Live Transmusicales : Bon Iver, Miss Platinum et White RabbitsLa deuxième nuit des Transmusicales a prouvé hier que le festival atteint une trentaine épanouie. Entre le folk délicat de Bon Iver, le r’n'b balkanique de Miss Platnum ou le rock bien trempé des new-yorkais de White Rabbits, Rennes a donné au public l'occasion de faire de belles rencontres. ![]() Malgré ce qu’annonce son nom, le groupe Bon Iver (prononcez Bon Hiver), a servi en fin d’après-midi sur la scène de La Cité un folk à faire fondre les plus insensibles. Mené par la haute voix de Justin Vernon, Bon Iver avait déjà séduit la critique avec l’album For Emma, Forever Ago, dont les ballades intenses, harmonieuses et saturniennes, rejoignent les plus belles tendances américaines de l’année (on pense à Fleet Foxes). Forts en scène, les musiciens ont cependant pris le parti de rompre la linéarité de l’album, en intégrant à leur morceaux des moments plus emportés, presque noisy, envoûtants toujours. Douce révélation de cette première partie de soirée, Bon Iver aura quelque peu éclipsé le rock rétro de Sister qui lui succède sur scène, et la prestation du romantique Sammy Decoster, jeune français influencé par la country américaine. Plus tard au Parc Expo, c’est assurément la bombe roumaine Miss Platinum qui a embras(s)é le mieux son public. Savant mélange de soul et de musique traditionnelle de l’est, ses morceaux sont servis par deux jolies choristes-danseuses et une sympathique fanfare cuivrée, dans une parfaite scénographie façon Kusturica. Langoureux ou endiablés, les rythmes de Miss Platinum ont retenu jusqu’au bout un public absolument conquis. La Miss demande à manger ("Give me the food"), elle donne à danser. Autre scène, autre genre. Dans le hall 3, où un peu plus tôt le concert annoncé des Magistrates n’a pas eu lieu, les jeunes New-Yorkais de White Rabbits envoient un rock efficace, soutenu par deux batteries et un chanteur très agités. A l’image du morceau "Kid on my shoulders", plusieurs de leurs titres sonnent comme des tubes, faciles peut-être, mais tellement… rock ! Plus tard encore, à l’heure où les visages deviennent grisâtres, mais où personne ne se démonte, il est temps pour les salles du Parc expo de se transformer en dancefloor : le quatuor français Birdy Nam Nam, très attendu, offre une tonifiante performance scénique, avant de passer le relais aux remixes de SebastiAn. Et c’est là, au milieu de la nuit, qu’on se dit que les Trans portent bien leur nom. Le site des Transmusicales Commentaires
De Disso, posté le 06.12.08 à 18:17
![]() Oui la Miss Platnum assure le show, envoie de bons sons à la sauce fanfare balkanique mais musicalement parlant, ça n'est pas forcément super intéressant. Par contre, Padded Cell a fourni une très bonne prestation electro sombre avec variations rythmiques et références nombreuses : kraut, musique années 70 etc. Quant à White Rabbits, ils ont vraiment eu du mal à lancer leur set, parfois un peu mou du genou. Une fois que la machine est lancée, ça sonne bien rock mais pas vraiment "tubes faciles". De la soirée, je retiendrai : Padded Cell catégorie musicien de la soirée, White Rabbits catégorie jeune espoir et miss Platnum catégorie spectacle. De Simon, posté le 10.12.08 à 17:31 ![]() Bonjour et désolé de ne pas avoir pu croiser l'équipe fluctuat. Juste une info : Miss platnum sans "i" Tchuss Ajouter un commentaire |
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