Quinn Walker, attachant faussaire Sur son premier et double album Laughter's An Asshole/Lion Land (véritablement, deux albums emballés ensemble), Quinn Walker propose un intéressant mélange de pastiches branchés et modernes, passant sans vergogne d'Animal Collective à Liars, empruntant un intermède à Sufjan Stevens ou quelques frippes freak folk à Akron/family. Le tout s'enchaîne souvent innocement, nous laissant régulièrement oublier où on est jusqu'à ce qu'on se réveille d'un coup en réalisant que eh, on a déjà entendu ça quelque part.Quinn Walker parvient cependant à s'établir une identité propre, en partie grâce à une instrumentation de bric et de broc qui doit certainement son originalité aux hasards des brocantes et des puces et à un humour de dingue léger qui aide à faire passer tous ces vols éhontés. Au final, bien que dans ce cas ils se gardent de toute citation directe, les disques de Quinn Walker évoquent principalement ceux des Flaming Lips pré The Soft Bulletin, quand Wayne Coyne ne se prenait pas encore pour le messie et que son groupe pouvait être réellement bizarre. Laughter's An Asshole et Lion Land sont inégaux et trop longs mais n'en sont que plus attachants. On pourrait bien avoir un très bon disque de ce gars là un jour prochain, ou du moins plus probablement douze bonnes galettes et le double de mauvaises en quelques années. http://www.myspace.com/quinnwalker Commentaires
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