Les Oubliés de la pop : le Perfume des Paris AngelsLes Paris Angels auraient pu s'appeler les Paris Butterflies tant leur gloire fut éphémère. Comme des papillons, ils se virent sûrement plus beaux qu'ils n'étaient avant de s'éteindre avec le matin, lorsque la nuit madchester tira son rideau de fer sur l'Hacienda et ses fêtes galantes. Auteurs d'un unique album en 1991, le très joli SunDew, les Paris Angels auraient pu devenir, avec un peu de chance (et un soupçon de talent en plus), les nouveaux New Order. Remarqués par Michael Johnson (le producteur qui avait monté "Blue Monday" en sauce), la bande des Angels, soit 7 types un rien allumés du bocal dont le plus connu reste aujourd'hui l'ancien Black Grape Paul "Wags" Wagstaff, comparse de Shaun Ryder et des Happy Mondays, démarrèrent par leur plus beau titre : le single impeccable "Perfume", soit un mélange étonnant et assez novateur pour l'époque d'indie et de disco. A la fois rétro (ambiance psyché 60s) et très contemporain (option Primal Scream), le titre fit un carton mérité et lança une hype qui se conclut assez vite par la signature des Paris Angels chez Virgin. En 1990, les Paris Angels incarnaient avec les Inspiral Carpets (un peu plus rustiques) le côté "daisy age" du mouvement madchester, plus baba que défoncés, plus planeurs que pogo. Le chant de Jane Gill sur "Perfume" est mémorable et évoque la magie qu'on retrouve chez d'autres groupes à chanteuses, quelque part entre un Mazzy Star dansant, un Everything But The Girl sous acide ou un My Bloody Valentine du Samedi Soir. Malheureusement pour le groupe (et heureusement pour elle), la chanteuse tomba enceinte au pire moment et condamna par son absence (égalité des sexes, bonjour) la production d'un second album chez Virgin qui venait de se faire racheter par EMI. Un bon nombre des groupes de l'ancien label passèrent à la trappe et les Angels ne refirent jamais surface. Ceux qui, avec un peu de chance, réussiront à remettre la main sur SunDew passeront sans aucun doute un bon moment de nostalgie dansante. "Louise" est un excellent titre, tout comme le single "Oh Yes" et ses 6 minutes et quelques d'acidplaning. Pour la petite histoire, on rira à la façon dont s'énonçaient les titres de l'époque : "Breathless", "Chaos Chaos", "Fade" ou encore "Smile". La pop des Paris Angels a un petit goût d'Eternity et de séjour linguistique baveux lorsqu'on avait 16 ans. Commentaires
De vento, posté le 09.03.08 à 02:59
![]() Aucun rapport (à part Youtube, les vieux trucs nostalgiques et la bonne blague); Simple Minds. Voilà, un truc fantastique. Trois versions différentes: 1985, 1995, 2005. Et là, c'est la consternation :-) - le clip officiel, 1985: http://www.youtube.com/watch?v=iIRHZ2lFeIA. Ca joue dans la cascade et les filles apprécieront les regards coquins du clavieriste. 1985, on va sauver la planète. - la version live de 1995: http://www.youtube.com/watch?v=-5fcuUpjuHs Ils ont tous des gueules d'ivrognes, de vrais pochetronards de Belfast. La wah-wah est terrible, la voix est limite fausse. - la version live de 2005: http://www.youtube.com/watch?v=EwabtJHkNqg C'est hardcore, vraiment. Vive la new wave :-) Ajouter un commentaire |
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