Les Trois Baudets renaissent des cendres de l'ErotikaLes Trois Baudets, la fameuse salle de concert parisienne ayant vu défiler les mythes de la chanson française, réouvre ses portes dès le 10 février prochain.
Grande par la réputation mais petite par la taille (une contenance de 250 places), les Trois Baudets avait accueilli en son sein depuis 1947 Juliette Gréco, Guy Béart, Raymond Devos, Anne Sylvestre, mais surtout Georges Brassens, qui fera lui aussi ses premières armes sur cette scène et ne cessera d'en faire les louanges.
Après 20 ans d'exploitation et malgré son succès, le lieu ferme et laisse sa place à l'Erotika, qui n'est pas un cinéma porno mais plutôt un cabaret érotique et une salle rock qui vit également s'exprimer du beau linge (Blur, Oasis et Jamiroquai, ...).
Et voilà qu'aujourd'hui, à l'initiative de la ville de Paris, les Trois Baudets sont de retour. C'est tout un symbole qui est réssuscité, et cela peut donc être lourd à porter, c'est pourquoi le programmateur s'appelle maintenant Julien Bassouls et a apparemment le rock en bandoulière de sa gratte sèche. Présenté comme un punk militant, il aura la lourde tâche de dénicher de nouveaux chanteurs, car la salle veut être le tremplin qui amènera les petits Jacques Brel dans la lumière.
En attendant, on n'est plus en 1960, et dans une époque dominée par l'éclectisme, le nouveau tenancier des lieux n'hésite déjà pas à élargir la palette des Trois Baudets à autre chose qu'au "Bénabar style" ronflant. Preuve en est avec les quelques noms déjà programmés, comme Spoke Orkestra, slam sur instrus electro drum'n bass et les voix samplées, et aussi MeLL, une punk dans l'âme qui dit faire de la chanson française comme on dit à sa belle-mère que la déco est sympa.
Commentaires
De Hugues, posté le 03.02.09 à 22:40
![]() Jacques Brel se moquait de Serge Lama en son temps, comme il se moquerait de Bénabar aujourd'hui. La différence entre ceux qui ont des choses à dire, et d'autres qui "font du". La différence aussi entre les audiences, celles qui aiment "le style chanson française" sans faire de nuance, et d'autres qui préfèrent la dimension au-delà de la forme. Aimer Brel, ce n'est pas aimer la chanson française. Vanter les mérites de traditions ringardes comme le fit Pascal Sevran pendant tant d'années, c'est n'avoir rien compris à l'art. Le vrai, celui qu'on ne catégorise pas, qui sort des carcans, des ornières. Ajouter un commentaire |
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