Tilt festival 3ième : Tu vis ta vie comme une boule de flipper![]()
Ce qui est bizarre avec les festivals de province, c'est l'impact sur la vie sociale. Alors que toute l'année les bar ferment à 23 heures et que les rues sont quasi vides à 21, 3 jours de Festival signifient l'explosion soudaine d'une vie nocturne frénétique, enjouée et désordonnée. La movida Catalane se la coule douce toute l'année, et puis le Tilt arrive, et il suffit d'une grande messe electro pour foutre tout le monde à la rue. On assiste alors au spectacle quotidien des capitales, mais en modèle réduit. Filles en jupes ivres qui vomissent sur le trottoir, mecs qui paradent à quatre sur un scooter, échange de politesse à coup de poings avec les videurs (pardon, les "physionomistes"), quick sex dans les ruelles et invasion d'une meute d'être plus ou moins humains au yeux rouges qui rappellent les zombies inquiétants (euphémisme) de 28 jours plus tard.
La conséquence de toute cette activité, c'est surtout le flux de relations qui passe le démultiplié et qui nous portes très vite, nous les provinciaux sudistes, au bord de l'overdose. Discuter musique, arts multimédias, vidéo, etc. avec plus de 5 personnes par jours à Perpignan, équivaut à avoir fait le tour du sujet pour une année entière ! A contrario l'avantage des festivals dans les petites villes, c'est que vous n'avez pas à courir beaucoup pour assister aux festivités. Tout est à porté de jambes. Et des jambes justement, nous en avons vu hier soir au cours du troublant spectacle d'Angela Laurier, Déversoir. Contorsionniste et vidéaste, cette Québécoise Bérichonne d'origine (c'est important) raconte avec impudeur un roman familiale douloureux, celui de sa vie avec son frère schizophrène. Armée d'une caméra et de son seul corps presque nu, Angela nous contraint, nous brutalise un peu et raconte un roman familiale douloureux et profondément émouvant. On ressort difficilement de se Déversoir de sentiments et d'émotions, même si les dernières minutes à la fois drôle et violente, on un profond effet cathartique. Déversoir, c'est de l'art 'art à contre-corps en somme.
Plus léger, quoique, les pieds eux furent bien lourds comme il se doit, la grande messe electro du Tilt festival fut l'occasion de s'exprimer à "corps perdu" après le traumatisme de ce spectacle prenant. On passera sur la prestation sans intérêt de Jérôme Pacman (en photo - vous avez dis "paradoxe" du net ?) et on regrettera celle de Mlle Caro dont la sélection impeccable s'annonçait savoureuse (Gui Boratto, Kalabrese, etc.) mais qui pâtit d'un indéniable déficit de son. Heureusement, Arnaud Rebotini (qui remplaçait Digitalism au pied levé) a littéralement assommé la foule présente au Mediator ce soir là avec un set à l'ancienne, acid et primitif, célébrant l'exil de Pan Sonic à Detroit ! Juno 106, TB 303 et Korg MS20 à fond les manettes, l'impressionnant bonhomme a largement chauffé la salle pour préparer le roi The Hacker. Notre "pirate" electro conclut la soirée en beauté, balançant un son dark et habité avec la tranquillité (et l'efficacité) de celui qui est né derrière les platines, un dancefloor à ses pieds. Tout simplement énorme ! Qui a dit comme d'habitude ?
Commentaires
De V, posté le 11.02.08 à 08:14
![]() Filles en jupes ivres qui vomissent sur le trottoir, mecs qui paradent à quatre sur un scooter, échange de politesse à coup de poings avec les videurs... C'est un peu glauque, non ? Surtout l'histoire des filles. Jamais compris ce qu'il y a vait d'amusant là-dedans ! De ..., posté le 11.02.08 à 08:14 ![]() ... De ..., posté le 11.02.08 à 08:15 ![]() ... De g, posté le 11.02.08 à 14:42 ![]() L'alcool ç'est glauque oui... De V, posté le 11.02.08 à 15:39 ![]() Hum... Jamais tombée dans le panneau ! J'ai juste fait semblant, de temps en temps, de predre un cuite pour justifier une envie irrésistible de péter un plomb : crier, danser ou chanter dans la rue, rire sans modération, avoir l'air d'une folle, le tout sans perdre le contrôle de mes actes ; sans risques pour ma santé et mon honneur... Faudrait que j'essaye un de ces jours ! Ca va, g ? De angielola, posté le 14.02.08 à 20:27 ![]() Pas trop d'accord avec la présentation. mlle Caro, c'était de loin ELLE la meilleur Djette de la soirée, les autres à côté de la gnognotte !!! Quelle nana ouah !!! De Catacult, posté le 15.02.08 à 16:38 ![]() On n'a pas pu tout suivre d'aussi près mais on a quelques reportages sur notre Journal de CataCult pour ceux que ça intéresse et notamment un article et galerie photo sur Déversoir (qui, je le constate, n'a pas touché que nous !) : http://www.catacult.net/lejournal/?p=300. L'équipe CataCult De Pixray, posté le 20.02.08 à 22:36 ![]() C'est vrai qu'il y avait une fille ivre sur le trottoir, c'est même nous qui avons appelé les pompiers tellement elle risquait de se faire violer... ceci dit pas d'accord sur la presta de jerome Pacman qui était bien enivrante et surtout je trouve domage que pour un festival axé sur la video il n'y ait pas la moindre petite mention sur les décos scéniques visuellles, les prestations audiovisuelles des artistes qui étaient là a longueur de temps et qui ont vraiment assuré, a savoir Xray Concept - MONTPELLIER et V-Ju - NICE pour la première moitiè, puis Javi de (F*ck vision - BCN) et aussi In Vino Veritas - Perpignan... a croire que ça ne faisait pas parti du spectacle... et qu'on était transparent... dsl mais un report c'est un report, ça doit tout comprendre et pas se contenter du superficiel... Même si les lights étaient (encore une fois) mal réglées... je pense que ça meriterait un complèment d'article... sans quoi le reportage ça n'aurait pas beaucoup de valeur... De Maxence, posté le 22.02.08 à 11:46 ![]() Personnellement je ne préfèrerais pas parler des visuels qui étaient absolument abominables... En plus, venir faire de la pub pour son travail sur un blog est un peu limite jeune homme ; )
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