
Agnès B présente : « DES JEUNES GENS MÖDERNES »
Post Punk, Cold Wave et Culture Novö en France 1978 - 1983 :
Exposition collective à la galerie du jour agnès b, au 44 (en face du 41) rue Quincampoix, 75004 Paris, du 3 avril au 17 mai 2008
* Catalogue de l'exposition et compilation audio en coédition agnès b. / Naïve
* Documentaire réalisé par Emmanuel Bovet et Jean-François sanz, produit par Love streams - agnès b. Production
Projet conçu et réalisé par Jean-françois sanz (commissaire d'exposition - responsable mécénat agnès b.)
Sur les vestiges de la déferlante punk, et parallèlement à des musiques comme le disco, le funk, le ska ou le reggae, se développe en France, entre la fin des années 70 et le milieu des années 80, une scène musicale prolifique et chaotique, associant énergie rock, nihilisme punk et expérimentations électroniques.
Sur fond de crise économique et de guerre froide, l'époque n'est globalement pas à l'optimisme ni à la joie. Cependant, malgré la froideur et le cynisme de rigueur, on décèle aussi dans ces années-là une forme d'espoir et un dynamisme forcené alimentés par une sorte d'utopie moderniste, parfois teintée d'ironie, qui se manifeste notamment par l'utilisation d'instruments nouveaux ou jusque là peu utilisés dans le registre pop. Ainsi, les synthétiseurs, boites à rythme et les premiers modèles de séquenceurs, souvent associés à des formations rock plus traditionnelles, vont-ils façonner le son de la décennie à venir.
Confrontée aux contradictions de son temps, écartelée entre la sensation de se trouver au bord du gouffre et l'espérance dans l'avènement d'un monde nouveau, dépourvue de repères idéologiques tangibles et réfractaire aux utopies post hippies de la génération précédente, toute une partie de la jeunesse française en quête d'identité se reconnaît alors dans les textes sombres, la musique synthétique froide et l'attitude désinvolte des nouveaux groupes qui éclosent un peu partout sur le territoire, tant à Paris qu'en province.
Avec une trentaine d'années de recul, le projet "Des Jeunes Gens Mödernes" propose de réactiver cette scène post punk / novö diskö / new & cold wave hexagonale, à travers une exposition, un livre, une compilation et un documentaire, mettant ainsi en évidence sa spécificité et sa diversité créative de manière transversale, en s'intéressant aussi bien à sa production musicale, qu'à l'esthétique, l'attitude, et aux problématiques qu'elle a développées en parallèle _et notamment son rapport à la modernité, précisément.
Ce projet vise également à repérer les liens qui existent entre cette scène spécifique et la création artistique actuelle.
Multimédia par définition, la partie exposition confronte ainsi divers documents, artefacts et oeuvres originales de l'époque aux productions récentes d'artistes contemporains, qui dans leur travail font écho de diverses manières à cette mouvance particulière de l'underground français.
Le livre, coédité par les éditions de la galerie du jour et Naïve, regroupe quant à lui la plupart des œuvres et documents présentés dans l'exposition _dont beaucoup sont totalement inédits_ ainsi que des rééditions d'articles de l'époque et des textes commandés à différents auteurs pour l'occasion.
Associant des groupes incontournables de la scène New Wave française à diverses formations beaucoup plus obscures aux carrières souvent météoriques, la compilation, également réalisée en coédition agnès b. / Naïve, confronte une sélection de morceaux originaux de l'époque à une série de reprises par des groupes actuels qui revendiquent cet héritage musical.
Enfin, le documentaire, réalisé par Emmanuel Bovet et Jean-François Sanz et produit par Love Streams agnès b. Productions, constitue une sorte d'enquête ludique sur cette scène effervescente mais néanmoins plus ou moins avortée, et jusque là assez peu documentée. Il mêle images d'archives, extraits de concerts, de films, de clips ou d'émission tv et interviews de musiciens, artistes, journalistes, réalisateurs, patrons de labels, etc. réalisées spécialement pour le projet.
(via www.90bpm.net)
Lire notre dossier Histoire de la New Wave
De Kill me Sarah, posté le 06.04.08 à 14:22 
Ah tiens je devais passer au vernissage jeudi dernier et puis vu mon état de forme larvaire je suis resté à la maison... faudra que j'aille jeter un oeil sur l'expo...
De Maxence, posté le 06.04.08 à 14:31
On dirait que tu as vraiment raté quelque chose hein !
Putain, dire que j'ai été un "jeune homme moderne"...
De kill me Sarah, posté le 06.04.08 à 14:57 
Ah moi je n'étais (moins que) rien à cette époque là... Tu étais Novö disko toi? A la Y.Adrien?
Sinon comme je me suis fait une spécialité des annonces nécro et que tu n'as pas encore parlé de Neu ! dans les cultes et bizarre, Klaus Dinger est mort il y a quelques jours.
De Maxence, posté le 06.04.08 à 15:13
Non, vraiment "jeune homme moderne" à 18/19 ans, (novö oui, mais on ne s'appelait pas comme ça à l'époque, enfin pas en province, je vivais à 150 bornes de Paris) pantalon à pince, veste destructurée, chemise verte et rose, coupe new wave... rah lala quelle époque !
Tiens c'est marrant, hier à Perpignan je faisais une soirée très novö-moderne justement (un hasard), on a passé du Fela, du Sylvester, du Ramones, Gang Of Four, Curtis Mayfield, Joy Division, etc...
De Maxence, posté le 06.04.08 à 15:15
J'ajoute un truc pour Dinger, quelle merde. Klaus Schulze est très malade aussi, il a failli y passer mercredi... Et dans un genre différent, Mickey Dread et Joe Gibbs, sont morts le mois dernier :
D(r)ead Operators ! : (
De Papa, posté le 06.04.08 à 20:47 
Moi j'étais déjà has-been à l'époque.

De jimbo, posté le 07.04.08 à 01:35 
Et alain khan disparu vivant ou mort je pense a lui et j'espere que cette expo (que je pas encore vue) parle un peu de cet artiste décadent et avant gardiste