux anges ici. Le bonhomme nous a déjà habitué à nous faire vibrer sur scène, cette fois il réitère sur l'exercice, pas facile il faut bien le dire dans le domaine qu'il occupe, de l'album. Un format qui a ses contraintes et ses lois. Que l'on adhère ou non, il faut avouer qu'à ce petit jeu l'Helvético-Chilien Lucien Nicolet, alias Luciano assure comme un pro, passant par tous les spectres de la techno, de l'acid house à la kora sénégalaise avec Ali Boulo Santo.



Tribute To The Sun séduira d'autant plus les amateurs qu'il se compose d'un CD et d'un DVD de 52mn, DVD, format de plus en plus apprécié par les producteurs techno. Ce dernier, sorte de carnet de voyage, s'intitule "La Ruta del Sol" et nous emmène sur les routes d'Amérique du Sud, lors de sa dernière tournée en Amérique du Sud, de Lima à Buenos Aires, de São Paulo à Santiago du Chili ! Moment forts vraiment spéciaux et trip chamanique assuré, surtout quand le bonhomme se retrouve sur les pentes du Machu Picchu dans la vallée sacrée des Incas en compagnie d'un chaman local. Comme le dit notre collègue Smaël B de Trax, "De la techno minimale, mais aussi tribale, il n'y a que les Sud-Américains pour arriver à ça !"... pas mieux.

 

Pour vous en convaincre, un petit trailer de "La Ruta del Sol" offert par Module et Cadenza :

 




Pourquoi les Beatles ne sont toujours pas sur iTunes ?

Posté par 2goldfish le 12.09.09 à 11:46 | tags : music biz, news, pop

Cette semaine, la rumeur disait que le catalogue des Beatles allait enfin apparaitre sur iTunes. Sauf que la rumeur, elle dit ça deux ou trois fois par an et si nous étions dans la réalité, pas sur internet, ça ferait longtemps que tels les villageois qui ont laissé le petit berger qui criait au loup se faire bouffer par la bête nous aurions cessé d'y prêter attention.

 

Le fait est que les Beatles ou leurs ayant droit veulent de l'argent, beaucoup d'argent pour leurs mp3, et qu'iTunes prend une grose part des 99 cents (ou, depuis quelques temps, parfois 1,29€) quand vous achetez un mp3 sur la plate forme, et que les maisons de disques ont l'habitude de manger presque tout ce qui reste puis de jeter des miettes aux artistes. "Oui, mais nous sommes les Beatles" disent les Beatles. "Oui, mais ce sont les Beatles" dit surement EMI à Apple. "Oui, mais nous sommes iTunes" répond Steve Jobs. Quand le "plus grand groupe du monde" rencontre la plus grande force économique du monde (de la musique), le résultat c'est que personne ne bouge. Selon Steve Jobs, interrogé l'autre jour par des journalistes qui croyaient encore à la rumeur, les négociations entre les Beatles et EMI avancent lentement et les choses pourraient bouger l'an prochain. Ce qu'il faut comprendre, c'est que lui en tout cas ne bougera pas.

 

Mais pourquoi cette trépidation à chaque fois qu'on évoque la possibilité de l'arrivée des Beatles sur iTunes ? Qui ça intéresse vraiment ? Aucun doute que si vous aimez les Beatles et que vous avez un iPod, vous avez déjà des mp3 des Beatles. Si vous avez numérisé vous-même vos CD, c'est même légal et vous n'auriez aucune raison d'aller acheter les mp3 si enfin ils étaient mis en vente. Les Beatles sur iTunes, c'est un symbole, mais finalement ça n'intéresse que deux types de personnes : les journalistes et les geeks fans d'Apple qui veulent y voir la confirmation finale de la suprématie d'iTunes. Bien sûr, si les Beatles arrivaient sur la plate forme de téléchargement légal, on peut imaginer que quelques gamins en profiteraient pour les découvrir, mais ce n'est pas vraiment comme si la musiqe Beatles était sur le point de tomber dans l'oubli. Les Beatles qui arrivent sur iTunes, c'est une non news, et pas seulement parce que c'est faux.

 

 

 




Les jolies choses #1 : RVNG présente The Purple Brain

Posté par Maxence le 11.09.09 à 16:08 | tags : électro, psychédélique, funk

 

L'ère est à la fois à la dématérialisation et au retour du vinyl, tout le monde le sait. Deux courants antinomiques qui cohabitent pourtant sans réellement se concurrencer. Le grand perdant dans tout cela, c'est l'abominable CD, objet de toutes les haines. Le CD, c'est laid, le CD, c'est fragile, le CD, c'est petit, bref, le CD a TOUS les défauts.



Il fallait quelques furieux pour tenter de réhabiliter la chose maudite, et qui mieux que les iconoclastes du micro-label new yorkais RVNG! Intl pour se lancer dans une telle aventure ? Cette structure tenue par des fers de lance de la scène nu-disco, krautpunk funk de la grosse pomme propose en effet depuis 2004, une série de mix inédit, produit en quantité limité et à commander via paypal sur leur site. Parmi les selectors invités on trouve l'animateur de radio de Beat in Space Tim Sweeney, le patron du label Italians Do It Better Mike Simonetti, JD Twitch d'Optimo (pour un mix punk hardcore absolument dinguo, dont nous parlions ici) ou encore des pointures telles que Betty Botox (autre incarnation d'Optimo), In Flagranti, le roi de l'edit Greg Wilson et les dissidents de DFA, Mock & Toof.



Purple Brain, la dernière parution en date de ce merveilleux petit label consiste en un 45t d'edit afro-beat et nu-disco tendance horrifique, accompagné d'un CD mixé, comprenant des edit absolument stupéfiants de Jimi Hendrix, Stereolab & Nurse With Wound, Irmin Schmidt (Can), Gong, le funk 70 engagé de Barry DeVorzon et d'autres formations plus obscures encore. Le tout est emballé dans un magnifique poster purple et le tirage ne comporte que 500 exemplaires ! N'hésitez plus, ruez-vous sur cette jolie chose qui fera certainement très bien dans toute discothèque digne de ce nom. A bon entendeur (ou " bon auditeur ")...



En prime, un petit teaser de la chose, créé par le duo Purple Brain himself :

 




Tracey Thorn : une longue carrière de fiançailles

Posté par 2goldfish le 11.09.09 à 12:41 | tags : pop, electro, people

C'est la bonne nouvelle de la semaine : Tracey Thorn et Ben Watt d'Everything But The Girl se sont mariés un peu plus tôt cette année. Thorn l'a révélé elle-même sur son blog Myspace. Après avoir annoncé que son nouvel album solo (successeur de l'excellent Out Of The Woods sorti il y a deux ans) parlerait beaucoup de divorce, elle a tenu à rassurer ses fans : "La vérité c'est que non seulement je n'ai pas divorcé cette année, je me suis en fait mariée. Oui, vous savez avec qui. Vingt sept années de fiançailles, ça semblera peut-être prudent à certains mais je pense qu'en ces temps incertains, il vaut mieux être sûr de quelqu'un avant de s'engager trop avant."

 

Evidemment, après avoir traversé les années quatre-vingt et quatre-vingt dix en enregistrant une dizaine d'albums sous le nom d'Everything But The Girl et donné naissance à trois enfants, ce mariage ne les engage pas à grand chose de plus mais c'est tout de même une bonne occasion d'être heureux pour l'un des rares couples de la musique populaire à tenir plus longtemps que Jay Z et Beyonce.



Annie confidential

Posté par 2goldfish le 10.09.09 à 17:46 | tags : youtube, videos musicales, pop
Les choses ont viré bizarre dans le monde du clip. La dernière fois que j'avais vérifié, c'était simple : d'un côté il y avait les vidéos officielles, dans lesquelles on voyait des groupes danser sur des tapis roulants ou Beyonce et des filles célibataires lever leurs mains, d'un autre côté on avait les vidéos non officielles dans lesquelles on voyait un montage de séquences de Twilight et d'Harry Potter réalisé avec Windows Movie Maker et une paire de moufles.
 
 
Aujourd'hui, cependant, on se retrouve avec un soi disant "clip non officiel" pour "Songs Remind Me Of You" d'Annie réalisé pendant le shoot de la pochette de l'album Don't Stop. On y voit Annie qui fait du playback sur sa chanson dans des tenues improbables et excellentes et qui danse même un peu. C'est sans doute parce que c'est ultra cheap qu'Annie a décidé de ne pas accorder à cette vidéo le titre de "clip officiel" mais franchement, on n'a pas besoin de plus. Avec une chanson comme ça, elle aurait pu filmer sa machine à laver qu'on aurait quand même trouvé ça génial.
 
 



Les Fleet Foxes se paient le Grand Rex

Posté par LovelyRita le 10.09.09 à 14:33 | tags : youtube, agenda, live, folk, usa

Déjà vus et à revoir ! Hier à la Flèche d'Or, au Festival des Inrocks, à la Cigale et demain (le 16 septembre précisément) au Grand Rex, les Fleet Foxes (qu'on ne présente plus ici) reviennent en concert à Paris.

 

Aux quatre coins du monde on a pu croiser cette année la route de Robin Pecknold et de ses fantastiques renards. Arrêt de la meute folk en Californie pour le festival de Coachella en avril (voir les vidéos ci-dessous). Le public du festival et les palmiers en moins, la date de la semaine prochaine, devrait tenir ses promesses... comme le groupe le fait déjà depuis plusieurs concerts. Ouverture sur les grand paysages, choeurs montés en épingle, compositions folk-baroques merveilleuses, c'est Flu qui vous le dit, on ne s'en lasse pas, allez-y.

 

Réserver vos places pour ce concert de Fleet Foxes au Grand Rex le 16 septembre

 


 





Visitez la joyeuse maison de The Juan Maclean

Posté par Maxence le 10.09.09 à 12:51 | tags : youtube, new wave, électro, techno
The Juan MacLean

 

Tout n'y est que légèreté, strass, laser et paillettes ! "Happy House" ou "comment transformer un hymne house moderne en quintessence de l'esprit space disco qui hante la pop actuelle (lyrisme mais aussi humour, besoin de transcendance, nostalgie mais créativité, etc.) dans une vidéo !"

 

On a déjà beaucoup, beaucoup écrit sur The Future Will Come de The Juan MacLean, rappelons cependant que le morceau "Happy House", originalement étalé sur une durée de plus de 9 minutes, est certainement l'un des meilleurs titres (avec "Simple Life") du dernier album de The Juan MacLean. Cette nouvelle vidéo proposant un edit de l'original vient confirmer le talent du bonhomme, capable de transformer un long runner en ritournelle pop spatiale, baroque et joyeusement kitsch adapté à la radio.

 

Evidemment, certains regretteront que les Américains n'aient pas décidé de présenter ce space trip dans son intégralité, avec son intro krautrock (Neu!, Can, êtes-vous là ?), son pont piano house et sa folle montée acid disco. Mais qu'importe, plaquer de nouvelles images sur l'un des vrais purs moments de bonheur de 2009 est un plaisir que l'on ne se refuse pas ! Les autres peuvent retourner se prendre le bourrichon sur de l'electronica grisouille, 2009 aura été (et restera) définitivement space disco.

 

 

Lire aussi :

Le Futur selon The Juan Maclean

The Juan Maclean : Futur antérieur

 




Pixies, Zenith, Minotaur : à vos marques, prêts, déboursez !

Posté par Myosotis le 10.09.09 à 10:15 | tags : rock, youtube, usa

Avant toute chose, il faut rappeler ce que chacun sait : on adore les Pixies, Frank Black et toute sa clique, ses albums, sa musique, ses textes, leur vie, leur oeuvre. On est tellement fans qu'on rappellera avant de démarrer qu'il est indispensable (en cette rentrée), pour ceux qui ont raté l'information, de se précipiter chez leur détaillant habituel et d'y acheter des places pour les concerts qui se donneront les 15 et 16 octobre 2009 dans le cadre du Doolittle Tour au Zenith de Paris. Pour ceux qui auraient aussi raté ça, le Doolittle Tour est un appendice de l'interminable tournée de reformation du groupe qui consiste à rendre hommage au deuxième album du groupe (le meilleur, selon la majorité - pour ma part, je n'ai jamais su choisir), sorti il y a tout juste 20 ans. Frank Black et ses amis reprendront donc l'album en intégralité et en joueront les titres dans l'ordre, ce qui pour eux, n'a pas grande importance puisqu'ils avaient, au temps de leur splendeur, pris l'habitude de jouer parfois la setlist par ordre alphabétique. Doolittle donc en intégralité et on peut supposer en apéritif et en digestif le même cocktail de chansons dont on ne se lassera jamais : "Where Is My Mind ?", "Gigantic", etc. Pixies. Zenith. Octobre donc.

 

 

COFFRET PIXIES, MINOTAURLà où ça se gate un peu, c'est quand les Pixies ont lancé en avril/mai la réédition de tous leurs albums dans un coffret spécial, réarrangé, réillustré par Oliver et Larbalestier appelé Minotaur. Minotaur est disponible en pré-vente un peu partout comme ici sur Amazon. Il comprend en plus des albums plaqués or (durée de vie illimitée oblige), les vinyls, un blue ray, un dvd, un concert inédit de 1991 (que tout le monde a en bootleg depuis... 1991) et des bouquins d'art par nos deux compères illustrateurs originaux qui, pour l'occasion, ont dessiné une splendide BITE logo (minotaure) en poil de yack. Prix affiché : 292.49 livres dans l'édition collector dédicacée par tout le monde, 109 livres pour l'édition Deluxe Plouc avec les 5 disques et sans les signatures des membres du groupe. Si Minotaur semble un bel objet (surtout cette bite quand même!), on peut se demander si les Pixies ne prennent pas les fans pour des débiles. Faut-il vraiment se payer un coffret qui n'offre aucun matériau nouveau à un tel prix ? Qui peut se permettre d'acheter un disque de musique qu'il a écouté toutes les semaines depuis... 20 ans au motif qu'il est illustré par des conneries d'artistes dont il se fout comme de sa dernière chevalière ? On sait, comme tout le monde, que les Pixies ont été spoliés en leur temps du gros jackpot qui allait engraisser tous leurs héritiers directs du rock alternatif post-Nirvana. On sait que Frank Black ne vend plus un disque ailleurs qu'en France, que David Lovering vit en faisant le magicien, mais tout de même, n'est-ce pas pousser le bouchon commercial un peu loin ? La réponse est toute simple évidemment : il suffit de ne pas acheter ce Minotaur et de garder son pognon, ce qui n'est pas si simple quand on est un fan absolu et qu'on se veut "completist". Le piège peut vite se refermer sur nous et nous amener à faire de grosses bêtises.

 

 

Enfin, bref, comme on n'est pas rancuniers quand même, on signalera pour finir sur le même sujet : 1) que Frank Black a déclaré en juillet qu'il n'y aurait vraisemblablement pas de nouvel album du groupe avant longtemps car les tentatives de mettre en oeuvre du "new material" ne fonctionnaient pas. Voilà une bonne nouvelle. 2) qu'est toujours disponible dans l'excellente collection 33 1/3 le Doolittle de Ben Sisario, petit bouquin sympathique (non traduit) durant lequel l'auteur rencontrait longuement Frank Black, Santiago et Lovering pour leur parler de l'album. Lors d'une virée en bagnole, il réalisait ici la meilleure analyse de Doolittle disponible, lecture des textes, retour sur l'enregistrement, l'état d'esprit du groupe. Black est très causant et comme souvent passionnant. A moins de 10 euros (lui), ça reste pour le moment avec les places de concert le meilleur investissement.

 

 

Pour ceux qui y tiennent, la vidéo de présentation de Minotaur diffusée en mai 2009.

 

 




Les animaux n'aiment pas votre musique

Posté par 2goldfish le 09.09.09 à 17:16 | tags : rigolo

Vous avez un chien, chat, hérisson ou un singe de compagnie et soucieux de son bien-être, vous lui jouez de temps en temps un peu de musique ? Mauvaise idée : les animaux sont encore plus snobs qu'un blogueur, ils détestent vraiment tout ce que vous écoutez.

 

Le compositeur David Teie et le psychologue Charles Snowdown ont en effet décidé de s'intéresser à la perception de la musique par des singes tamarins. Ils n'ont observé aucune réaction chez les singes quand ils leur ont joué du Tool et du Nine Inch Nails (prouvant sans doute ainsi que les singes ne sont pas des geeks) ou l'adagio pour cordes de Samuel Barber (un de ces morceaux "classiques" qu'adore Hollywood). Il leur ont ensuite joué des morceaux composés spécialement pour l'occasion en s'inspirant des cris des animaux. La composition basée sur des cris de peur a bien généré de l'anxiété chez les singes observés et celle inspirée par des cris de joie les a détendu alors qu'à nos oreilles évoluées, les deux sont tout aussi désagréables.

 

Le compositeur David Teie n'était pas très surpris par ces résultats puisqu'il est le créateur de musicforcats.com, un site qui propose aux propriétaires de félins d'acheter chaque mois un nouveau mp3 conçu spécialement pour le bien être de leur petit animal. Les chats achèteraient cette musique mais, c'est bien connu, ils claquent tout leur argent dans le baby foot et les pétards.

 

Source

 

A voir :
- en images : La communication trash et glamour de la PETA




Chromeo DJ Kicks : pure 80's electro funk shit !

Posté par Maxence le 09.09.09 à 15:16 | tags : funk, électro, news, vidéos musicales

 

Oui vous l'avez sans doute compris ce titre est à double sens. Pour nos amis anglais cette expression, "pure shit", veut généralement dire que l'objet ainsi qualifié "déchire". Pour nous autres Français, toujours aussi compliqués, l'expression revêt un gouffre d'ambiguïté : "de la pure merde" ou "de le bonne grosse merde" ? Et même traduit en français, avouez que cela sonne étrangement.


Dans le cas de Chromeo, cela ne résout pas vraiment le problème. Avouons-le, ce concept duo est un peu terrifiant quand-même ! Si les Québécois peuvent sembler affiliés, au départ, aux amateurs de funky music rigolote tendance, disons... DFA, ils font aussi parfois preuve d'un peu trop de zèle dans leur délire revival 80. P-Thugg et Dave 1 incarnent en effet ce qu'il y a de pire dans la musique de cette époque. Le trip Georges Benson, Quincy Jones, riffs de guitare machos, talkbox, arpèges de synthés high-energy tendance "Flashdance", "What a Feeeeling" et mocassins à glands.


Et pourtant, le duo est aussi à l'origine d'un des plus beaux albums kitsch 80 de ces dix dernières années, l'époustouflant Fancy Footwork, avec ses tubes imparables "Tenderoni", l'éponyme "Fancy Footwork", "Momma's Boys" mais aussi "My Girl is Call Me (A Liar)" ou "Outta Sight". C'est donc avec une inquiétude légitime que l'on se penchera leur opus de la série DJ Kicks (initié par le label allemand Studio !K7), espérant le meilleur, s'attendant pourtant au pire.


Au final, cette sélection Chromeo à paraître à la fin du mois (le 28 septembre) s'avère égale à elle-même : oscillant entre tracks impeccable (l'intro "Ikeya-Seki" de Kano), surprises agréables ("Solar Atapex" de Chateau Marmont) et moments forts ("Pipeline" d'Alan Parsons Project) et pur moment d'horreur ("Tes Yeux" de Diane Tell, ou "J'aime Danser avec Toi" de Pierre Perpall – qui le mérite, le pal !) Et dire que Justice s'est vu refuser un mix chez Fabric pour un Julien Clerc et un Daniel Balavoine...


"Pure 80's electro funk shit" on vous disait !

 

En prime le clip du très bon (et très kitsch) "Fancy Footwork" tiré de l'album éponyme :


 




Peau neuve pour les Beatles à la rentrée 2009

Posté par LovelyRita le 09.09.09 à 12:40 | tags : news, pop, uk

Le groupe est bien mort sur le papier, mais plus vivant que jamais pour l'industrie de l'entertainment ; un secteur qui profite de la renommée des Beatles pour presser encore une fois les pis de la vache à lait. C'est aujourd'hui, le 09.09.09, que sortent l'intégrale remasterisée des Fab Four ainsi que le jeu Beatles Rock Band. Demain, leur catalogue pourrait enfin être disponible sur iTunes. Révolution 2.0 pour le groupe, presque 50 ans après ses débuts.

 

C'est le fruit d'un travail long de 5 ans qui voit le jour avec la sortie de l'ensemble de la discographie des Beatles dans une version remasterisée. Une ressortie en grande pompe, très grande pompe avec les nouvelles versions albums du groupe (nouveau packaging, nouveau livret, remasterisation, vidéos...), le coffret "The Beatles in Stereo" (1R CD) et le "Beatles in Mono" (11 CD). Une (re)valorisation des catalogues historiques des artistes très courante ces derniers temps, comme on a pu le voir par exemple, avec la ressortie du premier album des Stone Roses à l'occasion de ses 20 ans. Republication d'un répertoire qui se place comme un événement par la déclinaison d’un même matériau en gamme (sorties simples, deluxe, hyper deluxe). Et afin d'être sûr que sous chaque sapin il y aura cette année un produit estampillé Fab Four, "Beatles Rock Band" voit l'entrée des Anglais dans le monde du gaming et attirera, ceux qui de plus en plus nombreux, ont cédé au phénomène des jeux vidéos musicaux.

 


Autre actu qui fait des Beatles un groupe plus contemporain que jamais, la disponibilité certes tardive mais imminente, de son catalogue sur iTunes, annoncée dans un premier temps pour le 10 de ce mois par Yoko Ono qui aurait vendu la mèche avant l'annonce officielle de Steve Jobs, puis démentie par Ernesto Schmitt, président de la maison de disques EMI.

 

Lire notre article complet sur la rentrée des Beatles : Remasterisés, en jeu vidéo, les Beatles sont de retour




Speech Debelle remporte le Mercury Prize 2009

Posté par LovelyRita le 08.09.09 à 23:29 | tags : news, uk, hip hop

SPEECH DEBELLE MERCURY PRIZE 2009Speech Debelle et son album Speech Therapy sont les gagnants du Mercury Prize 2009, remis ce soir à Londres.


Ils étaient 12 cette année, 12 sur la ligne de départ à vouloir prendre la première et unique place du podium au Mercury Prize, qui récompense à chaque automne, l'album de l'année en Grande-Bretagne.
Une tendance cette année ? La présence d'artistes féminines dans la liste des nominés du Mercury Prize 2009, mais aussi parmi les favoris des médias anglais et des bookmakers : Florence and the Machine, La Roux ou encore Speech Debelle. D'autres pressentis : The Horrors, Kasabian

Un prix qui voit juste et récompense des artistes, qui bénéficient déjà d'un très bon début de carrière ou en passe de rejoindre le club des groupes les plus médiatisés sur la scène internationale. Pour ne citer que les plus récents (Franz Ferdinand - Franz Ferdinand (2004), Arctic Monkeys - Whatever people say I am, that's what I'm not (2006), Klaxons - Myths Of The Near Future et Elbow en 2008)

Cette année, c'est donc Speech Therapy de Speech Debelle qui a été honoré. Signé chez Big Dada, une sous-division de Ninja Tune, la rappeuse londonienne, protégée de Roots Manuva a livré cette année un album très apprécié à Fluctuat et aux qualités rap et pop évidentes. A cette occasion, retrouvez Speech en interview et lors de son passage à Africa Express avec Roots (voir les vidéos ci-dessous) et Speech Therapy en écoute et interview.

 

 

 
 
 
 
Voir aussi
- en images : Les albums les plus attendus de l'automne 2009
- 15 ans de la Britpop en vidéos



Le nouveau Boys Noize en mode power !

Posté par Maxence le 08.09.09 à 14:53 | tags : électro, techno, funk, youtube

 

Disons le tout net, nous ne pensions jamais écrire ses lignes, mais il faut bien l'avouer, le nouvel album de Boys Noize (à paraître le 7 octobre prochain) est vraiment très bien !


Si Boys Noize, de son vrai nom Alexander Ridha, est toujours aussi amoureux des compos à la géométrie déchiquetée et des breaks tarés parcourus de gros frissons électros compressés, il dévoile avec Power un talent remarquable (et inattendu) pour des mélodies électroniques (presque) raffinées et une sensibilité quasi électro-funk. Boys Noize en héraut d'une certaine mélancolie électronique début de siècle (qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle, fin de siècle des productions d'un label comme Warp), qui l'eut-cru ? Certainement pas nous, à une époque où nous rangions le projet de l'allemand dans le même sac que les bourrins Justice ou Digitalism. Mais les temps changent et il faut bien évoluer n'est-ce pas ?


Du coup, Power risque d'être la grosse surprise de cette rentrée 2009, un album que nous n'attendions pas particulièrement à Fluctuat, mais qui recèle au final des trésors de subtilités et surtout, qui illustre particulièrement bien la musique de notre époque schizophrène, constamment partagé entre évanescence, dématerialisation et un besoin plus terre à terre (même si également transcendant) de danser.


En avant première, le clip de "Jeffer", l'un des titres charismatique tiré de Power :

 




Wild Beasts, des fauves au jus d'orange

Posté par 2goldfish le 08.09.09 à 09:50 | tags : vidéos musicales, uk, pop

Les Wild Beasts sonnent un peu comme Orange Juice, ce qui par chez nous, leur vaut déjà quelques bons points. Et, même si on ne le croirait pas vraiment au vu de ce clip d'inspiration druidique un peu ennuyeux, ils sont drôles. Disons qu'il y a quelque chose dans le croon du chant qui explose en falsetto quand bon lui semble, quelque chose dans ces choeurs qui font "wooh-oooh" comme sept nains partant au travail... quelque chose comme l'équivalent vocal d'un clin d'oeil bien placé. Quelque chose qu'Orange Juice avait aussi, quelque chose comme du sarcasme, mais en mieux.

Two Dancers est en fait le second album de Wild Beasts, et si tout ce qu'ils font ne ressemble pas tant à Orange Juice, ils valent quand même largement le coup d'oreille.

 




Andrew Weatherall : retour du big bad man, album et podcast !

Posté par Maxence le 07.09.09 à 18:06 | tags : news, punk, rock, électro

 

Andrew Weatherall en vacances de Two Lone Swordsmen depuis plus d'un an, sort A Pox On The Pioneers, son premier véritable album solo, le 21 septembre prochain.


Plus qu'une quinzaine de jours donc, pour découvrir celui qui fait suite à la première tentative solo d'un des plus grands producteurs et DJ britannique de tous les temps, l'excellent EP The Bullet Catcher's Apprentice sorti en 2006 (remember l'hymne iconique "You Can't Do Disco Without a Strat "!). Féru de rock et de punk autant que de musique électronique, Weatherall à qui l'on doit, entre autre, l'existence de l'incontournable Screamadelica de Primal Scream, effectue un retour vers ses racines de bad boy, tentant l'intégration du rock le plus classique dans l'univers de la dance music.


Un de plus me direz-vous, mais non ! En effet, s'il cultive des velléités rock n'roll évidentes, c'est plus sur le "n'roll" que A Pox On The Pioneers mise son succès. Ceux qui se sont d'ailleurs penchés sur les deux derniers albums des Swordsmen (les mitigés Wrong Meeting I & II) auront certainement remarqué que les influences du bonhomme sont à chercher dans les musiques populaires les plus roots. Rockabilly mais aussi soul et blues, voilà ce qui alimentent aujourd'hui le terreau fertile sur lequel poussent les nouveaux morceaux du duo.


Il en va de même pour Weatherall en solo sur A Pox On The Pioneers un album qui comportera nous dit-on son lot de ballades, de pop song et de poussées de fièvre garage, même si l'Anglais n'omettra pas non plus les instrumentaux à tendance électro qui sont pour beaucoup dans son charme noir, ni les arrangements étranges et les hymnes à danser décalés, associant ainsi son projet à un post-punk revu et corrigé 2009. Le tout prend subtilement forme on dirait, évoquant la rencontre inattendu d'un Link Wray ou des premiers Clash avec l'electronica reggae dub de son premier groupe Sabre of Paradise. Pour avoir pu écouter l'album en avant première (merci Richard, pour celui-là !) je peux d'ores et déjà dire que bien que l'ensemble soit vraiment très agréable, tout n'est pas encore parfait. Peut-être pas aussi bon en tout cas que le très noir et aiguisé From The Double Gone Chapel, mais cela se précise d'année en année. On le sent bien, Andrew Weatherall n'est pas loin du but ! A l'année prochaine peut-être...

 

En attendant c'est le DJ qui nous offres deu podcast d'exception sur le site de The Rotter Golf Club, son label, c'est gratuit et vous auriez tort de vous en priver, so, check it!

 

Et en prime, un morceau en exclu de A Pox On The Pioneers :

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

Andrew Weatherall-  Selective Walking

 

Lire aussi :
- la chronique de Wrong Meeting de Two Lone Swordsmen




Shane Mac Gowan n'a pas la grippe A

Posté par Myosotis le 07.09.09 à 15:16 | tags : uk, youtube, rigolo, rock

Le Dublin Evening Herald a mis samedi les choses au point ce weekend après avoir contribué à faire circuler la rumeur : Shane Mac Gowan n'est pas atteint par la grippe A. On respire. Le chanteur des Pogues a lui même démenti la nouvelle qui le disait dans un sale état et porteur du virus.

 

 

Mac Gowan, 51 ans, a déclaré : "J'étais vraiment pas bien. Mais je tiens de nouveau sur mes jambes et ça va de mieux en mieux." Mac Gowan a avoué souffrir d'une bronchite et d'une pneumonie et a rassuré ses fans sur son état de santé. Les affections multiples dont il souffre, malgré son hygiène de vie irréprochable, ont été prises à temps et ont permis que ces jours ne soient pas mis en danger. Pour montrer qu'il allait mieux, Mac Gowan s'est d'ailleurs extirpé de chez lui pour aller supporter son équipe favorite Tipperary qui disputait ce dimanche la finale de hurling (une sorte de hockey/cricket gaélique) contre Kilkenny. Des plaisantins en ont profité pour faire circuler sur le net quelques règles élémentaires à mettre en oeuvre lorsqu'on interviewait Shane Mc Gowan ou toute autre star du rock avinée :

 

1. Ne pas boire dans le même verre que lui ET ne pas le laisser boire dans votre verre par inadvertance

2. Se tenir à au moins 4 mètres de distance pour éviter les postillons.

3. Changer de paille à chaque ligne. Ou de ligne à chaque paille.

4. Ne pas se laisser enlacer par le chanteur en fin de soirée dans un élan de fraternité.

5. Ne pas danser sur "The Old Irish Rover", "Dirty Town" ou "A Pair Of Brown Eyes" même s'il est difficile de résister.

 

Les fans du chanteur (dont nous sommes) pourront sans nul doute l'apprécier en pleine forme lors des traditionnels shows de Noël que ne manqueront pas de donner les Pogues entre Londres, Tokyo et Dublin. Pas de nouvel album en vue néanmoins ni pour le groupe, ni pour son leader qui n'a rien sorti de bien neuf depuis plus de 10 ans maintenant.

 

Shane Mac Gowan - The Irish Rover



Turzi : le teaser Big, Black and Beautiful

Posté par Maxence le 07.09.09 à 10:19 | tags : électro, psychédélique, rock

 

B, le nouveau Turzi, suite logique de A, atterrit dans les bacs le 27 octobre prochain. Il y a le temps me direz-vous, et c'est vrai. Mais il faudra bien un mois et plus pour se préparer à la déflagration sonique offerte par cet alien du psychédélisme français. Accrochez vos ceintures, décollage immédiat et teaser en 3 B !



B comme Big : Big, parce que ce nouvel album de Turzi s'annonce d'ores et déjà comme un grand disque ! Ambitieux, ample, global, il fait le tour du monde de Beijing à Bamako, en passant par Bogota et Baden Baden. Les rythmes mondiaux semblent s'être invités sur ce nouvel ovni du Versaillais, et pourtant c'est totalement désorienté que l'on aborde l'objet. Rien n'est là où il semble être. B n'est pas pour autant un disque difficile, c'est un voyage, un disque tout simplement jouissif.



B comme Black : Black parce que B est un trou noir. L'hyper-nova de ce qu'est devenu le psychédélisme en 2009. l'album incarne la face sombre du genre transcendantal par excellence, celle de Dark side of the moon ou des dérives proto-metal de Black Sabbath, mais aussi des musiques obscures du krautrock et des pionniers électroniques allemands (Manuel Göttsching, Klaus Schulze, Tangerine Dream ou même Kraftwerk).



B comme Beautiful : B est aussi un recueil de très beaux morceaux. Des déflagrations soniques post-stoner de "Beijing" aux algorithmes synthétiques de "Bangkok" ou "Bogota" en passant par le tube "Baltimore" (feat Bobby Gillespie de Primal Scream) et la folie baroque de "Bamako" (special guest Brigitte Fontaine), B rend hommage au psychédélisme tout en innovant, Turzi réactive le genre avec assurance à la lumière de 30 années de musiques expérimentales.

 

En cadeau, un live stupéfiant (ou "sous stupéfiants") de Turzi au Point Ephémère offert par l'excellent site Grandcrew :

 

 

Voir aussi
- la chronique de Facing The History Of French Modern Psychedelic Music

- La chronique de A
- notre interview avec Turzi




Sim est mort : c'est moche, non ?

Posté par Myosotis le 06.09.09 à 21:11 | tags : rigolo, chanson française, news, cimetière
Sim et Patrick Topaloff - Où est ma chemise grise ?
 

 

L'artiste connu sous le nom de Sim est mort des suites d'une embolie à 83 ans dans le Sud de la France où il vivait. Humoriste, homme de radio (... les Grosses Têtes dont il était le doyen), acteur (Loulou la Brocante notamment, Pinot, Asterix, Cartouche et des tas d'autres films chouettes), chanteur, oui, chanteur aussi, Simon Berryer, natif des Hautes Pyrénées, élevé en Bretagne, avait beaucoup bossé avec Guy Lux.

 

Ses deux meilleurs morceaux étaient sans doute cette reprise pas si mal de "Ma Gueule", morceau popularisé par l'icône nationale Johnny Hallyday, et "J'aime pas les Rhodondendrons", enregistré en 1971. Sim était avec Alice Sapritch (R.I.P Alice) l'une des représentations emblématiques des "gueules cassées", de la laideur, qu'il incarna grâce à son faciès démantibulé, à ses grimaces, son physique macriobiotique et des déguisements plus ridicules les uns que les autres, pendant près de 40 années. La France sans Sim, c'est comme... la France sans Sim. Et la musique dans tout ça ? Bah, elle devrait s'en remettre évidemment. Associé à Patrick Topaloff, Sim avait brillé dans sa parodie de Grease sur le single "Où est ma chemise grise ?". On lui devait également le morceau "Pépé Reggae". Il avait eu une grande influence sur la veine "parodique" française (Licence IV notamment, Florent Pagny et Renan Luce). On est vraiment obligés, là ? Oh, rien qu'une dernière fois.... "Pépé Reggae". On en avait marre de la bourrée...

 

 

Sim - Ma gueule
 
 

Sim - Pépé Reggae



L'avenir de Fuck Buttons révélé dans le Tarot Sport

Posté par Maxence le 06.09.09 à 09:16 | tags : uk, news, punk, électro

 

Qui aurait parié sur les Anglais psyché-noisy encore confidentiels de Fuck Buttons, comme outsiders de cette rentrée 2009 ? Pas beaucoup. Et pourtant, le duo à l'origine du détonnant Street Horrrsing paru en 2008 fait partie des artistes les plus attendus de cette rentrée.

 

Il est vrai que leur musique, à la fois druggy et décapante, ambient et bruitiste, progressive et punk dans l'âme, dégage une énergie véritablement bluffante, un magnétisme digne des meilleurs combos shoegaze des 90's tout en restant entièrement électronique. La preuve que si les machines changent l'esprit, lui, reste le même. Et ce n'est pas "Surf Solar", le morceau et sa vidéo consultable un peu partout sur le net, qui nous feront dire le contraire. Mieux ! "Surf Solar" est aussi puissant qu'une pile atomique tout en laissant entrevoir toutes les possibilités d'une pop subliminale subtilement cachée derrière le déluge de distorsion et les vagues de sons compressés. Avec ce titre, Fuck Buttons célèbrerait-il la naissance de la "sludge pop" ? On verra...

 

Reste que l'album, intitulé Tarot Sport, à paraître chez ATP (All Tomorow's Parties) le 12 octobre prochain, est produit pas Andrew Weatherall. Le single, "Surf Polar" quant à lui, est prévu pour le 14 septembre. A très vite donc !

 




Tunez les infos avec AutoTune The News

Posté par 2goldfish le 05.09.09 à 10:23 | tags : politique, rigolo, youtube, hip hop

Le crédo d'Autotune The News : tout sonne mieux avec autotune. Une affirmation qui semble suspecte mais que leurs vidéos d'info remixées ne démentent pas. Il faut dire qu'ils choisissent bien leurs cibles : ce n'est pas le discours version autotunée de Joe Biden, vice président américain, qui va soufrir d'un petit remix R&B façon T-Pain.

 

Si on cherche un peu, il y a peut-être même un sens à ce détournement comique, peut-être un commentaire sarcastique sur la mise en scène des sentiments dans les news médias américains. Avec une double couche d'ironie post moderne quand on finit par réfléchir à la façon dont les voix robotisées sont aujourd'hui utilisées pour ajouter de l'émotion bien sirupeuse à des voix banalement humaines. Est-ce un excès de sentimentalité dans les médias qui fait qu'aujourd'hui on est plus ému par un robot que par un homme ?

 

 

 

 




Décès tragique du Bunnymen inconnu, Jake Brockman

Posté par Myosotis le 04.09.09 à 14:27 | tags : uk, rock, pop, news, cimetière

La malédiction des Bunnymen a encore frappé. Tout le monde ou presque connaît l'expression "être pris comme un lapin dans les phares d'une voiture". Pour Echo and The Bunnymen et ses membres lapins, cette image populaire est devenue à plusieurs reprises une tragique vérité au point que certains parlent déjà de la malédiction des hommes lapins comme ils parlent de la malédiction de Toutankhamon.

 

Jake Brockman de Echo and the BunnymenJake Brockman est mort à 53 ans dans un accident de moto. Sa bécane a été heurtée par une ambulance alors qu'il faisait un tour dans son quartier près de Bristol, où il habitait avec sa famille. Brockman avait traîné longtemps dans l'entourage d' Echo and The Bunnymen, assurant le clavier en tournée généralement pendant la période faste du groupe et participant (il figure dans les crédits de quelques morceaux) sur l'album Echo & The Bunnymen sorti en 1987. C'est à cette époque maudite pour le groupe, que Ian Mc Culloch s'autolicençia et que Brockman fut intégré officiellement, pour quelques sombres années, au line-up du groupe. Ces faux Echo and The Bunnymen n'enregistrèrent qu'un unique album, sous la conduite de Will Sergeant et avec Noel Burke au chant (en remplacement du leader... pari toujours osé), l'assez mauvais Reverberation dont pas grand monde ne se souvient aujourd'hui. (le single "Enlighten Me", peut-être ? C'est surtout à ce moment qu'en route vers le studio, De Freitas, le batteur du groupe, eut un accident mortel en moto et démarra la fameuse série noire. Le groupe se sépara devant la débâcle en 1992-93 tandis que Mc Culloch embrassait une carrière solo. Depuis, Brockman faisait encore un peu de musique, ayant notamment lancé le groupe dance BOM et bossait pour le BBC comme illustrateur sonore/preneur de son.

 

Ce décès intervient tragiquement, même si Brockman ne faisait plus partie de la bande depuis la reformation, à quelques semaines de la sortie du nouvel album du groupe, annoncé par son leader comme "le meilleur de leur carrière, Ocean Rain mis à part". The Fountain sortira en octobre et s'annonce comme l'un des 1000 événéments de cette rentrée musicale. L'un des titres, et le principal vecteur marketing de l'album, a été enregistré avec l'affreux Chris Martin, chanteur de Coldplay, information qu'a ensuite nié Mc Culloch. La production est assurée par l'écossais John Mc Laughlin, producteur connu pour ses exploits avec le boys band WestLife. Le tout devrait sonner un peu comme du Bowie, a-t-on lu, et marquer un renouvellement sonore pour le groupe qui, dixit l'opinion publique, se répétait depuis pas mal de temps et notamment sur son dernier album passé inaperçu Siberia.

 

En hommage à Brockman, marin émerite qui avait toujours le mal de mer, d'après son épouse, "Seven Seas", "Roach" de BOM avec Liz Fraser au chant (ça fout le cafard) et bien sûr... le "Rabbit In Your Headlights" d'Unkle.

 

Seven Seas - Echo and The Bunnymen - Rio

 

Bom avec Liz Fraser - Roach
Unkle - Rabbit in Your headlights live



Kurt Cobain chante Bon Jovi

Posté par 2goldfish le 04.09.09 à 09:45 | tags : rock, youtube, rigolo

Quand on a su que Courtney Love avait vendu l'image de son défunt mari aux développeurs de Guitar Hero 5, on s'était déjà dit qu'il serait de plutôt mauvais goût de voir une marionette en 3D mimer Kurt Cobain sur "Lithium" et "Smells Like Teen Spirit", mais on n'avait pas pensé au pire. Le pire, donc, est aujourd'hui disponible en vidéo sur Youtube : le corps désarticulé de Kurt Cobain qui reprend Jon Bon Jovi. Si vous avez du mal à imaginer le corps de Cobain se retournant dans sa tombe, regardez la vidéo, ça doit ressembler exactement à ça :

 

 

 

 
 
 

Voir aussi
- Sur le forum : Les équivalents français des stars internationales
- En images : Les albums les plus attendus de l'automne 2009
- En images : Les morts les plus insolites 




Le retour des Pastels : événement... discret de la rentrée

Posté par Myosotis le 03.09.09 à 16:42 | tags : pop, rock

The Pastels/ Tenniscoats - Vivid Youth
 

Les Pastels sont l'un des groupes les plus cools du monde. Tellement cools qu'il ne viendrait à personne l'idée de faire d'eux son groupe préféré ou de considérer qu'un nouvel album de cette étrange franchise écossaise est un événement.

 

 

Et pourtant... Depuis sa création en 1982, le groupe de Glasgow n'a cessé de surprendre et de se bonifier. On raconte (mais on n'a pas de preuve) que le groupe aurait été à l'origine du shoegaze, voire dans sa maladresse noisy, le lointain ancêtre de Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine et quelques autres plus renommés que lui. S'il est difficile de trouver des liens entre les premiers enregistrements du groupe et ce que font aujourd'hui Stephen Mc Robbie et Annabel Wright, les deux tauliers du groupe, et leurs comparses, il est encore plus ardu de sélectionner, entre leurs 4 albums, celui qui est le plus réussi. Leur dernière production, la bande originale de The Last Great Wilderness, était un authentique chef d'oeuvre pop et on attend donc avec impatience leurs deux nouvelles livraisons prévues d'ici la fin de l'année.

 

 

Le groupe devrait en effet faire d'une pierre deux coups en sortant un premier album (dans quelques jours) enregistré avec un groupe japonais appelé Tenniscoats et dont cet excellent "Vivid Youth" est le premier extrait, puis un second, plus mystérieux pour le moment, intitulé (provisoirement ?) The New Pastels Album. Two Sunsets, l'album avec Tenniscoats, sera sans doute en partie joué lors du concert que donneront les Ecossais à Paris le 7 septembre au Point Ephémère. Gageons que leur spectacle sera l'occasion de donner au (maigre) public une leçon d'élégance, de discrétion et de musicalité. Cela faisait tout de même 12 ans (Illumination) que les Pastels n'avaient pas fait un album en bonne et due forme. D'autres moins discrets qu'eux l'auraient annoncé avec force marketing et trompettes. Les Pastels ne mangent pas de ce pain là.




Michael Jackson, l'enterrement prévu pour le 3 septembre

Posté par LovelyRita le 03.09.09 à 13:07 | tags : news, pop, people, usa

C'est aujourd'hui, en fin de journée (heure américaine), que Michael Jackson sera enfin enterré. La cérémonie privée aura lieu à Los Angeles, au Forest Lawn Memorial Park.

 

Un enterrement auquel fans et médias n'ont pas été conviés, pour cause le chanteur décédé le 25 juin avait déjà été honoré en public lors de la cérémonie hommage qui s'était tenue le7 juillet, toujours à Los Angeles. Depuis, c'est la planète entière (fans et artistes) qui dédicace une danse, une chanson, une reprise ou une vidéo à l'artiste. L'enterrement de la dépouille de MJ survient plus de deux mois après son décès, pendant ce laps de temps, son corps aurait été conservé au Forest Lawn Memorial Park. A part le clan Jackson, on ne connaît pas la liste des amis présents ce soir ; Diana Ross pourrait se montrer toutefois.

 

Parallèlement, l'enquête concernant les circonstances du décès aurait quelque peu avancé fin août. Les résultats de son autopsie ont été dévoilés et révèlent un homicide, provoqué par une intoxication grave au Propofol. C'est pour le moment le docteur Conrad Murray, qui suivait la star depuis 3 ans, qui est le principal suspect dans l'affaire.

 

A 19h heure amércicaine (en plein milieu de la nuit en France), Michael Jackson sera enterré , ce qui ne prononcera en rien la fin de la star et de son actualité, jamais aussi brûlante que depuis sa disparation.

 

Voir aussi en images :
- les temps forts de la cérémonie hommage à Michael Jackson
- Les morts les plus insolites
- Neverland - le ranch de Michael Jackson




Mùm en concert en France

Posté par Maxence le 03.09.09 à 11:20 | tags : agenda, électro, pop, news

 

Les gentils Islandais de Mùm se lancent dans une grande tournée mondiale afin de faire tourner Sing Along to Songs You Don't Know, magnifique titre de leur nouvel album paru en août.

 

Deux ans après Go Go Smear The Poison Ivy, leur précédent disque sorti chez Fat Cat, les Nordiques mélodiques et mélancoliques reviennent donc chez Morr Music cette fois, un label qui s'inscrit décidément de plus en plus dans une esthétique folk et acoustique. De folk et de pop un rien tribal et primitive il sera question bien évidemment sur les scènes hexagonales du 08 au 10 septembre, puisque le groupe reprendra les tendres harmonies vocales et les arrangements électroacoustiques à base de ukulélé, marimba, piano préparé, guitars et cordes, qui font le charme de ce groupe tout mignon offrant un peu de douceur dans cette rentrée de brutes.

 

Mùm en concert en France, les dates :

08.09.2009 - Paris - Maroquinerie (avec Benni Hemm Hemm)
09.09.2009 - Strasbourg - La Laiterie (avec Benni Hemm Hemm)
10.09.2009 - Lille - Radar Festival (avec Benni Hemm Hemm)

 

A noter que le groupe de Gunnar Örn Tynes propose un photoblog de leur tournée internationale ainsi qu'un journal vidéo en ligne sur le site officiel des Islandais, dont voici un extrait :

 




Rumeurs sur le départ de Charlie Watts, batteur des Rolling Stones

Posté par LovelyRita le 02.09.09 à 18:18 | tags : usa, news

charlie watts quitte les Rolling Stones en septembre 2009L'heure est aux départs actuellement, après Noel Gallagher qui quitte Oasis, c'est le batteur des Rolling Stones, qui aurait annoncé son départ. Une info dévoilée par une source proche du groupe, mais à prendre avec des pincettes.

 

Le site Undercover qui a, le premier, balancé la rumeur, informe que ce serait Charlie Drayton des Expensive Winos qui remplacerait Watts pour les activités à venir des Stones. Un départ pas encore confirmé par un membre du staff des RS, mais qui a été annoncé par de nombreux sites. Part ou part pas ?

 

Et si c'était vrai ? Une surprise ? Non, semblerait-il... Ce n'est pas la première fois que le batteur menaçait de ne plus jouer avec les Stones et Keith Richards avait déjà du convaincre Watts de participer à la tournée A Bigger Bang Tour de 2005, notamment. Pas une surprise, mais un coup dur pour le groupe qui, poussé par Mick Jagger, entendait ne pas s'arrêter l'année prochaine. On en sait encore assez peu sur les raisons de son possible départ. Si c'est confirmé on pourrait facilement l'expliquer par l'âge de Charlie Watts, 68 ans, las, fatigué et à qui on avait diagnostiqué un cancer de la gorge en 2004 (son entourage lui avait d'ailleurs conseillé d'arrêter toutes activités avec le groupe après sa guérison). Enfin, on a vu Watts se consacrer un peu plus à sa famille et à un projet de groupe de jazz, ces dernières années.

 

Pour info, les Rolling Stones, si Watts s'en va, n'en serait pas à leur première désertion, le groupe avait déjà "perdu" en 1993, Bill Wyman, leur bassiste. Côté anecdote, on raconte ici et là, que Charlie Watts avait rejoint les Stones à reculons, ne pensant pas que le groupe allait percer et y rester une grosse partie de sa vie. Après 46 ans de bons et loyaux services (sur 68 ans d'existence sur terre !!), Charlie Watts, on le comprendrait facilement, pourrait avoir d'autres chats à battre fouetter.

 

edit du 3 septembre : La rumeur a été démentie, Charlie Watts reste au sein des Rolling Stones comme annoncé par un porte-parole du groupe.

 

Voir aussi
- Rock en Seine 2009 : Pourquoi Oasis a annulé son concert ?
- Oasis en 10 crises, le groupe arrive-t-il à sa fin ?




Conseils aux artistes qui pourraient être pris pour des clodos comme Bob Dylan

Posté par Myosotis le 02.09.09 à 17:15 | tags : rock, pop, rigolo

Comme nous l'apprenait le journal Libération la semaine dernière, Bob Dylan a été victime d'une mésaventure assez amusante il y a quelques semaines alors qu'il se baladait dans un parc d'une petite ville du New Jersey, peu avant un concert qu'il devait donner en compagnie de Willie Nelson et John Mellecamp. Des résidents du quartier ont appelé la police pour signaler un homme bizarre en train de déambuler dans la ville. Dépêchée sur place, une jeune policière a interpellé l'homme pour procéder à un contrôle d'identité. Dylan n'ayant pas ses papiers sur lui lui aurait répondu qu'il était Bob Dylan. La policière ne l'a pas reconnu, avouant plus tard qu'elle n'avait en tête de Bob Dylan que des photos de jeunesse et n'avait donc pas reconnu ce vieux gars vêtu d'un pantalon de survêtement noir rentré dans des bottes de pluie et de 2 (?) imperméables, surmontés d'une capuche. La policière a conduit Dylan au poste puis à son hôtel pour qu'il y récupère ses papiers d'identité. Il a ensuite été libéré.

 

Pour information des policiers américains et internationaux, il importe de rappeler que les artistes rock ont souvent l'apparence de clochards et que cela n'en fait pas de dangereux terroristes pour autant. A décharge pour la flicaille, il semble quasi impossible aujourd'hui de distinguer un artiste rock en vadrouille d'un clochard, rien ne les différencie vraiment. Comment en effet faire le distingo entre Shane Mac Gowan, Bonnie Prince Billy, Mark E. Smith,Jackson C. Frank (réellement clochard pendant 20 ans et mort heureusement), Dan Treacy (itou), Pete Doherty de retour de soirée, Amy Winehouse et une vraie et pure cloche non créative de chez cloche ? Si la police ne peut rien y faire, c'est bien aux rockeurs d'assumer la responsabilité de leur look menaçant, de leurs états d'ébriété et de prendre les précautions nécessaires pour ne pas être pris pour n'importe qui. Retour sur les 5 règles à respecter lorsqu'on est une star qui ressemble à une cloche et qu'on ne veut pas se faire coffrer.

 

axl rose1. Afficher des signes de richesse ostentatoires en toutes circonstances
Rien de tel pour éviter d'être pris pour un quidam, une Rolex Séguéla, une chevalière (comme Mark E. Smith) ou un blouson de cuir qui vaut 5 fois le SMIC, sont de bons moyens même bourré, louche et décalqué de n'être pas confondus avec une épave des rues. Le plus : vous ne serez pas tabassé. Le moins : les flics sont animés comme les petites frappes d'une haine de classe. Ils vous mépriseront 2 fois plus.

 

2. Inspirer la peur
Conseil non testé si ce n'est dans le milieu du rap et dans des circonstances occasionnelles. Si vous êtes suffisamment impressionnant (baraqué), violent, il est probable que les flics n'oseront pas (ils marchent généralement par bandes de 2 sur des délits mineurs) vous arrêter. Le plus : impunité. Le moins : risque majeur s'ils appellent des collègues.

 

amy winehouse3. Se faire systématiquement accompagner par un larbin en costard
Sans aucun doute le meilleur moyen d'éviter les ennuis. Pourquoi est-ce que les artistes cloches s'estrivent-ils à semer les gars en costard et autres accompagnateurs chaperons sobres que les maisons de disques (ou parfois eux-mêmes) salarient pour régler leurs problèmes personnels ? Ces types sont impeccables pour absorber les emmerdes à votre place, vous empêcher de faire n'importe quoi et donc éviter les interpellations. Le plus : imparable. Le moins : il faut être un artiste renommé pour avoir un bon larbin. Attention : se faire accompagner par un larbin qui a l'air d'une cloche (ex : Doherty et Wolfman) est pire que d'être seul.

 

4. Eviter de transgresser trop ostensiblement la loi
Facile à dire mais pas facile à faire. Pas de drogue, d'alcool sur la voie publique, de conduite sans permis, d'insultes, de bagarre au couteau devant chez soi, d'agression de journalistes, de tabac au volant (?), de défonce, de balade solitaire dans un parc un soir de pluie dans une petite ville bourgeoise..... Le code pénal résume assez bien ce qui peut vous être reproché. Avant d'être rockstar, étudiez-le à fond, cela vous sera utile. Le plus : vous serez libéré plus vite. Le moins : c'est franchement pas drôle d'être straight. Autant faire de la variété.

 

5. Se promener en permanence avec 2 ou 3 albums/singles (de préférence les plus connus et populaires) dédicacés à offrir aux policiers
Les policiers sont des êtres humains. Si vous êtes suffisamment célèbre pour avoir enregistré un tube, ils le connaitront probablement (ils passent leur vie en voiture à écouter la radio) et vous montreront plus d'égard. Comme tout le monde, ils sont épatés quand ils rencontrent des célébrités et surtout quand celles-ci ont un cadeau pour eux. Le plus : se trimballer avec des 33 tours ou des CD dans la poche de son blouson aviateur, ça craint. Le moins : enlever le sachet d'herbe ou de coke coincé entre les 2 CD avant de les sortir de la poche. Attention aux accusations de corruption de fonctionnaires qui agraveraient votre cas.

 

(6. Se raser de près : d'après les statistiques, 70% des artistes rock qui se font arrêter par la Police ont une barbe de plus de 2 jours. Les 30% restants sont assurés par Doherty et Vinhouzzzze. Rasée de près, n'importe quelle star du rock fait diminuer considérablement ses chances d'être arrêtée. ).

 

BONUS - Conseil à Bob Dylan pour son arrestation française : se faire passer pour Hugues Aufray)

 

Voir aussi
- En vidéos : Woodstock vu par 10 artistes




2000-2009, une décennie dans le rétro : N*E*R*D* - Lapdance (2001)

Posté par 2goldfish le 02.09.09 à 16:35 | tags : rock, 2000-2009, hip hop, vidéos musicales, top

A priori, "Lapdance" part dans la course avec de sacrés handicaps. Pharell Williams qui essaie de jouer les durs, qui peut y croire ? On peut considérer les paroles comme affligeante : comparer les politiens à des strip-teaseuses, c'est le degré zéro du commentaire politique. Et puis le rap de Lee Harvey en featuring est non seulement  misogyne, il est aussi assez médiocre.

Pourtant il y a ce gros riff de guitare,le"Walk This Way" d'une génération. Tournez le comme vous voulez, Pharrell peut pour vous être un insupportable poseur ou le type le plus cool de la planète, il faut faire face au fait : en 2001 aucun disque de hip hop ne rockait autant (et bien qu'on n'ait pas le verbe pour le dire, l'inverse est tout aussi vrai). Lapdance est surement une chanson totalement fausse : Pharrel Williams n'est ni un dur, ni un violent, ni un rockeur. Et alors ? Au même moment sortait le premier album des Strokes et la presse rock s'amourachait d'un fils de millionaire. Qui ça intéresse, l'authenticité ? Une strip teaseuse professionelle n'est jamais "sincère", elle n'en est pas moins efficace.

 




Dirty Projectors à la Maroquinerie, des places à gagner

Posté par LovelyRita le 02.09.09 à 09:43 | tags : youtube, agenda, pop, concours

DIRTY PROJECTORS EN concert à la maroquinerie en septembre 2009Les Dirty Projectors sont les leaders parmi d'autres d'une nouvelle scène pop américaine créative et décomplexée. Aux côtés de formations telles qu'Animal Collective pour en citer une qui a fait l'actu cette année, le groupe emmené par Dave Longstreth a sorti cette année un album de folie douce, Bitte Orca, et sera en concert le 9 septembre à la Maroquinerie.

 

Après Rise Above sorti en 2007, le groupe s'est donc attelé à la suite, à ce Bitte Orca nourri en labo, conçu par le cerveau Dave Longstreth avec une approche quasi scientifique et qui pourtant contient une dose de pop. Une musique juste un peu tordue, aux structures pas forcément évidentes et qui a ses moments de pure groove ("Stillness Is The Move") ou de contemplation ("Two Doves"). Un côté un rien arty et bricolo qui devrait prendre toute son ampleur sur scène à Paris le 9 septembre. Fluctuat vous fait gagner des places pour ce concert à la Maroquinerie.

 

 

 

 

 
 

 

Lire les chroniques de Bitte Orca et de Rise Above




Viza Ouf ! à Perpignan : plus ouf que le off !

Posté par Maxence le 01.09.09 à 16:35 | tags : agenda, rock, punk, électro

La plupart d'entre vous, lecteurs de Playlist, connaissez certainement Visa pour l'image, festival de photojournalisme de renommée internationale qui se tient depuis 21 ans à Perpignan, capitale des Pyrénées-Orientales. La manifestation accueil on s'en doute, de nombreux amateurs de photos, mais aussi des journalistes et des photographes professionnels, des rédacteurs en chef et des patrons de presse ou d'autres médias, bref, tout un monde, relié de près ou de loin à l'activité de photographe en relation avec les évènements plus ou moins médiatiques qui secouent notre monde.

 

Ce que vous connaissez certainement moins j'en suis sûr, c'est Viza Ouf !, une initiative pluridisciplinaire née des cogitations d'une joyeuse bande d'allumés, parmi lesquels on compte de nombreux animateurs de la vie culturelle de la cité catalane (disquaires, artistes, étudiants, professionnels du spectacle, etc.). Evidemment, Visa pour l'Image comporte bien un "off", pendant initialement "non officiel" du festival régional (et actuellement géré par... les officiels du festival !), mais selon les supporters de Viza Ouf !, ce off qui n'en est pas vraiment un, est bien triste, pas indépendant et pas assez "ouf". Ce en quoi ils ont parfaitement raison.

 

"Et que vient faire la musique là-dedans ?", vous demandez-vous bien légitimement. On y vient, on y vient. Partant du constat que ce grand raout culturel dans une ville pas vraiment active hors de la période des vacances (exception faite de quelques évènements annuels) est l'occasion de faire profiter tout le monde, Perpignanais comme visiteurs, des plaisirs de la culture à la Catalane, les initiateurs du projet Viza Ouf ! ont décidé de mettre la main à la pâte pour concocter un festival pluridisciplinaire au programme duquel la photo rencontrera les autres disciplines tout en profitant des douces soirées du mois de septembre pour faire résonner la ville de toutes les musiques possibles ! (Les soirées étant sous ces latitudes, l'une des attractions de ce festival).

 

C'est ainsi que depuis le samedi 29 août, le Viza Ouf! nouveau a "officiellement" (si l'on peut dire) ouvert ses portes avec un lancement en feu d'artifice parrainé par Pascal Comelade (rien que ça !) et de nombreux autres groupes dispersés dans toute la cité. Slam, hip hop, folk, rock, raï, post-punk, dub, électro..., Perpignan peut s'enorgueillir de compter en son sein des formations variés qui animeront la ville durant toute la première quinzaine de septembre, présentant en plus de la musique, "un aperçu le plus complet possible de toutes les activités culturelles et artistiques" offerte par la ville.

 

Ceux qui passent dans la région pour le Festival et ceux qui y vivent, peuvent justement avoir un "aperçu complet" de la programmation de ces 15 jours de folie en se connectant sur le très beau site de Viza Ouf !




Radiohead joue Creep à Reading

Posté par 2goldfish le 01.09.09 à 10:46 | tags : live, videos musicales, news, rock, rigolo, uk

Ce weekend pendant que leurs congénères d'Oasis jouait à la bagarre dans les coulisses de Rock En Seine, Radiohead surprenait son public à Reading en ouvrant son concert avec "Creep", tube que le groupe a pourtant longtemps renié et qu'il ne joue plus qu'en d'éparses occasions.

 

Dans la vidéo, on peut voir le public ravi chanter en choeur "whatever makes you happy / whatever you want / you're so fucking special"... Pourtant par la suite, le public n'a cependant pas vraiment eu ce qu'il voulait puisque le groupe a passé l'heure suivante à lui montrer combien il avait évolué depuis 1992. Selon le reporter de The Independent : "...sur des chansons comme "All I Need", Radiohead se mue en un quintet de jazz moderne. Le groupe sort les xylophones, les cymbales sont jouées à la brosse et Thom Yorke se fait crooner, parvenant ainsi à disperser la foule au point que j'aurais presque pu marcher jusqu'au chanteur".

 

Bien sur s'il n'avait pas été si occupé à chanter de tous ses poumons, le public aurait remarqué que Yorke chantait "Creep" comme si on l'y avait forcé, un pistolet sur la tempe. L'intention du groupe était clairement de se débarrasser du public "casual" en évacuant d'entrée le tube qui aurait pu les faire rester pendant un set entrecoupé de morceaux mollassons. Et au passage se moquer ironiquement de cette partie du public qui ose trouver le dernier album ennuyeux.

 

Traiter son public avec condescendance à un festival et repartir avec une somme faramineuse dans les poches, je crois qu'en termes rock on appelle ça de l'intégrité artistique. J'ai bon ?

 





Soir 3 : excellent final pour Rock en Seine

Posté par L.Rimondi le 01.09.09 à 09:53 | tags : rock, live, uk, rock en seine, pop

Dimanche 30 août, dernier jour du festival. 97 000 personnes auraient, selon les organisateurs, foulé les pelouses de Saint-Cloud ce week end (contre 76 000 en 2008) et le dimanche est la journée où il est le plus difficile de circuler. Focus sur 2 têtes d'affiche : MGMT et The Prodigy, avec un détour sur les Klaxons.



Très attendu, MGMT et ses sons psychés des années 70, inspiré du rock fin 90's, a emballé le foule en fin d'après-midi, ravie de revoir The Management en France. Malgré les douces montées et les crescendos lançinants et planants, le groupe originaire de Brooklyn s'avère quelque peu décevant sur scène. Andrew VanWyrgaten en t-shirt blanc moulant n'a pas l'air bien à l'aise et le show n'est pas au rendez-vous, sans pour autant entamer les qualités dancefloor de MGMT. Le groupe n'a pas terminé d'écrire son second album mais n'hésite pas à présenter quelques nouveaux morceaux, qui sonnent plus classiquement pop. A vérifier en 2010...



Le temps que la nuit tombe, sur les Klaxons, excellent groupe de rock anglais à la personnalité sonore déjà bien affirmée malgré ses deux ans d'âge. Le chanteur, s'il est très jeune, n'en possède pas moins de charisme. Entre deux morceaux, entre pop indie et électro, définitivement rock, Jamie Reynolds fixe, impassible, un public qui fait le plein d'energie après ces 3 jours. Résultat : la pression monte et le public en redemande.



Retour à la Grande scène. Le terre plein est envahi et le public se presse. L'electro possède un visage. Deux, même : Keith Flint et Maxim Reality. The Prodigy, à la hauteur des attentes, livre une presta carrée et très pro. Sur des lumières aussi hypnotiques que les yeux cernés de noir des deux diables de la techno rockisée, les big beat font danser, sauter, s'assoir (sur "Smack My Bitch Up") un public en transe au milieu d'une poussière de terre étouffante. The Prodigy, brutal et violent, assure toujours sur scène, et a essentiellement joué son ancien répertoire, devenu symbole d'une époque.

 






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