Playlist : blog musique

Archives > Octobre 2009

Lil Wayne est un gâteau

Posté par 2goldfish le 31.10.09 à 10:27 | tags : hip hop, rigolo

 

On attend toujours Rebirth, Tha Carter IV, T-Wayne et le reste de la demi douzaine d'albums que Lil Wayne a promis d'ici la fin de l'année mais peu importe la musique, Lil Wayne est un gateau.

 

Réalisé spécialement pour l'occasion par une patisserie de luxe de Beverly Hills, ce gâteau aux dreads de réglisse sera le clou de la fête des 14 ans d'Ireland, la fille de Kim Bassinger et Alec Baldwin. On rêve d'avoir des photos du moment surréaliste où le rappeur sera découpé en morceaux pour être mangé par de riches gamines d'Hollywood. On est seulement déçu que, selon toute vraissemblance, on ait fait un gâteau Lil Wayne et ce n'est même pas un space cake.




General Elektriks : Frénésie mélodique

Posté par Maxence le 30.10.09 à 16:32 | tags : électro



RV Salters de General Elektriks, c'est un peu notre Andy Meecham (le "commander" de The Emperor Machine) à nous ! Fondu de synthés antiques, toqué de machines à sons aussi mythiques qu'analogiques, le Français voue un culte à tout ce qui vibre, bourdonne, ronronne et résonne. Mais la ressemblance avec le leader de The Emperor Machine s'arrête là. Quant l'Anglais nous fait le coup du giallo disco en inventant un mix quasi-unique (et imaginaire) de Giorgio Moroder jammant avec Dario Argento, General Elektriks lui, plonge dans les racines hip hop et pop de l'electro.



Sur Good City For Dreamers, son dernier album, le frenchy met à profit les leçons qu'il a retenues de son passage au sein du Quannum Collective, (le crew de Blackalicious, Lyrics Born et... DJ Shadow tout de même !) et sur le label desquels est sorti son premier disque en tant que membre d'Honeycut, groupe qu'il drive justement avec Blackalicious.



Les amoureux du ronron des vieilles bécanes synthétiques, mais aussi de clavier affolant et de soul, risquent d'hoqueter de bonheur à l'écoute des mélodies, là sautillantes, ici plus sombres et lyriques, de Good City For Dreamers, et si le clip gentillet (et drôle aussi) de "Raid The Radio" ne laisse pas forcément présager d'un album tout en profondeur, en funk souple (RV Salters en remontre aisément au cabotin Jamie Liddell et avec un naturel assez fou il faut bien le dire !) et en harmonies pop à la fois évidentes et audacieuses, faites un peu confiance à vos oreilles, laissez les trainer sur Good City For Dreamers.

 



En prime (et en streaming), "You Don't Listen", un morceau qui illustre parfaitement mon propos : bourdonnements, profondeur, harmonie... allez-y, c'est du bon !

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Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20

Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : label, électro, agenda, anniversaire, live, news, vidéos musicales, youtube

Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.

 

Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.

 

Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme de Pure Warp le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.

 

 

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Les Foo Fighters en live... sur Facebook

Posté par Shangri La le 30.10.09 à 12:10 | tags : usa, rock, live

Pour célébrer les 15 ans d'existence du groupe et la sortie de leur compilation Greatest Hits, les Foo Fighters offrent à leurs fans un concert à suivre en live sur internet. Pas grand chose à voir cependant avec la démarche de U2 le week-end dernier, qui avait retransmis en temps réel sur YouTube leur concert de 97 000 personnes au Rose Bowl Stadium de Los Angeles. Dave Grohl et sa bande ont choisi une option bien plus low-key, en décidant de jouer en direct de leur propre studio (le Studio 606), sans public. La performance sera retransmise sur leur "Fan Page" Facebook.

 

S'ils n'ont pas indiqué quelle sera la technologie utilisée, il est fort à parier qu'ils feront appel à la Live Stream Box que le réseau social avait lancé en juin dernier. Mise en place pour la première fois à l'occasion de l'inauguration d'Obama, elle permet aux personnes connectées sur la page en question d'avoir accès à une vidéo en streaming live, mais aussi de poster des commentaires en temps réel, et donc d'interagir entre eux et si l'évènement le permet, avec ce qu'ils voient à l'écran. C'est en tout cas ce qu'ont promis les Foo Fighters, en invitant leurs fans à communiquer avec eux via Facebook et Twitter pendant le concert. Pour voir l'unique date des Foo aux Etats-Unis avant que Dave ne retourne à sa batterie au sein de Them Crooked Vultures, branchez-vous sur leur page cette nuit aux alentours de 3h du matin, décalage horaire oblige.

 

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Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed Champion

Posté par 2goldfish le 30.10.09 à 09:41 | tags : uk, pop, electro, videos musicales

En tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.

 

Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.

 

Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.

 

 

 




Comment l'industrie du disque extorque les internautes

Posté par 2goldfish le 29.10.09 à 17:16 | tags : music biz, news


Le site Torrentfreak a récemment mis la main sur un powerpoint de présentation de Digi-Rights Solutions, une entreprise allemande qui propose aux détenteurs de copyright en Allemagne et au Royaume Uni de "défendre leurs droits" en employant des méthodes pour le moins discutables.

 

Dans le powerpoint, les gens de DRS expliquent qu'ils ont développé un logiciel qui repère de façon automatique les téléchargments illégaux et envoit une demande de paiement au pirate présumé. Ce paiement s'élève à 450€ par fichier. 25% des internautes contactés prendraient peur et paieraient sans poser de question. DRS garde 80% de l'argent collecté ainsi, reversant le reste (90€) à ses clients. DRS promet de contacter 5000 internautes par mois et par titre et de rapporter ainsi 112 500€ à chaque client, soit l'équivalent de ce qu'ils gagneraient en vendant 150 000 titres sur iTunes.

 

Tout ça est dans la présentation envoyée aux professionnels de l'industrie : DRS explique clairement qu'il y a plus d'argent à se faire en poursuivant les fraudeurs qu'en vendant légalement de la musique. Bien sûr, cette pratique a un nom, on appelle ça de l'extorsion. C'est comme si un disquaire laisssait ses clients partir sans payer pour ensuite envoyer chez eux deux porte flingues qui vous feraient vider votre compte en banque. C'est illégal, mais ça n'empêche pour l'instant pas DRS de voir son business fleurir dans deux pays européens, et ils ne seraient pas les seuls à pratiquer, parait-il.

 

Et à votre avis, quel pourcentage de l'argent extorqué va aux artistes ? Sans trop s'avancer, on parierait sur quelque chose entre nib et peau d'zob.




Hecuba, musique curieuse, en concert en France

Posté par LovelyRita le 29.10.09 à 14:57 | tags : agenda, électro, vidéos musicales, live

Notre découverte ovniesque de cet été, Hecuba, se fend cet auntomne d'une tournée européenne, qui s'arrêtera le 6 novembre à Paris, au Panic Room. Album révélation de cette rentrée, avec Paradise, tube de l'été 2009 avec "Suffering", le groupe revient aussi avec un nouveau clip, celui de "The Magic".



On vous a déjà retracé l'histoire de ce duo implanté à Los Angeles et signé sur le label Manimal Vinyl, qui a sorti cette année son premier album Paradise. Isabelle Albuquerque et Jon Beasley ont donné naissance à Hecuba, groupe arty à l'avant-garde de l'électro. De titres mutants ("La Musica", "Paradise"), au tube pop ("Suffering"), le duo explore les terrains électro, pop, disco pour un résultat hybride et curieux. A voir le 6 nov à Paris, au Panic Room, le 5 à Dijon et le 7 à Metz dans le cadre du festival Les Musiques Volantes.

 

Les deux musiciens ont aussi la bonne habitude d'accompagner leurs singles de très belles vidéos, revendiquant toujours un univers particulier et convoquant références en tous genres. Après les avoir vus en rockeurs fifites dans le clip de "Suffering", Isabelle et Jon se projettent, pour "The Magic", dans une villa au designe luxueux et dans un futur peu rassurant : elle dans la peau d'une femme désoeuvrée, lui en larbin.

 

Lire la chronique de Paradise et l'interview avec Hecuba

 

 




Bye Bye Bayou : LCD Soundsystem s'offre une reprise d'Alan Vega

Posté par Maxence le 29.10.09 à 09:40 | tags : cover, news, électro, funk
lcd soundsystem

 

" J'ai une relation malsaine avec les paroles de James Murphy. Je peux déclarer sans honte que je suis capable de réciter ses textes par coeur et j'affirme que chaque piste de LCD Soundsystem est capable d'aliéner toute personne qui s'y intéresse (en gros tout le monde). J'ai presque pleuré de joie quand Murphy a annoncé qu'il travaillait sur son nouvel enregistrement, et j'ai sangloté à nouveau quand j'ai su que sa première sortie serait une reprise d'un morceaux du premier album d'Alan Vega, qui est pour moi l'un des plus influents artistes de tous les temps ".

 

Voilà en quelques mots ce que déclarait il y a peu un blogger anglais sur son site. On ne sait pas ce qu'Alan Vega lui-même a pensé à l'annonce de la sortie de "Bye Bye Bayou", titre issu de son premier album solo éponyme de 1980 et premier single à paraître le 7 novembre, qui annonce la sortie en mars 2010 du prochain LCD Soundsystem, mais on ne peut que partager l'enthousiasme un peu bitchy du critique amateur britannique. James Murphy nous donne bel et bien des orgasmes auditifs !

 

Alors c'est peu dire que l'on attendait ce morceau, un morceau, n'importe quel morceau, pourvu que James Murphy, "The Murph", nous donne notre content de rythmes à la fois robotiques et nonchalants, de textes ironiques et de références à toutes les musiques qui nous font vibrer, du disco au krautrock en passant par le post-punk et le punk-funk.

 

Avec ses presque 8 minutes hypnotiques, son rythme ultra-répétitif, son texte annoné d'une voix éteinte et ses effets spéciaux inquiétants ("woof, woof, woof" font les hélicoptères), "Bye Bye Bayou" semble vouloir incarner la quintessence du "Soundsystem de LCD" version 2009, et il existe un mot pour ça : addictif ! "Repetition, repetition, repetition, the only way to transcend life and reality", comme je l'écrivais il y a peu sur Facebook (et oui, moi aussi, rrmhmmh, mais passons...), soit tout ce que l'on aime chez ce groupe et qui nous fait déjà saliver en pensant à l'album à venir.

 

En attendant, après une offre de téléchargement gratuit proposé par Murph' lui-même sur le site officiel du bonhomme (et malheureusement rapidement épuisée puisqu'initialement limitée à 200 downloads), il est à nouveau possible de trouver le titre en mp3 de bonne qualité puisque le leader maximus de LCD Soundsystem l'a proposé au webzine Pretty Much Amazing, for free ! Enjoy !

 

En écoute en streaming : "Bye Bye Bayou" par LCD Soundsystem.

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Excepter, un DVD et une poignée de remixes

Posté par Maxence le 28.10.09 à 17:07 | tags : électro, vidéos musicales, news

 

Cela faisait un petit moment que l'on n'entendait plus parler des New Yorkais allumés d'Excepter, le groupe free-form électronique mené par le quasi-gourou John Fell Ryan.

 

De retour fin 2009 sur Paw Tracks, le label de Panda Bear, ceux-ci annoncent la parution d'un nouvel EP doté d'une magnifique pochette, Black Beach. L'intégralité de cette oeuvre (car c'en est une) inclut un DVD présentant une performance du groupe réalisée en plein air à Big Sur (lieu mythique de la culture beat et alternative US en général, depuis plus de 50 ans) produit par Harrison Owen. Des bonus vidéos présentent également un concert complet d'Excepter à Los Angeles.

 

La bande son du DVD sort séparément en vinyle édition limitée, le tout étant accompagné d'une étrange vidéo dont on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'un teaser pour présenter l'ensemble de cette production iconoclaste ou d'un vrai clip. "Castle Moro", premier morceau issue de Black Beach, est un mélange typiquement "Excepterien" d'ambient rampant, de field recordings zarbis, de rythmes profondément hypnotiques et de transe immobile. Mais l'ensemble est porté, cette fois, par une apaisante ambiance post-estivale. A la fois zen et solitaire, "Castle Moro" évoque un souvenir de vacances mélancolique, une épave de musique abandonnée sur la plage par un musicien fatigué, un état que soulignent merveilleusement les images du groupe dans un esprit do-it yourself bienvenu en ces temps de surenchère d'effets spéciaux et de néons rutilants.

 

 

 

D'un autre côté, Excepter reste toujours aussi imprévisible avec la sortie simultanée d'une poignée de remixes explosifs, dont un de JG Thirlwell alias Foetus, un autre de Jack Danger (Meat Beat Manifesto) et pour finir, cerise sur le space-cake, de Chris Carter et Cosey Fanni Tutti, un symbole vivant et une égérie, pionniers de la new wave, tous deux désormais quinqua (héé oui) des fameux C.T.I., Chris & Cosey, et surtout Throbbing Gristle.

 

La vidéo de "Shot Ring" issue de Debt Dept en désappointera plus d'un. Il faut bien attendre 1 minutes et demi pour retrouver un peu d'Excepter dans ce gloubiboulga techno indus, mélangeant l'electro post-acid house fleurant bon la rave des 90's et l'inclassable dub-rock industriel du combo de Brooklyn. L'ensemble est bien évidemment bizarre, tout comme les sont Carter et Cosey. Leur rencontre avec les foldingues d'Excepter ne pouvait donner que quelque chose qui le soit plus encore.

 




Rammstein joue à Dick in a Box

Posté par 2goldfish le 28.10.09 à 13:50 | tags : rigolo, metal, rock, news

Le toujours très fin groupe de métal allemand Rammstein (leur nouveau single, "Pussy", sort accompagné d'un clip interdit aux moins de 18 ans) a décidé d'offrir à ses fans les plus fortunés quelque chose de spécial dans la version deluxe de leur nouvel album Liebe Ist Für Alle Da : un CD bonus, bien sûr, mais aussi des menottes et... des reproductions en plastique des sexes de chacun des membres du groupe, ainsi qu'une bouteille de lubrifiant au cas où vous n'auriez pas seulement envie de les contempler.

 


 

Le coffret coûte 275 euros et n'est disponible qu'en quantité très limitée. Il n'en reste que 7, alors si vous hésitez, n'hésitez pas trop longtemps, c'est sans doute une occasion unique de mettre la main ou ce que vous voulez sur ces futurs objets de collection. Et puis le fabricant précise aussi que le coffret contient plein de surprises. On n'ose pas imaginer. On n'ose même pas plaisanter. Rammstein, c'est vraiment un groupe qui fait peur.




Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des Strokes

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 11:42 | tags : news, vidéos musicales, rock, usa, pop

Après Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.

 

Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.

 




En vidéo : This Is Steve, dans la peau de Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 09:40 | tags : pop

La mort de Michael Jackson a entraîné dans son sillon une multiplication à perte de sosies, certains, fans de la première heure et déjà en activité depuis longtemps, d'autres plus intéressés par le business attenant à la marque MJ. Parmi cette foule de sosies, Steve Mickson, actif depuis le début des années 90, continue à sa façon, de faire vivre la légende en France. Fluctuat a choisi de le suivre, caméra à la main pendant 24h.

 

Depuis le décès de la star, Steve Mickson ne chôme pas...pas un week-end sans que ses services ne soient loués le temps d'un mariage ou d'un anniversaire. Si son activité a redoublé depuis juin 2009, Mickson est devenu sosie dans le courant des années 90. Sosie par amour pour la star et conscient de ne pas lui arriver à la cheville, il poursuit aujourd'hui son activité pour prolonger l'oeuvre du musicien et continuer à donner du "bonheur aux gens". Domicilié à Epernay, Mickson fait à présent le tour de France... on l'a suivi chez lui, se préparant avant de "monter sur scène" lors d'un mariage il y a quelques semaines.

 

Portrait émouvant d'un sosie de Michael Jackson, c'est This Is Steve, à voir ci-dessous en vidéo.

 

 
 
Dans les salles depuis aujourd'hui, This Is It, le film événement sur Michael Jackson.
 



Une version inédite de la pochette de Sgt Pepper

Posté par Shangri La le 27.10.09 à 16:22 | tags : uk, rock, pop

La pochette du Sergent Pepper's des Beatles : sa pléthore de stars de l’époque en carton taille réelle, les Fab Four tout en moustache et vestes militaires aux couleurs de l’arc-en-ciel, ses couronnes de fleurs… Lorsque John Tefteller, un collectionneur américain, tombe sur une des pochettes les plus célèbres de la pop musique en fouillant la collection d’une veuve, il s’apprête à remettre l’album à sa place, avant de l’examiner une deuxième fois. « J’ai regardé de plus près, et là, je me suis dit wow, wow. Attends une minute. Y’a pas de Beatles là. Qui sont tous ces gens ? » .

 

 

Lorsqu’il interroge la veuve concernée, il apprend qu’il s’agit d’un exemplaire qui avait été donné à son mari à l’époque où il travaillait chez Capitol Records, et que les visages sur la pochette sont ceux de dirigeants de la maison de disque. John n’a jamais entendu une histoire pareille, mais la pochette ne semblant pas être une reproduction bateau, il part avec toute la collection sous le bras, et s’empresse d’appeler son pote Stan "the Beatleman" Panenka.

Celui qui s’était auto-proclamé "fan numéro 1 des Beatles" alors qu’il n’était qu’un gamin est le genre de type qui a de la suite dans les idées : il détient aujourd’hui la plus grande collection d’album des Liverpuldiens. Et Stan le spécialiste toutes catégories avait évidemment entendu parler de cette version de la pochette ; deux exemplaires auraient été vendues il y a 20 ou 30 ans, mais cela fait bien une dizaine année qu’aucune n’a refait surface.

Les deux collectionneurs estiment qu’il y aurait une centaine de pochettes version « cadres de Capitol Music », compte tenu du prix de production de l’époque. Impossible donc de déterminer sa valeur, mais Panenka l’a évidemment acheté, et l’album a rejoint sa collection estimée à 1 million de dollars qu’il garde bien au chaud dans le coffre de sa banque. Avis aux amateurs : il cherche un acheteur unique pour la totalité de son butin depuis maintenant plus d’un an.




Chris Garneau et Jeremy Jay à la Maroquinerie, la pop US en vidéo live

Posté par LovelyRita le 27.10.09 à 12:01 | tags : usa, pop, vidéos musicales, live

D'un côté la pop précieuse de Chris Garneau, de l'autre le groove nonchalent de Jeremy Jay. Les deux musiciens américains étaient, début octobre, à la Maroquinerie à Paris. Retrouvez des extraits vidéos de ce concert.

 

Assez étonné de voir Chris Garneau en première partie de Jay, malgré les liens noués avec la France (sa seconde patrie), on profite de l'occasion de voir sur la même scène deux musiciens qui nous font aimer la pop américaine actuelle. Timide et réservé dans ses mots, Garneau s'expose beaucoup plus sur disque ou en live, tantôt seul ou accompagné d'un batteur (une nouveauté) et de sa fidèle violoncelliste. Auteur d'un nouvel album, El Radio un poil moins introspectif que son prédecesseur Music For Tourists, Garneau ouvre le concert avec le titre "Hands On The Radio", à voir en live ci-dessous.



Après ce set intimiste, Jeremy Jay prend la tengeante rock et nappe les titres de son dernier album en date, Slow Dance, de guitares là où l'attendait plus languide. En extrait vidéo "In This Lonely Town".

 




Le malaise de Morrissey inquiète

Posté par Myosotis le 27.10.09 à 09:42 | tags : news, pop, uk

Le roi de la pop anglaise a mis à nouveau un genou à terre. Alors que nous nous inquiétions déjà, il y a quelques mois, de l'état de santé de Morrissey, celui-ci, après une demi-douzaine d'annulations au printemps, avait pris un peu de repos pour, pensait-il, redémarrer en pleine forme son interminable tour du monde des Arenas, Ballrooms, Zénith et autres salles capitales. Après Years Of Refusal l'année dernière, l'ancien chanteur des Smiths, démarrait le 23 octobre une tournée anglaise sensée propulser sa nouvelle compilation, l'excellente Swords, en tête des charts anglais.

 

Malheureusement, et après une seule date et un concert que les fans ont trouvé décevant (Morrissey en petite voix, une setlist comme souvent contestée et offrant assez peu de surprises, un entrain écorné, un son médiocre mais de jolis jeux de lumière !), Morrissey s'est écroulé pendant son concert de Swindon. La vidéo du malaise est assez spectaculaire. Morrissey entre sur scène, souhaite une bonne soirée aux convives avant de se lancer dans un "Charming Man" affreux. Alors que la chanson s'achève, il s'avance sur le devant de la scène, vraisemblablement pour serrer quelques mains, et s'effondre lourdement.

 

La suite est dramatique : hospitalisation, rumeurs alarmistes pour que finalement un communiqué rassure la fandom. Morrissey souffrirait (à nouveau) de difficultés respiratoires, dont on ne connaît pas bien la gravité. Sorti le lendemain, il a annulé une nouvelle date mais pour le moment pas différé ses concerts londoniens. Après la campagne difficile du premier semestre, ce nouvel incident laisse planer les pires doutes sur le reste de la tournée qui devait repasser par la France en novembre. A 50 ans, Morrissey est-il encore capable de soutenir le rythme imposé par ses tourneurs ? A-t-il vraiment récupéré ? Ces incidents cachent-ils un mal plus sérieux qui mettrait en danger la suite de la carrière scénique du King of Mope ?

 

Habitué à se relever quand on ne l'attend pas et à se nourrir de l'adversité, il est probable que le Moz mettra bientôt tout le monde d'accord. La transparence n'étant pas son fort, gageons qu'il saura apporter des éléments de réponse au sceptique sur la scène du Royal Albert Hall qui l'avait vu renaître en 2002. "Losing in front of your homecrowd, you wish the ground would open up and take you down", chantait-il sur le sublime "Boxers". A Swindon, on y était presque.

 

Le malaise de Morrissey



La Flèche d'Or est de retour

Posté par Shangri La le 26.10.09 à 16:41 | tags : rock, agenda

En avril dernier, la salle parisienne de la Flèche d’Or fermait ses portes, après 4 ans de bons et loyaux et services. Malgré une forte mobilisation de la part des habitués de ce lieu de concerts unique en son genre, défricheur de talents sans égal dans la capitale, l’équipe avait jeté l’éponge face aux récurrents soucis de nuisance sonore et aux problèmes financiers, comme ils nous l’avaient indiqué à l’occasion d’un entretien. Six mois plus tard, la salle du XXème reprend du service avec une première soirée le 23 novembre prochain aux accents indie rock. Au programme : Evan Dando des Lemonheads, les Nantais d’Anoraak et le duo rock acoustique The Two. Les places sont désormais à 8 euros (avec consommation), et de nouvelles dates devraient bientôt être annoncées pour le mois de décembre.




The Drums, le revival surf music

Posté par 2goldfish le 26.10.09 à 14:22 | tags : rock, pop, usa

Dans notre liste des groupes à surveiller en 2009, nous avions mis en bonne position Surf City, un groupe de néo-zélandais qui joue de la surf music. Le groupe n'a rien fait, il n'y aura pas d'album avant l'an prochain personne n'en a parlé et on se demande tout de même un peu aujourd'hui qu'est-ce qui pouvait justifier un tel enthousiasme de notre part.

 

Bien sûr, avec The Drums, c'est totalement différent puisque ces revivalistes surf sont de Brooklyn et qu'ils ont presque déjà sorti un EP presque déjà hype. On y croit vraiment : "Let's Go Surfing" a une ligne de basse sautillante irrésistible, "I Felt So Stupid" intègre de façon assez maline des samples vocaux dans une new wave bondissante, "Down By The Water" est l'obligatoire morceau lent pour les moments où la planche de surf se retourne et leurs deux autres morceaux sur leur myspace sont tout aussi surftastiques.

 

Bref, il est tôt pour s'enflammer pour The Drums, et l'histoire nous a appris à être prudent, mais vous pouvez aller écouter "Let's Go Surfing" sur Radio Flu, c'est franchement pas désagréable si ce n'est que ça nous rappelle que l'été est bel et bien fini.

 

 

 




Donovan ne fait pas du psyché folk, non madame

Posté par Maxence le 26.10.09 à 10:08 | tags : hip hop, électro

 

Oubliez le gentil barde psychédélique des 60's ici. Donovan, c'est deux petits gars fondus de musiques black, électroniques ou non, qui écument les clubs et la scène depuis 2006.

 

 

Reconnus pour leur DJ set ultra-festifs, ils se produisent également avec les pionniers de Cassius, Moby, Princess Superstar, Metronomy, Teenage Bad Girl, Vitalic, et "French Touch 2.0" oblige, Justice. A l'instar de leurs ancêtres Daft Punk, leur musique remonte aux racines de l'electro, à l'époque où celle-ci se nommait encore "electrofunk", un dérivé du hip hop des origines lancé par Afrika Bambaataa dans les années 80 avec le fameux "Planet Rock", et n'était pas encore l'abréviation de tout ce que la musique produit d'électronique. Pas révolutionnaires pour deux sous donc, les deux Donovan (Nicolas Nekmouche et David Saïd) ne sont pas non plus des suiveurs, ils marchent à l'enthousiasme et à l'énergie communicative. Deux qualités qui les feront tourner entre 2006 et aujourd'hui, dans toute l'Europe mais également en Australie en 2008.

 

 

Avec Chord, leur premier mini-EP, ils montrent également qu'ils ont également su trouver un son original tout en restant dans le périmètre bien protégé de l'electro grand public. A la fois faciles et pointus, des titres comme "Bang", sont tout aussi idéal pour animer la bande son d'un mag culturel de qualité que pour danser sur les pistes du monde entier. Donovan c'est tout simple, mais finalement ça fait mouche à chaque fois.

 

 




Aeroplane : ça plane pour eux !

Posté par Maxence le 24.10.09 à 10:43 | tags : électro, pop
Le duo Belge Aeroplane aura mis un moment avant de réellement apparaître au grand jour (souvenez-vous, les allusions de l'ami Traske, qui les connait - personnellement - déjà depuis un bon moment), mais alors qu'ils sont invités à se produire le 04 décembre prochain aux mythiques Transmusicales de Rennes, difficile de faire l'impasse sur leurs productions.

 

A l'origine il y a deux ans d'un mini-hit dans le milieu néo-balearic (l'éponyme "Aeroplane" chez Eskimo Recordings en 2007), Vito De Luca et Stephen Fasano, sont désormais plébiscités par Sébastien Tellier (leur remix de "Kilometer" est certainement le meilleur que l'on ait offert au Français), MGMT, Cut Copy, Grace Jones, Au Revoir Simone, Lindstrom et même Robbie Williams (oui, oui... bof, bof, je suis d'accord), on ne compte plus les groupes réclamant leur version, edit ou remixes.

 

Partagé entre pop, italo disco et psychédélisme down-tempo, Aeroplane porte en tout cas bien son patronyme, transformant tout ce que le duo touche en hymne planant, tout synthés cosmic et guitares en volutes dehors. De Lucas et Fasano cultivent certes un éclectisme que certains leur reprocheront certainement aujourd'hui, mais qui place en tout cas le duo belge dans le peloton de tête des grands espoirs électro. A suivre donc... en attendant, en écoute et téléchargement, ce mix du duo offert par Flu' (tracklist sur le profil myspace des Belges) !

 

 






Vampire Weekend dévoile quelques nouveaux morceaux au Nouveau Casino

Posté par Shangri La le 23.10.09 à 15:50 | tags : usa, live, pop

Le deuxième album des garçons preppy de Vampire Weekend sort le 11 janvier prochain, mais ils ont su faire monter le buzz depuis quelques mois déjà. Depuis cet été, ils ont profité des quelques dates qui ont rythmé l’enregistrement de leur album pour offrir à leur public un avant-goût du tant attendu Contra, en jouant plusieurs de ses morceaux sur scène. Le public français avait notamment eu l’occasion d’en découvrir quelques uns lors de leur passage à Rock en Seine en août. Le 5 octobre dernier, la blogosphère s’agitait sur le sens d’un mystérieux compteur sur leur site officiel ; après des interprétations plus ou moins farfelues, on a pu découvrir avec une certaine extase le premier single en libre téléchargement, l’excellent "Horchata".

 

© Rod - Le HibOO

 

Apothéose de cette promo au compte-goutte : une série de concerts intimistes en guise de tour de chauffe avant la date de sortie fatidique, et l’inévitable tournée qui suivra. Après New-York et Londres la semaine dernière, les Vampire Weekend ont investi hier soir la scène du Nouveau Casino. Malgré l’heure tardive (concert prévu à 23h30, début sur les coups de 00h45), la file d’attente était celle des grands jours de la salle d’Oberkampf. Dans un Nouveau Caz plein à craquer et moite, les garçons ont immédiatement planté le décor : oui, vous alliez entendre une bonne moitié du futur album, et non, vous n’alliez pas être déçus. Le quator de Brooklyn nous a offert un savant mélange de nouveaux morceaux et de leurs tubes du précédent album éponyme, le tout au cours d’un set d’un peu moins d’une heure.

 

On a pu observer un public attentif aux nouvelles chansons, le plus souvent emballé (le refrain entêtant de "Cousins" n’a pas tardé à être repris en cœur), mais qui ne se déchaînait vraiment que sur les bon vieux hits ("A-Punk", "Cape Cod Kwassa Kwassa", "Oxford Comma" et les autres), interprétés à la perfection. Une setlist particulièrement bien dosée et rythmée par un Ezra Koenig en bonne forme, parlant dès qu’il en a l’occasion en français, un exercice dont il s’en sort bien mieux que la majorité de ses compatriotes, comme il nous l’avait prouvé avec sa reprise de "Ca plane pour moi" à la Cigale il y a un an. C’est à l’occasion du rappel que le tant attendu "Horchata" déboule, ou plutôt, arrive tranquillement. Le claviériste Rostam s’asseoit, un curieux petit clavier sur les genoux, et la chanson est lancée, pour une version un peu moins rapide que l’originale, mais définitivement sublime. Un ultime pogo sur "Walcott", il est presque 2h du mat’, et les happy few quittent la salle, conscients d’avoir eu la chance d’entendre une bonne moitié de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des meilleurs albums de 2010.

 

© Rod - Le HibOO

 

 




En images : avoir l'air idiot avec une guitare en dix leçons

Posté par 2goldfish le 23.10.09 à 12:23 | tags : rock, rigolo, metal

La guitare, c'est un instrument comme un autre. Pourtant, depuis les débuts du rock, on s'en sert sur scène comme une strippeuse se sert d'un mat. Qu'y-a-t-il donc de si phallique dans la guitare ?

 

Les pianistes ne peuvent pas faire grand chose, les violoncellistes sont assez limités dans leurs mouvements à part faire tourner leur instrument. Les saxophonistes, les batteurs, les DJ... Alors oui, c'est ridicule, de jouer de la guitare derrière sa tête, mais les autres membres du groupe aimeraient bien pouvoir en faire autant. Les mouvements de guitare, c'est un peu comme de l'air guitar, mais avec une guitare entre les mains (ou ailleurs, si vous êtes particulièrement créatif). Découvrez les gestuelles de guitariste les plus drôles.

 

 


 




Micachu passera-t-elle l'aspirateur à la Maroquinerie ?

Posté par LovelyRita le 23.10.09 à 10:12 | tags : concours, rock, pop, live, agenda, uk

micachu en concertC'est avec ce titre, référence au morceau "Turn Me Well" de la musicienne que l'on annonce avec plaisir la venue de Micachu à la Maroquinerie le 1er novembre. Auteur d'un très créatif Jewellery, Mica Levi de son vrai nom, s'est distinguée cette année par sa pop lo-fi faite, entre autre, avec tout ce qu'elle avait à portée de mains dans son appartement (batteur à oeufs, couverts et le fameux aspirateur).

 

Si on doute que la Londonienne se ramène avec un aspirateur sur scène, on compte sur elle pour avoir gardé de côté, pour ce concert parisien, un peu d'énergie et de fraîcheur de ses sessions d'enregistrements. Vue aux côtés de Speech Debelle sur le titre "Better Days" de la rappeuse, Micachu a notamment travaillé avec Matthew Herbert... qui d'autre que lui aurait pu produire son premier opus. Coup d'essai, coup gagnant avec cet album et avec les concerts que l'Anglaise a déjà donné cette année. Retrouvez ci-dessous en vidéo, un live, c'était au Point Ephémère (Paris) et filmé par Grandcrew... en attendant de pouvoir voir Micachu à la Maroquinerie le 01/11.

 

On vous offre également des places pour ce concert, dans la rubrique concours.

 

 




Danton Eeprom n'est pas à cheval sur les styles

Posté par Maxence le 22.10.09 à 17:03 | tags : électro, new wave

 

"Give Me Pain", le single pop et funky un rien vicieux du Français Danton Eeprom vient de sortir chez Infiné en 7" vinyle rouge, qui plus est ! Avoir aux prochaines Transmusicales de Rennes.

 

En tant qu'avant goût du délicieux album Yes is More à paraître en novembre, ce titre donne la dimension du talent d'un jeune producteur/musicien, grand voyageur, fin lecteur et remixeur remarqué (Au Revoir Simone, Simian Mobile Disco, Radio Slave), plébiscité par tout ce que la planète compte de DJ pointus et exigeants (voir le single "Grindhouse" avec Matt Edwards de Radio Slave) d'Optimo à Trevor Jackson.

 

Pop teintée de new wave, punk funk, hit electro minimale ("Confession of an English Opium Eater" plébiscité par Andrew Weatherall dès sa sortie !), duos audacieux (dont une reprise magnifiquement blanchie à l'os de "Lost In Music", fameux tube disco funk originellement écrit par Nile Rodgers et interprété par Sister Sledge, en compagnie d'Erika Forster d'Au Revoir Simone et un autre évoquant le Gainsbourg de "Je t'aime, moi non plus", avec Chloé), morceaux inclassables aux arrangements étranges mais pourtant évidents dés la première écoute, Yes Is More réussit là où le Land Of Truth de Krikor & The Dead Hillbillies nous avait étonné mais pas réellement conquis. Il laisse, de plus libre, court à l'imagination et au personnage que Danton ("de l'audace, toujours de l'audace") s'est forgé au cours des années dans les clubs. Une image que sa voix basse et ses tracks électro révolutionnaires (référence historique oblige, ceux qui suivent auront compris), identifie comme un croisement entre un Barry White maigrichon et un dandy fin de siècle à la De Quincey.

 

On pariera donc sur le premier album de ce Français originaire d'Aix en Provence installé à Londres depuis deux ans, qui, gageons-le, risque de faire beaucoup parler de lui dans les mois qui viennent !

 

En écoute : "Give Me Pain"

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Morrissey brandit son Swords de faces B

Posté par Myosotis le 22.10.09 à 12:05 | tags : pop, uk, youtube, rock
En réunissant cette collection de faces B (agrémentée, en édition limitée, d'un excellent enregistrement live en 8 titres capté en Pologne sur sa dernière tournée), Morrissey indique qu'il faut compter avec lui et sûrement qu'il est redevenu un petit poids lourd de l'industrie discographique. Morrissey vend des disques et remplit les salles. Il n'a quasiment jamais fait aussi bien en 25 ans de carrière.

 

Sur le plan artistique, les titres de Swords confirment ce que l'on savait depuis longtemps : les faces B de Morrissey sont souvent supérieures à nombre des titres qui figurent sur les albums principaux. Cela vaut d'autant plus que les derniers albums You Are the Quarry, Ringleader Of The Tormentors et Years Of Refusal, abritaient quelques morceaux décevants. Si la démarche reste hasardeuse (pourquoi continuer de vendre des singles dont l'intérêt réside dans les faces B si c'est pour les rassembler un an plus tard ? à qui s'adresse cette compilation ? Tient-on désormais à essorer les fans jusqu'au dernier centime ?), le spectacle est total et soutient la dépense.

 

Certaines chansons sont excellentes et parmi les meilleures enregistrées par le Moz depuis son retour en 2002. On ne va pas se lancer dans une énumération rébarbative mais "Ganglord", "The Never Played Symphonies", "My Dearest Love", "Friday Mourning" ou "Shame Is The Name" sont grandioses et impeccables pour différentes raisons (les textes, les mélodies, la classe ou la grandiloquence au choix ou ensemble). Le bizarroïde "Sweetie-Pie" fait un peu tâche là-dedans rappelant les heures sombres du spirite "Ouija Board" de la fin des années 80. "It's Hard To Walk Tall When You're Small" gagne la palme de la laideur rockab. On se demande aussi ce que vient faire l'ancienne reprise live de Bowie, "Drive In Saturday", sur ce disque mais elle est bonne à prendre parce qu'elle est très très réussie et un bon signe pour le futur : Morrissey n'a pas changé tant que ça depuis le temps où il animait depuis Manchester le fan-club des New York Dolls.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le chanteur revient en France en novembre avec Boz et sa bande de tatoués du biceps. Il sera à Paris le 12. On espère qu'il trimballera quelques raretés dans sa setlist et se présentera le glaive à la main.

 

Morrissey - Because of My Poor Education (Swords)



Kanye West + The Noisettes = Wild Young Heartbreak

Posté par 2goldfish le 22.10.09 à 09:32 | tags : usa, hip hop, pop

Il n'y a a priori rien en commun entre la pop chaleureuse des Noisettes et le RNB glacé du 808's & Heartbreak de Kanye West et le mariage des voix du dernier album des uns avec les instrus de l'autre réalisé par Mick Boogie et Terry Urban pour leur dernière mixtape semble n'avoir aucun sens.

 

A l'écoute de la mixtape, on se rend compte que... c'est bien le cas. Les Urban & Boogie auraient pu tirer n'importe quels autres noms de leur chapeau, les producteurs chargés des remixes (parmi lesquels Double O, 6th Sense ou Apple Juice Kid) ont de toute façon totalement réarrangés les beats de Kanye pour coller avec les vocalises de Shingai Shoniwa, la chanteuse des Noisettes. Rien ne prédisposait ces deux albums à se rencontrer et la mixtape n'en n'est que plus impressionante. Il n'y a vraiment aucune raison pour que ça marche si bien, si ce n'est que ces gars là doivent être plutôt doués.




En images : ces albums qui n'ont jamais vu le jour

Posté par Shangri La le 21.10.09 à 16:14 | tags : music biz, label, soul, rock, pop, hip hop, funk, en jpeg

Ce n’est pas une nouveauté : maisons de disques et artistes se retrouvent régulièrement dans des situations de conflit, où ils se chamaillent sur des sujets plus ou moins cruciaux quant à l’avenir d’un album : tracklisting, promotion, teneur des paroles. Dans le pire des scénarios, les différends sont tels que l’album en question ne voit même pas le jour, avec de fâcheuses répercussions sur une partie ou l’autre. Quand en 2000 un type de chez Columbia refuse à 50 Cent la sortie de son premier album, arguant qu’un artiste qui vient de se prendre 9 balles dans le buffet risque plus de devenir une source d’ennui qu’autre chose, il est fort à parier qu’il s’est mordu les doigts en voyant quelques années plus tard Get Rich Or Die Tryin se vendre à 12 millions de copies à travers le monde.

 

Plus tragique, le destin du rappeur américain Ras Kass, dont le 3ème album ne verra finalement jamais le jour pour de sombres histoires de fusion de labels, ce qui aura pour effet de mettre un coup d’arrêt à sa carrière : il n’a depuis sorti que des mixtapes, sombré dans la drogue et passé pas mal de temps derrière les barreaux. Mais les responsables de ce type d’échecs qui rendent fous les fans ne sont pas toujours les mêmes grands méchants de l’industrie musicale. Connus pour défendre leur patrimoine bec et ongles, les Beatles ont notamment empêché la sortie d’un best-of de titres exclusifs issus de différentes sessions d’enregistrement, qu’EMI a désespérément essayé de sortir en 1985 sous le nom de Sessions. Quoi qu’il en soit, entre les versions bootleguées disponibles sur le net et les morceaux casés sur des albums suivants, très peu de titres demeurent aujourd’hui introuvables, et souvent ces albums avortés ont donné une certaine aura à des chansons, comme le désormais célèbre "Andrew’s Blues" des Stones. Flu vous propose un petit tour d'horizon en images de ces albums jamais sortis.

 

 




Google Audio, un nouveau service de musique en ligne ?

Posté par 2goldfish le 21.10.09 à 15:12 | tags : web, news, geek
 
 
Selon Techcrunch, Google serait sur le point de lancer "Google Audio", un projet dont on ignore encore la nature exacte mais pour lequel le géant du web aurait passé des accords avec les quatre majors du disque, laissant supposer un service de téléchargement concurrençant iTunes ou, plus probablement, un service de streaming à la Deezer/Jiwa/Spotify.

Le service serait d'abord réservé aux USA, qui ne connaissent aucun de ces trois concurrents pour l'instant seulement européens. Là-bas, les sites de streaming gratuit les plus populaires sont Imeem et Lala, mais il fait peu de doute que Google parviendrait sans trop de mal à prendre leurs places. En Europe, même si Deezer et Spotify sont déjà bien implantés, l'arrivée future de Google est évidemment une grosse menace, surtout parce que Google préparerait une application pour téléphone mobile via son système d'exploitation Android. Pour l'instant, seul Spotify propose un vrai service de streaming à la demande, seulement sur iPhone, et le marché potentiel est énorme.

 

C'est surement pour ça que Google se lance comme dans tous les autres domaines de l'internet. Reste à savoir comment ils vont réussir à tirer profit de ce qui pour l'instant n'a été qu'un gouffre financier pour tous ceux qui ont essayé de s'y lancer ? Pubs audio ou simples images/adwords ? Des liens vers des téléchargements payants ?




Antipop Consortium : après la chronique, le clip !

Posté par Maxence le 21.10.09 à 12:10 | tags : youtube, hip hop, électro


On ne reviendra pas sur l'aspect futuriste du hip hop d'Antipop Consortium, on en parle déjà longuement dans la chronique que nous consacrons à Fluorescent Black, cinquième véritable album des new yorkais, et nouveau chef-d'oeuvre qui marquera certainement une fois de plus l'histoire du rap indépendant.

 

On profitera par contre de la sortie (attendue) de ce nouveau clip pour insister sur la reformation de ce combo mythique et sa redoutable efficacité. Si nous n'aurions pas forcément choisi "Volcano" comme single (le deuxième, entre parenthèse, puisque précédé par l'impeccable "Apparently" il y a un peu plus d'un mois), ni comme clip, impossible de nier que ce titre est emblématique du retour en majesté d'un trio majeur du hip hop américain (quatuor, si l'on compte la présence de leur indéfectible producteur, Earl Blaize). En image et en son, les quatres d'APC font preuves d'une synthèse toujours aussi efficace, la symbiose fonctionnant à plein sur cet hymne martial, chant et contre-chant, chacun y allant de son phrasé, son flow affuté, vif ou trainant, plus ou moins rythmé et influencé par les racines du genre (ragga, oldschool hip hop, slam) et ses perspectives (électroniques ! Toujours !)

 

Certain remarqueront également que le groupe creuse son esthétique véritablement post-moderne, mélangeant ancien et nouveau, en gros une fusion visuelle de Sun Ra, Parliament ou Herbie Hancock avec les néons débridés de Tron Legacy (celui du come-back, avec Daft Punk à la bande son) et des clichés, ici savamment détournés, du bon vieux Rn'B.

 

On concluera sur ces mots, un brin provocateurs : "Antipop Consortium, c'est un peu mieux que Kanye West non ?" ;-)

 




Liam Maher de Flowered Up meurt

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 10:06 | tags : uk, rock, cimetière

Avec la mort surprise de Liam Maher, c'est encore une petite partie de l'esprit Madchester qui s'évanouit. Flowered Up, dont nous avions parlé dans nos oubliés de la pop il y a assez longtemps, faisait partie des seconds couteaux de la scène baggy, ceux qui avec les Inspiral Carpets (un grade en dessous encore), avaient accompagné ou précédé le succès interplanétaire (anglais) de Primal Scream et des Happy Mondays.

 

Mondays du pauvre, les Flowered Up, originaires de Londres, n'avaient réalisé qu'un unique album, A Life With Brian, sacrément imparfait mais sacrément jouissif et attachant. Sautillant, grande gueule, shooté jusqu'au trognon, Liam Maher avait dans son jeune temps des allures de héros indie. Le groupe avait connu son heure de gloire avec deux titres étonnants : "It's On", tout bonnement superbe, et leur unique tube, un titre envoûtant de 12 minutes et quelques, appelé "Weekender" (coupé en 2 ici). Maher dont la mort n'a pas été expliquée encore avait signé en 2001 avec le label Poptones d' Alan Mc Gee mais n'avait jamais sorti aucun album sous cette bannière. En 2007, une tentative de reformation avait avorté lamentablement à la veille d'une série de concerts parce que l'un des membres du groupe s'était désisté. Ceux que ça intéresse peuvent aller jeter une oreille à l'édition rééditée en 2007 (?) d'A Life With Brian ou à un récent best-of du groupe. En attendant, it's off.

 


Flowered Up - It's On

 


Flowered Up -Weekender

 




The Declining Winter : mi-Hood mi-Lumière

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 08:43 | tags : rock, pop, electro

The Decling Winter - Video "Hey EFD" Instrumental
 

Rien de tel qu'un petit instrumental pour se remettre de l'arrivée de l'automne, préparer l'hiver et digérer la rentrée. The Declining Winter, le groupe formé par Richard Adams, la moitié de Hood, et quelques amis a mis en ligne il y a quelques jours un morceau tiré de leur récent mini-disque, sorti confidentiellement sur le label Home Assembly Music. Comme souvent avec les frères Adams, Haunt the Upper Hallways (le titre du disque) se passe de commentaires et de blabla. Des guitares, de la lumière, des clichés sépia et une bonne dose de mélancolie et voilà qu'on flotte entre ici et là-bas, la tête en forêt et le corps en ville, dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. Le titre éponyme est lui-même incroyable. Du côté du groupe maître, pas encore de nouvelles. Chris s'amuse toujours avec Bracken qui devrait sortir un nouvel album prochainement. Comme l'indique le site du groupe relooké au printemps, "the band is continuing its extended hiatus". Rien en vue donc si ce n'est d'obscures rééditions (en vinyl) de vieux enregistrements. Du Yorkshire, il semble que Hood est retourné à la clandestinité.

 

 


The Declining Winter - Haunt The Upper Hallways



Atlas Sound : L'été en plein hiver

Posté par Maxence le 20.10.09 à 18:12 | tags : électro, pop, rock

 

Logos, l'album d'Atlas Sound sort aujourd'hui ! L'occasion, évidemment, de parler de ce side-project de Bradford James Cox, chanteur du quatuor d'Atlanta, Deerhunter, dont c'est le deuxième album après Let the Blind Lead Those Who Can See but Cannot Feel paru en 2008 chez Kranky.

 

Personnellement, Deerhunter m'a toujours semblé surestimé. A cheval entre rock progressif "tape-sur-les-nerfs" et punk boursouflé, improvisation et j'm'en-foutisme (pour "foutage de gueule"), avant-garde et pop, ce groupe me fatigue alors que, connaissant mon goût pour le bizarre, il devrait me combler. Pourtant, je l'avoue bien humblement, la musique de Deerhunter m'est toujours passée par dessus la tête - et ce n'est pas faute d'avoir eu mon content d'expérience indie, ayant peu ou prou écouté tout le catalogue Kranky, Domino première période, Matador, Fat Cat, Thrill Jockey et autres promulgateurs post-rock de la première heure.

 

Reste qu'à l'instar de Noah Lennox et ses incursions solo sous le nom de Panda Bear que j'adore - alors qu'Animal Collective finalement, ne me touche pas des masses non plus -, j'ai un faible pour Atlas Sound, sujet de ce billet donc, et émanation solo du leader/chanteur des "chasseurs de cerfs" en question. Sur Logos, impossible de ne pas tomber amoureux des mélodies captives de Bradford James Cox ("The Light That Failed", "Shelia", "Quick Canal" feat. Laetitia Sadier de Stereolab, et bien d'autres). Toujours à moitié étouffées dans la brume (qu'on imaginerait aisément californienne, mais du nord cette fois, Oakland, San Fransisco), les chansons lo-fi et les bricolages électroacoustiques du bonhomme me touchent au coeur. Et comment faire plus beau titre que ce "Walkabout" magnifiquement interprété par Panda Bear justement ?

 

Harmonie de l'âme, morceaux qui nous fait vivre l'été en plein hiver ou "Teenage Symphony to God" volume 2, ce titre sonne comme si les Beach Boys de Pet Sounds s'étaient reformés et étaient retourné ensemble en studio pour découvrir les machines d'aujourd'hui sans savoir vraiment s'en servir ! "Walkabout" célèbre l'innocence éternelle de la pop, intemporelle - et toujours pareil - mais on ne s'en lasse jamais !

 

Titre à écouter : "Walkabout" (feat. Panda Bear):

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Dead Man's Bones, les Tim Burton du rock indé

Posté par Shangri La le 20.10.09 à 16:19 | tags : rock, usa, youtube

En 2005, l’acteur canadien Ryan Gosling rencontre à Toronto Zach Shields, le petit ami de la sœur de la fille avec laquelle il sort (vous suivez?). Ce qui n'aurait du être qu'une corvée mondaine débouche sur une belle entente, quand les deux réalisent au détour d'une conversation qu’ils partagent une passion pour le moins particulière : le train fantôme de Disneyland.

 

dead man's bonesL’ancien pensionnaire du Mickey Mouse Club devenu beaugosse d’Hollywood a même fait de la thérapie à ce sujet étant gamin, ses parents jugeant son obsession pour les fantômes quelque peu inquiétante. Sur un coup de tête, les deux nouveaux meilleurs potes décident de monter une pièce de théâtre, mettant en scène une histoire d’amour teintée de surnaturel, avec fantômes, monstres et autres réjouissances d'Halloween, tout un attirail que ne renierait pas Tim Burton. Faute de temps, d’argent, et on a envie d'ajouter par un heureux coup du destin, le projet ne voit pas le jour sous cette forme. Sa bande-son, en revanche, se révèle être plus qu'un passe-temps.

 

Soucieux de garder la fraîcheur et l’amateurisme de leur musique, quelques règles sont posées d’emblée : les deux jouent tous les instruments eux-mêmes (Ryan touche un violoncelle et un piano pour la première fois de sa vie, Zach s’initie à la batterie), ils se limitent à trois prises et ne corrigent pas leur voix. Après deux ans de bidouillages et de tatonnements, les deux amis mystiques passent aux choses sérieuses : ils s’enferment en studio pour produire un premier album au titre éponyme (sorti aux Etats-Unis le 6 octobre), et créent dans la foulée leur propre label, Werewolf Hearts Records. Soyons honnêtes : Dead Man's Bones a tout du projet qui pourrait retomber comme un soufflé : le toujours difficile passage de star d’Hollywood à celui de musicien (n'est-ce pas, Joaquin ?), le recours à des chœurs d’enfants, l’univers fantasmagorique comme fil directeur omniprésent, le mélange des genres musicaux... Les écueils sont nombreux, et pourtant, l’équation fonctionne parfaitement. Mieux que cela, il se dégage de ce coup d'essai une atmosphère magnétique.

 

 

Pour ce qui est des influences, on ne manquera pas de penser à Arcade Fire ou à Grizzly Bear ; la comparaison est flatteuse, et même si le niveau technique n’est pas le même, elle reste pertinente. Le son est un patchwork de sonorités, du doo-wop, de la pop à synthétiseurs, de la folk gothique, un mélange qui donne pourtant un son particulièrement cohérent d’un bout à l’autre de l’album. L’instrumentation est simple, lo-fi, et compte le plus souvent sur un ensemble guitare, piano et voix, accompagné des fameux chœurs d’enfants. Ryan Gosling et Zach Shields se sont entourés de la chorale d’enfants du Silverlake Conservatory de L.A. ; si cette mode pourrait devenir lassante (Passion Pit, Karen O des Yeah Yeah Yeahs en ont usé récemment), leur présence est ici loin d'être gratuite. En contre-poids de l’atmosphère triste qui se dégage des mélodies et de la voix assez grave de Ryan, les chœurs joyeux apportent une légèreté qui se marie parfaitement à cet univers lugubre. Et même si le procédé n’est pas nouveau, le décalage entre la candeur de leur timbre de voix et les paroles ouvertement macabres ("comme un agneau à l’abattoir") fait toujours son petit effet.

 

Avec son côté artisanal et sa simplicité, le premier album des Dead Man’s Bones n’en est pas moins réellement habité, et il offre de belles surprises, voire même un ou deux morceaux qui pourraient faire office de sérieux concurrents au titre de tube indé de l’année (en particulier la chanson "Pa Pa Power", ou le premier single, "My Body’s A Zombie For You"). Dans la lignée de leur idée de départ qui était de faire une comédie musicale, chacun des 12 titres de l’album devrait être accompagné d’un clip. Le premier, celui de "Dead Hearts", est un bijou d'animation qui met en scène une des "sculptures mobiles" d'Arthur Ganson.

 




En images : Controverses et hip hop français, une longue histoire

Posté par 2goldfish le 20.10.09 à 15:05 | tags : politique, hip hop

Frédéric Mitterrand qui réagit à la dernière vidéo de Morsay, ça n'a rien de nouveau. Le hip hop français a régulièrement fait l'objet de nombreuses controverses, rappels historique et en images des plus grandes polémiques du hip hop français.

 

D'un côté un rappeur (Morsay) qui provoque, d'un autre un politique (Frédéric Mitterrand) qui a besoin de faire parler de lui. Dans le cas Mitterand, bien sur, on parle déjà de lui, mais il voudrait bien qu'on parle de lui pour autre chose, et quoi de mieux pour rassurer l'électorat de droite que de s'attaquer à un rappeur ?

 

Pour Morsay aussi, c'est tout bénéf. On l'avait déjà inclu dans notre diapo des polémiques du hip hop français avec une vidéo de son collectif Truand 2 la galère. Sauf que c'était pour rire, on n'imaginait pas que quelqu'un  leur accorderait un quelconque crédit. Maintenant, pourtant, la police et le ministère prennent l'affaire au sérieux, alors les médias, du moins ceux qui ne sont pas trop occupés à comploter contre Jean Sarkozy, vont leur emboîter le pas et expliquer pourquoi on doit avoir peur de Morsay, de son autotune cheap et des ses vidéos filmées avec un mobile. L'histoire se répète sans cesse, et même (ou plutôt surtout) si sa vidéo est interdite, Morsay va finir avec un vrai contrat sur un vrai label, on peut le parier. C'est un bel exemple de cross promotion.

 

La polémique et le hip hop français vont main dans la main depuis une vingtaine d'année, et il n'y a aucune raison que ça s'arrête. Regardez simplement la liste qu'on a déjà dressée, en attendant qu'elle s'allonge.

 

 

polémique hip hop morsay

 




Frédéric Mitterrand s'indigne contre le nouveau clip de Morsay

Posté par LovelyRita le 20.10.09 à 12:13 | tags : politique, hip hop, news, youtube

Après avoir pris la défense, cet été, du rappeur OrelSan, Frédéric Mitterrand part en guerre, cette fois contre Morsay, du groupe Truand 2 La Galère. C'est le clip de son titre "J'ai 40 Meufs" qui a valu au ministre de la Culture une prise de position sur cette vidéo qu'il juge "intolérable". Une polémique, une de plus, dans le milieu, à ce sujet rappel des faits marquants avec les polémiques du hip hop français.

 

morsay, polémique avec Frédéric MitterrandLa formation rap Truand 2 La Galère est déjà friande des clashs et autres polémiques, elle n'est d'ailleurs connue que pour le buzz de ses propos mysogynes et violents, beaucoup moins pour ses disques. Truand 2 La Galère avait déjà insulté les internautes via une vidéo postée sur Youtube.
Depuis la semaine dernière, c'est la vidéo de "J'ai 40 Meufs" qui mobilise la classe politique. Vendredi dernier, c'est le Syndicat National des Policiers Municipaux qui s'est insurgé contre cette vidéo qui met en scène Morsay et sa bande, armés, mimant des coups de feu et tenant, entre autre, les propos suivants : "J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale". Le SNPM a tout simplement réclamé le retrait immédiat de cette vidéo des plateformes vidéo ainsi qu'une poursuite judiciaire. Dimanche, ce fut au tour de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, de prendre position dans cette affaire en déclarant qu'il s'agissant d "une suite de propos répétés violents, misogynes et homophobes".

 

Hier c'est le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui a annoncé que la "liberté d'expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence". Il appelle à présent "au sens des responsabilités des dirigeants de radios, de chaînes de télévision et de sites internet (...) et aux internautes, pour qu'ils ne cautionnent, ni n'encouragent de tels excès". Mitterrand réagit, donc après le SNPM et l'UMP, et au grand étonnement de certains qui l'avait vu défendre, au début de l'été, le rappeur OrelSan, accusé par la classe politique toute entière de propos mysogynes. Pour rappel, OrelSan avait été mis sur le bûcher pour les paroles de son titre "Sale Pute", Mitterrand avait à l'époque déclaré : "Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens, moi je ne parle pas exactement la même langue, mais il a tout à fait le droit de l'exprimer". S'il avait passé l'éponge sur le rappeur originaire de Caen à l'époque, Mitterrand ne lâchera sûrement pas celui du 95 pour le cumul de propos contre les forces de l'ordre, mysogynes et incitant à la haine.

 

 




P Diddy perd son anneau et son sang froid

Posté par 2goldfish le 20.10.09 à 08:23 | tags : news, hip hop, rigolo, people

Puff Daddy (aussi appelé, selon wikipedia "Sean John Combs, alias Puffy ou Puff Daddy puis P. Diddy ou encore Diddy et encore Puff Duffy puis actuellement Sean John") était sur le plateau d'une émmission de télé outre atlantique pour la promotion d'un nouveau clip et tout se passait bien pour lui : il jetait nonchalement sur le public des billets de 100$ pendant sa chanson, ce dernier dansait et applaudissait, la routine, quoi. L'assemblée s'est un peu agitée quand elle a réalisé que parmi les faux billets on en avait glissés des vrais, sans doute pour qu'elle n'ait justement pas trop l'air de se moquer de l'argent autant que Diddy.

 

Puis c'est le drame : dans un geste sans doute un poil trop enthousiaste, Diddy laisse glisser de son doigt un anneau d'une valeur de 20 000$ qui s'envole dans la foule. L'enregistrement est arrêté, on annonce que l'anneau a été perdu et la foule se met à chercher partout au sol, mais personne ne rapporte l'anneau. La sécurité se dépêche alors de verrouiller les portes du studio et entreprend de fouiller chaque spectateur un par un, s'aidant d'un détecteur de métal. L'anneau n'est pas retrouvé pour autant.

 

Plus tard sur son Twitter, Diddy déclare : "Moi aussi je perds des choses. Parfois on gagne, parfois on perd. Ma perte est le gain de quelqu'un d'autre." puis "C'est OK de perdre des choses parce que ça te fait apprécier ce qu'il te reste. J'aimais même pas cet anneau de toute façon. Lol Lol let's go!!!!". C'est bien parlé. Parlé comme quelqu'un qui n'a pas peur de lancer de véritables billets de 100$ comme des confettis. Pas vraiment comme quelqu'un qui emprisonne son public et le soumet à des fouilles illégales en s'exposant à de probables poursuites judiciaires. Enfin bon, Diddy n'allait tout de même pas tweeter "gollum! gollum!", n'est-ce pas ?

 

Via NME




Unitxt : le chant de la machine

Posté par Maxence le 19.10.09 à 16:05 | tags : vidéos musicales, geek, électro

 

Qu'il collabore avec Andy Moor, le guitariste du collectif punk avant-jazz The Ex, ou comme ici avec Carsten Nicolai, alias Alva Noto, l'Allemand spécialiste d'une musique électronique abstraite, direct reflet de notre époque sur-technologique, Anne-James Chaton est à l'origine d'un art singulier, entre le slam monocorde et la poésie sonore. Cet artiste montpellierain également directeur et curateur de la cinquième édition du Festival Sonorités ("Du texte au son"), qui se tenait du 6 au 9 octobre dernier à Montpellier, est l'incarnation de l'inventivité et de la créativité d'une scène qui se nourrit de sons et de mots sans tomber dans aucun des clichés des arts suscités (ni slam, ni hip hop, ni poésie mise en musique.

 

Avec l'Allemand Carsten Nicolai, il nous livre ici un vrai petit film : un court métrage tout simplement bluffant évoquant les ambiances angoissantes et/ou décalées des réalisateurs japonais Takashi Miike (Audition, Dead Or Alive I, II & III, Ichi The Killer, etc.) ou Kiyoshi Kurosawa (Cure, Scéance, Kaïro, Loft...) qui illustre si parfaitement son travail que les mots sont inutiles. On expliquera pourtant : Unitxt est le fruit de l'exploration d'un nouveau territoire de sons, un concept bâti autour de textes lus par Anne-James Chaton, et recombinés sur une grille de 120 pbm par Noto, variant selon différentes unités ou modules rythmiques. En découle, la litanie obsédante, toute de saccades et de heurts accidentels, de ce qui semble n'être que des données numériques, une suite de chiffres élaborés à partir du nombre d'or sur une base mathématique complexe, dictée d'une voix impersonnelle et robotique.

 

Le chant d'un autre monde, celui d'un futur qui fait rêver les plus audacieux d'entre nous, mais qui fait peur aussi. Le chant de la machine d'un monde en voie d'hybridation et de mécanisation avancée... Scotchant !

 




We Were Once A Fairytale, Spike Jonze filme la rédemption de Kanye West

Posté par LovelyRita le 19.10.09 à 12:02 | tags : pop, usa, hip hop, people

C'est une vidéo étrange qui vient tout juste de sortir : We Were Once A Fairytale, qui associe le clippeur Spike Jonze et le rappeur Kanye West. Pendant 11 minutes, la caméra suit la star lors d'une soirée en boîte, qui vire un peu au cauchemard. Descente aux enfers, prise de conscience d'être allé trop loin... le réal a très bien réussi à cerner les excès et les questionnements de celui qui se prétend être l'un des plus grands musiciens actuels.

 

Le court-métrage aurait été tourné avant l'incident de Kanye West aux MTV Video Music Awards, qui d'une part a fait rire une bonne partie des gens et d'autre part a sacrément entaché la réputation de Kanye West, déjà connu pour ses nombreux excès et les conneries sorties à tout bout de champ. Le rappeur est devenu en quelques années, et malgré la qualité de ses disques, l'équivalent hip hop et US, des frères Gallagher d'Oasis. People, mégalomane, grande gueule et comédien à ses heures perdues, on a pu le voir sur le plateau de Jay Leno quelques jours après la cérémonie des VMA pour réitérer ses excuses. L'interview atteint des sommets de dramaturgie quand le présentateur demande au musicien ce qu'aurait pensé sa mère (décédé en 2007) de cet incident... s'en est suivi un long silence gênant, pas de larmes, mais presque et un geste de compassion de Leno.

 

Avec la caution de Jonze, réalisateur respecté de clips, entre autres, et avec qui il avait déjà bossé sur la vidéo de son titre "Flashing Lights", West poursuit son oeuvre de rédemption grâce à We Were Once A Fairytale, petit objet filmique qui suit sa descente aux enfers. Un samedi soir à Los Angeles, peut-être, dans une boite huppée, Kanye West fête son anniversaire. Champagne et gâteau payés par le propriétaire du lieu, Kanye West bourré sort de ses poches des billets en pagaille. Entre regards gênés des clients, ricanements et vacillements, la star se représente seule, comme le boulet de la soirée, qui ne connaît personne et qui tente l'incruste à tout va. Ca se termine dans les toilettes de la boîte, la tête barbouillée... limite science-fiction. Voir We Were Once A Fairytale ce-dessous.

 




Les Pixies doolittlent au Zénith

Posté par Myosotis le 19.10.09 à 10:24 | tags : live, rock, pop
Ne comptez pas sur nous pour faire la fine bouche. On ne dira jamais "non" à un concert des Pixies tant qu'ils joueront comme cela. Et tant pis pour les rabat-joie et les ayatollahs du rock qui ne s'achètent pas. Passer du statut de groupe iconique qui a raté le jackpot à celui de tiroir-caisse à guitares n'est pas donné à tout le monde : les Pixies s'y emploient depuis cinq années maintenant, comme il se doit, en jouant comme ils l'ont toujours fait, vite, très bien et plutôt fort. Ceux qui les avaient vus au tout début de leur tournée de reformation en 2004 auront apprécié le changement : gros moyens, communication au poil, limite étouffante et jeu millimétré, son poli et d'une netteté sidérante contre énergie à revendre, (petites) fautes de cordes et (tendre) bruit brouillon comme au sortir des répéts il y a 4 ans. Le Zénith n'accueillait pas jeudi et vendredi un quatuor venu du fin fond des années 90, mais une franchise composée de musiciens professionnels venus faire une razzia sur la schnouf.

 

pixiesLes Pixies entrent sur scène après 4 ou 5 minutes du Un chien andalou de Bunuel, histoire de faire un clin d'œil à la veine surréaliste qui parcourt leur œuvre et qui les a amenés dans cette position qui ne l'est pas moins. Le gros Frank marche en tête, bidon en avant et les pieds à 15h10, suivi de près par son alter ego Santiago, le plus fringant des quatre, sérieux comme un pape. Le magicien Lovering se faufile jusqu'à ses fûts tandis que la petite fiancée de l'Amérique moyenne, Kim Deal, qui a repris quelques kilos depuis la dernière fois mais n'a pas perdu son sourire éclatant, pousse son tee-shirt informe des débuts jusqu'à sa basse légendaire. Pas de mise en bouche, ni d'introduction : le groupe enquille d'emblée quelques morceaux apéritifs tirés des faces B du plat de résistance : "Dance the Manta Ray" fait un effet bœuf, chanté un peu bas par Frank Black, "Baileys Walk" redécouvert pour l'occasion, et puis file assez vite vers Doolittle, l'album de 1989. Le son est ramassé, très net. Kim Deal semble avoir (par contrat ?) hérité seule du droit de s'adresser au public. A moins que les autres ne s'en tamponnent.

 

Rares sont les groupes où le leader ne dit pas bonjour, au revoir ou ne serait-ce qu'un petit "merci" dans la langue indigène entre deux titres. Frank Black ne desserrera pas les lèvres en dehors du chant et on l'en remercie. Sa voix est un joyau qu'il serait bête de gaspiller en civilités. On s'en aperçoit sur chacun des titres de Doolittle. Il le fait vraiment et comme à la parade. Tout ce que vous avez jamais pu imaginer dans votre chambre en écoutant les disques : il le fait, en aussi bien ou mieux. Doolittle est un monument de noirceur, de stupre biblique et de violence pubère. Frank Black y croit autant que nous aujourd'hui : cela se voit tout de même un peu à son regard. Entre les morceaux (chose inédite chez les Pixies), il s'interrompt parfois jusqu'à vingt secondes pour discuter avec Santiago en tournant le dos à la scène. Si l'on était méchant (et on ne l'est pas assez), on dirait qu'il se moque de ce concert comme de sa deuxième Chevrolet. Frank Black fait Black Francis comme il veut, un peu comme Yves Lecoq et Laurent Gerra peuvent faire Johnny Halliday ou Jacques Chirac. Il se glisse dans le rôle quand il en a envie et peut tromper son monde sans que personne s'en aperçoive, au café du coin comme sur une scène de plusieurs milliers de personnes.

 

"Tame", monté en vidéo Deluxe comme tous les autres titres, nous renvoie à cette idée morbide d'un faux Black Francis en train de réfléchir à l'ironie de tout cela. La mécanique n'en est pas moins belle. On n'aime pas "Here Comes Your Man", assorti d'un clip bouclé un poil ironique. Le batteur ne sait pas chanter, ce qui est tout à fait approprié pour la balade amoureuse "La la Love You", exercice de style assez génial à l'époque et qui arrache un sourire aujourd'hui à Santiago (c'est dire). Cela ne vaut tout de même pas "Crackity Jones" qui reste une tuerie. Ouh. Ouh. "Hey" passe en karaoké. Les paroles s'affichent en fond d'écran dans une police qui ressemble à la police The Cure pour l'album Wish. C'est assez affreux en soi et on ne peut s'empêcher de remarquer que Frank Black est en retard d'un dixième sur le clip. Dépêche-toi bon sang, tu vas rater le refrain. La performance est millimétrée, débarrassée de ce qui fâche. Dire que cela ne gâche pas un petit peu le plaisir serait mentir. On voudrait être un "Debaser" et envoyer tout cela valser. Prendre les Pixies dans un coin et leur rappeler 1989. Kim Deal fait un "Into The White" mémorable dans un nuage de fumée blanche. Tout est parfait comme dans un parc d'attraction. On en oublierait les vingt années de plus. Le public remue comme dans un DVD, des types nagent sur les mains. Les clips soulignent les textes au premier degré. "I Bleed" dégouline de bulles sanguines. Deux rappels en 2+4, joués au galop et Frank Black qui salue par anticipation avant même d'être vraiment revenu, un œil sur sa pendule commerciale. Une sortie en trombe avec un superbe "Planet of Sound" venu tromper son monde. Le groupe montre les muscles. Rien à redire. Vamos. C'est votre dernier mot ? Tout le monde est content ? "Gigantic". Et hop ! On rallume. Ca ira pour tout le monde, vous êtes sûr ? Ce qu'on ne ferait pas pour se sentir jeunes et beaux. "Where is My Mind ?", c'était le jeudi soir. Au suivant. Au suivant. Que c'est beau le rock n'roll à l'âge industriel.

 

 

Pixies - La la Love You



Les sorties Constellation de l'automne 2009 : passage en revue

Posté par éèëê le 18.10.09 à 15:23 | tags : rock, folk, jazz

Cela doit bien faire six mois que je n’ai pas pipé mot sur mon label favori, Constellation. Six mois durant lesquels je n’ai pourtant pas cessé d’écouter certaines galettes du label.

 

Ça a commencé par Elfin Saddle. À l’écoute de Ringing the Bell Again, la première chose qui m'est venu à l'esprit était cette idée de "Paper Folk". Etaient-ce les sonorités japonaises qui me rappelaient les fins murs de papiers des maisons de maître ? Etait-ce un côté diaphane, presque transparent, dans la façon d'utiliser des instruments pourtant archi connus ? Il y a incontestablement un aspect éphémère à la musique d'Elfin Saddle et si le disque, parfois, manque légèrement de consistance, son exotisme est toujours aussi charmeur. Prometteur, davantage que génial, le paper folk d'Elfin Saddle est un bol d'air frais irremplaçable.

 

Et puis il y a eu l’album de Clues, merveilleuse collection de chansons rock concoctées entre autre par un ex-Arcade Fire et un ex-Unicorns. La musique n’est pas pile poil entre les deux formations mais un peu plus loin, lorgnant vers le punk, l’arty ou le carrément déprimant, mais sans perdre une verve quasi adolescente (et vous rappeler la nôtre : Fugazi, Blonde Redhead…). Saupoudrez le tout de trompettes, de claviers et de batteries bien crades, vous obtenez des morceaux imparables comme le single "Perfect Fit", le déhanché "Remember Severed Head", ou encore un cathartique "Ledmonton" à beugler dans les grands moments de solitude. A tester en concert le 29 octobre au Glaz’Art !

 

La rentrée annonce le retour des poids lourds. L’événement, c’est la sortie du nouvel album de Vic Chesnutt, At The Cut, en compagnie de la même équipe que son album précédent : A Silver Mount Zion et Gui Picciotto. Le résultat, peut-être un peu en dessous de North Star Deserter, apporte malgré tout son lot d’émotions. L’écriture à vif de "Coward", la verve de "Philip Guston" ou de "Chinaberry Tree" et ses guitares acides, l’intense mélancolie de "We Hovered With Short Wings", le contrepied champètre de "Flirted With You All My Life" (le meilleur morceau ?) ou le touchant "Granny"… Les perles s’enchaînent dans un album incroyablement riche et cohérent. Pas de doute, Chesnutt a trouvé un écrin adapté à son songwriting hors pair en s’épaulant des gars de Constellation. Le groupe semble n’avoir été qu’un depuis toujours !

 

Quant à Do Make Say Think, leur sixième album trace une courbe parfaite dans leur discographie. Avec son air d’album manifeste (quatre morceaux, intitulés "Do", "Make", "Say", "Think"), Other Truths explore patiemment chaque facette du groupe – jazz, post rock, morriconisme – et développe de superbes architectures pour décrire chacun des verbes. Immédiat et hédoniste, loin des atermoiements geignards habituels au post rock, le groupe de Toronto jouera sa dernière merveille en concert le 31 Octobre à la Maroquinerie.

 

 


 




Ida Maria dans la mauvaise idée du jour : le featuring d'Iggy Pop

Posté par 2goldfish le 17.10.09 à 15:02 | tags : youtube, videos musicales, rock

Ca fait plus d'un an qu'Ida Maria devrait être une star. Ses chansons "Stella, "I Like You So Much Better When You're Naked" et "Oh My God" sont suffisamment bonnes, elle a une personnalité débordante, tout un album (Fortress Round My Heart) vraiment pas mal... Elle a eu la "chance" outre atlantique d'être repérée par l'horrible Perez Hilton, le blogueur people qui se prend pour un découvreur de talent parce qu'il lit Popjustice. Malheureusement, Ida Maria s'est laissée embringuer dans la tournée "Perez Hilton Presents..." à travers les USA aux côtés de Ladyhawke et Sliimy, entre autres. Le résultat : des concerts dans des salles de 3000 places qui n'accueillent que 250 spectateurs, un désastre qui a fini par faire craquer Ida Maria. Il y a quelques semaines, elle s'arrête en plein concert et laisse tomber la tournée.

 

Aujourd'hui, Ida Maria revient avec un nouveau titre, une version d"Oh My God" réenregistrée avec Iggy Pop. On a bien sûr toujours beaucoup de sympathie mais après Préliminaires, le moins que l'on puisse dire c'est que l'iguane n'est pas en forme. Il gache la chanson, et l'animation gentillette du clip en totale décalage n'aide pas vraiment. La comparaison des deux vidéos fait peine à voir et à entendre. Ce n'est encore pas comme ça qu'Ida deviendra une star.

 

 




Literal Video, le mème du jour

Posté par 2goldfish le 16.10.09 à 17:19 | tags : youtube, videos musicales, rigolo

Les "Literal Versions" des clips les plus connus, c'est un mème qui a déjà engendré des tas et des tas de vidéos qui pullullent sur youtube.

 

Le principe, c'est de changer les paroles de chansons connues, généralement des tubes des années 1980, et de les faire coller mot pour image à leur clip. C'est un peu faire à l'envers ce que beaucoup de clips font à l'endroit : illustrer chaque parole par un plan de la vidéo (un très bon exempel au hasard : "Konichiwa Bitches" de Robyn).

 

Le tout premier des clips à avoir subi ce traitement est celui de "Take On Me", parait-il l'un des meilleurs clips de l'histoire du monde et de MTV à ses débuts et très certainement l'un des mieux adaptés par un type qui n'hésite pas à rajouter des paroles sur le solo de synthé pour le bien de la narration. Il est exceptionellement bien réalisé et ce n'est pas un hasard : plutôt que de trouver son origine dans les tréfonds de 4chan comme tant d'autres, ce mème a été lancé par un homme seul et identifié : Dustin McLean, réalisateur du journal TV animé "Supernews" pour Current TV. Ce type s'y connait forcément un peu pour doubler une vidéo.

 

"Take On Me", c'est donc un des meilleurs, mais il y en a aussi toute une floppée de très bons sur les forums de Flu grâce à Jyve.

 

 




''In Transit'' : les Strokes se filment backstage

Posté par Shangri La le 16.10.09 à 15:31 | tags : youtube, rock, rigolo, people

Quatre ans que les fans des Strokes attendent un successeur au 3ème album du quintet new-yorkais, First impressions of Earth. Chaque membre du groupe s’étant embarqué dans des projets solos, il semblerait tout de même, d'après les récentes interviews du leader Julian Casablancas, que leur quatrième opus puisse voir le jour dans un délai de temps raisonnable, probablement au cours de l’année prochaine. Considéré par beaucoup comme le groupe de rock le plus influent des années 2000, responsable de vocations chez nombreux de leurs jeunes auditeurs, il y a pourtant eu une époque pas si lointaine que ça où le nom de leur premier album était copieusement écorché sur la BBC écossaise...

C'est, entre autres, ce que l'on peut voir dans un documentaire intitulé In Transit, présent sur la toile depuis un bon moment, mais qui est passé relativement inaperçu. "Home-movie" (c'est généralement l’un des musiciens du groupe qui filme) réalisé à l'occasion de leur toute première tournée européenne, il était destiné aux membres du premier fan-club stroksien. On est à l'été 2001, les New Yorkais ont sorti leur premier EP qui a fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la musique, où tout le monde s’est joyeusement écharpé pour les faire signer avant les autres. En plein buzz donc, mais encore loin du niveau de notoriété qu’on leur connaît, les 5 garçons sont lancés dans une tournée européenne, en (bonne) compagnie des Moldy Peaches.

Qu’on se le dise clairement : ce docu est réservé aux fans. Très peu d’extraits de live ou de répèts, encore moins de beaux plans ou d’interviews fleuve. Vous y verrez plutôt une bande d’ados qui ricanent dès que la caméra se fixe sur eux, draguent des filles à la sortie des concerts en leur montrant leurs affiches, fument des joints et charrient leurs mères respectives. Si ce n’était pour les déplacements en jet privé estampillé The Strokes, on en oublierait presque à qui on a à faire. Et c’est là une grande partie du charme de ce docu, finalement : brut de décoffrage, souvent drôle, c’est un témoignage comme on en voit rarement sur des groupes de cette envergure.

 

 


 

 




Fairmont et Gravenhurst à Nordiq Impact fin octobre

Posté par Maxence le 16.10.09 à 12:24 | tags : agenda, électro, rock, egographie
Gravenhurst (à gauche), Fairmont (à droite)

 

Il y a des jours, le journaliste se prend à rêver... Rêver d'un monde meilleur où electro, techno, pop et rock cohabiteraient sans rivalités, ni guerres de clans, mariant le meilleur des deux genres sans tomber dans le cliché (riffs de guitare saturés sur de la techno compressée, électro glitch sans imagination cachée dans les recoins d'une mélodie pop) pour accoucher d'une musique meilleure, authentique, qui nous parlerait vraiment d'aujourd'hui...


Mais cette musique, elle existe non ? Peut-être en effet. Et c'est quand on apprend que des artistes comme Jake Fairley, alias Fairmont, auteur avec Coloured In Memory d'un des plus beaux albums de techno à consonances rock de 2007, et Nick Talbot de Gravenhurst, vont jouer ensemble au sein d'une même manifestation, que l'on se dit - peut-être naïvement - que tout est encore possible. Naïvement car "ensemble" est un bien grand mot. En effet, chacun de ces artistes se produira simplement dans le même festival, en l'occurrence l'excellent Nordiq Impact, qui se tiendra à Caen du 20 au 24 octobre prochain (avec Pierre Henry, Vitalic, Yuksek, Howie B., Erol Alkan, Sebastian Schuller, The Subs, Buraka Som Sistema, Superpitcher, Kevin Saunderson, Nathan Fake, Etienne de Crecy et bien d'autres).


Ce vers quoi je voulais attirer l'attention dans cette notule, c'est qu'en tant qu'auditeur et journaliste, ces deux projets qui semblent pourtant foncièrement opposés, m'ont pourtant toujours semblé très proches. Même romantisme à fleur de peau des deux bonhommes, même accointances avec l'electro pour l'un (Gravenhurst même si très "rock indé" est tout de même signé chez Warp, fer de lance de l'electro intelligente des 90's), avec le rock (surtout psychédélique) pour l'autre (Coloured in Memory se clôt même sur "Time's Fool", une des plus belles ballades psyché-pop de tous les temps).


On se dit alors, qui sait, qu'une telle rencontre initiera peut-être une nouvelle aventure ? Une collaboration ? Ou au moins un sentiment de reconnaissance mutuelle que les deux artistes ne vivront peut-être que dans leur fort intérieur...


Il y a des jours, le journaliste se prend à rêver...

 

 

Fairmont - Time's Fool (sur Coloured in Memory) :

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Gravenhurst - Cities Beneath The Sea (sur Fires In Distant Buildings) :

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Les Arctic Monkeys réalisent leur fan video pour Cornerstone

Posté par LovelyRita le 16.10.09 à 10:40 | tags : news, uk, youtube

Après "The Crying Lighting", les Arctic Monkeys viennent tout juste de sortir le clip de "Cornerstone", deuxième single de leur album Humbug.

 

Clip à budget très très faible, dans l'esprit des "fan videos" postées sur Youtube. Zéro pépettes ou presque pour cette vidéo qui aurait pu être faite par une groupie des Arctic Monkeys, avec une caméra posée dans sa chambre, parce qu'il n'y a personne d'autre pour lui filer un coup de main. Plan fixe, aucune coupe ou montage... parce qu'elle ne sait pas faire et qu'elle veut surtout centrer la vidéo sur son interprétation qu'elle pense être émouvante et unique. Alex Turner joue le jeu et se met en scène avec des touches d'humour ici-et-là. Regard rivé sur la caméra et à terme sur celui qui visionnera le vidéo, geste visant à reproduire les quelques faits décrits par les paroles, un regard dans le vague, un petit tour sur-lui même pour l'un des titres très réussis de ce nouvel album.

 




Coldplay et Oasis, grands vainqueurs des UK Music Video Awards

Posté par Shangri La le 16.10.09 à 09:55 | tags : vidéos musicales, youtube, uk, pop, rock

Mardi dernier avait lieu la cérémonie des UK Music Video Awards à Londres, l’évènement outre-Manche qui récompense ce qui se fait de mieux en matière de collaboration entre le son et l’image : les vidéoclips certes, mais aussi les teasers de sorties d’album ou les synchros de publicités.

 

A l’honneur cette année, le groupe Coldplay, qui avec le trailer de son morceau "Strawberry Swing" a raflé le "gros" prix de la meilleure vidéo de l’année, mais aussi celui de la meilleure vidéo rock et de la meilleure animation. Depuis sa sortie, cette vidéo est sujette à de multiples controverses (accusations de plagiat, de mensonge sur la réalisation supposément faite entièrement à la main), mais l’œuvre du talentueux collectif Shynola vaut le coup d’œil.

 

 

 

 

Autre prix notable, celui accordé à la vidéo Dig Out Your Soul d’Oasis. Réalisée par The Malloys (clippeurs des White Stripes), elle retrace l’aventure des deux frangins qui avaient décidé en septembre 2008 de partir à New-York afin d’apprendre à des musiciens de rue quatre des morceaux de leur album qui n’était pas encore sorti. Une très belle vidéo en noir et blanc qui montre les répétitions et les performances, assez brillantes d’ailleurs, de ces musiciens de la Grosse Pomme.

 

 

 

 

Parmi les autres artistes récompensés, deux vidéos valent particulièrement le détour, celle, originale et très bien réalisée de Department Of Eagles, dans la catégorie Indie/Alternative, et celle du rappeur anglais Wiley pour son titre "Cash In My Pocket", à 1000 lieues des clichés des vidéos de rap US, mais à fond dans ceux des financiers de la City.

 

 

 

 

 

 
 

Ont aussi été récompensés : Speech Debelle pour le clip de "The Key", catégorie "budget video" (vidéo à petit budget), Lady GaGa et son "Paparazzi" pour la meilleure vidéo internationale, "If I Know You" de The Presets a raflé le titre de meilleure vidéo dance, et Will Young celui de la meilleure vidéo pop avec "Changes".

 




Le duo Tim & Puma Mimi, inventeur du concert sur Skype

Posté par Maxence le 16.10.09 à 08:54 | tags : électro, pop, geek, web 2.0

 

Tim & Puma Mimi, forme le premier duo electro-pop intercontinental. Pour de vrai, pas juste en composant chacun de leur côté.

 

Aidés par la technologie de communication mise à notre disposition au moment où vous lisez ces lignes, ils se produisent même en concert de cette manière ! Ils sont en effet les initiateurs des premiers concerts Skype, une idée peut-être pas très funky qui évoque le pire de la très statique laptop music, démentie par les performances d'un duo pourtant extrêmement populaire au Japon et un peu partout en Europe, qui bénéficie de remixes de personnalités comme Seelenluft et Lipstick.

 

A cheval entre le Japon et la Suisse (Zürich), ce combo fête également ses 5 ans cette année avec la sortie de Turn The pages, un album aussi sautillant que mélodique qui plaira autant aux fans d'electronica précieuse que d'electro-funk et de J-Pop. Concernant Turn The Pages, il s'agit d'une première puisque paradoxalement le format n'avait jamais été choisi auparavant par le geek suisse et la Japonaise (leurs 3 précédents albums n'étaint initialement parus qu'en mp3 et en vinyle).

 

Alors un concert Skype, ça donne quoi ? On peut se poser la question, surtout à l'écoute d'un disque riche et varié, qui voit Tim & Mimi Puma s'adonner au reggae electro, à la pop, à l'electro-rock brut de décoffrage ou au hip hop (imaginez un croisement de Stereolab, Modeselektor et Mouse On Mars), principalement chanté en japonais, mais aussi en anglais, dans une ambiance très "super mario, pica pica !" comme le signal leur label.

 

Le duo répond... en vidéo, et sur Skype bien sûr !

 


Ne vous méprenez pas, Tim & Puma Mimi n'est pas un gadget sonore de plus de l'ère du web 2.0, musicalement, Turn The Pages est aussi très bien, la preuve avec ces deux morceaux, "Emoticon " et "Chocolate Junkie", les deux facettes de Tim & Puma Mimi :

Tim & Puma Mimi - Emoticon
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Tim & Puma Mimi - Chocolate Junkie
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Miles Davis, légende du jazz : visite en vidéo de l'expo

Posté par LovelyRita le 15.10.09 à 12:35 | tags : news
A partir du 16 octobre, le Musée de la Cité de la Musique ouvrira les portes de son expo We Want Miles, consacrée au trompettiste... En avant-première une visite guidée en vidéo avec le commissaire de l'expo sur les traces de Miles Davis, légende du jazz.
 
miles davis expo à la cité de la musiquePremier grand événement de ce genre sur le musicien américain et à Paris, de surcroît. Décédé en 1991, Miles Davis, pour ceux qui le connaissent, a une eu relation particulière avec la France, qui dès 1949, l'a accueilli à bras ouverts et comme un artiste à part entière. L'exposition revient donc sur son début de carrière, sa première visite lors du Festival International de Jazz, sa participation à la BO du film de Louis Malle (Ascenseur Pour L'échafaud) et sur ce dernier grand concert donné à Paris, c'était en juillet 1991 à la Grande Halle de la Villette, quelques mois avant son décès. Le Musée de la Cité de la Musique, qui a ouvert en 2002 un "cycle" d'expo temporaires dédiées aux figures de la musique populaire, poursuit son exploration, dans le jazz cette fois, après avoir honoré Pink Floyd, John Lennon, Serge Gainsbourg ou Jimi Hendrix.
 
Une envie de mettre le jazz à l'honneur et un choix qui s'est imposé : Miles Davis, légende du jazz. Une carrière marquée par le talent, la révolution, les rencontres provoquées par Miles lui-même avec les autres univers musicaux et un personnage qui s'est distingué comme le premier à prendre position face aux médias, tantôt dans le mystère (refus d'interviews) tantôt dans l'exposition (période des années 80). We Want Miles, en reprenant les grandes étapes de la vie du trompettiste trace le portrait d'un artiste au destin quasi romanesque. Divisée en deux grandes parties, l'expo laisse à voir sept des trompettes de Davis, des documents d'archives (comme les partitions de l'album Porgy And Bess), des tableaux de Davis lui-même et certains de ses costumes... A noter qu'une grande partie des objets sont pour la première fois réunis et montrés au public. Les connaisseurs seront ravis de voir certaines pièces inédites et documents de travail, les curieux, eux, se laisseront séduire par le génie du jazz et cette immersion dans son univers, grâce à une scénographie qui donne à voir (extraits de concerts, d'interviews, photos, pochettes de disques...) et surtout à écouter (grâce à un système de plug and play et à une série d'espaces, les sourdines, dédiés à l'écoute d'un album).
 
Pour la mise en bouche, notre reportage vidéo en compagnie du commissaire de l'expo, Vincent Bessières.
 
 




C'est une blonde qui rentre dans un studio...

Posté par 2goldfish le 15.10.09 à 09:48 | tags : rigolo, youtube

Percer dans la chanson, c'est difficile. Il faut des années d'acharnement, une détermination d'acier, il faut surmonter des obstacles multiples, il faut savoir se remettre en question, il faut savoir faire des concessions et aussi savoir garder son intégrité. Bref il faut savoir jusqu'où aller trop loin. Il faut travailler tous les jours, il faut investir toute sa personne. Il faut être prêt à tout sacrifier. Il ne faut rien lâcher. il faut tout donner.

 

Au final, il faut tout un tas de truc qu'on nous rabâche à longueur de Star Ac' et Nouvelle Star, mais il faut aussi, une fois dans le studio, savoir un tout dernier truc que cette jeune fille ne sait pas...

 

 

 




Découvrez les artistes du festival des Inrocks en vidéo sur Fluctuat

Posté par Shangri La le 14.10.09 à 18:11 | tags : agenda, rock, pop, live

Baptisée cette année le Festival tck tck tck, en soutien à la campagne internationale écologique Time For Climate Justice, la 22ème édition du festival des Inrocks se déroulera du 4 au 10 novembre à Paris, Lille, Nantes et Toulouse. Pas moins de quatorze soirées de prévues, et, encore une fois, une programmation pointue et alléchante.

Chez Flu, cette année on vous conseille d'aller voir l'envoutante Bat For Lashes (dont on a beaucoup aimé le dernier album), la "Beyonce punk" Ebony Bones, et dans un registre bien différent, le poétique Fredo Viola. En guise de mise en jambes, trois vidéos live d'artistes qui devraient marquer cette édition : les sensations anglaises Esser et La Roux, et les mauvais garçons de Black Lips, pour un set au dernier festival de Cannes, resté dans les annales.

 

 

 

 




Les Gasoline Brothers sont sympas à écouter

Posté par Myosotis le 14.10.09 à 15:25 | tags : youtube, pop, rock

Voilà des mecs à qui on n'attribuerait pas facilement le titre de révélation indie de l'année 2009 : pas assez lookés, pas assez chevelus, pas assez démonstratifs, pas assez jeunes, pas assez anglais (ils sont hollandais). Et pourtant.... The Gasoline Brothers ont sorti, le 10 octobre, un album qui n'est pas mal du tout comme l'illustrent ces deux extraits.

 

Les Brothers sont ce genre de groupe dont on dira partout au quotidien : "Ouais, c'est pas mal, ça rappelle un peu...", "Ca me dit quelque chose", "Ca pourrait être super, si seulement...". Pas très original ? Pas une révélation ? Oh, bon sang, le nombre de bons groupes sur lesquels on a lu ça et qui pourtant offrent du réconfort et du plaisir à des dizaines (centaines ?, milliers ?) de fans clandestins..... Les Gasoline Brothers sont des espoirs de la Ligue 2 du Rock Indé, ceux qui permettent aux vedettes de se mettre en valeur et de faire la une des journaux. Même dans le rock indé (surtout dans le rock indé), il y a un championnat des sans grades, des obscures, des laborieux, des épicuriens.

 

Comme tous les titres de l'album Tsk!, les Gasoline Brothers s'amusent à picorer à tous les râteliers indie rock, lorgnant tantôt vers Pavement, tantôt vers Echo and The Bunnymen. Leur précédent album, Hm!, est en ce moment en téléchargement gratuit sur leur site. Les Hollandais ont fait fuiter celui-ci plus ou moins sur les plateformes de téléchargement illégal, ce qui leur a valu un nombre de téléchargements (gratuits) incroyable. En attendant, ils tournent en boucle dans leur beau Pays-Bas et pourraient bien faire parler d'eux dans les prochains mois.

 

Comme dirait l'autre : "ça c'est de la découverte".

 


The Gasoline Brothers - Psychosomatic heart failure
 

 


The Gasoline Brothers - Sleeping Pills and Asteroids



Charlotte Hatherley, la guitariste de Charlotte Hatherley

Posté par 2goldfish le 14.10.09 à 10:49 | tags : youtube, videos musicales, rock, uk

Il est peut-être temps d'arrêter d'introduire Charlotte Hatherley comme "l'ex-guitariste d'Ash". Elle va en effet sortir son troisième album solo, et puisqu'elle joue sur sa dernière tournée, on pourrait peut-être aussi bien l'appeler "la guitariste de Bat For Lashes". Sauf que pas grand monde n'a écouté ses deux premiers album solos et qu'on ne voit pas pourquoi ça changerait avec New Worlds, le prochain, puisque même s'il est très bon, les deux autres l'étaient aussi.

 

On va donc continuer à parler d'Ash, mai c'est peut-être une erreur parce que visiblement ça n'arrive pas à activer la curiosité des fans du groupe et ça suscite chez les autres des préconceptions erronées sur le genre de musique qu'elle joue. Ash, c'était un groupe de gamins qui jouait du rock pas transcendant mais terriblement efficace. Charlotte Hatherley en solo, ça reste du rock, et ça garde un côté nineties très prononcé mais c'est un peu plu complexe, un peu plus posé et réfléchi. Hatherley est une sorte de guitar heroine discrète, qui sait très bien jouer de son instrument mais met à profit son talent pour en tirer des choses plus originales que demonstratives. L'air de rien, elle fait prendre des tournants inattendus à ses chansons. On avait presque oublié que le rock pouvait être inattendu. Les deux ou trois surprises qu'on découvre en écoutant "Alexender" par exemple excusent largement sa tenue dans le clip.

 

 

Quand à "White", clip sorti un peu plus tôt, voit la blanche Charlotte soumise à un bukkake arc en ciel, un gimmick toujours un peu ringard/nineties mais qui acompagne un vrai bon morceau qui aurait pu être l'oeuvre de la moins idiote des riot grrrls.

 




Ombre et lumière pour The XX au Point Ephémère, les vidéos du live

Posté par LovelyRita le 13.10.09 à 16:09 | tags : live, vidéos musicales, uk, rock, pop

The XX, la sensation cold wave de cette rentrée débutait sa tournée européenne à Paris, le 9 octobre au Point Ephémère. Retrouvez des vidéos de ce concert.

 

Le groupe s'est notamment fait connaître avec sa reprise de "Teardrops" (titre de Womack & Womack des années 80), puis a essaimé ça et là des singles, comme "Basic Space", compo disco-organique et condensé de leur savoir-faire. Une musique qui souffle le chaud et le froid, savamment rythmée sans tomber dans la surenchère de beats et jouant à cache-cache entre lumière et obscurité.

 

Dejà de passage en avril au Point Ephémère avec The Big Pink, The XX avait, dit-on, quelque peu volé la vedette à la tête d'affiche. Le bouche-à-oreille des blogs a fait son effet et a bati une solide réputation au groupe londonien. Avec, XX, un premier album dépouillé, le jeune quatuor a réussi à se poser comme la grosse révélation de cet automne 2009. Complet en assez peu de temps, ce concert inaugurait la première vraie tournée du groupe, qui les emménera dans toute l'Europe, aux Etats-Unis avant de les déposer en mars 2010 à la maison (à Londres) dans la salle du Sheperds Bush Empire.

 

On s'y attendait : un show minimal, des titres joués dans une quasi obscurité rompue de temps à autre par des néons suspendus et par des X de lumière. Sobre, dans la continuité de leur album, The XX donnera ce soir là une heure de concert, jouant uniquement des titres de leurs opus et la reprise de "Teardrops". Ci-dessous à voir en vidéo, les titres "Crystalised", "VCR" et "Islands".

 

 

 

 

Voir aussi
- l'interview et la session acoustique avec The XX
- la chronique de XX




''This Is It'' : la nouvelle chanson de Michael Jackson n'est pas un inédit

Posté par 2goldfish le 13.10.09 à 14:21 | tags : pop, news, rigolo

Voilà une affaire de plagiat qui aura été réglée très vite : quelques heures après la révélation de "This Is It", prétendue chanson inédite de Michael Jackson, on commence à raconter qu'il ne s'agit pas du tout comme on l'a annoncé d'un morceau sur lequel il aurait travaillé juste avant sa mort mais d'une vieille démo abandonnée datant soit de l'époque de Dangerous, soit même d'Off The Wall. Puis des gens à la mémoire d'éléphant retrouvent où ils ont déjà entendu la chanson : il s'agit en fait de "I Never Heard", une chanson chantée par l'oubliée Sa-Fire.

 

 
 

 

Aucun doute, la chanson est bien la même, malgré le titre différent. D'ailleurs, si on jette un oeil aux crédits on s'aperçoit qu'elle a été co-écrite pas Jackson et Paul Anka. L'affaire est venue aux oreilles de ce dernier qui s'empresse de menacer de procès. Il s'agirait en fait d'une chanson sur laquelle il avait bossé avec Jackson en 1983 pour son album Walk A Fine Line. Finalement la chanson est écartée et atterira quelques années plus tard dans le répertoire de Sa-Fire. Chez Sony, on fait amende honorable et on rajoute un crédit à Paul Anka sur la chanson "This Is It" en plaidant l'ignorance.

 

Tout ça n'aura été l'affaire que de quelques heures, et ne serait presque pas inintéressant si ce n'était pour cette triste déclaration faite par un représentant de Sony à Paul Anka : "Nous avions le choix parmi 50 chansons et c'était la meilleure d'entre elles. Elle sonnait différement, maintenant nous savons pourquoi". C'était ça, la meilleure chanson dans les archives de Michael Jackson ? Bon, au moins comme ça on sait qu'il ne faut pas en attendre trop des futurs inédits...




Health : le bruit et les couleurs

Posté par Maxence le 13.10.09 à 12:03 | tags : youtube, rock, punk, électro
Imaginez Liars converti au disco, Nine Inch Nails s'abandonnant aux rondeurs funk ou Animal Collective jammant avec les visqueux improvisateurs d'Excepter ou les bordéliques Japonais de Boredoms (toutes hypothèses valables et envisageables vous remarquerez) et vous obtenez Get Color, nouvel album de Health, dans les bacs depuis hier ! Un groupe et un disque que l'on appréciera autant pour ses qualités que pour ses faiblesses.

 

 

Dub noise, industrial disco, hardcore funk, electro rock tribal, c'est donc ce que propose Health, quatuor originaire de Californie (Los Angeles Pour être exact), auteur d'un premier album éponyme déjà remarqué en 2007 bien que se voulant plus révolutionnaire qu'il n'était réellement. Le combo passe pourtant le démultiplié avec Get Color, un disque qui gagne exponentiellement en couleurs, en texture et en intérêt, sur une belle poignée de morceaux hargneux et inventifs parmi lesquels le mini-hit "Die Slow", le sidéral "In Heat", "Death+" ou encore "We Are Water" et le rêveur "Before Tiger". Ces amis du duo electro über-hype Crystal Castles, avec qui ils collaborèrent sur le titre "Crimewave" (le seul vraiment bon titre de ce duo "un poil surestimé" ?), font partie de la bruyante génération qui vient, celle qui s'avoue sans complexe héritier du shoegaze et du krautrock. C'est particulièrement évident sur ce Get Color que vous découvrirez certainement un peu partout dans les jours qui viennent.
 
 
Leur tube no wave, "Die Slow", banger track à la vidéo à la fois baroque et glacée (à déconseiller aux épileptiques), illustre parfaitement le paradoxe Health, un pied dans la dance, un dans l'univers fluo, l'autre dans le noisy rock. Cela fait trois ? Et alors ? Health est un animal à trois pattes en effet, un hybride étrange, tout de synthés grinçants, de break metal et de rythmiques explicites. Si l'on ajoute à cela un don pour les surprises atmosphériques, un goût peu évident pour les polyrythmies africaines et la voix très en retrait évoquant autant le Manchester Sounds of the 90's que My Bloody Valentine (facile) et les Spacemen 3 (déjà mieux), Health a tout du monstre qui séduira même les plus réticents.
 
 
Seul reproche, une imagerie un peu trop lisse et "générationnelle" malgré l'envie (évidente dans la vidéo de "Die Slow") de choquer l'ado moyen, et une production finalement très propre qui nous laisse penser qu'on pourrait un jour entendre Health dans une publicité pour les produits cosmétiques pour cheveux... Mais qui sait, se sera peut-être dans un film de Larry Clark ? A suivre donc...

 




Prince fait sa revue de tubes au Grand Palais

Posté par Myosotis le 13.10.09 à 09:50 | tags : pop, funk, live, youtube

C'était évidemment l'événement du weekend pour les 11 000 personnes qui avaient réussi à décrocher un billet (très cher) pour l'un des deux concerts de Prince et un sujet de curiosité pour tous les autres. 11 000 places vendues en 77 minutes : pas mal pour la France mais pas si remarquable que ça, disaient les mauvaises langues si l'on considère que Prince n'était pas venu à Paris depuis longtemps et que l'événement avait bénéficié par ricochet (la mort de qui vous savez) d'un maximum de publicité.

 

 

 
 

 

Si les spectateurs lambda s'enthousiasment dans la presse matinale ("super, que des tubes" et blabla, "c'est un génie, il a revisité toutes mes chansons préférées en les déstructurant à mort" ouais), les forums de fans sont plus mitigés : usine à tubes, sorte de best-of composite, peu de chansons du dernier né Lotus Flow3r, son assez médiocre et public Mickey Donald et moi. Un premier concert d'un peu moins de deux heures et un second qui était beaucoup plus efficace et intime paradoxalement. La magie était bien là et Prince a pu montrer aux Parisiens qu'il restait le meilleur entertainer du monde. "This Is It", hurlaient certains intelligemment à la sortie du Grand Palais. "This Is It" ! Les set lists des 2 concerts qu'on reproduit ici en attestent : Prince a offert à Paris une cargaison de tubes plus grosse que le Ritz, traversant les époques comme un Leprechaun à guitares, fonçant vers son arc-en-ciel pourpre en Monsieur Loyal des après-midi finissantes. Spectacle ou grand spectacle. Spectaculaire ou show-off comme on dit d'une roucoulade superflue de Ronaldo ou d'un manteau panthère trop haut porté. A vous de choisir, quel Prince vous êtes.

 

Les optimistes sont ressortis avec le sentiment d'avoir vécu un moment rare et exceptionnel (ils ont eu raison), les sceptiques et rabats joie auront eu le sentiment de passer sous un rouleau compresseur (ils ont eu raison). Y a-t-il une alternative, lorsqu'on a trente ans de carrière derrière soi et qu'on connaît le succès international, à produire ce genre de spectacles ? On répondra que Prince n'a pas changé ses pratiques depuis des années. Une exploration sommaire des milliers de concerts que l'on peut trouver sur la toile en atteste : il a toujours joué de cette manière, panachant les créations du jour, les tubes, les vieux titres, sans réfléchir à un agencement particulièrement marketing.

 

L'après-midi :

1999
I Feel For You
Controversy
Sexy Dancer, enchaîné sur Le Freak (reprise de Chic )
Why U Wanna Treat Me So Bad ?
Take Me With U
Anotherloverholenyohead
Raspberry Beret
Girl (acoustique)
All Day, All Night (itou)
I Could Never Take The Place Of Your Man (itou)
The 1 U Wanna C (itou)
Sometimes It Snows In April (itou)
Mountains
Everyday People (reprise de Sly & The Family stone )
I Want To Take U Higher (pareil je crois )
Without Love (reprise des Doobie Brothers )
Play That Funky Music
Partyman (BO de Batman, hé ouais)
Shake your body to the ground
What have you done for me lately

Uptown
Let's Work
Kiss
Cool

Cream
U Got the look

 

En soirée :

1999 (incomplète)
I feel for You
Controversy
Sexy Dance / Le Freak
Controversy (le totu enchaîné)
Why U Wanna treat me so bad ?
Take me with U
AnotherLoverHoleinyohead
Guitar
Raspberry Beret

I Could never take the place of your man
The 1 U wanna C
Sometimes it snows in April
Mountains
Shake Your Body Down
Everyday People
I Wanna Take U Higher
Long Train
Play That Funky Music
All the Critics love U In Paris

Dance 4 Me
No More Candy 4 U

Purple rain (très belle version).

 

 

 




Echos de New York : DFA danse encore (la house)

Posté par Maxence le 12.10.09 à 18:07 | tags : électro, usa

 

 

 

DFA, le label de James Murphy (Mr LCD Soundsystem), emblème incontournable du New York punk funk et post-disco tient décidément la grande forme depuis six mois ! Une influence que la structure doit en particulier au grand retour d'un genre pourtant longtemps dénigré, la house, la vraie, la moite, celle qui sue (sur le dancefloor) et fait remuer du bassin (un peu partout, de la chambre au salon).

 

Après The Juan McLean et The Future Will Come, un disque qui s'inscrira certainement en lettres d'or dans les Top Albums de l'année, Gavin Russom et son projet Black Meteoric Star, un hommage - selon les termes de son créateur - "à la house futuriste des années 80/90", paru cet été. Le duo Yacht et son album See Mystery Lights, bardé de tubes mystiques et dansants ("Summer Song", "Psychic City", "Ring The Bell"). Shit Robot (aka Marcus Lambkin) et "Simple Things", hymne proto-house à la fois minimal et fervent étonnamment interprété par l'iconoclaste Ian Svenonius, activiste de Washington DC et ex-leader du combo hardcore punk Nation of Ulysses (oui, oui !), c'est au tour de Still Going de nous balancer une vraie bombe house, imparable.

 

Avec "Spaghetti Circus", Olivier Spencer et Eric Duncan alias Still Going, signent en effet un killer track, le genre de morceau soulfull porté par une voix black mature digne du meilleur funk des 70's, et soutenu par une rythmique mutante, démarrant krautrock (Klaus Dinger es-tu là ?) et enchainant sur un 4x4 four to the floor qui prouve une fois de plus que le genre expérimental allemand et la dance music américaine des 90's ont toujours fait bon ménage !

 

Grand connaisseur du disco des origines (Duncan est entre autre la moitié du duo Rub N Tug qu'il forme avec Thomas Bullock ), Still Going était déjà à l'origine de l'influent "Still Going Theme" il y a un an. Spaghetti Circus, leur second EP fera date dans la production DFA, autant que les minis-tubes underground "Happy House" de The Juan McLean ou le suscité "Simple Things" de Shit Robot !

 

La house est de retour et nous ne nous sentons plus de joie ! Qui l'eut cru ? Certainement pas moi ! (on en reparlera...)

 

Still Going - Spaghetti Circus :

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo




Modest Mouse et le chant des baleines

Posté par 2goldfish le 12.10.09 à 16:14 | tags : usa, rock, videos musicales

Encore un clip de Modest Mouse, le troisième pour la collection de faces B No One's First, And You're Next. Celui là n'est pourtant pas celui de trop, c'est même carrément le meilleur. Déjà, "Whale Song" est le meilleur morceau de tout le lot, sa longue intro au rythme lancinant et aux guitares cheloues rappelle les débuts dépressifs du groupe et le clip, réalisé par la société de production BENT, empile les effets visuels tordus. Animation image par image, prises de vues réelles, filtres numériques et techniques non identifiées s'enchainent à partir du moment où on voit Isaac Brock s'asseoir pour utiliser un spirographe qui semble avoir été conçu par l'inquisition espagnole.

 

Chaque image qui a jamais pu être associée à la musique de Modest Mouse a droit à son petit moment : monstres lovecraftiens, guitares vaudous, groupe de zombie, dépressions patiales... Ca pourrait être le clip de toutes leurs meilleures chansons. Ca pourrait être leur dernier clip.

 




Pourquoi Diam's cache son voile ?

Posté par 2goldfish le 12.10.09 à 14:25 | tags : people, news, rigolo, hip hop

diam'sParis Match a révélé une photo de Diam's portant le voile à la sortie de la mosquée, accompagnée d'un mari tout neuf connu sous le nom d'Aziz, le débat fait rage partout sur la toile. Le débat, on peut le résumer à "OMG il lui on lavé le cervo" contre "L a enf1 conpri, T tro belle voilé ma soeur !" sans le caricaturer (c'est beau les débats sur le net).

 

On raconte plein de petits détails plus ou moins vérifiés pour ajouter à la polémique : "elle refuse de faire la bise aux garçons" ("c a koz 2 la grippe A LOL"), "Sur scène elle restera habillée comme avant mais cachera ses cheveux sous une casquette", "elle ne donnera aucune interview pour promouvoir son nouvel album", "parlant de sa dépression post-succès en 2008 qui l'a mené en hopital psy, elle aurait déclaré "Ce que la médecine n'a pas pu m'apporter à cette période, je l'ai trouvé dans la religion""...Mais ce qui enflamme vraiment les passions, c'est cette photo voilée.

 

Pour être plus précise que "ni pute ni soumise" Diam's se déclarait "ni salope ni bigote". La photo de Paris Match montre un revirement philosophique, une redéfinition totale de l'identité de Diam's qui n'était pas vraiment audible à l'écoute des déclarations de bonnes intentions de son nouveau single "Les Enfants du Désert" mais qui aujourd'hui colore très différemment les paroles. Imaginez une Diam's voilée qui chante ces paroles et d'un coup elles prennent un accent de prosélytisme qui a du mal à passer auprès d'une grande partie du public historique de Diam's (ayons une pensée émue pour Ségolène Royale, dont on aimerait bien voir aujourd'hui la réaction si elle se retrouvait à nouveau sur le même plateau que sa rappeuse préférée).

 

Le fait est en tout cas que Diam's n'a pas voulu parler au public de sa conversion et que les photos volées de Paris Match vont certainement valoir un procès au magazine. Passer sous silence un fait aussi important dans sa vie est tout de même assez étrange de la part d'une artiste qui n'hésite pas à évoquer son passage en hopital psy dans une de ses chansons. On ne peut que supposer qu'elle a souhaité échapper au débat assez navrant auquel on assiste aujourd'hui.




Un nouveau single de Michael Jackson à écouter

Posté par Shangri La le 12.10.09 à 11:25 | tags : pop, music biz, cimetière, news

This Is It… mais pas vraiment encore. Ce matin, à 6h précisément, était mis en ligne un nouveau single du roi de la pop sur son site officiel (à écouter ici-même)

 

Dans la semaine suivant la mort du chanteur en juin dernier, ce sont 5 millions d’exemplaires de ses albums qui ont été vendus aux Etats-Unis ; il semble donc assez logique que Sony Entertainment surfe sur cette vague de popularité posthume. This Is It, c’était le nom de ce qui devait être la dernière tournée de Michael Jackson. C’est désormais celui de ce nouveau single, qui figure sur un double album dont la sortie mondiale est prévue le 27 octobre. Mais c’est aussi le nom du film qui sortira le lendemain en salle, un documentaire réalisé à partir des images de répétition du King of Pop au Staples Center ; 6000 préventes auraient déjà été vendues en France. Le roi est mort, vive le business.

 

 




Disparition de l'arrangeur anglais Robert Kirby

Posté par Myosotis le 11.10.09 à 09:02 | tags : folk, pop, cimetière

Hommage à Nick Drake - Italie 2008

 


Kirby - Hommage à Nick Drake 2008

 

S'il a fait d'autres choses comme travailler avec Elton John, Bernie Taupin, les Catchers (vous vous souvenez des Catchers), Robert Kirby qui a disparu le 3 octobre des suites d'un malaise cardiaque, à 61 ans, restera l'homme d'un seul homme. Ami de Nick Drake, qu'il rencontra à l'université (et invita à son mystérieux Caius Breakfast Club), Kirby fut invité à arranger le premier album de la légende folk pop anglaise (alors inconnue et qui devait le rester longtemps) lorsque celle-ci, pendant l'enregistrement de son premier album, récusa l'arrangeur choisi par son producteur Joe Boyd (l'arrangeur s'appelait Hewson). Ainsi naquit Five Leaves Left, le premier album de Drake. Kirby qui n'avait jamais mis les pieds en studio avant s'y sentit immédiatement comme un poisson dans l'eau, amenant les compositions de son collègue dans un ailleurs dont il n'est toujours pas revenu. Pour l'anecdote, on se rappellera quand même que Boyd choisit de confier les arrangements de "The River" qu'il considérait comme LA chanson de l'album à un type plus expérimenté que Kirby, ce que celui-ci regretta toujours.

 

Quelques mois plus tard, en 1970, Kirby et Drake se retrouvèrent pour le deuxième album de Drake, Bryter Layter. Le travail de Kirby sur cet album fut contesté : trop présent, trop pompier pour les chansons d'un Drake qui s'enfonçait dans la déprime. Il est vrai qu'à l'écoute de "At The Chime of the City Clock" ou "Poor Boy", on se dit que Kirby aurait pu la jouer plus en dedans. Cet arrangeur talentueux à qui un vieux professeur avait un jour fait cette remarque :"votre musique ressemble à de la pub pour des céréales". - Ah, oui, c'est si bon que ça ?, aurait-il répondu. Kirby sur Bryter Layter a eu les coudées franches et peut-être un peu trop. La veine jazzy de l'album avait été choisie en commun accord avec Boyd pour faire sortir Nick Drake du microcosme de la folk et donner à sa musique un plus large écho. Ce fut une catastrophe puisqu'à part quelques critiques jazz, personne ne fit grand cas du disque. Il n'en reste pas moins que l'album est un miracle et que la plupart des titres, portés par l'accompagnement de John Cale et des Fairport Convention, font date. "Northern Sky" est l'une des plus belles chansons tristes de tous les temps (en partie grâce à Kirby), "Sunday" un monument. Bryter Layter fut à plusieurs reprises élu l'album le plus mélancolique de tous les temps, ce qui n'est pas rien.

 

Kirby survécut à la disparition de Drake en multipliant les projets. Il travailla à la chaîne sur de nombreux albums, joua des claviers dans un groupe et termina reconverti dans le marketing industriel. La légende veut que Kirby avait chez lui plusieurs cassettes d'arrangements qu'il comptait mettre à la disposition de Drake quand celui-ci lui demanderait. Leur chemin se sépara peu après Bryter Layter, Drake choisissant d'enregistrer son dernier chef d'oeuvre Pink Moon seul à seul. Il se raconte que Kirby pourrait avoir chez lui quelques démos de Drake et peut-être une capture K7 d'un concert qu'ils donnèrent ensemble, avec 8 autres élèves en composition classique, dans la salle de bal de la fac.

 

Dans les dernières années de sa vie, Kirby avait participé à plusieurs hommages à Nick Drake, rejouant sa musique avec des orchestres à Londres, New York ou comme ici en Italie. On lira ici l'une de ses dernières interviews à propos des deux albums qui ont fait sa renommée.




Miike Snow, animal à trois têtes

Posté par Shangri La le 10.10.09 à 10:32 | tags : électro, youtube, pop

Miike Snow, comme son nom ne l’indique pas, est un trio. D’un côté, on retrouve les compositeurs et producteurs suédois Christian Karlsson et Pontus Winnberg, qui forment le groupe Bloodshy & Avant. Partageant un background commun de DJs et de membres au sein de groupes électro et new-wave, ils ont ensuite fait ensemble la plus rare transition vers des succès commerciaux, avec des artistes de l’acabit de Madonna ou Kylie Minogue. Leur fait d’armes le plus connu : être à l’origine du tubissime "Toxic" de Britney Spears, probablement le meilleur morceau de la popstar.

 

De l'autre côté, face à ses génies de la prod, on trouve l’Américain Andrew Wyatt. Artiste solo signé chez Columbia, il forme avec un ami l’éphémère groupe les Funkraphiliacs à 18 ans ; quelques années plus tard, il est bassiste et compose quelques uns des meilleurs titres de The A.M., aux côtés de Parker Kindred, l’ancien batteur de Jeff Buckley. Pas vraiment de la même trempe donc, les trois futurs Miike Snow se rencontrent sur un projet commun, et commencent à sévir à partir de 2007, à grands coups de remixes bien sentis (Vampire Weekend, Peter Bjorn and John…). Finalement, le trio décide de s’enfermer à Stockholm dans une vieille maison, l’ermitage résultant dans l’enregistrement d’un premier album. Sorti en mai 2009 sur l’excellent label Downtown Records, le trio qui souhaitait simplement s’amuser en faisant de la musique ensemble est vite dépassé par le succès de cet album éponyme.

 

 

 

 

Compte-tenu de leurs backgrounds bien différents, il était assez difficile de prévoir à quoi ressemblerait le résultat de leur collaboration ; en un mot comme en mille, l’association fonctionne à merveille. Si vous cherchez un successeur à "Toxic", passez votre chemin ; c’est le genre d’album qui s’appréhende comme un ensemble, harmonieux, pop, plus qu’une compilation de hits . Beaucoup de synthés, de pianos, et de batteries live en fond : Miike Snow évite l’écueil d’une électro-pop scandinave froide et calculée, sans pour autant abuser des effets dance/techno qui auraient pu rendre le tout un peu indigeste. Les arrangements soignés et le songwriting assez noir de Wyatt permettent d’avoir ce résultat grisant où des refrains entêtants, et somme toute assez simples, se voient contrebalancés par une certaine mélancolie. Le morceau "Cult Logic", avec son refrain imparable, fait irrésistiblement penser à Passion Pit, même si dans son ensemble, cet album ressemble plus à du Animal Collective, à l’image de titres comme "Animal" ou "Burial". Mais Miike Snow s’essaye aussi avec brio à la ritournelle midtempo sur "Faker", et délivre un épique morceau de 6 minutes qui réussit à passer de la ballade au tube taillé pour le dancefloor, "Silvia".

 

S’il n’est pas parfait et souffre de quelques passages moins réussis, il n’en reste pas moins qu’il fait partie de ces albums dont la découverte est un vrai plaisir. Les trois compères, qui ont pour habitude de cacher leurs visages (masques chirurgicaux pour une photo promo, recouverts de glace dans le livret de l’album), n’avaient pas prévu de tournée consécutive à la sortie de l’album. Mais leur participation à celle de Lykke Li et leurs rares apparitions aux festivals estivaux (Loopalooza et Osheaga) ayant été de francs succès auprès du public, Miike Snow se sont fait une raison, et ils tournent en Europe jusqu’à la fin de l’année.

 

 

 

 

 

 




Des nouvelles de Massive Attack

Posté par Maxence le 09.10.09 à 14:47 | tags : youtube, électro, dub, vidéos musicales, news, uk

 

Après maintes rumeurs de séparations, de cessation d'activité, de poursuite en solo puis finalement de tournées, Massive Attack surprend une nouvelle fois tout le monde en balançant le vidéo clip bizarre de "Splitting The Atom".

 

Tauromachie, s'interroge plus d'un internaute ? Et pourquoi donc ? Certains optent pour une dénonciation de ce sport décrié alors que le groupe va bientôt se produire à Lisbonne au Campo Pequeno (rien à voir avec les habitants de nos campagnes), d'autres au contraire s'offusquent que l'emblème de Bristol persiste dans sa tournée alors qu'il devrait annuler la date en question pour montrer à quel point il combat ces jeux barbares... Bref, sans déclaration du groupe, difficile d'y voir clair. Reste le morceau lui-même, "Splitting The Atom" donc, un peu en deçà de la moyenne tout de même, au regard de leur répertoire.

 

 

 

 

Une nouvelle beaucoup plus intéressante tout de même nous vient de Clash Magazine, il s'agit de la future collaboration entre Burial, le mystérieux projet dubstep du label Hyperdub dont nous encensions l'album Untrue, de l'an passé. C'est le site de référence Resident Advisor qui reprend les propos de Daddy G déclarant : " je ne sais pas si je dois en parler... Bon, vous vous souvenez de ce disque que nous avons fait avec Mad Professor (No Protection en 1995, NDA) et bien cela reprendra à peu près le même principe. Burial va remixer une bonne partie de nos nouveaux titres et d'autres nombreux morceaux que nous avons faits. "

 

Connaissant le son à la fois très sombre et très riche de Burial, c'est en effet une très bonne nouvelle pour les fans de la dark side de Massive Attack. Surtout que Daddy G. ajoute : "Nous avons déjà écouté beaucoup de choses qu'il a faites avec nos morceaux, et c'est simplement hallucinant ! La façon dont il empile les couches de sons, dont il pose ses rythmes et tout ses trucs. Le dubstep est vraiment une chose étonnante. Il y a beaucoup de gens vraiment bons dans cette scène - Kode9 est très talentueux aussi. Ces garçons sont tout simplement incroyables et nous voulons faire partie de cela. "

 

Même si le projet n'a pas encore de date fixe ni de calendrier établi, autant dire que nous sommes sur les dents ! A suivre (avec impatience) donc !




En images : Les musicos et leurs tatouages

Posté par LovelyRita le 09.10.09 à 11:51 | tags : rock, pop, hip hop

Les tatouages, on en voit aujourd'hui partout et malgré cette popularisation, ils restent chez les musiciens un accessoire chéri et un signe distinctif, au même titre que les fringues. Les musiciens sont les clients privilégiés des salons de tatouages et autrefois, fortement attaché au rock, le tatouage est aujourd'hui porté par rappeurs, popeux ou chanteuses rnb. Preuve en images avec une galerie photos des tatouages de musiciens.

 

Si on atteste ici et là (à des époques assez reculées) de traces de tatouages ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle que l'art du tatouage va se généraliser grâce à l'invention de la machine à tatouer électrique par Samuel O’Reilly (en 1891). Courant 20ème, le tatouage est notamment récupéré par les Nazis et c'est dans les années 50 en Angleterre et lors des 60's aux USA que les Teddy Boys et les hippies vont contribuer à la prolifération du tattoo. Depuis, ce sont diverses communautés telles les Hell's Angels et les punks qui ont parachevé la profusion du tatouage. Aujourd'hui punks, rockeurs et métaleux ne sont plus les seuls à exhiber un tatouatge et ont été rejoints par stars de la pop, du rnb ou du hip hop.

 

musique tatouage



Achetez vos billets pour Prince au Grand Palais

Posté par LovelyRita le 09.10.09 à 11:08 | tags : news, agenda, pop

Prince au Grand Palais billetsPetit rappel pour ceux qui aurait manqué l'actu de ces dernières heures. Le chanteur Prince a annoncé hier qu'il ferait deux concerts ce dimanche 11 octobre au Grand Palais... les places sont actuellement en vente et pour assez peu de temps.

 

La star de la pop donnera deux sets à Paris, l'un à 17h et l'autre à 22h. Réservez vos billets pour Prince en concert 




Concerts surprise de Prince au Grand Palais dimanche

Posté par Shangri La le 08.10.09 à 15:12 | tags : people, pop, agenda, news

De passage à Paris pour la Fashion Week (comme beaucoup d’autres), Prince était présent au défilé Chanel au Grand Palais mardi dernier (comme déjà beaucoup moins de monde). Mais là où le Love Symbol se distingue décidemment du reste du commun des mortels, c’est qu’ayant constaté que le lieu lui plaisait, il a décidé d’y organiser deux concerts dimanche prochain. Deux shows surprise, baptisés All Day / All Night, auront donc lieu dans la Nef du Grand Palais, à 17h et à 22h. Les places, au nombre de 8000, seront mises en vente à partir de demain matin. On ne connaît pas encore les tarifs, mais ils devraient osciller autour de 100 euros. Prince fonctionne désormais aux coups de cœur ; en août dernier, de passage sur le Rocher, il avait décidé d’investir l’Opéra de Monte–Carlo pour 4 heures de show.

 

Achetez vos places dès demain pour le concert de Prince sur notre billetterie.

 

 

 




Public Enemy lance une souscription

Posté par Myosotis le 08.10.09 à 14:17 | tags : hip hop

Le groupe le plus important de la planète hip-hop aurait-il des difficultés à trouver une maison de disques traditionnelle ? Public Enemy a révélé, il y a quelques jours, par l'intermédiaire de son leader Chuck D avoir signé un contrat de production avec l'entreprise Sellaband dont le principe est de produire des albums de groupes connus ou pas (plutôt pas, au démarrage) grâce au financement des fans. Le groupe de rap espère lever ainsi 250 000 dollars (à coups d'actions à 25 dollars) pour enregistrer son prochain album.

 

Chuck D a semblé très enthousiaste lors de sa communication au sujet du business model de la société hollandaise. "Il s'agit de recomposer le modèle économique qui soutient la création musicale et, pour ainsi dire, de le rembobiner. Cela commence par les fans qui sont le premier maillon de la chaîne et puis il y a les artistes qui créent à partir de là (???). En fait, tout ce qui compte dans la musique c'est de trouver et de rencontrer des fans. Ici, on prend la chose dans l'autre sens. On démarre par les fans. Ainsi, ceux-ci sont déjà à bord quand tout commence." Convaincus ? Le groupe de Long Island n'a plus rien enregistré depuis l'excellent How You Sell Soul To A Soulless people who sold their soul ? de 2007 et son très bon premier single "Harder Than You Think".

 

Public Enemy - Harder Than You Think



Matias Aguayo : Aïe, aïe, aïe !

Posté par Maxence le 08.10.09 à 11:06 | tags : pop, funk, électro

 

Si on m'avait dit que j'écrirais du bien de Matias Aguayo en 2009, après son single boutade house-pouèt-pouèt dénonçant la minimal techno l'an dernier (souvenez-vous "Basta Ya La Minimal"), je ne l'aurais pas cru. Et pourtant, il faut se rendre à l'évidence, Ay Ay Ay, le prochain album d'Aguayo à paraître à la fin du mois (le 26 octobre pour être précis) est une bombe ! Le genre de disque obsédant qui hantera cette fin d'année et passera certainement la suivante à nos côtés.

 

 

Il faut avoir vu Matias Aguayo sur scène, avec ou sans Roccness, pour comprendre le trip de ce germano-chilien (encore un !) fou de rythme. En effet, ceux qui ont eu la chance de le voir jouer son album Are You Really Lost (paru chez Kompakt en 2005) avec son compère aux Nuits Sonores de 2006, retrouveront sur Ay Ay Ay la même ambiance hypnotique, la même folie à peine contrôlée que nous avions alors constaté sur scène.

 

 

A la manière d'un Alan Vega de Suicide qui aurait troqué le caniveau de New York pour ceux tout aussi moites de Santiago du Chili, Aguayo en solo génère, seul avec son micro et quelques boucles, une atmosphère de fête païenne quasi-tribale. Sur un album où plane l'ombre de toutes les musiques rythmiques du monde (africaine, latino, electro), l'ex-Closer Muzik lance des phrases hypnotiques, s'enivre de beat et de mot, nous faisant doucement glisser dans une trance discoïde complètement ivre. Un pur moment de bouleversement des sens pour celui qui osera s'abandonner.

 

 

Autant dire qu'Ay Ay Ay est un grand disque, plus que ça même, une performance. Quand à ceux qui sont déjà accros à l'obsédant et hypnotique "Walter Neff", présent sur l'excellent volume 10 de la compilation Total Kompakt, impossible d'en douter, ils vont adorer Ay Ay Ay !

 

 

Pour mémoire, "Walter Neff", dernier single en date de Chilien chez Kompakt :

 

 





Ulrich Schnauss porte plainte pour plagiat contre... Axl Rose

Posté par 2goldfish le 07.10.09 à 17:56 | tags : usa, news, rock, electro, rigolo

Independiente et Domino viennent de déposer une plainte contre Interscope/Geffen A&M, les Guns N'Roses et Axl Rose, demandant un million de dollars de dédommagement pour l'utilisation de samples non autorisée de non pas un, mais deux morceaux d'Ulrich Schnauss dans "Riad'n'The Bedouins", un morceau de l'album Chinese Democracy. A l'écoute des morceaux concernés, on se dit que les avocats de Rose auront du mal à le sortir de ce coup là.

 

Tout d'abord d'Ulrich Schnauss vous prenez "Wherever You Are" :

 

 

Ensuite vous ajoutez un peu de "A Strangely Isolated Place" :

 

 

Vous mélangez et vous obtenez les premières secondes de "Riad'n'The Bedouins" des Guns'n'Roses :

 

 

La question qui se pose bien sûr, c'est pourquoi donc Rose n'a pas pris la peine, soit d'obtenir l'autorisation de Schnauss (ce n'est pas comme si Chinese Democracy avait été sorti dans la précipitation) soit d'enregistrer sa propre petite intro au synthé (si c'était une question d'argent). Pour le peu qu'on en entend dans le morceau, ça n'aurait pas été si dur.

La théorie la plus probable ? Quelqu'un, à une étape de l'interminable production de Chinese Democracy, a bricolé vite fait ce petit mash up d'Ulrich Schnauss pour donner une idée à Axl de ce qu'il envisageait pour l'intro, puis ce quelqu'un a été viré, comme tous les gens qui ont travaillé un jour ou l'autre sur l'album, et personne n'a pris le temps de chercher d'où venait cette intro quand il l'a retrouvé trainant dans le studio. Ce quelqu'un (on parierait volontiers sur Moby) doit bien rigoler aujourd'hui.

 

Voir aussi
- notre article sur les Plagiats dans le rock
- notre forum sur les plagiats dans la musique




Lusine : créateur de pop industrielle depuis... avant hier !

Posté par Maxence le 07.10.09 à 14:08 | tags : électro, techno, pop, vidéos musicales

 

Etonnant Jeff McIlwain ! Alors que le bonhomme officiait encore dans les années 90 sous différents pseudonymes (de Lusine icl à L'usine tout court) dans un mélange de techno sous influence Detroit (la ville d'origine du producteur) et d'électronica post-warpienne, oscillant entre coup de génie (Iron City, sublime, Condensed, profond) et ennui (Podgelism en 2007), on le retrouve aujourd'hui à nouveau chez Ghostly International en producteur électropop sous le pseudo de Lusine cette fois, avec A Certain Distance, un disque pop rempli de mini-symphonies electronica.

 

Un reclassement plutôt réussi, en témoigne ce très beau "Two Dots" chanté par Vilja Larjosto, où l'Américain compose avec la table des éléments electropop pour accoucher d'une mélodie toute mathématique en parfait équilibre, un peu comme si Monolake se mettait à la pop, ou Stephen Hawkins à l'électro. Même si elle ne fut jamais vraiment pop auparavant, la musique de McIlwain a toujours été une combinaison d'émotion et de technique. Ses albums très cinématiques dispensent toujours des ambiances fortes et très imagées, portées sur l'abstraction autant que la mécanisation de l'humain et de son environnement.

 

C'est Britta Johnson la réalisatrice des vidéos d'Andrew Bird ou de Grizzly Bear, entre autre, qui signe le clip de ce single de Lusine. Une chanson, une vraie, qui illustre les relations et les analogies existantes entre la trigonométrie et la composition musicale. "Two Dots" est un parfait mélange d'humanité et de technologie, la métaphore de ce que nous sommes en quelque sorte : des animaux techniques faits de carbone capables des plus belles harmonies. Y aurait-il donc encore de l'espoir pour nous sur cette terre ? Méditons là-dessus en regardant ces images aussi abstraites qu'émouvantes...

 




Joyeux anniversaire, Compact Disc, et adieu

Posté par 2goldfish le 07.10.09 à 10:06 | tags : anniversaire, music biz, rigolo

La semaine dernière, c'était l'anniversaire du CDP-101 de Sony. "CDP" pour "Compact Disc Player" et "101" parce que c'était le tout premier (dans le commerce en tout cas).

 

52nd Street, un album de Billy Joel, était la première grosse sortie sur le nouveau format, qui faisait dans son catalogue la part belle à la musique classique. L'anecdote voudrait que des prototypes de 60 minutes on soit passé au produit final d'une capacité de stockage de 74 minutes pour permettre à la plus lente version de la 9ème de Beethoven de tenir sur un seul CD, à la demande soit de Karajan soit de la femme du patron de Sony, selon la personne que vous interrogez. En tout cas le format est d'abord embracé par les audiophiles fortunés (d'où l'important catalogue "classique") mais il se démocratise très vite et relance le marché moribond de l'équipement audio.

 

En 2009, le CD a perdu l'amour des audiophiles qui lui préfèrent le bon vieux vinyle (plus pour des problèmes de mixage que de matériel) et du grand public qui lui préfère le mp3 pour tout un tas de raisons. Les ventes s'effondrent, les maisons de disques licencient à tour de bras et on se retrouve même sur des grosses sorties comme le dernier best of de Madonna avec un compact disc totalement baclé, mal mixé par les trois pauvres types qui ont sauvé leur job chez Reprise (jetez donc un oeil à ce compte rendu détaillé de tout ce qui ne va pas sur ce fameux best of de Madonna).

 

A 27 ans, le compact disc est sur le point de rejoindre Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain et les autres dans le 27 Club. Il est déjà un peu tad pour vendre votre collection. A mon avis, vous feriez mieux d'attendre quelques années, de la ranger à la cave et de la ressortir quand la nostalgie du CD frappera d'ici cinq à dix ans.




Sorcerer : Fan des années 80

Posté par Maxence le 06.10.09 à 16:57 | tags : funk, pop, électro, vidéos musicales

 

Sorcerer ne pouvait voir le jour qu'en Californie dans les années 2000. Il faut être né à la fin des années 80 en effet, et être passé à côté du principal de cette décennie aussi immorale, clinquante et politiquement conservatrice que subversive et puissamment créative, pour être nostalgique à ce point d'une ère que l'on a pas connue.

 

Sorcerer est le projet solo de Daniel Judd - moitié du duo Windsurf qu'il forme avec Sam Grawe de Hatchback, un duo dont la musique est déjà profondément sous-tendue de références 80 (voir le vidéo clip évocateur de " Weird Energy " maniant avec un bonheur évident tous les clichés que l'on associe généralement à cette période). Un Daniel Judd dont nous célébrions déjà le premier album, White Magic, il y a un an, encensant son mélange de funk blanc, de krautrock, de balearic, d'italo disco et de pop instrumentale. Avec Neon Leon, nouvel album au titre dadaïste qui vient d'atterrir dans les bacs, Sorcerer se vautre une nouvelle fois dans la coolitude de pacotille d'une époque où le bon goût avait laissé la place au goût du luxe. Pour donner une comparaison extra-musical, disons que les vibrations hédonistes qui résonnent sur les disques de Judd sont aussi évidentes et subtiles que les refrains entêtants accompagnant les héros et héroïnes des séries télévisées de l'époque.

 

En effet, pour réellement apprécier Neon Leon, nul besoin d'avoir vu l'intégral de Magnum, Hawaï Police d'Etat, K2000, l'Agence Tout Risque, l'Amour du Risque et Miami vice - Deux flics à Miami, mais ça aide. Surtout qu'en ce qui concerne ces références justement, Judd est visiblement gavé jusqu'aux oreilles de BO de série d'époque. Sa musique est un hymne continu au riffs de guitares jazzy et synthétiques, aux batteries électroniques et aux boites à rythme les plus cheap enregistré sur K7 Chrome, sans oublier ça et là, un fantasme de saxophone hantant parfois ses tracks languides et déhanchés. Parcouru d'accélérations équivoques et de plages de béatitudes maritimes (le mot " plage " étant à prendre au sens propre, ici, Daniel Judd glissant toujours ça et là un sample de vague léchant le sable, histoire de nous rappeler aux bons souvenirs de son mini-tube, " Surfing At Midnight "), Neon Leon évoque une ballade nocturne en Ferrari Fiorano 599 GTB, les cheveux dans le vent sur une autoroute côtière Californienne.

 

De quoi reprendre son souffle entre deux rendez-vous de la rentrée. Autant dire qu'en ces temps de stress et d'obligations incontournables, la musique de Sorcerer est à la fois une bulle d'air, et une machine à voyager dans le temps dont on ne saurai se passer. Illustration en image avec la vidéo de ce "Push To Freeze" réellement délectable, un hommage aux séries Japonaises qui hantèrent notre enfance/adolescence, cette fois (souvenirs, souvenirs) :

 




Enfin un clip pour Let Love Rule, le remix du tube de Lenny Kravitz par Justice

Posté par Shangri La le 06.10.09 à 11:47 | tags : vidéos musicales, usa, pop

Il est rare qu’un clip de Justice passe inaperçu… celui-ci ne devrait pas faire exception. En avril dernier, Lenny Kravitz faisait appel à Gaspard Augé et Xavier de Rosnay pour remixer son "Let Love Rule", à l’occasion du 20ème anniversaire de son tube. Le résultat ? Un bon remix, sans surprises certes, mais efficace et franchement plus péchu que l’original. Quelques mois plus tard, une vidéo officielle accompagne enfin le titre, une idée originale et drôle qui met en scène une sorte d’ersatz de Marty McFly (de Retour vers le futur). A la réalisation, Keith Schofield, à qui l’on doit notamment l’excellent clip "Bad Blood" de Supergrass ("Best Rock Video" aux MTV UK Music Video Awards en 2008), ou encore le "Move" de CSS.

 

 

 



Horchata, nouveau single de Vampire Weekend en écoute

Posté par LovelyRita le 06.10.09 à 10:20 | tags : news, pop, usa

Annoncé pour janvier, le prochain album de Vampire Weekend sortira sous le nom de Contra. Depuis hier, le groupe a dévoilé sur son site son premier titre, "Horchata" à écouter ici.

 

Un compte à rebours animait le site de Vampire Weekend ces derniers jours, prenant fin hier et dévoilant "Horchata", nouveau titre des Américains. Un morceau qui commence doucement par ces paroles de Ezra Koenig : "In December drinking horchata / I look psychotic in a balaclava" et qui se poursuit entre percussions en tous genres, choeurs et un trait de cordes... un titre et un album fortement influencés par la Californie, selon le groupe. Après avoir, de manière virale et mystérieuse, diffusé la pochette de leur album Contra, sans aucune indication, sans aucun titre, Vampire Weekend continue son buzz avec ce premier extrait. Ecoutez "Horchata" ci-dessous.

 

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vampire weekend horchata



Phil Elverum l’homme qui aimait le vent, les arbres et les montagnes…

Posté par éèëê le 05.10.09 à 16:23 | tags : folk
... et également ses fans. Phil Elverum, connu sous les noms de The Microphones et de Mount Eerie, écrit depuis deux poignées d'années une œuvre labyrinthique, souvent rebouclée sur elle-même, mais d'une subtilité et d'une originalité rare. Ultra-hype ou anti-hype au possible, l'homme produit à la main un catalogue qui s'efface avec le temps, composé d'un grand nombre d'œuvres limitées. Le CD est depuis longtemps un format trop restrictif pour celui qui inclut des posters de 1 mètre de côté dans un boîtier cristal. Parmi les vinyles blancs, les fanions phosphorescents, les versions les plus improbables de ses disques (l'enregistrement des batteries de No Flashlight), le fan est invité à (re)construire une œuvre ambitieuse dédiée aux éléments naturels (montagnes, lueurs, vents) et à la vacuité du songwriting. Dernier objet en date, un livre de quelques kilos où l'artiste a réuni une collection photographique d'instants qui, selon lui, permettent de mieux comprendre son personnage. A l'instar de sa musique, dans son travail pictural le sublime surgit de son regard candide et amoureux du monde ; l'aspect artisanal ne peut masquer la brutalité de son talent.


Réfugié dans les montagnes de la frontière americano-canadienne dépeintes par la série Twin Peaks, Mount Eerie livre peut-être cette année la clef (de voûte) de son art, Wind's Poem. Ici, Elverum poursuit ses expérimentations de Black Wooden (comprendre un black metal artisanal, hybride metal/folk/amateurisme) et écrit encore les mélodies les plus belles du monde ("My Heart Is Not A Peace", "Summons", et les 9 morceaux restants). Là, il reprend le titre éponyme d'un Lost Wisdom intimiste enregistré l'an dernier avec Julie Doiron, cette fois comme si Godspeed You! Black Emperor revenait décrire l'apocalypse. Plusieurs écoutes révèlent une complexité sans précédent chez l'Américain, qui se joue des références à Twin Peaks de façon ouverte ("Between Two Mysteries") ou sous la forme d'un hommage fleuve à Badalamenti ("Through The Trees"). Bien évidemment, l'évocation du vent reste centrale, inévitable, remplaçant par de puissantes métaphores soniques des fields recordings qui auraient été trop évidents.

 

Wind's Poem est le disque ultime d'un artiste méconnu et qui a pourtant produit plusieurs chef-d'œuvres indie : la pop qui s'enlise dans les ambiances abstraites de The Glow Pt2 (2001), les symphonies de papier de Mount Eerie (2003) et Mount Eerie Pts. 6 et 7 (2007), le rnb murmuré au coin du feu de No Flashlight (2005). Pour la première fois cependant, Wind's Poem donne l'impression glaciale d'être l'aboutissement d'une carrière.




Suivez Air en studio, la vidéo de l'interview

Posté par LovelyRita le 05.10.09 à 11:01 | tags : électro, news, pop

"Do The Joy", "Sing Sang Sung", mais aussi "So Light Is Her Footfall" ou "Missing the light of the day" sont à découvrir dès aujourd'hui sur le nouvel album d'Air, Love 2. Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin nous avaient invité il y a quelques semaines au studio de l'Atlas, là où ils se sont enfermés pendant plus d'un an pour la réalisation de ce nouvel opus. Devant les caméras, le duo revient longuement sur l'avant-Love 2.

 

Des années après la sortie de leur premier album, le duo Air, reste encore l'une des formations les plus appréciées au sein de la scène électro française. Plus de 10 ans de carrière et un 8ème album sous le signe de l'amour, Love 2. Pour cet ensemble de compos entre musique psychédélique, krautrock, pop et musique africaine pour le titre "African Velvet", les deux musiciens se sont retrouvés dans un studio parisien, quasi en huis-clos, pendant une période d'un an 1/2 pour composer, jouer, enregistrer et produire. Un endroit, qui a son empreinte sur l'album et qui a marqué la façon de travailler du duo. Quoi de plus naturel, alors, que de nous recevoir dans ces lieux. Entre interview qui aborde la conception de l'album, la crise qui touche les studios et une petite visite guidée au hasard des instruments, suivez l'invitation d'Air dans son studio.

 




No Age : L'âge de déraison

Posté par Maxence le 04.10.09 à 10:24 | tags : usa, rock, vidéos musicales, punk
 
 

Un guitariste, un batteur ! Formation minimale et effet maximal. De fait nous ne sommes toujours pas remis de la déflagration soft de Nouns, deuxième album de No Age. Alors que l'on annonce un peu partout la sortie le 6 octobre prochain du EP Losing Feeling on se dit qu'il est encore temps de se pencher sur le cas de ce jeune duo angeleno (Randy Randall et Dean Allen Spunt), responsable avec cet album d'une des mini-crises cardiaques soniques de l'an passé (9,2 sur l'échelle de Pitchfork quand-même !)

 

Transfuge de Fat Cat, Randall et D.A. Spunt sont désormais hébergés chez Sub Pop en 2008, signant peu ou prou la renaissance du label ou au moins un regain d'intérêt pour ses productions. Sur Nouns, les deux garçons mélangent avec bonheur blizzard électrique post-shoegaze à haute tension ("Teen Creeps", "Errand Boy"), mélodies douloureuses (le magnifique "Things I Did When I Was Dead" ou l'éthéré "Impossible Bouquet"), ballades slacker à la Pavement ("Eraser", "Cappo", pour la voix) et hardcore punk façon Washington DC période 1990 ("Miner", "Sleeper Hold" ou un "Brain Burner" de moins de 2 minutes).

 

No Age, c'est donc l'union de l'héritage punk des Fugazi et consort, avec une sensibilité pop qui fait merveille sur des titres comme "Keechie". Les deux Américains en pleine extase sonique pour un morceau blindé de saturation (relegué en arrière-plan cette fois) et portée par une mélodie d'une douceur désarmante. Après une année très active : un remixe pour Bloc Party et une tournée en compagnie de Dean Deacon et Deerhunter, le duo revient donc en octobre avec un nouvel EP comprenant le fameux "You're a Target" qui a déjà fait le tour de la blogosphère. 

 

En plus de savoir manier le bruit et la mélodie, nos deux No Age prouvent également qu'ils ont un sens esthétique affirmé malgré leur jeune âge. En temoigne le clip de "Keechie" justement. Une vidéo dirigée par Andy Bruntel - qui réalisa également la vidéo du titre "Eraser", ainsi que celles de Modest Mouse, The Mountain Goats, Saint Vincent, Bonnie "Prince" Billy ou Stephen Malkmus -, l'une des plus belles et mystérieuses vidéos de 2008.

 

La preuve par l'image :

 

 

A noter que Losing Feeling est proposé en écoute en streaming aux abonnés du site Sub Pop ! Bonne écoute !




Babybird reviendra bien en 2010

Posté par Myosotis le 03.10.09 à 10:12 | tags : news, rock, pop, uk, youtube

Stephen Jones nous avait annoncé la nouvelle lors de l'interview qu'il nous avait accordée à l'occasion de la sortie de l'album Death Of The Neighbourhood : il y aura bien un album de Babybird en 2010, en février même.

L'album devrait s'intituler Ex-Maniac et comportera une douzaine de titres dont 3 sont déjà diffusés en écoute streaming sur le site tout nouvellement créé pour l'événement. Le premier single de ce nouvel album devrait se trouver parmi ces 3 compositions de très bonne facture : "Handsome Bastard", "Roadside Girl" et le magnifique "Unloveable" (difficile à imaginer en tête de gondole d'un album à succès tout de même). L'album sort sur le label américain Unison et bénéficiera de l'appui promotionnel non négligeable d'un clip réalisé par Johnny Depp en personne. Comme nous l'avait confié Stephen Jones l'année dernière, le chanteur compositeur a fait équipe sur ce disque enregistré à Los Angeles avec l'un des amis personnels de l'acteur et membre de son ancien groupe de rock, d'où la connexion inattendue pour un type condamné à la clandestinité et à un relatif anonymat depuis des années.

 

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seul, Babybird a annoncé quelques concerts en Angleterre en novembre de cette année et ajouté en bonus toujours sur le site un film de 7 minutes et quelques pour rappeler à ceux qui ne le connaîtraient pas l'univers dans lequel il évolue avec brio depuis ses débuts. Aucune autre information n'a filtré encore mais il ne serait pas impossible que l'on aperçoive de nouveau l'oisillon du côté de Paris où il n'a pas joué depuis plus de 10 ans si ma mémoire est bonne (1998). Pour la bonne bouche, extrait de sa précédente rentrée en 2006 et du single Old Skin, tout en délicatesse, tiré du très bon Between My Ears There's Nothing But Music, dont on avait dit, comme à chaque fois, le plus grand bien.

 

Stephen Jones Babybird - Old Skin Live



Yacht, Kumisolo et Girls au Club Folamour #1

Posté par Shangri La le 02.10.09 à 17:49 | tags : pop, live, agenda, youtube, électro

Le 6 octobre aura lieu au Point Ephémère la première édition des soirées mensuelles du label Super!, le Club Folamour. Pour ouvrir le bal, une programmation éclectique et pointue : YACHT, Girls et Kumisolo.

 

YACHT, le duo électro-pop estampillé DFA, a sorti l’album See Mystery Lights, qui a bénéficié d’un beau succès critique. Un peu entre LCD Soundsystem et Architecture In Helsinski, ils réussissent à produire un patchwork d’influences qui fonctionne parfaitement, et calibré pour faire danser les plus récalcitrants. Un album qu’il fait bon savourer ou découvrir en live, pour les performances barrées de Jona, le fondateur de YACHT.

 

 

 

 

Girls, c’est la nouvelle sensation pop venue de San Francisco, un duo composé de Christopher Owens et Chet JR White, et dont le premier album est ce qui se fait de plus rafraîchissant, estival et Beachboyesque ces derniers temps. Une chouette balade en perspective.

 

 

 

Kumisolo, Japonaise exilée à Paris et ancienne membre du Konki Duet, se lance en solo avec un premier album intitulé My Love For You Is A Cheap Pop Song. Un univers bariolé, à la fois 60’s et mâtiné de sonorités électroniques, comme un jeu vidéo aux décors rose bonbon.

 

Réservez vos places pour le Club Folamour #1 




Tickley Feather, hypnagogique ou pas hypnagogique ?

Posté par 2goldfish le 02.10.09 à 15:08 | tags : pop

Tickley Feather est le nom de scène d'Annie Sachs, une jeune femme qui aime s'enregistrer la nuit sur son quatre pistes. Elle est l'une des rares véritables pratiquantes de ce que Wire Magazine voudrait nommer la "pop hypnagogique" : une pop distordue par une mémoire imparfaite, moins proche dans l'esprit d'une production lo-fi que d'une photocopie de photocopie, qui perd et gagne à la fois à chaque passage par la machine à reproduction. C'est peut-être une très bonne définition du travail d'Ariel Pink et il n'y a pas à chipoter : Pink a influencé Tickley et se révèle de plus en plus comme un modèle pour d'autres artistes (cf Sun Araw) mais il y a un problème. Ce problème c'est que Tickley Feather a pris quelques éléments du son d'Ariel Pink, elle n'est pas vraiment le même genre de freak. Personne n'est comme Ariel Pink, et ce n'est peut-être pas plus mal parce que si son travail est impressionant, il est aussi usant et pas franchement écoutable.

 

On peut donc choisir de voir Tickley Feather comme une version diluée d'Ariel Pink, une version avec un joli visage, une back story vendeuse (elle élève seule un enfant malgré son jeune age, elle enregistre la nuit pendant qu'il dort), des chansons pleines d'émotions moins confuses et plus universelles. Ce n'est probablement pas ce qu'ont pensé les gars d'Animal Collective qui ont signé Tickley Feather sur Paw Tracks, leur label qui est aussi celui d'Ariel Pink depuis des années. Parce qu'on peut aussi écouter son album comme celui d'une fille qui a appris quelques trucs de la texture sonore des disques de Pink mais qui les recontextualise loin de la radio mainstream des années 1980 qui obsède son ainé et les plonge dans des chansons moins pop, qui lorgnent du côté des Cocteau Twins et de 4AD. Le résultat est sans doute beaucoup plus "hypnagogique" qu'un disque d'Ariel Pink mais ne correspond pas vraiment à la définition de Wire. Pas facile de créer un mouvement de toutes pièces quand on est journaliste.

 

Le second album de Tickley Feather s'appelle Hors d'Oeuvre et sort le 20 Octobre prochainchez Paw Tracks.




Beak> : projet solo de Geoff Barrow (Mr Portishead)

Posté par Maxence le 02.10.09 à 09:34 | tags : rock, vidéos musicales, électro

 

Pour tout dire, si nous connaissions déjà la passion naturelle de Geoff Barrow (" Portishead en chef ") pour le krautrock, nous ne nous attendions peut-être pas à … BEAK> ! Un projet personnel en forme d'hommage à la musique électronique et expérimentale allemande des années 70, dans sa version la plus intransigeante et la plus rock (comprendre, petite fille d'Amon Düül et d'Ashra Temple première période, autant que de Can et de Neu!) habitée de cette même énergie proto-punk et primitive.


A paraître le 09 novembre prochain, BEAK> l'album, est donc la créature de Geoff Barrow, mais également celle de Bill Fullet des décoiffants post-Beefheartien Fuzz Against Junk et de Matt Williams de Team Brick. Créé en janvier 2009, le trio fait la part belle à l'improvisation, célébrant une nouvelle fois le grand retour du motörik sound répétitif et hypnotique des 70's (voir notre billet sur ce phénomène mondial incarné par les japonaises de Nisennenmondai et l'Américain Gavin Russom de Black Meteoric Star).


Enregistré dans une seule pièce en condition live, et en seulement 12 jours sans aucunes retouches, l'album éponyme est le fruit d'une volonté très ferme, celle de reconstruire et d'imiter le processus de création du krautrock. Bâti sur une base minimaliste et rigoureuse à l'aide d’une basse, d’une batterie et de claviers analogiques, BEAK> fait la part belle à l'improvisation la plus spontanée tout en s'imposant une discipline de fer (normal pour du rock d'obédience allemande) donnant l'impression d'assister à une longue jam sessions composée d'un seul tenant, comme un flux naturel entre machines vintage et musiciens.


Résultat, un mélange à la fois inquiétant et jubilatoire de new wave (PiL n'est pas loin), de krautrock véloce et de dub noisy parfaitement addictif et entêtant à apprécier sans tarder en vidéo en attendant l'arrivée de l'album dans les bacs.

 

 

Et en écoute en streaming "I Know" :

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En images : les couvs d'albums les plus loufoques

Posté par Shangri La le 02.10.09 à 08:49 | tags : pop, psychédélique, rigolo, rock, en jpeg

Si certaines couv d'albums sont des oeuvres d'art à part entière, d'autres laissent perplexes, font rire ou dérangent ; Flu a sélectionné quelques unes des pochettes d'albums les plus bizarres jamais imaginées.

 

Si aujourd’hui une collection de vinyles poussiéreux indique que son propriétaire est certainement un mélomane passionné, on peut parier qu’il en sera probablement de même avec une étagère de CD d’ici 10 ou 20 ans. Avec l’explosion du support numérique, c’est une partie intégrante de l’identité visuelle des artistes qui est vouée à disparaitre. Le « cover art » est certes en péril, et c’est bien dommage, mais ce n’est pas une raison pour sombrer dans la mélancolie.

 

Fluctuat s’est donc amusé, et le terme n’est pas choisi au hasard, à vous dénicher quelques unes des pochettes d’albums les plus bizarres. Vous avez dit bizarres ? Oui, et pas qu’un peu. Jugez un peu par vous-même : les Beatles recouverts de morceaux de viande crue, Crosby, Stills et Nash qui organisent un barbecue sur la lune, Millie Jackson, reine du R&B sur son trône de faïence. Du scandaleux au second degré pleinement assumé, du brillant au ridicule, en passant par les fautes de goût et pannes d’inspiration criantes, ces couv d’albums ont en commun d’avoir fait parler d’elles autant, si ce n’est plus, que les galettes qu’elles abritent.

 

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pochettealbumbizarre

 




Tiny Vipers : la chanteuse dont on tombe amoureux ?

Posté par Myosotis le 01.10.09 à 10:26 | tags : usa, rock, pop, youtube

Après son Hands Across The Void, d'il y a deux ans, Jesy Fortino aka Tiny Vipers a sorti, en juillet, un deuxième album magnifique qui s'appelle Life On Earth. Toujours sur le label Sub Pop, la guitariste qui chante en s'accompagnant de sa guitare acoustique a enrichi sa palette musicale : elle chante mieux, s'est trouvée un groupe fantôme pour le studio (qu'on entend assez peu) et est toujours habile à chanter sa peine. En 11 titres cette fois (le précédent était plus bref, moins poli), Tiny Vipers réussit un quasi sans faute, taquinant à la fois toujours la veine des chanteuses pleureuses émotionnantes à la Catpower/ Kristin Hersh mais aussi la force naturaliste d'un Neil Young. Autant qu'avec ce deuxième album, il se pourrait bien que Tiny Vipers plante ses crocs en première division.

 

"Dreamer", son single, est une merveille et l'album évolue en eaux sussurrantes secouées, en plein milieu, par un titre éponyme spectral de plus de 10 minutes. Côté textes, on ne se situe pas dans le déshabillage autofictif mais dans un entre-deux de confessions, lamentations et de visions poétiques de bonne facture. Tiny Vipers (qui semble avoir pris quelques kilos) est, de surcroît, de plus en plus belle comme on peut le constater sur ces quelques vidéos, diaphane, maigre, sans âge, sans formes. Appliquée à la guitare (rappelons qu'elle gagnait sa vie en jouant dans des bars et en faisant des petites boulots), habitée par son chant, Jesy est sans nul doute la chanteuse qu'on aimerait avoir chez soi en 2009, la chanteuse qui ne pleure pas mais délivre des prestations d'intensité retenue, la chanteuse qui aime ne pas nous aimer. Tout ceci sent bon l'absence, le manque de l'être aimé, toutes ces choses que nous les fans sommes prêts à donner. Toutes les époques ont ce besoin d'une chanteuse sensuelle et perdue : on a parlé de Hope Sandoval. Il fut un temps où certains vénéraient Beth Orton (la grande asperge chiantissime). 2009 est l'année des vipères mignonnes. 2010 aussi sans doute. On l'espère, du moins.

 

 

 

Tiny Vipers - Dreamer

 

Tiny Vipers - Eyes Like Ours





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