My Bloody Valentine : la polémique qui fait rire (le retour)On s'interroge un peu partout sur le net (et à Fluctuat aussi) pour savoir ce qu'il faut penser du retour de My Bloody Valentine. Opération commerciale uniquement ou volonté de se rassembler autour d'un vieux pot (bruyant) avant de reprendre la route hypothétique des studios. Les prestations du groupe sur scène divisent entre ceux qui n'entendent là qu'un amas de bruit informe, difforme et difficilement supportable et ceux qui, les oreilles en lambeaux, prétendent avoir vu la lumière blanche du Grand Son Qui Tue, dans un process un rien surjoué, d'autointoxication chamanique.
Pour avoir été comme quelques autres de la tournée 1991, il faut avouer que la reconstruction (ou la sublimation comme on l'appelle parfois) a joué à plein depuis 17 ans : avoir été du concert 1991 (on doit être 100 000 à prétendre aujourd'hui avoir vu le groupe ce jour-là) et faire mourir les autres de jalousie n'est pas le moindre des plaisirs qu'on peut se payer quand on a vieilli et qu'on pose à l'ancien combattant indie. Si j'essaie de me restituer dans le contexte de l'époque, la réalité est plus prosaïque : quelques silhouettes taillées dans l'ombre, des aliens à guitares détachés en contre-nuit sur des spots incandescents, des voix angéliques qui semblent venir de l'intérieur du crâne plutôt que du dehors et ce bourdonnement affolant, qu'à l'époque on ne connaissait pas encore par coeur. L'expérience MBV tient sûrement tant du plaisir masochiste que de la mélomanie. Depuis, un certain nombre de groupes sont passés par là et ont offert, en matière de conjonction de pop et d'hyperbruit, des shows qui paraissaient mieux taillés pour la scène : les Boo Radleys du début ne perdaient pas la mélodie, les Ride, dans la tornade sonique, réussissaient toujours à faire surnager le chant, tandis que les Ecossais de Mogwai, en évacuant la question des voix, offraient à leurs instrumentaux une lisibilité que Kevin Shields et les siens ne parvenaient pas à proposer systématiquement (sans doute). Jesus and Mary Chain n'étaient pas si loin de la vérité du genre lorsqu'ils soufflaient le chaud et le grésil. La modulation fait loi.
Ceux qui comme moi ont essayé de sonder le net pour télécharger des enregistrements live de My Bloody Valentine savent qu'il est quasiment impossible, en dehors de quelques échantillons digestes, de réécouter un concert du groupe auquel on n'a pas assisté. L'expérience MBV tient de la Near (-Ear) Death Experience, l'une de ces tortures qu'on peut s'infliger en espérant y trouver une once de plaisir. "Chacun sa came", serait-on tenté de dire, mais l'affaire n'est pas si simple. Dans un concert de ce type, l'auditeur alterne les phases de concentration extrême, les phases d'absorption profonde par le flux sonore, les phases de communion et les phases de rejet. Le mouvement est inévitable et les instants de bonheur (rares) se pêchent au coeur de la vague (la vibe). Lorsque certains prétendent s'ennuyer ou sortir de leur corps, être éjectés du monde environnant, lorsqu'ils contemplent la foule, hagards, hagarde, c'est qu'ils expérimentent le mouvement de transe in/out que connaissent les amateurs de fête techno. Tout est vrai. Ils plongent, cessent de respirer, manquent s'évanouir et reviennent. Les débats rock sur MBV ont toujours amusé les milieux ravers. On en trouve la trace de-ci de-là sur le net. La polémique en soi n'existe pas si l'on considère qu'il ne s'agit que de rock. Pour s'en amuser, il suffit de zieuter en poussant sa sono à fond quelques tentatives de captation prises au hasard sur le net : entre le mélodique (un "I Only Said" d'ouverture somptueux à Paris), l'innommable, l'inécoutable et le mélodieux, c'est le souvenir qui tranche ou alors la qualité du téléphone portable, le positionnement (aléatoire) face, contre, sous, ou devant le mur du son. Chez MBV, plus qu'ailleurs, on n'est (on ne naît) pas égaux devant l'espace, pas égaux devant la mémoire, devant la souffrance ou le thrill, pas égaux devant la jouissance. En cela, cette musique nous rend plus humains qu'humains, fragiles comme l'épaisseur d'un tympan et d'un pavillon qui vibre. Amusant, non ?
http://musique.fluctuat.net/blog/31936-my-bloody-valentine-au-zenith-les-boules-quies-.html http://www.fluctuat.net/6380-My-Bloody-Valentine-sur-le-retour http://www.fluctuat.net/6421-Histoire-du-Shoegaze Commentaires
De UpToTheSkies, posté le 12.07.08 à 15:38
![]() Qu'on ait aimé ou pas, cet événement avait tout d'exceptionnel car il a et va marquer. De Charlemagne, posté le 12.07.08 à 16:08 ![]() Excellent billet !!! De Maxence, posté le 12.07.08 à 17:38 ![]() Personnellement, comme dis dans mon comment d'il y a deux jours, je le redis, pour avoir vu deux fois MBV en live en 1991, une fois à Paris, une fois à Besançon, je trouve cette polémique ridicule. Un groupe en live, au moins s'il joue honnêtement, ne peux reproduire fidèlement le son de l'album (surtout quand il s'agit d'un album surtravaillé jusqu'à la folie comme Loveless (voir l'histoire de l'album à ce propos)
Le magma bouillonnant de MBV sur album devenait franchement incandescent sur scène, au point de bruler les tympans (acouphène en série, qui durent encore aujourd'hui) et échapper au groupe. Ce qui est normal en live. Il n'y a vraiment qu'en 2008 que des auditeurs s'attendent à entendre le même son sur scène que sur disque et à vrai dire, ça m'attère...
Il faut dire que ce que la génération actuelle a connu de plus violent comme son, c'est A Silver Mount Zion ou les pitreries de Constellation. Personnellement j'ai assisté au concert de Jesus Lizard, KK NUll et son groupe, Cow, Sonic Youth période Goo, une bonne par de l'écurie Touch & Go (Fugazi !) et autre Reptil Amphetamin Records et franchement, ce déferlement ne m'étonne pas, ni ne me touche, évidemment à une époque où les épigones rock sont Animal Collective, Notwist et Clap you hands say yeah, qie le rock bruyant effrait, c'est normal... De Maxence, posté le 12.07.08 à 18:14 ![]() Magnifique d'ailleurs : Chez MBV, plus qu'ailleurs, on n'est (on ne naît) pas égaux devant l'espace, pas égaux devant la mémoire, devant la souffrance ou le thrill, pas égaux devant la jouissance. Pas mieux Myoso. De linda, posté le 12.07.08 à 23:41 ![]() Quelle musique horrible. J'espère pour vous que vous avez les places gratuites au concert parce que sinon.... je suis plutôt éclectique mais là c'est trop pour moi, du bruit que du bruit et pas de mélodie. De karamba, posté le 12.07.08 à 23:55 ![]() "Ben l'eclectisme, j'en ai fait quand j'étais jeune, mais c'est trop fatigant, j'ai arrêté" De Laurent, posté le 13.07.08 à 01:39 ![]() Joli billet, bravo, même si je souscris mal à l'idée de "polémique" initiale. En est-il une, vraiment ? Il est douteux que ceux-là aient répondu aux chimères sonnantes et trébuchantes des revivals à la mode (c'est un vrai concours depuis quelques années : même les abrutis de Deep Purple, Status Quo ou Kiss s'y sont collés – et eux, c'est vraiment pour les ronds…) : leur démarche a toujours été discrète et intègre, et ils ont réellement connu les vaches maigres une fois le groupe splitté en 93… Je fais partie des "vieux" qui ont vu My Bloody Valentine en mars 89 (à l'Ubu, à Rennes, en tournée avec Happy Mondays), Loveless n'existait pas encore. Il n'y avait pas de visuel, sinon trois spots blancs et violets, le son était sec, déjà très fort, et plutôt médiocre (technologie oblige), mais l'attente et le "résultat" furent identiques au concert d'il y a quelques jours : le sentiment de rencontrer un groupe essentiel, atypique, d'une certaine façon intransigeant dans son jusqu'au boutisme sonique, et génial par sa capacité à articuler la mélodie pop anglaise "classique" à un déluge rythmique (on oublie trop souvent Debbie et Colm…) et électrique. Résultat ? My Bloody Valentine souffre mal la comparaison, non pas qu'ils soient "meilleurs que", "moins bons" ou "plus forts que" : ils sont une entité, une identité à part entière de la musique indé. Le concert de Paris le 9 juillet était magnifique, émouvant (alors qu'ils ne s'adonnent à aucun "débordement émotionnel"), meilleur sans doute qu'à Londres quinze jours plus tôt, et gâché en son final – désormais tout le monde le sait – par ce coïtus interruptus consternant provoqué par les responsables du Zénith. Un nouvel album ? Oui, peut-être… et puis, qu'importe. Je suis heureux de les avoir revus et entendus, heureux de les écouter encore aujourd'hui, heureux, tout simplement, qu'ils existent. De 0-0, posté le 13.07.08 à 08:45 ![]() Pendant que j'y pense, je vous invite tous à côté de chez moi. Y'a un groupe qui se produit, Bâtiment travaux publics Voierie (mais les aficionados, ceux et celles qui se souviennent de leur gigantesque et infernal concert de juin 91 sous titré "mise en place du tramway", l'appellent BTPV) . Trois semaines de concert en quasi continu. Ces gars-là ont un sens aigu de la rupture rhythmique, de la mélodie, improbable, surgie des entrailles du bitûme, de l'improvisation à la fois maîtrisée et bancale (le doute n'est guère de mise : des pros sont à l'oeuvre). Et cerise sur la gâteau, en s'approchant suffisamment près des vibrations générées, quelques mètres, on peut s'offrir un double orgasme, sonique et physique, quel que soit son sexe. De °---°, posté le 13.07.08 à 08:55 ![]() Sympa et alléchant, 0-0 ! mais je ne viens que si tu peux me garantir a) les acouphènes. Le summum bien sûr serait b) la surdité. De pouetpouet, posté le 14.07.08 à 01:14 ![]() C'est du shoegaze hein, comme son nom l'indique un peu, faut pas s'attendre à voir le jeu de scène de franz ferdinand (ah, ah, ah) le retour de MBV, je l'attends sur galette après X mois de studio. un album produit façon loveless. pas sur scène dans un concert semi culte qui de toute façon ne sera pas bruyant à cause des lois limitant les décibels (et c'est fort heureux, d'ailleurs) De Julos, posté le 14.07.08 à 22:58 ![]() Ma pauvre Linda, avant de poster un commentaire aussi sot, écoute donc les disques. À moins que ton cœur soit aussi sourd que tes oreilles - paradoxalement la puissance assourdissante du son aiguise les sens et pousse à l'introspection. J'ai connu les Valentines en 92, sans "earplugs" mais sans dommages durables ensuite ; comme quoi... Je me m'en souviens pas moins avoir réalisé alors ce que signifiait l'expression "mur de son" : je pouvais le toucher avec mes mains, j'aurais presque pu m'appuyer contre. Je les ai vu deux fois depuis, au second show de Londres à la Roundhouse et au Zénith, donc. Il faillait y être, définitivement. Malgré les soucis, surtout pendant "You Made Me Realise" où le conflit entre le groupe et la sono a pris une tournure pour le moins irritante, j'ai encore plus aimé ce concert : ils m'ont paru plus chaleureux vis-à-vis du public et Jésus - ma chérie Bilinda a su faire preuve une fois de plus de son charme aussi naturel que dévastateur ("Oh, c'est doux ça" dixit le copain Manu)... Ceci dit ça a dû saigner backstage, j'espère qu'à Benicassim vendredi ça se passera mieux mais je n'y serai pas pour le voir, malheureusement... En tout cas, une chose est sûre : ils ont remis les pendules à l'heure, nous montrant au-delà de nos plus hautes attentes à quel point ils sont exceptionnels, uniques et essentiels. Honnêtement, je ne suis pas très ouvert musicalement en ce moment, car tout paraît tellement fade en comparaison d'un truc pareil. Il n'y a guère que Lush et MBV qui tiennent la route parmi les "shoegazers" d'époque, les autres ont plutôt vieilli. De fait, je me suis enfilé "Spooky" hier et "Loveless" aujourd'hui, les deux chefs-d'œuvre de l'année 1992 - étant bien entendu qu'il s'agit de deux groupes très différents mais également inspirés, chacun à sa manière : grâce cristalline des uns, énormes vagues de son des autres, que du solide au final. D'ailleurs les deux groupes se connaissaient personnellement, comme en témoignait un article paru dans "Alternative Press", édition de mars 92 où les huit membres rigolent ensemble sur la même photo (je ni'gnore pas que Kevin s'est rendu sur invitation à l'enterrement de Chris Acland en 1996 : dommage qu'ils se soient retrouvés dans de telles circonstances). Kevin Shields disait de Bilinda : "she belligerantly wants to come back" au moment de la reformation : au moins c'est fait, tant mieux pour elle, pour le groupe, pour nous tous, comme un rêve qui se réalise, celui qu'on attendait depuis si longtemps, et eux qui ont si peu changé. Vous m'en voyez fort aise. J'en reprendrais bien une louche... J'aimerais tellement les revoir encore une fois, aussi tôt que possible... chez moi ça commence à relever de l'addiction. De vento, posté le 15.07.08 à 14:07 ![]() Moi j'ai vu les Valentins à Rennes, en première partie de Etienne Daho en 1987. De careful, posté le 15.07.08 à 14:19 ![]() Chère Linda....pauvre Linda......avec tout mon Einsturzende Neubauten foutre respect ds vos oreilles si délicates. Précieuse Linda....une petite infusion Throbbing Gristle avec peut être? Chère Linda...pauvre Linda...précieuse Linda... De éèëê, posté le 15.07.08 à 17:43 ![]() Myosotis, il est génial ton post. ça me donne presque envie de réécouter MBV... mais franchement ça m'emmerde cette musique :) (si, l'album de primal scream xtrmntr était cool). Pour Maxence et l'histoire du niveau sonore entendue par la jeunesse d'aujourd'hui, je ne souscrit pas à ton affirmation et je sais pertinament que tu l'as écrite pour moi, j'ai un fil RSS qui repère toutes les citations à silver mt zion dans la blogosphère (mouhaha). Je pense que l'on a largement les moyens techniques aujourd'ui de te défoncer les tympans... même avec Notwist (tu devrais voir leur dernière tournée, k'ai d'ailleurs un enregistrement). Bien sûr il y a toujours plus. J'ai vu trois fois mogwai en concert et à chaque fois je me dis que c'est moins fort qu'avant. J'ai vu des groupes de dub qui m'aurait presque fait vomir les tripes. Sans parler des post-fugaziens qui déchirent les oreilles avec leurs fréquences choisies dans la zone de sensibilité max de l'oreille. Je n'étais pas né à l'époque où tu allais voir Jesus Lizard, mais je pense que les niveaux sonores d'aujourd'hui n'ont rien à craindre devant ceux d'antan. Le mur sonique c'est vraiment une expérience que je recommande à tout le monde. Le problème aujourd'hui c'est la sono trop forte pour des groupes de folk, de pop ou de jazz. enfin je dois me barrer là, mais je lirai tous les posts plus tard, c'est promis ! De àâäa, posté le 15.07.08 à 18:51 ![]() Vento, il est génial ton comment ça me donne presque envie de récouter les valentins. De éèëê, posté le 15.07.08 à 22:04 ![]() Hàâäarg, un plagieur !!! hihihi De myosotis, posté le 16.07.08 à 08:46 ![]() A cause de ces conneries de retour, ma copine est repartie dans un trip My Bloody Valentine depuis 2 semaines. Le soir, c'est Loveless à la maison et je peux vous dire que ce n'est pas simple. J'aime beaucoup ça mais finalement à assez petite dose. Pour dire la vérité, j'ai toujours préféré Ride à MBV, moins intéressant sûrement mais qui flatte plus la fibre pop. Du coup, j'ai réussi à intercaler Nowhere hier entre 2 décharges MBV sur la chaîne et Vapour Trail m'a redonné le moral. C'est vrai que le XTRMNTR de Primal Scream fait aussi son effet. Pas comme leur Beautiful Future d'aujourd'hui, mou et viril comme un Rolling Stones en sueur.
De 2goldfish, posté le 16.07.08 à 14:37 ![]() Pour avoir oubliés mes bouchons à un concert d'A Place To Bury Strangers qui s'est terminé le micro planté dans l'ampli après une courte (mais pas trop courte) demi-heure qui rappelait la scène d'ouverture de Retour Vers le Futur, je peux dire que les jeunes d'aujourd'hui savent quand même ce qu'est le bruit (j'ai vus des jeunes là bas). Mais moi de toute façon, même si je ferais bien l'amour à Loveless s'il se présentait sous forme vaguement humaine à moi un jour, je n'aais pas vraiment envie d'aller au Zénith. Voir Times New Viking me tente nettement plus. De CH3-CH2OH, posté le 18.07.08 à 07:02 ![]() muioui, sorti de concert (zenith) très étrange ce soir là....partagé, je les avais loupé à Besançon en 91-92?, et "Loveless" ou le EP "you made me realize" avec "slow" reste pour moi des albums fabuleux , imtemporel. Par contre, je suis dans l'ensemble assez déçu par ce concert, peux être trop attendu ! et surtout pourquoi au zenith? salle vraiment merdique...., je ne suis d'ailleurs pas trop surpris de voir que les commentaires tourne bcp au niveau du volume sonore. vu que pour les nuances, la dynamique son, les voix, et surtout la créativité, y'avais quand même pas grand chose ce soir..., et pas grand chose de nouveaux depuis 16 ans.... le "made me realise- mur de son" final m'a même presque ennuié, j'ais trouvé le truc assez plat. Quelques jours plus tard, ré-écoute de isn't anything et loveless .... toujours aussi merveilleux. le studio leurs convient beaucoup mieux ... perfectionniste du son, etc...pas trop un groupe de scene....Pour le concert de Ride, c'est où ? quand ?.Je continurais à écouter mbv sur ma chaîne, et à aller voir les sonics en concert.... De CH3-CH2OH, posté le 18.07.08 à 07:02 ![]() muioui, sorti de concert (zenith) très étrange ce soir là....partagé, je les avais loupé à Besançon en 91-92?, et "Loveless" ou le EP "you made me realize" avec "slow" reste pour moi des albums fabuleux , imtemporel. Par contre, je suis dans l'ensemble assez déçu par ce concert, peux être trop attendu ! et surtout pourquoi au zenith? salle vraiment merdique...., je ne suis d'ailleurs pas trop surpris de voir que les commentaires tourne bcp au niveau du volume sonore. vu que pour les nuances, la dynamique son, les voix, et surtout la créativité, y'avais quand même pas grand chose ce soir..., et pas grand chose de nouveaux depuis 16 ans.... le "made me realise- mur de son" final m'a même presque ennuié, j'ais trouvé le truc assez plat. Quelques jours plus tard, ré-écoute de isn't anything et loveless .... toujours aussi merveilleux. le studio leurs convient beaucoup mieux ... perfectionniste du son, etc...pas trop un groupe de scene....Pour le concert de Ride, c'est où ? quand ?.Je continurais à écouter mbv sur ma chaîne, et à aller voir les sonics en concert.... De myosotis, posté le 18.07.08 à 08:35 ![]() Parmi les messages, je suis toujours surpris par le sort fait au Zénith, présenté comme une salle pourrie et à l'acoustique incroyablement mauvaise. J'avais cru comprendre (et constaté) qu'au contraire, il s'agissait de l'une de nos meilleures séances.... De nombreux groupes, y compris internationaux, y sont venus graver des albums live (Morrissey, Archive,....) et je m'étonne que tous ceux qui ont assisté au concert de MBV soient de cet avis. De Slick Rick, posté le 18.07.08 à 10:21 ![]() Ceux qui ont vu le Wu Tang au Zénith il y a 4 ou 5 ans (tournée Iron Flag) le savent, c'est une salle de merde...surtout pour les bons groupes. De éèëê, posté le 18.07.08 à 10:35 ![]() Myoso, il s'agit de deux choses différentes. Ce que les gens entendent et apprécient, c'est l'acoustique général de la salle : la façon dont le son voyagesur les parois, sur le public, la qualité et la disposition des enceintes, etc. Ce que lon appelle encore le son d'ambiance. Pour une édition discographique, on n'exploite pas le même son, ou pas de la même façon. Pour les musiques amplifiées notamment (rock et autre), le son qui est gravé sur le CD ou DVD provient avant tout des SOURCES QUI ARRIVENT à la console de mixage : le micro du chanteur / chanteuse, le son de l'ampli voire les sorties directes ("sèches") des instruments (guitare, basse, clavier, etc). Ces sons sontr très précis, ils n'ont presque pas d'échos de la salle (ou très peu). On les traite pour les rendre moins "proches" avec des reverbs, des EQ, etc (sinon on entendait le chanteur dans notre oreille et non pas dans un Zénith) et on mèle ce résultat avec l'ambiance de la salle, mais qui ne sera pas forcément le son principal. Bien évidemment, le choix de la salle de concert est aussi esthétique : on préfèrera une meilleure salle à une salle pourrie. Mais cela a nettement plus d'importance (une importance capitale) pour de la musique classique, un concert folk acoustique ou du jazz non amplifié. Pour les gros groupes, au final, l'acoustique du lieu joue moins pour un document "live". Le choix du Zénith doit certainement tenir à d'autres facteurs : la salle doit être équipée de micros bien placés pour capter l'ambiance ; la salle est à paris, où il est aisé de louer le matos nécessaire à l'enregistrement professionnel d'un live. Et puis c'est toujours un bon plan commercial de dire que c'est fait au Zénith plutôt qu'à trifouillis les oies (quoique...) De myosotis, posté le 18.07.08 à 11:16 ![]() P*** tu en sais des choses ! Merci pour ces éclaircissements. De éèëê, posté le 18.07.08 à 12:58 ![]() Allons, allons, disons que ça fait un peu partie de la culture de mon métier. sans transition, j'écoute le carla bruni, là, je comprends même pas pourquoi on parle d'un disque aussi tiédasse. ouille, l'harmonica qui fait mal... (piste 2) De Matador, posté le 22.06.09 à 21:27 ![]() Je n'ai encore jamais accroché à MBV, mais je commence à comprendre pourquoi ils ont eu ce retentissement auprès d'une génération d'indie-maniacs. Il aurait fallu les voir sur scène ou avoir été éduqué quelques années plus tôt, au son de ce qui se faisait alors, pour ressentir la nouveauté impressionnante du mur de guitare. Comme souvent avec ce genre de musique portée sur la texture sonore, c'est le contraste avec la production commune, en vogue à une époque donnée, qui emporte l'adhésion. ça tape un grand coup puis ça passe.Arrivé plus tard, éduqué par un son différent (non pas essentiellement une musique différente, mais une approche de l'enregistrement différente, plus récente) je trouve ce disque plat. Il faudrait selon moi le réenregistrer, car cela ne sonne pas assez "en avant". Je crois que la technologie du cd en 91 n'était pas encore tout à fait au point. J'ai vu A Place To Bury Strangers et c'était d'ailleurs mon premier concert rock. J'étais près de l'ampli. Je craignais pour mes oreilles mais il n'y a pas eu de souci. Seulement, paradoxalement, on n'entendait rien. Les sons se confondaient. Je me suis un peu éloigné et j'ai perçu des bribes de la mélodie que jouais le guitariste. Le plus impressionnant restait finalement le spot lumineux et le jeu scénique du chanteur qui a balancé sa guitare pendant cinq bonnes minutes. J'ai acheté le disque après et ça sonnait bien sûr plus mélodieux, mais encore agressif. Ajouter un commentaire |
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